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Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

Attention, le secteur hôtellerie et restauration n’est pas sortie de la crise

« On ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence », a affirmé lundi 30 août sur franceinfo Didier Chenet, président du Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration (GNI), alors que le gouvernement va prolonger d’un mois le fonds de solidarité aux entreprises avant de passer à partir du 1er octobre au  »sur-mesure ».

 

 

Selon Bruno Le Maire, la crise économique est derrière nous. Est-ce que vous partagez ce constat ?

Didier Chenet : Non, on ne peut pas dire que la crise est derrière nous. Nous sommes encore en convalescence. Nous avons encore des pans de note activité qui connaissent des difficultés. Malgré une saison touristique qui a été très bonne sur tout le littoral, il reste le problème des grandes métropoles où là, nos établissements connaissent des chutes tout à fait impressionnantes de chiffre d’affaires. Nous avons envoyé au ministre tous les chiffres dont nous disposions. Nous considérons que nous avons été entendus, ces aides dont nous bénéficions ne seront pas supprimées du jour au lendemain.

Est-ce que vous croyez au sur-mesure vanté par le ministre de l’Économie ?

Oui. Je pense que la façon dont c’est fait, c’est quelque chose qui est vertueux. Après tout, n’indemniser que ceux qui ont perdu de l’argent, perdu du résultat et pas seulement sur la base du chiffre d’affaires. C’est quand même mieux d’inciter les entreprises à rouvrir plutôt que de rester fermées et d’être indemnisées sur la base d’un chiffre d’affaires qu’ils ne réalisent pas. Nous trouvons cela parfaitement normal. Pour nous, c’est quelque chose de cohérent.

Les situations sont très différentes d’une région à l’autre ?

C’est extrêmement différent à la fois par zones géographiques et par types d’établissements. Si je vous prends l’exemple de Paris, qui est le plus criant et qui est le plus en difficulté, vous aviez un hôtel sur deux fermés au mois de juillet et deux hôtels sur trois fermés au mois d’août. Et vous aviez aussi un restaurant sur trois qui était fermé. L’activité de l’hôtellerie est au plus bas, beaucoup plus basse que l’activité des restaurants, par exemple. L’hôtellerie connaît une baisse d’activité de l’ordre de 50 à 60%. Dans la restauration, on est plus aux alentours des 38%.

Est-ce que la limitation de la casse économique est réussie ?

Je serai plus en mesure de vous le dire à la fin du mois de septembre, car c’est maintenant que nous allons faire nos comptes. C’est pour ça que nous voulions que l’Etat maintienne les aides telles que nous les avions au mois d’août, car nous rentrons maintenant dans une phase d’activité normale, c’est-à-dire une activité dans le cadre du retour au travail. Et par conséquent, quel va être l’impact du télétravail ? Quel va être l’impact de la diminution des déplacements,qu’ils soient professionnels ou privés ? Quel va être l’impact du pass sanitaire dans le cadre d’une consommation qui est une consommation contrainte ? En été, on se lâche un peu plus, on compte moins. Tandis que là, on est dans une activité et une consommation qui va être encore une fois contrainte par le budget des ménages et également les conditions de travail.

Covid-19 : Attention aux dérives autoritaires

Covid-19 : Attention aux dérives autoritaires

 

Les restrictions décidées pour combattre la pandémie ont amputé certaines libertés, même si elles étaient nécessaires. Dans une tribune au « Monde », la sénatrice Hélène Conway-Mouret s’inquiète de leur pérennisation et d’un manque de cohérence dans la stratégie de l’exécutif dont les Français de l’étranger sont les premières victimes

 

Tribune. Le 10 décembre 2020, l’Institute for Democracy and Electoral Assistance, think tank basé à Stockholm, publiait son rapport intitulé The Global State of Democracy, dans lequel il constate qu’en 2020, près de la moitié des démocraties au monde ont régressé du point de vue des standards démocratiques et du respect des droits de l’homme.

Selon ce même rapport, 43 % des démocraties ont même adopté des mesures de lutte contre la pandémie soit illégales, soit disproportionnées, soit non nécessaires. Plus récemment, au niveau national cette fois, le professeur d’éthique médicale Emmanuel Hirsch a publié un ouvrage au titre fort évocateur, Une démocratie confinée. L’éthique quoi qu’il en coûte (éditions Eres, 2021), dans lequel il se penche sur « la gouvernance solitaire et entre experts » de la crise sanitaire en France.

Confinements à répétition, couvre-feux, rassemblements interdits, état d’urgence sanitaire, parcs surveillés par des drones, traçage des personnes infectées via des applications… Il n’est aujourd’hui plus à démontrer que les mesures de restriction sanitaire ont amputé nos droits et libertés. Ce qui étonne davantage, c’est la douce facilité avec laquelle nous nous en sommes accommodés.

La menace de l’« effet cliquet »

Comme l’explique le philosophe Giorgio Agamben dans un article paru dans la revue Quodlibet, le 26 février 2021, « l’état de peur (…) [engendre] un cercle vicieux pervers : la limitation de la liberté imposée par les gouvernements est acceptée au nom d’un désir de sécurité (…) ». Il pointe le risque d’une « tendance croissante à utiliser l’état d’exception comme un paradigme normal de gouvernement » et c’est bien cela qui inquiète à l’heure où le régime transitoire ayant succédé à l’état d’urgence sanitaire est prolongé jusqu’au 31 décembre, alors qu’il devait initialement prendre fin le 30 septembre.

Mireille Delmas-Marty souligne très justement, dans un article écrit pour la revue Le Grand Continent, en janvier 2021, que nous sommes désormais confrontés à la menace de l’« effet cliquet », déjà observé après les attentats terroristes : il n’est pas exclu que le droit dérogatoire soit incorporé au droit commun, d’autant que les nouvelles technologies numériques, particulièrement utilisées dans la gestion de cette pandémie, façonnent nos comportements et créent chez nous des automatismes. Prenons garde à ne pas nous engager sur cette voie, qui nous éloignerait de ce qui constitue notre identité et nous rapprocherait des modèles autoritaires.

Soutien aux entreprises : Attention à la rupture brutale

Soutien aux entreprises : Attention à la rupture brutale

Benoît Coeuré chargé au début de la crise du Covid, via un comité regroupant des spécialistes des finances publiques, d’évaluer l’impact économique des mesures de soutien à l’économie attire l’attention sur les risques d’une rupture brutale en cas de suppression du soutien aux entreprises d’autant que la quatrième vague en cours pourrait à nouveau affecter gravement le fonctionnement économique.

Le rapport met en garde sur les incertitudes du contexte sanitaire et invite ainsi à prolonger les aides alors que leur débranchement doit être discuté en août. « Les dispositifs […] devront rester réactifs, en complément de la montée en charge de l’activité partielle de longue durée », note le comité. Il rappelle par ailleurs que, exception faite de la Grande-Bretagne, les pays européens n’ont pas prévu de stopper les aides aussi rapidement.

Passe sanitaire : attention aux libertés !

  • « La liberté est un droit fragile et une restriction, même temporaire pour une question sanitaire, ne saurait être prise à la légère », affirme la députée LREM de la Loire Valéria Faure-Muntian après l’adoption, dans la nuit de jeudi à vendredi, en première lecture du projet de loi sanitaire (dans l’Opinion, extrait)

Tribune

    • Comme des millions de mes concitoyens, j’ai suivi l’allocution du Président de la République lundi 12 juillet.
    • Oui, la couverture vaccinale est l’une des solutions pour que la vie continue.
    • Oui, la découverte rapide et le déploiement de plusieurs vaccins sont des prouesses techniques, scientifiques et logistiques remarquables.
    • Oui, les mesures qui ont été prises depuis un an ont été nécessaires, car la vie n’a pas de prix.
    • Oui, les analogies historiques plus que douteuses entre les heures sombres de notre histoire et notre période contemporaine sont intolérables.
    • Mais non, je ne peux pas en tant que progressiste et libérale, européenne convaincue et viscéralement attachée aux valeurs qui m’ont accueilli, celles de la République, accepter que l’on étende pour les actes les plus anodins de notre quotidien la présentation d’un pass sanitaire. Je ne souhaite pas que l’on rende obligatoire, de fait, la vaccination, que les forces de l’ordre viennent contrôler l’isolement au domicile des personnes positives à la Covid-19, que l’on limite l’accès à un lieu public en fonction de nos données de santé. Je m’inquiète que la majorité, à laquelle j’assume d’appartenir, se soit éloignée, d’après moi, de son identité originelle, sans même évoquer ici la faisabilité pratique de toutes les nouvelles mesures dans le nouveau projet de loi relatif à l’adaptation de nos outils de gestion de la crise sanitaire.
    • Vie normale. En effet, outre le débat démocratique expéditif sur ces nouvelles mesures, je ne peux que m’interroger et faire preuve de vigilance sur les risques de discrimination des non-vaccinés, sur les menaces de stigmatisation des non-vaccinés et en particulier des mineurs, et sur l’accroissement de la fracture sociale et numérique, puisque l’on constate que ce sont les plus précaires et éloignés du numérique qui sont les moins vaccinés.
    • Dès lors que tout un pan de nos libertés et de notre égalité est ballotté par la circulation du virus, je ne peux admettre que de devoir présenter son pass sanitaire pour la moindre chose soit un retour à la vie normale.
    • Non, je ne déroge pas au projet présidentiel. Au contraire, je souhaite demeurer fidèle au sel du macronisme, aux valeurs qui m’ont amené à m’engager dans la vie publique depuis 2017, celles des libertés publiques et fondamentales, celles de la réconciliation de l’ensemble de nos concitoyens, celles de permettre à toutes et tous de se réaliser de manière autonome, de briser les inégalités de destin et les assignations sociales.
    • Le risque de créer un précédent est trop grand. La crainte d’un pas de côté vers des inégalités de traitement et d’accès aux droits en fonction de la couverture vaccinale est trop forte
    • De la fin de vie à la transmission du patrimoine, en passant par la vaccination, j’ai toujours et je continuerai de respecter au plus haut point l’autodétermination et le choix émancipé de mes citoyens.
    • Notre histoire en est témoin et l’actualité internationale nous le montre au quotidien, la liberté est un droit fragile et une restriction, même temporaire pour une question sanitaire, ne saurait être prise à la légère, tant dans le bouleversement que cela engendrerait dans nos relations humaines, que pour le rôle que tient la France dans le monde.
    • La bataille contre l’épidémie est aussi une bataille géopolitique. Les démocraties doivent endiguer l’épidémie en respectant leurs valeurs et leur état de droit. L’exercice par chacun de la liberté, condition essentielle au respect des valeurs de la République et au fonctionnement démocratique de notre Nation, n’a pas de prix. Le risque de créer un précédent est trop grand. La crainte d’un pas de côté vers des inégalités de traitement et d’accès aux droits en fonction de la couverture vaccinale est trop forte.
    • De surcroît, après plus d’un an de crise sanitaire, les Françaises et les Français sont épuisés, ils ont fait preuve d’immenses efforts. Ils disposent de suffisamment de moyens et d’informations pour agir en responsabilité et adopter des comportements réduisant la circulation du virus.
    • Les libertés fondamentales sont immuables, elles sont inscrites dans le préambule de notre constitution. En tant qu’élue c’est ma boussole.
    • Valéria Faure-Muntian est députée LREM de la Loire.

Wall Street : attention au retour du covid

Wall Street : attention au retour du covid

 

Deux raisons militent pour une certaine prudence à la bourse. La première est sans doute la plus fondamentale c’est que la cote est montée presque au ciel et qu’une correction va s’avérer indispensable le moment venu. Sans doute dès que les taux d’intérêt vont remonter du fait en particulier de l’inflation. L’autre facteur explicatif est lié à la crise sanitaire avec le développement de nouveaux variants qui font monter un peu partout dans le monde le nombre de contaminés. Le risque est alors de se retrouver comme il y a un an, c’est-à-dire avec l’espoir d’une reprise économique mais contrariée totalement par la reprise du virus.

En fait, la période estivale pourrait aussi être l’occasion d’une grande opération de prises de bénéfices de la part des grands opérateurs sur le dos comme d’habitude des petits les investisseurs.

La Bourse de New York a donc les yeux braqués sur les chiffres de contamination du coronavirus, qui rebondissent un peu partout dans le monde, sous l’effet de la propagation du variant delta, plus contagieux et plus dangereux que la version d’origine du virus. «Il y a une inquiétude qui monte sur la croissance mondiale», a souligné Chris Low, économiste en chef de la société d’investissement FHN Financial . Etat d’urgence sanitaire au Japon, confinement en Australie, dégradation en Russie, la sortie de la pandémie apparaît aujourd’hui compromise à court terme. La crispation concerne surtout d’autres pays que les Etats-Unis, même si les contaminations sont, là aussi, reparties à la hausse, a détaillé l’économiste.

Bourse : attention aux coups de tabac ( AMF)

Bourse : attention aux coups de tabac ( AMF)

 

L’autorité des marchés financier s’inquiète particulièrement de la montée de l’endettement. En outre nombre de sociétés non financières pourraient être menacées par l’arrêt du soutien financier public. À cela s’ajoute évidemment l’envolée des dettes publiques. Le tout menaçant la stabilité financière du système global. Le risque serait une remontée significative des taux d’intérêt qui viendrait alors bousculer nombre d’équilibres économiques et financiers. Bref après l’euphorie, la bourse pourrait par exemple revenir à des niveaux plus conformes aux résultats réels des entreprises.

Autre risque, les infrastructures de marché ont montré, en 2020 et 2021, combien elles pouvaient être vulnérables. Des incidents opérationnels graves, hors de toute action malveillante, se sont multipliés depuis un an. Concernant la France, Euronext a connu, en octobre 2020, une panne importante. Les transactions ont été à l’arrêt pendant trois heures. 22 % des entreprises composant l’indice européen Euro STOXX 600 ont vu leur cotation suspendue. Le système de règlement de la BCE (Banque centrale européenne) a également connu, à la même époque, un dysfonctionnement majeur.

Les affaires Wirecard (gros scandale comptable en Allemagne à l’été 2020) ou Archegos (incapable d’honorer ses appels de marge) ont aussi rappelé les limites de la régulation, sans que pour autant la stabilité financière soit menacée.

Autre point de vigilance, les SPAC (« Special Purpose Acquisition Company »). Ces sociétés qui entrent en Bourse dans le seul but d’acheter une entreprise, se développent en Europe et en France . L’AMF estime « qu’elles sont porteuses de conflits d’intérêts ». « L’importance de ces conflits est attestée aux Etats-Unis, où les fondateurs ont maintenu, pour leur part, une profitabilité élevée , malgré des performances souvent négatives pour les porteurs restants. »

Covid France : attention à la reprise du variant Delta

Covid France : attention à la reprise du variant Delta

 

Globalement la situation continue de s’améliorer mais la progression du variant Delta (variant indien ) inquiète ; il représente déjà 20 % des nouveaux cas en France et de leur de 60 % dans le monde.

. Ce mardi, 8627 patients souffrants du Covid-19 étaient hospitalisés en France, contre 8846 lundi. Parmi elles, 134 personnes sont entrées à l’hôpital lors des dernières 24 heures.

La décrue se poursuit également dans les services de réanimation. 1250 patients se trouvaient en soins intensifs ce mardi, contre 1304 la veille. 29 ont été admises lors des dernières 24 heures. 28 personnes sont également mortes à l’hôpital, portant le bilan depuis le début de la pandémie à 84.584 morts dans les hôpitaux français. 2314 nouveaux cas ont également été détectés en 24 heures, contre 509 lundi.

Le cap des 50% de la population générale ayant reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid-19 a été atteint ce mardi. La moitié de la population générale a donc reçu au moins une injection, soit un peu plus de 33,53 millions de personnes, selon les derniers chiffres du ministère de Santé Publique France.

Le variant Delta, qui fait des ravages en Russie, progresse en France et représente déjà «20% des nouveaux cas» de Covid-19, le double de la semaine précédente. «On peut y échapper» avec la vaccination et un traçage serré, a toutefois assuré mardi le ministre de la Santé Olivier Véran.

Environnement : attention aux lobbys

Environnement : attention aux lobbys

Un collectif de chercheurs et de scientifiques appelle les pouvoirs publics, dans une tribune au « Monde » , à être plus vigilants face aux lobbys, après la diffusion, à la télévision, de programmes proposant une vision « simpliste et trompeuse » d’enjeux environnementaux.

Tribune.

 

La science est fréquemment invoquée pour éclairer le débat public sur des enjeux de société, notamment ceux liés à l’agriculture, à l’alimentation et à l’environnement. Sur ces sujets, nombre des résultats académiques récents mettent en évidence la nécessité de transitions radicales pour répondre à des défis environnementaux, énergétiques, agronomiques, sanitaires, sociaux et de bien-être animal pressants et interreliés. Ils s’appuient sur des connaissances, des méthodes et des données soumises à un processus exigeant qui en détermine le champ de validité. Mais ces transitions se heurtent à de multiples résistances d’acteurs diversifiés, dont certains scientifiques.

 

Ainsi, la recherche est souvent soumise à des pressions qui en sapent les fondements. Des travaux en histoire, sociologie et philosophie des sciences ont montré comment les doutes intrinsèques à la science sont instrumentalisés par les grandes industries pour ralentir et biaiser la production et le partage des connaissances qui pourraient leur nuire. Ce phénomène a été clairement exposé dans le documentaire La Fabrique de l’ignorance, récemment diffusé sur Arte. Les méthodes employées pour entretenir le doute ou faire diversion sont variées. Parmi les exemples avérés de l’application de cette stratégie, figurent le tabac, les pesticides, les OGM, le dérèglement climatique, le déclin des abeilles ou certains cancers environnementaux ou professionnels. 

Les recherches touchant ces secteurs sont, de ce fait, la cible des marchands de doute. Or, les organismes de recherche en France restent mal armés pour prendre en compte cet enjeu. Il suffit de constater comment l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae) a mis en avant dans sa communication des émissions télévisées qui présentent toutes les caractéristiques des dispositifs de fabrique de l’ignorance.

L’émission récente « E = M6 » sur l’agriculture en fournit un bel exemple. Le présentateur, ingénieur agronome de formation, est président d’une société de production qui a pour clients de grands industriels de l’agroalimentaire. L’émission prétend comparer scientifiquement différentes formes d’agriculture pour informer sur leurs atouts et impacts et, ainsi, défendre la profession agricole, ce qui est louable. En réalité, il ne s’agit pas d’une démarche scientifique, malgré l’utilisation d’appareils dernier cri. De nombreuses omissions introduisent un biais sur les atouts et les limites des agricultures présentées. Ainsi, les pratiques agroécologiques (diversification des cultures et des paysages, rotations, intercultures, mélanges d’espèces, articulation culture-élevage, agroforesterie), dont la science a montré la pertinence pour répondre aux enjeux actuels, sont ignorées. La place excessive des productions animales n’est pas mentionnée. De telles approches, ne retenant que certaines dimensions, ne sont pas acceptables.

Immobilier : attention aux vices cachés

Immobilier : attention aux vices cachés

Les avocats parisiens Lucile Bertier et Alexandre Silva alertent contre la recrudescence de cavités souterraines cachées lors d’acquisitions immobilières (chronique dans la Tribune)

A l’heure où le citadin se met en quête de la maison refuge pour s’abriter des aléas politiques et sanitaires, il se découvre malgré lui le dindon de ce qui n’a rien d’une farce, orchestrée par des agents immobiliers peu scrupuleux. Depuis qu’une vague verte déferle sur notre pays, certains pensent que tous les coups sont permis, faisant des exilés urbains une cible idéale : « Mais grand bien leur fasse, ces arrogants aux appartements étriqués n’ont qu’à pas envahir nos contrées préservées ! »

Ainsi, nombreux sont les cabinets d’avocats qui deviennent le foyer inattendu d’acquéreurs venant confier leurs mésaventures d’acheteurs abusés. Tel est le cas de ce couple parisien, enthousiaste à l’idée de devenir propriétaire d’une maison en Bourgogne, découvrant que les fissures d’une grange, dont on attribuait l’origine à des évènements de sécheresse exceptionnelle, avaient pour cause réelle l’existence de cavités souterraines.

Ces cavités, également appelées « marnières » ne sont autres que des gigantesques trous, indétectables à l’œil nu, creusés au cours du XIXe siècle par des agriculteurs recherchant la marne, une craie utilisée comme engrais. Beaucoup d’entre elles n’ont jamais été déclarées ni comblées, si ce n’est superficiellement, faisant de certaines régions, comme la Normandie, un véritable gruyère.

Si ces dissimulations ne présentaient pas jusqu’alors de risques identifiables, l’évolution des sols et le réchauffement climatique en ont décidé autrement. Des effondrements de terrains imprévisibles sont ainsi apparus ces dernières décennies, menaçant même les habitations.

Face à l’importance du risque, l’article L563-6 II du Code de l’environnement est venu sanctionner par 30 000 euros d’amende la rétention d’informations concernant l’existence d’une marnière. En parallèle à ce qui s’apparente à une mise en danger d’autrui, l’intention du législateur consiste à éviter la perpétuation de ce secret, en s’assurant notamment que toute personne ne se cache derrière ce défaut d’inventaire pour ne pas signaler ce qu’il suppose être une cavité souterraine.

Lieu de compost. Dans ces conditions, se pose aux propriétaires un véritable dilemme : faire preuve de bonne foi en mentionnant des indices révélateurs, sous peine de voir la valeur vénale de leur bien annihiler, ou les taire en se cachant derrière un faux-semblant de jeu de négociation afin de vendre coûte que coûte. Cette seconde option, malheureusement privilégiée, n’est rendue possible que par le concours malhonnête de certains agents immobiliers, pourtant tenus à une obligation d’information.

Quand certains d’entre eux ne disent strictement rien, les plus pernicieux attireront votre attention pour mieux la détourner. Par exemple, un affaissement dans le jardin vous sera présenté comme une ancienne mare asséchée, dans l’Eure, ou comme un lieu de compost, en Bourgogne ; un puits profond de trente mètres, indice caractérisant par nature la présence d’une marnière, devient décoratif, permettant le simple arrosage de fleurs. Quant aux fissures profondes affectant le bâtit, c’est la maison qui bouge. Dolus malus ou dolus bonus, mensonge ou exagération d’usage, les tribunaux trancheront !

Lucile Bertier et Alexandre Silva sont avocats au barreau de Paris.

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

Crise économique : attention à une rupture brutale de l’aide publique (BCE)

 

À juste titre, la présidente de la BCE craint les conséquences brutales et dramatiques d’un arrêt des aides publiques consenties par les Etats pour mettre l’économie sous oxygène pendant la crise sanitaire. La plupart de ces mesures devraient en effet s’arrêter à la fin de l’année.

Il est évident que compte tenu de la propagation du virus et de l’absence corrélative d’une véritable reprise, les aides devraient être prolongées en 2021 pour éviter un véritable cataclysme en matière de faillite et l’emploi. La transition en douceur s’impose donc estime Christine Lagarde. «Ma première préoccupation à ce stade est que la conduite des politiques permette d’éviter l’effet de falaise», c’est-à-dire «le fait que certaines des politiques mises en place pendant la pandémie (…) soient arrêtées brutalement», a déclaré Mme Lagarde lors d’une intervention dans le cadre d’une conférence organisée par le FMI.

«Nous espérons que les décideurs comprendront et agiront de sorte que ces soutiens soient prolongés pendant un certain temps, pour que la reprise s’installe, et même si la pandémie s’éteint progressivement», a-t-elle souhaité.

Élections américaines : attention au désastre pour les Républicains

Élections américaines : attention au désastre pour les Républicains

Rien n’est joué évidemment pour les élections américaines très prochaines, il y a toujours possibilité d’un événement de dernière minute pouvant influencer le vote. Exemple, le Coronavirus qui a touché le président. Pourtant, globalement le candidat démocrate semble assez en avance sur trump. Certains observateurs y compris dans les rangs de Trump  craignent même une déroute des Républicains non seulement pour la présidentielle mais aussi pour le congrès (chambre des députés) ou encore pour le Sénat qui doit être renouvelé pour un tiers. Le sénateur républicain Ted Cruz, ex-candidat à la Maison Blanche, a averti vendredi que les élections présidentielle et parlementaires du 3 novembre aux Etats-Unis pourraient se transformer en «bain de sang» de proportion historique pour les républicains, si les électeurs souffraient encore du dur impact de la pandémie. «Je suis inquiet», a déclaré l’ancien rival de Donald Trump à la primaire républicaine en 2016, devenu aujourd’hui l’un de ses alliés, sur la chaîne CNBC. «C’est très volatile.»

«Mais je pense aussi que si au jour de l’élection les gens sont en colère, et qu’ils ont abandonné l’espoir et qu’ils sont déprimés (…), cela pourrait donner une élection terrible. Je pense que nous pourrions perdre la Maison Blanche, et les deux chambres du Congrès, que cela pourrait être un bain de sang à l’échelle de celui du Watergate», a-t-il souligné.

Numérique : attention à la création de deux mondes

Numérique : attention à la création de deux mondes

Pour éviter l’aggravation de la fracture sociale, il faut créer de nouveaux emplois, l’automatisation devenant non pas le prétexte de la réduction des coûts, mais le moteur d’une qualité de service inédite, affirme dans une tribune au « Monde » François-Xavier Petit, spécialiste de l’innovation numérique.

Tribune.

 

Je suis un acteur du numérique, totalement convaincu des progrès que permet la technologie. Mais souvent, j’ai l’impression d’être dans une bulle, où les start-up, les technologies et l’innovation ne rencontrent pas la réalité sociale de notre pays.

Dans le monde numérique, ce qui saute au visage est « l’automatisation généralisée », pour reprendre l’expression du philosophe Bernard Stiegler décédé le 6 août. Chacun pensera au receveur de péage qui a disparu ou à l’hôte de caisse (150 000 emplois en équivalents temps plein) sur la sellette, malgré le Covid-19.

Mais au-delà des robots-machines, l’automatisation, ce sont aussi les robots-logiciels, à travers les algorithmes, les objets communicants, les capteurs, les réseaux sociaux et l’ensemble de l’appareil de calcul intensif sur données massives (« big data »). Ainsi, l’agent de change qui criait ses ordres boursiers jusqu’en 1998 n’a pas été remplacé par des machines physiques mais par des algorithmes et des serveurs.

On pourrait dire que ce mouvement est normal, que des métiers deviennent obsolètes avec le progrès technique depuis toujours. L’industrie financière n’a-t-elle d’ailleurs pas créé 70 000 emplois entre 2009 et 2015, selon les statistiques du ministère du travail ?

Mais ce qui est propre au moment que nous vivons est que les emplois créés et les emplois détruits n’ont rien à voir en termes de qualification. L’ouvrier agricole qui quittait sa campagne pour rejoindre les usines Renault de Billancourt au début du XXe siècle était formé rapidement à une tâche simple et répétée. Or, dans notre cas, le besoin de qualification explose et fait que ceux dont l’emploi est en trop et ceux dont on aura besoin ne sont pas du tout les mêmes. Ou, pour le dire autrement, transformer une caissière en datascientist ne se fera pas.

Au contraire, ce qui se joue est une réalité plus fracturée, la création de deux mondes du travail très opposés : les surmenés et les surnuméraires.

Les surmenés ont pris le train de l’automatisation, des opportunités qu’elle crée et du mouvement permanent qu’ils apprécient. Mais ils croulent face à l’immensité (passionnante) de la tâche.

Les surnuméraires, eux, ont compris que le processus productif n’a plus besoin d’eux. Pris dans l’accélération, ils vont résister avec l’énergie du désespoir pour conserver ce qui peut l’être. Ils savent que le combat est perdu, mais que faire d’autre que mourir les armes à la main ?

Coronavirus France : 14 morts en plus en 24, attention aux clusters

Coronavirus France : 14 morts en plus en 24, attention aux clusters

 

 

Santé publique France fait par ailleurs état de 811 cas supplémentaires, ce qui porte le total à 159.452 depuis le début de l’épidémie.

Dans son communiqué, la DGS précise que la Guyane, Mayotte et la Normandie font l’objet d’une “vigilance particulièrement renforcée”.

“En Normandie, le taux de reproduction effectif du virus a sensiblement augmenté cette dernière semaine jusqu’à dépasser le seuil d’alerte fixé à 1,5. Ce chiffre, correspondant au nombre de personnes qu’un cas positif va contaminer, est désormais de 1,6.”

“Cette augmentation (…) s’explique par des opérations de dépistage massives au sein de cette région et par la détection de plusieurs nouveaux cas groupés dans l’agglomération rouennaise, en cours de gestion”, écrit-elle.

“En Guyane, la situation épidémique nécessite des opérations d’évacuation et de renforts humains et techniques en cours de programmation pour anticiper toute surcharge capacitaire et soulager les équipes sanitaires locales.

“A Mayotte, le nombre de cas est élevé, mais la tendance est à la baisse. Les renforts et les évacuations vers la Réunion ont permis d’éviter des tensions majeures.”

« Traçage StopCovid : attention aux apprentis sorciers « 

« Traçage StopCovid : attention aux  apprentis sorciers  »

Antonio Casilli ,Sociologue, Paul-Olivier Dehaye, Mathématicien, Jean-Baptiste Soufron, Avocat critiquent fortement l’ outil de surveillance enregistrant toutes nos interactions humaines ( dans une tribune au « Monde ».)

Le mardi 28 avril, les parlementaires français seront amenés à voter sur StopCovid, l’application mobile de traçage des individus imposée par l’exécutif. Nous souhaitons que, par leur vote, ils convainquent l’exécutif de renoncer à cette idée tant qu’il est encore temps. Non pas de l’améliorer, mais d’y renoncer tout court. En fait, même si toutes les garanties légales et techniques étaient mises en place (anonymisation des données, open source, technologies Bluetooth, consentement des utilisateurs, protocole décentralisé, etc.), StopCovid serait exposée au plus grand des dangers : celui de se transformer sous peu en « StopCovid Analytica », une nouvelle version du scandale Cambridge Analytica [siphonnage des données privées de dizaines de millions de comptes Facebook].

L’affaire Cambridge Analytica, révélée au grand jour en 2018, avait comme point de départ les travaux de chercheurs de l’université anglaise. Une application appelée « Thisisyourdigitallife », présentée comme un simple quiz psychologique, avait d’abord été proposée à des utilisateurs de la plate-forme de microtravail Amazon Mechanical Turk. Ensuite, ces derniers avaient été amenés à donner accès au profil Facebook de tous leurs contacts. C’était, en quelque sorte, du traçage numérique des contacts avant la lettre.
 

 

 

Réforme des retraites : attention à ne pas enfumer la CFDT

Réforme des retraites : attention à ne pas enfumer la CFDT

 

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Les propos du Premier ministre qui a accepté une conférence sur le financement constitue une avancée pour peut-être sortir du conflit social. Peut-être, car demeurent plusieurs contradictions dans les déclarations d’Édouard Philippe. Parmi ces contradictions, la possibilité de reprendre sa première proposition d’âge pivot à 64 ans si les propositions financières ne plaisent pas au gouvernement. sans doute  s’agit-il là aussi d’une manière de rassurer l’électorat de droite. Mais c’est à  l’évidence  une maladresse. On ne peut à la fois ouvrir une discussion et aussitôt la fermer avec des conditions tellement contraignantes que le débat est illusoire. Cela rappelle la récente réforme des allocations chômage où les conditions et les délais ont empêché de trouver le moindre compromis. La CFDT avait manifesté sa colère contre cet pseudo concertation. Il ne faudra sans doute pas la prendre au piège une seconde fois les syndicats réformistes et les autres . La CFDT se méfie particulièrement du caractère manœuvrier de Macron et de son équipe tout autant que de la condescendance du pouvoir vis-à-vis des syndicats y compris les plus réformistes. Notons d’abord que le Premier ministre demande que la discussion s’inscrive dans les projections financières du comité d’orientation des retraites. Un organisme courtisan à la solde du Premier ministre qui il y a peu de temps sous Hollande avait prévu l’équilibre des retraites en 2025 et qui tout d’un coup annonce un déficit de huit à 17 milliards !

 

Pour Édouard Philippe cette « conférence de financement » n’aura qu’une marge de manœuvre restreinte. « Les mesures destinées à rétablir l’équilibre ne devront entraîner ni baisse des pensions pour préserver le pouvoir d’achat des retraités, ni hausse du coût du travail pour garantir la compétitivité de notre économie. Pourtant d’après Les Echos du 8 janvier, un compromis pourrait néanmoins être trouvé autour d’un « cocktail de mesures » allant de l’allongement de la durée de cotisation au recours aux fonds de réserve.

 

Si l’accord intervient « d’ici fin avril, le Parlement pourra en tenir compte lors de la seconde lecture et le gouvernement prendra une ordonnance transcrivant cet accord dans la loi », précise Edouard Philippe. Et sinon ? Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de cette conférence de financement, le gouvernement « prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social ».  »Je veux être parfaitement clair sur ce point : je prendrai mes responsabilités« , assure le Premier ministre. Autrement dit, si aucune solution de financement correspondant aux standards fixés par l’exécutif n’est trouvée d’ici à la fin des discussions, le gouvernement pourrait imposer à nouveau l’âge pivot.

 

Le problème c’est qu’il serait bon que le Premier ministre demande une évaluation du coût financier de sa réforme qui pourrait entraîner une dépense supplémentaire de l’ordre de 20 milliards, soit notoirement plus que le déficit évoqué par le comité d’orientation des retraites.

 

 

Attention aux bébés génétiquement modifiés

Attention aux bébés génétiquement modifiés

 

 

Un article intéressant rend compte d’une interview Sur Europe 1, du généticien Axel Kahn qui s’inquiète du bricolage génétique des bébés. Notons que des pays à dictature comme la Chine et la Russie paraissent en pointe dans ce domaine, peut-être pour  favorisé la naissance d’enfants conditionnés par avance par une pensée unique au service du régime. D’autres pays malheureusement se livrent aussi à ces expériences scientifiquement aventureuses et éthiquement condamnables.

Il y a presque dix mois naissaient en Chine les premiers bébés génétiquement modifiés. C’est He Jiankui, un scientifique chinois, qui avait annoncé la nouvelle dans une vidéo Youtube : il affirmait avoir fait naître des jumelles dont l’ADN avait été modifié pour les rendre résistantes au virus du Sida. L’expérience inédite avait suscité un tollé mondial. Il a cependant fallu attendre la fin du mois de juillet pour que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) effectue une première mise en garde. Jeudi, l’organisation a annoncé la mise en place d’un registre central afin de suivre les recherches sur les modifications apportées aux génomes humains.

Axel Kahn, généticien et ancien membre du Comité national d’éthique, s’était immédiatement indigné, qualifiant cette expérimentation de pure « folie ». Sur Europe 1, il fait part vendredi de ses réserves concernant la mise en place tardive de ce registre central voulu par l’OMS.

« Je pense que [l'OMS] a été un peu sidérée par cet essai », suppose-t-il pour justifier la longue période de silence de l’organisation internationale.  »Elle s’est rendu compte que, certainement, le collègue chinois était à l’avant-garde d’un mouvement qui peut être beaucoup plus important. Et donc face à cette menace, cette possibilité, l’OMS en effet s’est réveillée », estime-t-il. Le chercheur chinois avait par ailleurs annoncé en novembre dernier qu’il faisait une « pause » dans ses essais.

« Il n’y a pas de garde fou d’une efficacité absolue », regrette-t-il en admettant que « la mobilisation, l’attention, le suivi, la mise en garde, c’est mieux que rien ». Une mesure à l’impact trop faible, estime le chercheur, à une époque où des mouvements idéologiques « très forts » gagnent du terrain. « Vous savez le mouvement idéologique en faveur du transhumanisme est presque devenu dominant aux États-Unis et il est très fort dans d’autres pays. Il est devenu même très fort dans notre pays », souligne-t-il. Et pour Axel Kahn, la modification génétique des embryons est liée, de près ou de loin, à ce mouvement. « Les gens qui mettent en avant la modification génétique de l’embryon ne peuvent pas ne pas avoir en tête le transhumanisme, c’est-à-dire la naissance de lignage avec des traits supposément améliorateurs », affirme-t-il.

La mise en place d’un tel registre semble alors nécessaire, puisque la Chine n’est pas le seul pays à travailler sur la modification génétique des génomes humains : la Russie travaille elle aussi sur ce type de procédures, et elle n’est peut-être pas la seule.  »Faire un registre, c’est prendre en compte et, d’une certaine manière, reconnaître qu’on est dans une phase de notre société où l’on crée des bébés transgéniques », redoute le généticien de 74 ans.

Le problème, pour le chercheur, c’est aussi que ces expérimentations visant à « traficoter génétiquement » des embryons ne sont pas essentielles à la médecine.  »Guérir une maladie chez l’embryon, pourquoi pas », conçoit-il en ajoutant tout de même que « si on sait qu’un embryon va se développer en étant malade, la meilleure manière [d'éviter cela] c’est de faire un tri d’embryon ». Cette procédure, qui consiste à placer dans l’utérus de la mère « les embryons seins », est selon lui « la méthode la plus sure et la plus simple » d’éviter la naissance d’un enfant malade.

Croissance : attention à l’essoufflement

Croissance : attention à l’essoufflement

 

Attention à l’essoufflement et à  la relative résilience de la France vis-à-vis du tassement économique constaté un peu partout et notamment en Europe. Ainsi au début de l’année la France comptait sur une évolution du PIB de l’ordre de 1,5 %. De sorte que les responsables politiques affirmaient que la France se tenait à l’écart du mouvement baissier. Bien sûr la France est moins affectée que d’autres par le tassement des échanges internationaux compte tenu de la faiblesse de ses exportations. Pour autant la consommation intérieure ne prend pas le relais car pour l’instant les Français prudents mettent de côté une partie de leurs revenus dans l’attente sans doute d’une envolée de certains coûts comme l’électricité, le carburant ou certains services. L’Insee prévoit désormais seulement une croissance du PIB de 1,3% en 2019 contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017. Mais La France se rapproche dangereusement de la moyenne de la zone euro.  La Commission européenne prévoit en effet une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2% en 2019, et 1,5% en 2020, pour l’ensemble des 19 pays de la zone euro, après 1,9% en 2018 La Commission européenne a une nouvelle fois abaissé mardi ses prévisions de croissance  pour la zone euro en 2019 et 2020, dans un contexte d’incertitudes sur le commerce mondial et l’éventualité d’un « Brexit sans accord ».L’exécutif européen table désormais sur une hausse du Produit intérieur brut (PIB) de 1,2 % en 2019, et 1,5 % en 2020, pour l’ensemble des 19 pays ayant adopté la monnaie unique, après 1,9 % en 2018.

Malgré une hausse record attendue du pouvoir d’achat depuis 2007, les Français privilégient l’épargne à la consommation. Au premier trimestre, les économistes ont révisé à la baisse leurs prévisions en raison d’une moindre consommation.

L’essoufflement de l’économie française se confirme. Selon la dernière note de conjoncture de l’Insee publiée ce jeudi 20 juin, le produit intérieur brut (PIB) devrait accélérer de 1,3% en 2019 contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017 sachant que ces deux derniers chiffres ont été revus à la hausse. Au premier trimestre, l’activité a marqué le pas plus que prévu à 0,3% contre 0,4% selon une estimation du mois de mars. Alors que les économistes de l’organisme public s’attendaient à un plus fort soutien de la demande intérieure, les Français ont privilégié l’épargne à la consommation. L’inflation, qui joue un rôle sur le porte-monnaie des Français devrait, accélérer à 1,4% en décembre 2019 et en glissement annuel. Sur l’année et en moyenne annuelle, les prix devraient cependant marquer le pas passant de 1,2% contre 1,8% en 2018. Les services de l’Insee s’attendent à un prix du baril autour de 65 dollars sachant que « la situation actuelle au Moyen-Orient reste une source d’incertitude » indique Clément Rousset, chef de la section de la zone euro. L’année dernière, le pouvoir d’achat des Français a fortement fluctué en raison des soubresauts importants des prix du pétrole et du calendrier fiscal décidé par le gouvernement. L’inflation devrait accélérer avec la hausse de la fiscalité sur le tabac en novembre et les hausses des prix réglementés de l’électricité…sans parler du carburant.

Santé -Alimentation : Attention au bio pipeau !

Santé -Alimentation : Attention au bio pipeau !

 

La plus grande sensibilité à la problématique environnementale et le souci d’une alimentation de meilleure qualité • provoque la  hausse la demande de produits bio. Le problème est d’abord de distinguer ce qui est bio de ce qui ne l’est pas. Or souvent dans ce domaine, c’est un peu la jungle avec aussi bien des références scientifiques que des normes purement marketing. Il faut aussi être vigilant sur les différents labels et mentions autorisés dans l’alimentation bio, très bien résumé par l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), sur la page de son site « Dans la jungle des labels bio ». Il convient par ailleurs d’être prudent vis-à-vis de produits bio à 100 %. En effet en France 5 % seulement des terres agricoles sont occupés par du bio, 95 % des autres terres sont donc cultivés avec des engrais le plus souvent chimiques, des pesticides et autres produits de synthèse. Une partie de ces produits se retrouvent  d’ailleurs de plus en plus dans les nappes y comprit les nappes phréatiques profondes. Le prix du bio est aussi à prendre en considération dans la mesure où nécessairement les rendements des productions à caractère artisanal sans apport chimique sont notoirement moins productifs. D’après l’association des familles rurales, les légumes bios coûtent en moyenne 75% plus cher que les non bios ; quant aux fruits bios, ils sont en moyenne 66% plus chers que les fruits issus de l’agriculture conventionnelle.

Un rapport rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments de l’EFSA (European Food Safety Authority), indique que 97% des 81 000 échantillons alimentaires analysés en Europe contiennent des résidus de pesticides dans la limite légale ., on peut parler d’innocuité d’un pesticide dans le cas d’une exposition en dessous d’un certain seuil, mais l’on sait que le danger vient du fait que nous y sommes exposés tous les jours de notre vie, et qu’en outre, l’effet « cocktail » de ces multiples pesticides n’est certainement pas sans conséquence sur notre santé. Pour la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », le distributeur bio Biocoop a lancé une campagne de vente d’un jus de pomme « militant » présenté comme « sans pesticides » sur les réseaux sociaux. Or, on ne sait pas cultiver des pommes sans pesticides, « naturels » ou conventionnels. L’enseigne a dû préciser qu’elle parlait de « pesticides de synthèse ». Ce marketing flou pourrait se retourner contre son promoteur et le secteur du bio, d’autant que le produit de la vente doit financer une association militante anti-pesticides. La confusion des genres atteint des sommets, puisque le patron de l’enseigne, Claude Gruffat, a rejoint lundi la liste écologiste EELV aux européennes. Certes des produits presque totalement bio existent mais il convient d’être attentif à la confusion entre les normes scientifiques affichées et les indications purement marketing.

 

Alimentation : Attention au bio pipeau !

Alimentation : Attention au bio pipeau !

 

La plus grande sensibilité à la problématique environnementale et le souci d’une alimentation de meilleure qualité • provoque la  hausse la demande de produits bio. Le problème est d’abord de distinguer ce qui est bio de ce qui ne l’est pas. Or souvent dans ce domaine, c’est un peu la jungle avec aussi bien des références scientifiques que des normes purement marketing. Il faut aussi être vigilant sur les différents labels et mentions autorisés dans l’alimentation bio, très bien résumé par l’Association nationale de défense des consommateurs et usagers (CLCV), sur la page de son site « Dans la jungle des labels bio ». Il convient par ailleurs d’être prudent vis-à-vis de produits bio à 100 %. En effet en France 5 % seulement des terres agricoles sont occupés par du bio, 95 % des autres terres sont donc cultivés avec des engrais le plus souvent chimique, des pesticides et autres produits de synthèse. Une partie de ces produits se retrouvent  d’ailleurs de plus en plus dans les nappes y comprit les nappes phréatiques profondes. Le prix du bio est aussi à prendre en considération dans la mesure où nécessairement les rendements des productions à caractère artisanal sans apport chimique sont notoirement moins productifs. D’après l’association des familles rurales, qui publie chaque année son « Observatoire des prix des fruits et légumes » qui contredira ce constat. D’après le dernier rapport de l’association, les légumes bios coûtent en moyenne 75% plus cher que les non bios ; quant aux fruits bios, ils sont en moyenne 66% plus chers que les fruits issus de l’agriculture conventionnelle.

Un rapport rapport sur les résidus de pesticides dans les aliments de l’EFSA (European Food Safety Authority), indique que 97% des 81 000 échantillons alimentaires analysés en Europe contiennent des résidus de pesticides dans la limite légale ., on peut parler d’innocuité d’un pesticide dans le cas d’une exposition en dessous d’un certain seuil, mais l’on sait que le danger vient du fait que nous y sommes exposés tous les jours de notre vie, et qu’en outre, l’effet « cocktail » de ces multiples pesticides n’est certainement pas sans conséquence sur notre santé. Pour la « Semaine pour les alternatives aux pesticides », le distributeur bio Biocoop a lancé une campagne de vente d’un jus de pomme « militant » présenté comme « sans pesticides » sur les réseaux sociaux. Or, on ne sait pas cultiver des pommes sans pesticides, « naturels » ou conventionnels. L’enseigne a dû préciser qu’elle parlait de « pesticides de synthèse ». Ce marketing flou pourrait se retourner contre son promoteur et le secteur du bio, d’autant que le produit de la vente doit financer une association militante anti-pesticides. La confusion des genres atteint des sommets, puisque le patron de l’enseigne, Claude Gruffat, a rejoint lundi la liste écologiste EELV aux européennes. Certes des produits presque totalement bio existent mais il convient d’être attentif à la confusion entre les normes scientifiques affichées et les indications purement marketing.

«Moi je fais très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

«Moi je fais  très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

 

 

 

Il se pourrait bien que le premier ministre Édouard Philippe commence à prendre ses distances vis-à-vis de Macron. En cause sans doute, le fait qu’il n’exclut plus l’hypothèse d’être remercié après le grand débat national et après les élections européennes. Édouard Philippe Marque  en quelque sorte sa différence. Interrogé à propos d’expressions particulièrement malheureuses et même méprisantes de Macon, le premier ministre leur de l’émission  «La Grand explication» sur RTL, Le Figaro et LCI n’a pas tellement défendu les écarts de langage de Macron. Il s’est même démarqué en indiquant clairement que lui essayer d’éviter ces dérives provocatrices.

«Je comprends très bien que cette expression vous ait choquée», a d’abord répondu le premier ministre. Avant de se désolidariser du président. «Vous avez peut-être remarqué que moi j’essaie toujours de faire très attention à la façon dont je m’exprime parce que je sais qu’une phrase prononcée dans un endroit à quelqu’un, qui n’est pas forcément scandaleuse dans le contexte, peut ensuite donner quelque chose d’évidemment choquant, parce qu’on va dire “Mais il a dit ça de tout le monde pour tous les problèmes”». Il y a évidemment un monde entre la posture de Macon et celle du Premier ministre. Une différence provenant bien sûr de la personnalité des intéressés mais aussi du manque d’expérience politique du président de la république qui se laisse un peu enivré par le parfum du pouvoir et dérape assez régulièrement. Le Premier ministre de son côté adopte une posture assez classique du politicien mesuré aux propos souvent alambiqués mais qui évite de choquer. Ainsi au cours de l’émission évoquée, il n’aura pas apporté grand chose de nouveau, se contentant de répéter ce qu’il avait déjà déclaré. Un premier ministre au profil assez classique de technocrate mais pas forcément de technicien, survolant plutôt les dossiers, affichant une certaine détermination verbale mais dans la pratique capable d’évoluer voir de faire le contraire. Une sorte de d mélanges de Chirac, de Balladur et de Juppé. Moins démonstratif, moins extraverti voire moins hystérique que Macron mais pas forcément moins efficace ou plus exactement aussi peu efficace.

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