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Moral des ménages hausse après quatre mois de baisse

Moral des ménages hausse après quatre mois de baisse

En novembre le moral des ménages sa meilleure d’après l’INSEE. Une hausse qui fait suite à quatre mois de baisse. . Les Français se montrent nettement plus optimistes sur leur situation financière future. L’indice a gagné deux points pour s’établir à 102 points, repassant au-dessus à sa moyenne de longue période (100). Selon l’institut national de statistiques, les ménages sont plus optimistes quant à leur situation financière future, avec un indice qui gagne cinq points et retrouve son niveau de septembre. Ainsi, la proportion de ménages estimant qu’il est opportun de faire des achats importants progresse de deux points. De même, le solde d’opinion des ménages sur leur capacité d’épargne future augmente fortement, de sept points. « La part des ménages estimant qu’il est opportun d’épargner augmente fortement en novembre », de huit points, après en avoir perdu autant en octobre. « Le solde correspondant retrouve donc son niveau de septembre, mais demeure nettement inférieur à sa moyenne de longue période », souligne l’Insee.

 

Indépendants : 2.510 euros par mois ?

Indépendants : 2.510 euros par mois ?

 

 

Le revenu des plus indépendants serait de 2510 € par mois selon une étude de l’Insee publiée ce jeudi 2 novembre. 10 % des effectifs relèveraient de cette catégorie. La France comptait 2,8 millions de personnes exerçant une activité non salariée à titre principal ou en complément d’une activité salariée sur une population active de 28,6 millions de personnes, selon un recensement établi en 2015. Des chiffres qui en réalité n’ont pas beaucoup de signification car ce revenu mensuel moyen cache d’énormes dispersion entre ceux  par exemple qui sont gérants d’entreprise et qui peuvent gagner 10 ou 20 000 € par mois voire davantage et certains autoentrepreneurs qui ne déclarent aucun revenu. Or les autoentrepreneurs sont environ un   million.  A noter aussi que  Seulement chez les autoentrepreneurs  que 23 % sont encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique.  Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffres d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. De l’ordre de la moitié des photos entrepreneurs ne déclarent aucun revenu ou des revenus dérisoires. Statistiquement il est d’ailleurs difficile de savoir ceux  qui sont réellement encore en activité. Du coup,  ce revenu moyen des indépendants se trouve  affectés  par le poids des autoentrepreneurs et qu’il convient de le relativiser. L’INSEE affirme cependant que  hors revenus nuls et hors autoentrepreneurs, la moyenne nationale passe à 3.610 euros mais toujours avec de fortes disparités.  Selon les experts de l’Insee, un non salarié gagne en moyenne 2.510 euros par mois grâce à son activité. A titre de comparaison, le salaire net moyen mensuel (en équivalent temps plein) atteignait 2.250 euros en 2015 pour un salarié dans le privé. (En réalité 1750 euros si l’on tient compte des temps partiels) ;  Le salaire médian, lui, se situait à 1.797 euros.  Le contexte économique local peut évidemment avoir joué un rôle important sur l’activité et le revenu des indépendants, rappellent les statisticiens de l’institut public.  »Un marché local plus favorable, avec par exemple un taux de chômage modéré ou un niveau de vie élevé des habitants, est associé à des revenus des non-salariés plus élevés. » Par ailleurs, les zones plus densément peuplées et affichant des revenus plus élevés peuvent favoriser la demande et donc l’activité des non salariés, « dont la clientèle est principalement locale ». « La densité de population, en plus d’une structure sectorielle plutôt favorable, explique ainsi que, dans le tiers sud, le revenu moyen est un peu plus élevé dans les départements ayant une très grande agglomération. » Par ailleurs, un nombre élevé d’autoentrepreneurs peut faire baisser la moyenne des revenus, comme le souligne l’étude. « Une forte proportion d’autoentrepreneurs, dont le revenu d’activité moyen est huit fois moins élevé que celui des non-salariés classiques, ou encore la présence de non-salariés n’ayant dégagé aucun revenu, abaissent la moyenne ».

 

 

Baisse des prix immobiliers de 1% sur trois mois

Baisse des prix immobiliers de 1% sur trois mois

Avec des baisses plus importantes comme  à Nice (-4,8%), Lille (-2,3%), Rennes (-5,9%) ou encore à Toulouse (-3,4%). il s’agit là des prix observés lors de la signature du compromis de vente. Cette baisse s’explique, selon l’étude, par le déclin des prix des maisons (-2,5%) plus soutenu qu’en 2016 à la même époque (-1,2%), alors que ceux des appartements sont restés stables après avoir augmenté rapidement depuis le début de l’été. Cette évolution saisonnière n’inquiète donc pas les spécialistes du secteur. « Il est habituel à cette période de l’année que le mouvement de progression des prix connaisse un grand ralentissement », nous a confiés Michel Mouillart, professeur d’Économie à l’Université Paris Ouest et auteur de cette étude mensuelle. Toutefois, « ce choc sur les prix est plus important que celui observé au cours des deux dernières années », tempère l’expert. En effet, sur la période juillet-septembre, les prix avaient reculé de 1,7% en 2014, de 0,8% en 2015 et de 0,1% en 2016. « Pendant deux années consécutives, l’affaiblissement des prix en septembre s’est atténué, mais cette année on repique du nez », analyse Michel Mouillart, selon lequel « ce choc sur les prix est bien en ligne avec l’affaiblissement de la demande ».  Par contre L’escalade a même tendance à s’amplifier sur Paris (+8,1%). Dans la capitale, le mètre carré se négocie en moyenne autour des 9200 euros, mais dépasse maintenant les 9000 euros dans douze arrondissements. 

 

Le niveau de vie des Français médian : 1691 euros par mois

Le niveau de vie des Français médian : 1691 euros par mois

 

 

Ce que révèle une étude qui constate par ailleurs que ce niveau est encore légèrement inférieur à celui de 2008. Il s’agit du niveau de vie intégrant tous les revenus et les prestations sociales. Ce n’est pas le revenu moyen mais en quelque sorte le revenu du milieu, une moitié se situant au-dessus une autre moitié en dessous. Un   revenu moyen masquerait l’écart autour de la moyenne puisqu’il s’agit de l’agrégation de tous les revenus divisés par le nombre de Français. Enfin il s’agit du revenu par individu et non par ménage. Pour  ‘l’INSEE,   le niveau de vie des Français avait progressé avant la crise de 2008, il est entré ensuite dans une longue phase de stagnation. Malgré une très légère hausse en 2015 (+ 0,4 %), à 20.300 euros annuels, le niveau de vie médian reste toujours en deçà de son niveau de 2008, révèle une étude de l’Insee. Pour une famille composée d’un couple avec deux enfants de moins de 14 ans, ce montant correspond à un revenu disponible de 42.630 euros par an, soit 3553 euros par mois. Mais la situation n’est pas uniforme. Le niveau de vie des plus aisés repart à la hausse après plusieurs années de baisse, marquées notamment par les mesures fiscales du quinquennat de François Hollande. Pour les ménages modestes, en revanche, le niveau de vie continue à stagner. Sauf pour les plus pauvres, qui ont enregistré en 2015 un léger mieux (+ 0,3 %), lié à des hausses de prestations sociales (APL, minima sociaux, etc.), ces dernières représentant la moitié du revenu disponible des plus modestes. En  2015, les 10 % les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.860 euros, soit 905 euros alors que les 10 % les plus aisés sont au-delà de 37.510 euros par individu soit 3126. Après une forte baisse en 2013, les inégalités restent stables depuis 2014, avec un seuil de pauvreté qui s’établit à 1 015 euros mensuels et touche 14,2 % de la population. Ce revenu médian de 1691 euros est à rapprocher du salaire net moyen cette fois de 1730 euros environ. Bien que la comparaison soit discutable.

 

Le foot fric : 200 millions pour Neymar, un million par mois pour Verrati

Le foot fric : 200 millions pour Neymar, un million par mois pour Verrati

 

Les fans de foot se réjouissent évidemment de la venue de Neymar au PSG, de quoi relever le niveau général de la ligue 1 et permettre au PSG de remporter enfin la ligue des champions. Au-delà de l’aspect footballistique,  se pose quand même la question de la dérive complètement folle des sommes consacrées aux joueurs même si économiquement l’équilibre financier peut être atteint à terme avec le marchandising, les sponsors et les droits télé. Marco Verrati de son coté aurait vu son salaire doubler pour rester au PSG : 12 millions par an au lieu de 6, une misère ! Près de 80 % des Français condamnent les sommes consacrées au transfert des joueurs de foot. Des sommes de plus en plus démentiel dans le foot fric finalement payées notamment  par le téléspectateur à travers les droits télés et les abonnements aux chaînes spécialisées, aussi par le coût des places qui devient pro puisqu’il faut parfois compter sur un prix de 50 à 100 € pour assister à un match de foot. Selon 80% d’entre eux, ces sommes ne sont pas justifiées et ne sont pas rentables malgré des retombées économiques indéniables comme les droits télévisuels ou encore la vente de maillots.  Et le constat est encore plus alarmant en Ligue 1 où 58% des Français estiment que le championnat français ne peut pas rivaliser avec les meilleurs championnats européens. Un chiffre qui grimpe à 68% chez les amateurs de football. Hier, Verrati s’est arrêté devant la presse italienne après PSG/Amiens (2-0) et il a commenté son été tourmenté : «Oui, il y a eu quelque chose avec Barcelone, mais c’était juste comme ça. C’est terminé. Nous n’avons eu aucune négociation concrète. J’ai décidé de rester ici, et j’en suis très heureux.» Il a également précisé que la venue de Neymar n’avait strictement rien à voir avec le fait qu’il a changé d’avis : «Non, je l’avais déjà fait avant. Je n’ai jamais su que Neymar était sur le point de venir ici.»

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

STX : deux mois pour tenter de concilier les points de vue italien et français

 

 

D’après Bruno Le Maire, ministre français de l’Économie, la rencontre avec son homologue italien s’est bien passée. En réalité l’entrevue a été très courte, 20 minutes seulement et le ministre italien est resté sur sa position. Il oppose un refus total à la proposition française visant à un partage 50–50 du capital entre la France et l’Italie. La proposition française sortie récemment du chapeau de créer une sorte d’Airbus de la construction navale n’a guère séduit  les autorités  italiennes. La proposition paraît certes intéressante mais à long terme d’autant qu’elle intégrerait la dimension militaire. Les Italiens ne comprennent pas que la France se soit accommodée pendant longtemps d’un contrôle de l’entreprise par les Coréens et qu’on refuse ce contrôle à un membre de l’union européenne. En outre Italie ne manque pas d’arguments puisque la France au cours des cinq dernières années a pris des participations financières d’un montant de 36 milliards en Italie à comparer aux 3 milliards italiens dans des participations d’entreprises françaises. La position française peut se  comprendre ;  elle vise à protéger une industrie techniquement performante mais c’est une posture qui ne pourra durer d’autant que les Italiens sont des clients importants dans le domaine de la croisière. Au final d’ici quelques mois on aboutira sans doute un compromis qui ne sera pas la nationalisation définitive mais partage du capital permettant à la France de garder une minorité de blocage, cela afin d’éviter d’éventuelles tentations de délocalisation. Pour éviter une situation trop conflictuelle entre les deux pays on a donc choisi de temporiser.  Bruno Le Maire a  essayé de donner des gages: dans un entretien au Corriere della Sera publié ce mardi matin, il soulignait que Paris proposait un accord de propriété de STX à 50-50, mais avec une voix prépondérante de Fincantieri, l’Italien ayant donc «clairement la direction des chantiers navals». «Paris et Rome se donnent jusqu’au 27 septembre pour aboutir à une solution sur STX et pour lancer les bases d’une coopération navale entre la France et l’Italie» a néanmoins déclaré Bruno Le Maire après l’entrevue. À cette date doit en effet avoir lieu un sommet franco-italien à Lyon. D’ici là, le ministre a souligné que les deux pays se donnent le temps «de négocier un bon accord, solide et durable» sur STX, qui doit également permettre de créer un véritable «airbus naval» dans les domaines civils et militaires.

L’agresseur d’une députée En Marche condamné à un mois ferme

 L’agresseur d’une députée En Marche condamné à un mois ferme

 

 

 

Après une NKM,  c’est une députée d’en Marche qui a été agressée. Le résultat peut être du radicalisme des propos à l’extrême gauche qui impacte certains esprits fragiles.  »Cette dame (Laurianne Rossi, Ndlr) m’a pris pour un demeuré. Je lui ai dit que Macron était un produit marketing de Hollande, Sarko et du Medef, qui avait les médias dans sa botte. Elle s’est mise à rigoler en me prenant pour un idiot », a expliqué le prévenu,  sexagénaire, régleur sur machine retraité, autrefois délégué CGT et ancien militant PCF qui  a admis avoir giflé la parlementaire du parti du président Emmanuel Macron, en reconnaissant « une bêtise ». « Le geste a été plus vif que ma pensée. Je me suis tout de suite excusé », a-t-il fait valoir. « C’est pour ça que vous avez pris la fuite? », a ironisé la présidente, en citant plusieurs témoins. L’agresseur avait finalement été arrêté par plusieurs militants avant l’arrivée des forces de l’ordre. Pendant la campagne des législatives en juin, la candidate LR Nathalie Kosciusko-Morizet avait été agressée sur un marché. Une peine de quatre mois de prison avec sursis et 1.500 euros d’amende a été requise contre le maire d’une petite commune de l’Eure, poursuivi dans cette affaire pour outrages et violences. Le jugement sera rendu le 7 septembre. L’agresseur de la députée de la République en marche Laurianne Rossi, qui avait giflé la parlementaire hier sur un marché des Hauts-de-Seine, a été condamné à six mois d’emprisonnement dont cinq avec sursis, aujourd’hui par le tribunal correctionnel de Nanterre.

 

Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

  • Cuba : des salaires de 30 dollars par mois

 

 

Avec le Venezuela, Cuba représente le modèle politique de Mélenchon. Un modèle pourtant de sous-développement avec la dictature en plus. D’après  l’Office national de la statistique et de l’information de Cuba révèle tout dans son dernier rapport: les Cubains gagnent en moyenne 740 pesos cubanos (29,60 dollars) par mois. Non sans disparités régionales et sectorielles. Mieux vaut vivre à Varadero qu’à Guantanamo. Et travailler dans l’industrie sucrière que dans la culture. Si pendant cinquante ans les Cubains gagnaient peu ou prou le même salaire mensuel, La Havane a enterré il y a dix ans l’un des grands dogmes de la révolution, l’égalité salariale. Les écarts se sont fortement creusés, allant de 1 à 4, entre un instituteur et un médecin spécialiste (65 dollars), voire plus. Les travailleurs les plus productifs perçoivent des bonus substantiels, mais tout dépend de l’intérêt stratégique de l’industrie concernée. Le quotidien des Cubains est bien subventionné, tant pour le transport, la santé ou l’éducation, mais ces aides sont insuffisantes pour vivre décemment de la seule rémunération officielle. La plupart des travailleurs se reposent sur le marché noir et l’économie du pourboire. Dans un lieu touristique, un serveur gagnera en pourboires en un jour l’équivalent d’un mois de son salaire payé par l’État. De nombreux cadres médecins, avocats, techniciens se sont reconvertis dans des emplois de serveurs.

 

Notre Dame des Landes : six mois pour enterrer le projet

Notre dame des Landes ; six mois pour enterrer le projet

 

Il est clair que si Hulot a enfin accepté de devenir ministre c’est parce qu’il a obtenu quelques assurances. Il se contentera d’appliquer la loi de transition énergétique de Ségolène Royal (dont  la mise en œuvre sera suffisamment difficile). Mais il y a sans doute obtenu la fermeture de la centrale de Fessenheim et l’enterrement du projet d’un nouvel aéroport de Notre dame des landes. Le réaménagement de l’aéroport existant semble l’option la plus plausible. Soucieux de faire respecter la consultation populaire de juin dernier , Emmanuel Macron et Edouard Philippe avaient multiplié les déclarations en faveur d’un transfert de l’aéroport nantais sur le site de Notre-Dame-des-Landes. Pendant sa campagne, le futur président avait affirmé dans un entretien à WWF sa volonté de respecter le vote : « Je ne peux pas aujourd’hui être dans une position où je dis ‘avec moi il n’y aura pas Notre-Dame-des-Landes’. Parce qu’à la fin des fins cela envoie des messages très négatifs. » Seulement, un peu plus tôt lors de l’interview donnée à l’ONG environnementale, l’ancien ministre de l’Economie reconnaissait que le projet de transfert était quelque peu dépassé : « Je n’ai pas dit que j’étais favorable au projet. J’ai dit que ce projet avait des bases qui, économiquement, n’étaient plus conformes à ce que l’on ferait aujourd’hui. » Et d’ajouter qu’il n’évacuera pas la zone occupée par les « zadistes ». Le gouvernement se donne 6 mois pour décider.

 

La fin de la monnaie unique : quelques mois, quelques années ou jamais pour le FN ?

La fin de la monnaie unique : quelques mois, quelques années ou jamais pour le FN ?

 

 

Brusquement, la fin de la monnaie unique ne devient plus l’Alpha et l’Omega de la politique économique du Front National qui maintenant affirme que « la transition de la monnaie unique à la monnaie commune européenne n’est pas un préalable à toute politique économique ». Un changement soudain pour coller à l’opinion favorable au maintien de l’euro (pour 75% des Français(. Et surtout pour tenter de récupérer les 4à 5 % des voix de Dupont Aignan qui a rejoint Marine Le Pen. Les propositions du Front National sont relativement floues et approximatives. Récemment Marine le Pen affirmait que l’abandon de la monnaie unique s’effectuerait dans un délai de 18 mois. De son e côté, la  députée FN Marion Maréchal-Le Pen a précisé que les négociations de sortie de l’euro dureraient beaucoup plus que les six mois initialement prévus et prendraient « peut-être plusieurs années » après les élections attendues dans d’autres pays. On ne sait plus très bien d’ailleurs si il y aurait véritablement l’abandon de l’euro puisque marine le Pen affirme vouloir  garder un euro « monnaie commune » et non plus unique mais seulement   »les grandes entreprises qui font du commerce international », parallèlement à une « monnaie nationale » pour les « achats quotidiens » des Français.  Pour les achats non quotidiens, pour l’épargne ou encore pour les investissements quelle monnaie faudra-t-il choisir ? Le changement de position du front national est purement électoral. Même au front national, on confirme pourtant que ce nouveau calendrier constitue bien un changement de position conjoncturelle. « Il y a eu accord de gouvernement avec Nicolas Dupont-Aignan. La donne est quand même assez différente », reconnaît Jean Messiha, le coordinateur du programme du FN. « Il y a effectivement la crainte exprimée par un certain nombre de Français que Marine a entendue, que nous avons intégrée dans les négociations que nous avons eues avec Nicolas Dupont-Aignan. » « Nous sommes des gens pragmatiques », a-t-il ajouté. Les économistes y voient l’effet de la prise de conscience par Marine Le Pen que la sortie de l’euro renforçait le « plafond de verre » qui l’empêchera d’être élue dimanche prochain, selon tous les sondages en vue du second tour. « C’est un vrai changement de pied mais ça déséquilibre complètement son programme économique et ça le rend impossible », déclare à Reuters Nicolas Bouzou, économiste et directeur du cabinet d’études Asteres. « Ils cherchaient un moyen de se sortir d’une situation où ils s’étaient enfermés ; l’alliance avec Dupont-Aignan leur a donné le prétexte politique pour en sortir mais du coup son programme s’écroule. » Pour Ludovic Subran, économiste chez l’assureur-crédit Euler Hermes, Marine Le Pen lâche du lest parce qu’elle a compris que les Français ont « peur de l’impact que cela aura, notamment sur la consommation et sur l’épargne ». « Mais ça ne change absolument rien à la fiction absolue qu’est l’idée d’avoir une double monnaie, une monnaie nationale et une monnaie pour les échanges internationaux. La monnaie locale se dévaluerait énormément et ça aurait un impact fort sur le bien-être des consommateurs, sans gain de compétitivité, estime-t-il. Christopher Dembik, responsable de la recherche à Saxo Bank, parle, lui, d’un « vrai revirement » et d’un « retour à la réalité, la sortie de l’euro est remise aux calendes grecques ». « Mais deux monnaies, ça n’a pas de sens. On renoue avec le serpent monétaire européen (avec l’euro monnaie commune-NDLR) qui avait un inconvénient, c’est que les monnaies nationales étaient soumises à la spéculation », ajoute-t-il. En abandonnant l’idée d’une sortie rapide de l’euro pour rassurer une partie de l’électorat, Marine Le Pen condamne le reste de son programme, selon les économistes. Nicolas Bouzou rappelle qu’elle prévoit une augmentation massive des dépenses publiques qui se traduirait selon lui par une « explosion du déficit budgétaire » et de la dette. « Il n’était rendu possible que par la monétisation de la dette par la Banque de France qui prêterait directement à l’Etat », explique-t-il. « Sans la monétisation de la dette par la Banque de France, le financement de son programme n’est plus possible. »

24 000 euros par mois et pas moyen d’économiser (Fillon)

24 000 euros par mois et pas moyen d’économiser  (Fillon)

 

 

 

La situation est évidemment dramatique, vite un Fillonthon car le candidat des Républicains en dépit de revenus très confortables ne parvient pas à économiser. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin qui  lui demandait s’il « arrivait à mettre de l’argent de côté », François Fillon a répondu que « personnellement, non ». « 35% des Français y parviennent, je ne sais pas si vous avez vu ce chiffre », a alors souligné le journaliste de BFMTV. Il faut convenir que François Fillon dispose pourtant de revenus substantiels, note Le Lab d’Europe 1. Selon sa déclaration de patrimoine, rendue publique dans le cadre de la campagne présidentielle, le député de Paris a perçu 130 000 euros en 2012, 465 000 euros en 2013, 247 000 euros en 2014, 344 000 euros en 2015, 275 000 en 2016. « Soit un revenu mensuel moyen 24 350 euros sur ces cinq dernières années », détaille Le Lab. Le pathétique de Fillon l’emporte sur le tragi-comique. Évidemment ce candidat (il est vrai comme d’autres) et complètement hors sol. Certes on ne peut reprocher à un individu l’importance de ses revenus mais il faut choisir soit le business, soit la politique. Fillon a voulu concilié les deux en se rendant coupable de détournement de fonds publics et d’abus de biens sociaux sans parler des conflits d’intérêts. Au-delà des faits évidemment très répréhensibles le pire c’est sans doute cette incapacité de Fillon à comprendre la stupeur et la colère de nombre de Français dont il faut rappeler que le salaire moyen ne dépasse pas en moyenne 1800 € par mois. Avec Fillon on quitte la problématique de la morale politique pour se situer tout simplement dans le champ de la malhonnêteté. On objectera à juste titre qu’il est  d’être le seul dans cette situation, que cela vaut aussi pour d’autres responsables nationaux et même locaux. Parmi les facteurs explicatifs le fait que la politique en France se soit transformée en véritable métier au lieu de se limiter à un mandat temporaire au service de l’intérêt général. Il n’y a sans doute qu’en France que nombre de politiques exercent  aussi longtemps des mandats. La presse étrangère et d’ailleurs très critique vis-à-vis de la bienveillance des Français vis-à-vis du mode de reproduction des élites politiques et de leurs dérives.

 

M. Fillon « savez-vous ce que c’est que travailler pour 1000 nets euros par mois » ?

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C’est la question qui revient à travers de nombreuses réactions après le scandale. Nombre d’internautes sont évidemment choqué par l’importance des montants en cause dans les différentes affaires Fillon qui portent en fait sur plusieurs millions dont environ 1 million pour le seul emploi fictif de  l’épouse de l’ancien ministre. Penelope Fillon a notamment bénéficié d’un salaire de plus de 6000 € nets lorsqu’elle  qu’elle était rémunérée pour un pseudo emploi d’assistante du suppléant de Fillon à l’assemblée nationale. Un revenu hors du commun puisqu’en moyenne un secrétaire parlementaire gagne autour de 2000 € et lui avec un travail effectif. Sans parler des 45 000 € d’indemnités de licenciement pour un emploi qu’elle n’a jamais assuré. Mais au-delà de ces chiffres exorbitants, ce qui scandalise le plus c’est l’inconscience totale de Fillon sur les faits que produit cette affaire sur l’opinion publique. D’autant plus que Fillon affirme avec une sorte de morgue d’aristocrate de l’ancien régime que tout cela est légal. De toute évidence, Fillon ignore totalement la condition sociale de salariés qui doivent se contenter de 1000 € nets par mois et auxquels au surplus il veut imposer davantage d’austérité en augmentant par exemple la TVA. À force de côtoyer le Gotha de la société, les milliardaires, les privilégiés, les élites comme Fillon deviennent fous. Pour gagner ces 1000 € nets, nombre de femmes de ménage qui entretiennent  bureaux et logements doivent  se lever vers quatre heures du matin avec parfois des trajets (AR) qui peuvent durer quatre heures et retourner le soir pour terminer le nettoyage des locaux. On objectera évidemment que certains diplômés comme Madame Fillon méritent une rémunération plus substantielle. Sans nul doute mais à condition qu’il ne s’agisse pas d’un travail fictif et d’un détournement d’argent public qui vient précisément notamment de la poche de ceux  qui doivent se contenter de 1000 € pour un travail réel et souvent pénible. Cette inconscience voire  ce mépris de certaines élites vis-à-vis de la réalité socio-économiques du pays fait réellement douter de leur lucidité, de leurs compétences et bien entendu de leur morale pour gérer le pays dans l’intérêt général.

Explosion des CDD de moins d’un mois

Explosion des  CDD de moins d’un mois

Pour les nouvelles embauches, de plus en plus de CDD, de plus en plus courts et qui débouchent de moins en moins sur des CDI. Le résultat du coût du travail aussi des incertitudes économiques.  Le nombre des embauches en CDD de moins d’un mois a progressé de 166% en quinze ans et ces contrats débouchent de moins en moins sur un CDI. C’est le constat majeur qui ressort de deux études distinctes, l’une de l’Unédic, l’autre de France Stratégie, que l’AFP a pu consulter. Selon les données collectées par l’assurance-chômage, de 2000 à 2016, les embauches en CDD d’un mois ou moins sont passées d’un peu plus de 1,5 million par trimestre à plus de 4 millions, tandis que celles de plus d’un mois n’ont pas bougé (environ 1 million). Ce document a été présenté aux partenaires sociaux mercredi 25 janvier lors d’une réunion de diagnostic du marché du travail, préalable à une éventuelle reprise des négociations sur l’assurance chômage.  Malgré cette tendance au raccourcissement des CDD, la part globale de ces contrats dans l’emploi reste stable sur cette période, à 9%, alors que les CDI représentent 76% de l’emploi total. Arts et spectacles, édition et audiovisuel, activités pour la santé, hôtellerie-restauration, immobilier et enseignement privé notamment sont les secteurs qui ont eu, en 2012, le plus recours à des contrats de moins d’un mois, voire quelques jours. L’étude de l’Unédic, qui gère l’assurance chômage, souligne aussi le « poids croissant » de la réembauche. En 2012, 84% des CDD de moins d’un mois étant des réembauches par un ancien employeur. « Dans certains secteurs, certains employeurs s’entendent implicitement avec leurs salariés sur la possibilité d’embauches successives avec parfois des engagements d’exclusivité », observe l’Unédic, sans plus de précisions.

VTC: Un chauffeur gagne 1000 ou 1.700 euros par mois ?

VTC: Un chauffeur gagne  1000 ou 1.700 euros par mois ?

 

Pas très claire l’évaluation de Jacques Rapoport., le médiateur qui fait varier le salaire net de 800 euros à 1700 euros. Pour un chauffeur « normalement professionnel » et qui « maîtrise correctement ses charges », le revenu mensuel s’établit « autour de 1.700 euros, entre 1.600 et 1.800 euros », mais il s’agit d’un revenu calculé sur 60 heures et  le montant estimé « n’inclut ni congés ni protection personnelle » en cas de maladie ou d’accident,  Sur une base de 40 heures d’activité hebdomadaire, Jacques Rapoport conclut que « l’activité ne permet pas de dégager un revenu décent ». Dans ce cas, le revenu net atteint « entre zéro et 1.100 euros, desquels il faut déduire le coût de la protection sociale évaluée, pour un indépendant au RSI, autour de 30 % du revenu ».  Le médiateur rendra ses préconisations au gouvernement fin janvier ou début février. Pour résumer si effectivement un chauffeur veut dégager autour de 1600 euros (revenu salarial moyen en France) il devra au moins travailler 90 heures.

Le loyer moyen : 628 euros par mois

Le loyer moyen : 628 euros par mois

Un chiffre tout à fait indicatif mais qui ne représente pas grand-chose compte de tenu des énormes écarts autour de cette moyenne. Pour une même surface, le loyer pouvant varier de 300 à 6000 € voire davantage en fonction du standing. Le loyer moyen en France est resté quasiment stable en 2016 (+0,7%), à 628 euros par mois charges comprises, selon une récente étude du site LocService.fr qui a analysé plus de 76.000 logements ayant changé de locataires en 2016. Cette moyenne cache évidemment de fortes disparités. Ainsi, le loyer charges comprises en Ile-de-France est en moyenne 52% plus élevé qu’en province et la différence atteint même 81% quand on compare la province avec Paris, où il faut débourser 1.029 euros par mois en moyenne pour une location. Paradoxalement, c’est dans la capitale que le loyer moyen au m² a le moins progressé (+0,7%), alors qu’il a grimpé de plus de 2% dans la petite couronne et de plus de 1% en grande couronne. « Ce phénomène s’explique par la mise en place depuis août 2015 de l’encadrement des loyers, qui porte donc ses fruits même si un quart des locations à Paris restent encore au-dessus du plafond de loyer autorisé », estime LocService.fr. Le dispositif sera étendu à Lille à partir du 1er février 2017 ainsi que dans d’autres villes comme Grenoble qui débute la mise en place de son observatoire des loyers -étape préalable à un encadrement- pour une application dans 18 à 24 mois. Autre enseignement de cette étude, les appartements T2 sont les logements les plus loués en 2016 avec 27% des locations réalisées, au coude-à-coude avec les studios qui représentent 26% des locations. Les grands appartements avec deux chambres minimum sont également recherchés pour la colocation et représentent désormais 23% des locations réalisées sur le site. Le marché des maisons se stabilise quant à lui à 9% des logements loués. Par ailleurs, et pour bien se rendre compte des différences de loyers existant d’une région à une autre, LocService.fr a indiqué le type de biens et la surface qu’il était possible de louer dans les grandes villes françaises avec un budget mensuel de 628 euros. Avec cette somme, on peut ainsi se loger dans un appartement deux-pièces de 40 à 50 m² à Marseille, Bordeaux ou Lyon, ou habiter dans un T3 de plus de 60 m² à Nancy ou à Saint-Étienne. En revanche, il faudra se contenter d’un studio à Nice ou à Paris, de respectivement 29 et 16 m².

410 euros par mois pour les auto-entrepreneurs

410 euros par mois pour les auto-entrepreneurs

Le statut d’auto entrepreneur peut procurer des revenus satisfaisants mais à condition de le cumuler avec un statut de salarié. Sinon le revenu moyen est particulièrement bas de l’ordre de 400 € par mois. Et ce revenu tend à diminuer.  Un tiers des auto-entrepreneurs ont en effet cumulé en 2014 cette activité avec un emploi salarié, contre un non-salarié classique sur dix. En incluant leur salaire, les auto-entrepreneurs « ont perçu au total 2.100 euros par mois ».  Par rapport à 2013, le revenu d’activité des auto-entrepreneurs a de nouveau baissé, mais à un rythme plus modéré que l’année précédente (-1,8% après -4,6% en 2013). Des salariés devenant auto entrepreneurs, le rêve de certains qui veulent supprimer le salariat et ses contraintes économiques et sociales (voir un autre article sur le sujet sur le site). L’intermédiation numérique justifierait ce changement de statut. Revenons d’abord sur la définition que donne Wikipedia à la définition de journalier :  « Les termes de  brassier » et  manouvrier » (terme qui a perduré avec « manœuvre ») ont un sens proche et désignent également des ouvriers agricoles pauvres ; les deux mots indiquent une personne qui loue sa force physique, ses bras ou ses mains, et qui donc ne possède pas de train de culture (charrue et animaux de trait, bœufs, cheval ou mulet). Les journaliers et manouvriers existaient aussi dans les villes, pratiquant une multitude de petits métiers et louant là leurs bras à la journée. Celui qui s’en sortait le mieux était celui qui réussissait à se faire embaucher régulièrement, même si les salaires étaient minimes. ». En France le nombre d’autos entrepreneur ne cesse de progresser en raison notamment de la situation du chômage. Mais pour quel revenu ? Une enquête de 2011 effectuées par l’INSEE donne des éléments de réponse : «C’est une enquête INSEE qui révèle le revenu moyen d’un auto-entrepreneur en 2011. Alors même que le régime connaît un franc succès dans tous les secteurs d’activité ou il est éligible, les autoentrepreneurs semblent, globalement, avoir du mal à se générer un revenu décent. 400 euros par mois c’est peu.  . On objectera que beaucoup ne travaillent pas à plein temps mais même ceux qui font les mêmes horaires qu’un salarié voire davantage ont des difficultés à dégager un revenu satisfaisant. Un monde d’autoentrepreneurs peut a priori faire rêver car il supprime le lien de subordination vis-à-vis du patron mais du coup on lui substitue une autre subordination celle du client mais en réalité celle d’une nouvelle intermédiation type Uber. L’outil numérique n’est qu’un prétexte pour réduire la rémunération aussi pour supprimer les couvertures sociales (santé, retraite, chômage). En même temps qu’on transfère les charges sociales, on  transfère aussi souvent les charges de capital. Un phénomène bien connu dans le transport routier quand certaines entreprises avaient transformé leurs salariés en sous-traitants devant y compris investir dans l’achat d’un camion et hypothéquer leur maison. Ce monde de nouveaux  journaliers est évidemment une vision ultra libérale. Certes il faut sans doute encourager la création d’entreprise y compris celles d’auto entrepreneurs sous réserve toutefois de réguler les conditions de concurrence afin d’une part que les intéressés puissent dégager des revenus immédiats convenables mais aussi afin de ne pas hypothéquer les équilibres de la protection sociale (même si cette dernière mérite d’être réformée sérieusement).

Pétrole : au plus bas depuis trois mois

Pétrole : au plus bas depuis trois mois

 

Contrairement à ce que disaient les experts (souvent impliqués dans la spéculation), le pétrole ne remonte pas. Il a même tendance a nettement diminuer. Des experts qui avaient interprété  un peu vite les décisions de l’OPEP de réduire la production ;  mais les membres de l’OPEP qui ont été incapable de se mettre d’accord sur des quotas par pays. Les cours du pétrole reculaient en effet encore vendredi en fin d’échanges européens, les investisseurs délaissant la présidentielle américaine pour se focaliser à nouveau sur le risque de surproduction du marché. Vers 18h30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 44,62 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,22 dollar par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » (WTI) pour le contrat de décembre cédait 1,23 dollar à 43,43 dollars. Les cours de l’or noir sont tombés vendredi à 44,19 dollars pour le Brent, au plus bas en près de trois mois, et à 43,03 dollars pour le WTI, au plus bas en près de deux mois, effaçant les gains engrangés depuis la victoire de Donald Trump aux élections présidentielles américaines qui avait dopé le goût pour le risque des investisseurs. L’accord de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) sur la production était à nouveau au coeur des préoccupations des marchés, alors que le rapport mensuel de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) sur l’état du marché mettait en garde jeudi contre une offre excédentaire. Reste à ressentir la baisse à la pompe !

25 % des Français dans le rouge chaque mois

25 % des Français dans le rouge chaque mois

 

Ça va mieux ! Peut- être mais pour certains car 25% des Français sont régulièrement dans le rouge chaque mois. Selon la 5 ème édition annuelle du baromètre Cofidis/CSA, 26% des Français n’arrivent pas à boucler leur fin de mois. Ils sont de plus en plus nombreux à vivre avec un découvert. Près d’un sur deux (46%) y a recours au moins une fois par an. Un sur cinq se trouve «dans le rouge» chaque mois. Les Français estiment qu’il leur faudrait 464 euros supplémentaires pour mois pour «vivre confortablement». Cette somme leur permettrait de dépenser davantage en priorité dans les loisirs. Ils investiraient en seconde position dans l’équipement de la maison, en troisième position dans l’habillement et enfin dans l’alimentation. 49% des personnes interrogées expliquent qu’elles doivent recourir au découvert à cause de dépenses incompressibles et de leurs difficultés financières. Et 46% le considèrent comme un outil de gestion budgétaire comme un autre. Le découvert s’élève en moyenne à 360 euros. «Les Français continuent de considérer le découvert comme un moyen «gratuit» de boucler leur fins de mois. Pourtant, comme un crédit, il est soumis à des intérêts, dont on occulte l’existence», observe Céline François, directrice du marketing de Cofidis. Les difficultés économiques font redouter le pire aux plus fragiles. Un quart de nos compatriotes affirme «glisser vers la pauvreté». 8% se classe dans la catégorie des personnes pauvres. Afin de s’en sortir, 20% des personnes interrogées puisent dans leur épargne pour s’en sortir. 6% s’endette de plus en plus. Conséquence logique, les Français sont partagés sur l’évolution du pouvoir d’achat. 50% des représentants des classes moyennes inférieures prévoient qu’il va baisser contre 38% qui estiment qu’il va rester stable. (Avec Reuters)

 

 

Niveau de vie : 1.679 euros par mois

Niveau de vie : 1.679 euros par mois

 

Le niveau de vie médian (précision méthodologique : différent du revenu moyen qui agglomère tous les revenus divisés par le nombre d’habitants) a quasiment stagné en 2014, atteignant 1.679 euros mensuels selon l’Insee. Les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.770 euros annuels, alors que, pour les 10% les plus aisés, il dépasse 37.260 euros. Le taux de pauvreté est quasi stable par rapport à 2013, soit 14,1% de la population qui vit avec moins de 1.008 euros par mois. Ça stagne. Selon la dernière étude de l’Insee sur « les niveaux de vie en 2014″, le niveau de vie médian s’élevait à 20.150 euros annuels (1.679 euros par mois) contre 20.000 euros en 2013, soit une très légère progression de 0,2%. Sous l’effet de la crise économique de 2008, le niveau de vie médian poursuit donc sa longue stagnation. Et si l’on découpe la population en 10 déciles égaux, toujours en 2014, les 10% des personnes les plus modestes ont un niveau de vie inférieur à 10.770 euros annuels, alors que, à l’autre bout de l’échelle, les 10% les plus aisés disposent d’au moins 37.260 euros, soit 3,5 fois plus, exactement le même rapport qu’en 2013. Mais si, cette fois, on se concentre sur les 5% les plus aisés (la moitié supérieure du dernier décile), on constate que leur niveau de vie moyen a progressé de 2,7% par rapport à 2013. A l’inverse, à la différence de 2013 où le niveau des 10% les plus modestes avait progressé de 1,1%, en 2014, en revanche, il baisse de 0,2% en raison du recul du revenu d’activité. Pour bien comprendre de quoi il s’agit, il convient de préciser que, selon l’Insee, le niveau de vie s’entend comme le revenu disponible du ménage – revenus d’activité, retraites, indemnités de chômage, assurance-vie, PEA, livret d’épargne populaire, épargne logement, prestations sociales, etc., le tout net des principaux impôts directs – divisé par le nombre d’unités de consommation (UC). Ces UC correspondent aux personnes qui composent le ménage. Elles sont calculées selon une échelle qui attribue 1 UC au premier adulte du ménage, 0,5 UC aux autres personnes de 14 ans ou plus et 0,3 UC aux enfants de moins de 14 ans. Le niveau de vie médian partage donc la population en deux : celle qui dispose d’un niveau de vie inférieur et l’autre moitié qui a un niveau de vie supérieur. Selon l’Insee, depuis la crise de 2008, les inégalités se sont d’abord creusées avant de diminuer. C’est en 2011 que les inégalités atteignent leur niveau le plus élevé, portées par une très forte augmentation des très hauts revenus. Ainsi, entre 2008 et 2011, le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20% des personnes les plus aisées et celle détenue par les 20% les plus modestes est passée de 4,3 à 4,6. Puis, entre 2011 et 2013, on a assisté au phénomène exactement inverse. Le rapport entre les 20% les plus riches et les 20% les plus modestes revenant de 4,6 à 4,3… L’Insee expliquait cela notamment par le fait que la part des revenus du patrimoine (revenus financiers, loyers perçus, etc.) dans le revenu disponible des ménages a nettement baissé, passant de 11,9% à 10,9% entre 2012 et 2013. Nouveau renversement de tendance en 2014 où le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20% les plus aisés et les 20% les plus modestes repart très légèrement à la hausse, passant de 4,3 à 4,4.

Par ailleurs, en 2014, le seuil de pauvreté, qui correspond à 60% du niveau de vie médian de la population, s’établit à 1.008 euros mensuels. Ce sont 8,8 millions de personnes qui vivent sous ce seuil de pauvreté, soit… 14,1% de la population. Cette proportion augmente très légèrement de 0,1 point par rapport à 2013. Cette évolution s’accompagne d’un maintien du niveau de vie médian des personnes pauvres qui atteint 805 euros par mois en 2014, contre 806 euros en 2013.  A noter qu’au sein de la population « pauvre », l’Insee constate quelques évolutions : le taux de pauvreté des retraités diminue. Il s’établit à 7,6% en 2014 contre 7,9% en 2013. Quant au taux de pauvreté des actifs occupés, il reste stable d’une année sur l’autre à 7,7%. Enfin, triste constat, le taux de pauvreté des jeunes de moins de 18 ans augmente, s’établissant à 19,8% en 2014 contre 19,6% en 2013.

(Avec BFM et Reuters)

Pour un service civique obligatoire de six mois (Julien Dray)

Pour un service civique obligatoire de  six mois (Julien Dray) 

 

Julien Dray est le premier homme politique a osé poser l’idée d’un service civique obligatoire dans une interview au JDD « Un gouvernement aussi fort soit-il ne peut gagner tout seul la bataille contre le terrorisme, car personne n’est infaillible. Il nous faut donc inventer ce que j’appelle une sécurité solidaire. Les femmes et les hommes politiques doivent donner l’exemple, accepter de travailler ensemble, être ­capables de parler ensemble au pays et parfois, justement par cette solidarité, affronter ensemble toutes les démagogies extrémistes. Mais les citoyens sont aussi concernés : créons tous ­ensemble un service civique national, mixte et obligatoire, de six mois. Ce qui provoquerait un grand élan de solidarité et de brassage social. Par ailleurs, ce serait aussi la possibilité de concentrer nos forces de sécurité sur l’essentiel de leurs missions. La notion de rassemblement national est capitale. Mais sans tuer, cela va sans dire, le nécessaire débat politique.  L’Histoire nous a enseigné que le terrorisme aveugle sait parfaitement ce qu’il fait. Une société minée par l’angoisse, qui a peur, où tout le monde commence à suspecter tout le monde, c’est une société qui peut se laisser emporter par toutes les démagogies, et où chacun est enfermé dans ses peurs. On a longtemps cru que nous étions dans des démocraties apaisées, donc stables. Cette certitude est aujourd’hui battue en brèche. »

 

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