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Marseille: Laboratoire d’une Ville à plusieurs visages

Marseille: Laboratoire d’une Ville à  plusieurs visages

Les résultats des élections législatives ont confirmé la recomposition du paysage politique français à « trois têtes », la Nupes portée par LFI, le « centre droit » autour de l’alliance présidentielle et le RN fort de ses nouveaux élus à l’Assemblée nationale. Le premier tour des législatives a été particulièrement intéressant à observer à Marseille, alors même que les résultats n’étaient pas encore définis, au vu des campagnes politiques successives qui se sont déroulées dans la cité phocéenne. Marseille se donne en effet à voir comme un laboratoire de sociologie politique, exarcerbant les dynamiques en cours.

De façon quasi caricaturale, la cité a été coupée en trois entités que ce soit pour le 1er ou le second tour : le Nord et le Centre pour la Nupes ; l’Est pour le RN ; le Sud pour LREM. Une répartition politique qui suit très exactement la sociologie du type d’habitants.

L’abstention dans les circonscriptions marseillaises a été forte comme dans le reste de la France (environ 53% d’abstention) ; mais c’est une participation électorale marquée par des contrastes très importants entre quartiers. Pour exemple, dans le centre, du côté de la Belle de Mai non loin de la Gare Saint-Charles, un des lieux les plus pauvres de France, le taux d’abstention atteint 72%. À l’opposé dans le quartier bourgeois de la Flotte dans le 8e arrondissement l’abstention n’atteint que 45,82%. Soit, plus de 26 points d’écart.

 

La Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) s’inscrit aussi dans cette dynamique de contrastes. Forte d’un socle de vote populaire, l’alliance séduit avant tout des quartiers à forte mixité culturelle et en proie à très grande pauvreté, voire extrême pauvreté, et par ailleurs des quartiers populaires en voie de gentrification ou déjà largement gentrifiés comme le 5e arrondissement.

Dans les quartiers populaires ayant connu diverses vagues d’immigrations depuis les années 60, tels les quartiers nord et certaines portions du centre, nous pouvons certainement parler, d’un vote identitaire sur fond de pauvreté.

 

Part des ménages à bas revenus, l’exemple de Marseille. Le taux de pauvreté est de 25,1 % à Marseille. La pauvreté se concentre dans les arrondissements du nord et du centre de la ville : dans les 1ᵉʳ, 2ᵉ, 3ᵉ, 14ᵉ et 15ᵉ, les taux de pauvreté sont supérieurs à 39 %. CGNET/2016CC BY-NC-ND

Les habitants de ces quartiers ont aussi clairement perçu les propos du leader de la Nupes, Jean-Luc Mélenchon, autour du concept de « créolisation » ; concept proposé par Edouard Glissant, devenu mot étendard, terme fétiche pour le leader de la LFI lors de cette campagne.

Leader de la LFI et ancien député de Marseille, il est présent en 2019 à la marche contre l’islamophobie à l’appel du CCIF et du NPA à Paris ; il a fait entendre son travail pour lutter contre « la haine des musulmans » et à travaillé à un livret précis « Pour une politique migratoire, humaniste et réaliste » livret thématique de l’Avenir en commun.

Comme le montre la littérature académique et journalistique, la mixité culturelle de ces quartiers « nord » – sur fond de pauvreté, joue plutôt en faveur d’un vote LFI ou Nupes.

Ainsi, le bureau de vote de l’école Maternelle de Saint Joseph Serières dans le 15e arrondissement a porté Nupes à plus de 49% au 1er tour. Une petite remarque cependant : dans ces quartiers où la précarité est forte, le RN arrive tout de suite en deuxième position ; et ce contrairement aux quartiers votant LFI mais qui sont en voie d’embourgeoisement.

Les quartiers en voie de gentrification telle la 5e circonscription, portent aussi l’alliance Nupes en première position. Il faut comprendre, que la sociologie électorale de LFI et de Nupes est moins populaire que celle du RN qui reste le « premier parti ouvrier de France ».

Les travaux du Cevipof repris par Luc Rouban le montrent, la Nupes représente plutôt les classes moyennes, plutôt les diplômés : la proportion d’électeurs ayant au moins un bac plus 5 dans l’électorat de Jean Luc Mélenchon a l’élection présidentielle était de 16% et de 19% pour Yannick Jadot – contre 18% dans l’électorat de Macron et seulement 6% dans celui de Marine Le Pen.

Dans ces quartiers où la Nupes est en tête, on repère deux tendances : quand le quartier est gentrifié, c’est LREM qui arrive derrière la Nupes (4e et 5e circonscription), quand le quartier est nettement plus populaire, c’est le RN qui talonne la formation construite autour de J.L Melenchon.

Le Rassemblement national synthétise peut-être ici les 2 FN caractérisés : celui du nord, ancré sur les questions sociales, celui du sud, construit autour des enjeux de l’immigration.

C’est à l’est qu’il sort en tête du premier tour. Dans certains bureaux de vote le RN monte jusqu’à presque 39% (La Valbarelle) avec plus de 7% du côté de Reconquête ! ou à plus de 36 avec un R ! à plus de 8 (groupe scolaire Château Saint-Cyr). Les deux partis d’extrême droite frôlent ainsi les 45 points.

Cette zone urbaine tend à avoir les caractéristiques du périurbain : située à la périphérie de la ville, proches des grands centres commerciaux, et des axes autoroutiers menant vers l’Est du département et vers le Var, on trouve dans ces secteurs, des maisons individuelles, ou des résidences dotées d’un foncier conséquent. Dans cette circonscription, la mixité culturelle est beaucoup moins forte que dans les quartiers nord.

Mais au final, si cette circonscription de l’est de Marseille échappe in fine de très peu au RN, ce dernier gagne une place coté nord-est face à la Nupes-LFI – 3e circonscription – au second tour. C’est au final cette circonscription plus populaire et appartenant déjà en partie aux quartiers nord que le RN a gagné.

D’ailleurs, dans cette circonscription, ce sont les bureaux de vote les moins peuplés de populations immigrées qui ont permis au RN de gagner ce siège.

Le vote RN s’effectue ici via un « effet de halo » largement documenté par les sciences politiques. Cet effet a été repéré à partir de données d’enquête géolocalisées au niveau infra-communal. Il révèle l’augmentation significative et substantielle de la probabilité du vote Le Pen à distance des « épicentres » de population immigrée, indépendamment du contexte socio-économique et culturel, ainsi que des caractéristiques socio-démographiques des individus.

Des travaux qui éclairent les mécanismes qui lient les expériences subjectives de l’immigration au vote FN ; par exemple ce sont les individus qui vivent tout de suite à coté des quartiers à forte immigration qui vont le plus voter FN/RN, comme le montrent Gille Ivaldi et Jocelyn Evans.

Dans ces circonscriptions – est et nord-est -, on retrouve certainement aussi ce que d’aucuns ont montré notamment autour des transformations du monde du travail – comme le montre ce travail un terrain favorable - qui jouent un rôle prépondérant dans le vote RN. Il s’agit moins d’un déclassement, qu’un délitement des éléments liés à la valorisation du travail : quid de l’estime retirée lors du parcours professionnel, l’emploi décroché – si emploi il y a – sera-t-il à la hauteur des attentes voire des diplômes obtenus ? C’est tous ces questionnements qui créent au vote RN.

Dans la cité phocéenne, LREM confirme l’attractivité électorale qu’elle a auprès des populations les plus incluses dans la société, c’est une sociologie électorale que l’on connaît bien maintenant : des diplômés, souvent des retraités, ou, parmi les actifs, des cadres.

Le bureau de vote de la Flotte, donne quasiment 44 % au candidat LREM et n’offre à la candidate que LR 18,7%. Au bureau de vote Prado Plages c’est plus de 40% à LREM, presque 18% à Reconquête ! la candidate LR n’arrive qu’à 15%. Ce carré d’or où la bourgeoisie marseillaise est souvent enfermée dans des résidences dotés de voies privées est globalement passé d’un vote de droite classique à un vote LREM. Ces bureaux de vote sont au sud de la ville et très proches de la mer.

Par ailleurs, dans ces lieux bourgeois du 8e arrondissement, on peut faire l’hypothèse que la réconciliation des droites chère à Zemmour séduit plutôt : les résultats du bureau de vote Prado Plage : Reconquête ! devancent LR avec 17,65% ; LR est à 14,59 ; le RN à 10,8.

Bien sûr la circonscription est plus mixte que ces seuls micro bureau de vote, dans certains secteurs plus « bobo » la Nupes – vers les Goudes à l’extrême sud – peut atteindre de bons scores, mais ce secteur donne tout de même l’avantage à LREM.

Deuxième ville de France, la cité du sud-est est faite de suffisamment de contrastes et de mixités pour être un bon terrain d’observations des jeux politiques.

En effet, on y retrouve sur le même territoire de très grandes entreprises comme la la Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime (CMA-CGM), armateur de porte-conteneurs français dont le patron est l’une des plus grandes fortunes françaises, mais aussi des grandes situations de précarité.

Marseille est à l’image d’une France dans tous ses aspects et tous ses contrastes : elle réunit en son sein un peu de la Seine-Saint-Denis, un peu des quartiers gentrifiés parisiens ou nantais, une bourgeoisie classique que l’on pourrait croiser à Bordeaux, mais aussi des centres universitaires ou économiques que l’on peut trouver dans le grand Paris ou le grand Lyon.

Les votes retracent ces contrastes, ils nous racontent une ville dans ces diverses composantes et in fine en disent long sur la France qui vote. La cité phocéenne finit par être une sorte de laboratoire en miniature de la France et de ce à quoi ressemble l’Assemblée nationale aujourd’hui.

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Par Virginie Martin, Docteure sciences politiques, HDR sciences de gestion, Kedge Business School.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Pour une Europe à plusieurs vitesses

Pour une Europe à plusieurs vitesses

 

L’élargissement potentiel à l’Ukraine, à la Géorgie et à la Moldavie, puis à d’autres, contraindra l’UE à adopter, progressivement, un schéma d’organisation étagé selon le degré d’intégration voulu, plaide, dans une tribune au « Monde », l’eurodéputé Bernard Guetta.

 

Tribune.

En trois jours, l’Union européenne s’est engagée à ouvrir ses portes à trois nouveaux pays, dont l’Ukraine. La tâche n’aura rien d’aisé. Il y a même là un tel défi que l’Union ne pourra pas le relever sans entièrement se réinventer, mais ce tournant majeur reste pratiquement inaperçu. Dans le fracas de la guerre, c’est tout juste si l’on a entendu la présidente de la Commission annoncer la nouvelle, à Kiev, le 8 avril. « L’Ukraine marche vers un avenir européen », a alors dit Ursula von der Leyen et, le lundi suivant, la percée de Marine Le Pen au premier tour de la présidentielle française a totalement éclipsé la remise des questionnaires d’adhésion à la Moldavie et à la Géorgie.

 

En disant « oui » aux Ukrainiens, l’Union a pourtant pris le risque d’accepter en son sein un pays de 44 millions d’habitants, totalement détruit par les pilonnages russes et dont les frontières resteront longtemps aussi disputées que fragiles. Nous avons pris l’énorme risque d’importer dans l’Union un conflit non résolu et d’en devenir ainsi partie prenante. Mais ce n’est pas tout.

Nous nous sommes obligés à prendre le même risque avec la Géorgie et la Moldavie parce que nous ne pouvions pas sembler les abandonner aux nostalgies impériales de Vladimir Poutine, et ce n’est encore pas tout. En trois jours, nous nous sommes ainsi contraints à faire sans doute aboutir autrement plus vite que nous ne le souhaitions les négociations en cours avec la Serbie, le Monténégro, l’Albanie, la Macédoine du Nord, la Bosnie-Herzégovine et même le Kosovo, soit six pays de plus. Nous courons, en un mot, à la paralysie, car nos institutions, conçues pour six Etats, alors que l’Union en compte aujourd’hui vingt-sept, sont déjà tellement essoufflées qu’elles ne pourraient plus du tout fonctionner avec quelque trente-cinq Etats membres aux niveaux de développement économique et politique si profondément différents.

 

Nous mettons, oui, le doigt dans un engrenage suicidaire mais, sauf à jouer les autruches, à fuir nos responsabilités et à renoncer à défendre la démocratie, nous ne pouvions pas tourner le dos aux Ukrainiens. Nous pouvions encore moins nous dérober que nous ne l’avions pu lorsque la Pologne, les pays baltes et l’Europe centrale frappaient à nos portes. Mais comment relever maintenant le défi que nous nous sommes lancé ?

Eh bien, c’est simple. Nous n’y parviendrons qu’en cessant de penser que nous pourrions tous avancer du même pas, tout le temps et dans tous les domaines. C’est impossible. Cela le restera pour de nombreuses décennies, mais nous pouvons, en revanche, constituer des ensembles de pays désireux d’aller plus loin et plus vite vers des objectifs communs, et cette Europe à plusieurs vitesses pourrait prendre corps de deux manières.

La Guerre en Ukraine va créer des famines dans plusieurs pays (ONU)

La Guerre en Ukraine va créer des famines dans plusieurs pays (ONU)

 

 

D’après l’ONU, il y a des risques que la guerre en Ukraine contribue à bouleverser le système alimentaire mondial » et frapper « le plus durement les plus pauvres et semer les germes de l’instabilité politique et de troubles dans le monde entier », a mis en garde lundi le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Quarante-cinq pays africains et pays les moins avancés importent au moins un tiers de leur blé d’Ukraine ou de Russie et 18 de ces pays en importent au moins 50%. « Les prix des céréales ont déjà dépassé ceux du début du printemps arabe et des émeutes de la faim de 2007-2008″, fait valoir l’ONU.

« La guerre en Ukraine signifie la faim en Afrique », a déploré dimanche la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, sur CBS News.

 

« Greniers du monde », la Russie et L’Ukraine représentent en effet à eux deux un tiers des échanges de blé mondiaux, et sont aussi d’importants exportateurs d’autres céréales telles que le maïs, des oléagineux et autres intrants essentiels pour l’agriculture intensive, comme les engrais.

Société-École : une crise à plusieurs dimensions

Société-École : une crise à plusieurs dimensions

 

 

Le premier motif de la grève récente  tient à la complexité d’un protocole inapplicable par les parents et pratiquement impossible à vérifier par les enseignants. Du coup, l’absentéisme crée une pagaille sans nom dans les classes et bouleverse complètement la pédagogie et les programmes.

Pendant longtemps, le gouvernement a fait l’impasse sur la situation sanitaire de l’école pourtant principal vecteur de diffusion de la pandémie. La vérité c’est qu’il a utilisé l’école pour diffuser largement le virus en espérant en retour obtenir une immunité collective de la population. Une stratégie discutable reposant essentiellement sur la vaccination.

 Au-delà de l’aspect sanitaire, l’école connaît une crise structurelle et notamment sociale. Il est clair que les enseignants en dépit des promesses récentes ne sont pas rémunérés à la hauteur de leurs compétences théoriques et de la qualification. D’une certaine manière, progressivement on a assisté dans le pays à une sorte de prolétarisation du métier. Des enseignants qui gagnent moins qu’un plombier  ( métier qui n’est pas d’ailleurs si simple avec l’évolution technologique).    La revalorisation financière est incontournable surtout si l’on veut remettre à niveau autant les capacités que les engagements.

La crise est aussi culturelle dans la mesure où il n’est plus possible d’enseigner de manière sereine et efficace compte tenue de la dégradation totale de la discipline dans certaines classes notamment dans les quartiers difficiles mais pas seulement. De ce point de vue, les théories pédagogistes  farfelues ont bouleversé les rapports au savoir et au maître.

Le plus grave , c’est la dégradation générale du niveau scolaire qui commence évidemment en primaire mais atteint le supérieur. Pour preuve des cours d’orthographe sont parfois organisés dans les universités ! Des universités complètement surbookées  parce que la mode en France s’oppose à l’orientation vers les filières d’apprentissage et qu’on préfère diriger les étudiants dans des impasses universitaires non qualifiantes. Nombres d’étudiants sont d’ailleurs éjectés dès les premières années d’université.

S’il y a un objectif prioritaire à mettre en débat en France ,c’est bien celui concernant l’avenir de l’école et celui des élèves. Un débat qu’on ne pourra conduire uniquement avec les enseignants mais avec tous les acteurs économiques, sociaux, politiques et culturels.

Développement du paiement en plusieurs fois

Développement du paiement en plusieurs fois

 

L e paiement en plusieurs fois n’est évidemment pas nouveau. Mais il tend à se développer avec les offres des sociétés commerciales elles-mêmes. Il y a plusieurs manières de pratiquer le paiement différé. Soit l’obtention d’un crédit traditionnel, soit l’utilisation des facilités de paiement en plusieurs fois offertes par les banques , soit cette dernière tendance des grandes marques de distribution de fractionner le règlement.

Selon les cas, ce paiement en plusieurs fois peut comporter des frais supplémentaires ou être gratuit. Il vise en tout cas inciter à la consommation qui par parenthèse s’est montrée un peu molle au cours du mois de juillet.

De façon plus structurelle, les Français qui le peuvent sont davantage tentés par l’épargne que par la consommation content tenu des incertitudes sanitaires et économiques.

Voitures autonomes: pas avant plusieurs décennies ! peut-être

 Voitures autonomes: pas  avant plusieurs décennies ! peut-être 

 

Les experts ne savent pas quand, si toutefois cela arrive un jour, nous aurons des véhicules véritablement autonomes, capables de se déplacer partout sans aide. Avant cela, l’IA devra déjà commencer par devenir… beaucoup plus intelligente par Christopher Mims Dans le Wall Street Journal (extraits)

 

En 2015, Elon Musk avait annoncé que les véhicules autonomes pouvant rouler « n’importe où » seraient disponibles d’ici deux ou trois ans.

En 2016, le directeur général de Lyft, John Zimmer, avait prédit qu’elles allaient « pratiquement mettre fin » à la possession de voiture particulière d’ici à 2025.

En 2018, le CEO de Waymo, John Krafcik, avait prévenu que la mise au point des robocars autonomes prendrait finalement plus de temps que prévu.

En 2021, certains experts ne savent pas quand, si cela se produit un jour, les particuliers pourront acheter des voitures sans volant se conduisant toutes seules.

Contrairement aux investisseurs et aux dirigeants d’entreprise, les universitaires qui étudient l’intelligence artificielle, l’ingénierie des systèmes et les technologies autonomes soulignent depuis longtemps que la conception d’une automobile entièrement autonome prendrait de nombreuses années, voire des décennies. Aujourd’hui, certains vont même plus loin et affirment que, malgré des investissements qui dépassent déjà les 80 milliards de dollars, nous ne disposerons peut-être jamais des voitures autonomes promises. Du moins, pas sans avancées majeures dans le domaine de l’intelligence artificielle, que personne ne prévoit de sitôt, ni sans un réaménagement intégral de nos villes.

Même les plus fervents promoteurs de cette technologie — en 2019, M. Musk était revenu sur ses prévisions précédentes et déclarait que les robots-taxis autonomes Tesla feraient leur apparition en 2020 — commencent à admettre publiquement que les experts qui se montrent sceptiques ont peut-être raison.

Dans les véhicules que vous pouvez aujourd’hui acheter, la conduite autonome n’a pas réussi à se matérialiser autrement que par un régulateur de vitesse amélioré, comme le Super Cruise de GM ou l’Autopilot de Tesla, au nom très optimiste

« Une grande partie de l’IA appliquée au monde réel doit être pensée pour permettre une conduite autonome totale, généralisée et sans assistance puisse fonctionner », a récemment tweeté M. Musk lui-même. Autrement dit, pour qu’une voiture puisse conduire comme un être humain, les chercheurs doivent créer une IA à sa hauteur. Les chercheurs et les universitaires spécialisés dans ce domaine vous diront que nous n’avons pas la moindre idée de la manière d’y parvenir. M. Musk, en revanche, semble être convaincu que c’est exactement ce que Tesla va réussir. Il ne cesse de vanter les mérites de la prochaine génération de la technologie « Full Self Driving » de l’entreprise, actuellement en phase de test bêta — qui n’est en réalité qu’un système d’aide à la conduite au nom trompeur.

Un article récemment publié, intitulé Why AI is Harder Than We Think, résume fort bien la situation. Melanie Mitchell, informaticienne et enseignante en systèmes complexes à l’Institut Santa Fe, y note qu’à mesure que s’éloigne l’horizon de la commercialisation des véhicules autonomes, les acteurs du secteur redéfinissent le terme. Comme ces véhicules nécessitent des zones test géographiquement limitées et des conditions météorologiques idéales — sans évoquer les conducteurs à bord pour assurer la sécurité ou, au moins, des contrôleurs à distance — les constructeurs et les partisans de ces véhicules ont intégré toutes ces restrictions dans leur définition de l’autonomie.

Même avec tous ces astérisques, écrit la docteure Mitchell, « aucune de leurs prédictions ne s’est réalisée ».

Dans les véhicules que vous pouvez aujourd’hui acheter, la conduite autonome n’a pas réussi à se matérialiser autrement que par un régulateur de vitesse amélioré, comme le Super Cruise de GM ou l’Autopilot de Tesla, au nom très optimiste. A San Francisco, Cruise, filiale de GM, teste des véhicules autonomes sans conducteur au volant, mais avec un humain qui surveille les performances du véhicule depuis le siège arrière. Par ailleurs, il n’existe pour l’heure qu’un seul service commercial de robot-taxi fonctionnant aux Etats-Unis sans conducteur humain. L’opération, conduite par Waymo, une filiale d’Alphabet, se limite à des zones à faible densité de la métropole de Phoenix.

Même dans ces conditions, les véhicules de Waymo se sont retrouvés impliqués dans des accidents mineurs au cours desquels ils ont été percutés par-derrière. Leur comportement déroutant (pour les humains) a été cité comme une cause possible de ces accidents. Récemment, l’un d’eux a été perturbé par des cônes de signalisation sur un chantier.

« Je ne suis pas convaincu que nous soyons davantage percutés ou accrochés par l’arrière qu’un véhicule conduit par un humain », assure Nathaniel Fairfield, ingénieur logiciel et responsable de l’équipe « comportement » chez Waymo. Les véhicules autonomes de l’entreprise ont été programmés pour être prudents — « à l’inverse du jeune conducteur classique », insiste-t-il.

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Les problèmes des voitures sans conducteur se manifestent réellement à partir du troisième niveau. Selon Mme Cummings, les algorithmes actuels de deep learning, le nec plus ultra de l’apprentissage automatique, ne sont pas en mesure de fournir une représentation du monde basée sur la connaissance. Et les tentatives des ingénieurs humains pour combler cette lacune — comme la création de cartes ultra-détaillées pour compenser les failles des données des capteurs — ne sont pas mises à jour assez fréquemment pour guider un véhicule dans toutes les situations possibles, par exemple lorsqu’il se retrouve confronté à des travaux non cartographiés.

De plus en plus d’experts estiment que le chemin vers l’autonomie complète ne sera, en fin de compte, pas principalement basé sur l’IA

Les systèmes d’apprentissage automatique, qui sont excellents pour comparer des modèles, ne sont pas doués pour l’extrapolation, c’est-à-dire pour se servir de ce qu’ils ont appris dans un domaine afin de l’appliquer à un autre. Par exemple, ils peuvent identifier un bonhomme de neige sur le bord de la route comme étant un piéton potentiel, mais ne peuvent pas dire qu’il s’agit en fait d’un objet inanimé qui a très peu de chances de traverser la voie.

« Quand vous êtes un enfant en bas âge, on vous apprend qu’on peut se brûler avec une cuisinière », rappelle la docteure Cummings. Mais l’IA n’est pas très douée pour transposer ce qu’il sait d’une casserole à une autre, ajoute-t-elle. « Vous devez lui enseigner cela pour chaque ustensile qui existe. »

Des chercheurs du MIT tentent de combler cette lacune en revenant à l’essentiel. Ils ont lancé une vaste étude pour comprendre comment les bébés apprennent, en termes techniques, afin de retranscrire cela dans les futurs systèmes d’IA.

« Des milliards de dollars ont été dépensés dans le secteur de la conduite autonome, mais les résultats ne vont pas être à la hauteur de leurs attentes », prévient la docteure Cummings. Cela ne signifie pas que nous n’aurons pas un jour une sorte de voiture « autonome », dit-elle. Mais « ce ne sera pas ce que tout le monde a promis ».

En revanche, ajoute-t-elle, de petites navettes circulant à faible vitesse dans des zones bien cartographiées et équipées de capteurs, par exemple à télédétection par laser, pourraient permettre aux ingénieurs de limiter le degré de sécurité à un niveau acceptable pour les régulateurs et le public. (Imaginez, par exemple, des navettes à destination et en provenance d’un aéroport, circulant sur des voies spécialement aménagées).

M. Fairfield, de Waymo, affirme que son équipe ne voit pas d’obstacles technologiques fondamentaux à la généralisation des services de robots-taxis autonomes comme ceux de son entreprise. « Si vous êtes trop conservateur et que vous ignorez la réalité, vous dites que cela va prendre trente ans — mais ce n’est tout simplement pas vrai », assure-t-il.

De plus en plus d’experts estiment que le chemin vers l’autonomie complète ne sera, en fin de compte, pas principalement basé sur l’IA. Les ingénieurs ont résolu nombre d’autres problèmes complexes — comme l’atterrissage de vaisseaux spatiaux sur Mars — en les divisant en petits morceaux, afin que de brillants esprits soient en mesure de concevoir des systèmes capables de gérer chaque étape. Raj Rajkumar, professeur d’ingénierie à l’université Carnegie Mellon, qui travaille depuis longtemps sur les voitures autonomes, est optimiste concernant cette approche. « Cela ne se fera pas du jour au lendemain, mais j’entrevois la lumière au bout du tunnel », dit-il.

C’est la principale stratégie adoptée par Waymo pour faire circuler ses navettes autonomes. « Nous ne pensons pas qu’il faille une IA complète pour résoudre le problème de la conduite », estime d’ailleurs M. Fairfield.

De son côté, M. Urmson, d’Aurora, explique que son entreprise combine l’IA avec d’autres technologies pour créer des systèmes capables d’appliquer des règles générales à des situations nouvelles, comme le ferait un humain.

Pour arriver à des véhicules autonomes conçus via des méthodes « traditionnelles », avec une « ingénierie des systèmes » éprouvée, il faudrait encore dépenser des sommes énormes pour équiper nos routes de transpondeurs et de capteurs afin de guider et corriger les voitures robots, explique Mme Mitchell. Et leur déploiement resterait limité à certaines zones et dans certaines conditions météorologiques, avec des téléopérateurs humains sur le qui-vive au cas où les choses tournent mal, ajoute-t-elle.

Cette version animatronique à la Disney de notre avenir en matière de conduite autonome serait à mille lieues de la création d’une intelligence artificielle susceptible d’être installée dans n’importe quel véhicule et de remplacer immédiatement un conducteur humain. Cela pourrait aboutir à des voitures plus sûres conduites par des humains, et des véhicules entièrement autonomes dans une poignée de zones soigneusement contrôlées. Mais ce ne serait pas la fin de la possession de voiture individuelle, qui n’est, elle, pas pour si tôt.

MARCHE CLIMAT: PLUSIEURS MILLIERS DE PERSONNES À PARIS et en province

MARCHE CLIMAT: PLUSIEURS MILLIERS DE PERSONNES À PARIS et en province

Des dizaines de milliers de manifestants partout en France pour protester contre les orientations visant le climat. Au total 115 000 d’après les organisateurs. Parmi les motifs d’insatisfaction le faite que Emmanuel Macron s’était engagé devant les membres de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) à envoyer aux parlementaires leur proposition de modification de l’article 1 de la Constitution;  mais, face aux réticences du Sénat, l’idée du référendum devrait être abandonnée par le gouvernement

Malgré les assurances élyséennes, écologistes, partis de gauche et syndicats y ont vu une preuve de plus des reniements de l’exécutif, alors même qu’ils manifestaient pour dénoncer comme « un rendez-vous raté pour le climat » la loi « climat et résilience » adoptée mardi à l’Assemblée.

Un texte, très contesté, sensé traduire une partie des 149 propositions de la CCC, convoquée par Emmanuel Macron dans la foulée de la crise des gilets jaunes pour réduire de 40% les émissions françaises de gaz à effet de serre « dans un esprit de justice sociale ».

Selon les organisateurs, 115.000 personnes au total ont participé à 163 défilés à travers le pays, dont 56.000 à Paris, soit un peu plus que revendiqué lors du précédent mouvement fin mars.

Electricité : le risque d’une pénurie pendant plusieurs années

Electricité : le risque d’une pénurie pendant plusieurs années

 

En raison de la fermeture de Fessenheim, des travaux d’entretien sur les réacteurs et des retards de Flamanville, la France pourrait friser le risque de pénurie d’électricité pendant plusieurs années au moins jusqu’en 2024. Tout dépendra en fait  de la rigueur des prochains hivers. Du coup, la fermeture de deux nouveaux réacteurs en 2025 et 2026 pourrait être décalée. À noter aussi que les énergies alternatives sont loin de compenser le vide laissé par le nucléaire. « Le système électrique ne disposera que de marges très faibles sur la période 2021-24 et l’hiver prochain présente un risque plus élevé qu’un hiver normal« , a expliqué Xavier Piechaczyk, président du gestionnaire du réseau haute tension, lors d’une conférence de presse.

 

RTE publiait mercredi son « bilan prévisionnel », un épais document qui étudie les perspectives du système français à l’horizon 2030.RTE avait déjà exprimé sa « vigilance » pour l’hiver 2020-2021, qui s’est finalement passé sans encombre grâce à une météo clémente et à une baisse de la consommation électrique avec la crise.

Pour l’avenir, la situation doit s’améliorer en 2024-2026 avec la mise en route attendue de l’EPR et de six parcs éoliens en mer, notamment. L’amélioration est plus nette encore en 2026-2030.

Pour 2030, RTE prévoit par ailleurs une hausse modérée de la consommation d’électricité, de l’ordre de 5% par rapport à 2019. Elle sera notamment tirée par le développement des véhicules électriques mais aussi la production d’hydrogène.

La fameuse « pointe » de consommation de 19 heures en hiver devrait cependant diminuer grâce aux mesures d’efficacité et à de nouveaux usages qui ne seront pas concentrés sur cet horaire. Les voitures électriques devraient par exemple se charger au creux de la nuit, à l’exemple des chauffe-eaux actuellement.

Concernant les émissions de CO2, RTE calcule qu’elles devraient diminuer de 30 à 40 millions de tonnes par an.

C’est en partie le fait de l’évolution du système électrique lui-même mais surtout grâce aux transferts d’usage vers l’électricité (mobilité, production d’hydrogène, procédés industriels, chauffage ou cuisson…) qui limiteront le recours aux énergies fossiles.

A gauche: le sentiment d’être trahi depuis plusieurs élections

A gauche: le sentiment d’être trahi depuis plusieurs élections 

Pour le politiste Brice Teinturier, le déclin du clivage droite-gauche et la stratégie de désextrémisation de Marine Le Pen peuvent expliquer les réticences des électeurs à se mobiliser pour faire barrage au Rassemblement national lors du deuxième tour de la présidentielle de 2022.

Vous avez publié en 2017 un ouvrage sur la « PRAF attitude » (« “Plus rien à faire, plus rien à foutre”. La vraie crise de la démocratie », Robert Laffont), de ces électeurs qui sont désormais totalement détachés de la politique, que vous estimiez à près de 30 %. Leur nombre a-t-il évolué ?

Ce que j’ai cherché à pointer en 2017, c’était une menace pour la démocratie induite non par la montée des extrêmes, mais par une proportion de plus en plus importante de Français qui n’en ont « plus rien à faire » de la politique. Il y a une mythologie française sur le fait que les Français seraient passionnés de politique. Elle est en partie vraie, mais elle occulte un phénomène plus profond, la montée en puissance du désengagement à l’égard de la démocratie et du vote, d’une prise de distance profonde chez des Français tout simplement déçus, voire dégoûtés par la politique, pour toute une série de raisons que j’ai cherché à analyser : alternances ayant tué l’espérance, crise de l’exemplarité, mutations de l’information, crise de la représentation, etc.

L’abstention électorale en est une des manifestations les plus visibles et ne relève plus seulement d’un mécanisme d’exclusion sociale. Elle a tendance à augmenter, qu’il s’agisse du premier tour de la présidentielle de 2017 (22,2 %), des législatives qui ont suivi (51,3 %), des européennes de 2019 (50,1 %) ou des municipales de 2020 (55,3 %, un record pour ces élections que l’on ne peut expliquer seulement par le Covid).

Cela ne veut pas dire que le phénomène est inexorable. D’ailleurs, nos enquêtes montrent que l’image du personnel politique s’est plutôt améliorée depuis quatre ou cinq ans, tout comme le sentiment d’être bien représenté, la confiance envers de nombreuses institutions et à l’égard des grandes entreprises. Le niveau reste très préoccupant, mais la tendance est incontestable et le Covid-19 a redonné du sens à l’action des politiques, même si la défiance reste la toile de fond de la société.

Une forte abstention à la prochaine élection présidentielle est donc possible, même si un an avant le scrutin, sans connaître encore l’offre de candidatures et avec tout ce qui peut se produire dans une campagne, il faut être très prudent : lorsqu’il existe un enjeu et que les Français ont le sentiment d’avoir à trancher entre des alternatives claires, distinctes et importantes, ils se rendent aux urnes.

Plusieurs responsable LREM partisans de jeter un voile sur l’Islamo-gauchisme

Plusieurs responsable LREM partisans de jeter un voile sur l’Islamo-gauchisme 

 

 

Plusieurs ministres et responsables de la république en marche proposent tout simplement de jeter un voile plus ou moins pudique sur la question de l’Islamo gauchisme dans une tribune au Monde. Ils justifient leur position par le refus d’une nouvelle opposition gauche droite qui serait de nature à obscurcir le débat. Un bel exemple du en même temps puisque d’autres dans la majorité défendent une position contraire. Ou les limites du en même temps, auberge espagnole ramasse tout en prévision de 2022.

 

Les responsables de la république en marche qui veulent endormir le débat estiment que prises de position sur l’islamo-gauchisme font  resurgir ce clivage gauche-droite, ne permettant ainsi «aucun débat» et faisant émerger uniquement des positions «pour» ou «contre» des notions comme l’«intersectionnalité», le «post-colonialisme» ou encore le «privilège blanc». Pour les auteurs de cette tribune, c’est donc le moment de rappeler la démarche promue par le chef de l’État. À savoir une «approche par les faits» qui évite tout risque de «substituer à nouveau un débat stérile à une réalité qui nécessite pourtant largement d’unir nos forces, tant elle est compliquée à gérer.» Une belle bouillie rhétorique ou la fuite devant les problèmes!

 

 

 

Coronavirus France : 20.064 nouveaux cas et situations critiques dans plusieurs régions

Coronavirus France : 20.064 nouveaux cas et situations critiques dans plusieurs régions

 

En moyenne constate une certaine stabilité concernant les nouveaux cas. La situation est cependant très tendue dans les hôpitaux et particulièrement dans les services de réanimation. En outre certaines régions connaissent des situations particulièrement critiques comme dans la région de Nice, l’Est de la France ou la région parisienne.

 

20.064 nouvelles contaminations ont été détectées en France en 24 heures, selon les chiffres publiés ce mardi, contre 4646 la veille et 19.590 mardi dernier. La France compte désormais 3.629.891 cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie. 314 personnes sont mortes depuis la veille à l’hôpital, portant le total à 85.070 morts du coronavirus.

Au total, 25.660 personnes sont hospitalisées (-171) et 1780 nouveaux patients atteints du Covid-19 ont été admis en 24 heures, soit 251 de plus que la veille. 3435 patients se trouvent actuellement dans les services de réanimation ce mardi, parmi eux, 345 ont été accueillis en 24 heures (+71). Le taux de positivité des tests s’élève désormais à 6,5%.

Frais de gestion excessif de plusieurs banques

Frais de gestion excessif de plusieurs banques

 

Pour la première fois la direction générale de la concurrence a sanctionné plusieurs banques aux frais de gestion excessif et les a condamnés à des amendes.. Les établissements visés sont les suivants : BNP Paribas (1,494 million d’euros d’amende), la Banque Postale (1,168 million d’euros), la Banque populaire du Grand Ouest (74.446 euros), la banque Afone (58.200 euros), la Caisse régionale Crédit agricole Normandie (48.276 euros) et enfin la Caisse fédérale du Crédit mutuel Maine Anjou Basse-Normandie (35.600 euros).

Plusieurs centaines d’élèves du Nigéria enlevés

Plusieurs centaines d’élèves du Nigéria enlevés

 

 

. Boko Haram a revendiqué l’attaque de la voix même de son chef Abubakar Shekau. Dans un message audio de propagande, celui-ci explique :  »Je suis Abubakar Shekau et nos frères sont derrière les enlèvements de Katsina. »

« Ce qu’il s’est passé en Katsina a pour but de décourager les pratiques anti-musulmanes comme l’éducation occidentale qui n’est pas ce que permet Allah et son Prophète », a déclaré Abubakar Shekau.  Mais l’attaque pourrait être l’œuvre de groupes armés, installés dans le nord-ouest du Nigeria qui ont fait allégeance il y a peu au chef de Boko Haram. Cela indique clairement l’extension de l’influence du groupe islamiste qui gagne ainsi tout le nord du pays, le long de la frontière avec le Niger.

Economie- Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

Economie- Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

 

Le FMI a amélioré ses prévisions de croissance pour cette année. La récession mondiale ne serait plus que de 4,4 %. Si elle prédit un rebond l’an prochain, elle s’attend à ce que la croissance mondiale soit durablement faible dans les années à venir.   Le FMI prédit toujours une forte récession malgré une amélioration de ses prévisions par rapport à juin dernier. Pour les pays avancés le fonds monétaire envisage une récession de 5,8 % et non plus de 8,1 %. Avec -12,8 % et -10,6 %, l’Espagne et l’Italie payent un lourd tribut. La France voit sa prévision améliorée de 2,7 points de pourcentage à -9,8 %. L’Allemagne s’en sort mieux puisque son PIB ne devrait reculer « que » de 6 % et non de 7,8 %. Aux Etats-Unis, la récession serait de -4,3 %. En revanche, le Fonds se montre plus pessimiste pour les pays émergents et en développement, avançant un recul de 3,3 % de leur PIB. Cependant pour l’avenir le FMI prévoit une croissance ralentie pendant plusieurs années. Pour l’année prochaine, l’institution multilatérale prévoit bien un rebond, mais inférieur à 4 % . Pour nombre de pays avancés, la croissance devrait être limitée autour de 2 % pendant plusieurs années . Après le rebond de 2021, la croissance mondiale devrait progressivement ralentir pour atteindre environ 3,5 % à moyen terme », indique le fonds monétaire international.

De toute manière sans crise sanitaire compte tenu des évolutions de fin 2019 la croissance mondiale s’engageait déjà dans une croissance molle pour de nombreuses années. Après la crise sanitaire, le rattrapage masquera un peu cette de tendance lourde mais qu’on retrouvera rapidement à partir de 2022. Ces prévisions du fonds monétaire international n’évoque pas de perspective de catastrophe économique et financière. Or rien ne dit qu’une bulle immobilière, obligataire plus généralement financière ne mettra pas en difficulté la croissance mondiale sans parler évidemment d’éventuelles causes géopolitiques.

Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

Une croissance mondiale ralentie pour plusieurs années (FMI)

Le FMI a amélioré ses prévisions de croissance pour cette année. La récession mondiale ne serait plus que de 4,4 %. Si elle prédit un rebond l’an prochain, elle s’attend à ce que la croissance mondiale soit durablement faible dans les années à venir.

 

Le FMI prédit toujours une forte récession malgré une amélioration de ses prévisions par rapport à juin dernier. Pour les pays avancés le fonds monétaire envisage une récession de 5,8 % et non plus de 8,1 %. Avec -12,8 % et -10,6 %, l’Espagne et l’Italie payent un lourd tribut. La France voit sa prévision améliorée de 2,7 points de pourcentage à -9,8 %. L’Allemagne s’en sort mieux puisque son PIB ne devrait reculer « que » de 6 % et non de 7,8 %. Aux Etats-Unis, la récession serait de -4,3 %.

En revanche, le Fonds se montre plus pessimiste pour les pays émergents et en développement, avançant un recul de 3,3 % de leur PIB.

Cependant pour l’avenir le FMI prévoit une croissance ralentie pendant plusieurs années. Pour l’année prochaine, l’institution multilatérale prévoit bien un rebond, mais inférieur à 4 % . Pour nombre de pays avancés, la croissance devrait être limitée autour de 2 % pendant plusieurs années . Après le rebond de 2021, la croissance mondiale devrait progressivement ralentir pour atteindre environ 3,5 % à moyen terme », indique le fonds monétaire international.

De toute manière sans crise sanitaire compte tenu des évolutions de fin 2019 la croissance mondiale s’engageait déjà dans une croissance molle pour de nombreuses années. Après la crise sanitaire, le rattrapage masquera un peu cette de tendance lourde mais qu’on retrouvera rapidement à partir de 2022. Ces prévisions du fonds monétaire international n’évoque pas de perspective de catastrophe économique et financière. Or rien ne dit qu’une bulle immobilière, obligataire plus généralement financière ne mettra pas en difficulté la croissance mondiale sans parler évidemment d’éventuelles causes géopolitiques.

 

 

Coronavirus: plusieurs cas de réinfection

Coronavirus: plusieurs cas de réinfection

 

Plusieurs cas de réinfection au plan mondial dont deux identifiés en Europe, l’un aux Pays-Bas et l’autre en Belgique, a rapporté mardi la télévision publique néerlandaise NOS en citant des virologues.

Selon Marion Koopmans, virologue qui conseille le gouvernement des Pays-Bas, le patient néerlandais était une personne âgée dont le système immunitaire était affaibli.

Si les poussées de reprise des symptômes chez des patients déjà malades depuis longtemps sont relativement connues, les spécialistes s’attendaient à ce que des cas de réinfection par le SARS-CoV-2 soient observés.

Pour confirmer qu’il s’agit d’une véritable recontamination, des tests génétiques sont nécessaires pour déterminer si la première et la seconde infection ont éventuellement été provoquées par des souches différentes du virus.

“Que des cas de réinfection émergent, cela ne m’inquiète pas”, a souligné Marion Koopmans. “Nous devons voir si cela arrive souvent”, a-t-elle ajouté.

Aucun commentaire n’a pu être obtenu dans l’immédiat auprès du ministère néerlandais de la Santé.

En ce qui concerne le patient belge, le virologue Marc Van Ranst a précisé à la télévision publique belge VRT qu’il s’agissait d’une femme ayant été contaminée une première fois en mars, puis une seconde fois en juin.

“Je pense que dans les prochains jours nous verrons d’autres histoires comparables (…) Il pourrait s’agir d’exceptions, mais ces cas existent et il n’y en a pas qu’un”, a-t-il dit en jugeant que “ce n’est pas une bonne nouvelle”.

Marc Van Ranst a expliqué que dans le cas de la patiente belge, qui présentait des symptômes légers de COVID-19 – la maladie que développent certaines personnes contaminées par le nouveau coronavirus – les anticorps développés après l’infection initiale pourraient être insuffisants pour prévenir une nouvelle contamination par une souche légèrement différente du virus mais pourraient malgré tout contribuer à limiter la sévérité des symptômes.

Des chercheurs de l’université de Hong Kong ont fait état lundi d’un cas confirmé de réinfection et un cas avait été signalé en Chine continentale mi-août.

Biélorussie : condamnée par plusieurs pays européens

Biélorussie : condamnée  par plusieurs pays européens

Environ une dizaine de pays européens souhaiteraient que l’Union économique prenne des sanctions économiques contre la Biélorussie pour protester contre les conditions d’élection du président. Un président élu grâce au bourrage des urnes avec 80 % des voix et qui exerce le pouvoir déjà depuis plus de 25 ans. Surtout l’union européenne entend ainsi protester contre la répression des manifestations en Biélorussie où les forces de l’ordre tirent à balles réelles et emprisonnent des milliers de personnes.

Toute décision de l’union européenne sur l’instauration de sanctions nécessite l’unanimité. La réunion de ce vendredi à 13h00 GMT sera l’occasion de débattre de cette possibilité mais il faudra attendre plusieurs jours avant d’éventuelles décisions.

La Pologne, la République tchèque, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie et le Danemark ont appelé dans une lettre commune à l’adoption de “mesures restrictives contre les dirigeants” responsables de la tenue du scrutin présidentiel biélorusse et de la répression des manifestations.

“Nous devons aboutir à un équilibre prudent entre la pression contre et l’engagement avec le président biélorusse Loukachenko. Nous croyons que l’UE doit assumer dès que possible un rôle de médiateur”, ajoute la lettre, dont Reuters a pris connaissance.

L’Allemagne, l’Autriche et la Suède s’étaient déjà prononcées en faveur de sanctions.

Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Alexander Schallenberg, a toutefois prévenu qu’il était peu probable que des sanctions soient décidées dès ce vendredi.

De sources diplomatiques, on explique que la Hongrie est l’Etat membre le plus sceptique. Budapest avait déjà appelé l’UE à lever des sanctions contre Minsk.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réclamé pour sa part des sanctions, expliquant sur Twitter que “nous avons besoin de mesures supplémentaires contre ceux qui ont violé les valeurs démocratiques ou commis des abus contre les droits de l’homme en Biélorussie”.

“Je suis persuadée que la discussion d’aujourd’hui entre les ministres des Affaires étrangères de l’UE démontrera un soutien fort pour les droits du peuple de Biélorussie, les libertés fondamentales et la démocratie”, a-t-elle ajouté.*

Les premières sanctions de l’UE contre la Biélorussie remontent à 2004. Elles ont été renforcées en 2011, une décision que l’Union avait justifiée par des violations des droits humains et des règles démocratiques, parmi lesquelles la fraude électorale.

Une part importante de ces sanctions ont été levées en 2016 après la libération de prisonniers politiques par le régime Loukachenko. Restent en vigueur, entre autres, un embargo sur les armes et des sanctions visant quatre personnes liées à la disparition de deux responsables d’opposition, d’un homme d’affaires et d’un journaliste.

De nouvelles sanctions pourraient porter sur des interdictions de voyages et des gels d’actifs financiers.

Alexandre Loukachenko, qui nie tout fraude électorale, a ordonné la libération vendredi des manifestants arrêtés ces derniers jours. Jeudi, son gouvernement a présenté des excuses publiques.

 » Plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année » (Elisabeth Borne)

 » Plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année » (Elisabeth Borne)

 

L’objectif du retour au « plein-emploi »est repoussé de 2022 à 2025. En attendant il faut s’attendre à une augmentation du chômage avec l’arrivée de plusieurs centaines de milliers de chômeurs d’après la ministre du travail elle-même Élisabeth borne . Elle constate « une baisse du nombre de chômeurs de catégorie A en juin pour le deuxième mois consécutif, souligne le rôle massif d’amortisseur qu’a joué l’activité partielle », mais avoue qu’il y aura « plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année ».

Etre plus précis lui est difficile. Cela dépendra de l’évolution de l’épidémie de coronavirus et de la situation sanitaire et de l’efficacité du plan jeunes comme du plan de relance. « La façon dont se passera la rentrée sera déterminante », insiste-t-elle.

Pour éviter les licenciements massifs, certaines entreprises de secteurs durablement en difficulté (aéronautique, tourisme…) pourront bientôt recourir au nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD), dont le décret doit être publié dans les prochains jours.

Et pour convaincre les entreprises de recruter malgré tout dans ce climat incertain, et notamment les centaines de milliers de jeunes qui vont arriver en septembre sur le marché du travail, le gouvernement a présenté un plan à 6,5 milliards d’euros sur deux ans, premier volet du plan de relance global de l’activité attendu fin août.

La mesure phare est une aide de 4 000 euros pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans pour un contrat de trois mois minimum. Le gouvernement espère que cela permettra d’accélérer 450 000 embauches d’ici janvier. « L’aide aux contrats en alternance fera que le jeune ne coûte quasiment rien à l’entreprise la première année », précise Elisabeth Borne aux Echos. « Je compte sur la mobilisation des chefs d’entreprise. Je vais aller à la rencontre des branches et des entreprises pour m’en assurer ».

Autre mesure annoncée au quotidien économique par la ministre : « un renforcement des effectifs de Pôle emploi en 2021, de plusieurs milliers de postes, si on veut avoir un accompagnement de qualité des demandeurs d’emploi ». Pour elle, l’agence aura « un rôle important » dans « les secteurs en tension ».

Dans le cadre du plan de relance, « on va former nos concitoyens aux métiers de demain (…) aux compétences dont on a besoin, dont on aura besoin et du coup, (ça) permettr(a) aussi de limiter le recours au travail détaché », a-t-elle ajouté sur RTL mardi matin.

En effet, « la persistance d’un recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible dans une période de fort chômage. Il n’est pas question que le plan de relance se fasse avec des travailleurs détachés ! », assure Elisabeth Borne, qui part en guerre.

Elle promet « un dispositif dédié dans le transport routier ». « Nous allons ensuite prendre le problème à bras-le-corps avec les partenaires sociaux, en s’attaquant à ses causes, branche par branche, pour élaborer d’ici à décembre des plans de diminution du travail détaché. Les différents secteurs devront s’organiser pour former des jeunes, ou des moins jeunes, et réfléchir à l’évolution des conditions de travail pour être plus attractifs, comme dans le secteur agricole ». « Il faut que chacun prenne ses responsabilités », a-t-elle lancé sur RTL.

 

Sanofi : plusieurs centaines de suppressions d’emplois

Sanofi : plusieurs centaines de suppressions d’emplois

-En dépit des assurances données ( Sanofi comporte encore une partie française minoritaire qui justifie sa localisation en France comme beaucoup d’autres entreprises mais  va prochainement annoncer de nouveaux licenciements certains étaient prévus depuis longtemps mais curieusement en dépit de la crise du Coronavirus et d’un possible traitement ( ou vaccin) qui pourrait être trouvé par Sanofi des centaines d’emplois supplémentaires devrait être supprimés, ce qui d’une certaine manière constitue un scandale car Sanofi est déjà largement financé par la France y compris par la sécurité sociale. Une curieuse manière pour Sanofi de se préparer à la relocalisation. Plusieurs centaines de postes sont en cause

La direction tiendra des réunions avec les représentants du personnel vendredi et lundi pour définir les modalités de son plan de restructuration, ont précisé les sources de Reuters.

Nouveau Reconfinement dans plusieurs quartiers de Pékin ?

  • Nouveau  Reconfinement dans plusieurs quartiers de Pékin ?
  • Onze quartiers résidentiels du sud de Pékin sont soumis au confinement en raison de l’apparition d’un nouveau foyer de coronavirus dans un marché de Xinfadi, ont annoncé samedi 13 juin les autorités. Le président du marché de viande a dit à Beijing News que le virus avait été détecté sur des planches servant à découper le saumon importé.
  • Sept cas de contamination au Covid-19 ont été recensés dans les environs du marché Xinfadi, dont six samedi, selon les autorités sanitaires. Neuf écoles et jardins d’enfants des environs ont été fermés.
  • Les responsables du district de Fengtai (où se trouve le marché Xinfadi) ont annoncé samedi mettre en place un «dispositif de temps de guerre» pour faire face à cette nouvelle vague de contaminations.
  • Un porte-parole de la ville a annoncé que les événements sportifs étaient suspendus à Pékin et le tourisme inter-provincial provisoirement interdit, avec effet immédiat. Il a précisé que l’ensemble des six cas de contamination recensés à Pékin vendredi concernaient des visiteurs du marché de Xinfadi, qui a été fermé dans la nuit de vendredi à samedi suite au signalement de deux cas liés au lieu.
  • Les autorités locales, qui craignent une nouvelle vague de l’épidémie apparue dans le centre de la Chine l’an dernier, ont prévu de tester plus de 10.000 personnes travaillant ou ayant visité le marché de Xinfadi. Un premier cas de contamination à Pékin en près de deux mois a été rapporté jeudi.
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