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Urgences : une crise à plusieurs facettes

Urgences : une crise à plusieurs facettes

 

 

 

 Régulièrement la crise des urgences réapparaît dans les médias. Une crise indiscutable si l’on se fie aux délais d’attente des patients. Mais une crise à plusieurs facettes. Une crise de l’organisation du système sanitaire, aussi une crise de société est une crise du fonctionnement de l’État.

Entamée mi-mars, la grève des urgences s’intensifie. En ce début du mois d’août, 213 services sont toujours mobilisés sur l’ensemble du territoire pour protester contre le manque de moyens face à l’engorgement des urgences, alors que la fréquentation des services a doublé en dix ans. Plus de 21,4 millions de passages y ont été recensés en 2017, un chiffre en hausse de 2,1% sur un an. Inédit par son ampleur, le mouvement démarré mi-mars à Paris après une série d’agressions n’a cessé de s’étendre. Le personnel des urgences réclame 10.000 emplois supplémentaires, une augmentation de salaire de 300 euros et l’arrêt des fermetures de lits dans les hôpitaux. Il est indiscutable que les conditions de travail dans les services d’urgence sont devenues intenables et que parfois ils mettent même la vie des patients en danger. Ceci étant, c’est la conséquence de l’organisation du système sanitaire caractérisé notamment avec l’affaiblissement du nombre de généralistes non seulement dans les zones denses mais aussi en zone rurale. Il n’y a plus de généralistes susceptibles d’intervenir et du coup les patients sont orientés de façon systématique vers les urgences qui doivent traiter de vraies t pathologie, aussi des dérèglements psychiques et sociaux. La responsabilité en incombe à l’État qui a réduit le nombre de médecins, aussi aux médecins eux-mêmes qui  dans nombre de cas n’acceptent désormais les malades que sur rendez-vous et certains jours de la semaine. Des médecins qui se comportent pour certains comme des fonctionnaires. D’ailleurs nombre d’entre choisissent la fonction publique. D’autres préfèrent opter pour des spécialités qui ménagent le temps de travail et les congés par rapport à des généralistes  à l’ancienne qui  travaillent  10 ou 12 heures par jour. La responsabilité en incombe aussi aux patients eux-mêmes et à leurs familles. Souvent au moindre petit bobo par exemple dans les maisons de retraite (là aussi au manque d’infirmières et de médecins), on oriente vers le service des urgences. Un service des urgences devenues une véritable cour des miracles des auteurs et victimes de brutalité, des clochards, des blessés légers et de vraies pathologies graves. Le système de santé est en cause, la société également mais l’organisation des hôpitaux aussi ;  en effet  ce n’est pas parce que le service des urgences est débordé qu’il faut s’interdire de faire un audit sur le fonctionnement d’un hôpital devenu le plus souvent une sorte d’usine sans cohérence de gestion ou les difficultés du personnel soignant cachent parfois l’improductivité de nombre d’autres agents.

Européennes : Plusieurs listes de gilets jaunes ?

Européennes : Plusieurs listes de gilets jaunes ?

 

On peut faire l’hypothèse qu’il y aura plusieurs listes de gilets jaunes en raison du caractère très composite de ce mouvement. Une première liste a été déposée par le ralliement d’initiative citoyenne menée par l’aide-soignante r l’aide soignante Ingrid Levavasseur. Deux ou trois autres listes pourraient bien voir le jour même si globalement la majorité des gilets jaunes conteste la stratégie qui consiste à rejoindre un système politique qu’il remette totalement en cause. Les modérés Jacqueline Mouraud et Benjamin Cauchy ont eux aussi l’intention de déposer une liste.  Les extrémistes pourraient eux aussi être tentés au dernier moment d’être aussi présents même si pour l’instant ils contestent le principe.

Bien avant la liste d’Ingrid le Vavasseur, une première liste avait été lancée début décembre avec des objectifs similaires: mettre en place le RIC et améliorer le pouvoir d’achat. L’initiative avait été peu relayée, l’heure étant plus aux manifestations qu’à «l’après “gilets jaunes”». Plusieurs personnalités en sont à l’origine, comme le fonctionnaire de l’Indre Jean-François Barnaba et le chanteur Francis Lalanne. . Et d’ajouter, à l’adresse de la tête de liste Levavasseur: «Je comprends la fureur des “gilets jaunes” quand ils voient qu’une personne qui a été “leaderisée” par les plateaux de télévision se dit représentante d’un mouvement. Moi, je ne fais pas le guignol sur les plateaux, on m’a très peu vu. Car notre combat n’est pas là». Contrairement à Ingrid Levavasseur, Francis Lalanne assure qu’il dispose un financement fiable pour la campagne, à hauteur de 800.000 euros. Jean-Marc Governatori, président de l’Alliance écologiste indépendante va se porter caution auprès de l’imprimeur. La question se pose de savoir si ces éventuelles différentes listes pourraient ou non ce réunir. Les différences sont en effet très importantes. Il y a ceux qui s’inscrivent plutôt dans une démarche bassiste mais aussi des responsables d’extrême-gauche, d’autres d’extrême droite enfin ceux qui finalement sont proches de Macron comme la liste d’Ingrid le Vavasseur. L’hypothèse de regroupement est aussi très contestée.  Contacté par Le Figaro, Jean-François Barnaba, «gilet jaune» très en vue médiatiquement depuis le début du mouvement, se montre un peu plus réticent à cette idée. «Ces jeunes médiatisés sont tous quasiment issus du même rond-point. Ils sont instrumentalisés, notamment par Bernard Tapie, et n’ont pas le moindre projet. Je ne peux pas concevoir quoi que ce soit avec ces lauréats de la “Star Ac’”», peste-t-il.

Les leaders les plus radicaux du mouvement ont récemment crié à l’entourloupe, dénonçant une récupération médiatique. Sur le plateau de «L’Émission politique», jeudi soir, Évelyne Liberal, représentante du mouvement, a vivement harangué Ingrid Levavasseur sur son initiative, l’accusant de vouloir «faire le buzz». «Je ne voterai pas pour vous», a-t-elle lancé.

Ford-Bordeaux : plusieurs milliers d’ emplois menacés

Ford-Bordeaux : plusieurs milliers d’ emplois menacés

 

La fabrication de la nouvelle transmission 8 vitesses à FAI n‘est  pas économiquement viable”, annonce Ford dans un communiqué. L‘usine de Blanquefort, près de Bordeaux, fabrique essentiellement des boîtes de vitesse, et l‘octroi de nouveaux modèles est critique pour assurer le maintien de l‘activité. “Les projections actuelles de volume de production sont saines jusqu‘au cours de 2019”, ajoute le groupe. Face à cette annonce susceptible de menacer l‘avenir des plus de 900 salariés de l‘usine, le ministre de l‘Economie Bruno Le Maire a assuré que l‘Etat s‘engageait à garantir sa pérennité. Lors d‘une récente rencontre avec le président Europe du groupe Ford, Steven Armstrong, Bruno Le Maire avait demandé à Ford de maintenir une charge de travail suffisante sur le site jusqu’à fin 2019. Il réitère mardi “à l‘attention des 910 salariés concernés,( et environ 2000 sous-traitants)  son plein soutien et son implication totale afin qu‘une solution de long terme soit trouvée” et annonce qu‘il réunira dans les prochains jours au ministère les représentants des salariés du site et les élus concernés. En 2013, les dirigeants de Ford Europe et les pouvoirs publics avaient signé un accord-cadre d‘une durée de cinq ans apportant 12 millions d‘euros d‘aides au site pour maintenir son niveau d‘effectifs.nL’accord arrive à son terme en mai 2018. “Notre première réaction, au-delà de la déception, c’est surtout de la colère parce qu’on s’est fait baratiner par Ford depuis des mois. Ils devaient nous apporter de l’activité, ils nous avaient dit que notre usine serait un centre d’excellence pour la transmission automatique pour le marché européen”, a dit à Reuters le délégué CGT Vincent Alauze. Le délégué syndical a confirmé que les fins d’activités sur la transmission automatique 6F35 et le double embrayage allaient permettre d’avoir du travail jusqu’à mi-2019 mais l’usine sera selon lui en sureffectifs.

Internet : plusieurs vitesses inévitables avec la 5 G ?

Internet : plusieurs vitesses inévitables avec la 5 G ?

 

D’après Nathalie Chiche, présidente de Data Expert, la 5G sera le premier réseau mobile non-neutre.

 

« La neutralité d’internet est un des principes fondateurs de l’Internet car il repose sur son architecture originale. Dès le départ, Internet a été conçu pour être décentralisé, fiable, et ayant recours à un langage commun. Pour les non-spécialistes, Internet peut être représenté sous la forme d’une superposition de trois couches indépendantes, qui remplissent chacune une fonction différente. Cette distinction présente l’avantage de faciliter la compréhension des enjeux de la gouvernance d’internet qui révèlent d’une pluralité des acteurs et des problématiques dont celle de la neutralité.

  • la première couche est celle des infrastructures physiques (câbles sous-marins, fibre optique, …) qui permet le transport de l’information ;
  • la deuxième couche, la couche « logique », comprend les normes, langages communs, indispensable à une « interopérabilité » qui fait la cohérence et l’unicité du réseau ;
  • la troisième couche correspond aux contenus numériques produits et échangés sur internet.

En lui-même, l’internet est neutre

L’étanchéité entre ces différentes couches a pour effet de séparer les fonctions de transport et de traitement des informations (contenus). De fait, chaque entité connectée est placée sur un pied d’égalité. Car en lui-même, l’internet est neutre : il se contente de transporter les informations et les applications sans les modifier! Cette neutralité est essentielle car elle explique la solidité et le succès d’internet! Mais également la difficulté de la gouvernance de l’internet ou chaque intervenant doit théoriquement peser du même poids!

Le mobile comme nouvelle norme

Depuis 2016, c’est l’internet mobile qui est devenu la norme dans le monde. L’essor de la future la 5G ouvre un nouveau champ à l’expansion des usages de l’internet ce qui déclenche une discorde entre intervenants sur le réseau.

  • D’un côté, les opérateurs télécoms et fournisseurs d’accès à l’internet – les FAI- qui acheminent des données toujours plus volumineuses avec les innovations (IoT, IA, …) ; ils mettent l’accent sur la saturation de leurs infrastructures existantes, qui les obligent à prévoir une extension des infrastructures qui nécessitent de très lourds investissements comme la 5G.
  • De l’autre, les fournisseurs de contenus et d’applications, qui invoquent la nécessité de préserver la neutralité du net au nom des grands principes (rejoints par les associations de défense d’un internet « libre ») ; leur démarche est de conserver leurs positions financières et commerciales.

Ce débat n’est évidemment pas nouveau (Litige entre Free et Google) et pose à nouveau la question « qui paie quoi? » pour chaque intervenant :

  • Est-ce aux opérateurs (comme Orange) d’assumer l’intégralité des coûts d’acheminement du trafic vers les fournisseurs de services?
  • Est-ce aux fournisseurs de contenus, les fameux « GAFA», qui sont de très gros consommateurs de bande passante, de mettre la main au portefeuille?
  • Est-ce aux internautes d’en supporter pour partie le coût au travers d’une large gamme d’abonnements possibles et suivre l’exemple présent des FAI américains?

La question vient d’être tranchée par Stéphane Richard [PDG d'Orange], à la tête du plus important opérateur fixe et mobile de France qui admet que « la fin de la neutralité de l’internet est une obligation » et évoque dans un futur proche un internet à plusieurs vitesses…

Même si le principe de neutralité est inscrit dans la loi Lemaire du 7 octobre 2016, force est de constater que le réseau 5G disponible en 2022 pourra s’adapter en fonction des besoins de chaque application; la 5G sera par nature le premier réseau mobile non-neutre.

Ainsi, si nous voulons que notre fleuron Orange soit LE champion européen de la 5G (qui est en cours de standardisation), il faudra sans doute se résoudre à accepter que ce nouveau réseau mobile 5G sera difficilement compatible avec notre réglementation française et européenne… »

 

Vers un internet à plusieurs vitesses

Vers un internet à plusieurs vitesses

 

Un changement fondamental aux États-Unis et qui risque de contaminer le monde entier à savoir l’inégalité de traitement de l’information sur Internet. Il n’y aurait plus ce qu’on appelle la  neutralité du net qui contraint les fournisseurs d’accès Internet (FAI) à traiter tous les contenus en ligne à la même vitesse. Désormais les États-Unis proposent de faire évoluer la vitesse de débit en fonction de la nature des contenus. Le problème c’est que les fournisseurs d’accès à Internet constituent des oligopoles qui imposent leur stratégie au monde entier. La différenciation des contenus va constituer une inégalité scandaleuse. Les fournisseurs d’accès vont évidemment privilégier des contenus politiquement corrects et surtout qui rapporte le plus tandis que d’autres sources ne seront que difficilement accessibles. Ou alors il faudra payer avoir accès à la plus haute vitesse certains experts pensent  qu’on s’oriente vers un Internet à deux vitesses. En réalité ce pourrait être pire à savoir un Internet à plusieurs vitesses qui en faites va constituer un mode de régulation de l’accès aux contenus. Un moyen pour les GAFA d’imposer encore plus leur hégémonie. Les partisans de la « neutralité » craignent de leur coté que les FAI soient tentés de faire payer plus cher pour un débit plus rapide, ou bloquent certains services leur faisant concurrence, comme la vidéo à la demande, la téléphonie par internet ou les moteurs de recherche. Avec cette décision, « nous restaurons la liberté d’internet » et « nous aidons les consommateurs et la concurrence », a déclaré le président de la FCC Ajit Pai devant la commission, juste avant le vote. Cette décision « ne va pas tuer la démocratie » ni signifier « la fin de l’internet tel que nous le connaissons », a-t-il ajouté, faisant allusion aux arguments des tenants de la neutralité. La FCC « donne les clés de l’internet » à « une poignée d’entreprises multimilliardaires », a regretté pour sa part Mignon Clyburn, membre de la FCC qui a voté contre la décision. Le débat sur la « neutralité du net », très vif, dure depuis une dizaine d’années aux Etats-Unis. Une centaine de défenseurs de ce principe ont manifesté jeudi matin devant le siège de la FCC, installant un mini-mausolée à la mémoire de l’internet « comme on l’a toujours connu ».

 

 

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels.

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Plusieurs milliers de plaintes contre le Dicamba de Monsanto aux USA

Au niveau national, ce sont plus de 2.700 enquêtes qui ont été diligentées en date du 15 octobre, selon les données récoltées par l‘Université du Missouri. Dans l‘Arkansas, ce sont près de mille plaintes qui ont été déposées pour des affaires liées au dicamba, dans l‘Illinois le chiffre s’élève à 421 et à 310 dans le Missouri. le dicamba est destiné à remplacer le produit phare, le glysophate menacé d’interdiction y compris  en Europe.  La firme, qui a conclu un accord de fusion avec l‘allemand Bayer pour un montant de 63,5 milliards de dollars, a donc mis au point un nouveau composé chimique, le dicamba, qu‘il propose aux producteurs américains de soja. En parallèle, Monsanto propose des semences modifiées capables de résister à l‘utilisation de cet herbicide, une stratégie qui devrait lui permettre de contrôler le marché des oléagineux aux Etats-Unis, deuxième exportateur mondial. Des agriculteurs et des experts agronomes affirment que le dicamba présente l‘inconvénient de s’évaporer et de dériver dans l‘air pour aller affecter des cultures qui n‘ont pas, elles, été modifiées pour résister à son action. Monsanto et l‘allemand BASF, qui craignent de voir leurs ventes pénalisées à l‘avenir, ont expliqué que l‘herbicide était sans danger s‘il était appliqué correctement. Les ventes de Monsanto ont augmenté de 1,1 milliard de dollars (+8%) sur l‘année fiscale 2017, en partie grâce à la vente de graines de soja résistant au dicamba. L‘EPA doit déterminer l‘an prochain si elle accorde une prolongation de son agrément au dicamba après examen des plaintes reçues et consultation d‘experts fédéraux et industriels.

Une Europe à plusieurs vitesses ( Macron)

Une Europe à plusieurs vitesses  ( Macron)

 

D’uen certaine  manière,  Macron  reprend la théorie des cercles pour avancer vers davantage d’intégration européenne. Pour cela,  la France proposera dans quelques semaines à ses partenaires de travailler sur une dizaine de sujets pour réformer l’Union européenne et la zone euro, a déclaré mardi Emmanuel Macron. Le président de république avait déjà préposé uen budget pour la zone euro et un ministre commun des finances. En fait il s’agit d’une Europe à plusieurs vitesses. Il y a bien sûr d’abord la zone euro qui ne concerne pas par exemple le Royaume-Uni mais au-delà de la zone euro des statuts différents selon les pays avec des modes de coopération de plus en plus différenciés.  c’est  la reconnaissances de la théorie des cercles avec un premier groupe de pays aux coopérations renforcées, un autre groupe de pays moins intégrés et moins contraints enfin un troisième pour les pays plus récemment accueillis au sein de l’union économique et ou qui ne souhaitent comme la Pologne ou la Hongrie  qu’une intégration légère. Ce sera aussi le moyen   de ne pas  empêcher ceux qui veulent aller plus loin. Mais ce sera quand même le moyen d’isoler un peu ceux  qui n’ont cessé de mettre des bâtons dans les roues de l’union européenne comme le Royaume-Uni par exemple  Le socle des principes et des valeurs fondatrices de l’Union demeure. Chacun doit accepter une Europe différenciée dans laquelle ceux qui veulent plus d’Europe pourront avancer et ceux qui ne veulent pas aller plus loin n’y feront pas obstacle. En outre, l’Europe doit être un espace de projets ambitieux qui soit en mesure de peser davantage dans les réponses aux problèmes du monde.  Dans ce sens  des propositions seront faites après les législatives allemandes du 24 septembre. L’objectif est de rédiger d’ici la fin de l’année une feuille de route négociée en particulier entre Paris et Berlin et associant les Européens qui le souhaitent. Ces propositions viseront à renforcer l’Union économique et monétaire, renforcer la convergence sociale et fiscale, agir pour la jeunesse, approfondir l’Europe de la Défense, renforcer la politique migratoire et créer “une véritable Europe du climat et de l’énergie”, a dit le président français devant les ambassadeurs de France réunis à l’Elysée. “Nous devons penser une Europe à plusieurs formats. Aller plus loin avec tous ceux qui souhaitent avancer”, a-t-il ajouté. En visite au Luxembourg, il a ensuite précisé qu’il proposerait en matières sociale et fiscale “un vrai mécanisme de convergence” et que certaines propositions porteraient sur le numérique, l’enseignement supérieur et la recherche. Il s’agit de “construire ce qui sera l’ensemble des critères qui permettront une plus grande intégration d’un cœur d’Europe”, a-t-il dit lors d’une conférence de presse avec les Premiers ministres luxembourgeois et belge, Xavier Bettel et Charles Michel. Lors d‘une conférence de presse à Berlin, la chancelière allemande s’est quant à elle positionnée mardi en faveur d‘un renforcement de l’intégration de la zone euro. Angela Merkel a ainsi apporté son soutien à l’idée d’un Fonds monétaire européen sur la base du Mécanisme européen de stabilité (MES) et s’est dite prête à envisager la création, souhaitée par Emmanuel Macron, d’un poste de ministre des Finances à l’échelle du bloc. Il a ajouté mardi que des “conventions démocratiques” seraient lancées dans les prochains mois en France et les pays volontaires pour associer les citoyens à ces réformes. Le président français a de nouveau critiqué devant les ambassadeurs les dirigeants polonais, qu’il avait accusés la semaine dernière de trahir les idéaux européens, recevant en retour de cinglantes attaques.

Europe à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles

Europe à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles

 

Finalement les quatre grands pays de l’Europe, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne rejoignent  enfin les positions de Delors qui  proposait  notamment dès 2012 une Europe  à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles. Delors qui considérait que ceux qui veulent davantage d’intégration et aller plus loin doivent pouvoir  le faire. C’est la théorie des cercles ou de l’Europe à plusieurs niveaux. De fait, avec l’élargissement forcené qui continue, c’est ce qui risque de se produire sinon c’est l’anarchie assurée avec notamment des distorsions mortelles de  conditions de concurrence L’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors s’était dit « favorable à une plus grande autonomie de la zone euro, ce qu’on appelle une coopération renforcée », « Je prône depuis longtemps la différenciation. Si certains pays veulent aller plus loin tout en respectant les règles de l’ensemble, il faut le leur permettre », Pour Jacques Delors: « Il faut une gouvernance économique et monétaire de caractère fédéral, donner à la zone euro un budget propre et un instrument d’intervention économique pour régler le développement ». « Ce nouveau dynamisme de la zone euro redonnerait confiance à l’ensemble, c’est à dire à l’Europe des 27″ avait assuré Jacques Delors pour qui: « Le projet définitif de l’euro doit être clair et accessible, donner de la confiance et un sentiment de stabilité. » Dans une déclaration commune avant un dîner de travail, François Hollande, Angela Merkel, Paolo Gentiloni et Mariano Rajoy ont donc rejoint enfin  Jacques Delors et  se sont tous inquiétés du sentiment de « défiance, de fatigue » selon les termes du président du Conseil italien, qui nourrit les populismes en Europe. « Je plaide pour qu’il y ait de nouvelles formes de coopération, des coopérations différenciées », a dit François Hollande, soulignant l’importance de « montrer de la solidarité à 27 mais également la capacité à avancer à un rythme différent ». La chancelière allemande a plaidé dans les mêmes termes pour l’Europe à plusieurs vitesses » proposée par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans un Livre blanc publié la semaine dernière. « Nous devons avoir le courage d’accepter que certains pays aillent de l’avant et avancent un peu plus rapidement que d’autres », a-t-elle expliqué, évoquant des « coopérations différenciées » mais pas hermétiques, ouvertes « à ceux qui sont un peu plus en retard ». S’ils sont allés dans le même sens que le couple franco-allemand, les dirigeants italien et espagnol ont nuancé leur expression en préférant le terme « d’intégration » à celui de « coopération ». « L’Espagne est disposée à aller plus loin dans l’intégration avec tous ceux qui voudront la poursuivre », a dit Mariano Rajoy, citant la politique extérieure et de défense, l’immigration, la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme puis, à moyen terme, l’union économique, monétaire et bancaire. Paolo Gentiloni a décrit « différents niveaux d’intégration », de manière à fournir « des réponses différentes » à des « ambitions différentes ». « L’Union reprend sa route, son chemin et elle le fait avec une boussole tout à fait claire », a souligné celui qui sera l’hôte du sommet du 25 mars marquant le 60e anniversaire du Traité de Rome. François Hollande a répondu aux critiques exprimées par certains des Vingt-Sept sur la tenue de ce sommet en petit comité en rappelant l’importance des nations choisies. Par leur histoire, leur démographie et l’importance de leurs économies, France, Allemagne, Italie et Espagne « ont la responsabilité de tracer la voie, non pas pour l’imposer aux autres mais pour être une force au service de l’Europe pour impulser les mouvements indispensables », a-t-il dit.

La gauche anti-Hollande pour une candidature unique….. à plusieurs !

La gauche anti-Hollande pour une candidature unique….. à plusieurs !

En gros c’est ce que propose  la gauche anti Hollande. Ils veulent tous un candidat unique (Mélenchon, le parti communiste, les frondeurs de tout poil) mais à condition que plusieurs leaders puissent se présenter en 2017. Bref une compétition de cour d’école. Les frondeurs en particulier suscitent l’interrogation quand il réclame l’exclusivité de l’étiquette de gauche. Beaucoup de ces frondeurs qui veulent représenter la vraie gauche n’ont en fait non plus jamais mis les pieds dans la production, ce sont souvent des apparatchiks. Le leader des frondeurs, Christian Paul lui-même, est un n’énarque. On comprend mieux la virulence qu’il met pour attaquer l’autre énarque François Hollande. Confirmation qu’il s’agit bien d’une bataille de cours d’école, la cour d’école de l’ENA en la circonstance. La gauche anti-Hollande a donc plaidé durant le week-end pour une seule candidature alternative à l’élection présidentielle, mais la dispersion des ambitions fragilise un peu plus encore le projet d’une « grande primaire de toute la gauche». Le Premier ministre, Manuel Valls, a dénoncé dimanche un processus « irresponsable », des « chicaneries », de « petites manœuvres », de « petites ambitions». Invité du « Grand Rendez-vous » Europe 1-Les Echos-iTELE, il a mis en garde cette « gauche divisée, fracturée, dont le seul objectif est de savoir comment empêcher François Hollande d’être candidat ou de le battre à la primaire ». « Face à l’extrême droite, on ne participe pas à la division », a-t-il dit. Réunis à La Rochelle (Charente-Maritime), les « frondeurs » de l’aile gauche du Parti socialiste ont plaidé pour la convergence et le rassemblement sans perdre l’espoir que les prétendants à l’Elysée, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Arnaud Montebourg, trouvent un terrain d’entente d’ici la primaire du PS et de « Belle Alliance populaire » en janvier. Le mouvement « A Gauche pour gagner » a adopté samedi un appel invitant le Parti communiste, Europe Ecologie-Les Verts (EELV) et Jean-Luc Mélenchon, candidat de « La France insoumise », à participer à une primaire unique, perspective qu’ils rejettent. « Il y a la primaire de la droite, il doit y avoir la primaire de la gauche, pas une primaire réservée aux socialises mais très largement à l’ensemble des citoyens qui se retrouvent dans les valeurs de la gauche », a expliqué le député PS Christian Paul, l’un des chefs de file des frondeurs. »C’est justement pour éviter l’éclatement de la gauche qu’il faut cette primaire », a-t-il poursuivi sur BFM TV tout en visant les ex-ministres tentés par la présidentielle — Hamon, Montebourg et Emmanuel Macron — « qui ont défendu les politiques menées au cours des deux ou trois dernières années ». L’ancien ministre de l’Economie Arnaud Montebourg, sans lever l’ambiguïté sur le cadre de sa candidature, a dit son soutien à « un processus de rassemblement » pour éviter « une élimination programmée » de la gauche et « un 21 avril puissance 20″, en référence à l’élimination du candidat de gauche (Lionel Jospin) dès le premier tour de la présidentielle de 2002. « C’est un processus de rassemblement et j’en prends toute ma part. Nous pouvons parfaitement nous unir à travers un processus de discussion commun », a-t-il déclaré à des journalistes. « Le bénéfice de la primaire, c’est d’abord un débat ample qui permettra de tirer les leçons de l’échec du quinquennat, qui nous permettra de réinventer le chemin du futur », a-t-il ajouté sans plus d’indices sur ses intentions. Le Parti socialiste doit arrêter début octobre les modalités de la primaire des 22 et 29 janvier. L’ancien ministre de l’Education Benoît Hamon fait valoir sa détermination face à Arnaud Montebourg, favorisé par les sondages, de même que l’ancien inspecteur du Travail Gérard Filoche et Marie-Noëlle Lienemann. »En démocratie, il n’y pas qu’une candidature », a-t-il dit à la presse. »Oui, nous avons des différences, mais nous avons tellement de choses en commun que nous devons valoriser », a-t-il lancé. Le parti devrait se prononcer en novembre sur sa stratégie pour 2017. Les écologistes organisent pour leur part leur propre primaire. Dans le même registre que Manuel Valls, le conseiller régional d’Ile-de-France Julien Dray, proche de François Hollande, a exhorté dimanche les détracteurs du chef de l’Etat à cesser leurs « enfantillages ». A la question de savoir dans quel cas de figure François Hollande ne briguerait pas un nouveau mandat (il doit faire connaître son choix d’ici à la fin de l’année), Julien Dray a répondu : « Un éclatement de la gauche qui fait que dès le départ elle est condamnée dans cette élection présidentielle ». « De quoi on parle dans une élection présidentielle? On ne parle pas de la carrière de Monsieur ou de Madame, on parle de la vie des gens », a-t-il lancé. Et il la connait «  la vie des gens » Juilien Dray ?

(Reuters)

Plusieurs modèles de terrorisme

 

Dans un article paru dans le JDD Le sociologue Michel Wieviorka tente d’analyser les différents modes opératoires du terrorisme et la variété des facteurs explicatifs qui peuvent découler aussi bien d’un processus de radicalisation que de l’état mental du criminel. Pour lui plusieurs registres doivent être analysés et plusieurs temporalités doivent être prises en compte pour mieux combattre le terrorisme.

 

 

« Comme toujours avec le terrorisme, un flot de commentaires et d’émotions envahit l’espace public, nous rappelant que l’acte terroriste condense en un instant toutes sortes de significations, qu’il est, selon l’expression de Marcel Mauss, « un fait total ».  Tout y passe, en effet, dans ce qui se dit dans la chaleur de l’événement. Tous commencent généralement par la compassion, l’affichage d’une profonde empathie avec les victimes. Les victimes ne sont pas seulement des individus et des familles, mais aussi la démocratie, « nos » valeurs, la République. C’est également une ville, Nice, connue paradoxalement pour sa politique sécuritaire et, par exemple, ses nombreuses caméras de surveillance qui ont déjà permis de reconstituer le parcours du criminel dans la ville avant le carnage. L’unanimité est aussi bien réelle s’il s’agit de dire que la nation est blessée, le jour même de la fête nationale. Par ailleurs, les ébauches d’analyse des implications économiques font toutes état d’une catastrophe pour le tourisme, en particulier, pour le sud de la France et en pleine saison. Le consensus s’arrête là. Car ensuite viennent les prises de position contradictoires. Les uns critiquent la police et les services de renseignement, qui n’en auraient pas fait assez, d’autres les défendent et rappellent qu’ils sont sur la brèche, à la limite de leurs forces tant ils sont mobilisés depuis des mois. Mais en matière politique, le consensus se dissout. Car si les institutions sont respectées, très vite, le propos s’inscrit dans la logique hautement conflictuelle de la campagne présidentielle qui se conclura en mai prochain.  Sans surprise, le pouvoir assure et affirme qu’il fait tout ce qu’il est possible de faire, la droite et l’extrême droite le contestent. Il faut dire que le 14-Juillet, quelques heures à peine avant le carnage, François Hollande avait annoncé la fin de l’état d’urgence – façon de dire que le spectre du terrorisme était plus ou moins éloigné : le passage de son entretien, somme toute plutôt réussi, à la terrible réalité niçoise est rude. Dans ce contexte, encore si proche de l’événement, est-il possible de prendre quelque distance par rapport à tout ce que l’on entend sur les médias et les réseaux sociaux? En fait, oui : trois points au moins méritent notre attention. Le premier tient à la spécificité de la France. D’une part, notre pays est seul, parmi les démocraties occidentales, à avoir été ainsi si souvent attaqué – et ce constat est renforcé si l’on veut bien se souvenir de Mohamed Merah (Toulouse, 2012) et noter que les attentats de Bruxelles en mars ont été commis en Belgique par des terroristes qui voulaient agir en France, et qui ont agi dans la précipitation, sur place, du fait d’une forte pression policière s’exerçant sur eux : au contraire, après Madrid (mars 2004) et Londres (juillet 2005), il n’y a pas eu d’autre attaque d’envergure en Espagne ou au Royaume-Uni. Et d’autre part, l’impact de la tuerie de Nice tient beaucoup à la crise politique de la France, qui sort d’une séquence rocambolesque : après avoir hystérisé le pays avec une loi sur le travail qui était rejetée par les trois quarts de la population, une partie significative des députés de gauche, et un large ensemble de syndicats, le pouvoir a donné à voir une pantomime ridicule avec pour vedette le ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, et pour question celle de savoir s’il était allé trop loin comme éventuel candidat à la présidence de la République – le comble a été atteint quand le chef de l’État a été interpellé à propos du coût de son coiffeur (près de 10.000 euros versés chaque mois par l’Élysée Le gouvernement donne ici, une fois de plus, l’image de ne pas être à niveau : il est ou bien dépassé par les événements (une fois, c’est la crise des migrants ; une autre, c’est le terrorisme), ou bien réduit à un spectacle indigne, où des ministres et le chef de l’État jouent des jeux personnels qui auraient plus leur place dans un feuilleton télévisé du type de Dallas, dans les années 1980. Il est débordé par le haut, par des logiques suprapolitiques, c’est le terrorisme, et il sombre par le bas, avec des logiques d’opérette sans contenu autre que de pur pouvoir personnel. Deuxième point : le tueur a obtenu des résultats spectaculaires sans recourir à des armes à feu ou à des explosifs, son arme était un camion de location qu’il a pu conduire sur la prestigieuse promenade des Anglais, sur 2 km, alors même qu’il s’agissait d’un périmètre protégé. Le répertoire terroriste est donc varié, les tueurs sont capables d’imagination, et d’intelligence pratique – ce qu’illustre le choix du camion, un modèle de 19 tonnes puissant et lourd, qui a pu se jouer des barrières de sécurité. Ce choix a-t-il été dicté, ou suggéré, de loin, par une quelconque organisation terroriste, par Daech, par exemple, dont la situation proprement militaire est aujourd’hui devenue précaire? Le tueur a-t-il été inspiré, très pratiquement, par ce qui se trouve sur Internet? C’est vraisemblable mais non avéré à ce jour. Enfin, et c’est l’essentiel, ce que l’on sait du tueur confirme ce que les travaux de chercheurs en sciences sociales disent depuis plusieurs mois : il n’existe pas un modèle unique de violence terroriste, mais une grande diversité.  Le criminel de Nice n’était pas connu des services de renseignement, il était fiché comme délinquant, et pas comme islamiste. Dans certains cas, la religion est le point de départ d’une trajectoire conduisant à l’acte terroriste, dans d’autres, elle est plutôt l’aboutissement d’un processus de radicalisation. Ici, il n’y a pas eu de message islamiste de la part du tueur, il n’a pas accompagné sa course folle d’incantations du genre « Allah Akbar ». La plupart des commentateurs ont parlé d’emblée sans la moindre prudence de terrorisme et d’islam ; même si les faits leur donnent ultérieurement raison, il n’est pas impossible qu’ils soient allés un peu vite en besogne. Toujours est-il que les hypothèses doivent être diversifiées, tant l’espace qu’elles forment est complexe : il faut envisager des explications allant de l’islamisme radical né d’un endoctrinement religieux jusqu’à l’action relevant de la psychiatrie ou de la psychanalyse, et devant peu, voire rien, à la foi ou à l’idéologie. Ici, comme pour chaque individu passant à l’acte, il faut envisager plusieurs registres dans l’analyse : l’épaisseur historique (il faut parfois remonter à la colonisation, à la décolonisation, à la venue en Europe du père ou du grand-père comme travailleur immigré, au chômage, à l’exclusion, au racisme vécu, etc.) ; le contexte (crise économique notamment) ; le sentiment, n’ayant rien à voir avec cette histoire et ce contexte, de vivre dans un monde sans sens, dans une société sans repères ; la fragilité psychique qui, éventuellement, facilite les manipulations, etc. Un combat efficace face au terrorisme se livre sur tous ces registres, et en sachant bien qu’ils relèvent de temporalités distinctes : la répression et la surveillance immédiates, l’effort pour améliorer le fonctionnement des institutions judiciaires, policières, psychiatriques, de travail social, à moyen terme ; enfin, la réflexion à long terme sur ce qu’il est possible d’entreprendre pour redonner du sens, recréer des repères : vaste programme, que la chaleur de l’événement, l’urgence à agir et le choc des émotions rendent difficiles à penser sérieusement. »

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

Risque de croissance mondiale molle pour plusieurs années

 

 

La croissance mondiale menace de demeurer molle pendant plusieurs années, c’est la crainte de l’OCDE. Du coup à l’OCDE (comme au FMI)  commence à émerger un discours visant à toujours encourager les politiques monétaires accommodantes mais aussi à inciter a une  relance budgétaire accompagnée cependant de réformes structurelles. D’une certaine façon c’est aussi en creux le constat que les seules politiques d’austérité sont un échec. L’OCDE appelle donc les gouvernements à agir vite pour sortir l’économie mondiale du piège de la « croissance molle », en constatant que l’activité globale devrait progresser pour la deuxième année consécutive à son rythme le plus lent depuis la crise financière. Dans ses perspectives économiques de printemps publiées mercredi, l’Organisation de coopération et de développement économiques a confirmé sa prévision de l’hiver d’une croissance mondiale limitée à 3,0% cette année, tout comme en 2015. Il faut remonter à 2009 pour retrouver un chiffre aussi faible et les perspectives sont à peine meilleures pour 2017, avec 3,3% attendu. Les économistes de l’OCDE sont plus pessimistes que ceux du FMI, qui voient l’économie mondiale progresser de 3,2% cette année et de 3,5% l’an prochain. Pour l’organisation basée à Paris, l’atonie de la demande globale combinée à la faiblesse de la dynamique de l’offre, avec notamment des investissements en berne, expliquent cette situation. Si une croissance aussi faible se prolonge, le risque est que les perspectives d’emploi soient moindres pour les jeunes et que les engagements pris envers les personnes âgées en matière de santé et de retraite ne puissent être tenus, estime Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. « La conséquence est que nous ne tenons pas les promesses faites aux jeunes et aux personnes âgées. Les responsables politiques doivent donc agir pour nous sortir du piège de cette croissance molle », a déclaré à Reuters Catherine Mann. Dans ce contexte, l’organisation pousse les gouvernements à agir en actionnant les leviers structurels mais aussi budgétaires, et à ne pas se reposer sur les politiques monétaires ultra-accommodantes des banques centrales, « levier depuis trop longtemps exclusif de l’action publique ». « S’attacher uniquement à redynamiser la croissance économique sans s’appuyer parallèlement sur des politiques budgétaires ou structurelles compromet l’équilibre qui existe entre les avantages et les risques » de cette politique monétaire, estime-t-elle.

(Avec Reuters)

 

 

Une Europe à plusieurs vitesses (Jean-Marc Ayrault) .

Une Europe à plusieurs vitesses (Jean-Marc Ayrault)

 

Suite aux nouvelles concessions faites au Royaume-Uni pour son maintien dans l’union européenne, Jean-Marc Ayrault, le nouveau ministre des Affaires étrangères reconnaît de fait une Europe à plusieurs vitesses. Il y a bien sûr d’abord la zone euro qui ne concerne pas par exemple le Royaume-Uni mais au-delà de la zone euro des statuts différents selon les pays avec des modes de coopération de plus en plus différenciés. D’une certaine manière c’est  la reconnaissances de la théorie des cercles avec un premier groupe de pays aux coopérations renforcées, un autre groupe de pays moins intégrés et moins contraints enfin un troisième pour les pays plus récemment accueillis au sein de l’union économique et ou qui ne souhaitent comme le Royaume-Uni qu’une intégration légère. Il restera toutefois à clarifier juridiquement cette théorie car les traités actuels ne rendent pas compte de cette évolution. L’ouverture de l’union économique à de nouveaux pays des Balkans devrait de ce point de vue précipiter des réformes nécessaires notamment pour maîtriser les flux d’immigration. (Interview de Jean-Marc Ayrault dans le JDD)

Une semaine après votre arrivée à la tête de la diplomatie, le Conseil européen a fini, au bout de deux jours de négociation, par un accord qui va permettre au Premier ministre David Cameron de faire campagne pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l’UE. La France affirme qu’elle n’a rien cédé, mais l’Allemagne parle d’un compromis équitable. Qu’en est-il?

 
David Cameron avait demandé à l’Europe qu’elle l’aide à gagner son référendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne. C’est ce que nous avons fait samedi, à Bruxelles, tout en prenant une décision aussi dans l’intérêt de tous les Européens. Il n’y aura pas de révision des traités, pas de veto du Royaume-Uni sur un renforcement de la zone euro, pas de remise en cause du principe de libre-circulation. Le Royaume-Uni a obtenu des réponses à ses préoccupations et j’espère, sur cette base, que les Britanniques choisiront de rester dans l’Union européenne. C’est dans l’intérêt du Royaume-Uni, c’est dans l’intérêt de l’Europe, c’est dans l’intérêt de la France.

Mais est-ce que cela ne revient pas à défaire un peu plus l’Union européenne?
Il ne s’agit pas de défaire ce qui a été fait ni d’empêcher ceux qui veulent aller plus loin. Le socle des principes et des valeurs fondatrices de l’Union demeure. Avant de faire mon discours au moment de la passation de pouvoirs avec Laurent Fabius, je me suis arrêté un instant devant la photo de Robert Schuman* dans le salon de l’Horloge au Quai d’Orsay. C’est ici que le 9 mai 1950, l’année de ma naissance, cet homme a lancé la Communauté Européenne du charbon et de l’acier. C’est de cette histoire dont nous sommes comptables. Chacun doit accepter une Europe différenciée dans laquelle ceux qui veulent plus d’Europe pourront avancer et ceux qui ne veulent pas aller plus loin n’y feront pas obstacle. En outre, l’Europe doit être un espace de projets ambitieux qui soit en mesure de peser davantage dans les réponses aux problèmes du monde. On en a vu un très bon exemple lors de la COP21 sur le climat.

Cette Europe différenciée, c’est donc une Europe à deux vitesses?
Le Royaume-Uni a toujours eu une position particulière au sein de l’Union européenne et certains Etats membres ont déjà décidé d’aller plus loin, dans le cadre de la zone euro ou de l’espace Schengen. L’accord avec les Britanniques ne fait qu’admettre qu’il y a une Europe différenciée. Ce qui compte, c’est que ceux qui veulent aller vers plus d’intégration ne soient pas entravés, car il faut faire mouvement et redonner à l’Union européenne toute son ambition. Si l’Europe ne bouge pas, on verra les nationalismes et les populismes prospérer, ce qui est d’ailleurs le cas. Il faut donc recréer une envie d’Europe et redonner à tout le monde des raisons d’aimer l’Europe, surtout à la jeunesse.

Platini suspendu pour plusieurs années » par la mafia de la Fifa.

Platini suspendu pour plusieurs années » par la mafia de la Fifa.

Avant même d’avoir entendu Platini comme c’était  prévu,  le porte-parole de la commission dite d’éthique de la FIFA déclare que Platini sera certainement suspendu pour plusieurs années.  Michel Platini et ses avocats ont évidemment pris connaissance « avec colère et consternation » de ces déclarations. Dans un communiqué, ils expliquent qu’il s’agit d’une « violation patente de la présomption d’innocence » puisque la sanction semble avoir déjà été fixée et que l’audience du 18 décembre ne sera « manifestement d’aucune utilité ». Cette fois la Fifa n’a pas fait dans la dentelle pour écarter définitivement Platini. Une sentence sera donc  rendue par le sulfureux comité d’ « éthique » de l’organisation. Sulfureux parce que ce comité s’est souvent livré à de drôles de manœuvres en couvrant des faits   de corruption et qu’il est composé de membres qui militent en faveur d’autres candidats pour la présidence de la Fifa. Bref ce comité n’a d’éthique que le nom et la plupart des dirigeants de la Fifa sont impliqués dans des affaires de corruption. D’une certaine manière c’est un peu le tribunal de la mafia qui juge la mafia. Pourquoi aussi ne pas condamner Platini à la peine de mort ? Certes Platini n’est pas complètement blanc, il a aussi couvert certaines pratiques douteuses pour l’attribution de la coupe du monde. Les conditions de sa rémunération par la Fifa manquent  aussi de clarté. Pour autant la proposition du comité d’éthique de la Fifa est complètement disproportionnée par rapport au fait reproché. Il serait temps  gouvernement français prenne enfin ses responsabilités dans cette affaire et la première orientation à prendre consiste sans doute à demander la dissolution pure et simple de cette organisation mafieuse qu’est la Fifa ou déjà 16 responsables ont été officiellement mis en examen par la justice. Mais des dizaines d’autres mériteraient le même sort pour leur implication dans des affaires de corruption, de conflit d’intérêts ou de manœuvres frauduleuses.

BNP : suppression de plusieurs milliers d’emplois ?

BNP  : suppression de plusieurs milliers d’emplois ?

 

Après notamment la SocGen qui envisage de supprimer 2000 emplois, c’est au tour de BNP de réduire la voilure. Plusieurs milliers d’emplois pourraient être concernés. En cause les critères de renforcement des fonds propres imposés par l’Europe, la désaffection des usagers pour certains services nettement en agences auusi la concurrence des banques uniquement numériques ; En outre la perspective plus lointaine d’arrivée opérateurs comme les télécom. Un plan qui sera sans doute suivi d’autres. BNP Paribas pourrait d’abord supprimer des postes dans le cadre de son programme de réduction de coûts dans la banque d’investissement, qui passe par l’utilisation du « big data » (traitement informatique de données massives) pour mieux identifier les besoins de ses clients, a appris Reuters de source proche du dossier. Comme ses concurrentes en Europe, la première banque française mène une réorganisation qui pourrait déboucher sur des réductions d’effectifs, dans un contexte de durcissement de la réglementation en Europe et aux Etats-Unis. Dans le cadre de son proche de réduire 20% des coûts de sa division de banque d’entreprise et institutionnelle (CIB), qui emploie plus de 29.000 personnes, BNP Paribas étudie l’utilisation du « big data » pour identifier plus précisément les demandes de ses clients et faire ainsi des économies, a précisé cette source. « Cela entraînera des réductions de postes importantes dans le ‘middle’ et le ‘back office’. Il n’y aura plus besoin d’autant de commerciaux non plus », a-t-elle ajouté.

 

Volkswagen : plusieurs logiciels de trucage

Volkswagen : plusieurs logiciels de trucage

 

La direction s’efforce de trouver des bouc-emissaires pour ne pas salir davantage l’image de la marque. Mais on vienet de découvrir qu’il existait plusieurs logiciels équipant les véhicules de sorte que la direction était forcément informée de ce truqua de masse qui a duré 7 ans ! Volkswagen a conçu plusieurs versions du logiciel installé sur des véhicules diesel permettant de truquer les tests anti-pollution, selon trois sources proches du dossier, ce qui pourrait suggérer un système de fraude complexe. Pendant les sept années de manipulation reconnue des tests, VW a modifié son logiciel de fraude pour l’adapter à quatre types de moteurs différents, a-t-on précisé de mêmes sources, dont un directeur chez VW et un responsable de l’administration américaine proche de l’enquête menée auprès du groupe. Les porte-paroles de VW en Europe et aux Etats-Unis ont refusé de commenter cette information selon laquelle plusieurs dispositifs de trucage ont été créés, évoquant les enquêtes en cours du groupe et des autorités des deux côtés de l’Atlantique. A la question de savoir combien de personnes auraient pu avoir connaissance de ce système de fraude, un porte-parole au siège du premier constructeur automobile, à Wolfsburg en Allemagne, a dit: « Nous travaillons intensément pour savoir qui savait et quand mais il est beaucoup trop tôt pour le dire. » Certains experts et analystes du secteur notent que l’existence de plusieurs dispositifs de trucage, si elle est confirmée, laisserait entrevoir la possibilité que plusieurs catégories de salariés aient été impliquées. Les informaticiens auraient eu régulièrement besoin de financement, et aussi de connaître les programmes de construction de moteurs, disent-ils.

Volkswagen : plusieurs dizaines de milliards d’amendes

Volkswagen : plusieurs dizaines de milliards d’amendes

 

La tricherie de Volkswagen concernant les ses missions de pollution pourraient coûter très cher au groupe. Volkswagen pourrait en effet être poursuivi cause aux États-Unis par les autorités mais aussi en Asie voir ailleurs du coup ce serait plusieurs dizaines de milliards qui pourraient être enjeux une somme considérable susceptible de déstabiliser l’entreprise voir hypothéquer son avenir. Selon les autorités américaines, 482.000 véhicules des marques Volkswagen et Audi, fabriqués entre 2009 et 2015 et vendus aux Etats-Unis, ont été équipés d’un logiciel sophistiqué capable de détecter automatiquement à quel moment ils étaient soumis par les autorités à un test de mesure de la pollution. Un mécanisme interne de limitation des émissions de gaz polluants était alors déclenché, a priori à l’insu des conducteurs. Hors contrôles, les voitures contrevenaient aux normes environnementales. L’affaire « va avoir pour le groupe des conséquences financières considérables, qui ne sont pas encore calculables », estime le spécialiste automobile Ferdinand Dudenhöffer, interrogé par l’AFP. « L’image et la crédibilité de Volkswagen dans le monde entier sont maintenant entamées ». Le titre Volkswagen a perdu 17,14% pour terminer à 133,70 euros. Ce sont ainsi 15 milliards d’euros de capitalisation boursière qui sont partis en fumée, après la découverte de cette manipulation. « Je regrette personnellement, et profondément, que nous ayons déçu la confiance de nos clients et du public », a déclaré le PDG de Volkswagen, Martin Winterkorn, au siège du groupe de Wolfsburg (ouest), promettant de coopérer avec les autorités américaines « pour établir les faits rapidement et de façon transparente ». « Clairement : Volkswagen ne tolère aucune violation, d’aucune sorte, d’une loi ou d’une norme », a-t-il insisté, promettant que le groupe ferait « tout pour regagner pleinement la confiance que tant de gens (lui) accordent » et pour « éviter » que des préjudices ne soient causées. « Ces événements sont pour notre directoire, et pour moi personnellement, de la première importance », a ajouté le patron de Volkswagen. Ce dernier risque son poste. Martin Winterkorn devait théoriquement être prolongé à la tête du groupe pour deux ans, jusqu’à fin 2018, au cours d’une réunion du conseil de surveillance vendredi 25 septembre. Ce doit être la consécration pour cet homme de 68 ans après le duel en coulisses qui l’avait opposé au printemps à son ancien mentor et homme fort de Volkswagen, Ferdinand Piëch. Le mastodonte allemand s’expose non seulement à des amendes pouvant se monter au total à 18 milliards de dollars (16 milliards d’euros), mais aussi au coût – des millions, voire des milliards de dollars – des rappels de tous les véhicules concernés, et à de possibles poursuites judiciaires de la part de leurs propriétaires. Un porte-parole du groupe a indiqué que celui-ci cessait jusqu’à nouvel ordre de commercialiser les modèles diesel quatre cylindres de ses marques VW et Audi aux Etats-Unis. Les modèles diesel représentaient 23% du total des ventes de la marque Volkswagen en août aux Etats-Unis. De janvier à août, cette marque a vendu près de 240.000 voitures sur le marché américain.

Migrants : plusieurs dizaines trouvés morts dans un camion frigo en Autriche

Migrants : plusieurs dizaines trouvés morts dans un camion frigo en Autriche

Des dizaines de migrants trouvés dans camion frigo en Autriche. Un drame supplémentaire qui prouve la nécessité d’une politique européenne. Le nombre exact des victimes n’a pas pu être déterminé avec précision en raison de l’état de décomposition des cadavres. Un bilan devrait être fourni vendredi, a indiqué la police autrichienne.  Les premières indications laissent penser que les réfugiés sont morts d’asphyxie et que le camion se trouvait près de Budapest en Hongrie, mercredi.  Pour l’instant, la police autrichienne a acquis la certitude qu’il y avait plus de 20 corps à l’intérieur du camion, un nombre qui pourrait s’élever jusqu’à 50 victimes. Une patrouille de police a découvert le camion dont des fluides corporels s’échappaient par la porte arrière. « On peut supposer que la mort remonte à un jour et demi ou deux jours », a dit Hans Peter Doskozil, chef de la police de la province de Burgerland ajoutant que de « nombreux indices » laissent penser que les victimes étaient déjà mortes avant d’entrer en Autriche. A Vienne, où elle participait à un sommet des pays de l’ouest des Balkans, la chancelière Angela Merkel s’est dite « bouleversée » par cette découverte. « Nous sommes bien sûr tous bouleversés par cette nouvelle épouvantable », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse. « Elle nous rappelle que nous devons régler au plus vite la question de l’immigration et ce, dans un esprit européen, c’est à dire avec un esprit de solidarité, et trouver des solutions. »

Des sacrifices pendant plusieurs années années !! (Valls)

Des sacrifices pendant plusieurs années  années !! (Valls)

 

On peut se demander si Valls ne poursuit pas une stratégie très personnelle avec cette déclaration relative aux efforts que les Français devront encore faire pendant plusieurs années. C’est aussi l’aveu qu’il n’y aura pas de résultats avant la fin du quinquennat de Hollande.  A moins comme c’est possible qu’il se prépare à quitter le gouvernement après les débâcles électorales tant aux départementales qu’au régionales. Il voudrait alors laisser l’image de l ‘comme clairvoyant, courageux et qui parle vrai. Cela en attendant les élections de 2022 car il ne se fait aucune illusion sur les chances de Hollande et de la gauche pour 2017. Un discours en tout cas pour le moins curieux d’autant qu’il a été prononcé à l’étranger. Pas vraiment de quoi faciliter la tâche d’un Hollande qui veut lui, au contraire insuffler nu peu d’optimisme dans le pays en particulier à l’occasion de son allocution .de fin d’année.  Sans une interview au  journal espagnol El Mundo, admet que plusieurs années d’efforts seront nécessaires pour redresser l’économie française. « Je ne veux pas dire aux Français que dans deux à trois ans les sacrifices seront terminés« , dit le Premier ministre, qui confirme son ambition de rendre les entreprises françaises plus compétitives et l’administration moins dépensière et plus efficace. Interrogé sur la fronde qui agite l’aile gauche du Parti socialiste au pouvoir, Manuel Valls assure n’être intéressé que par l’efficacité de sa politique, jugée trop libérale par les frondeurs. « Je ne me lève pas chaque matin en me demandant si je suis de gauche ou si je suis socialiste. Ce que je me demande chaque matin c’est si ma politique est efficace« , dit-il. Une manière pour lui de se replacer au centre (toujours dans la perspective de 2017). Pour rééquilibrer son discours et sans doute ne pas Valls fait toutefois part de ses espérances (sans doute pour ne pas trop contrarier Hollande)  avec un retour de la croissance en France dans quelques mois, alors que le gouvernement français est sévèrement critiqué après l’annonce d’un nouveau nombre record de chômeurs à la veille de Noël.  »Ce que j’attends et ce que je peux dire aux Français, c’est que dans les prochains mois, la croissance sera de nouveau là« , dit le Premier ministre dans cette interview publiée lundi. Le gouvernement français espère que la croissance économique atteindra 1,0% en 2015, ce qui est jugé insuffisant par les économistes pour faire baisser le chômage.




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