Archive pour le Tag 'financiers'

Forte interrogation des marchés financiers sur la croissance

Forte interrogation des marchés financiers sur la croissance

 

Il faudra s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière de la part des marchés financiers qui s’interrogent sur la réalité de la reprise qui s’est enrayée en septembre. En cause, notamment les inquiétudes sur la crise sanitaire mais pas seulement. Faut-il rappeler  que l’économie mondiale était déjà sur une tendance baissière 2019.

 

Les indices d’activité PMI parus mercredi en Europe et aux Etats-Unis ont montré que la récente reprise économique avait calé en septembre, notamment dans les services. Les nouvelles mesures de restriction prises pour tenter d’endiguer la

pandémie de coronavirus dans plusieurs pays européens, comme le Royaume-Uni et la France, expliquent ce coup d’arrêt.

Les investisseurs suivront donc avec attention la publication dans la matinée des indices du climat des affaires en France (6h45 GMT) et en Allemagne La Bourse de New York a fini en forte baisse mercredi, pénalisée par un regain d’inquiétude sur l’état de l’économie américaine et par l’absence d’avancées au Congrès sur le renforcement du soutien à l’activité.

L’indice Dow Jones a cédé 1,92% à 26.763,13 points et le S&P-500  a perdu 2,37%, à 3.236,92 points.

De son côté, le Nasdaq Composite a chuté de 3,02% à 10.632,99.Le dollar se maintient à un plus haut de deux mois face aux autres grandes devises de référence, soutenu par son statut d’actif refuge sur fond de craintes sur la reprise économique mondiale.

La dégradation de la situation économique et sanitaire en Europe pénalise en outre l’euro, qui reste sur un plus bas depuis la fin juillet face au dollar, autour de 1,165.Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans*recule de près d’un point de base, à 0,6692% et celui de son équivalent allemand*perd près de deux points de base, à -0,518%.

 

Les cours du brut baissent, pénalisés par les inquiétudes pour la demande et le renchérissement du dollar. Le baril de Brent recule de 0,7% à 41,48 dollars et celui du brut léger américain (WTI) perd 0,9% à 39,59 dollars.

Marchés financiers très chahutés

Marchés financiers très chahutés

Les marchés financiers n’en finissent pas de passer alternativement d’un optimisme surjoué à un pessimisme  inquiétant. D’où des mouvements de yo-yo qui secouent  les valeurs. Un mouvement de yo-yo qui devrait caractériser la tendance pendant de nombreuses semaines et de nombreux mois sur fond baissier. En une journée sur les différentes places financières , on a enregistré une baisse de 3 à presque 4 %. Les craintes concernent la détérioration de la crise sanitaire qui pourrait porter un nouveau coup d’arrêt à la croissance économique. De quoi enfoncer encore un peu davantage des secteurs très touchés comme le transport aérien, la construction aéronautique, le tourisme, certains services , la publicité et les médias par exemple

À Paris, le CAC 40 a perdu 186,14 points, soit 3,74%, sa plus forte baisse en pourcentage depuis le 11 juin, pour finir à 4.792,04 points, son plus bas niveau de clôture depuis le 1er juin.

A Londres, le FTSE 100 a cédé 3,46% et à Francfort, le Dax a reculé de 4,37%. L’indice EuroStoxx 50 a abandonné 3,74%, le FTSEurofirst 300 3,23% et le Stoxx 600 3,24%, sa plus mauvaise performance sur une séance depuis le 11 juin également.

La situation n’était guère plus brillante à Wall Street au moment de la clôture en Europe puisque le Dow Jones perdait 2,99%, au plus bas depuis le 4 août, tandis que le Standard & Poor’s 500 lâchait 2,26% et le Nasdaq Composite 2,09%.

«Marchés financiers: ETF , danger !»

«Marchés financiers:  ETF , danger !»

Denis Alexandre consultant fintech et risque, fondateur de DAAdvisor attire l’attention sur le danger des ETF dans une chronique de l’opinion. ETF est l’acronyme anglais de Exchanged Traded Funds. En France, les ETF sont plus couramment désignés sous le terme de trackers. Les trackers sont de véritables fonds indiciels côtés en bourse qui répliquent la performance d’un indice, comme par exemple le CAC 40 ou l’Euronext 100. Encore peu connus du grand public, les ETF (pour Exchange-Traded Fund) ou fonds indiciels cotés, aussi appelés trackers, cachent sous un nom compliqué un moyen simple et efficace d’investir en bourse

tribune

 

 

La crise de la Covid fait aussi des gagnants dans le monde de la finance. L’application Robinhood a, par exemple, permis à de nombreux traders novices, appâtés par la facilité et le faible coût de l’opération, d’acquérir des actions sans même savoir dans quoi ils investissaient…

Les émetteurs d’ETF (exchange traded funds) ont eux aussi crié victoire en constatant une augmentation très importante des actifs sous gestion avec des souscriptions en 2020 de 111 milliards de dollars sur les actions et 150 milliards de dollars sur les produits de taux.

Mais cet engouement pour les ETF, renforcé par la crise sanitaire, ne reflète-il pas un phénomène « à la Robinhood » ? Les investisseurs, à même de se positionner rapidement, simplement et à bas coût sur une classe d’actif, ne se sont-ils pas laissés aveugler de la même façon ?

Revenons un peu en arrière.

Dans le monde de la gestion d’actifs, les ETF et la gestion passive sont les grands vainqueurs des trois dernières décennies, se développant sur un nombre de plus en plus grand de classes d’actifs.

Frayeurs. Les premiers à voir le jour, les ETF Actions, ont été plébiscités du fait de la simplicité du concept (acheter tout un indice comme on achète une action). Mais l’investisseur comprend qu’il s’en remet aveuglément à un comité d’experts en charge de définir ces indices ?

En 2019, MSCI a dû décider de quelle façon inclure les actions chinoises dans son indice Emergent ; le risque étant que cet indice devienne du jour au lendemain un indice à 40 % d’actions chinoises, dont on connaît la transparence…

Les critères d’entrée dans le S&P500, dont pour mémoire 25 % de la composition repose sur les Gafam, permettraient à Tesla d’y faire son apparition ; si tel est le cas, les investisseurs dans ces ETFs auront « la chance » d’acheter cette valeur à une valorisation supérieure à celle de GM, Ford, Fiat Chrysler et Toyota réunis. Cela n’est pas sans rappeler les porteurs d’ETF du DAX qui ont investi dans WireCard en septembre 2018 à son plus haut historique.

Plus proche de nous, en achetant l’ETF CAC 40, on investit dans Hermès à soixante fois les bénéfices, avec des analystes qui peinent à justifier ce niveau stratosphérique de valorisation.

Les ETF obligataires ont connu un développement plus récent, mais également spectaculaire. Beaucoup d’experts prédisaient un krach sur ces ETFs le jour d’une crise obligataire, car la liquidité sur les obligations sous-jacentes était devenue bien inférieure à celle des ETFs. Pour diverses raisons, dont bien sûr l’intervention des banques centrales, ce phénomène n’a pas eu lieu. Le discours consiste aujourd’hui à dire que l’ETF représente mieux la valeur des obligations que les obligations elles-mêmes. Mais là aussi l’investisseur ne fait plus aucune différence sur le crédit et la spécificité de chaque émetteur.

Les promoteurs de CryptoCurrencies cherchent aussi à créer les premiers ETFs sur le Bitcoin, ce qui permettrait ainsi d’acheter très facilement ce type d’assets. La SEC a pour le moment refusé l’autorisation…

Les ETFs sur matières premières ont quant à eux donné quelques frayeurs. Les investisseurs qui cherchaient une exposition sur le pétrole se sont rués sur l’ETF USO sans comprendre sa politique d’investissement sur le marché des futures ; cela a provoqué ce phénomène exceptionnel de prix négatif du pétrole.

Ces phénomènes techniques risquent de se reproduire sur l’or. L’ETF (GLD), très à la mode dans un contexte de taux nul et de risque potentiel inflationniste, a connu une progression spectaculaire depuis le début de l’année, tant en valeur qu’en encours ; ceux-ci sont comparables aux réserves de métal jaune des banques centrales japonaise, anglaise et indienne.

Les promoteurs de CryptoCurrencies cherchent aussi à créer les premiers ETFs sur le Bitcoin, ce qui permettrait ainsi d’acheter très facilement ce type d’assets. La SEC a pour le moment refusé l’autorisation…

Retour de bâton. Si bien sûr les ETF représentent une innovation majeure, il faut bien prendre conscience de leurs effets de bord :

— La capacité d’investir sur toutes classes d’actif sans disposer d’une quelconque expertise, phénomène à fort risque de bulle ;

— La décorrélation entre la valeur fondamentale d’une société ou d’un émetteur et sa valeur de cotation, le facteur indiciel l’emportant.

— La difficulté pour la gestion active de survivre dans ce contexte autoréalisateur : la surperformance de la gestion passive, entraîne de nouveaux flux vers l’indiciel ce qui engendra la surperformance…

Il est dommage que les banques centrales comme la Fed (sur les indices obligataires) ou la Banque du Japon (sur les indices actions) aient décidé pour soutenir les marchés d’utiliser les ETFs, et d’amplifier ainsi ce phénomène. Si un jour ces achats s’arrêtent, le retour de bâton pourra s’avérer dangereux pour les porteurs d’ETF. Espérons qu’il y aura encore de la gestion active capable d’investir dans les actifs de qualité qui seront liquidés sans différentiation par la gestion indicielle, et que les autorités de régulation auront trouvé des garde-fous pour que la « gestion » ne repose pas que sur la composition d’indices.

Denis Alexandre est consultant fintech et risque, fondateur de DAAdvisor.

Le doute des marchés financiers

Le doute des marchés financiers

 

 

Tous les jours ou presque, en tout cas un jour sur deux, on annonce des records de cotation sur les marchés financiers aux États-Unis mais également en France. Bien entendu il s’agit de bulles qui présagent des reculs équivalents  à prévoir. Après le gonflement artificiel des indices, une tendance baissière est incontournable. Certes il y a quelques mouvements de yo-yo qui correspondent à la spéculation classique mais globalement il faut s’attendre à une tendance baissière en prévision de la publication des résultats économiques du second semestre 2020 et du début de l’année 2021. Ainsi hier aux États-Unis, le Dow Jones Industrial Average s’est enfoncé de 2,78% à 28.292,73 points. Le Nasdaq, à forte coloration technologique, a plongé de 4,96% à 11.458,10 points et l’indice élargi S&P 500 a chuté de 3,51% à 3.455,06 points. Selon Quincy Krosby de Prudential Financial, «le marché boursier a connu ces dernières semaines une croissance trop explosive, était surévalué et devait s’attendre à un repli.» Mercredi, le Nasdaq et le S&P 500 avaient de nouveau battu leurs records. Le Dow Jones avait lui achevé lundi son meilleur mois d’août depuis 1984 et s’était rapproché de son plus haut historique.

Depuis leur plongeon de la mi-mars et malgré quelques accidents de parcours, les grands indices new-yorkais ont entamé une remontée spectaculaire. Ces progressions sont d’autant plus étonnantes que l’économie américaine reste particulièrement fragilisée par les conséquences de la pandémie de Covid-19 et que la crise sanitaire est loin d’être jugulée dans le pays.

Marchés financiers : poursuite du yo-yo

Marchés financiers : poursuite du yo-yo

 

Les marchés financiers traduisent finement les incertitudes relatives à l’économie en se caractérisant par des mouvements de yo-yo.  Pas vraiment étonnant car le vent d’optimisme est souvent contrarié le lendemain par un courant pessimiste. La vérité c’est qu’on ne connaît pas encore réellement l’ampleur de la baisse d’activité 2020 et surtout son incidence sur 2021. La question est de savoir quand on retrouvera le niveau de 2019 soit début 2022 soit plus tard en 2025 par exemple. Or personne ne peut le prévoir sérieusement car déjà tendanciellement la croissance était déjà à la baisse fin 2019 pour des raisons structurelles.

Le mois d’août se solde par une hausse de 3,42% pour le CAC 40 et de 2,86% pour le Stoxx 600, qui ramène ainsi à 11,86% sa baisse depuis le début de l’année. Il a notamment été marqué par un rebond de près de 15% du secteur européen du transport et du tourisme, illustration des espoirs de retour progressif à la normale de la vie économique après le choc du confinement quasi général.

Sur le marché des devises, le dollar reste orienté à la baisse face aux autres grandes devises (-0,27%) en l’euro en profite pour remonter au-dessus de 1,1950 dollar après avoir touché 1,1965, son plus haut niveau depuis mai 2018.

L’”indice dollar”, qui mesure les fluctuations de la monnaie américaine face à un panier de référence, s’achemine vers un recul de 1,3% en août, son quatrième mois consécutif de baisse, un mouvement alimenté notamment par l’anticipation d’une prolongation de la stratégie ultra-accommodante de la Réserve fédérale, renforcée par les annonces de cette dernière jeudi dernier.

Sur les marchés obligataires européens, la tendance reste à la remontée des rendements: celui du Bund allemand à dix ans, référence pour l’ensemble de la zone euro, finit la journée à -0,394%, en hausse d’un peu plus d’un point de base par rapport à vendredi et de près de 14 points sur l’ensemble du mois d’août.

De l’autre côté de l’Atlantique, le rendement des Treasuries à dix ans retombe sous 0,71%, en recul de près de deux points.

Le Brent gagne 0,28% à 45,94 dollars le baril après avoir atteint son plus haut niveau depuis mars à 46,53 et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) prend 0,4% à 43,14 dollars. En l’état de l’équilibre offre demande, sauf événement géostratégique, le cours du baril ne devrait pas dépasser 50 $ pendant assez longtemps.

Marchés financiers : une sévère correction à venir avec les contradictions de la cote

Marchés financiers : une sévère correction à venir avec les contradictions de la cote

 

 

C’est un ancien du FMI qui le dit il y a quelque chose qui ne fonctionne pas par la cohérence entre les réalités économiques et les évolutions des cotations Il est clair qu’on constate une nette contradiction entre la remontée des cours boursiers et la dégradation économique et sociale. Même si les perspectives économiques ne paraissent pas aussi noires que dans les scénarios les plus pessimistes ,il n’empêche que la croissance en 2020 subira une chute importante qui ne sera même pas compensée par celle de 2021. D’où un décalage incompréhensible entre ces deux tendances. Peut-être certains hypothèquent-t-ils sur les énormes gains de productivité qui pourraient être fait grâce aux plans de licenciement qui compenseraient alors plus que largement la baisse de la demande. Le problème c’est que les croissances internationaux sont surtout alimentées par la demande intérieure. Pourtant la baisse attendue du pouvoir d’achat moyen risque de porter atteinte au niveau global  de la demande, donc au niveau de l’activité et des rentabilités en attendre. «Au milieu de la tragédie humaine et de la récession économique causées par la pandémie, la récente augmentation de l’appétit pour le risque sur les marchés financiers a retenu l’attention des analystes», résument dans un blog Tobias Adrian, conseiller financier du FMI, et Fabio Natalucci, responsable du GFSR. Ils s’inquiètent du fait que les investisseurs semblent parier sur une aide «solide et durable des Banques centrales qui soutiendra une reprise rapide, même si les données économiques indiquent une récession plus profonde que prévu». Le FMI a prévenu mercredi que la récession mondiale en 2020 serait plus sévère qu’estimé en avril (-4,9%) et il observe une reprise plus lente que prévu au début du troisième trimestre.

«Cette divergence fait naître le spectre d’une nouvelle correction des prix des actifs à risque si l’attitude des investisseurs changeait, menaçant la reprise», ajoutent-ils. C’est à la mi-mars qu’à Wall Street l’indice vedette, le Dow Jones, est entré en «bear market», c’est à dire une tendance à la baisse, perdant plus de 30% par rapport à son dernier record. Mais à partir de fin mars/début avril, les indices ont entamé une nette remontée. La hausse est depuis presque ininterrompue en dépit de petits creux mi-avril, mi-mai et début juin.

Le soutien «sans précédent» et «non conventionnel» des autorités qui ont déployé liquidités, prêts et taux d’intérêt bas, «a sans aucun doute amorti l’impact de la pandémie sur l’économie mondiale et atténué le danger immédiat pour le système financier mondial», selon le GFSR. Mais la dette des entreprises, qui était déjà élevée avant la pandémie, après une décennie de taux d’intérêt bas, a maintenant atteint des «niveaux historiquement élevés» et la dette des ménages augmente également, ce qui pourrait créer des problèmes si les emprunteurs ne sont pas en mesure de rembourser dans un contexte de lente reprise, relève le rapport.

Si l’aide des gouvernements et des banques centrales était incontournable pour éviter des vagues encore plus grandes de licenciements et de faillites, la facilité d’obtention des crédits, pourrait entraîner des «effets pervers», mettent-ils en garde.

Services financiers à l’union européenne : Londres veut les avantages les inconvénients

 

Services financiers à l’union européenne : Londres veut les avantages les inconvénients

D’une certaine manière Londres voudrait une sorte d’adhésion à la carte à l’union européenne en particulier pour les services financiers britanniques. Londres voudrait des garanties qui lui assurent une certaine permanence des relations financières pour ne pas être soumis aux règles ordinaires fondées sur le principe dit équivalence  qui s’applique aux Etats-Unis, au Japon ou encore à Singapour, est accordé de manière unilatérale par la Commission européenne à un pays tiers si elle estime que la réglementation de ce pays “produit les mêmes effets que sa propre réglementation (européenne)”.

Mais la Grande-Bretagne veut un traitement particulier pour s’assurer que la City dispose d’un accès plus prévisible au marché européen, son principal client représentant 26 milliards de livres par an (environ 28,75 milliards d’euros).

“Le Royaume-Uni tente d’obtenir une cogestion des décisions d’équivalence financière”, a déclaré mardi un diplomate européen. “Ils veulent un processus de consultation intégré de sorte que révoquer de manière unilatérale un permis (octroyé par l’UE) ne serait pas aussi aisé qu’actuellement avec les pays tiers.”

La Commission européenne, qui négocie au nom des Vingt-Sept, a rejeté cette idée, a-t-il ajouté.

Dans le système de l’équivalence, Bruxelles peut la révoquer avec un préavis de 30 jours; Londres veut une période bien plus longue.

Coronavirus : Les enjeux financiers des traitements

Coronavirus : Les enjeux financiers des traitements

 

Le Pr Didier Raoul.  s’explique dans le figaro sur les enjeux financiers de l’évaluation.

 

« L’information scientifique ou thérapeutique est devenue un enjeu financier tellement extraordinaire que ceci peut être soumis à des manipulations hors du commun. Les informations concernant la possibilité d’utiliser ou non le médicament qui voudrait trouver sa place pour le Covid (le Remdesivir de Gilead) entraînent des fluctuations du cours de Gilead qui porte sur plusieurs milliards de dollars après chaque annonce scientifique ou d’autorité. Par ailleurs, le marché de l’édition scientifique est considérable et génère des bénéfices extrêmes de l’ordre de 35%. Et il a d’ailleurs un capital qui est construit en partie avec les mêmes gestionnaires de fonds américains que Gilead.

Au-delà de ces intérêts financiers qui sont colossaux et dépassent ce que j’avais connu jusque-là, se mêlent des intérêts politiques. Depuis que Donald Trump a décidé de recommander l’hydroxychloroquine (je n’ai jamais eu de contact avec Donald Trump ni avec Bolsonaro), la guerre anti-Trump a déclenché une guerre.

Il faudrait ajouter à cela la guerre des egos de certains mandarins aussi la compétition entre instituts de recherche dans beaucoup sont financés par la collectivité mais aussi par les laboratoires industriels (NDLR).

Municipales Paris : Hidalgo largement en tête malgré les sondages bidon de la presse des financiers (30,2%)

 

Municipales Paris : Hidalgo largement en tête malgré les sondages bidon de la presse des financiers (30,2%)

 

 

Rachida Dati aura bénéficié en vain  du soutien de la presse des financiers comme le JDD . En effet curieusement et même brutalement, on a vu des sondages annoncés que Rachida Dati était en tête. Évidemment du bricolage statistique soutenu par les financiers qui détiennent maintenant la plupart des médias. Le réveil est douloureux puisque – La maire socialiste sortante de Paris, Anne Hidalgo, est arrivée en tête avec 30,2% des voix devant la candidate Les Républicains Rachida Dati (22%) et celle de La République en marche Agnès Buzyn (17,6%) au premier tour des élections municipales à Paris, selon un sondage Ipsos Sopra/Steria pour France Inter et les chaînes parlementaires publié dimanche soir.

Avec 11,6% des voix selon cette même source, le candidat Europe Ecologie-Les Verts David Belliard est également qualifié pour le second tour, ce qui n’est pas le cas du mathématicien Cédric Villani, ex-député LaRem. Anne Hidalgo a les plus grandes chances d’être réélue à la suite du second tour. Par contre, la représentante de la république en marche avec seulement 17,6 % des voix reçoit elle aussi une belle claque électorale. Pourtant, elle aussi avait eu le soutien de médias des financiers.

Marchés financiers : crainte d’une pandémie ou tout simplement crise boursière

Marchés financiers : crainte d’une pandémie ou tout simplement crise boursière

 

Le Coronavirus serait responsable des chutes brutales et significatives  des bourses du monde entier. Le virus a bon dos dans la mesure où tous les fondamentaux pouvaient permettre de penser qu’un jour ou l’autre on assisterait à une très grande prise de bénéfice et que les cotations s’écroulaient. Il y a d’abord une situation économique qui s’inscrit dans une tendance baissière très inquiétante avec des croissances qui vont à peine atteindre 1 %. Une activité économique en Chine qui va baisser d’au moins un point, de même qu’aux États-Unis. Ensuite, il y a la conjoncture financière avec un endettement particulièrement dangereux qui a maintenu en vie de nombreuses d’entreprises structurellement particulièrement fragiles.

Même le système financier est en cause, il a prêté à tour de bras de manière irresponsable. L’immobilier pourrait bien être une nouvelle fois l’étincelle qui provoque l’incendie. Le Coronavirus a joué le rôle de cette étincelle en réveillant les investisseurs sur le fait que les indices ne peuvent pas monter au ciel. Alors dans la période récente et notamment au cours de l’année passée, les bourses ont complètement ignoré les fondamentaux et ont participé au renforcement d’une énorme dynamique spéculative. Encore une fois, les exceptionnels rendements étant complètement décalés non seulement de l’activité économique mais aussi des résultats des entreprises. Sans parler des perspectives très grises pour 2020 voire 2021.

L’épidémie de coronavirus est venue troubler la sérénité de marchés financiers trop longtemps habitués à voir les banques centrales voler à leur secours, souligne Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM). L’épidémie de coronavirus est venue troubler la sérénité de marchés financiers trop longtemps habitués à voir les banques centrales voler à leur secours, souligne Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM).

Après avoir réagi modérément pendant des semaines aux nouvelles venues de Chine, les indices boursiers piquent du nez un peu partout depuis plusieurs séances, s’approchant dangereusement de la correction, à savoir un repli de plus de 10% par rapport à leurs récents plus hauts – souvent des records absolus.

“Le marché s’était mis dans une situation dans laquelle il ignorait toutes les mauvaises nouvelles en misant sur le fait que les banques centrales allaient continuer pour toujours de baisser les taux et d’imprimer de l’argent si nécessaire”, déclare Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM)  à Reuters. “Il a longtemps considéré le coronavirus de cette manière jusqu’à ce qu’il mette à se propager plus vite que prévu hors de Chine.”

Les investisseurs ont également pris conscience du fait que les fermetures d’usines en Chine auraient un impact non négligeable sur les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, un phénomène qu’ils avaient sous-estimé dans un premier temps, ajoute le gérant.

“C’est un signal d’alarme qui enterre la promesse d’une accélération de la croissance économique, dont le marché a besoin pour justifier des valorisations extrêmement tendues”, dit-il.“Ce que l’on voit aussi souvent avec de genre de phénomène, c’est que les entreprises s’en servent comme de l’excuse parfaite pour abaisser leurs prévisions de bénéfice”, ajoute-t-il.

Les attentes des investisseurs étant fortes en raison des niveaux de valorisation, la capacité du marché à encaisser de mauvaises nouvelles du côté des résultats et des prévisions est assez limitée, souligne le gérant.

“Ce n’est pas surprenant dans ces conditions de voir des mouvements assez violents sur les indices boursiers”, dit-il.

La suite dépendra naturellement de la durée de l’épidémie et de l’ampleur de sa propagation, avec en outre un amortissement possible du choc sur les marchés grâce à la réactivité des banques centrales, mais seulement à court terme, estime le gérant.

“Après 10 ans d’assouplissement quantitatif, un marché aveuglé en était arrivé à penser que les largesses des banques centrales n’avaient d’autre but que de soutenir la valorisation des actifs risqués”, argumente Nick Clay.

“Mais un message assez clair commence à se faire entendre de la part de la classe politique, que ce soit des démocrates aux Etats-Unis ou même des conservateurs au Royaume-Uni, qui dit que la prochaine vague d’assouplissement qualitatif ne sera pas pour le marché mais pour l’économie réelle, pour les gens”, dit-il.

Le marché va devoir, selon lui, s’habituer au fait que la fiscalité sur les entreprises va augmenter, de même que le coût de leur dette, et que la politique monétaire servira en priorité à financer les dépenses budgétaires des gouvernements.

“Quand les valorisations sont aussi tendues, ce n’est pas bon de voir une pression sur les marges. C’est quelque chose que le marché n’a pas correctement intégré”, fait valoir le gérant.

“C’est pourquoi nous nous dirigeons certainement vers une forme de rotation et probablement une correction, avec le retour de la volatilité et une remise à niveau du prix des actifs”, dit-il.

Cette rotation devrait pénaliser en premier lieu les valeurs de croissance pure, à commencer par les géants de la technologie, au profit des valeurs de croissance plus cycliques et exposées à la consommation comme le luxe et la distribution, estime Nick Clay.

“Les techs seront en première ligne si l’attitude des gouvernements change à leur égard et si la fiscalité qui leur est imposée devient plus forte”, dit-il.

Or ces valeurs, dont les stars s’appellent Apple, Microsoft ou encore Alphabet, pèsent de tout leur poids sur les indices et génèrent des flux considérables par le biais de la gestion indicielle.

“Cela pourrait jouer un rôle d’amplification dans l’éventualité d’une correction”, dit le gérant. “Apple est pratiquement dans tous les ETF et sera particulièrement vulnérable si les flux s’inversent”.

“L’épidémie de coronavirus a remplacé les guerres commerciales, provoquant la panique sur les marchés financiers mondiaux qui craignent désormais un choc sur l’économie mondiale”, résume Ritu Vohora, directeur de l’équipe actions chez M&G.

“Les niveaux records et les valorisations élevées des marchés boursiers rendent les marchés plus vulnérables aux chocs économiques et aux déceptions en matière de bénéfices”, ajoute-t-il.

 

 

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Coronavirus -marchés financiers : un risque de baisse de 30 %

Alexandre Baradez, chief market analyst chez IG estime que les actions pourraient perdre 30 % de leur valeur. ( interview dans l’opinion).

 

Que vous inspire la correction des marchés actions lundi ?

Nous avions du mal à comprendre leur résistance alors que les signaux négatifs sur le coronavirus se multipliaient depuis la mi-janvier. Beaucoup de valeurs industrielles et de grands indices ont battu tout récemment des records en dépit des risques liés aux chaînes d’approvisionnement, visibles dès la mise en quarantaine de grandes villes chinoises. Et comme souvent sur les marchés, le retournement est soudain. On se dit que ce n’est pas raisonnable, les investisseurs ont le sentiment que la visibilité s’est brutalement réduite, et tout lâche. Pour l’Europe la cause immédiate est la présence d’un foyer viral en Italie. Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent (ceux des obligations d’Etat américaines sont à leur plus bas niveau depuis 2016), et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis.

Les marchés sont toujours excessifs…

La baisse de lundi n’est pas chère payée si on va effectivement vers un ralentissement brutal de la croissance mondiale. Mesure-t-on bien les conséquences du coronavirus ? La récession peut-elle frapper des pays asiatiques et faire chuter l’Allemagne et l’Europe ​? Si oui, il s’agirait du « ​black swan ​» de 2020, que chacun redoute lorsque les indices grimpent. En début de phase aiguë, il faut des solutions rapides pour calmer les investisseurs. Le marché n’est pas l’économie, il la paye toujours plus cher ​: les actions du CAC 40 valent 20 fois les résultats des entreprises. Mais pour que cela dure il faut des signes rassurants très rapidement, dans les tout prochains jours. Du côté de l’épidémie, ou du côté des banques centrales et des pouvoirs publics.

« Nous sommes dans la phase aiguë dans laquelle tous les marqueurs de risque sont allumés : l’once d’or monte, les taux d’intérêt tombent et la volatilité s’envole de 40 % en Europe et aux Etats-Unis »

Les banques centrales peuvent-elles, une fois encore, ramener la sérénité ​?

C’est l’inquiétude qu’expriment les investisseurs aujourd’hui. Les banques centrales sont actives depuis dix ans. L’an dernier, ce sont leurs interventions qui ont permis la hausse à deux chiffres des grands indices. Je précise que la Fed américaine a injecté 420 milliards de dollars depuis le mois de septembre, suite à une situation de stress sur le marché interbancaire. C’est à elle qu’on peut largement attribuer les records inscrits par les actions ces dernières semaines. Certes, les entreprises ont souvent publié de très bons résultats pour 2019, mais la Bourse a ouvertement ignoré les incertitudes pour l’avenir, et ce grâce à l’action de la Fed. Aujourd’hui on est obligé de « ​pricer ​» le risque qui fait figure d’éléphant dans la pièce, celui du coronavirus. Or c’est très compliqué à ce stade.

Une nouvelle injection d’argent pourrait ne pas suffire pour rassurer les marchés ​?

Nous sommes sur une ligne de crête, à un point d’inflexion. Soit le marché se fait peur, on l’a déjà vu fin 2018 lorsque les actions ont perdu 20 %. Mais finalement l’épidémie n’explose pas, les banques centrales sont bien là et le prouvent. Les investisseurs acceptent de reprendre du risque, c’est-à-dire d’acheter des actions, car c’est encore le meilleur moyen d’obtenir un minimum de rendement. Dans ce cas, les indices peuvent repartir très rapidement à la hausse. L’autre hypothèse est que l’épidémie a des conséquences très inattendues, au point de casser la croissance mondiale. Les interventions des banques centrales sont inefficaces car plus personne ne veut prendre de risque. C’est la trappe à liquidité ​: les actions peuvent perdre 15 % à 30 % en deux ou trois mois, les marchés sont déconnectés de l’action des banquiers centraux. Nous sommes face ce schéma binaire ​: rebond rapide ou forte chute.

Sait-on aujourd’hui ce qui est cher ou pas ​?

Prenons le cas de l’indice Dax. L’Allemagne est très concernée par la santé de la Chine, avec laquelle elle a échangé 206 milliards d’euros l’an dernier. Et pourtant le DAX de la Bourse de Francfort valorisait en moyenne les valeurs de l’indice, il y a encore quelques jours, 19 fois leurs bénéfices. C’est nettement supérieur à la moyenne historique. Le marché était convaincu que l’épidémie ne durerait pas. Et tout d’un coup on se rend compte que c’était complètement déraisonnable. Ce qui semblait normal est devenu hors de prix. Les investisseurs se souviennent subitement qu’en 2018, lors de la précédente phase de stress, la Bourse allemande ne valait que 11 fois les bénéfices.

Le raisonnement vaut aussi pour Apple, pleinement concerné par ce qui se passe en Chine, et qui est toujours proche de son record boursier. Et de manière générale pour les grandes « ​tech ​» américaines, et toute la classe actions ​: on ne voyait que les banques centrales, omniprésente depuis des années. Un autre phénomène a entretenu la tranquillité de la Bourse ​: très peu de grands groupes ont révisé en baisse leurs prévisions, hormis Apple qui vient de faire un « ​warning ​» sur son chiffre d’affaires. La communication se borne souvent à un « ​on a du mal à chiffrer ​».

Le cycle des profits des entreprises n’est-il pas en train de s’essouffler de toute façon ​?

On ne peut pas le dire à ce stade. Si cette crise est l’affaire d’un trimestre, les profits ne seront pas véritablement menacés. Il y aura très probablement un fort effet de rattrapage sur le reste de l’année. En revanche, si l’on met de côté l’effet coronavirus, les salaires progressent aux Etats-Unis et en Europe, dans un environnement de chômage bas ou en baisse. La question de la hausse des coûts et du partage de la valeur ajoutée se pose dans les entreprises, mais c’est une autre problématique.

Qui vend des actions aujourd’hui ​​​?

Toutes sortes d’investisseurs, si l’on se fie à l’importance des volumes. Il y a toujours les incontournables spéculateurs qui attendent ce genre de phase d’inquiétude pour vendre à découvert. Mais aussi des gestions plus classiques, qui allègent leur position. Sans signaux rassurants, les actions peuvent vite perdre 30 %. En revanche, si le rythme des contaminations ralentit, l’optimisme peut revenir très rapidement.

Retraite: des dérapages financiers complètement incontrôlés

Retraite:  des dérapages financiers complètement incontrôlés

 

Il est probable que certains députés de la république en marche commencent à sentir le vent du boulet de la probable défaite en 2022. En dépit du récent appel à l’unité lancée par le président de la république, deux députés LREM, piliers de la commission des Finances de l’Assemblée ont lancé une sorte de mise en demeure au Premier ministre sur la faisabilité de la réforme en raison notamment des nombreux dérapages financiers peu ou  mal évalués.

Emilie Cariou et Laurent Saint-Martin ont officiellement demandé des clarifications sur les impacts budgétaires des différentes compensations ». Exemple: l’augmentation des salaires des enseignants-chercheurs ou les baisses de CSG des avocats et autres professions indépendantes. Il faudrait aussi sans doute et surtout parler du salaire des enseignants.

Quel est le surcoût annuel du budget pour l’Etat? Quel est le calendrier de montée en charges? Quels sont les enseignants ciblés? Qu’adviendra-t-il des autres enseignants? Et pour les avocats et indépendants, quels sont les montants annuels de perte de cotisations et contributions sociales? Comment sera financée la réduction de ces recettes?

Une quinzaine de questions, car « rien n’est clair », a pointé Emilie Cariou au Monde. « Rien qu’avec les questions de cette lettre, on est sûrement déjà sur un paquet de milliards », estime la députée. Ce qui semblerait confirmer une absence totale de maîtrise du dérapage financier des différents mesures d’exception ou de transition. Un dérapage qui viendrait s’ajouter aux déficits déjà prévus par le comité d’orientation des retraites. Des déficits cependant relativement fluctuant selon l’environnement politique !

D’après les derniers calculs du COR (PDF), il manquerait  entre 7,9 et 17,2 milliards d’euros dans les caisses du système de retraites en 2025, soit entre 0,3 et 0,7% du PIB. En juin, dans son rapport annuel (PDF), le COR tablait sur un déficit d’environ 10 milliards d’euros en 2022, soit 0,4% du PIB. Si l’on remonte à son précédent rapport annuel (document PDF), en 2018, le COR ne prévoyait qu’un déficit de 5 milliards d’euros, soit 0,2% du PIB.

En 2016, le COR envisageait même un retour à l’équilibre (document PDF) « dès le milieu des années 2020″. Fort de cette estimation, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron affirmait en mars 2017 dans un entretien au Point que  »le problème de nos retraites, dans les prochaines années, n’est plus financier ». Un an plus tard, les évaluations du COR repoussent cette perspective à 2036, dans le plus optimiste des scénarios. Une nouvelle année s’écoule et cet horizon s’éloigne encore un peu : à 2042, dans le meilleur des cas. De toute manière, avec les exceptions et les transitions tous les calculs seront à refaire et en plus à relativiser compte tenu des incertitudes notamment concernant la croissance.

 

Marchés financiers-Cac40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

 Marchés financiers-Cac40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

5.890 points ,c’est le nouveaux records pour le CAC 40 vendredi.

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on craint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.861 points hier,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

Marchés financiers : le yo-yo va continuer longtemps

Marchés financiers : le yo-yo va continuer longtemps

Du fait notamment du risque économique et financier que fait peser la Chine sur l’économie mondiale Il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo dans une tendance baissière. Les bourses n’obéissent  cependant pas immédiatement au fondamentaux de l’économie compte  tenu des politiques monétaires qui déversent des masses de liquidités sur les marchés et compte tenu de la faiblesse de rémunération des obligations. Pour autant des ajustements auront lieu afin de s’ajuster sur les résultats des  fondamentaux économiques et notamment du tassement de la croissance mondiale.  Il faut s’attendre à des mouvements erratiques des cours boursiers. Des cours qui s’inscriront  dans une tendance baissière jusqu’à la fin de l’année avec une succession de petits rebonds qui ne changeront pas la tendance. On va donc assister dans les semaines et les mois à venir à des mouvements erratiques avec alternance de chutes et de rebonds. Encore une fois cela ne saurait  changer  l’évolution structurelle des cours qui vont nécessairement s’ajuster sur une économie mondiale dont  la croissance est en nette régression.

Au point maintenant qu’on craint la récession. Dans la zone euro, la croissance économique a ralenti au deuxième trimestre, avec une stagnation en France et une perte d’élan en Italie, freinée par des perspectives mondiales incertaines qui ont même pour effet d’entraver l’investissement en Allemagne (dont la croissance est dans le rouge).  Par ailleurs des les ajustements de parité monétaire sont prévisibles mais leur ampleur dépendra surtout de l’évolution des taux que pourrait décider en premier la FED. Pour se rassurer  Les investisseurs anticipent une nouvelle baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale (Fed) le mois prochain ainsi qu’à un geste de la Banque centrale européenne (BCE) pour lutter contre le ralentissement de la croissance économique. Selon les  informations de l’hebdomadaire Der Spiegel selon lesquelles le gouvernement allemand serait prêt à abandonner sa politique d’équilibre budgétaire et à émettre de la dette pour faire face à une éventuelle récession.

Le dollar se stabilise face à un panier de devises internationales et conserve ses gains de la veille après les chiffres supérieurs aux attentes des ventes au détail en juillet aux Etats-Unis.

L’euro recule sous 1,11 dollar, à un plus bas de deux semaines, toujours affecté par les déclarations d’Olli Rehn au Wall Street Journal sur la le besoin pour la Banque centrale européenne (BCE) d’annoncer en septembre des mesures importantes de soutien à l’économie.

Les prix du pétrole remontent après deux séances dans le rouge, stimulés par la hausse des ventes au détail aux Etats-Unis, qui apaise quelque peu les craintes de récession de la première économie mondiale.

La progression est toutefois limitée par le rapport mensuel de l’Opep, guère optimiste pour le marché pétrolier sur le reste de l’année.

Le baril de Brent reprend 0,96% à 58,79 dollars et celui du brut léger américain gagne 0,86% à 54,94dollars.

Bourse-marchés financiers : en baisse pourquoi ?

Bourse-marchés financiers : en baisse pourquoi ?

Les marchés financiers bousculés en raison des incertitudes économiques et politiques en Europe et ailleurs. . D’abord, il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis  en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  du risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans un rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  L’analyse a été complétée  par le fonds monétaire international avec son rapport sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers ; Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

Bourse-marchés financiers : en attendant la crise

Bourse-marchés financiers : en attendant la crise

La Bourse de Paris à son plus bas niveau annuel mardi, en raison de la situation italienne, du brexit  et des incertitudes économiques et politiques en Europe et ailleurs. . D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  Le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

 

 

Marchés financiers : en attendant la crise.

Marchés financiers : en attendant la crise.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut monter jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  Le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par contre des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait aimé évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement. Conclusion, il va falloir s’habituer à des mouvements de yo-yo sur une tendance baissière en attendant le coup de tabac.

 

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

Marchés financiers : en attendant le coup de tabac.

 

En quête de gain, les opérateurs croient toujours que la bourse peut montrer jusqu’au ciel. C’est évidemment oublier certains risques qui risquent de provoquer un coup de tabac sur les marchés financiers. D’abord il y a le tassement général de l’activité confirmée récemment par le fonds monétaire international en 2018, en 2019 et en 2020. Ensuite les conséquences de la guerre commerciale lancée par le président des États-Unis d’abord en direction de la Chine puis vers d’autres pays. La conséquence de l’augmentation des droits de douane se traduira par un frein aux échanges internationaux et une dégradation de la compétitivité. Enfin il y a la bulle de la dette qui risque d’éclater avec la remontée des taux d’intérêt au moment précis où l’activité voit  sa croissance se tasser.  On avait noté que le fonds monétaire international n’avait guère traité  de risque de l’éclatement de la bulle financière du fait de la remontée de l’inflation et du tassement de l’activité. Dans son rapport récent,  le FMI se concentrait surtout sur le tassement économique pour les années 2018, 2019 et 2020.  le vide a été comblé par le fonds monétaire international avec son rapport mercredi sur la situation financière. Cette fois, le FMI rejoint les inquiétudes de la BRI (banque des banques) sur le cercle non vertueux que représente la montée de l’inflation alors  que l’activité ne progresse pas autant que prévu et que l’endettement a rarement atteint un tel niveau. Si le constat de la BRI est juste par compte des propositions peuvent justifier une certaine contestation La BRI invite à réduire l’endettement partout : des Etats, des banques, des particuliers et les banques centrales ; Oui mais comment faire ? La banque des règlements internationaux parle d’or : trop d’endettement partout : banques centrales, Etats, entreprises et particuliers. Elle n’a pas totalement tort mais ne dit pas comment faire ; elle aussi atteint les limite de sa pertinence. Sur le constat,  on peut difficilement être en désaccord mais dire qu’il faut des réformes structurelles est un peu vague. Autant dire clairement qu’il faut engager un politique d’austérité partout. Avec le risque de tuer la consommation, les échanges extérieurs, les investissements et finalement la croissance. On aurait évidemment que la BRI (ou le FMI)  fasse des propositions pour mieux réguler le système financier mais là il ya peut-être des limites à ne pas franchir. Les banques centrales ont été poussées à leurs limites par la crise économique et ne peuvent pas se substituer aux gouvernements qui doivent accélérer le rythme des réformes budgétaires et structurelles, a pourtant averti dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). « Cinq années après le début de la crise financière, l’économie mondiale est loin d’avoir atteint les objectifs d’une croissance équilibrée », a estimé Stephen Cecchetti, responsable de la division économique et monétaire de la BRI, la banque centrale des banques centrales.  Au lieu d’une consolidation, l’institut d’émission de Bâle (nord de la Suisse) a identifié un certain nombre de « faiblesses structurelles » qui empêchent la mise en œuvre de réformes, a-t-il averti lors d’une conférence de presse téléphonique.  Face aux problèmes générés par la crise financière, qui a provoqué en 2008 l’effondrement de la banque américaine Lehmann Brothers, et la crise des dettes publiques qui secoue depuis plus de deux ans la zone euro, les banques centrales ont joué le rôle de pompier, mais leurs capacités à secourir les Etats arrivent à bout, a averti M. Cecchetti.  Il y des limites bien définies à ce que les banques centrales peuvent faire. Elles ne peuvent pas réparer les bilans, elles ne peuvent pas augmenter la productivité et elles ne peuvent pas placer la politique sur la voie de la pérennité », a insisté le spécialiste.  Dans son rapport annuel, la BRI, qui regroupe une soixantaine de banques centrales, explique que les instituts d’émission ont considérablement gonflé leurs bilans en rachetant notamment des obligations d’Etat.  L’ensemble des banques centrales ont ainsi vu leurs actifs bondir à 18.000 milliards de dollars (14.356 milliards d’euros), soit environ 30% du produit intérieur brut mondial (PIB), deux fois plus qu’il y a dix ans.  L’établissement bâlois, dirigé par l’Espagnol Jaime Caruana, ne mâche pas ses mots à l’encontre des gouvernements, trop lents, selon lui, à résorber l’endettement public et à s’attaquer aux problèmes structurels.  La période de taux d’intérêts historiquement bas « est en grande partie le résultat de l’action insuffisante des gouvernements face aux problèmes structurels » de l’endettement, de la faible croissance et du chômage, a ainsi estimé la BRI.  Selon cette dernière, « les banques centrales sont obligées de prolonger le stimulus monétaire, alors que les gouvernements traînent des pieds et que les ajustements (nécessaires) sont retardés ».  Les banques centrales ont injecté des milliards de liquidités pour empêcher le système financier de s’écrouler et ont fortement réduit leurs taux directeurs pour soutenir l’économie.  Mais la crise des dettes publiques ne touche pas seulement les pays occidentaux, où la dette publique est passée depuis 2007 de 75% du PIB à plus de 110%. Dans les pays émergents, l’envolée des crédits et des prix a masqué des « faiblesses structurelles » dans les comptes publics.  Le secteur public n’est pas le seul en cause, mais également les banques qui tardent à se recapitaliser, a souligné la BRI, alors que l’agence de notation Moody’s a dégradé 15 grandes banques occidentales pour mieux refléter la volatilité et le risque de pertes importantes liés à leurs activités mondiales.   »Malgré leurs efforts de recapitalisation, de nombreuses banques demeurent fortement endettées, notamment celles qui apparaissent bien capitalisées mais qui en fait sont excessivement endettées », a estimé le rapport.  Face à ces difficultés, la BRI a appelé à « briser le cercle vicieux », demandant aux banques à se recapitaliser, aux gouvernements à équilibrer leurs comptes publics et aux entreprises et aux ménages à réduire leur endettement.

 

Marchés financiers : « La frilosité des Français a des raisons » (Sébastien d’Ornano)»

Marchés financiers : « La frilosité des Français a des raisons » (Sébastien d’Ornano)»

Ce qu’explique  dans une tribune au « Monde » Sébastien d’Ornano, dirigeant d’un site de placement en ligne. (Extraits)

« Les Français n’aiment pas la Bourse ! Ce constat n’est pas nouveau et les statisticiens de l’INSEE le confirment : fin 2016, les « actions et parts de fonds d’investissement » ne représentaient que 12 % des quelque 11 000 milliards d’euros de patrimoine des Français, alors que l’immobilier s’y taille la part du lion (61 %). De nombreux acteurs du secteur financier n’ont de cesse d’interroger les Français sur leurs comportements d’épargne et leur problématique aversion au risque. La dernière étude Investor Pulse de Blackrock mettait ainsi en exergue le fait que 42 % des Français confessaient avoir du mal à comprendre comment planifier leur retraite, et que 24 % associaient le sentiment d’inquiétude à l’investissement. Une autre étude conduite fin 2017 par Schroders révélait même une distorsion entre les attentes élevées des Français concernant leur épargne – ils souhaitent en moyenne obtenir une performance annuelle de 8,9 % – et leur comportement, puisqu’ils préfèrent le dépôt sur un compte d’épargne à l’investissement financier, plus risqué mais indispensable pour viser une telle rentabilité.La communauté financière a tendance à déduire un peu rapidement de ces données que le nœud du problème est le manque de culture financière des Français, et qu’il faut donc les aider à progresser. Les acteurs du secteur se retrouvent d’ailleurs volontiers pour financer des initiatives comme La Finance Pour Tous, site à vocation pédagogique sur l’argent et la finance. Tout cela semble fort logique et louable, mais on peut se demander si les professionnels de l’épargne n’agissent pas de la même manière que les industriels du secteur des boissons, récemment pointés du doigt par l’émission d’enquête Cash Investigation pour leur comportement concernant le plastique. Les investisseurs français voient en moyenne 31,9 % de la performance brute de leurs fonds s’envoler en frais (et en inflation),… ».

En clair, pour amortir les frais de placement il faut un minimum d’épargne de 150 000 euros, ce qui permet un suivi assez personnalisé et continu du portefeuille. En dessous, les placements sont souvent gérés de manière mécanique, voire approximative  d’où l’appétence de beaucoup de français pour des placements de père de famille voire des placements qui ne rapportent rien comme les livrets d’épargne, sans parler de ce qui dort sur les compte courant précisément du fait de la rémunération négative du livret.

Trump: chantage aux marchés financiers s’il est destitué

Trump: chantage aux marchés financiers s’il est destitué

Il faut vraiment que le président américain soit dans une situation particulièrement délicate pour se livrer à un tel chantage. « Moi ou le chaos sur les marchés financiers ». Le fait même d’évoquer l’hypothèse d’une destitution témoigne de l’inquiétude grandissante de l’intéressé qui ne cesse de s’embourber dans les affaires et les témoignages défavorables de ses anciens collaborateurs. La perspective d’une destitution n’est sans doute pas demain mais le filet judiciaire se resserre autour d’un président de plus en plus affaibli surtout avec les accusations concernant l’intervention russe leur des dernières élections présidentielles. En guise de défense, le président américain Donald Trump a estimé que les marchés allaient « s’effondrer » s’il était destitué dans le sillage des déclarations de son ancien avocat qui s’est retourné contre lui. « Si jamais j’étais destitué, je pense que les marchés s’effondreraient et que chacun deviendrait plus pauvre », a affirmé Donald Trump en réponse à une question lors d’une émission retransmise jeudi par la chaîne Fox. « Je ne sais pas comment on peut destituer quelqu’un qui fait un super travail », a-t-il ajouté. L’étau se resserre autour du président américain depuis que son ancien avocat personnel, Michael Cohen, a affirmé sous serment avoir acheté, à la demande de Donald Trump, le silence de deux maîtresses présumées « pour influencer l’élection » présidentielle de 2016.

 

123



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol