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Un cloud souverain : Pour se libérer enfin de la domination américaine ?

Un cloud  souverain : Pour se libérer enfin de la domination américaine ?

Présents à Strasbourg à l’occasion de l’inauguration du nouveau datacenter d’OVHCloud, Thierry Breton, Bruno Le Maire et Jean-Noël Barrot ont annoncé une série de mesures de soutien à l’écosystème français du cloud, et désavoué les Gafam américains. (papier de la Tribune)

Exactement le contraire de la stratégie numérique qui avait été décidé jusqu’à la fière aux Gafam  le soin de gérer les données européennes ! NDLR

 

Changer de braquet sans avoir l’air de se renier : tel est l’exercice d’équilibriste hautement périlleux -pour ne pas dire impossible- auquel s’attèle le gouvernement dans le dossier très sensible de la stratégie cloud de l’Etat. Lundi 12 septembre, un trio de choc composé du commissaire européen au marché intérieur, Thierry Breton, du ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, Bruno Le Maire, et du ministre délégué au Numérique et aux Télécommunications, Jean-Noël Barrot, s’est invité à l’inauguration du datacenter flambant neuf -sans mauvais jeu de mots- d’OVHCloud à Strasbourg. Ce même datacenter qui avait brûlé en février 2021, cramant avec lui une partie de la crédibilité médiatique de l’écosystème français du cloud. Quelques mois plus tard, en mai 2021, l’Etat annonçait sa doctrine cloud et sa stratégie Cloud de confiance, dans laquelle les acteurs américains dominants du marché, notamment Microsoft et Google, avaient pignon sur rue. Depuis, la fracture était profonde entre la macronie et les champions tricolores du cloud.

 

Dix-huit mois plus tard, changement drastique d’ambiance sous le ciel bleu de Strasbourg. Unie derrière OVHCloud, l’ensemble de la filière française tient enfin sa revanche. Devant un parterre d’élus (le député Philippe Latombe, la sénatrice Catherine Morin-Dessailly, le président de la Région Grand Est Jean Rottner…), d’entreprises du secteur (Jamespot, Wallix, Clever Cloud…) et de personnalités (le directeur de l’Anssi Guillaume Poupard, celui de la Direction générale des entreprises Thomas Courbe…), Bruno Le Maire, Thierry Breton et Jean-Noël Barrot ont affiché un soutien clair, massif et sans ambiguïté à la filière française du cloud. Une première. L’objectif : les mettre enfin au cœur de la stratégie nationale, et leur lever un certain nombre de freins.

Au-delà de son potentiel économique -le chiffre d’affaires du secteur est estimé à plus de 560 milliards d’euros en Europe en 2030 d’après une étude de KPMG-, impossible de rêver de souveraineté numérique et d’indépendance technologique sans maîtriser les clouds, à la fois au niveau des infrastructures et des logiciels, par lesquels passent toutes nos données.

Alors que l’Etat encourageait jusqu’à récemment le marché à souscrire aux offres Cloud de confiance avec les Gafam -qui n’arriveront pas avant 2024 et ne sont pas encore labellisées SecNumCloud par l’Anssi-, il pousse désormais les acteurs français à obtenir cette certification de sécurité, qui leur paraissait auparavant inaccessible en raison du coût nécessaire pour l’obtenir. Pour lever ce frein, Bruno Le Maire a annoncé que l’Anssi va mettre en œuvre un dispositif d’accompagnement à la qualification de 2,5 millions d’euros, dédié aux startups et aux PME « qui proposent des services de plateformes ou de logiciels pouvant contribuer à la modernisation et à la résilience des entreprises et des administrations ». L’objectif officieux : créer d’autres offres Cloud de confiance que celles actuellement dans les tuyaux avec les Gafam, donc corriger le choix politique effectué en 2021.

Autre annonce : la « clarification » de la doctrine cloud de l’Etat, qui passe par une définition plus fine de la notion de données sensibles qui doivent impérativement être traitées dans un cloud souverain. « Une circulaire sera publiée dans les semaines qui viennent pour clarifier le niveau de protection des données et garantir leur protection face à l’extraterritorialité américaine », a précisé Bruno Le Maire.

Les deux ministres ont aussi annoncé la création d’un Comité stratégique de filière (CSF) provisoirement intitulé « numérique de confiance »Cette « enceinte commune d’échanges avec l’Etat », qui sera présidée par le directeur général d’OVHCloud Michel Paulin, devra « encourager la coopération et participer à l’émergence d’une offre française compétitive dans les prochaines années », dixit Bercy. Autrement dit, unifier les acteurs français aujourd’hui éparpillés, pour qu’ils créent ensemble des offres communes aptes à rivaliser en nombre de services proposés avec celles des Gafam. Au nom de la souveraineté numérique, ce comité stratégique sera exclu aux Gafam. « Seuls les acteurs français du cloud pourront y être », nous confirme la Direction générale des entreprises (DGE). Orange, Capgemini et Thales, qui sont aussi des distributeurs et revendeurs de technologies, pourront y participer. De son côté, Michel Paulin devra rendre des comptes au gouvernement tous les six mois sur la composition, la gouvernance et les objectifs de ce nouveau CSF, en veillant à la bonne articulation avec les CSF existants (Industries de sécurité et Industrie du futur notamment).

Enfin, le gouvernement compte sur les réglementations en cours à Bruxelles pour « rééquilibrer le marché du cloud ». Il compte notamment sur le schéma européen de cybersécurité pour le cloud, sur le Data Act qui va règlementer les données industrielles, ou encore sur le Projet Important d’Intérêt Européen Commun (PIIEC) Cloud, un projet européen d’envergure de 5 milliards d’euros, impliquant plus de 180 entreprises pour que le cloud de demain soit inventé en Europe.

Si le gouvernement présente ces annonces comme la « réaffirmation » de la stratégie nationale pour le cloud, et revendique donc une forme de cohérence depuis l’annonce de la stratégie cloud en mai 2021, en réalité il n’en est rien.

L’inflexion stratégique annoncée par Bruno Le Maire et Jean-Noël Barrot est majeure et spectaculaire. En mai 2021, Bruno Le Maire et le secrétaire d’Etat au Numérique de l’époque, Cédric O, n’avaient pas un mot pour la filière française du cloud, sinon pour la dénigrer. Cédric O affirmait même que les Gafam proposent « les meilleurs services cloud » et assumait le discours selon lequel les Français ne sont « pas au niveau » et « ne proposent pas toutes les briques cloud indispensables à la transformation numérique des entreprises et de l’Etat ».

Dix-huit mois plus tard, son successeur, Jean-Noël Barrot, dit exactement l’inverse. « Les acteurs français du cloud et de la donnée maîtrisent toutes les briques technologiques essentielles pour proposer des solutions souveraines pour tous les acteurs stratégiques », affirme-t-il.  Le nouveau ministre du Numérique appelle même l’Etat à « s’appuyer sur eux » pour « gagner la bataille de la souveraineté numérique » face à des champions américains -Amazon, Microsoft, Google- dont il dresse un portrait peu flatteur. Selon lui, la force des Américains a été de proposer des « solutions globales », répondant à tous les besoins des clients sur une seule et même plateforme, ce qui leur a permis d’obtenir une « domination économique qui entraîne une dépendance technologique », avec son lot de « risques extraterritoriaux sur la sécurité de nos données ».

De son côté, le même Bruno Le Maire qui affirmait que les offres américaines peuvent être souveraines si elles sont vendues par des coentreprises de droit français (Bleu pour Microsoft avec Orange et CapgeminiS3ns pour Google avec Thales), dit aujourd’hui : « Je suis opposé au principe d’extraterritorialité américaine. Je ne vois pas au nom de quoi ils pourraient se saisir de données essentielles pour notre souveraineté et notre  indépendance. Personne, même nos alliés, ne peut avoir de droit de saisir nos données ». Pourtant, de plus en plus d’experts juridiques alertent sur le fait que les offres Cloud de confiance avec les Gafam seront soumises à la loi extraterritoriale FISA et que les Américains peuvent aussi estimer qu’elles tombent sous le coup du Cloud Act, nécessitant de créer une véritable barrière juridique à la fois coûteuse et incertaine que le label SecNumCloud est censé valider.

Il y a un an, les Gafam américains étaient présentés comme des « partenaires » indispensables, mais aujourd’hui ils n’ont été mentionnés que comme des prédateurs de données, bras armés d’un Etat, les Etats-Unis, qui s’arroge, grâce à ses lois extraterritoriales -Cloud Act et loi FISA-, l’accès à nos données stratégiques. Signe frappant du revirement gouvernemental, pas une seule fois les deux ministres n’ont ne serait-ce que nommé la stratégie Cloud de confiance dans leur discours. Celle-ci est également absente du communiqué de presse du gouvernement, comme si elle n’avait jamais existé. Bruno Le Maire et Jean-Noël Barrot n’ont pas non plus cité une seule fois le nom des acteurs français -Orange, Capgemini, Thales- au cœur de la stratégie présentée l’an dernier, ni celui de son artisan, Cédric O.

Ils semblent aussi avoir oublié qu’Emmanuel Macron lui-même disait, lors de la présentation de France 2030 : « Aurons-nous un cloud totalement souverain à 5 ans ? Je crois que ce n’est pas vrai de se le dire, parce qu’on a pris beaucoup de retard ». Mais le gouvernement aujourd’hui estime qu’il est possible de créer rapidement des solutions souveraines françaises.

Chose impensable il y a un an : Thierry Breton, Bruno Le Maire et Jean-Noël Barrot ont été chaleureusement applaudis par l’écosystème français du cloud réuni à Strasbourg.

« Cela arrive avec trois ans de retard mais c’est un véritable réajustement stratégique qui est extrêmement positif », estime le député (Modem), Philippe Latombe, tout en relativisant : « il manque toujours des engagements sur la commande publique, qui est un levier essentiel pour développer des champions français du cloud ». Et de conclure, un peu rapidement : « la stratégie Cloud de confiance est discrètement enterrée ».

De leur côté, les entrepreneurs du cloud sont ravis sur la forme et attendent de voir venir sur le fond. « Jean-Noël Barrot a pris le temps de nous recevoir, de nous écouter et de comprendre que la stratégie de 2021 allait droit dans le mur. Juste ça, ça change et c’est énorme. Rectifier le tir demande du courage politique, le gouvernement doit assumer de bifurquer mais il ne peut pas se renier, ce n’est pas une position facile, il vaut mieux avancer et oublier les divergences du passé », ajoute Alain Garnier, le président de l’entreprise Jamespot (logiciels collaboratifs).

Si tout indique que désormais le gouvernement va aider à construire des offres vraiment souveraines plutôt que de pousser le marché dans les bras des Gafam, reste désormais à voir comment Bruno Le Maire et Jean-Noël Barrot gèreront l’inévitable riposte de Bleu, de S3ns, et des Gafam, qui, sans être publiquement désavoués, ont tout de même reçu une sacrée claque à Strasbourg.

Europe : réforme du marché de l’électricité, enfin ?

Europe : réforme du marché de l’électricité, enfin ?

 

Bruxelles appelle à modifier « d’urgence » le marché européen de l’électricité.  Dépassé par la flambée des cours de l’électricité, eux-mêmes dopés par l’explosion des cours du gaz du fait de la guerre en Ukraine notamment, l’exécutif bruxellois appelle à une modification structurelle du marché européen de l’énergie. Mais si une telle réforme pourrait soulager la crise, elle ne suffira pas à la résoudre.

Bruxelles semble s’inquiéter enfin de l’envol des prix de l’énergie et de la mauvaise régulation notamment des prix de l’électricité. En cause évidemment le couplage infernal entre les prix du gaz et de l’électricité.Le problème c’est que nombre de pays dépendent du gaz pour produire de l’électricité;  surtout après le recul sur le nucléaire afin de satisfaire quelques électeurs écolos bobos.

« La flambée des prix [...] montre clairement les limites de [son] fonctionnement actuel », a fait valoir lundi sa présidente, Ursula Von Der Leyen. Même le chancelier allemand, Olaf Scholz (SPD), dont le pays dépend largement du gaz pour produire l’électricité, a plaidé ces derniers jours pour une modification substantielle du système, qui « ne peut pas être décrit comme fonctionnel s’il conduit à des prix aussi élevés ».

Le problème c’est que la libéralisation n’a pas incité à investir suffisamment dans les nouvelles technologies les moins polluantes

« Imaginons qu’on dispose d’assez de tranches nucléaires en France pour satisfaire l’ensemble de la demande des citoyens. Même si les marchés de l’électricité restaient interconnectés, le prix de l’électricité dans l’Hexagone serait alors beaucoup plus bas », souligne un ancien haut dirigeant d’EDF.

Ce  n’est donc pas seulement le marché interconnecté qui est responsable de l’envolée observée, mais tout simplement un manque d’infrastructures physiques. De fait, le mix réel a forcément un impact sur le prix de l’électricité, quelle que soit la structure du marché.

Autrement dit, si les pays de l’Union européenne ne devaient pas faire appel en permanence à des centrales à gaz ou au charbon pour produire leur électricité, le problème du couplage des prix entre les hydrocarbures et l’électricité ne se poserait pas. Or, même en plein été (période lors de laquelle la consommation est faible), ces centrales fossiles tournent à plein régime. Pour sortir de ce cercle vicieux et faire baisser mécaniquement les prix, il n’y a donc pas de secret : il est nécessaire d’investir dans de nouveaux moyens de production, même s’ils mettront plusieurs années à sortir de terre et réduire sensiblement la demande d’énergie.

Enfin l’arrêt de la folle inflation des lois ?

Enfin l’arrêt de la folle inflation des lois ?

 

L’inflation des lois qui se sont succédé « frénétiquement » depuis vingt-cinq ans est source de dispositions contradictoires et nuit au travail quotidien de la justice, constatent les magistrats Jean-Rémi Costa et Alexandre Stobinsky, dans une tribune au « Monde ».

 

Et si ce quinquennat était enfin celui de la sobriété législative ? Contraints par une absence de majorité absolue, le gouvernement et les députés de la majorité vont devoir faire moins, au grand bonheur du droit. La paralysie de l’Assemblée nationale est une aubaine pour le droit pénal, car, depuis vingt-cinq ans, les lois en matière pénale – mais le droit civil n’est pas en reste – se sont succédé frénétiquement.

La liste, non exhaustive, est vertigineuse : loi du 17 juin 1998 sur la prévention et la répression des infractions sexuelles ; loi du 15 juin 2000 renforçant la protection de la présomption d’innocence et les droits des victimes (loi Guigou) ; loi du 9 septembre 2002 d’orientation et de programmation pour la justice (loi Perben 1) ; loi du 9 mars 2004 sur l’adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité (loi Perben 2) ; loi du 12 décembre 2005 relative au traitement de la récidive des infractions pénales ; loi du 10 août 2007 renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs (instauration des peines planchers) ; loi du 24 novembre 2009 pénitentiaire (loi Dati) ; loi du 6 décembre 2013 relative à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière ; loi du 15 août 2014 relative à l’individualisation des peines et renforçant l’efficacité des sanctions pénales (loi Taubira) ; loi du 27 février 2017 portant réforme de la prescription en matière pénale ; loi du 3 août 2018 sur la lutte contre les violences sexuelles et sexistes ; loi du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice ; loi du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales ; loi du 24 décembre 2020 relative au Parquet européen, à la justice environnementale et à la justice pénale spécialisée ; loi du 21 avril 2021 visant à protéger les mineurs des crimes et délits sexuels et de l’inceste ; loi du 24 janvier 2022 relative à la responsabilité pénale et à la sécurité intérieure…

Certains intitulés prennent même acte de cette litanie, comme la loi du 17 mai 2011 sur la simplification et l’amélioration de la qualité du droit. D’autres évoquent, comme un constat d’échec, les conséquences de cette crise législative, telle la loi du 22 décembre 2021 pour la confiance dans l’institution judiciaire.

Le code pénal a encaissé soixante et onze versions entre 2017 et 2021, soit presque autant (soixante-dix) qu’entre 1994, année de son entrée en vigueur, et 2004. Si le chiffre peut paraître fou, mieux vaut ne pas regarder l’évolution dans le temps du code de procédure pénale au risque de se trouver mal. Celui-ci a connu cinquante-quatre versions entre sa création en 1957 et l’année 1974, alors que cela représente désormais une seule année de modifications (cinquante-cinq versions en 2010, cinquante-six en 2016 et cinquante-trois en 2021).

Assemblée : vers une meilleure représentation sociologique, enfin !

Assemblée : vers une meilleure représentation sociologique, enfin !

 

L’arrivée à l’Assemblée nationale de quelques dizaines deux députés issus des couches moyennes constituent évidemment une innovation démocratique. Jusque-là en effet est depuis longtemps, la politique est appropriée surtout par les professionnels, les fonctionnaires et professions supérieures. Bref tout cela aboutit à une représentation complètement déformée sociologiquement et donc en décalage avec les réalités sociaux économiques. Le pire dans ce domaine a sans doute été réalisé par le parti socialiste qui pratiquement depuis son origine n’a jamais compté réellement de représentants des couches moyennes et défavorisées. Essentiellement des fonctionnaires, des politicards et des cadres.

Évidemment une grande différence avec les partis sociaux-démocrates des pays européens qui eux ont toujours su intégrer une grande partie de ceux qu’ils sont supposés représenter. Résultat , le parti socialiste est mort pour avoir ignoré ses mandants. L’affaire n’est pas nouvelle. Le déclin a été celui d’abord de la SFIO pour les mêmes raisons.

Certes une meilleure représentation sociologique est indispensable même si elle ne garantit pas forcément à elle seule l’efficacité et la cohérence. Et il y a encore un énorme chemin à parcourir

On peut s’étonner que la gauche en France (PC excepté) compte aussi peu de responsables issus des organisations syndicales ou associatives engagées.

La vérité c’est que la gauche -comme la droite- est complètement noyautée par les professions supérieures et par les anciens élèves des instituts politiques qui commencent comme conseiller d’un élu avant de devenir eux-mêmes représentants du peuple.

L’élection d’une femme comme  Rachel Keke,  femme de ménage élue dans la 7e circonscription du Val-de-Marne, face à l’ex-ministre des Sports Roxana Maracineanu constitue un événement significatif, d’autres nouveaux députés exercent des métiers que l’on n’a pas l’habitude de croiser au Palais-Bourbon. Car du point de vue des catégories socio-professionnelles représentées parmi les élus, ce sont les cadres de la fonction publique (75 députés), devant les cadres administratifs et commerciaux d’entreprise (66) et les professions libérales (58), qui restent les plus représentés.

Rachel kéké ne sort pas d’un institut politique mais elle a suffisamment d’expérience personnelle et syndicale plus que compenser ce « manque » après avoir mené un combat de plus de 22 mois pour faire valoir les droits des femmes de ménage d’un hôtel où elle travaillait.

 

Rachel Kéké ( Wikipedia)

Rachel Keke est née en 1974 dans la commune d’Abobo, au nord d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, d’une mère vendeuse de vêtements et d’un père conducteur d’autobus. Son grand-père combat avec les forces françaises pendant la Seconde Guerre mondiale4. Elle perd sa mère à l’âge de 12 ans et commence à travailler à 16 ans comme coiffeuse. Elle travaille également ensuite comme caissière et comme aide à domicile pour personnes âgées. À la suite du coup d’état de décembre 1999 en Côte d’Ivoire, elle arrive en France à 26 ans7 et y exerce son métier dans le salon de coiffure de son oncle8Naturalisée française en 2015, elle a cinq enfants et s’est remariée en 2016 à un chanteur de zouglou, une musique urbaine ivoirienne.

Elle commence à travailler comme femme de chambre à l’hôtel Ibis Batignolles en avril 2003, employée par les sous-traitants successifs. Longtemps à temps partiel, ses demandes pour passer à plein temps n’aboutissent qu’en 2017. Elle devient gouvernante en 2019. Ses conditions de travail ont des effets sur sa santé et elle est en arrêt maladie en février 2019. Son salaire mensuel net passe de 1 300 à 1 700 euros grâce au succès de la mobilisation de 2019 – 202. Elle indique au sujet de ce métier qu’il « détruit le corps. Il y a des syndromes du canal carpien, des tendinites, des maux de dos… »4. Dans le cadre de ce travail, elle est également confrontée au racisme et à des tentatives d’agressions sexuelles.

Le 17 juillet 2019, vingt-huit femmes de chambres de l’hôtel Ibis Batignolles majoritairement africaines, dont Rachel Keke, se mettent en grève pour une durée illimitée. Elles dénoncent alors leurs conditions de travail et leur sous-rémunération auprès de leurs employeurs le groupe hôtelier Accor et son sous-traitant STN15.

Accompagnée de ses collègues, et notamment de la porte-parole Sylvie Kimissa8,16, elles subsistent grâce aux caisses de soutien et cagnottes en ligne mises en place par les syndicats et donateurs anonymes.

Le combat des femmes de chambre prend fin en mai 2021 par un accord où elles obtiennent une revalorisation des qualifications et des salaires, la prise en compte des heures supplémentaires et une prime de repas. Par contre, elles n’obtiennent pas la fin de la sous-traitance et l’intégration chez Accor.

 

Covid- France : la baisse enfin des contaminations et des hospitalisations

Covid- France  : la baisse enfin des contaminations et des hospitalisations

En France,  +111.583 Nouveaux cas ont été enregistrés en 24h et +61 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.650 (+16) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 115.472 (+45 en 24h). La baisse des contaminations au Covid-19 commencée ces derniers jours se poursuit, selon les chiffres officiels publiés samedi.

 

L’agence Santé publique France a enregistré 111.583 cas en 24 heures, soit environ 14.000 de moins que la veille et 30.100 de moins qu’il y a une semaine. La moyenne des infections sur les sept derniers jours s’établit à 120.665, contre 134.876 il y a une semaine.Cette baisse des infections s’accompagne d’un léger reflux des hospitalisations. On compte actuellement 24.894 patients hospitalisés, dont 885 nouvelles admissions, contre 23.474 patients hospitalisés il y a une semaine.

Parmi ces patients, 1630 sont pris en charge dans les services de soins critiques qui soignent les cas les plus graves. C’est un peu moins que la veille (1652) mais toujours plus qu’il y a une semaine (1543).

Création : rémunérer enfin réellement les auteurs

Création : rémunérer enfin réellement les auteurs

 

Les deux présidents du Conseil permanent des écrivains, Christophe Hardy et Séverine Weiss, mandatés par l’ensemble de leurs organisations, demandent, dans une tribune au « Monde », que l’accord négocié entre auteurs et éditeurs soit signé sous l’égide de l’Etat avant le 8 avril, sans quoi les auteurs auront été abandonnés en rase campagne.

 

Tribune.

 

Le début de mandat de la ministre de la culture, Roselyne Bachelot, avait ouvert des perspectives prometteuses. Cela faisait plus de dix ans que les auteurs alertaient les pouvoirs publics sur leur paupérisation. Une étude, réalisée en 2015 par le ministère de la culture, avait documenté la dégradation constante depuis vingt ans de leurs rémunérations.

Face à ce constat alarmant et face à la mobilisation des auteurs (rappelons les Etats généraux du livre organisés en 2018 et 2019 par le Conseil permanent des écrivains), le ministère appela Bruno Racine à la rescousse pour qu’il fasse, à partir d’un constat large et précis, des préconisations qui remédient à la situation dramatique des auteurs.

Dans la dynamique du rapport Racine et de tout ce qui l’avait précédé, la ministre de la culture, fraîchement nommée, présentait quelques mois plus tard [en avril 2021] un « Plan auteurs 2021-2022 » en quinze points qui devait guider l’action de son ministère durant la seconde partie du quinquennat d’Emmanuel Macron.

La mesure n° 9 de ce plan engageait le ministère à « accompagner les négociations sui generis sur l’équilibre de la relation contractuelle entre auteurs et éditeurs (…) dans le secteur du livre ». Et comme les services du ministère ne souhaitaient pas s’impliquer directement dans un dossier plus qu’épineux, on fit appel au professeur Pierre Sirinelli pour tenir le rôle de médiateur.

Après neuf mois de discussions, un accord a été trouvé il y a quelques semaines entre les organisations d’auteurs et le Syndicat national de l’édition (SNE). Accord comportant cinq mesures de nature à améliorer la transparence (dans un secteur où persistent des zones d’obscurité) et à améliorer l’information des auteurs sur la vie et la fin de vie de leurs ouvrages.

Le temps avait manqué, hélas, pour que les discussions, denses et animées, traitent le sujet essentiel, celui qui, rappelons-le, avait présidé au lancement de cette mission : la rémunération des auteurs. Mais les parties s’engageaient, une fois acté ce premier accord, à poursuivre prioritairement et sans tarder leurs échanges sur ce sujet qui fédère toute la communauté des auteurs et l’ensemble des organisations qui les représentent.

 

L’accord devait être signé en présence de la ministre de la culture le 16 mars. Mais à quelques heures de l’événement, le SNE jouait l’esquive. Pour autant, il se veut rassurant : ce n’est qu’une question d’heures, de jours ou de semaines. Il signera cet accord, bien sûr, à la rédaction duquel il a pleinement participé. Et loin de lui l’idée de se défiler sur le sujet « rémunération ». N’a-t-il pas, ces derniers mois, annoncé publiquement à plusieurs reprises que la question de la juste rémunération des auteurs était une priorité ?

Digital Markets Act: enfin un vrai cadre de régulation des géants du Net

Digital Markets Act: enfin un vrai cadre de régulation des géants du Net

 

En aboutissant à une nouvelle législation sur les marchés numériques, l’Union européenne tire les leçons de l’inadaptation aux enjeux du secteur de l’actuelle politique de la concurrence. Dorénavant, ce ne sont plus les géants du Web qui dictent leurs règles, mais la Commission qui fixe le cadre à respecter. ( papier du « Monde »)

 

 

 L’Union européenne (UE) a été souvent brocardée pour sa lenteur bureaucratique et ses divisions. L’accord trouvé le 24 mars sur l’encadrement des géants de l’Internet montre que les Vingt-Sept savent aussi faire preuve d’efficacité. En un an, les Etats membres, le Parlement et la Commission européenne ont réussi à aboutir à une nouvelle législation sur les marchés numériques, le Digital Markets Act (DMA).

Ce texte vise à réguler les pratiques anticoncurrentielles des principales entreprises qui contrôlent l’accès au Web. Celles qui sont incontournables en matière de commerce électronique, de recherche sur Internet, d’informatique dématérialisée (cloud), de publicité numérique ou encore les principaux réseaux sociaux devront désormais rendre des comptes sur leur façon d’opérer.

La Commission a édicté une vingtaine de commandements auxquels ces entreprises devront se soumettre. Il s’agit de permettre la communication entre deux messageries n’appartenant pas à la même plate-forme, d’interdire pour les moteurs de recherche, les magasins d’applications ou les plates-formes d’e-commerce de favoriser leurs propres produits et services, d’empêcher de se servir de données d’entreprises utilisant un service dans le but de les concurrencer, de pouvoir retirer des applications préinstallées sur un smartphone et d’en ajouter en provenance de magasins tiers, dencadrer la publicité ciblée, ou encore d’obliger les grands groupes à notifier leurs acquisitions afin de prévenir la prédation de l’innovation chez des concurrents plus petits…

L’UE tire ainsi les leçons de l’inadaptation de l’actuelle politique de la concurrence aux enjeux du numérique. Jusqu’à présent, les enquêtes étaient menées a posteriori, une fois que les infractions étaient constatées. Les entreprises fautives n’étaient sanctionnées qu’au bout de longues années d’investigation par des amendes aux montants peu dissuasifs.

Le DMA renverse la logique avec une réglementation ex ante. Ce ne sont plus les géants du Web qui dictent leurs règles, mais la Commission qui fixe le cadre à respecter. Le numérique sera désormais soumis à une régulation inspirée de celles des secteurs de l’énergie, de la banque ou des télécommunications. Le barème des amendes a été également adapté à la puissance de ces groupes : en cas d’infraction, leur montant pourra aller de 6 % à 20 % du chiffre d’affaires mondial, ce qui, pour Google ou Amazon, représente plusieurs dizaines de milliards de dollars. En cas de récidive, des cessions d’activités pourront être imposées.

Cette réglementation marque un tournant. Il faut saluer la vitesse d’exécution européenne, malgré le lobbying intense des géants du Net. Cette célérité doit être comparée à la lenteur du processus aux Etats-Unis. Malgré les commissions d’enquête, les auditions parlementaires, les propositions de loi et le volontarisme politique de Joe Biden, aucune régulation significative n’a encore vu le jour.

Face à ce retard, l’UE, grâce au DMA, a l’occasion de donner naissance à des normes qui pourraient inspirer d’autres pays et fournir un point d’appui à ceux qui cherchent aussi à mieux y encadrer leur marché numérique.

Pour autant, la partie est loin d’être gagnée. Le règlement général de protection des données (RGPD), pourtant prometteur, a montré que les Gafam savaient trouver des échappatoires au cadre qui leur est imposé. L’enjeu pour le DMA consiste maintenant à se doter de moyens d’application et de contrôle suffisamment efficaces pour surmonter le manque de transparence et de volonté de coopérer dont ces entreprises ont toujours fait preuve.

Ukraine : un rôle enfin positif pour Erdogan ?

Ukraine : un rôle enfin positif pour Erdogan ? 

 

La présidentielle de 2023 n’est pas étrangère au repositionnement géopolitique du président turc, Recep Tayyip Erdogan, qui se campe en médiateur dans le conflit en Ukraine. Mais la neutralité d’Ankara reste ambivalente, analyse Dorothée Schmid, spécialiste du monde méditerranéen, dans une tribune au « Monde ».

 

Tribune.

 

Les efforts diplomatiques pour contenir la crise ukrainienne ont entraîné un développement inattendu : la France et la Turquie, toutes deux en première ligne pour obtenir un cessez-le-feu, ont annoncé, le 25 mars, une initiative humanitaire commune avec la Grèce sur Marioupol [sud-est de l’Ukraine]. Triangulation inespérée après plusieurs années d’une tension diplomatique qui a connu un pic en juin 2020, lorsque la France et la Turquie sont passées tout près d’un incident militaire au large des côtes libyennes. La signature d’un partenariat stratégique franco-grec, un an plus tard, n’avait rien arrangé, les Français se berçant encore de l’illusion d’une Turquie aux abois, en délicatesse avec tous ses voisins, brouillée avec l’OTAN, tenue en respect par l’Union européenne et mise sous pression par la Russie.

Le diagnostic d’une faiblesse diplomatique turque ne correspond pourtant plus à la réalité. Certes, le régime traverse des difficultés internes : il est dans une mauvaise passe sur le plan économique et le président Recep Tayyip Erdogan affrontera, en 2023, des échéances électorales compliquées. L’usure du pouvoir est manifeste après vingt ans de verrouillage politique, et l’opposition s’organise pour offrir une alternative à l’alliance entre les islamistes et l’extrême droite qui a muré la Turquie dans un nationalisme revanchard. Une chose est sûre : Erdogan ne renoncera pas facilement au pouvoir l’année du centenaire de la République turque.

Du point de vue de la politique étrangère, deux voies étaient possibles pour préparer cette échéance : celle d’une nouvelle montée aux extrêmes afin de consolider la base nationaliste ; ou, plus inattendue mais désormais crédible, se dessine l’hypothèse d’une Turquie qui assume de façon mature les dividendes de la puissance patiemment reconstruite en deux décennies.

Le rétablissement diplomatique spectaculaire réussi depuis 2021 pose, en effet, la Turquie plus en faiseur de paix qu’en fauteur de guerre, et pas seulement dans le contexte ukrainien. Si Erdogan s’était isolé dans une forme d’expansionnisme paranoïaque depuis 2016, année marquée par une tentative de coup d’Etat, on assiste au retour des fondamentaux d’Ahmet Davutoglu, l’ancien ministre des affaires étrangères [2009-2014] artisan du soft power turc : une Turquie géopolitiquement centrale et en paix avec ses voisins. La fin de la brouille avec l’axe régional anti-Frères musulmans, déclenchée par les « printemps arabes » en 2011, est pratiquement actée : les relations longtemps exécrables avec les Emirats arabes unis sont désormais au beau fixe et le réchauffement est en cours avec l’Arabie saoudite.

Carburant: Des impôts enfin sur les «superprofits»

Carburant: Des impôts enfin  sur les «superprofits»

Jamais sans doute lesgrandes sociétés pétrolières n’auront réalisé de telle superprofits qu’en 2022. Des profits strictement proportionnels à la hausse des cours des produits bruts. Du coup ,les gouvernements et notamment en France interrogent  pour taxer ses superprofits

Depuis le début de l’invasion russe en Ukraine, les majors pétrogazières européennes font l’objet d’une double critique. Celles qui font affaire avec la Russie sont accusées de pactiser avec l’agresseur. Et on reproche à toutes les compagnies de profiter des conséquences de la guerre - la flambée des cours de l’énergie dopant leurs profits -, alors que les consommateurs voient, eux, leur pouvoir d’achat rogné.

Dans ce contexte, le gouvernement ne veut se priver d’aucun moyen d’action et n’exclut pas d’instaurer une taxe exceptionnelle sur les entreprises énergétiques. L’option est sur la table et un arbitrage devrait survenir prochainement, indique une source au sein de l’exécutif. «Nous expertisons toutes les solutions, mais rien n’est décidé à ce stade pour empêcher les énergéticiens de réaliser des surprofits sur le dos des Français», précise-t-on par ailleurs au ministère de l’Économie, qui est en charge du dossier.

Face à Poutine : enfin le sursaut de l’Union européenne

Face à Poutine : enfin le sursaut de l’Union européenne

 

 

En décidant d’une aide financière à l’envoi d’armes létales aux forces ukrainiennes pour résister à l’agression russe, l’UE a brisé « un tabou » et se donne enfin les moyens de se comporter en puissance géopolitique. ( papier du « Monde »)

Au quatrième jour de la guerre qu’il a déclenchée contre l’Ukraine, Vladimir Poutine avait déjà deux exploits à son compte, dimanche 27 février : il a rendu à l’OTAN sa raison d’être et il a amené l’Union européenne à se transformer en organisation capable de fournir de l’aide militaire à un pays étranger.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, a raison : c’est bien « un moment décisif », un tournant historique dans sa politique de défense que l’UE a réalisé dimanche soir pour venir en assistance à l’Ukraine attaquée. Sous la conduite du chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, les ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept ont adopté une aide de 450 millions d’euros pour financer l’envoi d’armes létales aux forces ukrainiennes pour résister à l’agression russe, ainsi que 50 millions pour des équipements non militaires. Cette assistance, qui pourra inclure des avions de chasse, s’ajoute aux livraisons d’armes déjà promises individuellement par plusieurs Etats membres. Jamais auparavant l’UE n’avait rempli cette fonction. « Un tabou est tombé », a commenté M. Borrell.

 

Outre les sanctions financières et économiques contre la Russie déjà décidées ces derniers jours, la Commission a par ailleurs annoncé deux importantes mesures dimanche : l’interdiction de l’espace aérien de l’Union à tous les avions russes ou contrôlés par des compagnies russes, et l’interdiction de la diffusion des médias russes RT et Sputnik, afin de bloquer leur campagne de désinformation.

 

Bruxelles vient ainsi de confirmer l’adage selon lequel l’UE n’avance que dans les crises, adage déjà éprouvé pendant la crise du Covid-19. Poussive face à la Russie ces dernières années, paralysée par les différences de sensibilité de ses Etats membres face à ce sujet, l’Union a été incapable jusqu’ici de mener une politique claire et unie à l’égard de Vladimir Poutine. Les sanctions décidées après l’annexion de la Crimée ont certes été reconduites à l’unanimité tous les six mois, mais elles l’ont été parce qu’elles étaient indolores. L’énormité de la faute de M. Poutine a cette fois provoqué l’indispensable sursaut européen.

Pour que ce sursaut fût possible, il a fallu le basculement des Etats qui bloquaient. La Hongrie, bien sûr, dont le premier ministre, Viktor Orban, vient de sacrifier son amitié avec le président Poutine. Mais surtout l’Allemagne, qui vient d’accomplir sa propre révolution en matière de défense et de sécurité. C’est le tournant dans le tournant. Après des jours de questionnements et de bouillonnement politique provoqués par la situation en Ukraine, le gouvernement d’Olaf Scholz s’est rendu à l’évidence : il n’était plus possible de rester sur le côté de la route.

« L’invasion de l’Ukraine nous a fait entrer dans une nouvelle ère », a reconnu dimanche le chancelier devant le Bundestag, annonçant que l’Allemagne allait augmenter ses dépenses de défense à plus de 2 % de son PIB – au-delà du minimum fixé par l’OTAN – et livrer des armes à l’Ukraine, ce qu’elle refusait de faire jusqu’ici. Un peu plus tôt, Berlin avait cédé à la pression et suspendu l’autorisation du gazoduc germano-russe Nord Stream 2.

Ces revirements spectaculaires, allemand et européen, auront des conséquences à long terme. Confrontée à la tragédie de la guerre à sa porte, l’Europe se donne enfin les moyens de se comporter en puissance géopolitique. Aux Etats membres de consolider cette posture : ils vont en avoir terriblement besoin.

Un vaccin Sanofi…… enfin

Un vaccin Sanofi…… enfin

On ne peut pas dire que ce soit très glorieux la recherche française ( caractère français cependant à relativiser dans la mesure où les activités de Sanofi sont surtout américaines !. ). Avec plus d’un an de retard Sanofi aurait donc trouvé un vaccin anti Covid. 

Le géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé mercredi des résultats positifs à grande échelle pour son vaccin anti-Covid, développé avec le britannique GSK, un projet qui aboutit ainsi avec près d’un an de retard suite à de multiples reports. Les laboratoires, qui vont demander l’approbation réglementaire aux États-Unis et dans l’Union européenne, ont rapporté que ce vaccin s’était montré efficace pour éviter toute hospitalisation liée au Covid-19. Ils ont également fait état d’une efficacité légèrement supérieure à 50% contre l’ensemble des infections provoquant des symptômes.

Apprentissage : Enfin en nette hausse !

Apprentissage : Enfin en nette hausse !

Enfin la France commence à encourager sérieusement la filière apprentissage qui par parenthèse ne devrait pas concerner que des emplois manuels mais toute la filière jusqu’aux emplois par exemple d’ingénieurs comme en Allemagne .

Ce serait également une excellente mesure pour désencombrer une université complètement inadaptée pour nombre de jeunes. Témoin seulement 40 % d’étudiants qui réussissent à l’université en première année. Un véritable massacre. Cela donnerait par ailleurs des marges de manœuvre au supérieur pour former des ingénieurs, des techniciens, des chercheurs au lieu des hordes de sociologues, de psychologues, de diplômés d’instituts politiques voire d’économistes ou d’écologues plus ou moins bidon.

Près de 718 000 contrats d’apprentissage ont été signés. Malgré la crise, les jeunes de 16 à 29 ans – et les entreprises qui les accompagnent – ont choisi cette voie. Un parcours qui repose sur un système d’alternance entre l’école, qui dispense des cours théoriques, et l’entreprise, tournée vers l’acquisition de compétences pratiques.

Le nombre de contrats a augmenté de 37 % en 2020, après un premier bond de 42 % en 2020, première année de la pandémie. Près de 698 000 jeunes embauchés l’ont été dans le privé, et 20 000 dans le public.

Nucléaire : l’EPR finlandais enfin autorisé

Nucléaire : l’EPR finlandais  enfin autorisé

Comme tout projet technique complexe l’EPR  finlandais a pris du retard et dépasséles limites de la facture initiale. Mais l’autorité finlandaise de sûreté vient enfin d’autoriser le démarrage du réacteur nucléaire de l’EPR d’Olkiluoto 3 (OL3), a annoncé jeudi TVO, l’énergéticien en charge de la centrale finlandaise.

Ce chantier titanesque, qui a débuté en 2005, a accumulé près de douze ans de retards sur le calendrier initial qui prévoyait un démarrage en 2009.

En 2021, une étape clé avait été franchie avec l’autorisation de charger le combustible. Mais un nouveau retard survenait au mois d’août suivant, à l’initiative cette fois du consortium Areva-Siemens qui, après l’inspection d’une turbine, décidait  »d’étendre la révision à l’ensemble des trois turbines à basse pression afin d’y réaliser de nouvelles inspections ». Ce qui décalait le démarrage de la production commerciale de mars 2022 à juin 2022.

Avant cela, des tests avaient été menés ces dernières semaines, qui, selon le régulateur nucléaire finlandais, « démontrent que le réacteur fonctionne comme prévu », souligne l’énergéticien.

Le français Areva s’est de son côté réjoui dans un communiqué « du franchissement de cette étape clé ». Techniquement, le démarrage qui a été autorisé « à faible puissance », se déroulera par étapes successives: c’est le régulateur qui autorisera chaque franchissement de seuil, pour passer à 5%, puis à 30%, puis à 60% de la capacité de 1.650 mégawatts du réacteur.

Covid-Vaccination obligatoire : enfin envisagée par Macron

Covid-Vaccination obligatoire : enfin envisagée par Macron

 

Alors qu’une véritable catastrophe se prépare avec l’envolée des contaminations, 50 000 nouveaux contaminés il y a deux jours, 63 000 mardi, 65  000 mercredi et potentiellement 100 000 d’ici la fin du mois. Sans parler de l’arrivée d’OMICRON  qui fait craindre au Royaume-Uni des contaminations quotidiennes de 200 000, le président de la république française envisage enfin l’hypothèse d’une vaccination obligatoire.

De toute manière il est vraisemblablement déjà trop tard même si cette vaccination est incontournable. En effet, les autorités mondiales et européennes de la santé considèrent que la vaccination sera insuffisante pour maîtriser l’ampleur de la pandémie. En clair, il faudra des mesures beaucoup plus restrictives et sans doute recourir encore à des formes de confinement. La vérité c’est que les gouvernements des pays développés pour ne pas mécontenter leur population court après le risque sans jamais vraiment essayé de le maîtriser suffisamment.

Pour Macron il s’agit cependant d’une hypothèse, mais pas une priorité. Lors de son entretien diffusé mercredi soir sur les antennes de TF1 et LCI, le président de la République Emmanuel Macron est revenu sur la situation vaccinale dans le pays, où 90% des personnes âgées de 18 ans et plus ont reçu un schéma vaccinal complet, selon le ministère des Solidarités et de la Santé. Selon lui, les efforts doivent se poursuivre afin d’immuniser ceux qui ne le sont pas encore, et la piste de la vaccination obligatoire a été évoquée.

« Vous savez, nous y sommes quasiment à l’obligation vaccinale quand vous avez plus de 90 % de ceux et celles qui doivent se faire vacciner », a-t-il dit, ajoutant que « cette hypothèse existe bien sûr! »

Un vaccin contre le palu : enfin

Un vaccin contre le palu : enfin

 

Le paludisme qui est à l’origine de 80 % des décès en Afrique va pouvoir être enfin combattu par un vaccin recommandé par l’organisation mondiale de la santé: le  « RTS,S » ; cest  un vaccin déjà administré dans plusieurs pays d’Afrique et qui agit contre un parasite (Plasmodium falciparum) transmis par les moustiques, le parasite le plus mortel à l’échelle mondiale.

« Un moment historique »: l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a recommandé mercredi le déploiement massif du premier vaccin antipaludique chez les enfants vivant en Afrique subsaharienne et dans des zones à risque, qui pourrait sauver des dizaine de milliers de vie.

Maladie très ancienne, signalée dès l’Antiquité, le paludisme se manifeste par de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaires puis par des cycles de frissons, fièvre et sueurs. Un enfant meurt toutes les deux minutes du paludisme dans le monde, selon l’OMS.

« C’est un moment historique. Le vaccin antipaludique tant attendu pour les enfants est une percée pour la science, la santé infantile et la lutte contre le paludisme », a déclaré le directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, cité dans un communiqué. « L’utilisation de ce vaccin en plus des outils existants pour prévenir le paludisme pourrait sauver des dizaines de milliers de jeunes vies chaque année », a-t-il ajouté.

Un vaccin contre le palu : enfin

Pour l’Afrique, où le paludisme tue plus de 260.000 enfants âgés de moins de cinq ans chaque année, ce vaccin est synonyme d’espoir, d’autant que les craintes d’une résistance du paludisme aux traitements augmentent.

« Pendant des siècles, le paludisme a hanté l’Afrique subsaharienne, causant d’immenses souffrances personnelles », a déclaré le Dr Matshidiso Moeti, directeur régional de l’OMS pour l’Afrique.

Au total, cinq espèces de parasites du genre Plasmodium, tous transmis par les piqûres de moustiques, sont responsables de cette maladie. Le Plasmodium falciparum est l’espèce la plus pathogène et responsable des cas mortels.

« Nous avons longtemps espéré un vaccin antipaludique efficace et maintenant, pour la première fois, nous avons un vaccin recommandé pour une utilisation généralisée », a-t-il ajouté.

Depuis 2019, trois pays d’Afrique subsaharienne, le Ghana, le Kenya et le Malawi, ont commencé à introduire le vaccin dans des régions sélectionnées où la transmission du paludisme est de modérée à sévère. Deux ans après le début de ce premier test grandeur nature au monde, 2,3 millions de doses de vaccin ont pu être administrées.

Fabriqué par le géant pharmaceutique britannique GSK, le « RTS,S » est le premier vaccin, et le seul jusqu’à présent, ayant montré une efficacité pour réduire significativement le nombre des cas de paludisme, y compris de paludisme grave menaçant le pronostic vital, chez les enfants. Les résultats du projet pilote de vaccin ont montré qu’il « réduit considérablement le paludisme sous sa forme grave de 30% », a déclaré Kate O’Brien, directrice du département Vaccination à l’OMS.

 

Tech-Smartphones, tablettes : un chargeur unique ? Enfin !

Tech-Smartphones, tablettes : un chargeur unique ? Enfin !

Enfin ! Bruxelles a préparé proposition de directive imposant à Apple, Huawei, Nokia et autres  de doter leurs appareils vendus sur le Vieux Continent de chargeurs universels et interopérables.

Selon nos informations, le projet de directive, qui sera dévoilé dans les jours à venir et devra ensuite être examiné par le Parlement européen et le Conseil (qui regroupe les Etats), impose de doter les appareils d’au moins un port USB-C et de garantir que tous les chargeurs soient interchangeables. Les équipes du commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, aux manettes, visent large : le projet concernera aussi les tablettes, les casques audios, les caméras et les enceintes musicales (mais pas les liseuses).

France-Violences dans les stades de foot: Enfin la pénalisation ?

France-Violences dans les stades  de foot: Enfin la pénalisation ?

 

La violence dans les stades de football notamment à l’occasion des matchs professionnels a atteint un niveau inadmissible remarquédans le monde entier. En cause le laxisme des clubs vis-à-vis de leurs supporters et la paralysie des autorités sportives aussi bien de la ligue de football professionnel que de la fédération. Or les coupables peuvent être facilement repérés par les systèmes de caméras qui équipent les stades et par les chaînes de télévision.

Observons cependant que ce phénomène est plus global et qu’il affecte d’une façon générale les rassemblements dans le pays. Le signe d’un État particulièrement défaillant incapable de faire régner l’ordre et d’une justice très laxiste »Personne n’a vu arriver cette violence ». La ministre déléguée chargée des Sports Roxana Maracineanu s’est dite prête à prendre des mesures pour endiguer les violences de plus en plus nombreuses entre supporters en Ligue 1. Au micro de RTL ce vendredi 24 septembre, la ministre appelle « tout le monde à se mettre autour de la table » pour trouver des solutions.

Une déclaration finalement assez molle car la seule solution est une réponse pénale mettant en cause les individus coupables de violence et non la masse de supporters pacifiques.

 

Smartphones, tablettes : un chargeur unique ? Enfin !

Smartphones, tablettes : un chargeur unique ? Enfin !

Enfin ! Bruxelles a préparé proposition de directive imposant à Apple, Huawei, Nokia et autres  de doter leurs appareils vendus sur le Vieux Continent de chargeurs universels et interopérables.

Selon nos informations, le projet de directive, qui sera dévoilé dans les jours à venir et devra ensuite être examiné par le Parlement européen et le Conseil (qui regroupe les Etats), impose de doter les appareils d’au moins un port USB-C et de garantir que tous les chargeurs soient interchangeables. Les équipes du commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton, aux manettes, visent large : le projet concernera aussi les tablettes, les casques audios, les caméras et les enceintes musicales (mais pas les liseuses).

Foot : enfin plafond salarial ?

Foot : enfin plafond salarial ?

 

L’organisation européenne de football envisagerait enfin de plafonner les salaires des footballeurs surpayés..En clair, la masse salariale des clubs ne pourrait pas dépasser un certain pourcentage de leurs revenus. Le chiffre de 70% est avancé. Ce qui est encore considérable et qui montre que certains clubs ont des masses salariales qui atteignent voire dépassent leurs revenus.  En moyenne avant la crise les salaires des footballeurs dépassaient  50 % des revenus. Avec la crise des clubs ont été privé non seulement de la recette des spectateurs mais aussi des recettes des matchs télévisés (ressource principale) au moins en partie.

Un vaccin contre le palu, enfin !

Un vaccin contre le palu, enfin !

BioNtech se lance dans l’élaboration d’un vaccin et va utiliser la technique ARN pour mettre au point un vaccin contre le palu qui fait chaque année des hécatombes dans les pays tropicaux.( à l’origine de 80%  des décès en Afrique par exemple )

La mise au point réussie d’un tel sérum, dont l’essai clinique du premier candidat vaccin est prévu pour fin 2022, marquerait un « tournant historique » s’est félicitée l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’OMS recensait en 2019 quelque 229 millions de cas de malaria dans le monde, causant 400.000 morts par an, dont les deux tiers sont des enfants africains de moins de cinq ans.

La biotech allemande devra affronter la concurrence de l’université d’Oxford, qui a développé un candidat vaccin efficace à 77 % contre les contaminations lors d’un test mené auprès de 450 enfants au Burkina-Faso. Le produit anglais doit désormais être testé sur 4.800 enfants. 

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