Archive pour le Tag 'enfin'

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Pourquoi autant d’enthousiasme maintenant autour de l’équipe de France de foot dans le cadre de la coupe du monde. Sans doute parce qu’il y a dans ce pays un énorme besoin d’espérer, de se libérer de sortir de cette morosité qui caractérise l’environnement économique, social et politique. L’élection de Macron avait fait naître beaucoup d’espoirs chez certains qui espérait l’émergence d’un monde un peu différent, porteur de plus de dynamisme mais aussi de justice. Hélas un an après,  nombre d’espérances sont déçues. Certes Macon engage nombre de réformes mais il le fait sans le soutien actif des acteurs et même sans les consulter. Sa politique dont  certains éléments sont sans doute nécessaires manquent cruellement d’adhésion active des plus concernés et souffrent d’un déséquilibre entre décisions  économique et mesures sociales. Le plus grave sans doute c’est que Macon ne suscite pas l’enthousiasme. Il se comporte comme un monarque républicain certes dynamique mais triste. Triste aussi comme la plupart de ses ministres, de ses parlementaires ou de son parti en marche. Tous ont davantage des profils de notaires, de comptables ou d’huissiers plutôt que de manager des forces vives de la nation. Bref, la France n’a guère le moral et cela se retrouve dans les sondages concernant aussi bien le personnel politique que les Français eux-mêmes. Du coup partager même pendant une très courte période un moment d’enthousiasme, de fierté de rassemblement national sera toujours sera toujours ça de pris dans un paysage socio-économique d’une aussi morne grisaille. Bien entendu d’ici 15 jours comment en 98, la plus récente victoire du monde de l’équipe de France de foot, les réalités reprendront le pas. En attendant il faut goûter avec la plus grande gourmandise, c’est éphémère mouvement de joie partagée.

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Pourquoi autant d’enthousiasme maintenant autour de l’équipe de France de foot dans le cadre de la coupe du monde. Sans doute parce qu’il y a dans ce pays un énorme besoin d’espérer, de se libérer de sortir de cette morosité qui caractérise l’environnement économique, social et politique. L’élection de Macron avait fait naître beaucoup d’espoirs chez certains qui espérait l’émergence d’un monde un peu différent, porteur de plus de dynamisme mais aussi de justice. Hélas un an après,  nombre d’espérances sont déçues. Certes Macon engage nombre de réformes mais il le fait sans le soutien actif des acteurs et même sans les consulter. Sa politique dont  certains éléments sont sans doute nécessaires manquent cruellement d’adhésion active des plus concernés et souffrent d’un déséquilibre entre décisions  économique et mesures sociales. Le plus grave sans doute c’est que Macon ne suscite pas l’enthousiasme. Il se comporte comme un monarque républicain certes dynamique mais triste. Triste aussi comme la plupart de ses ministres, de ses parlementaires ou de son parti en marche. Tous ont davantage des profils de notaires, de comptables ou d’huissiers plutôt que de manager des forces vives de la nation. Bref, la France n’a guère le moral et cela se retrouve dans les sondages concernant aussi bien le personnel politique que les Français eux-mêmes. Du coup partager même pendant une très courte période un moment d’enthousiasme, de fierté de rassemblement national sera toujours sera toujours ça de pris dans un paysage socio-économique d’une aussi morne grisaille. Bien entendu d’ici 15 jours comment en 98, la plus récente victoire du monde de l’équipe de France de foot, les réalités reprendront le pas. En attendant il faut goûter avec la plus grande gourmandise, c’est éphémère mouvement de joie partagée.

Foot : enfin un match de l’équipe de France

Foot : enfin un match de l’équipe de France

 

Il faut évidemment se réjouir du résultat mais peut être davantage de la manière. Jusque là en effet ce qui avait caractérisé les prestations de l’équipe de France, c’est le manque d’engagement et finalement l’ennui. Cette fois il y avait tout,  même si des fébrilités demeurent en défense. La prochaine étape ne sera pas de tout repos car l’Uruguay dispose d’une solide défense et d’attaquants très opportunistes.  L’équipe de France de football, portée par un Kylian Mbappé en grande réussite, s’est donc qualifiée samedi après-midi pour les quarts de finale de la Coupe du monde en Russie en éliminant l’Argentine sur le score de 4-3 (1-1 à la mi-temps). Antoine Griezmann a ouvert la marque à la 13e sur un pénalty sanctionnant une faute sur Kylian Mbappé, déséquilibré dans la surface au terme d’une course folle. Quatre minutes plus tôt, le leader d’attaque des Bleus, que son début de compétition avait exposé à la critique, avait trouvé la barre transversale sur un coup franc.

Mais une frappe lointaine d’Angel Di Maria dans la lucarne gauche d’Hugo Lloris ramenait les Albiceleste à hauteur des Français à quatre minutes de la pause (41e), relançant un huitième de finale que les Bleus dominaient jusque là. Dès l’entame de la seconde mi-temps (48e), l’Argentine passait même devant, d’une déviation de Gabriel Mercado sur un tir de Leo Messi.

Les Bleus ne tardaient pas cependant à se relancer d’une reprise du latéral droit Benjamin Pavard (57e) sur un centre adressé par son compère de l’aile gauche, Lucas Hernandez.

La machine Mbappé se remettait alors en action, le jeune prodige du PSG s’offrant un doublé en quatre minutes, d’abord sur une nouvelle action partie du flanc gauche qu’il exploitait pour aller tromper de près Franco Armani dans un angle fermé (64e) puis sur un contre après un relais d’Olivier Giroud (68e).

Parlement européen : enfin un contrôle des investissements étrangers

Parlement européen : enfin un contrôle des investissements étrangers

 

 

C’était le paradoxe, les pays de l’UE étaient fortement contraints pour certains investissements à l’étranger ( en Chine par exemple) par contre les capitaux étrangers pouvaient investir librement en Europe y compris sur des aspects stratégiques ; Le futur “règlement établissant un cadre pour le filtrage des investissements directs étrangers dans l’Union européenne” a été présenté en septembre 2017 par la Commission européenne en réponse à une demande conjointe de la France, l’Allemagne et l’Italie. La commission du Commerce international du Parlement européen a approuvé lundi le projet de règlement sur le contrôle des investissements étrangers touchant à des secteurs stratégiques de l’Union européenne. Ce règlement également droit de regard à la Commission européenne lorsque les entreprises concernées ont bénéficié d’un certain niveau de fonds européens. Les investissements étrangers devront être évalués selon des critères relatifs à la sécurité et à l’ordre public. Le Parlement a établi une liste non exhaustive des activités susceptibles d’être concernées, dont les infrastructures de transport, de fourniture d’énergie ou de stockage de données, les réseaux de communication, les matières premières, les technologies de pointe, les industries automobiles, aérospatiales ou de la Défense, les terres agricoles ou encore les médias.

Création d’un outil d’évaluation des politiques publiques : enfin !

Création d’un outil  d’évaluation des politiques publiques : enfin !

 

Grande découverte, les députés découvrent l’intérêt dévaluer les politiques publiques. Cela dans un cadre disposant de l’indépendance nécessaire vis-à-vis des lobbies et de l’administration. Il s’agit d’évaluer les dispositions budgétaires mais de façon plus générale l’ensemble des décisions législatives. De fait jusque là on ajoute des lois aux lois. La France compte ainsi plus de 10 000 lois et plus de 100 décrets auxquels il faut ajouter les circulaires et autres arrêtés. Bref de quoi tuer n’importe quelle économie. Du coup faute d’évaluation, n’importe quel gouvernemenet commence par ajouter de nouvelles mesures législatives avant de vérifier l’impact des anciennes. D’où cette cathédrale législative et administrative qui paralyse l’initiative et autorise toutes les contradictions.  Des députés français de tous bords politiques, parmi lesquels Eric Woerth (LR), Eric Coquerel (LFI), Valérie Rabault (PS) et Amélie de Montchalin (LaRem), demandent la création d’un office d’évaluation des politiques publiques. Dans une tribune intitulée “Pour un débat budgétaire responsable et libéré de l’arbitraire” publiée jeudi soir sur le site internet du Monde, 14 députés plaident pour un “contrat de transparence réciproque entre les administrations et les parlementaires sur les données économiques et budgétaires”. “Nous partageons tous le constat, quelle que soit notre appartenance politique, du déficit criant de moyens d’évaluation économique et financière du Parlement, qu’il s’agisse tant des textes budgétaires qui lui sont soumis par le gouvernement que de ses propres propositions législatives”, écrivent-ils. Dans le cadre de la réforme des institutions actuellement en cours d’élaboration, ces élus demandent la naissance d’”un office indépendant de chiffrage et d’évaluation transpartisan, indépendant des lobbies et des administrations au Parlement”, a expliqué à Reuters l’entourage d’Amélie de Montchalin.

Radicalisation : enfin un vrai plan ?

Radicalisation : enfin un vrai plan ?

Le Premier ministre Édouard Philippe entourés des ministres concernés dont la Garde des Sceaux, a présenté 60 mesures pour prévenir. Parmi celles-ci, 9 relèvent du ministère de la Justice.

 

« Prévenir pour protéger » illustre l’ambition gouvernementale pour mieux identifier, signaler et prendre en charge les signes avant-coureurs d’une rupture avec les principes républicains. Le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR) s’appuie sur la mobilisation et la coordination entre les acteurs de l’État, les collectivités territoriales et la société civile. Les retours d’expérience du terrain et les pratiques des partenaires européens ont été pris en compte pour établir le plan national de prévention.

 

 

 

Les 60 mesures du plan national de prévention de la radicalisation reposent sur 5 axes :

1) Prémunir les esprits face à la radicalisation

2) Compléter le maillage détection / prévention

3) Comprendre et anticiper l’évolution de la radicalisation

4) Professionnaliser les acteurs locaux et évaluer les pratiques

5) Adapter le désengagement

 

9 mesures pour le  ministère de la Justice

 

3 mesures se rapportent à la réinsertion des mineurs de retour de zones de groupements terroristes. Il s’agit notamment de renforcer la professionnalisation  et la coordination des acteurs et d’évaluer régulièrement la situation des mineurs dans le cadre d’un suivi dans la durée.

3 mesures concernent le suivi de détenues radicalisés comme le développement des capacités d’évaluation des détenus ; la conception et la répartition sur le territoire des quartiers de prise en charge des personnes radicalisées (QPR) ou encore des programmes de prévention de la radicalisation violente dans l’ensemble des établissements susceptibles d’accueillir des détenus poursuivis pour des faits de terrorisme islamiste.

1 mesure porte sur les centres de prise en charge individualisée pour des publics radicalisés ou en voie de radicalisation placés sous-main de justice.

1 mesure pour objectif l’accompagnement et le suivi renforcés en appui de ces centres et en sortie de détention

Enfin, une 9ème mesure a pour objectif d’organiser les retours et partages d’expériences entre les services du ministère de la Justice et le Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation concernant la prise en charge des différents publics sous-main de justice dans les programmes de prévention de la radicalisation.

 

« Il ne faut pas continuer à mettre des pansements partout mais plutôt prendre le problème à la racine », explique au JDD Sandrine Mörch, députée de La République en marche qui va prendre la tête d’une mission « flash » sur le sujet en compagnie de Michèle Victory (PS). « Jusque-là, on n’avait pas su prendre cette problématique et on se retrouve avec des jeunes sous le joug de certaines théories du complot, regrette de son côté Danièle Cazarian députée LREM du Rhône et membre d’un groupe de travail sur le sujet. En aidant nos jeunes à bien se construire, on peut lutter efficacement contre ce phénomène de radicalisation. » L’une des propositions du gouvernement vise à « mieux encadrer l’ouverture des établissements privés hors contrat et leur affecter des équipes d’inspecteurs académiques spécialisés » pour ainsi éviter la montée en puissance de structures islamistes. En 2016, Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l’Education, avait tenté de conditionner l’ouverture de ces écoles par l’obtention d’une autorisation préalable mais sa proposition avait été retoquée par le Conseil constitutionnel.

Le gouvernement veut aussi « développer les dispositifs de soutien à la laïcité et renforcer la formation des enseignants ». Un premier pas vers l’instauration d’un enseignement laïc du fait religieux à l’école? Le gouvernement n’a pas souhaité s’avancer jusque-là mais la mesure est souhaitée par plusieurs parlementaires membres du groupe de travail sur la prévention de la radicalisation dont Brigitte Liso députée LREM du Nord. Selon elle, cela pourrait se matérialiser par un cours spécifique ou un « enseignement transversal qui serait évoqué dans les cours de science, d’art plastique ou d’histoire ». « Je crois qu’on y est prêt, on le préconise à moyen terme », renchérit Danièle Cazarian qui affirme que la question a été évoquée avec le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. En attendant, le gouvernement veut faire un effort sur « l’éducation aux médias, notamment pour prémunir les élèves des théories du complot ». « Il faut donner plus d’outils aux enseignants pour aborder ces questions », affirme Sandrine Mörch qui veut par exemple encourager le recours aux intervenants extérieurs. Danièle Cazarian envisage aussi d’agir dans le milieu du sport, qui est « à la fois un vecteur de radicalisation et de désengagement ».

Notre-Dame-des-Landes : enfin !

 Notre-Dame-des-Landes : enfin !

 

 

On serait tenté de dire :  tout ça pour ça ! Pour simplifier,  le gouvernement à décider de ne pas décider la création de l’aéroport de Notre-Dame des langues. Il aura fallu 50 ans pour que l’État  renonce à son propre projet. Une décision globalement approuvée par l’opinion publique, qui par ailleurs ne comprend pas grand chose à la problématique du transport et plus généralement à l’économie mais  sensible aux débatx caricaturaux entre écolos et légitimistes. Pour ces derniers en effet,  l’État s’est renié se montrant même coupable d’un délit de démocratie d’après Jean-Marc Ayrault et tous les archaïques de droite comme de gauche. Et de s’appuyer sur un fameux référendum concernant uniquement la Loire-Atlantique comme si le projet de Notre-Dame des Landes était justifié par les seuls besoins de ce département. Bref ,ce dossier était depuis longtemps un tissu de contradictions dont  le  Premier ministre a tiré les conclusions : la principale étant l’objet même du projet. Notre-Dame des Landes n’a jamais été une affaire de transport aérien mais une vaste opération urbanistique permettant à la ville de Nantes d’augmenter son territoire de 20 % ( avec les ressources des habitants qui vont avec).  “Je constate aujourd’hui que les conditions ne sont pas réunies pour mener à bien le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes”, a dit le chef du gouvernement lors d‘une déclaration à la presse à l‘issue du conseil des ministres à l‘Elysée. “Notre-Dame-des-Landes aujourd’hui, je le constate, c’est l’aéroport de la division”. “Le projet de Notre-Dame-des-Landes sera donc abandonné, cette décision est logique au regard de l‘impasse dans laquelle se trouve ce dossier”, a-t-il ajouté, quelques jours après sa visite surprise à Notre-Dame-des-Landes et une série de consultations d’élus. “Cette décision est sans ambiguïté, les terres retrouveront leur vocation agricole, elles ne seront pas conservées pour réaliser ultérieurement le projet”, a-t-il précisé. “Cette décision est une décision d‘apaisement, elle doit être l‘occasion d‘un nouveau départ”. L‘aéroport de Nantes-Atlantique sera quant à lui modernisé dans un premier temps sur l‘emprise actuelle de l‘aéroport dans des “délais rapides”, a indiqué Edouard Philippe. La procédure pour l‘allongement de la piste de l‘aéroport de Nantes-Atlantique sera également lancée et l‘aéroport de Rennes sera parallèlement agrandi. On comprend que les élus de l’Ouest de gauche comme de droite, que les lobbys soient particulièrement mécontents de la décision car ils se frottaien t déjà les mains des profits à attendre. Des profits à attendre du nouvel aéroport de Notre-Dame des Landes mais surtout des profits à attendre de la récupération des 3 km² de l’aéroport de Nantes Atlantique sur laquelle ils envisageaient de développer commerces, services habitat. Une zone potentielle de 30 à 50 000 habitants ! Avec toutes les retombées économiques, fiscales et autres pots-de-vin qui régulent le plus souvent le BTP. Une curieuse conception de l’aménagement du territoire car si Nantes et la Loire-Atlantique sont dynamiques par contre  plus on s’éloigne vers l’est et puis plus les zones de la région des Pays de Loire se désertifient. Pour donner le change on va évidemment maintenant mettre en scène l’évacuation guerrière de la ZAD. Au moins une manière de faire oublier que si l’État ne peut pas pénétrer dans les zones de non-droit des banlieues, il peut au moins taper sur quelques utopistes gauchistes.

Suppression de la cour de justice de la république, enfin !

Suppression de la cour de justice de la république, enfin !

François Hollande avait promis, Macon le réalisera : il supprimera la cour de justice de la république espèce de juridiction hybride qui permet d’ailleurs le plus souvent d’enterrer notamment les affaires de politico-financière . Avec une réserve toutefois, les juridictions ordinaires auront à  juger la vie privée des ministres mais pour ce qui concerne le domaine public il faudra attendre que les ministres aient quitté la fonction pour les soumettre aux autorités judiciaires. Une position finalement assez bâtarde car on voit mal pourquoi les ministres resteraient protégés le temps de leur fonction à moins d’espérer que le temps ne fasse son ouvrage, ce qui est souvent le cas. D’un point de vue constitutionnel, on voit mal pourquoi pourrait être retenu cette exemption de responsabilité ministérielle d’autant que le concept n’existe pas réellement. De quoi sont exactement responsables les ministres dans leur fonction ? Sur quels critères se fonder apprécier leur efficacité au contraire leurs erreurs voir leur déviance ou leur faute ? Si cette réforme aboutissait, elle renverrait donc les ministres accusés de crimes ou délits vers des juridictions de droit commun. Sauf qu’Emmanuel Macron a apporté lundi une précision d’importance : à ses yeux, les ministres doivent « être naturellement jugés comme tous les citoyens dans leur vie non-ministérielle ». Mais pour ce qui est du temps de leur « action » au gouvernement, ils doivent être « protégés légitimement ». Autrement dit : les ministres seront des justiciables ordinaires… une fois leur départ du gouvernement.  »Notre pays a besoin d’un exécutif audacieux et non d’une génération de prudents ou d’empêchés qui, dans l’exercice de leurs fonctions, seraient freinés sans cesse par la perspective de procédures pénales », a justifié Emmanuel Macron. Et d’ajouter qu’ »une réponse ferme ne doit pas passer par une juridiction d’exception mais plutôt par une définition plus précise de ce qu’est la responsabilité ministérielle ».

 

Esclavage Libye: des sanctions enfin ?

Esclavage Libye: des sanctions enfin ?

 

Un crime contre l’humanité et uen honte, c’est ainsi que  Macron encore qualifie le trafic d’esclaves vendus 400 euros en Libye. “C‘est un crime contre l‘humanité aujourd‘hui sous nos yeux. Il faut le nommer, non pas pour accuser l‘autre, mais pour agir avec force, avec vigueur”, a-t-il déclaré lors d‘un discours devant des étudiants à l‘université Ki-Zerbo. “Je proposerai demain à Abidjan une initiative euro-africaine pour mettre un terme à cette stratégie par tous ceux qui veulent notre destruction : les terroristes, les trafiquants d‘armes et d’êtres humains. Une stratégie qui doit les frapper de la corne de l‘Afrique de l‘Est jusqu‘aux portes de l‘Europe”, a-t-il dit. “Je proposerai également que l‘Afrique et l‘Europe viennent en aide aux populations en danger en Libye”, a-t-il ajouté. En fait c’est le Retour de l’esclavage dans certains pays arabes. Le 14 novembre, une journaliste de CNN International délivrait un reportage-choc : de nuit, douze hommes sont vendus aux enchères. Prix par personne : 400/450 euros. Comme jadis, lors de la période du commerce esclavagiste, la « valeur » de l’esclave est fixée en fonction de sa forme physique, ses dents, son poids… Un terrible flash-back. Les flux de migrants qui tentent de rejoindre l’Europe passent, majoritairement, par la Libye, terre de tous les possibles, de tous les commerces. Alimentation, médicaments, armes, drogues, femmes, enfants, hommes : tout y est disponible. Il suffit de disposer de devises ou de dinars libyens. Ce qui se dit dans les milieux autorisés depuis plusieurs années est désormais sur la place publique grâce au travail de CNN. À Tunis, à plusieurs reprises, Raoudha Laâbidi, la présidente d’honneur du syndicat des magistrats tunisiens, a alerté sur un phénomène qui prend de l’ampleur au sein de la démocratie tunisienne : « Ces jeunes filles étrangères recrutées en tant que domestiques dans des familles tunisiennes, qui subissent des exactions incroyables ! On leur confisque leurs papiers d’identité, leurs cheveux sont coupés à ras sous prétexte de transmission de maladies. » Une méthode qui est pratiquée dans de plusieurs pays du Golfe. Et Mme Laâbidi de pointer ce qui semble le comble du chic pour certains : « Dans les hypermarchés, on croise souvent des femmes tunisiennes suivies de deux femmes de ménage de couleur. Une attitude considérée comme prestigieuse par ces femmes qui bafouent le droit au respect de la dignité humaine due à chaque personne ! »

Paradise Papers: un débat enfin aux Pays-Bas ?

Paradise Papers: un débat enfin aux Pays-Bas ?

 

 

 

On peut se réjouir que certains parlementaires néerlandais demandent un débat concernant les allégements fiscaux accordés par les Pays-Bas à de grandes compagnies nationales suite en particulier à l’affaire Procter & Gamble –  Selon les “Paradise Papers”, un accord conclu en 2008 avec Procter & Gamble, qui produit notamment les couches Pampers et les rasoirs Gillette, a permis au géant américain de bénéficier par erreur d‘un allègement fiscal de 169 millions de dollars.  “Nous voulons des explications sur l‘affaire Procter & Gamble”, a dit le député Tom van der Lee au Parlement. Selon un de ces documents, l‘accord fiscal avec P&G a été ratifié par un seul responsable des services fiscaux néerlandais, alors qu‘au moins deux signatures sont requises. En outre, cet accord n‘a pas été transmis à la commission spéciale sur les règlements internationaux en matière fiscale, selon les journaux Trouw et Financieele Dagblad. Dans un communiqué, Procter & Gamble a assuré “payer tous les impôts qu‘il doit, dans le monde entier”. “Nous respectons l‘esprit et la lettre de la loi où que nous opérions”, ajoute le groupe américain. La vérité c’est que les Pays-Bas sont un véritable paradis fiscal est qu’ils font de cette particularité un atout pour attirer les sièges des entreprises. Les Pays-Bas permettent ainsi à de nombreuses sociétés internationales d’échapper à l’impôt en mettant en place des milliers d’accords fiscaux. Pour changer la situation, il faudrait d’abord un accord européen de nature politique. or on voit mal les Pays-Bas, l’Irlande et le Luxembourg, trois paradis fiscaux européens,  souscrire à la remise en cause de particularités fiscales qui nourrissent  leur économie. Pour preuve les milliers d’accords fiscaux passés avec les sociétés internationales sont complètement opaques. Un seul exemple grâce à ces accords une société puissante comme Nike réussi à ne payer aucun accord aucun impôt ni aux États-Unis ni aux Pays-Bas. Le ministère néerlandais des Finances assure pourtant que tout est fait selon des procédures strictes. En 2015, la Commission européenne avait ordonné au gouvernement néerlandais de réclamer jusqu’à 30 millions d‘euros d‘impôts au groupe américain Starbucks après avoir jugé que l‘arrangement conclu entre les Pays-Bas et la chaîne de cafés constituait une aide d‘Etat illégale. Starbucks et le ministère néerlandais des Finances ont fait appel.

Formation professionnelle : enfin une vraie réforme ?

Formation professionnelle : enfin une vraie réforme ?

 

 7 à 8 millions de vrais chômeurs et la moitié au moins des emplois impactés  par la révolution numérique d’ici 20 ans, de quoi justifier une véritable révolution de la formation permanente dont les l’utilisation constituent un véritable gâchis actuellement. . En 2015, 40% des salariés ont suivi une formation. Parmi eux, 68% de cadres, 37% d’ouvriers. Et à peine 10% de demandeurs d’emploi, selon le ministère du Travail. L’argent bénéficie avant tout à ceux qui en ont le moins besoin. Pourtant, il coule à flots : 31,6 milliards d’euros ont été collectés auprès des différents acteurs en 2014 (dernières données disponibles), d’après le projet de loi de finances 2017. Soit 1,48% du PIB, peu ou prou le poids du budget de la Défense!  En dépit de la loi de mars 2014, la formation n’a subi qu’une réformette. Sur les 32 milliards annuels autour d’un milliard sera réservé à la formation des chômeurs. Pourtant une étude a démontré qu’un chômeur sur deux retrouvait un emploi après une formation. En cause évidemment la bureaucratie des structures tant de collecte que de formation, aussi de nombreuses formation bidon qui nourrissent une myriade d’organismes ; enfin le compte formation personnel (CFP) relève du gadget puisque  limité à 150 heures cumulées sur 9 ans. La cour des compte a souligne à de nombreuses reprises l’opacité du système et les gâchis. Ce que confirme, l’Institut Montaigne qui dressait  un bilan en demi-teinte des avancées réalisées par la loi du 5 mars 2014 sur la formation professionnelle. Pour les auteurs, Marc Ferracci et Bertrand Martinot, «si la loi met en place des dispositifs pertinents tels que le compte personnel de formation (CPF) ou la fin de l’obligation fiscale de dépenser pour la formation professionnelle», les résultats mettront du temps à se faire sentir. Ils ne «permettront pas de faire de la formation un outil efficace de sécurisation des parcours accessible au plus grand nombre», indiquent-ils. Et les deux auteurs de prévenir l’exécutif et les partenaires sociaux qu’ «une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires».  Les insuffisances de la formation professionnelle en France, dont le budget global s’élève pourtant à 32 milliards d’euros, sont bien connues. Elles sont persistantes malgré quatre réformes réalisées ces dix dernières années (en incluant celle de 2014): inégalités d’accès aux formations selon le niveau de qualification ; système trop administré et rigide entièrement aux mains des organismes de formation ; absence de certification de la qualité des formations et des prestataires ; faible efficacité des dépenses de formation en termes de retour à l’emploi ou de productivité.  «Une réforme plus ambitieuse de la formation professionnelle sera nécessaire en France (…) qui devrait viser à mettre en relation directement les individus avec les prestataires»   La loi prévoit qu’un actif peut cumuler, en neuf ans, jusqu’à 150 heures sur son CPF, pour suivre des formations certifiantes ou qualifiantes. Or, ce crédit est insuffisant pour permettre l’accès à ce type de formations. L’essentiel des crédits est absorbé par les superstructures de formation et n’est pas fléché en direction des besoins les plus urgents. Concernant en particulier les jeunes et les chômeurs de longue durée Aujourd’hui, c’est un véritable maquis. Le secteur compte près de 97.000 organismes privés pour un chiffre d’affaires de 13,5 milliards d’euros en 2015. Mais seuls 8.000 prestataires se partagent 95% du marché. La manne aiguise les appétits… Pour créer un organisme de formation, une seule déclaration en préfecture suffit. Stages bidons, entreprises sans stagiaires, tarifs excessifs… À peine 1% des sociétés sont contrôlées. Le gouvernement souhaiterait obliger les entreprises de la formation à divulguer les taux d’insertion et de satisfaction client. Au ministère du Travail, on se souvient de ces chômeurs envoyés dans des formations parfois douteuses lors du plan 500.000 lancé en 2016 par François Hollande. La logique de chiffres s’accommode parfois mal avec la qualité. Le plan compétences de Macron pourrait donc être revu à la baisse et ne concerner « que » 850.000 personnes par an pour éviter de coûteuses erreurs de trajectoire. 

Perturbateurs endocriniens enfin une définition européenne ?

Perturbateurs endocriniens enfin une définition européenne ?

Ces substances chimiques ne sont, à l’heure actuelle, pas réglementées en tant que telles. Les Etats membres de l’Union européenne sont ainsi appelés à voter, mardi 4 juillet, pour tenter de se doter d’une définition commune des perturbateurs endocriniens Sans une définition européenne, aucune réglementation européenne quant à l’usage de ces derniers ne pourra aboutir.  Ces substances chimiques présentes presque partout dans l’environnement (pesticides, cosmétiques, matières plastiques), et susceptibles de modifier notre système hormonal.  Plusieurs pays, dont la France, le Danemark et la Suède ont voté contre la définition proposée par la Commission, lors du premier vote en décembre 2016. La France juge trop restrictive la définition des perturbateurs endocriniens proposée par la Commission. Dans un communiqué, la Ministre de l’environnement, Ségolène Royal avait  « regretté que la définition modifiée par la Commission ne soit toujours pas acceptable. » Selon elle, la Commission n’a pas retenu les demandes de la France de « prendre en compte les perturbateurs endocriniens présumés et pas seulement avérés ».  L’impact des innombrables produits chimiques dans le secteur agro alimentaire est contesté par les industriels. Des industriels qui exercent une énorme pression sur Bruxelles pour obtenir une réglementation à minima de ces perturbateurs endocriniens susceptibles de dérégler le système hormonal et à l’origine de nombreuses pathologies. Du coup près de cent scientifiques européens et américains ont dénoncé,  les « intérêts industriels » qui « déforment délibérément des preuves scientifiques » pour empêcher la mise en place, par cette instance européenne, d’une réglementation visant à limiter l’utilisation des perturbateurs endocriniens. « Le projet d’établir une réglementation de ce type dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels, produisant l’impression d’une absence de consensus, là où il n’y a pourtant pas de controverse scientifique », Des scientifiques qui accusent les lobbys de déformer délibérément des preuves scientifiques pour créer une fausse impression de controverse – est régulièrement utilisée lorsque des découvertes scientifiques touchent « de puissants intérêts industriels », soulignent les scientifiques.  Les précédents de l’industrie du tabac, du secteur agrochimique ou du réchauffement climatique ont « retardé des actions préventives et eu de graves conséquences pour la santé des populations et l’environnement », avertissent-ils. Selon eux, « la très grande majorité des scientifiques activement engagés dans la recherche des causes [de l'augmentation des maladies en lien avec le système hormonal] s’accordent pour dire que plusieurs facteurs y contribuent, dont les produits chimiques capables d’interférer avec le système hormonal », appelés perturbateurs endocriniens. Alors que la « seule solution » pour enrayer ces effets est de « prévenir l’exposition aux produits chimiques à l’aide d’une réglementation plus efficace », les signataires se disent « préoccupés par les options réglementaires que propose Bruxelles ». Le  4 juillet la commission proposera une définition mais elle risque d’être minimaliste notamment vis-à-vis des pesticides. Le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a promis vendredi sur BFMTV que la France resterait  »ferme » quant à une définition ambitieuse de ces agents chimiques. Si le texte présente  »un certain nombre d’acquis » selon lui, ses « exonérations » (notamment l’existence d’une dérogation pour certains pesticides) sont,  »en l’état, inacceptables », assurait le ministre.

Soins dentaires: enfin une réforme des prothèses

Soins dentaires: enfin une réforme des prothèses

 

« Un dispositif de rééquilibrage de l’activité dentaire est mis en place de manière échelonnée et progressive sur quatre ans, à compter du 1er janvier 2018″. Ainsi, les actes prothétiques (couronnes, bridges), plus rémunérateurs pour les professionnels, seront plafonnés, tandis que les soins conservateurs et de prévention (carie, détartrage) vont être revalorisés. La revalorisation de ces soins fréquents sera « échelonnée sur quatre ans, allant jusqu’au 1er janvier 2021″, précise l’arrêté. La réforme de la tarification a donné lieu à plusieurs actions de protestation, dont la dernière, début mars à Paris, a rassemblé entre 6.000 et 10.000 personnes. On se souvient que  Pour mettre fin au scandale de la surfacturation des prothèses dentaire Emmanuel Macron, ministre de l’Économie avait voulu  obligatoire l’inscription sur les devis du prix d’achat des prothèses dentaires proposés par les chirurgiens-dentistes à leurs patients.   Les chirurgiens-dentistes étaient  opposés à cette mesure.  Pourquoi  en effet facturer plus de 500 euros, parfois plus de 1000, une couronne qui coûte 120 euros si elle est fabriquée en France et 40 euros si elle vient de Chine? À cette question, Nicolas Rey, président du petit syndicat de prothésistes SFFFDMM, proposait  une réponse révolutionnaire. «Il faut mettre fin au monopole des chirurgiens dentistes, qui entraîne des tarifs de prothèse trop chers pour les patients et travailler en direct avec les patients», estime-t-il. Pour les bridges et les couronnes, il ne s’agit évidemment pas de se passer des services du chirurgien-dentiste pour la préparation chirurgicale et la pose du dispositif. Mais, le patient devrait pouvoir choisir librement son prothésiste, fabricant de sa future prothèse, et le rémunérer directement pour son travail, affirme le SFFFDMM. Cela demanderait un peu de temps supplémentaire au patient puisqu’il devrait aller voir lui-même le prothésiste. Mais, il pourrait réaliser une économie de plusieurs centaines d’euros.  Concrètement, cela se déroulerait de la façon suivante, explique le syndicat. Le dentiste établit un devis pour son intervention et le patient s’adresse à un prothésiste de son choix – il y en a plus de 3000 en France – pour obtenir, cette fois, un devis pour la couronne ou le bridge. Ensuite, le dentiste prépare chirurgicalement les dents, prend une empreinte, les mesures, la teinte des dents et il établit une prescription pour la fabrication du dispositif. Le patient se rend alors chez le prothésiste qui fabrique la prothèse et la facture au patient. Celui-ci retourne ensuite la faire implanter chez son dentiste. Pour les dentiers, cela pourrait être encore plus simple. Il suffirait d’autoriser les prothésistes à prendre les empreintes et délivrer eux-mêmes ces prothèses amovibles. En attendant cette vraie réforme on se satisfera d’un un plafonnement pour les prothèses, entériné par un arrêté du ministère des Affaires sociales, publié vendredi au Journal officiel (JO). Cet arrêté reprend le règlement arbitral qui avait été remis à la ministre, Marisol Touraine, après l’échec fin janvier des négociations tarifaires entre l’Assurance maladie et les syndicats de chirurgiens dentistes libéraux (FSDL, CNSD et Union dentaire).     Le troisième syndicat de la profession, l’Union dentaire, a annoncé dans un communiqué avoir « introduit une requête devant le Conseil d’État pour demander l’annulation » du texte, « assortie d’une demande de question prioritaire de constitutionnalité », selon son président, Philippe Denoyelle.

2017 : Mélenchon dit non à Hamon pour avoir enfin la peau du PS

2017 : Mélenchon dit non à Hamon pour avoir enfin la peau du PS

 

Benoît Hamon acculé dans les sondages et qui risque de passer même sous la barre des 10 % a lancé un appel désespéré à Mélenchon pour une union illusoire lors des présidentielles. Sans surprise, Mélenchon a opposé une fin de recevoir à cette requête un peu naïve. En effet l’objectif de Mélenchon n’est pas tellement de se qualifier pour le second tour des présidentielles même si actuellement il progresse et atteint environ  15 %. Son objectif est à plus long terme, il s’agit d’écraser définitivement le parti socialiste et de prendre sa place. Du coup on voit mal pourquoi il aiderait au sauvetage d’un candidat lâché par la plupart des dirigeants importants du parti socialiste. L’objectif de Mélenchon n’est pas nouveau, il a été réitéré à de nombreuses reprises : il veut faire disparaître ce parti qui n’a de socialiste que le nom de son point de vue. En quelque sorte,  il veut définitivement réparer son erreur de 2012 quand il a soutenu François Hollande. D’une certaine façon Benoît ha mon paye pour François Hollande. Certes le parti socialiste ne disparaîtra pas forcément immédiatement mais il aura sans doute le sort du parti communiste et avec l’éclatement maintenant inévitable, le parti socialiste maintenu de Benoît Hamon et autres frondeurs crypto marxistes ce retrouvera avec 5 % des voix. Jean-Luc Mélenchon a donc refusé l’appel à l’unité lancé par le vainqueur de la belle alliance populaire. Quelques heures plus tôt. « J’ai marché mon chemin, sans ne céder à rien, je ne vais pas commencer aujourd’hui« , s’est exclamé le candidat de la France Insoumise, mercredi 29 mars lors d’un meeting au Havre. Il a toutefois ménagé le socialiste, en assurant ne pas être « en compétition » avec lui, préserver le « code de bonne conduite » établi entre eux mais vouloir simplement « rattraper Fillon » puis ensuite « rattraper le suivant ». Plus tôt dans la journée, peu après l’annonce du soutien officiel de Manuel Valls à Emmanuel Macron, Benoît Hamon avait lancé un « appel solennel » à Jean-Luc Mélenchon pour qu’il se range derrière sa candidature. « J’appelle désormais tous les électeurs, ceux qui sont engagés dans la lutte contre les injustices, j’appelle les sociaux-démocrates intimement attachés au progrès social et à la démocratie, mais aussi le Parti communiste, les communistes et Pierre Laurent, les Insoumis et Jean-Luc Mélenchon, à réunir leurs forces aux miennes ».

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

Internet : Enfin des normes pour les pubs intrusives ?

 

Un groupe international de publicitaires s’inquiète enfin des effets  contre productifs  de la pub intrusive. Excès qui ont favorisé le développement de logiciels qui bloquent la diffusion. Conclusion : trop de pub tue la pub. Certes le modèle économique sur Internet repose essentiellement sur les recettes de la pub ce qui permet un très large accès, le plus souvent gratuit, à l’information. Pour autant dans ce domaine comme dans d’autres, les excès  se payent. En effet de nombreux internautes ne supportent plus cette pub Intrusive  qui envahit les écrans avant l’accès aux contenus recherchés. Parmi les formats irritants identifiés par ce groupe de pression figurent les fenêtres surgissantes, les vidéos avec du son qui se déclenchent toutes seules, les messages animés clignotants et les annonces en plein écran qui masquent le contenu que l’internaute souhaite lire ou visualiser. L’explosion de l’usage des outils de blocage publicitaire a relancé le débat au sein même du secteur de la pub quant à savoir s’il faut freiner les pratiques abusives d’annonces ou simplement empêcher les consommateurs d’utiliser un bloqueur publicitaire. « Coalition for Better Ads » (Coalition pour de meilleures publicités) a annoncé mercredi son intention de mettre en place des normes, non contraignantes, s’appuyant sur une étude dans laquelle plus de 25.000 internautes sur les réseaux fixe et mobile ont évalué différentes formats d’annonces. Elle a identifié six formats de publicités sur le web et 12 autres pour le mobile jugés inacceptables par le consommateur et a invité les annonceurs à ne pas les utiliser. Les formats publicitaires identifiés par la coalition « ont déjà été déconseillés pendant des années par ces organismes et pourtant ils sont encore fréquents », fait toutefois remarquer Matti Littunen, analyste au cabinet d’études Enders Analysis spécialisé dans les médias numériques. La coalition est composée de grandes fédérations de l’industrie de la publicité en Grande-Bretagne, en France, en Allemagne et aux Etats-Unis, de géants de la publicité en ligne comme Google et Facebook, d’annonceurs tels que Procter & Gamble et Unilever, et groupes d’informations, dont News Corp, le Washington Post et Thomson Reuters, maison mère de Reuters News. « C’est une occasion, vu l’ampleur de notre participation, non seulement de noter ce dont le consommateur ne veut pas mais aussi d’éduquer et prendre des mesures pour en faire une réalité de l’expérience en ligne », a dit Chuck Curran, un avocat de la coalition, lors d’une conférence de presse téléphonique. « Il s’agit de repérer le moment où le consommateur n’est pas juste mécontent de l’expérience publicitaire mais où il est plus disposé à utiliser des bloqueurs de publicité (…). » Le blocage des publicités, un phénomène en constante progression depuis 2013, a concerné 615 millions d’ordinateurs ou de terminaux mobiles en 2016, soit 30% de plus qu’il y a un an, selon des estimations de PageFair, une société irlandaise qui propose des outils visant à lutter contre le développement des bloqueurs de publicité. Rapporté au nombre d’internautes dans le monde, cela représente 11% de la population. En 2015, Facebook, la deuxième plus importante plate-forme de publicité au monde derrière Google, avait averti que les logiciels anti-publicité affectaient son chiffre d’affaires. Depuis, le groupe a réagi en réduisant sévèrement les formats publicitaires impopulaires tout en déployant sur son site une technologie pour contrer le blocage publicitaire. Matti Littunen du cabinet Enders Analysis s’interroge cependant sur la portée de ces mesures. Pour lui, certaines des raisons qui poussent à l’utilisation d’un bloqueur de publicité ne sont pas abordées. Il cite en exemple le temps trop long de chargement des pages (souvent lié à un contenu publicitaire mal optimisé ou aux requêtes excessives d’un logiciel tiers) et l’absence d’outils simples permettant aux consommateurs de contrôler la manière dont leurs données sont collectées et utilisées pour le ciblage publicitaire en ligne.

2017-Cheminade : le retour du fonctionnaire qui s’ennuyait, enfin !

Cheminade : le retour du fonctionnaire qui s’ennuyait, enfin !

Dans une campagne électorale qui n’est pas sans intérêt mais qui manque quand même de souffle sur le fond et de charisme sur la forme, la nouvelle candidature de Cheminade le fonctionnaire qui s’ennuyait est sans doute susceptible d’apporter un peu du piment.   On ne compte plus les velléités de candidature pour la présidentielle de 2017 on doit compter sans doute maintenant à une trentaine. Manquait  évidemment à ce festival démocratique la candidature de l’incontournable Jacques Cheminade l’ancien fonctionnaire qui s’ennuyait au ministère des affaires étrangères et qui est au moins le mérite ses déclarations anachroniques de mettre un peu burlesque et de rire dans un système un peu tristounet. On objectera que la démocratie française ne se grandit pas en laissant des hurluberlus se présenter aux présidentielles. Cheminade qui a comparé Obama à Hitler et qui développent les thèses les plus tordues dans tous les domaines s’est qualifié lui-même de gaulliste de gauche. Comme beaucoup d’énarques qui s’ennuient dans les ministères, Cheminade, aujourd’hui en retraite avaient mis met un peu de diversité dans sa vie de fonctionnaire. Facile quand c’est l’Etat qui paye la note. Il n’est pas le seul ainsi à faire de la politique.  Raymond Barre en son temps avait souhaité que les fonctionnaires choisissent le service de l’Etat ou la politique mais pas les deux. Il n’a pas été entendu puisque la plupart des politiques sont eux-mêmes fonctionnaires. Du coup la société politique n’est pas du tout représentative de la sociologie française et nos politiques ont bien du mal à comprendre ce qu’est l’économie réelle et les problèmes sociaux qui en découlent. Le candidat de Solidarité et Progrès (pas vraiment un micro-parti plutôt un nano-parti) à l’élection présidentielle s’était  qualifié de « gaulliste de gauche » 1, une voie que Jacques Cheminade a lui-même estimé « difficile ». « Je n’ai pas de modèle en tant que tel, mais je me considère comme un mélange de De Gaulle et Mendès-France (tu parles !!!), deux hommes politiques qui ne se sont jamais entendus », a-t-il répété. Jacques Cheminade, énarque « comme d’autres » souhaite « faire sauter le verrou financier » et réduire l’influence de Wall Street et la City. Dans son programme figure également le souhait de coloniser la Lune et Mars. « C’est une entreprise sérieuse à long terme », a confié le candidat. « C’est l’affaire de deux générations. S’il n’y avait pas d’espace, il n’y aurait pas de cœur artificiel, pas de téléphone portable ni d’ordinateur », a-t-il développé.  À 75 ans, serait le doyen des prétendants, jure être en passe de réitérer son exploit. «Je suis très au-dessus des 400 promesses écrites de parrainages ». Bon dernier de la présidentielle de 1995 avec 0,28 % des voix, il réitère 17 ans plus tard avec un score de 0,25%. Pas de quoi décourager le fondateur de Solidarité et Progrès, groupuscule qui revendique «200 militants mobilisables», tant il est persuadé que la conjoncture peut lui être favorable. « Je veux éclairer l’aquarium obscur du monde politique. Personne n’a véritablement le sens de l’horizon devant la révolution scientifique actuelle», assure ce retraité diplômé de l’ENA. On notera que fait vraiment dans l’innovation politique avec des propositions surprenantes comme la généralisation de la pratique du chant en chorale. «C’est essentiel. C’est une petite société, la chorale, ou l’effort individuel se fond dans la réalisation collective». Il se fait également l’adversaire résolu de la violence sur les écrans, dans les jeux vidéos comme au cinéma. Dans son viseur notamment du jeu «Pokemon Go», afin «d’arrêter l’exode vers le virtuel et la violence». Peut-être pour donner du crédit à sa contestation de la réalité des attentats du 11 septembre aux États-Unis ! D’une certaine manière Cheminade prend la place de Coluche mais avec l’humour en moins car le clown est plus triste.

 

Une Europe de la défense, enfin ?

Une Europe de la défense, enfin ? 

Sous l’impulsion de l’Allemagne,  l’Europe a surtout privilégié le business  comme axe politique stratégique de l’Union. Pas grand-chose en politique étrangère et une insignifiance sur le plan de la défense. Mais avec l’arrivée de Trump la problématique  revien t en boomerang. L’union peut-elle  se contenter de la priorité du libre échange en confiant sa défense aux américains ? Sans doute non et de ce point de vue Trump a été sans ambigüité, il veut réduite l’apport américain à l’OTAN et se désengager de nombreux théâtres de conflits considérés comme trop couteux. Du coup en catastrophe les pays européens se sont réunis pour bâtir à la hâte un plan de défense européen suite à l’élection de Trump mais on est très loin d’une armée européenne et même d’une conception commune. Ce plan validé par les ministres de la Défense et des Affaires étrangères, réunis à Bruxelles, pourrait permettre au bloc européen d’envoyer des forces sur des théâtres extérieurs pour stabiliser une crise avant le déploiement de casques bleus de l’Onu et, plus globalement, doit cimenter la volonté des Européens d’assurer leur « autonomie stratégique » sans dépendre de Washington. Pendant la campagne électorale américaine, Trump a considéré que l’Otan coûtait trop chère aux Etats-Unis et a proposé de faire contribuer davantage les alliés européens au financement de leur défense, faute de quoi ils devraient se débrouiller seuls. « L’Europe doit être capable d’agir pour sa propre sécurité », a déclaré le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, qui a été en pointe sur ce dossier avec son homologue allemande, Ursula van der Leyen, et avec la Haute Représentante de l’UE pour la politique extérieure et de sécurité, Federica Mogherini. Le plan approuvé lundi va « permettre à l’Europe de franchir un pas de plus vers l’autonomie stratégique », a-t-il ajouté en évoquant les capacités opérationnelles et le financement des opérations extérieures mais aussi de la recherche en matière de défense. Il n’est pas question dans ce plan européen  d’une armée commune, et le projet de création d’un centre de programmation des missions civiles et militaires a été revu à la baisse, ne conservant plus que le volet civil. Les financements évoqués sont en outre bien pâles en comparaison des 18 milliards de dollars que les Etats-Unis s’apprêtent à consacrer dans les cinq ans prochaines années en matière de nouvelles technologies de défense. Il appartient désormais aux chefs d’Etat et de gouvernement d’approuver définitivement ce projet lors du sommet européen de décembre. Sa mise en œuvre prendra sans doute de nombreux mois et  n’est évidemment pas à la hauteur des enjeux.

Carburants : enfin à la baisse

Carburants : enfin à la baisse

 

Après plus d’une semaine de baisse consécutive des prix du pétrole, on se décide enfin à les répercuter sur les pris à la pompe. Notons qu’en cas de hausse du pétrole, la répercussion est immédiate. Là elle a été différée d’une dizaine de jours. Les prix à la pompe, qui avaient grimpé pendant cinq semaines consécutives, sont légèrement repartis à la baisse, selon les relevés publiés lundi par la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC) et transmis par l’Union française des industries pétrolières (Ufip). Le super sans plomb 95 (SP95) est ainsi passé de 1,3312 euro le litre contre 1,3393 euro la semaine précédente, soit une baisse de 0,81 centime. De son côté, le gazole s’est établi à 1,1572 euro le litre contre 1,1682 euro la semaine précédente, soit une diminution de 1,1 centime. Ces replis s’inscrivent dans le sillage du recul des prix du Brent à Londres avec un baril dont le prix moyen a baissé la semaine dernière à 45,57 dollars contre 49,45 dollars précédemment, soit un repli de 3,88 dollars. En euros, le baril est passé de 45,37 à 41,39, soit une baisse de 3,98 euros par baril.  l’Ufip rappelle  que   «Les experts n’ont pas pu en effet s’entendre sur les modalités d’application de leur accord de principe de réduction de la production, en raison notamment de désaccords sur les niveaux de production de l’Iran», explique l’Ufip.

En clair : il y a trop de pétrole.

 

Alstom : enfin une réflexion stratégique sur l’avenir du ferroviaire ?

Alstom : enfin une réflexion stratégique sur l’avenir du ferroviaire ?

 

 

 

S’il fallait retenir une seule chose importante de l’annonce du secrétaire d’État à l’industrie c’est la création d’un comité stratégique pour réfléchir à l’avenir de la filière ferroviaire. En effet pour le reste il s’agit d’un plan très politique voir même incongru quand on décide d’acheter des TGV pour desservir des lignes secondaires. En outre l’État s’avance beaucoup en indiquant les prochaines commandes de la SNCF à Alstom. En effet la SNCF est soumise aux appels d’offres comme tous les réseaux ferroviaires d’Europe. Les commandes directes sans appel d’offres  à un constructeur sont interdites. L’Etat et Alstom vont investir 70 millions d’euros pour sauver le site de Belfort, a annoncé le secrétaire d’Etat à l’Industrie. Le PDG du groupe a également affirmé que ce plan de sauvetage bénéficiera à l’ensemble des sites. Enfin, un comité stratégique de filière pour évoquer l’ensemble des problématiques du ferroviaire en France.  Dans le détail, quinze TGV à étages, qui s’ajoutent aux six destinés à la ligne Lyon-Turin, plus vingt locomotives dépanneuses : le gouvernement et Alstom ont annoncé mardi une pluie de commandes et d’investissements étalés sur quatre ans, pour maintenir et développer l’activité du site, un temps menacé. Le secrétaire d’Etat à l’Industrie, Christophe Sirugue, est venu mardi à Belfort pour annoncer aux syndicats, aux élus locaux et à la direction d’Alstom trois commandes de trains. D’abord 15 TGV Euroduplex (à étage) destinés aux lignes Bordeaux-Marseille et Montpellier-Perpignan. A 30 millions d’euros pièce environ, l’Etat dépensera 450 millions pour faire circuler ces trains à grande vitesse sur des voies ordinaires, « par anticipation de l’arrivée des lignes à grande vitesse » sur ces trajets, selon un document remis aux élus et aux syndicats. Par ailleurs, la SNCF achètera 6 TGV spécialement adaptés à la liaison Paris-Turin-Milan, comme l’avait déjà indiqué le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies, évoquant un montant de 200 millions d’euros. L’entreprise publique commandera en outre 20 locomotives diesel « destinées au secours des trains en panne », pour un montant non spécifié. De son côté, Alstom s’engage à investir 40 millions d’euros en trois temps dans son usine franc-comtoise, dont 30 millions pour le développement et la production d’un nouveau modèle de locomotive hybride ou diesel.

Foot euro 2016 France Islande : enfin un match plein ou presque

Foot euro 2016 France Islande : enfin un match plein ou presque

 

 

 

Compte tenu de l’ambiance délétère qui règne en France au plan économique et social, compte tenu de la météo pourrie, cette victoire fait vraiment  du bien. Une victoire magnifique et qui ne souffre d’aucune contestation. La France a enfin  réalisé ce qui était nécessaire en alliant les qualités techniques à l’engagement dés la première minute. La première mi-temps a été somptueuse. Ce match a clairement la démontré la différence entre le niveau international des bleus et celui de la vaillante équipe de l’Islande aux supporters merveilleux de sportivité et d’enthousiasme. D’ores et déjà les islandais ont remporté la coupe d’Europe des supporters ex aequo peut-être avec les Irlandais. Au-delà de la différence de niveau technique il faut peut-être prendre aussi en compte la fatigue de l’équipe islandaise qui n’a pas changé de composition depuis le début de la compétition  et qui a semblé un peu émoussée d’autant que les Français se sont comportés comme des morts de faim dés le premier coup de sifflet. Ce match confirme cependant les forces et les faiblesses de l’équipe de France. L’attaque a été flamboyante avec notamment Griezmann, par contre la défense suscite toujours des inquiétudes. On peut comprendre que les Français se soient relâchés en seconde mi-temps compte tenu de l’écart de buts ;  pour autan t la défense a fait preuve de coupables insuffisances lors des deux buts marqués par les islandais. Une satisfaction à signaler : la réhabilitation du milieu Matuidi, Pogba et Sissoko. On espère évidemment le même engagement vis-à-vis de l’Allemagne en demi finale, ce sera un autre challenge car le niveau footballistique des Allemands n’a rien à voir avec celui des islandais. La victoire contre les allemands est cependant possible si la France continue d’articuler l’engagement physique avec son haut niveau technique et une forte solidarité entre les lignes. Il faudra aussi jouer tout le match et pas seulement une mi-temps.

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