Archive pour le Tag 'zone euro'

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Zone euro : « Nous sommes plutôt au milieu d’une nouvelle récession » (OFCE)

Zone euro : « Nous sommes plutôt au milieu d’une nouvelle récession »

 

D’après  Christophe Blot, spécialiste de la zone euro à l’OFCE. Interview Nouvel Obs

Dans une interview au « Monde » mercredi 17 octobre, François Hollande se montre optimiste sur la résolution de la crise de la zone euro. Christophe Blot, économiste spécialiste de la zone euro à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), tempère.

François Hollande a déclaré : « Sur la sortie de la crise de la zone euro, nous en sommes près, tout près. » Est-il trop optimiste ?

- Ca dépend ce qu’on entend par crise. Le projet européen se poursuit, avec des éléments institutionnels, mais aussi un débat d’idée : la chancelière Angela Merkel plaide pour plus de contrôle budgétaire, et François Hollande pour plus de solidarité. De là à estimer que les problèmes sont résolus, c’est un peu prématuré.

La situation espagnole ne s’arrange pas du point de vue des finances publiques, et le pays est réticent à appeler à l’aide. La Grèce s’enfonce dans une récession extraordinaire dont elle ne voit pas le bout. On peut se demander jusqu’à quand on peut accepter cela. Quelles sont les solutions pour éviter la catastrophe ? Le problème numéro un, c’est la croissance. Nous sommes plutôt au milieu d’une nouvelle récession que près d’une sortie de récession.

François Hollande dit également : « Le pire – c’est-à-dire la crainte d’un éclatement de la zone euro –, oui, il est passé. » Mais début 2012, Nicolas Sarkozy déclarait que la crise financière était terminée. Est-ce que les situations sont les mêmes ?

- Entre les deux, on a fait un pas en avant. Nous n’en sommes plus à dire : « Si tel pays sort, ce n’est pas grave ». Ce pays, c’est la Grèce. Et l’éclatement de la zone euro, c’est bien sa sortie. Le traité budgétaire est presque entièrement ratifié. Il me semble exacte de dire que la crainte d’un éclatement est passé.

Après, tout dépend de ce que l’on met en place pour que ce ne soit plus le cas. Sans croissance, la question des déficits va se poser à nouveau l’année prochaine, du moins pour certains pays. Le marché pourra douter de nouveau de la solvabilité d’un pays, et ainsi déclencher une vague de défiance sur l’ensemble de la zone.

La création du Mécanisme européen de stabilité (MES) et les nouvelles marges de manœuvres de la Banque centrale européenne ne permettent-elles pas de dissuader les attaques des marchés financiers ?

- La zone euro s’est dotée d’une arme. Reste à voir comment elle compte l’utiliser. Le MES n’a pas une capacité illimitée, et on ne sait pas si la BCE ira jusqu’au bout de ses possibilités. La solidarité budgétaire et la solidarité des dettes sont les deux faces d’une même médaille. Pour l’instant on a la première. Et plus on va de l’avant, plus on écarte la possibilité de voir la zone euro éclater.

 

 

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

 

 Curieuses ces déclarations très contradictoires de l’Italie et de l’Espagne qui souhaitent ardemment l’intervention de la BCE mais ne veulent pas le dire pour ne pas inquiéter davantage les marchés. Monti incite même l’Espagne à présenter un plan d’aide d’urgence pour éviter la contamination. L’Espagne ne veut surtout pas qu’on évoque ce plan d’aide dont elle a pourtant besoin. Bref on joue au chat et à la souris avec les marches. L’Espagne et l’Italie ont beau inquiéter les marchés, Mariano Rajoy et Mario Monti veulent prendre leur temps. Lors de leur rencontre à Madrid ce jeudi, les chefs des gouvernements espagnol et italien n’ont pas demandé à la Banque centrale européenne d’intervenir. Au contraire. Lors de leur conférence de presse commune, ils ont soigneusement évité de se prononcer sur toute forme d’aide extérieure. Mais, en coulisse, les négociations vont bon train. L’Italie tente de convaincre l’Espagne d’accepter la main tendue par ses voisins. Avec des pincettes. Mario Monti promet d’«étudier les modalités» de la proposition de Mario Draghi afin de «déterminer si cette proposition (leur) convient». Plus prudent, Mariano Rajoy a refusé de répondre et s’est contenté de qualifier les déclarations du président de la BCE de «positives». Pour le reste, les deux chefs d’exécutif se sont appuyés mutuellement et ont affiché leur volonté de continuer dans la même voie: réduction du déficit et réformes structurelles. Mais, malgré cette unité affichée, l’Espagne et l’Italie n’ont pas une position identique. Alors que Mario Monti est favorable à un achat d’obligations sur le marché secondaire par le FESF, son homologue espagnol se montre beaucoup plus réservé. «Cette option pose un double problème pour l’Espagne, juge Juan Carlos Martinez Lazaro, professeur d’économie à l’IE Business School. Il y a d’abord un problème d’image. L’Espagne veut absolument éviter une solution qui ressemble à un plan de sauvetage.» Cette obsession exaspère ses partenaires européens, qui voient dans ce refus de principe «un orgueil mal placé», selon le mot d’un diplomate européen. «Le gouvernement veut également éviter qu’on lui impose de nouvelles conditions», poursuit Lazaro. L’Italie pense pouvoir échapper à la négociation d’un mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding, MOU) si elle sollicitait l’achat d’obligations souveraines. L’Espagne, en revanche, craint qu’on lui impose une nouvelle vague d’austérité. Après avoir adopté un plan de rigueur de 65 milliards d’économies à réaliser en deux ans et demi, Mariano Rajoy considère qu’il a suffisamment heurté son électorat. «Il y aurait probablement un nouveau programme», pronostique Juan Ignacio Crespo, analyste financier et auteur d’un livre intitulé Les Deux Prochaines Récessions. Mais, entre les recommandations de la Commission et les conditions imposées aux banques, l’Europe ne pourrait plus ajouter grand-chose», indique-t-il. Même Christine Lagarde l’a reconnu: «Vu ce que l’Espagne a déjà réalisé et ce qu’elle compte encore faire, il n’y a pas grand-chose que le FMI pourrait demander en plus si l’Espagne recevait un plan de sauvetage», a expliqué la directrice de l’institution financière, incitant Madrid à sauter le pas sans crainte.

Fuite des capitaux en Espagne et ailleurs

Fuite des capitaux en Espagne et ailleurs

 

Le sujet est tabou mais la crise de la dette fait fuir les capitaux en Grèce bien sûr mais aussi en Italie et en Espagne ; (voir article). Par exemple Les transferts d’argent à l’étranger des Espagnols ont atteint un niveau record, selon des chiffres publiés jeudi, sur fond de crise bancaire et de dégradation de la note de huit régions autonomes. La recapitalisation des banques et les besoins de liquidité des régions menacent de faire plonger les finances de l’Etat davantage dans le rouge, ce qui a poussé le coût de la dette souveraine espagnole au bord du seuil au-delà duquel le pays pourrait devoir demander un plan de sauvetage. La Commission européenne a volé au secours de Madrid mercredi, en proposant une aide directe du Fonds de soutien européen pour recapitaliser ses banques et en accordant au gouvernement davantage de temps pour réduire son déficit budgétaire. Cette initiative a permis d’enrayer l’accroissement de l’écart de rendement de l’obligation souveraine espagnole à dix ans par rapport à l’allemande, mais celui-ci demeure à un niveau record depuis l’adoption de l’euro. Le coût de financement que doit supporter l’Espagne a légèrement reculé jeudi, mais, à 6,6%, il reste proche du niveau de 7% qui avait contraint l’Irlande et le Portugal à se tourner vers une aide internationale. Le Fonds monétaire international (FMI) ne travaille pas à l’élaboration d’une assistance financière pour l’Espagne, a déclaré Christine Lagarde, directrice générale du FMI, démentant à son tour un article de presse en ce sens. Fragilisées depuis l’explosion de la bulle immobilière en 2008, les banques espagnoles n’inspirent plus confiance aux épargnants, qui ont transféré une somme nette de 66,2 milliards d’euros à l’étranger en mars, principalement sur des comptes sur livret dans les pays du nord de l’Europe, selon les chiffres de la Banque d’Espagne. Il s’agit d’un record depuis que cette statistique a été créée en 1990. Il y a un an, l’Espagne avait bénéficié de rentrées nettes de 5,4 milliards d’euros.

 

L’OCDE favorable aux euro-obligations et à moins de rigueur budgétaire en Europe

L’OCDE favorable aux euro-obligations et à moins de rigueur budgétaire en Europe

L’Union européenne devrait exclure les investissements publics des calculs des déficits budgétaires et émettre des euro-obligations pour favoriser la croissance, a dit dimanche l’économiste en chef de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Dans un entretien publié par La Stampa, Pier Carlo Padoan estime que le « pacte budgétaire » destiné à contrôler les finances publiques des pays de l’Union ne devait pas être renégocié, tout se prononçant en faveur de nouvelles règles en matière d’évaluation des déficits et de la dette. « Les dépenses d’investissement devraient être exclues du calcul des déficits et de la dette. Des euro-obligations devraient être introduites », déclare-t-il, reprenant ainsi à son compte les positions du gouvernement italien dirigé par Mario Monti. Ces deux idées ne trouvent, à ce jour, pas preneur en Allemagne, où l’on estime que des euro-obligations ne peuvent être envisagées avant qu’une discipline budgétaire soit mise en oeuvre dans la zone euro. Pier Carlo Padoan dit également que le risque de voir la Grèce quitter la zone euro augmentait. « Ce risque existe et il est plus élevé qu’il y a six mois », estimant que les conséquences d’un défaut de la Grèce seraient « catastrophiques », jugeant au passage « irresponsables » ceux qui minimisent ces conséquences.

 

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