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Zone euro : récession en 2013

Zone euro : récession en 2013  

Il n’y a pas photo, la zone euro est en récession en 2013 tandis que par exemple la Grande Bretagne et les Etats Unis connaissent une hausse de 2%. En cause évidemment une politique d’austérité brutale imposée par Bruxelles (en cours d’adoucissement mais c’est trop tard et trop peu) et d’une politique de la BCE insensible à l’activité économique (en tout cas avec une politique accommandante très insuffisante).Le PIB de la zone euro a progressé de 0,3% au quatrième trimestre, selon les chiffres d’Eurostat publiés ce vendredi 14 février, soit 0,1% de plus que prévu. Mais sur l’année, la zone enregistre un recul de 0,4%. Après la croissance de la France, légèrement au-dessus des attentes, c’est au tour de la zone euro de faire mieux que prévu. La croissance a accéléré au quatrième trimestre et est ressortie légèrement au-dessus des attentes des analystes, a indiqué ce vendredi 14 février l’office européen des statistiques Eurostat, en publiant une première estimation du Produit intérieur brut (PIB). D’octobre à décembre, le PIB de la zone euro a progressé de 0,3%, après une hausse de 0,1% les trois mois précédents. C’est mieux que prévu: la plupart des analystes tablaient sur une hausse de 0,2%. En revanche, sur l’ensemble de l’année 2013, le PIB de la zone euro s’est contracté de 0,4%, un chiffre conforme aux prévisions. La Commission européenne prévoit une croissance de 1,1% en 2014.  L’Europe reste à la traîne par rapport aux Etats-Unis, qui ont affiché une croissance de 0,8% au quatrième trimestre (après +1,0% au troisième). Même constat avec le Royaume-Uni, qui affiche une santé insolente avec une croissance de 0,7% fin 2013 et de 1,9% sur l’ensemble de l’année. Pour 2014, la Banque d’Angleterre (BoE) vient même de relever sa prévision de croissance et table désormais sur une hausse de 3,4%. La croissance de l’Union européenne dans son ensemble (28 pays) a été de 0,4% au quatrième trimestre et de 0,1% en 2013, selon Eurostat. Elle devrait accélérer cette année, avec une hausse du PIB de 1,1%, selon les prévisions de Bruxelles

 

Hollande : échec sur le chômage en 2013

Hollande : échec sur le chômage en 2013

 

Pari perdu pour Hollande sur le chômage, il n’y a pas eu d’inversion en 2013, cela en dépit des bidouillages statistiques. Le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 0,3% en décembre en France, signant l’échec de François Hollande, qui avait fixé pour objectif d’inverser la courbe du chômage à la fin 2013. Selon les chiffres publiés lundi par le ministère du Travail, les demandeurs de catégorie A, sans la moindre activité, recensés le mois dernier ont atteint ainsi 3.303.200, un nouveau record, soit 10.200 de plus qu’en novembre. En ajoutant les catégories B et C, les personnes qui ont exercé une activité réduite, le nombre d’inscrits à Pôle emploi a progressé de 0,5% pour s’élever à 4.898.100 en France métropolitaine et 5.194.100 en incluant les départements d’Outre-mer. La publication de ces chiffres est intervenue le jour où le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevait patronat et syndicats pour lancer le « pacte de responsabilité » annoncé mi-janvier par le chef de l’Etat, qui repose sur des baisses de charge pour les entreprises en échange d’engagements sur l’emploi. Sur l’ensemble de 2013, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A s’est accru de 177.800, ou 5,7%, alors que la croissance moyenne de l’économie française sur l’année ne devrait pas avoir dépassé 0,1% à 0,2%. Par comparaison, il avait augmenté de 283.800 en 2012, une année de croissance économique nulle. Dans un communiqué, le ministère du Travail reconnaît que l’inversion de la courbe du chômage, un objectif porté par François Hollande quelques mois après son arrivée à l’Elysée, n’est pas encore là mais parle néanmoins d’une « quasi stabilisation » fin 2013.

 

Immatriculations autos : net recul en 2013

Immatriculations autos : net recul en 2013

 

Les immatriculations de voitures neuves ont reculé de 5,7% en 2013, selon les chiffres du Comité des constructeurs français d’automobiles publiés ce jeudi 2 janvier. Il s’agit de sa quatrième année de baisse consécutive.   Si elles ont grimpé d’environ 11% en 2009 grâce aux primes à la casse, les immatriculations ont baissé à nouveau de 3% en 2010, de 2% environ en 2011 et de près de 14% en 2012. Alors qu’elles se stabilisaient à un niveau bas depuis l’été, les immatriculations avaient rechuté en novembre à cause de la faiblesse persistante de la demande des particuliers. Dans le détails, PSA a vu ses ventes baisser de 7,7% et Renault progresser de 0,8%.  L’année se termine bien quand même. Pour le mois de décembre, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 9,4%, à 175.336 unités. En données corrigées des jours ouvrables (CJO), décembre 2013 ayant compté un jour ouvrable de plus que décembre 2012, les immatriculations ressortent en hausse de 4,2%.  a bondi de 10,6% et Renault de 37,9%. Les groupes étrangers ont vu leurs ventes diminuer de 1,1% mais celles de Volkswagen ont augmenté de 9,9%.

 

Insee : croissance à 0.2% en 2013

Insee : croissance à 0.2% en 2013

 

La croissance d’après l’INSSE pourrait atteindre 0.2% en 2013 du fait d’une part d’une révision à la hausse de la croissance du second trimestre et d’une prévision de 0.4% pour le dernier trimestre. Les chiffres rendus publics ce mardi par l’Insee soulignent une croissance de 0,6% en France au 2e trimestre 2013, au lieu de 0,5% prévu jusqu’à présent. L’Insee a révisé à la hausse le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) au deuxième trimestre 2013, à 0,6% au lieu de 0,5%, ce mardi 24 décembre.  Par ailleurs, l’Institut national de la statistique et des études économiques a confirmé jeudi dernier une prévision de rebond de l’activité au dernier trimestre 2013, à +0,4%. Au total sur l’année, la croissance devrait être de 0,2%.   À l’inverse, le pouvoir d’achat des ménages français a reculé de 0,1% au troisième trimestre 2013.

 

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013 ( Le Figaro)

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013  ( Le Figaro) 

Seul un quart des pensions de la fonction publique est financé par les cotisations des agents de l’État. Les contribuables doivent payer la différence : 37,3 milliards en 2013.

Les retraites des fonctionnaires souffrent d’un déséquilibre abyssal. C’est ce que confirme le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), que Le Figaro s’est procuré et qui doit être présenté ce mardi après-midi. Vicissitude du calendrier: à la même heure, les députés s’exprimeront, pour la deuxième fois et en procédure de vote bloqué, sur la réforme Ayrault des retraites. Un projet de loi qui ne s’attaque nullement au besoin de financement des retraites de la fonction publique. Et pourtant: d’après les calculs actualisés du COR, seul un quart des pensions est financé par les cotisations salariales. Le régime des fonctionnaires n’est certes pas techniquement en déficit. Mais c’est jouer sur les mots: le trou – la différence entre les recettes et les dépenses – est automatiquement comblé par le budget de l’État. Résultat, un euro dépensé en subvention pour les retraites des fonctionnaires, c’est un euro de moins pour l’éducation. Ou un euro de plus de dette publique. Au final, l’État, qui ne verse pas à proprement parler de cotisation employeur, subventionne discrètement les retraites des fonctionnaires à hauteur de… 73 % de ses besoins. Concrètement, la facture atteindra 37,3 milliards d’euros cette année, selon les prévisions du COR. L’administration nomme, pudiquement, cette ligne budgétaire «cotisations fictives». Hélas, la douloureuse, elle bien réelle, ne cesse de gonfler: + 5,5 % en 2011, + 4,2 % en 2012 et + 1,7 % en 2013. Ce nouveau rapport du COR ne prend pas en compte la réforme Ayrault des retraites, qui ne s’appliquera qu’en 2014. Mais qu’importe puisqu’elle ne s’attaque pas aux retraites des fonctionnaires, le gouvernement ayant resserré sa cible sur les seuls 7 milliards de besoin de financement du régime des salariés à horizon 2020. Évidemment, les agents de la fonction publique seront soumis à la hausse des cotisations à partir du 1er janvier 2014. Mais à un rythme moins prononcé, car le rattrapage de l’écart de cotisation avec les salariés du privé, décidé en 2010, n’est pas terminé. Ils n’échapperont pas non plus à l’allongement de la durée de cotisation à partir de 2020. Mais, au final, ces mesures ne rapporteront que 300 millions l’année prochaine et 800 à horizon 2020. On est loin du trou de 37 milliards comblé chaque année par le budget de l’État… Pourquoi le régime des fonctionnaires est-il à ce point dans le ­rouge? Primo, il souffre d’un déséquilibre démographique car il compte plus de retraités (2,33 millions) que de cotisants (2,1 millions). Sur ce point, le régime général des salariés est «avantagé», avec un ratio démographique de 1,38 salarié par retraité. Secundo, les pensions dans le public sont calculées sur les six derniers mois de traitement, contre les 25 meilleures années dans le privé. Une différence qui avantage les futurs ex-agents de l’État. «Une majorité de fonctionnaires bénéficient d’un “coup du chapeau” avant leur départ en retraite, une forte augmentation de traitement dans les six derniers mois de leur carrière, décrypte Bruno Chrétien, le président de l’Institut de la protection sociale. Un faible coût pour l’administration, qui octroie, pour quelques mois, ladite hausse, mais une charge énorme – un gonflement artificiel de la pension versée pendant des dizaines d’années – pour l’État, et donc pour l’ensemble des contribuables français!» Et pour cause: l’État augmente ainsi la base de calcul des cotisations en fin de carrière, sans que cela corresponde en face aux cotisations versées par le fonctionnaire, à partir de salaires largement moins élevés, durant la vie active. Le régime de la fonction publique est enfin plus généreux que celui des salariés du privé. Les «dispositifs de solidarité» (départs anticipés, majoration de durée d’assurance pour enfant, minima de pension…) représentent 27,9 % des pensions versées, contre 16,2 % dans le privé. Le gros de ces dépenses provient du financement des départs anticipés à la retraite, par exemple des militaires.

 

Baisse des rentrées fiscales en 2013

Baisse des rentrées fiscales en 2013

 

 

Baisse de la croissance, baisse du pouvoir d’achat, dégradation des résultats des entreprises trois éléments qui font diminuer les recettes fiscales prévues. Autrement dit plus la fiscalité progresse, plus les rentrées fiscales diminuent ; Cazeneuve admet d’ailleurs  des recettes fiscales 2013 inférieures de 5,5 milliards aux prévisions Le ministre délégué au Budget Bernard Cazeneuve a d’ailleurs admis dimanche que les recettes fiscales de l’Etat en 2013 seraient moindres que prévu, de l’ordre de 5,5 milliards d’euros, en raison de la mauvaise conjoncture, selon lui. »Il y a effectivement de moindres rentrées fiscales pour des raisons qui tiennent à la conjoncture », a reconnu M. Cazeneuve sur BFM TV. « Selon nos calculs, (…) il y a sur la TVA un décalage d’à peu près un milliard, et il y a sur l’impôt sur les sociétés, qui est encore une fois un impôt très réactif à la conjoncture, à peu près quatre milliards », a-t-il ajouté.  Il a par ailleurs précisé que concernant l’impôt sur le revenu, le manque à gagner était de l’ordre de 500 millions d’euros.  M. Cazeneuve était interrogé sur le « constat d’alarme » dressé mercredi par le président UMP de la commission des Finances de l’Assemblée, Gilles Carrez, devant une érosion des recettes de l’impôt et un dérapage accru de certaines dépenses dans le budget rectificatif 2013.  M. Carrez s’est notamment inquiété d’ »une moins-value considérable sur les recettes fiscales par rapport aux prévisions de 11 milliards d’euros », sur la base du projet de loi de finances rectificative de fin d’année dévoilé mercredi par le gouvernement.  Il a également affirmé qu’ »alors qu’elles portent d’habitude sur la TVA ou l’impôt sur les sociétés, pour la première fois, cela porte de façon massive sur l’impôt sur le revenu, avec moins 3,1 milliards par rapport à la prévision ».

 

SNCF: dans le rouge en 2013

SNCF: dans le rouge en 2013

2013 sera une année de croissance nulle, selon les données fournies par la direction de la SNCF lors d’un séminaire de presse. Selon le quotidien Les Echos, cela pourrait se traduire par un résultat négatif pour l’entreprise, le 1er déficit depuis 2009. D’autant que le groupe devrait, selon des sources internes, déprécier de nouveau son parc TGV dans ses comptes, à hauteur de 700 millions d’euros. L’objectif du groupe reste pourtant, d’ici 2020, de réaliser 3% de croissance annuelle et de faire passer son chiffre d’affaires de 28,3 milliards d’euros en 2012 à 35,8 milliards en 2020, « alors que la France tourne au ralenti », a dit le président de SNCF Guillaume Pepy. La dette, elle, devra passer de 6,8 milliards d’euros à 4,9 milliards en 2020. Dans un pays où 73% des déplacements se font en voiture, le trafic TER, qui avait augmenté de 5,7% l’an dernier, est resté stable en 2013. Sur les lignes TGV, le trafic est en recul. La mauvaise météo est mise en cause, mais aussi les catastrophes ferroviaires en France et en Espagne: « ce sont quelques millions d’euros sans doute qu’on a perdu parce que nos clients se sont posé des questions », a expliqué Barbara Dalibar, directrice de la branche voyages de SNCF. A ces effets ponctuels, s’ajoute celui de la crise avec un pouvoir d’achat des ménages en baisse en 2012. Par ailleurs, le rail doit faire face à la concurrence du trafic low-cost aérien. « Le ferroviaire est une industrie à coûts fixes extrêmement élevés », souligne Sophie Boissard, directrice générale déléguée stratégie et développement SNCF.  La compagnie s’inquiète également du covoiturage, qui, « par les prix et les services, vient directement nous challenger », ajoute-t-elle. Pour contrer cette concurrence, la SNCF a racheté, l’été dernier, un site internet spécialisé dans ce mode de transport.   »Des nouveaux modes (de voyage) sont en train d’éclore sur lesquels nous devons être présents, le covoiturage, l’autopartage, le vélo », souligne Claude Solard, directeur général régions et Intercités. Un développement qui passera par des partenariats plutôt que par d’autres acquisitions.  Dans les années à venir, la SNCF souhaite maîtriser l’ensemble des modes de transport utilisés par le voyageur entre son point de départ et son point d’arrivée, avec un billet commun. Il s’agit de « passer du gare à gare au domicile-destination », dit Barbara Dalibard.  Pour vendre ces voyages « porte-à-porte », SNCF mise sur de nouvelles applications pour smartphones et une dématérialisation du titre de transport. « Il y aura forcément une accélération sur le digital », a affirmé le président de SNCF Guillaume Pepy, annonçant la « bascule numérique de l’entreprise », qui concerne aussi les salariés.  Le groupe s’appuiera également sur les offres à bas coûts, Prem’s, IDTGV, Ouigo: « nous allons doubler la part des petits prix, qui va passer de 12 à 25% d’ici 2017″, a dit Guillaume Pepy.  Avec le lancement début 2013 des TGV low-cost Ouigo, « nous avons gagné des parts de marché sur l’axe sud-est », a déclaré Barbara Dalibar. Selon elle, cette offre a attiré des « gens qui ne prenaient pas le train ».  SNCF souhaite également gagner de l’argent à l’étranger, via ses filiales de transport et logistique Geodis et de transports urbain Keolis. L’objectif est que le chiffre d’affaires réalisé hors de France passe, d’ici 2018, de 24 à 30%.  L?Île-de-France est définie comme une « priorité nationale assumée », selon le président de SNCF. Les trois-quarts des voyages se font dans cette région, qui ne représente que 10% du réseau, et dont les lignes sont vieillissantes et saturées.  Le souci est de « trouver le bon point d’équilibre entre les travaux et la circulation », a assuré Guillaume Pepy.  Il faudra « financer tous les investissements sans un euro de dette supplémentaire », insiste-t-il. Son leitmotiv: « produire moins cher pour vendre moins cher ».   Cette politique de développement a été définie parallèlement au projet de loi sur la réforme ferroviaire, adopté mercredi par le conseil des Ministres. Il prévoit de réunir SNCF et Réseau ferré de France (RFF), qui gère l’infrastructure: « sa grande ambition est de stopper le train fou de la dette », a dit Guillaume Pepy.

 

Croissance Allemagne : très faible en 2013

Croissance Allemagne : très faible en 2013

 

 

Pour les principaux instituts allemands d’analyse économique, le DIW de Berlin, l’Institut Ifo de Munich, l’IWH de Halle et le RWI d’Essen, la croissance devrait atteindre 0,4 % cette année et 1,8 % en 2014. Ils anticipaient mieux dans leurs précédentes prévisions: 0,8 % en 2013 et 1,9 % l’année prochaine. Les instituts expliquent le mauvais résultat de la croissance en 2013 par un ralentissement de l’activité durant l’hiver 2012-2013. Mais pour autant, ils se veulent optimistes. «L’économie allemande est sur le point de connaître une reprise», écrivent-ils dans leur rapport rendu public jeudi.  Le climat économique est favorable, selon les auteurs: amélioration de la situation mondiale, diminution des incertitudes sur l’avenir de la zone euro… Tout cela favorise la consommation intérieure soutenue par «le développement de l’emploi et l’augmentation des salaires». La population active devrait atteindre 42,1 millions de personnes en 2014, un record: 235.000 personnes supplémentaires cette année, 260.000 en 2014. Le taux de chômage devrait baisser de 0,1 point à 6,8 %. Une diminution modeste due en partie au chômage de longue durée difficile à résorber. Pour l’Allemagne, le principal risque économique réside dans les fragilités de la zone euro. Si les instituts de prévision constatent une stabilisation sur les marchés financiers grâce à l’intervention de la Banque centrale européenne (BCE), sa politique accommodante a atteint ses limites. Ils recommandent des actions de long terme. La situation n’a été calmée que «temporairement», écrivent-ils en invitant à la poursuite des réformes dans les pays en crise, notamment de leurs systèmes bancaires. Au moment où était publié ce rapport, l’Allemagne était encore sans majorité au Bundestag, les discussions entre la CDU et le SPD devant encore durer plusieurs semaines. Les instituts de prévision s’inquiètent à mots à peine couverts des choix qui seront faits par le prochain gouvernement. En 2013, les finances du pays devraient être en excédent de 0,1 %, de 0,3 % l’année prochaine et peut-être de 1,5 % en 2018, si les conditions économiques demeurent inchangées. Ce que les économistes souhaitent. Pour eux, aucune augmentation d’impôt n’est donc nécessaire dans les années à venir. C’est ce que demandaient les sociaux-démocrates durant la campagne. Pour les économistes, les excédents budgétaires doivent prioritairement bénéficier aux contribuables, puis permettre des investissements dans les infrastructures ou l’éducation. Les instituts mettent aussi en garde contre l’introduction d’un salaire minimum général à 8,50 euros l’heure, qui aurait des conséquences «plus négatives» qu’un salaire minimum négocié par branche. Ce thème se trouve au centre des discussions entre Angela Merkel et ses possibles partenaires de gauche, qui ont fait d’un salaire minimum à 8,50 euros une condition de leur ralliement.

 

Croissance : PIB a +0.2% en 2013 pour la Banque de France

Croissance : PIB a +0.2% en 2013 pour la  Banque de France

Le 9 septembre, la Banque de France avait estimé que le PIB français allait progresser de 0,2% au troisième trimestre lors de sa deuxième estimation, fondée comme toutes les autres sur son enquête de conjoncture dans l’industrie et les services.  Cette nouvelle prévision se rapproche ainsi de celle de l’Insee révélée jeudi et qui table sur une stagnation de la croissance française en juillet-septembre avant un rebond de 0,4% au dernier trimestre.  L’estimation de la Banque de France s’appuie sur l’indice synthétique qu’elle confectionne du climat des affaires dans l’industrie (à 97 en septembre, comme en août) et dans les services (à 93 en septembre comme en août). « En septembre, la production industrielle progresse dans la majorité des secteurs, sauf l’agro-alimentaire et l’automobile », explique-t-elle dans un communiqué. « Les carnets de commandes se remplissent légèrement mais restent en dessous de la moyenne », ajoute-t-elle, en précisant que les industriels s’attendaient à une poursuite de l’amélioration de l’activité en octobre.  Dans l’industrie, la réduction des effectifs est restée marginale mais les trésoreries se sont crispées.  Dans les services, l’activité a légèrement progressé, en particulier dans les secteurs de l’information et la communication et du travail temporaire. En revanche, l’activité s’est repliée dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Les effectifs ont légèrement augmenté mais les trésoreries, bien que plutôt bien orientées, restent en deçà de la moyenne de longue période.  Jeudi, le cabinet Markit a estimé que l’activité du secteur privé français avait redémarré en septembre, renouant avec une croissance certes fragile mais pas vue depuis 20 mois, selon son indice composite PMI final. Celui-ci s’est hissé au delà de la barre des 50 qui sépare périodes d’expansion et de récession, pour la première fois depuis 20 mois.

 

Etats-Unis : 1er producteur mondial de pétrole et gaz en 2013

Etats-Unis : 1er producteur mondial de pétrole et gaz en 2013

 

Pour mieux comprendre le relatif désintérêt des Etat- Unis pour le moyen-orient (notammenet le lâchage de Hollande par Obama sur la Syrie), il faut notammenet prendre en compte sa nouvelle indépendance énerétique. Les Etats-Unis devraient en effet devenir le plus important producteur de pétrole et de gaz naturel en 2013″, affirme l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) dans un communiqué.  L’Agence internationale de l’Energie, qui représente les intérêts énergétiques des pays riches, s’attendait jusqu’ici à ce que les Etats-Unis accèdent au premier rang mondial d’ici à quatre ans en termes de production pétrolière.  Les chiffres publiés vendredi par l’EIA incluent toutefois non seulement le pétrole brut mais aussi les gaz liquides et autres condensés dérivés de la production d’hydrocarbures, ainsi que les biocarburants. Portée par le boom de l’exploitation du pétrole de schiste, la production de pétrole aux Etats-Unis devrait avoisiner les 12 millions de barils par jour (mbj) soit davantage que l’Arabie Saoudite et que la Russie, selon l’agence américaine qui publie un graphique mais pas de chiffres précis. D’après l’agence, la production d’hydrocarbures au sens large des Etats-Unis était déjà l’an dernier au coude à coude avec celle de la Russie mais, l’écart entre les estimations de production russe et américaine s’est « agrandi » en 2013, dissipant toute ambigüité sur le premier rang mondial des Etats-Unis, estime l’agence gouvernementale.  L’Arabie saoudite en revanche produit peu de gaz naturel et se retrouve donc derrière les Etats-Unis et la Russie dans les chiffres de l’EIA. Avec autour de 10 mbj, elle reste toutefois largement devant les Etats-Unis si l’on ne prend en compte que la production de brut seule.  Les Etats-Unis devraient extraire 7,5 millions de barils par jour (mbj) de brut en moyenne cette année, contre 6,5 mbj environ l’an dernier, dont 2 mbj provenaient du pétrole de schiste.  Avec une augmentation de 15% sur un an, la croissance de la production de brut américaine, tirée par le schiste, ralentit donc nettement cette année comparée à l’an passé, quand elle avait connu une envolée de 32% par rapport à 2011.

 

Croissance : 10 points perdus depuis 2008 et seulement 0.2%( peut-être) en 2013

Croissance : 10 points perdus depuis 2008 et seulement 0.2%( peut-être) en 2013

L’INSEE toujours optimiste se fonde toujours sur les 0.5% du second trimestre pour escompter 0.2% en 2013. Reste à savoir si l’activité repartira bien au quatrième trimestre puisque le premier et le troisième sont mauvais ; en effet le produit intérieur brut (PIB) de la France devrait stagner au troisième trimestre puis repartir de l’avant pour retrouver fin 2013 son niveau d’avant-crise avec la confirmation de l’éclaircie amorcée au printemps, estime l’Insee. Dans une note de conjoncture publiée jeudi, l’institut a revu en conséquence à la hausse ses prévisions pour l’emploi dans le secteur privé pour le deuxième semestre et anticipe désormais, avec la forte hausse en parallèle des emplois aidés, une stabilisation du taux de chômage fin 2013. Pour l’Insee, l’embellie de la conjoncture européenne constatée depuis le printemps est appelée à se poursuivre, même si les chiffres du troisième trimestre devraient accuser un contrecoup au rebond vigoureux enregistré au deuxième. Pour la France, après ses +0,5% du deuxième trimestre, la croissance stagnerait au troisième trimestre avant d’accélérer à nouveau au quatrième (+0,4%). « Quand on fait le calcul, on voit qu’on retrouverait là enfin le niveau (de PIB) qu’on avait au seuil de la crise début 2008″, indique Cédric Audenis, chef du département conjoncture de l’Insee. Avec une croissance annuelle potentielle de l’économie française qui était alors estimée entre 1,5% et 2,0%, ce sont dix points de PIB qui se sont évaporés depuis, souligne-t-il. Pour 2013, la croissance moyenne du PIB s’établirait à 0,2%, une reprise très modeste après la stagnation de 2012. Mais en glissement annuel, elle s’établirait à 0,8% à la fin du 4e trimestre, un niveau qui reflète mieux sa dynamique actuelle, contre -0,3% fin 2012. Cela permettrait, selon l’institut, à la France d’aborder 2014 avec un acquis de croissance de 0,4%. « Si la tendance anticipée par l’Insee se confirme au cours des prochains trimestres, notre prévision de croissance de 0,9% pour 2014 pourra être dépassée », a déclaré le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, dans un communiqué.  

 

Impôts ménages : 13 milliards en plus en 2014 au lieu de 10 « seulement » en 2013 !

Impôts ménages : 13 milliards en plus en 2014 au lieu de 10   »seulement » en 2013 !

 

Ce qu’Hollande appelle « pause fiscale » va se traduire par une augmentation de 13 milliards sur les ménages (dont 6,4% de TVA par exemple)) en 2014, au lieu de 10 milliards supplémentaires payés en 2013. Difficile de déceler la moindre pause à travers cet acharnement fiscal.  Jean-Marc Ayrault a visiblement bien fait d’évoquer le report de la pause fiscale en… 2015 pour corriger Hollande qui l’annonçait dès 2014.  Car pour 2014, il s’agira à peine d’un « ralentissement » de la hausse selon les mots du Premier ministre lui-même, mais bien d’un coup de massue.  Les hausses d’impôts et de taxes pour les ménages seront même plus élevées en 2014 qu’en 2013 ! L’an prochain, les ménages paieront ainsi 12,5 milliards en plus, contre « seulement » 10 milliards supplémentaires en 2013.  Dans le détail, cette note s’explique ainsi. La hausse des taux de TVA à compter du 1er janvier représentera 6,4 milliards malgré la baisse du taux minoré de 5,5 à 5%. La hausse des droits de mutation représentera, elle, 1,3 milliard. Le plafonnement de l’avantage du quotient familial coûtera un milliard aux familles concernées. Une somme équivalente à celle de la suppression de l’exonération fiscale sur les complémentaires santé des salariés.  Un autre milliard de prélèvements nouveaux s’explique par la suppression de la niche fiscale permettant aux parents d’élèves et d’étudiants de déduire quelques centaines d’euros par an, par l’élargissement de l’assiette du patrimoine pour le calcul de l’ISF, et enfin de la suppression de l’exonération sur les terrains à bâtir.  Par ailleurs, la hausse des cotisations retraite et la fiscalisation de la majoration de celles-ci pour les familles nombreuses représenteront 1,7 milliard de prélèvements supplémentaires.

 

Récession confirmée en 2013 par la Banque de France

Récession confirmée en 2013 par la Banque de France

 

La Banque de France qui avait prédit une petite croissance reconnait qu’elle s’est trompée et confirme la récession. La France n’évitera peut-être pas une récession cette année même si l’économie semble s’améliorer, a déclaré vendredi Christian Noyer, en jugeant essentiel de poursuivre les réformes. Le gouverneur de la Banque de France, dans un entretien diffusé vendredi soir sur LCI, a estimé que l’allongement de la durée de cotisation pour les retraites, la piste privilégiée par le gouvernement pour sa réforme de l’automne, devrait s’accompagner d’efforts des retraités. « Si l’on veut que nos taux d’intérêt soient durablement bas, il faut (…) montrer qu’on prend les mesures nécessaires pour doper notre croissance (…) et en même temps montrer qu’on est capable de prendre des mesures de long terme pour consolider nos finances publiques », a dit Christian Noyer. L’Insee a fait savoir jeudi qu’il prévoyait un recul du PIB de 0,1% en 2013. (voir ) Mais, selon le gouverneur de la Banque de France, avoir un chiffre de croissance négatif sur l’année n’est pas important si l’on voit l’activité redémarrer progressivement. « Les choses semblent s’améliorer », a-t-il dit, en citant les derniers chiffres de la production industrielle et les enquêtes sur le climat des affaires. « Je vois ce début de remontée et d’accélération très lente, c’est vrai, mais ça va dans la bonne direction », a-t-il ajouté. Prié de dire si la France pourrait échapper à une récession cette année, il a répondu : « Ça n’est pas certain parce qu’on a commencé l’année avec un acquis négatif. » « Mais ça n’est pas important, ce qui est important c’est de voir le profil des trimestres, si les choses s’améliorent de trimestre en trimestre et si on finit l’année en croissance positive, ça c’est important », a-t-il ajouté. Concernant les retraites, il a estimé qu’il aurait été possible de modifier non seulement la durée de cotisation pour une retraite à taux plein mais également l’âge légal de départ en retraite, ce qu’a refusé le président François Hollande.

 

Prix électricité : + 5% en 2013, 2014 et 2015

Prix électricité : + 5% en 2013, 2014 et 2015

 

Les tarifs réglementés de l’électricité devraient augmenter de 5% cette année et les deux années suivantes pour donner plus de visibilité aux ménages sur les coûts de l’énergie, estime mardi le Médiateur de l’énergie, qui vient en aide aux consommateurs. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a récemment estimé dans un rapport que les tarifs de l’électricité devraient augmenter entre 6,8% et 9,6% cet été pour couvrir les coûts d’EDF en 2013. Une recommandation immédiatement rejetée par le gouvernement. « Bloquer la hausse des prix peut avoir des effets pervers », écrit dans son rapport l’organisme public, soulignant que le gel des tarifs conduit à des rattrapages potentiellement brutaux et incompréhensibles pour le consommateur. « Il faudrait augmenter les tarifs réglementés de l’électricité d’environ 5% par an en 2013, 2014 et 2015″, a dit le Médiateur de l’énergie Denis Merville au cours d’une conférence de presse. Une fixation annuelle et non plus trimestrielle, comme c’est le cas actuellement, des tarifs de l’énergie serait plus lisible pour les consommateurs, indique-t-il également. Il recommande également la mise en place immédiate d’un chèque énergie – un temps évoqué pour lutter contre la hausse des prix, notamment des carburants -, doté d’au moins un milliard d’euros par an. Après l’ouverture des marchés de l’énergie, le Médiateur est entré en activité en 2008 pour informer et régler les litiges entre consommateurs et fournisseurs d’énergie. Il a notamment fait émerger dans le débat politique la question de la précarité énergétique, qui touche désormais 8 millions de Français. « C’est un chiffre en constante augmentation, près d’une sollicitation du médiateur sur cinq relevait de difficultés de paiement (en 2012), avec une dette moyenne de 1.900 euros », souligne Denis Merville. Plus de 40% des Français ont réduit leur chauffage l’hiver dernier pour éviter des factures trop élevées, a-t-il ajouté, précisant que les prix de l’énergie ont augmenté de 32% en 10 ans.

 

Banque de France : croissance quasi nulle en 2013

Banque de France : croissance quasi nulle en 2013

L’Insee et la Banque de France sont tombés d’accord: la croissance française repartira très légèrement au second trimestre 2013, avec une hausse de 0,1% du Produit intérieur brut (PIB). La Banque de France a confirmé, ce lundi 10 juin, sa prévision, à la suite de son enquête de conjoncture dans l’industrie et les services. Une telle croissance apporterait un peu de répit à l’économie française, et au gouvernement.  La France est en effet entrée en récession début 2013, d’après les estimations de l’Insee. Selon les premiers chiffres publiés mercredi 15 mai, la croissance a été de -0,2% au premier trimestre 2013. Elle avait connu une chute semblable fin 2012. Or, par définition, une économie plonge en récession si elle connaît deux trimestres consécutifs de croissance négative. Pour la France, il s’agit de la troisième période de récession en quatre ans. De son côté, le gouvernement espère encore une croissance faible sur l’ensemble de l’année, autour de 0,1%. Pierre Moscovici, ministre de l’Economie et des Finances, table sur un retour de la croissance au deuxième semestre 2013. Mais François Hollande, plus pessimiste, avait évoqué, mi-mai, la possibilité d’une croissance nulle.

Chômage : 73 millions de jeunes dans le monde en 2013

Chômage : 73 millions de jeunes dans le monde en 2013

En 2013, à l’échelle mondiale, il y aura près de 73,4 millions de jeunes chômeurs, une augmentation de près de 3,5 millions depuis 2007 et de 0,8 million depuis 2011, selon le rapport « Tendances mondiales de l’emploi des jeunes » de l’OIT.  Globalement, entre 2012 et 2018, le nombre de jeunes chômeurs va augmenter de plus de deux millions, ce qui équivaut à une progression de près de 25%.  « En 2018, le taux de chômage des jeunes devrait s’élever à 12,8% (contre 12,6% en 2013), avec des disparités régionales croissantes », prédisent les experts de l’OIT.  Les économistes estiment que les économies avancées devraient enregistrer des « améliorations » qui seront compensées par une dégradation de la situation dans d’autres régions, principalement en Asie.  « Un des éléments les plus effrayants est la méfiance des jeunes générations actuelles vis-à-vis des systèmes politiques et socio-économiques », estime l’OIT.  « Une partie de cette méfiance s’est exprimée à travers des manifestations politiques, tels que les mouvements anti-austérité en Grèce ou en Espagne » où les jeunes chômeurs représentent plus de la moitié des jeunes actifs, explique l’organisation internationale basée à Genève.  D’une façon générale, l’OIT se montre particulièrement inquiète quant à la situation actuelle dans trois régions — les économies développées et l’Union européenne, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord — où le chômage des jeunes s’est envolé depuis 2008.  Dans les économies développées et l’Union européenne, le chômage des jeunes a ainsi bondi de 24,9% entre 2008 et 2012.  Le taux de chômage des jeunes dans cette même région a quant à lui atteint 18,1% en 2012 et selon les dernières prévisions de l’OIT il ne devrait pas passer sous les 16% avant 2018.  A moyen terme, le taux de chômage des jeunes devrait subir une nouvelle pression quand ceux qui continuent d’étudier faute de débouchés professionnels arriveront sur le marché du travail.  Si la situation des jeunes dans l’UE fait régulièrement la Une des médias, l’OIT relève que « les régions en développement sont confrontées à des défis majeurs en termes d’emploi des jeunes, et enregistrent d’importantes divergences ».  Ainsi, le taux de chômage des jeunes devrait atteindre 30% au Moyen-Orient en 2018 (contre 28,3% en 2012) et 23,9% en Afrique du Nord (contre 23,7% en 2012).  En Asie, la situation est nettement plus favorable actuellement mais elle devrait se dégrader, enregistrant en 2018 des taux de chômage des jeunes de 10,5% en Asie de l’Est (contre 9,5% en 2012), de 14,3% en Asie du Sud-Est et Pacifique (contre 13,1% en 2012) et de 9,8% en Asie du Sud (contre 9,3% en 2012).  En Amérique latine et Caraïbes, ce taux devrait aussi progresser, de 12,9% en 2012 à 13,6% en 2018. Il devrait rester stable, à 11,7%, dans les pays d’Afrique sub-saharienne.

 

Effets jours fériés : moins 0,1% de croissance en 2013

Effets  jours fériés :  moins 0,1% de croissance en 2013

2013 comptera au total 251 jours de semaine ouvrés, soit deux de moins qu’en 2012, a calculé l’Insee: deux lundis, deux mercredis et un vendredi de moins qu’en 2012 mais aussi trois mardis en plus.  L’année 2013 comptera également un dimanche de moins et un samedi de plus que 2012. Cette année, le 14 juillet tombera un dimanche tandis que deux jours fériés étaient des dimanches en 2012, le 1er janvier et le 11 novembre. Au total, l’effet de deux jours ouvrés de moins l’emporte sur l’impact positif d’un samedi supplémentaire.  Mais combien coûteront ces deux jours de moins de production ? Pour répondre, les experts de l’Institut de la statistique notent aussi qu’un surcroît de jours ouvrés de milieu de semaine (mardi à jeudi) a un effet positif légèrement plus important sur le PIB qu’un surcroît de lundis ou de vendredis.  Un surcroît de samedis ouvrés a un effet positif plus de trois fois inférieur à un jour de semaine. Un surcroît de dimanches a un effet négatif d’amplitude négligeable de même que l’effet des années bissextiles.  Verdict : l’effet de calendrier sur la croissance sera donc négatif en 2013, à hauteur de 0,1 point de PIB environ. Dommage : les vents sont suffisamment contraire à la croissance, ce n’était pas le moment d’en rajouter !

 

Déficit public : autour de 4% au lieu de 3 en 2013

Déficit public : autour de 4% au lieu de 3 en 2013

 

Exit le déficit ramené à 3% en 2013 ( après 4.8% en 2012). Hollande reprend la prévision de la commission européenne à 3.7%. En fait, on sera autour de 4% car les économies de l’Etat ne seront pas entièrement réalisées et la croissance sera moindre que les prévisions. . Une croissance plus faible que prévu, et donc des rentrées fiscales inférieures aux anticipations. Dans la mesure où le gouvernement ne compte pas «rajouter de l’austérité à la récession», le ministre des Finances, Pierre Moscovici, a d’ores et déjà prévenu que des mesures d’ajustement supplémentaires ne seraient pas demandées aux Français cette année – que ces efforts portent sur les dépenses ou sur les impôts. «Les Français attendent de la sérénité, de la stabilité», a-t-il redit hier à l’Assemblée nationale. D’où un inévitable dérapage par rapport aux engagements. Pour la première fois mardi, le chef de l’État l’a chiffré: François Hollande a indiqué lors de son discours à Dijon que le déficit public de la France devrait être «sans doute de 3,7 % en 2013… même si nous essaierons de faire moins». Cette estimation n’est pas donnée au hasard: c’est celle que la Commission européenne vient de publier. Cet aveu, François Hollande ne veut pas qu’il soit perçu comme un signe de faiblesse: «En deux ans, nous aurons accompli un redressement structurel inédit tant il est considérable. Le déficit public en 2011 s’élevait à un peu plus de 5 % de la richesse nationale, à 4,5 % fin 2012», a-t-il insisté. Avant d’ajouter: «La bonne stratégie économique, c’est de rester dans cette trajectoire sans rien faire qui puisse affaiblir la croissance.» Pour autant -et c’est la raison pour laquelle l’exécutif entend redoubler d’efforts en 2014 -, «redresser les comptes est une obligation financière, sinon nous allons être pris par la spirale de l’endettement ; c’est également une obligation de souveraineté parce que la France ne doit jamais être en difficulté sur les marchés, jamais elle ne doit offrir la moindre vulnérabilité», a poursuivi le président de la République. Le chef de l’État a toutefois rappelé que les taux d’intérêt qui permettent de financer la dette française «sont au plus bas de notre histoire». Question : pour combien de temps ? Pour repasser sous la barre des 3 % de déficit en 2014, les dépenses devront être réduites et «des choix courageux» être faits, notamment pour les prestations sociales et les retraites, a d’ores et déjà prévenu François Hollande. Au final, «plus tôt on rétablira les comptes publics, plus tôt la confiance reviendra. Et plus tôt nous aurons retrouvé de la croissance, plus tôt nous en finirons avec les déficits et plutôt nous pourrons baisser le chômage», a-t-il conclu sur ce sujet.

 

INSEE : pas de croissance en 2013

INSEE : pas de croissance en 2013

 

Stagnante depuis la mi-2011, l’économie française risque fort de rester au point mort au premier semestre et ne pourra renouer avec la croissance d’ici fin 2013 qu’à la faveur d’une amélioration de l’environnement global, estime l’Insee. Et si une franche récession est exclue, ce surplace prolongé entraînera une nouvelle hausse du taux de chômage, qui se rapprocherait au début de l’été de ses plus hauts niveaux depuis près de 16 ans. Dans sa dernière note de conjoncture publiée jeudi, l’Institut revoit légèrement en baisse sa prévision de croissance pour le premier trimestre 2013, à 0% contre +0,1% anticipé en décembre, et confirme celle de 0,1% pour le deuxième trimestre. « On reste sur plusieurs trimestres de dynamique très faible et on pense que ça va encore continuer sur le premier semestre », déclare Jean-François Ouvrard, chef de la division synthèse conjoncturelle de l’Insee. Pour Cédric Audenis, chef du département de la conjoncture, « le climat est dégradé, mais pas plus dégradé qu’il y a six mois », du fait notamment du socle de résistance apporté par le haut niveau des prestations sociales qui soutient le pouvoir d’achat des ménages. Sur le front de l’emploi, l’Insee anticipe 74.000 suppressions de postes dans les secteurs marchands au premier semestre, avec un taux de chômage au sens du BIT qui atteindrait 10,6% fin juin en France métropolitaine (11,0% avec l’Outre-mer), tout près du record récent de 10,8% enregistré fin 1997. L’institut tient compte dans cette prévision des premiers effets du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi, un outil qui permet de facto de réduire le coût du travail et que les PME peuvent commencer à activer dès cette année sous forme d’avances de trésorerie, estimant qu’il permettra de sauver 15.000 postes sur la période. Pour le reste, tous les moteurs intérieurs de la croissance restent à l’arrêt: la consommation des ménages, pénalisée notamment par la dégradation des perspectives de l’emploi et la hausse des prélèvements, leurs achats de logements ou encore les investissements des entreprises. S’agissant de ces derniers, l’Insee prévoit que le recul entamé au deuxième semestre 2012 se poursuivra, ne serait-ce que parce qu’ils se situent à un niveau encore élevé à ce stade du cycle économique. De plus, la faiblesse du taux d’utilisation des capacités de production limite les anticipations d’engagements d’investissements des entreprises, qui reculeraient de 0,5% au premier comme au deuxième trimestres. La seule lueur d’espoir dans ce tableau est le redressement sensible des perspectives personnelles de production dans le secteur manufacturier apparu dans l’enquête Insee sur le climat des affaires de février, qui contraste avec la dégradation constatée dans les services. L’Insee estime en conséquence que la dégradation de la production manufacturière, qui a reculé de 2,4% au deuxième semestre 2012, va s’atténuer progressivement (-0,7% au premier trimestre et -0,2% au deuxième). Dans ce contexte, les exportations (+0,6% au premier trimestre, +0,7% au deuxième) devraient constituer le principal soutien de l’économie française, reflétant l’embellie en marche dans les grandes économies émergentes et aux Etats-Unis et le rebond attendu de l’Allemagne. L’Insee voit trois aléas susceptibles d’affecter ses prévisions. Le premier porte sur le taux d’épargne des ménages, qui permet à ceux-ci de lisser les à-coups du pouvoir d’achat liés notamment à la hausse des prélèvements. Même si un léger rebond est attendu début 2013, l’institut n’exclut pas ainsi que sa tendance baissière s’interrompe si les perspectives de revenus généraient, du fait de la crise, des comportements de plus grande prudence, ce qui aurait un impact certain sur la consommation. Le second tient à la croissance américaine, avec toutes les incertitudes liées à la politique budgétaire outre-Atlantique, et le troisième, positif cette fois, au prix du pétrole. L’Insee a fondé ses dernières prévisions sur un prix du baril stable autour de 100 dollars pour le Brent de la mer du Nord mais n’exclut qu’il soit finalement plus bas. Il estime enfin l’acquis de croissance de l’économie française pour 2013 à 0,1% à la fin du premier semestre. A ce niveau, il faudrait que le PIB augmente de 0,2% au troisième trimestre puis de 0,3% au quatrième pour atteindre sur l’année la croissance de 0,1% prévue par la Commission européenne comme par l’OCDE, en attendant que le gouvernement révise ses propres prévisions. « Une croissance (positive) en 2013 est du domaine du possible, même du vraisemblable », déclare Cédric Audenis, en ajoutant qu’on peut espérer pour cela une « amplification » dans les prochains mois des signaux positifs qui viennent actuellement de l’extérieur. « Mais d’ici la fin du premier semestre, on ne voit qu’une stabilisation, pas encore de rebond ! ».

 

Distributeurs-fournisseurs: les prix stables en 2013

distributeurs-fournisseurs: les prix stables en 2013

Les négociations 2012 destinées à fixer les accords tarifaires entre les représentants de l’agroalimentaire et la grande distribution, closes officiellement depuis le 1er mars, se sont conclues globalement par « une stabilité des prix des produits alimentaires » pour 2013, a indiqué lundi la FCD dans un communiqué.  Cette stabilité globale cache toutefois une certaine disparité.  Ainsi, certains produits ressortent en augmentation dans le sillage de l’inflation des matières premières agricoles, comme la viande, l’huile, la farine, certains produits laitiers, explique la FCD, sans préciser les montants exacts de ces hausses.  Certaines boissons (bières et spiritueux, ndlr) devraient également voir leurs prix augmenter du fait de la hausse des taxes, est-il ajouté.  En revanche, les produits à base de sucre, café, chocolat devraient voir leurs tarifs chuter, en raison de la baisse des matières premières, indique la FCD, toujours sans préciser les variations.   »L’augmentation des prix des matières premières a été prise en compte quand elle était justifiée, avec un effort marqué pour les PME », souligne-t-elle.   »Sans notre capacité de négociations, sans la LME (loi de modernisation de l’économie), les prix des produits alimentaires auraient augmenté de près de 5% en 2013″, affirme la Fédération, estimant que cela aurait été « inacceptable pour le consommateur, dans le contexte actuel » de restriction du pouvoir d’achat.  Selon la représentante de nombreux distributeurs français, comme Carrefour ou Auchan (mais à l’exception des indépendants comme Leclerc ou Système U), les hausses que réclamaient certains grands groupes industriels étaient « déraisonnables et injustifiées » et ont donc été négociées par les enseignes.   »Il faut que ces grandes industries prennent en compte la variable du pouvoir d’achat ! », martèle la FCD.  En revanche, certaines hausses demandées par les PME ont quant à elles été acceptées. C’est le cas pour plusieurs produits de charcuterie, dont les prix ont été revus à la hausse de 4% lorsqu’ils étaient fabriqués par des PME. Mais sont restés stables quant ils étaient fabriqués par des grands groupes.  Selon la FCD, les grands groupes de l’agro-alimentaire « se portent bien: +13% de marges depuis 2008 (+68% depuis 2000) alors que les enseignes de la distribution ont des marges historiquement faibles: -13% depuis 2008 (-14% depuis 2000) ».  L’association des industries agroalimentaires (Ania) avait dénoncé le 4 mars la pression que les représentants des industriels avaient subie de la part de distributeurs « sans foi ni loi » lors des négociations commerciales 2012. Elle réclamait également une modification de la LME.  Le ministre de l’Agriculture Stéphane Le Foll a annoncé quelques jours plus tard une « mise en oeuvre renforcée » des dispositions existantes » de la LME et une modification de certaines autres, en vue notamment de davantage de transparence sur les conditions de négociations.

 

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