Archive pour le Tag 'départ'

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

Guatemala: nouvelle manif pour le départ du président

 

Une nouvelle manifestation Guatemala pour demander le départ du président  conservateur Alejandro Giammattei, auquel il reproche notamment de consacrer trop peu de ressources étatiques à la lutte contre la pauvreté et les inégalités. «Je préfère mourir en tant que rebelle plutôt que vivre en tant qu’esclave» et «Giammattei, dehors», pouvait-on lire sur des banderoles de manifestants, réunis sur la place centrale, en face de l’ancien siège du gouvernement, dans le centre historique de la capitale. Les protestataires réclament le départ du président Giammattei, un médecin de 64 ans, au pouvoir depuis janvier, en rejetant le budget 2021.

Le Congrès, composé pour la plupart de membres du parti au pouvoir et de formations apparentées, a adopté cette semaine un budget pour 2021 de près de 12,8 milliards de dollars, supérieur de 25% à celui de 2020. Cependant, la majorité des fonds sont destinés à des chantiers d’infrastructures confiés au secteur privé et le budget ne prévoit pas d’augmenter les crédits alloués à la santé et à l’éducation, ni à la lutte contre la pauvreté et la malnutrition infantile, qui touche près de la moitié des enfants de moins de cinq ans.

Retraite : départ à 63 ans proposé par le Sénat

Retraite : départ à 63 ans proposé par le Sénat

Le Sénat a amendé, samedi 14 novembre, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2021 en adoptant un amendement des Républicains afin d’assurer l’équilibre des régimes de retraite dès 2030.

La proposition du Sénat de reporter progressivement l’âge légal de la retraite à 63 ans en 2025 constitue une orientation politique qui a peu de chances d’aboutir après les arbitrages avec l’assemblée nationale. Dans la période en effet,  on voit mal le gouvernement retenir cette proposition alors qu’il a mis sous le tapis sa grande réforme déjà contestée. Reste que cette proposition est sans doute incontournable, de même sans doute que l’objectif d’atteindre l’équilibre financier des régimes de retraite de base en 2030.

Souvenons-nous que régulièrement la France procède à une réforme des retraites à peu près tous les cinq ans et compte tenu de la crise économique que nous allons vivre la question des équilibres financiers du régime va encore se poser davantage tout simplement parce qu’il y a aura de plus en plus de bénéficiaires et de moins en moins de cotisants en raison d’un chômage structurel .

Mais le Sénat entretient évidemment des préoccupations politiques pour mettre en difficulté le gouvernement et c’est l’occasion d’inciter le pouvoir à ressortir sa réforme des retraites officiellement qui devaient être maintenues et discutées mais en réalité enterrée.

Le Sénat propose dans un premier temps de réactiver la conférence de financement sur l’équilibre et le financement des retraites, suspendue au printemps dernier, comme la réforme lancée par le gouvernement. En cas d’échec de la conférence à faire des propositions, René-Paul Savary développe ses propres remèdes, qui conduiraient à travailler plus longtemps. Il s’agirait à la fois de repousser progressivement l’âge légal de départ à la retraite jusqu’à 63 ans en 2025. Mais aussi d’accélérer l’allongement de la durée de cotisations pour atteindre 43 annuités dès la génération 1965.

Royaume-Uni : départ du brexiter Cummings, un signe ?

Royaume-Uni : départ du brexiter  Cummings, un signe ?

Le départ du brexiter Cummings  , prévu pour mi-décembre, pourrait être un signe en faveur d’un accord entre l’union économique et la Grande-Bretagne. Ce conseiller de Boris Johnson était en effet considéré comme l’un des plus grands partisans de la rupture avec l’union européenne. Il était le conseiller spécial de Boris Johnson concernant le brexit.

L’hypothèse d’un accord entre l’union économique et le Royaume-Uni n’est pas totalement exclu. En effet, le monde économique et les conservateurs eux-mêmes s’inquiètent de la dégradation économique actuelle et encore davantage des perspectives en cas de rupture sans accord avec l’union économique. Du coup, plusieurs responsables de l’entourage du premier ministre ont dû être changés pour faire plaisir au camp des conservateurs critiques de la politique de Boris Johnson.

Dans la coulisse aussi il faut prendre en compte le fait que si la France milite toujours pour une rupture claire et nette avec le Royaume-Uni par contre  l’Allemagne discrètement mise sur l’hypothèse d’un accord de dernière minute qui sauverait les échanges réciproques notamment entre l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Par ailleurs Boris Johnson est aussi affaibli par une crise sanitaire encore plus grave que dans la plupart des autres pays et pour faire taire les critiques sur ce terrain, il est sans doute contraint à lâcher sur certains aspects économiques.

MACRON DEMANDE LE DÉPART de LOUKACHENKO

MACRON DEMANDE LE DÉPART de LOUKACHENKO

Dans la perspective de rencontrer la principale opposante biélorusse Svetlana Tikhanovskaïa , Macron demande le départ de Loukachenko qui a truqué le résultat des élections afin d’obtenir une prolongation de son mandat. Dans le pays, les manifestations succèdent aux manifestations populaires en même temps que des répressions qui se traduisent par l’arrestation à chaque fois de centaines d’opposants.

Le président autoproclamé de Biélorussie joue sur l’attentisme aussi bien de la Russie que de l’Europe. La Russie évidemment n’apprécie pas particulièrement que l’union économique européenne intervienne sur la situation d’un pays si proche de la Russie. Ceci étant, les relations entre Poutine et Loukachenko sont particulièrement détestables. Poutine est très partagé sur le dossier. Il évoque l’éventuelle intervention de la Russie mais ne veut pas non plus que son régime soit assimilé à celui d’une dictature comme celle de Loukachenko dans la prévision de la révision constitutionnelle devant permettre de prolonger son mandat d’une vingtaine d’années. L’Europe de son côté menace de sanctions économiques qu’elle n’a pas encore prises.

L’Union européenne comme les pays baltes n’ont pas reconnu son élection et la Lituanie a donné refuge à la cheffe de file de l’opposition bélarusse Svetlana Tikhanovskaïa.

Le président français devrait rencontrer à Vilnius l’opposante bélarusse. Svetlana Tikhanovskaïa a déclaré jeudi au journal Le Figaro qu’elle « attend(ait) beaucoup » de Emmanuel Macron et espère qu’il « s’engage pour nous aider à sortir de l’impasse ».

La France réclame pour le Bélarus une transition pacifique, avec la fin de la répression puis par l’engagement d’un dialogue prenant en compte la volonté de la population, « en évitant le risque d’une plus grande répression, voire une intervention de la Russie », a rappelé la présidence française.

 

Biélorussie: Loukachenko sur le départ ?

Biélorussie: Loukachenko sur le départ ?

 

Pour l’instant le dictateur biélorusse refuse de partir mais comme souvent dans ce genre de circonstances, il ouvre une fenêtre politique qui permet d’envisager la fin de son règne. Certes, il affirme qu’il ne partira pas la pression de la rue mais se dit prêt à un référendum constitutionnel et à de nouvelles élections. Une forme de renoncement se prépare donc suite à l’énorme manifestation du week-end et du rejet de Loukachenko par la quasi-totalité de la population. Le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, s’est dit donc prêt lundi à quitter le pouvoir après la tenue d’un référendum constitutionnel et d’un nouveau scrutin présidentiel, pour mettre fin aux manifestations qui ont suivi sa réélection contestée, le 9 août.

Il a toutefois proposé ensuite de réformer la constitution, ce qui ne semble pas de nature à désamorcer la contestation. “Nous soumettrons la réforme à un référendum et je céderai mes pouvoirs constitutionnels, mais pas sous la pression ou à cause de la rue”, a-t-il poursuivi, selon l’agence de presse officielle Belta, ajoutant que de nouvelles élections législatives et présidentielle pourraient être organisées après ce référendum.

“Non, je ne suis pas un saint. Vous connaissez ma fermeté. Je ne suis pas éternel. Mais, si vous faites tomber le président, vous entraînerez les pays voisins et le reste”, a insisté le chef de l’Etat, une allusion à peine voilée à la Russie politiquement et démocratiquement dans le même état de délabrement.

Alors que la Russie s’est déclarée prête à fournir, si nécessaire, une aide militaire à la Biélorussie dans le cadre de leurs accords de défense bilatéraux, la Lituanie voisine a estimé lundi par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Linas Linkevicius, qu’un tel déploiement constituerait “une invasion injustifiée à la fois sur le plan légal, moral et politique”.

Du côté de l’Union européenne, qui s’est engagée sur la voie de nouvelles sanctions contre Minsk, le président du Conseil, Charles Michel, a annoncé la convocation mercredi d’une réunion des Vingt-Sept pour évoquer la situation en Biélorussie.

Engie : règlement de comptes et départ d’Isabelle Kocher, la directrice générale

Engie : règlement de comptes et départ d’Isabelle Kocher, la directrice générale

La directrice générale d’Engie quitte son poste avant l’échéance. De toute manière son éviction était programmée autant par le gouvernement que par le conseil d’administration.  Plusieurs raisons à l’éviction de la directrice générale mais la plus importante est politique. Le gouvernement n’a guère apprécié qu’Isabelle Kocher soit soutenue par des personnalités de gauche pas plus que paradoxalement,  il n’a apprécié le recentrage un peu écolo d’Engie. Un recentrage écolo pourtant pas évident pour une entreprise qui gère nombre de matières à forte émissions polluantes.  La directrice générale est aussi victime de ses relations détestables avec l’influent président du  conseil d’administration. On reproche aussi à l’intéressé de n’avoir pas su arroser suffisamment les actionnaires donc évidemment l’État. Enfin , le fait d’être une femme n’a pas avantagé la directrice générale dans un monde du CAC  40 exclusivement dirigé par des hommes.

Engie devait à l’origine se prononcer fin février sur la reconduction ou non de la dirigeante, en poste depuis 2016.Mais, selon plusieurs sources au fait du dossier, les relations entre Isabelle Kocher et Jean-Pierre Clamadieu se sont dégradées à un tel point ces dernières semaines que le groupe a décidé d’accélérer sa décision.

Des sources internes à Engie et des observateurs du groupe indiquent que l’Etat, qui peut se désengager du capital depuis le vote de la loi Pacte, reproche à Isabelle Kocher de s’être entourée d’une équipe dirigeante manquant d’envergure et d’avoir informé trop tardivement le conseil de certaines décisions et orientations stratégiques.

La progression du cours de Bourse de l’entreprise sous son mandat (+13% environ), jugée trop modeste, est elle aussi invoquée comme motif de son éviction. Alors que des rumeurs sur son éviction potentielle ont commencé à circuler fin 2019, des salariés du groupe ont publiquement pris position en faveur de son maintien et, plus récemment, des personnalités du monde politique et des affaires lui ont apporté leur soutien – dont Anne Hidalgo, Xavier Bertrand ou encore Cédric Villani et Aurore Bergé -, ce que la présidence d’Engie et l’Etat auraient très mal perçu.

Isabelle Kocher, après avoir déjà entretenu des relations tendues avec l’ancien président d’Engie Gérard Mestrallet, a régulièrement estimé ces dernières années qu’elle était la cible de critiques en raison du virage stratégique qu’elle a fait prendre au groupe.

Ce dénouement rapide ne faisait guère de doute, tant les relations s’étaient dégradées ces derniers mois entre la dirigeante et son conseil ; les deux camps se sont livrés une vraie guerre de tranchées. Après dix-huit ans dans le groupe, Isabelle Kocher, qui a fait part de son « immense émotion », a aussi démissionné de son mandat ­d’administratrice « par souci de cohérence », indique Engie, ajoutant que les conditions ­financières de son départ seront rendues publiques.

Critique envers l’ex-DG, le conseil d’administration lui reprochait de ne pas avoir su convaincre le gouvernement français d’accorder à terme une place plus importante au gaz naturel, qui doit être « supprimé du mix énergétique » du pays en 2050. Autre reproche : une contribution aux résultats ­décevante des énergies renouvelables et des « solutions clients », censées incarner le virage de l’entreprise. Le conseil a désigné un trio chargé de l’intérim en attendant la nomination d’un remplaçant à celle qui estimait que sa stratégie, consistant à tendre vers le « zéro carbone » « dérangeait ». Il comprend Claire Waysand, la secrétaire générale, nommée lundi directrice générale « avec effet immédiat ».

Départ de Nissan du Royaume-Uni ?

Il ne s’agit pas d’une menace mais plutôt d’une hypothèse vraisemblable. Nissan considère  en effet que sans accord commercial entre le Royaume-Uni et l’Union européenne, ses unités de production du Royaume-Uni pourraient être menacées de disparition. Notons cependant qu’à terme un projet de restructuration du processus de production de Nissan pourrait ne pas concerner seulement le Royaume-Uni en Europe mais aussi l’Espagne par exemple. “Nous partons du principe qu’ils vont trouver un accord qui puisse satisfaire les besoins de l’usine (de Sunderland)”, a déclaré Gianluca de Ficchy, président de Nissan Europe, à des journalistes au siège européen du groupe à Montigny-Le-Bretonneux (Yvelines).

“Mais on a toujours dit que sans accord, (…) avec des tarifs à 10%, le ‘business model’ de Nissan Europe dans son ensemble ne sera plus viable”, a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni, qui a quitté officiellement l’UE le 31 janvier dernier, doit entamer des négociations avec Bruxelles pour parvenir à un accord commercial avant la date butoir du 31 décembre 2020.

L’usine de Sunderland, qui produit le tout nouveau Juke et doit assembler la future génération de Qashqai, exporte 75% de sa production, essentiellement vers l’Europe.

Quant à la possibilité d’utiliser à la place d’autres usines européennes de Nissan ou du partenaire Renault, Gianluca de Ficchy a jugé cette solution très complexe et très coûteuse à mettre en place.

“Une transition d’un véhicule produit d’une région à l’autre, en terme de délai, en terme de coût, serait absolument difficile à gérer sur une certaine période”, a-t-il dit.

Nissan prévoit un rebond de ses immatriculations en France cette année, où le marché est attendu en légère baisse, mais un nouveau recul de ses ventes en Europe car 2020 est considérée par le groupe comme une année de transition pour ses produits et de recentrage

“Il faut qu’on revoie la stratégie industrielle en Europe dont (l’usine de) Barcelone fait partie, mais on ne va pas rentrer dans l’immédiat dans une opération de restructuration”, a ajouté Gianluca de Ficchy. Il se donne quelques mois pour élaborer cette nouvelle stratégie.

Dans le contexte actuel, le président de Nissan Europe a jugé la coopération avec Renault encore plus vitale aujourd’hui pour faire face aux lourds investissements sur l’électrification que doivent consentir tous les constructeurs.

“Nissan en Europe n’aurait pas existé sans la présence de Renault”, a dit Gianluca de Ficchy, faisant référence aux moteurs et boîtes de vitesse développées en commun, ainsi qu’à l’assemblage de fourgons Nissan dans les usines Renault.

“Je pense qu’il y a énormément d’opportunités pour trouver de plus en plus de synergies dans l’avenir et encore pas mal de choses à faire en terme de produits”, a-t-il ajouté.

L’âge réel moyen de départ à la retraite : 62.8 ans

L’âge réel moyen de départ à la retraite :  62.8 ans

L’âge moyen de départ en retraite a augmenté d’environ un mois en 2019, à 62,8 ans pour les assurés du régime général, a indiqué jeudi la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav). Lentement mais sûrement, l’âge de départ se rapproche des 63 ans: depuis le point bas historique de 2007 (61 ans), la tendance ne se dément pas.

En 2018, les quelque 666.000 nouveaux retraités du régime général avaient liquidé leurs pensions «de droit direct» à 62,7 ans en moyenne (62,4 pour les hommes, 63 pour les femmes). Ce chiffre, qui inclut les départs anticipés avant l’âge légal de 62 ans (essentiellement les 150.000 «carrières longues») a donc encore augmenté l’an dernier. Une hausse cependant modérée, compte tenu du «bonus-malus» entré en vigueur début 2019 à l’Agirc-Arrco, le régime complémentaire des salariés du privé, qui dépendent aussi de la Cnav pour leur retraite de base.

Ceux qui ont cotisé assez de trimestres pour une retraite à taux plein doivent désormais travailler un an de plus, sous peine de subir pendant 3 ans une décote de 10% sur leur pension Agirc-Arrco. Le dispositif était censé inciter les salariés à repousser leur départ, mais «l’impact a été relativement limité», a déclaré le directeur de la Cnav, Renaud Villard, lors d’une conférence de presse. «Je ne suis pas sûr que l’ensemble des assurés avaient assimilé le mécanisme», a-t-il ajouté.

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

Réforme des retraites: un recul qui ramène au point de départ

 

Il est clair qu’il ne fallait pas s’attendre à un retrait pur et simple du projet de retraite du gouvernement. Politiquement, cela aurait été insupportable pour la majorité et aurait également hypothéqué ses chances pour les prochaines échéances électorales. Certes le premier ministre a réaffirmé les principes de sa retraite mais il l’ a vidée de tout sens. D’abord en multipliant les régimes particuliers pour désamorcer le mécontentement ensuite pour renvoyer les décisions précises à une conférence sur le financement.

Ce qu’on aurait dû faire des le départs car c’est bien la situation financière qui doit justifier les mesures prises dans le cadre d’un système plus universel. De ce point de vue, il faudra évidemment revoir les prévisions budgétaires très fantaisistes du comité d’orientation des retraites qui avancent un déficit probable de 10 à 15 milliards système de retraite en 2025 alors que récemment sous Hollande le même comité estimé qu’à cette échéance le système serait toujours équilibré. Bref avant le financement , il faudra une évaluation autrement plus pertinente en plus avec des scénarios.

Personne ne peut dire qu’elles seront exactement les éléments paramétriques à prendre en compte en 2027 ( rapport actif retraités, évolution des cotisations, évolution de la croissance notamment). Bref pour tout dire, comme d’habitude un réajustement des réformes est sans doute à prévoir tous les cinq ans environ. Le document du Premier ministre veut cependant affirmer sa fermeté mais il s’agit de propos de façade car tout sera remis en question sauf concernant certains régimes spéciaux, on vise évidemment notamment la SNCF et la RATP que l’opinion a toujours condamnés.

Premier point de la lettre du premier ministre: la volonté du gouvernement de construire un système universel de retraite, par répartition et par points, «plus fort, plus simple, et plus juste que le système actuel.» Il indique que les régimes spéciaux seront supprimés au terme de la période de transition définie au mois de décembre.

Édouard Philippe insiste sur ce système universel, qui constitue «un grand projet de justice sociale». Les concertations ouvertes sur la pénibilité, le minimum de retraites, l’emploi des seniors, la gestion des fins de carrière dans les entreprises comme dans le secteur public, permettront de l’améliorer encore.

Le nouveau système de retraites et ses avancées doivent être «crédible», peut-on lire dans cette lettre, afin que tout le monde puisse avoir confiance, notamment les plus jeunes. «Il faut qu’il soit financé et que la gouvernance mise en place et largement confiée aux partenaires sociaux dispose des leviers nécessaires.» L’équilibre de ce système va être peaufiné.

L’ âge d’équilibre  constituera un des leviers de pilotage collectif du sytème dans la durée et servira également de référence individuelle aux assurés afin qu’ils partent en retraite avec un niveau «adéquat» de pension. «Cette référence collective pourra être adaptée pour refléter la diversité des carrières professionnelles, et notamment les situations de pénibilité ou de carrière longue», peut-on lire dans la lettre. Cet âge d’équilibre permettra également à ceux qui partent aujourd’hui entre 64 et 67 ans afin d’éviter une décote, de partir plus tôt avec un taux plein.

Concernant l’équilibre financier en 2027, Édouard Philippe propose également l’organisation d’une conférence, animée par l’ancien directeur général de l’AGIRC-ARRCO Jean-Jacques Marette, afin de proposer des mesures permettant d’atteindre un équilibre financier en 2027, ainsi que des recommandations sur le pilotage du système des retraites.

La conférence sus-citée rendra ses conclusions à la fin du mois d’avril 2020. «Les Français auront ainsi une vision complète de la réforme et de ses effets à l’été 2020.»

Dans l’hypothèse où un accord ne pourrait intervenir lors de la conférence sur l’équilibre et le financement des retraites, qui doit remettre ses conclusions «d’ici la fin du mois d’avril», le gouvernement «prendra par ordonnance les mesures nécessaires pour atteindre l’équilibre d’ici 2027 et financer les nouvelles mesures de progrès social».«Je veux être parfaitement clair sur ce point: je prendrai mes responsabilités», a insisté le Premier ministre. Le problème c’est que la popularité de Macron  est en train de s’écrouler, un Macron par ailleurs bien discret sur cette réforme impopulaire alors qu’il ne cesse de multiplier les bavardages sur tous les autres sujets. L’évolution de ces sondages de popularité pourrait conduire à ralentir l’enthousiasme réformateur du premier ministre voire même à le remercier.

Carrefour : départ de 3.000 salariés

Carrefour : départ de  3.000 salariés

 

Après Auchan (700 licenciements), c’est Carrefour qui prévoit un grand plan de licenciement de 3000 personnes. Fin avril, Carrefour a annoncé que les ventes de ses hypermarchés français, qui emploient 60.000 personnes, s’étaient stabilisées au premier trimestre (+0,1%), alors qu’elles avaient reculé de 2,2% au quatrième trimestre 2018. Nombre de grands distributeurs dont Carrefour  sont affectés par la crise qui concerne le secteur. La philosophie et les pratiques des consommateurs semblent à l’origine de cette crise. Avant on entrait dans l’hyper pour acheter une baguette et on en ressortait  avec un salon de jardin. Les marchands du temple savaient utilement solliciter le porte-monnaie des consommateurs. Plusieurs facteurs explicatifs sont à prendre en compte. Il y a peut-être un phénomène d’abord de déconsommation. Les consommateurs sont davantage attentifs à la nature et au volume de leurs achats pour des questions sanitaires et d’environnement. Pour preuve, ces derniers mois les achats se tassent. Il faut aussi prendre en compte la situation économique et sociale avec un pouvoir d’achat qui contrairement aux calculs de l’INSEE a plutôt tendance à stagner en raison notamment de l’envol des dépenses contraintes (logement, assurance, abonnement, transport etc.). Il y a aussi d’autres circuits alternatifs. Notamment la vente via Internet, aussi le développement de circuits courts. Enfin le consommateur prend de plus en plus en compte la dimension santé. De ce point de vue nombre de produits industriels suscite le doute voir l’inquiétude. Enfin la promenade dans les supermarchés qui était considérée, il y a 40 ou 50 ans, comme un divertissement est devenue une corvée pour une majorité de consommateurs.

Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

 

Comme il fallait s’y attendre macro, a réaffirmé qu’on ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite mais par contre que les mesures d’incitation seraient prises pour que l’âge réel  soit retardé. Pour prétendre à une retraite pleine, les salariés devront donc partir plus tard. En fait progressivement on s’oriente vers une nage de départ réel autour de 65 66 ans. Aujourd’hui, un salarié doit avoir cotisé selon son année de naissance entre 161 et 172 trimestres pour pouvoir partir à 62 ans avec une pension complète. Ainsi, un travailleur né après 1973 devra travailler 43 ans pour toucher sa retraite à taux plein. Il devra donc avoir commencé à travailler à 19 ans pour partir à 62 ans. Ce qui est rarement le cas avec un âge moyen d’entrée dans la vie active qui ne cesse de progresser. Si ce travailleur a fait des études et a commencé à travailler à 23 ans par exemple, c’est à 66 ans qu’il pourra dans les faits toucher sa retraite à taux plein.   La future réforme des retraites annoncée pour l’été va transformer le système des trimestres cotisés en points accumulés. Mais la philosophie d’incitation financière devrait rester la même. Dans un document de travail du haut-commissaire des retraites Jean-Paul Delevoye, la réforme prévoirait un « coefficient majorant » leur pension de 3% à 5% par année de travail supplémentaire. Une sorte de bonus pour travailler plus longtemps. Mais le gouvernement pourrait mettre en place un système de malus pour dissuader les salariés de partir trop tôt.  C’est déjà le cas pour les retraites complémentaires depuis le 1er janvier. L’Argic-Arrco verse 10% de moins durant trois ans aux personnes qui ont choisi de partir à l’âge légal, soit 62 ans.

Allongement durée du travail : plutôt les 35 heures que le départ en retraite

Allongement durée du travail : plutôt les 35 heures que le départ en retraite

 

Globalement 54 % des Français sont opposés à l’allongement de la durée du travail qu’il s’agisse des 35 heures ou du en retraite. Selon un sondage Ifop* pour le JDD

Si cet allongement de la durée du travail devait s’imposer alors la préférence irait à l’allongement de la durée hebdomadaire de travail :

  • 41% des personnes interrogées ont une préférence pour l’abandon des 35h ;
  • 25% sont pour l’augmentation du nombre d’années de cotisation pour percevoir une retraite à taux plein ;
  • 14% sont pour la suppression d’un ou plusieurs jours fériés ;
  • les 20% restants refusent de choisir l’une de ces trois propositions.

Dans le détail, la fin des 35h clive là encore la population : 56% des sympathisants de droite la souhaite, contre 37% pour ceux de la gauche ; et les catégories supérieures (49%), en particulier les artisans et commerçants, plutôt que les catégories populaires (38%) ou les salariés (38%). La suppression d’au moins un jour férié trouve au contraire plutôt un écho à gauche, même s’il reste très minoritaire (17%, contre 9% à droite). Quant au décalage du départ à la retraite, il est accueillit de façon assez homogène auprès des sondés, et n’est donc poussé par personne en particulier.

* Enquête Ifop pour le JDD réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 17 au 19 avril 2019, menée auprès d’un échantillon de 1.009 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. La marge d’erreur pour ce sondage est +/- 1,4 point pour un résultat de 5 ou 95% ; +/- 1,8 point pour un résultat de 10 ou 90% ; +/- 2,5 points pour un résultat de 20 ou 80% ; +/- 2,8 points pour un résultat de 30 ou 70% ; +/- 3 points pour un résultat de 40 ou 60% ; +/- 3,1 points pour un résultat de 50%.

 

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme l’âge légal de départ à 62 ans.

Retraites : Jean-Paul Delevoye confirme  l’âge légal de départ  à 62 ans.

Pris à contre-pied par des déclarations un peu irresponsable de certains membres du gouvernement, « le Haut Commissaire à la réforme des retraitesJean-Paul Delevoye, a réaffirmé dimanche que l’âge légal de départ serait toujours, fixé à 62 ans. Pour lui, c’est « très clair » :  »Les engagements pris devant les partenaires sociaux en octobre dernier maintiennent la possibilité de partir à la retraite à partir de 62 ans dans le nouveau système universel », a-t-il assuré dans un entretien au quotidien Midi libre. Une position qui évidemment ne répond pas à la question qui est celle de l’âge effectif de départ en retraite. Aujourd’hui l’âge légal est de 62 ans mais en réalité les retraités partent déjà à près de 63 ans. Pour l’avenir compte tenu de l’allongement de la vie, il sera forcément nécessaire de prendre de nouvelles mesures pour assurer l’équilibre financier. Sauf évidemment pour ceux  qui ont été soumis à des conditions de travail difficiles (notons que l’espérance de vie entre les plus favorisés et ceux qui le sont moins est de l’ordre  de 10 ans !). Pour assurer l’équilibre financier des retraites différentes solutions sont envisagées : en augmentant les cotisations, en diminuant le montant des pensions comme en ce moment avec la désindexation et la CSG et où en décalant dans le temps la réelle date  de départ en retraite (ou la combinaison des trois). Dans les faits,  il paraît vraisemblable qu’on ne fera pas à l’âge légal mais celui qui partira en retraite à 62 ans ne touchera qu’une retraite partielle. Cette question des retraites s’inscrit donc dans un véritable débat de faux-culs avec des arguments type éléments de langage politique pour masquer le flou des mesures qui vont forcément affecter le pouvoir d’achat des retraités . Pour Sibeth Ndiaye : «Rien n’est arbitré» sur les retraites ». Compte tenu des divergences aussi des maladresses de certains membres du gouvernement, la porte-parole du gouvernement s’est réfugié dans la langue de bois. Le Haut-commissaire Jean-Paul Delevoye, a réalisé «un travail considérable» a déclaré la porte-parole du gouvernement, mais «ce travail doit encore se poursuivre», a-t-elle ajouté. «On n’est pas au bout de la discussion sur le contenu de cette réforme. La cohérence de cette réforme veut qu’il n’y ait pas forcément de nécessité à allonger la durée de cotisation. «C’est une chose», a-t-elle dit, mais, a-t-elle nuancé, il faut aussi se poser la question du financement des conditions de vie des personnes âgées dépendantes dont le nombre devrait augmenter. Notons que les questions peuvent être liées mais qu’il s’agit quand même de deux aspects différents. En effet il y a la retraite en tant que tel qui n’est pas toujours liée à des questions de dépendance, d’autre part la dépendance qui peut affecter une partie des retraités. Le mélange des genres ne clarifie pas l’analyse et les solutions d’autant que les sources de financement peuvent être différentes. Par exemple la dépendance pourrait être financée par la CRDS dont le rendement fiscal est de l’ordre de 10 milliards par an et qui théoriquement devrait être supprimé en 2024. Ces recettes de la  CRDS étaient destinées à la caisse d’amortissement de la dette sociale qui devrait être apurée en 2024.

 

 

Gouvernement : départ de Griveaux et Mahjoubi : ça sent déjà le roussi ?

Gouvernement : départ de Griveaux et Mahjoubi : ça sent déjà le roussi ?

 

Si on comprend le départ de Nathalie Loiseau du gouvernement qui prend la tête de la liste république en marche par contre on peut s’étonner que Griveaux et Mahjoubi  quittent aussi leurs fonctions. Les deux sont candidats à la mairie de Paris en 2020-un seul évidemment pourra être élu. Pour les intéressés, c’est donc prendre un grand risque de ne pas être élu et ne de ne plus occuper aucune fonction ministérielle. À moins que certains doutent déjà de la possibilité de réélection de Macron en 2022 et recherchent déjà des terrains d’atterrissage pour se mettre à l’abri d’une défaite aux présidentielles. Cette défaite n’est plus exclue comme hypothèse dans le parti en marche. Ismaël Emelien, ex conseiller spécial de Macron, est très proche du président de la république a même évoqué l’éventuel impossibilité pour Macron de se représenter si le quinquennat est un échec. P rien que de d’évoquer l’hypothèse témoigne déjà de certaines interrogations. En effet après une vingtaine de mois d’exercice du pouvoir force de constater que les résultats obtenus par le président de la république ne sont pas particulièrement enthousiasmants. La croissance est toujours anémique et très insuffisante pour résoudre la question d’un chômage qui n’évolue qu’à la marge, le déficit et la dette ne font que s’amplifier, la balance commerciale qui témoigne de la compétitivité est toujours très lourdement dans le rouge (entre 50 et 60 milliards de déficits par an). Par ailleurs les réformes structurelles annoncées à grand renfort de tambours sont loin de donner les effets escomptés. Ne parlons pas de l’accroissement des inégalités et du climat social délétère. Les enquêtes d’opinion montrent que 70 % de la population condamnent globalement la politique économique et sociale du chef de l’État. Le seul véritable atout de Macon c’est l’avoir en face de lui Marine Le Pen qui suscite un rejet permettant à son adversaire d’être élu. Mais ici 2022, l’environnement politique pourrait avoir changé et un duel Le Pen Macron n’est pas forcément incontournable. Il y a aussi cette malédiction qui pèse maintenant sur des présidents de la république lors de leur réélection lorsque leur mandat n’est pas jugé suffisamment positif. Ainsi après Sarkozy, c’est Hollande qui a fait les frais de cette malédiction. Or en l’état des sondages Macron n’est pas certain d’être en état de se présenter. D’où peut-être déjà l’envie de ce recaser pour certains.

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

 

Après le rétro pédalage de la ministre de la santé sur la question, c’est maintenant celui du premier ministre toujours avec la même hypocrisie : à savoir on maintient l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans mais en fait on incite à partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. Et le premier ministre de déclarer devant l’assemblée nationale “Dans le cadre de cette réforme, il n’est pas question de modifier l’âge de départ à la retraite”, a déclaré Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. Pour autant, dans le contexte de vieillissement de la population française et “d’un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge de la limitation du reste à charge est une question parfaitement valide”, a-t-il ajouté. “Ce qui m’inquiéterait, ça serait qu’on ne se la pose pas”. Un rétro pédalage particulièrement hypocrite  puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de départ  en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. La ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

Départ à la retraite : à 63 ans (Sécu)

Départ à la retraite : à 63 ans (Sécu)

 

62,7 ans, c’est : l’âge moyen de départ à la retraite des salariés du secteur privé. C’est deux mois de plus qu’en 2017. Résultat, sous l’effet conjugué des différentes réformes des retraites et de l’accroissement de l’espérance de vie, l’âge moyen des retraités du régime général progresse pour atteindre 74,3 ans en 2018, contre 74,1 ans en 2017. Quatre retraités sur dix ont désormais 75 ans ou plus.

1057 euros mensuels en moyenne: La pension de base de droit direct (hors réversion) servi pour une carrière complète au régime général est de 1057 euros par mois en 2018, en moyenne. Mais seulement un peu plus de 5 millions de retraités ont fait une carrière complète au régime général. Reflet des écarts de salaires chez les actifs, la pension des femmes (946 euros) restait inférieure à celle des hommes (1157 euros). Toutefois, la quasi-totalité des retraités touchent au moins une autre pension de base ou une retraite complémentaire, en fonction des métiers qu’ils ont exercés. En moyenne, les Français relèvent de plus de 3 régimes différents, selon le Haut-commissariat à la réforme des retraites. Et un peu plus de 19% des retraités sont bénéficiaires d’une pension de réversion.

Départ d’Angela Merkel: un exemple à suivre pour Macron !

Départ de Merkel: un exemple à suivre pour Macron !

 

 

Macron admire le courage de Merkel qui a annoncé son départ en 2021. Au-delà de cette admiration, Macron pourrait aussi s’en inspirer. En effet, Merkel décide de partir prochainement alors que son parti représente encore 25 % dans l’opinion publique (il a représenté 40 % avant la crise migratoire). La situation n’est pas meilleure pour Macron dont le parti en marche est crédité de seulement 21,5 % aux prochaines élections européennes. 70 % des Français condamnent clairement sa politique économique et 84 % n’attendent strictement rien de lui en matière de pouvoir d’achat. Macron a échoué en matière de croissance, de chômage, de pouvoir d’achat et d’équilibre financier. Mais il est vraisemblable qu’il n’en tirera pas les mêmes conclusions que Merkel. Comme la conjoncture économique et sociale ne pourra que se dégrader jusqu’en 2022, Macron devrait tirer aussi les leçons de son échec et partir. Mais il va sans doute s’accrocher et finir comme Hollande entraînant dans sa chute celle du pays. Mais il n’est pas certain que le Jupitérien président  de la république fasse preuve de la même lucidité et de la même dignité qu’Angela Merkel.

 

 

Départ de MERKEL: un exemple à suivre pour Macron !

Départ de  MERKEL: un exemple à suivre pour Macron !

 

 

Macron admire le courage de Merkel qui a annoncé son départ en 2021. Au-delà de cette admiration, Macron pourrait aussi s’en inspirer. En effet, Merkel décide de partir prochainement alors que son parti représente encore 25 % dans l’opinion publique (il a représenté 40 % avant la crise migratoire). La situation n’est pas meilleure pour Macron dont le parti en marche est crédité de seulement 21,5 % aux prochaines élections européennes. 70 % des Français condamnent clairement sa politique économique et 84 % n’attendent strictement rien de lui en matière de pouvoir d’achat. Macron a échoué en matière de croissance, de chômage, de pouvoir d’achat et d’équilibre financier. Mais il est vraisemblable qu’il n’en tirera pas les mêmes conclusions que Merkel. Comme la conjoncture économique et sociale ne pourra que se dégrader jusqu’en 2022, Macron devrait tirer aussi les leçons de son échec et partir. Mais il va sans doute s’accrocher et finir comme Hollande entraînant dans sa chute celle du pays. Mais il n’est pas certain que le Jupitérien président  de la république fasse preuve de la même lucidité et de la même dignité qu’Angela Merkel.

Départ de Collomb : une péripétie pour Macron

Départ de Collomb : une péripétie pour Macron

Pas étonnant que les Français dans un récent sondage considèrent Macron comme particulièrement arrogant pour plus de 70%  % d’entre eux. En effet suite à la démission surprise de Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, l’Élysée a fait savoir qu’il ne s’agissait que d’une péripétie. Une manière de mépriser les raisons fondamentales qui ont opposé depuis plusieurs mois Macron et son ministre de l’intérieur. Des divergences de vue qui sont loin d’être des péripéties ou des événements mineurs. La principale divergence depuis la nomination de Colomb concerne la situation des banlieues. Ancien maire de Lyon, le ministre de l’intérieur connaît bien ces zones sensibles qui risquent à terme a-t-il rappelé lors de la passation de pouvoir de mettre face à face de populations, des types de société. L’Élysée a toujours voulu minimiser le phénomène le considérant comme marginal au regard des grands enjeux économiques et financiers. Certes on ne peut minimiser ces grands enjeux mais on ne peut ignorer la dégradation de la situation d’au moins 1000 quartiers aujourd’hui hors la république et gouvernés par le communautarisme, la violence et le trafic de drogue. Preuve  du mépris de Macron à l’égard de cette problématique, il a balayé d’un revers de main le rapport Borloo. . Une véritable humiliation pour Borloo-. Surtout la marque  du désengagement total d’une situation sociale et sociétale explosive.  On est loin d’une péripétie mais plutôt  proche crise politique sur les orientations et la pratique.

 

 

Après Hulot départ de Stéphane Bern ?

Après Hulot départ de  Stéphane Bern ?

 

Une grosse colère de Stéphane Bern en charge d’une mission sur la valorisation du patrimoine et une menace, comme Hulot, de laisser tomber le gouvernement. Stéphane Bern emploie la même argumentation que Nicolas Hulot : il a le sentiment d’être un pantin manipulé par le pouvoir. En cause évidemment le manque de volonté politique et l’insuffisance des moyens. Stéphane Bern critique  la politique de l’État très centralisatrice qui va notamment consacrer 450 millions pour la seule rénovation du Grand palais quand lui-même va peut-être réussir à récolter 15 à 20 millions pour la valorisation du patrimoine du reste de  toute la France. À travers cette question du patrimoine, on retrouve le centralisme et le parisianisme de la politique du pays qui voit  l’avenir du pays dans la Super Métropolisation notamment de la région parisienne pendant que le reste du territoire ce désertifie dramatiquement. On objectera que la région  parisienne est la principale destination des touristes notamment étrangers. Pas véritablement étonnant puisque on n’y concentre une grande partie de l’activité économique, politique et culturelle. Interrogé sur BFMTV sur le moment choisi pour s’exprimer, en une semaine de rentrée difficile pour Emmanuel Macron, Stéphane Bern a répondu qu’il n’était «pas un homme politique» et n’avait «rien à faire dans la sphère politique». Il a également refusé d’«être associé» à une politique «en défaveur du patrimoine», faisant référence en particulier à la loi Elan sur le logement qui, selon lui, permettra «de détruire des quartiers entiers, protégés, sous prétexte qu’ils sont vétustes et dégradés». «Si je vois que je ne sers à rien, que je n’étais qu’un pantin et qu’on s’est servi de moi, je reviendrai à mon travail» en continuant le combat pour le patrimoine, a-t-il ajouté, notant qu’il militait déjà dans ce domaine «quand le président Macron n’était pas encore né»

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