Archive pour le Tag 'L’économie'

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché)

L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché) 

 

Ce que rappelle à juste titre le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché). En effet la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

La BCE promet son soutien à l’économie

La BCE promet son soutien à l’économie: insuffisant ! 

La promesse de la banque centrale européenne de soutenir l’économie peut rassurer certains acteurs économiques toutefois il y a bien évidemment des limites aux actions de cette banque centrale (et des autres banques centrales)

En fait,  la BCE va réinjecter massivement des liquidités notamment en reprenant les rachats d’actifs et en agissant encore davantage sur des taux encore plus négatifs. L’objectif est de tenter de soutenir l’économie de la zone euro actuellement en difficulté puisque l’évolution du PIB tourne autour de 1 % pour cette année. Mais il s’agit peut-être davantage d’éviter la récession qui menace non seulement en Europe mais ailleurs-

Distribuer massivement des nouvelles liquidités ne suffira pas à réactiver l’activité générale. Le principal levier se trouve sans doute dans les politiques de relance budgétaire et particulièrement dans celles de la responsabilité européenne. Même en Allemagne,  on se résout désormais à utiliser cette arme du budget quitte à utiliser des arguties juridiques pour faire semblant de respecter l’orthodoxie financière (on va créer des institutions spécifiques pour emprunter).

Intervenant dans les dernières semaines du mandat du président Mario Draghi, elles préparent le terrain à une probable détente monétaire par la Réserve fédérale américaine et par la Banque du Japon la semaine prochaine, avec toujours pour but d’étayer une économie mondiale dont la croissance patine.

Mais déjà des questions se posent quant à la capacité des dernières mesures de la banque centrale à relancer l’économie de la zone euro face aux tensions commerciales internationales et aux risques liés au Brexit.

“Les informations reçues depuis la dernière réunion du Conseil des gouverneurs indiquent que la faiblesse de l’économie de la zone euro dure plus que prévu, que persistent des risques baissiers importants ainsi que des pressions inflationnistes discrètes”, a observé Mario Draghi en conférence de presse.

La BCE a réduit son taux de dépôt de 10 points de base à -0,5%, a promis que les taux resteraient bas longtemps et dit qu’elle reprendrait le 1er novembre ses rachats d’actifs obligataires – autrement dit son programme d’assouplissement quantitatif (QE) – au rythme de 20 milliards d’euros par mois.

les achats pourraient durer des années, tandis que les marchés pour leur part ne voient pas les taux remonter pendant encore une dizaine d’années.

La relance du QE a suscité l’opposition de Jens Weidmann, le président de la Bundesbank, de François Villeroy de Galhau, celui de la Banque de France, et de Benoît Coeuré, l’un des membres du directoire, a-t-on appris de trois sources.

Le marché obligataire de la zone euro a monté en réaction à ces mesures et a brièvement fait repasser l’euro sous 1,10 dollar, le marché y voyant un facteur susceptible de faire monter l’inflation.

Le précédent programme QE de la BCE, d’un montant de 2.600 milliards d’euros, n’a connu qu’un succès limité pour ce qui est de stimuler l’activité économique.

Ainsi, l’institut de conjoncture Ifo a abaissé jeudi sa prévision de croissance pour l’Allemagne en 2019 et annoncé que la première économie d’Europe serait en récession au troisième trimestre.

“Est-ce que l’attitude plus énergique de la BCE fera une différence? Pas tant que ça”, observe Holger Schmieding, analyste de Berenberg.

“Des chocs externes en série, notamment le conflit commercial sino-américain et le gâchis du Brexit, ont fait dérailler la reprise de la zone euro. Au vu d’une incertitude aussi prégnante, même si l’on abaisse les coûts de financement des entreprises et des ménages, cela n’augmentera pas sensiblement la consommation ou l’investissement.”

L’inflation persiste à évoluer en deçà de l’objectif d’un peu moins de 2% de la BCE depuis 2013 et il lui

Macron : le bilan d’un président liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Macron : le bilan  d’un liquidateur de l’industrie, de l’économie et du patrimoine

Il y a plus   de deux ans que Macron assume les responsabilités présidentielles. Un délai suffisant pour commencer à faire un bilan d’autant plus que Macron occupait déjà des fonctions importantes dès 2014 auprès de Hollande. D’un point de vue macro économique, l’échec est patent. Si on relève un petit rebond de la croissance en 2018, on le doit surtout à la politique de Hollande. Pour 2019, la croissance ne devrait pas dépasser beaucoup 1 %. Le nombre de chômeurs évoluera très peu, les comptes de public sont encore plus dégradés. Dans l’opinion publique, ils sont 70 % à ne pas croire à l’efficacité de la politique menée. On objectera que certaines réformes ont été engagées mais souvent des réformes qui ne vont pas jusqu’au bout ou même auxquelles on renonce. Voir par exemple le nombre de fonctionnaires. Macron avait annoncé la suppression de 50 000 postes pendant son quinquennat or en 2020, on  ne prévoit que la suppression de 2. 000. Un renoncement évidemment à la réforme de l’État. Un État plombé par ses couts de fonctionnement notamment ses couts salariaux mais aussi par la technocratie qui pour des motifs existentiels ne cesse de paralyser l’initiative. Macron de ce point de vue est prisonnier de ses origines de technocrate comme il est aussi dépendant des intérêts financiers qui ont soutenu sa campagne. Macron est un libéral étatiste, une curiosité politique.   Il a ainsi accordé 40 milliards d’allègements fiscaux peut-être nécessaires mais sans aucune contrepartie et sans aucune évaluation. La plus grande insuffisance de Macron est son manque de vision économique en particulier dans le domaine de l’industrie 5Macron est un littéraire,  pas un économiste).  Pour Macron,  la stratégie se résume à des affaires d’achat et de vente comme on les mène dans les banques d’affaires sans tenir compte des perspectives à long terme. L’exemple le plus catastrophique est sans doute celui d’Alstom. On notera d’ailleurs qu’il n’y a pas de ministre responsable de l’industrie, tout simplement parce qu’on considère qu’il n’y a pas besoin de vision et que seul le marché se chargera de définir le futur paysage. Avec de tels raisonnements on aurait jamais créé et vendu les produits phares que sont les TGV, les centrales électriques  et l’aéronautique. Faute de réflexion, on est par exemple passé à côté de la technologie 5G  totalement aux mains des Américains et des Chinois. La vision de Macron est uniquement à court terme et embrasse seulement des startups qui naissent et se vendent dans les cinq ans. Des délais bien insuffisants pour des enjeux stratégiques qui exigent des dizaines d’années ; par exemple,  la filière hydrogène, la filière des batteries électriques, l’intelligence artificielle etc. il n’y a guère que dans le domaine de l’armement qu’on tente  de voir un peu plus loin que son nez ; peut-être pour la bonne raison que la France n’a plus les moyens financiers d’une grande puissance. Une partie de l’économie est aussi en voie de liquidation du fait de la multiplication d’accords commerciaux qui vont favoriser des pays beaucoup plus concurrentiels et qui s’assoient notamment sur les normes sociales, environnementales et sanitaires. Une économie qu’on laisse se placer sous la tutelle des géants du numérique américain notamment alors que la France a été pendant longtemps un des leaders de l’innovation en matière de grande distribution. La liquidation concerne aussi le patrimoine avec par exemple la vente des aéroports, infrastructures stratégiques s’il en est, la vente de la très lucrative activité des jeux. Enfin parallèlement la démocratie n’aura guère progressé puisqu’à la république monarchique on aura substitué une forme de monarchie absolue où seul le président décide de tout, partout  et tout le temps. Y compris pour la désignation des candidats aux municipales comme lorsque les anciens souverains distribuaient les charges aux courtisans.

 

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

Amazon : la pieuvre qui va tuer l’économie française

 

 

Il est clair qu’Amazon  (capitalisation supérieure à 300 milliards !) et d’autres plates-formes du même type ont trouvé la martingale pour réaliser des profits exorbitants. L’idée n’est pas nouvelle. Au lieu de produire,  on se contente de commercialiser la production des autres en écrasant le prix d’achat ces produits (et certains experts de s’extasier devant cette »innovation majeure !). . On sait bien que ce n’est pas le travail de production qui est le plus rémunérateur mais sa commercialisation. Du coup,  de plus en plus de petits malins s’infiltrent  dans le processus de commercialisation avec pour objectif de mettre en place une intermédiation obligatoire et à caractère dominant. On objectera que les professions et les entreprises n’ont sans doute pas été assez attentives aux phénomènes de développement de la vente par Internet. Pour autant cela ne saurait  justifier les abus de domination et d’exploitation des plates-formes de distribution vis-à-vis des fournisseurs. D’une certaine manière,  ces fournisseurs maintenant sont en posture de sous-traitance de ces plates-formes. Un procédé utilisé depuis longtemps par la grande distribution mais cette fois réalisée au plan mondial. Non seulement Amazon écrase ses fournisseurs au plan tarifaire mais transfère sur eux nombreux de charges qui devraient incomber au distributeur. La force d’Amazon c’est évidemment de disposer d’une cible de 3,5 millions de visiteurs par jour. De quoi peser de manière monopolistique sur les vrais créateurs de biens. Plus de 10 000 entreprises françaises sont inscrites comme fournisseurs d’Amazon. Les plus de 10.000 entreprises hexagonales inscrites sur le site sont soumises à plusieurs clauses qui peuvent parfois les pousser à la faillite : modifications de contrat unilatérales, prise en charge de tous les problèmes de livraison et possibilité pour Amazon de suspendre le contrat à tout moment.  En France, Amazon est le leader des plateformes de e-commerce dans presque tous les domaines. Le dernier baromètre Médiamétrie classe le site en tête pour la mode, les produits culturels, l’électronique, l’électroménager, mais aussi les meubles et la décoration. Le pire c’est qu’Amazon est capable de déceler les produits les plus vendus pour leur substituer des produits de sa propre marque (ou de marques concurrentes).

L’économie circulaire : des ordonnances pour éviter les lobbies ou s’y soumettre ?

L’économie circulaire : des ordonnances pour éviter les lobbies ou s’y soumettre ?

 

 

La loi sur l’économie circulaire risque d’être très succincte et très générale. L’essentiel des orientations et des moyens seront définis par ordonnances. Cette méthode un peu anti démocratique serait justifié par la nécessité d’éviter la pression des lobbys déclare le gouvernement. Mais la question est de savoir si c’est pour les éviter ou au contraire s’y soumettre. En effet le concept d’économie circulaire remet en cause le mode de production, de distribution et de consommation. En gros l’objectif est de limiter la quantité de déchets de toutes sortes et aussi de favoriser leur recyclage avec un principe de responsabilité des producteurs. On peut légitimement s’interroger, notamment dans le cas des plans alimentaires territoriaux (qui recherchent notamment un équilibre entre la production locale et la consommation) sur l’intérêt sanitaire et environnemental de consommer des produits hors saison qui parcourt des milliers de kilomètres. Des produits par ailleurs poussé chimiquement et sans grande saveur gastronomique. Le recyclage de certains déchets va aussi rencontrer l’opposition de nombre de producteurs. L’économie circulaire vise aussi à réduire de manière sensible les émissions polluantes notamment en raccourcissant les circuits de distribution. Le transport et la logistique sont en effet très l’énergie qui va et participe à l’accroissement des émissions vente. On comprend par exemple qu’on puisse importer des aliments exotiques en plein hiver européen qu’on ne peut produire sur place mais on peut s’interroger sur le bien-fondé de consommer par exemple du raisin en janvier ou en février. De nombreuses mesures de la future loi sur l’économie circulaire actuellement en préparation seront adoptées par ordonnances, selon un projet de texte consulté par l’AFP, une méthode censée protéger le texte des lobbies selon le gouvernement et qui suscite déjà des critiques. Cette loi, qui sera soumise au Parlement dans les mois à venir, doit permettre de réduire la quantité de déchets jetés par les Français (plastiques, produits électroniques usagés, emballages, etc.) mais aussi d’améliorer leur recyclage.

Elle reprend la cinquantaine de mesures de la « feuille de route de l’économie circulaire », présentée l’an dernier et qui vont d’un meilleur affichage sur la recyclabilité des produits à l’extension à de nouveaux produits du principe de la responsabilité des producteurs (REP) ou encore à des sanctions pour les filières qui n’atteignent pas leurs objectifs de recyclage.

Le projet de texte consulté par l’AFP datant du 15 janvier et initialement dévoilé par la lettre Déchets Infos prévoit que l’essentiel des mesures, longuement énumérées dans l’exposé des motifs, soient adoptées « par voie d’ordonnance ». Cette décision vise à éviter que les « lobbies » ne tentent d’influencer les débats parlementaires, a expliqué la secrétaire d’État Brune Poirson la semaine dernière devant le Conseil national de la transition écologique (CNTE), selon des sources concordantes.

Au ministère de la Transition écologique et circulaire, on confirme ce choix des ordonnances, même si on précise que la rédaction du projet de loi n’est pas totalement terminée.

Cette méthode suscite toutefois l’inquiétude des acteurs concernés. Nicolas Garnier, délégué général de l’association Amorce, qui regroupe des collectivités et des entreprises, fait part de sa « perplexité » devant des mesures qui seront en grande partie prises « sans débat parlementaire », même si « sur le fond, le projet de loi a le mérite de recadrer les sujets » sur l’éco-conception des produits ou l’information du consommateur. « On a cinq articles sur le volet consommation pour dire on a fait un pas vers les associations, mais pour les choses sérieuses, cela va être par ordonnance (…) sans aucune visibilité sur leur contenu », regrette aussi Émile Meunier, avocat spécialisé en droit de l’environnement. Du côté des industriels du recyclage, on se dit « dans l’expectative ». « Les ordonnances ne nous rassurent pas sur la transparence » indique à l’AFP Jean-Philippe Carpentier, président de la fédération Federec, qui attendait plus de mesures précises sur l’incorporation des matières recyclées dans les produits ou le traitement des déchets ultimes.

 

Nobel de l’économie..Comme les Oscars : discutables ?

Nobel de  l’économie..Comme les Oscars : discutables ?

Le prix Nobel de l’économie sera décerné aujourd’hui mais il risque d’être aussi contesté que les années précédentes. En vérité l’économie n’est pas une science exacte, pour preuve l’incapacité dans laquelle ont été presque tous les économistes de prévoir les grandes crises. Plus grave encore les divergences concernant les moyens d’en sortir. Une distinction finalement à peu près de la même nature que les Oscars ou les Césars : utile sans doute mais contestable. De fait, la discipline se distingue des sciences de la nature à l’honneur la semaine écoulée. « L’économie n’est pas une science expérimentale », admet lui-même l’ancien président du jury en économie, Peter Englund, sur le site internet de la Fondation Nobel. Le jury a cependant l’occasion, cette année, de couronner des praticiens qui, mettant entre parenthèses une brillante carrière de chercheur, se sont frottés à la dure réalité de la crise financière: le Français Olivier Blanchard, qui a quitté ses fonctions au Fonds monétaire international, ou l’Américain Ben Bernanke, retraité de la Réserve fédérale. Mais les favoris sont plutôt de discrets professeurs d’universités américaines, comme l’Américain d’origine indienne Avinash Dixit (Princeton), l’Américain Robert Barro (Harvard) ou le Finlandais Bengt Holström (MIT). La diversité des dizaines, voire centaines de prétendants reflète les profonds clivages qui traversent la discipline. Les sciences économiques n’ont pas vraiment dégagé de « lois » admises par tous ses théoriciens. Le postulat d’une grande partie de la recherche, selon lequel les agents économiques sont rationnels, est par exemple démonté par un autre courant, représenté notamment par Robert Shiller, prix Nobel 2013. Pas surprenant, dans ces conditions, qu’on trouve des économistes pour critiquer le principe même du prix. D’après eux, en voulant récompenser le chercheur le plus brillant, il survalorise des constructions intellectuelles abstraites, éloignées du fonctionnement réel de l’économie. Le grand public, de son côté, considère avec scepticisme ces économistes manifestement incapables de prédire les crises financières et dépourvus de remèdes contre le chômage de masse.

Sondage patrons : peu optimistes pour l’économie française en 2014

Sondage patrons : peu   optimistes pour l’économie française en 2014

. Selon une étude (1) du groupe américain Accenture publiée ce vendredi 17 janvier, près de 70% d’entre eux se déclarent optimistes concernant les perspectives de leur propre entreprise pour 2014. Une proportion nettement plus élevée que celle observée lors d’une précédente enquête réalisée en 2009, relève l’étude. Ils font cependant preuve d’une plus grande prudence au sujet de l’avenir de l’économie française puisqu’il ne sont plus que 52% à rester optimistes. En ce qui concerne l’économie mondiale, même si la tendance optimiste reste très modérée (31%), la proportion de pessimistes a néanmoins grandement chuté depuis 2009, pour s’établir aujourd’hui à 15%. Interrogés sur leurs sociétés, plus des trois quarts (78%) des patrons français prévoient une croissance du chiffre d’affaires en 2014 et 74% une hausse de leurs bénéfices. Cette confiance dans leurs performances est même supérieure à celle affichée en moyenne par les patrons interrogés à l’étranger (76 et 71%).De leur avis, ce sont les secteurs de l’énergie, de l’automobile et des produits pharmaceutiques qui devraient le mieux se porter en France cette année, et ceux des services financiers, de l’agriculture et de la défense qui auront la croissance la moins marquée. Tout comme la plupart des dirigeants internationaux, les patrons français entendent concentrer leurs investissements à l’étranger (65%) plutôt que sur le marché domestique (35%). Ils se détournent néanmoins du marché des BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) pour se recentrer sur d’autres marchés émergents à plus forte croissance (73%). La confiance dans l’Union européenne est de retour, avec 60% des dirigeants d’entreprise français qui souhaitent y développer leurs investissements, contre seulement 23% qui souhaitent s’étendre aux États-Unis.

 

Etats-Unis : la FED va continuer de soutenir l’économie

Etats-Unis : la FED va continuer de soutenir l’économie

 

Comme le président de la FED l’avait annoncé avant la fin de son mandat, la banque centrale continuera de soutenir l’économie tant que l’empli ne sera pas nettement reparti ; la réduction de la politique accommodante se fera donc très progressivement ; cela aussi pour ne pas affoler les marchés.  Selon les « minutes » de la réunion des 17 et 18 décembre de la Fed, la plupart des participants ont insisté sur le fait qu’il fallait adopter « un rythme mesuré » dans cette affaire et bien souligner que les prochaines réductions des achats de la Fed ne suivraient pas « une trajectoire prédéterminée » et dépendraient de l’évolution de la conjoncture et de l’efficacité de la politique de soutien à la croissance de la banque centrale. La Fed a finalement surpris de nombreux investisseurs en annonçant en décembre un ralentissement de son programme de rachats d’obligations, qu’elle a ramené de 85 à 75 milliards de dollars par mois. Mais elle a adouci l’impact de cette mesure en laissant entendre qu’elle maintiendrait ses taux directeurs à un bas niveau pendant une période plus longue qu’elle ne s’y était précédemment engagée. Le président de la Fed, Ben Bernanke, qui quitte son poste à la fin du mois, avait alors déclaré que si les créations d’emplois se poursuivent comme prévu, les rachats continueraient vraisemblablement d’être réduits à un rythme « mesuré » cette année et seraient probablement interrompus « en fin d’année ». Certains des 10 membres qui disposaient d’un droit de vote à cette réunion « ont exprimé la crainte d’un resserrement non voulu des conditions de financement si la réduction de la cadence des achats était mal interprétée, comme un signe que le comité était susceptible d’abandonner sa politique accommodante plus rapidement que ce qui avait été anticipé. » « En conséquence, plusieurs membres ont jugé qu’il fallait agir prudemment pour ce premier ralentissement de la cadence des achats et devait indiquer que les prochaines réductions se feraient à un rythme mesuré », apprend-on dans les « minutes ».

« on a étouffé l’économie » Jean-Louis Beffa

« on a étouffé l’économie » Jean-Louis Beffa

Le président d’honneur de Saint-Gobain et visiteur régulier de François Hollande n’a pas été tendre avec l’exécutif en place. »J’ai été déçu par les actions menées jusqu’à présent », a-t-il notamment déclaré. « J’attends maintenant un changement de cap, c’est-à-dire une politique beaucoup plus tournée vers la réforme. »Selon lui, « on a voulu aller trop vite vers la réduction du déficit, en mettant en péril l’économie. Il faut continuer à viser le 3% (l’objectif imposé par Bruxelles, ndlr), mais il ne faut pas étouffer l’économie. On est allé trop vite, et on a étouffé l’économie. »"Au lieu de faire des réformes et d’agir sur la dépense, on est allé vers la sursaturation fiscale », a-t-il poursuivi. « C’est la deuxième grande erreur. » L’ancien dirigeant de Saint-Gobain est ensuite revenu sur la fameuse écotaxe, à la base d’un mouvement de contestation de grande ampleur, notamment en Bretagne.   »Le texte est mal conçu », a-t-il affirmé. « D’abord parce que cela vise des petits camions. En Allemagne, on vise les gros camions. Je crois qu’il faut arrêter le système, digérer les conséquences extrêmement coûteuses de ce très mauvais contrat passé par le précédent gouvernement (l’écomouv’). Le plus raisonnable, pour moi, serait de mettre une sorte de vignette, de façon à ce que les gros camions payent. » Puis il a glissé un tacle appuyé aux services de Bercy, et en premier lieu leur patron. « Il y a un poids trop fort de la technocratie. Il n’y a donc plus de filtrage politique, celui du terrain. A Bercy, il n’y a pas eu un filtrage suffisant du terrain. Evidemment, le terrain réagit, et on doit revenir en arrière. Il fallait faire le filtrage avant ! », a-t-il lancé. Avant de s’en prendre directement à Pierre Moscovici: « je trouve que le ministre de l’Economie et des Finances ne donne pas un poids suffisant au terrain par rapport à ce que lui propose son administration. »Un remaniement est-il donc nécessaire? « Pierre Moscovici a de grandes qualités », a répondu Jean-Louis Beffa. « Il a été un très bon ministre des Affaires européennes, mais il m’a déçu comme ministre de l’Economie et des Finances. Mais l’important n’est pas de changer les hommes, c’est de changer de politique. »

Moscovici: « L’économie française est sortie de la récession «avec +0.1 ou -0.1% de croissance ?

Moscovici: « L’économie française est sortie de la récession «avec +0.1 ou -0.1% de croissance ?

Moscovici ne doit pas croire ce qu’il dit ou ce qu’il répéte des propos de Hollande. Une sortie de récession avec une croissance entre -0.1% et +0.1% en 2013. L’économie française verrait-elle le bout du tunnel ? Peut-être mais alors le tunnel est très long et il faudra attendre 2015 pour en sortir.   Interrogé par le quotidien Nice Matin, Pierre Moscovici a estimé que « l’économie française est sortie de la récession et qu’elle amorce une reprise qui doit être durable, de plus en plus forte et créatrice d’emplois ». « Ce qui est important, c’est que la tendance s’est inversée. Après deux trimestres de croissance négative, le dernier de 2012 et le premier de 2013, les deuxième et troisième trimestres 2013 renoueront avec une croissance positive », a-t-il pronostiqué. Le patron de Bercy a estimé que « tous les indicateurs s’amélioraient, à commencer par la production industrielle ». « J’ai toutes les raisons de penser que 2014 sera la première année de croissance véritable depuis trois ans ». Pour autant, la stagnation de l’économie cette année complique encore davantage la préparation du budget de l’année prochaine.  M. Moscovici a indiqué à Nice Matin que le budget 2014, qui sera révélé dans quelques semaines, prévoirait une hausse des prélèvements obligatoires équivalant à 0,3% du produit intérieur brut.  « Nous devons réduire les déficits légués par la droite, mais le faire à un rythme qui ne contrarie pas la croissance. Nous le ferons d’abord, comme le recommande le Fonds monétaire international, par des économies sur les dépenses publiques et, ensuite, par une hausse limitée des prélèvements obligatoires, de 0,3% du PIB, toujours dans la justice sociale », a expliqué M. Moscovici. « La gauche est loin de chercher à matraquer fiscalement les Français, elle s’emploie au contraire à stabiliser progressivement les prélèvements obligatoires », s’est-il défendu. La mauvaise nouvelle du jour est surtout la révision à la baisse de la croissance. Le gouvernement estime désormais que le produit intérieur brut du pays devrait évoluer entre -0,1% et +0,1%. Pierre Moscovici tablait jusqu’à présence sur une modeste croissance de l’ordre de 0,1% de l’économie du pays, déjà unanimement jugée par les économistes comme largement insuffisante pour faire régresser le chômage.

 

Osborne: l’économie britannique sortie du coma ?

Osborne: l’économie britannique sortie du coma ?

Le ministre britannique des Finances George Osborne a indiqué dimanche que l’économie britannique était « sortie des soins intensifs » mais s’est engagé à poursuivre sa politique d’austérité, quelques jours avant l’annonce de nouvelles mesures d’économie. Le Chancelier de l’Echiquier doit présenter mercredi un examen des dépenses publiques pour 2015-2016, qui devrait prévoir 11,5 milliards (13,5 milliards d’euros) de réductions de dépenses ministérielles.   »Je pense que nous pouvons remettre d’aplomb ce pays mais nous devons rester fidèle au programme… Nous devons suivre le programme économique de réduction des déficits, rendre nos entreprises plus compétitives, aider à créer des emplois, permettre à la Grande-Bretagne de participer à la compétition mondiale », a déclaré George Osborne sur la BBC.  Même si l’économie est « sortie des soins intensifs », il y a « bien sûr un risque de rechute » si les mesures de réduction des déficits étaient abandonnées, a-t-il estimé.  En plus des réductions de dépenses, qui touchent notamment le personnel du ministère de la Défense, George Osborne devrait annoncer des projets visant à se servir des économies réalisées pour investir dans l’éducation, la science, des infrastructures routières et ferroviaires.  Le travailliste Ed Balls, porte-parole du parti d’opposition pour les questions économiques, a indiqué que si le Labour gagnait les élections législatives de 2015, il respecterait les projets de dépenses fixées par George Osborne pour 2015-16. Mais il a précisé que son parti, s’il revenait au pouvoir, augmenterait notamment les dépenses consacrées aux transports ferroviaires.

 

FMI : nouveau ralentissement de l’économie mondiale

 

FMI : nouveau ralentissement de  l’économie mondiale

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a estimé mardi que l’économie mondiale pourrait entrer dans une « phase plus difficile », comme le montrent les récentes révisions à la baisse du Fonds des projections de croissance pour l’Allemagne, la France ou la Chine.   »Des tendances plus sombres se font jour. De récentes données suggèrent par exemple un certain ralentissement de la croissance », a déclaré Mme Lagarde dans un discours à la Brookings Institution, un centre de réflexion de Washington.  Le Fonds monétaire international a légèrement révisé à la baisse mardi la prévision de croissance de la France après avoir, lundi, divisé par deux celle de l’Allemagne pour 2013 (+0,3%). Fin mai, les prévisions de croissance du Fonds pour la Chine ont également été abaissées, passant de 8% à « environ 7,75% » cette année.   »Nous pourrions entrer dans une phase plus difficile », a estimé Mme Lagarde, répétant que la zone euro, qui s’est enfoncée dans la récession pour le sixième trimestre consécutif, restait « la principale source d’inquiétudes » de l’économie mondiale.  En avril, le FMI avait révisé à la baisse de 0,2 point ses prévisions de croissance économique mondiale, à 3,3%.

L’économie de la zone euro redémarrera lentement en 2013 ; ou pas du tout ! selon Olli Rehn

L’économie de la zone euro redémarrera lentement en 2013 ; ou pas du tout ! selon Olli Rehn

 

Le commisaire europée aux affaires économiues tenet de lire dans le marc de café en prévoyant un redémarrage en 2013 mais plus tardif. En fait il n’en sait strictement rien et utilise la méthode Coué pour meubler le vide de la politique économique européenne. « Les perspectives à court terme dans la zone euro s’améliorent, bien que les prévisions indiquent que l’économie ne va redémarrer que lentement au cours de cette année », a-t-il déclaré lors d’une conférence avant une réunion des ministres des Finances des principaux pays riches et émergents du G20 dans la capitale russe.  Selon les chiffres publiés jeudi, l’activité a reculé plus que prévu dans la zone euro au quatrième trimestre 2012: -0,6% par rapport au troisième trimestre dans l’ensemble de l’Union monétaire, -0,6% en Allemagne et -0,3% en France.  Et les perspectives sont moroses pour 2013, ce qui pousse certains pays, dont la France, à faire savoir qu’ils ne parviendront pas à tenir leurs engagements budgétaires cette année.  Olli Rehn a donc réitéré ce qu’il a déjà dit dans une lettre aux pays de l’Union européenne rendue publique cette semaine.   »Si la croissance se détériore d’une manière inattendue, un pays peut se voir accorder un délai pour corriger son déficit », a-t-il assuré.  Il a rappelé que de tels délais avaient déjà été accordés à l’Espagne, au Portugal et à la Grèce l’an dernier.

 

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