Archive pour le Tag 'L’économie'

Chômage partiel : Plus de 3,6 millions de salariés, 35% de l’économie paralysée

Chômage partiel : Plus de 3,6 millions de salariés, 35% de l’économie paralysée

Près de 20 % de la population sont actuellement en chômage partiel. Il faut ajouter à ce chiffre les salariés en congé plus ou moins forcé et en horaire réduit. Au total, l’appareil de production ne tourne qu’environ 65 %. D’où ce chiffre de 3 % de perte du pénible par mois de confinement avancé par certains experts dont l’INSEE quand d’autres experts pour ne pas désespérer sans doute les acteurs économiques parlent encore d’une incidence de deux à 2 % sur l’ensemble de l’année!  On entrevoit pas une reprise significative avant le début de l’été. Elle sera même sans doute progressive comme indiqué le Premier ministre jusqu’à la rentrée voir jusqu’à la fin de l’année. La perte de croissance pour le PIB  pourrait donc être de 15 à 20 %. Des conséquences terribles qui vont se traduire en défaillances d’entreprises et en chômage. On prévoit d’ores et déjà un taux de chômage pouvant passer de 8 % précédemment à 20 %.

Et e recours au chômage partiel s’intensifie nettement. Plus de 337.000 entreprises françaises ont fait appel à ce dispositif pour faire face à la crise du coronavirus, ce qui représente plus de 3,6 millions de salariés.

Dans le détail, depuis vendredi soir et le dernier décompte annoncé par la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ce sont plus d’un million de salariés supplémentaires qui ont été placés en chômage partiel.

Pour l’heure le coût estimé dépasse les 11 milliards d’euros. «Le système pour éviter le licenciement et préparer la reprise est en pleine montée en puissance, on peut être fier d’un système autant protecteur», a expliqué la ministre à l’issue du Conseil des ministres. Une ministre qui sous-estime sans doute et de loin probable de l’opération sera plus proche de 50 milliards que de 10 milliards.

Zone euro: l’économie s’écroule en mars

Zone euro: l’économie s’écroule en mars

 

 

Une véritable situation de guerre pour l’économie européenne qui va perdre à peu près la moitié de sa richesse en mars. L’indice composite calculé par IHS Markit, qui combine secteur manufacturier et services, a touché un plus bas record à 31,4 dans sa version préliminaire, contre 51,6 en février. Il s’agit de la plus forte baisse de cet indice depuis qu’il est mesuré en 1998. En dessous de la barre des 50 , il y a diminution de l’activité est au-dessus augmentation. l’activité

« L’activité des entreprises dans l’ensemble de la zone euro s’est effondrée dans des proportions nettement supérieures à celles enregistrées au plus fort de la crise financière mondiale [de 2008] », commente Chris Williamson, économiste d’IHS Markit.

La chute est particulièrement spectaculaire dans les services avec un indice tombé à 28,4 après 52,6 en février. L’indice manufacturier a souffert lui aussi mais nettement moins que prévu avec un recul à 44,8 après 49,2 en février.

En France, l’indice composite, qui combine secteur manufacturier et services, baisse encore davantage que la moyenne ressort à 30,2 dans sa version préliminaire contre 50,2 en février. Cet indice, qui est mesuré depuis 22 ans, n’a jamais été aussi bas. Les services sont particulièrement touchés avec un indice à 29, là aussi un record, après 52,5 en février. Le secteur manufacturier a mieux résisté mais recule nettement lui aussi (42,9 après 49,8 en février).

 

En Allemagne, l’indice PMI composite est tombée à 37,2 en première estimation ce mois-ci contre 50,7 en février. « L’effondrement sans précédent du PMI souligne à quel point l’Allemagne se dirige vers une récession, et même vers une récession brutale », a déclaré Phil Smith, économiste chez IHS Markit. Berlin a approuvé lundi un paquet de mesures d’un montant de 750 milliards d’euros pour soutenir l’économie et l’Allemagne prévoit de s’endetter pour la première fois depuis 2013.

Enfin, la situation est toute aussi mauvaise au Royaume-Uni, où l’indice PMI composite revient à 37,1, son plus bas niveau depuis le lancement de l’enquête en janvier 1998. La chute est là aussi grandement due au secteur des services. Son indice est ainsi passé à 35,7, après 53,2 le mois précédent. Ces chiffres font craindre une contraction de l’économie à un rythme trimestriel de 1,5% à 2%.

Les patrons et la CFDT d’accord pour «garder un service minimum de l’économie»

Les patrons  et la CFDT d’accord pour «garder un service minimum de l’économie»

 

Jusque-là les pouvoirs publics n’ont cessé de dénoncer les achats de panique qui sont susceptibles de provoquer des ruptures d’approvisionnement. Une évidence toutefois les pouvoirs publics ne peuvent assurer que les stocks seront éternellement suffisants si les usines de production de biens essentiels sont en arrêt. Il faudra bien qu’un minimum de production notamment pour les produits alimentaires et sanitaires continue de fonctionner. Le Medef et la CFDT à l’exemple d’ailleurs de l’Italie d’accord sur cette nécessité en actant toutefois le principe qu’il convenait d’assurer la plus grande sécurisation pour les salariés contraints de travailler. Alors que les syndicats et le patronat ont, de l’autre côté des Alpes, très vite conclu un protocole d’accord sur la sécurisation des conditions de travail, le seul principe d’une simple lettre commune, cosignée par les représentants des entreprises et des salariés, fait du sur place de ce côté-ci car ni FO ni la CGT ne veulent signer un tel protocole

Pourtant, tout a été mis en œuvre pour trouver un consensus afin de garantir la continuité de l’activité et éviter un effondrement total de l’économie française. Le Medef a traduit l’accord italien et l’a transmis à la CFDT pour une diffusion à l’ensemble des autres centrales syndicales. Et ce en respectant les formes pour trouver rapidement une position commune.

 

États-Unis : 2000 milliards aux ménages et à l’économie en mars et avril

États-Unis : 2000 milliards aux ménages et à l’économie en mars et avril

 

Le Sénat à majorité ultra libérale à remis en cause son idéologie en décidant de faire venir intervenir l’État massivement dans la crise du Corona virus. Ainsi de 1000 milliards seront versés en mars et en avril pour assurer le coup des soins et compenser le chômage. L’orientation parlementaire rendra gratuits les tests de dépistage du virus COVID-19, et obligera les employeurs à accorder au moins deux semaines de congés maladie à leurs employés forcés de rester chez eux à cause du coronavirus, avec au moins les deux tiers de leur salaire. Elle augmentera également le financement de Medicaid (couverture santé pour les plus démunis), élargira l’application de l’assurance-chômage et augmentera les budgets pour les coupons alimentaires, dans le but de fournir un filet de sécurité à mesure que l’épidémie se répand dans tout le pays et que des licenciements massifs sont à prévoir.

Un congé payé pouvant aller jusqu’à douze semaines pourra être accordé aux employés pendant la fermeture des écoles de leurs enfants.

Et ce n’est que le début. La majorité républicaine du Sénat et la Maison-Blanche préparent un programme de soutien de plus de mille milliards de dollars. Parmi les idées évoquées, le versement de deux fois 1000 dollars, en mars et en avril, à tous les Américains à l’exception des plus riches. Cette seule mesure, destinée à injecter des liquidités dans l’économie et prévenir une crise économique majeure, pourrait coûter 500 milliards de dollars.

Coronavirus: l’impact sur l’économie mondiale

Coronavirus: l’impact sur l’économie mondiale

Le premier impact sera sur la croissance avec une Chine qui risque de passer de 6 % à 0 % pour l’évolution du Pib. Par ailleurs, la croissance mondiale pourrait diminuer de moitié passant de 3 % à 1,5 %. Nombre de pays comme dans l’union européenne vont tutoyer la stagnation voire la régression. Le deuxième phénomène c’est que la sanitaire va jouer un rôle d’accélérateur de la crise financière qui menaçait déjà nombre d’entreprises portées en quelque sorte à bout de bras par des liquidités déversées massivement par les banques centrales.

Beaucoup d’entreprises ne pourront pas résister pour des questions de trésorerie à ce nouveau choc. En gros, on va faire marcher encore davantage la planche à billets pour sauver ce qui peut l’être ce qui inévitablement va relancer un processus d’inflation alors que depuis déjà des années d’inflation étaient très contrôlée. Une autre conséquence est relative à la restructuration des processus de production et de distribution. Certes,  il y aura  sans doute certaines relocalisations dans les pays d’origine des sociétés mais surtout une diversification en Asie mais pas seulement qui rendra ainsi moins dépendant de la Chine aujourd’hui véritable usine du monde (  entre parenthèses 30 % de la production industrielle mondiale).

À cause de la crise financière, on va aussi assister à une chute des investissements privés auront du mal à être compensés  par d’éventuels investissements publics soutenus par les autorités monétaires et les actions budgétaires. Le pire des dangers serait une crise financière, type  2008. On en effet injecté des masses de liquidités dans l’économie qui ont permis à des entreprises de subsister artificiellement voire de retarder les efforts de productivité. En DP de tous les plans de soutien on ne pourra sauver des entreprises déjà malades financièrement et qui vont être percutées en plus par une nette baisse d’activité aggravant leurs problèmes de trésorerie.

Le système financier lui-même pourrait être atteint dans la mesure il s’est investi de manière un peu trop spéculative dans des secteurs fragiles. De ce point de vue, des faillites en cascade sont à prévoir non seulement dans le secteur économique mais aussi même dans le secteur financier. La dette mondiale en effet est passée sous l’effet des liquidités massives des banques centrales de 200 % du Pib à 300 % du Pib mondial en quelques années.

Suites du coronavirus, « le monde va changer » pour l’économie mondiale

 

L ‘économiste Daniel Cohen livre son analyse sur les conséquences prévisibles de l’épidémie pour l’économie mondiale  (Interview Le Monde)

« Le coronavirus est-il plus dangereux pour l’économie que pour les humains? L’expert Daniel Cohen décrypte comment l’onde de choc partie de la Chine va impacter l’activité en Europe. Et remettre en question la nature de la mondialisation. « Ce que le confinement de Wuhan a provoqué en Chine se reproduirait plus près de nous avec une intensité forte si tout devait s’arrêter un à deux mois dans des régions entières », explique-t-il. Il estime aussi que la France « sera moins impactée que l’Allemagne par le ralentissement international ».

Est-ce que le coronavirus peut plonger le monde dans une récession?
C’est encore trop tôt pour le dire. Mais il va certainement provoquer une baisse significative de la croissance mondiale. Le FMI a fait une estimation beaucoup trop optimiste du ralentissement attendu, de 0,1 %, de la croissance. En 2003, le virus du Sras avait entraîné un ralentissement de 0,2%, or il y a toutes les raisons de multiplier ce chiffre par un facteur assez important.

Pourquoi?
D’abord parce que la taille de la Chine a été multipliée par quatre par rapport à 2003. À choc équivalent pour la Chine, les effets sont beaucoup plus significatifs pour les autres pays. Bien que le taux de mortalité du coronavirus soit moindre, le nombre de morts est déjà trois fois supérieur et le nombre de gens contaminés dix fois supérieur à celui du Sras. Or c’est la mise en quarantaine de populations très importantes qui a un impact économique et déclenche une rupture de la croissance.

Les Chinois participent, à un point ou à un autre de la chaîne de valeur, à la fabrication d’un très grand nombre de produits

Quel sera son impact pour l’économie chinoise?
Avec le Sras, elle avait perdu 1 point de PIB. Cette fois, ce sera le double au minimum. Au début des années 2000, la Chine était en phase d’expansion. Elle bénéficiait à plein du fait d’être devenue membre de l’OMC. Il y avait un formidable boom des exportations chinoises. Le Sras était donc apparu comme un caillou sur le chemin d’une forte croissance. Au début de 2020, la Chine était déjà entrée dans une phase de ralentissement. Sous l’effet de la seule guerre commerciale avec Donald Trump, elle était déjà en train de passer sous la barre des 6% de croissance. Elle peut donc tout à fait atterrir sous la barre des 4%, voire des 3%.

Entre-temps nous sommes devenus plus dépendants de la Chine?
Nous sommes en effet « Chine-dépendants ». La grande différence avec le début des années 2000, c’est que l’on a assisté ces deux dernières décennies à ce que les économistes appellent une « désintégration verticale de la chaîne de valeur ». Un produit industriel fait désormais l’objet d’un découpage de sa production aux quatre coins du monde. Les Chinois participent, à un point ou à un autre de la chaîne de valeur, à la fabrication d’un très grand nombre de produits.

Cela augmente-t-il les risques de contagion pour l’économie mondiale?
L’économie mondiale est touchée simultanément du côté de l’offre et du côté de la demande, et c’est nouveau. L’offre est désorganisée, certains secteurs ne peuvent plus produire. C’est le cas pour Apple, qui ne peut plus fabriquer ses iPhone par exemple. Pour ce qui est de la demande, la Chine est devenue un très grand marché dans plusieurs domaines. Elle représente un tiers du marché automobile mondial, ce qui va fortement impacter l’Allemagne par exemple. En France, ce sont les recettes du tourisme qui vont être touchées. Pour les hôtels qui s’étaient habitués à accueillir beaucoup de Chinois, la perte sera réelle.

La France a déjà relâché son effort de consolidation budgétaire depuis la crise des Gilets jaunes. Il faudra certainement faire plus si la crise devait s’intensifier

Quelle peut être l’ampleur de l’impact global sur l’économie européenne?
Par rapport à un choc chinois qui pourrait à lui seul représenter 1 point de croissance en moins pour l’économie mondiale, tout peut être démultiplié si le virus devait frapper toute l’Europe, comme il a commencé à le faire en Italie. Il faut prier pour que cela reste une exception. Ce que le confinement de Wuhan a provoqué en Chine se reproduirait plus près de nous avec une intensité forte si tout devait s’arrêter un à deux mois dans des régions entières.

D’autant que l’Europe part d’une croissance beaucoup plus basse que la Chine…
Comme la Chine, les exportateurs européens ont subi l’année dernière le choc de la guerre commerciale de Trump. La crise chinoise va s’y ajouter. Et nos économies ne sont pas florissantes. Elles allaient elles aussi beaucoup mieux à l’époque du Sras, au début des années 2000. Quand les corps sont fragiles, ils sont plus vulnérables à la maladie. C’est pareil pour les économies.

Que doit-on redouter pour la croissance française?
Elle sera moins impactée que l’Allemagne par le ralentissement international, mais elle sera certainement en deçà de 1%. Ça dépendra de l’impact du virus dans certaines régions françaises.

Si la situation se dégrade, que pourra-t-on faire?
C’est le problème central : on n’a plus de munitions en matière de politique monétaire. Les taux sont déjà négatifs et je ne vois pas ce que Christine Lagarde va pouvoir faire de plus à la tête de la BCE. Ce qui nous ramène à la politique budgétaire. La France a déjà relâché son effort de consolidation budgétaire depuis la crise des Gilets jaunes. Il faudra certainement faire plus si la crise devait s’intensifier. Mais les regards se portent surtout sur l’Allemagne. Elle a été directement touchée par la guerre commerciale de Trump, elle va être la première victime de cette crise chinoise. Son économie est essoufflée et elle va prendre une nouvelle gifle à un an des élections. Or elle a des excédents commerciaux énormes et des excédents budgétaires à ne plus savoir qu’en faire…

La bonne nouvelle, c’est que les taux d’intérêt ne vont pas remonter, c’est désormais certain

Mais l’Allemagne a toujours refusé de relancer l’économie européenne.
Les prêtres de la science économique se tournent vers elle en la suppliant d’agir. Jusqu’à présent elle pouvait dire : pourquoi devrais-je changer de politique alors que ma croissance est bonne et que je n’ai pas de chômage? Pour vous faire plaisir? La situation est différente à présent. Ce serait de son intérêt propre de mener une politique de relance. Si elle devait rester accrochée à son objectif de zéro déficit, ce serait la preuve qu’elle est dans l’obsession idéologique, un très mauvais signal pour une Europe confrontée aux eurosceptiques.

Est-ce que cette crise économique peut déboucher sur un krach?
Le diagnostic de départ selon lequel les actions étaient au début de l’année à des niveaux très élevés est indiscutable. Mais la cause de ce phénomène, ce sont les taux d’intérêt qui sont très, très bas. C’est un théorème simple : quand les taux baissent, le prix des actifs monte car les investisseurs cherchent du rendement. La bonne nouvelle, c’est que les taux d’intérêt ne vont pas remonter, c’est désormais certain. Les taux américains à dix ans flirtaient les 3% il y a deux ans, ils sont redescendus à 1,3 ou 1,4%. Mais l’envers de la situation est qu’ils auront du mal à baisser davantage. C’est en partie pourquoi la Bourse a dévissé cette semaine. Les Banques centrales sont démunies…

Le comportement des acteurs économiques, poussés par la peur, ne risque-t-il pas d’accentuer la crise?
Effectivement, l’incertitude est toujours mauvaise. Par exemple, je ne suis pas sûr que les gens aient envie de faire un grand voyage à l’étranger en ce moment. Mais pour l’instant, dans les pays qui ne sont pas impactés directement, je n’ai pas l’impression que les populations aient fortement modifié leurs intentions d’achat.

Il semble que l’épidémie se propage à toute l’Europe?
Nous sommes en effet peut-être, comme le disait Nassim Nicolas Taleb, l’auteur du livre Le Cygne noir, à la veille d’un processus qui peut se démultiplier. C’est ce qui va se jouer dès cette semaine. Ce que l’on doit redouter, c’est que des foyers s’allument un peu partout, à l’instar de ce qui s’est passé en Italie.

Peut-être sommes-nous en train d’assister aux premières escarmouches d’un immense affrontement, qui va monter en puissance à l’échelle du siècle

Que pensez-vous de la tentation de confiner et de fermer les frontières?
La fermeture des frontières est évidemment un instrument qui doit pouvoir être actionné si c’est nécessaire. Mais ce sont surtout des zones internes à chaque pays qui vont devoir être confinées. Et il faut avoir le culot d’annuler les grands rassemblements humains comme les salons professionnels ou les compétitions sportives. Annuler un match de foot peut avoir plus d’importance que de fermer une frontière.

Nous vivons dans un monde zéro stock et mondialisé. Pourra-t-il redémarrer comme si de rien n’était?
Le monde va sans doute changer. C’est la deuxième crise à laquelle on est exposé après celle provoquée par la guerre commerciale de Trump. Celle-ci a déjà convaincu les Chinois qu’ils devaient acquérir une plus grande autonomie en matière technologique. Ils sont en train d’apprendre à se passer des États-Unis. Ils ont compris qu’il suffit d’un fou à la tête de la Maison-Blanche pour dérégler le fonctionnement de leur économie. Évidemment ça dépendra beaucoup de la réélection ou non du président américain. S’il est reconduit, la démondialisation commencera par la Chine et se propagera à l’Europe. On peut noter à cet égard que l’un des effets de la crise sera de ralentir aussi l’économie américaine, et notamment son secteur industriel. Cela priverait Trump de l’un de ses arguments, une économie florissante, et notamment dans les swing states industriels qu’il avait ravis aux démocrates…

Les entreprises vont-elles renoncer à produire dans des pays pas chers?
On a passé le pic de la mondialisation. Les entreprises vont vouloir raccourcir leur chaîne de valeur. Elles vont maintenant réfléchir à deux fois avant de délocaliser la gestion informatique de leur comptabilité en Inde ou de mettre toutes leurs données dans des clouds gérés par des entreprises étrangères.

Va-t-on devoir se déshabituer de la Chine?
De la Chine peut-être, de l’Asie c’est moins sûr. Il y a de nombreux pays comme le Cambodge ou le Vietnam qui sont prêts à prendre la relève. La Chine va elle-même vouloir se déshabituer des États-Unis. Peut-être sommes-nous en train d’assister aux premières escarmouches d’un immense affrontement, qui va monter en puissance à l’échelle du siècle.

L’Europe devrait-elle en profiter pour relocaliser certaines activités industrielles?
Les pays ne vont pas brutalement devenir autarciques, mais beaucoup de forces poussent vers une moindre mondialisation. La plus importante est qu’il faut urgemment prendre en compte l’empreinte carbone de tous ces échanges. Il va falloir faire cesser ces tours du monde que la chaîne de valeur fait parcourir aux marchandises, dont le coût en termes de carbone est disproportionné par rapport aux économies qu’elles sont censées apporter aux consommateurs.

Le coronavirus menace l’économie mondiale

  Le coronavirus menace   l’économie mondiale

 

 

Jusque là, il y avait  une quasi unanimité des responsables politiques et économiques pour complètement minimiser l’impact du Coronavirus. Pire, certains responsables et grands médias n’ont cessé de caricaturer la gravité de la situation. L’objectif évidemment était de ne pas porter atteinte à une croissance déjà très déficiente. On sait en effet que la croissance dans nombre de pays aura du mal à atteindre 1 %, que la Chine va passer de 6 à 5 % et que les mêmes les États-Unis passeront de 3 à 2 % à peine. Bref, la tendance est très nettement orientée à la baisse. Avec le Coronavirus, qui va peser à la fois sur la consommation des ménages et sur les processus de production et de distribution,  les échanges internationaux seront donc fortement perturbés. Théoriquement on considère que lorsque la Chine perd 1 % de croissance,  la répercussion mondiale sur l’activité est de 0,2 %. Cette fois,  la baisse pourrait  bien se situer bien au-delà au point que beaucoup de pays risquent de tutoyer la stagnation voire la récession. Quelques experts commencent donc à sortir de cette hypocrisie générale par ailleurs complètement contre-productive “Il y aura un impact significatif sur la croissance chinoise au premier trimestre et sur l’activité du secteur manufacturier chinois également”, a déclaré jeudi Mike Biggs, stratégiste macro et gérant spécialisé dans la dette émergente pour la société de gestion.

L’indice PMI manufacturier officiel a effectivement  reculé en février à 35,7, après 50,0 le mois précédent, montrent les données communiquées par le Bureau national de la statistique (BNS), nettement en dessous du seuil qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient un indice PMI de 46,0.

Les indicateurs à venir devraient témoigner en outre du dérèglement des chaînes d’approvisionnement globales entraîné par le virus apparu en Chine, selon l’expert .

“Il faut s’attendre à des mauvais chiffres pendant au minimum deux mois”, a-t-il dit. La propagation du virus hors de Chine ces derniers jours a entraîné de fortes perturbations sur les marchés financiers, qui pourraient durer si le nombre de contaminations continue de grimper, estime le gérant.

Ce risque sanitaire imprévu bouleverse les prévisions des sociétés de gestion, qui misaient en début d’année sur un contexte favorable pour les actifs risqués avec un rebond modéré de la croissance, une inflation contenue et une posture accommodante de la part des grandes banques centrales.

Les instituts d’émission devraient une nouvelle fois faire preuve de réactivité et l’optimisme pourrait revenir sur les marchés, à la condition que l’épidémie ne dure pas trop longtemps, selon Mike Biggs.

“Tout dépendra de l’ampleur de la propagation et de la durée de l’épidémie”, a-t-il dit. “Si c’est juste l’histoire du premier trimestre, ce ne sera pas la fin du monde.” mai tout n’est pas imputable au Coronavirus car les fondamentaux indiqués très nettement une tendance baissière de la croissance dans la plupart des pays et notamment en Europe.

« La croissance européenne était juste au-dessus de la ligne de flottaison. Elle va passer en dessous », résume Gilles Moëc, chef économiste du groupe Axa. « Normalement, il y a une forme de rattrapage après une crise de ce type, mais il ne faudrait pas qu’entre-temps les dommages aient été tels que l’on ne puisse plus faire redémarrer la machine », poursuit-il.

Réchauffement climatique : l’économie de la neige en danger

Réchauffement climatique : l’économie de la neige en danger

 

Le phénomène n’est pas nouveau, il y a déjà des dizaines d’années que l’enneigement se fait plus en plus rare à basse et même moyenne altitude. Cette année, le phénomène s’amplifie compte tenu des températures exceptionnellement douces, les plus douces depuis le début des relevé, c’est-à-dire vers 1900. En janvier, environ 170 stations de ski ont fermé, soit un peu plus d’une sur quatre. Un phénomène à l’effet boule de neige, qui se répercute sur une grande partie du marché du ski. Pour résumer cette année pour skier , il faut aller entre 1300 et 400 m dans les Alpes trouver de la neige, au moins 1800 m dans les Pyrénées. La neige se fait rare dans les Vosges et le Massif central. Ce phénomène structurel affecte évidemment l’économie des stations qui tentent bien sûr de proposer d’autres activités mais qui ne compensent  pas celles du ski traditionnel.

En trente ans, l’enneigement a diminué de 30 % dans les Alpes. Pour ne rien arranger, la pluie se substitue de plus en plus au manteau blanc en basse et moyenne montagnes. La limite pluie-neige, qui était autrefois à 1.200 mètres, remonte en effet à 1.500 mètres.

La hausse des températures n’est pas seulement un signe alarmant du réchauffement climatique, elle a également des conséquences économiques sur le marché du ski. Comme nombre de stations manquent de neige de façon chronique, beaucoup de pistes de basse et moyenne montagne ferment, comme celle de Céüze, dans les Hautes-Alpes. La Cour des Comptes estime que, pour être rentable, une station de ski doit être ouverte au minimum 100 jours dans la saison, typiquement du 1er décembre au 15 avril. Pour skier, il faut donc aller toujours plus haut, dans les stations de haute montagne.

Haute montagne ou non, le secteur du ski fait face à plusieurs défis. Car ce sport devient de plus en plus élitiste. À cause de ces températures élevées, les stations doivent, par exemple, investir dans de la neige artificielle pour garantir un bon domaine skiable. C’est indispensable. Pour ceux qui ne sont pas équipés, la saison est irrattrapable.

Coronavirus: risques pour l’économie ( BCE)

Coronavirus: risques pour l’économie ( BCE)

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Des experts ne veulent pas désespérer les acteurs économiques sous-estiment les conséquences  du virus chinois, Christine Lagarde , présidente  de la banque centrale européenne estime au contraire que cette épidémie ajoute de fortes incertitudes autres dangers comme les événements géopolitiques et la guerre commerciale qui menacent la croissance. Le 20 janvier le FMI avait déjà revu en baisse les perspectives déjà faiblardes de l’économie mondiale. Des perspectives qui devront sans doute être revues encore en diminution du fait des conséquences du virus chinois. La croissance ne serait plus que de 3 % au lieu des 3,3 % pronostiqués par le fonds monétaire international

Le FMI tablait  sur un rebond moins fort que prévu de la croissance mondiale en 2020 et 2021 en raison des « mauvaises surprises » dans les économies émergentes, à commencer par l’Inde, et de la persistance de risques notamment géopolitiques.  En dépit de l’accord entre la Chine et les États-Unis l’expansion s’essouffle. La croissance du PIB américain devait  ralentir à 2% (-0,1 point) après 2,3% l’an passé, les effets de la réforme fiscale s’estompant.

Pour autant, la première puissance au monde va continuer de faire la course en tête des pays avancés, bien loin des pays de la zone euro (+1,3%) et du Japon (+0,7%). Les pays émergents et en développement vont s’accroître, eux, de 4,4% après 3,7% en 2019. Le volume du commerce international, qui a porté la reprise après la récession mondiale, va se reprendre cette année (+2,9% contre 1% l’an passé). Mais l’augmentation sera inférieure à celle estimée en octobre et loin des 3,7% enregistrés en 2018.

Mais ces prévisions pourraient être bousculées par les conséquences du virus chinois. Avec la multiplication des mesures visant à endiguer la propagation du “coronavirus du Wuhan” – confinement de plusieurs grandes villes chinoises, restrictions sur les voyages et le commerce, isolement croissant de la Chine à l’international – les perturbations économiques pourraient prendre de l’ampleur en Chine et par conséquent affecter la croissance économique mondiale

.Même s’il est encore difficile d’anticiper le moment du pic épidémique et l’étendue maximale qu’atteindra la propagation du virus, les économistes de Barclays, JPMorgan et Morgan Stanley estiment que cette crise sanitaire pourrait amputer la croissance économique mondiale de jusqu’à 0,3 point en 2020.La banque Goldman Sachs table quant à elle sur un impact plus limité, entre -0,1 et -0,2 point, sous réserve que la Chine, ainsi que les autres pays, prennent des mesures suffisamment énergiques pour réduire drastiquement le taux de nouvelles infections d’ici fin mars. Des conséquences globalement sans doute très sous-estimé surtout content tenu des imbrications des processus de production avec la Chine.

“Les incertitudes à court terme sont principalement liées à des risques globaux: le commerce, la géopolitique et désormais l’épidémie de coronavirus et son impact potentiel sur la croissance mondiale”, écrit Christine Lagarde dans un discours à l’occasion de la remise du “grand prix de l’économie” du quotidien français Les Echos.

Promotion de l’économie circulaire ?

Promotion  de l’économie circulaire ?

Le parlement a définitivement adopté la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire ; un texte cependant relativement réducteur du  concept de l’économie circulaire. On y traite en effet surtout des questions de recyclage et de tri des déchets mais finalement peu de la question fondamentale de l’obsolescence de nombreux produits et du gaspillage considérable d’énergie, de matière de transport et de logistique. Pour changer vraiment et s’orienter réellement vers une économie circulaire il faudra autre chose que cette loi minimale, convaincre les acteurs économiques y compris les consommateurs.

Selon un rapport de l’Obsoco, à peine plus d’un Français sur 10 la pratique. . Il y a vraiment des progrès à faire pour lutter contre l’obsolescence programmée et recourir davantage à l’économie circulaire. Selon un rapport de l’Obsoco (Observatoire société et consommation). En cause, le fait que nombre de produit ne sont pas mutualisés, surtout qu’ils ne sont pas réparables ou qu’il n’existe pas de métiers de réparateurs. Les pratiques plus économes en ressources (location, économie de l’usage, réparation…) restent donc confidentielles. Hormis pour l’achat d’occasion, la mode de l’économie collaborative a semble-t-il fait long feu.

Alors que les sondés se disent de plus en plus détachés du concept de propriété en général, pour les vêtements, les smartphones, l’électroménager, la hi-fi, le matériel informatique… la donne est différente et les Français rechignent en majorité à partager. Conséquence: la location reste confidentielle, seulement 16% des Français ayant loué un objet sur l’année écoulée, en très grande majorité des voitures.

Les consommateurs français restent aussi peu bricoleurs, et peu enclins à réparer un objet en panne. La plus grande proportion à réparer se trouve pour les ordinateurs (49% des Français ont tenté), et les vélos (53%). Pour un meuble, le petit électroménager ou du matériel audio vidéo, moins d’un sur trois a essayé. Principalement car ils craignent un coût prohibitif.

Enfin, les Français se disent encore en majorité mal informés sur la présence de matériaux recyclés ou recyclables dans les produits qu’ils achètent, et un tiers sur la façon de bien trier leurs déchets. «Tout cela malgré les multiples campagnes de communication, explique Séverine Lebre-Badre chez Citeo. On le voit donc dans le tri, la pédagogie, c’est la répétition. En revanche, pour le côté recyclable des produits qu’ils achètent, les consommateurs ne veulent pas devenir des experts, mais demandent des informations faciles et fiables leur permettant de se décider très vite quand ils font leurs courses. Sur ce point le maître mot, c’est la clarté».

Au final, seuls 12% des sondés se révèlent être les meilleurs élèves de l’économie circulaire, adoptant dans leur quotidien la plus grande palette de gestes économes en ressources. Pour les moins rigoureux, des pistes d’incitations existent. «On peut insister sur les bénéfices environnementaux de ces pratiques de l’économie circulaire, surtout pour la location, avance Philippe Moati. Pour ceux qui restent peu sensibles à ces arguments, insistons sur des bénéfices plus consuméristes: rentabilité et côté «bonne affaire» de l’achat d’occasion, carotte financière pour ceux qui se montrent les plus vertueux….». Mais il y a à progresser pour encourager des modes de production et de consommation plus vertueux. A commencer par une régulation moins laxiste concernant l’obsolescence programmée.

 

Le concept, fondé sur la nécessité de limiter la consommation des ressources naturelles, a été défini dès 2015 par la loi de transition énergétique, qui avait déjà reconnu l’économie circulaire comme un objectif national. Depuis, ce pilier du développement durable peine toutefois à se frayer une place dans l’opinion publique, à côté de la prise de conscience de la crise climatique et bien au-delà de l’urgence du tri et du recyclage à laquelle il est souvent réduit.

 

 

 

Prospective- L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché)

Prospective- L’économie ne se réduit pas aux start-ups (Fabrice Le Saché) 

 

Ce que rappelle à juste titre le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché. En effet la mode vise à réduire l’ensemble de l’économie au développement des start-up et des licornes spécialisées dans le numérique. Or l’enjeu est sans doute encore plus important s’il s’agit de faire pénétrer davantage le numérique dans les entreprises traditionnelles. À noter que le vice président du Medef souligne aussi les inégalités des réseaux numériques dans le pays et pose finalement la question de l’aménagement du territoire et de la désertification de certaines zones

« Le numérique d’une façon générale provoque un basculement de l’économie traditionnelle vers une économie dématérialisée. Mais ces deux économies ne sont pas antinomiques. Le numérique est un prolongement de l’économie traditionnelle et doit venir en appui. On ne peut pas ignorer que beaucoup d’entreprises sont des pure players et disposent donc de plus d’agilité. Comme on ne peut pas ignorer que pour certaines entreprises traditionnelles, le numérique soit plus complexe« , pointe le vice-président du MEDEF.

Qui du coup embraye sur l’aspect encadrement législatif. Le sujet fait débat, taxation des GAFA en première ligne. « Les règles qui sont fondées sur une économie physique ont du mal à évoluer pour s’adapter à une économie numérique. Parfois même, elles créent des distorsions de concurrence. Or nous avons besoin des deux économies, nous avons besoin qu’elles s’appuient mutuellement« . Donc, « pour éviter cette distorsion, nous avons besoin que le législateur trouve un point d’équilibre« , afin d’éviter que les uns soient soumis à des charges fiscales quand ce n’est pas le cas pour les autres, une réactivité dans la remise à l’équilibre législatif qui doit être maximale.

Mais ce que dit surtout Fabrice Le Saché, c’est « qu’au-delà de toutes règles de concurrence saines et loyales, la transition numérique doit toucher tous les territoires et tous les types d’entreprises« . Certes, les « startups constituent une force pour le pays, mais cette élite numérique n’est pas l’alpha et l’omega. Au MEDEF, nous regardons aussi ce qu’il se passe dans les TPE/PME, dans les ETI et les régions« . Des entreprises – de taille, face à des croissances diverses mais qui parfois ont un point commun, celui de ne pas aller vers cette transition. « Certaines entreprises sont en retard car elles font face à des problèmes de marge, liés à une fiscalité qui représente tout de même un niveau de prélèvement le plus élevé d’Europe ». Et de rajouter que par exemple « l’industrie 4.0 ne se fait pas en un claquement de doigts, l’intelligence artificielle, les données à valoriser… tout cela coûte« .

A cela, s’ajoute la problématique de la fracture numérique, tous les territoires n’étant pas égaux face aux infrastructures de débit. Ce qui empêche bien sûr certaines entreprises installées dans ces territoires dépourvus, de basculer pleinement vers le numérique.

L’ E-commerce va tuer l’économie française

L’ E-commerce  va tuer    l’économie française  

Comme c’était prévisible,  le e-commerce risque de tuer le commerce traditionnel mais au-delà toute l’économie française. Une récente enquête de Bercy le confirme de manière éclatante en constatant que 98 % des vendeurs des places de marché ne sont pas enregistrés et ne payent pas la TVA. Un différentiel de compétitivité immédiat de 20 %. A cela, s’ajoutent bien entendu d’autres facteurs car on substitue le plus souvent aux produits français des marchandises et des services produits dans des conditions particulièrement inégalitaires du point de vue économique, social, sanitaire et environnemental. C’est en particulier la stratégie d’Amazon au départ qui passent  des accords avec des  entreprises et des distributeurs français pour progressivement leur substituer  des produits venant d’autres pays; des pays qui évidemment qui pratiquent le dumping social et environnemental. Le moindre producteur français qui s’affranchit du paiement de la TVA est immédiatement sanctionné et peut même souvent fermer ses portes. Pour les grandes distributeurs  informatiques, on supporte l’insupportable. Pour preuve, cette information de 98 % de vendeurs des plateformes qui s’affranchissent  du paiement de la TVA est pratiquement passé inaperçue. De manière plus ou moins hypocrite, certains vont objecter que des discussions sont en cours pour taxer les grandes plates-formes mais la question de cette taxation ne concerne nullement la TVA mais surtout l’impôt sur le chiffre d’affaires. On comprend évidemment que les consommateurs en tirent avantage par contre si cette  situation perdure, c’est la mort assurée de l’économie française non seulement pour les produits manufacturés mais demain sans doute aussi pour l’alimentaire. Selon une enquête des Echos publiée lundi matin, basée sur un rapport de l’Inspection générale des Finances, 98% des vendeurs, enregistrés sur les places de marché de sites comme Amazon ou Cdiscount, ne sont pas immatriculés à la TVA en France. Très précisément, sur 24.459 vendeurs contrôlés par Bercy et enregistrés sur ces sites marchands, seuls 538 étaient en règle.

Beaucoup de ces vendeurs fraudeurs sont basés en Chine. Ils ne déclarent aucune TVA. Et les consommateurs y trouvent leur compte. Quand on achète un produit sur une place de marché en ligne, on se demande rarement qui est le vendeur, on fait confiance à l’intermédiaire, Amazon par exemple, pour être livré.

Le rapport de Bercy pointe bien le problème. Ces vendeurs qui fraudent la TVA « bénéficient d’un avantage prix de 20% par rapport aux sociétés qui remplissent leurs obligations fiscales, créant une distorsion de concurrence majeure ». Le rapport ajoute que « les montants en jeu sont considérables ». Combien ? Le fisc ne donne pas d’estimation. Mais quand on sait que le marché français de l’e-commerce frôle les 100 milliards d’euros, on imagine l’ampleur de la fraude. mais le plus important encore c’est la destruction d’emploi par les Gafa et Amazon zen particulier. Une étude a montré que chaque emploi crée par Amazon provoquait la suppression de deux autres emplois en France.

 

L’ E-commerce qui tue l’économie française

L’ E-commerce  qui tue   l’économie française  

Comme c’était prévisible,  le e-commerce risque de tuer le commerce traditionnel mais au-delà toute l’économie française. Une récente enquête de Bercy le confirme de manière éclatante en constatant que 98 % des vendeurs des places de marché ne sont pas enregistrés et ne payent pas la TVA. Un différentiel de compétitivité immédiat de 20 %. A cela, s’ajoutent bien entendu d’autres facteurs car on substitue le plus souvent aux produits français des marchandises et des services produits dans des conditions particulièrement inégalitaires du point de vue économique, social, sanitaire et environnemental. C’est en particulier la stratégie d’Amazon au départ qui passent  des accords avec des  entreprises et des distributeurs français pour progressivement leur substituer  des produits venant d’autres pays; des pays qui évidemment qui pratiquent le dumping social et environnemental. Le moindre producteur français qui s’affranchit du paiement de la TVA est immédiatement sanctionné et peut même souvent fermer ses portes. Pour les grandes distributeurs  informatiques, on supporte l’insupportable. Pour preuve, cette information de 98 % de vendeurs des plateformes qui s’affranchissent  du paiement de la TVA est pratiquement passé inaperçue. De manière plus ou moins hypocrite, certains vont objecter que des discussions sont en cours pour taxer les grandes plates-formes mais la question de cette taxation ne concerne nullement la TVA mais surtout l’impôt sur le chiffre d’affaires. On comprend évidemment que les consommateurs en tirent avantage par contre si cette  situation perdure, c’est la mort assurée de l’économie française non seulement pour les produits manufacturés mais demain sans doute aussi pour l’alimentaire. Selon une enquête des Echos publiée lundi matin, basée sur un rapport de l’Inspection générale des Finances, 98% des vendeurs, enregistrés sur les places de marché de sites comme Amazon ou Cdiscount, ne sont pas immatriculés à la TVA en France. Très précisément, sur 24.459 vendeurs contrôlés par Bercy et enregistrés sur ces sites marchands, seuls 538 étaient en règle.

Beaucoup de ces vendeurs fraudeurs sont basés en Chine. Ils ne déclarent aucune TVA. Et les consommateurs y trouvent leur compte. Quand on achète un produit sur une place de marché en ligne, on se demande rarement qui est le vendeur, on fait confiance à l’intermédiaire, Amazon par exemple, pour être livré.

Le rapport de Bercy pointe bien le problème. Ces vendeurs qui fraudent la TVA « bénéficient d’un avantage prix de 20% par rapport aux sociétés qui remplissent leurs obligations fiscales, créant une distorsion de concurrence majeure ». Le rapport ajoute que « les montants en jeu sont considérables ». Combien ? Le fisc ne donne pas d’estimation. Mais quand on sait que le marché français de l’e-commerce frôle les 100 milliards d’euros, on imagine l’ampleur de la fraude. mais le plus important encore c’est la destruction d’emploi par les Gafa et Amazon zen particulier. Une étude a montré que chaque emploi crée par Amazon provoquait la suppression de deux autres emplois en France.

 

L’ E-commerce va tuer l’économie française

L’ E-commerce  va tuer l’économie française  

Comme c’était prévisible le e-commerce risque de tuer le commerce traditionnel mais au-delà toute l’économie française. Une récente enquête de Bercy le confirme de manière éclatante en constatant que 98 % des vendeurs des places de marché ne sont pas enregistrés et ne payent pas la TVA. Un différentiel de compétitivité immédiat de 20 %. A cela, s’ajoutent bien entendu d’autres facteurs car on substitue le plus souvent aux produits français des marchandises et des services produits dans des conditions particulièrement inégalitaires du point de vue économique, social, sanitaire et environnemental. C’est en particulier la stratégie d’Amazon au départ qui passent  des accords avec des  entreprises et des distributeurs français pour progressivement leur substituer  des produits venant d’autres pays; des pays qui évidemment qui pratiquent le dumping social et environnemental. Le moindre producteur français qui s’affranchit du paiement de la TVA est immédiatement sanctionné et peut même souvent fermer ses portes. Pour les grandes distributeurs  informatiques, on supporte l’insupportable. Pour preuve cette information de 98 % de vendeurs qui s’affranchit du paiement de la TVA est pratiquement passé inaperçue. De manière plus ou moins hypocrite, certains vont objecter que des discussions sont en cours pour taxer les grandes plates-formes mais la question de cette taxation ne concerne nullement la TVA mais surtout l’impôt sur le chiffre d’affaires. On comprend évidemment que les consommateurs en tirent avantage par contre si cette  situation perdure, c’est la mort assurée de l’économie française non seulement pour les produits manufacturés mais demain sans doute aussi pour l’alimentaire. Selon une enquête des Echos publiée lundi matin, basée sur un rapport de l’Inspection générale des Finances, 98% des vendeurs, enregistrés sur les places de marché de sites comme Amazon ou Cdiscount, ne sont pas immatriculés à la TVA en France. Très précisément, sur 24.459 vendeurs contrôlés par Bercy et enregistrés sur ces sites marchands, seuls 538 étaient en règle.

Beaucoup de ces vendeurs fraudeurs sont basés en Chine. Ils ne déclarent aucune TVA. Et les consommateurs y trouvent leur compte. Quand on achète un produit sur une place de marché en ligne, on se demande rarement qui est le vendeur, on fait confiance à l’intermédiaire, Amazon par exemple, pour être livré.

Le rapport de Bercy pointe bien le problème. Ces vendeurs qui fraudent la TVA « bénéficient d’un avantage prix de 20% par rapport aux sociétés qui remplissent leurs obligations fiscales, créant une distorsion de concurrence majeure ». Le rapport ajoute que « les montants en jeu sont considérables ». Combien ? Le fisc ne donne pas d’estimation. Mais quand on sait que le marché français de l’e-commerce frôle les 100 milliards d’euros, on imagine l’ampleur de la fraude. mais le plus important encore c’est la destruction d’emploi par les Gafa et Amazon zen particulier. Une étude a montré que chaque emploi crée par Amazon provoquait la suppression de deux autres emplois en France.

Chine: tassement économique et inflation

Les marchés ont de raison de s’inquiéter de la situation de la Chine qui  plombe les indices. D’une par, il y a ce recul inquiétant des exportations le quatrième mois successif , d’autre part il y a une montée l’inflation liée en particulier à la croissance des importations. Bref, une dynamique à laquelle la Chine n’est pas à habituée mais qui révèle peut-être aussi l’ampleur de la crise de l’endettement. L’inflation en Chine a atteint 4,5% en novembre en rythme annuel, soit son niveau le plus élevé depuis 2012, sous l’impulsion notamment des prix du porc, selon des statistiques officielles publiées mardi. Les prix de la viande la plus consommée du pays ont plus que doublé le mois dernier (+110,2% sur un an), le cheptel en Chine étant décimé par une épidémie de peste porcine africaine. Apparu en août 2018 dans le nord-est du pays, le virus s’est propagé dans la plupart de la Chine.

Officiellement, plus d’un million de porcs sont morts ou ont été abattus depuis le début de l’épidémie mais ce chiffre serait largement sous-estimé, selon plusieurs analystes. La flambée des prix du porc a entraîné un repli des consommateurs sur d’autres viandes. Le prix du boeuf a ainsi bondi de 22,2% sur un an le mois dernier et celui de l’agneau de 14,3%.

De leur côté, les prix à la production se sont de nouveau inscrits le mois dernier à la baisse, un nouveau signe inquiétant pour la deuxième économie mondiale, en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis. L’indice des prix sortie d’usine est tombé en novembre à -1,4% sur un an (contre -1,6% en octobre). Les prévisions d’un groupe d’analystes interrogés par Bloomberg tablaient toutefois sur une baisse plus prononcée (-1,5%).

 

 

Amazon, tue le commerce et l’économie

Amazon, tue le commerce et l’économie

Mounir Mahjoubi, ex-secrétaire d’État au Numérique et député LREM de Paris, met l’accent sur le rôle destructif d’Amazon sur le commerce. Il estime en effet que chaque fois qu’Amazon crée un emploi en France, il en détruit deux autres dans le commerce traditionnel. (il faudrait ajouter les conséquences désastreuses sur l’ensemble de l’économie du fait du non référencement et ou du déréférencement de produits français remplacé par des produits très « Amazon »).

Mounir Mahjoubi  Estime que 7 900 emplois ont été détruits en France en 2018 par Amazon. Cette année-là, l’entreprise de Jeff Bezos a réalisé un volume d’affaires en France de 6,6 milliards d’euros selon Kantar Worldpanel .

Selon Heuler Hermes, les défaillances des grandes entreprises du secteur du commerce ont augmenté de 66% au plan mondial en 2016. Une situation qui peut paraître paradoxale dans un monde où la consommation ne s’est jamais aussi bien portée. Au plan mondial en effet, les ventes au détail ont cru de 4,8% par an en moyenne sur les dix dernières années. Sauf que cet appétit de consommation passe de moins en moins par le canal historique des magasins en dur. Mais de plus en plus en ligne. La part du e-commerce ne cesse en effet de grimper dans la consommation mondiale. Elle était inférieure à 5% il y a une dizaine d’année, elle a atteint les 9% en 2016 et devrait monter à 15% d’ici 2020. « L’activité en ligne est alimentée tant par l’offre que par la demande, cette accélération est soutenue par les actions des digital natives et par les plateformes commerciales, qui bouleversent et refondent l’industrie », note Heuler Hermes. Une demande croissante qui entraîne une hausse du nombre d’acteurs et donc une féroce guerre des prix. En conséquence, la rentabilité des grandes enseignes est passée de 8% en 2011 à 5,7% en 2016. Avec une part du e-commerce à 15% dans trois ans, cela pourrait entraîner une vague de faillites sans précédent dans le secteur. Et les détaillants français sont particulièrement fragiles selon Heuler Hermes. Certains grands noms comme Darty, la Fnac ou Leclerc avec le drive ont certes réussi leur transformation digitale. Mais il s’agit d’arbres qui cachent une forêt bien plus dépouillée. « Les consommateurs français, dont 64% achètent en ligne, sont disposés à consommer différemment. Mais malgré quelques exemples de succès, les détaillants français n’ont pas réussi à répondre à ces attentes. En résulte une détérioration prononcée de leurs états financiers, explique Maxime Lemerle, responsable des études sectorielles et défaillances chez Euler Hermes. Après avoir longtemps considéré le e-commerce comme un canal parallèle, les détaillants français commencent seulement à investir pour rattraper leur retard dans la course digitale. »   Selon Heuler Hermes, les secteurs les plus touchés seront ceux de l’électronique et du prêt-à-porter, estime le spécialiste des faillites. C’est sur ces marchés que la concurrence du e-commerce est le plus féroce.

 

Numérique et handicap des personnes , un atout pour l’économie française ?

Numérique et  handicap des personnes , un atout  pour l’économie française ?

Par (Alain Assouline) , président du réseau des écoles WebForce3 (*), fondateur du programme Handi4Change ( point de vue dans  la Tribune)

 

« Un demi-million de personnes en situation de handicap sont sans emploi car, entre autres raisons, les dispositifs de formation ne sont pas adaptés. Pour elles, le taux de chômage est de 19%, soit deux fois plus que la moyenne nationale. Et leur période d’inactivité est plus longue : 824 jours de chômage en moyenne pour les personnes handicapées inactives, soit près de 200 jours de plus que pour l’ensemble de la population sans emploi[1]. Cette situation, chronique et aberrante, ajoute de l’exclusion économique et sociale au handicap. Peu visible, elle donne le sentiment de ne pas être une priorité politique, alors qu’elle relève d’une injustice grave entre actifs. Pourtant, plutôt que de céder au fatalisme, des opportunités existent pour enrayer ce phénomène.

La question de l’accès des personnes en situation de handicap à la formation et à l’emploi pose la question de leur pleine citoyenneté. Et plus largement du rapport au travail, rémunérateur, émancipateur et créateur de lien social. Même lorsqu’elles travaillent, elles occupent plus souvent un emploi d’ouvrier non qualifié et moins souvent de cadre, travaillent plus souvent à temps partiel et sont plus souvent en situation de sous-emploi[2]. En parallèle, le manque d’accès à la formation des personnes handicapées en France est criant dans les formations traditionnelles. Et pas toujours considéré à sa juste importance dans les formations émergentes qui vont façonner le tissu économique des années avenir.

Les personnes en situation de handicap pourraient pour beaucoup d’entre elles accompagner l’économie française dans sa transformation digitale. Car on a beau crier que le numérique détruit des emplois, la réalité est différente.

Le numérique crée des emplois, et pourrait en créer encore beaucoup plus. Loin de l’eldorado du codeur star vendant sa virtuosité au plus offrant, c’est toute l’économie, TPE, ETI, grands groupes et services publics, qui a besoin aujourd’hui de talents formés à des métiers du digital ou à des fonctions transverses dans ces métiers.

Ceux-ci sont bien plus variés et massifs qu’on veut le croire : développeurs bien sûr, mais aussi chefs de projet digital, techniciens cybersécurité, administrateurs de réseau, ou encore dans le marketing digital. Sans parler des experts analystes de données, blockchain ou intelligence artificielle… Ces fonctions seront demain dans toutes les entreprises. Certaines n’existent pas encore, d’autres existent mais ne sont pas formalisées ou n’obéissent pas à une nomenclature traditionnelle, et manquent de visibilité. Mais c’est une certitude : les entreprises du numérique de toutes tailles se plaignent de manque de main d’œuvre, de niveau Bac + 2 à Bac + 5. Sans parler de toutes les entreprises et services publics qui introduisent toujours plus de numérique dans leur fonctionnement.

Alors que Cédric O, secrétaire d’Etat chargé du Numérique, rappelait récemment que 80.000 emplois étaient à pourvoir en France dans les seuls métiers du numérique, on peut se demander comment le numérique n’a pas encore été l’objet de toutes les attentions pour résoudre le sous-emploi des personnes handicapées.

La France dispose de nombreux savoir-faire et parmi eux l’accompagnement des publics éloignés de l’emploi. Les initiatives pour les décrocheurs, chômeurs longue durée, personnes discriminées ou fragiles, se sont développées, ont été évaluées. Nombreuses sont celles qui ont prouvé leur efficacité. Avec un principe clef : l’adaptabilité.

Pour les personnes en situation de handicap, il est quelquefois difficile de se rendre sur le lieu de formation quand on est en fauteuil, difficile de suivre le rythme lorsqu’on a des troubles de l’attention, difficile de s’intégrer à un groupe quand on a des troubles du comportement.

La digitalisation des processus de formation offre de nombreuses opportunités permettant d’aménager les emplois du temps, de proposer des rediffusions, des exercices en ligne, des échanges avec des professeurs de grande qualité, de s’évaluer dans un groupe de niveau en temps réel… Autant d’outils qui peuvent être réinvestis afin de rendre possible la formation des personnes en situation de handicap ayant simplement besoin d’une gestion du temps et de modalités de formation différentes et adaptées.

Il existe enfin un saut intellectuel à franchir par des personnes en situation de handicap sur leur capacité à évoluer vers des emplois innovants, des emplois qui sont au cœur de l’évolution de l’entreprise de demain. Et en cela de lutter contre leurs croyances limitatives, quelles que soient l’origine de ces dernières. Et au reste de la société, d’y voir une opportunité rare de faire entrer dans l’entreprise toujours plus de diversité. Car embaucher ces personnes, c’est pallier le besoin de main d’œuvre, mais c’est aussi bénéficier de leurs compétences, de leur engagement souvent exceptionnel, de leur parcours et de leur regard singulier au sein du groupe. »

 

 

[1] D’après le bilan au 1er semestre 2018 du marché du travail des personnes handicapées par l’Agefiph

[2] Etude de la Dares, Ministère du Travail, 2015

Folie des marchés: nouveau record du CAC mais l’économie au plus bas

Folie des marchés: nouveau record du CAC mais l’économie au plus bas

5.890  points c’est le nouveaux records pour le CAC 40

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on contraint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.890 points à la dernière cotation,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

 

Marchés financiers-Cac40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

 Marchés financiers-Cac40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

5.890 points ,c’est le nouveaux records pour le CAC 40 vendredi.

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on craint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.861 points hier,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

CAC 40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

CAC 40 : nouveau record mais l’économie au plus bas

5.861,49 points c’est le nouveaux records pour le CAC 40 hier.

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on contraint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.861 points hier,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

La bourse au plus haut, l’économie au plus bas !

La bourse au plus haut, l’économie au plus bas !

 

 

 

C’est le paradoxe , la bourse ne cesse de battre des records  au moment même la croissance s’écroule et qu’on contraint même la stagnation voire la récession en 2020. Ainsi en France, l’indice boursier a atteint 5.819,48 points il y a deux jours ,  son plus haut niveau depuis 12 ans. Un curieux décalage avec le niveau actuel de l’activité générale et surtout ses perspectives. Ainsi le PIB  aura du mal à atteindre  1 % en 2019 et il sera en-dessous en 2020 en dépit de toutes les déclarations optimistes du gouvernement et des milieux financiers.

Le tassement de la croissance se confirme en zone euro avec seulement plus 0,2% après 0,2 second trimestre 0,4 premier et surtout avec le 9 eme mois de recul de l’industrie manufacturière constaté en octobre. L’activité manufacturière de la zone euro reste à un creux de sept ans en octobre, ce qui signifie que le secteur de production des biens va encore peser fortement sur le PIB au quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste d’IHS Markit. La croissance au final pour la zone euro sera inférieure à 1 %. La France aurait légèrement dépassé 1 % et l’Allemagne pouvait quant à elle nettoyer la stagnation voire la récession. Ailleurs dans le monde l’activité attendant à se tasser compris aux États-Unis.

En gros, 2019 la croissance des États-Unis ce sera affaibli d’environ 1 %. La tendance demeure confortable, autour de 2 % mais s’inscrit dans une phase baissière inquiétant 2020 qui n’exclut plus la stagnation.

.L’industrie manufacturière est dans le rouge un peu partout en Europe en Allemagne virement mais aussi en Chine et au Japon

L’optimisme des indices boursiers se fonde sur d’hypothétiques hypothèses d’accords commerciaux entre la Chine et les États-Unis ignorant au passage les facteurs structurels des difficultés qui affectent notamment la Chine. Cette hausse inconsidérée des valeurs boursières  repose notamment sur des masses de liquidités que délivrent sans compter les banques centrales. Des liquidités qui malheureusement ne sont pas utilisées pour relancer l’activité mais pour boucher les trous budgétaires des Etats, maintenir des entreprises moribondes et alimenter la spéculation . Pudiquement, les analystes considèrent qu’on devrait assister  à une grosse prise de bénéfices vers la fin de l’année. Face à une hausse  complètement décorrelée des perspectives économiques, il faut se préparer malheureusement non pas à une prise de bénéfice mais à une grosse correction qui permettra notamment de faire payer cette contradiction par les petits porteurs au profit des gros détenteurs de portefeuilles et des institutions.

 

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