Archive pour le Tag 'Pologne'

UE: En raison de l’Ukraine petits arrangements avec la Pologne

UE: En raison de l’Ukraine petits arrangements  avec la Pologne

 

L’agression russe place l’UE face à un curieux paradoxe : le gouvernement européen, qui se trouve au cœur de l’aide occidentale à l’Ukraine, est celui dont la nature et les pratiques sont les plus hostiles aux valeurs de l’Europe.

Par Jakub Iwaniuk(Varsovie, correspondant du Monde)

 

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’idée domine selon laquelle ce choc géopolitique majeur a contribué à renforcer l’Union européenne (UE), l’OTAN et le partenariat transatlantique. Ces trois piliers du monde occidental, qui multipliaient ces dernières années les signes de faiblesse, ont été consolidés par leurs réponses fermes et unies à la menace russe. Mais ce renouveau sur la forme pourrait bien s’opérer, par manque de vigilance, au détriment du socle commun des valeurs censées souder l’Occident.

Six ans après avoir enclenché une procédure inédite de « sauvegarde de l’Etat de droit » à l’encontre du gouvernement national conservateur polonais du PiS (Droit et justice), la Commission européenne s’apprête à débloquer 36 milliards d’euros du plan de relance post-Covid dû à Varsovie. Ces fonds étaient retenus depuis près d’un an en raison du refus du PiS, présidé par Jaroslaw Kaczynski, de se conformer aux exigences de la Cour de justice de l’Union européenne visant à défendre les normes de l’Etat de droit.

Les démocrates polonais sont pourtant unanimes : en dépit du vote d’une loi se voulant, en apparence seulement, aller dans le sens des exigences de la Commission, aucune des trois conditions initialement posées par Bruxelles n’est remplie. Fruit de laborieuses négociations, l’accord passé entre le gouvernement polonais et l’exécutif européen est qualifié de « compromis délétère » par les défenseurs de la démocratie libérale. Selon eux, aucune des mesures votées n’améliorera la condition de l’Etat de droit dans le pays, et l’approbation de ces solutions de façade pourrait constituer un dangereux précédent.

La Commission européenne détenait pourtant, pour la première fois, un outil de pression efficace pour mettre Varsovie face au mur, et s’attaquer au cœur des problèmes qui minent la démocratie polonaise. Cette occasion manquée laisse un goût amer. La Commission a cédé à la pression géopolitique du moment : avec la guerre en Ukraine, la Pologne est passée du statut de paria de l’Europe à celui de partenaire incontournable, jouant notamment un rôle décisif sur le dossier des livraisons d’armes à Kiev et ayant accueilli près de 2,5 millions de réfugiés.

Si la guerre a redoré le blason du pays et renforcé sa position politique, la nature du pouvoir du PiS, kleptocrate et antidémocratique, n’a en rien changé.

Le pays, instruit par son histoire

Il faut l’union face à Poutine (président de la Pologne)

Il faut l’union face à Poutine (président de la Pologne)

« Le destin de notre continent se joue aujourd’hui dans les plaines d’Ukraine. Il s’y déroule un combat extrêmement dramatique pour un avenir sûr, la liberté, l’identité et la réputation de toute l’Europe »Par Andrzej Duda, président de la République de Pologne ( tribune dans le « Monde »)

 

Il y a presque un an, en célébrant à Varsovie le 230e anniversaire de la Constitution polonaise du 3 mai, nous avons reçu les présidents de l’Ukraine, de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie. Nos pays sont liés par des liens de voisinage et des valeurs, une culture, une histoire et des défis actuels communs. Le symbole en est la deuxième loi fondamentale moderne au monde qui transforma la démocratie nobiliaire polonaise en une monarchie constitutionnelle plus efficace. Malheureusement, cela arriva trop tard. Trois absolutismes alliés – russe, prussien et autrichien – ont anéanti le projet politique et civilisationnel unique qu’était la première République polonaise, libertaire, multiethnique et multireligieuse. Pour la plupart, les ancêtres des citoyens d’Europe centrale et orientale d’aujourd’hui devinrent des sujets du tsar et furent forcés de soutenir l’expansion de l’Empire russe avec leur sang, leurs biens et leur travail.

Nous souvenant de cette leçon d’histoire – pillages, persécution, destruction du patrimoine culturel, actes de génocide commis contre nos nations par la Russie et l’Union soviétique – et face à l’occupation effective depuis 2014 d’une partie du territoire de l’Ukraine par les troupes de la Fédération de Russie, en tant que présidents des pays de notre région, nous avons signé une déclaration solennelle. Nous y soulignions que l’Europe qui s’unit doit être ouverte à tous les pays et nations qui partagent ses valeurs et que « pour nous tous, la solidarité des nations, en particulier face aux menaces actuelles qui pèsent sur notre sécurité commune, est l’une des pierres angulaires de la paix, de la stabilité et du développement. »

 Ces déclarations ont résonné tout aussi fort près d’un an plus tard, lors de la réunion des présidents de la Pologne, de l’Ukraine, de la Lituanie, de la Lettonie et de l’Estonie. Cette fois, le 13 avril de cette année, l’hôte était le président Volodymyr Zelensky. Nous nous sommes réunis à Kiev, sous le feu de l’envahisseur russe.

Répétés depuis des années, nos appels dramatiques à la fermeté et à la solidarité de l’Europe face au néo-impérialisme russe, n’ont pas convaincu une partie des élites politiques du continent. Volonté déclarée ouvertement par le régime de Poutine de recréer – sous une forme ou une autre – la « prison des nations » qu’était l’Union soviétique et de rebâtir la sphère d’influence dans les anciens États du bloc de l’Est ; glorification du communisme et de Staline ; introduction d’un esprit de division au sein de la famille européenne des nations; tentatives d’ingérence dans les procédures démocratiques des pays de l’OTAN et de l’UE ; répressions contre les dissidents russes et attaques perfides contre eux ; violations régulières de l’espace aérien et maritime des pays européens par les forces armées russes et actions hostiles dans le cyberespace ; invasion de la Géorgie en 2008 et guerre hybride contre l’Ukraine en 2014 ; attaque hybride en 2021, lorsque le régime de Loukachenko, subordonné à Moscou, a fait venir des migrants du Moyen-Orient pour les forcer à traverser la frontière orientale polonaise, qui est aussi la frontière de l’UE et de l’OTAN… Toutes ces « sonnettes d’alarme » n’ont pas empêché certains hommes politiques et leaders d’opinion de clamer la nécessité de « comprendre la Russie et sa sensibilité ». Quand ils avertissaient que de nouveaux investissements dans les infrastructures et des contrats pour la fourniture de ressources énergétiques russes seraient tôt ou tard utilisés par Moscou comme un outil de chantage brutal, les représentants des pays de notre région n’étaient pas dignes de confiance. Les faits récents nous ont donné raison.

Le 24 février 2022 est devenu un tournant dans l’histoire du monde. Après le tragique conflit en Bosnie-Herzégovine, il y a 30 ans, la guerre a de nouveau éclaté en Europe. Se reproduisent des événements qui n’y avaient pas été observés depuis 1945. Des milliers de soldats et de civils meurent. Des villages et des villes bombardés disparaissent de la surface de la terre et leurs habitants sont empêchés d’évacuer par l’agresseur russe. Les Russes utilisent des tactiques de terreur et de terre brûlée. Ils sont coupables de vols, de viols et de tortures – également à l’encontre des femmes et des enfants – et d’exécutions de masse. Les enquêtes en cours des procureurs de la Cour pénale internationale doivent aboutir à la condamnation des donneurs d’ordres et des auteurs de ces crimes atroces contre l’humanité.

Dès les premiers instants, les autorités, les volontaires et des millions de citoyens polonais ont aidé les réfugiés ukrainiens fuyant la guerre. Nous aidons les citoyens de plus de 150 pays à travers le monde à rentrer chez eux. Près de 3 millions de personnes sont arrivées sur le territoire polonais, dont près de 2 millions sont restées avec nous. Ce sont principalement des femmes, des enfants et des personnes âgées. Bien que nous les appelions des hôtes et non des réfugiés, bien qu’ils trouvent refuge ici non pas dans des camps de transit, mais dans des appartements privés, des édifices paroissiaux et religieux, des établissements de santé et des bâtiments d’utilité publique, cela reste un énorme défi pour nous. À titre de comparaison, durant la crise migratoire de 2015, un peu plus de 1,8 million de personnes sont venues en Europe. Nous avons un besoin urgent de soutien financier, du moins comparable à celui que la Turquie a reçu après avoir accueilli 3 millions de réfugiés du Moyen-Orient.

Mais surtout, ceux qui ont besoin d’aide, ce sont les Ukrainiens qui défendent leur pays face à l’agression criminelle russe. Ils ont besoin d’équipements militaires et d’une pression économique sans relâche sur la Russie pour affaiblir sa machine de guerre.

Le destin de notre continent se joue aujourd’hui dans les plaines d’Ukraine. Il s’y déroule un combat extrêmement dramatique pour un avenir sûr, la liberté, l’identité et la réputation de toute l’Europe. Le temps des discussions est révolu. L’heure est à une action solidaire et déterminée.

Andrzej Duda est président de la République de Pologne

Bombardements russes à 20 km de la Pologne

Bombardements russes à 20 km de la Pologne

 

Pour freiner l’approvisionnement en armes de l’Ukraine venues de l’Occident, la Russie n’a pas hésité à effectuer un bombardement à seulement 20 km de la frontière polonaise. Une sorte d’avertissement à l’OTAN.

Une manière aussi pour Poutine de répandre un peu plus la terreur y compris en dehors de sa zone d’influence.

L’Ukraine a en effet reçu des milliers de missiles antichars Javelin et anti-aériens Stinger des Etats-Unis, en plus des drones tueurs turcs Bayraktar, des missiles suédois NLAW fournis par Londres et de missiles allemands, suédois et finlandais. Paris a livré des armes sans préciser lesquelles. Les Occidentaux envisagent de fournir des systèmes anti-aériens plus performants.Les dix à trente missiles visant la base de Yavoriv depuis des avions ayant décollé de Russie ont fait 35 morts, selon Kiev. Le président polonais, Andrzej Duda, a mis en garde, dimanche, dans un entretien à la BBC, contre le danger de voir Moscou avoir recours à l’arme chimique, ce qui « changerait la donne ». Avant de se dire convaincu que « Poutine est capable d’avoir recours à tout, surtout dans une situation aussi difficile » pour lui, puisqu’il a « déjà perdu cette guerre politiquement, et militairement parlant il n’est pas en état de la remporter ».

À noter toutefois que parallèlement à la montée de la violence qui va sans doute encore empirer cette semaine, Poutine, a évoqué des « avancées », vendredi. Le problème est de savoir quel est la part d’intoxication dans cette appréciation de Poutine et les conséquences qu’il en tire.

Ukraine: la Pologne secoue l’Allemagne

Ukraine: la Pologne secoue l’Allemagne

Il est clair que jusque-là l’Allemagne avait ménagé la Russie en raison de ses intérêts économiques. Une politique diplomatique assez constante en Allemagne qui privilégie son économie par rapport à des objectifs politiques et démocratiques. L’exemple le plus significatif étant sans doute la faiblesse l’apport de l’Allemagne au Mali. Un pays qui ne présente aucun intérêt économique outre-Rhin. Résultat , la France a dû reculer de manière assez honteuse et se replier. Une attitude pas très glorieuse pour l’union européenne.

 

De la même manière l’Allemagne s’est opposée ces derniers temps avec force à des sanctions trop fortes vis-à-vis de la Russie en raison notamment du risque de voir les approvisionnements de gaz russe se tarir.  (L’Allemagne qui a supprimé d’abord ses centrales nucléaires, qui a développé ses centrales charbon ,  constaté le fiasco des éoliennes avant de s’appuyer essentiellement sur le gaz russe).

Du coup , la Pologne qui se sent directement menacée en référence évidemment au passé avertissement critiqué l’attitude de l’Allemagne et ça me laisse vis-à-vis de la Russie. Premier ministre polonais n’a pas mâché ses mots lors de sa conférence de presse en Allemagne où il devait rencontrer le chancelier :

« Ce n’est pas le moment aujourd’hui de faire preuve de l’égoïsme en béton que nous voyons dans certains pays occidentaux, y compris ici, en Allemagne, hélas », déclarait M. Morawiecki aux journalistes, avant une rencontre avec le chancelier.

Il ajoutait :

« C’est pourquoi je suis venu ici, chez le chancelier Olaf Scholz, pour ébranler les consciences, ébranler la conscience de l’Allemagne. Pour qu’ils (les Allemands) se décident finalement à imposer des sanctions vraiment écrasantes »contre la Russie.

Au-delà de l’avenir de l’Ukraine, pour le Premier ministre polonais, c’est aussi la sécurité et le développement des économies européennes qui sont en jeu: il l’avait dit très clairement dans sa tribune publiée en français le 11 février dernier dans le quotidien L’Opinion, où il appelait le camp occidental à regarder la vérité en face au lieu de rester dans « l’illusion » et de prendre des vessies pour des lanternes :

« Pendant longtemps, l’Occident voulait croire que le XXIe serait exempt de toute animosité. Mais ce qui se passe depuis quelques années nous a fourni suffisamment de preuves pour nous rendre compte que l’attitude agressive de la Russie, entre autres en Géorgie ou en Ukraine, n’était pas une illusion, mais l’annonce d’un nouveau chapitre dans l’histoire du monde occidental.  »

Pologne : futur « polexit » après le brexit

Pologne : futur « polexit » après le brexit

En considérant la suprématie du droit polonais sur le droit communautaire, la cour constitutionnelle polonaise met les pieds dans le plat de la hiérarchie juridique.

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En considérant que certains articles du traité de l’UE sont «incompatibles» avec la Constitution polonaise et en appelant les institutions européennes à ne pas agir «au-delà de leurs compétences», la plus haute juridiction polonaise foule aux pieds les principes juridiques européens.

La réplique européenne pourrait être juridique avec la saisine des autorités appelées à juger des différends entre les pays et l’union. Elle pourrait aussi être surtout financière avec la retenue par l’union européenne des  23 milliards d’euros de subventions et les 34 milliards d’euros de prêts à taux préférentiels prévus pour la Pologne dans le plan européen adopté en 2020 .

Ce différend après l’affaire du brexit  concernant les Britanniques, pose la question de l’appartenance de la Pologne à l’UE. Ceci étant justement compte tenu de cette rupture encore récente du Royaume-Uni avec l’union européenne et quel accord est loin d’avoir totalement réglé (voir par exemple les questions de droits de pêche refusée par les Britanniques aux pêcheurs français ou encore les oppositions réciproques quant à la situation douanière de l’Irlande du Nord), il est peu vraisemblable que l’union européenne s’engage dans un bras de fer qui pourrait porter une nouvelle atteinte à l’union.

Si on examine ce conflit de manière positive, on observe que dans nombre de pays l’hégémonie juridique européenne sur tous les sujets est mise  en question. L’Europe de ce point de vue afin de voulu en faire trop sur des champs politiques qui n’étaient pas forcément prioritaires alors que par exemple l’Europe manifeste tous les jours sa grande impuissance en matière de politique diplomatique et de défense, de thèmes nécessitant  d’être associés pour peser un peu face aux grandes puissances notamment la Chine les et les États-Unis.

Un recadrage juridique de l’Europe ne serait pas inutile pour limiter l’influence européenne dans des domaines qui ne sont pas nécessairement stratégiques.

Covid : l’Australie achète des vaccins à la Pologne

Covid : l’Australie achète des vaccins à la Pologne

Selon des chiffres avancés par le ministre de la Santé Greg Hunt et relayé par le site de son ministère vendredi, 46,6 % des Australiens éligibles ont reçu au moins une dose de vaccin. A titre de comparaison, ce chiffre atteint 73 % dans l’Union européenne .

Du coup l’Australie a décidé d’acheter 1 million de doses à la Pologne.

En parallèle de la campagne vaccinale, les restrictions restent fortes dans le pays. Samedi, les autorités ont annoncé un renforcement des mesures sanitaires à Sydney. Les mesures de confinement ont également été étendues à l’ensemble de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud pour la première fois cette année. Elles sont entrées en vigueur samedi après-midi pour au minimum sept jours. Les plus de cinq millions d’habitants de la plus grande ville du pays ne sont autorisés à sortir de leur domicile que pour faire du sport, aller travailler si leur emploi est jugé essentiel ou pour faire leurs courses.

L’usine Knorr d’ Alsace d’Alsace transférée en Pologne et en Roumanie

L’usine Knorr d’  Alsace d’Alsace transférée en Pologne et en Roumanie

261 salariés de l’usine Knorr de Duppigheim, dans le Bas-Rhin sont licenciés et leur usine transférée en Pologne et en Roumanie.

Pour justifier la fermeture de l’usine alsacienne, Unilever, propriétaire de la marque Knorr, évoquait fin mars «la baisse structurelle des ventes depuis dix ans et qui s’accélère depuis cinq ans, les consommateurs privilégiant de plus en plus le fait maison ». Le marché français des soupes a connu une baisse particulièrement marquée entre 2012 et 2019, de l’ordre de 26% des ventes en volume.

Nestlé : le géant de l’agroalimentaire avait également arrêté la production de bouillons, soupes et préparations culinaires Maggi à Itancourt, dans l’Aisne, en janvier 2020, pour la transférer en République tchèque et en Pologne. 158 salariés étaient alors menacés de perdre leur emploi.

Budget UE: projet de compromis avec la Pologne et la Hongrie

Budget UE: projet de compromis avec la Pologne et la Hongrie

 

Un projet de compromis semble pouvoir être accepté par l’union européenne ainsi que les deux pays en cause,  la Pologne et la Hongrie. Le différend portait  sur des dispositions imposant à la Pologne et à la  Hongrie un meilleur respect de l’État de droit. Certains pays dont la France envisageait  alors de construire un plan de relance et un budget à 25 au lieu de 27. Pratiquement , cette clause de respect du droit devrait disparaître tant dans le budget que dans le plan de relance.

La Pologne et la Hongrie ont accepté une proposition de compromis de l’Allemagne sur le budget de l’Union européenne mais attendent désormais l’approbation d’autres Etats membres dont les Pays-Bas, a déclaré mercredi un haut responsable polonais à Varsovie.  En déplacement à Prague, le président polonais Andrzej Duda a évoqué pour sa part un “accord préliminaire” sur le budget de l’Union européenne et le plan de relance post-pandémie.

“ Convoqués dans l’après-midi par la présidence allemande du Conseil européen, les ambassadeurs des Vingt-Sept auprès de l’UE se sont montrés “positifs”, a rapporté un diplomate européen de haut rang. Le projet de compromis va désormais faire l’objet d’une analyse approfondie par chacun des Etats membres.

La décision définitive appartiendra ensuite aux chefs d’Etat et de gouvernement, qui se réuniront jeudi et vendredi à Bruxelles.

Plan de relance européen : sans la Pologne et la Hongrie

Plan de relance européen : sans la Pologne et la Hongrie

 

Le plan de relance européen et projet de budget pour la période 2021–2027 pourraient d’après la France être adoptés sans l’avis de la Hongrie et de la Pologne. Ces deux pays s’opposent à la majorité des autres membres de l’union européenne en raison des conditions imposées par l’Europe en matière de respect de l’État de droit.

L’Union européenne mettra en oeuvre son plan de relance à 25 si la Pologne et la Hongrie persistent à refuser de valider ce projet ainsi que le projet de budget pluriannuel, a prévenu dimanche le secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, dans une interview au Journal du Dimanche.

« Le budget pluriannuel commence au 1er janvier. Si la Hongrie et la Pologne se refusent toujours à valider les choses en l’état, alors il faudra en venir à une solution plus radicale qui consiste à mettre en oeuvre le plan de relance européen à 25″, a-t-il dit.

 

« C’est juridiquement lourd mais possible. Notre position est claire : on ne sacrifiera ni la relance, ni l’état de droit. »

 

Projet de plan européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

Projet de plan  européen : comme prévu, bloqué par la Pologne et la Hongrie

 

 

Il était prévisible que la Pologne et la Hongrie bloquent le plan européen de relance économique subordonné pour leur pays des conditions de respect du droit. Si effectivement l’union économique à une certaine légitimité à reprocher certaines entraves démocratiques aux libertés individuelles et collectives, on comprend mal pourquoi on se saisit de ce plan d’urgence économique pour en faire le reproche aux deux Etats concernés.

La question devrait se poser plus globalement et l’union économique devrait s’interroger sur maintien de ces deux pays dans l’union et non profiter d’un plan d’urgence découlant de la crise sanitaire qui a peu de rapport avec les reproches adressés à la Pologne et à la Hongrie.

Juridiquement la condition imposée par l’union économique à propos du plan de relance est très discutable. Politiquement cela ne grandira pas la commission et l’union économique qui seront nécessairement contraints d’enlever cette conditionnalité pour rendre opérationnel un plan de soutien qui devient de plus en plus urgent eu égard au très net écroulement de l’économie en cette fin 2020.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, est accusé par l’UE et certains pays européens d’atteinte aux principes démocratiques, notamment en matière d’indépendance de la justice et de liberté de la presse. La Pologne est elle aussi visée par des critiques similaires.

Le Conseil européen a décidé au cours de l’été que les futurs versements d’argent issus du prochain budget et du plan de relance économique, qui représentent ensemble environ 1.800 milliards d’euros, seraient liés au respect des normes démocratiques inscrites dans les traités de l’UE.

Ce veto préoccupe les autorités européennes qui ne souhaitent pas retarder leurs prises de décisions alors qu’elles sont déjà confrontées à l’interminable feuilleton du Brexit et aux retombées économiques de la pandémie de coronavirus.

“Je pense qu’il faut de toute façon régler cette question au plus vite”, a déclaré Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne, lors d’une téléconférence.

“En ce qui concerne le lien entre le déblocage des fonds et le respect de l’état de droit, c’est quelque chose auquel la Commission a accordé une grande importance dans sa proposition de départ et qui a été discuté de longue date”, a-t-il ajouté.

L’Espagne, particulièrement malmenée par la crise sanitaire et à ce titre un des principaux bénéficiaires du projet de budget, a elle aussi dit son espoir d’une solution rapide.

Boeing : première commande de deux 737 par la Pologne !

Boeing : première commande de deux 737 par la Pologne !

Comme d’habitude la Pologne fait bande à part et préfèrent acheter du matériel américain. Une position assez systématique alors que le pays a bénéficiée et bénéficie toujours de substantielles aides en provenance de l’union européenne. La Pologne peut être aidée Boeing à sortir du marasme commande donc deux737 dans la plupart des commandes ont été annulée par les autres compagnies.

Boeing a fait part ce mercredi de la première commande depuis fin 2019 d’un 737 MAX, son avion-phare cloué au sol depuis plus d’un an, émanant de la compagnie polonaise Enter Air.

 

La société de transport aérien a prévu d’acheter deux avions 737 MAX et posé une option pour deux appareils supplémentaires, détaille un communiqué du constructeur aéronautique américain. Le groupe reçoit cette commande «avec humilité», a affirmé son responsable des ventes d’avions commerciaux, Ihssane Mounir. L’avion est interdit de vol depuis mars 2019 après deux crashs mortels mais il s’est récemment rapproché de son retour dans le ciel avec une série de vols de certification fin juin. Les autorités n’ont pas encore accordé leur feu vert et le groupe a prévenu qu’il ne reprendrait la livraison au mieux qu’au quatrième trimestre. Selon un bilan mensuel publié le 11 août, l’avionneur a encaissé 398 annulations de 737 MAX depuis le début de l’année.

 

En Pologne: une élection présidentielle sans vote

En Pologne:  une élection présidentielle sans vote

Décidément la Pologne fait exception en matière de démocratie et de cohérence avec l’union européenne. Pour résumer, dimanche les Polonais devaient élire leur président, pratiquement personne ne  s’est déplacée et les bureaux sont restés fermés. Cependant juridiquement l’invalidité de la procédure ne sera pas officiellement reconnue. Toutefois Commission électorale nationale a rendu publique une résolution déclarant qu’il «na pas été possible de voter pour les candidats» à la magistrature suprême et que par conséquent la présidente de la chambre basse aurait 14 jours pour fixer une nouvelle date du scrutin. L’élection devra se tenir dans un délai maximal de 60 jours à partir de sa décision. Cette solution, a expliqué aux journalistes le président de la Commission Sylwester Marciniak, permet de ne pas demander à la Cour Suprême de constater l’invalidité de l’élection. Bref une curieuse tambouille démocratique.

. Ce qui a fait dire au politologue Stanislaw Mocek que la Pologne «plongeait dans les vapeurs de l’absurde»,. Pour Sylwester Marciniak, la situation découlant de l’absence du vote dimanche «ressemble à celle de l’absence de candidats ou de la présence d’un seul candidat, qui entraîne la non tenue de l’élection».

La confusion entourant l’élection présidentielle résulte d’un faisceau d’intérêts opposés et de décisions controversées. Face au risque élevé de contamination au nouveau coronavirus dans les bureaux de vote, le PiS a voté une loi imposant l’élection par correspondance. Mais ce texte, critiqué par le constitutionnalistes et rejeté par l’opposition au Sénat, est arrivé trop tard pour permettre d’organiser le scrutin.

Pour  l’opposition et de nombreux commentateurs, il y avait une autre raison: le parti conservateur voulait assurer sans attendre la victoire du président sortant Andrzej Duda, issu de ses rangs. Andrzej Duda, en tête des sondages, aurait pu être réélu dès le premier tour. Mais ses chances de l’emporter risquent de faiblir à terme, lorsque l’incidence économique de la pandémie se fera sentir dans les entreprises et les ménages, et que le chômage montera.

Des champignons made in France produits en Pologne

 

 

 Le problème du made in France,  c’est un peu comme le bio dont une grande partie provient de l’étranger. Pour le made in France,  la difficulté vient de l’impossibilité pour le consommateur de vérifier vraiment l’origine du pays. Pour nombre de biens qui portent le label national, souvent on s’est contenté d’apposer une étiquette, un bouchon, deux ou trois rondelles en tout cas un accessoire très secondaire pour  franciser  l’importation. Ainsi des produits deviennent miraculeusement français du fait du doublement du prix de départ trop ( c’est le poids de la valeur ajoutée même fictive qui compte).

 

Par ailleurs , est très difficile pour certains produit élaborés de déterminer la nationalité puisque les processus de production impliquent plusieurs pays voire des dizaines. Il en est de même le maquis des produits bio. D’abord les labels sont nettement incompréhensibles ensuite la demande est tellement importante que la  grande partie doit être importée de l’étranger. Cette fois c’est une entreprise productrice de champignons qui a été épinglée car elle commercialisait  des champignons supposés 100 % français mais produits en Pologne , en tout cas en partie. Le motif : Une bactérie aurait  décimé la production locale.

L’un des dirigeants de l’entreprise a également été condamné à 2 700 euros d’amende. Il explique avoir « dû faire face à la pression des grandes et moyennes surfaces », alors qu’une bactérie avait « décimé sa production »« Nous avons eu un problème brutal de production », raconte Didier Motte. Alors que les grandes et les moyennes surfaces lui demandent davantage de produits labellisés « origine France », la société La Gontieroise n’est plus capable de fournir. Le dirigeant propose à ses clients de leur livrer des champignons polonais, ce que les centrales d’achat refusent.
Pour éviter de perdre ses clients, Didier Motte décide alors de mélanger les champignons français aux champignons polonais, et de les vendre comme production 100% française.

Ecolos : « Qu’ils aillent en Pologne! »: (Macron)

Ecolos : « Qu’ils aillent en Pologne! »: (Macron)

Macron a sans doute exprimé son véritable fond de pensée concernant l’écologie et les écologistes. Il a en effet invité ces derniers à aller manifester en Pologne plutôt qu’en France. Au-delà de la maladresse politique, il faut voir là le décalage énorme entre les discours pro environnement de Macron et sa politique réelle. Le fait est que la France est en retard sur ses les objectifs concernant le climat et que son plan dans ce domaine n’est pas à la hauteur de l’enjeu. Du coup, la promesse de Macron d’atteindre la neutralité carbone en 2050 paraît bien peu crédible. Comme d’habitude, les propos de Macron sont  condescendants voir insultants car il a estimé que « défiler pour dire que la planète brûle, c’est sympathique, mais ce n’est pas le problème ». Plutôt qu’en France,  »qu’ils aillent manifester en Pologne! », a lancé le chef de l’Etat au Parisien. « Qu’on vienne m’aider à faire bouger ceux que je n’arrive pas à faire évoluer! ». Le problème, c’est que Macon lui-même a du mal à se bouger à propos de cette problématique et qu’il est facile de désigner l’un des plus pollueurs pour masquer la propre faiblesse française.  La faute, selon Emmanuel Macron, est imputable  à la République tchèque, l’Estonie, la Hongrie et donc, la Pologne, qui se sont opposés en juin dernier à l’inscription de l’agenda de neutralité carbone parmi les engagements européens.   « La vérité, c’est qu’il y en a un qui bloque tout, c’est la Pologne. Mon objectif, c’est de convaincre les autres pays de bouger », a affirmé le président de la République à bord de l’avion présidentiel qui le conduisait aux Etats-Unis.

Confirmant sa condescendance et son mépris des écologistes qui manifestent, Macron s’est même permis d’ajouter « Je préfère que tous les vendredis on fasse de grandes opérations de ramassage sur les rivières ou les plages corses », préconise-t-il.

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

Scandale de la Viande avariée de Pologne vendue en France

 

Les services sanitaires français ont  découvert un scandale concernant environ 800 kg dont une partie seulement a été retrouvée en France. Neuf entreprises du secteur agroalimentaire français auraient été destinataires de cette viande transformée en plats préparés le plus souvent. Toute l’Europe ou presque auraient été touchée par ce scandale qui ne devrait pourtant pas surprendre dans la mesure où les normes sanitaires et surtout les contrôles diffèrent notablement dans certains pays qui constituent l’union économique et notamment dans certains pays de l’Est. La traçabilité en outre est difficile à reconstituer. Ce sera sans doute encore pire dans le cadre des échanges avec le continent américain. D’une certaine manière c’est le prix à payer d’une mondialisation mal régulée qui peut mettre en cause la santé mais aussi l’environnement. Par exemple on a vu dans l’autre scandale de la viande de cheval substituée à de la viande de bœuf chez Spanghero que cette viande avait fait des milliers de kilomètres et des allé et retour avant d’aboutir dans l’assiette notamment des Français. Un contresens économique, sanitaire et environnemental. Pour Spanghero, la viande avait été achetée en Roumanie, stockée aux Pays-Bas par un intermédiaire chypriote puis redistribuée en Europe. On ce souvient aussi du le scandale plus ancien dit de la «vache folle», apparu en 1986 au Royaume-Uni. Dix ans plus tard, l’Union européenne avait décrété un embargo sur la viande britannique, finalement levé à l’échelon européen en 1999 et par la France en 2002. Cette épidémie avait entraîné 224 décès dans le monde, les vaches malades transmettant à l’homme une maladie neurodégénérative, dite «de Creutzfeldt-Jakob».

 

Pologne : l’ argent de l’Europe pour acheter américain !

Pologne : l’  argent de l’Europe pour acheter américain !

La Pologne va acheter à Sikorsky et sans appel d’offre pour éviter l’offre d’Air Bus Helicopters. Le Un gouvernement ultra conservateur qui s’assoit délibérément sur les valeurs de l’Europe mai aussi sur les principes de solidarité. On sait que la Pologne bénéficie très largement des subsides de l’union européenne mais en revanche, elle choisit de privilégier l’achat de ses équipements notamment militaires en dehors de l’Europe. Bref, la Pologne veut le beurre et l’argent du beurre. Non seulement elle refuse toute solidarité pour gérer la difficile question de l’immigration par contre  elle peut disposer de toutes libertés que les Polonais puissent travailler chez les autres européens. Il conviendrait de choisir soit le nationalisme, soit la solidarité et la discipline européenne.  La Pologne préfère uen nouvelle fois acheter américain et ignore  Airbus Helicopters, qui a déjà saisi la justice polonaise, a également informé la commission européenne de la procédure de gré à gré entre la Pologne et Sikorsky jugée inéquitable. Pour sa défense, la Pologne met en avant l’article 67.1 du code des marchés publics selon lequel le donneur d’ordre peut se passer d’un appel d’offres dans le cas où l’achat de services ou de matériels ne peut être fourni que par une seule entreprise pour des raisons notamment techniques. Le constructeur de Marignane estime que si cette procédure est validée, Varsovie en profite pour acheter aux forces armées de nouveaux hélicoptères via l’article 67.1. Une chose est sûre, Airbus Helicopters est bel et bien mis au ban de la Pologne par le gouvernement polonais.

 

La Pologne choisit les Patriot américains….avec les fonds européens

La Pologne choisit les Patriot américains….avec les fonds européens

La Pologne continue de faire bande à part en choisissant des équipements militaires américains et non européens. Le tout sans doute avec en partie des fonds européens. La Pologne est en effet le pays qui a bénéficié au cours de ces dernières années des fonds européens les plus importants. En tout cas, cette décision polonaise n’est pas de nature à renforcer la politique de défense de l’UE, ni à réchauffer les relations avec Paris. On se souvient du conflit à propos de Whirlpool d’Amiens,  laissant 290 ouvriers français au chômage, Macron avait alors déclaré « Dans les trois mois qui suivront mon élection, il y aura une décision prise sur la Pologne. Je mets ma responsabilité sur la table sur ce sujet, a-t-il prévenu. On ne peut pas avoir un pays qui joue des écarts fiscaux sociaux au sein de l’Union européenne et qui est en infraction avec tous les principes de l’Union. » En l’état actuel des réglementations européennes, aucune sanction ne peut être prise à l’encontre d’un Etat membre sur la base des différences fiscales et du coût du travail. C’est pourquoi M. Macron a mis en avant les atteintes du gouvernemenet  polonais très conservateur par rapport aux principes démocratiques de l’UE, les rapports entre la France et Varsovie s’étaient  evidemmenet dégradés  quand la Pologne a  décidé de rompre brutalement, en octobre 2016, les négociations d’un contrat d’armement de 3 milliards d’euros avec le groupe Airbus. Il faudrait aussi ajouter l’affaire des travailleurs détachés qui a opposé la France et la Pologne. La décision concernant l’armement ne va pas arranger le climat déjà délétère entre les deux pays.  « Les accords d’offset pour le programme Wisla sont signés. Le transfert des technologies (…) renforcera les capacités de l’industrie polonaise de défense. C’est le dernier pas avant la signature du contrat pour la livraison du système Patriot », a déclaré la Pologne. Selon la télévision publique TVP Info, ce contrat porterait sur deux batteries et 208 missiles sol-air et son prix se situerait entre 1 et 1,3 milliard d’euros. Toutefois, l’Agence américaine de coopération pour la défense et la sécurité (DSCA) a estimé en novembre 2017 que l’ensemble de cette opération s’élèverait au total à 10,5 milliards de dollars.

Contre la Pologne des sanctions approuvées par les eurodéputés

Contre la Pologne  des sanctions approuvées par les eurodéputés

 

Les eurodéputés approuvent  le processus de sanction contre la Pologne vis-à-vis de la mise au pas de la justice et des médias.  Une procédure qui a peu de chance d’aboutir car il faudrait l’unanimité des pays. Finalement une procédure d’avertissement en quelque sorte sans effet apparent mais qui pourrait peser lors de la réaffectation des fonds européens en nette diminution avec le Brexit.  L‘UE a lancé une procédure sur la base de l‘article 7 du Traité de Lisbonne qui pourrait en théorie déboucher sur une suspension des droits de vote de Varsovie au sein du Conseil européen, à moins que la Pologne revienne sur sa décision avant le 20 mars. Le parti conservateur Droit et Justice (PiS) au pouvoir à Varsovie juge ces réformes nécessaires pour en finir avec un système corrompu et améliorer l‘efficacité de la justice. La proposition de la Commission a été adoptée par 422 voix pour et 147 contre au Parlement européen. Quarante-huit députés se sont abstenus. Une telle décision, qui requiert l‘unanimité des autres Etats membres, paraît cependant peu probable, d‘autant que le Premier ministre hongrois Viktor Orban a d‘ores et déjà fait savoir qu‘il s‘y opposerait. Le nouveau Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki, qui a remplacé Beata Szydlo en décembre dernier, cherche à apaiser les tensions avec le bloc communautaire. Il doit rencontrer le 8 mars le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Marquant un peu plus l‘isolation de la Pologne sur la scène internationale, la nouvelle loi sur l‘Holocauste est entrée en vigueur jeudi, malgré les protestations d‘Israël et des États-Unis. La nouvelle législation prévoit des peines allant jusqu’à trois ans de prison pour ceux qui feraient mention du terme “camps de la mort polonais” et quiconque laisserait entendre “publiquement et en dépit des faits” que la nation ou l‘Etat polonais ont été complices des crimes de guerre de l‘Allemagne nazie.

Procédure contre la Pologne : un avertissement à multiples facettes

 Procédure contre la Pologne : un avertissement à multiples facettes

La Pologne vient d’être menacée par l’union économique d’une suspension de ses droits de vote au conseil européen. Une sanction qui n’aboutira sans doute pas mais qui constitue un avertissement à multiples facettes. La Pologne est d’abord accusée de ne pas respecter les valeurs européennes et la démocratie en mettant sa justice sous tutelle politique. Ensuite et peut-être surtout, la Pologne qui a bénéficié très largement des subsides de l’Europe ne se prive pas de faire son marché en dehors de l’union européenne pour le choix de ces grands investissements en particulier en matière militaire. La Pologne est aussi accusée notamment par Macron de faire de l’argument bas salaires un élément d’attractivité. Un aspect qu’avait dénoncé Macron avec la décision du transfert de Whirlpool en Pologne.  le dernier élément concerne la question migratoire puisque la Pologne se refuse à s’inscrire dans la politique européenne dans ce domaine. En clair elle refuse l’accueil des immigrés notamment d’origine musulmane- D’une certaine façon l’union européenne a saisi l’opportunité de la question judiciaire pour apporter un sérieux avertissement à cette Pologne qui comporte vis-à-vis de l’union européenne un peu comme la Grande-Bretagne avec un pied dedans lorsqu’elle en tire profit et un pied dehors quand il s’agit du respect des orientations européennes et de la solidarité de l’union. Encore une fois, il est peu vraisemblable que la Pologne sera privée de ses droits de vote mais il se pourrait bien que ces dérives se traduisent par des sanctions économiques lors des prochains arbitrages de l’union économique. Pour l’instant “La Commission a conclu aujourd‘hui qu‘il existe un risque clair de violation grave de l‘Etat de droit en Pologne”, dit la Commission dans un communiqué. “Les réformes judiciaires en Pologne signifient que la justice du pays est désormais sous le contrôle politique de la majorité au pouvoir. En absence d‘indépendance judiciaire, de graves questions sont soulevées quant à l‘application effective du droit européen”, poursuit l‘exécutif européen. Le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a souligné que la constitutionnalité des lois en Pologne ne pouvait plus être garantie aujourd‘hui en Pologne. “La Commission ne conteste pas le droit de la Pologne à réformer son système judiciaire, mais elle doit le faire dans le respect de sa propre Constitution et du droit européen”, a-t-il souligné.

Macron attaque la Pologne bille en tête

Macron attaque la Pologne bille en tête

Macron a certainement a raison de dénoncer anti européenne du gouvernement de la Pologne. Un gouvernement ultra conservateur qui s’assoit délibérément sur les valeurs de l’Europe notamment sur les principes de solidarité. On sait que la Pologne bénéficie très largement des subsides de l’union européenne mais en revanche, elle choisit de privilégier l’achat de ses équipements notamment militaires en dehors de l’Europe. Bref, la Pologne veut le beurre et l’argent du beurre. Non seulement elle refuse toute solidarité pour gérer la difficile question de l’immigration par contre  elle peut disposer de toutes libertés que les Polonais puissent travailler chez les autres européens. Il conviendrait de choisir soit le nationalisme, soit la solidarité et la discipline européenne. Macron  a bien fait de rappeler alors un pays qui visiblement a du mal à s’approprier le concept européen tant sur le plan économique que sur le plan social ou sociétal. . Interrogé sur l’hostilité de Varsovie, le président français s’est présenté en champion des valeurs européennes    Ce refus polonais “manifeste combien ce pays décide aujourd’hui de se mettre en marge de l’histoire, du présent et du futur de l’Europe”, a-t-il dit au côté du président bulgare, Roumen Radev, à Varna, dernière étape de sa tournée. “La Pologne n’est en rien ce qui définit le cap de l’Europe d’aujourd’hui, a fortiori de l’Europe de demain”, a-t-il ajouté, jugeant que “le peuple polonais mérite mieux que cela”. “L’Europe est un espace qui s’est créé sur des valeurs, un rapport à la démocratie et aux libertés publiques qu’enfreint aujourd’hui la Pologne”, a poursuivi Emmanuel Macron. Ces attaques ont été fraîchement accueillies en Pologne. “Peut-être ses propos arrogants sont-ils dus à son manque d’expérience”, a répliqué la Première ministre, qui visiblement a choisi l’attaque personnelle sans doute pour ne pas répondre sur le fond. Après l’accueil favorable des Premiers ministres tchèque et slovaque à ses demandes sur la directive et une réponse roumaine plus prudente, Emmanuel Macron s’est dit vendredi optimiste quant à la conclusion d’un accord proche de ses positions.  “Il y aura trois points essentiels à résoudre. Tout d’abord une durée raisonnable du détachement de longue durée : ça doit être moins que les 24 mois qu’on a proposés au début”, a dit Christian Kern le chancelier autrichien. “Nous sommes tous convaincus que le principe du même salaire pour le même travail doit être respecté” et prêts à accroître la collaboration en matière de contrôle des fraudes, a-t-il ajouté. A Bucarest jeudi, le président roumain, Klaus Iohannis, a déclaré que la directive devait être améliorée, sans dire s’il fallait le faire d’ici janvier et selon les termes du président français. La France souhaite limiter la durée du travail détaché à 12 mois sur une période de deux ans, et que toutes les périodes comptent. Elle veut aussi s’assurer que les travailleurs détachés perçoivent tous les éléments de rémunération obligatoires dans le pays d’accueil. Elle souhaite en outre renforcer la lutte contre la fraude et les abus, avec des sanctions effectives.

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