Archive pour le Tag 'Allemagne'

Les salariés de Fessenheim invités à travailler en Allemagne.

Les salariés de Fessenheim invités à travailler en Allemagne.

 

Il ne manque pas de culot Sébastien Lecornu  le jeune secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot chargé de préparer la reconversion du site nucléaire de Fessenheim. La question du reclassement les salariés d’EDF, environ 850 mais aussi pour les 1000 salariés à temps complet ou partiel du secteur privé qui travaillent  pour la centrale. Concernant le personnel : c’est à EDF de gérer la question. Quant aux salariés privés il les invite à travailler en Allemagne qui souffre d’un manque de personnel formé. Encore heureux qu’il ait  précisé dès le départ qu’il n’annoncerait pas de recette miracle ! « L’on va enfin enclencher la procédure de concertation et de réflexion sur la reconversion du site de Fessenheim », a déclaré Sébastien Lecornu, secrétaire d’Etat auprès de Nicolas Hulot, Dans cette perspective, il a rencontré élus locaux, départementaux et régionaux, salariés et direction de la centrale, mais aussi des acteurs économiques, notamment des voisins suisse et allemand, et installer un comité de pilotage. Des compensations financières sont bel et bien envisagées, mais « je ne viens pas pour faire un chèque et m’en aller », a précisé Sébastien Lecornu, insistant sur la nécessité pour le territoire d’élaborer un projet d’avenir. Lui-même a évoqué différentes pistes de reconversion, notamment dans les énergies renouvelables ou la création d’une filière de démantèlement nucléaire. Mais rien de tout cela ne pourra voir le jour avant… 2038. Car le démantèlement de Fessenheim ne pourra pas débuter avant un délai de post-exploitation de cinq ans. C’est le temps nécessaire pour évacuer le combustible nucléaire, démonter les matériels et traiter les futures aires de stockage des déchets. Le décret de démantèlement est attendu fin 2023, après enquête publique, et EDF estime à 15 ans la durée des travaux.

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Réforme Zone euro: accueil poli de l’Allemagne

Il semble bien qu’il y ait une légère différence entre Macron et Lemaire concernant la réforme de la zone euro. Macron, lui, veut un vrai budget de l’Europe, un ministre des finances commun, une politique d’investissement, un vrai fonds monétaire européen  mais de tout cela il n’a pas été question dans la rencontre entre Bruno Lemaire ministre de l’économie et des finances et son homologue allemand. L’intéressé a réservé un accueil poli aux propositions de réforme de Macron mais a pris soin de préciser que tout cela serait étudié avec le plus grand soin mais seulement après l’accord politique entre le SPD et la CDU/CSU, accord qui n’est pas encore acquis. En attendant les deux minis se sont rabattus sur des sujets moins clivants. Peter Altmaier, a indiqué notamment  que les deux pays feraient des propositions communes au G20 pour la régulation des cryptomonnaies comme le bitcoin. “Nous avons avec Peter Altmaier une priorité immédiate, l‘achèvement de l‘union bancaire, l‘achèvement de l‘union des marchés de capitaux et la convergence fiscale avec l‘Allemagne”, a-t-il dit lors d‘un point de presse. “Sur ces trois sujets, notre objectif est de parvenir à une position commune définitive entre les mois de mars et juin prochains”, a-t-il ajouté en soulignant que “les obstacles techniques ne doivent pas empêcher la volonté politique d‘aboutir”. Mais même sur ce sujet l’accord est encore loin d’être total. Pour l’instant Merkel se tait  tant que les conditions politiques ne seront pas réunies en Allemagne pour le renouvellement de son mandat de chancelière. Il serait hâtif d’en conclure que les propositions françaises sont encore sont en train de gagner du terrain. De nombreuses oppositions allemandes demeurent par rapport aux propositions de Macron concernant notamment le budget européen, le contenu du fonds monétaire européen, le rôle de ministre des finances et la relance des investissements sans parler de la mutualisation des risques de certains emprunts

Allemagne : accord de Merkel et des socialistes pour « étudier » les propositions de la France

Allemagne : accord de Merkel et des socialistes pour « étudier » les propositions de la France

La question européenne était au cœur de l’accord entre Merkel et les socialistes pour tenter de former un gouvernement. Les deux parties sont convenues de redonner du dynamisme à la zone euro mais se sont montrés très prudente vis-à-vis des propositions de la France indiquant seulement qu’elles étaient prêtes à les étudier. Cela signifie en clair qu’il subsiste plus que des nuances entre Merkel et Macon notamment concernant le futur fonds monétaire européen que l’Allemagne veut asseoir sur l’actuel M ES mais que Marconi veut complètement séparé. Il existe aussi plus que des nuances sur le rôle de ce fonds, gendarme économique pour l’Allemagne et seulement pilote économique pour  la France. Bien d’autres divergences demeurent cependant. Les conservateurs d’Angela Merkel et les sociaux-démocrates allemands entendent   »renforcer » et « réformer » la zone euro avec la France pour la rendre plus résistante aux crises, selon le texte de leur accord gouvernemental obtenu par l’AFP vendredi. « Nous voulons, en étroite collaboration avec la France, renforcer durablement et réformer la zone euro » afin qu’elle puisse « mieux résister aux crises« , indique le document accepté par les deux camps au terme de plus de 24 heures de négociations à Berlin. Le document n’entre toutefois pas dans le détail des propositions faites par le chef de l’Etat français Emmanuel Macron, en vue notamment de la création d’un budget de la zone euro, d’un ministre des Finances pour les pays de l’Union monétaire, voire d’un parlement propre à la zone euro. Il se borne à indiquer que le futur gouvernement « examinera » les différentes propositions sur le sujet, émanant de M. Macron et du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

 

Un accord politique en Allemagne : Macron à moitié content

Un accord politique en Allemagne : Macron à moitié content

 

Officiellement Emmanuel Macon se dit particulièrement satisfait de l’accord intervenu en Allemagne entre le CDU et le SPD dans la perspective de création d’un gouvernement d’union. Macron considère que le texte d’accord entre les deux parties concernant l’Europe va dans le sens d’une évolution de sa propre réforme de la zone euro. Macron ne pouvait sans doute pas dire autre chose et c’est vrai que cet accord est positif pour l’Allemagne mais sans doute aussi pour l’Europe ;  reste que les deux parties ne se sont pas engagées sur les propositions de Macron et ont simplement promis d’étudier les évolutions que souhaite le président de la république française. En réalité, il reste plus que des nuances : des contradictions et des oppositions Emmanuel Macron officiellement  s‘est donc dit vendredi “heureux et satisfait” de l‘accord entre CDU et SPD en vue de créer une coalition gouvernementale en Allemagne, en soulignant une évolution favorable vers sa vision de la réforme de la zone euro. “Les termes de cet accord provisoire sont plus favorables au projet européen que ne l’étaient les termes précédemment actés dans des tentatives précédentes en fin d’année dernière”, a souligné le président français, dont les propositions sur la zone euro n‘avaient guère trouvé d’écho dans les négociations avortées entre la CDU, les libéraux du FDP et les Verts. “Donc je me réjouis de ces avancées, je me retrouve dans nombre des convictions qui sont défendues et par la chancelière et par Martin Schulz”, le leader du SPD, a-t-il ajouté. “J’y vois la marque, tout à fait favorable, d‘une plus grande avancée sur les sujets européens que je porte et que j’ai défendus.” Emmanuel Macron a cependant mis en garde contre toute confusion dans les réflexions sur l’éventuelle transformation du Mécanisme européen de stabilité (MES) en un Fonds monétaire européen, qui figure dans l‘accord conclu vendredi matin à Berlin.  “Je vois ce qu‘est un Fonds monétaire international mais j‘ai du mal à voir ce qu‘est un Fonds monétaire européen si ce n‘est la confusion potentielle entre plusieurs instruments qui doivent être hiérarchisés et dont les finalités sont distinctes”, a-t-il dit. Selon lui, trois instruments doivent coexister : le MES, qui peut être modifié mais doit conserver sa fonction de sauvetage, pouvant notamment être utilisé pour finaliser l‘union bancaire, des fonds dédiés pour financer des “biens communs” comme la défense et une capacité budgétaire de la zone euro – souvent appelée “budget de la zone euro” – dont il faut discuter. Les Allemands en fête sont encore loin d’être acquis à un budget européen et un ministre commun de l’économie. Ils envisageraient plutôt des fonds spécifiques qui ne seraient sûrement pas la hauteur des espérances de Macon. Sans parler des divergences sur la constitution du fonds monétaire européen sur son rôle.

Population Allemagne : record d’actifs

Population Allemagne : record d’actifs

 

En 2017, l’Allemagne comptait 44,3 millions d’actifs, son niveau le plus élevé depuis la réunification, en 1990 à comparer au 30 millions d’actifs en France.  Avec 638.000 travailleurs disponibles de plus qu’en 2016, soit une progression de 1,5 %, «il s’agit de la plus forte hausse annuelle depuis 2007», pointe l’Office fédéral allemand des statistiques (Destatis). Deux phénomènes permettent de compenser la démographie défavorable outre-Rhin: la participation accrue des nationaux sur le marché du travail et l’arrivée de main-d’œuvre étrangère.  Le pays a également affiché son taux de chômage le plus faible depuis vingt-sept ans, avec 5,3 % de sa population active sans emploi. Une nouvelle d’autant plus positive que, dans le même temps, le nombre d’actifs à faibles revenus (exerçant des «mini-jobs») a diminué, relève encore Destatis. En France, on compte 1 million d’actifs supplémentaires en France en dix ans. En 2016, 29,2 millions de personnes, âgées de 15 à 64 ans, sont ainsi considérées comme actives, au sens du Bureau international du travail, Parmi ces actifs, l’Insee recense donc 26,2 millions d’individus ayant un emploi et 3 millions au chômage. À 87,9%, les actifs sont âgés entre 25 et 49 ans. Mais en Allemagne, il faudra compter avec  Le vieillissement de la population qui devrait entraver la croissance du pays à moyen terme. La population apte au travail, c’est-à-dire âgée de 15 à 74 ans, diminuera de 2,5 millions d’ici à 2025, a averti en avril la Bundesbank, la banque centrale allemande, en soulignant le poids utile de l’immigration. «Les travailleurs provenant d’Europe de l’Est (Pologne…) et du Sud (Italie, Grèce…) et de nombreux autres pays permettent à la population active de continuer à progresser outre-Rhin au lieu de reculer», pointe de son côté Patrick Artus, chef économiste de la banque Natixis. Depuis 2015, l’Allemagne a accueilli un million et demi de personnes fuyant les zones de conflit ou la misère.

Inflation Allemagne : hausse

Inflation Allemagne : hausse

 

L‘indice des prix à la consommation de décembre harmonisé aux normes européennes (IPCH) a augmenté de 0,8% sur un mois et de 1,6% sur un an, a annoncé vendredi l‘Office fédéral de la statistique. Les économistes interrogés par Reuters attendaient des hausses de 0,6% et 1,4% respectivement. En novembre, il était en progression de 0,3% sur un mois et de 1,8% sur un an. Pour l‘ensemble de 2017, l‘inflation allemande harmonisée a accéléré à 1,7%, sa plus forte hausse depuis 2012 lorsque l‘inflation avait atteint  2,1%, contre 0,4% en 2016. Elle n’était qu’à 0,4% en 2016. “C‘est le changement de trajectoire de l‘inflation que souhaitait la BCE”, fait remarquer Alexander Krüger de Bankhaus Lampe. “Et c‘est durable”, ajoute-t-il.  L‘inflation allemande est étroitement surveillée en raison de son influence sur la politique monétaire de la BCE, dont l‘objectif est d‘une hausse des prix légèrement inférieure à 2%. La BCE a maintenu ses taux directeurs inchangés ce mois-ci et s‘est engagée à continuer à injecter des liquidités dans la zone euro en dépit des appels de certains responsables monétaires à prendre en compte la vigueur de la reprise et des perspectives d‘inflation pour changer de politique. Le Conseil des gouverneurs de la BCE doit tenir sa prochaine réunion de politique monétaire le 25 janvier. Les statistiques allemandes donneront aux partisans de la rigueur monétaire, comme le gouverneur de la banque centrale néerlandaise Klaas Knot, un nouvel argument en faveur de l‘arrêt du programme d‘achat de 2.550 milliards d‘euros d‘obligations. Certains économistes estiment que la faiblesse des taux de la BCE risque de provoquer une surchauffe de l’économie allemande, mais celle-ci répond que sa politique est conçue pour tous les 19 Etats-membres qui partagent la monnaie unique. L’économie allemande tourne à plein régime, portée à la fois Berlin a récemment relevé ses prévisions de croissance à 2% pour cette année et à 1,9% pour l‘an prochain, tandis que la Bundesbank prévoit une croissance de 2,5% en 2018.

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

Balance commerciale : déficit de 48 milliards pour la France, excédent de 250 milliards pour l’Allemagne

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Encore  cinq milliards d’euros de déficit, contre 4,6 milliards le mois précédent, ont annoncé jeudi les Douanes, qui expliquent cette détérioration par une forte hausse des importations. Sur douze mois, le déficit cumulé de la France a atteint 61 milliards d’euros, contre 48,2 milliards en 2016, année qui avait marqué un coup d’arrêt à l’amélioration du solde commercial tricolore entamée en 2011. Une nouvelle fois,  la France affiche un déficit commercial important de près de 50 milliards à comparer aux 250 milliards d’excédents de l’Allemagne et aux 300 milliards pour la balance des paiements courants.  Avec 245 milliards de dollars, la Chine est reléguée à la deuxième place devant le Japon, selon une étude réalisée par l’institut économique IFO, en attendant les chiffres officiels des banques centrales. A l’inverse, les Etats-Unis accusent le déficit le plus important, avec un déficit courant de 478 milliards de dollars. En 2015, l’excédent de la balance des paiements courants de la Chine s’élevait à 293 milliards de dollars tandis que l’Allemagne affichait 257 milliards de dollars.  Il y a encore un peu plus de 4 ans, Nicole Bricq, alors ministre déléguée au Commerce extérieur comptait ramener le déficit commercial à zéro, hors facture énergétique, d’ici à 2017. Comme bon nombre des objectifs affichés au début du quinquennat de François Hollande, cette ambition semble désormais inatteignable Selon les Douanes, l’aggravation du déficit s’explique par le « fort dynamisme des importations », qui ont progressé de 1,1% en octobre, soit un rythme beaucoup plus élevé que les exportations, qui ont augmenté de 0,4%. Ce phénomène est « en grande partie lié à un approvisionnement exceptionnel en produits pharmaceutiques », précisent les Douanes, qui font également état d’une détérioration de la balance commerciale concernant le matériel militaire, cette fois en raison d’un reflux des ventes, et de l’industrie automobile. Dans ce secteur, les importations sont « reparties de l’avant », en raison notamment d’une hausse des « approvisionnements en véhicules depuis la Turquie, le Maroc et la Corée du Sud », indiquent le communiqué. Le déficit énergétique, de son côté, s’est à nouveau légèrement réduit, en raison d’une baisse des approvisionnements en hydrocarbures naturels. La balance des transactions courantes, dans le même temps, s’est légèrement améliorée, tout en restant déficitaire. Selon la Banque de France, elle a atteint en octobre -2,2 milliards d’euros, contre -3,3 milliards le mois précédent.

 

 

Allemagne : nouveau gouvernement d’union ?

Allemagne : nouveau gouvernement d’union ?

Il se pourrait bien que l’Allemagne sorte de sa crise politique par le haut. En effet il n’est plus exclu que les sociaux-démocrates repassent un accord avec Merkel. Sous la pression du président de la République, Frank-Walter Steinmeier, et des conservateurs qui ont invoqué le besoin de stabilité de l’Allemagne et veulent éviter de nouvelles élections, le SPD a accepté vendredi d’entamer des discussions avec les conservateurs. Les sociaux-démocrates voulaient au départ reconstituer leurs forces dans l’opposition après quatre ans de cohabitation avec Angela Merkel qui ont débouché sur leur plus mauvais score électoral depuis 1933 aux élections fédérales du 24 septembre. Vers un épilogue de la crise en Allemagne ? La direction du SPD a déclaré lundi 4 décembre soutenir à l’unanimité des négociations avec les conservateurs sur la formation d’une grande coalition de gouvernement alors que le pays est plongé dans une crise politique d’envergure après l’échec des pourparlers entre le parti d’Angela Merkel et ses alliés du CSU avec les Verts et le FDP. Dans un document rendu public, le SPD de Martin Schulz mentionne parmi ses exigences de premier plan une harmonisation de l’impôt sur les sociétés au niveau européen ainsi qu’une hausse d’impôts pour les plus hauts revenus. Le parti préconise également une « politique ambitieuse en matière de climat » ainsi qu’une augmentation du budget de l’Éducation, des fonds alloués à l’internet haut débit ou encore des infrastructures routières et du logement. Jeudi 30 novembre, Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement chargé d’expédier les affaires courantes et membre du SPD, avait prévenu que son parti ne se précipiterait pas pour accepter de former une nouvelle « grande coalition » avec les conservateurs. Dès le soir de son cuisant revers aux élections législatives du 24 septembre, 20,5 % des voix soit sa pire performance dans l’Allemagne de l’après-guerre, le SPD, associé à Merkel entre 2005 et 2009 et de nouveau depuis 2013, a exclu de reconduire l’expérience et a opté pour une cure dans l’opposition. Mais l’échec des discussions engagées entre le bloc CDU-CSU, les Verts et les libéraux du FDP, et le souci d’éviter un retour aux urnes ont placé le parti sous pression et l’ont amené à revoir sa position.

Travailleurs détachés : surtout en France et en Allemagne

Travailleurs détachés : surtout en France et en Allemagne

 

 

Le compromis assez bâtard obtenu à Bruxelles porte surtout sur la durée du détachement que Macron voulait limiter à un an et que finalement on a autorisé sur une période de 18 mois. De toute façon,  une durée relativement théorique car on pourra toujours prolonger de manière artificielle un contrat avec un retour fictif dans le pays comme cela se pratique par exemple dans le transport routier. Les difficultés pour réglementer davantage le travail détaché proviennent pour l’essentiel de l’élargissement de l’union européenne aux ex pays de l’Est. En effet la précédente réglementation date de 1996 alors que l’élargissement aux ex pays de l’Est date de 2004. Certes le nombre de détachés en Europe n’est pas considérable, il tourne autour de 1 % mais les détachés pèsent sur les conditions sociales de tous les travailleurs. C’est particulièrement vrai le BTP, l’agriculture et surtout le transport routier. Il faut aussi signaler la croissance importante de ce nombre de détachés de l’art de 50 % depuis 10 ans.  En 2015, les pays qui ont envoyé le plus de travailleurs détachés dans d’autres pays de l’UE, étaient la Pologne avec 251.107 employés détachés déclarés, puis l’Allemagne avec 218.006 travailleurs détachés, ensuite la France qui a détaché 130.468 travailleurs, suivie de près par la Slovénie, qui en a envoyé 126.153. Près de la moitié des effectifs des travailleurs détachés en Europe en 2015 provenaient de ces quatre pays. Des chiffres qu’il faut relativiser et mettre en relation avec le nombre d’employés de chaque pays.  L’Allemagne, la France et la Belgique sont les trois États membres qui attirent le plus de travailleurs détachés, puisqu’ils reçoivent à eux tous seuls environ 50% de l’ensemble des travailleurs détachés.  En France, les effectifs ont fortement augmenté en 10 ans. En 2015, le nombre de salariés détachés croît très fortement et était de 286.025, soit 25% de plus qu’en 2014, selon une étude de la Direction Générale du Travail. Les Polonais représentent la première nationalité de main-d’œuvre détachée en France (46.816) devant les salariés de nationalité portugaise (44.456), espagnole (35.231), roumaine (30.594) et italienne (16.847). Ces nationalités concentrent à elles cinq 61% du flux de main-d’œuvre détachée dans l’Hexagone. En France, le BTP est aussi champion en effectifs avec 93.940 salariés détachés en 2015, selon le rapport de la Direction Générale du Travail, même s’il a enregistré une baisse des déclarations par rapport à l’année précédente. Sur le podium encore, le secteur de l’intérim a comptabilisé en 2015: 54.468 salariés détachés, et l’industrie: 48.822. Au total, 83% des salariés détachés en France sont des ouvriers travaillant dans l’un de ces trois secteurs. Le personnel encadrant ne représente que 5,1% du volume total des salariés déclarés détachés, précise la Direction Générale du Travail.

 

 

 

Iran : Trump tolérant pour l’Allemagne et la France

Iran : Trump tolérant pour l’Allemagne et  France

 

 

Conséquence de la position assez ambiguë du président américain sur le dossier iranien, les États-Unis ne mettront pas d’entrave au commerce entre de l’Allemagne et de la France avec l’Iran. L’ambiguïté du président américain repose sur le fait qu’il n’a pas dénoncé vraiment l’accord sur le nucléaire iranien mais il a simplement refusé de le certifier. Un concept assez bizarre ! Les États-Unis envisagent cependant des mesures de rétorsion commerciale. Cela donne un peu le sentiment que Trump ne veut pas se mettre à dos tous les chefs d’État sur tous les sujets mais aussi qu’il se donne un peu de temps pour évaluer l’impact de l’accord nucléaire avec l’Iran. On sait par ailleurs que les Européens et en particulier Emmanuel Macon avait clairement dit qu’ils ne reviendraient pas sur ce compromis historique dont  la conclusion a demandé tellement d’efforts et tellement de temps. En outre cet accord pourrait servir d’exemple pour convaincre la Corée du nord de s’asseoir à la table de négociation Le président américain Donald Trump a donc affirmé dimanche qu’il n’avait pas d’objection à ce que la France et l’Allemagne poursuivent leurs échanges commerciaux avec l’Iran, malgré son refus de certifier l’accord sur le nucléaire iranien.  »Je leur ai dit +continuez à vous faire de l’argent. Ne vous inquiétez pas. Vous, continuez à vous faire de l’argent+ », a déclaré Donald Trump lors d’une interview pré-enregistrée vendredi et diffusée sur Fox News. « Ce sont des amis. De vrais amis. Je m’entends avec tous, que ce soit Emmanuel ou Angela », a poursuivi le président américain à propos de son homologue français Emmanuel Macron et de la chancelière allemande Angela Merkel.  » Le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, avait déjà indiqué vendredi que l’administration Trump ne chercherait pas à bloquer le commerce entre l’UE et l’Iran.  »Le président a été assez clair sur le fait que ce n’est pas son intention d’interférer dans les contrats que les Européens peuvent avoir avec l’Iran », avait-il déclaré dans un entretien publié par le Wall Street Journal.

 

Croissance Allemagne en hausse

Croissance Allemagne en hausse

Comme en France le gouvernement allemand avait tablé sur une croissance de 1,5 % en 2017 mais les chiffres des derniers mois et les perspectives à venir autorisent désormais à pronostiquer une croissance proche de 2 %.  Le gouvernement français, lui,  a prévu de d’augmenter sa prévision de croissance également en passant de 1,5 % à 1,8 % en 2017 et autant en 2018.  Le gouvernement allemand a donc relevé mercredi sa prévision de croissance économique pour le pays à 2% pour 2017, et s’attend à une croissance de 1,9% en 2018, a annoncé mercredi la ministre de l’Économie, Brigitte Zypries. Cette croissance devrait encore être largement soutenue par le dynamisme des exportations un temps affaibli par l’environnement international et la montée de l’euro. De ce point de vue la balance commerciale pourrait encore afficher un excédent d’environ 300 milliards quand la France affiche un déficit de 60 milliards Le gouvernement,  tablait jusqu’ici sur une croissance de 1,5% du Produit intérieur brut (PIB) cette année, et sur une progression de 1,6% en 2018, dans ses dernières prévisions publiées en avril. « L’économie allemande se porte bien, le prochain gouvernement doit faire en sorte que cela reste le cas, la conjoncture allemande a gagné en dynamisme et en envergure et restera pour les années suivantes sur le chemin de la croissance », a ainsi souligné dans un communiqué Brigitte Zypries. En relevant nettement sa prévision de croissance pour 2017, le gouvernement se montre encore plus optimiste que le pronostic commun des principaux instituts économiques allemands, formulé fin septembre, qui tablait sur une progression du PIB de 1,9% en 2017 et de 1,8% en 2018. En 2016, l’Allemagne avait enregistré une croissance de 1,9%. Depuis quelques années, l’économie de l’Allemagne va de l’avant davantage grâce à la consommation de ses habitants, aidés par un marché du travail solide, des coûts faibles de l’énergie et une inflation très basse. Mais avec une demande intérieure freinée en 2017 à 2,2% et 2,1% en 2018 selon les pronostics du ministère, l’exportation de services et produits « Made in Germany » pourrait de nouveau reprendre son rôle de moteur du pays. Les ventes à l’étranger devraient ainsi augmenter en Allemagne de 3,5% en 2017 et jusqu’à 4,0% en 2018. Les exportations allemandes, notamment ses voitures et ses machines-outils, sont soutenues par la croissance en zone euro et un euro légèrement retombé récemment face au dollar, même si les effets de cette dépréciation ne peuvent pas encore se faire sentir. En parallèle, les importations en Allemagne devraient davantage croître (de 4,4% en 2017 et de 4,7% en 2018).

Croissance Allemagne : baisse dans l’industrie

Croissance Allemagne : baisse dans l’industrie

 

Signes sans doute de certaines incertitudes concernant la solidité de reprise mondiale et les risques liés à la situation géopolitique, les commandes à l’industrie ont baissé contre toute attente en juillet, victimes d’un tassement de 1,6% de la demande intérieure, tandis que la demande à l’exportation a stagné, des données peut-être annonciatrices d’un ralentissement de la cadence du secteur secondaire de la première économie européenne. La baisse a été de 0,7% en juillet après une hausse de 0,9% (1,0% en première estimation) le mois précédent, suivant les données publiées mercredi par le ministère de l’Economie. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 0,3% en juillet. Hors éléments volatils, les commandes à l’industrie ont progressé de 0,6%.  »L’activité des commandes reste très élevée », note le ministère. « Au cours des trois derniers mois, les entreprises allemandes ont enregistré pratiquement autant de commandes qu’avant le déclenchement de la crise économique et financière de 2008″.

 

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

Dépenses publiques : 57% du PIB en France, 44% en Allemagne

 

La France cumule les ratios contradictoires. Non seulement elle est en tête en matière de prélèvements obligatoires avec plus de 44 % du PIB mais cette ponction fiscale ne suffit pas puisque ces dépenses atteignent 57 % du PIB pipe, d’où une dette qui ne cesse de s’amplifier. La France occupe le hit-parade des dépenses publiques en Europe et affiche une grande différence avec l’Allemagne dont le  taux est 44 %. Une différence de 13 points qui ne manque pas d’inquiéter les économistes, car, en 2002, cet écart n’était que de 5 points de PIB. Dans une étude publiée cet été, les économistes de la Banque de France se donc intéressés aux raisons de cette divergence croissante. Pour eux, « le moindre dynamisme de la croissance du PIB par habitant en France sur la période 2002-2015 explique pour moitié la divergence du ratio de dépenses par rapport au PIB entre les deux pays. Contrairement à l’Allemagne, le dynamisme des dépenses publiques par habitant n’a pas été freiné, alors que le contexte économique peu favorable limitait la croissance des recettes. » Décomposées par secteur, les dépenses publiques ont constamment été plus importantes dans l’Hexagone dans la santé, l’enseignement et la défense. Récemment, l’écart entre les deux pays s’est surtout creusé du fait des dépenses de protection sociale

 

 

Election Allemagne : Merkel nettement devant Schulz

Election Allemagne : Merkel nettement devant  Schulz

A un peu plus de six semaines des élections fédérales du 24 septembre en Allemagne, le bloc conservateur CDU-CSU d’Angela Merkel reste crédité d’une confortable avance de 17 points sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz, selon un sondage Forsa publié mercredi par l’hebdomadaire Stern et RTL.  Les partis   conservateurs CDU-CSU d’Angela Merkel restent  crédités  d’une confortable avance de 17 points sur les sociaux-démocrates de Martin Schulz pour les élections fédérales du 24 septembre Selon cette enquête, les chrétiens-démocrates et leurs alliés bavarois de la CSU sont mesurés à 40% des intentions de vote, un niveau inchangé depuis la mi-juillet. Le SPD, qui stagnait à 22% des intentions de vote depuis quatre semaines, progresse d’un point à 23%. Derrière, les écologistes des Grünen, le parti de la gauche radicale Die Linke et la formation d’Alternative für Deutschland (AfD) sont au coude à coude à 8% chacun des intentions de vote. Les libéraux du FDP cèdent un point à 7%, un score insuffisant dans la perspective d’une éventuelle alliance libérale-conservatrice au Bundestag.

 

Allemagne: commandes industrielles en hausse

Allemagne: commandes industrielles en hausse

 

Les commandes passées à l’industrie allemande ont déjoué favorablement les attentes en maintenant leur rythme de hausse en juin, leur volume progressant de 1% sur un mois, selon une donnée provisoire publiée ce vendredi par Destatis. Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset escomptaient en moyenne une hausse modérée de 0,5% en juin, après le rebond d’1,1% en mai. Ce dernier chiffre a été légèrement révisé en hausse par l’Office fédéral des statistiques qui avait initialement annoncé une hausse de 1%.

Pollution diesel : l’Allemagne-protège son industrie

Pollution diesel : l’Allemagne-protège son industrie

Après le scandale de la pollution des véhicules diesels, l’Allemagne a décidé des mesures minimalistes en imposant seulement une modification des logiciels truqués qui permettaient de limiter la mesure des émissions polluantes lors des contrôles. Pas question pour le gouvernement allemand d’envisager même à terme la suppression du diesel vers 2030- 2040 comme en ont l’intention plusieurs pays. L’enjeu c’est évidemment de protéger une industrie prospère qui fait travailler près d’un million de personnes. Le compromis, annoncé au terme d’une rencontre au sommet mercredi entre le gouvernement et les constructeurs, doit permettre d’éviter des interdictions totales de voitures diesel comme envisagé par plusieurs villes allemandes et tenter de restaurer la réputation gravement ternie des industriels.  Depuis que Volkswagen a admis en septembre 2015 avoir menti sur le niveau réel des émissions polluantes de ses véhicules, le gouvernement d’Angela Merkel est accusé de complaisance à l’égard des grands constructeurs allemands. Le sujet est devenu particulièrement sensible à l’approche des élections nationales de septembre. Mais le gouvernement doit également veiller à ne pas susciter la colère d’une quinzaine de millions de conducteurs de voitures diesel en Allemagne et à ne pas pénaliser la plus grande industrie exportatrice du pays, qui emploie quelque 800.000 personnes. La VDA, la fédération professionnelle du secteur, a annoncé que ses membres avaient accepté de modifier les moteurs de cinq millions de véhicules diesel, dont 2,5 millions du groupe Volkswagen qui ont déjà été rappelés. Les groupes Daimler, maison mère de Mercedes-Benz, BMW, propriétaire des marques BMW et Mini, Volkswagen, qui détient Audi et Porsche en plus de VW, et Opel, tout juste repris par le français PSA Groupe, ont tous accepté de procéder à ces changements sans coût pour les clients, a précisé la VDA. Dieter Zetsche, le président du directoire de Daimler, a précisé que les modifications apportées par son groupe concerneraient trois millions de voitures Mercedes-Benz en Europe et pas seulement en Allemagne. Les mises à jour de logiciels doivent permettre de réduire les émissions d’oxyde d’azote des moteurs diesel de 25 à 30%, a précisé la VDA. Elles devraient être aussi efficaces que l’interdiction de véhicules diesel envisagée dans les grandes villes, a déclaré la fédération professionnelle sans rire dans un communiqué «Les constructeurs sont aussi convenus d’apporter une contribution financière à un fonds de ‘mobilité durable’ qui servira à lutter contre la pollution en milieu urbain », a aussi indiqué la fédération.  Des masques à gaz comme en Chine ?

 

Pollution Automobile: soupçons de cartel en Allemagne

Pollution Automobile: soupçons de cartel en Allemagne

Les soupçons de la Commission européenne font suite à un article de l’hebdomadaire allemand der Spiegel, selon lequel les grands constructeurs automobiles allemands Volkswagen, Audi, Porsche, BMW et Daimler, auraient formé un cartel depuis les années 1990, se concertant notamment sur la réduction des émissions polluantes des voitures diesel. La Commission européenne et l’Office allemand anticartel ont reçu des informations » sur un éventuel cartel entre les constructeurs automobiles allemands Volkswagen, Audi, Porsche, BMW et Daimler, « qui sont en train d’être examinées par la Commission », a indiqué l’exécutif européen. « A ce stade, il est prématuré de spéculer davantage ». « La Commission européenne et les autorités nationales de la Concurrence coopèrent étroitement entre elles sur ce genre d’affaires » a ajouté un porte-parole. A la suite de cet examen, l’exécutif européen décidera si oui ou non il ouvre une enquête qui peut elle-même durer plusieurs années, avant qu’une sanction financière ne tombe.  Le Spiegel affirmait tirer cette information « d’un document écrit que le groupe VW a adressé aux autorités de la concurrence » en juillet 2016, comme « une sorte d’auto-dénonciation ». Daimler aussi se serait auto-dénoncé, affirme l’hebdomadaire. Les cartels sont interdits dans l’UE puisqu’ils nuisent à la concurrence et aux consommateurs. La Commission européenne peut infliger de lourdes amendes aux entreprises qui s’entendent entre elles, le record ayant été atteint le 19 juillet 2016. L’UE avait alors infligé une amende de 2,93 milliards d’euros à quatre fabricants européens de camions, accusés de s’être entendus pendant 14 ans sur les prix de vente de leurs poids lourds.  La politique dite de « clémence », menée par la Commission européenne, encourage les entreprises à lui communiquer des preuves internes de l’existence d’un cartel. La première entreprise membre d’un cartel qui entreprend cette démarche est exemptée d’amende. Cette stratégie s’est révélée très efficace pour les démanteler.

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Berlin a encaissé 1,34 milliard d’euros depuis le début de la crise en 2009, révèle le quotidien Süddeutsche  Zeitung. Dans le détail, la banque de développement allemande KfW a encaissé 393 millions d’euros d’intérêts du prêt de 15,2 milliards d’euros qu’elle a accordé à Athènes en 2010. Entre 2010 et 2012, un programme de rachat de titres de dette d’Etat par les banques centrales de la zone euro à permis à la Bundesbank d’enregistrer un profit de 952 millions d’euros. Les Etats membres s’étaient pourtant accordés pour reverser les profits des banques centrales à la Grèce. Seulement l’opération a été stoppée en 2015 pour des raisons politiques, rappelle Les Echos, en particulier à cause des tensions entre le gouvernement Tsipras, fraîchement élu, et la Troïka. La bonne volonté marquée d’Athènes, en appliquant les mesures d’austérité demandées par ses créanciers, devrait conduire les Européens à lever le blocage. Malgré les efforts d’Athènes pour satisfaire les demandes de ses créanciers, notamment en dégageant un excédent primaire supérieur aux objectifs et en adoptant de nouvelles mesures d’austérité, Berlin refuse toujours de lâcher du lest. En cause notamment la proximité des élections allemandes qui interdit l’utilisation du mot allégement de la dette grecque.

Croissance Allemagne : hausse de la prévision (FMI)

Croissance Allemagne : hausse de la prévision (FMI)

 

Toujours soutenue par les exportations (la balance commerciale devrait encore dégager un équilibre positif de l’ordre de 300 milliards en 2017 pour 50 milliards de déficits pour la France), l’Allemagne devrait connaître une légère augmentation de la croissance à 1.8% par rapport aux prévisions initiales de 1.6%d’après le FMI. Pour la France la Banque de France compte sur elle sur1, 6 %. »La dynamique de la croissance allemande est demeurée solide, soutenue par une demande intérieure robuste », a dit le FMI qui souligne la hausse de l’emploi, de la dépense publique et l’apport de la stimulation monétaire de la Banque centrale européenne. La croissance des exportations allemandes devrait progressivement accélérer, après le ralentissement de l’an dernier, et cela favorisera la hausse de l’investissement des entreprises et des importations, prévoit le FMI. La croissance des salaires est restée stable et l’inflation sous-jacente constante à environ 1% en dépit d’un taux de chômage à un plus bas record, d’un pourcentage de postes vacants élevé et d’une hausse du taux d’utilisation des capacités de production. L’important excédent des comptes courants s’est légèrement réduit à 8,3% du PIB en 2016 contre 8,6% en 2015, principalement sous l’effet de la dégradation de la balance des revenus et des services, a relevé le FMI.  » le FMI recommande d’utiliser les marges de manœuvre disponibles dans le cadre budgétaire pour augmenter encore l’investissement public dans les infrastructures, élargir l’offre de services à la petite enfance, encourager l’intégration des réfugiés et réduire les charges fiscales sur le travail. » Au vu du vieillissement rapide de la population, le FMI prône de faire passer l’âge effectif de départ en retraite à 67 ans, une décision qui réduirait l’effort d’épargne en vue de la retraite et favoriserait en conséquence une baisse de l’excédent courant.

La cogestion comme en Allemagne

La cogestion comme en Allemagne

 

Il paraît évident que les reformes sociales envisagées par Macron auront du mal à être acceptées même par le très réformiste syndicat de la CFDT. En cause, un déséquilibre de ces réformes toutes axées sur la flexibilité mais sans grain à moudre pour les syndicats. Le grain à moudre quantitatif est inexistant en l’état catastrophique des  comptes publics alors il faudrait envisager de donner du pouvoir aux élus dans les entreprises, de les associer à la gestion. La proposition de cogestion pour les grandes entreprises, comme cela se pratique en Allemagne, avait été avancée par Macron lors de sa campagne.  Avec le risque  d’accroître  encore un peu plus les divergences entre les syndicats. En effet,  cela impliquerait que les syndicats s’approprient la problématique de gestion au lieu de se cantonner à des postures de protestation. Or on sait qu’en France coexistent deux pôles syndicaux aux approches très différentes ;  d’un côté,  un pôle systématiquement protestataire, marxiste, anarchiste et corporatiste et de l’autre un pôle réformateur lequel d’ailleurs progresse régulièrement aux élections le clivage a été particulièrement visible de la discussion de la loi travail qui permet aux syndicats de décider localement du temps de travail en fonction des réalités locales et sectorielles. Une loi très contestée par ceux qui privilégient  une approche étatique, c’est-à-dire les mêmes dispositions sociales applicables à l’ensemble des salariés ou à l’ensemble d’une branche. Macron avait proposé  d’inciter les entreprises de plus de 2.000 salariés à réserver la moitié des sièges du conseil de surveillance à des représentants du personnel, comme c’est le cas outre-Rhin, révélait  Challenges. Les volontaires bénéficieraient d’une baisse de l’impôt sur les sociétés. Les syndicats sur l’ensemble des orientations des grandes entreprises Emmanuel Macron va chercher son inspiration outre-Rhin. Selon Challenges le leader d’En Marche! Avait  prévu dans son programme de proposer la création d’un nouveau type de société où la moitié des sièges du conseil de surveillance sera accordé aux syndicats.

 

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