Archive pour le Tag 'Grèce'

La crise menace toujours la Grèce

La crise menace toujours la Grèce

Du point de vue macro-économique, des progrès ont été faits en Grèce, mais si l’on prend en compte les indicateurs sociaux, la situation s’est dégradée. Par Pascal de Lima, chef économiste CGI Business Consulting.(La Tribune)

 

2018 pour la Grèce, s’assimile inexorablement à la sortie des programmes conditionnés d’aide multilatérale. La Grèce, disait-on, « serait sortie d’affaire grâce aux programmes de rigueur budgétaire de la Troïka ». Un peu comme le pouvoir d’achat ou les chiffres du chômage, la situation macroéconomique peut avoir l’air flatteuse pour la Troïka et le gouvernement grec… mais la situation sociale, en parallèle, s’est profondément détériorée. La Troïka, de son coté, ne prétendait-elle pas que les politiques de rigueur allaient, par effet de ruissellement, « améliorer la situation sociale » ? La situation actuelle semble pour le moins embarrassante…

 La Grèce sous la Troïka présente quelques bons résultats macroéconomiques

De 2010 à 2014, les récessions passent enfin en croissance positive et les chiffres macroéconomiques sont plutôt encourageants : amélioration des déficits et même excédent en 2018, abaissement très sensible du risque pays avec des niveaux enfin raisonnables de taux d’intérêt pour les marchés financiers (aux alentours de 5% en 2018), balance des paiements, emploi [1]. Depuis 2018 enfin, c’est-à-dire après la Troïka, date de la libération de son emprise, il semblerait, là aussi, que la Grèce soit parvenue à entrevoir enfin le ciel bleu avec une croissance élevée [2].

 Pourtant, malgré cette poésie de macroéconomie, la situation de la Grèce, en réalité, ne s’est jamais vraiment améliorée. Ni sur le front microéconomique et encore moins sur le front social, d’ailleurs. Sur le front microéconomique, même pendant la troïka, la situation n’était pas si rose :  sur le marché du travail, la part toujours très élevée du chômage de long terme dans le chômage total, 72,2%, ainsi que le chômage des jeunes toujours très au-dessus des niveaux européens montrent une situation plus contrastée. Ici, la précarité sur le front de l’emploi est générale. Il ne faut pas oublier que la plupart des emplois sont proposés à temps partiel ou en CDD. Au final, les problèmes structurels ont perduré malgré les programmes : faible productivité, faible salaire par tête, faibles marges bénéficiaires des entreprises. Et surtout, la dette ne s’est pas du tout résorbée avec des niveaux qui touchaient toujours les 190% du PIB en 2014.

Enfin, après 2018, c’est-à-dire après la Troïka, le PIB est resté très en retrait de son plus haut niveau, -24% par rapport à 2008 et une richesse par habitant très en deçà de la moyenne des pays européens, une position la plaçant derrière la Croatie. Même si la Grèce emprunte enfin comme tous les autres pays sur les marchés financiers, l’investissement n’a pas atteint la moitié de son niveau d’avant-crise. Les retards de paiement, quant à eux, sont présents absolument partout. Le taux de pauvreté estimé à 22% a par ailleurs doublé en 10 ans et reste 3 fois plus élevé que la moyenne européenne. Le pays est le plus inégalitaire d’Europe.

 Et comme si cela ne suffisait pas, l’aspect social a pour sa part, totalement dégénéré. La fin de la Troïka, qui aurait dû lancer l’économie grecque l’a au contraire précipité dans un cercle vicieux social. On pourra glaner autour du fait qu’« il y ait moins de mouvements sociaux, moins de grève, moins de violence », si tel est l’objectif d’un programme aussi ambitieux, mais la réalité est que la situation sociale s’avère catastrophique. En effet, la délinquance a littéralement explosé, la culture et l’éducation sont dans un piteux état, et cela, sur fond d’abandon total du patrimoine pourtant exceptionnel. L’inflation a rongé le pouvoir d’achat plus qu’ailleurs. Les indices de développement humain montrent une société en désarroi total ne sachant plus, ni où aller ni que faire d’une journée. La seule porte de sortie ? L’émigration pour les citoyens, l’évasion fiscale pour les entreprises. Culture à la ramasse, artistes de rue en pléthore, théâtres délabrés, cinémas vides… les Grecs, immenses créateurs reconnus dans le monde entier, dans la mode aussi, ont été littéralement abandonnés à leur triste sort.

Présents au Qatar, en France ou dans d’autres pays de l’UE, pas moins de 500.000 Grecs ont quitté le pays lors de cette fameuse « libération » !  Les personnes âgées sont pour la plupart restées sur place tandis que les jeunes (20-30 ans), notamment les plus qualifiés d’entre eux, ont quitté le pays. Un exode impactant, de facto, non seulement la capacité du pays à se redresser mais intensifiant par ailleurs les difficultés déjà présentes relatives aux systèmes sociaux.

L’évidence, c’est que ces quelques maigres résultats macroéconomiques obtenus « grâce » aux politiques de rigueur l’ont été au prix d’un sacrifice social et culturel. Qu’en est-il aujourd’hui ? Suite au récent conflit russo-ukrainien, les prix du gaz, de l’énergie sont ceux qui ont le plus augmenté en Europe. L’Etat a d’ailleurs de nouveau dû intervenir en annonçant une hausse de 50 euros du salaire minimum depuis le 1er mai dernier. Heureusement que les pénuries agricoles en Grèce, pays agricole par excellence n’existent pas mais le compte n’y est pas… L’Etat devra-t-il faire face à un retour des tensions sociales ? Ou bien peut-être on pourra se consoler par le fait que la Grèce est située sur la route de la soie des Chinois !

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[1] Le taux de chômage de la Grèce s’établit selon les estimations de la CE à 15,1% en 2018, ce qui au global est interprété comme un progrès par les investisseurs internationaux.

[2] En retirant l’effet covid pour lequel tous les pays d’Europe ont été impactés.

Finances-Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

Finances-Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

 

Alors que les taux en Allemagne tournent autour 2 % brusquement ils ont monté à 4 % en l’Italie. Et ce n’est sans doute qu’un début. D’où le risque de voir un éclatement des taux au sein de l’union européenne et des menaces pour l’euro. D’une certaine manière, l’Italie pourrait prendre le chemin de la Grèce. Pour empêcher un tel phénomène qui sera difficile d’éviter une sorte de mutualisation des emprunts que redoutent particulièrement l’Allemagne.

L ‘Italie est condamnée à emprunter massivement ne serait-ce que pour rembourser sa dette souveraine qui atteint 151 % du PIB.

Mardi, le  taux d’emprunt italien à 10 ans a bondi au-dessus des 4%, une première depuis 2014, traduisant une perte de confiance des marchés quant à la stabilité économique du pays.  Du coup, la  semaine passée, l’institution s’est réunie en urgence mercredi. Une session exceptionnelle à l’issue de laquelle elle a promis une nouvelle stratégie pour limiter les écarts de taux entre les pays européens, restant toutefois évasive sur les contours de ce dispositif.

En effet il y a une contradiction entre l’orientation de la banque centrale à réduire son programme d’achats d’actifs classiques et la possibilité de mutualiser les emprunts de membres de l’Union pour limiter la hausse des taux. En faite la banque centrale européenne est partagée entre son souci de lutter contre l’inflation et la nécessité de ne pas tuer la croissance par des hausses offre des taux.

Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

Taux de la BCE : l’Italie sur le chemin de la Grèce ?

 

Alors que les taux en Allemagne tournent autour 2 % brusquement ils ont monté à 4 % en l’Italie. Et ce n’est sans doute qu’un début. D’où le risque de voir un éclatement des taux au sein de l’union européenne et des menaces pour l’euro. D’une certaine manière, l’Italie pourrait prendre le chemin de la Grèce. Pour empêcher un tel phénomène qui sera difficile d’éviter une sorte de mutualisation des emprunts que redoutent particulièrement l’Allemagne.

L ‘Italie est condamnée à emprunter massivement ne serait-ce que pour rembourser sa dette souveraine qui atteint 151 % du PIB.

Mardi, le  taux d’emprunt italien à 10 ans a bondi au-dessus des 4%, une première depuis 2014, traduisant une perte de confiance des marchés quant à la stabilité économique du pays.  Du coup, la  semaine passée, l’institution s’est réunie en urgence mercredi. Une session exceptionnelle à l’issue de laquelle elle a promis une nouvelle stratégie pour limiter les écarts de taux entre les pays européens, restant toutefois évasive sur les contours de ce dispositif.

En effet il y a une contradiction entre l’orientation de la banque centrale à réduire son programme d’achats d’actifs classiques et la possibilité de mutualiser les emprunts de membres de l’Union pour limiter la hausse des taux. En faite la banque centrale européenne est partagée entre son souci de lutter contre l’inflation et la nécessité de ne pas tuer la croissance par des hausses offre des taux.

Grèce : encore une commande de six Rafale

 Grèce : encore une commande de six Rafale

 

Après un premier contrat, pour un montant de 2,4 milliards d’euros (12 appareils d’occasion et six neufs), e une nouvelle commande d’Athènes, avec six Rafale supplémentaires. Au total, la Grèce se portera donc acquéreur de 24 avions de combat Rafale, une décision aussitôt saluée par Florence Parly, ministre de la défense, ce dimanche.

La mission principale des Rafale sera donc d’assurer l’intégrité territoriale de la Grèce, notamment dans les îles méditerranéennes notamment face aux revendications turques.

Grèce : vaccination obligatoire des personnels de santé

Grèce : vaccination obligatoire des personnels de santé

vaccination obligatoire pour les personnels de santé dès ce mercredi en Grèce, sous peine de mise à pied. La mesure avait été annoncée le 12 juillet par le gouvernement. Quelque 10.000 professionnels non vaccinés à ce jour sont concernés par une menace de suspension dans le pays, soit 10% des effectifs totaux, selon les estimations de la Fédération nationale des travailleurs des hôpitaux publics.

Grèce : notation relevée par S&P

Grèce : notation relevée par S&P

 

S&P a relevé la note de la Grèce suite à une amélioration de la gouvernance.

Elle a en outre assortie la note d’une perspective positive ce qui signale qu’elle pourrait la relever encore dans les 12 à 18 mois si la reprise économique est plus rapide que prévu. «Nous pensons que les politiques du gouvernement pour accélérer les réformes structurelles et la consolidation budgétaire, feront le lit d’une réduction du ratio dette sur PIB», relève l’agence dans un communiqué, précisant que la Grèce bénéficiera des mesures du nouveau plan de relance européen pour juguler la crise engendrée par la pandémie de Covid-19.

Grèce : relèvement de note de Moody’s

 Grèce : relèvement de note de Moody’s

 

Un relèvement encourageant de la note de la Grèce par l’agence Moody’s, de B1 à Ba3 avec une perspective stable qui témoigne de l’amélioration financière progressive du pays. En outre ,on attend avec impatience les 32 milliards promis par l’Union économique dans le cadre du plan de relance dont certains sous forme de prêts pratiquement sans intérêt. L’agence Moody’s note des progrès de la Grèce en matière structurelle et dans le domaine de la gouvernance. Toutefois, la dette encore atteindre 200 % du PIB en 2020. Un pic provisoire,  du moins on l’espère. La situation s’est aussi améliorée grâce à la faiblesse des taux des prêts consentis à la Grèce qui sont inférieurs à 1 % pour les emprunts à 10 ans.

Vente de 18 Rafale à la Grèce

Vente de 18 Rafale à la Grèce

 

Avec la crise sanitaire et  économique, l’industrie aéronautique est profondément touchée y compris l’aéronautique militaire. Pour sauver Dassault, la France a décidé d’anticiper ses commandes de Rafales. Par ailleurs, on compte aussi sur la promesse d’achat de 18 rafales par la Grèce et on espère des commandes de l’Inde. Il faut sans doute voir aussi dans cet achat de la Grèce une forme de remerciement à la France qui  a toujours soutenu le pays pour qu’il demeure dans l’union économique et qu’il  bénéficie d’un soutien financier significatif.

Pour la première fois un pays européen va donc se doter du Rafale. La Grèce a l’intention d’acquérir 18 avions de combat de Dassault aviation, dont certains d’occasion, pour équiper son armée de l’air, a annoncé samedi le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis dans un discours à Thessalonique (Nord de la Grèce), sur fond de tensions avec la Turquie. Ces avions succéderont aux Mirage 2000 les plus anciens. « Les mois qui s’ouvrent doivent désormais permettre de finaliser la signature du contrat d’acquisition des avions Rafale », a précisé le ministère des Armées dans un communiqué publié samedi soir.

Turquie : pour une alliance stratégique étroite entre la Grèce et la France

Turquie : pour une  alliance stratégique étroite entre la Grèce et la France

Notis Marias, professeur des Institutions de l’Union européenne, Université de Crète-Grèce, ex-député au Parlement Européen (2014-2019) et ex-député au Parlement Grec (2012-2014) souhaite une alliance entre la Grèce et la France contre la Turquie dans la Tribune.

 

 

« Le président de la République française, Emmanuel Macron, a avec courage réitéré, lors de sa récente rencontre avec Angela Merkel à Brégançon, l’engagement de la France aux côtés des forces de la paix et de la stabilité dans la Méditerrané orientale. La Grèce et Chypre comme aussi la Libye sont des victimes du révisionnisme de l’Histoire que le président de la Turquie Recep Tayyip Erdogan essaie d’imposer par le chantage, la force ou la « négociation forcée ». La doctrine de M. Erdogan se base sur la révision du traité de Lausanne de 1923, proposition publiquement avancée déjà par lui-même en décembre 2017.

La France et la Grèce sont des alliées historiques dont les intérêts en termes de sécurité régionale convergent tout autant plus dans la conjoncture actuelle. Le nouveau « pivot asiatique » des Etats-Unis a créé un vide géopolitique dans la région du Proche-Orient. Un vide que des forces comme la Turquie essayent de combler. Néanmoins, la Méditerranée est un espace stratégique pour l’Europe et M. Erdogan est bien au courant de cela. Des forces comme la France et la Grèce avec leurs actions protègent les intérêts de toute l’Europe dans la région. »

Erdogan: menace de guerre contre la Grèce et la France

Erdogan: menace de guerre contre la Grèce et la France

 

 

Erdogan monte encore le ton contre la France et la Grèce en Méditerranée. Il annonce des ripostes militaires pour le cas où la Turquie serait empêchée de poursuivre ses investigations pour la recherche de pétrole en zone de Méditerranée orientale. Une zone contestée par la Grèce. La menace est pour l’instant seulement verbal mais le président Erdogan en difficulté économique mais aussi politique pourrait instrumentaliser l’événement pour entretenir le nationalisme turc.

 

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a donc averti jeudi que toute attaque contre le navire Oruç Reis, qui mène depuis lundi des études sismiques dans une zone de Méditerranée orientale que se disputent Ankara et Athènes, se paierait d’un lourd tribut et laissé entendre qu’une première riposte avait eu lieu.

“Nous avons dit que si vous attaquez l’Oruç Reis, vous paierez un lourd tribut, et ils ont eu leur première réponse aujourd’hui”, a déclaré Erdogan dans un discours à Ankara, sans autres détails.

Les opérations menées par l’Oruç Reis ont aggravé les tensions dans la région, amenant la France à annoncer mercredi un renforcement temporaire de sa présence militaire en Méditerranée orientale.

Le ministère français des Armées a par la suite précisé que la frégate Lafayette et deux avions de chasse Rafale participaient à un exercice naval avec la Grèce.

Jeudi matin, Recep Tayyip Erdogan a accusé Athènes d’avoir adopté une approche “hostile” dans ce dossier et a appelé la Grèce à respecter les droits de la Turquie, en plaidant pour “le dialogue et la négociation”. Le problème évidemment c’est que les droits évoqués ne sont pas reconnus par la communauté internationale.

Plan Relance Europe : la Grèce pose ses conditions !

Plan Relance Europe : la Grèce pose ses conditions !

 

 

La Grèce déclare qu’elle veut poser ses conditions quant à l’aide de l’union européenne concernant le plan de relance. Une déclaration qui ne va sûrement pas soulever l’enthousiasme de certains pays du Nord déjà très réticents à aider des pays du Sud  comme trop laxistes. En tout cas , une déclaration qui risque de faire capoter le plan de relance qui devait sortir en juillet. Pas une annulation mais sans doute un report. Cela remettra en effet en question d’une part la partie de la relance européenne sous forme de dotation non remboursable mais aussi la partie des prêts qui eux doivent faire l’objet d’un remboursement. La Grèce n’acceptera pas que l’Union européenne impose des conditions trop restrictives sur l’utilisation des aides versées dans le cadre de son plan de relance, a en effet déclaré dimanche le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis dans une interview accordée au Financial Times.

“Les grecs ont mûri. Nous voulons faire nos propres réformes”, a-t-il déclaré.

Un examen semestriel des performances économiques effectué par la Commission européenne est suffisant et il n’est pas nécessaire d’imposer des “conditions strictes supplémentaires”, a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a dit au quotidien que la Grèce avait “un agenda de réformes agressives” qui se concentrerait sur “la transition écologique”, “la transition digitale” et qui encouragerait les investissements notamment via des programmes de privatisations.

Vendredi, Mitsotakis a annoncé de nouvelles mesures d’une valeur de 3,5 milliards d’euros pour soutenir les entreprises pénalisées par le confinement mis en place pour limiter la propagation de l’épidémie de coronavirus.

La Grèce, qui se remettait d’une crise de la dette longue de dix ans en 2018, espérait une forte reprise en 2020, mais le confinement a bouleversé ces prévisions.

L’économie grecque devrait se contracter de 8% à 10% cette année avant une reprise en 2021.

Grèce : retour des conservateurs

Grèce : retour des conservateurs

 

 

C’est le paradoxe de la démocratie, en Grèce comme ailleurs. L’alternance dégagiste fait parfois éjecter ceux qui ont sauvé le pays. Alexis Tsipras et à son parti Syriza seront ainsi remplacés les conservateurs de Nouvelle Démocratie (ND). Cela au motif que Tsipras et son parti ont trop imposé d’austérité  au pays. Une austérité qu’on ne peut nier mais la gestion de TSYPRAS à aussi permis d’éviter la faillite totale du pays. Il est vraisemblable que les successeurs de type race ne reviendront d’ailleurs pas sur cette politique de rigueur. Le scrutin n’était normalement prévu qu’en octobre mais Alexis Tsipras a tiré les conclusions de la défaite de sa formation face à la droite aux élections européennes de la fin mai en convoquant des élections anticipées. La Nouvelle Démocratie de Kyriakos Mitsotakis est donnée en tête dans tous les sondages. Une enquête Rass publiée vendredi donne 35,2% des voix à ND et 25,4% à Syriza. Un sondage Public Issue diffusé également vendredi crédite même Nouvelle Démocratie d’une avance de 15,5 points sur Syriza. Parti issu de la gauche radicale, Syriza est arrivé au pouvoir en 2015, alors que le pays était depuis des années confronté à une grave crise économique qu’entraînait un douloureux programme d’austérité contrôlé par le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne. Une fois au pouvoir, Tsipras a dû accepter l’austérité pour que la Grèce échappe à la banqueroute. Nombre de ses électeurs ne lui ont pas pardonné. Kyriakos Mitsotakis, 51 ans, un ancien banquier passé par Harvard, appartient à une dynastie politique de la droite grecque. Il a pris la direction de ND début 2016.Son père Constantinos a été Premier ministre de 1990 à 1993. Sa soeur, Dora Bakoyiannis, a été ministre des Affaires étrangères de 2006 à 2009.La Nouvelle Démocratie, si elle revient au pouvoir, a annoncé qu’elle réduirait la pression fiscale, notamment pour les entreprises (comme Macron !).Alexis Tsipras, quant à lui, est amer: “Je suis arrivé au pire moment, j’ai essayé de sauver les meubles alors que les dégâts ont été causés par mes prédécesseurs”, a-t-il expliqué fin juin à la chaîne de télévision Open TV. “Les caisses étaient vides, on ne pouvait même pas payer les retraites… Mais je suis celui qui a sorti le pays des mémorandums et de la crise où ils (mes prédécesseurs) nous avaient conduits.”

La Grèce se vend aussi à la Chine

La Grèce se vend aussi à la Chine

Après des pays d’Europe centrale et orientale, après l’Italie, la Grèce se vend aussi à la Chine en espérant des investissements de Pékin notamment en matière d’infrastructures et de transport. Discrètement mais sûrement la Chine avant ce ses pions en Asie bien sûr, mais aussi en Afrique et en Europe. Une Europe bien incapable de se mettre d’accord sur une position commune vis-à-vis de la pénétration des produits chinois via notamment la  future route de la soie. L’argument de ceux qui se laissent séduire repose sur le caractère bis directionnel de la future route de la soie qui peut favoriser aussi bien les importations que les exportations avec la Chine. Le problème c’est que la Chine dispose d’un outil de production beaucoup plus puissant et plus compétitif que la plupart des pays avec lesquels elles commercent. Cela vaut aussi pour l’union européenne et même pour la zone euro. La Grèce a ainsi rejoint vendredi à Dubrovnik le sommet des « 17+1 », un groupe de pays d’Europe centrale et orientale où Pékin promet d’investir massivement. Paroles rassurantes mais influence grandissante. La Chine continue d’avancer ses pions en Europe centrale et orientale au grand dam des dirigeants de l’Union européenne. En témoigne le 8e sommet dit des « 16+1 » (devenus cette année « 17 + 1 ») qui s’est tenu vendredi à Dubrovnik en Croatie en présence du Premier ministre chinois Li Keqiang. Pour la première fois, le premier ministre grec Alexis Tsipras avait fait le déplacement car son pays a décidé de rejoindre cette plateforme pour les investissements de Pékin dans cette partie du continent. L’Europe orientale est une composante essentielle du projet chinois de « nouvelles routes de la soie » , ce projet pharaonique lancé par Pékin en 2013 prévoyant des investissements de plus de 1.000 milliards de dollars dans des infrastructures routières, ferroviaires et maritimes pour permettre l’acheminement des exportations chinoises.

Les membres du 17+1

Le sommet « 17 + 1 » inclut douze pays membres de l’UE : Bulgarie, Croatie, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, République tchèque, Slovaquie et Slovénie. Auxquels s’ajoutent cinq autres Etats des Balkans qui aspirent à rejoindre l’UE : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine et Serbie.

Grèce : nette baisse du chômage

Grèce : nette baisse du chômage

Le taux de chômage en Grèce qui avait dépassé les 25 % est retombé en mai sous les 20 %. Une preuve de plus du redressement économique mais aussi social. Après une grave crise économique et financière, après une purge sévère la situation de la Grèce ce normalise progressivement en cas s’améliore assez nettement. Notons au passage que la Grèce a payé cher une crise financière qui a rapporté 8 milliards aux créanciers. Preuve sans doute que le plan de rétablissement aurait pu être adouci. La Grèce n’est plus sous perfusion financière extérieure et revient sur les marchés financiers. Le taux de chômage en Grèce en mai est tombé en dessous de la barre psychologique des 20%, pour la première fois depuis septembre 2011, en s’établissant à 19,5% sur un an, s’est félicitée jeudi la ministre de l’Emploi, Efi Achtsioglou. Selon des données publiées jeudi par l’Autorité des statistiques grecques (Elstat), ce taux était de 21,7% pour la même période l’année précédente. « Cette réduction est sans doute une évolution encourageante et optimiste », a déclaré la ministre à l’Agence de presse grecque Ana (semi-officielle), juste après l’annonce de l’Elstat. Elle a souligné que le chômage s’est réduit « de sept points au cours des trois ans du gouvernement de gauche Syriza », rappelant « les efforts effectués pour assainir l’économie mais aussi pour créer de nouveaux postes d’emploi », surtout pour les jeunes, et « pour lutter contre l’emploi non déclaré ». La Grèce continue toutefois d’avoir de loin le taux de chômage le plus élevé d’Europe.

Grèce: allègement de la dette

Grèce: allègement de la dette

 

 

Finalement ce qu’a  toujours refusé l’Union Economique pourrait bien se produire : à savoir un allégement de la dette quitte à la soumettre à certaines conditions budgétaires. De toute manière, cette dette n’était pas soutenable et les aides européennes ont surtout servi à en rembourser une partie. En contrepartie, la Grèce a été soumise à des conditions budgétaires drastiques qui ont d’ailleurs en partie tué la croissance. Du coup Moscovici verrait bien un allégement de la dette en fonction de la dynamique de la croissance. Bref un changement de philosophie.  La Grèce doit en effet  en finir avec son troisième programme d’aide international le 20 août et revenir sur les marchés de capitaux après huit années passées à vivre de prêts à bon marché de la zone euro en échange d’une sévère politique d’austérité. Les investisseurs n’ont plus voulu prêter à la Grèce en 2010 en raison du gonflement de son déficit budgétaire et de sa dette. Une fois sortie de la procédure d’aide internationale, la Grèce pourra mettre en œuvre sa propre politique économique, ce que veut à tout prix un pays qui a dû imposer des réformes douloureuses à sa population, dictées par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).  Mais bon nombre de responsables politiques redoutent qu’avec le temps, le gouvernement soit pressé de toutes parts de relâcher les cordons de la bourse et c’est pourquoi ils cherchent une solution de compromis alliant générosité et prudence. Des responsables jugent que la proposition de la zone euro devrait instaurer un premier allègement immédiat puis un allègement étalé dans le temps. Dans la mesure où la Grèce n’aura pas utilisé tout l’argent dispensé par le dernier plan de renflouement, le reliquat pouvant atteindre les 27 milliards d’euros, la zone euro pourrait l’employer à substituer aux prêts du FMI ses propres crédits qui auraient l’avantage d’être bien moins coûteux pour la Grèce.  Alors qu’une réduction de la valeur faciale de la dette grecque ne semble pas à l’ordre du jour, Athènes pourrait en revanche se voir rétrocéder les bénéfices engrangés par les banques centrales de la zone euro sur leurs avoirs en dette grecque, tout en bénéficiant d’une prolongation des échéances et des délais de grâce des crédits octroyés par la zone euro. Dans la perspective d’une proposition d’allègement de la dette, le gouvernement grec doit présenter la semaine prochaine à l’Eurogroupe, soit l’ensemble des ministres des Finances de la zone euro, son propre plan de stimulation de la croissance économique. Le dernier obstacle à franchir pour pouvoir prétendre à un allègement de la dette est de mettre en œuvre 88 “actions prioritaires”, soit des réformes définitives convenues avec les créanciers, d’ici la fin mai, de façon à ce que l’Eurogroupe puisse faire le point et donner son quitus lors de sa réunion du 21 juin. “Lorsque nous aurons conclu ce chapitre, cela signifiera la fin non seulement matérielle mais aussi symbolique de 10 années de crise”, a observé Moscovici.

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Après le redressemenet financier (même si des problèmes restent à résoudre) et le succès des emprunts, Fitch relève la note de la Grèce. L’agence de notation Fitch a relevé vendredi la note de la Grèce de « CCC » à « B- » tout en indiquant s’attendre à des mesures d’allégement de la dette grecque par ses partenaires européens en 2018. La perspective attribuée à la note est positive. Parmi les grandes agences de notation, Moody’s avait également relevé la note d’Athènes fin juin alors que SP Global Ratings avait pour sa part relevé la perspective de la note à « favorable » en juillet. Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

 

Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

Grèce : accord de principe de 1,6 par le FMI

Grèce : accord de principe de 1,6 par le FMI

 

Un accord seulement de principe du fonds monétaire international pour une aide de 1,6 milliards à la Grèce. Mais une décision qui est en fait conditionnée par l’effort que souhaite le FMI de la part de l’union européenne afin de d’alléger le poids d’une dette insoutenable. Or en Europe, certains et en particulier l’Allemagne ne veulent pas entendre parler d’un allégement de cette dette mais plutôt d’un étalement. En cause, l’orthodoxie un peu excessive de l’Allemagne en matière de gestion budgétaire mais aussi la proximité d’élections qui interdit l’usage du mot tabou : allégement de la dette. Il faudra sans doute attendre que les élections allemandes se soient déroulées pour que l’union européenne accepte de diminuer la dette grecque.  Cet « accord de principe » du FMI, une manœuvre rarement utilisée par l’institution monétaire, avait déjà été annoncé en mai. Il a permis le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 8,5 milliards d’euros de la part de la zone euro, effectuée en grande partie début juillet et qui a permis aux autorités grecques d’honorer des échanges cruciales de remboursement. Athènes bénéficie d’un plan d’aide de 86 milliards d’euros, le troisième, signé en juillet 2015. Ce plan, qui court jusqu’en août 2018, doit permettre à la Grèce de faire face en partie à sa dette colossale, qui atteint toujours près de 180% de son PIB (315 milliards d’euros). Tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque, qu’il juge insoutenable en l’état actuel. L’argent ne sera versé par le FMI que si les partenaires européens d’Athènes s’entendent sur une réduction du poids de la dette, ont rappelé les responsables du Fonds jeudi.

 

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Berlin a encaissé 1,34 milliard d’euros depuis le début de la crise en 2009, révèle le quotidien Süddeutsche  Zeitung. Dans le détail, la banque de développement allemande KfW a encaissé 393 millions d’euros d’intérêts du prêt de 15,2 milliards d’euros qu’elle a accordé à Athènes en 2010. Entre 2010 et 2012, un programme de rachat de titres de dette d’Etat par les banques centrales de la zone euro à permis à la Bundesbank d’enregistrer un profit de 952 millions d’euros. Les Etats membres s’étaient pourtant accordés pour reverser les profits des banques centrales à la Grèce. Seulement l’opération a été stoppée en 2015 pour des raisons politiques, rappelle Les Echos, en particulier à cause des tensions entre le gouvernement Tsipras, fraîchement élu, et la Troïka. La bonne volonté marquée d’Athènes, en appliquant les mesures d’austérité demandées par ses créanciers, devrait conduire les Européens à lever le blocage. Malgré les efforts d’Athènes pour satisfaire les demandes de ses créanciers, notamment en dégageant un excédent primaire supérieur aux objectifs et en adoptant de nouvelles mesures d’austérité, Berlin refuse toujours de lâcher du lest. En cause notamment la proximité des élections allemandes qui interdit l’utilisation du mot allégement de la dette grecque.

Allègement dette Grèce : Lagarde entonne encore l’ Arlésienne

Allègement  dette Grèce : Lagarde entonne encore l’ Arlésienne

Une nouvelle fois la garde la présidente du FMI entonne la chanson de l’Arlésienne concernant l’allégement de la dette grecque  » la soutenabilité de la dette de la Grèce devra être discutée et nous savons (…) qu’un allègement de la dette sera nécessaire », a-t-elle indiqué. Pour l’instant le gouvernement grec n’a obtenu qu’un accord de principe qui d’ailleurs ne reprend pas clairement et proposition du FMI. Le gouvernement  grec a promis de mesures économiques à mettre en œuvre en 2019 et 2020 pour continuer de bénéficier du plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en 2015 Depuis des mois, les discussions piétinaient entre Athènes et ces bailleurs de fonds (zone euro et FMI) ce qui bloquait la poursuite du troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en juillet 2015, qui court jusqu’en juillet 2018. Parmi les mesures réclamées à la Grèce visant à rendre son économie plus compétitive: des coupes supplémentaires dans les retraites, un abaissement du seuil d’exonération fiscale et de nouvelles déréglementations des marchés de l’énergie et du travail. C’est la énième négociation avec l’union européenne ;  un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on s’était très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ». En attendant les élections françaises et allemandes on se contenter sans doute d’uen aide à court terme sur l’allègement à court terme de la dette, qui se fera essentiellement par la prolongation de prêts à faible taux d’intérêt, tout en remettant le reste à plus tard, après les élections législatives prévues en France et en Allemagne

 

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