Archive pour le Tag 'Grèce'

La Grèce se vend aussi à la Chine

La Grèce se vend aussi à la Chine

Après des pays d’Europe centrale et orientale, après l’Italie, la Grèce se vend aussi à la Chine en espérant des investissements de Pékin notamment en matière d’infrastructures et de transport. Discrètement mais sûrement la Chine avant ce ses pions en Asie bien sûr, mais aussi en Afrique et en Europe. Une Europe bien incapable de se mettre d’accord sur une position commune vis-à-vis de la pénétration des produits chinois via notamment la  future route de la soie. L’argument de ceux qui se laissent séduire repose sur le caractère bis directionnel de la future route de la soie qui peut favoriser aussi bien les importations que les exportations avec la Chine. Le problème c’est que la Chine dispose d’un outil de production beaucoup plus puissant et plus compétitif que la plupart des pays avec lesquels elles commercent. Cela vaut aussi pour l’union européenne et même pour la zone euro. La Grèce a ainsi rejoint vendredi à Dubrovnik le sommet des « 17+1 », un groupe de pays d’Europe centrale et orientale où Pékin promet d’investir massivement. Paroles rassurantes mais influence grandissante. La Chine continue d’avancer ses pions en Europe centrale et orientale au grand dam des dirigeants de l’Union européenne. En témoigne le 8e sommet dit des « 16+1 » (devenus cette année « 17 + 1 ») qui s’est tenu vendredi à Dubrovnik en Croatie en présence du Premier ministre chinois Li Keqiang. Pour la première fois, le premier ministre grec Alexis Tsipras avait fait le déplacement car son pays a décidé de rejoindre cette plateforme pour les investissements de Pékin dans cette partie du continent. L’Europe orientale est une composante essentielle du projet chinois de « nouvelles routes de la soie » , ce projet pharaonique lancé par Pékin en 2013 prévoyant des investissements de plus de 1.000 milliards de dollars dans des infrastructures routières, ferroviaires et maritimes pour permettre l’acheminement des exportations chinoises.

Les membres du 17+1

Le sommet « 17 + 1 » inclut douze pays membres de l’UE : Bulgarie, Croatie, Estonie, Grèce, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, Roumanie, République tchèque, Slovaquie et Slovénie. Auxquels s’ajoutent cinq autres Etats des Balkans qui aspirent à rejoindre l’UE : Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine et Serbie.

Grèce : nette baisse du chômage

Grèce : nette baisse du chômage

Le taux de chômage en Grèce qui avait dépassé les 25 % est retombé en mai sous les 20 %. Une preuve de plus du redressement économique mais aussi social. Après une grave crise économique et financière, après une purge sévère la situation de la Grèce ce normalise progressivement en cas s’améliore assez nettement. Notons au passage que la Grèce a payé cher une crise financière qui a rapporté 8 milliards aux créanciers. Preuve sans doute que le plan de rétablissement aurait pu être adouci. La Grèce n’est plus sous perfusion financière extérieure et revient sur les marchés financiers. Le taux de chômage en Grèce en mai est tombé en dessous de la barre psychologique des 20%, pour la première fois depuis septembre 2011, en s’établissant à 19,5% sur un an, s’est félicitée jeudi la ministre de l’Emploi, Efi Achtsioglou. Selon des données publiées jeudi par l’Autorité des statistiques grecques (Elstat), ce taux était de 21,7% pour la même période l’année précédente. « Cette réduction est sans doute une évolution encourageante et optimiste », a déclaré la ministre à l’Agence de presse grecque Ana (semi-officielle), juste après l’annonce de l’Elstat. Elle a souligné que le chômage s’est réduit « de sept points au cours des trois ans du gouvernement de gauche Syriza », rappelant « les efforts effectués pour assainir l’économie mais aussi pour créer de nouveaux postes d’emploi », surtout pour les jeunes, et « pour lutter contre l’emploi non déclaré ». La Grèce continue toutefois d’avoir de loin le taux de chômage le plus élevé d’Europe.

Grèce: allègement de la dette

Grèce: allègement de la dette

 

 

Finalement ce qu’a  toujours refusé l’Union Economique pourrait bien se produire : à savoir un allégement de la dette quitte à la soumettre à certaines conditions budgétaires. De toute manière, cette dette n’était pas soutenable et les aides européennes ont surtout servi à en rembourser une partie. En contrepartie, la Grèce a été soumise à des conditions budgétaires drastiques qui ont d’ailleurs en partie tué la croissance. Du coup Moscovici verrait bien un allégement de la dette en fonction de la dynamique de la croissance. Bref un changement de philosophie.  La Grèce doit en effet  en finir avec son troisième programme d’aide international le 20 août et revenir sur les marchés de capitaux après huit années passées à vivre de prêts à bon marché de la zone euro en échange d’une sévère politique d’austérité. Les investisseurs n’ont plus voulu prêter à la Grèce en 2010 en raison du gonflement de son déficit budgétaire et de sa dette. Une fois sortie de la procédure d’aide internationale, la Grèce pourra mettre en œuvre sa propre politique économique, ce que veut à tout prix un pays qui a dû imposer des réformes douloureuses à sa population, dictées par la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI).  Mais bon nombre de responsables politiques redoutent qu’avec le temps, le gouvernement soit pressé de toutes parts de relâcher les cordons de la bourse et c’est pourquoi ils cherchent une solution de compromis alliant générosité et prudence. Des responsables jugent que la proposition de la zone euro devrait instaurer un premier allègement immédiat puis un allègement étalé dans le temps. Dans la mesure où la Grèce n’aura pas utilisé tout l’argent dispensé par le dernier plan de renflouement, le reliquat pouvant atteindre les 27 milliards d’euros, la zone euro pourrait l’employer à substituer aux prêts du FMI ses propres crédits qui auraient l’avantage d’être bien moins coûteux pour la Grèce.  Alors qu’une réduction de la valeur faciale de la dette grecque ne semble pas à l’ordre du jour, Athènes pourrait en revanche se voir rétrocéder les bénéfices engrangés par les banques centrales de la zone euro sur leurs avoirs en dette grecque, tout en bénéficiant d’une prolongation des échéances et des délais de grâce des crédits octroyés par la zone euro. Dans la perspective d’une proposition d’allègement de la dette, le gouvernement grec doit présenter la semaine prochaine à l’Eurogroupe, soit l’ensemble des ministres des Finances de la zone euro, son propre plan de stimulation de la croissance économique. Le dernier obstacle à franchir pour pouvoir prétendre à un allègement de la dette est de mettre en œuvre 88 “actions prioritaires”, soit des réformes définitives convenues avec les créanciers, d’ici la fin mai, de façon à ce que l’Eurogroupe puisse faire le point et donner son quitus lors de sa réunion du 21 juin. “Lorsque nous aurons conclu ce chapitre, cela signifiera la fin non seulement matérielle mais aussi symbolique de 10 années de crise”, a observé Moscovici.

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Grèce : relèvement de la note par Fitch

Après le redressemenet financier (même si des problèmes restent à résoudre) et le succès des emprunts, Fitch relève la note de la Grèce. L’agence de notation Fitch a relevé vendredi la note de la Grèce de « CCC » à « B- » tout en indiquant s’attendre à des mesures d’allégement de la dette grecque par ses partenaires européens en 2018. La perspective attribuée à la note est positive. Parmi les grandes agences de notation, Moody’s avait également relevé la note d’Athènes fin juin alors que SP Global Ratings avait pour sa part relevé la perspective de la note à « favorable » en juillet. Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

Succès des emprunts de la Grèce sur les marchés, pourquoi ?

 

Après avoir été au bord du gouffre financier, la Grèce de retour sur les marchés financiers connaît un franc succès pour les emprunts qu’elle lance. Ciaran O’Hagan, responsable de la recherche sur les taux d’intérêt dans la zone euro à la Société Générale CIB décrypte dans une interview à la Tribune les enjeux de ce retour réussi sur les marchés financiers.

 

Pourquoi la demande pour la dette grecque est-elle si forte ?

CIARAN O’HAGAN - Cette obligation est un produit unique, qui n’a pas de comparable, avec un tel rendement, 4,62 %, tout en étant liquide. Pour avoir un tel rendement, les investisseurs doivent aller chercher de petits émetteurs corporate ou des subordonnés bancaires, mais ce n’est pas la même liquidité. En achetant cette dette souveraine, les investisseurs peuvent diversifier leur risque. Or aujourd’hui, avec des taux d’intérêt aussi bas, nombre d’entre eux ont retrouvé de l’appétit pour le risque. Et le seul émetteur souverain qui réalise des emprunts de même taille est le Portugal, mais ses obligations à cinq ans portent un rendement de 1,15 %, l’écart est gigantesque avec les 4,62 % de la Grèce.

 

Quels investisseurs sont typiquement intéressés ?

Cette émission peut intéresser un large éventail d’investisseurs cherchant du rendement : des Sicav, des fonds spécialistes de dette « high yield » (émetteurs à haut rendement, notés en dessous de la catégorie « investissement »), des spécialistes des marchés émergents et sans doute quelques hedge funds, peut-être aussi des gestionnaires d’actifs, plutôt que des assureurs qui recherchent des placements moins risqués. Les investisseurs, qui souscrivent, savent qu’ils achètent un pays risqué, noté Triple C ou simple B selon les agences, c’est plus d’un cran d’écart avec le Portugal par exemple. Il faut que les investisseurs aient les nerfs solides et une bonne tolérance aux fortes variations de cours : quand on regarde l’historique des obligations avril 2019 émises en 2014, on voit qu’elles sont tombées de 100 à 40 en moins d’un an puis remontées de 70 à plus de 100 depuis le printemps 2016.

Pourquoi la Grèce n’a-t-elle pas levé davantage d’argent ?

C’est vrai que 3 milliards d’euros n’est pas un montant énorme au regard du livre d’ordres qui a dépassé les 7 milliards. La demande n’a donc été servie qu’à moitié. Mais certains ordres réclamaient un rendement plus élevé, à 4,875 %. La Grèce a ainsi pu obtenir un resserrement de 25 points de base du rendement prévisionnel au cours de la journée, c’est une performance assez exceptionnelle. Si la situation est stable, on peut imaginer que la Grèce reviendra probablement sur les marchés dans un an. En 2014, son émission à cinq ans était de 4 milliards d’euros. La Grèce aurait pu aussi émettre à une échéance plus lointaine, mais cela a un coût : l’Argentine a ainsi émis un emprunt à 100 ans en juin, avec un rendement de 8 %. Les nouvelles économiques sont plutôt bonnes en Grèce, la reprise est là, les finances publiques sont sur la bonne voie et l’accord avec la Commission européenne, la BCE et le FMI  devrait durer un moment. Ceci dit, la mise en place des réformes est difficile et très lente en Grèce, comme on le constate pour celle du cadastre. Il y a aussi le contexte général : si la Fed remonte ses taux, il y aura un effet de substitution dommageable aux obligations à risque, car les investisseurs se reporteront sur les bons du Trésor américain.

Grèce : accord de principe de 1,6 par le FMI

Grèce : accord de principe de 1,6 par le FMI

 

Un accord seulement de principe du fonds monétaire international pour une aide de 1,6 milliards à la Grèce. Mais une décision qui est en fait conditionnée par l’effort que souhaite le FMI de la part de l’union européenne afin de d’alléger le poids d’une dette insoutenable. Or en Europe, certains et en particulier l’Allemagne ne veulent pas entendre parler d’un allégement de cette dette mais plutôt d’un étalement. En cause, l’orthodoxie un peu excessive de l’Allemagne en matière de gestion budgétaire mais aussi la proximité d’élections qui interdit l’usage du mot tabou : allégement de la dette. Il faudra sans doute attendre que les élections allemandes se soient déroulées pour que l’union européenne accepte de diminuer la dette grecque.  Cet « accord de principe » du FMI, une manœuvre rarement utilisée par l’institution monétaire, avait déjà été annoncé en mai. Il a permis le versement d’une nouvelle tranche d’aide de 8,5 milliards d’euros de la part de la zone euro, effectuée en grande partie début juillet et qui a permis aux autorités grecques d’honorer des échanges cruciales de remboursement. Athènes bénéficie d’un plan d’aide de 86 milliards d’euros, le troisième, signé en juillet 2015. Ce plan, qui court jusqu’en août 2018, doit permettre à la Grèce de faire face en partie à sa dette colossale, qui atteint toujours près de 180% de son PIB (315 milliards d’euros). Tout en donnant son aval, le FMI continue de mettre la pression sur les créanciers européens pour une renégociation de la dette grecque, qu’il juge insoutenable en l’état actuel. L’argent ne sera versé par le FMI que si les partenaires européens d’Athènes s’entendent sur une réduction du poids de la dette, ont rappelé les responsables du Fonds jeudi.

 

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Allemagne : 1,34 milliards d’euros de profits sur la Grèce !

Berlin a encaissé 1,34 milliard d’euros depuis le début de la crise en 2009, révèle le quotidien Süddeutsche  Zeitung. Dans le détail, la banque de développement allemande KfW a encaissé 393 millions d’euros d’intérêts du prêt de 15,2 milliards d’euros qu’elle a accordé à Athènes en 2010. Entre 2010 et 2012, un programme de rachat de titres de dette d’Etat par les banques centrales de la zone euro à permis à la Bundesbank d’enregistrer un profit de 952 millions d’euros. Les Etats membres s’étaient pourtant accordés pour reverser les profits des banques centrales à la Grèce. Seulement l’opération a été stoppée en 2015 pour des raisons politiques, rappelle Les Echos, en particulier à cause des tensions entre le gouvernement Tsipras, fraîchement élu, et la Troïka. La bonne volonté marquée d’Athènes, en appliquant les mesures d’austérité demandées par ses créanciers, devrait conduire les Européens à lever le blocage. Malgré les efforts d’Athènes pour satisfaire les demandes de ses créanciers, notamment en dégageant un excédent primaire supérieur aux objectifs et en adoptant de nouvelles mesures d’austérité, Berlin refuse toujours de lâcher du lest. En cause notamment la proximité des élections allemandes qui interdit l’utilisation du mot allégement de la dette grecque.

Allègement dette Grèce : Lagarde entonne encore l’ Arlésienne

Allègement  dette Grèce : Lagarde entonne encore l’ Arlésienne

Une nouvelle fois la garde la présidente du FMI entonne la chanson de l’Arlésienne concernant l’allégement de la dette grecque  » la soutenabilité de la dette de la Grèce devra être discutée et nous savons (…) qu’un allègement de la dette sera nécessaire », a-t-elle indiqué. Pour l’instant le gouvernement grec n’a obtenu qu’un accord de principe qui d’ailleurs ne reprend pas clairement et proposition du FMI. Le gouvernement  grec a promis de mesures économiques à mettre en œuvre en 2019 et 2020 pour continuer de bénéficier du plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en 2015 Depuis des mois, les discussions piétinaient entre Athènes et ces bailleurs de fonds (zone euro et FMI) ce qui bloquait la poursuite du troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en juillet 2015, qui court jusqu’en juillet 2018. Parmi les mesures réclamées à la Grèce visant à rendre son économie plus compétitive: des coupes supplémentaires dans les retraites, un abaissement du seuil d’exonération fiscale et de nouvelles déréglementations des marchés de l’énergie et du travail. C’est la énième négociation avec l’union européenne ;  un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on s’était très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ». En attendant les élections françaises et allemandes on se contenter sans doute d’uen aide à court terme sur l’allègement à court terme de la dette, qui se fera essentiellement par la prolongation de prêts à faible taux d’intérêt, tout en remettant le reste à plus tard, après les élections législatives prévues en France et en Allemagne

 

Grèce: « Accord de principe »

Grèce: « Accord de principe »

 

 

Ce n’est pas un accord définitif mais seulement de principe entre la Grèce et les bailleurs. Le gouvernement  grec a promis de mesures économiques à mettre en œuvre en 2019 et 2020 pour continuer de bénéficier du plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en 2015 Depuis des mois, les discussions piétinaient entre Athènes et ces bailleurs de fonds (zone euro et FMI) ce qui bloquait la poursuite du troisième plan d’aide de 86 milliards d’euros consenti en juillet 2015, qui court jusqu’en juillet 2018. Parmi les mesures réclamées à la Grèce visant à rendre son économie plus compétitive: des coupes supplémentaires dans les retraites, un abaissement du seuil d’exonération fiscale et de nouvelles déréglementations des marchés de l’énergie et du travail. C’est la énième négociation avec l’union européenne ;  un véritable serpent de mer d’autant plus qu’on s’était très bien que la Grèce est complètement incapable de rembourser cet immense dette de 200 milliards. Même le FMI dirigé par l’incompétente Christine Lagarde s’est complètement planté et a dû faire son mea culpa. Un FMI qui a failli torpiller la Grèce en la menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. ». En attendant les élections françaises et allemandes on se contenter sans doute d’uen aide à court terme sur l’allègement à court terme de la dette, qui se fera essentiellement par la prolongation de prêts à faible taux d’intérêt,, tout en remettant le reste à plus tard, après les élections législatives prévues en France et en Allemagne

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

Grèce : pas de vrais accords sur la dette avant les élections françaises et allemands

 

 

Le premier ministre grec s’impatiente car les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Des négociations qui avancent mais très lentement notamment du fait des prochaines élections françaises mais surtout allemands. En effet l’une des revendications du gouvernement grec consiste à demander une diminution de la dette contre des mesures de rigueur supplémentaire. Or certains notamment le ministre des finances Schäuble soupçonne la Grèce de se satisfaire seulement de la réduction de la dette. Or Merkel a encore besoin du soutien de son ministre des finances car elle n’est pas totalement assurée de remporter les élections allemandes. Cette question de la dette de plusieurs pays européens est au centre des préoccupations outre-Rhin. Côté français la dette grecque a pour l’instant disparu des radars de l’information d’abord parce que les questions européennes sont relativement absentes du débat ensuite parce que la France est relativement mal placée pour donner des leçons de rigueur à d’autres ou inversement pour solliciter une bienveillance des autorités européennes sur la question de l’endettement. Le recentrage sur les problématiques internes en vue des élections tente en France et surtout en Allemagne tant en France qu’en Allemagne alimente donc  la patience de la Grèce concernant le règlement de sa dette. « La finalisation de l’accord et le vote des  mesures (réclamées par l’Union européenne et le Fonds monétaire international) seront faits (…) mais à condition qu’il y ait aussi entre temps des mesures substantielles sur (l’allègement) de la dette », a déclaré Alexis Tsipras, au quotidien grec Ethnos paru dimanche. Les négociations entre le gouvernement et les représentants des créanciers sur l’examen des réformes déjà effectuées et celles à venir traînent depuis plusieurs mois, ce qui entrave la poursuite du versement des tranches de prêts internationaux au pays endetté. Les énièmes mesures réclamées par les créanciers après sept ans consécutifs de crise constituent un nouveau défi pour le gouvernement de la coalition menée par la gauche d’Alexis Tsipras, qui doit convaincre sa faible majorité parlementaire (153 députés sur les 300) de les avaler. « Les prochains jours nous aurons des évolutions (sur la négociation avec les créanciers), nous sommes dans la dernière ligne droite » de la finalisation de l’accord, s’est prévalu dimanche à la télévision Skaï le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos.

 

Grèce : encore un mini plan décidé par l’Europe

Grèce : encore un mini plan décidé par l’Europe

 

On n’a certainement pas fini d’entendre parler de la Grèce et des plans de redressement. En effet le fond monétaire international a décidé de se retirer financièrement du plan européen considérant que la charge financière à supporter par la Grèce était insupportable. Le FMI s’est a donc décidé d’adopter seulement un statut de conseiller. En clair il n’apportera pas sa contribution financière. En outre l’union européenne vient de décider de limiter son versement de 2,8 milliards à 1,1 milliard d’euros (une somme qui sera affectée aux remboursements des les intérêts d’une partie de la dette). Il est clair que compte tenu des élections en Allemagne, l’union européenne ne peut pas s’engager dans la voie d’une annulation d’une dette impossible à rembourser. Une politique des petits pas qui ne résout pas de manière durable ni la question financière grecque, ni la question économique (depuis la crise la Grèce a perdu 25 % de sa richesse nationale). L’Eurogroupe qui ne veut pas désespérer complètement Athènes salue cependant dans un communiqué la mise en oeuvre par les autorités grecques de la série de 15 « actions préalables » posées comme condition au versement d’une enveloppe de 1,1 milliard d’eurosIl prend également acte des progrès réalisés en matière de paiement des arriérés de l’Etat grec, mais note le « délai » requis pour achever de lui transmettre les données nécessaires, ce qui devrait être fait d’ici la fin du mois. « Une évaluation positive par les institutions de l’effacement par la Grèce des arriérés nets ouvrirait la voie à l’approbation par le conseil d’administration du MES (Mécanisme européen de stabilité) du paiement de 1,7 milliard d’euros supplémentaires », ajoute le communiqué. « Cela prend du temps » de réunir toutes les données, a déclaré le président de l’Eurogroupe, Jeroen Dijssebloem, lors d’une conférence de presse. « Nous sommes convaincus que tout ira bien », a-t-il ajouté. Pour obtenir le versement de cette nouvelle tranche d’aide, la Grèce devait adopter un paquet de 15 réformes, dont la dernière a été approuvée au cours du week-end. Il revient à la Commission européenne, à la Banque centrale européenne (BCE), au Mécanisme européen de stabilité (MES) – le fonds de sauvetage de la zone euro – et au Fonds monétaire international (FMI) d’évaluer les actions du gouvernement grec. « Nous pourrions aller plus vite mais il n’y a pas de raison de le faire, a déclaré le directeur général du MES, Klaus Regling, lors d’une conférence de presse. D’après des responsables européens, certains pays, dont l’Allemagne, considèrent que la Grèce ne respecte pas encore vraiment les conditions qui lui ont été posées, notamment celle prévoyant que le fonds chargé des privatisations soit pleinement opérationnel. Au-delà du versement de cette somme, la dernière prévue dans le cadre du premier examen des réformes entreprises par Athènes, qui servira pour l’essentiel à payer des arriérés accumulés ces derniers mois, le respect des 15 « actions préalables » doit aussi permettre l’ouverture d’un nouveau chapitre du plan d’aide de 86 milliards d’euros conclu à l’été 2015. Le lancement de cette nouvelle phase, ou deuxième examen, conditionne lui-même l’ouverture de discussions sur un éventuel allègement du fardeau de la dette grecque. (Avec Reuters)

Plan d’aide Grèce : le FMI refuse de participer

Plan d’aide Grèce : le FMI refuse de participer

Considérant notamment que le plan d’aide à la Grèce est trop strict et qu’ il ne pourra être respecté, le FMI se met en retrait et se réserve seulement un rôle de conseiller spécial. Cela fait plus d’un an que le FMI refuse de fixer les modalités de sa participation dans le troisième plan d’aide, de 86 milliards d’euros, accordé à la Grèce, estimant que les objectifs fixés par les créanciers européens dans le cadre de ce plan sont irréalistes sans un allègement de dette de grande ampleur. Mais pour l’instant compte tenu des perspectives d’élection en Allemagne un allégement officiel de la dette  qui s’est progressivement résignée au refus européen d’accorder un tel allègement de dette à la Grèce et est maintenant en discussions en vue d’accepter un nouveau rôle de conseil. « Il (le FMI) serait une sorte de conseiller mais ce rôle ne serait pas assorti d’une stricte conditionnalité, comme la conformité aux objectifs et les bilans de santé économiques tous les trois mois », a dit l’une des sources. Les discussions entre la Grèce, ses créanciers européens et le FMI sont dans une impasse depuis que le ministre des Finances allemand Wolfgang Schäuble a insisté sur la participation du FMI au programme d’aide tout en rejetant l’appel de Christine Lagarde portant sur une restructuration de la dette du pays.

(Avec Reuters)

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

La Grèce : une dette impossible à rembourser ( le FMI)

 

Mea culpa du FMI qui a failli torpiller la Grèce en l menaçant même de défaut et qui aujourd’hui reconnaît que la dette actuelle (autour de 170 % du PIB) est impossible à rembourser. Il aura fallu des mois et même des années aux éminents experts du fonds monétaire international pour s’apercevoir de l’évidence. Comment la Grèce pourrait-elle rembourser la totalité de sa dette dans le délai prévu alors qu’elle a perdue le quart de son PIB. Cela représente 32 000 € par habitant environ. Une somme insupportable pourtant équivalente par habitant à celle de la France. Avec une différence de taille les créanciers n’exigent pas les mêmes délais pour la France. La France paiera mais en monnaie de singe alors que la Grèce, elle ne peut pas même utiliser ce moyen monétaire. La Grèce peut rembourser mais à condition qu’on lui prête les sommes correspondantes ! A chaque plan d’aide, les créanciers et la Grèce se mettent d’accord sur des hypothèses qui ne se réalisent jamais. Croissance, rentrée des impôts, recettes de privatisations : les prévisions sont toujours trop optimistes. Arrive donc le jour où la Grèce manque d’argent, et fatalement il faut renégocier (toujours dans la douleur). En 2012, il était prévu que le ratio dette/PIB soit de 153% en 2015. La réalité d’aujourd’hui s’élève à 175%. De fait, les plans d’austérité, corollaires des plans d’aide, ont fait chuter le PIB grec de 25% depuis 2009. Résultat, malgré l’annulation de 107 milliards d’euros de dette sur les créanciers privés (aussi appelé haircut- « coupe de cheveux»), le ratio dette/PIB a explosé. La Grèce a besoin d’un allègement substantiel de sa dette pour pouvoir en supporter durablement le poids et replacer l’économie du pays sur la chemin de la croissance, a déclaré vendredi le Fonds monétaire international (FMI). Dans sa revue annuelle, distincte des négociations en cours sur la mise en place du dernier plan de sauvetage en date, le FMI dit que l’allègement de la dette grecque doit être calibré sur des objectifs budgétaires et de croissance crédibles et souligne que les objectifs d’excédents primaires (hors service de la dette) qui ont été fixés au-delà de 2018 ne devraient pas être atteints. « Les objectifs actuels des autorités restent irréalistes en conservant l’hypothèse que la Grèce atteindra et maintiendra des excédents primaires de 3,5% du PIB pendant plusieurs décennies malgré des taux de chômage à deux chiffres », écrit le FMI. « Il n’est pas possible de supposer que la Grèce peut tout simplement sortir de son problème d’endettement. Un nouvel allègement de la dette est nécessaire pour qu’elle soit viable. »

(Avec Reuters)

Grèce : une politique d’austérité insoutenable (Macron)

Grèce : une politique d’austérité insoutenable (Macron)

 

Macon considère sans doute à juste titre que la cure d’austérité budgétaire imposée à la Grèce est insoutenable et qu’il convient donc de revoir clairement les conditions d’apurement de la dette qui dans les conditions actuelles étouffent  l’économie.  Au-delà, Macon repose la problématique de la solidarité financière au sein de la zone euro. Il en profite aussi pour adresser une critique à l’Allemagne qui se refuse à affecter ses excédents à leur relance de la croissance. Une critique également partagée par le FMI. « On est en train de voir qu’au-delà du sujet de la restructuration de la dette, va se poser assez vite la question de la soutenabilité de la politique budgétaire imposée à la Grèce. Car la politique d’un pays ne peut avoir l’austérité budgétaire comme unique horizon », dit-il dans une interview publiée samedi par Le Monde. Les Européens ont approuvé une nouvelle aide à la Grèce, qui devrait commencer à lui être versée la semaine prochaine, après le vote par le parlement hellène de nouvelles mesures exigées par ses créanciers. Cet accord s’accompagne d’un engagement sur un allègement futur de la dette grecque dont les modalités seront discutées en 2018. Au-delà de la Grèce, Emmanuel Macron estime que la mise en place d’un mécanisme de restructuration des dettes publiques dans la zone euro est « un sujet sur lequel il faut qu’on avance ». « Mais il ne faut ouvrir ce débat que si des mécanismes de solidarité budgétaire et financière ont été instaurés préalablement, sinon on va provoquer une nouvelle fragmentation de la zone euro », ajoute-t-il. Le ministre relève que l’Allemagne, qui est demandeuse d’un tel mécanisme, « a 8,5 points de PIB d’excédent vis-à-vis du reste du monde et ne réalloue pas cette épargne dans la zone euro. »

(Avec Reuters)

« La Grèce subit une politique d’huissiers » ! (James Galbraith)

« La Grèce subit une politique d’huissiers » ! (James Galbraith)

L’économiste américain se distingue encore par son propos très gauchiste concernant la Grèce considérant que ce pays (qu’il a conseillé secrètement, sans doute mal ! ) subit une  politique d’huissier. James K. Galbraith, révèle dans son livre « Crise grecque, tragédie européenne » qu’il a secrètement conseillé le gouvernement Tsipras l’été dernier lors des négociations avec les créanciers de la Grèce. Mais livre a sans doute été écrit avant la conclusion d’un accord avec la Grèce qui de fait étale considérablement la dette au point en fait d’être considérablement allégée (contre lavis de l’Allemagne). Le point de vue de Galbraith démontre en tout cas que les docteurs de l’économie sont comme les médecins de Molière : assez peu compétents.  »J’avais la responsabilité de préparer une espèce de bilan des coûts, des dangers, des problèmes si le gouvernement grec devait se trouver obligé de sortir de l’Euro à la suite d’un échec des négociations« , a expliqué sur France Info ce proche de Yanis Varoufakis. « Ce n’était pas une décision que le gouvernement grec voulait prendre, mais nous étions face à la possibilité que ça soit inévitable« . Le gouvernement grec a finalement « cédé sous la menace, c’est un contrat qui a été signé sous la coercition des menaces financières très dures », selon James Galbraith, pour qui « on doit se poser la question de la moralité de cette politique« . La politique menée par la Commisison européenne, le FMI et la BCE en Grèce, « n’a rien apporté ni au peuple grec, ni à l’économie grecque, il n’y a pas eu de relance« , a critiqué l’économiste américain. « C’est une politique de saisie des terrains, de banqueroute des entreprise et de privatisation à très bon marché des biens de l’Etat. Ce n’est pas une politique économique, c’est une politique d’huissiers: quand on n’arrive pas à rembourser les dettes par les moyens de la croissance économique, on saisit les biens« . James Galbraith a estimé « qu’on aurait pu débloquer » la crise grecque « en faisant une restructuration de la dette en 2010. On ne l’a pas fait et on a préféré laisser l’illusion aux électeurs européens qu’ils pourraient être remboursés, alors que les responsables politique savaient très bien que ça ne pourrait pas se faire« . Un point de vue déjà daté avec l’accord récemment conclu entre la Grèce et L’union européenne ! 

Grèce étalement de la dette jusqu’en 2080 ?

Grèce étalement de la dette jusqu’en 2080 ?

 

 

Finalement on aura perdu beaucoup de temps pour rien avec le psychodrame de la Grèce. En effet il semble bien qu’on s’oriente vers un compromis consistant à étaler la dette dans le temps. En réalité on ne veut pas parler d’annulation de la dette pour ne pas fâcher les Allemands mais son n’étalement revient strictement au même.  FMI envisage même un échelonnement jusqu’en 2080. Selon le Wall Street Journal, qui cite des sources proches du dossier, l’institution internationale proposerait un moratoire jusqu’en 2040 de tous les remboursements de la Grèce puis leur étalement entre 2040 et 2080. «L’opinion du FMI va toujours dans la bonne direction», se félicite Olga Gerovasili, la porte-parole du gouvernement grec. Le FMI juge en effet nécessaire un important allégement de la dette grecque, ce à quoi certains pays européens sont réticents. Confiante sur le fait que le FMI saura assouplir sa position, mais également consciente qu’elle devra faire des concessions, l’Europe propose à la Grèce un allégement de la dette qui reposerait sur des délais de grâce et des échéances rallongés à partir de 2018. À condition que, d’ici là, elle ait accompli toutes les réformes convenues dans le cadre de son dernier programme de renflouement. «Le problème le plus urgent, pour la Grèce n’est pas le service de la dette mais le respect du programme (de réformes) et la capacité du pays à retrouver son indépendance économique», affirme le président de la Bundesbank, Jens Weidmann dans une interview à l’alliance des journaux européens Lena, dont Le Figaro fait partie. Cette offre, qui apparaît comme un compromis entre l’Allemagne, qui ne croit pas que la Grèce ait besoin d’un tel allégement, et le FMI qui le juge indispensable, sera détaillée par les secrétaires d’État aux Finances d’ici mardi prochain, date à laquelle les Européens espèrent parvenir un accord. L’adoption de ces réformes est d’autant plus nécessaire qu’elle doit permettre le déblocage, pour une Grèce écartée des marchés de la dette depuis 2014, d’une nouvelle tranche d’aide dans le cadre du troisième plan de sauvetage signé l’été dernier avec ses créanciers (Union européenne, Banque centrale européenne, FMI). «Étant donné que la Grèce s’active déjà pour inscrire dans la loi les mesures antérieures, je pense que nous pouvons être assez optimistes sur le fait que ces conditions préalables seront remplies», a déclaré un responsable européen.

 

(Avec le Figaro)

Grèce : dette allégée à partir de 2018

Grèce : dette allégée à partir de 2018

Officiellement on ne retiendra pas l’expression annulation de la dette (ou d’une partie) qui serait susceptible de contrarier l’opinion allemande mais comme c’était prévisible par différents moyens (notamment étalement et taux d’intérêt) on va procéder un lissage dans le temps de cette dette, ce qui d’une certaine manière revient au même. Même le ministre allemand des finances a considéré que les conditions étaient maintenant réunies pour conclure un accord avec la Grèce. En fonction des efforts qui seront faits par les Grecs eux-mêmes (comme par exemple très récemment avec le vote concernant les retraités les impôts) l’Eurogroupe  procédera donc à partir de 2018 n’on pas à une annulation de la dette mais à son allégement Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) ont donc proposé lundi à la Grèce un allègement de la dette qui reposerait sur des délais de grâce et des échéances rallongés à partir de 2018 si, d’ici là, elle a accompli toutes les réformes convenues dans le cadre de son dernier programme de renflouement. Cette proposition, qui sera détaillée par les secrétaires d’Etat aux Finances d’ici au 24 mai, apparaît comme un compromis entre l’Allemagne, qui ne croit pas que la Grèce ait besoin d’un tel allègement, et le Fonds monétaire international (FMI) qui le juge indispensable. « Cet accord sur la dette… par les partenaires européens doit permettre au FMI de participer au programme », explique l’Eurogroupe dans un communiqué. Ce dernier escompte par ailleurs un accord dans les jours qui viennent sur des mesures d’urgence qui s’appliqueraient dans le cas où la Grèce n’atteindrait pas les objectifs budgétaires prévus d’ici 2018, lorsque l’actuel programme de renflouement de 86 milliards d’euros aura expiré. Ces mesures produiraient, le cas échéant, des économies représentant 2% du PIB. Les ministres ont expliqué que les principes directeurs d’un allègement de dette seraient de faciliter l’accès aux marchés, de lisser le profil de remboursement, de fournir des incitations à réformer même après l’expiration du renflouement et laisser une marge de manoeuvre quant à l’évolution de la croissance et des taux d’intérêt à l’avenir. le ministre des Finances grec Euclide Tsakalotos a dit, après la réunion de Bruxelles, qu’Athènes et ses créanciers de la zone euro avaient conclu un accord qui préparerait le terrain au déboursement d’une nouvelle tranche d’aide financière qui permettrait de couvrir des échéances de remboursement qui tomberont en juin et en juillet et qui pourrait comporter des mesures d’allègement de la dette. L’analyse d’allègement de la dette sera divisée en trois parties correspondant aux court, moyen et long termes. Sur le court terme, il s’agira d’optimiser la gestion de la dette. A moyen terme, des délais de grâce et des échéances rallongés seront étudiés, ainsi que la possibilité de restituer à la Grèce les bénéfices engrangés par la Banque centrale européenne (BCE) sur les obligations achetées dans le cadre de son Programme pour les marchés de titres et aux fins de placement. A long terme, l’Eurogroupe verra en 2018, pour autant que la Grèce ait atteint l’objectif d’un excédent budgétaire primaire, c’est-à-dire hors service de la dette, de 3,5% du PIB, si un nouvel allègement de la dette s’impose pour que le service de ladite dette soit supportable. Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe, a dit que le FMI appuyait une telle approche de la question de l’allègement de la dette grecque. L’offre de l’Eurogroupe fait suite à l’adoption par la Vouli, le Parlement grec, de réformes impopulaires des retraites et de la fiscalité. Ces réformes étaient l’une des conditions pour débloquer au moins 5,4 milliards d’euros de nouveaux crédits tirés de son troisième programme de renflouement.

(Avec Reuters)

La Grèce adopte les réformes des retraites et de l’impôt

La Grèce  adopte les réformes des retraites et de l’impôt

 

Ce n’est pas de gaieté de cœur que le parlement grec a été contraint d’adopter les réformes concernant les retraites et l’impôt mais par obligation : en effet ces reformes  étaient voulues par l’union européenne en échange d’une nouvelle d’une nouvelle tranche d’aide financière du plan de sauvetage. Tous les partis de l’opposition, dont Nouvelle Démocratie (droite conservatrice), ont voté contre ce texte, contesté par les syndicats et qui prévoit la réduction des retraites les plus élevées, la fusion des multiples caisses d’assurance, l’augmentation des cotisations, des taxes et de l’imposition surtout pour les moyens et hauts revenus. Ces mesures étaient nécessaires au déblocage d’une nouvelle tranche d’aide, dans le cadre du plan de sauvetage financier que le premier ministre, Alexis Tsipras, a négocié l’été dernier avec ses partenaires européens. Les syndicats grecs se sont opposés à cette réforme des retraites et des impôts et se sont mobilisés ces trois derniers jours en appelant à une grève générale vendredi et samedi, et en organisant de nombreuses manifestations. Vingt-six mille personnes – selon la police – ont manifesté dimanche à Athènes et Thessalonique (dans le nord du pays).  Les textes ont été votés quelques heures avant une réunion importante, lundi, des ministres des finances de la zone euro à Bruxelles. L’Eurogroupe doit en effet se pencher sur l’évaluation des réformes demandées par les créanciers, Union européenne et Fonds monétaire international (FMI), et effectuées par la Grèce en contrepartie d’un prêt international accordé au pays à l’été 2015.

 

(Avec le Monde)

Flux de migrants : la Grèce complètement débordée

Flux de migrants : la Grèce complètement débordée

 

Théoriquement l’accord passé entre l’Union économique et la Turquie permet désormais de réguler le flux des migrants. La réalité sur le terrain est tout autre, la Grèce est complètement débordée par l’arrivée des réfugiés qui représentent 50 000 personnes nouvelles par mois. Complètement désorganisé et corrompu,  l’Etat grec ne peut évidemment faire face à la gestion de ses migrants d’autant que la Grèce n’a pas encore réglé la question fondamentale de sa dette tant avec l’union européenne qu’avec le fonds monétaire international. La Grèce a donc d’autres priorités que le contrôle des frontières de l’Europe ou la gestion des flux migratoires en outre l’accord passé -surtout imposé par Merkel- entre l’union économique et la Turquie est complètement illusoire, scandaleux et presque surréaliste. La Turquie sera en effet chargée d’échanger un migrant présent sur son sol mais  en situation régulière contre la réexpédition par la Grèce d’un migrant en situation irrégulière. En outre les visas pour les turques se rendant dans l’union européenne seront libéralisés. Pour résumer l’Union économique a sous-traité la gestion des flux migratoires à la Turquie déjà incapable de contrôler ses propres frontières sans parler de sa position ambiguë vis-à-vis de l’État islamique. La Grèce a donc demandé lundi l’aide logistique de ses partenaires européens pour la mise en œuvre de l’accord conclu la semaine dernière par l’Union européenne et la Turquie pour enrayer l’afflux de migrants, qui ne tarit pas. Des responsables turcs sont par ailleurs arrivés sur l’île grecque de Lesbos, en mer Égée, pour contribuer à l’application de cet accord. Lundi, au lendemain de son entrée en vigueur, 1.662 personnes étaient arrivées sur les îles grecques à 07h00 locales (05h00 GMT), soit deux fois plus que la veille, selon les autorités. « Nous devons agir très vite et avec coordination dans les jours qui viennent pour obtenir le meilleur résultat possible. L’aide en ressources humaines doit arriver rapidement », a souligné le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, à l’issue d’un entretien avec le commissaire européen à la Migration et aux Affaires intérieures, Dimitris Avramopoulos. « Nous sommes à un tournant (…). La gestion de la crise des réfugiés pour l’Europe dans son ensemble dépend des progrès et des succès de cet accord », a souligné Dimitri Avramopoulos, ajoutant que la France, l’Allemagne et les Pays-Bas avaient promis d’envoyer du personnel. Quatre mille personnes, dont 2.300 venant des autres Etats membres de l’UE, doivent participer au dispositif logistique prévu dans le cadre de l’accord. Le texte adopté vendredi à Bruxelles ne dit rien du sort des 47.000 migrants bloqués en Grèce qui sont arrivés avant son entrée en vigueur et autant arrivent chaque mois. 

La Grèce et la Turquie pour arrêter les migrants !

La Grèce et la Turquie pour arrêter les migrants !

 

Il est clair que Angela Merkel est de plus en plus isolée en Europe vis-à-vis tant de la politique d’immigration que du principe de mobilité intra européenne que permet l’accord de Schengen. Très contestée désormais dans son propre pays Angela Merkel cherche en vain des alliés. Et elle réclame désormais surtout l’intervention de la Grèce et de la Turquie pour arrêter les migrants.  Angela Merkel a appelé samedi la Grèce à mettre en place les hébergements nécessaires aux quelque 50.000 réfugiés qui se trouvent sur son territoire et a plaidé pour que l’Union européenne aide Athènes dans cette entreprise. « La Grèce aurait dû créer 50.000 places d’hébergement pour les réfugiés à la fin de 2015″, explique la chancelière allemande au journal Bild am Sonntag. « Les retards doivent maintenant être résorbés très rapidement parce que le gouvernement grec doit garantir des conditions décentes de logement », ajoute-t-elle. Critiquée dans son pays et au sein de sa coalition pour avoir autorisé l’arrivée de plus d’un million de migrants en Allemagne l’an passé, Angela Merkel a précisé que la Grèce devait pouvoir compter sur l’aide de ses partenaires européens. Faute de pouvoir contrôler les flux migratoires Angela Merkel s’en remet maintenant à la Grèce et à la Turquie pour maintenir sur place les réfugiés. Elle  demande aussi à la Turquie de conserver chez elle les migrants ceux qui sont déjà, ce qui vont venir de Syrie ou  d’ailleurs et ceux  que compte renvoyer l’union européenne, ce qui représente plusieurs millions de réfugiés. Cela contre un inversement de 3 milliards pour indemniser la Turquie. On voit mal comment la Turquie pourrait réguler ces flux d’autant que sa politique vis-à-vis de l’Etat islamique demeure parfois ambiguë. Et de toute façon la Turquie n’a pas les moyens de stopper les mouvements migratoires vers l’Europe. Du coup la volonté de la commission européenne de rétablir le fonctionnement normal de la zone Schengen d’ici la fin de l’année relève de l’illusion. Plus de 1,2 million de personnes ont déposé une première demande d’asile auprès des 28 pays membres de l’UE l’année dernière, parmi lesquelles 363.000 Syriens et 178.000 Afghans, selon une étude d’Eurostat, l’institut statistique de l’UE. Environ 442.000 demandes ont été déposées en Allemagne. Le pays, destination privilégiée des réfugiés, est suivi par la Hongrie, qui a enregistré 174.000 demandes avant d’ériger des barbelés à ses frontières, puis la Suède avec 156.000 demandes. Viennent ensuite l’Autriche (85.500), l’Italie (83.200) et la France (70.600). Si Bruxelles et Berlin poussent fortement en faveur d’une réponse européenne à la crise, de plus en plus d’Etats membres doutent du succès de cette dernière. On voit mal comment l’union européenne pourrait désormais sauver Schengen tellement le décalage est grand entre les intentions d’intégrer les réfugiés et le nombre  réel de migrants. C’est ce décalage qui a contraint nombre de pays à fermer plus ou moins entièrement leurs frontières. L’union européenne s’était engagée à recevoir environ 200 000 réfugiés de l’ordre d’un million sont arrivés en 2015, autant ont demandé le statut de réfugié et sur la  tendance actuelle il pourrait en arriver encore 1 million en 2 016.

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