Archive pour le Tag 'zone euro'

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Zone euro : pas de croissance mais de l’inflation

Zone euro : pas de croissance mais de l’inflation

 

L’inflation dans la zone euro s’est maintenue à 2,2% en rythme annuel en décembre, comme au mois de novembre, selon les données Eurostat, la hausse des prix de l’alimentation et des services ayant éclipsé le ralentissement de la hausse des coûts de l’énergie. Les économistes interrogés par Reuters tablaient sur une inflation à 2,1%. Les prix de l’alimentation ont augmenté de 3,1% en décembre.L’inflation dans la zone euro reste supérieure au seuil de 2% en dessous duquel la Banque centrale européenne (BCE) entend la contenir.

 

Allemagne : « Trop d’austérité en zone euro » pour le rival de Merkel

Allemagne : « Trop d’austérité en zone euro » pour le rival de Merkel

 

 

 

Dans un entretien accordé à l’édition dominicale du Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’ancien ministre des Finances juge que ces mesures d’austérité incitent certains pays à vouloir en faire beaucoup trop et beaucoup trop tôt. Selon lui, si de telles mesures étaient adoptées en Allemagne, elles provoqueraient des manifestations massives dans le pays. « Les mesures d’économies sont trop sévères, elles mènent à la dépression », a dit Peer Steinbrück, ministre des Finances de 2005 à 2009 dans un gouvernement de coalition emmené par Angela Merkel. « Certaines sociétés sont mises à genoux. La consolidation budgétaire, d’une certaine manière, est comme un traitement. Une dose juste peut sauver des vies, une dose excessive peut être létale. » Il a souligné que, dans certains pays, ces mesures représenteraient 5% de leur produit intérieur brut. « En Allemagne, cela représenterait 150 milliards d’euros (de baisses de dépenses) », a-t-il dit. « Vous pouvez imaginer à quoi ressembleraient les rues allemandes dans ce cas. » Peer Steinbrück a dit que sa formation politique était favorable à ce que des efforts soient déployés pour stabiliser la zone euro, en raison notamment des intérêts nationaux de l’Allemagne et de la responsabilité qui incombe au pays au sein de l’Union européenne. « Mon conseil au SPD est de ne pas considérer la question européenne comme un sujet mineur de la campagne électorale ou de ne pas être courageux », a-t-il dit, en référence aux craintes de certains qu’un débat sur la question de la zone euro ait des retombées plus positives pour la chancelière que pour le SPD.

 

Pologne: entrée dans la zone euro

 

La Pologne pourrait adopter l’euro dès 2016, a déclaré le conseiller du président samedi, encourageant le gouvernement à prendre de nouvelles mesures pour préparer le pays à rejoindre l’union monétaire. « Selon les calculs de la chancellerie du président, le 1er janvier 2016 est une date réaliste pour une accession de la Pologne à la zone euro », a déclaré Roman Kuzniar sur les ondes de RM FM. « Nous devons garder à l’esprit que plus tard nous le ferons, plus dur cela sera, car la zone euro se sera renforcée. Il y aura plus de critères (à respecter) et de traités à ratifier pour l’intégrer dans cinq, six ou sept ans. »  Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a estimé vendredi que la Pologne devait se prononcer sur sa candidature dans les mois à venir. La Pologne, septième puissance économique de l’Union européenne, est le seul membre à avoir échappé à la récession, mais ceci est en grande partie dû à la chute de sa monnaie lorsque la crise a éclaté en 2008, rendant ses exportations plus compétitives. Convaincre le pays de se passer de cet avantage commercial ne sera pas chose aisée : les sondages montrent que moins d’un Polonais sur trois est prêt à abandonner le zloty. Et il reste au gouvernement à convaincre l’opposition de soutenir des modifications constitutionnelles nécessaires à l’intégration de la zone euro.

 

Italie : avec le départ de Monti, reprise de l’instabilité en Italie et en zone euro

Italie : avec le départ de Monti, reprise de l’instabilité en Italie et en zone euro

 

Le départ de Monti risque de provoquer une nouvelle crise en Italie et en zone euro. L’austérité imposée par Monti avait calmé les marchés mais la dette de l’Italie, la plus importante d4europe risque de faire remonter les taux d’intérêt non seulement de l’Italie mais de l’ensemble de la zone euro. . Ce week-end, le premier ministre italien a décidé de jeter l’éponge de manière «irrévocable». Si l’on en croit les sondages, le parti de Silvio Berlusconi a peu de chances de reprendre la main. Mais la question demeure: quel qu’il soit, le premier ministre qui sortira des urnes début 2013 aura-t-il le mandat, la patience et la force de mener à bien les réformes? L’Italie, troisième économie de l’euro, pèse lourd et l’ironie du sort veut que son mauvais génie réapparaisse au moment précis où la Grèce, boulet de la monnaie commune depuis trois ans, semble provisoirement tirée d’affaire. Les deux pays, fameusement sermonnés par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy lors du sommet de l’euro du 23 octobre 2011, avaient changé de cap en même temps. Georges Papandréou avait démissionné le 11 novembre, Silvio Berlusconi le 12. Depuis, Athènes a connu elle aussi l’intermède d’un gouvernement d’experts. Mais depuis les législatives de juin, c’est un politique, le premier ministre conservateur Antonis Samaras, qui mène le redressement. Personne n’imagine que le chef du Pasok grec puisse un jour remonter en selle. Le patron du PDL italien, lui, n’a pas changé d’un pouce. À 76 ans, Silvio Berlusconi entend livrer bataille aux impôts, à la récession et à la rigueur tous azimuts imposée par Mario Monti. Ce n’est pas tant le Cavaliere qui fait peur qu’«une campagne entièrement construite contre l’Europe, contre l’Allemagne et contre l’austérité budgétaire», relève le quotidien économique Il Sole/24 ore. Signe révélateur, l’accélération de la crise politique à Rome a tendu dès vendredi le marché de la dette publique italienne, l’une des plus lourdes de l’UE (2000 milliards d’euros). Après des mois d’accalmie, l’écart avec le taux de référence allemand à dix ans est remonté à 325 points. La démission de Mario Monti, confirmée, risque d’agiter à nouveau les marchés dès lundi. Les capitales européennes restent encore discrètes sur le défi surgi de Rome. Personne ne veut croire que Silvio Berlusconi puisse arracher un quatrième mandat. Mais beaucoup s’inquiètent qu’il donne le ton de la campagne. «Les Italiens ne doivent pas céder à l’illusion qu’il existe des solutions magiques», assure le président de la commission, José Manuel Barroso. Depuis Francfort, c’est le ténor allemand de la BCE Jörg Asmussen qui apporte déjà sa voix à Mario Monti: «Il a beaucoup fait en peu de temps, dit-il au quotidien Bild. Quiconque l’emportera dans l’isoloir aura à poursuivre avec la même détermination.»

Zone euro : croissance en nette baisse en 2013 (BCE)

Zone euro : croissance en nette baisse en 2013 (BCE)

La Banque centrale européenne (BCE) a déclaré aujourd’hui s’attendre désormais à une contraction du Produit intérieur brut (PIB) en zone euro en 2013, prenant acte de l’accélération de la dégradation de l’économie dans la région, qui est entrée en récession au troisième trimestre. La BCE prévoit une contraction de 0,3% en 2013, alors qu’elle tablait encore sur une croissance de 0,5% en septembre. Pour 2014 elle s’attend à une croissance de 1,2%, selon une première estimation, et pour cette année sur un recul du PIB de 0,5%, un chiffre révisé en légère baisse (-0,4% précédemment). L’institution a également  abaissé ses prévisions d’inflation pour 2013, dans ce contexte de dégradation de la conjoncture. La BCE attend désormais une hausse des prix de 1,6% l’année prochaine, contre 1,9% jusqu’ici. Pour 2012 elle a confirmé sa prévision d’une inflation de 2,5%, tandis qu’elle attend à 1,4% en 2014, selon une première prévision. Un peu plus tôt dans la journée, la BCE a annoncé qu’elle laissait inchangé son taux directeur. Le taux de refinancement reste donc de 0,75%, le taux de facilité de dépôt nul et le taux de prêt marginal de 1,0%. Ces trois taux n’ont plus bougé depuis le 5 juillet dernier. Selon Mario Draghi, son président, cette décision n’a pas été unanime.

Croissance zone euro : toujours la récession

Croissance zone euro : toujours la récession

 

L’indice PMI composite de Markit, qui mesure l’activité de milliers d’entreprises de la zone euro, est remonté à 46,5 en novembre, contre 45,7 en octobre, dépassant la première estimation de 45,8 faite il y a dix jours. L’indice n’en reste pas moins nettement sous le seuil de 50 qui marque la limite entre contraction et croissance, pour la quatorzième fois en quinze mois, et en l’absence de perspective de nouvelles mesures de soutien à l’activité, il y a peu de raisons d’espérer un rebond à court terme. Selon Markit, la révision à la hausse de l’indice PMI par rapport aux estimations flash pourrait s’expliquer par un surcroît d’activité à la fin du mois, aucune autre raison ne pouvant être avancée. « C’est une bonne nouvelle car cela pourrait être un signe que l’activité a atteint un plancher au troisième trimestre », estime Annalisa Piazza, économiste chez Newedge Strategy à Londres. « On ne voit cependant aucun signe d’amélioration qui laisserait penser que l’économie de l’Union monétaire pourrait rebondir dans un futur proche. Notre scénario de base reste une nouvelle contraction du PIB au moins jusqu’au premier trimestre 2013. »

Zone euro : nouveau chômage record

Zone euro : nouveau chômage record

Le taux de chômage dans la zone euro a atteint un nouveau sommet en octobre, à 11,7 %, a annoncé Eurostat vendredi, reflétant la faiblesse de l’économie de la région, qui est entrée au troisième trimestre dans sa deuxième phase de récession depuis 2009. Ce chiffre est en légère progression par rapport au taux de 11,6 % du mois de septembre et marque une forte aggravation par rapport à celui de 9,9 % constaté il y a un an. Le nombre de demandeurs d’emplois a encore augmenté de 173.000 le mois dernier, pour atteindre 19 millions au total. L’Espagne, où 26,2 % de la population active se retrouve sans emploi, reste le pays le plus touché, alors que certains autres États, comme l’Autriche (4,3 %), s’en sortent bien. L’Italie, confrontée à une sévère récession depuis la mi-2011, a annoncé de son côté pour le mois dernier un taux de chômage historique de 11,1 %, son plus haut niveau depuis la création d’un indicateur mensuel en matière d’emploi en janvier 2004. Et, au Portugal, le secteur public a perdu 1 emploi sur 20 le mois dernier, alors que de nombreux secteurs - allant de l’automobile à la finance - ont annoncé des milliers de suppressions de postes depuis le mois de septembre. En revanche, l’inflation a marqué le pas en novembre, là aussi un reflet de la récession qui frappe la zone euro. Le rythme de hausse des prix a fortement baissé le mois dernier, à 2,2 % en rythme annuel, contre 2,5 % en octobre. Il reste toutefois supérieur au seuil de 2 % en dessous duquel la Banque centrale européenne (BCE) entend la contenir.

 

Zone euro: Moody’s dégrade d’un cran le Mécanisme européen de stabilité

Zone euro: Moody’s dégrade d’un cran le Mécanisme européen de stabilité

Après la France, L’agence a par dégradé d’un cran les  Fonds européen de stabilité financière (MES et FESF) de Aaa à Aa1, lui aussi assorti d’une perspective négative.   »La décision de Moody’s est difficile à comprendre. Nous sommes en désaccord avec l’approche de l’agence qui ne prend pas suffisamment en compte le cadre institutionnel particulièrement solide du MES, les engagements politiques et la structure de son capital », a réagi le patron du MES, Klaus Regling, dans un communiqué.   »Les 17 Etats membres de la zone euro sont pleinement engagés sur le plan politique et financier auprès du MES et du FESF et soutiennent ces deux institutions », a renchéri Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, dans ce même communiqué.  Outre la dégradation récente de la France, aujourd’hui notée Aa1, Moody’s indique que cette décision est due à la « forte corrélation » en termes de risque de crédit au sein de principaux soutiens financiers du MES et du FESF.  L’agence a retiré à la France son « triple AAA » le 19 novembre dernier.   »Le risque et la notation des MES et FESF sont étroitement liés à ceux de leurs principaux soutiens », explique Moody’s en rappelant que la France est le deuxième plus gros pays contributeur des MES et FESF.  La part de la France dans le MES s’élève à 20,4%, derrière celle de l’Allemagne, toujours notée Aaa par Moody’s, qui est de 27,1%.  L’agence souligne que les MES et FESF restent très bien notés car ils continuent de bénéficier par d’importants capitaux mobilisés par les Etats contributeurs, et les notes élevées de ces Etats dont la note moyenne est Aa1.  En conséquence de cette décision, l’agence de notation indique que l’ensemble des titres de dette émis à ce jour par le FESF se voient dégradés d’un cran, passant de Aaa à Aa1, ajoute Moody’s.

 

Grèce : aide accordée

Grèce : aide accordée

 

L’accord, «laborieux mais constructif» pour Christine Lagarde, a été scellé au bout de 14 heures de discussion, lors d’un quatrième rendez-vous extraordinaire depuis la mi-novembre. Il autorise le déboursement à partir du 13 décembre de trois tranches de crédits suspendues depuis l’été et permet au trésor grec d’éviter la banqueroute. L’enveloppe d’aide en retard atteint 44 milliards, dont 10 milliards que le conseil du FMI devra lui-même débloquer à son tour. Dans le huis clos, l’objectif de l’allégement de dette a rapidement réuni l’adhésion des ministres des finances, de la directrice générale du fonds et du patron de la BCE Mario Draghi: il s’agit de ramener la Grèce sur une pente d’endettement qui lui laisse assez d’oxygène pour retrouver la croissance et, in fine, rembourser son dû. La dette devra être ramenée à 124 % du PIB en 2020 (au lieu de 145 % escompté). Elément nouveau, les Européens promettent de la réduire encore, «à moins de 10 %», en 2022. En filigrane, le scénario se profile d’une remise de dette en bonne et due forme d’ici quelques années. Après des mois d’incertitude politique et financière, Athènes et ses créanciers s’engagent pour le long terme. Restait encore à préciser la nature et la répartition de l’effort immédiat demandé aux Européens: 20 % du PIB grec ou 40 milliards. Une bruyante controverse a retardé la conclusion jusqu’aux petites heures de mardi. Le FMI poussait à un abandon immédiat de créances publiques. Les trésors européens et le ministre allemand Wolfgang Schäuble s’y opposaient vent debout. L’hypothèque a été levée dans la nuit. Pour le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker, le Fonds est désormais «complétement revenu à bord». Mario Draghi a annoncé «un retour de la confiance envers la Grèce et l’Europe». L’euro s’est ressaisi à l’ouverture des marchés en Asie. Le plan arraché à l’Eurogroupe exclut pour le moment toute atteinte au principal de la dette. Mais il utilise les possibilités d’allègement de la part des trésors nationaux, de la BCE et du fonds de sauvetage européen. Afin de diminuer le fardeau, il réduit de 1 point le taux d’intérêt accordé à la Grèce par les créanciers publics. Il rallonge les échéances de ces prêts de 15 à 30 ans, c’est-à-dire au-delà de 2040. Il reporte de dix ans le paiement des intérêts au fonds de sauvetage FESF. Dès 2013, la BCE et les banques centrales nationales rétrocéderont quelque 11 milliards de profits réalisés sur les obligations grecques. L’Eurogroupe autorise enfin Athènes à racheter ses propres titres, avec une décote probable de plus de 60 %.

 

Zone euro : davantage d’intégration ou éclatement

Zone euro : davantage d’intégration ou éclatement

« Je peux m’adresser à vous aujourd’hui dans un contexte de retour relatif de la confiance dans les perspectives de la zone euro », a le président de la BCE dans un discours au Congrès bancaire européen, à Francfort. « Le retour de la confiance est justifié. » Il s’exprimait peu après l’annonce d’une hausse inattendue, la première en sept mois, de l’indice Ifo, un baromètre très suivi sur les marchés de la confiance des chefs d’entreprise en Allemagne. Pour Mario Draghi, le nouveau dispositif d’achats d’obligations d’Etat annoncé cet été par la BCE, le plan OMT (opérations monétaires sur titres), a contribué à apaiser la situation sur les marchés. « Etant donné que le retour de la confiance était lié en partie à l’annonce de l’OMT, j’aimerais assurer aux marchés financiers que nous restons prêts à mettre en oeuvre ce programme dans les conditions et au moment requis », a-t-il poursuivi. Mais Mario Draghi a ajouté qu’il appartenait désormais aux gouvernements de poursuivre les efforts de réformes structurelles et d’approfondir l’union économique et financière. « C’est cela qui restaurera pleinement la stabilité sur notre continent », a-t-il ajouté, en insistant sur la nécessité d’instituer un superviseur bancaire unique sous l’égide de la BCE. Sur ce sujet, le président du directoire de Commerzbank, la deuxième banque allemande, s’est exprimé encore plus directement lors de la même conférence. »Sans une démarche politique audacieuse, la zone euro va éclater », a-t-il dit. « Il n’y a que deux options : plus d’intégration ou l’éclatement. Et le temps est compté. »

 

« Je peux m’adresser à vous aujourd’hui dans un contexte de retour relatif de la confiance dans les perspectives de la zone euro », a le président de la BCE dans un discours au Congrès bancaire européen, à Francfort. « Le retour de la confiance est justifié. » Il s’exprimait peu après l’annonce d’une hausse inattendue, la première en sept mois, de l’indice Ifo, un baromètre très suivi sur les marchés de la confiance des chefs d’entreprise en Allemagne. Pour Mario Draghi, le nouveau dispositif d’achats d’obligations d’Etat annoncé cet été par la BCE, le plan OMT (opérations monétaires sur titres), a contribué à apaiser la situation sur les marchés. « Etant donné que le retour de la confiance était lié en partie à l’annonce de l’OMT, j’aimerais assurer aux marchés financiers que nous restons prêts à mettre en oeuvre ce programme dans les conditions et au moment requis », a-t-il poursuivi. Mais Mario Draghi a ajouté qu’il appartenait désormais aux gouvernements de poursuivre les efforts de réformes structurelles et d’approfondir l’union économique et financière. « C’est cela qui restaurera pleinement la stabilité sur notre continent », a-t-il ajouté, en insistant sur la nécessité d’instituer un superviseur bancaire unique sous l’égide de la BCE. Sur ce sujet, le président du directoire de Commerzbank, la deuxième banque allemande, s’est exprimé encore plus directement lors de la même conférence. »Sans une démarche politique audacieuse, la zone euro va éclater », a-t-il dit. « Il n’y a que deux options : plus d’intégration ou l’éclatement. Et le temps est compté. »

 

Zone euro : la récession pourquoi ?

Zone euro : la récession pourquoi ?

 

La crise présente de multiples dimensions, financière, économique, sociale, culturelle aux interactions multiples et complexes ; d’une certaine manière, c’est un changement de monde. Il faudra du temps pour s’y adapter ; un seul exemple la crise financière ; l’endettement de l’Europe a commencé il ya 20 ou 30 ans, une dette colossale qui représentera près de 90% du PIB en 2012. On ne peut évidemment résorber cette dette en quelques années (comme le prévoient les objectifs Maastricht ou pire ceux du pacte budgétaire). Pour apurer cette dette sans tuer la croissance, 10 à 20 ans seront nécessaires. C’est tout le drame et l’incohérence de la politique européenne qui a choisi l’austérité brutale. Paradoxe, plus les pays font d’efforts et plus l’économie se détériore, exemple la Grèce ou l’Espagne. Une raison simple, les équilibres budgétaires dépendent des recettes fiscales qui elles sont fonction de la croissance. En tuant la croissance, on tue la recette et on détériore encore davantage les équilibres financiers. Finalemenet un résultat catastrophique. Les derniers chiffres de la croissance européenne sont accablants.  Le produit intérieur brut (PIB) des Dix-Sept, qui avoisine 9.400 milliards d’euros par an au total, a reculé de 0,1% sur juillet-septembre par rapport aux trois mois précédents, après une baisse de 0,4% au deuxième trimestre. La récession est définie par deux trimestres consécutifs de baisse de l’activité. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse de 0,2% du PIB sur juillet-septembre. L’Allemagne et la France, les deux premières économies du continent, affichent l’une comme l’autre une croissance de 0,2% au troisième trimestre. Un chiffre qui marque un net ralentissement pour Berlin alors qu’il traduit une résistance inattendue pour Paris. Mais ces deux poids lourds ne sont pas parvenus à empêcher la rechute en récession (« double dip ») à laquelle la région semblait condamnée par l’impact de la crise de la dette qui plombe l’activité depuis bientôt trois ans. Car parallèlement, l’Italie (-0,2%) et l’Espagne (-0,3%) sont restées en récession au troisième trimestre tandis que d’autres pays, comme les Pays-Bas (-1,1%) et l’Autriche (-0,1%), voyaient leur économie se contracter de nouveau. La Belgique, dépendante de ses exportations, a quant à elle stagné. Mercredi le Portugal et la Grèce, deux des pays contraints ces dernières années de faire appel à l’aide financière internationale pour éviter la faillite, avaient confirmé l’aggravation de la chute de leur économie cet été. Aucun pays européen même l’Allemagne ne pourra sortir par le haut de cette cure d’austérité ; désendetter est une nécessité bien entendu mais il faut accorder du temps au rétablissement des équilibres, le temps de retrouver un cercle vertueux : croissance économique, croissance des recettes fiscales et désendettement progressif.

Croissance : la zone euro en récession ; le bout du tunnel, tu parles !

Croissance : la zone euro en récession ; le bout du tunnel, tu parles !

On avait annoncé la fin de la crise financière, elle est toujours là, la reprise économique, elle est absente. On va donc cumuler austérité, dette et récession. Un beau bilan pour la gouvernance européenne ! Ne parlons pas de la commission européenne, inexistante, mais de l’incurie des chefs d’Etat qui n’ont encore rien compris à la crise. Excepté en France où d’après, l’AFP,  « Hollande a réussi son opération séduction » en tout cas pas auprès des acteurs économiques et des marchés, ni même auprès de l’opinion. Auprès des journalistes politiques du cercle parisien qui ne connaissent rien à l’économie, sans doute. Le Produit intérieur brut de la zone euro a donc reculé de 0,1% au 3e trimestre, après s’être déjà replié de 0,2% au trimestre précédent, selon une première estimation jeudi de l’office européen de statistiques, Eurostat.  Une récession est constatée lorsque le PIB se contracte pendant deux trimestres consécutifs. Après le déclenchement de la crise financière de 2008, la zone euro était tombée en récession, avant de renouer avec la croissance au troisième trimestre 2009.  Le retour en récession de la zone euro n’est guère une surprise, compte tenu de la violence de la crise de la dette. Mais l’austérité imposée pour tenter d’y mettre fin semble également en cause.  Du Fonds monétaire international (FMI) à l’Institut de la finance internationale (IIF) –le représentant des 400 plus grandes banques mondiales– en passant par la rue, les voix s’élèvent pour dénoncer les effets pervers des mesures drastiques de réduction des dépenses budgétaires.  Début octobre, le FMI avait reconnu avoir sous-estimé l’impact sur la croissance des plans d’austérité dans les pays européens sous assistance financière comme la Grèce. Devant un parterre de banquiers grecs, le patron de l’IIF, l’Américain Charles Dallara, a estimé mercredi que « l’austérité seule condamne non seulement la Grèce, mais l’intégralité de l’Europe à la probabilité d’une ère douloureuse ».  Il s’exprimait en pleine journée d’action européenne contre l’austérité, marquée par des heurts notamment en Espagne, au Portugal et en Italie, trois pays sévèrement touchés par la crise.  Les chiffres publiés jeudi « confirment que l’économie de la zone euro a un besoin criant de relance macroéconomique », estime Martin Van Vliet, d’ING. « La vague de récession qui touche les pays du Sud commence à contaminer ceux du noyau dur » (les plus solides de la zone euro), estime l’économiste d’ING.   »Les responsables politiques semblant peu enclins à envisager une approche coordonnée pour revenir sur l’austérité budgétaire, la relance monétaire et une monnaie plus faible pourraient être nécessaires pour remettre la zone euro sur la voie d’une croissance durable », souligne-t-il.  Sur un an, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,6% au troisième trimestre, contre -0,4% au trimestre précédent.  Les chiffres d’Eurostat mettent en évidence que la résistance de l’Allemagne et de la France, qui ont vu leur activité progresser de 0,2%, n’a pas empêché la zone euro de tomber en récession, souligne Howard Archer, chef économiste pour l’institut IHS.  Au même moment, l’Italie et l’Espagne sont restées en récession, avec un recul du PIB de 0,2% et de 0,3%, et l’Autriche et les Pays-Bas ont vu leur activité se contracter de 0,1% et de 1,1%, après des progressions au deuxième trimestre.  L’horizon a peu de chances de s’éclaircir à court terme, la plupart des économistes tablant sur un maintien de la zone euro en récession au quatrième trimestre, voire une aggravation de la situation.  A l’échelle de l’UE, le PIB a progressé de 0,1% au troisième trimestre, après une baisse de 0,2% au trimestre précédent. Les 27 pays européens pris dans leur ensemble ne sont donc pas entrés en récession. Mais l’Europe reste à la traîne face aux Etats-Unis et dans une moindre mesure au Japon, qui ont enregistré des PIB en hausse de 2,3% et de 0,2% au troisième trimestre.

 

G20- Mexico, la zone euro accusée d’immobilisme

G20- Mexico, la zone euro accusée d’immobilisme

Pour le G20 réuni à Mexico, la dernière menace, la principale, vient d’Europe. La zone euro espérait arriver à cette réunion en ordre de bataille, après avoir peaufiné sa stratégie de sortie de crise, avec une BCE sur le pied de guerre et une union bancaire sur les rails. Echec car la division règne en Europe.  De plus, le G 20,  impatient face à la mise en œuvre complexe des avancées européennes, veut la voir aller plus loin.   »Nous voulons y voir plus clair sur l’Espagne », qui hésite toujours à faire appel aux mécanismes d’aide européens, « et sur les autres Etats européens en difficulté », a ainsi déclaré un responsable canadien.  Les Etats-Unis ont eux pressé vendredi les Européens d’aider la Grèce, toujours en plein marasme, à retrouver « une trajectoire viable ».   »Ce n’est pas le lieu pour résoudre ces questions », a balayé un banquier central européen, sous couvert de l’anonymat.  Les négociations en cours entre la Grèce, en récession pour la cinquième année consécutive, et ses créanciers internationaux (BCE, Union européenne et FMI) butent sur les moyens de financer un délai que certains entendent accorder à Athènes pour mettre en œuvre ses réformes.  En attendant, le spectre d’une sortie de la Grèce de l’Union monétaire, qui semblait s’éloigner, a ressurgi, agité par le Premier ministre Antonis Samaras pour tenter de ressouder sa coalition gouvernementale.   »Nous devons sauver le pays de la catastrophe », « si nous échouons à rester dans l’euro rien n’aura de sens », a-t-il lancé alors que le Parlement grec doit voter mercredi et dimanche de nouvelles mesures de rigueur réclamées par l’UE et le FMI en échange d’une nouvelle tranche d’aide vitale pour la Grèce.

Zone euro: chômage à 11,6% en septembre, un niveau record

Zone euro:  chômage à 11,6% en septembre, un niveau record

Le chômage s’est élevé à 11,6% en septembre dans les 17 pays de l’Union monétaire, contre 11,5% le mois précédent pour lequel le chiffre a été révisé à la hausse, selon l’office européen de statistiques Eurostat mercredi.  Il s’agit d’un niveau record, qui signifie que 18,49 millions de personnes étaient au chômage en septembre dans les pays de la zone euro. En un mois, 146.000 personnes sont venues grossir les rangs des chômeurs, et 2,17 millions en un an.  Dans l’ensemble de l’Union européenne, le taux de chômage s’est établi en septembre à 10,6%, loin devant les Etats-Unis (7,8%) et le Japon (4,2%).   »Avec des enquêtes suggérant que les entreprises sont de plus en plus réticentes à embaucher, le taux de chômage de la zone euro est appelé à augmenter, mettant plus de pression sur les ménages en difficulté », a estimé Ben May, économiste pour Capital Economics.  L’heure est particulièrement grave en Espagne et en Grèce, deux pays lourdement frappés par la crise, où le chômage touche un actif sur quatre.  Le taux de personnes sans emploi est monté à 25,8% en septembre en Espagne. En Grèce, où les dernières données datent de juillet, il est de 25,1%.  Qui plus est, la situation s’est fortement dégradée en un an dans les pays les plus fragiles de la zone euro, indique Eurostat: le chômage a bondi de 17,8% à 25,1% entre juillet 2011 et juillet 2012 en Grèce. Il est passé de 8,5% à 12,2% à Chypre, de 22,4% à 25,8% en Espagne et de 13,1% à 15,7% au Portugal.   »La crise financière est en train de dévaster les pays de la périphérie. Il faut des solutions le plus vite possible », a affirmé le commissaire européen en charge des Affaires sociales, László Andor, sur son compte Twitter.   »Les solutions à la crise doivent commencer, et non s’achever, par des mesures de créations d’emplois. Avec un si grand nombre de chômeurs, les dettes et les incertitudes ne vont faire que croître », a-t-il poursuivi.  La situation est particulièrement critique pour les jeunes. Ils étaient 3,49 millions au chômage en septembre dans la zone euro (23,3%), soit 275.000 de plus qu’en août.  Là encore, l’Espagne et la Grèce sont concernées au premier chef, avec plus d’un jeune sur deux au chômage (respectivement 54,2% et 55,6%).  Pour M. Andor, une des solutions est que les Européens assurent le financement du Fonds social européen « en 2012-2013 et sur le long terme », a-t-il dit, défendant la position de la Commission dans la bataille sur le budget européen.  Les 27 se préparent à des discussions âpres sur le budget 2014-2020 lors d’un sommet extraordinaire à Bruxelles les 22 et 23 novembre.  Bruxelles a proposé en juillet un projet de budget en hausse de près de 5% par rapport à la période 2007-2013, au grand dam de nombreux Etats qui refusent toute augmentation de leur contribution.  Le président du Parlement européen, Martin Schulz, a appelé les Etats à cesser de rechigner. Vouloir à tout prix faire des économies dénote « un manque de responsabilité », a-t-il estimé. Pour M. Schulz, le budget européen doit réduire les effets des plans d’austérité qui font souffrir les citoyens.

 

 

OFCE : l’austérité en Europe contestée par les économistes

OFCE : l’austérité en Europe contestée par les économistes

Un point d’austérité (budget), c’est entre 1 à 2 points de croissance en moins pour l’OFCE. L’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) intitule sa dernière note de perspectives économiques «la débâcle de l’austérité». Ces experts, traditionnellement jugés keynésiens, se défendent de toute idéologie. «Notre analyse s’appuie sur les faits», insiste Xavier Timbeau, le directeur des prévisions, qui dresse un sombre panorama sur 2012 et 2013. Selon l’OFCE, la zone euro va enchaîner deux années de récession, à 0,5% et 0,1% du PIB. Les pays du Sud seront les plus touchés: l’Espagne, l’Italie, le Portugal et surtout la Grèce avec un recul de presque 10 points de PIB. «Il y a dans cette zone un vrai risque de désintégration politique et sociale», alerte Timbeau. L’Allemagne reste la locomotive européenne – 0,8% de croissance en 2012 et 0,6% sur 2013 – tandis que l’économie française sera en stagnation. Autre signal alarmant, le chômage touche un «niveau record sur les dix dernières années», et continuera de grimper à 12% en 2013. «Si nous plongeons dans la récession à nouveau, après le choc de 2008, c’est parce que tous les pays ont procédé à des restrictions budgétaires», critique Xavier Timbeau. Tel est le schéma «de rigueur et de récession»: la réduction des dépenses publiques, conjuguée à la hausse des prélèvements, pèsent sur la confiance, la consommation des ménages et l’investissement des entreprises. Résultat, la croissance ralentit, il y a moins de recettes fiscales, ce qui du coup freine la baisse des déficits publics. L’impact s’avère d’autant plus récessif que les partenaires commerciaux suivent la même voie. «Plusieurs pays, l’Italie, le Royaume-Uni, l’Espagne, cumulent quatre années de restriction budgétaire», rappelle le directeur des analyses de l’Observatoire français. Le FMI et la Commission européenne reconnaissent qu’ils ont sous-estimé l’effet récessif des politiques d’austérité. C’est ce que l’on appelle l’effet des multiplicateurs, plus élevés en période de crise, en raison du chômage prolongé. L’OFCE comme le FMI l’ont revu en hausse. Lorsqu’un pays réduit d’un point de PIB son déficit budgétaire, le recul de l’activité économique serait de 0,9 à 1,6%. Il atteindrait même 2% dans le cas de l’Espagne. La seule solution, plaide l’OFCE, c’est d’assouplir la trajectoire d’assainissement. «Donnons-nous vingt ans pour rétablir la situation», plaide Xavier Timbeau, sans pour autant remettre en cause les règles européennes. Cela serait compatible avec le nouveau pacte budgétaire – le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG)- qui fixe un objectif de déficit structurel à 0,5%.

 

 

Zone euro : « Nous sommes plutôt au milieu d’une nouvelle récession » (OFCE)

Zone euro : « Nous sommes plutôt au milieu d’une nouvelle récession »

 

D’après  Christophe Blot, spécialiste de la zone euro à l’OFCE. Interview Nouvel Obs

Dans une interview au « Monde » mercredi 17 octobre, François Hollande se montre optimiste sur la résolution de la crise de la zone euro. Christophe Blot, économiste spécialiste de la zone euro à l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), tempère.

François Hollande a déclaré : « Sur la sortie de la crise de la zone euro, nous en sommes près, tout près. » Est-il trop optimiste ?

- Ca dépend ce qu’on entend par crise. Le projet européen se poursuit, avec des éléments institutionnels, mais aussi un débat d’idée : la chancelière Angela Merkel plaide pour plus de contrôle budgétaire, et François Hollande pour plus de solidarité. De là à estimer que les problèmes sont résolus, c’est un peu prématuré.

La situation espagnole ne s’arrange pas du point de vue des finances publiques, et le pays est réticent à appeler à l’aide. La Grèce s’enfonce dans une récession extraordinaire dont elle ne voit pas le bout. On peut se demander jusqu’à quand on peut accepter cela. Quelles sont les solutions pour éviter la catastrophe ? Le problème numéro un, c’est la croissance. Nous sommes plutôt au milieu d’une nouvelle récession que près d’une sortie de récession.

François Hollande dit également : « Le pire – c’est-à-dire la crainte d’un éclatement de la zone euro –, oui, il est passé. » Mais début 2012, Nicolas Sarkozy déclarait que la crise financière était terminée. Est-ce que les situations sont les mêmes ?

- Entre les deux, on a fait un pas en avant. Nous n’en sommes plus à dire : « Si tel pays sort, ce n’est pas grave ». Ce pays, c’est la Grèce. Et l’éclatement de la zone euro, c’est bien sa sortie. Le traité budgétaire est presque entièrement ratifié. Il me semble exacte de dire que la crainte d’un éclatement est passé.

Après, tout dépend de ce que l’on met en place pour que ce ne soit plus le cas. Sans croissance, la question des déficits va se poser à nouveau l’année prochaine, du moins pour certains pays. Le marché pourra douter de nouveau de la solvabilité d’un pays, et ainsi déclencher une vague de défiance sur l’ensemble de la zone.

La création du Mécanisme européen de stabilité (MES) et les nouvelles marges de manœuvres de la Banque centrale européenne ne permettent-elles pas de dissuader les attaques des marchés financiers ?

- La zone euro s’est dotée d’une arme. Reste à voir comment elle compte l’utiliser. Le MES n’a pas une capacité illimitée, et on ne sait pas si la BCE ira jusqu’au bout de ses possibilités. La solidarité budgétaire et la solidarité des dettes sont les deux faces d’une même médaille. Pour l’instant on a la première. Et plus on va de l’avant, plus on écarte la possibilité de voir la zone euro éclater.

 

 

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

Italie et Espagne veulent l’aide de la BCE mais sans la demander officiellement

 

 Curieuses ces déclarations très contradictoires de l’Italie et de l’Espagne qui souhaitent ardemment l’intervention de la BCE mais ne veulent pas le dire pour ne pas inquiéter davantage les marchés. Monti incite même l’Espagne à présenter un plan d’aide d’urgence pour éviter la contamination. L’Espagne ne veut surtout pas qu’on évoque ce plan d’aide dont elle a pourtant besoin. Bref on joue au chat et à la souris avec les marches. L’Espagne et l’Italie ont beau inquiéter les marchés, Mariano Rajoy et Mario Monti veulent prendre leur temps. Lors de leur rencontre à Madrid ce jeudi, les chefs des gouvernements espagnol et italien n’ont pas demandé à la Banque centrale européenne d’intervenir. Au contraire. Lors de leur conférence de presse commune, ils ont soigneusement évité de se prononcer sur toute forme d’aide extérieure. Mais, en coulisse, les négociations vont bon train. L’Italie tente de convaincre l’Espagne d’accepter la main tendue par ses voisins. Avec des pincettes. Mario Monti promet d’«étudier les modalités» de la proposition de Mario Draghi afin de «déterminer si cette proposition (leur) convient». Plus prudent, Mariano Rajoy a refusé de répondre et s’est contenté de qualifier les déclarations du président de la BCE de «positives». Pour le reste, les deux chefs d’exécutif se sont appuyés mutuellement et ont affiché leur volonté de continuer dans la même voie: réduction du déficit et réformes structurelles. Mais, malgré cette unité affichée, l’Espagne et l’Italie n’ont pas une position identique. Alors que Mario Monti est favorable à un achat d’obligations sur le marché secondaire par le FESF, son homologue espagnol se montre beaucoup plus réservé. «Cette option pose un double problème pour l’Espagne, juge Juan Carlos Martinez Lazaro, professeur d’économie à l’IE Business School. Il y a d’abord un problème d’image. L’Espagne veut absolument éviter une solution qui ressemble à un plan de sauvetage.» Cette obsession exaspère ses partenaires européens, qui voient dans ce refus de principe «un orgueil mal placé», selon le mot d’un diplomate européen. «Le gouvernement veut également éviter qu’on lui impose de nouvelles conditions», poursuit Lazaro. L’Italie pense pouvoir échapper à la négociation d’un mémorandum d’entente (Memorandum of Understanding, MOU) si elle sollicitait l’achat d’obligations souveraines. L’Espagne, en revanche, craint qu’on lui impose une nouvelle vague d’austérité. Après avoir adopté un plan de rigueur de 65 milliards d’économies à réaliser en deux ans et demi, Mariano Rajoy considère qu’il a suffisamment heurté son électorat. «Il y aurait probablement un nouveau programme», pronostique Juan Ignacio Crespo, analyste financier et auteur d’un livre intitulé Les Deux Prochaines Récessions. Mais, entre les recommandations de la Commission et les conditions imposées aux banques, l’Europe ne pourrait plus ajouter grand-chose», indique-t-il. Même Christine Lagarde l’a reconnu: «Vu ce que l’Espagne a déjà réalisé et ce qu’elle compte encore faire, il n’y a pas grand-chose que le FMI pourrait demander en plus si l’Espagne recevait un plan de sauvetage», a expliqué la directrice de l’institution financière, incitant Madrid à sauter le pas sans crainte.

Fuite des capitaux en Espagne et ailleurs

Fuite des capitaux en Espagne et ailleurs

 

Le sujet est tabou mais la crise de la dette fait fuir les capitaux en Grèce bien sûr mais aussi en Italie et en Espagne ; (voir article). Par exemple Les transferts d’argent à l’étranger des Espagnols ont atteint un niveau record, selon des chiffres publiés jeudi, sur fond de crise bancaire et de dégradation de la note de huit régions autonomes. La recapitalisation des banques et les besoins de liquidité des régions menacent de faire plonger les finances de l’Etat davantage dans le rouge, ce qui a poussé le coût de la dette souveraine espagnole au bord du seuil au-delà duquel le pays pourrait devoir demander un plan de sauvetage. La Commission européenne a volé au secours de Madrid mercredi, en proposant une aide directe du Fonds de soutien européen pour recapitaliser ses banques et en accordant au gouvernement davantage de temps pour réduire son déficit budgétaire. Cette initiative a permis d’enrayer l’accroissement de l’écart de rendement de l’obligation souveraine espagnole à dix ans par rapport à l’allemande, mais celui-ci demeure à un niveau record depuis l’adoption de l’euro. Le coût de financement que doit supporter l’Espagne a légèrement reculé jeudi, mais, à 6,6%, il reste proche du niveau de 7% qui avait contraint l’Irlande et le Portugal à se tourner vers une aide internationale. Le Fonds monétaire international (FMI) ne travaille pas à l’élaboration d’une assistance financière pour l’Espagne, a déclaré Christine Lagarde, directrice générale du FMI, démentant à son tour un article de presse en ce sens. Fragilisées depuis l’explosion de la bulle immobilière en 2008, les banques espagnoles n’inspirent plus confiance aux épargnants, qui ont transféré une somme nette de 66,2 milliards d’euros à l’étranger en mars, principalement sur des comptes sur livret dans les pays du nord de l’Europe, selon les chiffres de la Banque d’Espagne. Il s’agit d’un record depuis que cette statistique a été créée en 1990. Il y a un an, l’Espagne avait bénéficié de rentrées nettes de 5,4 milliards d’euros.

 

L’OCDE favorable aux euro-obligations et à moins de rigueur budgétaire en Europe

L’OCDE favorable aux euro-obligations et à moins de rigueur budgétaire en Europe

L’Union européenne devrait exclure les investissements publics des calculs des déficits budgétaires et émettre des euro-obligations pour favoriser la croissance, a dit dimanche l’économiste en chef de l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE). Dans un entretien publié par La Stampa, Pier Carlo Padoan estime que le « pacte budgétaire » destiné à contrôler les finances publiques des pays de l’Union ne devait pas être renégocié, tout se prononçant en faveur de nouvelles règles en matière d’évaluation des déficits et de la dette. « Les dépenses d’investissement devraient être exclues du calcul des déficits et de la dette. Des euro-obligations devraient être introduites », déclare-t-il, reprenant ainsi à son compte les positions du gouvernement italien dirigé par Mario Monti. Ces deux idées ne trouvent, à ce jour, pas preneur en Allemagne, où l’on estime que des euro-obligations ne peuvent être envisagées avant qu’une discipline budgétaire soit mise en oeuvre dans la zone euro. Pier Carlo Padoan dit également que le risque de voir la Grèce quitter la zone euro augmentait. « Ce risque existe et il est plus élevé qu’il y a six mois », estimant que les conséquences d’un défaut de la Grèce seraient « catastrophiques », jugeant au passage « irresponsables » ceux qui minimisent ces conséquences.

 

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