Archive pour le Tag 'Retraite'

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La retraite chapeau limitée à 30% ?

La retraite chapeau limitée à 30% ?

 

Face au scandale des retraites chapeaux, le pouvoir se devait de réagir. Ce qu’il a fait bien tardivement à travers la voix du ministre de l’économie Bruno Lemaire ce dernier proposerait de limiter la retraite des dirigeants des grandes entreprises à 30 % de leurs revenus. On sait par exemple que Tom Henderson le patron d’Airbus va partir avec une retraite de 1,3 millions parents alors qu’il n’a effectués que c’est en de présence dans la société. Par ailleurs son salaire était d’environ 3 millions mais son revenu de 5 millions. Du coup le plafond fixé par le ministre de l’économie ne change strictement rien puisque ce plafond pour Tom Henderson se situerait à 1,5 millions. La vérité c’est que le pouvoir ne veut pas s’attaquer ni à la structure de rémunération, ni au niveau des salaires et pas davantage aux retraites. Dans le même temps le gouvernement pour l’ensemble des salariés veut là des réformes profondes dont certaines sont sans doute justifié mais particulièrement injuste par rapport aux patrons de grandes entreprises il y a la évidemment une forme inadmissible de justice sociale. Visiblement le ministre de l’économie Bruno Lemaire a réagi de manière un peu rapide en effectuant un calcul de coin de table. Notons qu’il parle de 30 % des revenus et non de 30 % du salaire. Or on sait que les grands patrons dépriment de performance sans parler des stock-options attribués bien sûrs gratuitement et qui ont pour objet de faire en sorte que les dirigeants soient plus proches des actionnaires que des salariés voir de l’intérêt de leur entreprise

“Je suis opposé aux rémunérations excessives, en particulier en matière de retraite chapeaux, qui décrédibilisent le capitalisme et rendent ces équilibres incompréhensibles et injustes”, a dit Bruno Le Maire dans une interview accordée aux Echos de mercredi. En vue de limiter les montants perçus, le ministère de la Santé souhaite ou bien plafonner ces montants à 30% des revenus du dirigeant ou imposer un plafond en valeur absolue.

Bruno Le Maire a prévenu que le plafond, quelle que soit l’option envisagée, serait “très inférieur au 1,3 million d’euros par an prévus pour Tom Enders”. Un mensonge évidemment car tout dépend du montant de la rémunération.

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Tom Enders-Airbus : nouveau scandale de retraite chapeau

Après avoir passé seulement sept ans chez Airbus, le patron Tom Ender pourrait partir en retraite avec une petite enveloppe d’une quarantaine de millions. Curieux qu’aucune déclaration du gouvernement ne soit intervenue sur les conditions particulièrement favorables au patron d’Airbus. Cela précisément au moment en plus où se discute l’avenir des retraites où  il s’agira de renier sur la date de départ et le montant des pensions. Au moment où le gouvernement maintient la désindexation des retraites par rapport à l’inflation et la CSG pour le plus grand nombre. Bref il y a de toute évidence 2 mondes. Certains objecteront qu’un grand patron mérite d’être payé. Sans doute mais on ne fera croire à personne qu’il n’existe pas parmi les managers français ou européens des candidats qui auraient géré Airbus avec efficacité en se contentant de la seule retraite prévue. En la circonstance, il ne s’agit plus d’inégalités mais de régime monarchique qui légalement accorde des privilèges à l’élite

Tom Enders pourrait notamment toucher 26,3 millions d’euros, somme provisionnée par Airbus pour ses années de retraite, des actions gratuites de performances évaluées à 7,3 millions d’euros et 3,2 millions pour une indemnité de non-concurrence d’un an. Airbus a confirmé à l’AFP la « cohérence » des « calculs théoriques » concernant la retraite, calculée sur 20 ans. Cela correspond à une rente annuelle de 1,31 million d’euros, selon des calculs du cabinet qu’avait dévoilés Le Monde ce mardi. Plusieurs éléments de ce scandale méritent d’être dénoncés. Il y a peut-être d’abord les stock-options qui sont attribués gratuitement au patron afin de faire en sorte qu’il soit plus près des intérêts des actionnaires que celui des salariés voire de l’entreprise. Ensuite ce concept de retraite chapeau qui vient s’ajouter au régime de retraite classique. Le pire c’est que dans certains cas ce principe de retraite chapeau vaut aussi pour des chefs d’entreprise qui ont échoué dans leur gestion.

« Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

  »Reculer l’âge de la retraite » (Xavier Bertrand)

Xavier Bertrand, qui avait conduit la réforme des régimes spéciaux de 2008, propose son projet et considère que les orientations du pouvoir visent à réduire le montant de toutes les retraites.  Pour l’ancien ministre du Travail de Nicolas Sarkozy, une évidence s’impose : « Reculer l’âge de départ [à la retraite] est la seule voie. Dire autre chose, c’est mentir aux Français. » Et pour l’actuel président de la région Hauts-de-France, il faut fixer cet âge de départ à 65 ans. Selon lui, cela représenterait « 15 à 18 milliards d’euros en plus ».

En échange d’un départ à la retraite plus tardif, Xavier Bertrand souhaite en garantie une hausse de la minimum vieillesse, aujourd’hui fixé à 868,20 euros. « Je propose que, à terme, aucune pension ne puisse être inférieure à 1.000 euros », estime-t-il ainsi, avant de souhaiter que « quelqu’un qui a fait toute sa carrière au smic ne touche pas moins en retraite ».

Alignement des régimes du public et du privé, réforme de la dépendance, pénibilité… celui qui a mis en œuvre la réforme des régimes spéciaux en 2008 détaille ainsi son contre-projet, tout en critiquant les propositions avancées par l’exécutif. Et notamment l’idée d’un système unique par points qu’il qualifie de « piège » et de « vaste opération hypocrite de baisse généralisée des retraites ». Il revient également sur la méthode du gouvernement et réclame le maintien du dialogue entre l’Etat et les partenaires sociaux. « Il y a toujours plus d’idées dans deux têtes que dans une, et même si le dialogue ne permet pas d’aller au bout, il faut le tenter, plaide-t-il. Des syndicats (comme la CFDT) peuvent être plutôt favorables à l’allongement de la durée de cotisation. Mais il faut arrêter de les prendre de haut, travailler avec eux et les respecter. »

Retraite : un tout petit geste de Macron ?

Retraite : un tout petit geste de Macron ?

 

Le pouvoir prépare l’opinion à des mesures cosmétiques suite au grand débat. Ainsi plusieurs responsables ont-ils évoqué la possibilité d’une petite mesure en faveur des petites retraites. En gros ce qui est visé, c’est une vraie indexation peut-être de ses retraites sur le coût de la vie. Visiblement le pouvoir n’a pas compris que cette question des retraites est centrale dans le mouvement des gilets jaunes et le mécontentement social en général. En effet en aucune circonstance Macron dans son programme électoral n’avait indiqué qu’il s’en prendrait aux retraités. Il avait même affirmé exactement le contraire. En outre le fait de s’attaquer aux pouvoir d’achat des retraités constitue un déni de démocratie tant que la réforme des retraites n’a pas été complètement élaborée et adoptée. Cette mesure est à mettre en parallèle avec les 40 milliards accordés sans aucune contrainte aux grandes entreprises et aux cadeaux fiscaux aux plus aisés. Certes on comprendra qu’il faille sans doute améliorer la compétitivité des entreprises, pour cela alléger la fiscalité encore faudrait-il assigner des objectifs, mettre en place des mesures d’évaluation et cibler les secteurs qui sont effectivement menacés par la compétitivité internationale. Or dans l’opération des secteurs comme la poste ont bénéficié de l’allégement fiscal !  Cette injustice fiscale est au cœur de la crise sociale mais Macron veut s’en sortir avec des mesurettes. Emmanuel Macron a en effet estimé vendredi que le “grand débat” lancé pour désamorcer la crise des “Gilets jaunes” devait déboucher sur un geste en direction des petites retraites. “Je ne vois pas comment on sort de ce ‘grand débat’ sans apporter une réponse à ces retraites contributives modestes, parce que ça nourrit le ressentiment des classes moyennes dans notre pays”, a dit le président français devant des élus des Hauts-de-France, à l’Elysée. “Il faut qu’on trouve la ressource pour pouvoir contribuer à cela, moi j’y suis favorable, je veux apporter une réponse à ce sujet. Je pense que ça doit faire partie de nos réponses de sortie de crise”, a-t-il ajouté. “On ne peut pas se dérober devant cela.” Des mots, des mots, des mots. Comme d’habitude

 

Sondage report de l’âge légal de la retraite : 61 % contre

Sondage report de l’âge légal de la retraite : 61 % contre

 

Selon un sondage Harris Interactive publié ce dimanche pour Le Figaro, RTL et TF1-LCI, les Français sont 61% à s’opposer à un report de l’âge légal de la retraite pour financer des dispositifs liés au grand âge. Ils sont encore plus nombreux (62%) à ne pas vouloir cotiser d’avantage de trimestres.

 

Dans le détail, les personnes âgées de plus de 65 ans sont logiquement moins réticentes à revoir les règles de départ à la retraite. Elles sont même 55% à soutenir un report de l’âge légal de départ, et 57% à envisager un allongement de la durée de cotisation. Les Français qui se revendiquent proches de LREM se montrent quant à eux très majoritairement favorables à de telles mesures (67% d’opinion positive) tout comme les sympathisants des Républicains (58%). Des chiffres qui tombent à 31% pour les proches de la gauche et à 22% pour ceux du Rassemblement National. Dans l’idéal, les Français se verraient partir à la retraite à 60 ans. Ils sont 68% à l’indiquer, et 21% d’entre eux souhaiteraient même quitter la vie active avant. Réalistes, ils sont pourtant 81% à penser qu’ils partiront à la retraite après 61 ans, 45% imaginent même qu’ils auront plus de 65 ans.

 

 

(Enquête réalisée en ligne les 22 et 23 mars 2019 sur un échantillon de 1200 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus)

 

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Retraite :  » 62 ans, pas le sujet », (Jean-Paul Delevoye )

Ex-médiateur de la République et proche d’Emmanuel Macron, le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, revient sur l’âge légal de départ à la retraite dans le JDD en réaffirmant que ce principe ne sera pas remis en cause en dépit des couacs de membres du gouvernement et notamment de la ministre de la santé. Ce rappel à la légalité n’éclaire pas pour autant l’avenir des retraites vis-à-vis du départ réel, aussi vis-à-vis des régimes spéciaux. De toute évidence les salariés seront invités par différents moyens à prendre un départ effectif autour de 65 ans (au lieu de 63 ans en moyenne aujourd’hui. Extrait de l’interview du JDD : Pourquoi ce couac du gouvernement sur l’âge de départ à la retraite?
Les propos de Mme Buzyn, avec qui j’échange régulièrement, ont été mal interprétés. Le rapport de Dominique Libault [président du Haut conseil du financement de la sécurité sociale] sur la dépendance sera rendu jeudi et c’est au financement de ce défi sociétal que la ministre de la Santé faisait référence, tout comme le Premier ministre et Gérald ­Darmanin. Le grand débat est un moment où toutes les questions doivent pouvoir être posées sans tabou. Je suis peu sensible aux orages médiatiques. À partir du moment où j’ai un chemin, j’attends que la poussière retombe et je reste fixé sur les engagements pris. Et ils sont très clairs! Nous n’avançons pas masqués, il n’y a pas de loup.

Vous ne reviendrez donc pas sur ce curseur des 62 ans?
Les 62 ans, ce n’est pas le sujet, c’est un débat trop restreint. Dans un régime par points, on passe de droits dépendant en grande partie d’une durée d’assurance à des points accumulés à chaque période travaillée. Plus on souhaite en avoir, plus on poursuit sa carrière. C’est ça, le libre choix. Et c’est une aspiration forte de nos concitoyens. (Pas sûr cependant qu’il s’agisse vraiment d’un libre choix !  NDLR)

Âge retraite : rétropédalage

Âge retraite : rétropédalage

 

Après le rétro pédalage de la ministre de la santé sur la question, c’est maintenant celui du premier ministre toujours avec la même hypocrisie : à savoir on maintient l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans mais en fait on incite à partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. Et le premier ministre de déclarer devant l’assemblée nationale “Dans le cadre de cette réforme, il n’est pas question de modifier l’âge de départ à la retraite”, a déclaré Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. Pour autant, dans le contexte de vieillissement de la population française et “d’un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge de la limitation du reste à charge est une question parfaitement valide”, a-t-il ajouté. “Ce qui m’inquiéterait, ça serait qu’on ne se la pose pas”. Un rétro pédalage particulièrement hypocrite  puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de départ  en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. La ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

L’âge de la retraite en Europe

L’âge de la retraite en Europe

La récente polémique sur la modification de l’âge de la retraite en France donne l’occasion de faire des comparaisons avec d’autres pays. En France l’âge de légal à la retraite est pour l’instant fixé à 62 ans mais dans les faits le départ se situe  vers 63 ans. D’une façon générale en Europe dans la plupart des pays l’âge de la retraite est fixé à 65 ans. (Notons que c’était la en France avant que Mitterrand ne décide de revenir de 65 à 60 ans). D’une façon générale dans la plupart des pays les salariés sont incités à partir tard qu’à la date légale. Deux raisons à cela l’évolution démographique caractérisée par un vieillissement moyen de la population aussi l’allongement de la durée de vie qui fragilise les systèmes de retraite. A l’échelle mondiale, l’Europe est loin d’être le continent où l’ont part le plus tard en retraite.les pays où les hommes travaillent le plus longtemps dans le monde:

  1. Corée du Sud: 72,9 ans
  2. Colombie: 72,5 ans
  3. Mexique: 71,8 ans
  4. Japon: 70,6 ans
  5. Chili: 70,4 ans

Bien que minoritaires dans la population actives, les femmes coréennes travaillent encore plus que les hommes: elles prennent en moyenne leur retraite à 73,1 ans, bien plus tard que les Japonaises (69,3 ans) et les Roumaines (67,4 ans).

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

Âge de départ à la retraite : 62 ou 65 ans ?

 

Après le rétro pédalage de la ministre de la santé sur la question, c’est maintenant celui du premier ministre toujours avec la même hypocrisie : à savoir on maintient l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans mais en fait on incite à partir à 65 ans pour obtenir une retraite pleine. Et le premier ministre de déclarer devant l’assemblée nationale “Dans le cadre de cette réforme, il n’est pas question de modifier l’âge de départ à la retraite”, a déclaré Edouard Philippe lors des questions au gouvernement à l’Assemblée. Pour autant, dans le contexte de vieillissement de la population française et “d’un besoin de financement considérable, se poser la question de savoir s’il faut travailler plus longtemps pour que le fruit de ce travail plus long finance ces besoins considérables d’investissement et de prise en charge de la limitation du reste à charge est une question parfaitement valide”, a-t-il ajouté. “Ce qui m’inquiéterait, ça serait qu’on ne se la pose pas”. Un rétro pédalage particulièrement hypocrite  puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de départ  en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. La ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

Âge de la retraite : Buzyn rétropédale !

Âge de la retraite : Buzyn rétropédale !

 

Un rétro pédalage particulièrement hypocrite de la part de la ministre de la santé après qu’elle ait  indiqué qu’elle n’était pas hostile au report de l’âge de la retraite «  à titre personnel ». Et de se justifier en précisant qu’elle n’était pas favorable au report de l’âge légal de départ en retraite. Une précision tout aussi hypocrite puisqu’on peut très bien maintenir l’âge légal de en retraite mais reculer en même temps l’âge de départ effectif, ce qui se produit d’ailleurs en ce moment avec en moyenne des départs autour de 62 63 ans. L’âge de la retraite est évidemment un tabou (comme les 35 heures). Pour le contourner on va donc agir le taux de cotisation en fonction des années d’activité, sur le niveau des pensions voir sur le taux de cotisation (régime général et régime complémentaire compris). Ajoutons que le report de l’âge de la retraite génère des effets à moyen et long terme et que l’autre manière d’obtenir rapidement des économies est passée par la désindexation. Une autre manière de diminuer la retraite. la ministre de la santé avait  précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et même s’imposer  pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», avait  déclaré  la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

 

Recul du départ à la retraite (Agnès Buzyn)

Recul du départ à la retraite  (Agnès Buzyn)

 

 

De manière particulièrement hypocrite, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a estimé que le gouvernement devait se saisir de la question du report de l’âge de départ à la retraite qui aurait notamment émergé du grand débat national. Ceci étant,  la ministre de la santé a précisé qu’elle s’exprimait à titre personnel et que de toute manière un jour ou l’autre il faudrait bien se poser la question. Cette manière très allusive d’aborder une question centrale ne caractérise pas un grand courage. Il y a en effet longtemps que le problème de l’âge de la retraite comme celui des 35 heures devrait être sur la table des négociations. Ces deux mesures de la gauche ont largement concouru à tuer  la compétitivité de l’économie. Sans parler du fait que cela a porté un coup fatidique à la valeur du travail. Cette réduction du temps de travail peut et même doit se comprendre et s’admettre pour les salariés aux conditions de travail difficiles mais pas pour l’ensemble. C’est cette généralisation idiote et aveugle qui est condamnable. Quand on écoute les propos de la ministre de la santé, on peut être inquiet du courage et de la lucidité du pouvoir sur cette question  «La question de l’âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite», a relevé la ministre lors du Grand jury RTL-Le Figaro-LCI. «Moi j’entends ces débats. Le président de la République avait pris lors de sa campagne (présidentielle) l’engagement devant les Français de ne pas toucher à l’âge de départ à la retraite. Après, nous allons mener une réforme des retraites pour rendre les retraites plus universelles, plus compréhensibles pour les Français et avoir un système qui pérennise notre système par répartition, peut-être que cela, ça sera en discussion avec les partenaires sociaux dans le cadre de la réforme générale», a-t-elle indiqué. «Je n’y suis pas hostile», a poursuivi la ministre, interrogée sur l’enjeu de retarder l’âge de départ à la retraite. «Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d’année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté», a-t-elle fait valoir. «Est-ce que, alors que le nombre d’actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir», a-t-elle estimé.  Comme on lui rapportait, en fin d’émission, les réactions de surprise suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu’elle s’exprimait «à titre personnel». «Je pense que un jour, un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir», a-t-elle précisé. «Ce que j’ai dit, c’est que j’ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l’évoquent, c’est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n’est pas (mise) sur la table aujourd’hui par le gouvernement», a-t-elle rappelé. Contrairement à ce que raconte la ministre cette question n’est pas non plus mise sur la table de façon significative dans le cas du grand débat.

 

Départ à la retraite : à 63 ans (Sécu)

Départ à la retraite : à 63 ans (Sécu)

 

62,7 ans, c’est : l’âge moyen de départ à la retraite des salariés du secteur privé. C’est deux mois de plus qu’en 2017. Résultat, sous l’effet conjugué des différentes réformes des retraites et de l’accroissement de l’espérance de vie, l’âge moyen des retraités du régime général progresse pour atteindre 74,3 ans en 2018, contre 74,1 ans en 2017. Quatre retraités sur dix ont désormais 75 ans ou plus.

1057 euros mensuels en moyenne: La pension de base de droit direct (hors réversion) servi pour une carrière complète au régime général est de 1057 euros par mois en 2018, en moyenne. Mais seulement un peu plus de 5 millions de retraités ont fait une carrière complète au régime général. Reflet des écarts de salaires chez les actifs, la pension des femmes (946 euros) restait inférieure à celle des hommes (1157 euros). Toutefois, la quasi-totalité des retraités touchent au moins une autre pension de base ou une retraite complémentaire, en fonction des métiers qu’ils ont exercés. En moyenne, les Français relèvent de plus de 3 régimes différents, selon le Haut-commissariat à la réforme des retraites. Et un peu plus de 19% des retraités sont bénéficiaires d’une pension de réversion.

Conseil constitutionnel : maison de retraite de luxe des anciens politiques ?

Conseil constitutionnel : maison de retraite de  luxe des anciens politiques ?

 

Le conseil constitutionnel est considéré comme la plus haute institution française puisqu’elle peut se prononcer sur la validité des lois et autres élections nationales. On considère que c’est l’assemblée des sages. Curieuse sagesse en vérité car le conseil constitutionnel est composé exclusivement d’anciens politiques forcément marqués par leur idéologie, leur parcours et qui ne peuvent du jour au lendemain acquérir la posture de sage q’ exige cette institution  « indépendante » du pouvoir. Le conseil est en effet composé de neuf membres désignés par le président de la république, par le président de l’Assemblée nationale et par le président du Sénat. Ces trois derniers responsables n’étant pas particulièrement neutres pour cette désignation. S’y ajoute la présence des anciens présidents de la république. Bref, c’est en fait une institution d’anciens politiques, une sorte d’EPHAD  de luxe pour de vieux responsables. Une curieuse conception de l’indépendance. Il ne manque pourtant pas en France de juristes compétents complètement apolitiques qui pourraient composer un conseil constitutionnel réellement à l’abri des les influences politiques.  Aucune condition de compétence juridique des membres du Conseil constitutionnel n’existe. La France est ainsi l’exception en Europe, puisqu’il faut être, au minimum, juriste, pour être juge constitutionnel. Dans divers pays européens, par exemple, les qualités exigées sont :

  • Autriche : être juge, fonctionnaire ou professeur d’université ;
  • Allemagne : être magistrat fédéral suprême (pour six d’entre eux au moins), remplir les conditions pour être juge allemand ;
  • Italie : être magistrat, professeur de droit ou avocat ;
  • Espagne : être magistrat, professeur ou avocat ;
  • Portugal : être juge (pour six d’entre eux au moins) ou juriste ;
  • Belgique : avoir été pendant 5 ans soit haut magistrat, soit parlementaire.

 

Notons également que les membres du conseil constitutionnel sont grassement rémunérés de 17 000 € bruts par mois alors que la plupart cumule déjà plusieurs retraites. Or le conseil constitutionnel est loin d’être une institution qui mobilise à plein temps. Par ailleurs, le travail essentiel est effectué par des rapporteurs. Pour parler clair, les membres du conseil constitutionnel s’y rendent une fois ou deux par mois pour une rémunération démentielle à laquelle s’ajoute d’ailleurs le remboursement de frais.

 

Les prochains chantiers : retraite, chômage, fonction publique (Macron)

Les prochains chantiers : retraite, chômage, fonction publique (Macron)

 

 

 

Implicitement Macron a reconnu que les réformes déjà menées n’avaient pas donné encore les résultats escomptés. C’est pourquoi Macron demande encore de la patience au pays pour mesurer l’efficacité de sa politique. Ce qui ne l’empêche pas d’annoncer la couleur quant à la suite des futures réformes “. “Le gouvernement dans les prochains mois devra poursuivre ce travail pour changer en profondeur les règles de l’indemnisation du chômage afin d’inciter davantage à reprendre le travail, l’organisation du secteur public pour le rendre plus efficace, et notre système de retraites pour le rendre plus juste”. On voit mal comment Macron pourrait aborder sereinement, c’est-à-dire avec le soutien politique nécessaire, des chantiers aussi importants que celui de la réforme des retraites, du secteur public et de l’indemnisation du chômage. La plus grande difficulté viendra sans doute de la réforme des retraites qui vise non seulement à unifier les régimes mais peut-être surtout à diminuer l’effort financier. En clair,  à faire baisser le montant des retraites. Or cette question constitue un point de cristallisation dans l’opinion puisque le processus est déjà largement engagé. En effet en limitant l’augmentation des retraites à 0,3 % chaque année, le pouvoir d’achat des retraités perd donc 1,7 % par an. En gros la réforme risque surtout de se réduire à cette désindexation déjà engagée. Sur ce point il y a fort à parier que n va rencontrer de très fortes oppositions d’autant plus que pour le moment il ne bénéficie du soutien d’aucun syndicat. Sur l’indemnisation du chômage les difficultés pourraient être moindres. Concernant le secteur public, l’enjeu est immense et la tâche particulièrement complexe cela d’autant plus que la plupart des grands responsables du gouvernement sont pour eux-mêmes le produit de cette oligarchie administrative.

Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Épargne retraite : un pas vers la privatisation

Au-delà des éléments techniques notamment dans la loi PACTE ce qui se prépare,  c’est une diminution drastique des pensions sou couvert harmonisation. Avec comme contre partie le versement volontaire- forcément supplémentaire-  des salariés dans un fond d’épargne de retraite. Bref, ce que réclamait depuis des années le MEDEF, l’engagement vers une privatisation du risque retraite. Les assurances et autres établissements financiers vont se réjouir de cette manne qui viendra rejoindre les fonds spéculatifs.  Alors que la loi Pacte, qui arrive cet automne à l’Assemblée, entend réformer l’épargne retraite en France, un rapport de l’Observatoire de l’épargne européenne (OEE) appelle l’exécutif à s’inspirer de ses voisins allemand et britannique en la matière. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, l’a annoncé comme l’un des nombreux objectifs de la loi Pacte sur la croissance des entreprises: faire de l’épargne retraite, spécifiquement dédiée à la préparation des vieux jours, «un produit phare de l’épargne des Français». Pour les y inciter, le projet de loi, qui sera examinée au Parlement à l’automne, pourrait conduire à une vaste réforme de ce placement bien souvent boudé par les épargnants, qui lui préfèrent l’assurance vie ou le livret A. Clé de voûte de cette réforme, l’Observatoire OEE voit d’un bon œil l’harmonisation de la fiscalité des différents produits d’épargne retraite (Perco, Perp, contrat Madelin, article 83…) pour les versements volontaires des salariés. Ces derniers deviendraient déductibles du revenu imposable l’année même, dans la limite des plafonds autorisés. L’exécutif envisage également de laisser le choix aux épargnants de récupérer leurs économies sous forme de rente ou de capital, alors que la rente à vie est bien souvent la seule modalité de sortie possible aujourd’hui. «Cela rendrait l’épargne retraite plus attractive, en permettant aux jeunes retraités de disposer librement de leur capital», estime l’auteur de l’étude, Didier Davydoff.

Caisse de retraite : bientôt à sec

Caisse de retraite : bientôt à sec

 

Comme c’était prévisible le régime général des retraites risque de connaître des graves difficultés financières. En réalité on s’est peu préoccupé de l’équilibre démographique pendant très longtemps et ce n’est qu’en 99 qu’on a commencés à percevoir les conséquences du papy boom. Ce n’est qu’à cette date qu’un fonds de réserve a été constitué en. Un fonds de réserve dont les actifs représentent environ 35 milliards mais dont 15 milliards seulement seront mobilisables en 2025.  Une goutte d’eau  quand on sait qu’il faut financer la retraites d’environ 13 millions de personnes dont la retraite du régime général est de l’ordre de 1000 euros. (Soit 150 milliards par an !) Bref en cas de dérive des fiances du régime génal pas de quoi financer un mois de retites ! Le fond de réserve pour les retraites (FFR) constitué en prévision du “papy-boom” ne pourra que très marginalement éponger le déficit du régime général, selon des prévisions du Conseil d’orientation des retraites (COR), publiées jeudi. Le FRR, qui a été crée en 1999 en prévision de l’arrivée massive des générations du “baby-boom” d’après-guerre à la retraite à partir de 2020, était doté d’une valeur d’actifs de 36 milliards d’euros à la fin de 2016. Mais il est “largement sous-dimensionné face aux déficits restant à couvrir”, selon le COR pour qui ce résultat n’est “pas surprenant” vu qu’on lui a retiré en 2010 ses sources de financement et détourné de son objectif premier. Alimenté à la base par des prélèvements sociaux ainsi que, entre 2000 et 2006, les excédents de la CNAV (Caisse nationale d’assurance vieillesse), il n’a plus d’autres sources de financement depuis la réforme des retraites de 2010 que le fruit de ses placements, dont le rendement annuel moyen est de 4,2%. Le FRR verse par ailleurs chaque année depuis 2011 et jusqu’en 2024 (date à laquelle il n’a plus d’objectif), 2,1 milliards d’euros à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES) pour éponger les déficits des organismes chargés d’assurer les prestations du régime de base de l’assurance vieillesse.

Retraite Hollande, 15 000 euros, un appartement, une voiture et une dizaine de personnes

Retraite Hollande, 15 000 euros, un  appartement, une voiture et une dizaine de personnes

Une retraite très socialiste (la retraite moyenne en France tourne autour de 1000 euros) pour François Hollande. . Une rémunération nette de 15 000 euros de cumulard.  : « Un total obtenu grâce au cumul de quatre indemnités différentes : celle d’ancien président de la République (5 184 euros net), d’ex-député de Corrèze (6 208 net), d’ancien conseiller de la Cour des comptes où il n’a pratiquement jamais mis les pieds (3 473 euros net) et finalement d’ancien président du conseil général de Corrèze (235 euros) » indique le Figaro.  A l’instar des anciens locataires de l’Elysée, l’Etat s’engage à offrir à ceux ayant exercé des fonctions présidentielles la protection rapprochée et permanente de deux policiers ainsi que le soutien de sept collaborateurs afin de gérer ses « affaires courantes« … mais pas que : « François Hollande devrait également bénéficier d’un appartement de fonction meublé et équipé, et de deux personnes affectées à son service. Il aura également accès à une voiture de fonction avec deux chauffeurs. »  Après on s’étonne de la perte de crédibilité sociale du PS !

 

Maisons de retraite : enjeu de société oublié

Maisons  de retraite : enjeu de société oublié

 

Finalement, on traite la question des  maisons de retraite avec des solutions d’il y a 50 ou 70 ans sans tenir compte de l’évolution démographique et l’évolution des populations dans les EHPAD. Premier  élément qui changé entre 1950 et 2012, la population de la France métropolitaine est passée de 45.5 millions à 63.5 millions de personnes  (67 millions en 2016) soit une augmentation de près de 40%.  Dans le même temps le nombre de personnes âgées de plus de 60 ans a plus que doublé en passant de 6,7 millions à 15 millions. Cette forte croissance est due aux personnes âgées de plus de 75 ans dont le nombre ne cesse d’augmenter : Le nombre de personnes âgées de 75 à 84 ans est passé de 1,4 millions à plus de 4 millions.  Le nombre de personnes âgées de plus de 85 ans est passé de 200 000 à plus de 1,7 millions. Mais surtout, au 1er janvier 2012, 17 000 centenaires vivent en France métropolitaine : c’est 15 fois plus qu’en 1970. Neuf centenaires sur dix sont des femmes. Au 1er janvier 2060, si les tendances démographiques observées jusqu’ici se prolongent, la France métropolitaine comptera presque 74 millions d’habitants. En 2060, 23,6 millions de personnes seraient ainsi âgées de 60 ans ou plus, soit une hausse de 80 % sur une cinquantaine d’années. L’augmentation est la plus forte pour les plus âgés (le nombre des 75 ans ou plus passerait quasiment à 12 millions et celui des 85 ans ou plus à plus de 5 millions). On vit donc de plus en plus vieux d’où une clientèle potentielle croissante pour les maisons de retraites. Mais parallèlement on entre dans les Ehpad de plus en plus âgé grâce au maintien grâce aux services à domicile.   L’âge moyen y est de 85 ans contre 80 ans en 1990 et 75 ans en 1970.  Ces dernières années, le maintien à domicile étant devenu beaucoup plus systématique jusqu’à l’âge de 85 ans. Du coup, l es personnes qui entrent en maison de retraite sont de plus en plus âgés, de plus en plus dépendantes et réclament une assistance croissante. En moyenne, on compte six salariés pour 10 résidents. Un chiffre en apparence conséquent mais en apparence seulement car il faut cinq à six personnes pour tenir un poste compte tenu du travail en 3×8, des remplacements pour  repos hebdomadaires, pour congés annuels, pour maladie, pour maternité pour formation. Du coup, en réalité il y a tout juste un salarié à permanence pour 10 résidents et encore il faut enlever les effectifs de direction, d’entretien et de restauration. Comme déjà indiqué le maintien à domicile est aussi privilégié car souvent souhaité et d’un cout moindre,  grâce au personnel soignant, aux services à domicile et aux assistantes de vie (ADVF) le maintien à domicile et possible. Malheureusement les maisons de retraite sont  coûteuses. Dans les maisons de retraite, le cout pour le résidant est en moyenne de 2200 € mais le maintien à domicile est loin d’être gratuit. Du coup, le recours aux services à domicile notamment aux assistantes de vie est de plus en plus réduit. Par exemple un quart d’heure le matin et un quart d’heure le soir. De ce fait, l’assistante de vie passe leur temps à courir – surtout dans les transports- avec des horaires d’une amplitude considérable et pour des salaires de misère alors qu’il faut une qualification. En dépit de la hausse constante  du cout de la pension, l’équilibre financier des Ehpad est plus que précaire, sauf dans certains Ehpad de luxe dont le cout de pension est le double voire davantage. La rallonge de 50 millions annoncés par le ministre de la santé constitue une rustine, cela d’autant plus que 100 millions avaient été ponctionnés précédemment sur les budgets affectés aux  maisons de retraite. De toute évidence, il y a nécessité d’engager un débat de société concernant le vieillissement de la population et les  conditions de traitement des personnes âgées, surtout les dépendantes,  soit à domicile soit dans les maisons de retraite.  “Il est inadmissible de ne pas prendre en compte la souffrance au quotidien que subissent professionnels, et par là même personnes âgées et familles, des dispositifs accompagnement, à domicile ou en établissements. C‘est mépriser et rompre le dialogue”, déclarent les organisations syndicales. “Les salariés, les travailleurs des Ehpad que je rencontre, ils me disent à la fois qu‘ils sont fiers de travailler dans un métier utile (…) mais ils sentent une forme de culpabilité de ne pas pouvoir faire bien leur travail, de faire subir une forme de violence institutionnelle”, a témoigné le secrétaire général de la CFDT. “Il y a une immense fatigue et pas les moyens de faire correctement son travail”, a-t-il poursuivi, déplorant “une situation explosive”, “insupportable à l’égard des personnes âgées mais aussi des travailleurs de ces Ehpad.”Finalement la ministre de la santé a botté en touche : “L‘Etat finance la partie soins de l‘Ehpad, elle ne finance pas la

Maisons de retraite : comment compenser la hausse de la CSG

Maisons de retraite : comment  compenser la hausse de la CSG

 

On compte en France 800 000 résidents dans les maisons de retraite, des résidents qui pour la plupart ne pourront pas bénéficier de la suppression de la taxe d’habitation. Du coup,  se pose la question de la compensation de la hausse de 1,7 point de la CSG. Pour l’instant les réflexions sur le sujet sont assez vagues,  ce qui s’explique notamment par la complexité de la problématique. En effet il faut compter au moins 2000 € par mois comme tarif de base minimum  dans les maisons de retraite. Des tarifs supportés par les résidents et éventuellement complétés  par des aides sociales en fonction des revenus de s intéressés. Des tarifs difficilement accessibles pour certains retraités qui peuvent manger leur patrimoine en quelques années. Le gouvernement envisage de réduire ces tarifs pour compenser la hausse de la CSG malheureusement l’équilibre financier des maisons de retraite publiques est déjà très précaire. En outre cela ne pourra pas affecter les maisons de retraite relevant du privé cela d’autant plus que la France manque  cruellement de places. En moyenne la taxe d’habitation représente à peu près 1000 € (avec de fortes disparités). On voit mal comment les maisons de retraite pourraient rétrocéder leur propre baisse de taxe d’habitation comme le propose le président de l’assemblée nationale. Cette rétrocession ne pourra en aucun cas compenser le manque à gagner de la hausse de la CSG.

 

Wauquiez : retraite pour emploi fictif ?

Wauquiez : retraite pour emploi fictif ?

Vauquiez est pris la main dans le sac avec cette affaire de retraite pour un emploi fictif  au conseil d’État. Pendant 18 ans,  il aura bénéficié de la retraite du conseil d’État sans y avoir été présent puisque détaché pour des fonctions électives. Cette situation n’est pas illégale, elle s’applique même à tous les fonctionnaires élus, nationaux ou locaux. Hollande lui-même bénéficie d’une retraite de la Cour des Comptes alors qu’il n’y a pratiquement jamais mis les pieds. Ces retraites s’ajoutent évidemment avec les avantageuses retraites d’élus.  Cette pratique est parfaitement légale, dans la mesure où elle ne tombe pas sous le coup de la loi Cahuzac sur la moralisation de la vie politique. Adopté en 2014, le texte oblige effectivement les parlementaires et les ministres à se mettre en disponibilité, et non plus en détachement, de leurs postes de fonctionnaires «à compter du premier renouvellement de l’assemblée (…) suivant le 31 mars 2017». Mais, à cette date, Laurent Wauquiez avait déjà abandonné son mandat de parlementaire pour se consacrer pleinement à la présidence de la région Auvergne-Rhône-Alpes. Qu’importe pour le patron des députés PS, Olivier Faure, qui a accusé l’élu LR de «perpétuer la tradition des emplois fictifs». «Faites ce que je dis pas ce que je fais», ajoute-t-il, en allusion à la dénonciation régulière de «l’assistanat» par Laurent Wauquiez. Selon nos informations, Laurent Wauquiez a l’intention de porter plainte contre le socialiste. Dans un communiqué consulté par Le Figaro, Laurent Wauquiez se défend: «Je ne suis pas dupe du calendrier de ce genre d’attaques en pleine période de reconstruction de l’opposition», glisse-t-il, laissant entendre que ces révélations ont pour but de fragiliser sa candidature à la présidence de LR. «Mais je n’ai aucun problème à faire la totale transparence sur ma situation», assure-t-il toutefois. «Je suis aujourd’hui dans le régime du détachement prévu par la loi. Je ne perçois évidemment aucune rémunération du Conseil d’État. Comme la loi le prévoit pour tous les élus en détachement, je dois cotiser au régime des pensions civiles de l’État. Il est important de préciser d’une part qu’il ne s’agit pas d’un régime spécial de retraite, d’autre part que tous mes droits à la retraite sont évidemment ouverts par des cotisations que je paye réellement. Cette situation ne m’est pas propre, c’est l’application stricte de la loi pour tous les élus locaux en détachement», détaille enfin l’élu LR. Contrairement à Laurent Wauquiez, plusieurs élus de sa génération ont quitté les postes qu’ils occupaient dans la fonction publique afin de se consacrer pleinement à leur carrière politique. C’est notamment le cas d’Emmanuel Macron, qui a annoncé sur Mediapart, en novembre dernier, qu’il allait renoncer à la haute fonction publique et rembourser à l’État l’argent qu’il lui devait. Bien avant lui, en 2012, c’est l’actuel ministre énarque de l’Économie, Bruno Le Maire, qui avait ouvert la voie et s’en était à l’époque expliqué dans Le Monde . Quelques années plus tard, la polytechnicienne Nathalie Kosciusko-Morizet lui a emboîté le pas, comme l’avait révélé Le Point , en quittant ses fonctions d’ingénieur des ponts, des eaux et des forêts. Enfin, c’est Valérie Pécresse qui confiait au Figaro Magazine , en novembre 2015, qu’elle renonçait elle aussi à son poste dans la haute administration.

 

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