Archive pour le Tag 'miracle'

Le miracle des emprunts verts pour le Grand Paris

Le miracle des emprunts verts pour le Grand Paris

Pour la quarantaine de milliards de travaux du Grand Paris notamment le métro, la France a trouvé la martingale. Au lieu de trouver le financement sur fonds propres, on va comme d’habitude emprunter mais faire appel aux fonds verts. Quelle différence ? Aucune ou presque, il s’agit toujours d’emprunts qui viendront alourdir la dette des collectivités et de l’Etat en particulier. On peut évidemment se féliciter que certains emprunts soient de plus en plus orientés en direction des investissements liés à la croissance verte. Pour autant, la France qui s’enorgueillit d’avoir lancé les premiers emprunts d’État verts au monde (mais après la Pologne quand même) devrait sans doute faire preuve de davantage de modestie. En effet un emprunt reste un emprunt et viendra s’ajouter à la dette française faute de ressources suffisantes pour le rembourser. Michel Sapin, initiateur des emprunts verts, avait indiqué en son temps que cette obligation verte devra permettre à la France de se financer au même coût, voire à un coût moindre, qu’avec des OAT classiques. « Nous pourrions bénéficier d’un effet de marché avantageux, lié aux règles qui suscitent de la demande verte». Pour se financer, la le métro du Grand Paris, on ne s’appuyait jusque-là principalement sur plusieurs recettes fiscales : une fraction de la taxe sur les surfaces commerciales, une imposition forfaitaire sur les futurs exploitants du réseau ainsi qu’une taxe spéciale d’équipement additionnelle (la TSE Grand Paris). Cette dernière est payée par les entreprises mais aussi par les habitants de la région parisienne via leur taxe d’habitation et leur taxe foncière. En tout, ces différentes taxes ont permis à la SGP de récolter un peu plus de 500 millions d’euros en 2016 et, avec la redevance des exploitants une fois les lignes mises en route, elles devraient permettre de récolter autour de 1,2 milliard d’euros par an autour de 2030. Problème : « les dépenses annuelles d’investissement ont commencé à dépasser le milliard d’euros en 2016 et seront comprises entre 2 et 3 milliards d’euros de 2018 à 2025″, notait la Cour des Comptes. Du coup on va emprunter et beaucoup. Mais comme c’est vert, c’est excellent d’après la Société du Grand Paris qui déclare avoir trouvé le financement grâce à ces emprunts verts.
. « Le Grand Paris Express est au cœur des enjeux de la transition écologique et énergétique, de mobilité durable, d’emploi et de développement territorial », malheureusement l’emprunt reste un emprunt et la dette, une dette.

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Inutile de tourner autour du pot, il n’y aura pas de miracle pour la croissance française en 2017. Certes avec beaucoup de « si » espère 1,5 % d’augmentation du PIB en 2017 mais on ne prévoit qu’1,3%.  Mais pour l’instant la tendance est très proche de celle de 2016. En clair on dépassera peut-être un tout petit peu 1 % de croissance en 2017 et pour le premier trimestre il faudra se contenter de quelque chose comme plus 0, 3 % Comme la plupart des instituts économiques la BdF prévoit uen croissance molle en 2017  identique  à 2016 soit 1.2 ou 1.3%. En cause  les difficultés à modéliser les incertitudes qui vont surtout structurer l’évolution de l’activité notamment au plan international. Incertitudes sur la véritable politique des Etats Unis, incertitudes sur l’évolution des taux, sur le pétrole, sur les négociations du Brexit   et surtout incertitudes politiques découlant des élections en particulier en Allemagne et  en France. Sans parler des conflits militaires et du terrorisme.  L’OCDE se montre assez prudente concernant la croissance mondiale. L’organisation espère des effets positifs du plan de relance budgétaire promis par Donald Trump  et le Japon mais se montre inquiète sur les conséquences d’un nouveau protectionnisme. L’OCDE a maintenu sans changement sa prévision de croissance mondiale pour 2016 à 2,9% et relevé très légèrement celle de 2017 à 3,3% (+0,1%), en fait une croissance molle qu’elle souhaiterait dynamiser avec une relance budgétaire. Croissance molle  qu’elle appelle à combattre depuis le début de l’année en relançant la dépense budgétaire. Ce que comptent faire des États-Unis première économie mondiale qui retrouverait en 2018 un taux de croissance vigoureux de 3%, le double de cette année (1,5%) et plus encore que le 2,3% attendu pour 2017 Le Japon, qui a annoncé ce printemps un plan de relance budgétaire, connaîtra des répercussions sur sa croissance plus modestes qu’aux États-Unis, mais l’OCDE a toutefois fortement relevé ses prévisions pour cette année à 0,8% (+0,2%), avec une même tendance pour l’année prochaine à 1% (+0,3%), mais un recul à 0,8% attendu pour 2018. En Europe par contre la croissance est toujours cadenassée par les limites du pacte de stabilité auxquels il faut ajouter les incertitudes électorales notamment en Allemagne et en France. . L’Allemagne, principale économie de la zone euro, devrait stagner à 1,7% de 2016 à 2018. L’OCDE abaisse même sa prévision de croissance pour la France cette année à 1,2% (-0,1%), en-dessous du 1,4% prévu par le gouvernement. Elle s’élèverait à 1,3% en 2017. Quant aux Royaume-Uni, l’OCDE maintient son pessimisme après le référendum sur le Brexit. Si elle revoit légèrement à la hausse sa prévision pour cette année à 2% (+0,2%), elle s’attend à un coup de frein l’année prochaine avec une croissance qui devrait chuter à 1,2% et ralentir encore en 2018 à 1%. L’organisation s’attend aussi à la poursuite du ralentissement de la croissance chinoise, qui devrait atteindre 6,7% cette année, soit 0,2% de plus que prévu, mais descendre à 6,4% l’an prochain et 6,1% en 2018. Tendance inverse pour l’Inde: l’OCDE s’attend à ce que ce pays maintienne sa forte croissance, qui passerait de 7,4% en 2016, à 7,6% l’an prochain et 7,7% en 2018. Quant au Brésil, qui connaît une forte récession de 3,4% cette année, il devrait sortir la tête hors de l’eau en 2017 (0%), pour renouer avec la croissance en 2018 à 1,2%. Pour la France, la prévision de croissance à 1,5 % en 2017 paraient illusoire. La Banque de France prévoyait jusqu’à présent une croissance de 1,4% cette année, puis 1,5% en 2017 et 1,6% en 2018. La révision – à 1,3% en 2016 et 2017 puis 1,4% en 2018 – est donc, selon elle, «significative».En cause dans cette croissance molle, la faiblesse de la consommation, l’atonie des investissements, le nouveau tassement des exports . 

 

Miracle des prochaines élections : la baisse d’impôt avancée à janvier

Miracle des prochaines élections : la baisse d’impôt avancée à  janvier

Une baisse d’impôt qui tient du miracle ou plutôt de la proximité des élections. Pas une baisse massive non mais une  diminution qui concernera les 5 millions de contribuables les moins imposés  sur le revenu.  Il a en effet déposé un amendement de dernière minute au projet de loi de finances pour 2017 qui prévoit d’appliquer dès le mois de janvier la baisse d’impôt sur le revenu (IR) de 20 % présentée en septembre dernier. En clair, les cinq millions de ménages concernés par la mesure - c’est-à-dire les célibataires dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas 18 500 euros par an (ou par lissage 20 500 euros) ou les couples gagnant moins de 37 000 euros par an - verront leur facture fiscale diminuer dès janvier 2017 s’ils sont mensualisés, ou dès février 2017 s’ils payent par tiers provisionnel. Sans l’amendement, ils auraient dû attendre fin août-début septembre, date de règlement définitif de l’impôt sur les revenus de 2016, pour profiter du cadeau fiscal. Car habituellement les mensualités d’IR payées en année N (par exemple 2017) sont calculées en divisant par dix le montant de l’impôt payé l’année précédente et ne prennent donc pas en compte les mesures votées en loi de finances à l’automne précédent (ici, 2016). L’amendement du gouvernement vise à redonner du «pouvoir d’achat aux Français dès janvier (pour ceux qui sont mensualisés)», a assuré sur Twitter le secrétaire d’État au Budget, Christian Eckert. «Plutôt que d’attendre le mois d’août, nous avons choisi de rendre dès le mois de janvier - ou février pour ceux qui sont au tiers - une partie de la baisse d’impôt», a renchéri Bercy

 

 

 

Emploi : la fin du miracle espagnol ?

Emploi : la fin du miracle espagnol ?

Nombre d’ultras libéraux ne cessent  de vanter les mérites de la libéralisation du marché du travail en Espagne et ses conséquences positives sur l’emploi. Pourtant l’Espagne enregistre sa première baisse (légère) de l’emploi en février. Il faut d’abord noter que le redressement de l’emploi en Espagne ces derniers mois correspondait surtout un phénomène de rattrapage et le pays  affiche toujours un taux de chômage supérieur à 20 %, soit un taux de chômage équivalent au double de celui de la France. En cause sans doute le tassement de la croissance mondiale même si la croissance espagnole demeure encore satisfaisante. Mais  la forte progression de la croissance espagnole correspondait aussi un phénomène de rattrapage. M. Rajoy avait fait de la reprise économique un de ses principaux arguments de campagne, le pays ayant mis fin en 2014 à cinq années de récession ou de croissance nulle. Le nombre de chômeurs a très légèrement augmenté en février en Espagne, de 0,05% avec 2.231 chômeurs de plus qu’en janvier, pour atteindre les 4,152 millions de personnes, la première hausse mensuelle depuis deux ans, selon le ministère de l’Emploi. Cette augmentation a particulièrement touché le secteur agricole, où 14.029 personnes de plus sont à la recherche d’un emploi, une hausse de 7,09%. Le chômage a en revanche diminué en particulier dans la construction (-1,5%). Selon l’Institut national de la statistique, l’Espagne avait fini 2015 avec un taux de chômage de 20,9%.  Du fait de ce ralentissement en février et de ce taux de chômage très élevé on ne peut pas dire que l’Espagne constitue vraiment un modèle.

Sortie de crise : le remède miracle de 80 économistes de gauche

Sortie de crise : le remède miracle  de 80 économistes de gauche

La France est sans doute l’un des pays qui comte le plus d’économistes proportionnellement à sa population (idem pour les sociologues et les psychologues). Pourtant cette masse d’experts n’a guère permis à la France de s’extirper de la crise. La responsabilité n’en incombe pas seulement aux économistes dont les avis lorsqu’ils sont pertinents ne sont pas toujours écoutés. Les avis divergents dans cette population d’experts ;  on retrouve à peu près les mêmes clivages qu’en politique. Pas étonnant l’étude de l’économie n’est pas une science exacte. La preuve cet appel lancé par 80 économistes de gauche qui d’une certaine manière dise la même chose que Mélenchon et font notamment l’impasse sur la question de la bureaucratie et de la fiscalité qui tue croissance et emploi. Quatre-vingts économistes, principalement de gauche, appellent donc dans une tribune publiée ce mercredi sur Mediapart et dans Le Monde à un changement de politique en France, afin de « sortir de l’impasse économique » qui menace le pays. « Le chômage, la précarité, la difficulté à boucler ses fins de mois, marquent la vie de millions de nos concitoyens », soulignent les signataires de cet appel, parmi lesquels Michel Aglietta, Philippe Askenazy, Liem Hoang-Ngoc ou bien Xavier Timbeau. Face à cette situation, « les partisans du libéralisme économique plaident pour réduire plus drastiquement encore la dépense publique » et « démanteler le droit du travail », poursuivent les économistes, qui jugent ces solutions vouées à l’échec. Pour « répondre à l’urgence économique et sociale », les signataires proposent un plan de sortie de crise construit autour de trois volets : un pacte productif écologique et social, un programme de soutien à l’activité et à l’emploi, et une remise en cause des règles européennes. « La sortie du sombre tunnel politique dans lequel (l’Europe) est engagée ne passe pas uniquement par l’économie. Mais elle restera hors de portée si l’on s’acharne à poursuivre des politiques néolibérales qui creusent les inégalités », concluent-ils.

Chômage : «pas de mesure miracle» (Laurent Berger, CFDT)

Chômage : «pas de mesure miracle» (Laurent Berger, CFDT)

 

Dans le cadre du grand forum RTL–le Figaro Laurent Berger a répondu par avance au futurs plan de François Hollande en considérant qu’il n’y avait pas de remède miracle pour lutter contre le chômage. Effectivement ce ne sont pas seulement quatre ou cinq mesures spectaculaires qui seront de nature à constituer une véritable politique économique. De ce point de vue,  Laurent Berger a raison de considérer avec une certaine circonspection le plan d’urgence de François Hollande ;  il est clair de toute façon qu’on ne peut mettre en œuvre et surtout obtenir des bénéfices d’une nouvelle politique économique en quelques mois ; celà supposait de réelles évolutions structurelles concernant en particulier la compétitivité des entreprises, l’environnement bureaucratique aussi la gestion sociale. Pour autant, Laurent Berger est en faveur d’une plus grande formation des non qualifiés À la veille de l’annonce du plan de la dernière chance de François Hollande contre le chômage, le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, s’est montré onterrogatif. «J’attends du président» qu’il «soit capable de décider du modèle économique de demain, dont les défis sont énormes», avec «la transition énergétique, la transition numérique» et qu’il détaille le «modèle social qui va avec», a déclaré Laurent Berger ce dimanche dans l’émission «Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI». Laurent Berger le sait, il risque d’être déçu. Les dernières informations ayant transpiré à propos du plan de François Hollande ne l’enthousiasment guère. Les TPE et PME qui embauchent pourraient bénéficier d’une prime? «Je ne suis pas fan du tout, a-t-il dit. Il faut faire attention à ne pas arroser le sable alors que ça coûte très cher.» Le leader du syndicat réformiste craint «un énorme effet d’aubaine» et que la prime «aille même à ceux qui avaient déjà prévu d’embaucher». À tout le moins, appelle Laurent Berger, il ne faudrait déclencher les aides que pour les seules embauches en CDI ou en CDD de plus de six mois.

Le déficit public moins fort que prévu :un miracle ?

Le déficit public moins fort que prévu :un miracle ?

 

Cela relève du miracle, la docile INSEE annonce un déficit moins fort que prévu : 4% en 2014 au lieu de 4,4%. L’INSEE qui oublie de préciser qu’à origine c’est 3.6% qui était l’objectif. Passons ! mais la dette, elle, par contre augmente d’après l’INSEE 95% du PIB au lieu de 92%. Conclusion on a moins dépensé mais davantage emprunté ? il y aurait bien du bricolage statistique derrière cette annonce de l’INSEE juste avant le deuxième tour des départementales. Déjà juste avant le premier tour l’INSEE ( curieusement productive d’un coup) avait annoncé uen hausse du pouvoir d’achat de 0.5% en 2014 pas à cause de l’augmentation des salaires et pensions mais du fait d’une hypothétique baisse des prix fondée sur un indicateur obsolète !   Le déficit public de la France se serait donc élevé à 4,0% du produit intérieur brut en 2014, soit nettement moins que le dernier objectif du gouvernement, qui se situait à 4,4%, selon les « premiers » résultats des comptes nationaux des administrations publiques publiés jeudi par l’Insee.  Mais la dette publique a progressé de 84,4 milliards d’euros l’an passé pour atteindre 2.037,8 milliards d’euros, un nouveau record, soit l’équivalent de 95% du PIB contre 92,3% un an plus tôt.  Elle ressort légèrement en deçà de la marque de 95,2% retenue dans la dernière version de la trajectoire des finances publiques pour l’an passé. Par comparaison, le déficit, qui agrège les soldes des comptes de l’Etat, des collectivités locales et des administrations de Sécurité sociale, représentait 4,1% de la richesse nationale fin 2013. Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin souligne que les chiffres meilleurs que prévu de 2014 ouvrent « la perspective d’une révision à la baisse du déficit public en 2015, aux alentours de 3,8% du PIB » contre 4,1% prévu jusqu’à présent. Le gouvernement tablait à l’origine sur un déficit public de 3,6% du PIB en 2014, une prévision portée à 3,8% au printemps puis 4,4% à l’automne quand il a révisé sérieusement à la baisse, de 0,9% à 0,4%, ses anticipations pour la croissance économique de l’année. Invoquant les effets négatifs de la faiblesse de l’inflation et de la croissance, il avait dans le même temps renoncé à ramener ce déficit public sous 3% du PIB à l’horizon 2015.  Cette décision a été entérinée par l’Union européenne, qui a accordé un nouveau délai, le troisième en l’espace de six ans, à la France pour y parvenir, cette fois en 2017, avec une première étape à 4,1% fin 2015.  Avec les annonces récentes de soldes négatifs pour les comptes de l’Etat comme de la Sécurité sociale moins importants que prévu initialement, le gouvernement avait laissé entendre clairement que le déficit public total de 2014 serait inférieur à 4,4%.   

Chômage de longue durée : le plan miracle

Chômage de longue durée : le  plan miracle

 

 

Il y a eu l’inversion du chômage, maintenant on passe au plan anti chômage longue durée. Avec un suivi «  personnalisé »  des chômeurs par Pôle emploi. Du bla-bla évidemment quand on connaît l’efficacité de Pôle emploi. Et pour une raison simple, la plupart des conseillers de Pôle emploi ignorent tout des réalités du marché du travail. On se demande qui parmi les décideurs de ce nouveau plan a déjà accompagné un chômeur à Pôle emploi. Un seul exemple j’ai accompagné une dizaine de fois une personne de mon entourage dans les différentes structures de pôle emploi. Une fois dans une antenne située à 15 kms du domicile, 2 fois au chef lieu de département situé à 50 kms, 7 fois à l’antenne de la sous préfecture située à 25 kms. Bilan : des propositions de Cdi pour un emploi de 4 heures par semaines ! Et miracle depuis un mois, un CDD pour sortir les poubelles d’établissements publics de plusieurs communes chaque jour en effectuant un périple de 60 kms par jours avec utilisation de la voiture personnelle ! . A noter qu’en plusieurs circonstances, il m’a été interdit d’assister l’entretien bidon avec la e conseiller de Pôle emploi ! Bien entendu cette situation découle aussi de l’environnement économique complètement déprimé, un environnement caractérisé par une fiscalité qui tue croissance et emploi. Certaines mesures du gouvernement ne seront peut-ê ter pas toutes inutiles mais le plan ne peut-être à la hauteur de l’enjeu. Il y aujourd’hui 7 à 8 millions chômeurs réels, soit presque 4 millions à réinsérer. Or on propose un hypothétique suivi personnalisé pour 150 000 par an dans un contexte de croissance qui pourrait se situera en moyenne nettement en dessous de 1,5% d’ici fin 2017 (1,5% :  seuil nectaire pour recréer un solde positif d’emplois).  Le gouvernement s’attaque donc au chômage de longue durée. 20 mesures sont présentées aujourd’hui par le ministre du Travail, François Rebsamen. 43% des chômeurs sont inscrits à Pôle emploi depuis plus d’un an. Certains alternent les petits boulots avec des périodes d’inactivité, et d’autres ne travaillent plus du tout. C’est cette deuxième catégorie que vise le gouvernement. La philosophie est de privilégier l’accompagnement renforcé. D’abord au sein de Pôle emploi, où les chômeurs les plus éloignés de l’emploi devraient pouvoir bénéficier d’un suivi personnalisé. L’objectif est d’atteindre le nombre de 460.000 personnes suivies de près d’ici 2017, avec un conseiller référent, qui du coup, aura « seulement » 70 dossiers, au lieu de 150 habituellement. Pour la formation, le gouvernement prévoit plus d’heures sur le nouveau compte personnel et une meilleure immersion en milieu professionnel. Les entreprises peuvent déjà se voir confier des chômeurs pour assurer elles-mêmes leur formation. Le plan devrait annoncer des mesures pour ces entreprises volontaires, mais en plus, il y aura un accompagnement personnel de plusieurs mois chez l’employeur. Cela répond aux demandes des chômeurs parce qu’il y a notamment un volet accompagnement social pour essayer de lever les freins à la recherche d’emploi que sont les problèmes de logement ou de transport.

 

CICE : pas de miracle pour l’emploi selon l’Insee

CICE : pas de miracle pour l’emploi selon l’Insee

La mesure phare du gouvernement le  Crédit d’impôt compétitivité pour l’emploi (CICE) ne fera  pas de miracle. D’après l’INSEE au plus quelques dizaines de milliers d’emplois chaque année et encore face aux 5 millions de chômeurs. Les résultats de la baisse de fiscalité permise par le CICE seront selon les cas affectés  à la compétitivité des produits, à l’investissement ou encore à amélioration de la situation financière des entreprises. La priorité pourrait aller à la compétitivité des produits, donc à la baisse des prix sans conséquence immédiate sur l’emploi. Cette baisse de fiscalité est évidemment utile mais pas du tout à la hauteur de l’enjeu, la baisse des charges est en effet très insuffisante pour remuscler la compétitivité de l’économie.. Dans un  document du 19 décembre, l’INSEE  dresse un éclairage sur ce dispositif qui consiste, pour les entreprises, en une réduction d’impôt proportionnelle à la masse salariale, dans la limite de 2,5 Smic. « Sur cette assiette, la subvention est de 4%, pour les rémunération versées au titre de 2013 et de 6% » pour celles de 2014, l’année de plein effet du mécanisme, souligne l’institut qui rappelle que le dernier chiffre représente 20 milliards d’euros. De fait, l’Insee s’attache à relativiser les conséquences pour l’emploi du CICE. Il explique ainsi que les créations de postes dues à ce crédit d’impôt seront « à long terme » inférieures à 300.000. Or c’est justement le chiffre que vise Jean-Marc Ayrault d’ici à 2017. Sur des périodes plus proches, l’Insee indique tabler sur 30.000 créations d’emploi en 2013, puis 15.000 au premier trimestre 2014.  Pourtant l’Insee confirme que le CICE devrait bien avoir certaines répercussions positives pour les entreprises. Il évoque une baisse du coût du travail moyen de 2,7% au 1er janvier 2014 qui permettra aux sociétés de redresser leurs taux de marge à hauteur de 1,8 point « soit la moitié de la baisse qui aura été enregistrée entre 2007 et 2013″. A partir de l’amélioration de leur situation financière, les entreprises peuvent ensuite redistribuer ces gains à l’économie via quatre canaux: une baisse de leurs prix, une augmentation de leurs embauches et /ou de leur salaires ou encore une hausse de leurs dépenses d’investissement.  Mais voilà, tout ceci reste théorique. Car en pratique l’Insee explique que si ces quatre leviers d’actions seront bien actionnés, leurs effets vont être limités pour plusieurs raisons. L’institut précise tout d’abord que les entreprises ont connu une chute prononcée de leurs marges depuis 2008 et pourront ainsi être incitées à utiliser avant tout le CICE pour laisser leur situation financière se redresser. Ensuite, le fait que le paiement de ce crédit d’impôt soit décalé risque de conduire certaines sociétés à différer leurs embauches « parce qu’elles sont contraintes sur leur trésorerie ou ont des difficultés ou des réticences à accroître leur endettement », écrit l’Insee. Enfin, l’institut évoque des questions de comptabilité qui empêcheraient les sociétés de pouvoir lire concrètement les effets du CICE sur leur bilan. Ce dernier problème serait toutefois moins important à long terme.

 

Espagne: la « Bad Bank», la solution miracle

Espagne: la « Bad Bank», la solution miracle

 

Le contribuable (espagnol et européen) va payer la note, les propriétaires immobiliers spoliés encore bien davantage. Pour attirer les investisseurs,  les actifs toxiques seront dépréciés de 60 à 80% ; le tout dans une structure de défaisance. En bref, on sauve les banques mais pas l’économie.   Cette  structure de défaisance, mise en place par l’Espagne pour nettoyer le système bancaire des actifs toxiques hérités de la bulle immobilière, suscite beaucoup d’intérêt de la part d’investisseurs étrangers, a déclaré vendredi une source du ministère de l’Economie espagnol. Ces investisseurs étrangers permettront d’apporter un gage de crédibilité à la « Bad Bank », a estimé cette source.  Les négociations avec les investisseurs locaux se poursuivent parallèlement et le gouvernement espagnol rencontrera lundi les représentants de cinq banques d’investissement, a ajouté la source. En principe opérationnelle fin novembre, la « Société de gestion des actifs liés à la restructuration bancaire » (Sareb) compte reprendre à terme pour quelque 90 milliards d’euros d’actifs qui seront ensuite proposés aux investisseurs sur une période de 15 ans.  Dans l’espoir de séduire les investisseurs, la Banque d’Espagne avait annoncé début novembre que les créances transférées à la Sareb le seraient avec une décote moyenne de 45,6%, qui atteindra 63,1% pour les biens saisis et même 79,5% pour les terrains non construits. Madrid a mis sur pied cette structure de défaisance en contrepartie de l’obtention d’une ligne de crédit de 100 milliards d’euros accordée par ses partenaires européens pour secourir les banques les plus touchées.

 




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