Archive pour le Tag 'surtout'

Croissance : tassement en zone euro et surtout en France

Croissance : tassement en zone euro et surtout en France

 

Le net tassement enregistré en octobre pour la zone euro par Markit en octobre et la perspective de mauvais résultats   pour le dernier trimestre annonce la dégradation progressive de la croissance jusqu’en 2020 Les dernières perspectives de la Banque centrale européenne ne prévoit pas d’éclaircies à l’horizon 2020. L’institution prévoit en effet un ralentissement du PIB en volume passant de 2% en 2018, à 1,8% en 2019 et 1,7% en 2020.  Des éléments qui confirment l’analyse de Rexecode.  L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance française  en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode.

 

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Le mécontentement contre l’augmentation du carburant est incontestable, elle est bien sûre alimentée par la hausse des cours du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité qui va croître jusqu’en 2022. Aujourd’hui, le budget carburant (sans parler de celui du fioul) représente une part non négligeable de la dépense des ménages. Environ 2000 € par an. C’est un peu la goutte qui fait déborder le vase du ras-le-bol vis-à-vis de la fiscalité globale. Une fiscalité qui étouffe littéralement les entreprises, les ménages et les investissements. C’est-à-dire les trois ressorts qui soutiennent la croissance puisque malheureusement l’apport des du commerce extérieur  est négatifs (-60 milliards de déficits par an quand l’Allemagne dégage de 100 à 250 milliards d’excédents). Dès lors, il ne faut pas assez ailleurs l’origine du handicap de croissance en France. Une croissance qui en 2018 devra se limiter autour de 1, 5 % quand la zone euro atteindra environ 2 %.  Un retard lié à cette fiscalité qui tue la compétitivité et l’emploi ; et qui de surcroît n’empêche pas la dérive de l’endettement autour de 2000 milliards d’euros soit à peu près 33 000 € par personne ! De ce point de vue la France marche sur la tête et il y a longtemps qu’on ne contrôle plus rien en matière de dépenses pas plus au plan de l’État au plan des collectivités locales. Comment faire croire que l’augmentation brutale carburant servira la cause écologique quand on sait que le problème est complexe et que l’évolution des modes de production et de consommation ne pourra être que progressif. Exemple on ne met pas en place du jour au lendemain de nouveaux transports collectifs de la même manière qu’on ne met pas en quelques jours  sur le marché  une voiture électrique à un prix abordable. La vérité c’est que personne ne sait exactement où va l’impôt. Certes on peut en déceler la répartition par grandes fonctions mais concrètement on est incapable d’évaluer l’intérêt et l’efficacité des dépenses précises. La faute aussi à l’incapacité à assurer une certaine cohérence entre les orientations macro économiques et les réalités micro économiques. Or l’augmentation du carburant va finir de tuer le pouvoir d’achat et la consommation sans pour autant influencer un partage modal qui ne peut évoluer qu’avec le temps et avec des moyens affectés.

 

Remaniement : surtout du replâtrage

Remaniement : surtout du replâtrage

 

 

Après deux semaines d’attente, de tension aussi entre le président et le Premier ministre le remaniement ressemble surtout à du replâtrage. Il y aura encore une bardée de sous ministre qui ne servent pas à grand-chose. Par parenthèse,  Macron avait prévu de réduire le gouvernement à une quinzaine de membres alors qu’ils sont au moins une trentaine ! Pour le reste, on  retiendra surtout le remplacement de Gérard Collomb, ministre de l’intérieur par l’homme à tout faire, fidèle de Macron, à savoir Christophe Castaner. L’ancien secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement qui est aussi responsable du parti en marche se voit confier le ministère stratégique de l’intérieur. L’opposition entre Macron Édouard Philippe portait surtout sur ce poste. Le premier ministre aurait souhaité un responsable de droite et plus particulièrement Darmanin. On a aussi remplacé le ministre de l’agriculture et la ministre de la culture. Le MoDem obtient quelques postes supplémentaires. Au total le nouveau gouvernement ressemble fort à l’ancien. On se demande bien pourquoi il a fallu 15 jours pour aboutir à un changement qui n’en est pas vraiment un. Le changement se limite à quelques arrivées, quelques changements de titres et le jeu des chaises musicales pour certains. Il est vraisemblable que comme dans gouvernement précédent les trois quarts des ministres resteront inconnus de l’opinion publique. En cause, le faite que beaucoup ne servent à rien et que le gouvernement est cadenassé par Macron.

Les entrées :

● Franck Riester, président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l’Assemblée nationale, devient ministre de la Culture en remplacement de Françoise Nyssen.

● Didier Guillaume, sénateur RDSE, devient ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation en remplacement de Stéphane Travert.

 

 Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, devient secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement en remplacement de Christophe Castaner.

 

● Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques chez Danone, devient secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

● Christelle Dubos, députée LaREM de Gironde, devient secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.

● Agnès Pannier-Runacher, directrice générale déléguée de la Compagnie des Alpes, devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, en remplacement de Delphine Gény-Stephann.

● Gabriel Attal, député LaREM des Hauts-de-Seine, devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation et de la Jeunesse.

 

 Laurent Nuñez, directeur général de la Sécurité intérieure (DGSI), devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

 

 

Curieux, c’est au moment où la conjoncture se dégrade qu’on constate en août une augmentation des créations d’entreprises de près de 5 %. En réalité ces créations progressent surtout grâce aux autos entrepreneurs. elles ont augmenté de 4,8% en août, alors qu’elles avaient reculé de 3,4% en juillet. On note même un rebond du côté des micro-entreprises. Quant aux créations d’entreprises classiques, elles ont enregistré sur un mois une hausse de 3,1%, après un recul de 3,7% le mois précédent. Les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui avaient baissé de 2,9% en juillet, ont pour leur part grimpé de 7%. Sur les trois derniers mois, l’Insee fait état d’une dynamique particulièrement positive dans le secteur des transports et de l’entreposage, où près de 7 500 entreprises ont été créées. Qui oublie de préciser le taux énorme de défaillances dans le transport ou nombreux de salariés sont transformés en auto entrepreneur pour assurer la livraison de colis sur le dernier kilomètre. Le succès des auto entrepreneur dont se félicite souvent et malheureusement une fiction. En effet seulement 23 % encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. Le secteur le plus rémunérateur est celui de l’hébergement-restauration avec, en moyenne, 14.300 euros de chiffre d’affaires annuels. Enfin, seulement 3% des autoentrepreneurs hors commerce déclarent un chiffre d’affaires supérieur au seuil de 32.900 euros, contre 56% des entrepreneurs classiques. Malgré quelques formalités allégées au moment de la création d’entreprises et un mode de calcul simplifié pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, le statut d’auto-entrepreneur offre une pérennité bien plus faible que le statut d’entrepreneur classique, ainsi que des revenus bien moins élevés.

Climat : des conséquences surtout pour l’Afrique et l’Asie

Climat : des conséquences surtout pour  l’Afrique et l’Asie

 

La hausse des températures aura des conséquences encore plus dramatiques pour l’Afrique et l’Asie. Point en cause le fait que la température y est déjà générale très forte et que quelques degrés élémentaires rendront la situation finement tenable. S’y ajoute aussi le faite que les pays occidentaux ont largement externalisé leur industrie dans ces zones surtout en Asie mais maintenant en Afrique. Une externalisation de la production et en même temps des émissions polluantes. Les économies des pays développés occidentaux sont davantage dans un environnement hématique déjà plus tempéré Une perte de 78 milliards de dollars pour l’Asie du Sud-EstL’étude d’un  cabinet britannique montre ainsi que 10,8% de la valeur des exportations de l’Afrique de l’Ouest sont menacés par la hausse des températures d’ici à 2050, 7,9% en Afrique sub-saharienne, 6,1% au Moyen-Orient, et 5,2% en Asie du Sud et Asie du Sud Est. Les pays africains représentent la moitié des 48 pays notés en « risque extrême » dans l’indice de stress chaleur élaboré par Verisk Maplecroft. Sur la base des valeurs actuelles, cela correspond à une perte annuelle de 78 milliards de dollars par an pour l’Asie du Sud Est et près de 10 milliards pour l’Afrique. Sans surprise, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Finlande et la Scandinavie sont parmi les moins exposés. À titre de comparaison, 3,9% de l’économie sud-américaine et seulement 1% de l’économie américaine et 0,1% de l’économie européenne sont menacées.

Bilan Hulot : surtout du pipeau

Bilan  Hulot : surtout du pipeau

 

 

Hulot s’était déjà converti d’écolo en businessman, cette fois  l’écolo opère une deuxième conversion en devenant politicard. Comme Macron, il a compris que l’enflure du discours doit masquer l’indigence de la pratique. Hulot laisse faire les pseudos bruits de démission et entend bien s’installer dans le paysage politique à défaut de vraiment défendre l’environnement. Sur le nucléaire il a évidemment perdu et a renoncé aux objectifs illusoires de la fantaisiste Ségolène Royal laquelle prévoyait de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % d’ici 2025. Il n’est même pas certain qu’on y soit à l’échéance de 2050 ! Pour preuve le gouvernement a été incapable de fermer une seule centrale. Même la centrale de Fessenheim voit son extinction prolongée dans le temps puisque le relais ne pourra pas être pris par  l’EPR de Flamanville avant 2020 voire davantage. Pour masquer  le nucléaire et les faillites de sa réduction, Hulot ne cesse de lancer des gadgets comme les éoliennes par exemple qui constituent une énorme arnaque énergétique et financière. En attendant quelques margoulins et quelques propriétaires rapaces s’en mettent plein les poches grâce aux subventions que paye l’usager d’EDF.  Il sera toujours temps de faire payer à ces mêmes usagers la destruction de pylône de 200 m de haut et leurs blocs de d’un coût unitaire 200 000 € par éolienne. Voir par exemple ce qui se passe à cet égard aux États-Unis avec les friches d’éoliennes.  L’accord sur le climat reste virtuel mais pour montrer qu’il existe Hulot a donné quelques primes pour la conversion automobile avec assez peu de succès d’ailleurs car le vrai problème est celui de la solvabilité des acheteurs potentiels de véhicules électriques réservés pour l’essentiel au plus favorisés.  L’action de Nicolas Hulot est donc finalement assez indigente  pour la défense de l’environnement ;  pire,  Nicolas Hulot n’a rien dit quand la France a décidé d’autoriser la société Total a importé de huile de palme pour en faire du carburant ou encore quand des spéculateurs ont décidé d’éventrer des montagnes de Guyane pour exploiter l’or,  détruisant au passage les écosystèmes.  «Le changement n’est pas à l’échelle», reconnaissait Hulot en juillet dernier, pas étonnant quand on est monté sur un tabouret ! «Hormis les discours, il n’y a rien», conclut Julien Bayou, responsables des verts (EELV).


LREM : des responsables surtout pas à la hauteur

LREM : des responsables surtout pas à la hauteur 

L’affaire Benalla  aura donné l’occasion de mesurer le relatif amateurisme de nombre de responsables de la république en marche, à commencer  même par le président de la république. Chez les députés de base on a surtout vu des courtisans paralysés par les enjeux et le risque de se mettre à dos le président. La plupart d’abord ont tenté d’éviter les questionnements des médias. Quand enfin ils ont été contraints de s’exprimer les balbutiements et les contradictions se sont multipliés. L’exemple le plus significatif par ailleurs très suivi par l’opinion constitue sans doute l’audience du ministre de l’intérieur visiblement perdu, affolé et agacé d’avoir à porter le chapeau de l’Élysée. Lui comme d’autres n’ont cessé de bafouiller sur le fond comme sur la forme. Même la responsable de la commission d’enquête s’est montrée en-dessous de tout pour animer des réunions de ce type. Du coup, elle a utilisé l’argument d’autorité puisque l’autorité de l’argument était complètement défaillante. En clair elle  a autoritairement mis fin  à la commission en refusant de nouvelles d’audience. Il y aura des leçons à tirer de cet événement qui a bien montré que Macron s’est surtout entouré de potiches et courtisans bien incapables en cas d’enjeux  majeurs d’être à la hauteur de responsabilité nationale.

Foot mondial : Macron parle surtout de lui

Foot mondial : Macron parle surtout de lui

 

Officiellement Macron a déjeuné avec l’équipe de France de foot qui va disputer le mondial. Objectif apporter les encouragements présidentiels. En fait,  Macron à surtout par de lui- même en reprend sa rhétorique habituelle qui s’applique à la politique française. D’abord il a souhaité l’unité, une préoccupation qu’on comprend mieux en politique tellement le pays est relativement divisé. Il a souligné a nécessité de l’effort, une recommandation qui rejoint celle visant la fiscalité, il a aussi souligne a nécessité de la confiance commune. Un souci pour Macron qui a perdu 20 points depuis sa nomination dans les baromètres de popularité. Enfin il a indiqué qu’il convenait de dépasser les ego ; un exercice pourtant que lui- même a du mal à réussir tellement il est allergique à la moindre contestation. Finalement un exercice assez classique mais qui n’est pas d’une grande utilité sur le plan sportif et footballistique.

 

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

 

Annie Ernaux, cette écrivaine de gauche admiratrice de Simone de Beauvoir et de Simone Veil. Annie Ernaux  a souvent établit dans son œuvre  le lien entre littérature et politique. Elle a voté Mélenchon et dans le JDD reproche surtout à Macron son manque d’humanisme et son autoritarisme. Un jugement de femme d’extrême gauche mais qui n’est pas dénué de fondement quant au manque de compassion et d’humanité de Macron.

 

 

La lutte a-t-elle toujours fait partie de votre vie?
La lutte, c’est la vie. Je l’ai appris tôt. Tout est question d’éducation. J’ai été choquée du nombre d’enfants présents dans les manifestations contre le mariage pour tous. Il faut se souvenir que c’est une enfant de 12 ans qui a brandi une banane à Christiane Taubira. La lutte contre le racisme et l’antisémitisme passe aussi par l’éducation.

 

 

Comment vous sentez-vous dans la France d’Emmanuel Macron?
J’ai voté Jean-Luc Mélenchon et je ne le regrette pas. J’adhère à son programme et notamment à l’instauration d’une VIe République, à laquelle je tiens. Je suis vent debout dans la France macronienne. J’étais dans l’attentisme, mais le tournant néolibéral, très ferme, me révolte. On le voit avec la réforme de la SNCF. Je soutiens les grévistes car, malgré toutes les dénégations, on s’achemine vers une privatisation. La « concurrence » est devenue le mot royal. Tout doit être ouvert à la concurrence mais non, tout ne doit pas être ouvert à la concurrence! La politique macronienne est marquée par un manque d’humanisme doublé de beaucoup d’autoritarisme. On met en avant la culture d’Emmanuel Macron mais, à la lecture de l’entretien donnée à la NRF, j’ai un sérieux doute. N’a-t-il donc rien lu depuis Colette et Giono? N’y a-t-il donc pas d’écrivains à l’étranger? Emmanuel Macron est un habile communicant. François Mitterrand et Jacques Chirac étaient réellement cultivés, sans communiquer dessus. Il y a chez Emmanuel Macron, dans l’homme et la politique, une grande dureté.

 

« Surtout ne pas s’attaquer au pinard » (Castaner)

« Surtout ne pas s’attaquer au pinard » (Castaner)

 

 

 

Dans la grande tradition française, Castaner descend le pinard  et conteste les affirmations de la ministre de la santé qui avait considéré que le vin était un alcool comme les autres. (Bière et autres alcools) Une position particulièrement faux-cul de la part du ministre et représentant de la république en marche car si effectivement le vin fait partie d’une tradition française, il n’en demeure pas un  danger pour ceux qui en consomment des quantités excessives ou ceux qui sont dépendants. Tous les alcools –vin compris- sont dangereux à partir d’un certain volume de consommation. À l’inverse, ils ne le sont pas lorsque la consommation est modérée. Le plaidoyer de Castaner est donc particulièrement populiste pour soutenir les corpos du vin à  veille du salon de l’agriculture. .  Christophe Castaner a donc voulu les rassurer… quitte à prendre le contre-pied de la ministre. «Il y a de l’alcool dans le vin mais c’est un alcool qui n’est pas fort», a-t-il jugé. Un argument qui peut se discuter car c’est aussi cette faible teneur en alcool qui incite aussi à en consommer davantage. ! Le vin «fait partie de notre culture, de notre tradition, de notre identité nationale. Il n’est pas notre ennemi», a appuyé Christophe Castaner assurant que l’alcoolisme était surtout «une question de niveau de consommation».

«Ce n’est pas le moment d’hystériser le débat juste avant le salon de l’Agriculture. Les propos de Castaner ont contribué à baisser les tensions», justifie un membre du gouvernement. Contacté par notre journal suite aux déclarations du délégué général de La République en marche, le ministère de la Santé n’a pas donné suite à nos sollicitations. La ministre de la Santé avait ouvert la boîte de Pandore début février en estimant que le vin était «un alcool comme un autre». «L’industrie du vin laisse croire aujourd’hui que le vin est différent des autres alcools. En termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka, du whisky, il y a zéro différence!», avait-elle souligné lors de l’émission-débat «Alcool, un tabou français?» diffusée sur France 2. «On a laissé penser à la population française que le vin serait protecteur, qu’il apporterait des bienfaits que n’apporteraient pas les autres alcools. C’est faux», assurait-elle.

Budget 2018 : surtout profitable aux riches ( OFCE)

Budget 2018 :  surtout profitable aux riches( OFCE)

Pas vraiment de révolution dans la politique redistrive  et pas étonnant que l’opinion se montre prudente sur la politique de Macron. D’après un sondage paru dans LCI, . 35% des personnes interrogées estiment que le bilan d’Emmanuel Macron est positif. 37% le jugent négatif, et 21% estiment qu’il est trop tôt pour juger. De fait d’après une étude de l’OFCE ce pourrait être une année relativement blanche concernant le pouvoir d’achat des ménages ( première préoccupation des Franaçis) ; par contre ; les plus aisés serait favorisé. Il faudra attendre 2019 pour que les ménages engrangent des effets positifs Les mesures du budget 2018 devraient en moyenne exercer un effet presque neutre sur le pouvoir d’achat global des ménages cette année avant de l’augmenter en 2019, mais devraient davantage profiter aux plus aisés, selon une étude de l’OFCE publiée lundi. Pour 2019, malgré la poursuite de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac, l’OFCE estime à six milliards d’euros la hausse du pouvoir d’achat des ménages, sous l’effet de la montée en charge de certaines mesures fiscales (taxe d’habitation, PFU) et des nouvelles revalorisations de certaines prestations sociales. Au-delà de ces chiffres globaux, les économistes de l’OFCE soulignent un « déficit de redistribution », avec un accroissement des inégalités en 2018 par rapport à 2017 et un « rééquilibrage partiel » en 2019. Même si cette année le niveau de vie d’une majorité de ménages, en moyenne, ne devrait selon eux être impacté qu’« à la marge », avec notamment un impact nul pour les classes moyennes, les principaux bénéficiaires des mesures nouvelles seront les « 2% de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier ». D’après leurs calculs, en 2018, les 5% de ménages les plus modestes devraient en moyenne voir leur niveau de vie être amputé de 0,6% en 2018 (soit 60 euros par an et par ménage) alors que les 5% de ménages les plus aisés verraient le leur progresser de 1,6% (soit 1.730 euros).

 

Dépassements d’honoraires : surtout les spécialistes

Dépassements d’honoraires : surtout les spécialistes

 

2,66 milliards d’euros – dont 2,45 milliards «pour les seuls spécialistes» – de dépassements ont été facturés l’an dernier. Un montant en hausse de 2,3% par rapport à 2012, lié en partie à l’augmentation du nombre de médecins spécialistes et de leur activité, explique la sécurité sociale. Sur le territoire, des écarts considérables subsistent d’un département à l’autre et entre médecins, malgré le «contrat d’accès aux soins» (CAS) en vigueur depuis 2013 pour inciter les praticiens à stabiliser leurs dépassements. Un dispositif a été reconduit en ce sens en 2016 sous le nom d’Optam. Par spécialité, les plus forts taux de dépassements se retrouvent chez les gynécologues-médicaux (98,2%), les gériatres (92,9%), les neuro-psychiatres (73,2%) ou encore les stomatologues (72,1%). En revanche, chez les spécialistes de la médecine nucléaire il est de 5,4%, et de 6,6% chez les radiothérapeutes.  Ces taux de dépassement, chez tous les médecins autorisés à en pratiquer, sont en baisse. Chez les seuls spécialistes (hors médecine générale), le taux atteignait en moyenne 52,5% en 2016 contre 56,9% cinq ans plus tôt. Inversement, la part d’actes réalisés aux tarifs de la sécurité sociale a augmenté de 5,4 points depuis 2011 (de 32,1% à 37,5% en 2016)

« Green deal » dans les entreprises : surtout de l’affichage !

 « Green deal » dans les entreprises : surtout de l’affichage !  

Le green deal cher à Nicolas Hulot se révèle être surtout de l’affichage dans les entreprises françaises d’après une enquête de l’INSEE. Les pratiques environnementales des entreprises françaises (gestion des ressources, efficacité énergétique,…) n’ont pas beaucoup évolué.  D’après l’INSEE qui avait déjà effectué une enquête du même type en 2011 et qui constate que cinq ans après les choses n’ont guère bougé. Certes des chartes, des programmes et des engagements ont bien été pris mais dans la réalité on ne constate pas une évolution significative des comportements. Notons par ailleurs que ce n’est pas une spécificité française que par exemple contrairement aux objectifs de Paris de la COP 21,  les émissions de CO2 ne cessent de redresser (des émissions qui évidemment ne sont pas toutes imputables aux entreprises loin  s’en faut). . « Avec 41 milliards de tonnes de CO2 émis estimés pour 2017 (si l’on ajoute la déforestation, ndlr), on risque de manquer de temps pour garder la température sous 2°C, et a fortiori 1,5°C », objectif fixé par l’accord de Paris adopté fin 2015 contre le réchauffement climatique. a déclaré la chercheuse Corinne Le Quere, directrice du centre Tyndall pour les recherches sur le changement climatique à l’Université d’East Anglia, au Royaume-Uni. Pour les entreprises, l’Insee note un écart entre les déclarations et les actions réellement entreprises, n’écartant pas les comportements de « green washing ». Alors que 31% des entreprises disent s’engager pour une meilleure efficacité énergétique et/ou une réduction de leurs émissions, seules 10% ont réalisé un bilan de leurs émissions et 20% ont un plan d’action, soit dans les énergies renouvelables, les déplacements de leur personnel, la réduction du transport de marchandises ou la baisse de leur consommation d’énergie. De même, si 47% des entreprises disent être engagées dans une logique de gestion économe des ressources, 9% seulement se sont dotées d’un plan de réduction de consommation de matière. Malgré le renforcement de la réglementation ces dernières années, l’étude réalisée par l’Insee auprès de plus de 11.000 entreprises « ne permet pas de conclure à une évolution significative des comportements », notant plutôt « une stabilité » de ces comportements par rapport à la précédente enquête de 2011, constate l’Institut.

 

Sondage Soutien Macron : surtout le centre et la droite

Sondage Soutien Macron : surtout le centre et la droite

 

Emmanuel Macon qui souhaitait être ni de droite,  ni de gauche est en fait  faite de plus en plus soutenu par la droite et le centre tendis que le soutien de la gauche devient très minoritaire. Une baisse dans cette dernière catégorie qui ne cesse de s’accroître. Ainsi dans le dernier sondage Viavoice, les sympathisants de gauche ne sont plus que 27 % à approuver la politique du président de la république en novembre alors qu’ils étaient 34 % en septembre. Par contre,  cette politique est plébiscitée par les sympathisants du centre 91 % à applaudir les orientations du chef de l’État alors qu’ils étaient 86 % en septembre. De la même manière,  Emmanuel Macon progresse aussi à droite passant de 41 % de soutien en septembre à 46 % en novembre. Il semble bien que le président de la république ait  du mal à se défaire d’une image de président des riches. En cause sans doute, le un manque d’équilibrage entre les mesures sociales et les orientations économiques mais aussi une certaine attitude condescendante voir méprisante  à l’égard de ceux qui ne partagent pas son point de vue. Une attitude générale des élites  d’en marche qui ont tendance à mépriser toute (y compris à l’intérieur de leur propre parti). Il faudra sans doute revenir à des conceptions plus démocratiques, moins techno est moins élitistes. Sinon la république en marche prend le risque de ne pas exister localement et d’enregistrer  une sérieuse claque aux élections locales sans parler des conséquences sur la baisse de popularité du président de la république.

Nouveau Nutella : surtout du sucre et de l’huile de palme

Nouveau Nutella : surtout du sucre et de l’huile de palme

 

 

Encore davantage de sucre dans le Nutella avec force huile de palme et sans doute un peu moins de cacao.  Dans un post publié le 2 novembre sur Facebook, un organisme allemand de défense des consommateurs, Verbraucherzentrale Hamburg, indiquait avoir constaté que la teinte de la célèbre pâte à tartiner a été modifiée. En effet, celle-ci est plus claire qu’auparavant.  Verbraucherzentrale Hamburg – L’association Verbraucherzentrale Hamburg a comparé les étiquettes de deux pots de Nutella, achetés à des dates différentes. Les valeurs nutritives du produit ont légèrement  évolué. Selon l’étiquette examinée, la teneur en sucre a augmenté pour atteindre 56,3%, contre 55,9% précédemment tandis que la teneur en graisse a légèrement chuté pour s’établir à 30,9% contre 31,8% avant le changement de recette. Conclusion Nutella c’est surtout du sucre et de huile de palme. Selon Reuters, Ferrero utilise 185.000 tonnes d’huile de palme chaque année pour fabriquer son Nutella. Remplacer cet ingrédient pourrait coûter entre 8 et 22 millions de dollars par an en plus aux prix actuels du marché. Effectivement ce produit est largement utilisé dans l’alimentation dans l’industrie alimentaire ;  il entre dans la composition de nombreux aliments industriels tels que chips, biscuits, mayonnaise, chocolat, glaces, etc. L’huile de palme, extraite de la pulpe des fruits du palmier à huile, est accusée d’avoir des effets nocifs sur la santé et d’être l’une des responsables de la déforestation. Le problème, c’est que ce produit est massivement utilisé par l’industrie agroalimentaire précisément en raison de son faible coût.  : La France en consomme 126.000 tonnes par an, soit deux kilos par habitant chaque année. Les palmeraies d’où est issue l’huile de palme utilisée dans les produits alimentaires se trouvent principalement en Indonésie et en Malaisie, producteurs de 80% des stocks, on en trouve également en Amérique latine et en Afrique de l’Ouest. La France est un petit importateur d’huile de palme (150.000 tonnes sur une production mondiale de 62 millions de tonnes), mais les pays producteurs craignent une contagion à d’autres pays consommateurs. Les écologistes voulaient  une  surtaxation par les «effets dévastateurs de la culture industrielle du palmier à huile sur la biodiversité», pointant notamment les d’huile de palme. Autre argument: l’huile de palme fait aujourd’hui partie des huiles végétales les moins taxées en France, des taxes qui varient du simple au double !

Travailleurs détachés : surtout en France et en Allemagne

Travailleurs détachés : surtout en France et en Allemagne

 

 

Le compromis assez bâtard obtenu à Bruxelles porte surtout sur la durée du détachement que Macron voulait limiter à un an et que finalement on a autorisé sur une période de 18 mois. De toute façon,  une durée relativement théorique car on pourra toujours prolonger de manière artificielle un contrat avec un retour fictif dans le pays comme cela se pratique par exemple dans le transport routier. Les difficultés pour réglementer davantage le travail détaché proviennent pour l’essentiel de l’élargissement de l’union européenne aux ex pays de l’Est. En effet la précédente réglementation date de 1996 alors que l’élargissement aux ex pays de l’Est date de 2004. Certes le nombre de détachés en Europe n’est pas considérable, il tourne autour de 1 % mais les détachés pèsent sur les conditions sociales de tous les travailleurs. C’est particulièrement vrai le BTP, l’agriculture et surtout le transport routier. Il faut aussi signaler la croissance importante de ce nombre de détachés de l’art de 50 % depuis 10 ans.  En 2015, les pays qui ont envoyé le plus de travailleurs détachés dans d’autres pays de l’UE, étaient la Pologne avec 251.107 employés détachés déclarés, puis l’Allemagne avec 218.006 travailleurs détachés, ensuite la France qui a détaché 130.468 travailleurs, suivie de près par la Slovénie, qui en a envoyé 126.153. Près de la moitié des effectifs des travailleurs détachés en Europe en 2015 provenaient de ces quatre pays. Des chiffres qu’il faut relativiser et mettre en relation avec le nombre d’employés de chaque pays.  L’Allemagne, la France et la Belgique sont les trois États membres qui attirent le plus de travailleurs détachés, puisqu’ils reçoivent à eux tous seuls environ 50% de l’ensemble des travailleurs détachés.  En France, les effectifs ont fortement augmenté en 10 ans. En 2015, le nombre de salariés détachés croît très fortement et était de 286.025, soit 25% de plus qu’en 2014, selon une étude de la Direction Générale du Travail. Les Polonais représentent la première nationalité de main-d’œuvre détachée en France (46.816) devant les salariés de nationalité portugaise (44.456), espagnole (35.231), roumaine (30.594) et italienne (16.847). Ces nationalités concentrent à elles cinq 61% du flux de main-d’œuvre détachée dans l’Hexagone. En France, le BTP est aussi champion en effectifs avec 93.940 salariés détachés en 2015, selon le rapport de la Direction Générale du Travail, même s’il a enregistré une baisse des déclarations par rapport à l’année précédente. Sur le podium encore, le secteur de l’intérim a comptabilisé en 2015: 54.468 salariés détachés, et l’industrie: 48.822. Au total, 83% des salariés détachés en France sont des ouvriers travaillant dans l’un de ces trois secteurs. Le personnel encadrant ne représente que 5,1% du volume total des salariés déclarés détachés, précise la Direction Générale du Travail.

 

 

 

Contrôle technique auto renforcé mais surtout plus cher

Contrôle technique auto renforcé mais surtout plus cher

 

 

 

Un contrôle technique nouveau qui va porter sur plus de 600 points e t va permettre de rejeter à peu près 50 % des véhicules ! Avec en plus une augmentation sensible de la facture qui pourrait au moins doubler pour l’automobiliste lors du contrôle. En effet le nombre défaillances  va passer de 196 actuellement à 467. On peut évidemment se réjouir que les contrôles prennent en compte à la fois la sécurité et l’environnement mais dans le cas d’espèce,  il s’agit surtout d’encourager à l’achat de véhicules neufs pour soutenir une industrie automobile aux perspectives incertaines compte tenu d’une part de l’augmentation de la fiscalité sur le diesel et surtout d’autre part des perspectives de développement de la voiture électrique. Le véhicule contrôlé qui écope d’une ou plusieurs défaillances qualifiées de critiques se verra apposé sur le pare-brise une vignette signifiant l’obligation de contre-visite et n’aura que 24 heures pour effectuer la réparation! Dans la majorité des cas, trouver dans un délai aussi court un professionnel capable d’effectuer la réparation est une illusion. En cas de circulation, le contrevenant s’expose à une amende de 135 euros (minorée à 90 euros si paiement immédiat). De quoi déclencher le courroux des automobilistes. Avec la nouvelle réglementation, la catégorie des défaillances passe de 2 à 3. Le contrôle va porter sur 606 points: 139 défaillances mineures, 340 défaillances majeures et 127 défaillances critiques. Ce qui change profondément la donne, c’est l’explosion du nombre de défaillances (ne les appelez plus défauts) entraînant une contre-visite. On passe ainsi de 196 défaillances dans le système actuel à 467 avec la réglementation en vigueur le 20 mai prochain. Pour les défaillances majeures, les automobilistes concernés bénéficieront d’un délai de deux mois pour effectuer les réparations et faire valider la correction de la défaillance auprès du centre de contrôle. L’affaire se corse pour les 127 défaillances critiques.  Le réseau SGS France a déjà identifié un besoin de 200 contrôleurs supplémentaires. Des contrôleurs dont le niveau de formation va passer d’un CAP à un Bac Pro ! Des détenteurs de Bac  souvent en pratique  nettement plus incompétents que les détecteurs de CAP. . «Nous estimons que nos besoins pourraient être portés à 500 contrôleurs à partir de mai 2018 avec l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation.»

Manif 12 septembre : Une manifestation surtout de militants

Manif 12 septembre : Une manifestation surtout de militants

222 000 manifestants, 500 000 pour la CGT, c’est le minimum syndical en matière de mobilisation estiment les experts du dialogue social. Pas de quoi faire reculer le gouvernement. Une manifestation qui n’a pas tellement mordu notamment dans le privé mais qui a été un peu compensé par les troupes du secteur public et les retraités.  “On est dans les niveaux bas pour les mobilisations de ce type”, a dit mercredi à Reuters Guy Groux, directeur de recherches associé au Cevipof de Sciences Po. “Si l‘on compare à des mouvements comme ceux de 1995, 2006 ou encore 2010, qui rassemblaient un million de personnes, c‘est plutôt marée basse”. Pour cette manif du 12 on a compté seulement 223000 participants (500 000 pour la CGT.  A titre de comparaison, au plus fort des manifestations contre la loi Travail, dite El Khomri, au printemps 2016, le ministère de l‘Intérieur avait dénombré près de 400.000 personnes dans les rues. Pour Jean Grosset, directeur de l‘Observatoire du dialogue social de la Fondation Jean Jaurès et ancien secrétaire général adjoint du syndicat UNSA, la manifestation n‘aura pas l‘impact escompté par ses organisateurs. “La manifestation a été avant tout à caractère militant”, a-t-il dit à Reuters. “Vous n‘avez pas là-dessus une émotion pour l‘instant des salariés qui les fait rejoindre les cortèges des syndicats.” Raymond Soubie, ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy et grand spécialiste du mouvement syndical, la CGT ne fait que bâtir son image de syndicat “au plus près de la défense des salariés”. “Son objectif n’était pas de faire revenir le gouvernement sur les ordonnances”, dit-il, jugeant que le sort en est déjà jeté. “C‘est plus une manifestation de principe pour montrer son hostilité et surtout pour prendre date par rapport à une éventuelle montée des mécontentements dans les mois à venir.” Selon lui, la réforme du Code du travail, un thème complexe, n‘est pas aussi “inflammable” que les réformes de l‘assurance chômage et ou des retraites prévues pour le printemps prochain. Macron souhaite unifier le système des retraites et mettre fin aux régimes spéciaux. “Des corporations vont se sentir attaquées et vont se défendre dans des secteurs sensibles comme l’énergie et les transports”, dit Raymond Soubie, laissant présager un printemps 2018 explosif. Le second round social sur les retraites et l’assurance chômage risque d’être nettement plus difficile pour le gouvernement surtout si s agrègent à la mobilisation lycéens et étudiants.

Flux migratoires : une vision surtout à court terme

Flux migratoires : une vision surtout à court terme

Lors  du mini-sommet Europe Afrique il a surtout été question de lutter contre les trafics de migrants. Un aspect qui évidemment ne peut être négligé mais qui traduit essentiellement une vision de court terme. En gros,  on veut retenir les migrants en Afrique afin de régulariser ceux qui justifient  d’un statut de réfugié. Pour les autres, c’est-à-dire les migrants économiques, rien n’a été décidé. Et pour cause,  car la problématique est complexe et passe notamment par le développement de l’Afrique. Ce qu’ont tenu à rappeler les représentants des gouvernements africains. Des représentants africains qui ont aussi leurs responsabilités du fait de la corruption et d’un manque de rigueur dans la gestion d’aides au développement déjà insuffisantes. On a surtout parlé de répression et de frein plus migratoire. Le président tchadien a cependant rappelé que “Le problème fondamental restera toujours le développement”. “Il ne faut pas faire que de la répression”, a renchéri de son côté le président nigérien Mahamadou Issoufou.

Loi Moralisation vie publique: surtout de la com.

Loi Moralisation vie publique: surtout de la com.

 

Les députés français ont voté  les deux projets de loi s sur la moralisation de la vie publique, projets qui ont peu impactés l’opinion car ces textes relèvent surtout de la com. pour répondre en particulier aux affaires qui se sont déroulées notamment leur la campagne électorale. À part l’interdiction des emplois familiaux des dispositions retenues sont assez anecdotiques. En outre ce qui a surtout plombé l’écho de cette loi c’est que le principal animateur du débat sur ce terrain, à savoir François Bayrou, est tombé précisément pour non-respect des règles de financement des partis politiques. La réforme est composée de deux textes : un projet de loi ordinaire et un projet de loi organique dont l’examen devait se terminer dans la nuit de vendredi à samedi. Le gouvernement ayant décidé d’utiliser la procédure accélérée, qui permet de réduire le nombre des navettes entre les deux chambres, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée pour lundi afin de tenter de mettre au point des textes communs aux deux assemblées. Les deux textes devraient être définitivement adoptés jeudi prochain par le Parlement, l’Assemblée ayant le dernier mot. Ils font suite notamment à l’affaire des emplois fictifs présumés dont l’ex-Premier ministre Les Républicains François Fillon, candidat malheureux de la droite à la présidentielle, aurait fait profiter sa famille. Finalement les principales mesures dont certaines apparaissent cependant nécessaires demeure assez accessoires : l’Inéligibilité des candidats et élus en cas de crimes ou d’infractions traduisant un manquement à la probité. les frais de mandat parlementaire, la suppression de la réserve parlementaire,  enfin  la Banque De La Démocratie ;  une dénomination ronflante pour pas grand-chose. Ces différents aspects auraient pu par ailleurs être gérés sans nécessairement une loi dite de moralisation.

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