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COVID-19: MACRON VEUT SURTOUT NE PAS EMPLOYER LE MOT CONFINEMENT

COVID-19: MACRON VEUT SURTOUT NE PAS EMPLOYER LE MOT CONFINEMENT

 

DEVANT LA MONTÉE SPECTACULAIRE DE LA TROISIÈME PHASE QUI DÉPASSE MAINTENANT LA SECONDE, MACRON VA ÊTRE CONTRAINT DE PRENDRE DES MESURES DE TYPE RECONFINEMENT MAIS SURTOUT SANS DIRE LE MOT. RECONFINEMENT EST EN EFFET DANS LE VOCABULAIRE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE COMPLÈTEMENT TABOU. IL VA DONC IMPOSER DES MESURES RESTRICTIVES DANS LES ZONES LES PLUS TOUCHÉES NOTAMMENT EN RÉGION PARISIENNE MAIS EN AFFIRMANT AVEC FORCE QU’IL NE S’AGIT SURTOUT PAS D ‘UN RECONFINEMENT.

 

Un exercice d’équilibriste ou d’en  même temps dont il sera difficile de persuader l’opinion.

La France a dépassé ce mardi la barre des 5000 personnes en réanimation, avec 5072 patients actuellement en soins intensifs dans l’ensemble des hôpitaux français. Ce niveau d’occupation des lits n’avait pas été atteint depuis un an. 5056 personnes se trouvaient ainsi en réanimation le 30 mars 2020.

L’Hexagone compte également 28.510 personnes hospitalisées, avec 2579 nouvelles admissions qui ont été comptabilisées en 24 heures.

Le nombre de personnes testées positives entre lundi et mardi, 30.702, déjà particulièrement haut, est sous-évalué en raison d’une erreur technique. Il se situerait plutôt autour de 40.000 nouvelles contaminations en 24 heures.

Pandémie: École et surtout lycée en danger

Pandémie:  École et surtout lycée en  danger

3000 écoles ont déjà été fermées pour des raisons pandémie. Dans les autres, l’absentéisme aussi bien des élèves que des enseignants menace l’année scolaire. Surtout ,on s’aperçoit que le virus circule à l’école et en particulier au lycée. Comme le rappelle l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, cette fois dans Le Monde, « les enfants de moins de 10 ans sont 30% à 50% moins susceptibles d’être infectés », ce qui explique l’écart avec le reste de la population. En revanche, les collégiens et les lycéens – qui représentent la majorité des 10-19 ans – sont eux une population à risque. Selon l’étude ComCor menée par l’Institut Pasteur, « avoir un collégien ou un lycéen chez soi accroît de 30% le risque d’être infecté ».

Le variant britannique, qui se propage depuis décembre et est désormais majoritaire en France, pourrait cependant changer les choses. Comme on peut le voir sur le graphique, l’incidence des 0-9 ans est certes basse mais elle actuellement bien plus haute que lors de la deuxième vague, en novembre. Chez les 10-19 ans, c’est l’écart avec le reste de la population qui interpelle. Lors des précédentes vagues, ils étaient généralement légèrement moins contaminés que les autres classes d’âges.

Ces différences pourraient cependant s’expliquer par la multiplication des tests dans les établissements scolaires. Selon Les Echos, le nombre de tests dans les écoles a été multiplié par 5 en un mois, passant de 50.000 fin février à 250.000 cette semaine. Il est donc logique que le nombre de cas augmente. Comme le remarque Guillaume Rozier, fondateur du site covidtracker.fr, spécialisé dans l’analyse des données liées au Covid-19, le taux de positivité des jeunes est en baisse, contrairement à la plupart des catégories d’âges.

Pandémie: École et surtout lycée en danger

Pandémie:  École et surtout lycée en  danger

3000 écoles ont déjà été fermées pour des raisons pandémie. Dans les autres, l’absentéisme aussi bien des élèves que des enseignants menace l’année scolaire. Surtout ,on s’aperçoit que le virus circule à l’école et en particulier au lycée. Comme le rappelle l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, cette fois dans Le Monde, « les enfants de moins de 10 ans sont 30% à 50% moins susceptibles d’être infectés », ce qui explique l’écart avec le reste de la population. En revanche, les collégiens et les lycéens – qui représentent la majorité des 10-19 ans – sont eux une population à risque. Selon l’étude ComCor menée par l’Institut Pasteur, « avoir un collégien ou un lycéen chez soi accroît de 30% le risque d’être infecté ».

Le variant britannique, qui se propage depuis décembre et est désormais majoritaire en France, pourrait cependant changer les choses. Comme on peut le voir sur le graphique, l’incidence des 0-9 ans est certes basse mais elle actuellement bien plus haute que lors de la deuxième vague, en novembre. Chez les 10-19 ans, c’est l’écart avec le reste de la population qui interpelle. Lors des précédentes vagues, ils étaient généralement légèrement moins contaminés que les autres classes d’âges.

Ces différences pourraient cependant s’expliquer par la multiplication des tests dans les établissements scolaires. Selon Les Echos, le nombre de tests dans les écoles a été multiplié par 5 en un mois, passant de 50.000 fin février à 250.000 cette semaine. Il est donc logique que le nombre de cas augmente. Comme le remarque Guillaume Rozier, fondateur du site covidtracker.fr, spécialisé dans l’analyse des données liées au Covid-19, le taux de positivité des jeunes est en baisse, contrairement à la plupart des catégories d’âges.

Covid-19 : catastrophe mais Castex surtout content de lui-même !

Covid-19 : catastrophe mais Castex surtout content de lui-même  !

 

 

Jamais sans doute une contradiction telle est apparue entre la gravité d’une situation et le taux satisfaction d’un  premier ministre. La situation n’était pas facile à assumer. En effet, le premier ministre avait les jours précédents annoncé des  confinements très stricts. En fait le confinement décidé est une raquette pleine de trous qui pour résumer va surtout punir encore de petits commerçants. Pour le reste, cela ne changera pas grand-chose. Or c’est ce que souhaitait Macon et Castex a dû assumer cette contradiction entre  vrai confinement et un confinement partiel. Une intervention comme d’habitude chez Castex interminable, confuse et évidemment pleine de contradictions.

 

L’exercice sorte de grande chaud à plusieurs commence à être usé surtout quand on n’a pas grand-chose à dire. En fait la situation devient dramatique et on s’oriente bien vers une troisième vague. L’intendance ne suit pas,  ni concernant le nombre de lits de réanimation et le nombre de vaccins. Pire avec les positions de la France qui a suivi servilement l’Allemagne par rapport à l’Astra Zeneca, on aura perdu plusieurs jours de vaccination. En plus on aura instiller le doute dans le personnel médical qui n’était déjà pas très enthousiaste et surtout dans l’opinion.

 

Pour faire simple. Nous entamons une troisième vague et la France met  en place un faux confinement par ailleurs complètement impossible à vérifier puisque les populations des départements concernés pourront sortir de chez elle jusqu’à 10 km le temps qu’elles souhaitent. Évidemment une contrainte qu’on ne pourra pas vérifier. Sans parler de tous les parisiens qui vont dès ce week-ends rejoindre la province et contribuer à contaminer le reste de la population.

Chine: un objectif surtout de plus grande souveraineté

Chine: un objectif surtout de plus grande souveraineté

 

Croissance, technologies, environnement: le 14e Plan quinquennal chinois suscite des déceptions dans les domaines où il était le plus attendu à l’ère post-Covid ( chronique de david Bévérez, investisseur français à Hong Kong dans l’Opinion)

 

 

 

De manière surprenante, la publication pourtant tant attendue du 14e Plan quinquennal chinois a eu droit à peu de fanfares et trompettes. Alors que l’on s’apprêtait à assister à la consécration de la Chine comme grande gagnante de la crise de la Covid, les annonces ont plutôt déçu sur les trois principales attentes des observateurs. Elles confirment en fait que la perspective d’une « Chine Prospère » est bien repoussée à l’après 2035, les quinze prochaines années passant par l’étape intermédiaire, plus douloureuse, de la construction d’une « Chine Moderne ».

D’abord, en matière de croissance, l’annonce pour 2021 d’une progression d’« au moins 6 % » reste en-deça du consensus de +8-9 %. De manière positive, il faut y voir l’influence de la très sérieuse banque centrale chinoise, la PBOC, bien décidée à siffler la fin de l’emballement de l’endettement et à promouvoir la relance principalement par les investissements productifs. En complète opposition au laxisme monétaire occidental, notamment des Etats-Unis.

En ressortent cependant les limites des velléités de rééquilibrer la croissance chinoise par l’accélération de la consommation intérieure, puisqu’on voit bien qu’en Chine, c’est la croissance du PNB qui tirera la reprise de la consommation, et non l’inverse comme en Occident. Ce d’autant plus à court terme, compte tenu du retard pris dans la vaccination de la population.

Ensuite, l’objectif affiché de souveraineté technologique prévoit, certes, une progression de +7 % par an des dépenses de R&D. Mais il manque cruellement de précisions quant aux deux talons d’Achille de la tech chinoise. D’une part, les semi-conducteurs, où les 250 milliards de dollars de gabegie cumulée, illustrée encore récemment par les déboires du projet de 18 milliards de dollars de Wuhan Hongxin Semiconductor Manufacturing, laissent toujours la Chine dépendante du reste du globe. D’autre part, l’industrie des logiciels – notamment les systèmes d’exploitation – où la Chine, avec seulement 3 % des dépenses mondiales, reste non-crédible au plan mondial.

Le gouvernement chinois gagnerait sans doute à observer en France les conséquences néfastes de la politique du «en même temps»

Mais c’est sur le plan environnemental que les déceptions se sont sans doute le plus cristallisées : pas seulement compte tenu de l’absence des mesures concrètes attendues, mais surtout par le rappel des freins internes régionaux à la révolution du mix énergétique promu par le gouvernement central. A l’image de la remise en cause par l’Agence nationale de l’énergie du remboursement des 60 milliards de dollars de subventions restées impayées aux acteurs des énergies renouvelables.

De manière plus structurante, ces contradictions renvoient ouvertement à l’opposition qui fait actuellement rage à Pékin entre deux camps : d’une part, les partisans du renfermement de la Chine sur elle-même, forte de sa maitrise de la Covid, de sa consommation intérieure et de sa volonté d’en découdre avec Taiwan rapidement ; de l’autre, ceux favorables au contraire à la prolongation de l’ouverture vers l’extérieur, soulignant notamment les faiblesses chinoises dans les différents secteurs identifiés dans le récent « Accord global sur les investissements » avec l’Europe : services financiers, santé, logiciels du cloud, intelligence environnementale…

Le gouvernement chinois gagnerait sans doute à observer en France les conséquences néfastes de la politique du « en même temps », pour éviter que la « circulation duale » ne mène en réalité qu’au seul dangereux repli sur soi-même.

David Baverez est investisseur, installé à Hong Kong depuis 2011. Il est l’auteur de Paris-Pékin Express (Editions François Bourin, 2017).

En Russie, la dictature et surtout la misère sociale

 En Russie, la dictature et surtout la misère sociale

 

 

Les Russes ne sont pas complètement indifférents aux questions démocratiques et notamment aux violations délibérées par Poutine des libertés individuelles et collectives notamment suite à l’emprisonnement et à la condamnation de l’opposant Navallny. Pour autant , cette question est sans doute moins prégnante pour l’ensemble des Russes que la détérioration de la situation économique et sociale. Le pays est en effet en plein marasme économique et les Russes ont vu leur pouvoir d’achat de l’ordre de 15 à 20 % en peu de temps. Entre les sanctions occidentales et l’embargo imposé en retour par le Kremlin sur les importations de denrées alimentaires européennes, la pandémie, la chute du rouble et une économie depuis longtemps anémique, nombreux sont les Russes qui voient leur portefeuille maigrir.

 

Un motif de mécontentement croissant, alors que les partisans de l’opposant incarcéré Alexeï Navalny veulent mobiliser la rue à l’approche d’élections législatives en septembre.

« Avant la pandémie, nous recevions 30-40 personnes par jour, c’est désormais 50-60 personnes » qui viennent chercher des vivres, constate Elena Timochouk, employée de l’association d’aides sociales »

 

La dette plombe surtout l’avenir des PME

La dette plombe surtout l’avenir des PME

Les deux économistes Joseph Baines et Sandy Brian Hager montrent dans une tribune au « Monde » que les exigences des investisseurs mettent en péril les petites entreprises et favorisent les plus grandes

Tribune.

 

Bien avant que le Covid-19 ne secoue le monde, les grandes économies s’inquiétaient de l’augmentation de la dette des entreprises. Lorsque la pandémie a frappé pour la première fois, il semblait que le jour du jugement dernier des firmes surendettées était enfin arrivé. La dévastation causée par le Covid-19 n’allait-elle pas déclencher une vague de faillites et faire courir au système financier mondial le risque d’un nouvel effondrement majeur ?

Cet effondrement du marché de la dette des entreprises, attendu de longue date, ne s’est pourtant pas produit, du moins pas encore. Bien que les taux de défaillances d’entreprises aient augmenté dans le monde entier en 2020, les mesures sans précédent prises par les banques centrales pour soutenir les marchés du crédit par l’achat direct d’obligations d’entreprises ont jusqu’à présent permis d’éviter la catastrophe.

Mais elles ont eu un coût important. En 2020, les émissions de titres de créance des entreprises ont atteint des niveaux record, ce qui alimente les craintes que les banques centrales n’aient fait que retarder l’inévitable. Ces mesures semblent également alimenter une reprise « en forme de K », car les fortunes des entreprises divergent beaucoup. Les achats des banques centrales ont été fortement orientés vers des titres de créance de bonne qualité émis par de grandes entreprises aux bilans plus solides.

Ainsi, alors que les géants de l’économie empruntent des sommes considérables à des taux d’intérêt historiquement bas, les petites entreprises ont du mal à lever des fonds qui leur permettraient de traverser la pandémie. En fait, l’idée même d’une reprise « en forme de K » est trompeuse, ne serait-ce que parce qu’elle occulte le fait que l’économie est « en forme de K » depuis des décennies.

Comme le montrent nos recherches sur les Etats-Unis, la situation financière des grandes entreprises s’est constamment améliorée depuis le début des années 1980, pendant que les petites entreprises tombaient dans une situation de détresse financière de plus en plus aiguë (« The Great Debt Divergence and its Implications for the Covid-19 Crisis : Mapping Corporate Leverage as Power », Joseph Baines et Sandy Brian Hager, New Political Economy, 6 janvier 2021). La pandémie n’est donc que le dernier épisode d’une polarisation de longue date des revenus des sociétés aux Etats-Unis.

L’examen des données financières à long terme des sociétés non financières américaines révèle une étonnante divergence dans les fortunes des sociétés selon leur taille. L’endettement des 10 % des entreprises les plus grandes (en chiffre d’affaires) a augmenté depuis le milieu des années 1980, tandis que la part du service de cette dette (intérêts versés) dans leur chiffre d’affaires a diminué. En raison de ces conditions d’emprunt favorables, les marges bénéficiaires des grandes entreprises sont ainsi passées d’une moyenne de 4,9 % dans les années 1980 à 7,1 % dans les années 2010.

 

2020: l’or brille, surtout l’argent

2020:  l’or brille, surtout l’argent

il y a quelques raisons économiques et technologiques à l’augmentation de certains métaux rares et précieux. Pour les raisons économiques, il y a eu cependant certains mouvements de yo-yo consécutifs à la pandémie.

Les métaux rares et précieux constituent aussi une sorte de refuge vers des valeurs sûres ou considérées comme telles car les économies ont été très sérieusement secouées. En Europe en particulier, les valeurs boursières ont perdu 7 % sur un an. En cette année de difficultés sanitaires et économiques, les métaux rares et précieux ont cependant flambé. Mercredi, l’or s’inscrivait en hausse de 23,8% sur l’année, à 1.878,33 dollars l’once. l’argent grimpe de 47,5% sur l’année, l’une des meilleures performances de 2020 pour une matière première, à 26,27 dollars l’once.

Le cuivre, a atteint 8.028,00 dollars le 18 décembre, une première depuis février 2013.

Le métal rouge finissait une année mouvementée à 7.833 dollars la tonne.

Les autres principaux métaux de base comme le nickel et l’aluminium ont connu cette année une trajectoire comparable et évoluent à des niveaux plus vus depuis respectivement un et deux ans.

Économie internationale : C’est en Europe surtout que la France est faible

Économie internationale : C’est en Europe surtout que la France est faible

La lauréate du prix du meilleur jeune économiste 2020 Isabelle Méjean observe, dans une tribune au « Monde », que 60 % des échanges de la France avec le reste du monde se font à l’intérieur du Marché commun.

Tribune.

La pandémie a de nouveau mis en lumière les excès de la mondialisation. En cause : la déforestation, qui bouleverse les niches écologiques des animaux hôtes et favorise l’émergence de nouveaux virus, et la mobilité internationale des individus, qui aide à diffuser l’épidémie. Les tensions protectionnistes ressurgissent, comme en témoignent les appels au souverainisme économique, qui serait la solution aux problèmes d’approvisionnement en matériel sanitaire, mais aussi en produits de toute sorte, du printemps 2020. Ces tensions interviennent dans un climat international globalement sceptique à l’égard du libre-échange, qui a atteint son apogée avec le vote au Royaume-Uni sur le Brexit, en 2016, et la guerre commerciale sino-américaine de 2018.

Ce scepticisme est nourri par le sentiment d’un insuffisant partage des gains de la mondialisation, confirmé par de nombreux travaux académiques. D’un côté, les grands gagnants, les multinationales, leurs actionnaires et leurs cadres, qui bénéficient majoritairement des nouvelles opportunités offertes par l’ouverture des pays émergents, et peuvent exploiter les règles de la fiscalité internationale pour éviter l’impôt. De l’autre, les perdants, les entreprises exposées à une concurrence étrangère accrue et leurs salariés, victimes de destructions d’emplois dans une économie marquée par le chômage de masse. Entre les deux, un bénéfice en termes de pouvoir d’achat réel mais diffus, et donc difficile à appréhender. On estime que l’augmentation des importations en provenance de Chine entre 1995 et 2007 a détruit environ 100 000 emplois en France, des pertes concentrées géographiquement, tandis qu’elle a amélioré le pouvoir d’achat annuel de chaque ménage de 1 000 euros, des gains répartis sur toute la distribution des revenus. A cela s’ajoutent des difficultés à mettre en place des politiques environnementales ambitieuses, dans un contexte où la perte de compétitivité des entreprises françaises semble une menace insurmontable.

Si ces problèmes sont réels, on oublie parfois que, pour l’économie française, la mondialisation se joue avant tout à l’échelle européenne. Environ 60 % des échanges de la France avec le reste du monde se font à l’intérieur de l’Union européenne (UE), quand les biens en provenance d’Asie représentent 15 % des importations françaises. Les entreprises françaises ont des chaînes de valeur principalement européennes. Et si la France a un problème de compétitivité, c’est vis-à-vis de ses partenaires européens plus que des pays asiatiques.

 

 

Crise sanitaire : un plan de relance surtout favorable aux grandes entreprises

Crise  sanitaire : un plan de relance surtout favorable aux grandes entreprises

Selon une étude de l’Institut des politiques publiques (IPP), publiée lundi et diffusée par le Figaro, le plan de relance va surtout aider les grandes entreprises notamment industrielles.

Ce plan profitera dans une moindre mesure aux commerces, et beaucoup moins aux entreprises de l’hôtellerie-restauration ou des services.

Les auteurs jugent donc «optimiste» la prévision du gouvernement sur l’impact positif de cette mesure sur la croissance à moyen terme, d’autant plus que son financement «n’a pas été pris en compte».

En revanche, l’étude constate que les mesures d’urgence prises depuis mars (chômage partiel, prêt garanti, exonérations de charges, fonds de solidarité) ont bien rempli leur rôle, en ciblant les entreprises les plus fragiles financièrement, celles qui ont pu le moins maintenir leurs salariés en emploi et qui ont subi les plus fortes baisses de chiffre d’affaires.

Par secteur, l’hôtellerie-restauration, les services, les transports et les commerces sont ainsi les plus aidés. En revanche, les auteurs soulignent que ces dispositifs ont aussi «surtout aidé les entreprises petites, peu capitalistiques et peu productives dès avant la crise».

Enfin, selon l’étude, le choc de l’épidémie a eu un impact très inégal sur les revenus des ménages: les plus modestes, parce qu’ils sont notamment les plus susceptibles de travailler dans des secteurs touchés par le Covid-19, ont ainsi été les plus pénalisés. Ils sont aussi moins susceptibles de faire du télétravail et ont les contrats de travail les moins protecteurs (CDD, intérim, etc.)

De ce point de vue, les aides exceptionnelles aux bénéficiaires d’aide sociale et l’allocation de rentrée scolaire, qui ont atteint 173 euros pour les 20% de ménages les plus modestes, ou encore celles pour les indépendants et les petits entrepreneurs, ont permis de compenser en partie leurs baisses de revenus, note l’étude.

Les ménages du milieu de la distribution des revenus ont eux enregistré les pertes les plus importantes (jusqu’à 0,4%), l’indemnité de chômage partiel ne couvrant pas l’intégralité de leur salaire habituel. À l’inverse, les ménages les plus aisés, plus susceptibles de faire du télétravail et donc de conserver leur salaire complet, ont été moins pénalisés par la crise.

Surtout le boycott de la démocratie par les dictatures

Surtout le boycott de la démocratie par les dictatures

 

 

Toutes les occasions sont bonnes pour les dictatures afin de renforcer la légitimité de leur régime. Au-delà du boycott des produits français et des manifestations, c’est surtout la démocratie et les principes républicains qui sont contestés. Pour preuve, il s’agit du Koweït, du Pakistan, de l’Iran, des palestiniens ou encore du Maghreb, autant de pays en délicatesse avec les valeurs universelles de la démocratie. Dans nombre de ces pays, c’est la frange la plus radicale qui instrumentalise la situation française. Tout cela motif que la France exercerait une forme de répression contre la religion musulmane alors que dans la plupart de ces pays tout autre religion que l’islam est pratiquement interdite et les fidèles parfois persécutés.

La France dénonce ces appels, qui concernent notamment des produits agroalimentaires, “ainsi que plus généralement des appels à manifester contre la France, dans des termes parfois haineux, relayés sur les réseaux sociaux”, selon le texte du communiqué.

“Ces appels dénaturent les positions défendues par la France en faveur de la liberté de conscience, de la liberté d’expression, de la liberté de religion et du refus de tout appel à la haine”, poursuit le texte.

“En conséquence, les appels au boycott sont sans aucun objet et doivent cesser immédiatement, de même que toutes les attaques dirigées contre notre pays, instrumentalisées par une minorité radicale.”

Ce communiqué intervient dans un climat diplomatique tendu entre la France et la Turquie dont le président, Recep Tayyip Erdogan, a une nouvelle fois pris pour cible dimanche son homologue français en déclarant qu’Emmanuel Macron s’était “égaré” par ses positions envers les musulmans et l’islam.

Séparatisme : s’attaquer surtout aux causes

Séparatisme : s’attaquer surtout aux causes

 

 

Spécialiste du monde arabo-musulman, le politiste retrace, dans une tribune au « Monde », le processus menant de l’irruption de la question du voile en milieu scolaire, en 1989, aux « fatwas des smartphones » d’aujourd’hui et à l’assassinat du professeur Samuel Paty. La loi en préparation, souligne-t-il, doit traiter le problème à la racine.

 

TRIBUNE

 

Il y a trente et un ans, à l’automne 1989, éclatait la première « affaire » islamiste dans l’école de la République. Trois jeunes filles s’étaient présentées voilées en cours au collège Gabriel-Havez de Creil, dans l’Oise. L’organisation des Frères musulmans avait envoyé ses représentants pour négocier avec le principal, qui les avait éconduits lorsqu’il se rendit compte qu’ils l’enregistraient à son insu. Elle venait de marquer symboliquement une importante rupture, en cette année où l’affaire Rushdie avait déchaîné les passions outre-Manche et où Khomeyni, en prononçant sa fatwa du 14 février condamnant à mort Salman Rushdie pour blasphème, avait, du même coup de force, inclus l’Europe – et les autres territoires de la planète où vivaient des musulmans – dans le « domaine de l’islam », c’est-à-dire toute juridiction où s’applique une fatwa.

Les Frères musulmans avaient, dans le même esprit, modifié l’intitulé de leur organisation : elle devint l’Union des organisations islamiques de France, et non plus en France. Pour eux, les injonctions de la loi islamique, ou char’ia, devaient désormais pouvoir s’appliquer, et les jeunes filles qui le souhaitaient porter le hidjab à l’école. Ne serait-ce qu’au nom de la liberté d’expression… garantie par les lois de la République. Cette capacité à jouer sur deux registres juridiques déstabilisa les institutions et le réseau associatif – du ministre de l’éducation nationale Lionel Jospin à SOS Racisme, en passant par le Conseil d’Etat –, ouvrant une guérilla judiciaire pendant quinze ans, jusqu’à la loi de 2004 sur l’interdiction des signes religieux à l’école, issue des travaux de la commission Stasi.

Trois décennies plus tard, la décapitation du professeur d’histoire, géographie et instruction morale et civique Samuel Paty, qui avait fait réfléchir ses élèves du collège du Bois-d’Aulne, à Conflans-Sainte-Honorine (également en banlieue parisienne), sur la notion de blasphème à partir de caricatures de Charlie Hebdo, s’inscrit dans le prolongement de ce processus.

Le père d’une élève – lui-même très actif dans l’« islamosphère » –, qui avait lancé une alerte rapidement devenue virale en se basant sur une description partiellement controuvée des faits et désigné l’enseignant à la vindicte, fut, comme ses prédécesseurs de 1989, reçu par la principale, accompagné par un agitateur sexagénaire, islamiste notoire issu de la mouvance des Frères musulmans radicalisés, ayant créé le Collectif Cheikh Yassine (du nom du fondateur du Hamas), un temps compagnon de route de Dieudonné, fiché « S » et inscrit au fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste. Que celui-ci se soit targué, dans une interview filmée, d’avoir « exigé la suspension immédiate de ce voyou, car ce n’est pas un enseignant » auprès de la principale du collège en dit long sur l’évolution, en trente ans, du rapport de force autour des enjeux éducatifs en France par rapport à la mouvance islamiste.

Procès du terrorisme : le modèle d’identification surtout en cause

Procès du terrorisme : le modèle d’identification surtout en cause

Professeur des universités, Gilles Kepel est spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain. Il dirige la chaire Moyen-Orient Méditerranée à l’Ecole normale supérieure. Il considère que à travers le procès du terrorisme c’est surtout le modèle d’identification qui est en cause. Interview dans le monde

Comment analyser les récentes menaces d’al-Qaïda contre Charlie hebdo ?

Sans doute pour faire croire qu’al-Qaïda existe encore. Aujourd’hui personne ne s’intéresse plus à Zawahiri et ses acolytes, réfugiés quelque part entre le Pakistan et l’Afghanistan. Il reste un groupe dissident dans la zone de désescalade d’Idlib, dans le nord-ouest syrien, où se trouvent du reste plusieurs Français sous la houlette du Sénégalo-Niçois Omar Diaby, parmi lesquels peut-être Hayat Boumedienne, la veuve Coulibaly. Mais leur lien avec ce qui fut al-Qaïda est flou. La « marque » al-Qaïda, qui concurrençait Coca-Cola pour la notoriété mondiale, ne vaut plus grand-chose désormais.

Depuis 2015, quelles conséquences la vague d’attentats a-t-elle eues sur la communauté musulmane en France ?

Les attentats ont fait basculer les choses dans le mauvais sens. Ils ont créé un modèle d’identification, une sorte de banalisation de ce type de mal – pour reprendre une formule de Hannah Arendt – qui se sont traduits par la funeste série d’attentats. Bien sûr, la majorité de nos concitoyens de culture musulmane a condamné ces monstres mais on observe, par exemple dans le sondage Ifop-Fondation Jean-Jaurès-Charlie hebdo, qu’une partie de la jeunesse se refuse à se prononcer en ce sens, en arguant que le problème n’est pas là, que le coupable est la société française « islamophobe ». Cette évolution a été dynamisée par la victimisation exploitée par les milieux islamistes qui se sont efforcés de retourner la charge de la preuve avec le slogan #jenesuispascharlie, les « oui mais », les « ils l’ont bien cherché ». Enfin, la mouvance islamo-gauchiste, qui construit une identité de la jeunesse musulmane sur le rejet de la société française dans ses fondements mêmes, considérés comme racistes, néocoloniaux, etc., a vite compris le parti à tirer de cette exploitation victimaire. Et a trouvé des relais dans le monde universitaire.

Quelles sont les manifestations concrètes de cette « idéologie victimaire » ?

La jeunesse issue des quartiers entre aujourd’hui massivement à l’université, en grande partie grâce aux politiques de discrimination positive. C’est très bien. Mais j’observe qu’un nombre croissant de personnes y entre avec cette idéologie islamo-gauchiste qui touche aussi les maîtres-assistants, les jeunes professeurs qui se sentent obligés de se prononcer sur des critères de bienséance idéologique plus qu’avec des arguments scientifiques. Le postulat de départ est que les musulmans sont les opprimés d’aujourd’hui et que, comme tels, rien de ce qui émane de l’islam ne saurait être l’objet d’un jugement. Une vision normative synonyme pour moi de terrible régression intellectuelle.

Jusqu’à quel point ces arguments portent-ils dans la population musulmane ? L’essayiste Hakim El Karoui estime qu’un quart des musulmans « se mettent à l’écart du système de valeurs républicaines »…

Les tentatives de justification, type « Ils n’avaient qu’à ne pas publier les caricatures », portent beaucoup dans la jeunesse musulmane et vont jusqu’à toucher des gens originaires du Maghreb ou autre qui se définissent par ailleurs comme parfaitement laïques, féministes, qui boivent de l’alcool et mangent du porc. Par un phénomène d’identification à la stigmatisation, le contre-discours islamo-gauchiste a prospéré dans les failles de notre société. En suscitant un réflexe de défense identitaire, il interdit de porter un jugement moral sur les assassins. Dire : « C’est votre faute, nous sommes les véritables victimes » permet d’évacuer les actes de la conscience. Un mois après la tuerie de la Promenade des Anglais a émergé, sur les plages de la Côte d’Azur, l’affaire du burkini, comme pour faire oublier qu’un jihadiste au volant de son camion avait massacré 86 personnes. On invente ainsi une autre culpabilité en miroir, appât auquel mord le New York Times et d’autres qui disent : « La France est islamophobe et raciste : elle interdit le burkini ».

En quoi le procès actuel peut-il influer sur les mentalités ? A vous écouter, la « messe » est dite ?

En restituant la parole des victimes, en donnant la parole aux survivants et aux accusés, le procès a pour fonction de construire une vérité sociale sur laquelle s’établit la justice. C’est pour cela qu’il est très important. D’autant que les deux procès Merah ont été des ratages complets, la théorie du « loup solitaire » – véritable forfaiture intellectuelle de la part de l’ancien patron du renseignement, Bernard Squarcini – a empêché la connaissance de ce phénomène qui fonctionnait très tôt en réseau, et donc retardé la manifestation de la vérité. L’affaire Merah est maudite : ne pas l’avoir comprise a ouvert la voie à tout ce qui a suivi.

Vous récusez l’idée que les accusés seraient des « lampistes » ?

La culture de l’excuse explique que « les vrais auteurs sont morts ou en fuite » et qu’« on ne peut rien démontrer ». Dire cela, c’est ne rien comprendre à la nébuleuse du jihadisme français. Il ne s’agit évidemment pas de me prononcer sur la culpabilité des accusés, c’est au tribunal de le faire. Mais les universitaires spécialisés savent qu’on a des filières construites et structurées autour d’affinités, de voyages en Syrie ou en Irak, du quartier des Buttes-Chaumont, des Merah qui ont fait école, de Toulouse qui rayonnait sur la Belgique, de liens avec l’Algérie, la Tunisie.

Il y aurait une forme de naïveté à présenter ce procès comme celui des « seconds couteaux » ?

De la naïveté mais aussi une volonté de ne pas savoir, parce que cela poserait des problèmes trop complexes que ce sondage nous envoie en pleine figure. On se rendrait compte que les politiques publiques sont souvent déterminées par des calculs électoraux. On ne peut plus dire en 2020 qu’on ne connaît pas ce phénomène documenté encore récemment par les livres d’Hugo Micheron, Le Jihadisme français, et Bernard Rougier, Les Territoires conquis de l’islamisme ». Le monde de la police et du renseignement, extrêmement sophistiqué désormais par contraste avec l’époque 2012-2015, maîtrise parfaitement cette mouvance. Avec ce procès, il nous faut affronter le fait que des gens élevés en France, nourris par l’aide sociale à l’enfance depuis la mort de leurs parents pour les frères Kouachi, arrivent dans une rédaction et tuent 11 personnes de sang-froid, après avoir été mis en condition par une idéologie religieuse qui déshumanise leurs victimes – comme s’ils détruisaient des avatars dans un jeu vidéo.

Une loi contre le séparatisme est en préparation, alimentant un débat sémantique. Quelle est votre position ?

Je n’étais pas convaincu par ce terme – je l’ai d’ailleurs dit au Président – car cela peut constituer l’arbre qui cache la forêt. Il existe effectivement une logique séparatiste, nourrie par le jihadisme et ses avatars. Elle touche des populations qui, jusqu’à une époque récente, étaient assez marginales. Le sondage de la Fondation Jean-Jaurès semble cependant indiquer que cela est en pleine progression. C’est l’exemple hallucinant de Mickaël Harpon, embauché comme handicapé à la Préfecture de police de Paris, réislamisé dans une mosquée radicale, et affecté dans un service chargé du suivi de la radicalisation… qui semble pratiquer en effet un « séparatisme » culturel d’avec la société dont il tue les membres. A ce séparatisme – et parfois entremêlé à lui – vient s’ajouter l’entrisme dans les institutions : un leader communautaire va voir un candidat en disant « Je vous apporte les voix de mes coreligionnaires contre tel poste d’adjoint, telle attribution ». Cela s’est encore vérifié lors des dernières municipales. Dans cette logique communautariste, la charia et l’identité religieuse passent avant les lois de la République et la citoyenneté commune. A partir du moment où on traduit cette conception en fait social, on crée le continuum entre la rupture culturelle salafiste et les conditions du passage à l’acte jihadiste contre l’autre – stigmatisé comme « kuffar » (« infidèle »). Mais certains de mes collègues universitaires pensent le contraire : pour éviter ce passage à l’acte, le communautarisme serait nécessaire car il gère la paix sociale… Je crains que, justement, si on se focalise exclusivement sur le « séparatisme », on ne traite que le symptôme final – heureusement encore assez réduit en nombre – et qu’on ne rate le continuum avec la rupture culturelle qu’instaure le communautarisme, que je tiens pour le début nécessaire (mais non suffisant) de ce processus.

Coronavirus : on sait surtout ce qu’on ne sait pas !

Coronavirus : on sait surtout ce qu’on ne sait pas !

 

La connaissance du virus a évidemment un peu progressé mais l’essentiel reste encore à découvrir, ce qui explique notamment les polémiques entre scientifiques eux-mêmes. Pour résumer, on sait surtout ce qu’on ne sait pas.

Ainsi par exemple concernant le mode de transmission par voie aérienne. On sait que le virus peut se transmettre par les plus grosses gouttes des postillons mais on ne sait pas exactement à quelle distance, en outre on ignore les contaminations possibles par les micro gouttes véhiculées par les systèmes de ventilation.

Bien entendu, il y a toujours des affrontements entre experts à propos de l’intérêt ou de l’inutilité de certains traitements. Des affrontements qui sont liés aux intérêts financiers des grands laboratoires pharmaceutiques et aux experts qu’ils emploient.

Parmi les inconnus, il y a aussi les conséquences très diverses du Coronavirus sur le fonctionnement respiratoire, sur le système nerveux , sur le cœur ou encore sur les reins. Globalement il  se pourrait bien que le Coronavirus participe à un dérèglement général du système immunitaire.

L’autre question est de savoir si on peut être contaminé plusieurs fois. Là aussi on a découvert plusieurs cas au plan international de personnes qui ont été effectivement infectées à nouveau. On ne connaît pas réellement le temps que peut durer une protection immunitaire.

Chez les asymptomatiques on a beaucoup de difficultés à comprendre toutes les raisons de leur protection au virus.

La question se pose aussi de savoir aussi si ce virus a muté. Il semble en effet se transmettre toujours aussi facilement mais avec de moindres conséquences. Des réponses à cette problématique sont très contradictoires.

Il semble que ce virus présente des particularités très spécifiques inconnues jusque-là et qu’il y ait encore d’immenses champs de connaissance à explorer pour en faire le tour.

 

VL 110km-h: le pour et le contre et surtout quelle transition

VL 110km-h: le pour et le contre et surtout quelle transition

 

 

On sait que plusieurs sondages ont démontré que 90 % des français sont actuellement contre la limitation à 110 km/h de la vitesse des voitures sur autoroute. Pour autant le, JDD s’efforce de faire l’inventaire des avantages et des inconvénients de cette éventuelle mesure  pour limiter les gaz à effet de serre.

« Sur les 149 propositions formulées par la Convention citoyenne pour le climat, c’est celle qui a fait le plus polémique. Les 150 Français tirés au sort l’été dernier pour définir des mesures permettant de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030 ont proposé dimanche un abaissement de la vitesse maximale sur l’autoroute. Cette réduction de la vitesse, de 130 km/h à 110km/h, n’a été adoptée qu’à 60% des voix, contre environ 90% pour le reste des autres mesures.

Déjà évoquée lors du Grenelle de l’environnement en 2007 mais jamais retenue, la limitation de la vitesse sur l’autoroute agite à nouveau les débats. Si pour certains, à l’image du député européen EELV Yannick Jadot, elle permet « d’avoir un impact substantiel, significatif, sur les émissions de gaz à effet de serre », d’autres, comme l’association 40 Millions d’automobilistes, dénoncent une « proposition malvenue et purement idéologique ». Coûts, effets sur la mortalité routière, pollution : voici les avantages et les inconvénients de la mesure.

En France, les transports sont le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre (GES). Ils représentaient en 2017 29,4% de l’ensemble des émissions de GES du pays. Plus que les poids lourds, les voitures particulières sont responsables de 53% des émissions du secteur et 16% des émissions totales de l’Hexagone. Or, d’après la majorité des chercheurs, plus la vitesse d’une voiture est importante, plus elle émet de gaz à effet de serre. Les membres de la Convention citoyenne pour le climat avancent qu’une réduction de 20 km/h pourrait réduire de 20% en moyenne les émissions de GES sur l’autoroute. 75% des études recensées par l’Ademe (l’Agence de la transition énergétique) affirment que « la limitation de vitesse sur les routes et les autoroutes entraîne une diminution des émissions et/ou des concentrations de polluants ».

La pollution de l’air provoque chaque année 48.000 décès dans le pays. Un abaissement de la vitesse maximale autorisée sur l’autoroute permettrait d’améliorer la qualité de l’air grâce à une baisse des émissions de particules fines et d’ozone, et donc de réduire le nombre de décès prématurés.

Autre argument en faveur du passage aux 110km/h mais qui ne relève pas de l’écologie : la baisse de la mortalité routière. Selon une étude du Commissariat général au développement durable (sous l’égide du ministère de la Transition écologique et solidaire) réalisée en mars 2018, sa mise en place permettrait d’éviter 22 morts, 198 blessés graves hospitalisés et 1.852 blessés légers par an sur l’autoroute.

Si l’on tient compte du report de certains automobilistes sur les routes secondaires, lié à cette baisse de la limitation de vitesse, et du nombre d’accidents supplémentaires sur celles-ci, la mesure empêcherait 13 personnes de mourir chaque année sur les routes. Ce qui représente un bénéfice économique de 149 millions d’euros par an, selon l’étude. Un impact qui demeure cependant limité car le taux d’accidents mortels est déjà très faible sur les autoroutes.

Rouler plus lentement, c’est aussi consommer moins. D’après les conventionnaires, la limitation de la vitesse sur l’autoroute permettrait « d’économiser 1,40 euros par 100 km » sur le coût du carburant. Toujours selon le Commissariat général au développement durable, 20 km/h en moins sur l’autoroute représentent une économie totale de 360 millions d’euros, mais aussi une baisse de 5,12% de la consommation de carburant, soit 1,45 million de tonnes de CO2 en moins par an. Pas non plus de quoi révolutionner le secteur, qui en rejette environ 135 millions par an.

Un abaissement de la vitesse permettrait de fluidifier le trafic autoroutier, ce qui éviterait des surémissions de polluants provoquées par des bouchons. Par ailleurs, selon le rapport de l’Adema, les nuisances sonores seraient moins importantes si la proposition venait à être appliquée.

Si les membres de la Convention citoyenne pour le climat jugent leur préconisation « relativement aisée à appliquer » puisqu’elle consiste essentiellement à modifier le Code de la route, celle-ci entraînerait des dépenses significatives pour changer la signalétique. En considérant qu’un nouveau panneau vaut 200 euros et qu’en placer 20 par jour représente 1.200 euros de coût salarial, le Commissariat général au développement durable estime le montant du remplacement à 1,6 million d’euros sur dix ans. La Convention, elle, table plutôt sur une installation « d’au moins un an, pour une application début 2021″. Le report d’une partie du trafic vers les routes départementales et nationales se solderait lui par une perte de 76 millions d’euros pour les concessionnaires d’autoroutes.

 

Inévitablement, le passage à 110km/h augmenterait les temps de trajets des automobilistes. Selon la Convention citoyenne pour le climat, ces derniers ne perdraient qu’entre 4 à 8 minutes par heure. Un laps de temps qui paraît insignifiant à première vue, mais qui a en réalité un véritable coût économique et social, notamment pour les personnes empruntant l’autoroute pour rejoindre leur lieu de travail.

 

Le Commissariat général au développement durable évalue même cette perte à près de 1,15 milliard d’euros. Selon lui, les recettes induites par la mesure (moindre accidentalité, moindre pollution, gain de carburant) seraient bien inférieures aux coûts, avec un bilan négatif de 554 millions d’euros. Le rapport conclut donc que la réduction de la vitesse sur l’autoroute a « peu d’intérêt à être mis[e] en œuvre (ou a minima pas de manière globale au niveau national) ».

Alors même qu’elle a été instituée par Emmanuel Macron à la fin du grand débat post-Gilets jaunes, une crise en partie déclenchée par l’abaissement à 80 km/h, la Convention citoyenne pour le climat s’attaque elle aussi à l’épineux sujet des limitations de vitesse. Elle reconnaît d’ailleurs qu’une telle mesure sera « complexe à mettre en place » du point de vue de son « acceptabilité ». Pour preuve, la pétition lancée par l’association 40 Millions d’automobilistes, qui revendique déjà plus de 400.000 signataires.

D’après la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne, qui s’est dit favorable à la mesure « à titre personnel », le gouvernement est « conscient de la sensibilité du sujet ». Elle a par ailleurs indiqué mercredi que l’Ademe est en train de réaliser un « bilan global » des conséquences d’une limitation à 110 km/h sur l’autoroute.

 

Dans ce bilan il faudra sans doute distinguer le volume de circulation sur autoroute urbaine où se déroule l’essentiel du trafic d’autoroutes. On sait en effet que 80 % de la population environ est maintenant concentrée auprès des grandes zones urbaines et le trafic aussi ( NDLR). Le débat tout cas est ouvert et il est loin d’être refermé pour des questions écologiques bien sûr mais aussi technologiques et économiques .L’urbanisme conditionne aussi une grande partie de la mobilité 

 

Coronavirus États-Unis : une deuxième vague en cours surtout dans le sud

Coronavirus États-Unis : une deuxième vague en cours surtout dans le sud

La situation devient catastrophique dans certains Etats surtout du Sud dont certains d’ailleurs ont décidé  de confinements prématurés «Nous avons un problème grave dans certaines zones», a averti le docteur Fauci, l’expert le plus écouté du gouvernement américain sur la pandémie. Cette évolution inquiétante des chiffres en hausse nourrit aussi des inquiétudes maintenant en Europe compte tenu de la très grande mobilité des biens et des personnes entre la zone américaine et l’Europe. L’Europe qui pensait avoir maîtrisé l’essentiel de la crise et qui désormais ne peut écarter l’hypothèse d’une seconde vague pour l’essentiel importé d’Amérique notamment des États-Unis. Les mauvaises nouvelles américaines émanent du Sud, là où nombre de gouverneurs avaient suivi l’appel du président Donald Trump à rouvrir l’économie. D’une certaine manière les États-Unis sont confrontés maintenant à une double crise une crise économique avec conséquences des vagues de licenciements dans plusieurs secteurs mais aussi une crise sanitaire incontrôlée, les deux aspects interagissant entre eux. Il est clair que la politique irresponsable du président américain a largement influencé le laxisme de la politique sanitaire américaine. D’abord parce que le risque lui-même à été contesté par le président américain. Ensuite il n’a pas voulu impulser le confinement qui aurait limité l’expansion de la maladie enfin parce que préoccupé par le tassement économique il a voulu réouvrir prématurément toutes les activités, les activités économiques bien sûres mais aussi sociales et plus généralement sociétale. Une erreur qui pourrait lui coûter très cher leur de la prochaine élection américaine. Concentrés au Texas, en Oklahoma, Floride, Georgie, Caroline du Sud et Alabama, 36.880 nouveaux cas positifs au coronavirus ont été recensés mercredi, essentiellement des jeunes contaminés dans les bars et lors de rassemblements publics sur les plages ou en discothèque. À Houston, Texas, une ville pourtant richement pourvue en établissements médicaux, les services hospitaliers fonctionnaient à 97 % d’occupation des lits équipés de respirateurs et courent le risque d’être submergés dans les tout prochains jours.

Cruelle ironie, les États «parias» au début de la propagation du virus, New York et le New Jersey, sont aujourd’hui ceux qui ont décidé d’imposer une quarantaine à l’encontre des voyageurs originaires des États touchés à leur tour. Les résidents de neuf États en particulier, ainsi que les New-Yorkais rentrant chez eux après un long exil de trois mois à la campagne, sont visés par cette obligation, annoncée mercredi par le gouverneur de l’État de New York, Andrew Cuomo, encadré par ses homologues du New Jersey et du Connecticut. Tous trois tablent sur les déclarations de foi et l’honnêteté des voyageurs concernés, les dénonciations des réfractaires et des amendes substantielles pouvant s’élever à 2000, voire 10.000 dollars, pour faire appliquer une telle quarantaine.

L’«Empire State», qui a subi la pire hécatombe du pays avec plus de 25.000 morts (pour un total de 121.000 dans tout le pays), fait partie des trois seuls États à l’heure actuelle qui semblent avoir réussi à contrôler la pandémie. Trois mois auparavant, lorsque New York en état de siège, affrontait un nouveau «Pearl Harbor», la Floride et le petit État de Rhode Island (nord-est) avaient imposé des restrictions similaires aux New-Yorkais fuyant la métropole pour se réfugier dans leurs résidences secondaires.

 

«  ce n’est vraiment pas le moment de relâcher notre vigilance en matière de tests, a déclaré le sénateur du Texas John Cornyn, un fidèle de Trump. Je pense qu’il nous faut élargir ce soutien fédéral pour le Texas, du moins tant que nous n’aurons pas dompté cette envolée des cas positifs».

En Floride, où 5508 nouveaux cas ont été recensés mercredi, les sénateurs républicains Rick Scott et Marco Rubio ont eux aussi pris le contre-pied du chef l’État, intimant à leurs administrés de porter un masque en permanence et rappelant qu’une telle mesure est exclusivement sanitaire, et non politique. Le «Sunshine State» mais aussi le Texas ont annoncé vendredi la fermeture des bars et débits de boisson pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Cette embardée ne touche pas que les imprudents États «rouges» (conservateurs) du Sud. La Californie enregistre, elle aussi, une recrudescence notable des cas de coronavirus et pourrait être ajoutée à la liste des États justifiant une mise en quarantaine à New York et dans ses environs. Selon le gouverneur Gavin Newsom, le nombre de patients hospitalisés en lien avec une infection au Covid-19 a bondi de 32% au cours des deux dernières semaines, pour atteindre 4.240 personnes. Mercredi, le parc d’attractions Disneyland, situé à Anaheim près de Los Angeles, a annoncé que sa réouverture initialement envisagée le 17 juillet, était reportée sine die. Gavin Newson a demandé -mais pas ordonné- vendredi au comté d’Imperial, à la frontière mexicaine, d’imposer de nouveau un confinement à ses 175.000 habitants («stay at home order»), alors qu’il est apparu que le taux de contamination de sa population est de 23%, contre 5,7% à l’échelle nationale.

Cité en exemple pour sa gestion de la pandémie au début de la crise sanitaire, le «Golden State» doit désormais faire face à une préoccupante recrudescence de cas de Covid-19, notamment chez les jeunes. Premier Etat à avoir ordonné un confinement général fin mars, la Californie a aussi mis le paquet sur sa capacité à tester les malades potentiels, élément clef pour juguler l’épidémie. Les causes probables de cette rechute sont difficiles à pointer précisément du doigt, mais les regards convergent vers un relâchement des comportements, en particulier chez les plus jeunes. «Nous ne pouvons pas continuer comme nous l’avons fait ces dernières semaines», a averti le gouverneur Newsom, qui a rendu le port du masque obligatoire dans tout l’Etat depuis la semaine dernière.

Officiellement, les consignes interdisent toujours aux membres de différents foyers de se retrouver dans un même espace clos. Mais avec la réouverture progressive de l’économie, restaurants et salles de sports inclus, les Californiens ont depuis longtemps recommencé à se retrouver pour des anniversaires, des barbecues ou des sorties à la plage. «Je ne suis pas naïf, les gens se mélangent et cela accroît la propagation de ce virus», a lancé Gavin Newsom. «Il nous faut reconnaître que ce sont nos comportements qui aboutissent à ces chiffres et que nous mettons des vies en danger», a-t-il insisté.

Les patients infectés sont «de plus en plus jeunes», s’est inquiété le gouverneur, qui s’est adressé directement à eux: «Vous êtes jeunes, donc vous vous sentez un peu invincibles. Mais avec tout le respect que je vous dois, cet état d’esprit est souvent égoïste.»«Même s’ils ne sont pas les plus à risque pour des formes graves de la maladie, ils sont les plus à risque pour la propager», a mis en garde le Dr Barbara Ferrer, responsable de la santé pour le comté de Los Angeles, principal foyer de Covid-19 en Californie.

Autre élément pouvant expliquer l’augmentation de la diffusion du virus: les manifestations anti-racistes dénonçant la mort de George Floyd sous le genou d’un policier fin mai, qui ont réuni des dizaines de milliers de personnes pendant de longues heures, souvent sans distanciation physique. Même s’il est difficile de l’assurer, «je veux dire qu’il est très probable, étant donné la hausse que nous voyons, qu’il s’agisse de gens qui ont pu se trouver dans une foule durant l’une des manifestations», a déclaré le Dr Ferrer.

«Je ne pense pas que l’Etat de Californie fasse quelque chose de mal, ça a à voir avec la réaction des gens au processus de réouverture», a déclaré récemment le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des maladies infectieuses. «Si vous ne gardez pas vos distances, que vous ne portez pas de masque, que vous rouvrez trop tôt, vous allez assister à un pic du nombre de cas, ça n’a rien de sorcier», renchérit le Pr Anne Rimoin, épidémiologiste et spécialiste en santé publique de l’université UCLA à Los Angeles. «La réalité, c’est que nous allons avoir bien plus de cas et beaucoup plus de morts si nous ne faisons pas tous attention», résume cette spécialiste du virus Ebola.

Achat de véhicules propres : surtout le remplacement de petits véhicules

Achat de  véhicules propres : surtout le remplacement de petits véhicules

Le plan automobile a le mérite de poser la problématique des moteurs électriques et  hybrides mais pour l’essentiel il va surtout servir à amortir les énormes stocks de voitures non vendues. Une vente qui va surtout bénéficier aux petits véhicules dont d’ailleurs la plupart sont construits à l’étranger. Des véhicules qui peut-être consommeront 1 l de moins en 100 km mais guère plus

Le décret publié dimanche au Journal officiel institue d’abord, jusqu’à la fin de l’année, une hausse du bonus écologique pour acheter un véhicule neuf hybride, qui passe de 6000 à 7000 euros pour les particuliers et de 3000 à 5000 euros pour les entreprises et les collectivités. Il crée par ailleurs un bonus écologique de 2000 euros pour l’achat d’un véhicule hybride (essence électrique) rechargeable et fait passer la prime à la conversion jusqu’à 3000 euros pour un véhicule thermique et jusqu’à 5000 euros pour un véhicule électrique ou hybride rechargeable.

Par ailleurs, le plafond de revenu fiscal permettant de bénéficier de primes plus importantes est relevé à 18.000 euros. Enfin, la prime à la casse pour le remplacement d’un véhicule par un autre moins polluant est élargie aux véhicules essence immatriculés avant 2006 et aux diesels d’avant 2011. D’autres mesures resteront en place l’an prochain, comme le doublement, dans la limite de 1000 euros, de la bonification de la prime à la conversion pour les personnes habitant ou travaillant dans des zones à faibles émissions.

L’ensemble des mesures visant à soutenir la demande et à aider les constructeurs représente un effort de 1 milliard d’euros, sur un plan de soutien à la filière supérieur à 8 milliards d’euros qui inclut notamment les prêts garantis et les mesures de chômage partiel.

 

 

Coronavirus : « surtout la discipline » ( urgentiste)

Coronavirus : « surtout la discipline » ( urgentiste)

Réglementation sans doute, mais surtout du civisme ce que recommande  sur d’Europe 1, Raphaël Pitti, médecin anesthésiste et réanimateur en renfort au CHU de Metz; depuis le début de la crise sanitaire, il exhorte les Français à la discipline et au civisme, après la découverte d’un nouveau foyer de contamination en Dordogne. « C’est dans cette discipline que nous pourrons limiter le nombre de victimes du coronavirus », a-t-il insisté.

« Chacun de nous est responsable de lui-même et des autres », rappelle le professeur Raphaël Pitti, médecin urgentiste humanitaire, anesthésiste et réanimateur en renfort au CHU de Metz (Lorraine). Invité d’Europe 1, samedi soir, celui-ci a réagi à la découverte d’un nouveau foyer de contamination en Dordogne, implorant les Français à « être vigilants chacun pour soi et chacun pour tous.

 

Selon lui, le virus ne demande qu’à se propager. Dans ces conditions, le relâchement du confinement est du pain béni pour le Covid-19  »qui se sert de nous pour se déplacer ». Si, comme le rappelle le docteur Raphaël Pitti, le virus « a réussi à faire le tour de la Terre en 18 jours », il n’est pas étonnant qu’il se soit propagé de personne en personne lors de funérailles ayant rassemblé des dizaines de personnes dont plusieurs arrivaient du Portugal et de Suisse. « Il nous faut apprendre à nous discipliner aussi fortement que savent le faire les Japonais ou les Sud-Coréens », déclare-t-il encore.

 

 

Coronavirus Chine : 30 nouveaux cas surtout  » importés de l’étranger « 

Coronavirus Chine : 30 nouveaux cas surtout  » importés de l’étranger « 

Il  y a sans doute de quoi s’interroger sérieusement sur les chiffres fournis par la Chine et ses commentaires concernant la progression du Coronavirus. Il paraît de plus en plus clair que les statistiques chinoises ont été complètement faussées. En effet, la Chine n’a retenu que 4500 morts pour une population d’un milliard 500 millions .

À comparer évidemment aux presque 100 000 morts de l’Europe pour autour de 400 millions d’habitants. Une deuxième vague de contamination semble être en cours en Chine. Les chiffres annoncés sont tout aussi ridicules.

Parmi ces nouveaux cas, 23 ont été importés, une hausse de 11 cas comparé à la veille. Par ailleurs, les autorités sanitaires ont aussi recensé une hausse des cas asymptomatiques qui passent de 37 à 42.

Au total, le coronavirus a contaminé 82.788 personnes et causé 4.632 décès en Chine continentale, selon les données officielles. Des chiffres sans doute multipliaient par 10 par 100 qui posent un sérieux problème de coopération avec la dictature chinoise.

Gouvernement: des réformes surtout inégalitaires

Gouvernement: des réformes surtout  inégalitaires

Macron aura évidemment des difficultés à se défaire  de cette étiquette de président des riches d’abord parce que son premier geste a été de supprimer l’impôt sur la fortune mais aussi parce que l’ensemble des mesures prises depuis son arrivée favorise surtout les plus aisés en tout cas les moins défavorisés. Pas tellement étonnant que les électeurs de gauche qui ont permis son élection  se soient éloignés  du parti la république en marche. Un parti qui n’est plus soutenu que par des électeurs de sensibilité de droite au point d’ailleurs de ce substituer en grande partie à l’ancien parti de Sarkozy, les républicains .En analysant les mesures socio-fiscales mises en place depuis 2018, l’OFCE  constate que sur les 17 milliards d’euros distribués aux ménages français, 4,5 milliards concerneraient les 5% des personnes les plus riches du pays.

Cette politique inégalitaire et le plus en plus rejetée par une majorité de Français. Le rejet d’Emmanuel Macron et de sa politique se confirme dans le nouveau sondage Elabe de février . Ainsi, 61% des personnes interrogées estiment que le président de la République devrait prendre en compte la contestation de la réforme des retraites et retirer le projet. En outre, 69% des Français pensent que le chef de l’État ne sera pas réélu en 2022.

 

LOFCE  affirme que les 5% les plus pauvres devraient perdre en moyenne 240 euros par an. La réforme de l’assurance chômage et des allocations logement seraient des causes majeures de cette perte significative. Le gouvernement réfute ces chiffres, mettant en avant le plan pauvreté qui n’aurait pas été assez pris en compte.

 

Les 5% des Français les plus riches gagneraient chaque année 2 905 euros en moyenne. Cela s’explique notamment par la suppression de l’impôt sur la fortune ou de l’arrivée de la « flat tax », une taxe sur les revenus du capital qui s’avèrent davantage favorables dans certains cas.

 

Selon un sondage Odoxa  , près de deux Français sur trois (64%) jugent qu’Emmanuel Macron est un « mauvais président », selon un sondage Odoxa à l’occasion des « 1000 jours » de son entrée en fonction, publié jeudi. Un tiers des personnes interrogées (32%) le considère même comme « un très mauvais président ». Inversement, il est perçu par 36% comme un « bon » chef de l’État.

Ceux qui ont une mauvaise opinion de lui le considèrent à 62% (-7 par rapport à une enquête de juillet 2019) mauvais en raison « de ses actions et de la politique qu’il a menée ». Et pour 37% (+7) à cause « de son attitude, son ton et sa communication », selon cette enquête avec Dentsu Consulting, Le Figaro et France Info.

 

 

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