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Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

Décaler surtout l’âge réel de départ en retraite (Macron)

 

Comme il fallait s’y attendre macro, a réaffirmé qu’on ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite mais par contre que les mesures d’incitation seraient prises pour que l’âge réel  soit retardé. Pour prétendre à une retraite pleine, les salariés devront donc partir plus tard. En fait progressivement on s’oriente vers une nage de départ réel autour de 65 66 ans. Aujourd’hui, un salarié doit avoir cotisé selon son année de naissance entre 161 et 172 trimestres pour pouvoir partir à 62 ans avec une pension complète. Ainsi, un travailleur né après 1973 devra travailler 43 ans pour toucher sa retraite à taux plein. Il devra donc avoir commencé à travailler à 19 ans pour partir à 62 ans. Ce qui est rarement le cas avec un âge moyen d’entrée dans la vie active qui ne cesse de progresser. Si ce travailleur a fait des études et a commencé à travailler à 23 ans par exemple, c’est à 66 ans qu’il pourra dans les faits toucher sa retraite à taux plein.   La future réforme des retraites annoncée pour l’été va transformer le système des trimestres cotisés en points accumulés. Mais la philosophie d’incitation financière devrait rester la même. Dans un document de travail du haut-commissaire des retraites Jean-Paul Delevoye, la réforme prévoirait un « coefficient majorant » leur pension de 3% à 5% par année de travail supplémentaire. Une sorte de bonus pour travailler plus longtemps. Mais le gouvernement pourrait mettre en place un système de malus pour dissuader les salariés de partir trop tôt.  C’est déjà le cas pour les retraites complémentaires depuis le 1er janvier. L’Argic-Arrco verse 10% de moins durant trois ans aux personnes qui ont choisi de partir à l’âge légal, soit 62 ans.

Nissan Ghosn : arrestation illégale……. Et surtout minable

Nissan Ghosn : arrestation illégale……. Et surtout minable

 

 

L’arrestation du patron de Renault est lamentable. Non seulement l’arrestation du patron de Renault est lamentable mais en  plus illégale. L’Arrestation est lamentable car elle est le fruit d’une part du lâchage de la France et du nationalisme japonais. Certes comme beaucoup d’autres patrons Carlos Ghosn a dû confondre la caisse  de l’entreprise et son propre portefeuille. Cette  dérive mérite évidemment d’être jugée et punie si elle est démontrée. Dernièrement la justice japonaise a accusé Carlos Ghosn d’avoir causé à Nissan des pertes financières de cinq millions de dollars (4,45 millions d’euros) entre décembre 2015 et juillet 2018. Une accusation qui mérite d’être démontrée et à relativiser car le bénéfice de Nissan le dernier exercice à tourner autour de 4 milliards. Par parenthèse un bénéfice en recul de 25 % qui a affecté les résultats de l’ensemble du groupe Renault et que l’affaire Ghosn. Les dirigeants  japonais de Nissan ne sont pas mécontents que leur manque de performance  soit ainsi masqué. Ces dirigeants auraient en effet pu craindre pour leur place si Carlos Ghosn était demeuré le président de Nissan. À ce règlement de comptes avec les dirigeants japonais Nissan s’ajoute le nationalisme japonais qui veut maintenant remettre la main sur Nissan que Renault a sauvé. C’est le véritable enjeu de l’affaire Ghosn, à savoir éviter que Nissan ne soit complètement intégré dans le groupe Renault. Encore une fois dans cette affaire, le gouvernement français a été lamentable en lâchant l’un des premiers patrons français. Cela en raison de relations exécrables entre Macron et Carlos Ghosn. Rien ne justifie au regard du droit international la détention préventive de Carlos Ghosn sinon un système juridique japonais complètement archaïque et qui sait s’asseoir sur le droit international quand ça l’arrange (voir par exemple la décision du Japon de tuer des baleines pour des motifs culturels !). Vient s’ajouter à cela le fait que l’arrestation est illégale en raison de l’état de santé du patron de Renault d’après son avocat. Carlos Ghosn souffre d’un taux de cholestérol élevé et le traitement qu’il suit a provoqué une insuffisance rénale chronique et une rhabdomyolyse, maladie qui entraîne la destruction de cellules musculaires. Interrompre son traitement pour “la commodité de l’enquête des procureurs” était “inhumain”, estime la défense de Carlos Ghosn dans ce document. Ces documents incluent également un compte rendu de l’épouse de Carlos Ghosn, Carole. Cette dernière accuse les procureurs de l’avoir empêchée de contacter son avocat le matin de la nouvelle arrestation de son mari. Elle affirme avoir été soumise à plusieurs reprises à des fouilles corporelles, avoir été contrainte de maintenir la porte de la salle de bain ouverte lors de l’utilisation des toilettes et avoir dû se déshabiller en présence d’une enquêtrice pour prendre une douche.“J’ai eu l’impression qu’ils m’humiliaient et me contraignaient par ces actes inhumains”, dit Carole Ghosn dans son récit daté du 4 avril, jour de la nouvelle arrestation de son mari. Après cette arrestation, Carole Ghosn a quitté le Japon pour la France où elle a demandé l’aide du gouvernement français. Carlos Ghosn possède les nationalités française, brésilienne et libanaise. Carole Ghosn est retournée mercredi au Japon et s’est présentée jeudi après-midi à un tribunal de Tokyo pour être interrogée par la justice japonaise, selon l’agence de presse nippone Kyodo. Les procureurs interrogent Carlos Ghosn jusqu’à 14 heures par jour, parfois au milieu de la nuit, selon une personne au fait de ses conditions de détention.

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

Brexit : baisse de croissance grave pour l’union européenne et surtout le Royaume-Uni

D’après le CEPII, les PIB du Royaume-Uni et de l’Union européenne pourraient respectivement reculer de 2,8 % et 0,8 %. Par Vincent Vicard, -(article repris notamment par la Tribune). Extrait :

 

« L’incertitude est totale après le rejet par les députés britanniques de l’accord de sortie de l’Union européenne négocié entre le gouvernement britannique et la Commission européenne. Personne ne sait exactement ce qu’il va se passer dans les 10 semaines qui nous séparent maintenant de l’échéance prévue du Brexit. Une chose est cependant sûre : l’issue du processus aura son importance tant à court qu’à long terme, parce qu’un Brexit sans accord n’est pas du tout la même chose qu’un Brexit avec accord.

D’un point de vue économique, un Brexit sans accord signifie que les relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni seront régulées par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Mais ce n’est pas tout : à court terme, l’impréparation du processus de sortie et l’absence d’accord sur un certain nombre de questions cruciales devraient générer des désordres et des coûts supplémentaires. Prenons chacune de ces dimensions dans l’ordre.

Le retour au cadre de l’OMC signifie que le Royaume-Uni sera traité comme tout autre partenaire commercial avec lequel l’UE n’a pas d’accord (et inversement), c’est-à-dire comme les États-Unis par exemple. Cela implique l’instauration de droits de douane sur les importations en provenance du Royaume-Uni ; en moyenne faibles (de l’ordre de 3 % en moyenne), ces taxes à l’importation peuvent être très élevées dans certains secteurs (13 % en moyenne dans l’agriculture par exemple, et près de 40 % pour les produits laitiers).

Plus importante, la sortie de l’UE sans accord signifie la fin de la reconnaissance mutuelle des normes et des standards, qui permet à tout producteur britannique vendant sur son marché domestique de vendre librement aux autres consommateurs européens. Cela implique ce que l’on appelle des barrières non tarifaires au commerce, qui sont aujourd’hui les principales barrières au commerce international : ces barrières comprennent aussi bien les règles sanitaires et phytosanitaires dans l’agriculture visant à protéger les consommateurs que les normes techniques (de la taille des jouets des jeunes enfants à la largeur des pneus des voitures) ou environnementales (les normes fixant les rejets de CO2 ou de particules fines dans l’automobile par exemple).

Concrètement, cela signifie que demain, pour vendre aux consommateurs européens, les exportateurs britanniques devront prouver qu’ils respectent les règles européennes. Ces règles ont beau être similaires aujourd’hui, il faudra demain le prouver, ce qui est coûteux. Elles peuvent aussi diverger dans le futur (c’est d’ailleurs bien là l’un des enjeux du Brexit, pouvoir s’affranchir de certaines règles européennes). Ces barrières non tarifaires sont importantes en moyenne, particulièrement dans certains secteurs - elles atteignent par exemple l’équivalent d’un droit de douane de 74 % pour les produits laitiers, 36 % pour certaines machines et appareils, 20 % pour les produits chimiques et 11 % pour le secteur automobile -, renchérissant d’autant le prix pour le consommateur.

Peut-on estimer l’impact de ces nouvelles barrières au commerce sur les PIB du Royaume-Uni et de l’UE ? C’est ce que nous faisons avec deux collègues, Thierry Mayer et Soledad Zignago, dans un article de recherche récent.

Trois conclusions importantes ressortent de cette étude :

  • D’abord, le coût d’un retour aux règles de l’OMC est substantiel pour le Royaume-Uni : le niveau du PIB baisserait de manière permanente de 2,8 % du PIB, soit annuellement près de 2 000 livres en moyenne par ménage.
  • Ensuite, le coût est beaucoup plus faible côté européen (-0,8 % du PIB en moyenne pondérée, -0,3 % pour la France), à l’exception de l’Irlande pour lequel le coût serait du même ordre de grandeur que celui supporté par le Royaume-Uni.
  • Enfin, et surtout, le coût d’un Brexit sans accord, et donc d’un retour aux règles de l’OMC, est beaucoup plus important que dans le cas d’un Brexit négocié qui déboucherait sur un nouvel accord commercial : les coûts seraient ainsi plus de deux fois moindre dans le cas d’un accord type Norvège (qui implique de conserver la plupart des dimensions du marché unique), inférieurs de près de 40 % dans le cas d’un accord sur le modèle de celui avec la Suisse et de 15 % dans le cas d’une zone de libre échange moins ambitieuse.

La forme du Brexit aura donc bien des conséquences à long terme sur le niveau de richesse des Britanniques, et des Européens dans une moindre mesure. Ces différentes options restent sur la table en cas d’accord sur le retrait ; l’absence d’accord implique de renoncer à ces options de relations commerciales futures dans un avenir proche.

Un Brexit sans accord implique qu’il n’y aura pas de période de transition, qui aurait permis de négocier un nouvel accord et de se préparer au changement de cadre juridique (l’accord de sortie prévoit une période de transition jusqu’au 31 décembre 2020, qui pourrait être étendue, pendant laquelle les règles du marché unique continueraient à s’appliquer). Concrètement, cette sortie brutale du marché unique engendrera non seulement une incertitude juridique sur un grand nombre de sujets mais également des coûts liés à l’impréparation côté européen comme britannique. Il suffit pour cela de regarder les domaines couverts par l’accord de sortie. Les trois principaux concernent le règlement de la « facture » du Brexit, liée aux engagements britanniques dans les programmes européens, le traitement des Européens résidant et/ou travaillant au Royaume-Uni et des Britanniques dans l’UE, qui concerne des millions de citoyens dont le statut juridique dépendra alors des décisions des gouvernements nationaux, et la frontière irlandaise et la préservation de l’accord de paix du Vendredi Saint.

Mais l’accord de retrait couvre également une multitude de domaines, allant de la coopération policière et judiciaire aux questions nucléaires ou au statut de Gibraltar. L’absence d’accord créera dans l’ensemble de ces domaines une forte incertitude juridique puisque leur traitement dépendra des décisions de chaque gouvernement impliqué. Ces questions fondamentales ne disparaîtront pas d’elles même en cas de Brexit sans accord, et devront être négociées d’une manière ou d’une autre dans le futur.

Par ailleurs, les délais sont aujourd’hui tels qu’une sortie sans accord implique un degré d’impréparation des deux côtés. La réinstauration de contrôles aux frontières pour les échanges de biens (inexistants au sein du marché unique) pose des problèmes d’infrastructures dans les ports concernés (notamment Douvres côté britannique et Calais côté français) et de recrutement d’agents des douanes notamment. Des chercheurs de l’Imperial College de Londres ont ainsi calculé que deux minutes supplémentaires de transit pour les (milliers de) camions passant par Douvres entraîneraient des embouteillages de 47 km sur l’autoroute M20 y menant.

Ces délais posent également des questions logistiques pour les productions dépendant de pièces importées, pour lesquelles les capacités de stockage sont limitées aujourd’hui au Royaume-Uni. Plusieurs usines automobiles ont ainsi d’ores et déjà prévu de fermer ou réduire leurs opérations au début du mois d’avril. S’ajoute des problèmes spécifiques à certains secteurs : le secteur aérien par exemple, les autorisations de vol de certaines compagnies pouvant être remises en cause, ou le secteur bancaire pour lequel un certain nombre de questions de supervision se posent (les autorités européennes ont déjà prévu d’autoriser de manière temporaire certaines activités de compensation en euro de Londres mais d’autres questions restent entières). Les conséquences à court terme de ces contingences sont d’autant plus difficiles à prédire que leur impact réel dépendra des mesures prises par les différents gouvernements pour en atténuer le coût.

Les gouvernements britannique comme européens ont clairement affiché leur volonté d’éviter de tels désordres inhérents à un Brexit sans accord. Du côté du parlement britannique également, l’option d’une sortie sans accord ne semble pas emporter la majorité. Cela suffira-t-il à l’éviter pour autant ? La date butoir du 29 mars approchant, les entreprises, qui ont fait preuve d’une étonnante résilience à l’incertitude politique jusqu’à maintenant, vont devoir faire des choix qui pourraient s’avérer irréversibles, mettant ainsi encore plus sous pression le processus politique.

Il est possible de repousser la date effective du Brexit, mais seulement de manière limitée étant donné qu’aller au-delà de fin mai obligerait à tenir des élections européennes au Royaume-Uni, ce que personne ne veut. Par ailleurs, une telle prolongation pose la question de sa finalité : étant donné le blocage au parlement britannique, quelle serait la perspective d’un tel allongement ? La préparation d’un second référendum nécessite d’aller au-delà des élections européennes alors que la perspective de la renégociation de l’accord de retrait apparaît limitée côté européen (reste la possibilité d’un retrait unilatéral de la procédure de sortie par le Royaume-Uni, dont la Cour de justice de l’Union européenne a confirmé la possibilité). L’Union européenne a été claire sur le fait qu’elle ne négociera pas un accord sur les relations futures avant que celui sur le retrait britannique soit ratifié, et que cet accord inclura une clause de « backstop » sur la frontière irlandaise. De telle sorte que l’accord sur la table ne changera pas fondamentalement.

C’est sûrement du côté de la déclaration politique accompagnant l’accord de retrait que des évolutions peuvent se faire jour, mais celle-ci n’a pas la valeur légale de l’accord de retrait. Le refus du parlement britannique n’a donc pas changé fondamentalement l’éventail des choix britanniques. Il ne faut cependant pas oublier que si une sortie sans accord était particulièrement coûteuse pour le Royaume-Uni, la perspective d’avoir un grand pays voisin non coopératif serait désastreuse à terme pour les pays européens. L’Union européenne et ses pays membres ont souvent fait preuve de créativité dans les derniers instants de négociations cruciales tendues ; il faut compter sur une telle créativité aujourd’hui.

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Par Vincent Vicard, Economiste, CEPII

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

 

Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

Pollution : surtout en ville, aussi à la campagne

 

D’après Jean-Christophe Brisard, auteur du livre Irrespirable, le scandale de la qualité de l’air en France la qualité de l’air affecterait l’espérance de vie de 15 mois dans les villes mais aussi de neuf mois dans les campagnes. Le risque dans les campagnes dépend de la proximité avec des rotations utilisant plus ou moins de produits chimiques notamment des pesticides.  Les problèmes de qualité de l’air sont souvent liés à la proximité géographique des sources d’émissions. Autrement dit, on n’est pas pollué ni exposé aux polluants atmosphériques, surtout les micro-particules et les HAP,  identiquement selon où l’on vit.

Ceci étant les  grandes villes françaises sont plus polluées que les campagnes et  la situation est-elle meilleure dans les campagnes. Une étude de l’ADEME  sur la pollution en zone rurale montre que globalement la situation est satisfaisante quand m^me :

  • les polluants réglementés, les PM10, les PM2,5, le benzopyrène cancérigène, et les métaux lourds ont des concentrations en -dessous des valeurs-limites fixées par l’Union européenne.
  • Ces fortes émissions sont causées par la combustion du bois, c’est-à-dire par le chauffage domestique au bois et le brûlage des déchets verts (par les particuliers ou les artisans).

On peut expliquer les variations des émissions de polluants et de la qualité de l’air par l’impact de la biomasse sur le territoire. En fait, la filière bois est aujourd’hui la principale source de biomasse consommée en France. Donc, l’utilisation de la biomasse, la combustion du bois pour le chauffage, a un fort impact sur le plan national : en effet 21 % des émissions totales de particules PM10, 34 % des PM2.5 et 66 % des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) sont causés par la biomasse) L’Ademe recommande donc aux municipalités de mettre en place des programmes d’action adaptés afin d’y améliorer la qualité de l’air. Et rappelle aux particuliers que le brûlage des déchets à l’air libre est interdit en France depuis la circulaire du 18 novembre 2011. Dans les villes, le dérèglement de la biodiversité et la concentration des émissions polluantes génère notamment des pics de pollution particulièrement dangereux pour la santé. Les principaux polluants : Les polluants primaires sont directement issus des sources de pollution (trafic routier, industries, chauffage, agriculture…).

Il s’agit par exemple :

  • Des oxydes de carbone.
  • Des oxydes de soufre.
  • Des oxydes d’azote.
  • Des hydrocarbures légers.
  • Des composés organiques volatils (COV).
  • Des particules (PM10 et PM2.5).
  • Des métaux (plomb, mercure, cadmium…).

En revanche, les polluants secondaires ne sont pas directement rejetés dans l’atmosphère mais proviennent de réactions chimiques de gaz entre eux. C’est le cas notamment :

  • Des particules secondaires.
  • De l’ozone.
  • Du dioxyde d’azote…

L’ozone (O3) résulte ainsi de la transformation chimique de l’oxygène au contact d’oxydes d’azote et d’hydrocarbures, en présence de rayonnement ultra-violet solaire et d’une température élevée. L’ozone ainsi que d’autres polluants photochimiques (les PAN ou nitrates de peroxyacétyle, aldéhydes, cétones…) constituent le smog, ce nuage brunâtre qui stagne parfois au-dessus des grandes villes comme Paris.

Certains polluants comme le dioxyde d’azote et les particules sont à la fois des polluants primaires et secondaires.

 

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Élections européennes : la liste LREM, surtout des cadres

Élections européennes : la  liste LREM, surtout des cadres

 

Personne ne sera étonné de ne pas trouver de gilet jaune dans la liste de la république en marche ! Par contre on trouve essentiellement des cadres avec à la tête de la liste une supère techno aussi charismatique qu’une limande mais surdiplômée. Elle a même été directrice de l’ENA, une référence pour Macron. Une décision curieuse  car c’est au moment où l’Europe a besoin de politique pour retrouver une légitimité que Macron décide de faire diriger sa liste par une supère techno. Pas vraiment de quoi emballer sur des perspectives de vraies réformes de l’Europe et surtout de prise en compte des préoccupations légitimes et concrètes des Européens. Sans doute pour compenser les insuffisances de la tête de liste, la république en marche présente une sorte de liste en forme d’auberge espagnole où tous les secteurs d’activité ou de pensée, voire d’absence de pensée sont représentées. Il n’y a pas beaucoup de cohérence dans la vision commune. Un peu finalement comme la composition du gouvernement ou mieux celle de l’assemblée nationale. Sorte de cocktail sans ancrage politique ou social et sans vision. Bref le type de profil qui plaît à Macron qui demeure le seul chef d’orchestre de cette formation composite. Une formation qui évitera toutefois les fausses notes comme à l’Assemblée nationale parce que nous n’autoriser à penser et à s’exprimer. Bref des godillots. Des opportunistes en plus qui seront bien au chaud en Europe pendant que vraisemblablement la France connaîtra des soubresauts politiques d’ici 2022. Ce qui caractérise le plus cette liste c’est sa composition sociologique. Non seulement on ne trouve pas de gilet jaune mais pratiquement pas de représentants des couches moyennes et populaires.

 

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La liste complète des 30 premiers candidats

  • 1. Nathalie Loiseau, tête de liste Renaissance pour les élections européennes. (Île-de-France)
  • 2. Pascal Canfin, ancien président de WWF. (Île-de-France)
  • 3. Marie-Pierre Vedrenne, juriste et directrice de la Maison de l’Europe à Rennes. (Bretagne)
  • 4. Jérémy Decerle, exploitant agricole et président des Jeunes Agriculteurs. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 5. Catherine Chabaud, navigatrice et journaliste. (Pays de la Loire)
  • 6. Stéphane Séjourné, directeur de campagne. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 7. Fabienne Keller, sénatrice. (Grand-Est)
  • 8. Bernard Guetta, spécialiste de géopolitique internationale. (Île-de-France)
  • 9. Irène Tolleret, vigneronne et conseillère départementale. (Occitanie)
  • 10. Stéphane Bijoux, directeur des rédactions des télés Outre-mer chez France Télévision. (Réunion)
  • 11. Sylvie Brunet, juriste et présidente de la section Travail et Emploi du Conseil économique social et environnemental. (Provence-Alpes-Côte d’Azur)
  • 12. Gilles Boyer, ancien conseiller du Premier ministre. (Île-de-France)
  • 13. Stéphanie Yon-Courtin, maire de la commune Saint-Contest dans le Calvados. (Normandie)
  • 14. Pierre Karleskind, vice-président du Conseil régional de Bretagne, en charge de la mer et des infrastructures portuaires. (Bretagne)
  • 15. Laurence Farreng, directrice de communication à Pau. (Nouvelle-Aquitaine)
  • 16. Dominique Riquet, député européen. (Hauts-De-France)
  • 17. Véronique Trillet-Lenoir, chef de service d’oncologie médicale du Centre Hospitalier Lyon Sud. (Rhônes-Alpes)
  • 18. Pascal Durand, député européen. (Île-de-France)
  • 19. Valérie Hayer, vice-présidente du Conseil départemental de la Mayenne. (Pays de la Loire)
  • 20. Christophe Grudler, conseiller départemental du Territoire de Belfort. (Bourgogne-Franche-Comté)
  • 21. Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue-chirurgienne et co-fondatrice de l’association Info-endométriose. (Grèce)
  • 22. Sandro Gozi, ancien secrétaire d’État italien aux affaires européennes. (Italie)
  • 23. Ilana Cicurel, avocate. (Île-de-France)
  • 24. Max Orville, directeur d’école. (Martinique)
  • 25. Catherine Amalric, médecin et adjointe au Maire à Aurillac. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 26. Guy Lavocat, référent du département Puy-de-Dôme et spécialiste des questions de défense. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 27. Charline Mathiaut, gestionnaire immobilier. (Auvergne-Rhône-Alpes)
  • 28. Xavier Fournier, conseiller municipal de Nantes. (Pays de la Loire)
  • 29. Nawel Rafik-Elmrini, avocate et adjointe aux affaires européennes à Strasbourg. (Grand Est)
  • 30. Mao Péninou, ancien adjoint à la Mairie de Paris. (Île-de-France)

 

 

Les énergies renouvelables en 2018 : surtout l’hydraulique

Les énergies renouvelables en 2018 : surtout l’hydraulique

 

 

 

Les énergies renouvelables (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse, etc.) ont fourni 22,7% de l’électricité consommée en 2018 en France, une proportion en nette hausse sur un an (+4,1 points) grâce aux barrages qui ont bénéficié de bonnes conditions hydrologiques. Au total, la production d’électricité à partir d’énergies vertes a progressé de 21,9% l’an dernier, selon un bilan réalisé par les gestionnaires de réseaux RTE et Enedis, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’association des distributeurs d’électricité (Adeef). Ces performances marquent un rebond alors que l’an dernier, les énergies renouvelables n’avaient couvert que 18,4% de la consommation de courant française, un chiffre en net recul par rapport à 2016, en raison de la baisse de la production hydroélectrique. Cette dernière représente en effet toujours la majorité des capacités et de la production d’électricité renouvelable dans le pays. Fin 2018, le parc des énergies renouvelables totalisait une capacité de 51.171 mégawatts (MW), quasiment en ligne avec l’objectif prévu par la Programmation pluriannuelle de l’énergie 2016-2018 (51.700 MW). Ce sont des capacités totales de 2494 MW qui ont été raccordées durant l’année, soit un peu moins qu’en 2017. Elles sont toujours tirées par l’éolien (1559 MW) et le solaire (873 MW), qui ont couvert respectivement 5% et 2,1% de la consommation nationale de courant. Pour le solaire toutefois, la France n’a rempli que 84% de l’objectif fixé par la précédente PPE (programmation annuelle de l’énergie), note ce « Panorama de l’électricité renouvelable ». De son côté, la filière des bioénergies (bois, méthanisation, etc.) a gagné 74 MW en 2018. La nouvelle PPE couvrant la période 2019-2023, prévoit d’atteindre un parc installé d’énergies renouvelables électriques de 74.000 MW, dont 24.600 MW pour l’éolien terrestre et 20.600 MW pour le solaire.

 

Grand débat: Les Français attendent surtout un retour aux urnes

Grand débat: Les Français attendent surtout un retour aux urnes

 

 

Pour l’instant, les conséquences du grand débat sont encore floues dans l’opinion publique. Peut-être en raison du cadrage un peu restrictif. Par exemple on ne parle pas de l’Europe, de la politique industrielle ou du pouvoir d’achat. Globalement presque 70 % considèrent que ce grand débat n’est pas la solution pour sortir de la crise actuelle. Finalement les Français espèrent un retour aux urnes qui seul pourraient donner une vraie légitimité un nouveau gouvernement. Seulement 47 % des Français seraient prêts à participer à cette consultation nationale et 52 % n’en ont pas l’intention. Par contre il semblerait que d’une façon générale les Français souhaitent être davantage associés concernant les grandes décisions politiques. Plus des deux tiers des Français (67%) disent vouloir une réforme institutionnelle à l’issue du grand débat national qui sera lancé mardi en réponse à la crise des « gilets jaunes », selon un sondage Opinion Way (fichier PDF) publié lundi 14 janvier. Les sondés sont presque autant (65%) à attendre également un référendum, indique l’enquête réalisée pour la chaîne de télévision Public Sénat, Le Point et l’agence de conseil en communication Etat d’Esprit-Stratis. Les sondés se montrent toutefois pessimistes sur l’impact réel du débat sur le mouvement des « gilets jaunes » : 67% pensent qu’il ne permettra pas de sortir de la crise. En outre, 75% des personnes interrogées sont favorables à un mécanisme de tirage au sort des citoyens pour la mise en place du grand débat national. Plus des deux tiers des Français (67%) disent vouloir une réforme institutionnelle à l’issue du grand débat national qui sera lancé mardi en réponse à la crise des « gilets jaunes », selon un sondage Opinion Way (fichier PDF) publié lundi 14 janvier. Les sondés sont presque autant (65%) à attendre également un référendum, indique l’enquête réalisée pour la chaîne de télévision Public Sénat, Le Point et l’agence de conseil en communication Etat d’Esprit-Stratis. Mais les sondés ne sont que 47% à vouloir participer à cette grande consultation nationale, qui durera jusqu’à la mi-mars, contre 52% qui n’en ont pas l’intention. D’autres études indiquent que les trois quarts des Français souhaitent donner leur avis sur des projets publics qui les concernent, précise Opinion Way. Les sondés se montrent toutefois pessimistes sur l’impact réel du débat sur le mouvement des « gilets jaunes » : 67% pensent qu’il ne permettra pas de sortir de la crise. En outre, 75% des personnes interrogées sont favorables à un mécanisme de tirage au sort des citoyens pour la mise en place du grand débat national.

Sondage réalisé du 9 au 11 janvier 2019 en ligne, auprès d’un échantillon de 1 065 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois, surtout très réducteur de la problématique

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois,  surtout très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des hauteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Gilets jaunes : surtout l’expression d’un sentiment d’injustice (Louis Maurin)

Gilets jaunes : surtout l’expression d’un sentiment d’injustice (Louis Maurin)

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Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités, observe que « des extrémistes figurent parmi les manifestants » mais appelle à « ne pas généraliser », et revient dans le Monde  sur les racines du mouvement.

 

 

Parvient-on à mieux définir le profil des « gilets jaunes » après cette mobilisation ?

C’est une coalition spontanée et hétéroclite de mécontents issus des catégories populaires et des classes moyennes. Ils n’ont pas l’habitude de se mobiliser. Ce ne sont pas les Français les plus pauvres – ceux-là n’ont même pas de voiture et ont d’autres problèmes –, mais ceux qui ont à la fois besoin de leur voiture et de faibles moyens, et qui ne se sentent pas pris en compte par les politiques publiques. Il ne s’agit pas de la France périphérique. Ce discours, surmédiatisé, est un raccourci. Pour un cadre vivant en banlieue, la hausse du prix de l’essence ne sera pas un problème majeur, par exemple. Bien sûr, celui qui vit à la campagne et doit faire 50 kilomètres par jour sera davantage touché. Mais, ce qui compte, c’est l’appartenance sociale, qu’on confond trop souvent avec la question territoriale.

Depuis dix ans, le niveau de vie de ces hommes et ces femmes stagne, car ils ont de faibles revenus mais ne bénéficient ni des baisses d’impôts ni des réformes sociales fixées sous condition de ressources. Il ne faut pas tomber dans le misérabilisme, mais, pour eux, les temps ont changé. A titre d’exemple, 80 % des enfants défavorisés vivent en dehors des territoires d’éducation prioritaire. Or ils sont pris dans un défaut d’investissement. C’est très bien d’aider les zones les plus pauvres, mais qu’advient-il pour ces classes moyennes ?

Le bilan humain des manifestations de samedi est très lourd : un mort et 511 blessés. Comment l’expliquez-vous ?

D’habitude, les manifestants dialoguent et s’organisent en amont avec les forces de sécurité. Ce n’était pas le cas ici. En l’absence de structuration du mouvement, les puissances publiques n’avaient pas d’interlocuteur.

Il faut aussi prendre en considération le mépris du pouvoir pour les corps intermédiaires, et les syndicats en particulier. Quand ils ne sont plus là pour organiser les manifestations et faire des compromis, cela débouche sur des violences plus fortes. Rappelez-vous les émeutes [dans les banlieues] en 2005 : elles n’étaient pas non plus organisées par des structures d’action collective.

Les réactions sont aussi à la hauteur de l’exaspération. Ce n’est pas propre à la France. Nous traversons une période de crise où les plus riches continuent de s’enrichir, ce qui alimente un ressentiment très fort. Mais attention, les violences de samedi n’ont rien à voir avec celles de 2005.

Lorsqu’il y a eu des dérapages, les altercations n’ont pas eu lieu entre « gilets jaunes » et forces de l’ordre, mais entre manifestants et conducteurs dont la voiture était bloquée. Ce face-à-face est-il inédit ?

Oui. D’habitude, c’est une organisation qui affronte un pouvoir. Là, les altercations ont eu lieu entre des gens bloqués sur la route et des personnes qui n’ont pas l’habitude de manifester. Des énervés ont réagi en s’en prenant aux « gilets jaunes » et, parallèlement, certains manifestants ne se sont pas contentés de bloquer les routes. On sait que des extrémistes figurent parmi les manifestants. Cela finit par faire beaucoup de cas problématiques, mais attention à ne pas réduire les « gilets jaunes » à un mouvement extrémiste. Il s’agit d’une petite minorité au sein d’une coalition de personnes de milieux sociaux et d’opinions parfois très différents.

Ces violences sont-elles liées à la sensibilité politique de certains « gilets jaunes », sympathisants de Marine Le Pen ?

Oui. A l’extrême droite comme à l’extrême gauche, plus l’exaspération et la haine sont fortes, plus on se rapproche de la violence physique. Mais il ne faut pas généraliser. La question c’est : y a-t-il une coupure entre la France diplômée, qui vit bien, et la France peu ou pas diplômée, qui a l’impression d’être déconsidérée ? Cette France-là vote de plus en plus pour les extrêmes, et a recours à des méthodes de plus en plus musclées. C’est d’ailleurs pour cela qu’on avait fondé l’Observatoire des inégalités en 2003, non pas pour justifier mais pour comprendre.

Les revendications des « gilets jaunes » ayant manifesté samedi dépassent largement la protestation contre la hausse du prix des carburants. Quelle colère exprime ce mouvement ?

Un très grand sentiment d’injustice. Ils ont l’impression qu’on leur demande encore un effort alors que les plus riches bénéficient, dans le même temps, de cadeaux fiscaux. Pour rappel, le plan pauvreté représente 2 milliards d’euros et concerne plusieurs millions de Français, alors que la baisse d’impôts octroyée aux plus aisés coûte la somme colossale de 5 milliards d’euros, et ne concerne que quelques centaines de milliers de personnes.

Ce deux poids, deux mesures nourrit les tensions sociales et rend difficile la lecture des politiques publiques, dont les « gilets jaunes » ne voient ni le sens ni la contrepartie. Beaucoup ont l’impression d’être gouvernés par une élite technocratique très éloignée de leurs besoins quotidiens. Parmi les manifestants, certains avaient voté Macron, dans une forme de dégagisme d’extrême centre, en tablant sur le pragmatisme. Cet espoir a entraîné encore plus de désillusion, car ils ne voient pas le résultat.

A cela s’ajoute une forme de mépris social à leur égard, qu’on retrouve dans les médias et la classe politique quand on parle des « gars qui fument des clopes et roulent au diesel » [un propos du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux], ou de la « France moche » dans Télérama [un article de l’hebdomadaire sur les zones périurbaines]. Ce décalage culturel entre ces deux France, dont le mode de vie est très différent, rejaillit aujourd’hui.

Faute de représentants, le mouvement est-il condamné à terme ?

Un mouvement sans structure ni organisation aura en effet du mal à perdurer. De plus, les intérêts très divergents des « gilets jaunes » rendent difficile cette structuration. Des partis politiques vont-ils récupérer ce mécontentement ? La grande crainte, s’il n’y a pas de tournant social, c’est que cela se termine par une coalition entre Les Républicains et le Rassemblement national. Le pouvoir ferait une grave erreur en pensant que ce mouvement n’a pas d’effet, ou s’il parlait d’échec, car des gens se sont socialisés autour d’un sentiment de ras-le-bol. Mais il faut rester prudent sur la suite. C’est un mouvement encore en germe, qui demande du temps et du recul pour en prendre toute la mesure.

Croissance : tassement en zone euro et surtout en France

Croissance : tassement en zone euro et surtout en France

 

Le net tassement enregistré en octobre pour la zone euro par Markit en octobre et la perspective de mauvais résultats   pour le dernier trimestre annonce la dégradation progressive de la croissance jusqu’en 2020 Les dernières perspectives de la Banque centrale européenne ne prévoit pas d’éclaircies à l’horizon 2020. L’institution prévoit en effet un ralentissement du PIB en volume passant de 2% en 2018, à 1,8% en 2019 et 1,7% en 2020.  Des éléments qui confirment l’analyse de Rexecode.  L’institut Rexecode est très pessimiste pour la croissance française  en 2019. L’institut économique proche du patronat voit la croissance française ralentir à 1,3% en 2019 – après 1,6% cette année – un niveau bien inférieur à la prévision de 1,7% de l’exécutif. Rexecode se félicite des mesures déjà engagées mais estime qu’elle ne prévoit d’effet qu’à moyen terme. En gros,  ces mesures entraîneront une augmentation du PIB de 1 % mais seulement à horizon de cinq à sept ans. Pour parler clair,  l’effet à court terme sera presque nul sur la croissance et sur l’emploi. L’institut insiste donc sur la nécessité d’alléger encore la fiscalité sur l’appareil de production. Les économistes de l’institut plaident pour “un renforcement aussi rapide que possible du potentiel de croissance” de l’économie française, même s’ils notent que les réformes déjà mises en œuvre depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron devraient exercer des effets bénéfiques à moyen terme sur la croissance potentielle et l’emploi. Selon eux, les mesures engagées, ainsi que celles prévues dans les textes budgétaires pour 2019, stimuleront le produit intérieur brut (PIB) potentiel de la France de 0,9 à 1,3 point à un horizon de cinq à sept ans. “En termes d’emploi, l’impact serait un supplément de créations d’emplois de l’ordre de 250.000 à 300.000”, précisent-ils. “Au total, au stade actuel, le bilan prévisible de l’ensemble des mesures est positif pour le moyen terme, mais insuffisamment pour obtenir une trajectoire macroéconomique et budgétaire cohérente avec les objectifs affichés pour le quinquennat”, observent les économistes de Rexecode.

 

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Une grogne contre le carburant mais surtout contre la fiscalité qui étouffe

Le mécontentement contre l’augmentation du carburant est incontestable, elle est bien sûre alimentée par la hausse des cours du pétrole mais aussi la hausse de la fiscalité qui va croître jusqu’en 2022. Aujourd’hui, le budget carburant (sans parler de celui du fioul) représente une part non négligeable de la dépense des ménages. Environ 2000 € par an. C’est un peu la goutte qui fait déborder le vase du ras-le-bol vis-à-vis de la fiscalité globale. Une fiscalité qui étouffe littéralement les entreprises, les ménages et les investissements. C’est-à-dire les trois ressorts qui soutiennent la croissance puisque malheureusement l’apport des du commerce extérieur  est négatifs (-60 milliards de déficits par an quand l’Allemagne dégage de 100 à 250 milliards d’excédents). Dès lors, il ne faut pas assez ailleurs l’origine du handicap de croissance en France. Une croissance qui en 2018 devra se limiter autour de 1, 5 % quand la zone euro atteindra environ 2 %.  Un retard lié à cette fiscalité qui tue la compétitivité et l’emploi ; et qui de surcroît n’empêche pas la dérive de l’endettement autour de 2000 milliards d’euros soit à peu près 33 000 € par personne ! De ce point de vue la France marche sur la tête et il y a longtemps qu’on ne contrôle plus rien en matière de dépenses pas plus au plan de l’État au plan des collectivités locales. Comment faire croire que l’augmentation brutale carburant servira la cause écologique quand on sait que le problème est complexe et que l’évolution des modes de production et de consommation ne pourra être que progressif. Exemple on ne met pas en place du jour au lendemain de nouveaux transports collectifs de la même manière qu’on ne met pas en quelques jours  sur le marché  une voiture électrique à un prix abordable. La vérité c’est que personne ne sait exactement où va l’impôt. Certes on peut en déceler la répartition par grandes fonctions mais concrètement on est incapable d’évaluer l’intérêt et l’efficacité des dépenses précises. La faute aussi à l’incapacité à assurer une certaine cohérence entre les orientations macro économiques et les réalités micro économiques. Or l’augmentation du carburant va finir de tuer le pouvoir d’achat et la consommation sans pour autant influencer un partage modal qui ne peut évoluer qu’avec le temps et avec des moyens affectés.

 

Remaniement : surtout du replâtrage

Remaniement : surtout du replâtrage

 

 

Après deux semaines d’attente, de tension aussi entre le président et le Premier ministre le remaniement ressemble surtout à du replâtrage. Il y aura encore une bardée de sous ministre qui ne servent pas à grand-chose. Par parenthèse,  Macron avait prévu de réduire le gouvernement à une quinzaine de membres alors qu’ils sont au moins une trentaine ! Pour le reste, on  retiendra surtout le remplacement de Gérard Collomb, ministre de l’intérieur par l’homme à tout faire, fidèle de Macron, à savoir Christophe Castaner. L’ancien secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement qui est aussi responsable du parti en marche se voit confier le ministère stratégique de l’intérieur. L’opposition entre Macron Édouard Philippe portait surtout sur ce poste. Le premier ministre aurait souhaité un responsable de droite et plus particulièrement Darmanin. On a aussi remplacé le ministre de l’agriculture et la ministre de la culture. Le MoDem obtient quelques postes supplémentaires. Au total le nouveau gouvernement ressemble fort à l’ancien. On se demande bien pourquoi il a fallu 15 jours pour aboutir à un changement qui n’en est pas vraiment un. Le changement se limite à quelques arrivées, quelques changements de titres et le jeu des chaises musicales pour certains. Il est vraisemblable que comme dans gouvernement précédent les trois quarts des ministres resteront inconnus de l’opinion publique. En cause, le faite que beaucoup ne servent à rien et que le gouvernement est cadenassé par Macron.

Les entrées :

● Franck Riester, président du groupe UDI, Agir et Indépendants à l’Assemblée nationale, devient ministre de la Culture en remplacement de Françoise Nyssen.

● Didier Guillaume, sénateur RDSE, devient ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation en remplacement de Stéphane Travert.

 

 Marc Fesneau, président du groupe MoDem à l’Assemblée nationale, devient secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement en remplacement de Christophe Castaner.

 

● Emmanuelle Wargon, directrice des affaires publiques chez Danone, devient secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire.

● Christelle Dubos, députée LaREM de Gironde, devient secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé.

● Agnès Pannier-Runacher, directrice générale déléguée de la Compagnie des Alpes, devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances, en remplacement de Delphine Gény-Stephann.

● Gabriel Attal, député LaREM des Hauts-de-Seine, devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Éducation et de la Jeunesse.

 

 Laurent Nuñez, directeur général de la Sécurité intérieure (DGSI), devient secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur.

Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

Créations d’entreprises : augmentation surtout grâce aux autoentrepreneurs

 

 

Curieux, c’est au moment où la conjoncture se dégrade qu’on constate en août une augmentation des créations d’entreprises de près de 5 %. En réalité ces créations progressent surtout grâce aux autos entrepreneurs. elles ont augmenté de 4,8% en août, alors qu’elles avaient reculé de 3,4% en juillet. On note même un rebond du côté des micro-entreprises. Quant aux créations d’entreprises classiques, elles ont enregistré sur un mois une hausse de 3,1%, après un recul de 3,7% le mois précédent. Les immatriculations de micro-entrepreneurs, qui avaient baissé de 2,9% en juillet, ont pour leur part grimpé de 7%. Sur les trois derniers mois, l’Insee fait état d’une dynamique particulièrement positive dans le secteur des transports et de l’entreposage, où près de 7 500 entreprises ont été créées. Qui oublie de préciser le taux énorme de défaillances dans le transport ou nombreux de salariés sont transformés en auto entrepreneur pour assurer la livraison de colis sur le dernier kilomètre. Le succès des auto entrepreneur dont se félicite souvent et malheureusement une fiction. En effet seulement 23 % encore actifs après cinq ans et un chiffre d’affaires d’une moyenne de l’ordre de 10 000 €, des chiffres qui interrogent évidemment sur la pérennité voire l’intérêt de ce régime juridique Renommé régime du micro-entrepreneur fin 2014.  Le régime d’auto-entrepreneur aide à la création d’entreprises. En 2010, il représentait 80% des nouvelles entreprises individuelles. Chiffre qui a chuté à 61% en 2016. Sur un panel de 100 autoentrepreneurs immatriculés au premier semestre 2010, 38 n’ont jamais été actifs. En d’autres termes, ils n’ont pas déclaré de chiffre d’affaires positifs à l’Acoss (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale) dans les huit trimestres qui ont suivi leur immatriculation. Ainsi, 62 ont démarré une activité économique en déclarant un chiffre d’affaires, mais 39 d’entre eux ont cessé dans les cinq ans. Les entreprises des autoentrepreneurs depuis 2010 ont donc une pérennité à cinq ans bien plus faibles que celle des entreprises classiques (60%).  En 2014, le chiffre d’affaires annuel moyen des autoentrepreneurs toujours actifs était de 10.200 euros, en baisse de 400 euros par rapport à 2012. Le secteur le plus rémunérateur est celui de l’hébergement-restauration avec, en moyenne, 14.300 euros de chiffre d’affaires annuels. Enfin, seulement 3% des autoentrepreneurs hors commerce déclarent un chiffre d’affaires supérieur au seuil de 32.900 euros, contre 56% des entrepreneurs classiques. Malgré quelques formalités allégées au moment de la création d’entreprises et un mode de calcul simplifié pour les cotisations sociales et l’impôt sur le revenu, le statut d’auto-entrepreneur offre une pérennité bien plus faible que le statut d’entrepreneur classique, ainsi que des revenus bien moins élevés.

Climat : des conséquences surtout pour l’Afrique et l’Asie

Climat : des conséquences surtout pour  l’Afrique et l’Asie

 

La hausse des températures aura des conséquences encore plus dramatiques pour l’Afrique et l’Asie. Point en cause le fait que la température y est déjà générale très forte et que quelques degrés élémentaires rendront la situation finement tenable. S’y ajoute aussi le faite que les pays occidentaux ont largement externalisé leur industrie dans ces zones surtout en Asie mais maintenant en Afrique. Une externalisation de la production et en même temps des émissions polluantes. Les économies des pays développés occidentaux sont davantage dans un environnement hématique déjà plus tempéré Une perte de 78 milliards de dollars pour l’Asie du Sud-EstL’étude d’un  cabinet britannique montre ainsi que 10,8% de la valeur des exportations de l’Afrique de l’Ouest sont menacés par la hausse des températures d’ici à 2050, 7,9% en Afrique sub-saharienne, 6,1% au Moyen-Orient, et 5,2% en Asie du Sud et Asie du Sud Est. Les pays africains représentent la moitié des 48 pays notés en « risque extrême » dans l’indice de stress chaleur élaboré par Verisk Maplecroft. Sur la base des valeurs actuelles, cela correspond à une perte annuelle de 78 milliards de dollars par an pour l’Asie du Sud Est et près de 10 milliards pour l’Afrique. Sans surprise, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Finlande et la Scandinavie sont parmi les moins exposés. À titre de comparaison, 3,9% de l’économie sud-américaine et seulement 1% de l’économie américaine et 0,1% de l’économie européenne sont menacées.

Bilan Hulot : surtout du pipeau

Bilan  Hulot : surtout du pipeau

 

 

Hulot s’était déjà converti d’écolo en businessman, cette fois  l’écolo opère une deuxième conversion en devenant politicard. Comme Macron, il a compris que l’enflure du discours doit masquer l’indigence de la pratique. Hulot laisse faire les pseudos bruits de démission et entend bien s’installer dans le paysage politique à défaut de vraiment défendre l’environnement. Sur le nucléaire il a évidemment perdu et a renoncé aux objectifs illusoires de la fantaisiste Ségolène Royal laquelle prévoyait de réduire la part du nucléaire dans la production d’électricité à 50 % d’ici 2025. Il n’est même pas certain qu’on y soit à l’échéance de 2050 ! Pour preuve le gouvernement a été incapable de fermer une seule centrale. Même la centrale de Fessenheim voit son extinction prolongée dans le temps puisque le relais ne pourra pas être pris par  l’EPR de Flamanville avant 2020 voire davantage. Pour masquer  le nucléaire et les faillites de sa réduction, Hulot ne cesse de lancer des gadgets comme les éoliennes par exemple qui constituent une énorme arnaque énergétique et financière. En attendant quelques margoulins et quelques propriétaires rapaces s’en mettent plein les poches grâce aux subventions que paye l’usager d’EDF.  Il sera toujours temps de faire payer à ces mêmes usagers la destruction de pylône de 200 m de haut et leurs blocs de d’un coût unitaire 200 000 € par éolienne. Voir par exemple ce qui se passe à cet égard aux États-Unis avec les friches d’éoliennes.  L’accord sur le climat reste virtuel mais pour montrer qu’il existe Hulot a donné quelques primes pour la conversion automobile avec assez peu de succès d’ailleurs car le vrai problème est celui de la solvabilité des acheteurs potentiels de véhicules électriques réservés pour l’essentiel au plus favorisés.  L’action de Nicolas Hulot est donc finalement assez indigente  pour la défense de l’environnement ;  pire,  Nicolas Hulot n’a rien dit quand la France a décidé d’autoriser la société Total a importé de huile de palme pour en faire du carburant ou encore quand des spéculateurs ont décidé d’éventrer des montagnes de Guyane pour exploiter l’or,  détruisant au passage les écosystèmes.  «Le changement n’est pas à l’échelle», reconnaissait Hulot en juillet dernier, pas étonnant quand on est monté sur un tabouret ! «Hormis les discours, il n’y a rien», conclut Julien Bayou, responsables des verts (EELV).


LREM : des responsables surtout pas à la hauteur

LREM : des responsables surtout pas à la hauteur 

L’affaire Benalla  aura donné l’occasion de mesurer le relatif amateurisme de nombre de responsables de la république en marche, à commencer  même par le président de la république. Chez les députés de base on a surtout vu des courtisans paralysés par les enjeux et le risque de se mettre à dos le président. La plupart d’abord ont tenté d’éviter les questionnements des médias. Quand enfin ils ont été contraints de s’exprimer les balbutiements et les contradictions se sont multipliés. L’exemple le plus significatif par ailleurs très suivi par l’opinion constitue sans doute l’audience du ministre de l’intérieur visiblement perdu, affolé et agacé d’avoir à porter le chapeau de l’Élysée. Lui comme d’autres n’ont cessé de bafouiller sur le fond comme sur la forme. Même la responsable de la commission d’enquête s’est montrée en-dessous de tout pour animer des réunions de ce type. Du coup, elle a utilisé l’argument d’autorité puisque l’autorité de l’argument était complètement défaillante. En clair elle  a autoritairement mis fin  à la commission en refusant de nouvelles d’audience. Il y aura des leçons à tirer de cet événement qui a bien montré que Macron s’est surtout entouré de potiches et courtisans bien incapables en cas d’enjeux  majeurs d’être à la hauteur de responsabilité nationale.

Foot mondial : Macron parle surtout de lui

Foot mondial : Macron parle surtout de lui

 

Officiellement Macron a déjeuné avec l’équipe de France de foot qui va disputer le mondial. Objectif apporter les encouragements présidentiels. En fait,  Macron à surtout par de lui- même en reprend sa rhétorique habituelle qui s’applique à la politique française. D’abord il a souhaité l’unité, une préoccupation qu’on comprend mieux en politique tellement le pays est relativement divisé. Il a souligné a nécessité de l’effort, une recommandation qui rejoint celle visant la fiscalité, il a aussi souligne a nécessité de la confiance commune. Un souci pour Macron qui a perdu 20 points depuis sa nomination dans les baromètres de popularité. Enfin il a indiqué qu’il convenait de dépasser les ego ; un exercice pourtant que lui- même a du mal à réussir tellement il est allergique à la moindre contestation. Finalement un exercice assez classique mais qui n’est pas d’une grande utilité sur le plan sportif et footballistique.

 

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

Macron : « surtout un manque d’humanisme » (Annie Ernaux)

 

Annie Ernaux, cette écrivaine de gauche admiratrice de Simone de Beauvoir et de Simone Veil. Annie Ernaux  a souvent établit dans son œuvre  le lien entre littérature et politique. Elle a voté Mélenchon et dans le JDD reproche surtout à Macron son manque d’humanisme et son autoritarisme. Un jugement de femme d’extrême gauche mais qui n’est pas dénué de fondement quant au manque de compassion et d’humanité de Macron.

 

 

La lutte a-t-elle toujours fait partie de votre vie?
La lutte, c’est la vie. Je l’ai appris tôt. Tout est question d’éducation. J’ai été choquée du nombre d’enfants présents dans les manifestations contre le mariage pour tous. Il faut se souvenir que c’est une enfant de 12 ans qui a brandi une banane à Christiane Taubira. La lutte contre le racisme et l’antisémitisme passe aussi par l’éducation.

 

 

Comment vous sentez-vous dans la France d’Emmanuel Macron?
J’ai voté Jean-Luc Mélenchon et je ne le regrette pas. J’adhère à son programme et notamment à l’instauration d’une VIe République, à laquelle je tiens. Je suis vent debout dans la France macronienne. J’étais dans l’attentisme, mais le tournant néolibéral, très ferme, me révolte. On le voit avec la réforme de la SNCF. Je soutiens les grévistes car, malgré toutes les dénégations, on s’achemine vers une privatisation. La « concurrence » est devenue le mot royal. Tout doit être ouvert à la concurrence mais non, tout ne doit pas être ouvert à la concurrence! La politique macronienne est marquée par un manque d’humanisme doublé de beaucoup d’autoritarisme. On met en avant la culture d’Emmanuel Macron mais, à la lecture de l’entretien donnée à la NRF, j’ai un sérieux doute. N’a-t-il donc rien lu depuis Colette et Giono? N’y a-t-il donc pas d’écrivains à l’étranger? Emmanuel Macron est un habile communicant. François Mitterrand et Jacques Chirac étaient réellement cultivés, sans communiquer dessus. Il y a chez Emmanuel Macron, dans l’homme et la politique, une grande dureté.

 

« Surtout ne pas s’attaquer au pinard » (Castaner)

« Surtout ne pas s’attaquer au pinard » (Castaner)

 

 

 

Dans la grande tradition française, Castaner descend le pinard  et conteste les affirmations de la ministre de la santé qui avait considéré que le vin était un alcool comme les autres. (Bière et autres alcools) Une position particulièrement faux-cul de la part du ministre et représentant de la république en marche car si effectivement le vin fait partie d’une tradition française, il n’en demeure pas un  danger pour ceux qui en consomment des quantités excessives ou ceux qui sont dépendants. Tous les alcools –vin compris- sont dangereux à partir d’un certain volume de consommation. À l’inverse, ils ne le sont pas lorsque la consommation est modérée. Le plaidoyer de Castaner est donc particulièrement populiste pour soutenir les corpos du vin à  veille du salon de l’agriculture. .  Christophe Castaner a donc voulu les rassurer… quitte à prendre le contre-pied de la ministre. «Il y a de l’alcool dans le vin mais c’est un alcool qui n’est pas fort», a-t-il jugé. Un argument qui peut se discuter car c’est aussi cette faible teneur en alcool qui incite aussi à en consommer davantage. ! Le vin «fait partie de notre culture, de notre tradition, de notre identité nationale. Il n’est pas notre ennemi», a appuyé Christophe Castaner assurant que l’alcoolisme était surtout «une question de niveau de consommation».

«Ce n’est pas le moment d’hystériser le débat juste avant le salon de l’Agriculture. Les propos de Castaner ont contribué à baisser les tensions», justifie un membre du gouvernement. Contacté par notre journal suite aux déclarations du délégué général de La République en marche, le ministère de la Santé n’a pas donné suite à nos sollicitations. La ministre de la Santé avait ouvert la boîte de Pandore début février en estimant que le vin était «un alcool comme un autre». «L’industrie du vin laisse croire aujourd’hui que le vin est différent des autres alcools. En termes de santé publique, c’est exactement la même chose de boire du vin, de la bière, de la vodka, du whisky, il y a zéro différence!», avait-elle souligné lors de l’émission-débat «Alcool, un tabou français?» diffusée sur France 2. «On a laissé penser à la population française que le vin serait protecteur, qu’il apporterait des bienfaits que n’apporteraient pas les autres alcools. C’est faux», assurait-elle.

Budget 2018 : surtout profitable aux riches ( OFCE)

Budget 2018 :  surtout profitable aux riches( OFCE)

Pas vraiment de révolution dans la politique redistrive  et pas étonnant que l’opinion se montre prudente sur la politique de Macron. D’après un sondage paru dans LCI, . 35% des personnes interrogées estiment que le bilan d’Emmanuel Macron est positif. 37% le jugent négatif, et 21% estiment qu’il est trop tôt pour juger. De fait d’après une étude de l’OFCE ce pourrait être une année relativement blanche concernant le pouvoir d’achat des ménages ( première préoccupation des Franaçis) ; par contre ; les plus aisés serait favorisé. Il faudra attendre 2019 pour que les ménages engrangent des effets positifs Les mesures du budget 2018 devraient en moyenne exercer un effet presque neutre sur le pouvoir d’achat global des ménages cette année avant de l’augmenter en 2019, mais devraient davantage profiter aux plus aisés, selon une étude de l’OFCE publiée lundi. Pour 2019, malgré la poursuite de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac, l’OFCE estime à six milliards d’euros la hausse du pouvoir d’achat des ménages, sous l’effet de la montée en charge de certaines mesures fiscales (taxe d’habitation, PFU) et des nouvelles revalorisations de certaines prestations sociales. Au-delà de ces chiffres globaux, les économistes de l’OFCE soulignent un « déficit de redistribution », avec un accroissement des inégalités en 2018 par rapport à 2017 et un « rééquilibrage partiel » en 2019. Même si cette année le niveau de vie d’une majorité de ménages, en moyenne, ne devrait selon eux être impacté qu’« à la marge », avec notamment un impact nul pour les classes moyennes, les principaux bénéficiaires des mesures nouvelles seront les « 2% de ménages du haut de la distribution des revenus, détenant l’essentiel du capital mobilier ». D’après leurs calculs, en 2018, les 5% de ménages les plus modestes devraient en moyenne voir leur niveau de vie être amputé de 0,6% en 2018 (soit 60 euros par an et par ménage) alors que les 5% de ménages les plus aisés verraient le leur progresser de 1,6% (soit 1.730 euros).

 

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