Social-Grève SNCF : le ras-le-bol
À juste titre le ministre des transports se fait l’écho du le ras-le-bol qu’éprouvent les usagers vis-à-vis des grèves à répétition de la SNCF. Des grèves encore organisées par les syndicats gauchistes et en plus à des dates différentes de sorte que le réseau risque d’être perturbé pendant une huitaine de jours.
Des grèves décidées pendant les périodes de fêtes à dessein pour créer le maximum de nuisances aux clients du rail. Des grèves par ailleurs en partie illégales du fait qu’elles sont également impulsées par une association de contrôleurs qui n’a nulle responsabilité et obligation syndicale. Bref du pur populisme pour tuer un peu plus une entreprise dont les parts de marché global ne cesse de se rétrécir. L’argument massue des syndicats gauchistes et surtout de Sud rail c’est que la SNCF ferait des bénéfices « incroyables ». C’est juste oublier que sur une quarantaine de milliards annuels environ en moyenne de chiffre d’affaires , une vingtaine sont apportées par les autorités publiques ( centrales, régionales et locales).
Le radicalisme compulsif de Sud rail et de la CGT qui suit conduit progressivement l’entreprise à ce ratatiner compte tenu en particulier de la dégradation du service. Ainsi l’entreprise a-t-elle été déjà contrainte d’abandonner le trafic express, puis le trafic de messagerie, maintenant le trafic par train complet sans parler évidemment de toutes les lignes voyageurs dites secondaires qui ont dû être fermées. Des syndicats gauchistes qui n’ont même pas été capables de défendre avec efficacité leurs statuts et dont les actions irresponsables ont conduit à un éclatement des couvertures sociales internes.
De toute manière, des syndicats qui ne sont pas tellement intéressés par la satisfaction des revendications mais davantage intéressés à fabriquer des mécontents supposés être demain des « révolutionnaires » supplémentaires au service de la gauche politique radicale. Bref quand l’incompétence syndicale est en fait au service de l’illusion, de l’irresponsabilité et finalement aussi de la destruction de l’entreprise.
«Les Français commencent à en avoir ras-le-bol de ce qu’il se passe à la SNCF.» A quelques jours de la mobilisation annoncée à la compagnie ferroviaire autour du week-end prolongé du 8 mai, le ministre des Transports Philippe Tabarot a tapé du poing sur la table ce vendredi matin, estimant néanmoins que la grève était «toujours évitable». «Il y a un moment de rétractation par rapport aux préavis qui ont été déposés, qui sont bien souvent des préavis dormants qui existent depuis des mois et sont déclenchés du jour au lendemain», a-t-il souligné sur BFMTV/RMC.
Le premier syndicat de la SNCF, la CGT-Cheminots, a appelé les agents se mobiliser dès le 5 mai, tandis que SUD-Rail a appelé les conducteurs à la grève le 7 mai, veille de jour férié. Les contrôleurs sont également appelés à se mobiliser les 9, 10 et 11 mai par SUD-Rail, troisième syndicat à la SNCF mais deuxième chez les contrôleurs, ainsi que par un influent collectif de contrôleurs baptisé CNA (collectif national ASCT). «On n’a pas forcément envie d’aller à la grève. Par contre, on a des revendications légitimes sur la table», a estimé Fabien Villedieu, secrétaire fédéral de SUD-Rail.
Le pire c’est que cette grève sera sans doute encore un échec et que la participation sera faible; de quoi démobiliser encore un peu plus pour fabriquer de futurs « révolutionnaires » !