Archive pour le Tag 'Refondation'

Le Conseil national de la refondation de Macron déjà enterré

Le Conseil national de la refondation  de Macron déjà enterré

Les Echos observent  que La première réunion du CNR, la nouvelle instance de dialogue des parties prenantes voulue par Emmanuel Macron, qui devait avoir lieu mercredi a été reportée sine die. Le signe d’un avenir compromis ?

Pas encore porté sur les fonts baptismaux, mais déjà un avenir incertain ? Plongé dans une situation inédite après des élections législatives qui le laissent sans majorité absolue à l’Assemblée , l’exécutif s’est résolu à remiser à plus tard ses ambitions de « nouvelle méthode » basée sur le dialogue. La première réunion prévue ce mercredi du futur Conseil national de la refondation (CNR) voulu par Emmanuel Macron a ainsi été reportée, « sans qu’on nous précise une nouvelle date », selon une source patronale.

Ce CNR nouvelle formule – après celui né durant la Seconde Guerre mondiale, dont le programme avait servi de base à la reconstruction après 1945 – avait été annoncé durant la campagne législative par Emmanuel Macron. L’objectif était de réunir « les forces politiques, économiques, sociales associatives, des élus des territoires et des citoyens tirés au sort » pour créer une vaste concertation autour des réformes, selon les mots d’alors du chef de l’Etat. Celui-ci devait présider la première réunion, consacrée au pouvoir d’achat.

Las ! Tout cela devra donc attendre. « Maintenir la réunion, compte tenu de la configuration politique absolument pas stabilisée, ça n’avait pas de sens », relève une source patronale. Une prochaine réunion conduite par la Première ministre Elisabeth Borne était aussi prévue la semaine prochaine, le 29 juin, mais la date paraît, elle aussi, précaire pour beaucoup.

Au-delà, c’est la question de l’avenir de ce CNR qui est déjà posée. L’annonce de sa naissance n’avait suscité qu’un enthousiasme modéré , le leader de la CFDT, Laurent Berger, ayant ainsi accueilli à l’époque le projet « avec prudence ». Le nouveau contexte politique ne devrait pas nécessairement aider à sa popularité, même si au sein de l’exécutif on assure que «l’idée du CNR est confortée par le résultat des élections».

« Conseil national de la Refondation »: Une escroquerie démocratique !

« Conseil national de la  Refondation  »:  Une escroquerie démocratique !

 

Une nouvelle fois dans le cadre d’une conjoncture politique incertaine et une opinion publique désabusée, Macron se lance dans le bricolage idéologique. Ainsi vient-il de décider soudainement de créer un nouveau machin : le conseil national de la Refondation.

L’allusion au conseil national de la résistance de 1944 est évidemment aussi grossière qu’  approximative. En outre son objet en 1944 était contradictoire avec le dessin de Macron de supprimer toute institution collective représentative a commencer  par son propre parti qui va prochainement aux législatives faire encore la preuve de son extrême faiblesse sur le terrain.

La Refondation de Macron constitue une sorte de récupération d’un concept déjà utilisé par de nombreux partis politiques et autres organisations. L’idée consiste à unir pour reconstruire. Ce qui n’est pas exactement l’objet de Macron qui au nom du néo libéralisme économique et politique détruit les fondements politiques mais aussi culturels sur lesquels reposent les bases du pays.

Ce n’est pas la première fois que Macron récupère des concepts qu’il transforme en slogans comme par exemple le grand débat national qui n’a jamais débouché sur rien et qui se résuma en grande opération médiatique avec pour seule star Macron s’enivrant de ses propres mots pendant des heures et des heures devant des élus et des experts qui n’en pouvant plus finissaient par dormir ou partir.

Le bilan de Macron sur le plan politique sera terrible car il a réussi à détruire les organisations républicaines pour laisser uniquement les partis extrêmes sur la scène politique. Le macronisme  ne survivra pas à Macron qui résulte d’un bricolage idéologique hétérogène et contradictoire. Macron,  c’est le fameux en même temps. Il n’est ni de droite ni de gauche théoriquement mais pratiquement à la fois  de droite et de gauche, de nulle part voire « d’ailleurs » comme était Jobert en son temps.

L’idéologie de Marcon et surtout d’inspiration jupitérienne : moi, moi, moi !

Dernière exemple de ce maître de l’Olympe française: la nomination de la transparente première ministre, Élisabeth Borne, sans réelle compétence, sans référence politique et sa connaissance socio-économique. Le type même de personnage qui plaît à Macron qui entend gouverner seul non seulement sans parti, sans recours au Parlement mais aussi son gouvernement.

La plupart des médias reconnaissent  à Macron une grande intelligence, ce qu’on peut lui accorder mais  une sorte d’intelligence de nature machiavélique et égocentrique qui ne repose pas réellement sur une grande culture. Plutôt sur les recettes de boutiquiers    d’instituts politique et de l’ENA. Le fond importe peu, la forme tient lieu de philosophie et d’orientation. Pour résumer : sur tous les sujets, parler, parler, parler jusqu’à l’enivrement.

Macron n’est ni un technicien ni un expert comme ceux qui sortent de polytechnique mais ce n’est pas non plus un intellectuel comme ce que produit l’École normale supérieure où d’ailleurs Macron a été recalé.

Non, c’est l’archétype de l’énarque inspiré par les méthodes commerciales américaines. On gère le pays comme une start-up en slalomant  au gré du marché des idées. Bref le handicap des logique administratives françaises qui s’ajoutent aux idées commerciales et politiques des marchands du temple américain. Un mélange de néo libéralisme économique et de  wokisme . L’illusion du progressisme mais la certitude du déclin au final si l’on en juge par l’état lamentable de la société qui doit maintenant gérer des crises structurelles partout en matière notamment de dette,  de sécurité, de santé, d’école, d’environnement et même de défense ( voir le piteux recul de la force Barkanne par exemple).

Ce conseil national de la Refondation constitue bien un exemple du grand vide idéologique du macronisme plus apte à détruire qu’à construire. Par une œuvre de constructeur mais plutôt de brocanteur opportuniste.

« Refondation  » , Une escroquerie démocratique !

« Refondation  » , Une escroquerie démocratique !

 

Une nouvelle fois dans le cadre d’une conjoncture politique incertaine et une opinion publique désabusée, Macron se lance dans le bricolage idéologique. Ainsi vient-il de décider soudainement de créer un nouveau machin : le conseil national de la Refondation.

L’allusion au conseil national de la résistance de 1944 est évidemment aussi grossière qu’  approximative. En outre son objet en 1944 était contradictoire avec le dessin de Macron de supprimer toute institution collective représentative a commencer  par son propre parti qui va prochainement aux législatives faire encore la preuve de son extrême faiblesse sur le terrain.

La Refondation de Macron constitue une sorte de récupération d’un concept déjà utilisé par de nombreux partis politiques et autres organisations. L’idée consiste à unir pour reconstruire. Ce qui n’est pas exactement l’objet de Macron qui au nom du néo libéralisme économique et politique détruit les fondements politiques mais aussi culturels sur lesquels reposent les bases du pays.

Ce n’est pas la première fois que Macron récupère des concepts qu’il transforme en slogans comme par exemple le grand débat national qui n’a jamais débouché sur rien et qui se résuma en grande opération médiatique avec pour seule star Macron s’enivrant de ses propres mots pendant des heures et des heures devant des élus et des experts qui n’en pouvant plus finissaient par dormir ou partir.

Le bilan de Macron sur le plan politique sera terrible car il a réussi à détruire les organisations républicaines pour laisser uniquement les partis extrêmes sur la scène politique. Le macronisme  ne survivra pas à Macron qui résulte d’un bricolage idéologique hétérogène et contradictoire. Macron,  c’est le fameux en même temps. Il n’est ni de droite ni de gauche théoriquement mais pratiquement à la fois  de droite et de gauche, de nulle part voire « d’ailleurs » comme était Jobert en son temps.

L’idéologie de Marcon et surtout d’inspiration jupitérienne : moi, moi, moi !

Dernière exemple de ce maître de l’Olympe française: la nomination de la transparente première ministre, Élisabeth Borne, sans réelle compétence, sans référence politique et sa connaissance socio-économique. Le type même de personnage qui plaît à Macron qui entend gouverner seul non seulement sans parti, sans recours au Parlement mais aussi son gouvernement.

La plupart des médias reconnaissent  à Macron une grande intelligence, ce qu’on peut lui accorder mais  une sorte d’intelligence de nature machiavélique et égocentrique qui ne repose pas réellement sur une grande culture. Plutôt sur les recettes de boutiquiers    d’instituts politique et de l’ENA. Le fond importe peu, la forme tient lieu de philosophie et d’orientation. Pour résumer : sur tous les sujets, parler, parler, parler jusqu’à l’enivrement.

Macron n’est ni un technicien ni un expert comme ceux qui sortent de polytechnique mais ce n’est pas non plus un intellectuel comme ce que produit l’École normale supérieure où d’ailleurs Macron a été recalé.

Non, c’est l’archétype de l’énarque inspiré par les méthodes commerciales américaines. On gère le pays comme une start-up en slalomant  au gré du marché des idées. Bref le handicap des logique administratives françaises qui s’ajoutent aux idées commerciales et politiques des marchands du temple américain. Un mélange de néo libéralisme économique et de  wokisme . L’illusion du progressisme mais la certitude du déclin au final si l’on en juge par l’état lamentable de la société qui doit maintenant gérer des crises structurelles partout en matière notamment de dette,  de sécurité, de santé, d’école, d’environnement et même de défense ( voir le piteux recul de la force Barkanne par exemple).

Ce conseil national de la Refondation constitue bien un exemple du grand vide idéologique du macronisme plus apte à détruire qu’à construire. Par une œuvre de constructeur mais plutôt de brocanteur opportuniste.

« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un gadget !

« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un gadget  !

Face au  relatif vide politique actuel  qui risque de menacer la majorité absolue à l’Assemblée nationale, Macron sort soudain de sa poche une nouvelle version d’un truc inutile : le conseil national de la Refondation. Et quand on examine l’objectif, il s’agit évidemment une nouvelle fois de faire doublon avec les institutions existantes notamment le conseil économique et social environnemental mais aussi le Parlement. Car c’est évidemment au parlement en premier de prendre en charge les objectifs politiques nationaux et de les traduire réglementairement.

 

Cerise sur le gâteau, ce machin sera posé de personnalités tirées au sort. Ce qui nous amènera directement à la fois à des manipulations observées lors  la convention citoyenne du faît de l’inexpérience des intéressés. Aussi à des propositions relevant du niveau de discussion de bistrot.

Avec la proposition de Macron, on pourrait facilement se dispenser des sélections législatives prévues en avril et tirer  au sort les députés r transformés alors  en membres du conseil national de la politique.

Emmanuel Macron a  en effet annoncé dans une interview accordée à la presse régionale, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France, vouloir créer un « Conseil national de la refondation » réunissant les « forces politiques, économiques, sociales, associatives » ainsi que des citoyens tirés au sort, pour « atteindre » cinq objectifs qui toucheront notamment au pouvoir d’achat et à l’écologie.

« J’ai porté cinq objectifs pendant la campagne : l’indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle. Pour les atteindre je veux réunir un Conseil national de la refondation, avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et de citoyens tirés au sort », a-t-il affirmé.

Notons en fait il s’agit aussi d’une remise en cause du gouvernement puisque les priorités déjà évoquées devront préalablement passer par ce fameux conseil de Refondation. Pas étonnant car jusqu’alors  Élisabeth Borne n’arrive pas à mordre sur l’opinion publique. Piree la notoriété de l’intéressée ne cesse de baisser avec seulement 27 % de soutien.

Le président précise qu’il y aura « une première séquence de plusieurs jours, puis des rendez-vous réguliers » et que la première portera sur le pouvoir d’achat, préoccupation numéro un des Français.

Et Macron de resservir la soupe du grand débat national qu’il indique que des discussions auront lieu sur le terrain sur les objectifs indiqués

Macro prévoit en effet que « soient définis nos objectifs et les moyens » au sein de ce Conseil avant des « discussions » à partir de septembre, « sur le terrain, dans les 1200 bassins de vie, auxquelles seront associées toutes les parties prenantes ».

« Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut », a insisté Emmanuel Macron.

 

Ils risquent  sans doute aussi d’être fatigué par ce mécano d’institutions inutiles qui s’ajoutent déjà à des cathédrales administratives et politiques.

Politique- Un Conseil national de la refondation pour rien

Politique- Un Conseil national de la refondation pour rien

L’ambition – bienvenue – de soigner une démocratie représentative malade mérite mieux qu’un gadget participatif estime un papier de l’Opinion

 

Qui croira qu’un Conseil national de la refondation réveillera des Français « fatigués des réformes qui viennent d’en haut », selon les mots du Président ? Depuis qu’il a révélé, samedi, ce nouvel artifice pour se prémunir d’un blocage politique général, Emmanuel Macron essuie une pluie de critiques. A raison.

Le calendrier de l’annonce ? Inopportun à une semaine des législatives, sauf à considérer que le crédit des députés ne vaut pas tripette face à des citoyens tirés au sort. La forme ? Paresseuse. Dans les pas de ses prédécesseurs, le chef de l’Etat joue d’une nostalgie gaullienne datée et inadaptée, quand l’audace, la vraie, consisterait à reconstruire de fond en comble le « modèle » issu du Conseil national de la résistance. Le fond ? Dangereux tant il rappelle la Convention citoyenne pour le climat, démonstration en creux qu’un cénacle « d’en bas » peut être noyauté, dévoyé, manipulé et, au final, d’une efficacité quasi-nulle.

Comme la promesse d’une méthode réinventée, l’ambition – bienvenue – de soigner une démocratie représentative malade mérite mieux qu’un gadget participatif. Et s’il fallait renouer avec l’esprit de 1945, la révolution par la loi consisterait aujourd’hui, pour un exécutif autoritaire et centralisé, à redistribuer partout et en tout de la responsabilité, de l’autonomie, bref du pouvoir. Au Parlement, par une dose de proportionnelle. Aux institutions locales, par une pratique renouvelée de la subsidiarité. Aux électeurs, par un référendum rendu moins plébiscitaire. Aux entreprises, par une réhabilitation de l’initiative et du risque. Aux forces vives, par un allégement du joug administratif afin de faire confiance aux acteurs « en leur donnant du “pouvoir d’agir” », suivant la formule fort juste d’une fédération d’associations.

Macron II de se donner les moyens de cette refondation intellectuelle et morale, trop fondamentale pour un CNR mal né.

Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un gadget !

Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un gadget !

Face au  relatif vide politique actuel  qui risque de menacer la majorité absolue à l’Assemblée nationale, Macron sort soudain de sa poche une nouvelle version d’un truc inutile : le conseil national de la Refondation. Et quand on examine l’objectif, il s’agit évidemment une nouvelle fois de faire doublon avec les institutions existantes notamment le conseil économique et social environnemental mais aussi le Parlement. Car c’est évidemment au parlement en premier de prendre en charge les objectifs politiques nationaux et de les traduire réglementairement.

 

Cerise sur le gâteau, ce machin sera posé de personnalités tirées au sort. Ce qui nous amènera directement à la fois à des manipulations observées lors  la convention citoyenne du faît de l’inexpérience des intéressés. Aussi à des propositions relevant du niveau de discussion de bistrot.

Avec la proposition de Macron, on pourrait facilement se dispenser des sélections législatives prévues en avril et tirer  au sort les députés r transformés alors  en membres du conseil national de la politique.

Emmanuel Macron a  en effet annoncé dans une interview accordée à la presse régionale, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France, vouloir créer un « Conseil national de la refondation » réunissant les « forces politiques, économiques, sociales, associatives » ainsi que des citoyens tirés au sort, pour « atteindre » cinq objectifs qui toucheront notamment au pouvoir d’achat et à l’écologie.

« J’ai porté cinq objectifs pendant la campagne : l’indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle. Pour les atteindre je veux réunir un Conseil national de la refondation, avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et de citoyens tirés au sort », a-t-il affirmé.

Notons en fait il s’agit aussi d’une remise en cause du gouvernement puisque les priorités déjà évoquées devront préalablement passer par ce fameux conseil de Refondation. Pas étonnant car jusqu’alors  Élisabeth Borne n’arrive pas à mordre sur l’opinion publique. Piree la notoriété de l’intéressée ne cesse de baisser avec seulement 27 % de soutien.

Le président précise qu’il y aura « une première séquence de plusieurs jours, puis des rendez-vous réguliers » et que la première portera sur le pouvoir d’achat, préoccupation numéro un des Français.

Et Macron de resservir la soupe du grand débat national qu’il indique que des discussions auront lieu sur le terrain sur les objectifs indiqués

Macro prévoit en effet que « soient définis nos objectifs et les moyens » au sein de ce Conseil avant des « discussions » à partir de septembre, « sur le terrain, dans les 1200 bassins de vie, auxquelles seront associées toutes les parties prenantes ».

« Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut », a insisté Emmanuel Macron.

 

Ils risquent  sans doute aussi d’être fatigué par ce mécano d’institutions inutiles qui s’ajoutent déjà à des cathédrales administratives et politiques.

Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un machin !

Politique-« CONSEIL NATIONAL DE LA REFONDATION »: Macron invente encore un machin !

Face au  relatif vide politique actuel  qui risque de menacer la majorité absolue à l’Assemblée nationale, Macron sort soudain de sa poche une nouvelle version d’un truc inutile : le conseil national de la Refondation. Et quand on examine l’objectif, il s’agit évidemment une nouvelle fois de faire doublon avec les institutions existantes notamment le conseil économique et social environnemental mais aussi le Parlement. Car c’est évidemment au parlement en premier de prendre en charge les objectifs politiques nationaux et de les traduire réglementairement.

 

Cerise sur le gâteau, ce machin sera posé de personnalités tirées au sort. Ce qui nous amènera directement à la fois à des manipulations observées lors  la convention citoyenne du faît de l’inexpérience des intéressés. Aussi à des propositions relevant du niveau de discussion de bistrot.

Avec la proposition de Macron, on pourrait facilement se dispenser des sélections législatives prévues en avril et tirer  au sort les députés r transformés alors  en membres du conseil national de la politique.

Emmanuel Macron a  en effet annoncé dans une interview accordée à la presse régionale, dont Le Parisien-Aujourd’hui en France, vouloir créer un « Conseil national de la refondation » réunissant les « forces politiques, économiques, sociales, associatives » ainsi que des citoyens tirés au sort, pour « atteindre » cinq objectifs qui toucheront notamment au pouvoir d’achat et à l’écologie.

« J’ai porté cinq objectifs pendant la campagne : l’indépendance (industrielle, militaire, alimentaire…), le plein-emploi, la neutralité carbone, les services publics pour l’égalité des chances et la renaissance démocratique avec la réforme institutionnelle. Pour les atteindre je veux réunir un Conseil national de la refondation, avec les forces politiques, économiques, sociales, associatives, des élus des territoires et de citoyens tirés au sort », a-t-il affirmé.

Notons en fait il s’agit aussi d’une remise en cause du gouvernement puisque les priorités déjà évoquées devront préalablement passer par ce fameux conseil de Refondation. Pas étonnant car jusqu’alors  Élisabeth Borne n’arrive pas à mordre sur l’opinion publique. Piree la notoriété de l’intéressée ne cesse de baisser avec seulement 27 % de soutien.

Le président précise qu’il y aura « une première séquence de plusieurs jours, puis des rendez-vous réguliers » et que la première portera sur le pouvoir d’achat, préoccupation numéro un des Français.

Et Macron de resservir la soupe du grand débat national qu’il indique que des discussions auront lieu sur le terrain sur les objectifs indiqués

Macro prévoit en effet que « soient définis nos objectifs et les moyens » au sein de ce Conseil avant des « discussions » à partir de septembre, « sur le terrain, dans les 1200 bassins de vie, auxquelles seront associées toutes les parties prenantes ».

« Les Français sont fatigués des réformes qui viennent d’en haut », a insisté Emmanuel Macron.

 

Ils risquent  sans doute aussi d’être fatigué par ce mécano d’institutions inutiles qui s’ajoutent déjà à des cathédrales administratives et politiques.

Refondation ! Macron, le brocanteur des concepts

 

Refondation ! Macron, le brocanteur des concepts

 

Une nouvelle fois dans le cadre d’une conjoncture politique incertaine et une opinion publique désabusée, Macron se lance dans le bricolage idéologique. Ainsi vient-il de décider soudainement de créer un nouveau machin : le conseil national de la Refondation.

L’allusion au conseil national de la résistance de 1944 est évidemment aussi grossière qu’  approximative. En outre son objet en 1944 était contradictoire avec le dessin de Macron de supprimer toute institution collective représentative a commencer  par son propre parti qui va prochainement aux législatives faire encore la preuve de son extrême faiblesse sur le terrain.

La Refondation de Macron constitue une sorte de récupération d’un concept déjà utilisé par de nombreux partis politiques et autres organisations. L’idée consiste à unir pour reconstruire. Ce qui n’est pas exactement l’objet de Macron qui au nom du néo libéralisme économique et politique détruit les fondements politiques mais aussi culturels sur lesquels reposent les bases du pays.

Ce n’est pas la première fois que Macron récupère des concepts qu’il transforme en slogans comme par exemple le grand débat national qui n’a jamais débouché sur rien et qui se résuma en grande opération médiatique avec pour seule star Macron s’enivrant de ses propres mots pendant des heures et des heures devant des élus et des experts qui n’en pouvant plus finissaient par dormir ou partir.

Le bilan de Macron sur le plan politique sera terrible car il a réussi à détruire les organisations républicaines pour laisser uniquement les partis extrêmes sur la scène politique. Le macronisme  ne survivra pas à Macron qui résulte d’un bricolage idéologique hétérogène et contradictoire. Macron,  c’est le fameux en même temps. Il n’est ni de droite ni de gauche théoriquement mais pratiquement à la fois  de droite et de gauche, de nulle part voire « d’ailleur »s comme était Jobert en son temps.

L’idéologie de Marcon et surtout d’inspiration jupitérienne : moi, moi, moi !

Dernière exemple de ce maître de l’Olympe française: la nomination de la transparente première ministre, Élisabeth Borne, sans réelle compétence, sans référence politique et sa connaissance socio-économique. Le type même de personnage qui plaît à Macron qui entend gouverner seul non seulement sans parti, sans recours au Parlement mais aussi son gouvernement.

La plupart des médias reconnaissent  à Macron une grande intelligence, ce qu’on peut lui accorder mais  une sorte d’intelligence de nature machiavélique et égocentrique qui ne repose pas réellement sur une grande culture. Plutôt sur les recettes de boutiquiers    d’instituts politique et de l’ENA. Le fond importe peu, la forme tient lieu de philosophie et d’orientation. Pour résumer : sur tous les sujets, parler, parler, parler jusqu’à l’enivrement.

Macron n’est ni un technicien ni un expert comme ceux qui sortent de polytechnique mais ce n’est pas non plus un intellectuel comme ce que produit l’École normale supérieure où d’ailleurs Macron a été recalé.

Non, c’est l’archétype de l’énarque inspiré par les méthodes commerciales américaines. On gère le pays comme une start-up en slalomant  au gré du marché des idées. Bref le handicap des logique administratives françaises qui s’ajoutent aux idées commerciales et politiques des marchands du temple américain. Un mélange de néo libéralisme économique et de  wokisme . L’illusion du progressisme mais la certitude du déclin au final si l’on en juge par l’état lamentable de la société qui doit maintenant gérer des crises structurelles partout en matière notamment de dette,  de sécurité, de santé, d’école, d’environnement et même de défense ( voir le piteux recul de la force Barkanne par exemple).

Ce conseil national de la Refondation constitue bien un exemple du grand vide idéologique du macronisme plus apte à détruire qu’à construire. Par une œuvre de constructeur mais plutôt de brocanteur opportuniste.

Socialisme: mort ou refondation

Socialisme: mort ou refondation

Après la défaite de la candidate du Parti socialiste, Anne Hidalgo, au premier tour de l’élection présidentielle, l’historienne Marion Fontaine, spécialiste des socialismes et du mouvement ouvrier, analyse, dans une tribune au « Monde », les conditions d’une éventuelle refondation.

 

Un article intéressant mais qui oublie un facteur essentiel à savoir l’oubli voire le mépris des couches populaires et sociales chez les dirigeants du parti. Difficile dans ces conditions de faire un vrai parti social démocrate.

 

Tribune.

 Le Parti socialiste (PS) est défait. Certains verront avec satisfaction dans ce résultat l’ultime punition pour les errements passés, la conversion au libéralisme économique, les renoncements et la corruption morale entraînés par le pouvoir. D’autres estimeront à l’inverse que cette défaite est la preuve de l’incapacité des socialistes français à effectuer leur mue sociale-démocrate, ce mot-valise dont on ne sait jamais très bien s’il désigne un modèle européen, aux traits de plus en plus flous, ou un centrisme vaguement progressiste.

Ces discussions, mêlées souvent de rancœur et d’amertume, sur ce que devrait être ou sur ce qu’aurait dû être un « vrai » PS attestent au moins qu’il se joue là des passions et des questions qui sont loin d’être closes. Mais il faudrait en renouveler la teneur.

On avancera sur ce point une hypothèse en forme de paradoxe. Lorsque l’on regarde bien, la situation du PS est bien plus grave que ne laisse à penser son score électoral, aussi infime soit-il ; mais, quand on regarde mieux, cette situation même témoigne de l’ouverture d’autres possibles.

La tentation probable après ce désastre sera de vouloir refaire ou de vouloir recommencer. Recomposer un parti en lui donnant un autre nom. Revenir aux bases locales, qui sont à peu près tout ce qui reste au PS. Reprendre des idées en y ajoutant l’écologie, en donnant à l’ensemble une tonalité plus réformiste ? Plus radicale ? Retrouver un grand homme (une grande femme ?) susceptible d’assumer le leadership du parti et de concourir à l’élection présidentielle. Refaire en somme un nouvel Epinay (1971), ce moment objet aujourd’hui de bien des nostalgies et qui est devenu un mythe aux effets délétères. Cette reconstruction peut fonctionner : qui saurait prédire l’avenir dans ce contexte ? Mais il est probable qu’elle n’aboutisse pas et que la crise actuelle soit plus structurelle.

On assiste peut-être moins en effet à la fin du cycle d’Epinay qu’à l’achèvement de celui ouvert au congrès de Tours, il y a un peu plus d’un siècle (1920). Celui-ci vit s’organiser les deux grandes formations, socialiste et communiste, qui allaient marquer de leur rivalité, de leur haine, de leur entente plus rarement, l’histoire de la gauche au cours du XXe siècle.

Les deux en sont réduites en 2022 à l’étiage le plus bas. Les modes d’organisation partisane, les formes de leadership qu’elles avaient constituées n’opèrent plus guère. Les questions qu’elles se sont posées avec fracas, la réforme et la révolution, le rapport au modèle bolchevik, ont perdu leur sens ou ont changé de nature. Cette histoire ne fut pas entièrement peine perdue pourtant. La seule création de l’Etat-providence moderne et l’approfondissement de la démocratisation des sociétés suffisent à le rappeler.

 

Comment réussir la refondation de l’Hôpital

 Comment réussir la refondation de l’Hôpital

chronique collective des professionnels de santé dans la Tribune.

 

« Prononcées le 14 avril dernier par le Chef de l’Etat, au cœur d’un confinement jamais connu dans notre pays, tous les soignants ont entendu des paroles fortes. Elles ont créé une attente que les Français ont relayée tous les jours : celle d’une nouvelle page de l’histoire de nos politiques de santé.

Aujourd’hui, nous engageons une mobilisation générale pour préparer l’« après COVID ». Cet « après » qui ne peut pas, qui ne doit pas être la reproduction de l’avant, nous avons commencé à le dessiner ensemble. Nous, professionnels de santé, directeurs d’hôpitaux, présidents de Conseils de Surveillance et de Commissions Médicales d’Etablissement, doyens, cadres, sommes prêts, avec tous nos collègues, à assumer une refondation de l’hôpital en lien avec la révolution nécessaire de notre système de santé. Nous attendons du Gouvernement le soutien clair et résolu de cette ambition.

Cette ambition est d’abord celle d’une organisation refondée sur des objectifs de santé publique que notre société doit réaffirmer urgemment.

La refondation de l’hôpital passe par l’abandon du prisme budgétaire étroit et inadapté qui a prévalu depuis deux décennies en France, et dont les limites sont apparues cruellement depuis le début de cette pandémie.

« Tout ambulatoire », « rationalisation de capacités de réanimation », « ratios d’effectifs », « taux de marge brute comme critère majeur de gestion», « objectifs de taux d’occupation des lits créateurs de pénurie »… : toutes ces politiques issues de tableurs appliquées sans discernement ont affaibli les hôpitaux, de référence ou de proximité, en diminuant leurs capacités matérielles et humaines, les transformant en établissements à flux tendus, débordés par l’épidémie malgré l’engagement et le professionnalisme dont les hospitaliers ont fait preuve. La traduction en a été des pertes de chance pour des malades et des décès qui auraient pu être évités. Oui, la première chose à faire est de reprendre une distance sanitaire avec les oukases des cost-killers et autres COPERMO.

Corollaire de ce constat : tout le système de financement doit être repensé, à la ville comme à l’hôpital, en abandonnant la tarification à l’activité telle qu’elle est conçue et appliquée. Elle n’a sans doute pas tous les défauts qui lui sont prêtés, mais l’hôpital ne peut s’accommoder d’un financement à la commission. L’impact sur les salaires du coût du système et la question de son financement global ne sauraient être une variable évacuée mais cette tarification a montré toutes ses limites dans la crise. Ces limites avaient déjà été dénoncées préalablement dans d’autres domaines comme ceux de la prévention, ou de la prise en charge des maladies chroniques notamment.

Cette ambition, c’est ensuite celle d’une réelle politique d’investissement. Elle ne doit plus être conçue comme la contrepartie de la suppression de capacités ou d’emplois, dont on a vu le caractère délétère. Une politique d’investissement ambitieuse est la seconde condition majeure de l’adaptation de l’hôpital. Les équipes hospitalières, dans la plupart des régions, ont travaillé avec l’Etat depuis des années pour définir les investissements nécessaires au renforcement de l’Hôpital. Citons par exemple le CHRU de Nancy ; celui-ci a reçu un premier aval du ministère juste avant le développement de l’épidémie COVID. La refondation passera par une politique d’investissement qui prendra en compte les leçons de la crise COVID, dynamisera les projets existants et transformera les hôpitaux du pays en lieux de soins préparés aux enjeux sanitaires de notre temps.

L’investissement, c’est aussi le soin dû aux professionnels, qui ne peuvent plus être considérés comme la variable d’ajustement. Leurs effectifs doivent retrouver dans des organisations sans doute innovantes, des niveaux compatibles avec la qualité des soins aux malades, mais aussi au respect dû à ceux qui donnent beaucoup.

Cette ambition, c’est aussi celle de la considération qui est due à tous les professionnels hospitaliers. Leur travail doit être reconnu au-delà des discours et propos convenus, avec des conditions de rémunérations qui permette à l’hôpital de conserver soignants et médecins. Une refonte des métiers et des carrières, leurs contenus, les formations qui y conduisent doit permettre de retrouver une attractivité perdue. Le rattrapage de l’insuffisance des rémunérations est une urgente priorité, mais, au-delà, il est essentiel de mieux prendre en compte la réalité de l’exercice professionnel, des responsabilités assumées, des compétences demandées ; il faut individualiser, évoluer en prenant en compte l’expérience.

Cette ambition, c’est celle de la liberté et de l’agilité. La gouvernance de l’Hôpital a montré dans la crise sa capacité à faire face, mais aussi les limites qui l’entravent : donner de la liberté, limiter toutes les strates internes ou externes qui alourdissent la décision, dégraisser le cadre réglementaire ou normatif, réduire le nombre d’agences thématiques qui produisent du texte et des normes contradictoires.

L’organisation sanitaire a été mise en cause dans cette crise. S’interroger sur le sens de son action, ses missions, son lien avec les acteurs de terrain, les élus, apparait indispensable. Chacun connaît des interactions qui peuvent être chaotiques entre des ARS plus budgétaires qu’opérationnelles, assujetties aux services parisiens, des Groupements Hospitaliers de Territoire inaboutis – dont sont absents les établissements privés qui ont su collaborer dans la crise – des établissements publics soumis à une tutelle d’autant plus tatillonne qu’elle perd parfois de vue sa raison d’être… Cette organisation a montré ses insuffisances qui doivent être corrigées par une réelle décentralisation. En interne, il faut aussi laisser les professionnels déterminer leur cadre de travail, retrouver le sens des projets collectifs en dépassant le couple directeur-médecin pour intégrer les professionnels non médicaux dont le rôle majeur a été rappelé de manière éclatante depuis le début du COVID.

Cette ambition, enfin, c’est la capacité à nous « donner de l’air » en partant des territoires, des élus locaux, et du lien global avec la population. La question n’est pas seulement l’hôpital. Elle intéresse chaque territoire, les villes, les professionnels de santé, les structures médico-sociales, alors que les déserts médicaux, avant COVID, étaient déjà une préoccupation forte de ces mêmes élus. Aujourd’hui, la reconnaissance des élus locaux par nos concitoyens reste forte, dans un contexte où la parole publique est contestée. En lien avec les professionnels de la santé, soignants, médecins, directeurs, avec les représentants des patients, ils sauront organiser les concertations populaires qui nourriront la feuille de route de ce futur système hospitalier, et du système de santé en général.

En ce mois de mai 2020, alors que l’épidémie semble marquer le pas, nous considérons avec bienveillance la proposition de « Ségur de la santé » proposée par le ministre Olivier Veran, tout en affirmant la nécessité absolue à sortir des alcôves des pouvoirs, des cercles corporatistes étroits de professionnels, ou des sociétés de conseil, pour associer les soignants, directions, usagers et élus de tout le pays, territoire par territoire. C’est seulement ainsi que nous construirons un socle partagé, adapté au terrain, premier pas d’une refondation « 

Refondation du FN : de l’affichage ( Eric Dillies FN-Lille)

Refondation du FN : de l’affichage  ( Eric Dillies FN-Lille)

Responsable  du FN Lille, Eric Dillies conteste la refondation annoncée mais souligne la reprise en main des durs du FN.

: « Il n’y a pas de ‘refondation’ comme cela est dit, il y a une reprise en main par sa direction sous couvert de démocratisation », accuse l’élu, contacté vendredi par le JDD. Eric Dillies en veut pour preuve les nouveaux statuts du mouvement qui doivent être adoptés dimanche et qui le verrouillent selon lui un peu plus. « Il faudra 20% des signatures du Conseil national élargi pour se présenter à la présidence du parti, soit une centaine. Ce sera encore plus dur qu’actuellement. On explique à tout le monde que les 500 parrainages pour candidater à la présidentielle sont un scandale, mais on fait exactement la même chose en interne. » « Ils auront les pleins pouvoirs! », s’alarme-t-il encore. La démocratisation du FN, c’est pourtant l’une des principales promesses de Marine Le Pen dans ce congrès. « Il n’y a pas de débat, il y a une série de questions verticales soumises aux adhérents et nous n’avons aucun moyen de vérifier si les résultats sont sincères », répond Eric Dillies au sujet du questionnaire consultatif dont les résultats ont été présentés samedi. Il résume ce qu’il pense être la ligne du FN en citant le prince de Salina, héros du roman Le Guépard : « Il faut que tout change pour que rien ne change. » Quant au changement de nom du FN, principale annonce attendue ce week-end, « on s’intéresse à l’emballage plutôt que ce qu’on a à dire », attaque encore l’opposant. Avant de décocher une dernière flèche : « Ce n’est pas en changeant du mauvais vin de bouteille qu’on le rendra meilleur! »

Républicains : la refondation par l’exclusion !

Républicains : la refondation par l’exclusion !

 

C’est évidemment une curieuse manière d’engager un processus de reconstruction après la défaite historique aux présidentielles. Une défaite qui s’est traduite pour la première fois par l’absence de la droite au second tour des présidentielles et qui doit essentiellement déjà aux divisions internes notamment à l’opposition entre Juppé et Sarkozy. Après de multiples querelles d’appareil, Sarkozy a en effet porté le dernier coup à son parti en torpillant la candidature de Juppé qui pourtant devait être élu dans un fauteuil. Du coup,  les querelles internes continuent de faire office de stratégie. Au lieu de clarifier leur ligne politique largement bousculées par Macron,  les Républicains privilégient les règlements de comptes. Du coup avec ces exclusions, celles qui suivront, les démissions qui en découleront, le parti républicain ne cesse de se rabougrir  sur un noyau de plus en plus réactionnaire alors que précisément les sondages ont démontré que son électorat (bien différent des militants radicaux qui votent) souhaite que le parti se montre constructif vis-à-vis du gouvernement. Bref c’est l’épuration à la mode communiste avec la perspective d’un parti intellectuellement appauvri, politiquement diminuée autour de responsables aussi sectaires que Wauquiez, Morano encore Ciotti. Bref la droite la plus ringarde qui risque d’engager les Républicains dans la voie de la marginalisation. Les Républicains ont donc exclu mardi trois membres du gouvernement, dont Edouard Philippe et Gérald Darmanin, ainsi que deux députés, accusés d‘avoir trahi en se rapprochant d‘Emmanuel Macron, a-t-on appris de source proche de la direction. Cette décision, prise lors d‘un bureau politique au siège du parti, met fin à un feuilleton long de près de six mois, le temps qu‘il a fallu aux dirigeants de droite pour se mettre d‘accord sur l‘opportunité de les radier.“Les membres présents du bureau politique se sont prononcés en majorité en faveur de leur exclusion et ont pris acte du départ d‘Edouard Philippe”, peut-on lire dans une déclaration du Bureau politique. Le chef du gouvernement Edouard Philippe et le ministre des Comptes public Gérald Darmanin, sont concernés par cette procédure, de même que le secrétaire d‘Etat Sébastien Lecornu et, à l‘Assemblée, Thierry Solère et Franck Riester, qui ont participé à la création d‘un groupe parlementaire dissident.

Refondation de l’école : quel bilan

Refondation de l’école : quel bilan

Les journées de la refondation de l’école seront surtout l’occasion de faire un bilan à caractère politique des réformes de l’enseignement ;  en fait on va surtout parler de ces réformes et pas tellement de l’évaluation des niveaux scolaires. Et pour cause car le classement internationaux dans ce domaine nous placent vers la 25e place au plan international et montre également de fortes de ces inégalités. Pas sûr d’ailleurs que ces réformes constituent une vraie Refondation mais plutôt une addition de mesures pas forcément cohérentes comme les rythmes scolaires, l’éducation prioritaire, la réforme des collèges ou encore la généralisation des outils informatiques. Pourtant d’après le classement international  Pisas la France a tout intérêt à se remettre en question sur sa manière d’éduquer ses enfants. En effet, le pays de Jules Ferry n’est hélas ! Pas un exemple en matière d’efficacité éducative. C’est du moins ce qui ressort du fameux classement Pisa. Le «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, est un ensemble d’études menées par l »organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui réunit les pays développés.  Pisa mesure les performances des systèmes éducatifs tous les trois ans, et la dernière a été rendue publique en décembre 2013. Que constate-t-on ? Que la France est perdue dans le marais des classements, quelque part du côté de la 20e place. Les pays où les enfants ont les meilleurs résultats sont la Finlande, la Corée du Sud, Hong-Kong, le Liechtenstein… On peut se consoler en constatant que les États-Unis ou la Grande-Bretagne font moins bien que nous, mais beaucoup de pays européens, Allemagne, Belgique, Pays-Bas… font nettement mieux. Ces études sont bien entendu diversement reçues dans les différents pays, selon le classement auxquels ils ont droit. En France, on souligne par exemple que les objectifs ne sont pas les mêmes pour les professeurs, selon les traditions éducatives. On reproche aussi à Pisa de n’évaluer que les élèves scolarisés. Dans les pays peu développés, beaucoup d’enfants ne vont pas du tout à l’école, et l’on ne peut donc pas avoir une photographie réelle de l’état d’éducation d’une classe d’âge. Et puis, Pisa ne considère que la lecture, les maths et les sciences, excluant les «humanités». L’un des derniers résultats d’une étude Pisa a surpris beaucoup d’observateurs : les pays où l’on investit le plus sur le numérique dans le domaine de l’éducation, n’ont enregistré aucune amélioration notable des résultats de leurs élèves en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences. À l’occasion de ces journées de la Refondation De l’école Certains sujets qui fâchent ne sont pas à l’ordre du jour, déplore sur France Info Frédérique Rolet, la secrétaire générale du SNES-FSU. « Nous souhaitions un bilan d’étape sincère et contradictoire alors qu’il s’agit là d’une opération de propagande, déplore encore Frédérique Rolet. Les sujets conflictuels comme les rythmes scolaires dans le 1er degré, la réforme du collège, l’absence de revalorisation des enseignants, sont soigneusement évités », selon elle.




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