Archive pour le Tag 'CFDT'

Réforme des retraites : du rafistolage (CFDT)

Réforme des retraites : du rafistolage (CFDT)

« Nous n’avons été contactés par personne sur le fait qu’il y aurait des petits rafistolages sur la question des retraites », assure Laurent Berger, rappelant que « la CFDT pense qu’un système de retraites plus juste doit être construit. »

Selon Laurent Berger, invité de l’émission Calvi 3D, le calendrier ne permet pas de faire passer une « réforme sérieuse » avant l’élection présidentielle qui se déroulera dans huit mois.

« On ne peut pas faire du rafistolage d’ici à l’élection présidentielle », affirme le secrétaire général de la CFDT, affirmant que « le sujet des retraites est trop sérieux pour en faire un enjeu électoral ».

Concertation sur les retraites : la CFDT dit non pour l’instant

Concertation sur les retraites : la CFDT dit non pour l’instant

Pour la CFDT pour l’instant, une concertation sur les retraites « n’a pas lieu d’être », alors qu’il « n’y a pas de voie de passage pour une quelconque réforme d’ici 2022 ». Et de préciser : « Toute concertation qui s’opérerait serait un peu lunaire (…) On ne va pas se mettre à discuter avec un gouvernement pour nourrir le programme d’un candidat. Ça n’a pas de sens. »

Depuis des années, la CFDT se bat pour la création d’un système universel. Elle ne conteste donc pas la nécessité d’une réforme, à condition que le but soit de rendre le système plus juste et pas d’augmenter l’âge de départ à la retraite. Du coup la concertation proposée par le ministre semble vouée un échec.

Réforme des Retraites- »Non à la politisation » (CFDT)

Réforme des Retraites- »Non à la politisation » (CFDT)

  • D’une certaine manière, et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. ( Notons que le Medef est aussi d’accord pour le report après les présidentielles de la réforme des retraites car elle craint également la dérive des promesses avant 2022).
  • Compte tenu du paysage politique Il n’est pas impossible que certains ultra-libéraux proposent un report de l’âge de la retraite jusqu’à 70 ans alors qu’à l’inverse des gauchistes proposent une retraite à 55 ans.
  • À ce petit jeu, on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant la CFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement entamé  puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des seniors  dans l’emploi.
  • La CFDT estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-indiqué la CFDT, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif ».
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

Retraite-Non à la politisation de la réforme (CFDT)

Retraite-Non à la politisation de la réforme (CFDT)

  • D’une certaine manière, et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. ( Notons que le Medef est aussi d’accord pour le report après les présidentielles de la réforme des retraites car elle craint également la dérive des promesses avant 2022).
  • À ce petit jeu, on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant la CFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement entamé  puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des seniors  dans l’emploi.
  • La CFDT estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-indiqué la CFDT, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif ».
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

Social-Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)

Social-Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)

  • D’une certaine manière et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. À ce petit jeu, on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant la CFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement court puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des seniors  dans l’emploi.
  • Estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-t-il prédit, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif », a-t-il affirmé.
  • Réforme des retraites : « C’est politiquement totalement dingue, et socialement ce sera explosif », déclare Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)

  • Non à la politisation de la réforme des retraites (CFDT)
  • D’une certaine manière et depuis déjà longtemps, la CFDT refuse que la réforme des retraites devienne un enjeu électoraliste pour montrer qui sera le plus réformateur au contraire le plus social. À ce petit jeu on risque de déboucher sur des propositions particulièrement démagogiques et incohérentes. Pourtant laCFDT  n’est pas opposée à la réforme en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation. Un phénomène d’ailleurs largement court puisque dans le privé, le départ réel s’effectue après 63 ans. Reste que la moitié des prétendants à la retraite sont au chômage et que se posent  aussi les conditions de maintien des séniors  dans l’emploi.
  • Estime que le scénario de départ à la retraite de 62 à 64 ans, sérieusement envisagé par le gouvernement selon Les Echos, serait particulièrement préjudiciable aux « travailleurs de la deuxième ligne ». « Ça ne passera pas comme ça, c’est impossible », a-t-il prédit, n’excluant pas de redescendre dans la rue si, malgré tout, le gouvernement garde ce cap. « Ce qui est sûr, c’est que la CFDT est opposée à un relèvement brutal de l’âge de départ en retraite. Le faire cet automne, parce que c’est la seule voie de passage, c’est politiquement dingue, et socialement, ce sera explosif », a-t-il affirmé.
  • Réforme des retraites : « C’est politiquement totalement dingue, et socialement ce sera explosif », déclare Laurent Berger, secrétaire générale de la CFDT
  • Laurent Berger a d’ailleurs tenu à mettre en avant ce qu’il considère comme « un point de départ assez injuste ». « On fait croire que les choses seraient statiques aujourd’hui. Or la durée de cotisation continue d’augmenter et les gens continuent de partir de plus en plus tard, parce qu’il y a la loi Touraine, avec l’augmentation de la durée de cotisation », a-t-il expliqué. Le leader de la CFDT s’est toutefois dit ouvert à la discussion, qu’il s’agisse de « l’évolution de notre système de protection sociale ou de nos services publics », tout en refusant catégoriquement « les deals qui n’ont pas de sens ».

Laurent Berger , CFDT, contre la suppression des tickets restaurant

Laurent Berger , CFDT, contre la suppression des tickets restaurant

A juste titre le patron de la CFDT, Laurent Berger critique les entreprises qui ont refusé de s’inscrire pleinement dans les possibilités de télétravail. Le responsable syndical critique aussi les entreprises qui elle ont appliqué le télétravail mais en ont profité pour supprimer les tickets restaurant qui constituent  évidemment un accessoire de rémunération.

Alain Griset, ministre délégué chargé des petites et moyennes entreprises dont on se demande à quoi il sert, a tenu à relativiser : «de nombreuses entreprises sont en difficulté. Elles n’enlèvent pas les tickets restaurant par plaisir.»

 

Première observation Alain griset ne connaît rien aux accords salariaux, deuxième observation télétravail ou pas, le repas de midi génère des frais.

Salaire : pour une hausse de 15 % dans le secteur médical (CFDT)

Salaire : pour une hausse de 15 % dans le secteur médical (CFDT)

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, constate :

 

« que les fiches de paie des femmes dans le secteur médico-social sont inférieures à la moyenne de plus de 25 %» et «leurs conditions de travail et d’emploi sont marquées par un fort recours au temps partiel et aux contrats précaires, une sinistralité élevée, un taux important d’arrêts de travail et une absence de reconnaissance de la pénibilité de leurs emplois».

 

Il appelle dans une tribune publiée par le JDD à une hausse immédiate de 15% des salaires dans le secteur social et médico-social, où les salariés sont «aux trois quarts des femmes» qui devraient être «LA grande cause du quinquennat», à ses yeux.

Crise: jouer collectif et non de manière individuelle ou technocratique (Berger,CFDT)

Crise: jouer collectif et non de manière individuelle ou technocratique (Berger,CFDT)

 

Le secrétaire général de la CFDT paraît conscient de l’ampleur de la crise et propose de la gérer de manière plus collective en tenant compte des réalités sectorielles et locales et en intégrant les perspectives du monde d’après .

“Il y a sans doute plusieurs scénarios possibles, du moins pire au pire. Mais il n’y en n’a pas de bon. La récession qu’on est en train de connaître n’a sans doute pas de précédent dans l’histoire”, a déclaré Laurent Berger lors d’une interview accordée à Reuters.

“Soit on décide, parce que ça va être difficile, de rester planqués les uns et les autres (…), soit, on se relève les manches et on se dit : ‘qu’est ce qu’on fait’?”

La période de confinement a déjà entraîné en France une contraction de l’économie sans précédent, de près de 6% au premier trimestre.

Pour Laurent Berger, il va falloir travailler “filière par filière, territoire par territoire”, pour préserver un maximum d’emplois et en développer d’autres.

Il plaide notamment pour un meilleur accompagnement des entreprises, des aides renforcées pour les chômeurs, un transfert plus facile de compétences d’un secteur à l’autre, un soutien pour les jeunes arrivant sur le marché du travail et, surtout, des investissements massifs dans des secteurs créateurs d’emplois.

“J’ai redis au ministère du travail qu’il fallait jouer en offensif : où sont les secteurs où on peut créer de l’emplois? La transition écologique en est un”, dit le syndicaliste qui cite également le secteur des aides à la personne.

“Il y a beaucoup de raisons d’avoir des inquiétudes mais il y a beaucoup d’opportunités si on veut construire (…) un modèle économique plus vertueux sur la question sociale et environnementale, un modèle de société plus inclusif”, a-t-il souligné.

Ce modèle ne peut être imposé verticalement par l’exécutif, ajoute-t-il, appelant ainsi au lancement dès cet été d’une grande conférence sociale et écologique, réunissant corps intermédiaires et gouvernants, pour fixer les grands principes de cette réforme. »

Renault: la CGT « irresponsable « pour la CFDT

Renault: la CGT « irresponsable « pour la CFDT

 

Le Tribunal du Havre a ordonné jeudi l’arrêt de la production de l’usine à la suite d’une procédure en référé portée par la CGT Sandouville.

“Ce qui s’était passé à Sandouville, c’était un dialogue social assez exemplaire sur la reprise d’activité en toute sécurité pour les travailleurs”, a déclaré Laurent Berger sur France inter. “La posture de la CGT est irresponsable et infondée.”

“La réalité, c’est que l’usine va rester fermée lundi, que les 700 intérimaires vont être renvoyés chez eux. Donc je pense qu’il faut arrêter ce type de pratique et qu’il faut plutôt favoriser le dialogue social”, a-t-il ajouté.

“On voit bien qu’il y a deux attitudes syndicales : il y a celles qui sont prêtes à tout pour stopper l’activité – et ce n’est pas un service rendu aux travailleurs (…)- et celles, qui sont plus nombreuses à Renault, qui veulent négocier des conditions de reprise acceptables en toute sécurité.”

L’usine, qui employait l’an dernier environ 1.900 personnes, avait été la deuxième usine française de Renault à reprendre une activité partielle fin avril. A l’arrêt depuis mi-mars à cause de l’épidémie de coronavirus, le site produit le Renault Trafic et des dérivés du fourgon pour Fiat et Nissan.

« Travailler plus ». Laurent Berger CFDT règle ses comptes avec Macron

« Travailler plus ». Laurent Berger  CFDT règle ses comptes avec Macron

 

Une réaction assez curieuse et brutale de la part du secrétaire général de la CFDT qui oppose un non définitif à la proposition du gouvernement et du patronat de travailler plus pour compenser la perte de production pendant la crise sanitaire. D’une certaine façon,  il s’agit du réponse du » berger » à la bergère. En effet, Laurent Berger n’aura guère apprécié tout au long de l’épisode de la réforme des retraites et avant celle de l’Unedic- la position très étatiste de Macron qui en quelque sorte s’est complètement assis sur la concertation des partenaires sociaux. À de nombreuses reprises Laurent Berger a proposé sa médiation y compris d’ailleurs lors de la révolte des gilets jaunes.

À aucun moment il n’a été entendu et la stratégie du gouvernement a consisté à faire semblant d’écouter les organisations syndicales mais à poursuivre ses objectifs. Il est clair que le gouvernement aura besoin des partenaires sociaux pour engager des négociations sur la nécessité de redresser une économie qui va dans un premier temps se traduire par une vague de défaillance sans précédent et faire monter le chômage jusqu’à 20 % au lieu de 8 % 2019. Macron va sans doute promettre de  changer de logiciel, c’est-à-dire officiellement annoncé l’abandon de réformes qui n’ont jamais eu le soutien majoritaire de l’opinion publique.

Il va sans doute également tenter de proposer ce que Gilles Legendre vient d’appeler le « pacte républicain », c’est-à-dire une autre façon de gouverner en intégrant des analyses et des stratégies différentes de celles prises en compte jusque-là. Bref une forme de dialogue réel avec la société française. Le problème c’est que cette proposition intervient seulement pour faire admettre la rigueur. D’où cette réplique cinglante de la CFDT. Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a en effet jugé dimanche soir «indécente» la piste esquissée ce week-end par le gouvernement et le Medef qui consisterait à «travailler plus» à l’issue de la crise liée à l’épidémie de coronavirus pour redresser l’économie française.

Le président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux a estimé, dans une interview publiée dans nos colonnes samedi, qu’il faudrait à l’issue de la crise se poser la question «du temps de travail, des jours fériés et des congés payés» pour accompagner la reprise économique.

Le même jour, la secrétaire d’État à l’Économie Agnès Pannier-Runacher a prévenu qu’il faudrait «probablement travailler plus que nous ne l’avons fait avant» et «mettre les bouchées doubles pour créer de la richesse collective» à l’heure où la France fait face à la pire récession économique depuis 1945.«C’est totalement indécent», a réagi Laurent Berger sur France 2. «Aujourd’hui, les travailleurs comme tout le monde sont en train de payer le coût de cette crise. Ce n’est pas à eux de payer ensuite par des slogans qui sont lancés aujourd’hui, les vieilles lunes qui reviennent».

«Puisque certains, notamment le patronat, veulent parler de la suite, on ferait mieux de parler de comment les entreprises contribueront demain au bien commun, quels seront leurs engagements pour développer une économie plus vertueuse», a-t-il ajouté, jugeant la polémique «indigne». Le numéro un de la centrale réformiste a par ailleurs estimé que la réforme des retraites – suspendue en raison de la crise liée à l’épidémie de coronavirus – n’était «plus d’actualité».

Pas de dividendes: la ministre du travail d’accord avec le CFDT

Pas de dividendes: la ministre du travail d’accord avec le CFDT

“Je comprends la démarche de la CFDT et avec Bruno Le Maire ( ndlr, le ministre de l’Economie), nous pensons que, pour commencer, pour les entreprises où l’Etat est actionnaire, même minoritaire, on va leur demander de ne pas verser de dividendes en tout cas à des particuliers, à des individus”, a-t-elle dit sur CNews en réponse à une question sur la demande de la confédération syndicale de suspendre le versement des dividendes cette année.

“Je crois que dans ce contexte, tout le monde doit montrer que le partage de la valeur, c’est aussi une solidarité et donc c’est la démarche qu’on va pousser”, a-t-elle ajouté.

L’Etat dispose notamment de participations dans ADP, Airbus, Air France-KLM, EDF, Engie, Eramet, la FDJ, Orange, Renault, Safran et Thales.

Le président d’Engie, Jean-Pierre Clamadieu, a déclaré que le groupe avait besoin d’un peu de temps avant de se prononcer sur ce sujet.

“Les questions posées autour du dividende sont de bonnes questions. Laissons au conseil d’administration le temps d’absorber toutes les informations venant du groupe et de prendre dans ce domaine la décision qui nous paraîtra la plus sage”, a-t-il déclaré sur BFM Business.

L’absence de dividende priverait l’Etat d’importantes recettes. Pour Engie, dont il détient une participation 23,6%, l’abandon du dividende représenterait ainsi un manque à gagner de quelque 461 millions d’euros pour Bercy.

Coronavirus: la CFDT demande à ne pas verser de dividendes

Coronavirus: la CFDT demande  à ne pas verser de dividendes

« De nombreux salariés, pour assurer une continuité de service, doivent s’adapter dans des conditions parfois difficiles. Dans ce contexte, il serait incompréhensible que les actionnaires ne fassent pas eux aussi un effort », écrit la CFDT, premier syndicat français, dirigé par Laurent Berger, secrétaire général.

« Les entreprises et notamment les grands groupes doivent pleinement participer à la solidarité nationale. Il ne serait en effet ni raisonnable ni responsable que les entreprises versent des dividendes à leurs actionnaires comme si de rien n’était », insiste le syndicat qui rappelle que les entreprises du CAC 40 ont versé l’an dernier « près de 50 milliards à leurs actionnaires ».

« L’année 2020 se présentait sous les mêmes auspices, certains grands groupes français ont annoncé qu’ils ne verseraient pas de dividendes à leurs actionnaires. D’autres semblent encore s’interroger », relève la CFDT, pour qui « l’heure n’est plus à l’hésitation ».

 

Mardi dernier, le ministre de l’Économie a appelé les grandes entreprises à faire preuve de « la plus grande modération sur le versement des dividendes » aux actionnaires, à « un moment où tout l’argent doit être employé pour faire tourner votre entreprise, pour s’assurer qu’elle redémarre dans de bonnes conditions ».

Le même jour, les cinq organisations syndicales du groupe Engie ont demandé dans une lettre à Bruno Le Maire que le dividende pour l’année 2019 soit entièrement affecté à l’investissement, « afin de faire face à la crise sanitaire ».

 

Laurent Berger, CFDT: le gouvernement commet toujours les mêmes erreurs de ne pas faire confiance aux acteurs économiques

Laurent Berger, CFDT: le gouvernement commet toujours les mêmes erreurs de ne pas faire confiance aux acteurs économiques

 

A l’unisson du président du Medef, le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, en appelle à « un esprit de concorde » pour limiter l’impact économique de l’épidémie et protéger la santé des salariés exposés à un risque de contamination sur leur lieu de travail. « On rentre dans une période où l’on ne sait pas de quoi demain sera fait, confie Laurent Berger ( une interview au JDD.)

 

Dans une déclaration commune au JDD samedi, Geoffroy Roux de Bézieux, qui préside l’organisation patronale, et Laurent Berger scellent un peu plus leur union de circonstance. « Dans la période cruciale que le pays traverse, nous pensons que l’activité économique doit se poursuivre dans le respect absolu de la sécurité des collaborateurs », estiment-ils ensemble.

 

Peut-on imaginer une sorte d’union sacrée entre patronat et syndicat au nom de la sauvegarde de l’emploi?
Dès le départ, j’avais dit que traverser cette crise nécessiterait responsabilité et solidarité. Ne cherchons pas des coupables, mais faisons face, ensemble, à différents enjeux. D’abord, sanitaires pour que la transmission du virus soit limitée en respectant les mesures barrières. Ensuite, sociaux en mettant en place des dispositifs de soutien à l’emploi afin d’éviter des suppressions de postes massives. Et en protégeant ceux qui sont obligés de travailler car c’est essentiel pour la population. Oui, nous pouvons entre organisations syndicales et patronales avoir un discours qui converge, et c’est tant mieux. Nous sommes tous des citoyens, soucieux que l’économie ne se casse pas la figure et préoccupés par la situation sanitaire de tous les travailleurs.

Nous nous sommes parlé jeudi, nous avons envoyé un message unitaire : il faut préserver la santé et la sécurité des salariés, dans le dialogue social. Les huit organisations sont dans un esprit extrêmement constructif car nous savons tous que la survie de l’emploi est importante. Bien sûr, il y a des points de divergences. Mais le combat sanitaire, social, économique à mener impose qu’on se parle, qu’on réunisse les comités sociaux et économiques, qu’on regarde les conditions d’exercice des métiers. Ne pas se déchirer n’enlève pas l’exigence mutuelle.

Les ordonnances qui assouplissent le code du travail ne risquent-elle pas de casser cette unité?
On rentre dans une période où l’on ne sait pas de quoi demain sera fait. Les inquiétudes sont fortes et il faut se laisser un maximum de latitude pour sauvegarder l’emploi. Et cela passe par le dialogue social. Je comprends que c’est aussi ce que pense le Medef. Et là, le gouvernement dit que par décision unilatérale, l’employeur pourra revoir les horaires de travail, l’attribution des congés payés, de jours de repos… Si on voulait être contre-productif face à cet esprit de concorde, c’est exactement ce qu’il fallait faire! Le gouvernement ne nous fait pas confiance. Je ne comprends pas cette obstination à décider à la place des acteurs. C’est une profonde erreur. Nous avons déposé des propositions d’aménagements en conditionnant ces assouplissements à la signature d’un accord d’entreprise. Faisons confiance à l’intelligence collective!

 
Nous redoutons bien sur que cette crise sanitaire entraîne une crise économique profonde et longue. A terme, il faudra redéfinir nos priorités, les moyens à attribuer au service public, mieux reconnaître des métiers qui apparaissent aujourd’hui essentiels. La vie d’une caissière ou d’une personne qui traite les déchets n’est pas moins importante que celle d’un ingénieur qui fait du télétravail.

J’entends ces tensions qui montent entre les télétravailleurs et les autres. Mais c’est le travail de tous ceux qui assurent la continuité de services primordiaux qui doit être mieux considéré. Demain, j’espère que plus personne n’oubliera de dire « bonjour, merci » à celle qui sera restée en poste au supermarché. Cette crise remettra peut-être au goût du jour la solidarité et le dialogue social à tous les étages. En attendant, il faut serrer les rangs en ayant une discipline individuelle sur le confinement.

Les mesures prises par le gouvernement vous paraissent-elles adaptées à cette crise inédite?
L’Etat a pris en compte les salariés des particuliers employeurs en leur donnant accès au chômage partiel, il a repoussé les expulsions locatives, maintenu les allocations des chômeurs en fin de droit, activé les actions de formation… Il ne serait pas de bon ton de dire qu’ils n’ont rien fait. Mais la vraie préoccupation, c’est l’acheminement des matériels de protection auprès des soignants et de tous ceux qui travaillent tant dans l’alimentation, les transports que pour les travailleurs sociaux qui interviennent dans les centres d’hébergement, auprès des enfants en difficultés… Moi aussi, je me mets à la fenêtre tous les soirs pour applaudir les personnels médicaux et tous les autres. Les appels à la solidarité sont essentiels et les actions doivent suivre.

Les patrons et la CFDT d’accord pour «garder un service minimum de l’économie»

Les patrons  et la CFDT d’accord pour «garder un service minimum de l’économie»

 

Jusque-là les pouvoirs publics n’ont cessé de dénoncer les achats de panique qui sont susceptibles de provoquer des ruptures d’approvisionnement. Une évidence toutefois les pouvoirs publics ne peuvent assurer que les stocks seront éternellement suffisants si les usines de production de biens essentiels sont en arrêt. Il faudra bien qu’un minimum de production notamment pour les produits alimentaires et sanitaires continue de fonctionner. Le Medef et la CFDT à l’exemple d’ailleurs de l’Italie d’accord sur cette nécessité en actant toutefois le principe qu’il convenait d’assurer la plus grande sécurisation pour les salariés contraints de travailler. Alors que les syndicats et le patronat ont, de l’autre côté des Alpes, très vite conclu un protocole d’accord sur la sécurisation des conditions de travail, le seul principe d’une simple lettre commune, cosignée par les représentants des entreprises et des salariés, fait du sur place de ce côté-ci car ni FO ni la CGT ne veulent signer un tel protocole

Pourtant, tout a été mis en œuvre pour trouver un consensus afin de garantir la continuité de l’activité et éviter un effondrement total de l’économie française. Le Medef a traduit l’accord italien et l’a transmis à la CFDT pour une diffusion à l’ensemble des autres centrales syndicales. Et ce en respectant les formes pour trouver rapidement une position commune.

 

Réforme Retraites: les améliorations que souhaite la CFDT

Réforme Retraites: les améliorations que souhaite la CFDT

 

 

La CFDT est assez critique vis-à-vis du 49 -3, elle attendait que des députés de la majorité notamment intègrent ses préoccupations en particulier  concernant la pénibilité , l’axe  central d’une plus grande justice sociale. Pour l’instant ,le nouveau texte du gouvernement présenté au Parlement est encore relativement flou  à ce propos. Il est vrai que le Premier ministre dans une lettre à invité les partenaires sociaux à lui faire des propositions dans ce domaine est aussi concernant l’équilibre des comptes. La lettre du Premier ministre mentionne bien les souhaits des syndicats réformistes en particulier de la CFDT concernant la prise en compte de la pénibilité mais le Premier ministre ne dit pas exactement ce qu’il intégrera à la fin.

Comprend mal la précipitation du gouvernement puisque  il s’agit dune  réforme dont l’effet n’aura totalement  d’impact que d’ici 20 ou 30 ans. En réalité, le pouvoir est lancé dans une course poursuite réformiste pour montrer sa volonté de transformation du pays et reconquérir un terrain perdu non seulement à gauche depuis longtemps mais aussi à droite où l’on s’intéresse notamment à propos de l’étatisation du système et du manque d’affichage clair des objectifs.

 

Macron a utilisé le contexte des préoccupations sur le Coronavirus soudainement et subrepticement pour sortir virus du 49-3. L’idée est simple voire simpliste, à savoir les Français sont tellement préoccupés par les risques relatifs au virus chinois qu’ils vont avaler sans trop de difficultés la procédure brutale du 49-3 qui met fin à tous les amendements du Parlement.

 

En même temps, ce n’est pas un cadeau pour les organisations réformistes qui comptaient sur le Parlement pour introduire des amendements dans le sens de leurs  préoccupations notamment relatives à la pénibilité. De ce point de vue, le gouvernement se tire un peu une balle dans le pied car il est possible que des syndicats réformistes rejoignent maintenant le camp des syndicats gauchistes en tout cas qu’ils manifestent leur opposition aux nouveaux textes imposés par le gouvernement. Dans l’attente d’un vrai positionnement du gouvernement notamment à propos de la pénibilité, La CFDT maintient la pression sur le gouvernement, Edouard Philippe ayant dégainé samedi le recours à l’article 49-3 pour faire adopter le texte de la réforme sur les retraites sans vote à l’Assemblée nationale.

« On déplore que le débat de fond soit encore escamoté, c’est une occasion de perdue », a regretté le négociateur retraites de la CFDT, Frédéric Sève.

« Le Premier ministre s’est engagé à présenter un texte différent qui intègre des améliorations mais sans prendre en compte à ce stade notre demande prioritaire: la pénibilité qui touche les travailleurs soumis aux manutentions de charges lourdes, aux postures pénibles, aux vibrations mécaniques et aux risques chimiques ne donnera toujours pas droit à réparation et à un départ anticipé », a déploré la première centrale syndicale française plus tard.

Pour son secrétaire général Laurent Berger, « le gouvernement vient de faire le choix du 49-3, mais pas encore celui de la justice sociale ». « Inquiet sur le contenu du texte », il demande, dans un entretien au quotidien Le Parisien, d’améliorer le projet de loi sur plusieurs points.

  • « Pour les agents publics qui touchent peu de primes, la CFDT revendique qu’il y ait une clause de sauvegarde leur garantissant à terme un niveau de pension au moins égal à ce qu’il est aujourd’hui » explique-t-il.
  • Laurent Berger demande aussi au Premier ministre « d’améliorer le texte avec une réelle prise en compte de la pénibilité mais aussi la sécurisation des transitions. On demande aussi que la pension minimale soit fixée à 85 % du smic dès 2022 et non pas à partir de 2025. »

 

  • Sur le point précis de la prise en compte de la pénibilité, selon lui, « le texte est trop évasif, même si je note qu’il y a eu des avancées sur la prévention et la reconversion. »
  • Enfin en matière de droits familiaux, « la majoration de pension par enfant doit être forfaitisée ou à tout le moins définir un plancher pour profiter davantage aux basses pensions. La partie de cette majoration attribuée au titre de la maternité doit être accrue et une majoration supplémentaire pour enfant handicapé doit également être intégrée » souligne le responsable de la CFDT.

Des locaux de la CFDT agressés par les staliniens des syndicats radicaux

Des locaux de la CFDT agressés  par les staliniens des syndicats radicaux

 

Plusieurs locaux CFDT ont encore été agressés , signe que le  gauchisme envahit depuis déjà des années certaines organisations . Des militants clairement sur des idéologies, marxistes, communistes et/ou anarchistes. Une sorte de cocktail entre populisme, radicalité et stalinisme. L’inspiration est aussi  léniniste avec le totem de la suprématie des assemblée générales de grévistes  comme moyen suprême  de la démocratie syndicale. Le problème, c’est que ces assemblées générales ne sont sollicitées que pour prolonger la grève, rarement pour la décider. Et quand bien même elles le seraient,  elles ne représentent  au mieux que 5 % à 10 % des salariés. Quand la grève se prolonge et que la mobilisation diminue, ne restent  alors que les plus radicaux qui préconisent alors  des mouvements de plus en plus durs mais de moins en moins suivis. Cette gestion de la démocratie syndicale par les assemblées générales est une escroquerie léniniste.

 

 Derrière, il y a bien sûr le rôle du parti communiste qui jusqu’à une période récente dirigeait la CGT par exemple. Pour les gauchistes de Sud ( solidaires), c’est l’ancienne ligue  communiste révolutionnaire (LCR)  qui fournit la garde avancée de la classe ouvrière. Sud est clairement la courroie de transmission de la ligue communiste révolutionnaire appelée aujourd’hui nouveau parti anticapitaliste (NPA). Cette garde avancée tente de noyauter les organisations syndicales.

 

Elle a été éjectée de la CFDT pour le plus grand bien de cette organisation qui est devenue le premier syndicat de France. Nombre de gauchistes tentent  de noyauter la CGT ou encore FO. Le gauchisme n’a jamais réussi à percer au plan politique réunissant tout au mieux quelques pour cent des voix. Du coup, il s’est investi dans les organisations syndicales contribuant largement à son discrédit du fait des actions complètement irresponsables qu’il propose. Pire les méthodes trotskistes contestent la démocratie syndicale notamment celle des organisations réformistes alors que ces dernières sont devenues majoritaires en France depuis le déclin de la CGT.

« Refuser la violence, incompatible avec la démocratie sociale » (Catherine Nave-Bekhti, CFDT)

« Refuser la violence, incompatible avec la démocratie sociale  » (Catherine Nave-Bekhti, CFDT)

 

Catherine Nave-Bekhti, Professeure de sciences économiques et sociales ,secrétaire générale de la fédération SGEN-CFDT dénonce la violence come moyen d’action syndicale. Après la violation des locaux de la CFDT, Catherine Nave-Bekhti analyse, dans une tribune au « Monde », la portée symbolique de cet acte et rappelle que démocratie sociale et violence ne font pas bon ménage.

Tribune.

 

«  Le 17 janvier 2020, une nouvelle fois, les locaux de la confédération CFDT ont été l’objet de violences. Ecrire cette phrase, à froid, prendre la mesure de chacun des mots, réaliser que si la façade n’est pas défigurée comme ce fut le cas nuitamment par le passé, l’action a visé directement des personnes. J’écris d’abord « des personnes » car il y a une gradation dans la violence.

Passer de l’atteinte aux biens à l’atteinte aux personnes n’a rien d’anodin. Pour moi, la violence contre autrui comporte une part de négation, dans l’autre, de ce que nous avons tous et toutes en partage : humanité commune, capacité d’écoute et de débat, non pas d’abord pour s’affronter, mais comprendre.

Donc, oui, je suis choquée que des militants aient choisi de venir pour insulter, bousculer, bref, intimider et agresser des salariés et militants CFDT. Ceux qui pensent qu’on s’habitue à la violence, ceux qui pensent que la violence est une option minimisent les faits, minimisent le vécu de celles et ceux qui ont subi ces agissements. Je pense à ces militants et salariés.

Je sais que cela peut laisser des traces. Solidaire d’elles et eux, fière de partager le même engagement. Ils savent le soutien des militants de toute la CFDT. Notre cohésion interne politique mais aussi tissée de nos débats parfois vifs contribuera à la résilience, je l’espère.

Il y a les faits. Et puis, il y a les mots pour en parler, et ceux-là blessent ou inquiètent aussi. Minimisation ou diversion alimentent l’insupportable justification de la violence. A la CFDT, nous serions une bande de naïfs découvrant que la violence existe. Evidemment non. Militants engagés, nous savons que notre société est abîmée par des violences, et en particulier par l’injustice sociale, les inégalités, le poids de leur reproduction.

Notre tendance, par conviction, par volonté d’incarner les valeurs que nous proclamons, est de refuser la violence, de chercher à la faire reculer. Nous ne considérons pas que la violence physique ou verbale est une modalité légitime de débat et d’action syndicale en démocratie (je reviendrai sur l’ajout de cette précision). Le désaccord, pour nous, ne justifie pas le recours à la violence.

Les insultes homophobes, les slogans ou insultes sexistes, le mot de « collabo » craché à la face de militants qu’on ne peut soupçonner de fascisme ou de racisme, les violences contre des lieux en pleine connaissance qu’ils ne sont pas vides, tout cela est inadmissible. Je l’ai parfois subi, j’en ai des témoignages anciens ou récents. Des militants CFDT les subissent depuis plusieurs semaines, je ne m’y résous pas, je ne banalise pas, je ne m’habitue pas. »

 

Les corpos staliniens CGT d’EDF manifestent au siège de la CFDT

Les corpos staliniens CGT  d’EDF  manifestent au siège de la CFDT

 

Il n’y a sans doute plus corpos que certains militant CGT d’EDF dont les attitudes staliniennes actuelles rappellent de mauvais souvenirs. Il y a une cinquantaine d’années la CGT jouissait d’un quasi-monopole de représentation dans plusieurs entreprises publiques en particulier à EDF et à la SNCF sans parler des ports ou de la fédération du livre. Il ne faisait pas bon d’être candidat dans ces entreprises pour une autre organisation syndicale. Nombre de responsables syndicaux de la CFDT ont été éjectés dans l’eau des ports par exemple par la fédération des ports CGT. Lors  des grandes grèves de 68 par exemple, la CGT qui occupait  certaines entreprises interdisait aux représentants d’autres organisations syndicales d’y entrer. Depuis, la situation syndicale a bien évolué puisque globalement la CGT a perdu son monopole, que les syndicats réformistes  sont devenus majoritaires et que la CFDT est devenue le premier syndicat de France. Une situation mal admise dans un des derniers bastions de la CGT à savoir l’EDF. Une entreprise où les réflexes corpo rétro ont largement contribué à créer un gouffre financier qui à terme pourrait tuer EDF. Un peu la même situation à la SNCF, victime elle aussi des stratégies gauchistes et des responsables des syndicats radicaux dont les grèves répétées vont également tuer l’entreprise. Il est clair que l’orientation de la CFDT visant à davantage de justice sociale pour tous s’oppose en tous points à des lignes syndicales corporatistes  qui en fait protègent des avantages injustifiés autant que la paresse de certains. Un seul exemple il faut voir la différence de productivité des entreprises de sous-traitance et celle des agents d’EDF. Ainsi en ce moment se déroule une opération d’installation des compteurs Lincky. Chaque agent des entreprises de sous-traitance en installe 10 à 12 par jour là où sans doute les agents d’EDF (il en faudrait sûrement 2) n’en installeraient pas la moitié. Il y a quelque chose de surréaliste de voir des corpo rétro CGT de l’EDF envahir un syndicat comme la CFDT. De même qu’il y a quelque chose de surréaliste de voir  ici ou là le courant coupé  y compris à des équipements publics. Si le droit de grève est intouchable puisqu’il fait parti intégrante des libertés individuelles et collectives par contre le blocage de la production voir le sabotage relève de l’irresponsabilité. Les comportements évoqués participent évidemment de la dégradation des entreprises concernées mais aussi du syndicalisme y compris de la CGT qui ne cesse de reculer dans ses derniers bastions .

Le siège parisien de la CFDT a de nouveau été la cible lundi matin d’une action des opposants à la réforme des retraites, qui ont coupé l’électricité dans les locaux, annonce le syndicat. Après l’intrusion vendredi de militants, “une quinzaine d’individus cagoulés se sont introduits dans le bâtiment dans le but de couper l’électricité générale”, précise la commission exécutive de la CFDT dans un communiqué.

“Cette nouvelle attaque (…) est inacceptable”, ajoute-t-elle. L’opération a été revendiquée par la CGT. “(Laurent) Berger négocie les couleurs et les formes de nos futures chaînes et celles de nos enfants, sans jamais avoir participé à la grève reconductible contre la retraite à points”, peut-on lire dans un communiqué.“Ce matin (…) le siège confédéral de la CFDT à Paris a perdu l’électricité et c’est la collaboration de classe qui a été plongée dans l’obscurité”, ajoute le syndicat qui sans doute manifeste la un retard culturel d’un siècle au moins !

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a annoncé lundi matin sur BFM TV et RMC le dépôt d’une plainte après l’action de vendredi.

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

Social- Conflit des Retraites : la légitimité de la CFDT est celle de la démocratie

 

Plusieurs responsables  gauchistes (de Sud ou de la CGT notamment), contestent le droit de la CFDT à s’immiscer dans la gestion de la question des retraites. Ils n’hésitent  pas d’ailleurs à utiliser des discours et des moyens de type stalinien pour tenter d’empêcher la CFDT de jouer son rôle.

 

La légitimité de la CFDT pourtant indiscutable. D’abord il faut signaler  à ces militants gauchistes que les organisations réformistes sont majoritaires en France et que la CFDT est devenue le premier syndicat. Le concept même de régime universel des retraites avec concurremment la suppression des régimes spéciaux est une idée de la CFDT qui milite pour davantage de justice sociale.

 

Les discours staliniens et les actions complètement irresponsables aussi bien des militants gauchistes que des organisations radicales sont en train de tuer encore un peu plus le syndicalisme. Un mouvement déjà largement discrédité précisément du fait de l’incompétence et de l’irresponsabilité de dirigeants qui systématiquement conduisent le mouvement social dans le mur.

 

En cause, aussi la personnalité des dirigeants dont beaucoup ignorent tout de la complexité des dossiers et qui masquent leur incompétence par le simplisme et la radicalité de leur position. La médiocrité de certains syndicats ne peut attirer que des militants médiocres , une sorte  de cercle non vertueux infernal.

 

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