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Réforme sociale : la CFDT ne veut plus être piégée

Réforme sociale : la CFDT ne veut plus être piégée

D’une certaine manière en réclamant une nouvelle méthode de concertation pour la deuxième phase des réformes sociales, la CFDT ne veut plus être prise au piège. Sur le code du travail,  l’organisation réformiste avait obtenu un certain nombre de concessions de la part du gouvernement mais globalement avait considéré que ses orientations n’avaient pas été suffisamment prises en compte notamment concernant la représentation des salariés. La CFDT avait notamment regretté que le gouvernement  refuse de s’engager dans la voie d’une cogestion à l’allemande. Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, a demandé ce vendredi à Emmanuel Macron l’organisation d’une multilatérale, entre l’État et les partenaires sociaux sur la réforme de l’assurance chômage à l’issue d’une tête à tête à l’Élysée. La CFDT réclame de pouvoir élaborer une analyse partagée de la situation de l’Unedic considérant que des reproches faits par le gouvernement à cet organisme sont injustes. En clair la CFDT veut favoriser dès le départ un rapport de force intersyndicale s’opposait aux velléités du gouvernement d’évincer en grande partie les syndicats de la gestion de l’assurance chômage. Pour résumer la CFDT durcit sa position sur ce sujet.  « Sur l’assurance chômage, j’ai souhaité qu’on démarre non pas par des bilatérales, mais par une multilatérale », a-t-il ainsi déclaré, après une heure d’entretien avec le président de la République. Il pense que ses « arguments ont pesé » et qu’il a été « entendu » par Emmanuel Macron au sujet de cette multilatérale, qui permettrait d’avoir « un diagnostic partagé » sur la situation. « Les partenaires sociaux ont fait preuve, par le passé, de responsabilité dans la gestion de l’assurance chômage », a-t-il ajouté. « Nous n’avons pas démérité sur l’assurance chômage. Une partie du déficit s’explique parce qu’il y a un haut niveau de chômage. Il est aussi lié au fait que l’Unedic (qui gère l’assurance chômage, NDLR) participe au financement de Pôle emploi et d’autres politiques publiques », a rappelé le leader syndical. La réforme de l’assurance chômage doit être étendue aux indépendants et aux démissionnaires, une promesse de campagne d’Emmanuel Macron. Les syndicats craignent que l’arrivée de ces nouveaux bénéficiaires n’entraîne une baisse des allocations pour l’ensemble des chômeurs. « J’ai posé la question. Le président de la République a été extrêmement clair en disant qu’il ne voulait pas des réductions des droits. Je serai satisfait lorsque j’aurai vu que c’est exactement le cas », a souligné Laurent Berger.

Manifestation du 12 : »un vice d’entrée »(CFDT)

Manifestation du 12 : »un vice d’entrée »(CFDT)

 

 

La manifestation était viciée d’entrée pour le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, du fait que la CGT en a décidé seule le principe et ne s’est pas impliquée dans les processus de concertation préparant la réforme du Code du travail.  On retrouve à travers cette position de la CFDT le clivage classique entre le mouvement syndical réformiste et le mouvement syndical protestataire par principe. Deux conceptions qui s’affrontent depuis des décennies. D’un côté le bloc des contestataires qui refusent toute perspective d’amélioration du système, de l’autre ceux qui pensent qu’on peut obtenir des progrès sociaux à l’intérieur de ce système. En fait, la traditionnelle posture à anarcho  révolutionnaire contre  la vision réformiste ; Les manifestations lancées à l‘appel de la CGT ont réuni mardi 223.000 personnes à travers la France, selon le ministère de l‘Intérieur et 500.000 selon la CGT. Les directions de la CFDT, de FO, de la CFE-CGC et de la CFTC n‘ont pas souhaité se joindre au mouvement, expliquant qu‘elles préféraient garder leurs forces en vue des prochaines concertations sur la formation professionnelle et l‘assurance chômage. “Cette manifestation, elle avait un vice d‘entrée, c‘est qu‘elle était décidée par une seule organisation syndicale et qu‘en plus, cette organisation syndicale avait décidé de ne pas s‘investir dans les concertations”, a dit Laurent Berger sur BFMTV. Il estime que la CGT “a laissé faire” aux autres centrales “le boulot de contrer des propositions qui n’étaient pas acceptables”, comme d’éviter que le seuil de déclenchement des plans sociaux ne passe de 10 à 30 salariés ou encore que les délais de recours aux prud‘hommes ne soient réduits à six mois. “Nous, on n‘a pas appelé à la manifestation le 12 juin. On a pesé tout l’été”, a poursuivi le numéro un de la CFDT. Il assure que les syndicats peuvent encore peser, notamment sur le contenu des décrets qui doivent déterminer les moyens accordés aux nouvelles instances représentatives du personnel. Ces décrets devraient être adoptés avant la fin de l‘année, selon le ministère du Travail.

 » Fainéant » : le mot de trop (Berger, CFDT)

 » Fainéant » : le mot de trop (Berger, CFDT)

 

Fainéant le mot de trop aussi pour Laurent Berger, leader pourtant modéré de la CFDT. Laurent berger n’apprécie surtout pas qu’on stigmatise  publiquement certaines catégories et qu’on gère des problématiques de réforme de manière caricaturale en priorité dans les médias. Laurent berger fait en particulier référence à la volonté du chef de l’État de remettre en cause certain régimes spéciaux notamment de retraite de a SNCF (et d’autres secteurs). Il reconnaît volontiers que la situation de la SNCF mérite une réforme mais regrette qu’on installe cette problématique par des voies médiatiques de manière simpliste voire provocante. « Qu’il y ait nécessité de discuter de la situation de la SNCF oui (…), mais pas à coup de communication », a estimé Laurent Berger. « J’en ai un peu assez (….) que les questions fondamentales pour les salariés, fondamentales pour les citoyens se passent à coup de slogans ou à coup d’arguments un peu réducteurs », a-t-il conclu. Dans un entretien avec des agents SNCF, publié dans la revue interne du groupe, Emmanuel Macron défend un projet de transformation profonde de la SNCF passant par une suppression rapide des régimes spéciaux de retraite. En échange, il propose que l’Etat reprenne la dette de la SNCF et accentue les investissements publics vers l’entretien des lignes. La SNCF ploie sous une dette de 44,9 milliards d’euros pour SNCF Réseau et 7,9 milliards pour SNCF Mobilités. Laurent berger répondant à Emmanuel Macon qui avait déclaré   »Je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes », a lancé le chef de l’Etat ». Un chef de l’État qui hypothéqué déjà sur l’échec probable de la mobilisation tant de la CGT le 12 que de Mélenchon le 23. Mais pour désamorcer un peu cette sortie un peu provocatrice de macro, l’entourage du chef de l’Etat a expliqué qu’il visait « tous les conservatismes qui ont empêché la France de se réformer ». Laurent Berger a pour sa part répondu que la CFDT, tout en refusant de se joindre à la journée de mobilisation organisée mardi prochain par la CGT, garderait pour sa « liberté de ton » et « sa liberté d’action ». « Nous ne nous ferons instrumentaliser ni par ceux qui voudraient faire de nous des alliés faciles ni par ceux qui voudraient instrumentaliser le monde du travail à des fins politiques », a ajouté le dirigeant de la CFDT, une double critique d’une part en direction de Mélenchon qui veut détourner le mécontentement social à des fins politiques, d’autre part en direction du gouvernement en recherche d’alliés syndicaux dociles pour équilibrer la contestation de la CGT.  

Code du Travail : le risque de chienlit» (CFDT)

Code du Travail : le risque de chienlit» (CFDT)

« Concentrer le pouvoir  ne serait pas sans risques et sans difficultés tant les fractures sociales et territoriales sont réelles», décaler Laurent Berger le secrétaire de la CFDT. Tout en ajoutant: «les risques de manifestations et de violences sont importants tant la société vit sous tension». Laurent Berger fait évidemment allusion aux menaces de constitution d’un front social soutenu par les syndicats gauchistes et corporatistes. De ce point de vue le risque est réel non pas une mobilisation massive mais de l’installation d’une sorte de chienlit qui pourrait pourrir le climat de confiance qui semble émerger chez les acteurs économiques. Les syndicats craignent surtout l’inversion des normes et le référendum d’entreprise qui pourraient marginaliser leur rôle. Si la démocratie d’entreprise devait prendre le pas sur la démocratie syndicale ce pourrait être effectivement la mort ou en tout cas le très grand affaiblissement des organisations classiques. Il y a aussi le risque que des patrons en profitent pour installer des syndicats maison surtout dans les entreprises moyennes. . Le chef de l’État, ainsi que son premier ministre Edouard Philippe et la ministre du Travail ont déjà rencontré tour à tour tous les représentants syndicaux et patronaux. De nombreuses réunions sont encore prévues tout au long de l’été avant une réforme par ordonnances. «Jusqu’à fin septembre nous avons six rendez-vous avec le ministère du Travail» précise Laurent Berger, qui assure que le calendrier n’est «pas un facteur de blocage». Toujours est-il qu’une large victoire de la République en Marche à l’Assemblée permettrait au chef de l’État d’appliquer clairement sa politique, à commencer par les ordonnances controversées sur la réforme du Code du travail. Le numéro un de la CFDT a d’ailleurs répété les principales lignes jaunes, qui selon lui, ne doivent pas être franchies sur la réforme du Code du Travail. À savoir: le «référendum d’entreprise à l’usage de l’employeur en cas d’absence d’accord avec les organisations syndicales» ou encore le «plafonnement des dommages et intérêts versés aux prud’hommes». Sur ce second point, les syndicats considèrent que cela équivaut à une autorisation de licencier sans motif. «Attention aux fausses solutions!» avertit Laurent Berger. «Contrairement à ce que disent certains, ce n’est pas plié», veut croire le leader syndical. «Ne sifflons pas la fin du match avant qu’il ne soit joué!».

Berger (CFDT) dénonce le syndicalisme ringard

Berger (CFDT) dénonce le syndicalisme ringard

 

 

Le secrétaire général de la CFDT a bien raison de dénoncer ce syndicalisme systématique d’opposition des organisations gauchistes et corporatistes d’une autre époque. Laurent Berger dénonce par avance ceux  qui tente d’organiser un troisième tour social après la défaite des gauchistes aux présidentielles et législatives. Un phénomène bien connu et utilisé à peu près à chaque élection politique par l’extrême gauche qui fonde son  approche sur une idéologie crypto marxiste voir communiste complètement obsolète. Bref qui soutient la lutte des classes entre les salariés et les patrons pour masquer le corporatisme qui tue la compétitivité et l’emploi tout en accentuant la misère. L’affrontement stérile entre patronat et syndicats est pourtant « dépassé » et « ringard », a déclaré mardi à Reuters le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, face aux mouvements de mobilisation qui s’organisent contre le projet de réforme du Code du travail. « Le syndicalisme divisé qui se cantonnerait à organiser des manifestations pour faire croire qu’il est d’accord contre quelque chose mais jamais pour quelque chose, je pense qu’il faut que ça s’arrête », a dit Laurent Berger dans une interview. « Il faut se mobiliser pour des idées », a-t-il poursuivi. « L’affrontement stérile entre d’un côté les syndicats et de l’autre le patronat où la seule issue c’est de se taper dessus, c’est ringard et dépassé. » La CGT a appelé mardi ses adhérents à se déployer dans les entreprises pour « débattre avec les salariés », « élaborer leurs cahiers revendicatifs », et « faire de la troisième semaine du mois du juin des temps forts d’initiatives et de mobilisations ». Elle a surtout mis en garde dans un communiqué contre la forte majorité dont devrait disposer Emmanuel Macron à l’Assemblée nationale dimanche prochain, ce qui lui permettrait de lancer le processus des ordonnances sans opposition. D’autres mouvements ont commencé à se former ces dernières semaines. Le syndicat Solidaires a tenu jeudi dernier des rencontres avec la CGT, la FSU, le syndicat étudiant UNEF et le syndicat lycéen UNL pour envisager de possibles mobilisations. Des manifestations sont aussi prévues le 19 juin prochain à l’initiative du Front Social, qui regroupe des syndicalistes qui refusent tout compromis sur le droit du travail. Pour Laurent Berger, il est temps de faire valoir un syndicalisme plus moderne. « On a trop souvent pensé en France que la palette du syndicalisme, c’était manifestations, grèves, mobilisations », a-t-il dit. « Ça existe, et on les utilise quand c’est nécessaire, mais il y a aussi propositions, négociations, engagements, contre-propositions. » Laurent Berger dit aussi attendre avec impatience la tenue des consultations sur la sécurisation des parcours professionnels, en septembre prochain. « Il faut à la fois de la performance économique, personne ne remet ça en cause, mais on veut que notre modèle social continue de se baser sur de la solidarité et de la mutualisation. »

Code du travail: attendre début octobre (CFDT)

Code du travail: attendre début octobre (CFDT)

 

 

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé dimanche au gouvernement d’attendre « fin septembre-début octobre » pour réformer le code du travail par ordonnances, « le temps de la concertation nécessaire ». Souhaitant aller vite, l’Elysée a précisé cette semaine vouloir une ratification des ordonnances « d’ici la fin de l’été », soit avant le 21 septembre. « Il ne faut pas passer des ordonnances en août (…) on peut être rapide sans être précipité », a déclaré Laurent Berger, invité du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro. « Il faut aller vers fin septembre-début octobre pour qu’on ait le temps de discuter du fond des sujets » et notamment « ce qui doit être traité » dans le code du travail, la branche ou l’entreprise, a-t-il ajouté. Sur cette question, la CFDT estime que « le code du travail doit garantir un socle important de droits », auxquels aucun accord de branche ou d’entreprise ne peut déroger, parmi lesquels « le salaire minimum » et « la sécurité au travail ». Ensuite, les branches professionnelles doivent déterminer les « classifications, les déroulements de carrière », a-t-il ajouté en estimant que « l’organisation du travail, la responsabilité sociale, les conditions de travail » devaient se négocier au niveau de l’entreprise. Mais « cette négociation doit être menée avec des représentants des organisations syndicales ». « Un référendum sans être passé par un accord, non », a-t-il prévenu alors qu’Emmanuel Macron a promis, pendant sa campagne, le référendum d’entreprise à l’initiative de l’employeur. Le numéro un de la CFDT, qui sera reçu lundi par le Premier ministre, entend à cette occasion « lui apporter un gros dossier avec un tas de propositions » sur « tous les sujets y compris la question européenne, la protection sociale, l’outre-mer ». Il a cité la création d’une « assurance chômage européenne ». La CFDT viendra aussi avec des « contrepropositions » sur les projets auxquels le syndicat est hostile, comme la barémisation des indemnités prud’homales pour licenciements abusifs. L’objectif est que « si des projets devaient se mettre en place, ce soit le moins difficile possible pour les travailleurs sur ces sujets là », a expliqué M. Berger.

« Pour la performance économique, il faut de la performance sociale »(CFDT)…..et réciproquement !

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A juste titre que la CFDT considère qu’il faut de la performance sociale pour atteindre la performance économique mais la CFDT devrait aussi insister sur la réciprocité à savoir qu’il n’y aurait y avoir de progrès social sans progrès économique. D’une certaine manière, c’est la grande maladie française qui consiste à traiter séparément les problématiques sociales et économiques. À cet égard on peut se réjouir que la nouvelle ministre du travail, ancienne DRH, ait proposé ce dialogue à la fois social et économique avec les partenaires sociaux. Le travail de compréhension et d’appropriation de la problématique économique est immense car les Français manifestent une sous-culture dans ce domaine. Une étude d’Allianz montrait que la France occupe la dernière place sur 19 pays européens étudiés dans ce domaine de connaissance. Pour être clair, la plupart des Français ne comprenne rien à l’économie ce qui explique largement la montée du gauchisme et des extrémistes qui peuvent caricaturer les enjeux économiques au service de leur idéologie. L’urgence est donc d’engager un vaste débat et pas seulement au niveau national pour permettre au plus grand nombre de comprendre la nature, l’ampleur et le rythme des mutations en cours ;  faute de cela la France retombera dans ses vieux travers à savoir le gauchisme, le corporatisme et l’étatisme  qui plombent le progrès social et le progrès économique.  Pour Laurent Berger, plusieurs points sont indispensables, « il faut qu’on aille vers une forme de codétermination à la française. Il faut plus de poids pour que les salariés puissent s’exprimer dans l’entreprise, aient des espaces de parole par le biais de leurs représentants mais aussi en propre ». Ensuite, pour Laurent Berger, « ce qui se joue c’est une articulation intelligente entre un code du travail – un socle de droits important – des négociations de branches et de la liberté de négociations dans les entreprises ». Et sur ce dernier point, il précise: « À la seule condition que le fait syndical soit reconnu plus fortement qu’aujourd’hui ».

Code du travail : « pas de réforme hâtive »(CFDT)

Code du travail : « pas de réforme hâtive »(CFDT)

 

 

Laurent Berger le patron de la CFDT met en garde le gouvernement sur le caractère trop hâtif d’une réforme du code de travail. Il a sans doute à la fois tort et raison. Il a raison car la concertation approfondie avec les partenaires sociaux (patrons et salariés) est un préalable pour obtenir un minimum d’adhésion à la réforme. Par contre, il a sans doute tort d’estimer qu’un allongement de la procédure de réforme serait susceptible de réduire l’opposition de certains syndicats. De toute façon décidée rapidement ou pas la réforme du code du travail rencontrera une totale opposition de la part des syndicats gauchistes et corpos. Lesquels souhaitent surtout préparer une vaste mobilisation sociale pour la rentrée. Le positionnement de la CFDT est sans doute aussi tactique afin d’obtenir des modifications du projet notamment sur deux points : à savoir l’indemnisation par les prud’hommes et les conditions punitives de l’assurance-chômage Fraîchement nommé Premier ministre, Edouard Philippe a affirmé son intention d’appliquer le programme du président Macron, notamment en ce qui concerne la réforme du droit du travail par ordonnance. « La volonté du président de la République, elle est clairement affirmée et moi, mon objectif, c’est de faire en sorte que les objectifs qu’il a fixés soient atteints », a déclaré sur TF1 le nouveau chef du gouvernement. Des objectifs que ne partage pas le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Dans une interview aux Echos ce mardi, le leader de la première centrale syndicale du privé ne s’est pas montré opposé à l’usage des ordonnances; « ça, c’est une question qui concerne l’exécutif et le parlement »; mais sur le tempo de la réforme. « Une réforme hâtive du code du travail serait contre-productive. Il faut regarder sujet par sujet ce qui relève de la négociation d’entreprise. Le temps de la concertation est indispensable. Si Emmanuel Macron veut passer à la hussarde, ça ne marchera pas. Il se trompe s’il croit que légiférer par ordonnance dès la rentrée lui permettra d’éviter un conflit social. » la CFDT plaide pour que les patrons français « s’inspirent » aussi du modèle de dialogue social qui s’y applique, notamment sur la cogestion dans l’entreprise. « Emmanuel Macron a évoqué ce sujet pendant la campagne, il est pour nous essentiel », insiste Laurent Berger.

Prud’hommes : la CFDT première place

Prud’hommes : la CFDT  première place 

A compter de l’an prochain, un conseiller prud’homal salariés sur trois sera estampillé CFDT, contre un sur quatre actuellement. La centrale va gagner quelque 550 postes et atteindre un total de 2.348. La CGT, elle, va en perdre 800 et n’en comptera plus que 2.046. Force ouvrière restera stable, avec un millier de conseillers. Dit autrement, la CFDT a aujourd’hui 1.000 conseillers de moins que la CGT, elle en aura 350 de plus qu’elle demain. Ce changement de leadership syndical est bien sûr la conséquence de la perte d’audience de la CGT aux élections professionnelles dans le privé constatée en mars dernier. Mais pas seulement. Son effet sur les effectifs de conseillers prud’homaux a été amplifié par l’entrée en vigueur d’une réforme profonde du mode de désignation des juges prud’homaux. La réforme adoptée en 2016 par ordonnance lui a substitué un mécanisme assis sur l’audience dans le privé, dont la mesure est devenue effective en 2013 côté salariés et cette année seulement côté employeurs.

Macron, le danger du mythe de l’homme providentiel (CFDT)

Macron, le danger du mythe de  l’homme providentiel (CFDT)

 

La CFDT, par la voix de son secrétaire général interpelle Macron sur l’impérative nécessité du dialogue social. L’organisation syndicale prend aussi le contre-pied du front des gauchistes de la CGT, de FO et de l’UNEF qui dès lundi manifestaient à Paris contre les orientations de Macron. Devenue  la première organisation syndicale dans le privé, la CFDT se sent investie désormais d’une responsabilité particulière pour représenter les salariés. Elle rappelle au nouveau président de la république l’impérative nécessité de la concertation avec sans doute à l’esprit l’évolution du droit social qu’envisage de réaliser Macron par  ordonnance. La CFDT redoute vraisemblablement que se constitue un front anti Macron  à l’occasion d’ordonnances qui n’auraient pas fait l’objet d’une consultation suffisante. Le danger est réel car si les gauchistes ne sont pas majoritaires dans le pays,  ils disposent  cependant d’un pouvoir de nuisance certain pour démolir petit à petit la crédibilité gouvernementale. Le dialogue social approfondi peut empêcher cet affrontement  estime  la CFDT qui  invite Macron à prendre en compte les réalités sociales mais aussi politiques. En effet le score réalisé par Macron au deuxième tour ne saurait être interprété comme une adhésion totale de tous les électeurs aux orientations du nouveau président de la république. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a donc adressé mardi une mise en garde au président élu, Emmanuel Macron, contre la tentation de présider seul et de réformer sans concertation, notamment sur le marché du travail. « Je n’ai pas envie de condamner avant même qu’il ait commencé à agir », a dit Laurent Berger. « Je ne vais pas donner ni des bons points ni des mauvais points à ce stade, juste dire qu’il faut prendre en compte la réalité du pays ». Dans une lettre ouverte publiée par Le Monde, il rappelle à l’ex-ministre de l’Economie de François Hollande les « conditions particulières » de son élection, avec deux fois plus de voix que son adversaire du Front national, Marine Le Pen. Ces conditions « vous obligent certes à tenir compte de ceux qui vous ont soutenu mais aussi de ceux qui ont voté pour vous, non par adhésion à votre programme, mais par rejet du Front national », écrit Laurent Berger. « Dans les cinq ans à venir, vous serez à la tête d’un pays qui devra faire face à d’immenses défis. Et, vous le savez bien, vous ne pourrez pas les affronter seul », poursuit-il. « Le mythe de l’homme providentiel, qui décide tout d’en haut, est un mythe dangereux pour notre démocratie. » « Partagez le pouvoir ! Donnez de l’air à notre société ! Laissez de l’espace aux organisations dont la mission est de faire entendre la voix de ceux qui n’en ont pas. Faites confiance aux organisations qui permettent aux individus de s’organiser ensemble pour peser sur leur avenir ! » Le leader du premier syndicat français avertit Emmanuel Macron qu’il ne disposera d’aucun état de grâce et rappelle que l’urgence est d’abord de créer des « emplois de qualité ».

 

Nicole Notat, ex-secrétaire de la CFDT pour Macron

Nicole Notat, ex-secrétaire de la CFDT pour   Macron

 

Officiellement la CFDT comme d’habitude n’apporte son soutien à aucun candidat. La centrale syndicale appelle seulement à voter contre Marine Le Pen. Cependant L’ancienne secrétaire générale de la CFDT Nicole Notat a apporté lundi publiquement son soutien à Emmanuel Macron pour la présidentielle, seule « alternative » selon elle dans ce « scrutin majeur » qui risque d’être « laissé en otage à l’extrême droite ».   »J’apporte mon soutien à sa candidature à la présidence de la République. J’appuie ainsi la démarche qu’il a engagée et les grands axes du projet qu’il porte. Ils correspondent aux défis européens, politiques, économiques, sociaux et écologiques que la France doit relever », a-t-elle déclaré dans un communiqué transmis à l’AFP.
« Voter Macron au premier tour à cette élection, est l’alternative au sombre pronostic qui voudrait que ce scrutin majeur soit une nouvelle fois laissé en otage à l’extrême droite », estime celle qui fut la secrétaire générale de la CFDT de 1992 à 2002 et qui participera lundi à Bercy au meeting du candidat d’En Marche!

Mélenchon : « une vision totalitaire » (CFDT)

Mélenchon : « une vision totalitaire » (CFDT)

 

On le sait le courant ne passe pas bien entre Mélenchon et la CFDT. Il faut dire que Mélenchon est son équipe ont souvent condamné la politique moderniste de la CFDT préférant soutenir les syndicats gauchistes, la CGT et autre syndicats corporatistes. Très centraliste, Mélenchon n’a guère apprécié que le débat sur les conditions de travail puisse désormais être décentralisé au niveau des entreprises. La référence encore réitérée à la mouvance bolivarienne et en particulier au président Chavez du Venezuela a fait bondir Laurent Berger cela d’autant plus que le Venezuela est en pleine décomposition économique et sociale. La CFDT  a exprimé sa colère lors d’une interview donnée sur France Inter, mettant au passage en garde contre les idées que portent le candidat de La France insoumise avec qui il a indiqué ne partager « quasiment aucune » position. « J’ai été choqué qu’il y ait une forme de révérence qui soit faite à ce qui se passe au Venezuela », a déclaré le syndicaliste, dont la centrale soutient un « syndicat libre vénézuélien ». Ajoutant : « Aujourd’hui, on a un pouvoir qui, depuis Chavez, a saigné le pays » et « une population extrêmement pauvre qui vit sous un régime totalitaire ». « Il y a aussi un risque en termes d’une vision assez totalitaire », a-t-il ajouté, citant comme exemple des propos du directeur de campagne du candidat, Manuel Bompard. Ce dernier avait assuré mercredi sur LCP que l’ancien président « Hugo Chavez [avait] largement fait baisser la grande pauvreté dans son pays ». Se défendant de toute  »comparaison hâtive », il a pointé le  »risque d’une vision assez brutale des rapports humains, des rapports sociaux et des rapports politiques que porte parfois Jean-Luc Mélenchon». Laurent Berger a aussi déploré « les comportements et les attaques » contre son syndicat « de la part de gens qui sont autour de Jean-Luc Mélenchon »« Parfois, a-t-il ajouté, il y a des discours qui donnent à penser qu’il y aurait des ennemis, ceux qui ne penseraient pas comme lui. C’est dangereux. »Interpellé par un auditeur, délégué syndical CFDT et électeur de Jean-Luc Mélenchon, il a répondu que, malgré ses critiques, son syndicat n’appellerait pas à battre le candidat de La France insoumise. « La seule consigne de vote, quelles que soient les configurations du second tour, c’est qu’il faut battre le Front national », a répété Laurent Berger.

(Avec AFP)

 

La CFDT devance la CGT et premier syndicat dans le privé

La CFDT devance la CGT et  premier syndicat dans le privé

 

C’est sans doute un événement car depuis un siècle la CGT dominait le paysage syndical. Il aura fallu du temps pour passer d’un syndicalisme révolutionnaire à un syndicalisme réformiste dont l’objet  principal est d’obtenir des résultats. Mais le réformiste est un chemin encore long à parcourir car nombre d’organisations se réfèrent  encore à des conceptions idéologiques obsolètes et où s’enferment  dans un corporatisme destructeur non seulement pour leur entreprise mais aussi leur emploi. La CFDT de Laurent Berger a donc ravi la place de premier syndicat dans le privé à la CGT de Philippe Martinez, selon les calculs publiés par la direction générale du Travail (DGT), qui mesure tous les quatre ans le poids des organisations en France. La centrale de Laurent Berger est créditée de 26,37% des suffrages, contre 24,85% à celle dirigée par Philippe Martinez, indique-t-elle dans un communiqué. En 2013, la CGT (26,77%) ne disposait que d’une légère avance sur la CFDT (26%), suivie de Force ouvrière (15,94%), de la CFE-CGC (9,43%) et de la CFTC (9,3%). Le résultat publié vendredi ne constitue par vraiment une surprise, mais la CFDT a adopté pendant le quinquennat une posture réformiste qui aurait pu lui nuire compte tenu de l’impopularité du chef de l’Etat. Laurent Berger s’est félicité d’une « bascule historique ». « La CFDT devient le 1er syndicat dans le privé ! C’est historique ! Mes premières pensées sont pour les militants, cette victoire est la leur », écrit-il sur Twitter. La CGT souligne dans un communiqué qu’elle conserve néanmoins son leadership dans les TPE, où elle est arrivée en tête avec 25,12% des suffrages en février dernier, ainsi que dans le secteur public. La CGT reste la première organisation syndicale française « si on prend le cumul public et privé », a souligné Philippe Martinez, pour qui le recul dans le privé vient d’un déficit d’implantation dans les entreprises. En mars 2016, le leader de la CGT avait dit sa peur que son syndicat « ne soit plus la première organisation syndicale en 2017″. Outre son déficit d’implantation dans le privé, la centrale a dû faire face à la crise de succession provoquée par le départ de Bernard Thibault en 2013. Son successeur, Thierry Lepaon, a été contraint à la démission deux ans plus tard à la suite de révélations sur son train de vie et Philippe Martinez a dû le remplacer au pied levé. Partisan d’une ligne plus radicale, Philippe Martinez a été en pointe de la longue contestation contre la loi Travail, dont l’adoption au Parlement en août 2016 a été vécue avec amertume par les militants. Force ouvrière souligne pour sa part qu’elle demeure la troisième confédération dans le secteur privé, avec 15,59% des suffrages. « C’est une reconnaissance et un encouragement pour le syndicalisme libre et indépendant », écrit-elle dans un communiqué. La mesure de représentativité de 2017 va accélérer la recomposition du paysage syndical, souligne Le Monde. Le bloc dit réformiste (CFDT, CFTC, UNSA) représente désormais 41,21% des suffrages face au bloc dit contestataire (CGT et FO) qui pèse 40,44%, précise le quotidien. La CFTC souligne pour sa part qu’elle progresse avec une audience nationale de 9,49%, qui « prouve que son ancrage dans le paysage syndical français est solide ». La CFE-CGC, créditée de 10,67%, progresse également. Les chiffres présentés sont le résultat de l’agrégation des scores enregistrés par les organisations syndicales sur le cycle 2013-2016 d’élections professionnelles et des élections aux chambres départementales d’agriculture, souligne la DGT. Au total, 5,6 millions de salariés se sont exprimés, soit 195.518 salariés de plus que lors de la précédente mesure de l’audience syndicale.

PPlus de 50% des Français prêts à changer pour trouver du travail (enquête CFDT)

Plus de 50% des Français prêts à changer  pour trouver du travail (enquête CFDT)

 

Si plusieurs enquêtes ont démontré que l’ensemble de la  société française était relativement bloquée dans plusieurs domaines relatifs aux conditions sociales par contre une enquête CFDT réalisée sur plus de 200 000 personnes semblent démontrer que près de 60 % sont cependant prêts à évoluer sur certaines questions. Dans l’enquête syndicale, 49% sont adhérents à la CFDT et 51% non syndiqués. Le profil des participants est varié: 66% viennent du privé et 28% sont fonctionnaires.   Parmi eux, 59% affirment être prêts à changer complètement de métier pour retrouver un emploi. Ce chiffre est plus élevé chez les femmes qui se disent prêtes à 59% à vouloir tenter un nouveau travail pour renouer avec le chemin de l’emploi, contre 58% pour les hommes. Par tranche d’âge, ce sont les hommes de 41-55 ans qui se montrent les plus flexibles puisqu’ils sont 65% à être disposés à changer complètement de métier, et 64% des femmes de cette tranche d’âge. À condition de s’orienter vers les métiers qui recrutent comme les services à la personne, le bâtiment, l’hôtellerie-restauration, la santé, l’automobile, le social…qui sont d’importants recruteurs. Ces domaines font partie de ces secteurs en tension où les employeurs manquent de bras. Pôle emploi encourage vivement les demandeurs d’emploi à se former à ces métiers. Les emplois médicaux et paramédicaux ont ainsi particulièrement le vent en poupe: ergothérapeute, kinésithérapeute, psychomotricien, orthophoniste, médecin, audioprothésiste, anesthésiste, auxiliaire de vie, ambulancier… Autant de métiers qui figurent parmi les postes que les employeurs peinent le plus à pourvoir, selon le dernier baromètre réalisé par le site d’offres d’emploi Jobintree.

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

Loi travail : une innovation sociale majeure » (CFDT)

 

 

Il est clair que la contestation politique et syndicale a largement brouillé les enjeux  de la loi travail ;  cela d’autant plus que le gouvernement a été incapable d’organiser la concertation pas plus qu’il n’a été capable d’expliquer le contenu de cette  loi. La CFDT a sans doute raison de souligner l’innovation majeure que constitue l’article de la loi travail qui permet la décentralisation du débat social au niveau de l’entreprise. « Au-delà de la méthode que la CFDT a vivement critiquée, au-delà du contexte économique, politique et social qui n’a pas facilité le débat de fond sur le contenu réel du texte », la centrale dirigée par Laurent Berger « veut en retenir une  innovation sociale majeure ». L’enjeu majeur  de la  réforme est  contenu dans l’article 2 de la loi qui prévoit l’inversion de la hiérarchie des normes. En clair une disposition qui donne la primauté à  l’accord d’entreprise sur les dispositions nationales. Une orientation  essentielle  qui voit s’affronter étatistes et décentralisateurs (CGT contre la CFDT notamment), gauchistes contre socio démocrates, archaïques contre réformateurs. Il faut bien comprendre que la CGT (comme FO) tient au statu quo (et demandent donc le retrait de l’article mais aussi de la loi) pour une raison essentielle : la peur de voir son audience diminuer dans les entreprises au profit notamment de la CFDT. En effet dans les entreprises on prend généralement davantage en compte les préoccupations locales concrètes que les orientations nationales surtout teintées politiquement. Le pouvoir ne pouvait  lâcher sans se mettre à dos la CFDT pour satisfaire FO ou la CGT qui de toute manière ont choisi la voie de la dérive gauchiste et étatiste. Cette réforme n’aura sans doute pas d’effet immédiat mais elle  engage un processus de réforme fondamentale sur le contenu du débat social en France et sur l’implication démocratique des salariés. Le syndicat salue le « renforcement de la négociation d’entreprise », au cœur de la réforme. « C’est désormais sur le terrain que se fera la démonstration de l’efficacité pour les salariés et les entreprises de ces nouvelles modalités de création des normes de droit sur les questions de temps de travail par accords majoritaires », estime la CFDT. Elle souligne aussi la création d’une instance de dialogue social dans les franchises. La CFDT insiste par ailleurs sur la création du CPA, « outil essentiel pour sécuriser les parcours professionnels », et assure qu’elle « agira pour étoffer » ce dispositif « au fil du temps, notamment par la possibilité d’en faire un outil de gestion de son temps de travail tout au long de la vie ». La CFDT « souhaite que les décrets sortent rapidement », et assure que ses équipes « sauront répondre sur le terrain aux enjeux de modernisation et d’effectivité des droits pour et avec les salariés ».

Gauchisme : le siège de la CFDT à Bordeaux incendié

Gauchisme : le siège de la CFDT à Bordeaux incendié

On sait que plusieurs sièges de la CFDT y compris le siège central à Paris ont déjà été victimes de dégradations. Mais cette fois il s’agit de l’incendie du siège régional à Bordeaux. Le résultat évidemment d’une stratégie gauchiste qui radicalise les positions et favorise un climat de haine et de violence.  Une curieuse conception de la démocratie quand l’insulte et la violence prennent  le pas sur le débat normal dans un pays civilisé. Les gauchistes sont certainement déçus d’avoir perdu la partie car la répétition des mobilisations concernât la loi travail n’a conduit qu’à l’impasse et d’une certaine manière discrédite encore un peu plus les organisations irresponsables. Le siège régional de la CFDT situé à Bordeaux a en effet été incendié dans la nuit de mercredi à jeudi, rapporte 20 minutes ce jeudi. Des feux de poubelles disposés devant le bâtiment seraient responsables.  Selon le quotidien, cet incendie n’a fait aucune victime. En revanche, les dégâts matériels sont conséquents. La police judiciaire a été saisie de l’enquête. Cet incendie intervient dans un contexte bien particulier, puisque les éboueurs mènent actuellement une grève.  « Le fait que cet incendie soit volontaire ne fait aucun doute. Nous ne sommes pas vraiment surpris quand on voit ce qui s’est déjà passé ailleurs dans d’autres villes dans un climat social tendu », a indiqué à Reuters un porte-parole de la CFDT. Le siège national de la CFDT, à Paris, a ainsi été la cible d’une attaque jeudi dernier et celui de la CGT, situé à Montreuil, en banlieue parisienne, a été attaqué samedi dernier.

Le siège de la CFDT «saccagé» par les gauchistes

Le siège de la CFDT «saccagé» par les gauchistes

Une nouvelle fois les gauchistes ont montré leur curieuse conception de la démocratie en saccageant le siège de la CFDT à Paris. Des gauchistes qui comprenaient une centaine de personnes qui avaient décidé de faire un défilé nous n’autorisé dans l’est de Paris. On peut supposer qu’il s’agit de radicaux qui ont comme seul objectif la lutte révolutionnaire et qui évidemment ne peuvent admettre la ligne réformiste de la CFDT. Des gauchistes qui luttent pour le renversement total du système économique et politique alors que la CFDT lutte pour obtenir des avancées pour les salariés. Mais pour les gauchistes les compromis obtenus pour les salariés ne font que conforter le système. Bref un discours qui date bien d’un siècle pour des gauchistes qui par ailleurs en majorité sont des fonctionnaires ou des salariés du secteur public et nationalisé. Bref la révolution mais avec la protection du statut. Une curieuse conception du syndicalisme plus proche du fascisme que de la démocratie. Des participants à une manifestation non autorisée à Paris ont donc brisé les vitres du siège de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi El Khomri. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade : «c’est fini de trahir». Une centaine de personnes parties en manifestation non autorisée dans le nord de Paris jeudi soir, après une nouvelle journée de mobilisation contre la loi travail, ont dégradé la façade du siège du syndicat réformiste CFDT. Peu après 21 heures, des manifestants ont quitté le quartier de Ménilmontant pour rejoindre celui de Belleville, dans l’est parisien, quelques heures après la dispersion de la nouvelle manifestation contre la loi travail à Paris qui a rassemblé entre 20.000 et 60.000 personnes, selon les sources à Bastille. Au cours du rassemblement non déclaré, des manifestants ont brisé les vitres du siège de la CFDT, qui ne participe pas à la mobilisation contre la loi dite El Khomri, situé sur le chemin de cette manifestation de nuit. En lettres rouges, ils ont inscrit sur la façade: «C’est fini de trahir».

SNCF : pourquoi la CFDT a signé ?

SNCF : pourquoi la CFDT a signé ?

 

 

Dans une interview à Challenges  Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de des cheminots CFDT justifie la signature de son organisation.

ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP

Pourquoi la CFDT Cheminots va-t-elle signer la convention collective du secteur ferroviaire et le projet d’accord d’entreprise sur l’organisation du temps de travail?

Rémi Aufrère, secrétaire général adjoint de la CFDT Cheminots: Nous avons fait ce choix car les propositions de base de la CFDTCheminots, poussées le 28 mai dernier, ont été reprises dans leur intégralité. Ces textes nous semblent désormais équilibrés. Au final, le parti pris est le suivant: on garde la réglementation actuelle en lui apportant quelques modifications qui pourront avoir un impact important à l’avenir. Nous estimons que la convention collective va par exemple permettre de réduire l’écart concurrentiel entre le public et le privé de plus de 25% aujourd’hui à 9%, et ce, en obtenant notamment des avantages significatifs pour les salariés du privé tels qu’une hausse du nombre de jours de repos supplémentaires.

Concrètement, que changeraient ces accords?

Nous avons accepté des concessions sur le travail de nuit. Si le seuil pour  bénéficier du statut de « travailleur de nuit » est abaissé à 300 heures pour les roulants, 385 heures pour les sédentaires contre actuellement 330 heures et 455 heures d’heures travaillées, il reste toujours plus élevé que celui du privé, qui est de 270 heures. En contrepartie, les temps de repos compensés seront améliorés et les 35 heures de travail hebdomadaires seront maintenues comme cadre de référence.

Les accords dérogatoires seront désormais possibles et permettront aux syndicats signataires du projet d’accord de négocier à l’échelle nationale, après avis des instances des représentants du personnel locales, des aménagements dans l’organisation de travail en fonction des spécificités régionales et sectorielles.  Sur ce qui ne bouge pas, nous avons en revanche obtenu que ne soit pas remis en cause l’encadrement des repos des personnels à l’échelle nationale. Le  »19-6″[qui garantit aux roulants de ne pas travailler après 19H00 la veille d'un repos hebdomadaire et de ne pas reprendre le service avant 06H00 le lendemain] est par ailleurs maintenu. Nous espérons ainsi engager une certaine rénovation du dialogue social dans l’entreprise en sortant des postures dogmatiques qui nous semblent très passéistes. 

Comment entrevoyez-vous la suite? La CGT et Sud-Rail, qui représentent à eux deux 51% des suffrages lors des dernières élections professionnelles, sont-t-elles susceptibles de bloquer les accords?

L’Unsa, qui doit se prononcer demain, devrait nous suivre. Nous représenterions ainsi 38% des voix, ce qui devrait nous permettre de conclure le projet d’accord d’entreprise [l'accord doit recueillir la signature de syndicats représentant au moins 30 % des voix aux dernières élections, et ne pas être refusé par les organisations dépassant 50 %, ndlr]. Je ne sais pas si la CGT ira jusqu’à signer ces accords, mais je suis presque convaincu qu’elle n’exprimera pas son droit d’opposition avec un tel compromis. Ce serait une catastrophe. On entrerait dans un nouveau cycle de conflits tant sur le plan social que politique en obligeant l’Etat à trancher. Le problème est que la CGT est aujourd’hui gênée par la posture très radicale qu’elle a endossée depuis le début des négociations. Cette pirouette en termes de communication est risquée mais je pense que la raison l’emportera. Quant à Sud-rail, l’organisation risque malheureusement de maintenir sa position jusqu’au-boutiste.

Quand entreraient en vigueur ces deux accords s’ils étaient approuvés?

A priori, dès le 1er juillet prochain pour la convention collective et début décembre 2016 pour l’accord d’entreprise. Les organisations syndicales ont quant à elles jusqu’au 9 juin pour se prononcer sur la convention collective et jusqu’au 14 juin sur le projet d’accord d’entreprise.

Doit-on attendre de nouveaux mouvements de grève à la SNCF dans les jours ou semaines à venir?

Il est probable que des mouvements perdurent; le préavis de Sud-rail court de mémoire jusqu’à début juillet. Mais, d’après moi, ils seront sporadiques. La mobilisation devrait mourir de sa petite mort.

Faut-il selon vous anticiper des perturbations pour l’Euro de football?

Aujourd’hui, on compte seulement 7à 8% de grévistes, c’est ridicule. Je pense que le trafic pendant l’Euro sera davantage perturbé par les conséquences des crues que par les grèves.

«Loi travail : Maintenir l’article 2» (Laurent Berger, CFDT)

 «Loi travail : Maintenir l’article 2» (Laurent Berger, CFDT)

Laurent Berger défend l’inversion de la hiérarchie des nomes contenue dans l’article 2 de la loi travail, c’est à dire la primauté de l’accord d’entreprise. Il s’agit d’un enjeu essentiel pour la décentralisation du dialogue social. En même temps la CFDT y voit l’opportunité de renforcer encore sa représentation dans les petites et moyennes entreprises. Inversement la CGT, organisation davantage centralisée craint une perte d’audience générale. En outre la CGT veut préserver le caractère national des conditions sociales par conviction idéologique mais aussi pour contrôler la politique sociale du pays. À l’inverse Laurent Berger de la CFDT expliquait  dans le parisien que «retirer la loi Travail serait inacceptable» et reprochait à l’exécutif de «pécher par une absence de pédagogie». À propos de l’article 2, point de crispation des opposants à la loi Travail qui craignent une dérive vers du moins-disant social, il a rappelé qu’un accord d’entreprise, «au plus près des salariés», devra être «majoritaire» pour s’appliquer. Le projet de loi est, selon lui, «porteur de progrès à condition que les acteurs syndicaux s’y investissent».Ce dimanche, le numéro un de la CFDT a de nouveau regretté que le gouvernement se contente de dire qu’il ira jusqu’au bout, mais sans « explication » sur le contenu du projet. Selon lui, «autant le Medef que la CGT sont opposés à ce texte parce qu’il donne de la place à la négociation collective». Or, a-t-il dit, «les salariés les plus couverts, ce sont ceux bénéficient d’accords d’entreprise, ce ne sont pas les salariés qui bénéficient simplement du code du travail». Interrogé sur le bras de fer entre la CGT et le gouvernement, il a mis en garde contre «un jusqu’au-boutisme mortifère» et dénoncé aussi «des dérapages» de certains militants CGT dans les raffineries et des conditions de vote de la grève dans certains sites. Laurent Berger a indiqué que Manuel Valls l’avait appelé samedi et avait appelé tous les leaders syndicaux

 

Ne pas vider la loi travail de sa substance (CFDT°)

Ne pas vider la loi travail de sa substance (CFDT°)

La CFDT est sortie de son silence pour mettre en garde le gouvernement sur ses éventuelles intentions de vider la loi de son contenu. Il faut dire que la majorité a accumulé les contradictions pour trouver uen issue au conflit en cours. Certains proposent de modifier l’article 2 et même de renoncer à la hiérarchie de normes qui permet aux entreprises  (après avis des syndicats majoritaires et referendum) de décider de certaines conditions sociales dans l’entreprise. Or la CFDT est très attaché à la décentralisation du débat social dans l’entreprise. Les contradictions au sein de la majorité découlent  largement du fait que nombre de députés sont déboussolés à la fois par la radicalisation des conflits mais aussi par l’avis négatif de l’opinion sur cette loi (dont en fait très peu connaissent le contenu !). « Il est hors de question que le gouvernement renonce à ses engagements, que ce soit en retirant la loi ou en la vidant de sa substance, a donc-t-il martelé Laurent berger, le patron de la CFDT, ce mercredi 25 mai. Ce serait un coup dur pour les salariés car ils perdraient le bénéfice des nouveaux droits reconnus par le texte. » Cette prise de position forte de la CFDT n’est pas étonnante. « Cette organisation s’est engagée depuis plusieurs mois dans un combat pour influencer le contenu de la loi El Khomri. Après être parvenue à un compromis, elle dit aujourd’hui au gouvernement: ne cédez pas à ceux qui privilégient la logique de blocage des raffineries plutôt que la technique de négociation », analyse Bernard Vivier, président de l’Institut supérieur du Travail. Car la loi Travail, c’est un peu la loi Berger, un temps rebaptisée ministre bis de la rue Grenelle. De fait, le numéro un de la centrale de Belleville a pesé de tout son poids pour « rééquilibrer » la première version du texte, divulguée à la mi-février, qu’il jugeait « inacceptable en l’état ». La CFDT comme les autres syndicats a découvert dans la presse le contenu du texte avec ses deux mesures chocs, à savoir la simplification du licenciement économique et la barémisation des indemnités prud’homales. Ces deux chiffons rouges pour les partenaires sociaux ont été incorporés à la dernière minute et sans concertation par le Premier ministre, Manuel Valls. D’où la colère de Laurent Berger qui a alors brandi la menace d’un « désordre social ». Pris d’un coup de chaud, le gouvernement a fini par céder aux revendications de la CFDT qui a largement influencé le contenu de la deuxième version du texte. Dans ces conditions, le retrait du projet de loi sous la pression de la CGT serait un camouflet pour l’organisation réformatrice.

 

(Avec le Parisien et AFP)

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