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L’Europe responsable de la déforestation dans le monde

L’Europe responsable de la déforestation dans le monde

 

En dépit des belles déclarations écolos, l’union européenne et la seconde zone mondiale responsable de la déforestation.  en faite la politique européenne consiste surtout à verdir la consommation mais à externaliser notamment dans les pays pauvres les contraintes environnementales. Ce que fait particulièrement la France en apportant encore massivement par exemple de lui de palme et du soja. L’Europe  est la deuxième responsable derrière la Chine, révèle le WWF dans une nouvelle étude publiée ce mercredi. Le pire est évidemment de prétendre fabriquer des carburants bio avec des plantes ou des matières premières importées de pays pauvres.( Notons que c’est également la même chose pour les voitures électriques avec l’importation de métaux rares très polluants).

 

En cause : les matières premières qu’elle importe massivement sur son territoire depuis les pays tropicaux, notamment pour nourrir les animaux d’élevage ou produire des biocarburants. Stimulant une demande forte, qui exerce une « pression croissante » sur les terres, estime l’association.

En remontant les chaînes de responsabilité, l’ONG a ainsi identifié qu’entre 2005 et 2017, l’UE a provoqué 16% de la déforestation liée au commerce mondial, loin devant l’Inde (9%) ou les États-Unis (7%). Au total, c’est l’équivalent de près de 3,5 millions d’hectares d’arbres qu’elle a amenés dans ses étals, alerte l’étude. « Cela représente la taille de la ville de Lyon rasée chaque semaine », souligne à La Tribune Véronique Andrieux, directrice générale du WWF. Ce qui a entraîné l’émission de pas moins de « 1.800 millions de tonnes de CO2, 40% des émissions annuelles globale de l’Union », ajoute-t-elle.

La France fait la part belle dans ce triste record, puisqu’elle arrive sixième du classement. En effet, l’Hexagone importe plus de 3 millions de tonnes par an de soja pour nourrir ses bétails. Avec l’huile de palme et le bœuf, ces matières premières pèsent en tout pour les deux tiers de la « déforestation importée » en Europe, avance l’étude.

En moyenne, c’est le soja qui arrive en première position des produits impliquant la plus grande déforestation tropicale importée par l’UE (31%, contre 24% pour l’huile de palme). Il provient principalement du Brésil, premier producteur mondial de la légumineuse riche en protéine. Victime du succès de celle-ci, le pays d’Amérique du Sud a ainsi étendu sa surface totale de culture de près de 4% en 2021 – soit 68,5 millions d’hectares supplémentaires. Le constat est particulièrement alarmant dans le Cerrado, une grande savane arborée, où les plantations ont accru la déforestation de 13% en 2020, selon une étude publiée le 30 mars par le Chain Reaction Research. Et ce, malgré la pandémie et la diminution des échanges.

En tout, les surfaces dédiées à la culture de cette plante ont plus que quadruplé au cours des 50 dernières années, et représentent aujourd’hui plus d’un million de kilomètres carrés – l’équivalent de la superficie de la France, de l’Allemagne, de la Belgique et des Pays-Bas réunis.

Mais il faut se garder de résumer l’étendue des dépendances de l’agriculture française aux seules importations de soja depuis les pays tropicaux, signale Arthur Grimonpont, co-fondateur des Greniers d’Abondance, une association sur la résilience alimentaire. « Le sujet est parfois instrumentalisé sur le plan politique, car il est censé mettre tout le monde d’accord », estime-t-il. « Ainsi, les responsables le présentent dans le mauvais sens : on a l’impression qu’il est souhaitable de maintenir le niveau d’élevage actuel, simplement en relocalisant la production de nourriture animale en France ». Pour l’ingénieur-chercheur, cela revient à contourner le problème. « Se posent aussi les questions de l’épuisement des ressources, du besoin en eau, et plus généralement du changement climatique », alerte-t-il.

A cet égard, « il sera en effet nécessaire de réduire très clairement la consommation de viande », abonde Véronique Andrieux. Pour ce faire, les éleveurs devront bénéficier de soutiens et d’accompagnement, souligne la directrice générale du WWF. « La législation devra fixer une trajectoire claire en la matière, pour que cette transition se fasse ensemble », conclut-t-elle.

« ATD Quart Monde doit rester au Cese » (Aubry, Berger, Faure, Pécresse)

« ATD Quart Monde doit rester au Cese » (Aubry, Berger, Faure, Pécresse)

 41 responsables politiques, associatifs et universitaires appellent le gouvernement « à réintégrer sans attendre ATD Quart Monde au sein du Cese, aux côtés de la Croix-Rouge et du collectif Alerte ». Le nouveau Cese entrera en fonction en mai.

 

Tribune :

 

« Deux. C’est le nombre de sièges dévolus aux représentants de la lutte contre la pauvreté sur les 175 que comptera le nouveau Conseil économique, social et environnemental (Cese). Deux sièges pour les 15% de la population qui vivent sous le seuil de pauvreté. Si la réforme du Cese a fait peu de bruit, la loi organique du 15 janvier 2021 a pourtant changé son rôle et sa composition, passant notamment de 233 membres à 175. Les sièges destinés aux associations luttant contre la pauvreté ont ainsi été réduits de trois à deux – l’un pour la Croix-Rouge, l’autre pour le collectif Alerte, tandis que le siège jusqu’ici tenu par ATD Quart Monde a été supprimé.

ATD Quart Monde y porte la parole des plus exclus depuis 1979 et y apporte une expertise unique et irremplaçable 

Troisième assemblée de la République, le Cese a pourtant vocation à représenter la société dans son ensemble. ATD Quart Monde y porte la parole des plus exclus depuis 1979 et y apporte une expertise unique et irremplaçable, construite à partir de la pensée, du savoir et de l’expérience des personnes les plus pauvres. Les travaux portés par ses représentants successifs ont inspiré et initié d’importantes avancées législatives, parmi lesquelles la création du RMI (ancêtre du RSA), de la Couverture maladie universelle (CMU) ou encore du Droit au logement opposable (DALO). Fidèle à ce qui fonde ATD Quart Monde, ses avis et rapports y ont été réfléchis et construits avec des personnes en situation de pauvreté : plus qu’une représentation, c’est une réelle participation des plus pauvres qu’ATD Quart Monde apporte au sein du Cese.

Aujourd’hui, alors que la pauvreté s’accroît en France, il est plus que jamais nécessaire de continuer à faire entendre cette voix. Les 10 millions de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté – dont plus de 2 millions dans l’extrême pauvreté -, les 4 millions de personnes mal-logées, les 3 millions de chômeurs de longue durée, les 3 millions d’enfants de familles vivant sous le seuil de pauvreté doivent pouvoir porter leur parole jusque dans les plus hautes instances de la République. Cela commence évidemment au Cese, un lieu où se côtoient des mondes différents et qui porte le dialogue dans son ADN. Dialogue indispensable dans une société de plus en plus fracturée et qui ne saurait faire l’impasse sur 15% de la population. Sinon, comment prétendre vouloir faire du Cese ‘un carrefour des consultations citoyennes’, selon les propres mots du président de la République?

Le prochain mandat du Cese commençant début mai, il reste peu de temps au gouvernement pour revenir sur son choix

Oui, le Cese peut devenir l’avant-garde de la démocratie participative. Mais pour cela, il se doit d’être représentatif de l’ensemble de la société, sans oublier celles et ceux qui sont déjà bien trop souvent oubliés. Celles et ceux qui se battent au quotidien pour survivre ont beaucoup à apporter, au Cese comme ailleurs, pour construire les réponses à la pauvreté et contribuer à l’ensemble des politiques publiques.

Le prochain mandat du Cese commençant début mai, il reste peu de temps au gouvernement pour revenir sur son choix. En signant ce texte, nous l’appelons à réintégrer sans attendre ATD Quart Monde au sein du Cese, aux côtés de la Croix-Rouge et du collectif Alerte, pour donner à la troisième chambre de la République les moyens de rester fidèle à sa devise : ‘Considérer les progrès de la société à l’aune de la qualité de vie du plus démuni et du plus exclu est la dignité d’une nation fondée sur les Droits de l’Homme.’ »

 

Les signataires : 

Manon Aubry, députée européenne (LFI)

Martine Aubry, maire de Lille (PS)

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT

Annick Berthier, présidente d’Emmaüs France

Eliane Bourrel, personne en situation de pauvreté ayant participé aux travaux d’ATD Quart Monde au CESE

Manuel Bouvier, personne en situation de pauvreté ayant participé aux travaux d’ATD Quart Monde au CESE

Pascal Brice, président de la Fédération des acteurs de la solidarité

Axelle Brodiez-Dolino, historienne spécialiste des questions de pauvreté et chargée de recherche au CNRS-Centre Norbert Elias

Jean-Marie Burguburu, président de la CNCDH

Julien Damon, sociologue, professeur associé à Sciences Po et conseiller scientifique de l’Ecole nationale supérieure de Sécurité sociale

Emmanuel Decaux, professeur émérite en droit public à l’université Paris 2 Panthéon-Assas

Mireille Delmas-Marty, juriste et professeur honoraire au Collège de France

Christophe Devys, président du Collectif ALERTE

Patrick Doutreligne, président de l’Uniopss

Esther Duflo, économiste spécialiste de la pauvreté prix Nobel d’Economie

Cécile Duflot, directrice générale d’Oxfam France

Olivier Faure, député (PS) et premier secrétaire du Parti socialiste

Véronique Fayet, présidente du Secours catholique – Caritas France

Annie Genevard, députée (LR) et vice-présidente de l’Assemblée nationale

Laurent Grandguillaume, président de Territoires zéro chômeur de longue durée

Caroline Janvier, députée (LREM)

Marie-Aleth Grard, présidente d’ATD Quart Monde

Fiona Lazaar, députée (NI) et présidente du Conseil National des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE)

Franck Lenfant, personne en situation de pauvreté ayant participé aux travaux d’ATD Quart Monde au CESE

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT

Eric Molinié, ancien président du Samu social de Paris et de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (HALDE)

Edgar Morin, sociologue et philosophe

Mathilde Panot, députée (LFI)

Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Île-de-France (LR)

Raymonde Poncet, sénatrice (EELV)

Dominique Potier, député (PS)

Florence Provendier, députée (LREM)

Pierre-Alain Raphan, député (LREM)

Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre

Fabien Roussel, député (PCF) et secrétaire national du PCF

Adrien Quatennens, député (LFI) et coordinateur de La France insoumise

Malik Salemkour, président de la Ligue des Droits de l’Homme

Marie Toussaint, députée européenne (EELV)

Boris Vallaud, député (PS)

Dominique Versini, ancienne secrétaire d’Etat chargée de la lutte contre l’exclusion

Fatiha Ziane, personne en situation de pauvreté ayant participé aux travaux d’ATD Quart Monde au Cese

 

Monde rural : à l’écart de la vaccination ?

Monde rural : à l’écart de la vaccination ?

 

Dans la France profonde, il est clair que l’accès aux grands centres de vaccination est plus compliqué qu’ailleurs. La plus grande proximité est celle des infirmiers et des pharmacies. Mais lesquels jusqu’à maintenant ne disposent pas de doses nécessaires. Notons aussi que nombre de ruraux âgés éprouve de graves problèmes de mobilité. Avec ses collègues de l’Association des maires ruraux de France (AMRF), le président de l’association donc alerté le gouvernement sur le danger de tout miser sur les vaccinodromes installés dans les métropoles au détriment de solutions de proximité adaptées aux campagnes.

Face à ces 38% de la population vivant dans une commune de moins de 3.500 habitants, le président de l’association des maires ruraux de France suggère de permettre à ces professionnels de santé, présents sur tout le territoire, d’injecter des doses de Pfizer et de Moderna.

À ce jour, ils ne sont habilités qu’à administrer de l’Astra­Zeneca mais pas des vaccins à ARN messager, qui se conservent à très grand froid.

Il y a 5 134 communes disposant d’une seule pharmacie, et bien souvent, pour celui ou celle qui s’y rend régulièrement, elle incarne une figure rassurante face à des mégacentres anonymes et qu’ils trouvent peu sûrs. D’après leur fédération, les pharmaciens pourraient vacciner 1 million de personnes par semaine.

Covid : la pandémie en hausse partout dans le monde

Covid : la pandémie en hausse partout dans le monde

 

Le Brésil reste le pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations cette semaine, avec 74.200 nouveaux cas quotidiens (-4%), devant les États-Unis (66.200, +14%), l’Inde (62.000, +39%), la France (38.700, +12%) et la Turquie (34.000, +40%).

En proportion de la population, hors micro-États, la Hongrie est le pays ayant recensé le plus de cas cette semaine (604 pour 100.000 habitants), devant l’Uruguay (539) et la Pologne (534).

Avec 582.600 contaminations enregistrées quotidiennement cette semaine, l’indicateur mondial a poursuivi sa hausse (+11% par rapport à la semaine précédente), selon un bilan de l’AFP arrêté à jeudi.

L’indicateur croît de nouveau depuis un mois et demi, après une chute inédite d’un mois en début d’année, qui avait vu les contaminations se réduire de moitié. Malgré la hausse des dernières semaines, l’indicateur reste très éloigné de son record (743.600 nouveaux cas quotidiens pendant la semaine du 5 au 11 janvier).

La quasi-totalité des régions du monde ont connu des accélérations cette semaine: +32% en Asie, +15% aux Etats-Unis/Canada, +9% en Europe, +6% en Amérique latine/Caraïbes et en Afrique, +2% au Moyen-Orient.

 

Au niveau mondial, les décès quotidiens ont augmenté sensiblement cette semaine (10.337 par jour, +13%), mais ils restent beaucoup moins nombreux que fin janvier, lorsqu’ils avaient flirté avec les 15.000 par jour.

Covid : Plus de 2,8 millions de morts dans le monde

  • Covid  : Plus de 2,8 millions de morts dans le monde

La pandémie a fait au moins 2.805.004 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan de l’AFP. Les États-Unis sont le pays comptant le plus de décès avec 550.998 morts, devant le Brésil (317.646), le Mexique (202.633), l’Inde (162.468) et le Royaume-Uni (126.670). La France enregistre environ 100 000 décès mais compte tenu de la population est un des pays au monde les plus touchés.

Le Monde veut ranimer le front républicain !

Le Monde veut ranimer le front républicain !

 

De toute évidence le journal LE monde tente de ranimer le concept de front républicain , en pleine obsolescence y compris à gauche . Le seul problème c’est qu’on voit mal ce qu’il peut y avoir aujourd’hui de commun au sein des organisations très Balkanisées de cette gauche.

 

Éditorial du monde

 

 

Quatorze mois avant l’échéance présidentielle de 2022, il peut sembler prématuré de tirer le signal d’alarme autour d’une possible rupture du front républicain. Le présupposé est que la candidate du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, sera forcément au second tour de l’élection et que celui ou celle qui l’affrontera n’est plus assuré(e) de l’emporter, faute de pouvoir rassembler largement derrière sa personne le camp républicain.

Ces spéculations ne tiennent pas compte du fait que le paysage politique est encore loin d’être stabilisé. Si Marine Le Pen et le fondateur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, se sont déjà déclarés, beaucoup d’autres candidats ne l’ont pas encore fait. L’interminable crise sanitaire contribue, en outre, à boucher l’horizon, alors que chaque campagne présidentielle crée sa propre dynamique. Les sondages publiés aujourd’hui ne sont donc que des indications, qui n’autorisent qu’une chose : s’interroger sur les ressorts de la grave crise démocratique que traverse le pays.

La consolidation de Marine Le Pen dans le paysage politique est un fait : son socle électoral apparaît solide, notamment dans les milieux populaires et chez les jeunes actifs. La politique de dédiabolisation qu’elle mène depuis 2011 pour tenter d’élargir son audience fait qu’elle a, en partie, neutralisé les réactions épidermiques que suscitait son père, Jean-Marie Le Pen. A partir du moment où la présidente du RN s’autoproclame « républicaine » et où une partie de ses adversaires la reconnaît comme telle, l’idée du front républicain se trouve automatiquement fissuré.

Le rassemblement des forces de droite et de gauche contre l’extrême droite a connu son apogée en 2002, lors du duel entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen. Il s’est, depuis, largement érodé : lors de l’entre-deux tours de l’élection présidentielle de 2017, Laurent Wauquiez, alors président par intérim du parti Les Républicains, n’a pas plus appelé à voter pour Emmanuel Macron que Jean-Luc Mélenchon, le candidat de La France Insoumise. Cette rupture pratiquée par certains leaders a été aussi le fait de nombreux électeurs, qui, par rage ou lassitude, passèrent outre aux consignes de leurs partis. Non seulement le front républicain a perdu de sa valeur morale, mais il a fini par apparaître à beaucoup comme un piège.

Elu au second tour de la présidentielle de 2002 avec 82,2 % des suffrages exprimés, Jacques Chirac n’a gouverné qu’avec la droite, dont il venait de réunir les composantes dans l’UMP. Elu au second tour de 2017 avec 66,1 % des suffrages, Emmanuel Macron s’est appuyé sur le parti qu’il venait de créer pour tenter de casser ceux du vieux monde, qui avaient, à ses yeux, failli. Une partie des électeurs qui avaient voté pour lui afin de faire barrage à Marine le Pen se sentent aujourd’hui ignorés, voire trahis.

La crise du front républicain recoupe celle de la représentation : des pans de plus en plus importants d’électeurs ne se sentent pas représentés, ce qui crée un fort risque de colère ou de retrait. Le record d’abstention aux élections municipales de 2020 nous l’a largement rappelé. Ces signaux inquiétants plaident pour une profonde remise en question de la pratique institutionnelle. Seule la perspective d’un contrat équitable entre les parties prenantes peut redonner consistance au front républicain. Le moment s’y prête, car, frappé par une longue crise sanitaire, le pays aura besoin, en 2022, de toutes les bonnes volontés pour se reconstruire. Cette vision nécessite cependant une révolution copernicienne tant elle apparaît à rebours de la pratique actuelle du pouvoir, centrée autour d’un seul homme, le président de la République.

Le Monde

Boycotter la coupe du monde au Qatar

Boycotter la coupe du monde au  Qatar

Le député du Nord Vincent Ledoux (Agir) et 75 de ses collègues issus de groupes allant de la gauche radicale à la droite demandent à l’émirat de respecter « les exigences éthiques qui s’imposent »

 

 

 

Le Qatar accueillera la Coupe du monde de football en décembre 2022. Un récent article du quotidien britannique Le Guardian estime à 6 500 le nombre d’ouvriers morts sur les chantiers de cette compétition.

L’Etat du Qatar est chargé de préparer la Coupe du monde de football 2022. Depuis dix ans, des chantiers titanesques ont été mis en œuvre à travers tout le pays pour accueillir cet événement unique et à dimension planétaire : stades, mais aussi hôtels, infrastructures ferrées et routières, systèmes de gestion des eaux, sans compter les gigantesques chantiers liés à la climatisation des espaces, dans cet émirat du Moyen-Orient où les températures peuvent atteindre plus de 50 degrés.

Une enquête publiée dans Le Guardian le 23 février, fondée sur le travail de plusieurs ONG et sur les informations des pays d’origine de la main-d’œuvre, essentiellement étrangère (Inde, Pakistan, Népal, Bangladesh, Sri Lanka), évoque le nombre de 6 500 décès d’ouvriers sur les chantiers de cette Coupe du monde.

Si le sport doit être ce qui nous rassemble, au-delà des langues et des frontières, alors les chantiers de la Coupe du monde de football ne peuvent pas être une « tour de Babel » du sport, ce chantier biblique où un ouvrier mort au travail était aussitôt et continûment remplacé par un autre esclave, sans considération aucune pour la vie humaine.

« Sans en appeler au boycott qui a montré ses limites historiques, nous voulons rappeler que libéralisme et humanisme peuvent et doivent cohabiter dans nos démocraties et que les exigences éthiques qui s’imposent ici doivent s’imposer aussi à ceux qui veulent s’asseoir à notre table »

« Dignité de la vie ». Sans méconnaître les stratégies d’influence des grandes puissances dans cette partie du monde à la longue et complexe histoire, ou encore les enjeux financiers colossaux de la préparation d’un tel événement, nous voulons ici appeler à prendre quelques pas de recul et le temps de la réflexion.

Car ces chiffres, dont la précision est probablement discutable au sens strict du droit du travail, mais certainement pas au sens de la dignité de la vie, posent en réalité une question bien plus large : celle des droits humains, dans un pays du monde qui a fait le choix de se positionner sur la scène internationale à travers le sport, et celle des exigences que nous devons avoir, collectivement, devant la logique d’un marché sans entraves et ne conférant pas plus de valeur à la vie humaine qu’un simple produit !

Le 27 février, le club de Tromsø en Norvège a appelé sa fédération de boycotter le Mondial au Qatar, en ces mots : « Le Tromsø IL pense qu’il est temps que le football s’arrête et recule de quelques pas. Nous devrions réfléchir à l’idée du football et pourquoi tant de gens aiment notre sport. Le fait que la corruption, l’esclavage moderne et un nombre élevé de travailleurs morts soient à la base de la chose la plus importante que nous ayons, la Coupe du monde, n’est pas du tout acceptable. »

Nous partageons cette conviction. Et sans en appeler au boycott qui a montré ses limites historiques, nous voulons rappeler que libéralisme et humanisme peuvent et doivent cohabiter dans nos démocraties et que les exigences éthiques qui s’imposent ici doivent s’imposer aussi à ceux qui veulent s’asseoir à notre table. Cette culture du sacrifice humain étant en opposition et en négation avec nos plus hautes valeurs morales, nous appelons à ce que la dignité des travailleurs soit replacée au centre de ce grand projet international, avec toute l’attention et la bienveillance qu’ils méritent !

Olivier Becht (président du groupe Agir ensemble), Denis Masséglia (LREM), Dimitri Houbron (Agir ensemble), Pierre-Yves Bournazel (Agir ensemble), Sira Sylla (LREM), Olivier Damaisin (LREM), Patricia Lemoine (Agir ensemble), Aina Kuric (Agir ensemble), Jacques Krabal (LREM), Valérie Thomas (LREM), Annie Chapelier (Agir ensemble), Paul Molac (Libertés et territoires), Patrice Perrot (LREM), Pierre Cabaré (LREM), Christophe Euzet (Agir ensemble), Frédérique Dumas (Libertés et territoires), Dominique Potier (PS), Olivier Falorni (Libertés et territoires), Marie Tamarelle-Veraeghe (LREM), Florence Provendier (LREM), Thomas Gassiloud (Agir ensemble), Antoine Herth (Agir ensemble), Charlotte Parmentier-Lecocq (LREM), Philippe Huppé (Agir ensemble), Bruno Fuchs (MoDem), Jacqueline Maquet (LREM), Luc Lamirault (Agir ensemble), Valérie Petit (Agir ensemble), Lise Magnier (Agir ensemble), Anne-France Brunet (LREM), Laurence Vanceunebrock (LREM), Stéphane Viry (Les Républicains), Yves Hemedinger (Les Républicains), Frédéric Reiss (Les Républicains), Jean-Charles Larsonneur (Agir ensemble), Agnès Firmin Le Bodo (Agir ensemble), Françoise Ballet-Blu (LREM), Hervé Berville (LREM), Marine Brenier (LR), Carole Bureau-Bonnard (LREM), Anne-Laure Cattelot (LREM), Paul Christophe (Agir ensemble), Mireille Clapot (LREM), François Cormier-Bouligeon (LREM), Cécile Delpirou (LREM), Nicolas Démoulin (LREM), Jennifer De Temmerman (Libertés et territoires), Marguerite Deprez-Audebert (MoDem), Béatrice Descamps (UDI), Christophe Di Pompeo (LREM), Julien Dive (LR), Yannick Favennec-Bécot (UDI), Guillaume Gouffier-Cha (LREM), Fabien Gouttefarde (LREM), François Jolivet (LREM), Hubert Julien-Laferrière, Grégory Labille (UDI), Jean Lasalle (Libertés et territoires), Fiona Lazaar, Didier Le Gac (LREM), Gérard Leseul (PS), Sandrine Mörch (LREM), Florence Morlinghem (LREM), Cendra Motin (LREM), Xavier Paluszkiewicz (LREM), Michèle Peyron (LREM), Benoit Potterie (Agir ensemble), Nicole Sanquer (UDI), Jean-Bernard Sempastous (LREM), Gabriel Serville (Gauche démocrate et républicain), Huguette Tiegna (LREM), Philippe Vigier (MoDem et apparentés), Cédric Villani, Martine Wonner (Libertés et territoires), Jean-Marc Zulesi (LREM).

Affaire Navalny : des sanctions qui déçoivent tout le monde

Affaire Navalny : des sanctions qui déçoivent tout le monde

 

 

Comme il fallait s’y attendre l’Union économique s’est mise d’accord pour une sanction minimale concernant quatre personnalités russes. Des sanctions évidemment symboliques et qui rendent compte des contradictions au sein même de l’Union européenne et notamment des réticences de l’Allemagne. Outre-Rhin en effet, on ne souhaite surtout pas dégrader le climat diplomatique entre les deux zones notamment par rapport à la perspective du monumental projet Gazprom qui permettra à la Russie d’acheminer son gaz vers l’union européenne.

Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi d’ailleurs  mollement à ces sanctions assez  anecdotiques

Les  proches d’Alexei Navalny ont t également fait part de leur déception après l’annonce européenne.  »S’il s’agit de sanctionner dix fonctionnaires du Kremlin qui n’aiment pas voyager à l’étranger et n’ont pas de biens à l’étranger, alors ça ne sera pas douloureux et cela ne transmettra pas le message », a averti Leonid Volkov, venu à Bruxelles plaider pour des sanctions européennes contre les oligarques proches du président Poutine.

 

Le recul de l’épidémie dans le monde ?

Le recul de l’épidémie dans le monde ?

Au plan hexagonal on se félicite d’avoir atteint un plateau contamination légèrement en baisse qu’on impute directement aux mesures de protection sanitaire du gouvernement. Des mesures qui sans doute influencent l’évolution de la pandémie mais le recul de l’épidémie s’observe partout dans le monde avec parfois même des baisses très spectaculaires. De sorte qu’il faut relativiser le succès de la politique sanitaire française.

Les courbes marquent un léger infléchissement en France depuis quelques jours, mais moins que chez nos voisins. La France avait mieux résisté en novembre et en décembre, mais le virus recule moins en janvier et février. Deux pays européens avaient été violemment touchés au moment des fêtes de fin d’année: le Portugal et la Grande-Bretagne. Ces deux pays respirent aujourd’hui beaucoup mieux.

Le Portugal peut être grâce à un confinement très strict. Le nombre de nouveaux cas quotidiens vient d’être divisé par quatre en 15 jours. Et puis surtout soulagement en Grande-Bretagne. Malgré la prévalence du nouveau variant plus contagieux, on est passé en un mois, de 60.000 nouveaux cas par jour en moyenne sur une semaine à 16.000. C’est quatre fois moins. C’est très spectaculaire. Les épidémiologistes anglais n’attribuent pas ce recul du virus à la campagne de vaccination, mais plutôt au confinement général très respecté. En Allemagne, les restaurants, les commerces, les musées et les écoles resteront fermés jusqu’au 7 mars. Alors que les chiffres sont à la baisse. Baisse régulière depuis Noël. Angela Merkel joue la prudence absolue et dit se méfier des nouveaux variants Brésilien et sud-africain.

Depuis début janvier les contaminations ont baissé de presque 50 % au plan mondial.  Une baisse par ailleurs assez inexpliqué même si il y a sans doute des liens évidents avec les mesures de politique sanitaire. Les experts médicaux demeurent prudents vis-à-vis des facteurs explicatifs par ailleurs ils craignent que les variants deviennent majoritaires et est inverse la tendance content tenu de la vitesse de contamination de ces nouveaux virus..Les Etats-Unis où l’on est passé de 250.000 nouveaux cas par jour à 100.000. Et l’Inde et ses 1,4 milliard d’habitants. En Inde, le pic remonte au mois de septembre dernier. Depuis, la baisse est constante et le nombre de nouveaux cas et le nombre de morts par jour ont été divisés par dix. On est passé de 1000 à 100 morts par jour en moyenne.  Baisse encore plus spectaculaire en Afrique du Sud, malgré l’inquiétant nouveau variant. Le nombre de cas divisé par six en un mois.

Manif sécurité globale : de moins en moins de monde

Manif sécurité globale : de moins en moins de monde

 

 

Cette manifestation devait réunir les opposants à la loi sécurité globale en même temps que les tuffeurs. Une sorte d’ambiguïté qui n’a sans doute pas favoriser la mobilisation. On voit mal ce qu’il y a en effet en commun entre ceux qui se revendiquent de la free party et ceux qui combattent la loi de sécurité globale.

 

La participation aux manifs « sécurité globale » devient de plus en plus marginale au point que les médias n’y consacrent souvent qu’une brève. En outre, la répétition de mouvements ultra minoritaires porte les germes de son extinction progressive. Bref,  la reproduction auto destructrice des stratégies d’extrême-gauche.

 

Il faut dire que la participation n’a pas dépassé sans doute 30 à 40 000 personnes pour toute la France. Une adhésion concrète très marginale qui s’explique sans doute par le contexte général qui révèle d’autres priorités mais aussi le faite que ces manifestations sont surtout soutenues par des mouvements d’extrême-gauche relativement minoritaire dans le pays.  Les rassemblements contre la proposition de loi « sécurité globale », combattue depuis novembre par les défenseurs des libertés publiques et les syndicats de journalistes, ont réuni un nombre de manifestants encore en baisse.

 

 

« Les Chemins de la philosophie » succès sur France Culture (chronique du Monde)

« Les Chemins de la philosophie » succès sur France Culture (chronique du monde)

Depuis qu’Adèle Van Reeth a pris la tête des « Chemins de la philosophie », la quotidienne de France Culture cartonne : selon la dernière vague Médiamétrie (novembre-décembre 2020), l’émission a rassemblé 378 000 auditeurs en moyenne, soit 95 000 de plus sur un an. Mieux : entre septembre 2019 et juin 2020, l’émission a cumulé 3,1 millions d’écoutes à la demande par mois en moyenne, ce qui en fait le programme le plus « podcasté » de France Culture.

Tout en assumant la dimension aride de la discipline et en refusant d’en faire un pseudo-remède à nos maux d’auditeurs confinés, Adèle Van Reeth a pris le parti de mettre de la vie dans la philosophie. Et d’alterner séries consacrées à des penseurs (Bachelard, Jankélévitch, Barthes), séries thématisées ou transversales et séries construites autour de la littérature, la peinture, la musique ou encore, un de ses pêchés mignons, le cinéma. « La philo est une manière de réfléchir sur les choses, assure-t-elle. Or, un livre, comme un film ou une chanson peuvent donner à réfléchir. Cela permet de faire circuler la pensée, de la décloisonner. Je n’ai pas de conception verticale des choses. Ce n’est pas que tout se vaut, mais tout est intéressant. »

A cette approche s’ajoute le souci de rendre l’émission accessible au plus grand nombre. Pour ce faire, Adèle Van Reeth table sur un ton propre à rendre sa soif de connaissances communicative. Elle sait également dégainer au bon moment l’archive, le son, la chanson qui viendront illustrer ou approfondir le propos de son invité. Bien que très cadrée, elle tient à ce que l’émission reste vivante, « au sens organique du terme »  à même, donc, d’accueillir son lot de possibles surprises.

Série sur Claude Chabrol

C’est d’ailleurs ainsi qu’est née sa série sur Claude Chabrol, la dernière mise en ligne. « Je suis très attentive à l’humeur générale, et je trouvais que c’était bien de le faire en ce moment. Pas forcément pour le côté débonnaire de Chabrol, en ce mois de janvier déprimant, mais parce qu’il ausculte au plus près l’être humain. » Chez le cinéaste aux cinquante-sept longs-métrages, mort en 2010, celle qui semble préférer le scepticisme au dogmatisme aime la suspension du jugement. Elle y consacre le premier épisode en compagnie de la critique Hélène Frappat : « Une question traverse toute l’œuvre de Chabrol, et qui en fait pour moi le Fritz Lang français : non pas “qui a tué ?” mais “qui est celui qui a tué ?” » – la question de savoir « a-t-on vraiment tué ? » est abordée dans l’épisode 4…

Dans l’épisode 3, c’est l’« indispensable » (comme le disait Chabrol) Isabelle Huppert qui évoque leur longue collaboration – en tout, sept films, de Violette Nozière (1978) à L’Ivresse du pouvoir (2006). La comédienne évoque leur confiance l’un dans l’autre, « terreau essentiel pour que les choses les plus extraordinaires, les plus inattendues adviennent ». Elle raconte aussi le Chabrol politique et féministe, celui qui disait : « Il ne faut pas avoir peur de ces femmes assassines. Elles ne sont assassines que lorsqu’on les empêche d’être libres » (voir aussi l’épisode 2, consacré à La Cérémonie, de 1995). Le même qui, dans un article publié en octobre 1959 dans les Cahiers du cinéma, écrivait : « Il n’y a pas de grand ou de petit sujet, parce que plus le sujet est petit, plus on peut le traiter avec grandeur. »

« Les Chemins de la philosophie », présenté par Adèle Van Reeth. Du lundi au vendredi à 10 heures. Série « Claude Chabrol dissèque le réel » (4 × 60 min), à la demande sur France Culture et sur l’application Radio France.

Les ratés du «nouveau monde»

Les ratés du «nouveau monde»

19 juin 2017, sur 577 députés élus, 315 sont issus de la République en Marche. Un renouvellement inédit sous la Vème République conté dans un livre Tout ça pour ça publié aux éditions Plon. Danielle Bonardelle – stock.adobe.com ( Analyse du Monde)

Ambassadeurs d’un nouveau monde, les députés choisis au hasard sont jeunes, idéalistes, énergiques -les femmes y sont plus nombreuses-, conquérants, veulent réenchanter le monde. Ils n’ont pas les codes de la vie politique, s’embrassent comme du bon pain dans l’Hémicycle, prennent des selfies, apportent leur bouteille d’eau d’Evian et leur club sandwich en séance comme ils le faisaient dans les start-up dans lesquelles nombre d’entre eux travaillaient. Pour éviter les procès en amateurisme qui se font jour rapidement, les néophytes sont vite contraints de se soumettre aux rituels de la République.

«Nous avons foulé pour la première fois le sol de l’Assemblée nationale au lendemain du second tour des législatives. Nous voulions témoigner du quotidien de cette nouvelle génération de députés dont très vite les média ont relevé l’amateurisme, parfois l’incompétence et les interventions hasardeuses à la télévision» observe Wally Bordas journaliste au Figaro Étudiant, auteur de l’ouvrage qui sort le 21 janvier avec Nejma Brahim, journaliste à Médiapart.

 

Le livre déborde d’anecdotes croustillantes et de confidences désenchantées. Il décrit des élus piètres orateurs mais aussi mauvais managers. Le turn-over de leurs assistants parlementaires n’a jamais été aussi élevé dans l’histoire de l’Assemblée : après 6 mois de mandat 200 d’entre eux ont été remerciés. Il donne un coup de projecteur aussi sur la crise existentielle rapide d’élus qui ont parfois quitté de belles carrières et sont submergés par un sentiment de vacuité. Ironiquement qualifiés d’élus «Playmobil» par l’opposition parce qu’ils votent comme un seul homme tous les textes, ils enragent. «Je n’ai pas envie de faire le chat chinois de restaurant à lever la patte. Je ne sers à rien» s’énerve Valérie Petit, députée du Nord qui voulait être une force de propositions au quotidien et a quitté le groupe depuis.

Plus vite qu’ils ne le pensaient, les deux auteurs vont découvrir les couacs, les coups durs, les erreurs de casting mais aussi les pleurs, les trahisons et l’explosion du groupe. La star up nation se grippe, s’enlise.

Les députés souffrent mal de subir la férule de l’exécutif mais pas suffisamment ancrés dans leur circonscription, ils ne parviennent pas à être un relais de poids entre la France profonde et le gouvernement. Démotivés, ils se déchirent. Le groupe explose. «Pas moins de 30% des députés que nous avions interrogés avaient quitté le groupe LREM au printemps 2020» écrivent les auteurs.

Au fil des mois, les auteurs ont pris conscience que la périlleuse aventure politique de ces élus avait bien souvent eu raison de leur vie personnelle. «Les histoires d’amour ont volé en éclats. Dans la seule première année de la législature, 26 procédures de divorce avaient été engagées. Ça a continué sur le même rythme ensuite faisant de cette législature celle ou le plus grand nombre de couples ont explosé» confie-t-il. Tout ça pour ça…
Tout ça pour ça, ils voulaient tout changer, ils ont échoué , Wally Bordas et Nejma Brahim aux éditions Plon.

 

Coronavirus : 2 millions de morts dans le monde

Coronavirus : 2 millions de morts dans le monde

 

2 millions demeurent comptabilisés vendredi, selon un décompte de Reuters, mais le pire pourrait encore être avenir avec la diffusion très rapide des nouveaux variants.

D’ici le 1er avril, le nombre de morts dans le monde pourrait approcher 2,9 millions, selon une prévision de l’Institute for Health Metrics and Evaluation.

Compte tenu de la vitesse à laquelle le virus se propage en raison de variantes plus infectieuses, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que le pire pourrait être à venir.

«Nous entrons dans une deuxième année de cela. Cela pourrait même être plus difficile compte tenu de la dynamique de transmission et de certains des problèmes que nous constatons », a déclaré Mike Ryan, le plus haut responsable des urgences de l’OMS, lors d’un événement mercredi.

Les États-Unis ont le plus grand nombre total de décès avec plus de 386 000 et représentent un décès sur quatre signalé dans le monde chaque jour. Les autres pays les plus touchés sont le Brésil, l’Inde, le Mexique et le Royaume-Uni. Ensemble, les cinq pays contribuent à près de 50% de tous les décès dus au COVID-19 dans le monde mais ne représentent que 27% de la population mondiale.

L’Europe, la région la plus touchée au monde, a signalé jusqu’à présent plus de 615 000 décès et représente près de 31% de tous les décès liés au COVID dans le monde.

En Inde, qui a récemment dépassé 151 000 décès, les vaccinations devraient commencer samedi dans un effort que les autorités espèrent voir 300 millions de personnes à haut risque vaccinées au cours des six à huit prochains mois.

La pente glissante antidémocratique dans le monde

La pente glissante antidémocratique dans le monde

 Un éditorial du « Monde » souligne les dangers de la pente glissante antidémocratique au plan international (extrait)

 

Pour la présidente du Rassemblement national, appeler quelques milliers de manifestants aguerris à marcher sur le Capitole après les avoir chauffés à blanc pendant une heure pour empêcher les parlementaires de certifier les résultats d’une élection qui leur a été « volée » ne prêterait donc pas à conséquence. Même lorsque celui qui a lancé cet appel est président des Etats-Unis depuis quatre ans et a montré qu’il savait parfaitement jouer du pouvoir d’intimidation des milices d’extrême droite. Et même lorsqu’il attend plus de deux heures, une fois que les manifestants ont pris d’assaut le Capitole, pour leur demander de s’en retirer.

Marine Le Pen mesure-t-elle la portée de ses propos ? En trouvant cette excuse à Donald Trump, elle légitime une manœuvre qui a abouti à la suspension du processus démocratique pendant plusieurs heures. Elle-même n’a reconnu l’élection de Joe Biden que jeudi 7 janvier, une fois que le Congrès avait certifié les résultats, soit deux mois après le scrutin. Même Vladimir Poutine l’a précédée.

La tentative d’insurrection dirigée depuis la Maison Blanche est une leçon pour toutes les démocraties, en particulier celles de nos pays européens ; la réaction de Mme Le Pen ne la rend que plus claire. L’expérience prouve désormais que l’ambiguïté, les accommodements que l’on peut trouver face aux comportements antidémocratiques de dirigeants élus sont une pente glissante sur laquelle il est dangereux de s’engager.

« Les mots des présidents, a relevé le président élu Joe Biden, ont un sens : ils peuvent inspirer, mais ils peuvent aussi inciter. » On a sans doute, aux Etats-Unis et ailleurs, sous-estimé la dérive de Donald Trump, la force de son verbe, la puissance de sa démagogie, les distances qu’il prenait avec l’Etat de droit. Les excès de ce président d’un nouveau type, pensait-on, seraient balisés par les institutions démocratiques, dont la solidité était à toute épreuve.

Ils ne l’ont pas été. Cette leçon vaut pour tous les dirigeants de démocraties qui flirtent avec le populisme ou dévoient l’Etat de droit. Certains viennent de le comprendre. Boris Johnson, le premier ministre britannique, a condamné jeudi, avec vigueur, le comportement de Donald Trump, autrefois frère d’armes du Brexit.

Le premier ministre tchèque, Andrej Babis, a sagement remisé depuis jeudi sa casquette rouge, copie du couvre-chef « Make America Great Again » des trumpistes, sur son profil Twitter, au profit d’un masque anti-Covid.

Le premier ministre slovène, Janez Jansa, qui, rompant l’unité européenne, avait félicité Donald Trump pour sa réélection alors qu’il était battu, s’est fait moins enthousiaste, même s’il ne laisse pas planer de mystères sur ses sympathies dans le choix de ses Retweet.

Peut-on s’accommoder du dévoiement insidieux de la démocratie dans certains pays de l’Union européenne ? A la lumière de ce qui s’est passé à Washington, la question prend une acuité nouvelle. Elle doit notamment être posée aux partis soucieux de la démocratie qui, à l’image de la CDU de la chancelière Angela Merkel et du parti Les Républicains, continuent d’accorder la protection du groupe parlementaire européen PPE au parti du premier ministre hongrois Viktor Orban, suspendu mais pas exclu. A ce jour, M. Orban n’a pas condamné les événements de Washington.

Vaccination : « La France est la honte, la risée du monde entier»

Vaccination : « La France est la honte, la risée du monde entier»

 «C’est irresponsable aujourd’hui de continuer à décider, à organiser et à manager la France de cette manière-là», a sévèrement jugé Jean Rottner, lundi, sur le plateau du «Talk Le Figaro». Qualifiant la stratégie vaccinale du gouvernement de «scandale d’État» le président de la région Grand Est a aussi souligné que cette stratégie a déjà fait les preuves de son échec avec les masques et les tests. «Aujourd’hui on hésite et on change d’avis tous les deux jours sur la stratégie de vaccination», fustige-t-il.

Alors que les critiques fusent face aux lenteurs de la campagne française de vaccination contre le Covid-19, le gouvernement devrait passer à la vitesse supérieure en simplifiant les procédures. Soulagé par cette décision, «pourquoi est-ce qu’on ne l’a pas fait au départ, pourquoi ne pas avoir réfléchi ensemble?», déplore l’ancien maire de Mulhouse. Il rappelle à cette occasion qu’en novembre dernier, il avait adressé au ministre de la Santé une lettre d’offre de services de tous les élus locaux pour «travailler ensemble».

«Le déclassement de la France est dans cette technostructure qui vient nous paralyser», assure Jean Rottner, «détruit» dit-il de voir la France dans les dernières places de la vaccination mondiale. «On est la honte, on est la risée du monde entier», lâche l’élu.

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

Un vrai message d’espoir d’ Anthony Hopkins, l’un des meilleurs acteurs au monde

 

Celui qui est considéré par beaucoup comme le meilleur acteur au monde a délivré un véritable message d’espoir en partant de son exemple personnel « Il y a 45 ans, je me suis réveillé. Je fonçais droit vers le désastre », se rappelle l’acteur âgé de 82 ans.

 

« Je risquais de mourir à force de boire et sans vouloir me la jouer moralisateur, j’ai entendu un message, une petite voix qui me disait ‘tu veux vivre ou tu veux mourir ?’. Et j’ai décidé de vivre. Je me suis soudain senti soulagé et ma vie est devenue bien plus facile », raconte-t-il. « Alors j’ai mes jours sans, et parfois je traverse des périodes de doute. Mais en fin de compte je tiens bon. »

 

Face à la caméra, le légendaire Hannibal Lecter du Silence des Agneaux s’adresse ensuite à la nouvelle génération. « Aujourd’hui est le demain qui vous faisait tant peur hier. Les jeunes, ne lâchez rien ! Continuez à vous battre. Soyez audacieux, et des forces puissantes viendront vous soutenir. Ça m’a aidé à tenir toute ma vie (…) Bonne année 2021, ce sera la meilleure de toutes ! » 

Vaccin : la France «championne du monde» des « anti », pourquoi ?

Vaccin : la France «championne du monde» des « anti », pourquoi ?

40% seulement des Français accepteraient de se faire vacciner contre le Covid, selon une étude Ipsos Global Advisor en partenariat avec le Forum économique mondial. Un pourcentage en plus en nette diminution par rapport à août près de 60 % se disaient favorable à la vaccination. En cause, les nombreuses interrogations voire les contradictions non seulement des pouvoirs politiques mais aussi des autorités sanitaires depuis le début de la crise.

Plus fondamentalement, c’est la crédibilité des autorités qui est en cause non seulement à propos de la stratégie sanitaire mais dans tous les autres champs de la politique. D’un point de vue global sur toute les questions ou presque,  il y a une opposition de 60 à 70 % des Français au gouvernement. La problématique n’est donc pas seulement sanitaire mais politique.

Les autorités se sont trop contredites, elles se sont en plus noyés dans des bavardages inutiles et incompréhensibles. Le chef de l’État lui-même est tombé dans le piège du verbiage permanent en se transformant en expert médical lui-même. De la même manière qu’il endosse le rôle de premier ministre, de ministre et de directeurs d’administration. Sans parler de ses digressions philosophiques à prétention intellectuelle qui avec ce le fameux en même temps le conduit à dire tout et le contraire par opportunisme politique.

La France n’est pas le seul pays où les intentions vaccinales sont relativement basses. Ainsi, selon l’étude Ipsos Global Advisor, seuls 43% des Russes sont prêts à se faire vacciner, et 53% des Sud-Africains. Arrivent ensuite le Japon (60%), l’Italie et l’Espagne (62%), puis l’Allemagne (65%).

À l’opposé, la Chine est en tête des pays où les personnes interrogées sont les plus enclines à se faire vacciner (80%), devant le Brésil (78%) et le Royaume-Uni (77%), premier à avoir commencé les vaccinations le 8 décembre. Les États-Unis, où une immense campagne de vaccination a également commencé, sont le seul pays où les intentions de vaccination sont en hausse (69% aujourd’hui, 64% en octobre).

Trump : maintenant seul au monde et bientôt face à la justice

Trump : maintenant seul au monde et bientôt face à la justice

 

 

Progressivement Donald Trump est lâché par son entourage et par les républicains. Devant ces défections, le président américain se réfugie dans les golfs qu’il possède. Officiellement , il réfute toujours le succès de Biden. Mais son parti le lâche officiellement,. Mitch McConnell, leader de la majorité républicaine au Sénat a mis fin à six semaines de faux suspense, «félicitant» le président élu Joe Biden et sa colistière Kamala Harris pour leur victoire, après le vote de confirmation du collège électoral, le 14 décembre.

 

Le camouflet pour l’occupant de la Maison-Blanche est à la hauteur de ses efforts herculéens, et au final dérisoires, pour inverser le résultat des urnes. Lors d’un appel téléphonique avec tous les élus républicains du Congrès.

 

Donald Trump pourrait bien maintenant être affronté à la justice pour ses erreurs de gestion politique autant que pour les infractions commises dans la gestion de ses affaires personnelles. Cela d’autant plus qu’il a toujours refusé de publier sa feuille d’impôt. Après avoir attaqué la probité du fils de Biden, le président TRUMP pourrait bien être victime d’un effet de boomerang.

 

Fiscalité Immobilier : La France, champion du monde

Fiscalité Immobilier : La France, champion du monde

En dépit de la suppression progressive de la taxe d’habitation, d’après le dernier rapport de l’OCDE publié ce jeudi la France est avec le Royaume-Uni champion du monde de la fiscalité sur l’immobilier.. En 2018, les impôts sur le patrimoine représentent 4,1% de notre richesse nationale contre 4,4% en 2017. Une part deux fois plus élevée que celui de la moyenne internationale (1,9%).

 

Mais pour l’OCDE, ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle pour notre économie. «La fiscalité patrimoniale est la forme d’imposition la moins néfaste pour l’économie, comparée aux impôts sur la consommation, l’impôt sur le revenu ou l’impôt sur les sociétés, affirme Sarah Perret, économiste à l’OCDE. D’autres formes d’imposition patrimoniale telles que les droits de succession jouent un rôle important en matière d’équité, mais sont sous-utilisées (16% des recettes fiscales totales) par rapport aux taxes foncières et aux droits de mutation (82%!)».

 

 

2020, la fin d’un monde ?( Michel Santi)

2020, la fin d’un monde ?( Michel Santi)

Pour Michel Santi, économiste,  l’effondrement de la république de Weimar présida à un tournant décisif de l’histoire européenne, voire mondiale. Il doit servir de leçon, même près d’un siècle plus tard. Par Michel Santi, économiste (*). ( chronique de la tribune)

 

 

« Le 28 mars 1930, Hindenburg, le président de la république de Weimar, nomma Heinrich Brüning chancelier. Ce dernier – en pleine «Grande Dépression» – réduisit les dépenses publiques de près de 15 points de PIB, baissa le salaire des fonctionnaires, augmenta les impôts principalement sur les classes défavorisées qui furent les plus touchées, sabra généreusement dans la couverture et dans la protection sociales, limita drastiquement l’accès à l’assurance-chômage.

À l’orée de 1933, les ravages furent d’autant plus dévastateurs que la dépense publique n’atteignait d’ores et déjà que 30% du PIB allemand en 1928. Insécurité et précarité économiques de la classe moyenne, à un moment géopolitique charnière, furent dès lors le pain quotidien d’une population qui subit une exclusion et une marginalisation progressives alors qu’elle était désespérément en besoin de protection.

Le refus borné des politiques en place d’adopter une politique d’expansion et de reflation fut donc le déclencheur d’une redistribution politique intérieure où les plus défavorisés se tournèrent vers le communisme, tandis que ceux qui avaient le plus à perdre des augmentations d’impôts et des réductions des dépenses publiques se convertirent au nazisme.

Confrontée à leurs partis traditionnels n’ayant que l’austérité comme doctrine et que l’ordolibéralisme comme horizon, la classe moyenne allemande accueillit à cœur joie le démantèlement de la République de Weimar et la strangulation de leur démocratie par un parti nazi s’étant engagé à la remettre au travail sans regarder à la dépense.

Voilà comment périt le premier régime démocratique allemand, sous le poids d’une rigueur indifférenciée qui aura eu des conséquences politiques que nul n’avait prévu ni planifié, et ce en dépit d’une vie associative, culturelle et politique pourtant bouillonnantes à l’époque. L’État allemand abandonna ses concitoyens, resta hiératique face à la souffrance humaine, aveugle face aux inégalités choquantes, en une période où son intervention – critique – aurait pu tirer des millions de la misère.

 

L’austérité et les crises financières ont donc des effets pervers indéniables sur l’activité économique dans un environnement – toujours actuel en 2020 – où banques, entreprises, consommation, dépenses publiques, couverture sociale sont interconnectés et où leur mauvaise combinaison se traduit en chocs économiques et en catastrophes politiques. La crise intense que nous traversons actuellement aura donc des répercussions incalculables sur les générations à venir.

À plus court terme, elle rebattra les cartes structurelles de bien des nations occidentales qui verront un bouleversement de leurs structures politiques. Nous avons beaucoup à apprendre de la liquéfaction de Weimar, elle-même née sous l’impulsion du grand Max Weber.

Prenons donc conscience, aujourd’hui, que nous avons bel et bien quitté sa vision moderniste – à Weber – et que, dans ce nouveau monde post wébérien qui est désormais le nôtre, fera émerger des femmes et des hommes dits « providentiels », charismatiques, autoritaires et hyperpolitisés. »

___

(*) Michel Santi est macro économiste, spécialiste des marchés financiers et des banques centrales. Il est fondateur et directeur général d’Art Trading & Finance.
Il vient de publier «Fauteuil 37» préfacé par Edgar Morin
Sa page Facebook et son fil Twitter.

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