Archive pour le Tag 'monde'

Joie populaire pour le retour des champions du monde, de retour à Paris

Joie populaire pour le retour des champions du monde, de retour à Paris

Une foule immense partout pour fêter le retour des bleus à Paris. Une foule nombreuse de partager cette joie, communier ainsi avec les joueurs vainqueurs de la coupe di monde. Un passage peut-être un peu rapide sur les champs Elysées bondés mais sans doute en raison de risques d’insécurité, aussi peut-être aussi en raion des  violences de quelques casseurs en fin de fête. Les médias consacrent leur Une à cette événement qui témoigne d’un bonheur partagé certes sans doute temporaire mais tellement bon et beau dans une  conjoncture politique, économique et sociale un peu tristounette.  Juchés sur un autobus à impériale azur marqué de deux étoiles, les sportifs ont salué sur les Champs-Elysées les centaines de milliers d’admirateurs venus les acclamer aux cris de “On est les champions”, maillots sur les épaules et drapeaux tricolores en main, dans le brouillard des fumigènes. Les Bleus emmenés par leur capitaine Hugo Lloris et leur entraîneur Didier Deschamps ont brandi le trophée doré remporté dimanche au bout d’un mois de périple en Russie. Sécurité oblige, à la différence de 1998, un couloir avait été aménagé au bord de l’avenue pour permettre au bus de circuler, escorté par des dizaines de policiers à pied, alors que 2.000 membres des forces de l’ordre étaient mobilisés.

Coupe du monde : quelle retombée sur l’économie ?

Coupe du monde : quelle retombée sur l’économie ?

 

Les éventuelles retombées d’une  victoire aussi populairement appréciée donnent lieu à des analyses assez contradictoires. Certains considèrent en effet qu’en général, c’est un feu de paille qui n’influe pas sur la croissance et que les progrès constatés lors de ce type de victoire sont à attribuer à d’autres phénomènes. De toute manière, scientifiquement, il est toujours difficile de faire la preuve de l’impact faute de période de référence au même moment dans le même pays (comparaison (Période avec ou sans victoire)). D’autres au contraire estiment que cela pèse sur le  moral des acteurs, des consommateurs, des producteurs et des investisseurs. Cette victoire peut peser et entraîner jusqu’à un gain de 0.5% environ sur le PIB. Selon une étude d’ABN Amro un pays vainqueur de la Coupe du monde bénéficie d’un coup de pouce économique. En moyenne, sur l’ensemble des compétitions qui se sont tenues depuis 1970, les pays vainqueurs ont bénéficié d’un bonus de croissance de 0,7% par rapport aux années précédant l’événement. A l’inverse les finalistes malheureux ont eu eux un malus de 0,3%. Mais il faut se contenter d’observations empiriques, là encore si on observe la croissance par trimestre. Ainsi, la France victorieuse de 1998 avait enregistré une croissance trimestrielle exceptionnelle de 6% durant la période qui avait suivi la victoire. La consommation des ménages avait alors progressé de 2,6% au troisième trimestre, après 0,7% au trimestre précédent, selon les données de la Banque de France. L’investissement des entreprises avait également été particulièrement dynamique (+ 6,6%). L’Italie victorieuse en 2006 avait vu elle aussi son économie sortir de la léthargie. Evidemment les effets macroéconomiques ne sont pas gigantesques mais ils peuvent contribuer à uen hausse du moral des acteurs. Et ce petit 0.5% de croissance en plus éventuel est souvent ce qui permet d’uen part de mieux équilibrer les comptes nationaux et de donner du grain à moudre aux salariés et aux entreprises.

Coupe du monde : une victoire qui fait vraiment du bien au moral

Coupe du monde : une victoire qui fait vraiment du bien au moral

 

Oui cette victoire fait vraiment du bien au moral. Au-delà de sa dimension sportive elle est l’occasion de partager un moment de joie nationale. En plus,  une victoire sans bavure qui d’ailleurs aurait pu tourner à la correction sans l’erreur gardien quand le score était à quatre buts à un ; à ce moment-là du match ; les Croates étaient complètement assommés et il aurait été possible d’ajouter encore un ou deux buts. Le résultat final de quatre bus à deux traduit toutefois la nette supériorité des français en termes d’efficacité. Évidemment les spécialistes du beau jeu pourront discuter de la qualité de celui de  l’équipe de France. De ce point de vu, e la stratégie des équipes type Barcelone voire le  PSG qui passent leur temps à faire des passes latérales pourrait être mis en cause justement au profit d’une plus grande efficacité. Les Croates ont cependant montré de très grandes qualités techniques aussi de détermination. Il méritait d’être en finale, ils auraient pu aussi gagner avec un peu de chance. La France a donc battu dimanche la Croatie 4-2 en finale de la Coupe du monde de football 2018 à Moscou et s’adjuge la deuxième étoile de championne du monde de son histoire. Les buts ont été marqués en première mi-temps par Mario Mandzukic contre son camp (18e) sur un coup franc d’Antoine Griezmann, Ivan Perisic (28e) pour l’égalisation, Griezmann sur pénalty (main de Perisic dans la surface de réparation) pour redonner l’avantage aux Français (38’).En seconde mi-temps, Paul Pogba a aggravé la marque sur une passe en retrait d’Antoine Griezmann (59e), suivi par Kylian Mbappé (65e), avant que Mario Mandzukic réduise la différence de buts en profitant d’une erreur du gardien Hugo Lloris (69e).Les footballeurs français renouent ainsi avec la victoire sous la baguette de Didier Deschamps, 20 ans après le triomphe de 1998 en France, quand l’entraîneur des bleus était le capitaine de l’équipe victorieuse.

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Pourquoi autant d’enthousiasme maintenant autour de l’équipe de France de foot dans le cadre de la coupe du monde. Sans doute parce qu’il y a dans ce pays un énorme besoin d’espérer, de se libérer de sortir de cette morosité qui caractérise l’environnement économique, social et politique. L’élection de Macron avait fait naître beaucoup d’espoirs chez certains qui espérait l’émergence d’un monde un peu différent, porteur de plus de dynamisme mais aussi de justice. Hélas un an après,  nombre d’espérances sont déçues. Certes Macon engage nombre de réformes mais il le fait sans le soutien actif des acteurs et même sans les consulter. Sa politique dont  certains éléments sont sans doute nécessaires manquent cruellement d’adhésion active des plus concernés et souffrent d’un déséquilibre entre décisions  économique et mesures sociales. Le plus grave sans doute c’est que Macon ne suscite pas l’enthousiasme. Il se comporte comme un monarque républicain certes dynamique mais triste. Triste aussi comme la plupart de ses ministres, de ses parlementaires ou de son parti en marche. Tous ont davantage des profils de notaires, de comptables ou d’huissiers plutôt que de manager des forces vives de la nation. Bref, la France n’a guère le moral et cela se retrouve dans les sondages concernant aussi bien le personnel politique que les Français eux-mêmes. Du coup partager même pendant une très courte période un moment d’enthousiasme, de fierté de rassemblement national sera toujours sera toujours ça de pris dans un paysage socio-économique d’une aussi morne grisaille. Bien entendu d’ici 15 jours comment en 98, la plus récente victoire du monde de l’équipe de France de foot, les réalités reprendront le pas. En attendant il faut goûter avec la plus grande gourmandise, c’est éphémère mouvement de joie partagée.

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Coupe du monde de foot : enfin un court moment d’unité et d’espérance dans un paysage d’une tristesse à mourir

Pourquoi autant d’enthousiasme maintenant autour de l’équipe de France de foot dans le cadre de la coupe du monde. Sans doute parce qu’il y a dans ce pays un énorme besoin d’espérer, de se libérer de sortir de cette morosité qui caractérise l’environnement économique, social et politique. L’élection de Macron avait fait naître beaucoup d’espoirs chez certains qui espérait l’émergence d’un monde un peu différent, porteur de plus de dynamisme mais aussi de justice. Hélas un an après,  nombre d’espérances sont déçues. Certes Macon engage nombre de réformes mais il le fait sans le soutien actif des acteurs et même sans les consulter. Sa politique dont  certains éléments sont sans doute nécessaires manquent cruellement d’adhésion active des plus concernés et souffrent d’un déséquilibre entre décisions  économique et mesures sociales. Le plus grave sans doute c’est que Macon ne suscite pas l’enthousiasme. Il se comporte comme un monarque républicain certes dynamique mais triste. Triste aussi comme la plupart de ses ministres, de ses parlementaires ou de son parti en marche. Tous ont davantage des profils de notaires, de comptables ou d’huissiers plutôt que de manager des forces vives de la nation. Bref, la France n’a guère le moral et cela se retrouve dans les sondages concernant aussi bien le personnel politique que les Français eux-mêmes. Du coup partager même pendant une très courte période un moment d’enthousiasme, de fierté de rassemblement national sera toujours sera toujours ça de pris dans un paysage socio-économique d’une aussi morne grisaille. Bien entendu d’ici 15 jours comment en 98, la plus récente victoire du monde de l’équipe de France de foot, les réalités reprendront le pas. En attendant il faut goûter avec la plus grande gourmandise, c’est éphémère mouvement de joie partagée.

Foot : la coupe du monde pour sauver la consommation et la croissance ?

Foot : la coupe du monde pour sauver la consommation et la croissance ?

 

La victoire des bleus et leur qualification pour les demi finale constituent un événement sportif important mais au-delà un fait qui pourraiat peser comme en 98 sur le moral et la croissance. Certes ce n’est pas un exploit sportif qui peut transformer radicalement l’environnement économique mais dans la période,  la confiance des manages connait un sérieux coup de mou avec une consommation atone. Or la consommation est le moteur de la croissance. Une croissance qui s’affaiblit au premier semestre et qui au terme de 2018 sera inférieure à 2017. (Autour de 1.7 au lieu de 2.3 %). Toutes les enquêtes d’opinion montrent que les Français sont passés d’uen période d’attentisme vis-à-vis de Macron à une attitude plus critique. Près de 70% de la population ne croit pas dans le succès de sa politique économique. En outre l’environnement mondial s’assombrit avec les menaces de Trump sur le commerce mondial, les tensions aussi sur l’Iran. Un petit coup de vent d’optimisme serait le bienvenu. Les résultats de l’équipe de France de foot pourraient y contribuer comme lors de la dernière coupe du monde gagnée en 98.

 

Popularité: Macron sauvé par la coupe du monde et le tour de France ?

Macron sauvé par la coupe du monde et le tour de France ?

Heureusement que les vacances commencent et qu’en même temps les préoccupations économiques et sociales diminuent. En effet, les derniers sondages sont décevants pour Macron. Il a donc besoin d’une  sérieuse trêve come la coupe du monde de foot ou du tour de France en vélo. Le président de la République obtient seulement la confiance de 34% des personnes interrogées dans le dernier baromètre de l’institut Elabe. Il baisse en particulier chez les habitants de communes rurales et les retraités.  La tendance se confirme donc dans différents sondages. La popularité d’Emmanuel Macron est en baisse, mais elle connaît en ce mois de juillet un ralentissement sans précédents. D’après le baromètre Elabe pour Les Echos et Radio Classique publié ce jeudi, le chef de l’Etat n’obtient que 34% de bonnes opinions, soit une baisse de 6 points. Même registre du côté du baromètre Kantar Sofres One Point pour Le Figaro Magazine: avec seulement 32% de Français qui lui font confiance, il chute de 6 points. Chez Harris Interactive, dans le baromètre du 29 juin, la baisse est de 7 points, la cote du chef de l’Etat atteignant les 40%. Comme le note l’institut Elabe, Emmanuel Macron connaît sa plus forte baisse depuis le début du quinquennat. D’après Jean-Daniel Lévy, invité de BFMTV ce jeudi, cette chute dans les sondages englobe deux phénomènes: tout d’abord des interrogations sur la politique sociale de l’exécutif, qui tarde à se manifester, et des interrogations sur la personnalité d’Emmanuel Macron. Le directeur du département politique et opinion d’Harris Interactive dénote « une critique assez nette » envers le chef de l’Etat, « une tonalité d’un président qui se sert plus qu’il ne sert les Français ».   »On peut citer une accumulation de petits événements qui ont déstabilisé les Français », estime-t-il, énumérant la polémique sur le Falcon utilisé pour une courte distance, celle sur la construction d’une piscine au Fort de Brégançon, ou encore celle sur le remplacement à grands frais de la vaisselle de l’Elysée par la manufacture de Sèvres. « Les conséquences politiques sont d’autant plus notable que c’est Emmanuel Macron en tant que personne qui a été élu. Il y avait une attente autour de ce qu’il représentait personnellement. Il y a une perception d’arrogance depuis plusieurs mois. Cela n’avait pas eu de conséquences jusque-là en termes d’opinion car il était regardé en comparaison avec François Hollande. Mais là on est passés dans une autre séquence », ajoute le sondeur. 

Dividendes : la France championne du monde

Dividendes : la France championne du monde

 

D’après un rapport publié lundi par les ONG Oxfam et Basic.  »La France est le pays au monde où les entreprises cotées en bourse reversent la plus grande part de leurs bénéfices en dividendes aux actionnaires », assure le rapport intitulé « CAC 40: des profits sans partage », réalisé par Oxfam et le Bureau d’analyses sociétale pour une information citoyenne (Basic).

Selon cette étude, les groupes français ont « reversé plus de deux tiers de leurs bénéfices à leurs actionnaires sous forme de dividendes (depuis 2009) », soit deux fois plus que dans les années 2000, « ne laissant que 27,3% au réinvestissement et 5,3% aux salariés ».  »Les richesses n’ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes, qui choisissent délibérément une course aux résultats de court terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons au détriment des salariés et de l’investissement », a dénoncé Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France, citée dans le communiqué. Le sidérurgiste ArcelorMittal, l’énergéticien Engie et le leader mondial de la gestion de l’eau Veolia sont, dans l’ordre, ceux ayant les taux les plus élevés de redistribution des bénéfices en dividendes aux actionnaires, soulignent les deux ONG.

Oxfam et Basic appellent le gouvernement « à reprendre la main sur cette économie déboussolée avec des mesures de régulation ambitieuses », « en préservant la capacité d’investissement et en interdisant que la part des bénéfices reversée aux actionnaires dépasse celle qui est reversée aux salariés ».

 

La France championne du monde des grèves ? Pourquoi ?

La France championne du monde des grèves ?  Pourquoi ?

 

 

 

Xerfi Canal diffuse dans la Tribune son analyse de la  culture sociale française:

« La France est le pays de la grève. C’est sa réputation à l’étranger et c’est celle que nous entretenons en interne. Quelques chiffres corroborent ce sentiment. Ceux qui ont défrayé le plus récemment la chronique venaient de la fondation allemande Hans Böckler. Sur la période 2005-2014, la France était championne du monde et coiffait d’une courte tête le Danemark et le Canada. Championne du monde sur un tout petit échantillon de 17 pays néanmoins. Ces classements sont en fait très contestés. Ils sont très variables d’une source à l’autre, d’une période à l’autre, personne ne décomptant les conflits sur les mêmes périmètres. Si l’on se réfère à d’autres sources, notamment les données recensées par le BIT, ou l’OCDE, il est clair que la France est un pays de paix sociale comparée aux pays d’Amérique Latine, notamment l’Argentine ou le Mexique. Admettons néanmoins si l’on raisonne par faisceau d’indices convergents, qu’elle figure parmi les pays développés les plus turbulents,  avec le Canada,  la Finlande, l’Italie, le Danemark, la Grèce, et l’Espagne, même si la conflictualité de ce dernier pays a beaucoup diminué ces dernières années. La tradition de lutte a laissé plus de traces qu’ailleurs. Et il est clair que les syndicats ont un vrai pouvoir de blocage, et de dissuasion qu’ils n’ont pas dans d’autres pays. Avec quelques bastions névralgiques, même s’ils sont de moins en moins nombreux : la SNCF, Air France, Les dockers, la fonction publique (santé et éducation nationale, notamment). Quelques grandes lois emblématiques mises en échec. Des psychodrames autour des délocalisations ou des fermetures de sites, comme Whirpool, Florange, Moulinex etc. qui ont laissé des traces dans les mémoires. Le taux de syndicalisation est faible, on le sait en France. Précisément parce qu’il est resserré sur la frange la plus revendicative du salariat. Il tire sa force des bras de fer ciblé, partant de quelques grandes entreprises emblématiques et de la menace récurrente de coupler le mouvement avec la contestation étudiante. Tout cela crée un vrai pouvoir de dissuasion, bien intériorisé par le politique…. Trop bien intériorisé dirons certain.  Avec le reste des salariés qui vivent souvent la grève par procuration et la soutiennent passivement, notamment du côté des petites entreprises sous-syndiquées. Les syndicats français sont attachés à cette division des tâches. Ils renâclent, à l’exception de la CFDT au discours raisonnable qui appelle à une normalisation, à un élargissement de la base, à une germanisation… la fameuse culture du consensus et du dialogue qui redonne la voie aux salariés plus modérés et dilue les revendications. C’est la permanence de cela qui se joue dans le bras de fer entre la SNCF et le gouvernement. Tout cela fait partie du puzzle de réformes voulues par Emmanuel Macron, pour rapprocher un peu plus le modèle français de celui de la flexisécurité. Avec les ordonnances travail pour  instiller de la souplesse. La réforme de l’assurance chômage et de la formation, pour sécuriser les parcours de plus en plus hachés. La concentration des incitations fiscales pour encourager l’épargne financière au détriment de la pierre…. Premier pas pour développer une culture de la capitalisation. Le projet de retraites à points etc. Et, ce qui se joue maintenant, la mise en échec du syndicalisme de lutte, pour faire entrer de plain-pied la France dans la culture du dialogue social pacifié. Sur le papier c’est beau et cohérent. Sauf qu’il y a la théorie et la pratique. Que ironie, c’est au Danemark, temple de la flexisécurité que l’on trouve un des plus forts niveaux de conflictualité. Sauf aussi, que c’est le printemps, que l’économie se porte un peu mieux, que les 50 ans de mai 68 approchent… Tout cela crée un cocktail  bien détonnant. Qui pourrait confirmer ce que l’on sait déjà… les lois, ça se change, mais une culture ça ne s’importe pas. »

Réduire la corruption dans le monde (FMI)

Réduire la corruption dans le monde (FMI)

La France est concernée par l’objectif visant à réduire la corruption dans le monde. Une action générale que veut mener le FMI en raison des détournements de recettes fiscales et des freins au développement surtout dans certain pays peu développés.  Pour cela,  Le FMI a annoncé dimanche l’adoption d’un nouveau cadre réglementaire destiné à évaluer de manière « plus systématique » la corruption dans ses 189 pays membres, soulignant qu’elle mine la croissance, les investissements et les recettes fiscales. « Nous savons que la corruption affecte les pauvres (…), sape la confiance dans les institutions », a commenté la directrice générale du FMI Christine Lagarde. « L’accent est mis sur la gouvernance de façon globale, et pas seulement sur la corruption », a expliqué le FMI. Car « les faiblesses de gouvernance (…) ouvrent généralement des portes à la corruption », a-t-il ajouté. L’institution de Washington a par ailleurs souligné que la lutte contre la corruption ne devait pas se limiter à envoyer les coupables en prison pour être efficace. « Sa viabilité sur le long terme passe par des réformes réglementaires et institutionnelles de grande ampleur pour améliorer la transparence et la responsabilisation ». Pour la  France, C’est un peu mieux mais il reste du chemin à parcourir estime D’après l’ONG,  Transparency International,  La France se classe 23e mondiale dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG, « dans la moyenne des pays de l’UE ». Un classement dominé par la Nouvelle-Zélande et les pays d’Europe du Nord. En cause le fait que la France notamment est un grand pays exportateurs d’armes et de BTP. Justement, le FMI entend s’attaquer également aux acteurs privés que ce soit les entreprises privées qui se livrent à des pratiques de corruption ou qui contribuent au blanchiment d’argent. Pour ce faire, il encourage les pays membres « à se prêter volontairement à une évaluation de leurs dispositifs juridiques et institutionnels » dans le cadre des missions annuelles de surveillance du FMI. « Il s’agira de déterminer s’ils criminalisent et jugent le versement de pots-de-vin à des fonctionnaires étrangers, et s’ils disposent de mécanismes adéquats pour éradiquer le blanchiment et la dissimulation d’argent sale », précise le Fonds.

 

Grèves : La France, championne du monde, pourquoi ?

Grèves : La France, championne du monde pourquoi ?

 

Dans un contexte de mobilisation socaile renaissante, le Figaro ressort uen statistique connue à savoir le fort taux de conflictualité en France qui permet à la France d’occuper le titre peu enviable de premier pays mondial des grèves. Notons cependant que depuis maintenant 2010 le nombre de grèves a considérablement diminué.

La question est de savoir si les Français sont des irresponsables, ou des extrémistes. En fait cela traduit bien l’état des relations sociales en France. Contrairement à un pays comme l’Allemagne, la tradition de ces relations en France est caractérisée par la confrontation quand dans d’autres pays c’est la culture de la négociation et du compromis qui domine. Il faut ajouter à cela, la nette tendance au centralisme qui éloigne souvent les lieux de décision. Quand on met en avant le haut niveau de conflictualité, c’est évidemment pour discréditer les salariés et leurs organisations syndicales. Plus rarement les patrons. Pourtant dans la plupart des PME et même certaines grandes entreprises la problématique sociale et syndicale a été intégrée. Les syndicats, leurs représentant ou même directement les salariés sont associés aux évolutions. En France dans des entreprises trop souvent dirigés par des technocrates,  on néglige la nécessité d’associer les salariés aux décisions et on perd en même temps en qualité et en compétitivité. Mieux vaut des acteurs conscients et actifs que des travailleurs ignorants et passifs.   D’après  la fondation Hans Böckler, une institution en Allemagne, créée et financée par les organisations syndicales.  . En moyenne, de 2005 à 2015 on compte ainsi en France 132 jours de grève pour 1000 salariés… hors fonction publique. Du côté des pays, où les grèves sont les plus rares, c’est la Suisse qui déteint le titre de championne du monde. On y recense 132 fois moins de grève qu’en France. Mais il est vrai que les Suisses ont une conception très démocratique des décisions politiques et sociales qu’ils doivent prendre.

 

SNCF: C’est comme Johny Halliday, tout le monde parle sans vraiment connaitre !

SNCF: C’est comme Johny Halliday, tout le monde parle sans vraiment connaitre !

Pour la a problématique SNCF, tout le monde a son avis comme sur la succession de Johnny Halliday mais sans vraiment connaître l’affaire. Alors le débat très réducteur voir caricatural nourrit les pour et les contre. Pour la SNCF, ce qu’on sait,  c’est qu’il fauta réformer mais quoi ? Là c’est le grand flou. Du coup,  on amalgame la question du statut, la mise en concurrence, le régime juridique de l’entreprise, les petites lignes, l’endettement. Des sujet qui entretiennent certaines interrelations forcément mais pas toujours évidentes pour affirmer que cela va moderniser l’entreprise. Pour tout dire l’analyse est un peu bâclée et la réforme abordée avec confusion et précipitation. On voit mal  ce qui va changer entre le statut d’entreprise nationale de la SNCF et celui de l’actuel EPIC. Notons que la société a déjà été nationale avec un statut de société anonyme avant 1982. Peut-être pour favoriser l’entre l’arrivée d’actionnaires privés. Mais il faudra vraiment du courage à ces derniers compte tenu de la condition d’exploitation du rail sans parler de son endettement. Second élément la question de l’endettement près de 45 milliards. C’est évidemment énorme mais cela résulte surtout de l’accumulation des décisions de l’État qui a imposé le développement de lignes nouvelles TGV alors que la SNCF n’avait pas le premier sou pour les financer. Notons d’ailleurs que le gouvernement ne propose aucun mécanisme d’apurement de cette dette contrairement à ce qu’on fait les Allemands. La question de la rentabilité des petites lignes qui justifieraient leur suppression est évidemment ridicule. On peut et on doit changer le mode d’exploitation de ces lignes. Cependant prendre le prétexte que sur la moitié du réseau ferroviaire seulement 2 % du trafic sont concernés pour justifier la fermeture  ne peut que participer à la désertification de nombre de territoires. Avec un tel raisonnement pourrait fermer 90 % du réseau routier. On oublie évidemment de prendre en compte la dimension d’aménagement du territoire et de développement durable. La mise en concurrence suppose de préciser les conditions exploitation des nouveaux exploitants en particulier concernant les péages et là rien n’est précisé. Quant au statut des cheminots, il est évidemment à revoir mais faire porter tout le pds de la réforme aux nouveaux entrants ne paraît pas particulièrement courageux et équitable. Bref tout cela sent le travail précipité et même bâclé.

« La fin du French bashing du monde entier » (Pascal Cagni)

« La fin du French bashing du monde entier » (Pascal Cagni)

Pascal Cagni, président de Business France et ancien patron d’Apple en Europe,  déclare que c’est la fin du french bashing dans le monde dans une interview à la Tribune. Il affirme memo que la France est devenue « Darling internationale ». Peut être un peu excessif même si l’image du pays a indiscutablement changé.

 

Vous êtes président de Business France depuis six mois, avec la mission de remettre à plat l’organisation décriée de l’agence. Où en êtes-vous ?

PASCAL CAGNI - Nous travaillons, avec le directeur général Christophe Lecourtier, à élaborer une nouvelle feuille de route pour Business France, dont je devrai piloter la gouvernance. L’enjeu est clair : le déficit du commerce extérieur, historiquement élevé, est passé de 45 milliards d’euros en 2015 à 60 milliards d’euros en 2017. Cela veut dire que les marges de manœuvre pour les entreprises françaises à l’export sont énormes, et qu’il faut améliorer le fonctionnement des établissements publics et privés chargés de l’attractivité des entreprises, pour leur permettre d’être davantage performantes. Pour cela, il y a un enjeu de simplification et de cohérence. Il faut travailler en meute, comme le dit Pierre Gattaz du Medef. Les trois métiers de Business France, c’est-à-dire l’export, attirer des entreprises étrangères en France et développer l’image de la France à l’international, doivent devenir plus efficaces grâce à une meilleure coordination avec les organismes privés et associatifs comme les Chambres de commerce et d’industrie (CCI), les Régions, la CPME, le Medef international, et les organismes d’État qui travaillent sur le territoire. L’amélioration de la balance commerciale passe aussi par les entreprises dites étrangères en France, qui réalisent 20% des emplois français et représentent 30% des exportations. Quand on arrive à attirer des entreprises en France, non seulement elles créent de l’emploi et de la richesse sur le territoire, mais elles participent à nos performances à l’export. Il faut donc dérouler le tapis rouge aux entreprises étrangères. Heureusement, nous assistons en ce moment à un véritable changement de culture en France vis-à-vis de l’entreprise. J’ai bon espoir que nous allons réussir à tirer parti d’un regain d’intérêt incroyable pour la France à l’international.

Justement, la France, troisième délégation mondiale derrière les États-Unis et la Chine, était encore une fois l’une des attractions du CES de Las Vegas avec plus de 365 entreprises exposantes, dont 320 startups. La tech joue-t-elle un rôle particulier dans l’attractivité de la France ?

Le CES permet indéniablement à la France de rayonner à l’international et oui, le succès de nos startups contribue au changement de regard que le monde porte désormais sur notre pays. Au CES, la France arrive à donner d’elle-même une image cohérente, avec une présence unifiée et forte derrière le logo de la French Tech, qui est une formidable réussite pour dynamiser l’ensemble de l’écosystème d’innovation. Certaines startups n’existeront plus dans deux ans, c’est vrai, mais cette présence massive est formidable en termes d’image.

La French Tech a réussi à repositionner la France sur la carte mondiale de l’innovation. C’est une réussite dont il faut s’inspirer dans tous les secteurs, même si le retour en grâce de la France dans le monde est beaucoup plus général que le simple succès de notre high-tech.

Vous parlez de présence unifiée derrière la French Tech, mais la plupart des startups françaises au CES sont venues avec leur délégation régionale. Par conséquent, elles n’étaient pas organisées par thématique, ce qui aurait été davantage cohérent et leur aurait offert plus de visibilité. Cette dispersion brouille le message global…

La plupart des délégations affichent tout de même le logo de la French Tech en plus de celui de la région ou de la CCI. Mais vous avez raison. En général, dans un monde désormais spammé par l’information, on ne peut pas gagner quand on a treize marques régionales qui n’ont aucune référence à la nation France. La tech n’a pas vraiment ce problème, car la French Tech est une marque forte et on remarque surtout à Las Vegas que la France est massivement présente. Mais dans la plupart des autres secteurs, l’absence de cohérence globale pose un vrai problème. Les diverses initiatives doivent être davantage coordonnées.

Il faut donc travailler sur le « nation branding », c’est-à-dire l’image de marque de la France. Il faut s’inspirer de la campagne Great du Royaume-Uni : plus de la moitié a été financée par le privé. L’un de mes objectifs est de convaincre les acteurs du privé, mais aussi les régions et les autres moteurs de l’attractivité du territoire qu’il faut tous nous mettre derrière une bannière unique, qu’on décline secteur par secteur. Creative France peut être ce cri de ralliement global. Si on réussit cela, on pourra tirer profit de ce moment rare dans notre histoire, qui se caractérise par un PIB en croissance, par des Français qui redécouvrent leurs attributs, par un monde demandeur de plus de France et par une Europe qui a plus que jamais besoin d’un couple franco-allemand fort.

 

Vous avez une longue expérience internationale et vous venez de rentrer en France. Comment percevez-vous l’évolution de l’image de la France dans le monde ces dernières années ?

En tant qu’ancien haut dirigeant d’Apple en Europe, Moyen-Orient et Afrique pendant 12 ans, en tant que fondateur d’un fonds d’investissement basé à Londres [C4 Ventures, Ndlr], et en tant expatrié rentré tout récemment en France, j’ai vécu le French bashing et je peux vous dire que la situation aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’il y a ne serait-ce que cinq ans. Les « french fries », les moqueries sur le prétendu protectionnisme économique du pays, les couvertures désastreuses de la presse internationale dont la fameuse « une » de The Economist désignant la France comme l’enfant malade de l’Europe, la polémique sur l’impôt à 75% qui effrayait jusqu’aux conducteurs de taxis californiens… Pendant des années, on a fait tout ce qu’il fallait pour être montrés du doigt et moqués. Mais les réformes économiques de la fin du quinquennat précédent, et l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée, ont transformé la France en « darling » du monde entier. Depuis le 8 mai dernier, la France réussit une séquence internationale fantastique. Le regain d’intérêt est palpable, par exemple auprès des investisseurs chinois. Le rôle d’Emmanuel Macron est déterminant pour incarner ce changement d’image, car il donne confiance. Mais en réalité, le président fait simplement ressortir ce qui était déjà là. Aujourd’hui, et c’est nouveau, le monde remarque ce qu’il y a de positif en France. Il n’y a plus de symbole désastreux comme l’impôt à 75%. Ce que l’on voit au CES, c’est cette France innovante qui gagne. Une France avec un million d’ingénieurs, soit autant que l’Allemagne, mais pour 66 millions d’habitants contre 82 millions outre-Rhin. C’est une France disproportionnellement plus forte et influente que les 0,5% de la population mondiale qu’elle représente. Il faut transmettre cet enthousiasme, c’est aussi ma mission. Répéter à nos PME qu’elles ne doivent plus se satisfaire d’un chiffre d’affaires de leader français, ni même européen, mais qu’elles doivent vouloir devenir un leader mondial.

Paris, ville la plus bétonnée du monde?

Paris, ville la plus bétonnée du monde?

 

Avec Hidalgo, c’est un peu comme avec Macron : il y a les discours et il y a les actes. Hidalgo et Macron n’en finissent  pas d’organiser des sommets internationaux sur à peu près tous les sujets notamment sur la question de l’environnement.  Macron par exemple a réuni cette année un sommet sur le climat (qui fait suite à l’accord de la cop 21), un sommet qui sera annuel. Dans le même temps on apprend que pour 2017 la France a encore dépassé son objectif d’émissions polluantes notamment pour le carbone. De la même manière, Hidalgo réunit les grandes villes internationales militant aussi pour des villes plus propres. En fait,  il apparaît que Paris est une des vues les villes les plus bétonnées du monde. Une vraie contradiction entre les discours et la mode de l’hyper concentration urbaine que va encore renforcer le Grand Paris Ce ne sont pas quelques toits végétalisés qui vont changer la situation. D’après un rapport établi par une équipe de chercheurs d’un laboratoire du MIT (Massachusets Institute of Technology), le Senseable City Lab, Paris est la ville la plus bétonnée au monde. Selon classement, qui exclut Chine et Inde,  l’indice de verdure parisien ressort donc à 8,8%. La championne du monde des espaces verts? Singapour, où ses habitants ont quasiment un tiers de leur panorama occupé par du vert avec un indice de verdure de 29,3%. Suivent Sydney et Vancouver (25,9%) ou encore Johannesbourg (23,6%), Francfort (21,5%), Genève (21,4%) et Amsterdam (20,6%). Parmi les plus faibles taux, on peut citer New York (13,5%), Sao Paulo (11,7%) et Kobe (9,4%).

Inégalités : en hausse croissante dans le monde

Inégalités : en hausse croissante dans le monde

Partout les inégalités ne cessent de croître depuis une cinquantaine d’années. Certes le niveau de vie s’élève partout mais la répartition des richesses est de plus en plus inégalitaire. On s’oriente de plus en plus vers un monde constitué de smicards (ou un peu mieux avec par exemple en France un salaire moyen de 1730 euros) d’un côté et de l’autre une caste de milliardaires. Ce que révèle un  rapport collectif, alimenté par les travaux d‘une centaine de chercheurs à travers le monde. Ces inégalités sont encore plus criantes dans les pays en développement où une très petite minorité s’approprie avec la complicité des états la grande partie de la richesse tandis que le salaire moyen des plus pauvres se situe dans des fourchettes de 100 à 300 € par mois. Des inégalités existent aussi en Europe mais dans de moindres proportions compte tenu de la régulation économique et sociale et des plus grandes difficultés à piller les ressources des Etats. Les écarts de revenus sont aussi à corréler aux niveaux démocratiques. De ce point de vue,  dans les Etats de quasi dictature comme en Chine, en Russie ou en Iran le détournement de richesse et d’autant plus facile. Ce qui ne signifie pas pour autant qu’il n’y ait quand même l’émergence d’une classe moyenne. À noter aussi des écarts de revenus de plus en plus important aux  États-Unis en raison en particulier de l’indigence de la régulation économique et sociale (par exemple en matière d’accès à la santé ou de retraite).  Entre 1980 et 2016, à l’échelle mondiale, les 1% les plus riches ont capté 27% de la croissance totale des revenus, alors que les 50% les plus pauvres de la population mondiale n‘ont absorbé que 12% des richesses créées, soit la moitié. “Nos données montrent que la tendance inégalitaire des trente dernières années a pris des proportions excessives et néfastes”, expliquent les deux chercheurs français dans un entretien publié dans Le Monde. Le creusement des inégalités s‘est effectué à des rythmes très différents selon les pays – y compris pour des pays présentant des niveaux de développement comparables – ce qui souligne selon eux l‘importance des politiques nationales dans cette évolution. Cette tendance s‘est manifestée de façon particulièrement marquée aux Etats-Unis, où la part des revenus perçue par les 1% les plus riches est passée de 22% en 1980 à 39% en 2014. La progression des inégalités a également été importante en Russie et en Chine dans le sillage de la transition de leurs économies vers un modèle plus capitaliste, ont constaté les auteurs de cette étude. Entre 1995 et 2015, la part des richesses nationales allant aux 1% les plus aisés a doublé entre dans ces deux pays, passant de 15% à 30% en Chine et de 22% à 43% en Russie. La progression des inégalités s‘est avérée plus modérée en Europe, région la moins inégalitaire, où les 10% les plus aisés concentraient 37% de la richesse nationale en 2016. D’une façon générale ce ne sont pas les plus inégalités qui sont en cause dans leur principe mais leur écart.  Les auteurs se déclarent convaincus que “si l‘aggravation des inégalités n‘est pas correctement suivie et prise en compte, elle pourrait conduire à toutes sortes de catastrophes politiques, économiques et sociales”.

Mondial 2018 : la France déjà champion du monde !!!

Mondial 2018 : la France déjà champion du monde !!!

 

À l’annonce des premiers matchs de l’équipe de France pour la coupe du monde en Russie, c’est déjà l’enthousiasme pour ne pas dire l’hystérie dans certains médias. Les médias qui prévoient déjà que la France sera championne du monde. Il y a pourtant du chemin à parcourir de la coupe aux lèvres. Mais on le sait la France est particulièrement manichéenne concernant ces sportifs, un jour elle s’enflamme, un jour elle condamne. Or dans le sport, et dans le foot en particulier, beaucoup d’éléments aléatoires sont à prendre en compte et aucune équipe n’a gagné d’avance pas plus qu’elle n’a perdu. On l’a vu par exemple dans le championnat national lorsque Strasbourg a battu le Paris-Saint-Germain alors que Strasbourg a passé l’essentiel de la partie recroquevillée près de ses buts. Rien n’est donc gagné d’avance pour l’équipe de France il faudra d’abord l’emporter lors des poules éliminatoires puis franchir les huitièmes, les quarts, les demis et la finale. À s’enflammer un peu trop vite au risque comme d’habitude que nos joueurs prennent la grosse tête. Ce n’est certainement pas un service à rendre à nos représentants lors de cette coupe du monde Avec le Pérou, le Danemark et l’Australie. Vendredi 1er décembre, l’équipe de France de football a eu de la chance lors du tirage au sort du premier tour de la Coupe du monde 2018, en tombant sur des adversaires à sa portée. La preuve : ces trois équipes ont toutes dû passer par les barrages pour se qualifier pourtant rien n’est joué d’avance. . Le  groupe de la France  n’est pas forcément le plus faible. Si on classe les 32 équipes qualifiées de la meilleure à la moins bonne (selon le classement établi par la Fifa), les trois adversaires de la France sont plutôt en milieu de peloton, et trois des sept autres groupes se composent d’équipes moins bien classées. Didier Deschamps et ses hommes n’ont donc pas forcément hérité du plus faible.   En utilisant la même méthode, on découvre qu’à l’Euro 2016, deux des six groupes auraient été encore plus abordables que celui de la France. Mais la bande de Didier Deschamps réussit encore à éviter les grosses équipes en tirant l’Albanie, la Roumanie et (à nouveau) la Suisse. Le reste du parcours de la France sera à l’avenant : elle élimine la modeste Irlande puis l’Islande en quart de finale, qui a sorti à la surprise générale l’Angleterre au tour précédent, et devra attendre les demi-finales, contre l’Allemagne, pour rencontrer une équipe qui lui est supérieure selon le classement Fifa. Pour Moscou il faudra se rappeler des tirages dits simple comme  en 2002 ou en 2010.

Rugby : coupe du monde en 2023 en France

Rugby : coupe du monde en  2023 en France

Un an avant les Jeux Olympiques, la France accueillera la Coupe du monde de rugby. La candidature française a été retenue ce mercredi par les fédérations et confédérations de World Rugby. Fin octobre, le dossier tricolore avait subi un coup dur avec la publication du rapport de recommandation de l‘instance suprême de l‘ovalie, favorable à l‘Afrique du Sud. Ce sera la deuxième fois, après 2007, que la France organisera la Coupe du monde. A l‘automne 2023, neuf villes abriteront la rencontre (Saint-Denis, Marseille, Lyon, Villeneuve d‘Ascq, Bordeaux, Nantes, Toulouse, Nice, Saint-Etienne).

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

Pollution : 9 millions de morts dans le monde par an

 

Dans un article du monde on apprend que l’Agence européenne pour l’environnement estimait que la pollution est responsable de 9 millions de morts dans le monde. La pollution de l’air serait  à l’origine de plus de 500 000 décès prématurés (avant 65 ans) en Europe par an. Celle publiée vendredi 20 octobre dans la très respectée revue médicale The Lancet porte ce décompte macabre à 6,5 millions à l’échelle de la planète pour la seule année 2015 et à un total estimé à 9 millions en ajoutant les morts liées à la pollution de l’eau et des sols (1,8 million) et en milieu professionnel (0,8 million). Neuf millions, cela représente un décès sur six dans le monde (16 %), relève l’étude qui, pour bien prendre la mesure de la gravité de la situation, note que c’est « trois fois plus que les morts combinées du sida, de la tuberculose et de la malaria ». Ce rapport, le premier du genre à tenter d’évaluer l’impact global de toutes les pollutions au niveau mondial, est issu de la commission « pollution et santé » du Lancet. Il est le résultat d’un projet de deux ans auquel ont contribué plus de quarante experts internationaux spécialisés dans les questions de santé et d’environnement. La plupart (plus de 70 %) des décès attribués à la pollution sont dus à des maladies non transmissibles : pathologies cardiaques, accidents vasculaires cérébraux (AVC), cancers du poumon, broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO), maladies gastro-intestinales ou encore infections parasitaires. Si tous les pays sont touchés, ce sont essentiellement les plus pauvres qui paient le prix fort. Environ 92 % des 9 millions de victimes de la pollution se trouvent dans des pays à bas et moyen revenus (où le revenu national brut est inférieur à 12 235 dollars par habitant et par an, selon la classification de la Banque mondiale). Et l’étude précise que dans les pays où l’industrialisation se fait à marche forcée (IndePakistanChineBangladeshMadagascar et Kenya), la pollution peut être responsable de plus d’un quart de tous les décès. Quel que soit le niveau de développement des pays, les effets de la pollution affectent de façon « disproportionnée » les populations les plus pauvres et marginalisées. Les auteurs pointent ainsi une « injustice environnementale » dont sont aussi bien victimes la communauté rom parquée dans un camp de réfugiés sur le site contaminé d’une ancienne mine au Kosovo que les habitants d’un quartier défavorisé de New York exposés aux émissions de gaz de plusieurs dépôts de bus. Au-delà du coût humain, la commission « pollution et santé » du Lancet a également tenté d’évaluer le coût économique. Là aussi, les pays les plus pauvres sont ceux qui paient la plus lourde facture. Ainsi, dans les pays en voie de développement, le rapport estime que les maladies et les décès liés à la pollution représentent en termes de perte de productivité 1,3 % du produit intérieur brut, contre 0,5 % pour les pays industrialisés. Ce pourcentage passe à 8,3 % (contre 4,5 % pour les pays les plus développés) si on prend en compte les dépenses de santé pour un coût total de l’ordre de 4,6 milliards de dollars (3,9 milliards d’euros) par an pour l’économie mondiale, soit 6,2 % de la croissance mondiale. Ce tableau, déjà bien noir, pourrait être encore plus sombre. Les auteurs estiment que leur bilan « sous-estime » la réalité en raison des « nombreux nouveaux polluants chimiques qui restent à identifier »« Plus de 140 000 nouveaux produits chimiques et pesticides ont été synthétisés depuis 1950 », rappelle le rapport. Et, parmi les 5 000 substances les plus utilisées, moins d’un quart ont subi des tests de toxicité et d’évaluation avant leur mise sur le marché lors de la dernière décennie et seulement dans un nombre limité de pays riches. « Malgré ses effets de grande ampleur sur la santé, l’économie et l’environnement, la pollution a été négligée dans les politiques internationales de santé, déplore Philip Landrigan, coresponsable de la commission du Lancet et professeur à l’Icahn School of Medicine at Mount Sinai, à New York. Notre but est de sensibiliser à l’échelle mondiale sur l’importance de la pollution et mobiliser la volonté politique pour la combattre. » Le rapport ne se contente pas de donner l’alerte, il formule aussi plusieurs recommandations : intégrer la pollution dans le plan d’action mondial pour la lutte contre les maladies non transmissibles de l’Organisation mondiale de la santé, faire de la prévention en matière de pollution une priorité internationale ou encore développer des systèmes de surveillance des effets de la pollution sur la santé.

D’ici 2021, 500 milliards nombre de bouteilles plastique vendues par an dans le monde

D’ici 2021 500 milliards nombre de bouteilles plastique vendues par an dans le monde

L’eau en bouteille plastique, le produits le plus souvent vendu dans les supermarchés : 500 milliards, c’est le nombre impressionnant plastique qui pourraient être vendues chaque année dans le monde, dès 2021, si rien ne change. Selon  rapport Euromonitor International  Chaque minute dans le monde, ce ne sont pas moins d’un million de bouteilles plastiques qui sont vendues. Un chiffre qui devrait croître de 20% d’ici la fin de la décennie. . En 2016, par exemple, le nombre de bouteilles en plastique vendues dans le monde s’élevait à 480 milliards. Dix ans plus tôt, leur nombre était de 300 milliards. Pour les spécialistes, cette offre, qui équivaut à la production 20.000 unités toutes les secondes dans le monde, est portée essentiellement par les bouteilles d’eau et l’élargissement du mode de consommation « à emporter » occidental à la région Asie Pacifique. Rien qu’en Chine, entre 2015 et 2016, le nombre de bouteilles d’eau vendues a augmenté de 5,4 milliards, passant de 68,4 milliards à 73,8 milliards.=  Une consommation de plastique d’autant plus alarmante qu’une part très minime de ces bouteilles finissent par être recyclées. La très vaste majorité échoue dans les océans du monde ou dans des décharges, souvent à ciel ouvert. Ainsi, « moins de 7% des bouteilles en plastique achetées en 2016 ont été collectées et transformée en de nouvelles bouteilles », indique le rapport. Par ailleurs, les auteurs estiment qu’entre 5 millions et 13 millions de tonnes de plastique se déversent chaque année dans les océans. La part concernant les seules bouteilles n’est toutefois pas précisée. Il n’empêche, selon la Fondation Ellen MacArthur, d’ici 2050, il y aura plus de plastique que de poissons dans les mers du monde. Pourtant il seraiat plus simple et pas plus dangereux d’utiliser l’eau du robinet. .ce que recommandent  les supermarchés Biocoop ont annoncé ce jeudi 23 mars arrêter la vente d’eau plate en bouteille plastique. Même si les bouteilles sont en majeure partie recyclables, « l’eau embouteillée fait appel à une industrie plastique dommageable pour l’environnement, explique le PDG, et elle nécessite un transport par camion, donc des dépenses en énergies fossiles, véritables poisons pour l’écologie  »Nous annonçons cet arrêt en mars, mais cela fait plusieurs mois qu’il est effectif », précise Claude Gruffat. « Certains sociétaires ont commencé dès 2009 à renoncer à l’eau plate en bouteille, rappelle le PDG, ils sont très militants. Aujourd’hui, plus aucun Biocoop n’en commercialise. » Cette décision est d’autant plus militante qu’elle fait prendre un risque aux magasins. « L’eau en bouteille plastique est le produit le plus vendu en magasin, que ce soit chez nous ou ailleurs, précise Claude Gruffat. On n’aurait jamais pu faire voter ça à des commerçants qui ne sont pas dans cet état d’esprit, soucieux de l’environnement. »  »Le chiffre d’affaire médian d’un magasin se situe autour de 1,5 à 1,6 million d’euros par an, explique le PDG. L’arrêt de l’eau en bouteille va nous coûter 1 à 1,5% de notre chiffre d’affaires. Biocoop est la première enseigne à sauter le pas. Elle espère que d’autres passeront par cette prise de conscience environnementale. La marque totalise 431 magasins en France, uniquement, dont 52 ouvertures en 2016, emploie 4500 salariés et a réalisé un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros sur l’année passée. Biocoop préconise de se rabattre sur l’eau du robinet, quitte à utiliser des systèmes de filtration. Mais Claude Gruffat va plus loin et recommande que les zones de captage de l’eau, qui s’écoule ensuite dans nos robinets, soient obligatoirement en agriculture biologique. Ceci, afin d’éviter la pollution aux pesticides et aux nitrates. D’ailleurs, la plupart des distributeurs d’eau en bouteille s’approvisionnent dans des sources près desquelles l’épandage de pesticides agricoles est interdit.

Fiscalité ménages : La France reste championne du monde. (OCDE)

Fiscalité ménages : La France reste championne du monde. (OCDE)

La France détient toujours de tristes records qui expliquent en grande partie la faiblesse de la croissance et le niveau du chômage. Le premier élément concerne la fiscalité qui pèse sur les entreprises et plombe la compétitivité. Le second record concerne la fiscalité qui pèse sur les ménages, une fiscalité qui plombe le pouvoir d’achat donc la consommation, la croissance et l’emploi. C’est deux facteurs explicatifs avec d’autres permettent  de comprendre pourquoi le pays est englué depuis si longtemps dans la croissance molle. Bref le contraire d’un modèle vertueux. Pour schématiser pour les entreprises comme pour les ménages la fiscalité est supérieure d’au moins 10points à celle des pays comparables. Le pire c’est que malgré le poids de ces prélèvements obligatoires la France affiche aussi un déficit public record. D’après l’OCDE, le taux effectif d’imposition reste bien supérieur à ces moyennes de l’Ocde quelle que soit la composition du foyer fiscal, malgré une baisse limitée de la taxation des salaires l’an dernier. Pour un célibataire sans enfant, son taux d’imposition total s’élève à 48,1 % du coût du travail évalué en parité de pouvoir d’achat à 65.294 dollars. C’est bien au dessus de la moyenne constatée dans les pays de l’OCDE, évaluée à 36 %. Pour un couple avec deux enfants et dont seul un des conjoints travaille, le taux d’imposition global s’élève encore à 40 % (première place) pour un moyenne de 26,6  % dans les pays membres de l’Organisation. D’une manière globale, ce que l’OCDE définit comme le coin fiscal a baissé dans ses pays membres l’an dernier. Il s’est inscrit, en moyenne, à 36 % (- 0,07 point de pourcentage) l’an dernier pour un célibataire sans enfant gagnant le salaire moyen d’ouvrier moyen (voir tableau ci-dessous). Pour un couple avec deux enfants et dont un seul des conjoint travail, il est resté stable à 26,6%. Pour les entreprises, la situation est très handicapante du côté des cotisations sociales payées par les employeurs malgré les mesures prises par le gouvernement – la baisse des cotisations patronales de sécurité sociale- qui a abouti à réduire de 0,7 point de pourcentage leur poids. Sur ce plan, la France avec un taux de 26,8 % est championne du monde devant l’Italie (24,2), la Suède (23,9%), l’Espagne (23%) et l’Autriche (22,4%).

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol