Archive pour le Tag 'monde'

2 millions de Chinois payés pour intoxiquer- via Internet- le monde

2 millions de Chinois payés pour intoxiquer via Internet le monde

 

l’Institut de recherche stratégique de l’École militaire (Irsem) dévoile la stratégie que Pékin met en œuvre pour étendre ses réseaux et pousser ses pions. ( l’Opinion, extrait)

Tous les moyens sont bons pour la Chine pour renforcer son influence. Il y a bien sûr le plus évident : les diasporas, diplomates, universités, la culture (le cinéma notamment), les think tanks.

Mais Pékin a d’autres atouts, comme « l’armée des 50 cents ». Du nom d’individus anonymes payés pour propager des informations. D’après le travail de l’Irsem, deux millions de Chinois seraient payés à temps plein pour effectuer ce travail de propagande insidieuse. Le PCC ne s’arrête pas là, enrôlant à temps partiel, à la demande, près de 20 millions de concitoyens pour ses tactiques sur les réseaux sociaux. Créant ainsi de faux mouvements d’opinion. Des « fermes de contenus » ont même été mises en place en Malaisie.

Covid Monde : : moyenne des cas en baisse

Covid Monde :  : moyenne des cas en baisse

Des cas hebdomadaires ont baissé de façon substantielle pour la première fois en plus de deux mois, rapporte l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Toutes les régions ont signalé une baisse du nombre de nouveaux cas par rapport à la semaine précédente, selon l’OMS. Le nombre de décès dans le monde a également baissé, avec un peu plus de 62.000 nouveaux morts.

Seule la région Afrique a signalé une augmentation du nombre de décès hebdomadaires (+7 %), tandis que la région Asie du Sud-Est a signalé la plus forte baisse (20 %). Le nombre cumulé de cas signalés dans le monde dépasse désormais 224 millions et le nombre cumulé de décès est d’un peu plus de 4,6 millions.

Covid monde : toujours en hausse

Covid monde : toujours en hausse

La dynamique de croissance de la pandémie semble un peu se tasser mais les contaminations augmentent encore. Avec 656.800 contaminations enregistrées quotidiennement dans le monde cette semaine, l’indicateur a légèrement augmenté (+2% par rapport à la semaine précédente), selon un bilan de l’AFP arrêté à jeudi. La situation continue de se détériorer nettement dans la zone États-Unis/Canada (+12%) et en Océanie (+20%), tandis que les nouvelles contaminations ne sont qu’en faible augmentation en Europe (+4%), stables en Afrique, presque stables en Asie (-1%) et en baisse au Moyen-Orient (-7%).

La montée des mafias dans le monde

La montée des mafias dans le monde

un papier du Monde souligne le danger de la montée des mafias un peu partout dans le monde et la collusion parfois avec les Etats.

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Editorial du « Monde ».

 

Né de l’expansion de la démocratie et du capitalisme, le phénomène des mafias ne cesse, à l’heure de la mondialisation, de se renforcer. Menace majeure pour la sécurité collective, le crime organisé transnational est devenu une puissance à part entière. Portées par leurs activités criminelles, dont la principale reste le commerce des drogues, les organisations mafieuses investissent chaque année davantage le champ des économies légales. Et les Etats, comme notre série « Géopolitique des mafias » l’a illustré chaque samedi de l’été, entretiennent tout autant le phénomène qu’ils le combattent.

Au Mexique, la force de frappe financière d’une quinzaine de cartels de la drogue est utilisée pour façonner le champ politique. Les criminels mexicains ont à leur disposition des moyens colossaux. Presque aucune élection n’échappe à leur influence. L’Etat est infiltré. Dans certaines régions, on peut même parler de cogouvernance entre l’Etat et les cartels.

Dans les Balkans, les criminels albanais, serbes ou monténégrins sont passés en trois décennies, depuis la chute du communisme, du rang de simples voyous à celui d’acteurs-clés du crime organisé international. Le problème, là aussi, est la relation étroite avec l’Etat. En Serbie et au Monténégro, les opérations criminelles sont orchestrées, avec la complicité des services secrets, en lien avec les pouvoirs politiques.

Ce type de relation fusionnelle entre l’Etat et la mafia se retrouve dans d’autres pays, où un système totalitaire, notamment communiste, a dominé jusqu’à récemment. C’est le cas en Russie et dans d’autres pays de l’espace ex-soviétique, où l’influence des Vory v zakone (Voleurs dans la loi) ne cesse de se renforcer. Nées dans les goulags, les organisations criminelles ont depuis longtemps étendu leurs ailes bien au-delà de leur berceau caucasien pour aller conquérir le monde.

A Hongkong, où c’est au contraire la démocratie qui a reculé depuis que le territoire est revenu dans le giron de Pékin, les triades opèrent aussi en lien avec le gouvernement chinois. Partie intégrante de la société hongkongaise, les mafias s’adaptent, depuis l’époque coloniale, aux changements de régime et prospèrent.

En Italie, mère patrie de la mafia au sens littéral du terme, cela fait longtemps que les criminels sont partis à la conquête du monde. Après l’Europe, les Etats-Unis et l’Amérique du Sud, ils ambitionnent aujourd’hui d’étendre leurs ramifications en Asie et en Afrique. La ’Ndrangheta calabraise, désormais la plus puissante des mafias italiennes, est estimée comme étant la plus dangereuse structure de crime organisé au monde.

Portées par l’internationalisation des échanges, les mafias investissent chaque jour davantage les économies légales. La création des monnaies virtuelles contribue également au blanchissement de l’argent du crime, certaines organisations favorisant désormais le bitcoin plutôt que le cash. Et, comme l’illustre le dernier épisode de notre série, la monnaie virtuelle est dorénavant aussi à l’origine d’un nouveau type de criminalité, qu’on ne peut pas assimiler à une mafia mais qui ébranle lui aussi les économies : l’extorsion de fonds à l’échelle planétaire.

Comme le notent depuis longtemps l’écrivain italien Roberto Saviano ou, cette semaine, dans une tribune envoyée au Monde l’opposant russe Alexeï Navalny, il est temps que les Etats réagissent vigoureusement, au niveau international, au développement de la corruption et à l’emprise du crime organisé.

 

Afghanistan : un fiasco pour le monde, France comprise

Afghanistan : un fiasco pour le monde, France comprise

Frédéric Charillon, Université Clermont Auvergne revient sur le fiasco et les responsabilités occidentales,  France comprise.

Tribune

 

 

Le président Emmanuel Macron a souhaité réagir aux événements de Kaboul par une brève allocution télévisée le 16 août à 20h, comme il l’avait déjà fait sur quelques sujets internationaux (par exemple après l’attaque du Capitole à Washington par les partisans de Donald Trump le 6 janvier 2021).

Après l’explosion de Beyrouth l’année dernière (4 août 2020), c’est la deuxième intervention estivale forte pour le locataire de l’Élysée. L’accent a été mis sur les préoccupations les plus immédiates, et sur les mesures à prendre rapidement : au matin du 17 août 2021, un Airbus A400M français et des forces spéciales arrivaient à Kaboul pour assurer des évacuations.

Mais au-delà de l’urgence, comme l’a laissé entendre – pour l’instant à demi-mot – l’allocution présidentielle, une réflexion plus profonde s’impose. D’abord, sur les leçons atlantiques à tirer de la défaite afghane. Ensuite, dans une perspective stratégique plus globale encore, sur notre rapport à la guerre, à l’intervention militaire, à notre action extérieure.

La priorité immédiate va bien entendu à la protection des ressortissants français, étendue par Emmanuel Macron à celle des Afghans qui ont travaillé pour la France. Les scènes de chaos retransmises ces dernières heures mettent la logistique à rude épreuve, font craindre pour la sécurité de tous, et placent l’ambassade de France (transférée à l’aéroport) dans l’état de tension que l’on imagine.

Autre impératif : ne pas laisser l’Afghanistan redevenir (comme avant septembre 2001) un sanctuaire à partir duquel des opérations terroristes pourraient se préparer, ou des groupes violents, s’entraîner. Sur ce point, naturellement, rien ne permet d’obtenir la moindre garantie. Les talibans n’ont pas nécessairement intérêt à prendre de front la puissance américaine, qui depuis vingt ans n’a pas faibli, et s’est même étoffée de techniques de frappe à distance plus sophistiquées, notamment du fait de l’usage de drones. Ils chercheront pour l’heure à rassurer, évidemment à durer, et peut-être à développer une expérience de pouvoir religieux moins autarcique qu’il y a deux décennies. Mais avec le temps, et compte tenu des divergences possibles entre différents clans, tout peut arriver, sans que la France, seule, y puisse grand-chose.

Enfin, l’anticipation d’une possible poussée migratoire a été mentionnée. Les scènes de panique montrent qu’un exil afghan ira bien au-delà des fuites des cerveaux. Des flux sont attendus, avec les multiples manipulations interétatiques qui accompagnent généralement ces phénomènes. Après l’épisode syrien de 2015, et les difficultés rencontrées par Angela Merkel dans son approche à la fois humaniste et rationnelle de cette crise migratoire, nous savons que, en la matière, la marge de manœuvre des dirigeants occidentaux est étroite.

Le dossier afghan pose une fois de plus la question de la vocation de l’Alliance atlantique.

Quelques minutes après l’allocution d’Emmanuel Macron, Joe Biden s’est exprimé. Un discours dur, attribuant la responsabilité de la situation à un gouvernement et à une armée d’Afghanistan incapables de faire face aux talibans malgré deux décennies de copieuses aides américaines. Un discours déterminé à sortir l’Amérique de guerres jugées désormais inutiles. Un discours à la fois franc et cynique, renonçant à faire le bonheur des autres malgré eux, ou contre le cours des événements. Un discours explicable du point de vue de l’opinion américaine, et logique au regard du recentrage diplomatico-militaire de Washington sur l’Asie-Pacifique et sur sa compétition avec Pékin. Mais un discours inquiétant aux yeux des opinions alliées, submergées d’images, de nouvelles ou de rumeurs dramatiques venues d’Afghanistan.

Au vu de leur départ précipité d’Afghanistan et de l’abandon de leurs anciens alliés locaux qui leur est reproché, les États-Unis peuvent-ils encore prétendre que les garanties de sécurité qu’ils fournissent sont solides et que leur parole est fiable ?

Cette question s’était déjà posée avec acuité sous Obama, lorsque celui-ci refusa de s’engager en Syrie comme le souhaitait la France, puis regretta publiquement d’avoir suivi Paris en Libye. Sous Donald Trump, l’abandon des forces kurdes qui avaient aidé à combattre l’État islamique, et le feu vert donné par Washington à la Turquie pour les pourchasser, avaient également posé la question de la confiance à investir dans la parole d’une Amérique qui se réserve le droit de changer de priorités.

Or Biden a été clair : plus question de se disperser en Afghanistan à l’heure où la Chine menace. Quid, alors, de l’Ukraine, du Sahel ou du Proche-Orient ? En Asie, Pékin surfe sur cette aubaine, et avertit Taipei : que ferez-vous le jour où l’Amérique vous lâchera, vous aussi ? Argument fallacieux dans la mesure où il n’existait pas de traité d’alliance entre les États-Unis et la population afghane, ni d’ailleurs, à l’époque, syrienne. Il existe en revanche des traités ou des garanties actées ailleurs, que Washington aura à cœur d’honorer, pour sa crédibilité stratégique. Mais psychologiquement, l’argument a de quoi ébranler.

Ailleurs au sein de l’OTAN, on scrutera les nuances exprimées entre alliés, et surtout la posture turque. Au-delà, il sera intéressant de suivre l’attitude saoudienne ou émiratie, sans parler bien sûr du Pakistan. Et que fera l’Inde ? La chute de Kaboul peut générer une redistribution des loyautés dans les jeux d’alliances que l’Amérique tente de mettre en œuvre contre son nouveau peer competitor.

Mais la dureté du discours du 46e président des États-Unis pose une autre question encore : celle de l’engagement extérieur des démocraties pour la stabilité d’une région ou la reconstruction d’un État.

Le fiasco afghan (retour au pouvoir quasi immédiat de ceux-là mêmes que l’on a voulu chasser vingt ans et quelques trillions de dollars plus tôt) signe la fin d’une époque : celle, ouverte par la fin de la guerre froide puis poussée à l’absurde par l’administration néoconservatrice de George W. Bush dans les années 2000, où l’Occident espérait remodeler des sociétés, refaire les cartes du monde, superviser l’instauration des bons régimes politiques chez les autres.

Les multiples partenariats – aux tonalités souvent paternalistes, et soumis à des conditions vexantes – avec la nouvelle Russie ont favorisé un sentiment d’humiliation exploité ensuite par Vladimir Poutine. Après des années d’engagement de la Chine dans le circuit commercial international, Xi Jinping renforce le dogme marxiste-léniniste et exploite l’ouverture commerciale tout en refermant le jeu politique. Les contrôles sourcilleux et parfois arrogants de l’Union européenne pour vérifier que la Turquie avançait correctement sur la voie tracée pour elle afin d’être digne de voir sa candidature examinée avec bienveillance (ce qu’elle ne fut jamais réellement), ont préparé le terrain à la rhétorique de rupture de Recep Tayyip Erdoğan. Passons sur le bilan du « regime change » : Irak, Libye, soutien aux printemps arabes… autant d’échecs patents. Il ne s’agit pas de faire le procès de processus politiques parfois bien intentionnés, parfois intéressés, parfois naïfs, parfois plus sérieusement pensés. Mais de constater leur échec.

L’espoir de l’émergence d’une nouvelle donne politique après une intervention extérieure coûteuse et nécessitant un maintien durable sur le terrain s’est évanoui. Le fire power (puissance de feu) reste de mise, le staying power (capacité à rester sur place) est hors de portée. Tout comme, en son temps, le retrait impérial britannique a rapidement condamné la présence coloniale française, l’aggiornamento américain pourrait condamner la logique d’expédition longue. La France ne peut esquiver cette donne dans sa politique sahélienne. Mais d’autres feraient bien d’y réfléchir aussi, comme la Russie en Syrie. Comme il y eut une doctrine Clinton après la Somalie (définition très restrictive des conditions d’intervention américaine à l’étranger), une doctrine Biden pourrait faire date après l’Afghanistan.

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(*) Par Frédéric Charillon, professeur de science politique, Université Clermont Auvergne (UCA).

Afghanistan : défaite du monde occidental

Afghanistan :  défaite du monde occidental

 

Josep Borrell, Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a reconnu mercredi sur RNE que l’Occident a échoué en Afghanistan. « Ce qui s’est passé en Afghanistan est une défaite pour le monde occidental et nous devons la regarder en face et avoir le courage de la reconnaître », a-t-il déclaré.

« Nous devons examiner les causes et les conséquences, ce qui, d’un point de vue géopolitique, sera très important, car c’est l’événement politique le plus important depuis l’annexion de la Crimée par la Russie et il aura des répercussions dans le monde », a-t-il ajouté.

Selon M. Borrell, « nous devons accepter et assumer qu’après 20 ans de guerre, les choses ne se sont pas bien passées. Pour ceux d’entre nous qui défendent les valeurs démocratiques et les droits de l’homme dans le monde, ces images doivent nous obliger à réfléchir à la manière dont nous pouvons faire mieux ».

Le représentant de l’UE a assuré qu’à l’heure actuelle, tous leurs efforts sont concentrés sur le retrait d’Afghanistan de ceux qui ont collaboré avec les Européens et qui sont en danger. Cela n’exclut pas, dit-il, qu’ils réfléchissent aussi à la manière d’aider les milliers de personnes qui veulent quitter le pays.

M. Borrell a répété qu’il est inévitable de parler aux talibans, puisqu’ils contrôlent le pays, comme il l’a déclaré mardi. « Certains ont été choqués, mais bien sûr nous devons leur parler (…) Par exemple, nous ne pouvons pas ouvrir une route de sécurité pour aller à l’aéroport si nous ne parlons pas à celui qui a pris le contrôle de Kaboul. »

M. Borrell a expliqué qu’il s’est entretenu mardi avec le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, de la situation à l’aéroport Hamid Karzai de la capitale afghane, seule voie de sortie du pays et d’où les rapatriements ont lieu malgré le chaos des premières heures. « Nous avons le chef de la délégation qui est à l’aéroport, avec le chef de la sécurité. Il y a des troupes françaises, beaucoup de soldats américains. (…) Il y a des vols qui commencent à fonctionner, des vols militaires en provenance des pays de l’UE ».

M. Borrell a prévenu que l’Europe devait se préparer à une éventuelle vague d’Afghans fuyant leur pays, qu’il a tenu à appeler « exilés ». Toutefois, il estime que c’est la préoccupation « d’après-demain, la préoccupation actuelle est que l’aéroport de Kaboul soit opérationnel ».

« Ces derniers mois, on a constaté une présence croissante d’Afghans parmi les personnes exilées d’Iran et d’Irak vers l’Europe via la Méditerranée orientale. Il est à craindre que beaucoup d’autres ne veuillent partir, ce qui signifie que nous devons travailler avec les pays de transit. Nous devons éviter la crise humanitaire que cela pourrait représenter, nous devons travailler avec les pays voisins, dont certains ne sont pas ceux avec lesquels nous avons des relations fluides et positives », a-t-il expliqué.

 

Covid monde : Plus de 4,3 millions de morts « officiels »

  • Covid monde : Plus de 4,3 millions de morts « officiels »

Au  moins 4.370.427 morts « officiels » dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP. Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 622.321 décès, devant le Brésil (569.492 morts) et l’Inde (432.079 morts). Parmi les pays les plus durement touchés, le Pérou est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est calculé à partir des chiffres officiels.

Climat juillet : record historique de chaleur dans le monde

Climat juillet  : record historique de chaleur dans le monde

Record historique de chaleur dans le monde en juillet 2021 d’après l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Conséquence immédiate et visible, la multiplication un peu partout d’immenses incendies par exemple en Grèce, au Maghreb ou aux États-Unis. Sans parler évidemment des autres effets environnementaux et sociaux.

 

«Ici, la première place est la pire», a déclaré dans un communiqué le chef de NOAA, Rick Spinrad. «Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré.» «Ce nouveau record s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe», a-t-il ajouté.

La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016 (qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020). Les relevés ont commencé il y a 142 ans, a précisé NOAA.

. Ces événements se produisent alors que la hausse de la température à l’échelle de la planète n’est «que» de 1,1°C par rapport à la période pré-industrielle. En 2015, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, à +1,5°C de préférence.

Reprise économique après Covid : très contrastée dans le monde

Reprise économique après Covid : très contrastée dans le monde

 

Le directeur de la recherche de Natixis, Jean-François Robin, confirme, dans une tribune au « Monde », que l’épidémie de Covid-19 est un redoutable accélérateur des inégalités entre pays développés et émergents.

 

Tribune.

 

 La reprise sera inégale, comme viennent de le confirmer les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui révise à la hausse la croissance des pays développés et réduit d’autant celle des émergents. L’écart entre les Etats bénéficiant d’une politique de vaccination efficace et les autres va se creuser inéluctablement. Et les « gagnants » de la première vague, comme le Vietnam ou l’Australie, sont désormais à la traîne et n’ont d’autre choix que de refermer leurs frontières faute de vaccination suffisante. L’Asie, première à être entrée dans la crise sanitaire, pourrait finalement être la dernière à en sortir (à l’exception notable de la Chine, avec 1,5 milliard de personnes vaccinées), alors que l’Europe, lente à se mettre en ordre de marche, a rattrapé les Etats-Unis pour atteindre les 70 % de primo-vaccinés.

 

La reprise sera ainsi plus forte dans les pays vaccinés, à même de rouvrir sans mettre en danger leur système de santé. La France devrait connaître une croissance de 5,5 % quand la Thaïlande devrait se rapprocher de 1 %. Les pays développés vont retrouver leur niveau de produit intérieur brut (PIB) beaucoup plus vite que les émergents (en moyenne deux ans, soit un temps très court pour les premiers par rapport à la crise de 2008 – cinq ans), alors que, parmi les seconds, seuls 40 % y parviendront.

La pauvreté a fortement augmenté, on estime désormais que 125 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 dollar par jour ; et la malnutrition est passée de 135 millions de personnes touchées en 2019 à 165 millions en 2020, selon la Banque mondiale.

La croissance potentielle, et donc le futur, sera davantage affectée dans les pays les plus touchés, bien souvent à bas revenus, du fait à la fois d’un moindre soutien budgétaire – les pays riches ont pu mobiliser quasiment quatre fois plus de soutien budgétaire que les émergents et huit fois plus que les plus pauvres –, d’une surmortalité plus élevée, d’un choc sur l’éducation – les dommages à long terme sur le niveau d’éducation seront plus marqués là où les écoles ont été fermées le plus longtemps –, et de la rémanence du choc. Un article de Francesco Bianchi, Giada Bianchi et Dongho Song (The Long Term Impact of the Covid 19, NBER) estime que, avec le chômage, la surmortalité va perdurer pendant les quinze prochaines années aux Etats-Unis et chiffre à 800 000 le nombre de décès associés (suicide, alcoolisme, drogue, etc.).

Juillet : record historique de chaleur dans le monde

Juillet : record historique de chaleur dans le monde

Record historique de chaleur dans le monde en juillet 2021 d’après l’Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Conséquence immédiate et visible, la multiplication un peu partout d’immenses incendies par exemple en Grèce, au Maghreb ou aux États-Unis. Sans parler évidemment des autres effets environnementaux et sociaux.

 

«Ici, la première place est la pire», a déclaré dans un communiqué le chef de NOAA, Rick Spinrad. «Le mois de juillet est généralement le mois le plus chaud de l’année, mais juillet 2021 s’est surpassé, devenant le mois de juillet et le mois tout court le plus chaud jamais enregistré.» «Ce nouveau record s’ajoute à la trajectoire inquiétante et dérangeante sur laquelle le changement climatique a mis le globe», a-t-il ajouté.

La température globale à la surface de la planète a été plus élevée de 0,01°C par rapport au précédent mois de juillet le plus chaud, en 2016 (qui était alors arrivé à égalité avec les mois de 2019 et 2020). Les relevés ont commencé il y a 142 ans, a précisé NOAA.

. Ces événements se produisent alors que la hausse de la température à l’échelle de la planète n’est «que» de 1,1°C par rapport à la période pré-industrielle. En 2015, l’Accord de Paris prévoyait de limiter le réchauffement climatique à un niveau bien inférieur à 2°C, à +1,5°C de préférence.

Reprise économique : très contrastée dans le monde

Reprise économique : très contrastée dans le monde

 

Le directeur de la recherche de Natixis, Jean-François Robin, confirme, dans une tribune au « Monde », que l’épidémie de Covid-19 est un redoutable accélérateur des inégalités entre pays développés et émergents.

 

Tribune.

 

 La reprise sera inégale, comme viennent de le confirmer les dernières prévisions du Fonds monétaire international (FMI), qui révise à la hausse la croissance des pays développés et réduit d’autant celle des émergents. L’écart entre les Etats bénéficiant d’une politique de vaccination efficace et les autres va se creuser inéluctablement. Et les « gagnants » de la première vague, comme le Vietnam ou l’Australie, sont désormais à la traîne et n’ont d’autre choix que de refermer leurs frontières faute de vaccination suffisante. L’Asie, première à être entrée dans la crise sanitaire, pourrait finalement être la dernière à en sortir (à l’exception notable de la Chine, avec 1,5 milliard de personnes vaccinées), alors que l’Europe, lente à se mettre en ordre de marche, a rattrapé les Etats-Unis pour atteindre les 70 % de primo-vaccinés.

 

La reprise sera ainsi plus forte dans les pays vaccinés, à même de rouvrir sans mettre en danger leur système de santé. La France devrait connaître une croissance de 5,5 % quand la Thaïlande devrait se rapprocher de 1 %. Les pays développés vont retrouver leur niveau de produit intérieur brut (PIB) beaucoup plus vite que les émergents (en moyenne deux ans, soit un temps très court pour les premiers par rapport à la crise de 2008 – cinq ans), alors que, parmi les seconds, seuls 40 % y parviendront.

La pauvreté a fortement augmenté, on estime désormais que 125 millions de personnes vivent avec moins de 1,90 dollar par jour ; et la malnutrition est passée de 135 millions de personnes touchées en 2019 à 165 millions en 2020, selon la Banque mondiale.

La croissance potentielle, et donc le futur, sera davantage affectée dans les pays les plus touchés, bien souvent à bas revenus, du fait à la fois d’un moindre soutien budgétaire – les pays riches ont pu mobiliser quasiment quatre fois plus de soutien budgétaire que les émergents et huit fois plus que les plus pauvres –, d’une surmortalité plus élevée, d’un choc sur l’éducation – les dommages à long terme sur le niveau d’éducation seront plus marqués là où les écoles ont été fermées le plus longtemps –, et de la rémanence du choc. Un article de Francesco Bianchi, Giada Bianchi et Dongho Song (The Long Term Impact of the Covid 19, NBER) estime que, avec le chômage, la surmortalité va perdurer pendant les quinze prochaines années aux Etats-Unis et chiffre à 800 000 le nombre de décès associés (suicide, alcoolisme, drogue, etc.).

Covid monde : 4,29 millions de morts

  • Covid  monde : 4,29 millions de morts

La pandémie a fait plus de 4,29 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, sur plus de 202 millions de contaminations confirmées, selon un bilan établi par l’AFP lundi. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de décès (616.829), devant le Brésil (563.151) et l’Inde (428.309). L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.

Covid Monde: 200 millions de cas dans le monde

Covid Monde:  200 millions de cas dans le monde

Plus de 200 millions de cas de Covid-19 ont été recensés dans le monde depuis la découverte du virus en décembre 2019, selon un comptage de l’AFP. En moyenne, plus de 600.000 cas quotidiens ont été détectés dans le monde ces sept derniers jours, soit une hausse de 68% par rapport au plancher atteint mi-juin (360.000 nouveaux cas par jour) principalement imputable à la propagation du variant Delta.

Covid Monde: Plus de 4 millions de morts

Covid Monde: Plus de 4 millions de morts

 

La pandémie a fait au moins 4.128.543 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP. Les États-Unis sont le pays le plus touché avec 609.862 décès, suivis du Brésil (545.604 morts), de l’Inde (418.987), du Mexique (237.207) et du Pérou (195.429). L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui qui est officiellement établi.


Covid monde: Le variant Delta dominant

Covid monde: Le variant Delta dominant

Le variant Delta devrait représenter au moins 75 % des nouveaux cas dans peu de temps d’après l’organisation mondiale de la santé .

Ce variant, qui a d’abord été détecté en Inde, est désormais présent dans 124 pays et territoires, soit 13 de plus que la semaine dernière, contre 180 (six de plus) pour l’Alpha, mis au jour au Royaume-Uni, 130 (sept de plus) pour le Beta, identifié pour la première fois en Afrique du Sud, et 78 (trois de plus) pour le Gamma, apparu au Brésil, a souligné l’OMS.

Parmi les pays où le variant Delta est dès maintenant la cause de plus de 75% des nouveaux cas de cette maladie, on trouve l’Inde, la Chine, la Russie, l’Indonésie, l’Australie, le Bangladesh, le Royaume-Uni, l’Afrique du Sud, l’Australie, le Portugal et Israël.

Covid monde Plus de 4 millions de morts

  • Covid  monde Plus de 4 millions de morts

La pandémie a fait au moins 4.086.242 morts dans le monde depuis que le bureau de l’OMS en Chine a fait état de l’apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles dimanche à 10h.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 608.898 décès, suivis du Brésil (541.266 morts), de l’Inde (413.609), du Mexique (236.240) et du Pérou (195.047).

L’OMS estime, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement recensé.

Climat-GIEC : Le changement affectera tout le monde

Climat-GIEC : Le changement affectera tout le monde

Les conclusions du nouveau rapport du GIEC insistent sur l’incapacité de notre espèce à s’adapter à un changement climatique majeur. Mais, osons le dire clairement : un tel changement, s’il devait advenir, aura dévasté nos sociétés et économies bien plus tôt, écrivent  Julien Pillot (enseignant-chercheur en économie (Inseec Grande Ecole), Philippe Naccache (enseignant-chercheur à l’Inseec Grande Ecole) ( dans les Echos, extraits )

tribune

Prétendre que les pays occidentaux sont mieux armés pour faire face au changement climatique relève d’un strabisme qui pourrait insidieusement nous conduire à minorer l’ampleur de la catastrophe à venir.  Certes, nous connaissons le caractère inégalitaire du changement climatique. Certains territoires subissent un réchauffement plus rapide, et certaines populations sont plus exposées aux conséquences climatiques et économiques. En s’intéressant à la vulnérabilité relative des pays, un institut tel que «Notre Dame Global Adaptation» a ainsi établi une cartographie plutôt « rassurante » pour les pays riches, notamment ceux situés en Europe de l’Ouest.

Or, cette vision occulte largement le caractère systémique de la crise économique et sociale qui suivrait un changement climatique majeur. Pensons déjà à notre dépendance extérieure. Nous aurions tort de considérer que le problème ne réside que dans la désindustrialisation de la France, et qu’il suffirait de réimplanter des capacités de production pour retrouver une certaine « souveraineté ». Car, notre pays resterait dépendant de l’approvisionnement en matières premières dont il est faiblement doté. Or, ces dernières sont sous tension du fait de leur surexploitation et leur raréfaction, se traduit par une inflation déjà palpable et qui ira crescendo dans les années à venir. Et nul stock de sécurité ne pourra amortir le choc engendré par une demande mondiale largement supérieure à l’offre disponible.

Les risques du monde, Edgar Morin (100 ans)

Les risques du monde, Edgar Morin (100 ans)

A 100 ans, , le scientifique et philosophe Edgar Morin évoque les risques du monde dans une interview à France Info.(extrait)

 

 

On fait souvent le parallèle entre la France d’aujourd’hui et celle des années 30, avec cette montée de la violence, et ce repli sur soi. Faites-vous aussi ce parallèle ?

C’est un parallèle que je fais, sur un certain plan. C’était une époque de dangers qui montaient sans cesse et que l’on vivait presque en somnambule, sans nous en rendre compte. Mais le type de danger aujourd’hui n’est pas du tout le même. A l’époque, c’était l’Allemagne envoûtée par Hitler et par une conception de la supériorité aryenne qui projetait de dominer, avec son espace vital, toute l’Europe, et d’esclavagiser le monde slave. C’était la menace de l’Allemagne nazie qui était le danger principal. Aujourd’hui, il y a plus de dangers. Ils sont multiples. Vous avez le danger nucléaire. Vous avez le danger économique, celui de la domination de l’argent un peu partout. Vous avez les crises de la démocratie, comme il y en a eu à l’époque, et qui aujourd’hui sont aussi graves. Donc, il y a des traits semblables, mais aussi des traits très différents. Surtout, il y a l’absence de conscience lucide que l’on marche vers l’abîme. Ce que je dis n’est pas fataliste. Je cite souvent la parole du poète Hölderlin qui dit que « là où croît le péril croît aussi ce qui sauve ». Donc, je pense quand même qu’il y a encore espoir.

Vous qui êtes le chantre du concept philosophique de la pensée complexe. Vous ne trouvez pas qu’il y a parfois des raccourcis qui peuvent être faits, comme par exemple, quand on entend qu’on est en dictature aujourd’hui en France ? Vous n’avez pas l’impression qu’une certaine partie du pays va trop loin, fait des raccourcis ?

« Cette pandémie est une sorte de répétition générale de ce que pourrait être un État, tel qu’il existe déjà en Chine, de la surveillance et de la soumission généralisée. »

 

Nous n’en sommes pas là, mais nous voyons que nous en subissons la menace. Là aussi, c’est à venir. Même à quelques années, ne serait-ce qu’avec cette élection présidentielle, personne ne sait ce qui va se passer. On est dans une incertitude totale.

Vous écrivez d’ailleurs dans une tribune publiée dans le journal Le Monde : « Nous devons comprendre que tout ce qui émancipe techniquement et matériellement peut en même temps asservir ». Vous parlez du premier outil qui est tout de suite devenu une arme. Vous parlez des dangers de la technologie moderne et notamment de la vidéosurveillance, des algorithmes. Ce sont des dangers immédiats ?

C’est un des dangers dans cette société, appelons-la néo-totalitaire, qui pourrait s’installer. Mais il ne faut pas oublier la biosphère qui va aggraver tout ça si la crise climatique continue. Il ne faut pas oublier que les fanatismes se déchaînent un peu partout. Ce qui me frappe beaucoup, c’est que nous sommes à un moment où nous avons, tous les humains, une communauté de destin – et la pandémie en est la preuve, on a tous subi la même chose de la Nouvelle-Zélande à la Chine et à l’Europe. On a subi les mêmes dangers physiques, personnels, sociaux, politiques.

« Nous avons une communauté de destin. Mais on est dans une telle angoisse qu’au lieu de prendre conscience de cette communauté, on se referme sur sa propre identité, ethnique, religieuse, ou nationale. »

 

Moi, je ne suis pas contre la nation, au contraire. Mon idée de Terre patrie, c’est qu’elle englobe les patries et les nations sans les dissoudre. Mais cette conscience n’est pas là. Elle peut venir, elle peut se développer. Mais elle n’est pas là. 

Comment avez-vous vécu, sur le plan intellectuel, le confinement, cette idée de confiner sa population ? Est-ce que pour vous le confinement, c’est la santé qui a primé sur l’économie ? Ou est-ce qu’au contraire, vous retenez qu’on a confiné au détriment des libertés ?

La complexité, c’est de voir l’ambivalence des choses. Je vois très bien une volonté d’une politique sanitaire mais qui, peut-être, n’était pas totalement adéquate à la situation. Le confinement, c’est une chose qui a provoqué aussi bien des réflexions salutaires chez certains que des tragédies chez d’autres. C’est profondément ambivalent. Mais ce que je crois, c’est qu’on n’a pas bien pensé ce virus. On continue à être dans une aventure inconnue et dangereuse et je pense qu’il y a une grande repensée politique et sanitaire à faire aujourd’hui.

Vous avez 100 ans. Forcément, à cet âge-là, on commence à penser à la fin. Axel Kahn, qui nous a quittés mardi 6 juillet, a presque chroniqué la fin de sa vie. Est-ce que vous aussi, vous vous y êtes préparé ? 

Il y a une grande différence avec Axel Kahn, qui se savait atteint d’un cancer fatal. Jusqu’à présent, je n’ai pas d’atteintes, je ne peux pas avoir la même attitude qu’Axel Kahn. Je dispose encore, du moins cérébralement, des forces de vie qui me donnent des envies, des projets, des désirs, des plaisirs. Je vis bien entendu d’une façon beaucoup plus restreinte que dans le passé. Mon audition a faibli. Mes yeux ne lisent plus les choses microscopiques. Mes jambes ne peuvent plus cavaler.

« Moi qui adore la musique, maintenant les sons m’arrivent déformés, j’ai beaucoup de choses qui sont rétrécies. Mais même dans ce rétrécissement, je continue à participer à la vie de la nation et à la vie du monde. »

 

Donc, si vous voulez, je sais que la mort peut arriver d’un moment à l’autre, je sais que je peux m’endormir un soir et ne pas me réveiller. Mais ça, c’est le destin humain.

Axel Kahn s’est beaucoup battu pour la fin de vie dans la dignité. C’est aussi un combat que vous portez ? 

Je comprends très bien ce besoin d’éviter les souffrances les plus atroces à des gens qui se sentent condamnés. Mais les médecins sont devant une contradiction éthique. D’un côté le serment d’Hippocrate, qui leur dit de prolonger la vie au maximum, et de l’autre, une part d’humanité qui leur dit : arrêtons les souffrances de cette pauvre personne. Je suis pour ce point de vue, mais je sais qu’il y a des cas rares où des malheureux dans un coma qui semblait irrémédiable, au bout de quelques années, se réveillent soudain.

Vous diriez qu’il faut changer la loi sur la bioéthique ?

Il faut réfléchir sur les contradictions de la bioéthique. On voit que la génétique permet des manipulations qui peuvent être dangereuses, et en même temps des interventions qui peuvent être très salutaires. Il faut penser que dans ce domaine-là, nous avons affaire souvent à des devoirs contradictoires. Donc, il faut surtout faire une loi selon la complexité des choses, et pas d’une façon simplifiée.

C’est toujours cette ambivalence et la « pensée complexe ». On l’a peut être vue également avec l’affaire Mila, concernant la liberté d’expression cette fois-ci. J’imagine que vous êtes d’accord pour dire qu’il faut défendre la liberté d’expression. 

Ce n’est pas un accord, c’est une cause permanente qu’il faut défendre !

Mais jusqu’où ? Est-ce qu’une lycéenne peut insulter une religion en ligne ? Et est-ce qu’en réponse des personnes peuvent appeler à son meurtre ? Est-ce que la justice a eu raison de condamner les harceleurs de Mila à 4 à 6 mois de prison ?

Je pense que, là aussi, nous avons affaire à une contradiction éthique. Je suis pour la liberté d’expression totale, mais bien entendu, je pense aussi que sur la fameuse histoire des caricatures, non seulement elles pouvaient être considérées comme immondes par des jihadistes, mais pouvaient même offenser des pieux musulmans. Donc, je n’étais pas pour la censure, mais je suis pour que les journalistes aient le sens de la complexité et de la responsabilité. C’est de ça dont il faut tenir compte. C’est aux journalistes de savoir à quel moment éviter quelque chose d’offensant. Un exemple, pour éviter toute comparaison avec des choses actuelles, l’islam ou le christianisme. Quand en Amérique, des Blancs vont dans les forêts sacrées des Indiens, des forêts qui, pour eux, sont plus que sacrées puisque c’est là où il y a leurs ancêtres, je pense qu’il faut condamner ce qui est un sacrilège pour les Indiens. Il faut dans chaque cas réfléchir et ne pas avoir des idées abstraites générales.

On a beaucoup évoqué des choses sombres dans l’actualité ou dans le passé. Est-ce que vous avez une note d’espoir à donner du haut de vos 100 ans ? Est-ce que vous voyez un ciel bleu possible dans l’avenir ? 

D’abord, je sais que rien n’est irrémédiable. Malheureusement, la démocratie n’est pas une chose irréversible, mais une dictature non plus n’est pas irréversible. On a vécu des périodes sombres comme l’Occupation où pendant des années, il n’y avait pas d’espoir, jusqu’à ce qu’arrive le miracle de la défense de Moscou et de l’entrée en guerre des États-Unis. Donc l’improbable arrive dans l’histoire. Des évènements heureux arrivent. Parfois, ils n’ont qu’un sens limité, mais quand même important. Prenez le pape François. C’est le premier pape depuis des siècles qui soit retourné aux principes de l’Évangile et ait pris conscience des périls qui menacent la Terre, de la pauvreté et de la misère humaine. C’était imprévu que ce pape succède à un autre pape qui était si fermé, si réactionnaire.

« L’imprévu peut arriver, en bien ou en mal. Et moi, je compte donc sur l’improbable. L’Histoire n’est jamais écrite d’avance. »

 

Dans le fond, il y a toujours la lutte entre ce qu’on peut appeler les forces d’union, d’association, d’amitié, Eros, et les forces contraires de destruction et de mort, Thanatos. C’est le conflit depuis l’origine de l’univers où les atomes s’associent et où les étoiles se détruisent, se font bouffer par les trous noirs. Vous avez partout l’union et la mort. Vous l’avez dans la nature physique, vous l’avez dans le monde humain. Moi, je dis aux gens, aux jeunes : prenez parti pour les forces positives, les forces d’union, d’association, d’amour, et luttez contre toutes les forces de destruction, de haine et de mépris.

Climat-GIEC : Le changement affectera tout le monde

 

Les conclusions du nouveau rapport du GIEC insistent sur l’incapacité de notre espèce à s’adapter à un changement climatique majeur. Mais, osons le dire clairement : un tel changement, s’il devait advenir, aura dévasté nos sociétés et économies bien plus tôt, écrivent  Julien Pillot (enseignant-chercheur en économie (Inseec Grande Ecole), Philippe Naccache (enseignant-chercheur à l’Inseec Grande Ecole) ( dans les Echos, extraits )

 

Prétendre que les pays occidentaux sont mieux armés pour faire face au changement climatique relève d’un strabisme qui pourrait insidieusement nous conduire à minorer l’ampleur de la catastrophe à venir.  Certes, nous connaissons le caractère inégalitaire du changement climatique. Certains territoires subissent un réchauffement plus rapide, et certaines populations sont plus exposées aux conséquences climatiques et économiques. En s’intéressant à la vulnérabilité relative des pays, un institut tel que «Notre Dame Global Adaptation» a ainsi établi une cartographie plutôt « rassurante » pour les pays riches, notamment ceux situés en Europe de l’Ouest.

Or, cette vision occulte largement le caractère systémique de la crise économique et sociale qui suivrait un changement climatique majeur. Pensons déjà à notre dépendance extérieure. Nous aurions tort de considérer que le problème ne réside que dans la désindustrialisation de la France, et qu’il suffirait de réimplanter des capacités de production pour retrouver une certaine « souveraineté ». Car, notre pays resterait dépendant de l’approvisionnement en matières premières dont il est faiblement doté. Or, ces dernières sont sous tension du fait de leur surexploitation et leur raréfaction, se traduit par une inflation déjà palpable et qui ira crescendo dans les années à venir. Et nul stock de sécurité ne pourra amortir le choc engendré par une demande mondiale largement supérieure à l’offre disponible.

Covid Monde : 4 millions de morts

  • Covid Monde : 4 millions de morts

La pandémie a fait au moins 3.932.561 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mardi à 10h00 GMT. Les États-Unis sont le pays le plus touché avec 604.115 morts. Le Brésil, qui compte 514.092 morts, est suivi par l’Inde (397.637), le Mexique (232.608) et le Pérou (192.163), pays déplorant le plus de morts par rapport à sa population. Proportionnellement sa démographie la France est aussi l’un des pays les plus touchés (plus de 100 000 morts).

Ces chiffres, qui reposent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sont globalement sous-évalués. L’Organisation mondiale de la santé estime que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement calculé.

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