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Le fiasco du marché de l’électricité

Le fiasco du marché de l’électricité

 Des alarmes s’activent régulièrement à propos de la disponibilité des métaux de la transition énergétique, alors que les prix de ces métaux baissent. Par Didier Julienne, président de Commodities & Resources (*) qui dénonce le fiasco du marché de l’électricité ( la Tribune)

 

Un industriel me disait récemment qu’il n’y avait plus de cuivre . Pourtant, à 8.000 dollars la tonne le prix du métal rouge est, d’une part, en déflation régulière depuis son pic-Ukraine, supérieur à 10. 000 dollars la tonne, et, d’autre part, sous ses cotations de novembre 2020. Pareillement, après leurs pics-Ukraine, les prix de l’aluminium sont au niveau de mars 2021, le zinc est revenu aux prix d’octobre 2021, le nickel est passé au travers de ses cotations de novembre 2021, le plomb a rejoint celles de mars 2020. Au-delà de ces métaux de base, les prix du minerai de fer en déflation sont renvoyés à ceux de juin 2020, tout comme l’acier à ceux décembre 2020 . Les métaux mineurs connaissent le même paradigme : le cobalt est revenu au niveau de mars 2021, le magnésium à août 2021, le manganèse à mai 2021. Les métaux précieux sont dans le même acte : l’or est au niveau de mars 2021, l’argent métal à juillet 2020, le platine à novembre 2020, le palladium et le rhodium sont en retraits et déjà passés par les prix de septembre 2021.

Le fait est qu’après le pic-Ukraine inflationniste lié à la peur, tous ces métaux sont en baisse à cause de la gestion du Covid-19 par Pékin. Telle la netteté d’une calligraphie chinoise serait mouchetée après le passage d’un peintre impressionniste, la courbe ascendante de l’économie de base chinoise est piquetée par le pointillisme itinérant et récurrent du confinement Covid de telle ou tells ville ou telle ou telle région.

Un autre facteur pèse sur les prix. Contrairement aux idées reçues, l’exploitation minière est en expansion, ainsi au rythme actuel le cuivre et le nickel s’orientent vers des années 2022 et 2023 excédentaires.

Enfin, la production métallurgique chinoise est affaiblie par l’insuffisante production électrique chinoise, notamment hydroélectrique, qui, renchérissant les coûts de production, détruit la demande industrielle de métaux. La crise énergétique européenne et la récession industrielle de notre continent pèsent également sur la demande de métaux. Il n’y a guère que la métallurgie des États-Unis qui ne souffrent ni de la guerre en Ukraine — bien au contraire pour le gaz — à l’inverse de l’Europe, ni des chocs covidiens comme la Chine.

Il est donc particulièrement inexact de parler de crise des métaux pour justifier ceci ou cela. Au contraire, c’est principalement la crise énergétique qui est à la cause d’un ralentissement de la consommation de métaux en Asie, tout comme c’est la crise énergétique européenne à cause de ses politiques inappropriées ou naïves qui provoquent la fermeture d’usines.

Inappropriée ou naïve, car bien que la production électrique européenne connaisse des prix hétérogènes, la règle du marché de l’électricité impose à l’ensemble du continent que le coût marginal de production le plus élevé soit le point d’équilibre du marché, c’est-à-dire le prix des centrales électriques au gaz. C’est un mécanisme de marché classique, cette même règle équilibre tous les marchés de ressources naturelles. Lorsque le marché est en expansion, c’est la mine de cuivre la plus coûteuse qui donne le la pour le prix du cuivre, mais si ce dernier chute c’est cette mine la plus coûteuse qui fermera en premier.

Cette règle était inappropriée et naïve pour le marché électrique européen parce que les règles de marché sont faussées par l’ARENH, le prix de l’électricité d’EDF réservé à ses 40 plus gros clients européens. Ils ont le privilège d’acheter à EDF de l’électricité au prix le plus bas, au prix de l’ARENH, et de la revendre immédiatement au prix du marché, c’est-à-dire en ce moment au prix des centrales à gaz. C’est du pur trading : ils achètent à 42 euros le MWh puis le revendent au prix du marché, c’est-à-dire 540 euros le MWh, alors qu’il était supérieur à 1.100 euros le MWh fin août. Le problème est bien qu’EDF ayant moins de capacités achètera de l’électricité à 540 euros le MWh à ses propres clients traders pour la leur revendre à 42 euros le MWh. Ce trading dans un marché en expansion, comme l’est celui de l’électricité européenne depuis fin 2020, fausse le signal prix, car celui-ci ne peut mécaniquement que monter.

Mais dans le marché européen étranglé que nous expérimentons, c’est sans doute la source d’un scandale de négoce initié au nom de la libre concurrence. Comment voulez-vous qu’EDF, ou les finances françaises puisque bouclier énergétique il y a, s’en sorte en vendant à 42 euros et en achetant à 540 euros ? Parce que l »industrie métallurgique européenne est fortement consommatrice d’électricité, elle rencontre des réductions de production ou des fermetures d’usines : zinc chez Nyrstar, aluminium dans toute l’Europe.

Comment celle-ci peut-elle rester compétitive ? Il est probable que sans l’ARENH le prix de l’électricité serait inférieur au prix actuel et l’industrie se porterait mieux, comme c’est le cas en Espagne et au Portugal. Ces deux pays se sont déconnectés de la règle du marché européen et renforcent leur compétitivité industrielle. D’ailleurs, force est de constater qu’il n’existe pas un réel marché européen de l’électricité sinon comment justifier que son prix soit au même moment de 537 euros sur le réseau français, 459 euros en Italie, 455 euros en Allemagne et 129 euros en Espagne ?

C’est pourquoi Bruxelles décidait d’imposer un prix maximum pour le gaz russe puisque ce dernier régule l’électricité. C’est une sorte de prix consommateur de la même veine que lorsque la grande distribution impose un prix aux producteurs de lait ou de plat cuisiné. Il faudra, hélas !, sans doute attendre que le rapport de forces devienne plus favorable au consommateur de gaz européen, que Moscou soit à genoux et qu’elle stoppe ses horreurs commises en Ukraine. Un producteur et un consommateur ne sont pas toujours faits pour s’entendre et compte tenu de sa cagnotte accumulée, Moscou dispose de temps pour développer de nouveaux débouchés à ses hydrocarbures en Asie et en Inde.

Au contraire d’une doxa qui se développe, s’il y a moins d’aluminium ou d’acier bon marché, ce n’est pas la faute des mines, mais des politiques énergétiques. La crise électrique européenne est le résultat de mauvaises politiques dont on connaît désormais les causes, elle transformera sans aucun doute la métallurgie européenne comme jamais, car le couple guerre/inflation provoque toujours de l’innovation et de la substitution.

Métavers (Facebook) : Un fiasco ?

Métavers  (Facebook) : Un fiasco ?

Après un lancement international de Horizon Worlds marqué par les moqueries et le départ d’un dirigeant, Meta semble à la peine pour convaincre le grand public d’adopter massivement son métavers. Plus généralement, l’entreprise n’a toujours pas réussi à faire de la réalité virtuelle (VR) un produit de grande consommation, malgré le succès certain de son casque phare, l’Oculus Quest 2. Pour redresser la barre, Mark Zuckerberg a annoncé la présentation à venir d’un nouveau casque de VR et des mises à jour majeures sur les logiciels. Mais cela sera-t-il suffisant ? Un papier de François Manens dans la Tribune. 

Meta a un problème : son métavers Horizon Worlds, tête d’affiche de sa nouvelle stratégie, semble déjà avoir du plomb dans l’aile. Dès son lancement en France à la mi-août, il peinait à trouver ses utilisateurs. Pire, le déploiement a été obscurci par les vives critiques contre les graphismes de la plateforme, qui ont poussé le CEO de Meta, Mark Zuckerberg, a admettre qu’il fallait les améliorer. Pour couronner le tout, le vice-président en charge de Horizon, Vivek Sharma, a démissionné le week-end dernier.

Essentiel dans la stratégie de Meta pour devenir leader d’un nouveau marché qu’il considère comme « l’Internet de demain« , les débuts d’Horizon ne sont clairement pas le succès espéré. Si les mondes virtuels sont pour l’instant si peu peuplés, c’est aussi parce que l’entreprise n’a pas encore réussi à faire de ses casques de réalité virtuelle un produit grand public, malgré un succès certain.

A l’occasion de la conférence Connect que Meta tiendra en octobre, dans à peine plus d’un mois, le groupe devrait annoncer un nouveau casque, et des « mises à jour majeures » de ses mondes virtuels. Cet événement pourrait déjà être un tournant décisif dans la survie (et la réussite) du projet qui a justifié le changement de nom de l’entreprise de Facebook à Meta l’an dernier.

Horizon Worlds, annoncé en 2019 et déployé aux Etats-Unis fin 2021, était présenté comme le joyau de la stratégie du groupe dans la réalité virtuelle. Concrètement, le logiciel permet à chacun de créer son monde, et de se téléporter de l’un à l’autre. A terme, Meta y voit un pan essentiel de son modèle de monétisation : les entreprises créeraient leurs mondes sur la plateforme, et les développeurs tiers pourraient concevoir du mobilier et des animations pour les remplir. Et bien sûr, Meta prélèverait une importante commission (jusqu’à 47,5%%) sur les transactions.

Sauf qu’Horizon n’attire pas autant que prévu. Un journaliste de Numerama, qui a fait un tour en réalité virtuelle dès le lancement français de la plateforme, explique qu’il a croisé en tout et pour tout environ 80 personnes en trois heures. Un nombre particulièrement faible comparé à la population de nombreux jeux vidéo en ligne. D’ailleurs, Meta n’a plus communiqué sur l’adoption d’Horizon Worlds depuis février, ce qui est mauvais signe. A l’époque, deux mois après son lancement aux Etats-Unis, il revendiquait 300.000 utilisateurs et 10.000 mondes virtuels.

Mais c’est pour d’autres raisons que le déploiement français a beaucoup fait parler de lui. Le jour J, Mark Zuckerberg a publié une capture d’écran de son avatar [projection dans le monde virtuel, ndlr] devant la tour Eiffel. Immédiatement, de nombreuses personnes ont moqué la qualité des graphismes, qui ressemble effectivement à une version légèrement améliorée des Mii de la Nintendo Wii, sortie en… 2006. Le dirigeant de Meta a décidé de ne pas ignorer l’ampleur de la vague de critiques, et a publié peu après une version plus sophistiquée de son avatar. Il a également concédé que la première image était « relativement basique » et il a promis sous peu « des mises à jour majeures«  pour Horizon Worlds et les graphismes des avatars.

Problème : quand bien même les projections des utilisateurs du métavers seraient de meilleure qualité, l’entreprise reste (au moins temporairement) bloquée dans son choix initial d’un moteur graphique plus mignon que réaliste, qui donne un aspect presque enfantin à ses mondes. Un choix utile pour toucher un grand public, mais qui tranche avec l’offre initiale du métavers, celle d’une projection virtuelle de la vraie vie, qui implique plus de réalisme.

Coïncidence ou non, une semaine après cette polémique, Reuters a rendu publique la démission du vice-président en charge de Horizon, Vivek Sharma, à peine un an après sa prise de fonction. Le dirigeant était dans l’entreprise depuis 5 ans, et avait auparavant mené la division produit de Facebook Marketplace et Facebook Gaming. Ses responsabilités ont été transférées à Vishal Shah, vice-président de la division métavers de l’entreprise, jusqu’ici séparée de l’équipe d’Horizon. Cette dernière était en charge de Horizon Worlds et de Horizon Venues, les espaces destinés à accueillir conférences et autres conventions en VR. Le développement de Horizon Workrooms, logiciel de salle de réunion en VR à destination du marché des entreprises, est quant à lui supervisé par encore un autre département.

Contraint par des résultats financiers décevants et un cours de Bourse qui s’est effondré, Meta réduit depuis plusieurs mois la voilure dans ses investissements et dans ses recrutements. Sa division Reality Labs, qui intègre les projets de réalité virtuelle, a brûlé 2,8 milliards de dollars au second trimestre (pour 453 millions de dollars de chiffre d’affaires). L’entreprise a également décidé de ne pas remplacer Vivek Sharma dans l’immédiat.

Pour s’exprimer en ces temps de crise, Mark Zuckerberg ne s’est pas tourné vers la presse. A la place, il a accordé trois heures d’entretien à Joe Rogan, qui anime le podcast -The Joe Rogan Experience- les plus écouté sur Spotify. Ancien animateur de l’UFC (une ligue de combat populaire) et comédien, ce dernier est jugé comme très conservateur, et s’illustre régulièrement par des controverses, dont une récente sur le Covid-19 qui a poussé Spotify à retirer des dizaines d’épisodes du podcast. C’est également lui, en 2018, qui avait fait fumer -face aux caméras- un joint de marijuana à Elon Musk sur son plateau.

Lors de l’entretien -qui se tenait avant le départ de Vivek Sharma- Mark Zuckerberg a évoqué les difficultés rencontrées dans le virage stratégique de son entreprise, mais aussi répété sa conviction dans le projet. « Une partie du défi dans la conception de produits, c’est que parfois, il y a une distinction entre là où les personnes affirment qu’elles veulent passer du temps, et là où elles passent en réalité du temps« , professe-t-il.

Une autre façon d’expliquer que les consommateurs ne savent pas toujours ce qu’ils veulent, et que malgré les critiques et les premiers chiffres, le métavers aurait du temps pour convaincre. Le choix du format fleuve du podcast de Joe Rogan était l’occasion pour Zuckerberg de parler de lui en dehors de son rôle de dirigeant, et de se donner une image plus humaine et empathique. Souvent moqué pour sa froideur d’apparence ou comparé à un robot, le fondateur de Facebook doit désormais convaincre les utilisateurs de passer des heures immergés dans des mondes conçus par son entreprise.

Avant même de parler des métavers eux-mêmes, Facebook n’a toujours pas réglé la question de leur accès, qui nécessite un casque de réalité virtuelle. L’Oculus Quest 2, lancé en octobre 2020 devait, à l’instar de son prédécesseur de 2019, rendre la VR accessible. Son atout ? Il suffit de l’enfiler pour commencer à jouer, sans perdre trop de puissance par rapport aux anciens casques haut de gamme. Pas besoin de le connecter à un ordinateur, ni d’avoir un fil, ni de placer des caméras dans la pièce, comme ses prédécesseurs. Avec un prix d’appel à 349,99 euros lors de sa sortie (un montant légèrement inférieur aux consoles de salon, la PS5 et la Xbox Series X), il devait démocratiser l’accès à ces appareils.

Sauf que Meta n’a jamais communiqué les chiffres de ventes de son casque phare (contrairement aux vendeurs de consoles par exemple). Les estimations relèvent que certes, il s’est vendu mieux que tous les précédents modèles Oculus réunis et qu’il absorbe plus de 78% du marché. Avec des estimations (par IDC) à 15 millions d’exemplaires vendus en deux ans, il affiche une bonne performance par rapport aux consoles (20 millions d’exemplaires pour la PS5, sortie la même année).

Le problème, c’est que Meta veut faire de la réalité virtuelle bien plus qu’une console de jeu vidéo, et qu’il ne peut pas seulement se contenter d’écraser le marché : il a besoin de faire de son casque un produit grand public. Or, comparé aux chiffres de vente des smartphones et des ordinateurs, les ventes du Quest 2 font logiquement pâle figure, et les logiciels de Meta, sur lesquels il compte construire son modèle économique, restent donc toujours réservés à une minorité d’équipés. Pour ne rien arranger à la situation, l’entreprise a récemment annoncé une augmentation de 100 dollars (soit +33% aux Etats-Unis) au prix du Quest 2, la justifiant par les conditions macro-économiques difficiles (prix des composants, crise de la logistique…).

Mais Mark Zuckerberg mise sur son prochain casque, qui sera présenté en octobre à la conférence Connect, pour changer la donne. Dans The Joe Rogan Experience, Mark Zuckerberg a indiqué que l’appareil intégrerait de nouvelles fonctionnalités comme le suivi des mouvements des yeux (eye-tracking) et du visage, ce qui permettrait de rendre les avatars plus humains, puisqu’ils feraient miroir avec les expressions des utilisateurs. Cette technologie devrait aussi fluidifier les interactions, puisqu’il sera enfin possible de voir où son interlocuteur regarde, ce qui rend les discussions à plusieurs confuses. Mais est-ce que ce sera suffisant pour convaincre de nouveaux utilisateurs ?

Fiasco au Stade de France: Darmanin fait profil bas

Fiasco au Stade de France: Darmanin fait profil bas 

 

Dans l’affaire de la pagaille au Stade de France, Darmanin ne s’est pas clairement déjugé mais il a cependant sur le fond reconnu des insuffisances et sur la forme, il a nettement baissé d’un ton. Après son audition au Sénat , Darmanin  laisse encore place aux interrogations et à l’ambiguïté. L’affaire n’est pas simple car il y a eu en la circonstance conjonction de facteurs ayant contribué au fiasco. Il y a bien évidemment l’affaire des faux billets et l’insuffisance de cryptage de l’organisateur du match à savoir la fédération française de football. La responsabilité incombe aussi stadiers visiblement en nombre insuffisant. Les pouvoirs publics en charge non pas du contrôle des billets mais de la sécurité ont réagi de manière fort peu appropriée comme  si les supporters étaient considérés comme des délinquants potentiels. C’est ajouté  aussi là-dessus la venue de 200 à 300 petits voyous venus dépouiller les supporters anglais.

A noté le grand courage résidents de la république et de la première ministre. Leur silence assourdissant témoigne à l’évidence de leurs difficultés à se positionner quand il s’agit de questions concrètes, surtout en période électorale.

Fibre : le fiasco qualitatif et quantitatif

Fibre : le fiasco qualitatif et quantitatif

 

Non seulement le chantier de la fibre connaît de grands retards pour la mise en place des infrastructures-En particulier en zone rurale- mais il se signale aussi par un nombre incalculable d’imperfections relatives à la connexion avec les usagers. Le grand chantier du déploiement de la fibre continue de susciter la grogne de nombreux abonnés dans l’Hexagone. Beaucoup d’entre eux se plaignent, depuis des mois, de déconnexions et autres dysfonctionnements sur ce réseau. Une nouvelle enquête de l’Arcep vient confirmer cette grogne. Dans la dernière édition de son observatoire de la satisfaction client, qui repose sur un sondage publié ce mercredi, plus de la moitié des abonnés à une offre Internet fixe (51%) ont rencontré un problème avec leur opérateur lors des douze derniers mois. En cause, notamment le fait que nombreux de prestations sont sous-traitées à des entreprises notamment étrangères qui n’ont pas les compétences requises.

Télétravail : le fiasco

 Télétravail : le fiasco

 

Il est évidemment très difficile d’évaluer le nombre de salariés en télétravail d’autant que cette situation peut ne concerner qu’une partie de la semaine. En outre le protocole qui impose ce télétravail est relativement flou. Parmi les facteurs explicatifs de cet échec de télétravail d’abord sans doute une surestimation des postes pouvant être transféré au domicile des salariés. L’économie française est encore loin d’être entièrement numérisée et nombre d’activités réclament la présence physique des employés.Officiellement le gouvernement avait un moment donné estimé à 25 % le nombre de salariés en télétravail. Dans la réalité ils sont certainement moins de 10 %

Il y a aussi un fort besoin chez les salariés eux-mêmes mais aussi dans les directions de cette présence physique qui permet de créer une certaine dynamique sociale et même sociétale au sein de l’entreprise. Pour l’essentiel le télétravail ne peut concerner en l’état actuel de l’économie que des emplois de cadres. Le protocole sanitaire en entreprise prévoit depuis le 3 janvier, pour trois semaines, que les employeurs fixent «un nombre minimal de trois jours de télétravail par semaine, pour les postes qui le permettent». Auparavant il prévoyait une simple «cible» de deux à trois jours par semaine.

En dépit des recommandations récentes du gouvernement, selon  un sondage Harris interactive pour le ministère du Travail, au cours de la semaine du 3 au 9 janvier, la part de télétravailleurs est restée stable par rapport à mi-décembre: parmi les actifs pouvant télétravailler facilement, 60% ont télétravaillé au moins partiellement (58% mi-décembre).

 

À force de surestimer et même d’idéaliser une société de start-ups de la tech, certains gouvernements ont une vision très utopique et très virtuelle.

Cop 26: Un fiasco hypocrite

Cop 26: Un fiasco hypocrite

 

Avec maintenant un peu de recul, les médias reconnaissent que la COP 26 constitue une véritable arnaque. On constate en effet un nombre impressionnant d’engagements partiels qui en réalité ne sont nullement contraignants et surtout la mise de côté de l’objectif central de ne pas dépasser 1,5° de réchauffement par rapport à l’ère pré industrielle. Même ambiguïté concernant les énergies fossiles y compris le charbon. Un papier du « monde confirme » l’échec de cette COP 26

 

Papier du « Monde ». ( extrait)

 

 

C’était sans doute le plus spectaculaire des rendez-vous manqués de cette conférence mondiale tant attendue sur le climat, mais on en retiendra surtout la persistance du profond clivage Nord-Sud. La solidarité des pays développés à l’égard des plus vulnérables, qui ne sont pas responsables du dérèglement climatique mais se trouvent souvent en première ligne, n’a pas été à la hauteur du défi : les pays riches ont certes accepté de doubler les fonds consacrés à l’adaptation au réchauffement climatique, mais ils ont refusé des financements spécifiques pour les dégâts irréversibles auxquels il n’est plus possible de s’adapter.

On se dirige donc toujours vers 2,7 °C de réchauffement à la fin du siècle. L’action a été repoussée à l’an prochain. Le renoncement sur le charbon montre qu’il sera difficile de sortir à temps de cette énergie, la plus polluante. Ainsi, malgré la mise à disposition de 8,5 milliards de dollars (7,4 milliards d’euros) annoncée par la France, l’Allemagne, l’Union européenne et les Etats-Unis pour l’aider dans sa transition énergétique, l’Afrique du Sud s’est exprimée contre la mention d’une sortie du charbon dans le pacte climatique de Glasgow. Les pays du Sud ont rappelé qu’ils étaient aussi en droit de profiter des énergies fossiles pour se développer, comme l’ont fait avant eux les pays du Nord : lorsque les riches parlent de transition énergétique, les pauvres, eux, demandent simplement l’accès à l’énergie.

Parmi les problèmes non résolus, enfin, figurent ceux de la crédibilité et de la transparence des promesses faites. Aucun dispositif ne permet de vérifier la validité et la force des annonces dont cette COP26 a été riche, pas plus que des engagements de neutralité carbone. L’Australie, l’Arabie saoudite, le Brésil, la Turquie et la Russie se sont engagés à atteindre des émissions nettes nulles d’ici à 2050, 2053 ou 2060, mais sans fixer d’objectifs réalistes de réduction des émissions pour 2030. A la COP27, qu’accueillera l’Egypte en 2022, les Etats devront faire mieux. Procrastiner n’est plus une option.

Afghanistan : un fiasco pour le monde, France comprise

Afghanistan : un fiasco pour le monde, France comprise

Frédéric Charillon, Université Clermont Auvergne revient sur le fiasco et les responsabilités occidentales,  France comprise.

Tribune

 

 

Le président Emmanuel Macron a souhaité réagir aux événements de Kaboul par une brève allocution télévisée le 16 août à 20h, comme il l’avait déjà fait sur quelques sujets internationaux (par exemple après l’attaque du Capitole à Washington par les partisans de Donald Trump le 6 janvier 2021).

Après l’explosion de Beyrouth l’année dernière (4 août 2020), c’est la deuxième intervention estivale forte pour le locataire de l’Élysée. L’accent a été mis sur les préoccupations les plus immédiates, et sur les mesures à prendre rapidement : au matin du 17 août 2021, un Airbus A400M français et des forces spéciales arrivaient à Kaboul pour assurer des évacuations.

Mais au-delà de l’urgence, comme l’a laissé entendre – pour l’instant à demi-mot – l’allocution présidentielle, une réflexion plus profonde s’impose. D’abord, sur les leçons atlantiques à tirer de la défaite afghane. Ensuite, dans une perspective stratégique plus globale encore, sur notre rapport à la guerre, à l’intervention militaire, à notre action extérieure.

La priorité immédiate va bien entendu à la protection des ressortissants français, étendue par Emmanuel Macron à celle des Afghans qui ont travaillé pour la France. Les scènes de chaos retransmises ces dernières heures mettent la logistique à rude épreuve, font craindre pour la sécurité de tous, et placent l’ambassade de France (transférée à l’aéroport) dans l’état de tension que l’on imagine.

Autre impératif : ne pas laisser l’Afghanistan redevenir (comme avant septembre 2001) un sanctuaire à partir duquel des opérations terroristes pourraient se préparer, ou des groupes violents, s’entraîner. Sur ce point, naturellement, rien ne permet d’obtenir la moindre garantie. Les talibans n’ont pas nécessairement intérêt à prendre de front la puissance américaine, qui depuis vingt ans n’a pas faibli, et s’est même étoffée de techniques de frappe à distance plus sophistiquées, notamment du fait de l’usage de drones. Ils chercheront pour l’heure à rassurer, évidemment à durer, et peut-être à développer une expérience de pouvoir religieux moins autarcique qu’il y a deux décennies. Mais avec le temps, et compte tenu des divergences possibles entre différents clans, tout peut arriver, sans que la France, seule, y puisse grand-chose.

Enfin, l’anticipation d’une possible poussée migratoire a été mentionnée. Les scènes de panique montrent qu’un exil afghan ira bien au-delà des fuites des cerveaux. Des flux sont attendus, avec les multiples manipulations interétatiques qui accompagnent généralement ces phénomènes. Après l’épisode syrien de 2015, et les difficultés rencontrées par Angela Merkel dans son approche à la fois humaniste et rationnelle de cette crise migratoire, nous savons que, en la matière, la marge de manœuvre des dirigeants occidentaux est étroite.

Le dossier afghan pose une fois de plus la question de la vocation de l’Alliance atlantique.

Quelques minutes après l’allocution d’Emmanuel Macron, Joe Biden s’est exprimé. Un discours dur, attribuant la responsabilité de la situation à un gouvernement et à une armée d’Afghanistan incapables de faire face aux talibans malgré deux décennies de copieuses aides américaines. Un discours déterminé à sortir l’Amérique de guerres jugées désormais inutiles. Un discours à la fois franc et cynique, renonçant à faire le bonheur des autres malgré eux, ou contre le cours des événements. Un discours explicable du point de vue de l’opinion américaine, et logique au regard du recentrage diplomatico-militaire de Washington sur l’Asie-Pacifique et sur sa compétition avec Pékin. Mais un discours inquiétant aux yeux des opinions alliées, submergées d’images, de nouvelles ou de rumeurs dramatiques venues d’Afghanistan.

Au vu de leur départ précipité d’Afghanistan et de l’abandon de leurs anciens alliés locaux qui leur est reproché, les États-Unis peuvent-ils encore prétendre que les garanties de sécurité qu’ils fournissent sont solides et que leur parole est fiable ?

Cette question s’était déjà posée avec acuité sous Obama, lorsque celui-ci refusa de s’engager en Syrie comme le souhaitait la France, puis regretta publiquement d’avoir suivi Paris en Libye. Sous Donald Trump, l’abandon des forces kurdes qui avaient aidé à combattre l’État islamique, et le feu vert donné par Washington à la Turquie pour les pourchasser, avaient également posé la question de la confiance à investir dans la parole d’une Amérique qui se réserve le droit de changer de priorités.

Or Biden a été clair : plus question de se disperser en Afghanistan à l’heure où la Chine menace. Quid, alors, de l’Ukraine, du Sahel ou du Proche-Orient ? En Asie, Pékin surfe sur cette aubaine, et avertit Taipei : que ferez-vous le jour où l’Amérique vous lâchera, vous aussi ? Argument fallacieux dans la mesure où il n’existait pas de traité d’alliance entre les États-Unis et la population afghane, ni d’ailleurs, à l’époque, syrienne. Il existe en revanche des traités ou des garanties actées ailleurs, que Washington aura à cœur d’honorer, pour sa crédibilité stratégique. Mais psychologiquement, l’argument a de quoi ébranler.

Ailleurs au sein de l’OTAN, on scrutera les nuances exprimées entre alliés, et surtout la posture turque. Au-delà, il sera intéressant de suivre l’attitude saoudienne ou émiratie, sans parler bien sûr du Pakistan. Et que fera l’Inde ? La chute de Kaboul peut générer une redistribution des loyautés dans les jeux d’alliances que l’Amérique tente de mettre en œuvre contre son nouveau peer competitor.

Mais la dureté du discours du 46e président des États-Unis pose une autre question encore : celle de l’engagement extérieur des démocraties pour la stabilité d’une région ou la reconstruction d’un État.

Le fiasco afghan (retour au pouvoir quasi immédiat de ceux-là mêmes que l’on a voulu chasser vingt ans et quelques trillions de dollars plus tôt) signe la fin d’une époque : celle, ouverte par la fin de la guerre froide puis poussée à l’absurde par l’administration néoconservatrice de George W. Bush dans les années 2000, où l’Occident espérait remodeler des sociétés, refaire les cartes du monde, superviser l’instauration des bons régimes politiques chez les autres.

Les multiples partenariats – aux tonalités souvent paternalistes, et soumis à des conditions vexantes – avec la nouvelle Russie ont favorisé un sentiment d’humiliation exploité ensuite par Vladimir Poutine. Après des années d’engagement de la Chine dans le circuit commercial international, Xi Jinping renforce le dogme marxiste-léniniste et exploite l’ouverture commerciale tout en refermant le jeu politique. Les contrôles sourcilleux et parfois arrogants de l’Union européenne pour vérifier que la Turquie avançait correctement sur la voie tracée pour elle afin d’être digne de voir sa candidature examinée avec bienveillance (ce qu’elle ne fut jamais réellement), ont préparé le terrain à la rhétorique de rupture de Recep Tayyip Erdoğan. Passons sur le bilan du « regime change » : Irak, Libye, soutien aux printemps arabes… autant d’échecs patents. Il ne s’agit pas de faire le procès de processus politiques parfois bien intentionnés, parfois intéressés, parfois naïfs, parfois plus sérieusement pensés. Mais de constater leur échec.

L’espoir de l’émergence d’une nouvelle donne politique après une intervention extérieure coûteuse et nécessitant un maintien durable sur le terrain s’est évanoui. Le fire power (puissance de feu) reste de mise, le staying power (capacité à rester sur place) est hors de portée. Tout comme, en son temps, le retrait impérial britannique a rapidement condamné la présence coloniale française, l’aggiornamento américain pourrait condamner la logique d’expédition longue. La France ne peut esquiver cette donne dans sa politique sahélienne. Mais d’autres feraient bien d’y réfléchir aussi, comme la Russie en Syrie. Comme il y eut une doctrine Clinton après la Somalie (définition très restrictive des conditions d’intervention américaine à l’étranger), une doctrine Biden pourrait faire date après l’Afghanistan.

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(*) Par Frédéric Charillon, professeur de science politique, Université Clermont Auvergne (UCA).

Afghanistan: le fiasco américain

Afghanistan: le  fiasco américain

Dans le Figaro le colonel Michel Goya attribue la défaite lamentable de l’Occident en Afghanistan aux responsables politiquex qui engagent de tels conflits de manière irresponsable. L’échec spectaculaire des États-Unis en Afghanistan découle de leurs choix initiaux voilà près de vingt ans, raconte avec clarté, précision et franchise le colonel (ER) des troupes de marine, ancien titulaire de la chaire d’histoire militaire à l’École de guerre.


Docteur en histoire, Michel Goya est l’auteur d’un blog, «La voie de l’épée», consacré à l’histoire militaire, à l’armée dans les grandes démocraties contemporaines et à la stratégie. Auteur d’ouvrages remarqués, il a notamment publié «S’adapter pour vaincre. Comment les armées évoluent» (Perrin, 2019).


La campagne afghane de la «guerre globale contre le terrorisme», déclarée tout de suite après les attentats du 11 septembre 2001, se termine à Kaboul comme en 1975 à Saïgon avec le vol des mêmes hélicoptères depuis les toits de l’ambassade américaine. C’est un fiasco identique qui, comme beaucoup d’autres engagements militaires - y compris français -, s’est joué dès l’enfance dans les décisions initiales prises au plus haut sommet de l’État.

La guerre contre al-Qaida était juste et l’est toujours. C’est sa conduite en Afghanistan qui a été catastrophique dès le début.

Transition énergétique de l’automobile :un fiasco environnemental et économique?

Transition énergétique de l’automobile :un fiasco environnemental et économique?

 

La question peut se poser de la stratégie de transition énergétique de l’automobile. Dans les pays développés, c’est autour de 2030 que devrait être interdite la vente de véhicules neufs thermiques. Autant dire qu’on trouvera encore en circulation de nombreux véhicules anciens à moteur à explosion qu’en 2050 au moins. La limite de 2030 -2040 ne concernent en effet que les véhicules neufs. En moyenne en France , la durée de vie d’un véhicule et de 11 ans, il s’agit évidemment d’une moyenne care certains véhicule peuvent durer une vingtaine d’années quand d’autres sont détruits avant 10 ans.

En clair, on dispose d’une trentaine d’années pour opérer une véritable transition écologique. Alors il n’est pas certain que la transition via la voiture électrique à batteries constitue la meilleure solution. Les véhicules électriques pour leur production et leur utilisation sont également polluantes. Ce n’est qu’à partir de -60 000 km qu’elles deviennent moins polluantes par rapport aux moteurs thermiques.

La question se pose donc de savoir s’il ne faudrait pas envisager tout de suite une transition vers l’hydrogène en faisant l’impasse sur la voiture électrique au très lourd de batteries polluantes. Sur le plan économique, la transition sera sans doute dramatique pour les constructeurs et les salariés du secteur. On considère général qu’il faut trois fois moins de personnel pour construire  une voiture électrique sans parler de la durée des véhicules qui elle, pourrait doubler. À noter aussi la dimension sociale. En effet compter pour les véhicules électriques actuels un prix trois fois supérieur à celui d’un véhicule thermique.  

Au Royaume-Uni Boris Johnson a fixé à 2030 l’interdiction des ventes de nouveaux véhicules essence et diesel au Royaume-Uni, dans le cadre d’une « révolution industrielle verte » se voulant créatrice d’emplois. D’autres pays ont pris les devants à travers le monde: Singapour comme Israël interdiront les moteurs à combustion en 2030. Le gouvernement nippon compte interdire les ventes de véhicules neufs à essence ou diesel d’ici le milieu des années 2030. Seuls les véhicules électrifiés (incluant toutefois les véhicules hybrides, dont Toyota est le champion mondial) seront autorisés sur le marché neuf. En Chine on prévoit que l’électrique sera dominant d’ici 2025 mais aucune date précise n’a été retenu pour l’interdiction du thermique Quelques pays émergents se sont également positionnés, alors que les ventes de voitures neuves y restent faibles et que les voitures électriques sont chères à l’achat. L’Inde, qui prévoit une explosion de ses ventes d’automobiles mais souffre d’une forte pollution atmosphérique, vise 30% de ventes électriques en 2030, selon l’AEIA. Dans les pays pauvres, l’électrique est socialement inaccessible;  pour l’essentiel, le parc se compose de voitures d’occasion thermique en provenance des pays développés.

En Europe, la Commission européenne souhaite voir s’accélérer la transition électrique dans les transports, avec la neutralité carbone en ligne de mire pour 2050. Après avoir forcé les constructeurs à réduire leurs émissions de CO2, Bruxelles a proposé le 14 juillet de viser une interdiction à la vente des voitures essence et diesel en 2035. Cette interdiction concernerait également les hybrides, contrairement au projet de Joe Biden.

Transition énergétique de l’automobile : un fiasco environnemental et écologique ?

Transition énergétique de l’automobile :un fiasco environnemental et écologique ?

 

La question peut se poser de la stratégie de transition énergétique de l’automobile. Dans les pays développés, c’est autour de 2030 que devrait être interdite la vente de véhicules neufs thermiques. Autant dire qu’on trouvera encore en circulation de nombreux véhicules anciens à moteur à explosion qu’en 2050 au moins. La limite de 2030 -2040 ne concernent en effet que les véhicules neufs. En moyenne en France , la durée de vie d’un véhicule et de 11 ans, il s’agit évidemment d’une moyenne care certains véhicule peuvent durer une vingtaine d’années quand d’autres sont détruits avant 10 ans.

En clair, on dispose d’une trentaine d’années pour opérer une véritable transition écologique. Alors il n’est pas certain que la transition via la voiture électrique à batteries constitue la meilleure solution. Les véhicules électriques pour leur production et leur utilisation sont également polluantes. Ce n’est qu’à partir de -60 000 km qu’elles deviennent moins polluantes par rapport aux moteurs thermiques.

La question se pose donc de savoir s’il ne faudrait pas envisager tout de suite une transition vers l’hydrogène en faisant l’impasse sur la voiture électrique au très lourd de batteries polluantes. Sur le plan économique, la transition sera sans doute dramatique pour les constructeurs et les salariés du secteur. On considère général qu’il faut trois fois moins de personnel pour construire  une voiture électrique sans parler de la durée des véhicules qui elle, pourrait doubler. À noter aussi la dimension sociale. En effet compter pour les véhicules électriques actuels un prix trois fois supérieur à celui d’un véhicule thermique.  

Au Royaume-Uni Boris Johnson a fixé à 2030 l’interdiction des ventes de nouveaux véhicules essence et diesel au Royaume-Uni, dans le cadre d’une « révolution industrielle verte » se voulant créatrice d’emplois. D’autres pays ont pris les devants à travers le monde: Singapour comme Israël interdiront les moteurs à combustion en 2030. Le gouvernement nippon compte interdire les ventes de véhicules neufs à essence ou diesel d’ici le milieu des années 2030. Seuls les véhicules électrifiés (incluant toutefois les véhicules hybrides, dont Toyota est le champion mondial) seront autorisés sur le marché neuf. En Chine on prévoit que l’électrique sera dominant d’ici 2025 mais aucune date précise n’a été retenu pour l’interdiction du thermique Quelques pays émergents se sont également positionnés, alors que les ventes de voitures neuves y restent faibles et que les voitures électriques sont chères à l’achat. L’Inde, qui prévoit une explosion de ses ventes d’automobiles mais souffre d’une forte pollution atmosphérique, vise 30% de ventes électriques en 2030, selon l’AEIA. Dans les pays pauvres, l’électrique est socialement inaccessible;  pour l’essentiel, le parc se compose de voitures d’occasion thermique en provenance des pays développés.

En Europe, la Commission européenne souhaite voir s’accélérer la transition électrique dans les transports, avec la neutralité carbone en ligne de mire pour 2050. Après avoir forcé les constructeurs à réduire leurs émissions de CO2, Bruxelles a proposé le 14 juillet de viser une interdiction à la vente des voitures essence et diesel en 2035. Cette interdiction concernerait également les hybrides, contrairement au projet de Joe Biden.

 

Fiasco des sondages élections régionales: Pourquoi ?

 

De toute évidence, les sondages se sont lourdement trompés lors des élections régionales. Personne n’avait prévu un tel niveau d’abstention (près de 65 % en moyenne) pas plus que la bonne résistance des républicains et des socialistes. Il faut dire que la plupart des sondages sont largement influencés par ceux qui les commandent c’est-à-dire des grands médias eux-mêmes aux mains des financiers.

C’est notamment le cas pour les chaînes d’info continue doute dans les mains de puissants intérêts qui ont notamment soutenu Macron dans sa campagne. Un seul exemple Xavier Bertrand après sa victoire aux régionales s’est vu attribuer un score de presque 20 % de soutien pour les présidentielles de 2022. Quelques jours après il était descendu à 14 % au même niveau ou presque que la présidente de l’Île-de-France ou de Vauquiez.

Pourquoi ? Tout simplement parce que certains intérêts financiers sont déjà inquiets du profil un peu atypique de Xavier Bertrand qui n’est pas spécialement formaté comme un candidat de l’ENA , c’est-à-dire comme un servile serviteur des les intérêts les plus puissants de ce pays. Le JDD était un des exemples caricaturaux du soutien des financiers au pouvoir en place avec la sortie régulière de chiffres invraisemblables du soutien à Macron. À peu près tous les grands médias sont dans les mains de ces grands intérêts financiers qui instrumentalisent les sondages pour peser sur l’opinion.

Euro : un fiasco de Deschamps, Mbappé et de toute l’équipe

  • Euro : un fiasco de Deschamps, Mbappé et de toute l’équipe

 

 

D’une certaine manière, l équipe de France ressemble à l’équipe du PSG capable de n’effectuer qu’un match sur deux et encore. Ainsi pour résumer la campagne européenne on peut convenir que l’équipe de France de foot a joué un seul match correct, celui contre l’Allemagne. Pour les autres, le spectacle a été assez pitoyable.

En cause une nouvelle fois, sans doute l’extraordinaire prudence d’un entraîneur, trop calculateur et qui fonde sa stratégie sur un résultat étriqué mais positif. Le risque c’est évidemment que ce résultat trop étriqué se transforme en défaite. La plupart du temps avec Des champs le spectacle est d’un ennui mortel même si les résultats sont souvent assez positifs.

L’autre grande déception concerne la production de MBappé. L’intéressé a visiblement un problème et son comportement de plus en plus proche de celui de Neymar n’est pas là pour servir les équipes avec lesquels il joue. Lui aussi ne fait qu’un match sur 2 ou 3. Et pour être plus précis encore il commence à avoir le melon.( Témoin par exemple son interminable négociation pour la reconduction ou non de son contrat avec le PSG). 

Cette défaite est d’autant plus lamentable que l’équipe de France cette année avait sans doute le meilleur effectif et d’assez loin. Mais le manque d’engagement, de création et de solidarité a mis bas à des espérance pourtant justifiées.

Cette équipe de France ressemble surtout un groupe de mercenaires, certes talentueux sur le papier, mais pas véritablement à une équipe très motivée . 

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Le fiasco de l’approvisionnement européen des vaccins (Philippe Juvin)

Le fiasco de l’approvisionnement européen des vaccins (Philippe Juvin)

 

 

La France a mis en garde vendredi certains pays de l’Union européenne contre la tentation de chercher individuellement à se procurer des doses supplémentaires de vaccins contre le Covid-19, notamment auprès de la Chine ou de la Russie. Face aux retards pris en début d’année dans les livraisons de vaccins coordonnées par la Commission européenne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque ont déjà approuvé ou envisagent d’approuver le vaccin russe Spoutnik V dont l’Agence européenne des médicaments vient seulement de commencer l’évaluation.

 

Ancien député européen (2009-2019), Philippe Juvin est chef du service des urgences de l’hôpital européen Georges-Pompidou et maire LR de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine).

Quel bilan faites-vous de la stratégie vaccinale de l’Union européenne ?

Le choix d’une centrale d’achat était une bonne idée politique mais dans les faits, la négociation n’a pas été bien menée. Nous sommes en train de payer une série de dysfonctionnements. Le premier a été un retard en matière de commandes et une lenteur des négociations. Le deuxième a été de vouloir discuter le prix des vaccins comme en témoigne cette interview de Clément Beaune, le secrétaire d’État français chargé des Affaires européennes, qui a justifié, en décembre, l’intervention coordonnée des Etats membres par le fait que l’on allait finalement acheter moins cher alors que le sujet n’était pas là. On a négocié comme des marchands de tapis. C’est comme si lors de la bataille de la Marne, on avait mégoté sur le prix de l’essence des fameux taxis. Les Israéliens ont payé beaucoup plus cher les vaccins mais ils ont fait le calcul selon lequel tout surcoût représentait deux jours de confinement. Le troisième dysfonctionnement, soulevé par la presse allemande, est lié à l’influence de certains Etats membres – notamment de la France, très attachée à défendre les intérêts de Sanofi – qui ont voulu favoriser certains intérêts nationaux et ont freiné les commandes extérieures.

Qu’aurait-il fallu faire ?

On n’a pas fait l’analyse de qui arriverait en premier en matière de vaccins. Or, on savait que ceux à ARN messager étaient les mieux placés du fait notamment d’une technique extrêmement agile. Moderna est déjà en train de mettre au point un vaccin adapté au variant sud-africain. Au niveau des commandes, il fallait parier sur tous les vaccins en phase 2, au risque qu’il y en ait trop. Il fallait d’autant moins lésiner sur la commande que l’on pourrait être amené à revacciner les gens dans un an et que le monde entier aura besoin de vaccins. Quand la France tance les autres pays européens qui veulent agir de leur côté, elle a un train de retard. Il faut comprendre pourquoi ces pays en sont arrivés là.

Qui est coupable ?

La dysfonction actuelle vient des Etats qui ne jouent pas le jeu et refusent de partager leurs informations. On l’a vu au moment du déclenchement de la pandémie quand Bruxelles a demandé aux vingt-sept – comme je le raconte dans mon livre «  Je ne tromperai jamais leur confiance  » (Gallimard) – s’ils avaient des problèmes d’équipements (masques etc.) et que chacun a assuré que tout était sous contrôle… Mais ce n’est pas là l’exemple le plus frappant.

En 2016, a été créé un outil extrêmement avant-gardiste de coopération européenne avec la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) comprenant le Wellcome Trust, la fondation Bill-et-Melinda-Gates, la Norvège, le Japon, l’Allemagne, l’Union européenne et le Royaume-Uni.

Persuadée qu’elle arriverait à faire seule ce que le reste du monde essaye de faire à plusieurs, la France ne s’y est pas associée. Or, dès sa création, le CEPI est convenu qu’il fallait être capable de mettre au point des plateformes pour pouvoir très rapidement passer en phase 2 sur la base de vaccins reposant sur nouvelles technologies à partir d’ADN – que l’on ne développera pas – et d’ARN messager que l’on fera finalement.

Cela pourrait expliquer le scepticisme général des Français à l’égard de la vaccination ?

C’est une chose de se plaindre du vaccino-scepticisme, c’en est une autre d’expliquer pourquoi nous sommes en mars et qu’il n’y a pas eu une seule campagne officielle en faveur de la vaccination. Et je ne parle pas du scepticisme alimenté par Emmanuel Macron quand il dit aux journalistes britanniques que le vaccin d’AstraZeneca ne fonctionne pas chez les sujets âgés. Les autorités ne jouent pas leur rôle en n’expliquant pas pourquoi il faut se faire vacciner. Elles ont failli dans leur devoir d’information.

Vaccins français : un fiasco dû à la bureaucratie anti-Covid-19

Vaccins français : un fiasco dû à la bureaucratie anti-Covid-19 

Enjeu diplomatique et économique, la course au vaccin n’est pas sans rappeler la course aux armements d’une autre époque, ou encore celle de l’espace. Et pour le moment, la France est hors jeu, relève la chercheuse de l’INREST Carine Milcent dans une tribune au « Monde ».

La France, l’un des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine) est le seul à ne pas avoir encore mis au point de vaccin contre le Covid-19. Elle apparaît aujourd’hui comme en marge des grandes puissances, développant puis proposant leur(s) vaccin(s) à l’ensemble de la planète.

Le point d’orgue de cet échec médiatisé fut, il y a quelques semaines, lorsque le laboratoire Pasteur annonça jeter l’éponge et abandonner ses recherches sur le vaccin anti-Covid-19. Au-delà du fait qu’il s’agisse d’une entreprise française, le nom même de cette firme évoque un homme emblématique du dynamisme de la recherche médicale française.

Si, pour certains, il s’agit des risques associés à tout processus de recherche, on est en droit de s’interroger sur les facteurs de réussite des autres pays. Comment expliquer les causes de ce qui est lu comme un retard industriel français ?

Fragilité humaine et limites scientifiques

La crise sanitaire a ébranlé l’idée que l’espèce humaine était en passe de contrôler son environnement. Elle a fait ressurgir notre peur des aléas climatiques et environnementaux. Elle nous a amenés à reconsidérer notre fragilité face à la nature. Elle a souligné nos limites scientifiques à anticiper les catastrophes naturelles et à les prévenir.

Chaque jour, depuis plus d’un an, les médias égrènent les cas de contamination et de décès dus à ce virus. Ainsi, l’arrivée sur le marché des vaccins, tant attendue par tous, est devenue une arme de puissance économique et diplomatique sans précédent. La course au vaccin n’est pas sans rappeler la course aux armements d’une autre époque, ou encore celle de l’espace.

La Chine, à travers ses laboratoires pharmaceutiques, développe cinq vaccins dont deux ont obtenu un accord (pour l’un conditionnel) par l’autorité chinoise de régulation des médicaments. Les résultats en termes d’efficacité et de sécurité ne sont pas encore confirmés, tandis que les doses de vaccin sont inoculées, et cela avant même les homologations officielles. Cette décision doit en partie son explication à un arbitrage lié aux risques de diffusion du virus inhérents au Nouvel An chinois (mi-février).

En Russie, le vaccin Spoutnik V, dont le nom évoque le satellite de la course spatiale au temps de la guerre froide, a également été utilisé avant la fin des essais cliniques. L’Inde fait de même avec son vaccin local. Dans la ligne d’une politique de diplomatie sanitaire, le vaccin Sinovac, promu à l’étranger, bénéficie déjà de commandes comme en Asie et en Américaine latine, voire a déjà été acheté et inoculé, comme pour le vaccin russe

L’Europe responsable du fiasco des vaccins

L’Europe responsable du fiasco des vaccins

 

Nicolas Beytou s’explique sur Europe un sur la responsabilité de la commission européenne face au Vasco des vaccins(. Interview ) Ce lundi, Emmanuel Macron a exhorté les Européens à faire preuve de «plus d’efficacité».

L’Europe et le Covid, c’est l’histoire d’un fiasco retentissant. C’est simple, depuis le début de la crise sanitaire, l’Europe a globalement tout raté. Et d’abord sa réponse à l’épidémie : si effectivement tous les Européens ont eu droit à un moment ou à un autre à un ou plusieurs confinements, les périodes ont été différentes, les restrictions de libertés ont été différentes, les résultats ont été différents. Même cacophonie entre pays lorsqu’il a fallu se procurer en urgence de quoi lutter contre le virus des masques, du gel, des test). C’était chacun pour soi.

Sauf qu’à côté de cet individualisme, il y a eu aussi un réflexe commun : c’est l’Europe qui a négocié et acheté les vaccins.

C’est vrai, c’était une bonne idée a priori : faire masse pour peser sur les négociations. Sauf que la Commission a mis plus de temps que partout ailleurs dans le monde pour conclure ses négos avec les labos, puis on a pris du retard dans la certification des vaccins, et, pour couronner le tout, la confidentialité des clauses de l’accord a fini par créer de la défiance sur l’ensemble du dispositif. D’ailleurs tout ça a en partie volé en éclat puisque les laboratoires pharmaceutiques n’ont pas pu respecter les contrats, et livrer les quantités promises de doses de vaccins. Résultat, une grave crise diplomatique en Europe.

 

Entre la Commission européenne et Londres, avec des dommages collatéraux sur l’Irlande.

Effectivement. Le projet de bloquer les vaccins aux frontières de l’Angleterre a très vite été annulé, mais la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, ressort affaiblie de ce magistral loupé, et ça laissera des traces. Au fond, cette crise du Covid qui dure depuis bientôt un an a révélé et accentué les faiblesses congénitales de l’Europe. Individualisme exacerbé de quelques pays, lourdeur des procédures, bureaucratie : même le lancement d’un emprunt commun de 750 milliards d’euros, un projet historique porté conjointement par Emmanuel Macron et Angela Merkel, a mis des mois à être avalisé, ensablé à Bruxelles et au Parlement européen (d’ailleurs seule une poignée de milliards a été débloquée). On en est là, avec des opinions publiques nationales qui ont appris à comparer les performances ou les ratés de leur gouvernement, exactement l’inverse d’un état d’esprit communautaire. Et voici que depuis ce lundi les frontières sont fermées, y compris entre pays européens. C’est sûr, si le virus a fait une victime inattendue, c’est bien de l’Union européenne et de la Commission qu’il s’agit.

 

Vaccination des plus de 75 ans : un fiasco total

Vaccination des plus de 75 ans : un fiasco total

 

 

Toute la semaine dernière, le gouvernement et les élus locaux n’ont cessé de déclarer la multiplication des vaccinodromes. Au départ on en prévoyait une centaine et samedi dernier il en était annoncé 600 ou 700. De fait,  le nombre de lieux de vaccination a progressé. Le seul problème c’est que dès le premier jour de vaccination la quasi-totalité des centres ont cruellement manqué de doses vaccinales. Pire, on ne sait même pas quand les intéressés inscrits pourront obtenir un rendez-vous pour une vaccination effective.

Il s’agit d’un véritable fiasco de la part de la politique centralisée du pouvoir. Un pouvoir complètement incompétent non seulement en matière d’approvisionnement des vaccins mais tout autant en matière de gestion logistique. La plupart des centres de vaccination n’ont reçu que de leur de 25 % des doses espérées. Ce nouvel échec retentissant ressemble à s’y méprendre à celui concernant les masques.

Il faut en effet se souvenir que par incurie récurrente l’administration avait été incapable de fournir les masques attendus. Du coup, les pouvoirs public et les experts ont alors prétendu que le masque était inutile voire même dangereux. Les mêmes qui d’ailleurs s’expriment aujourd’hui sur la pandémie avec toujours les mêmes contradictions par exemple sur des vaccins bien sûr mais aussi sur le confinement.

On avait largement critiqué l’ancienne ministre de la santé pour ses hésitations mais les mêmes reproches peuvent être faits à Olivier Véran qui en outre avec une certaine arrogance refuse la moindre critique notamment celle des élus locaux. Ce ministre aussi impuissant que celle qui l’a précédé est  un bavard impénitent qui additionne et même collectionne les contradictions les plus évidentes. Les annonces successives qu’il fait ne sont jamais suivies  sur le terrain ;  la première journée de vaccination-et les suivantes puisqu’on va manquer pendant plusieurs semaines de doses vaccinales- constitue un fiasco total .

Le fiasco de la vaccination française : symptôme du déclassement de la France

Le fiasco de la vaccination française : symptôme du déclassement de la France

L’économiste , Antoine Levy. , et doctorant au MIT dresse une liste des différents dénis de notre administration qui expliquent ce retard ainsi que huit solutions potentielles pour le combler.(Opinion dans le Figaro)

 

Antoine Levy, normalien, diplômé d’HEC et de la Paris School of Economics, est économiste et doctorant au Massachusetts Institute of Technology, où il a reçu la Castle Krob Fellowship et la Kenan Sahin Presidential Fellowship.


Au soir du 30 décembre, après 4 jours de vaccination, 138 personnes avaient reçu une dose d’immunisation contre le Covid en France. En une dizaine de jours, les États-Unis ont vacciné près de 3 millions de personnes. Israël, dans le même temps, a administré la première dose du vaccin à 7.5% de sa population (l’équivalent de près de 5 millions de Français), dont près de 30% des plus de soixante ans, les plus fragiles, ce qui lui permet d’entrevoir la fin de l’épidémie pour le début du mois de février.

Le Royaume-Uni, un pays comparable au notre en population, a déjà vacciné près d’un million de personnes. L’Allemagne, handicapée par la même lenteur d’approbation du vaccin que la France (celle de l’Agence Européenne du Médicament et de sa coupable négligence) .

Macron et le 14 juillet : un fiasco total

Macron et le 14 juillet : un fiasco total

 

Macro avait pourtant décidé de supprimer la traditionnelle interview télévisée du 14 juillet. Finalement il a fait le contraire en 2020. Bilan,  un fiasco total car la presse est unanime pour considérer qu’on n’a pas compris grand-chose de cette intervention sinon la prescription du port du masque à partir du 1er août. Macron est victime de plusieurs facteurs négatifs. D’abord trop d’information tue l’information. Rien que pour les cérémonies du 14 juillet il a prononcé trois discours. Des discours qui s’ajoutaient aux  interventions quasi quotidiennes du président de la république pour ne pas dire grand-chose ou des propos surréalistes comme : « je suis à l’hémistiche ».

Un autre facteur négatif, culturel celui-là, a savoir que l’image de Macron est tellement discréditée qu’il peut désormais dire tout ce qu’il veut y compris parfois des choses pertinentes ; de toute façon il ne sera pas écoûté tellement il est contesté. Jupiter est descendu de l’Olympe et même quand il se balade dans le jardin des Tuileries, il se fait apostropher par un passant qui lui rappelle de façon un peu brutale : » vous êtes mon employé « .  Jupiter  visiblement désorienté retombe sur terre. L’objectif de la dernière intervention télévisée de Macron visait  à éclairer sur ce nouveau chemin qu’il entend prendre. Le problème c’est qu’on a de la difficulté à discerner la destination. D’ailleurs son premier ministre dans un style moins ésotérique a réussi au moins un exercice de présentation qui, lui, a été compris (sinon approuvé) par les médias et sans doute aussi par une partie de l’opinion ( mais sans forcèment y croire) . Un premier ministre qui ne vise sans doute pas l’Académie française mais qui pourrait assez rapidement passer devant Macron dans les sondages d’opinion.

Municipales: le fiasco démocratique continue

Municipales: le fiasco démocratique continue

 

 

Le pouvoir et le Premier ministre en particulier sont largement responsables du fiasco démocratique qui caractérise les élections municipales. Parmi les contradictions à relever, il faut surtout noter l’incitation  particulièrement contradictoire du Premier ministre à réduire la mobilité pour se protéger du Coronavirus et l’incitation à se rendre dans les urnes. Ce message complètement aberrant n’a pas été compris et le résultat est une abstention historique puisque moins d’un Français sur deux est allé voter. Bilan: la légitimité des maires élus au cours de ce premier tour est largement mise en cause sur le plan politique et juridique. On peut d’ailleurs imaginer qu’il y aura plusieurs recours devant le conseil constitutionnel du fait notamment que certaines populations ont été empêchées y compris physiquement ( dans les EHPAD par exemple de se rendre dans les bureaux de vote et de donner une procuration). S’ajoutent évidemment d’autres facteurs explicatifs à la faiblesse du nombre de votants comme le ras-le-bol général des Français vis-à-vis de la politique en général et de celle de Macron en particulier.

 

 Ce premier tour des élections municipales se révèle donc être un véritable fiasco démocratique. Pendant cinq ans inévitablement- si le conseil constitutionnel n’annule pas ce premier tour- Il sera reproché aux équipes municipales de n’être pas représentatives et de manquer de légitimité politique. Nombre de maires  en effet auront été élus avec autour de 25 % des inscrits. Un second tour dans trois ou six mois déconnectés de l’environnement économique, social et politique aura forcément une signification différente. Ce taux record d’abstention constitue aussi un sérieux avertissement pour Macron quand a ses chances pour 2022.

 

D’ailleurs lors de son allocution de lundi soir il a amorcé sa propre remise en cause y compris celles de ses principales réformes y compris celles des retraites et de l’Unedic. Il a notamment déclaré . « Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences ». Pas vraiment un acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais sans doute la prise en compte que le pays rejette à la fois sa politique et sa personnalité.

 

 

Municipales: Un fiasco démocratique

 Municipales: Un fiasco démocratique

 

 

Le pouvoir et le Premier ministre en particulier sont largement responsables du fiasco démocratique qui caractérise les élections municipales. Parmi les contradictions à relever, il faut surtout noter l’incitation  particulièrement contradictoire du Premier ministre à réduire la mobilité pour se protéger du Coronavirus et l’incitation à se rendre dans les urnes. Ce message complètement aberrant n’a pas été compris et le résultat est une abstention historique puisque moins d’un Français sur deux est allé voter. Bilan la légitimité des maires élus au cours de ce premier tour est largement mise en cause sur le plan politique et juridique. On peut d’ailleurs imaginer qu’il y aura plusieurs recours devant le conseil constitutionnel du fait notamment que certaines populations ont été empêchées y compris physiquement ( dans les EHPAD par exemple de se rendre dans les bureaux de vote et de donner une procuration). S’ajoutent évidemment d’autres facteurs explicatifs à la faiblesse du nombre de votants comme le ras-le-bol général des Français vis-à-vis de la politique en général et de celle de Macron en particulier. Ce premier tour des élections municipales se révèle donc être un véritable fiasco démocratique. Pendant cinq ans inévitablement- si le conseil constitutionnel n’annule pas ce premier tour- Il sera reproché aux équipes municipales de n’être pas représentatives et de manquer de légitimité politique. Nombre de maires  en effet auront été élus avec autour de 25 % des inscrits. Un second tour dans trois ou six mois déconnectés de l’environnement économique, social et politique aura forcément une signification différente. Ce taux record d’abstention constitue aussi un sérieux avertissement pour Macron quand a ses chances pour 2022. D’ailleurs lors de son allocution de lundi soir il a amorcé sa propre remise en cause y compris celles de ses principales réformes y compris celles des retraites et de l’Unedic. Il a notamment déclaré . « Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences ». Pas vraiment un acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais sans doute la prise en compte que le pays rejette à la fois sa politique et sa personnalité.

 

 

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