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Municipales: le fiasco démocratique continue

Municipales: le fiasco démocratique continue

 

 

Le pouvoir et le Premier ministre en particulier sont largement responsables du fiasco démocratique qui caractérise les élections municipales. Parmi les contradictions à relever, il faut surtout noter l’incitation  particulièrement contradictoire du Premier ministre à réduire la mobilité pour se protéger du Coronavirus et l’incitation à se rendre dans les urnes. Ce message complètement aberrant n’a pas été compris et le résultat est une abstention historique puisque moins d’un Français sur deux est allé voter. Bilan: la légitimité des maires élus au cours de ce premier tour est largement mise en cause sur le plan politique et juridique. On peut d’ailleurs imaginer qu’il y aura plusieurs recours devant le conseil constitutionnel du fait notamment que certaines populations ont été empêchées y compris physiquement ( dans les EHPAD par exemple de se rendre dans les bureaux de vote et de donner une procuration). S’ajoutent évidemment d’autres facteurs explicatifs à la faiblesse du nombre de votants comme le ras-le-bol général des Français vis-à-vis de la politique en général et de celle de Macron en particulier.

 

 Ce premier tour des élections municipales se révèle donc être un véritable fiasco démocratique. Pendant cinq ans inévitablement- si le conseil constitutionnel n’annule pas ce premier tour- Il sera reproché aux équipes municipales de n’être pas représentatives et de manquer de légitimité politique. Nombre de maires  en effet auront été élus avec autour de 25 % des inscrits. Un second tour dans trois ou six mois déconnectés de l’environnement économique, social et politique aura forcément une signification différente. Ce taux record d’abstention constitue aussi un sérieux avertissement pour Macron quand a ses chances pour 2022.

 

D’ailleurs lors de son allocution de lundi soir il a amorcé sa propre remise en cause y compris celles de ses principales réformes y compris celles des retraites et de l’Unedic. Il a notamment déclaré . « Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences ». Pas vraiment un acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais sans doute la prise en compte que le pays rejette à la fois sa politique et sa personnalité.

 

 

Municipales: Un fiasco démocratique

 Municipales: Un fiasco démocratique

 

 

Le pouvoir et le Premier ministre en particulier sont largement responsables du fiasco démocratique qui caractérise les élections municipales. Parmi les contradictions à relever, il faut surtout noter l’incitation  particulièrement contradictoire du Premier ministre à réduire la mobilité pour se protéger du Coronavirus et l’incitation à se rendre dans les urnes. Ce message complètement aberrant n’a pas été compris et le résultat est une abstention historique puisque moins d’un Français sur deux est allé voter. Bilan la légitimité des maires élus au cours de ce premier tour est largement mise en cause sur le plan politique et juridique. On peut d’ailleurs imaginer qu’il y aura plusieurs recours devant le conseil constitutionnel du fait notamment que certaines populations ont été empêchées y compris physiquement ( dans les EHPAD par exemple de se rendre dans les bureaux de vote et de donner une procuration). S’ajoutent évidemment d’autres facteurs explicatifs à la faiblesse du nombre de votants comme le ras-le-bol général des Français vis-à-vis de la politique en général et de celle de Macron en particulier. Ce premier tour des élections municipales se révèle donc être un véritable fiasco démocratique. Pendant cinq ans inévitablement- si le conseil constitutionnel n’annule pas ce premier tour- Il sera reproché aux équipes municipales de n’être pas représentatives et de manquer de légitimité politique. Nombre de maires  en effet auront été élus avec autour de 25 % des inscrits. Un second tour dans trois ou six mois déconnectés de l’environnement économique, social et politique aura forcément une signification différente. Ce taux record d’abstention constitue aussi un sérieux avertissement pour Macron quand a ses chances pour 2022. D’ailleurs lors de son allocution de lundi soir il a amorcé sa propre remise en cause y compris celles de ses principales réformes y compris celles des retraites et de l’Unedic. Il a notamment déclaré . « Agissons avec force mais retenons cela : le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences ». Pas vraiment un acte de contrition, ce n’est pas le genre du personnage, mais sans doute la prise en compte que le pays rejette à la fois sa politique et sa personnalité.

 

 

Municipales 2020 : un fiasco démocratique et sanitaire

Municipales 2020 : un fiasco démocratique et sanitaire

 

Avec un taux d’abstention de près de 56 %, le scrutin municipal se révèle comme un véritable fiasco démocratique. La plupart des maires élus n’auront donc pas la légitimité démocratique indiscutable. Le bilan politique pour le gouvernement est  assez catastrophique. Le parti du pouvoir la république en marche reçoit une claque retentissante et ne recueille souvent que quelques pour cent des voix dans la plupart des villes. Même le premier ministre est contraint au deuxième tour , il n’est pas même sûr qu’il sera réélu. D’une façon générale , on constate une poussée des écolos qui  pourraient t même emporter quelques villes importantes. Le rassemblement national de son côté maintient ses positions et même la renforce sa représentation en particulier avec la perspective de gagner à Perpignan. Globalement ,il s’agit d’un véritable fiasco démocratique d’autant que nombre de personnes des maisons de retraite m’ont été interdites de vote. La légitimité de ce vote pourrait être contestée au  Conseil constitutionnel. Sur le plan sanitaire, c’est une catastrophe car nombre de votants ont pu  être infectés lors de cette élection.

Encore appelé Front national en 2014, le Rassemblement national avait à l’époque conquis une dizaine de villes, essentiellement dans le sud-est de la France. Dimanche, le parti de Marine Le Pen peut se targuer d’avoir conservé la ville de Fréjus dans le Var (avec David Rachline), celle d’Hénin-Beaumont dans le Pas-de-Calais (avec Steeve Briois) et celle de Beaucaire dans le Gard (avec Julien Sanchez).

Le député RN des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot, est quant à lui arrivé en tête à Perpignan, une ville aujourd’hui gouvernée par le LR Jean-Marc Pujol. En revanche, le Rassemblement national a échoué à conquérir la mairie de Denain, dans le Nord, que le député et proche de Marine Le Pen Sébastien Chenu briguait.

Et si La République en marche était paradoxalement le parti qui a le plus perdu avec ce premier tour, alors que la formation politique n’était pas née lors des dernières municipales ? Dimanche soir, les candidats LREM n’apparaissaient pas en mesure d’enlever une grande ville. A Paris, ville sur laquelle le parti présidentiel misait beaucoup, l’ex-ministre de la Santé Agnès Buzyn est arrivée en troisième position (18%), loin derrière la maire PS sortante Anne Hidalgo (30%) et derrière la candidate LR Rachida Dati (22%).

Dans d’autres grandes villes du pays, La République en marche avait davantage l’allure d’un faiseur de rois que d’un véritable favori. A Lyon, le candidat LREM Yann Cucherat est lui aussi arrivé en troisième position, alors que le sortant Gérard Collomb s’est porté candidat à l’élection de la métropole. Symbole des espoirs douchés du parti, le candidat marseillais Yvon Berland a terminé à la cinquième position, avec 7,6%.

Après son bon score aux européennes de l’année dernière (13,5%), Europe Ecologie-Les Verts confirme sa bonne santé électorale, avec plusieurs résultats positifs dimanche soir. A Grenoble, le seul maire EELV d’une grande ville, Eric Piolle, aborde le second tour en ballotage favorable, avec 44,6% des voix. Dans la ville de Lyon, avec 29%, Grégory Doucet a distancé ses rivaux LR Etienne Blanc et LREM Yann Cucherat.

Mais les écologistes ont aussi enregistré une forte poussée à Bordeaux, Strasbourg ou encore Besançon, où les candidats estampillés EELV sont en tête, créant parfois la surprise. A Rennes (25%), Lille (23,5%) Nantes (19%), ils s’affirment aussi comme davantage que des forces d’appoint pour les maires sortantes .

 

Le fiasco de la politique éolienne

Le  fiasco de la politique éolienne

Quoi de plus normal pour un profane  de penser qu’une éolienne est préférable à une centrale nucléaire. Le problème est qu’évidemment dès qu’on approfondit un peu, on se rencontre qu’il faudrait des milliers et des milliers d’éoliennes pour remplacer un réacteur  et parallèlement autant de centrales souvent polluantes pour suppléer l’intermittence. Bref, les éolienne ont pour objet d’amuser la galerie d’une opinion publique mal informée. Les éoliennes sont énergiquement et économiquement inutiles. Elle sont utiles uniquement à quelques profiteurs, quelques maires avides de nouvelles subventions. Heureusement dans la programmation énergétique (PPE) le gouvernement a décidé de mettre la pédale douce sur les éoliennes terrestres. Un papier de L’opinion  repose la problématique énergétique à partit du livre (*) de Samuele Furfari :

« L’opposition aux éoliennes s’amplifie. Après le gâchis de l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim en bon état de marche, de plus en plus de personnalités rejoignent les opposants historiques à l’arrêt du nucléaire. Car oui, nous mettons au rébus des installations amorties qui ne produisent pas de CO2 pour les remplacer par des installations qui, si elles n’en produisent pas non plus, présentent de très nombreux inconvénients et augmentent la facture électrique des citoyens.

Loïk Le Floch-Prigent qualifie très justement la fermeture de cette centrale de « drame national ». Dernièrement, dans Causeur, le philosophe Alain Finkielkraut et l’animateur de télévision Stéphane Bern ont signé une pétition demandant au président de la République Française de mettre un terme à l’implantation des éoliennes. Emmanuel Macron, à Pau, a lui-même reconnu que « le consensus sur l’éolien est nettement en train de s’affaiblir dans notre pays ». Les griefs sont connus, avec notamment la dégradation du paysage, les nuisances diverses pour les riverains mais aussi pour la faune aviaire, le démantèlement problématique… Les citoyens qui se mobilisent contre les effets nocifs de ces moulins à vent modernes méritent notre soutien total dans leur juste lutte.

Il y a une raison rédhibitoire que tout citoyen devrait prendre en compte afin de s’opposer encore plus fermement au déploiement des éoliennes, voire exiger leur démantèlement. Lors des crises pétrolières des années 1970, on a rapidement pensé à remplacer les centrales électriques fonctionnant aux énergies fossiles par des éoliennes. Après tout, l’histoire nous a enseigné que l’énergie éolienne a été abondamment utilisée par les meuniers. Il suffisait de moderniser une technologie ancestrale. Les progrès ont été rapides au point que les financements européens ont permis la mise au point de machines performantes de plus en plus puissantes à la fin du siècle dernier. Pourtant leur déploiement se faisait attendre, car si la technologie était au rendez-vous, la rentabilité économique faisait défaut. Afin de mettre en œuvre la politique d’abattement des émissions de CO2 décidée après l’adoption du protocole de Kyoto, l’Union européenne (UE) a voulu rendre obligatoire cette forme de génération d’électricité. Dans une première directive de 2001, l’objectif n’était pas contraignant. La directive de 2009, au contraire, a rendu obligatoire la génération d’électricité à partir d’énergie renouvelable, avec en prime la priorité d’accès au réseau de cette forme d’électricité.

Le développement a été fulgurant notamment en Allemagne, en Italie et au Danemark. Après des années d’efforts, nous devons constater que l’électricité d’origine éolienne représente, dans l’UE, 11 % de la production globale d’électricité, loin derrière la production d’énergie électronucléaire qui en représente 25 % et celle du gaz naturel avec 21%. Mais, si ce chiffre de 11% peut sembler intéressant, il ne dépasse pas les 1,9 % une fois ramené à l’énergie primaire. Si l’on ajoute les 0,5% d’énergie solaire, ce résultat de 2,4% en énergie primaire a été obtenu après avoir dépensé 689 milliards de dollars entre 2010 et mi 2019. Depuis 2000, un million de millions d’euros a été dépensé dans l’UE pour des résultats, somme toute, négligeables. Tout ça pour ça !

Toutefois, l’expérience acquise sur plus de dix années doit nous permettre de tirer des leçons afin de savoir s’il convient de poursuivre dans la voie de l’obligation de production d’électricité éolienne. Or, il apparaît de manière irréfragable que l’intermittence de la production éolienne due à la variabilité de la vitesse du vent ne permettra pas un déploiement suffisant pour remplacer les productions électronucléaire ou thermique d’électricité. Lorsque le vent ne souffle pas il faut bien qu’il y ait une production disponible pour compenser ce manque de production ― on peut dire la même chose du solaire photovoltaïque.

On observe qu’en moyenne dans l’UE les éoliennes ne produisent que pendant 23 % du temps. Que faut-il faire pendant les 77 % du temps restant ? Utiliser les équipements de production traditionnels. Si c’est ainsi qu’est gérée la production d’électricité depuis une dizaine d’années, cette méthode n’est guère efficace car elle impacte le coup de la production. D’ailleurs, lorsqu’il y a trop de vent il faut payer des consommateurs industriels pour qu’ils consomment cette électricité inutile. Tout cela coute cher ! Les installations classiques performantes ne fonctionnent pas de manière idéale et nous subissons également un surcoût à la gestion, de plus en plus délicate, du réseau électrique. Dès la prise de conscience de cette réalité, une multiplication de solutions a été envisagée : réseaux intelligents (smart grids), gestion à distance de la consommation des ménages, développement des batteries. Mais tout cela n’existe pas encore, ou de façon embryonnaire, et reprendra probablement des décennies avant d’être mise en œuvre à un coût compétitif.

Les États se sont rabattus sur le mécanisme de rémunération de la capacité des installations thermiques qui consiste à apporter une aide publique aux installations thermiques tout simplement parce qu’elles existent et qu’elles sont disponibles au moment où la nature ne produit pas. On ne finance donc non pas la production, mais l’existence d’une capacité de production. Le lecteur aura compris que l’on subventionne non seulement l’installation des éoliennes, mais encore les centrales non intermittentes pour qu’elles suppléent au caprice de la nature.

Aucune solution économique et industrielle n’est aujourd’hui en vue pour compenser cette intermittence. Malgré la diminution du coût d’installation des éoliennes, mais également de leur coût de génération (44% de réduction en dix ans), la facture du citoyen ne cesse d’augmenter. Les données statistiques de l’office Eurostat de l’UE montrent que plus on produit de l’électricité intermittente, plus le consommateur paye cher son électricité.

Les pays d’Europe centrale et orientale l’ont bien compris et ne se pressent pas pour installer des éoliennes. D’ailleurs, la directive en faveur de la promotion des énergies renouvelable de 2018, contrairement à celle de 2009, ne prévoit aucune obligation de résultats pour les États membres, seule l’UE étant tenue d’y arriver. Les États membres ont refusé cette clause d’obligation de résultats lors du sommet européen des 23-24 octobre 2014. En 2021, l’objectif de 20% d’énergies renouvelables ne sera pas atteint par une majorité d’États membres, notamment ceux d’Europe centrale et orientale, mais aussi l’Allemagne.

Est-ce que la Commission Européenne dirigée par Madame Ursula von der Leyen va engager une procédure judiciaire contre l’Allemagne et une large série d’autres États membres ? Un autre rendez-vous intéressant aura lieu en 2031 lorsque la Commission européenne devrait traîner en justice l’UE pour ne pas avoir atteint le résultat qu’elle s’est imposée elle-même en matière d’énergie renouvelable puisque si l’objectif n’est pas contraignant pour les États membres… il l’est pour l’UE ! »

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(*) Le dernier ouvrage de Samuele Furfari est « Énergie 2019. Hystérie climatique et croissance des énergies fossiles » (Chez Amazon). Son livre de référence es une œuvre de 1200 pages en deux volumes « The changing world of energy and the geopolitical challenges« . Voir furfari.wordpress.com

Politique sociale: le fiasco de Macron

Politique sociale: le fiasco  de Macron

une analyse de  Xerfi Canal diffusée notamment dans la Tribune.

 

« Comment est-on parvenu à un climat social aussi dégradé en France ? Il s’agit d’une colère perlée : les étudiants, le personnel hospitalier, les enseignants, les avocats, les salariés de la RATP ou de la SNCF, les pompiers, la police, les éboueurs, les dockers… Sans compter la longue traine des «gilets jaunes». Tout se passe comme s’il n’y avait plus personne de satisfait en France.

Mais tout se passe aussi comme si chacun poursuivait sa cause catégorielle, sans véritable convergence des luttes, faisant écho au diagnostic d’une atomisation du corps social. Le gouvernement se trouve ainsi confronté à une guérilla sociale, contre laquelle il s’use. Comment en est-on arrivé-là ? Qu’est-ce que Macron a loupé dans sa politique sociale ?

Partons de l’esprit qui guidait sa politique en 2017. Sur le papier, c’était :

  • Une orthodoxie budgétaire douce. Une réduction mesurée de l’emploi public, de la dépense et de la dette publique en % du PIB. Rien qui puisse s’apparenter à une stratégie violente visant à affamer la bête selon l’expression des néoconservateurs américains.
  • Un attachement réaffirmé à l’économie sociale de marché, avec deux gages symboliques forts : la conservation du système de répartition et le maintien de l’âge légal à 62 ans pour les retraites. Les principes semblaient clairs…
  • Plus de flexisecurité : étendre la protection des chômeurs, faciliter l’accès à la formation ou à l’apprentissage, revaloriser les minimas en contrepartie d’un assouplissement du droit du travail, négociable au niveau des branches et de l’entreprise.
  • Un objectif d’universalité fortement affirmé aussi, au nom de l’équité, visant à regrouper, simplifier uniformiser les régimes : assurance chômage universelle étendue aux indépendants et démissionnaires, retraite universelle, regroupement des minima, système de formation mieux coordonné et fléché vers les moins qualifiés, etc.
  • En matière d’équité fiscale et de redistribution, enfin, c’était un donnant donnant. Moins d’impôts sur le patrimoine et le revenu du capital, pour les premiers de cordée….

Et le marqueur fort de la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des contribuables, avec la classe moyenne en cœur de cible. Un allègement des prélèvements de ceux qui travaillent (cotisations) et son report sur les baby-boomers retraités, rentiers des trente-glorieuses.

Sur le papier, donc un dosage équilibré. Et une confiance dans le fait que le Gaulois réfractaire, enfant gâté de la protection sociale, avait enfin ouvert les yeux sur le fait que certains ajustements étaient nécessaires en phase avec le reste du monde. La politique Macron pariait sur un corps social mou.

Venons-en maintenant à la réalisation. Premier constat : la vitrine des grands principes universalistes a dissimulé un tour de vis budgétaire. Du système universel de chômage ne reste que le nom et surtout des économies sur le dos des chômeurs. Après réforme, le système demeure à plusieurs vitesses, limitant drastiquement la création de droits pour les démissionnaires et les indépendants et réduisant ceux des salariés instables. Idem pour les APL, réforme reportée, mais qui derrière l’affichage technique, permet d’économiser 1,2 Md€ en année pleine. Et idem encore pour la réforme des retraites, dont les intentions financières cachées ont mis le feu au poudre.

Second constat : la terrible opacité qu’a engendrée la volonté de simplification, avec des règles minées de dérogations et avec des résultats très difficiles à mesurer au plan individuel. L’ancien système des retraites était balkanisé. Mais il limitait l’incertitude sur l’ampleur du décrochage entre le dernier salaire touché et la première pension versée. C’est ce qui compte le plus. Une retraite à point, indexée sur toute la vie, crée de nouveaux risques de décrochages violents, qui varient au cas par cas. Idem pour les minima, certes revalorisés, mais avec l’idée que certains oisifs doivent en être exclus. En fait, la machine sociale de Macron, qui se revendique universelle, par répartition, est une énorme machine à individualiser les droits. Comme une assurance privée, sans en porter le nom. Son opacité, ses économies mal assumées, créant une véritable paranoïa sur le fait que le seul véritable motif de la réforme est de récupérer « l’argent de dingue ». Ajoutons à cela la politique fiscale. Là encore, derrière l’équilibre affiché, perle une multitude de petits ajustements essaimés qui reprennent d’une main ce qui a été concédé de l’autre aux classes moyennes. Même illisibilité et même soupçon de distorsion cachée en faveur des plus riches.

Tout cela participe à la défiance perlée dont je parlais en entrée. Mais la grosse erreur de Macron, c’est sa perception du corps social assagi, qui passe totalement à côté du rejet des excès de la financiarisation des économies après 2008. Manque de moyens, dégradation des conditions de travail, la crise a laissé une longue traine qui va bien au-delà de la question salariale. Et tout effort est perçu aujourd’hui comme la facture exigée aux citoyens pour sauvegarder coute que coute la rente financière phénoménale au profit d’une minorité. Macron, décalé de la réalité, a misé sur un corps social docile, alors que le rejet du système n’a jamais été aussi violent.

Service national universel: fiasco total

 Service national universel: fiasco total 

 

Le secrétaire d’État à la Jeunesse Gabriel Attal  enisage maintenant de l’ intégrer au parcours scolaire.

Le service national universel ( SNU ) est un projet de société qui a pour finalités d’ affirmer les valeurs de la République pour renforcer la cohésion sociale et nationale et de  susciter une culture de l’engagement. Le problème est que ce service n’est ni national, ni universel, encore moins militaire. Pour preuve c’est un petit stage d’un mois , un forme très temporaire de scoutisme,; il n’a concerné que quelques milliers de jeunes et on  ne prévoit qu’une participation de 30 000 en 2022 alors qu’une classe d’âge représente 800 000 personnes. En outre ce service n’a rien de militaire. Et pour cause les militaires de carrière s’y sont toujours opposées. Bref,  c’est un sorte de colonie de vacances. qui ne sert à rien et qui ne pourrait même pas être financé par l’Etat s’il devait devenir universel , c’est à dire concerner 800 000 personnes chaque année.

Alors que, selon une étude indépendante publiée en septembre par l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), 94% des jeunes volontaires disent être ressortis « satisfaits » de cette expérience, Gabriel Attal note que  »leurs motifs de satisfaction correspondent bien à nos objectifs : mixité sociale, envie de s’engager, formation aux premiers secours, savoir réagir en cas de crise ».

Cependant, note-t-il,  »les jeunes ont parfois eu le sentiment de se retrouver en classe ». Ainsi, pour 2020, le secrétaire d’État estime que « nous devons vraiment éviter la théorie et favoriser la participation des jeunes ». Concernant les critiques faites sur les emplois du temps trop chargés des adolescents pendant le SNU, le membre du gouvernement reconnaît des plannings « parfois denses ». « Il faut trouver le juste équilibre. Le SNU n’est ni une colonie de vacances, ni le bagne », ajoute-t-il. « Nous ne toucherons pas aux horaires », prévient-il, « mais il faudra mieux répartir les activités sur les deux semaines ».

Pour 2020, autour de 30.000 jeunes seront accueillis « en fonction des capacités d’hébergement, que les départements sont en train d’évaluer », avance Gabriel Attal, selon lequel le gouvernement consacrera 30 millions d’euros au SNU en 2020. « La campagne pour recruter des volontaires sera lancée en janvier », précise-t-il. Pour les années à venir, trois pistes sont imaginées à ce stade pour compléter les effectifs : « un tirage au sort national des jeunes appelés, le tirage au sort de départements ou de régions où tous les jeunes seraient appelés, et le mois de naissance (les jeunes nés un mois pair feraient le SNU, les autres non) ».

Concernant une future généralisation du dispositif, le secrétaire d’État explique que le SNU « pourra concerner 200.000 à 300.000 jeunes dès 2022 (…) et être généralisé en 2023 ou 2024. Et au niveau financier, assure-t-il, « le budget du SNU généralisé sera inférieur à 1,5 milliard d’euros ».

Alors qu’à terme, un SNU généralisé concernerait 800.000 jeunes chaque année, Gabriel Attal convient qu’il « ne sera pas possible de les accueillir tous en même temps sur une seule période ». Aussi, le gouvernement étudie la possibilité, « scénario privilégié », d’organiser le SNU « pendant les congés d’été et les petites vacances scolaires », à l’exception de la période de Noël et du 15 juillet au 15 août. Autre possibilité, ajoute Gabriel Attal, « l’envisager sur le temps scolaire ». En clair, on revient à une idée simple de départ qui consiste à insérer la dimension civique dans le temps scolaire. Au départ Macron avait prévu le rétablissement du service militaire sur plusieurs mois et on finit avec un petit stage de 4 semaine, ni militaire, ni national, ni universel.

rappel du discours d’Emmanuel Macron du  18 mars 2017 – #MacronDéfense

 

 La situation stratégique que j’ai décrite, les menaces qui pèsent sur notre pays nous commandent aussi de renforcer le lien armées-nation, en permettant à l’ensemble de notre jeunesse de faire l’expérience de la vie militaire et d’être des acteurs à part entière de l’esprit de défense. Je souhaite donc, pour ce faire, que chaque jeune Français ait l’occasion d’une expérience, même brève, de la vie militaire. Un service national de durée courte, obligatoire et universel, sera donc instauré. C’est là un projet de société majeur, un véritable projet républicain, qui doit permettre à notre démocratie d’être plus unie et d’accroître la résilience de notre société. C’est aussi ancrer en profondeur la relation entre la Défense et le pays. J’ai pris cette décision compte-tenu du défi qui est aujourd’hui le nôtre. C’est un défi de sécurité, d’éducation, un défi économique et social mais c’est aussi un défi moral et de civilisation, et le relever passera par notre capacité à refonder le lien armée-Nation. Ce service national universel, encadré par les armées et la Gendarmerie nationale, s’adressera aux jeunes femmes et hommes aptes de toute une classe d’âge – soit environ 600000 jeunes par an. Au travers d’une expérience directe de la vie militaire, de ses savoir-faire et de ses exigences, chaque jeune Français ira ainsi à la rencontre de ses concitoyens, fera l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine, durant un mois. Ce temps de service militaire universel devra intervenir dans les 3 ans suivant le dix-huitième anniversaire de chacun. A l’issue de cette période, l’accès des jeunes aux métiers de la Défense en tant que militaire d’active ou dans la Garde nationale sera facilité. Ce service militaire universel permettra aussi de disposer, en cas de crise, d’un réservoir mobilisable, complémentaire de la Garde nationale. Le service militaire universel permettra également de détecter les difficultés, notamment l’illettrisme, et proposera une remise à niveau scolaire des appelés lorsque cela sera nécessaire. Il aidera ainsi les jeunes à préparer leur entrée dans la vie professionnelle comme dans leur vie de citoyens.

Le fiasco annoncé de la réforme des retraites

Le fiasco annoncé de la réforme des retraites

 

Contrairement à ce qu’indique la plupart des médias, on est sans doute loin de la mise au point de la grande réforme annoncée des retraites. Pour deux raisons essentielles ; d’abord la encore notoirement insuffisante. Et de nombreux flous ensuite et surtout du fait d’un manque de compétence sur un sujet particulièrement complexe. Pour l’instant,  si on écoute la majorité, les slogans se résument à la retraite par points un euro égale un euro, un régime universel. La grande nouveauté serait un régime par points ! En fait c’est de l’ancienneté dont il s’agit c’est-à-dire des versements accumulés et du temps de versement. On peut évidemment traduire cela  en termes points, de bons, de chèques mais cela ne change pas grand-chose. Même aspect flou et démagogique quand on affirme qu’un euro versé aura la même valeur tout le monde. Cela d’autant plus que le régime universel est une illusion. Certes la réforme des retraites est sans doute nécessaire en raison en particulier de l’évolution démographique aussi et surtout du déséquilibre entre actifs et retraités (qui renvoie à l’emploi et à la croissance). Mais les propositions et autres orientations du gouvernement ne parlent pas du premier préalable qui consisterait à intégrer le régime des fonctionnaires dans le régime général. Or on sait que c’est là que  se trouve la principale inégalité. Dans le privé les pensions se calculent  sur les 25 meilleures années alors que dans le public, on se fonde sur les six derniers mois. Avec en plus souvent une promotion chapeau au cours de ces six derniers mois justement pour faire augmenter le niveau des retraites. De toute manière certaines professions ne pourront jamais totalement intégrer le régime général allongé à 63 ou 65 ans comme l’armée, la gendarmerie, la police les pompiers, certains métiers liés à la sécurité par exemple dans les transports (pilotes notamment). Les régimes spéciaux ne seront donc pas tous supprimés mais seulement aménagés. Il n’est même pas certain qu’on touche aux fonctionnaires. Quant à l’intégration des indépendant, c’est très hypothétique compte tenu du coût de l’opération. (Les indépendants cotisent en moyenne autour de 14% de leurs revenus bruts. Le Haut-commissaire pourrait leur demander de cotiser autant que les salariés et les fonctionnaires (autour de 28%)).  Pour éviter l’embrasement social le gouvernement a renoncé à imposer des mesures d’économies immédiates. Il n’y aura donc pas des 2020 un report de la retraite. Bien entendu ces mesures s’imposeront après (après peut-être les élections présidentielles de 2022 !).  le conseil d’orientation des retraites (COR) a revu ses projections financières à la baisse. (Mais selon les gouvernemenet ce COR fait varier ses projections).  L’Insee a révisé le solde migratoire et l’espérance de vie en 2017. La masse salariale a également progressé moins vite qu’attendu dans les prévisions du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2019. Le besoin de financement du régime, évalué à 0,1% du PIB en 2018 s’établirait ainsi entre 0,3 et 0,6% du PIB (soit autour de 10 milliards d’euros) en 2025, date d’entrée en vigueur souhaitée du régime. L’équilibre ne reviendrait pas avant 2056 avec une hypothèse de croissance de 1,5%.Des prévisions tout à fait aléatoire car qui peut dire quelle seront les perspectives de croissance dans 25 ou 30 ans. Bref il se pourraiat bien que la France soit condamnée à faire uen reforme des retites à peu près tous les 5  ans comme d’habitude.

 

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

Grand débat : l’énorme fiasco qui se prépare

 

 

Les conclusions du grand débat risquent d’aboutir à un énorme fiasco. Même les responsables du gouvernement s’y préparent en prévenant qu’il ne faut pas s’attendre à une révolution et qu’il y aura même de grandes désillusions .Normalement le grand débat devrait être terminé, on devrait d’ailleurs connaître ce qui en est sorti et commencer  à énumérer les orientations. Force est de constater que Macron continue de s’inviter ici ou là dans le cadre juridique du grand débat, histoire de continuer à gagner du temps ou plutôt à en perdre. En effet,  les français commencent à être fatigués de cette opération à laquelle ils ne croient pas beaucoup puisqu’un récent sondage Elabe monde que 70 % des Français considèrent que le grand débat ne débouchera sur aucune solution pour résoudre la crise politique. La vérité, c’est que Macron ne pourra apporter aucune solution significative et crédible au mécontentement des Français qui porte surtout sur le pouvoir d’achat, la justice sociale et la justice fiscale aussi sur la réduction des dépenses publiques. Macron ne dispose d’ailleurs d’aucune marge de manœuvre coincée qu’il est d’une part par les critères de gestion publique imposés par l’Europe,  =par une croissance anémique et par des mesures fiscales en faveur des plus favorisés sur lesquels il ne veut pas revenir. Les conclusions de Macron suite à ce grand débat seront forcément cosmétiques ne prendront pas en charge les enjeux majeurs relatifs notamment au renouvellement du projet politique. Macron a cru piéger les gilets jaunes avec un grand débat dont il pensait qu’il allait complètement étouffer ce mouvement social voir le faire oublier. Aujourd’hui c’est lui qui est prisonnier de ce piège dont il ne pourra pas sortir indemne. On peut s’attendre de sa part à un discours fleuve embrassant la totalité des facteurs explicatifs mais sans projet clair et encore moins de décisions significatives. Pourtant l’exercice n’était pas forcément inutile. Il pouvait permettre à davantage de français de s’approprier la problématique du pays sur les enjeux majeurs. Mais il ne fallait pas promettre un débouché politique concret à ce débat à la fois beaucoup trop large également trop vague dans sa problématique. La déception risque d’être immense sans parler de l’hypothèse d’un réveil social qui n’est pas à exclure. Macron pourrait bien avoir fusillé la fin de son mandat avec cette opération politique finalement réduite à une manœuvre de communication permettant au président de justifier sa politique. Mais une sorte de fuite en avant !

Européennes Liste gilets jaunes: début de fiasco

Européennes Liste gilets jaunes: début de fiasco

 

De toute évidence, la liste gilets jaunes pour les élections européennes lancées par Ingrid le Vavasseur est en train de prendre l’eau. La raison la plus fondamentale tient dans la contradiction qui consiste à contester le système politique actuel et à le conforter en même temps en voulant y participer. La vérité c’est que le mouvement des gilets jaunes est pour l’instant davantage un syndicat de citoyens qu’une organisation politique. Que la présentation d’une liste aux européennes est très prématurée en l’état de la structuration du mouvement, aussi e raison des contradictions qu’il serait utile de surmonter. S’ajoute à cela le manque total de compétence des gilets jaunes dont la plus part n’ont aucune expérience sociale ou politique et qui comme on peut le vérifier lors des débats télévisés sont loin de maîtriser la problématique socioéconomique et environnementales. La tête de liste Ingrid le Vavasseur, l’aide-soignante, avoue elle-même n’avoir aucun programme mais simplement une plate-forme pour recueillir les revendications et en faire la synthèse. Comme si un programme politique pouvait être la somme de revendications. Dernier aspect la récupération politique par le pouvoir en place de cette liste avec l’entremise du sulfureux tapie pas mécontent de se remettre en piste pour espérer la bienveillance du pouvoir et de la justice dans l’affaire des 450 millions qu’il doit rembourser et qu’il traîne depuis 15 ans. Pas étonnant devant toutes ces contradictions que le directeur de campagne de cette liste, Hayk Shahinyan ait annoncé ce lundi via un statut Facebook qu’il se retirait pour une semaine au moins. Il attribue cette décision au « doute » qui le saisit en ce moment. Marc Doyer, lui ancien candidat à la candidature pour les législatives d’En marche qui devait aussi faire partie de la liste, a par ailleurs choisi de renoncer. Il est clair que cette liste est particulièrement bien accueillie par le gouvernement et le mouvement en marche puisqu’elle affaiblit les autres et permettra peut-être aux parties en marche de figurer en tête des élections européennes. Ajoutons que d’autre liste des gilets jaunes se prépare et pourrait encore ajouter à la confusion.  Ce lundi, celui qui devait en être le directeur de campagne, secondant la cheffe de file Ingrid Levavasseur dans sa tâche, Hayk Shahinyan, a ainsi publié un statut Facebook où il explique suspendre momentanément ses activités politiques. Des explications assez alambiquées :

« La précipitation avec laquelle je me suis laissé emporter dans une configuration différente de ce que je prônais depuis des semaines, suivie de la blessure grave de Jérôme que je connais et pour qui j’ai beaucoup de respect et l’accumulation des blessés graves, l’approche de la grève générale illimité dont l’appel fut lancé, la certitude que quelque chose de structuré doit pourtant naître de tout cela, sous une forme ou sous une autre, l’approche d’une échéance électorale qui peut constituer une opportunité si elle est préparé de manière intelligente, la sortie prochaine de la période hivernale qui pourrait voir la mobilisation s’intensifier d’avantage, la fin du grand débat et les déception évidentes qui vont suivre et pourrait renforcer la mobilisation, et bien d’autres paramètres encore créent le doute (sic). »

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

La méthode de Macron face à Trump : le fiasco

Sans doute persuadé de sa très haute intelligence,  Macron pensait  mettre Trump dans sa poche ;  pour cela il a même consenti à étaler des marques d’amitié et d’affection à la fois superficielles et ridicules. Cette stratégie de la séduction a complètement échoué car sur aucun dossier Macron n’a pu obtenir la moindre concession qu’il s’agisse du climat, de l’Iran, des taxes douanières américaines encore du conflit palestinien. “On a un retournement complet dans les relations personnelles entre Emmanuel Macron et Donald Trump”, estime Laurence Nardon, chercheuse et responsable du programme Amérique du Nord de l’Ifri. “Macron, qui bénéficiait d’une conjoncture favorable, avait fait le pari de devenir un allié proche de Trump avec l’arrière-pensée que ça lui permettrait de le faire bouger sur un certain nombre de gros dossiers”. Le pari, “c’était de jouer sur la psychologie de Trump et de lui tendre la main au milieu des alliés européens plus hostiles, comme (la chancelière allemande Angela) Merkel. Ce qu’on voit aujourd’hui, c’est que ça n’a pas marché”, ajoute-t-elle. “Pourtant c’était un pari intelligent, cela aurait été idiot de ne pas tenter le coup, Trump étant imprévisible. Mais en définitive, le président américain ne fait que peu de cas des avis de ses alliés, y compris le seul allié qui semble être son ami sur la scène internationale”. Depuis leur première poignée de mains en marge du sommet de l’Otan il y a un an, les deux dirigeants ont alterné gestes et déclarations d’amitié – notamment lors de la visite en grande pompe à Paris de Donald Trump – et divergences assumées, sur le climat, l’Iran, la question palestinienne ou encore le commerce. Sur ce dernier point, le sommet du G7 a donné lieu à des échanges vifs par tweet et prises de paroles interposées. Avant l’ouverture du sommet, les deux dirigeants ont toutefois affiché leur “bonne relation” lors d’un tête-à-tête “cordial”. En vain. Quelques heures après l’annonce d’un communiqué commun, le président américain se fendait d’un tweet dans lequel il rejetait les termes de la déclaration finale obtenue après de longues tractations. Une volte-face accueillie froidement par les autres membres du G7, au premier rang desquels la France qui a dénoncé une forme d’’”incohérence” et d’”inconsistance” et appelé à être “sérieux”. “Chaque fois qu’on veut traiter Donald Trump comme s’il était un président ‘normal’, capable d’être raisonné, on se trompe, on le voit et sur ce plan là le ‘wishful thionine’ (prendre ses rêves pour la réalité-NDLR) de Macron a été pris en défaut”, estime le géopoliticien Dominique Moïsi. “Le retrait de Trump du communiqué final n’est pas surprenant, c’est plutôt le fait qu’il se soit laissé aller à le signer qui l’est”. “Il y a eu une forme d’excès d’optimisme de la part d’Emmanuel Macron mais également des autres chefs d’Etat qui avaient tellement envie qu’il y ait accord et que le G7 continue avec les Etats-Unis”, dit-il. “Ça n’a rien à voir avec Emmanuel Macron, c’est la personnalité particulière de Trump, il joue une partie de poker menteur, il fait du marketing auprès de ses électeurs et le reste est très secondaire pour lui”. Il y a eu une erreur de diagnostic, abonde Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales. “Trump ne fait pas de diplomatie mondiale mais de la diplomatie électorale, son objectif ce n’est pas d’améliorer la situation internationale mais de plaire à son électorat.” “On a perdu un an à s’acharner à plaire à Trump, à tenter de le réorienter vers des choses plus positives alors qu’on aurait pu utiliser ce temps pour marquer l’unité et la résolution de l’Europe et le refus de cette dérive”, ajoute-t-il. “A chaque fois on lui a expliqué qu’on pourrait trouver un meilleur accord, notamment sur l’Iran ou encore aménager sa politique commerciale et ça a conduit à ancrer Trump dans sa conviction”.

Audience Hollande à la télé : le fiasco

Audience  Hollande à la télé : le fiasco

 

 

Tout juste 2 millions de téléspectateurs pour Hollande lors de son interminable interview sur Canal+ pourtant décryptée. C’était évidemment à prévoir d’abord le temps était agréable et n’incitait pas à regarder le petit écran , surtout Hollande n’avait rien à dire hormis cette prime surprise pour les jeunes,  histoire quand même d’annoncer quelque chose. En novembre sur Hollande avait réuni 8 millions de téléspctatuers sur TF1. Le Supplément voulait faire l’événement politique du week-end en invitant le président de la République et n’ a réussi son coup.  Certes L’émission a battu son record d’audience, avec 1,789 million de téléspectateurs pour une part d’audience record de 11,9 %, avec seulement à 2,18 millions de téléspectateurs.  Dans l’absolu, ce score n’est pas renversant, mais Canal+ précise avoir occupé la deuxième place sur l’ensemble des chaînes pendant près d’une heure. E qui signifie en clair que beaucoup ont lâché l’émission en cours de route.

Areva, le fiasco : 5 milliards de pertes

 

Un véritable fiasco de la gestion d’Area qui aboutit à une perte de 5 milliards ! Tout est en cause :  la stratégie générale du groupe qualifiée de « fuite en avant », la rémunération des dirigeants, le fiasco de l’EPR finlandais et l’affaire UraMi. . Avec plus d’une semaine d’avance sur le calendrier initial, la multinationale française a fait en effet état lundi 23 février d’une perte nette 2014 de l’ordre de 4,9 milliards d’euros. Pourtant la cour des comptes n’avait  pas été tendre pour Areva.  La Cour avait estimé   que le « modèle intégré », défendu par Anne Lauvergeon, de l’extraction de l’uranium au retraitement des déchets en passant par la conception et la construction des réacteurs, « n’était pas convaincant ». Pendant la période concernée, Areva a financé ses investissements « majoritairement grâce à ses cessions » (d’actifs), faute de flux de trésorerie opérationnels suffisants, rappelle la Cour des comptes. En 2007, Areva a en revanche acheté « de façon imprudente et à un prix très élevé » la société minière canadienne UraMin, qui détenait des droits sur trois gisements africains d’uranium, dont la valeur s’est révélée faible quatre ans plus tard. Ce qui n’a pas empêché le groupe d’investir « dans la hâte » sans tenir compte de la chute du cours de l’uranium, souligne la Cour, selon laquelle cette affaire, « dont les tribunaux ont encore à connaître », fait apparaître « des fautes individuelles ».  Globalement, la Cour des comptes juge le bilan financier des grands projets d’Areva « peu satisfaisant ».  La Cour des comptes épingle enfin la rémunération des membres du conseil de surveillance du groupe sous la présidence Lauvergeon, sur la base de taux de réussite « contestables ». « La rémunération de l’ancienne présidente du directoire a connu une progression très rapide au cours de son second mandat (…) La découverte tardive de dossiers, dont la mauvaise gestion coûte aujourd’hui très cher au groupe, amène à critiquer une telle progression », estime-t-elle. De même, la Cour critique les indemnités de départ de la patronne en 2011, dont le niveau est jugé « excessif ». Le document de la Cour ne se borne pas à la période Lauvergeon mais s’étend aussi à l’organisation actuelle de sa gouvernance, jugée responsable de choix aujourd’hui critiqués. « Dans le schéma actuel de gouvernance, le directoire a pu prendre seul la décision de signer le contrat de l’EPR finlandais OL3, source d’une perte de plus de 3 milliards d’euros pour Areva ». Finalement un fiasco largement à imputer à l’ancienne patronne Lauvergeon mais aussi à sa succession qui légitime uen réorganisation stratégique dans le nucléaire, en clair uen alliance systématique avec EDF pour l’exportation du nucléaire.

Djihadistes français : le fiasco total des services de renseignements

Djihadistes français : le fiasco total des services de  renseignements

 

On avance maintenait le chiffre de 1100 djihadistes français de loin le contingent le plus important de l’Etat islamique. La France n’est pas capable de les empêcher de partir et même de les arrêter en revenant, sauf à la marge. D’abord pour les empêcher de partir, il faudrait les repérer. Or nos services de renseignements sont complètement incompétents dans ce domaine, il faudrait autrement organiser la surveillance et s’inspirer par exemple de ce qui se passe au Maroc, pourtant véritable réservoir de terroriste ;  ensuite il conviendrait de définir une politique. Faut-il les empêcher de partir ou de revenir (comme en Grande Bretagne).  Faut-il les déchoir de la nationalité française (ce qui n’est possible qu’en cas de double nationalité), l’arsenal juridique est de ce point de vue obsolète. En cause évidemment une police qui ne pénètre plus dans les quartiers sensibles et qui préfère faire du chiffre avec le code de la route pour de infractions mineures. A cet égard la politique du chiffre na guère changé ;  exemple quand on bidonne les statistiques des cambriolages pour les « requalifier’ en « dégradations » avec Vals !  Mais la responsabilité incombe surtout à la déliquescence  de la société française qui petit à petit perd ses repères, ses valeurs dans tous les domaines économiques, sociaux, culturels et moraux. A cet égard l’élite ne donne guère exemple. Le djihad c’est le refuge des paumés de la société et la religion sert de thérapie à ces asociaux. Le mal est profond, il faudrait commencer par réformer l’école, encourager les parents à se réapproprier leur autorité, donner une espérance à une génération perdue, bref reformer la société. Des réformes structurelles inenvisageables rapidement compte tenu de peu de crédibilité du personnel politique et pus généralement des institutions.

Surtaxation des CDD : fiasco

surtaxation des CDD : fiasco

La surtaxation des contrats courts s’apparente pour le moment à un coup d’épée dans l’eau. Cette mesure, qui consiste à alourdir le montant des cotisations patronales d’assurance-chômage sur les CDD de moins de trois mois, est entrée en vigueur le 1er juillet dernier. Cette mesure trouvait son origine dans l’accord entre syndicats et patronat sur l’emploi de janvier 2013 et était destinée à favoriser les embauches en CDI. Mais selon un premier bilan interne de l’Unédic et de l’Acoss, cité par les Echos.fr vendredi 6 juin, le dispositif ne rencontre pas le succès escompté sur plusieurs points.  Tout d’abord, la mesure « n’a pas entraîné de changements notables des comportements: les employeurs recourent toujours autant au travail précaire, d’autant que l’intérim n’est pas concerné », peut-on lire sur le site du quotidien économique. Ensuite, le relèvement des cotisations ne devrait pas avoir les conséquences financières escomptées. D’août 2013 à mars 2014, 36 millions d’euros ont été glanés selon le bilan de l’Unedic, qui en déduit qu’en année pleine le chiffre devrait atteindre 50 à 70 millions d’euros. Soit deux à trois fois moins que les 150 millions d’euros prévus lors de l’introduction de la mesure.

Fiasco du pacte de responsabilité ?

Fiasco du pacte de responsabilité ?

Annoncé par Hollande comme le remède miracle, le pacte de responsabilité pourrait bien finir en eau de boudin. .Pas étonnant avec cette cathédrale administrative qui traine depuis des mois alors qu’il aurait fallu simplement décider rapidement d’un allègement fiscal.  Hollande voulait échanger cet allégement contre des engagements sur l’emploi mais faute de croissance ( donc de commandes) il est impossible aux patrons de promettre quoi que ce soit. Du coup, l’interminable pseudo concertation s’enlise et le pacte de responsabilité pourrait même être enterré. Six mois après que François Hollande a annoncé le Pacte de responsabilité, le Medef d’un côté, la CFDT et le gouvernement de l’autre, se déchirent publiquement. Le numéro deux du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, qualifie de « supercherie complète » les promesses de baisses d’impôt faites aux entreprises. Le leader de la CFDT, Laurent Berger, a assuré n’avoir « pas confiance a priori » dans les engagements du patronat. Comme lui, le ministre du Travail François Rebsamen appelle le Medef à cesser « de geindre ». Le climat est délétère. Simple sketch ou vrai divorce? L’escalade verbale n’augure rien de bon. Là où un compromis social semblait possible, les calculs triompheraient. Là où l’unité nationale face à la crise aurait pu prévaloir, les postures politiques reprendraient le dessus. Il n’est même plus sûr que les salariés sachent comment les chefs d’entreprises utiliseront les baisses d’impôts, car il n’est plus certain qu’elles seront votées. La défiance menace de faire sombrer cette réforme. Que se passe-t-il? Les résultats des municipales et des européennes, désastreux pour la gauche, ont radicalisé les positions. La CFDT – qui tient son congrès cette semaine – entend marquer ses distances avec un gouvernement désavoué par les urnes et se rapprocher de sa base qui ne se reconnait pas forcément dans ce socialisme-là. Le Medef, dans un rôle d’opposant, pense profiter de la faiblesse du pouvoir en mettant toujours la barre plus haut… Le gouvernement, lui, croyait avoir fait le plus dur en promettant des baisses de charges et d’impôts, qui ont conduit Pierre Gattaz à jouer – plus ou moins – le jeu du Pacte en invitant les entreprises à évaluer les embauches et les investissements potentiels. Après avoir pourtant topé sur des négociations de branche, le Medef considère aujourd’hui qu’il n’y a « plus de grain à moudre » au regard « du contexte actuel de décrochage de la France ». La CFDT juge qu’elle n’a pas d’interlocuteur. « Pour négocier, il faut être deux », disait Laurent Berger dans le JDD dimanche. Dans ces conditions, on voit mal les parlementaires socialistes, au bord de la crise de nerfs, accepter de voter les baisses d’impôts et de cotisations pour les employeurs. En commentant la situation, le chef des députés PS Bruno Le Roux l’a admis : « Cela peut remettre en cause le pacte de responsabilité. » Ce serait un effroyable échec pour François Hollande le social-démocrate, pour la CFDT et sa culture, pour les salariés et les chômeurs, et pour les patrons qui attendent ces gestes fiscaux. Le projet de loi de finances rectificative sera examiné à l’Assemblée à la fin du mois. Il reste quelques semaines à chacun pour retrouver son calme.

 

Achat logement à louer : fiasco de la loi Duflot

Achat logement à louer :  fiasco de la loi Duflot

Un enfer pavé de bonnes intentions cette loi Duflot qui voulait sécuriser les rapports locataires-propriétaires et qui provoque le contraire. La complexité et le mode de détermination des loyers ont découragé les acheteurs. Du coup on obtiendra l’effet inverse à celui recherché. D’autant qu’on est très loin des 500  000 logements neufs prévus.  Une confirmation plus qu’une surprise. Découragés par le projet de loi Alur (accès au logement et urbanisme rénové) porté par la ministre du Logement, Cécile Duflot, les Français qui souhaitent investir se détournent de l’immobilier. Une étude réalisée par le réseau d’agences Century 21, queLe Figaros’est procuré, montre qu’au troisième trimestre 2013, l’achat de logements anciens par des particuliers qui veulent les louer a reculé de 5,8 % sur un an. Une baisse sensible qui vient amplifier la tendance constatée depuis la seconde partie de l’année 2012. Au deuxième trimestre, toujours sur un an, la baisse était de 5,2 % et de plus de 6 % au premier trimestre. Sur l’ensemble de l’Hexagone, Century 21 estime ainsi à 81.000, le nombre de logements anciens qui n’ont finalement pas été achetés. Les chiffres sont encore plus alarmants sur Paris et sa région. Depuis janvier 2013, la part des investisseurs dans les acquisitions a chuté de près de 11 % en moyenne. En petite couronne, les propriétaires en fin de bail préfèrent revendre leur bien plutôt que de chercher un nouveau locataire, affirme le réseau. Dans l’Essonne, l’investissement locatif a plongé de 29,8 % et de 14,5 % dans les Yvelines. Century 21 n’est pas le seul à donner l’alerte. Au mois de juin, L’Union nationale de la propriété immobilière, qui représente 250 .000 propriétaires bailleurs, avait dénoncé le projet de loi et la complexité «extrême des nouveaux rapports locatifs, notamment concernant le mode de fixation des loyers». L’association prévoyait aussi que «la suppression de toute liberté contractuelle», provoquerait la disparition des investisseurs dans le secteur locatif privé. Selon l’étude de Century 21, la part des cadres supérieurs et des professions libérales parmi les investisseurs s’est déjà effondrée de moitié (- 46 %). Le réseau souligne également que près de 20 % des investisseurs sont des ouvriers et des employés qui préparent leur retraite. Une population fragile qui pourrait décider de placer ses économies ailleurs. Century 21 relève d’ailleurs un mouvement de report vers l’immobilier commercial. Dans la capitale, l’investissement dans l’immobilier d’entreprise a augmenté de 19,5 % au troisième trimestre par rapport à 2012. D’où le danger bien réel de voir s’assécher le parc locatif, sur un marché déjà en pénurie. «Nous nous dirigeons à grands pas vers une véritable crise du logement», alerte Laurent Vimont, président de Century 21, qui déplorait début septembre que certaines mesures de la loi Duflot ne soient qu’un écran de fumée pour camoufler la promesse non tenue de construire 500.000 logements

Maison Borloo : un fiasco comme le grenelle de l’environnement

Maison Borloo : un fiasco comme le grenelle de l’environnement

 

Borloo a du talent, il pourrait vendre des lunettes à un aveugle, sympa en plus, décontracté. Mais pas très sérieux. La preuve son fameux plan de maisons à 100 000 euros ou quand le rêve tourne au cauchemar. Ce devait être des maisons à 100.000 euros, un projet lancé par Jean-Louis Borloo – quand il était ministre du Logement – pour permettre aux ménages d’accéder pour la première fois à la propriété. L’opération s’est transformée en fiasco. C’est le cas au Havre où le promoteur a déposé le bilan en plein milieu des travaux. La ville va racheter le chantier pour un euro symbolique. Objectif : tout reconstruire et livrer enfin aux acheteurs leur maison. Des propriétaires qui ont déjà dépensé beaucoup d’argent. Genreux, charismatique, cool, Borloo vend du vent. Comme le grenelle de l’environnement où il a embobiné les écolos ; exemple, le transport du fret qui devait passer sur le rail, en fait il est en train de disparaître à la SNCF!

 




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