Archive pour le Tag 'national'

Européennes : un Belge tête de liste au PS … et un Russe au Front National ?

Européennes : un Belge tête de liste au PS … et un Russe au Front National ?

Une bien curieuse cuisine se prépare pour les européennes car cette élection constitue un piège pour la plupart des formations politiques. Premier élément, on s’attend comme d’habitude à une abstention record, du coup les résultats dépendent en partie de la participation. Second élément, ces élections ne semblent pas constituer un enjeu majeur pour les électeurs, du coup ils en profitent assez souvent pour exprimer des mécontentements qui n’ont pas toujours à voir avec les européennes. Même le parti majoritaire en marche pourrait être sanctionné. Mais ce pourrait aussi être le cas pour des parties fragilisés comme le parti socialiste, les Républicains ou le Front National. Dans ces trois derniers partis, aucun grand leader ne veut d’ailleurs prendre le risque d’être en tête de liste. Mais le parti socialiste a trouvé la combine, un belge pourrait être liste du Parti socialiste aux prochaines élections européennes de mai 2019. Cette piste étudiée par Olivier Faure, et révélée mardi par Le Figaro, a été confirmée mercredi par Paul Magnette, le bourgmestre de Charleroi. «Oui, j’ai bien reçu une proposition du PS français, avec un certain étonnement je l’avoue, car ils me proposent la première place sur leur liste européenne, pas moins», a-t-il déclaré à nos confrères du journal Le Soir. Les citoyens européens peuvent candidater à ce scrutin dans un autre pays que le leur. Comme Marine Le Pen ne souhaite pas essuyer une nouvelle défaite politique, elle aussi refuse pour l’instant d’être en tête de liste du Front National. Pourquoi dès lors ne pas envisager un candidat russe, à défaut un candidat hongrois ou polonais puisque la Russie ne fait pas parti de l’union européenne. Pour les républicains on pourrait suggérer la candidature d’un proche de Trump ayant la double nationalité américaine et française, ce qui serait cohérent avec les positions antieuropéennes de Laurent Vauquiez ! !

Service national : 65% des Français pour

Service national : 65% des Français pour

 

65% des Français sont pour ce service le  service national universel » d’un mois. Un service au nom d’autant plus grandiloquent qu’il est réduit à pas grand-chose dans sa durée et son contenu. Pas sûr même que ce service comprenne une dimension militaire ! Curieux quand l’essentiel des armées est concentrée sur des tâches basiques de patrouilles sur le terrain en France comme à l’étranger. On ne sait pas non plus dans quelles conditions matérielles s’effectuera ce service qui pourra d’ailleurs être reporté.  Bref, le projet présidentiel ne ressemble plus à grand-chose d’autant qu’il ne faut pas contrarier les jeunes électeurs opposés très majoritairement à ce service. Près de deux tiers des Français (65%) se disent donc  favorables à l’instauration d’un service national universel (SNU) d’une durée d’un mois, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Le Figaro et franceinfo publié vendredi. A l’inverse, 34% des personnes interrogées désapprouvent cette idée, lancée par Emmanuel Macron durant En ces temps d’insécurité, il n’est pas étonnant que les Français fassent confiance à l’armée pour assurer la sécurité et la lutte contre le terrorisme. Reste à savoir si ce travail de l’armée qui ressemble souvent à un rôle de police doit être assuré uniquement par des professionnels. Sa campagne présidentielle. L’exécutif a confirmé le mois dernier son intention de mettre en place un SNU, qui devrait être obligatoire pour tous les Français âgés de 16 ans, soit environ 750.000 personnes chaque année, à partir de 2019, l’objectif étant de favoriser le brassage des populations. Un bémol toutefois la dimension militaire ne sera pas généralisée !  L’opposition de gauche comme de droite qualifie pour sa part le futur dispositif de gadget au coût exorbitant.

La jeunesse contre service national universel obligatoire

La jeunesse contre  service national universel obligatoire

 

On se demande si Macron ne veut pas tuer cette promesse de service national « universel » en organisant une consultation avec les jeunes. L’Arlésienne semble avoir du plomb dans l’aile. Le gouvernement pourrait ainsi appuyer sur l’opposition sans surprise des organisations de jeunesse contre ce service pour enterrer définitivement l’idée.  Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois voire m^me à rien du tout.  Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois. Mais m^me un service d’un mois est contesté par les organisations de jeunesses *  qui déclarent : »

« Ce projet souffre d’un premier décalage majeur entre d’un côté la volonté des jeunes qui, comme nous l’observons au quotidien, font le choix de s’engager de façon souple et diverse dans une recherche de sens comme d’épanouissement et, de l’autre, le cadre obligatoire, rigide et contraignant que le projet semble faire émerger. Rappelons que les principales formes d’engagement, militaires comme la garde nationale, ou civiles tels que le service civique et le bénévolat associatif, ne s’appuient pas sur un principe d’obligation. Au contraire, ils se caractérisent par leur flexibilité tout en s’inscrivant dans un cadre promouvant la diversité des formes d’engagement. »

* Animafac, Coexister, Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Jets d’encre, Les Jeunes Écologistes, Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), La Mutuelle des étudiants (LMDE), MAG Jeunes LGBT, Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC), Promotion et défense des étudiants (PDE), Syndicat général des lycéens (SGL), Union des démocrates et indépendants jeunes (UDI Jeunes), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union nationale lycéenne – syndicale et démocratique (UNL-SD)

Service national : pour justifier son recul, Macron va consulter les jeunes !

Service national : pour justifier son recul,  Macron va consulter les jeunes !

Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois. Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois.

Un service national : universel, civique ou militaire ?

Un service national : universel,  civique ou militaire ?

 

Progressivement, le service universel promis pour Macron se réduit comme peau de chagrin dans son contenu et surtout sa durée. Parmi les opposants,  les corpos de l’armée qui ne veulent surtout pas qu’on porte atteinte à leur budget et refusent tout concept de défense assuré par les appelés ; Aussi ceux qui n’ont jamais effectué leur service militaire et qui jugent que cela n’a jamais servi à rien. Malheureusement, c’est la majorité des décideurs d’aujourd’hui qui ignorent tout de ce service militaire. L’argument des deux partis est le même : un mois ça ne sert à rien ;  en même temps ils refusent une durée plus longue. Dernier argument, ce n’est pas à l’armée de former les jeunes aux valeurs notamment républicaines. Le problème c’est que ni l’école, ni la famille, ni la société en général ne s’impliquent suffisamment dans ce travail. Stratégiquement,  c’est uen erreur de penser que la défense doit être uniquement assurée par des professionnels. Certes les armements se sont sophistiqués, les spécialités aussi. N’empêche le monde est surtout confronté à des guerres terroriste et non à des guerres conventionnelles où l’infanterie classique joue un rôle essentiel aussi. Voir à cet égard les conflits en cours comme au moyen orient où les kurdes qui n’étaient pas des pros ont joué un rôle déterminant. Macron s‘était engagé à ce qu’ne partie du service universel comprenne aussi uen formation militaire. De leur coté les organisations humanitaires tire le projet vers la dimension civique et sociétale comme en témoigne  l’appel de ONG pour un service universel à vocation civique et humanitaire.

 

 

Service national obligatoire : un mois…. peut-être

Service national obligatoire : un  mois…. peut-être

Plus la réflexion avance et plus le concept du service national se réduit à pas grand-chose. En cause surtout le lobby militaire qui défend sa vision très corpo de la défense. En clair qui ne veut pas qu’on s’attaque à son budget.

Le groupe de travail chargé de définir les contours du futur service national universel (SNU) voulu par Emmanuel Macron. Présidé par le général Daniel Ménaouine, il a remis jeudi son rapport définitif, le service national serait d’un mois …peut être avec uen partie en internat. Et d’ajouter les arguments budgétaires. « Même pour un mois, il s’agirait d’une ­organisation très lourde, nécessitant des hébergements et des dizaines de milliers d’encadrants, souligne le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la Défense. Qui s’en chargerait? Les militaires? » C’est bien là que le bât blesse. Le 18 février, les sénateurs Jean-Marie Bockel (Union centriste, Haut-Rhin), Jean-Marc Todeschini (PS, Moselle) et Christian Cambon (LR, Val-de-Marne), membres de la commission des affaires étrangères et de la défense, avaient relayé les inquiétudes des militaires et affirmé leur « volonté de protéger les moyens des forces armées » dans cette affaire. Si l’on se fie  à ce rapport et à celui au rapport des  inspections générales qui ont planché sur la question, le service national universel pourrait bien avoir du plomb dans l’aile. Rappelons d’ailleurs d’abord que ces inspections générales surtout composées de hauts  fonctionnaires en fin de carrière qui forcément entretiennent  des relations assez approximatives avec les réalités sociétales. Le principal reproche fait au service national serait son cout évalué autour de 3 milliards par an. Ce coût serait jugé excessif à la fois par les finances mais aussi par les  armées, ministère  qui a tellement peur qu’on ampute encore son budget. Un ministère des armées devenue par ailleurs très corporatiste depuis qu’il n’est composé que de personnels engagés. Pourtant ce coût serait  à mettre en relation avec le cout des dérives sociétales et républicaines constatées dans de nombreuses zones de non-droit, un coup économique mais aussi social qui doit dépasser et de très loin les 3 milliards évoqués. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voir délinquants. Le rapport des inspections générales remet en cause d’une certaine façon l’utilité de ce service national réduit à un mois. En cause notamment aussi l’impossibilité de l’internat faute de locaux disponibles (l’armée a déjà vendu nombre de casernes et autres locaux). Un argument très spécieux dans la mesure où dans les dernières années du service obligatoire nombre d’appelés rentraient directement chez eux chaque soir. Il ne manque pas d’équipements sportifs insuffisamment utilisés qui pourraient servir à la formation des appelés. Sur le plan stratégique,  maintenant la professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant,  la principale menace n’est sans doute plus, ou en tout cas moins, la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme. Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés. Pour résumer le rapport des inspections générales souligne surtout les contraintes de cet éventuel service national. « Les positions exprimées à ce jour sur le service universel d’un mois font ressortir d’importantes réserves tenant à la fois au caractère obligatoire de ce service, à l’importance des moyens matériels et humains à mobiliser pour accueillir et encadrer toute une classe d’âge, pendant plusieurs semaines, aux doutes exprimés sur la possibilité d’entretenir un résultat significatif, en un mois, au regard des objectifs affichés », conclut le rapport.

Service national : réduit à une journée ?

Service national : réduit à une journée ?

Le lobby militaire et Bercy pourraient avoir la peau du service national annoncé par Macron pendant la campagne électorale et réaffirmé depuis. Le président de la  république avait récemment évoqué une durée de 3 mois à 6 mois. En fait ce pourrait être ramené à une semaine voire peut être une  journée car on voit  al quel pourrait être l’objectif du service d’une semaine. Bref quelques jours seulement en internat (mais on ne sait pas où !). Histoire de montrer que le président fait dans ce domaine comme dans les autres réformes annoncées même si c’est à la  vite et de manière très partielle. Le lobby militaire est très opposé à ce retour du service national et encore davantage à un service militaire. Il veut protéger son budget équipements et fonctionnement dont ses salaires. Bref des militaires devenus très corpos. Et qui justifient leur position par une certaine conception de la stratégie de défense. Malheureusement les récents conflits ont démontré qui ce ne sont pas les armes les plus sophistiquées qui sont les plus opérationnelles dans les combats contre les terroristes. Or si  les guerres  conventionnelles ont tendance à disparaître, les conflits locaux de type terroriste eux se développent et c’est l’infanterie classique qui est le plus efficace. Voir à ce sujet le rôle décisif joué par des kurdes militaires non processionnels contre l’Etat islamique. Dans le nouveau projet,  cette période courte d’internat obligatoire serait partagée entre « activités militaires » (enseignement de défense, sport, comportement en situation de crise…), « activités civiques et citoyennes autour des valeurs républicaines » et « activités médico-sociales ». Ce tronc commun est au cœur du brassage voulu par le chef de l’Etat pour renforcer la mixité sociale et la cohésion républicaine, mises à mal selon lui depuis la suppression du service militaire en 1997 et la montée du communautarisme. Mais on voit mal ce qu’on pourraiat faire en quelques jours !

 

 

Hommage national au héros Beltrame et après

 

Hommage national au héros Beltrame et après

Après l’immense émotion et l’  hommage justifié au nouveau héros se pose la question de l’après. Encore une commémoration qui honore et ressemble pendant quelques heures ou bien un vrai tournant sociétal sur la prise de conscience de la menace islamiste. Le chef de l ‘Etat à souligné la force de la résilience française concernant les valeurs fondamentales qui fondent la république et la nation. Il a appelé à la résistance ? Pas une résistance  de nature communautariste et qui divise encore une peu plus mais sans doute une résistance contre l’avilissement des valeurs dans une  société ou le citoyen moyen se comporte davantage en consommateur de démocratie qu’en acteur. Il y a évidemment plusieurs facteurs explicatifs à la montée en puissance de l’islamisme radical et violent en France ? D’abord peut-être un certain laxisme vis-à-vis précisément de la mise en cause quotidienne de ces valeurs avec la grande tolérance vis-à-vis des phénomènes d’insécurité, de la délinquance du quotidien et du manque général de respect pour autrui, voire des simples règles de la politesse. Un laisser aller  qui a grandement favorisé la création de zones de non droit, terreau de l’islamisme enrichi par des trafics en tous genres notamment de drogue. De ce point de vue,  la reconquête de ces quartiers est essentielle pas seulement pour rétablir la sécurité mais pour réinsérer socialement les jeunes sur le plan scolaire, culturel et professionnel, pour créer des zones économiques spécifiques, tout simplement des zones républicaines. La responsabilité en incombe à l’Etat, à l’école, aux services publics en général, aux collectivités locales mais aussi à la société toute entière pour l’instant trop spectatrice du dépérissement du tissu sociétal qui risque d’être livré aux dérives de tous les communautaristes et de tous les populismes.

Hommage au héros national Beltrame et après ?

Hommage au héros national Beltrame et après ?

Après l’immense émotion et l’  hommage justifié au nouveau héros se pose la question de l’après. Encore une commémoration qui honore et ressemble pendant quelques heures ou bien un vrai tournant sociétal sur la prise de conscience de la menace islamiste. Le chef de l ‘Etat à souligné la force de la résilience française concernant les valeurs fondamentales qui fondent la république et la nation. Il a appelé à la résistance ? Pas une résistance  de nature communautariste et qui divise encore une peu plus mais sans doute une résistance contre l’avilissement des valeurs dans une  société ou le citoyen moyen se comporte davantage en consommateur de démocratie qu’en acteur. Il y a évidemment plusieurs facteurs explicatifs à la montée en puissance de l’islamisme radical et violent en France ? D’abord peut-être un certain laxisme vis-à-vis précisément de la mise en cause quotidienne de ces valeurs avec la grande tolérance vis-à-vis des phénomènes d’insécurité, de la délinquance du quotidien et du manque général de respect pour autrui, voire des simples règles de la politesse. Un laisser aller  qui a grandement favorisé la création de zones de non droit, terreau de l’islamisme enrichi par des trafics en tous genres notamment de drogue. De ce point de vue,  la reconquête de ces quartiers est essentielle pas seulement pour rétablir la sécurité mais pour réinsérer socialement les jeunes sur le plan scolaire, culturel et professionnel, pour créer des zones économiques spécifiques, tout simplement des zones républicaines. La responsabilité en incombe à l’Etat, à l’école, aux services publics en général, aux collectivités locales mais aussi à la société toute entière pour l’instant trop spectatrice du dépérissement du tissu sociétal qui risque d’être livré aux dérives de tous les communautaristes.

Le service national : un débat escamoté »

Le service national : un  débat escamoté »

Un débat escamoté pour   Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat qui estime notamment que la question du contenu doit dominer celle des moyens et qu’il s’agit d’un enjeu de société. Un point de vue qui mérite  d’être lu  même si le sénateur considère un peu vite que l’armée est désormais exclusivement une af faire de professionnels. Une erreur stratégique évidemment car les menaces internes et externes vont surtout exiger des forces d’infanterie classiques. (Exemple les 10 000 militaires affectés à la surveillance des lieux publics en France).  

« Le 18 mars 2017, le futur président de la République proposait, dans un discours de campagne électorale, la mise en place d’un service national obligatoire et universel (SNU). Cette proposition, inattendue, peu préparée, voire précipitée, répondait à un objectif estimable : donner un contenu concret à l’engagement au service de la Nation, répondre à la quête de sens d’une jeunesse désorientée, en mal de repères, et renforcer la résilience de notre communauté nationale face aux défis du présent et de l’avenir.  C’est un sujet majeur pour notre pays et pour notre jeunesse. Il touchera chaque jeune, chaque famille. Sur un enjeu de cette taille, on est en droit d’attendre un riche débat d’idées. Or, où en est-on, près d’un an plus tard, sur la méthode et sur le fond? Sur la méthode, d’abord. Elle ne manque pas d’inquiéter. Après plusieurs mois de flottement, chacun est comme figé en apesanteur, suspendu à la parole présidentielle, qui vient dessiner, par déclarations successives, ce que devrait être le futur SNU. Du côté du gouvernement, des ministres se contredisent, créant la cacophonie. Quant au Parlement, il est tout simplement mis de côté, si ce n’est court-circuité, le Président prenant la parole à la veille de la présentation d’un rapport parlementaire sur le sujet pour en contredire les conclusions! La commission de haut niveau, annoncée en octobre, qui devait permettre une forme de concertation, laisse place à un groupe de travail restreint, ne comprenant pas de parlementaires, lesquels se voient par ailleurs refuser la communication du rapport administratif commandé par le Premier ministre, dont les conclusions gênent, semble-t-il, l’exécutif. Pourtant, sur un tel sujet de société, le Parlement devrait être au centre du débat. Deux députées, Marianne Dubois (LR) et Emilie Guerel (LREM), ont effectué un travail de fond, réaliste, que je salue, examinant de nombreuses options. Or la publication de leur rapport, d’abord reportée – sous quelles pressions? – puis avancée, est rendue peu audible, en raison des déclarations concomitantes du président de la République… Tout cela n’est pas sérieux. Le service national universel est un projet majeur du quinquennat, qui mérite un vrai débat national, et ne saurait être réglé par des experts en petit comité. Un projet de cette ampleur n’aboutira pas seul contre tous : contre les ministres, contre le Parlement, contre la jeunesse elle-même qui a voix au chapitre! Continuer à mettre les difficultés d’organisation et de financement – colossales – sous le tapis n’est pas digne de notre démocratie. La cacophonie n’est pas le débat. Or le débat est indispensable : un débat parlementaire, puisque c’est au Parlement qu’il reviendra de légiférer, in fine, et un débat de société, puisque ce projet concernera tous nos concitoyens. Sur le fond, ensuite. On marche sur la tête en mettant en avant la question des moyens plutôt que celle de la finalité! Un rapport du Sénat a, dès le mois de mai dernier, mis en évidence le danger mortel pour nos armées si elles devaient porter le poids d’un projet dont l’objectif premier ne relève pas de la défense. Halte à la nostalgie du service militaire! Non seulement les moyens des armées ont fondu, mais surtout, les arguments pour la professionnalisation des armées, à l’initiative du président Jacques Chirac, n’ont rien perdu de leur bien-fondé. Le Sénat a été entendu sur ce point : le président de la République a confirmé que le SNU ne serait ni militaire, ni financé par les armées. Il s’agira, vraisemblablement, d’un service de type civique. Le Sénat veillera à ce que son financement n’ampute pas des budgets de défense déjà dimensionnés au plus juste. Pour autant, la cohésion nationale, les valeurs de l’engagement et du « service » sont au cœur de l’ADN des armées : elles auront donc nécessairement un rôle à jouer, à côté d’autres partenaires. La contribution qui leur sera demandée devra être réaliste, soutenable, permettre la consolidation du lien armée-nation et la diffusion de l’esprit de défense, qui sont producteurs de lien social. C’est à la définition de la nature, de l’ampleur et des modalités de cette contribution des armées au projet de SNU que la Commission des affaires étrangères et de la défense du Sénat travaille, en vue de préconisations à paraître au printemps. Le Sénat espère contribuer ainsi à nourrir un vrai débat de société, à la hauteur des enjeux du service national universel. »

Débat sur service national : révélateur du délitement du concept de citoyenneté

Débat sur  service national : révélateur du délitement du concept de citoyenneté

 

Nombre experts se sont exprimés ces jours-ci sur l’affaire d du service nationale. Le plus souvent beaucoup doutaient de son intérêt et mettaient notamment son cout. D’autres estimaient que l’appropriation du concept de citoyenneté n’incombait pas à l’armée mais à l’école. Comme si la responsabilité dans ce domaine pouvait se diviser ? Une responsabilité qui incombe autant à la famille, à l’entourage, à l’école, à l’armée notamment. Le problème,  c’est que dans certains zones de non droit (et parois aussi ailleurs) personne n’assume plus la moindre responsabilité. Le concept de citoyenneté se réduit à l’idée que le citoyen est seulement un consommateur de démocratie républicaine sans devoir en échange. Autre observation toute aussi fondamental,e l’objet même de ce service : militaire ou non. La plupart des lobbys militaire y sont opposés, ils défendent leur profession et ne veulent pas que soit amputs leur budget ; Pourtant, stratégiquement il n’est pas évident que la totale professionnalisation de l’armée soit adaptée aux enjeux des conflits actuel et futurs. Il se pourrait même que les forces infanterie classique, force de maintien de l’ordre surtout et de lutte contre le terrorisme soient davantage prioritaires que les deux forces nucléaire franç iaçes (pourquoi 2 ?). La professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant encore une fois, le risque est moins la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme à l’inférieur et à l’extérieur de nos frontières. . Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés.  Il n’ya pas si longtemps au cours du siècle précédant des millions de Français se sont sacrifiés pour la défense du pays, d’autres se sont soumis à l’obligation du service militaire. Aujourd’hui on s’interroge sur le degré d’acceptation des jeunes à donner quelques semaines ou quelques mois pour servir leur pays. Un débat qui témoigne vraiment du délitement du concept de citoyenneté y compris chez les élites. Quant au cout de l’opération 3 ou 4 milliards, il est à mettre en relation avec le cout provenant de la marginalisation de centaines de zones de non droit (cout du trafic de drogue, cout des aides sociale, cout surtout de l’inactivité de centaines de milliers de jeunes sur le PIB etc.). Un cout autremenet importanat d’au moins 30  millirds. Macron a un peu recadré la problématique, le service sera obligatoire et comportera une dimension militaire. Le reste encore très flou. Avant den préciser le contenu, il serait bien avisé d’indiquer que le service du pays ne se conteste pas qu’il est constitutif de la citoyenneté. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente,  avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voire délinquants.

Le service national : universel, militaire, obligatoire, facultatif , court ou long ?

Le service national : universel, militaire, obligatoire, facultatif , court ou long ?

 

Ce n’est pas l’intervention de Macron lors de son allocution devant la presse de l’Elysée qui va éclairer une question qui devient de plus en plus confuse. Il y a d’abord eu la prise  de position du ministre de la défense, Florence Parly opposée à ce service qui viendrait amputer le budget des armées professionnelles.  .  Le ministre français de l‘Intérieur, Gérard Collomb, a contredit un peu  sa collègue des Armées. Pas sûr cependant  que le fameux service devienne même obligatoire d’après Collomb : «ce  dispositif, appelé à être expérimenté en 2019, n‘aurait probablement “pas un caractère obligatoire au sens où les gendarmes viendraient rechercher les réfractaires”. Pas vraiment militaire mais plutôt sur le mode colonie de vacances : “Le fait que pendant que, pendant une période brève, tous les Français de quelque condition sociale qu‘ils soient se retrouvent ensemble, franchement, c‘est quand même pas mal”, a également dit le ministre de l‘Intérieur. Le dispositif serait dédié aux filles et garçons de 18 à 21 ans sur une période d‘un mois, soit 600.000 à 800.000 jeunes d‘une classe d’âge. “National, obligatoire, universel”, a insisté de son coté  Benjamin Griveaux, qui a refusé de se prononcer sur les modalités techniques, notamment la question de l‘hébergement des jeunes. Autre avis contradictoire : “‘Obligatoire’, je ne sais pas ce que c‘est. Parlons d‘un service universel, un engagement personnel de tous sur le fondement des valeurs de la République”, a déclaré mardi à des journalistes Jean-Jacques Bridey, président (LaRem) de la commission de la Défense de l‘Assemblée. Enfin Macron hier déclaré qu’il pourraiat être éventuellement militaire, éventuellement obligatoire, éventuellement court ou long.   “Ce service n‘est pas un service militaire, même si j‘ai souhaité qu‘on puisse y prévoir l‘ouverture à la chose militaire, c‘est pour cela qu‘il est national, et il est universel parce que je souhaite qu‘il puisse être obligatoire. Sa forme pourra aussi être civique.”“L‘idée n‘est pas que ça dure un an, je pense qu‘aujourd‘hui c‘est autour d‘un trimestre (…). La partie obligatoire elle-même n‘est pas encore finalisée mais je pense que ce sera entre trois et six mois” a indiqué Macron.  Ce service suscite  une perplexité grandissante dans les milieux militaires et éducatifs, notamment en raison des coûts d‘une telle mesure qui pourraient s’élever à plusieurs milliards d‘euros par an. Si l’on se fie si l’on au rapport des  inspections générales qui ont planché sur la question, le service national universel pourrait bien avoir du plomb dans l’aile. Rappelons d’ailleurs d’abord que ces inspections générales surtout composées de hauts  fonctionnaires en fin de carrière qui forcément entretiennent  des relations assez approximatives avec les réalités sociétales. Le principal reproche fait au service national serait son cout évalué autour de 3 milliards par an. Ce coût serait jugé excessif à la fois par les finances mais aussi par les  armées, ministère  qui a tellement peur qu’on ampute encore son budget. Un ministère des armées devenue par ailleurs très corporatiste depuis qu’il n’est composé que de personnels engagés. Pourtant ce coût serait  à mettre en relation avec le cout des dérives sociétales et républicaines constatées dans de nombreuses zones de non-droit, un coup économique mais aussi social qui doit dépasser et de très loin les 3 milliards évoqués. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voir délinquants. Le rapport des inspections générales remet en cause d’une certaine façon l’utilité de ce service national réduit à un mois. En cause notamment aussi l’impossibilité de l’internat faute de locaux disponibles (l’armée a déjà vendu nombre de casernes et autres locaux). Un argument très spécieux dans la mesure où dans les dernières années du service obligatoire nombre d’appelés rentraient directement chez eux chaque soir. Il ne manque pas d’équipements sportifs insuffisamment utilisés qui pourraient servir à la formation des appelés. Sur le plan stratégique,  maintenant la professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant,  la principale menace n’est sans doute plus, ou en tout cas moins, la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme. Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés. Pour résumer le rapport des inspections générales souligne surtout les contraintes de cet éventuel service national. « Les positions exprimées à ce jour sur le service universel d’un mois font ressortir d’importantes réserves tenant à la fois au caractère obligatoire de ce service, à l’importance des moyens matériels et humains à mobiliser pour accueillir et encadrer toute une classe d’âge, pendant plusieurs semaines, aux doutes exprimés sur la possibilité d’entretenir un résultat significatif, en un mois, au regard des objectifs affichés », conclut le rapport. Macron a été agacé par ce rapport car il veut maintenir son concept de service universel, promesse de campagne, quitte à en ratatiner complètement le contenu à quelques jours.

Le service national obligatoire ne sera pas facultatif ! ( Parly)

Le service national obligatoire ne sera pas facultatif ! (   Parly)

  • Finalement après avoir affirmé le contraire, la ministre des armées revient sur son propos et affirme que le service national obligatoire ne sera pas facultatif. La ministre des armées rejoint donc l’avis  du ministre de l’intérieur sans doute incité par l’agacement de Macon suite à un rapport d’experts des inspections générales qui mettaient en doute la faisabilité de ce service. Un service contesté d’une part par les corpos  de l’armée qui ne veulent surtout pas qu’on touche à leur sacro-saint budget ni à la professionnalisation des militaires. Une grave erreur stratégique sans doute de ce point de vue car si certains conflits bénéficient d’armes sophistiquées,  nombre d’autres exigent aussi de plus en plus de forces d’infanterie basiques comme le conflit avec l’État islamique en Irak et en Syrie. À noter par ailleurs qu’on mobilise aussi environ 10 000 militaires pour  la sécurité dans l’espace public en France, mission qui pourrait parfaitement être assurée  par des appelés. La ministre des Armées avait dit vendredi dernier sur France Inter qu‘il n‘aurait pas “un caractère obligatoire au sens où les gendarmes viendraient rechercher les réfractaires”. Son entourage avait précisé par la suite qu‘elle entendait par là un caractère “non punitif”. Le ministre de l‘Intérieur, Gérard Collomb, avait souligné dimanche sur France Inter que ce dispositif serait “bien sûr” obligatoire. “Ce qui est sûr, c’est que c’est un service qui ne sera pas facultatif, nous le voulons attractif, incitatif”, a corrigé Florence Parly en marge d‘une visite à l‘usine Nexter de Roanne. Ce “SNU”, appelé à être expérimenté en 2019, serait dédié aux filles et garçons de 18 à 21 ans sur une période d‘un mois, soit 600.000 à 800.000 jeunes d‘une classe d’âge. Il disposerait d‘un financement ad hoc dans la loi de finances 2019, indépendamment de la loi de programmation militaire 2019-2025.

 

Le service national doit « bien sûr » être obligatoire, et peut-être facultatif ?

Le service national doit « bien sûr » être obligatoire, et peut-être facultatif ?

 

Le gouvernemenet et Macron continuent  de s’embourber dans le projet de service  militaire qui devient service national universel ou limité, obligatoire voire facultatif ou même rien du tout.  Le ministre français de l‘Intérieur, Gérard Collomb, vient sur ce point de contredire sa collègue des Armées, Florence Parly qui craint les retombées sur son budget. Pas sûr que le fameux service devienne même obligatoire d’après Colomb : «ce  dispositif, appelé à être expérimenté en 2019, n‘aurait probablement “pas un caractère obligatoire au sens où les gendarmes viendraient rechercher les réfractaires”. Pas vraiment militaire mais plutôt sur le mode colonie de vacances : “Le fait que pendant que, pendant une période brève, tous les Français de quelque condition sociale qu‘ils soient se retrouvent ensemble, franchement, c‘est quand même pas mal”, a également dit le ministre de l‘Intérieur. Le dispositif serait dédié aux filles et garçons de 18 à 21 ans sur une période d‘un mois, soit 600.000 à 800.000 jeunes d‘une classe d’âge. Il suscite une perplexité grandissante dans les milieux militaires et éducatifs, notamment en raison des coûts d‘une telle mesure qui pourraient s’élever à plusieurs milliards d‘euros par an. Si l’on se fie si l’on au rapport des  inspections générales qui ont planché sur la question, le service national universel pourrait bien avoir du plomb dans l’aile. Rappelons d’ailleurs d’abord que ces inspections générales surtout composées de hauts  fonctionnaires en fin de carrière qui forcément entretiennent  des relations assez approximatives avec les réalités sociétales. Le principal reproche fait au service national serait son cout évalué autour de 3 milliards par an. Ce coût serait jugé excessif à la fois par les finances mais aussi par les  armées, ministère  qui a tellement peur qu’on ampute encore son budget. Un ministère des armées devenue par ailleurs très corporatiste depuis qu’il n’est composé que de personnels engagés. Pourtant ce coût serait  à mettre en relation avec le cout des dérives sociétales et républicaines constatées dans de nombreuses zones de non-droit, un coup économique mais aussi social qui doit dépasser et de très loin les 3 milliards évoqués. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voir délinquants. Le rapport des inspections générales remet en cause d’une certaine façon l’utilité de ce service national réduit à un mois. En cause notamment aussi l’impossibilité de l’internat faute de locaux disponibles (l’armée a déjà vendu nombre de casernes et autres locaux). Un argument très spécieux dans la mesure où dans les dernières années du service obligatoire nombre d’appelés rentraient directement chez eux chaque soir. Il ne manque pas d’équipements sportifs insuffisamment utilisés qui pourraient servir à la formation des appelés. Sur le plan stratégique,  maintenant la professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant,  la principale menace n’est sans doute plus, ou en tout cas moins, la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme. Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés. Pour résumer le rapport des inspections générales souligne surtout les contraintes de cet éventuel service national. « Les positions exprimées à ce jour sur le service universel d’un mois font ressortir d’importantes réserves tenant à la fois au caractère obligatoire de ce service, à l’importance des moyens matériels et humains à mobiliser pour accueillir et encadrer toute une classe d’âge, pendant plusieurs semaines, aux doutes exprimés sur la possibilité d’entretenir un résultat significatif, en un mois, au regard des objectifs affichés », conclut le rapport. Macron a été agacé par ce rapport car il veut maintenir son concept de service universel, promesse de campagne, quitte à en ratatiner complètement le contenu à quelques jours.

Service national universel : du plomb dans l’aile ?

Service national universel : du plomb dans l’aile ?

Si l’on se fie si l’on au rapport des l inspections générales qui ont planché sur la question, le service national universel pourrait bien avoir du plomb dans l’aile. Rappelons d’ailleurs d’abord que ces inspections générales surtout composées de hauts  fonctionnaires en fin de carrière qui forcément entretiennent  des relations assez approximatives avec les réalités sociétales. Le principal reproche fait au service national serait son cout évalué autour de 3 milliards par an. Ce coût serait jugé excessif à la fois par les finances mais aussi par les  armées, ministère  qui a tellement peur qu’on ampute encore son budget. Un ministère des armées devenue par ailleurs très corporatiste depuis qu’il n’est composé que de personnels engagés. Pourtant ce coût serait  à mettre en relation avec le cout des dérives sociétales et républicaines constatées dans de nombreuses zones de non-droit, un coup économique mais aussi social qui doit dépasser et de très loin les 3 milliards évoqués. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voir délinquants. Le rapport des inspections générales remet en cause d’une certaine façon l’utilité de ce service national réduit à un mois. En cause notamment aussi l’impossibilité de l’internat faute de locaux disponibles (l’armée a déjà vendu nombre de casernes et autres locaux). Un argument très spécieux dans la mesure où dans les dernières années du service obligatoire nombre d’appelés rentraient directement chez eux chaque soir. Il ne manque pas d’équipements sportifs insuffisamment utilisés qui pourraient servir à la formation des appelés. Sur le plan stratégique,  maintenant la professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant,  la principale menace n’est sans doute plus, ou en tout cas moins, la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme. Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés. Pour résumer le rapport des inspections générales souligne surtout les contraintes de cet éventuel service national. « Les positions exprimées à ce jour sur le service universel d’un mois font ressortir d’importantes réserves tenant à la fois au caractère obligatoire de ce service, à l’importance des moyens matériels et humains à mobiliser pour accueillir et encadrer toute une classe d’âge, pendant plusieurs semaines, aux doutes exprimés sur la possibilité d’entretenir un résultat significatif, en un mois, au regard des objectifs affichés », conclut le rapport.

Conseil national de LR : sifflets et coups bas

Conseil national de LR : sifflets et coups bas

Finalement le conseil national des républicains a confirmé ce qu’on savait à savoir que le parti est aussi divisé qu’avant. Pire que l’insulte, les sifflées et les mises à l’écart sont des moyens de régulation récurrent dans ce parti que Sarkozy le premier avait grandement déstabilisé, que Fillon a continué à discréditer et que Wauquiez pourrait finir par tuer définitivement,  en tout cas à en faire un parti très marginal. Pour preuve le refus de Laurent Vauquiez de prendre la tête de liste des européennes en 2019 à fin de n’avoir pas à rendre de comptes en cas d’échec trop important. Comme au plus beau temps des guerres internes Laurent Wauquiez a nettoyé le parti de toute opposition qu’il s’agisse du bureau politique ou de la commission d’investiture ; cette dernière dont  la présidence a été confiée à l’ultra droitier Ciotti.  Nombre de républicains ont déjà quitté le navire, d’autres se sont mis en retrait mais même ceux qui restent gênent encore Laurent Wauquiez qui n’a pas fait la moindre concession quant à la composition des organes directeurs pour mieux préparer sa candidature présidentielle de 2022. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, ait  été huée à son arrivée au premier conseil national du parti  “Je suis venue vous dire que je suis là et que je suis prête à prendre toute ma place dans la reconstruction de notre famille”, a déclaré Valérie Pécresse alors que plusieurs ténors du parti l‘ont quittée ou ont pris leurs distances, le dernier en date étant Alain Juppé. Absente pour la première fois du deuxième tour de la présidentielle et étrillée aux législatives de 2017, la droite républicaine peut regagner la confiance des Français si elle gagne la bataille de la crédibilité et relève le défi du rassemblement, a-t-elle ajouté. Sur ce dernier point, elle a dit sa conviction que la droite était plurielle et que cette situation devait être prise en compte par la nouvelle direction de LR.“Il y a aujourd‘hui deux droites, il y a une droite un peu plus conservatrice et un peu plus progressiste, une droite un peu plus protectionniste et une droite un peu plus libérale, une droite plus eurosceptique et une droite plus européenne, une droite qui, à l’élection présidentielle face à Marine Le Pen, à appeler à voter Emmanuel Macron et une droite qui ne l‘a pas fait”, a-t-elle poursuivi. Copieusement sifflée par le public de la salle de La Mutualité, Valérie Pécresse a souligné que, si elle avait choisi de venir, “c‘est que j‘ai la conviction que ces droites sont réconciliables”. Ce que conteste Laurent Wauquiez : “Je crois (…) qu‘il y a une droite, qu‘elle peut être diverse, mais qu‘il y a une droite, une seule famille politique”, a-t-il indiqué. “Je ne laisserai aucune chapelle, ni aucune écurie affaiblir à nouveau notre famille politique mais j‘ai suffisamment confiance dans Valérie et sa capacité à comprendre que sa voix est entendue quand elle porte notre parole avec force, qu‘elle travaille pour une équipe commune et qu‘elle ne tire pas contre son camp”, a ajouté le président de LR. “Le seul rassemblement que Wauquiez réussit à faire, c‘est le rassemblement de tous ceux qui pensent comme lui”, a réagi sur Twitter l’élu parisien Pierre Liscia, proche de Florence Portelli. “Pour le reste c‘est une purge inédite : de Chirac à Sarkozy, aucun chef de la droite n‘a jamais été si brutal.”

Service national universel….. Anecdotique

Service national   universel….. Anecdotique

 

Contrairement à ce qu’il affirme,  Macron  revient sur un certain nombre de promesses ;  il en est ainsi du projet de Notre-Dame de Landes, de l’indépendance de la justice mais aussi du service national. Un service national dit  universel qui serait plutôt anecdotique et réduit à quelques semaines de sensibilisation à l’école ou dans des associations citoyennes. Bref, rien à voir avec un service national encore moins avec un service militaire. Pas étonnant la plupart des membres du gouvernement n’ont pas effectué le moindre service militaire, ils en ignorent tout et théorisent sur la politique de défense à partir d’une vision abstraite. Pour autant ils mobilisent  10 000 militaires dans les rues aux fins de surveillance. Des militaires professionnels dont ce n’est évidemment pas le rôle et qui pourraient être remplacés par des appelés. On est donc passé du concept du service militaire au concept du service national et maintenant au concept du parcours citoyen. Bref une version complètement édulcorée, ratatinée qui ne présente aucun intérêt sinon pour habiller médiatiquement le renoncement de Macron qui en matière de défense navigue en même temps dans les contradictions. Ainsi concernant l’éventualité d’un deuxième porte-avions que Macron refuse surtout en raison de son coût ; pourtant  la possession d’un seul porte-avions n’a aucun intérêt stratégique puisque la moitié du temps il est indisponible. C’est  deux porte-avions ou rien du tout. Même chose concernant la dissuasion nucléaire, cette fois avec le doublon de la force maritime et force aérienne. Macron ne veut surtout pas trancher sur ce débat pourtant fondamental mais qui créerait de fortes réactions de la part des lobbys respectifs. Concernant le service national le projet  pourrait prendre la forme d’un « parcours citoyen » proposé aux élèves du collège et lycée. Ce projet comprendrait des semaines de sensibilisation à la défense et à la sécurité, un stage au sein d’une association avant la délivrance d’un permis citoyen.

Front national : changement de nom ou de propriétaire ?

Front national : changement de nom ou de propriétaire ?

 

Pour justifier le changement de nom du Front National, Marine Le Pen  évoque la nécessité d’en faire un parti de gouvernement. Au-delà du changement de nom, il pourrait s’agir d’un changement de propriétaire de l’organisation. Jusque-là le Front National conservait un lien historique avec Jean-Marie Le Pen. En appelant le Front National « Marine «, comme c’est probable, ce serait une espèce de changement de propriété. Un changement de propriété d’autant plus nécessaire que Marine Le Pen  se trouve pour la première fois contestée dans son rôle à incarner la responsable d’un éventuel parti du gouvernement. Il ne faut pas oublier non plus que le Front National est surtout une affaire familiale les intérêts personnels sont très liés à ceux du parti. Une manière peut-être aussi pour Marine Le Pen de bétonner l’organisation pour empêcher sa nièce Marion Maréchal Le Pen d’en prendre un jour la direction. Marine Le Pen s‘est donc  prononcée dimanche pour un changement du nom de la formation d‘extrême droite afin d‘illustrer sa transformation en “parti de gouvernement”. “Je suis plutôt pour un changement de nom”, a-t-elle dit lors d‘une conférence de presse à Alençon (Orne) dans le cadre de la tournée pour la “refondation” du Front national qu‘elle a entamée à la rentrée de septembre. “Le Front national va devenir un autre mouvement, un mouvement qui s‘ouvre, un mouvement qui va faire des alliances, et par conséquent il faut acter cette transformation d‘un parti d‘opposition en parti de gouvernement et l‘acter notamment par le changement de nom”, a-t-elle dit. Alors que RTL a rapporté cette semaine que 80% des adhérents du Front national étaient hostiles à un tel changement dans le cadre de la consultation menée fin 2017 par le parti, Marine Le Pen a indiqué que “nous n‘avons pas encore dépouillé assez de questionnaires pour tirer une tendance de fond”. ”Je comprends bien qu‘on ait de l‘attachement pour un mouvement politique mais un mouvement politique n‘est qu‘un outil et, s‘il faut changer de non pour que cet outil soit plus performant, alors changeons le nom !, a-t-elle encore déclaré.

«Le Conseil national du numérique doit être proche du gouvernement» !!! (Mounir Mahjoubi)

 «Le Conseil national du numérique doit être proche du gouvernement» !!!  (Mounir Mahjoubi)

 

 

Une curieuse déclaration du secrétaire d’État au numérique qui témoigne assez bien du rapport qu’entretient en marche avec la démocratie. Pour parler clair dans les différentes instances pas une tête ne doit dépasser ni au gouvernement (ce qui se comprend un peu) mais aussi à l’assemblée, dans le parti ou dans les organes consultatifs comme le conseil national du numérique j. Juridiquement le secrétaire d’État a commis une  erreur en laissant la présidence choisir certaines personnalités de son entourage. Or normalement ces personnalités sont désignées par décrets. Des nominations qui doivent tenir compte des différents acteurs concernés par l’objet  du conseil national. La présidente, elle a commis une autre erreur en recrutant une militante antiraciste dont la qualification dans un tel conseil était très discutable.  La crise a donc éclaté. Marie Ekeland a annoncé mardi qu’elle démissionnait de son poste de présidente du Conseil National du Numérique (CNNum), qu’elle occupait depuis à peine deux mois. En cause, une polémique virulente autour de la nomination de la militante féministe et antiraciste Rokhaya Diallo. Le gouvernement avait demandé à Marie Ekeland de revoir sa copie et de remplacer l’écrivaine. Elle a finalement choisi de claquer la porte. «Les réactions qui ont suivi cette nomination me font mesurer à quel point mon pari était osé et innovant», explique l’entrepreneuse dans un communiqué. «À quel point, dans notre pays, nous ne voulons pas entendre des voix dissonantes. À quel point nous ne savons plus débattre sereinement de nos divergences de vue. À quel point nous avons du mal à nous mettre à la place des autres. À quel point réseaux sociaux et immédiateté du jeu politique alimentent la violence de la parole et la stigmatisation. Cela me peine de voir notre pays aussi loin des valeurs démocratiques qui sont les miennes.» 20 membres du CNNum, sur les trente au total, ont par ailleurs annoncé leur démission. Le secrétaire d’État au numérique, Mounir Mahjoubi a indiqué. «Qu’Il ne s’agissait  pas d’une association, d’un parti politique ou d’un lobby. Le CNNum doit être proche du gouvernement …. ». La phrase de trop évidemment, car si effectivement un conseil national n’a rien à voir avec un parti politique ou une association,  il ne saurait être aux ordres du gouvernement sinon autant se passer de conseil national. De toute évidence ce gouvernement aura des progrès à faire en matière de rapports à la démocratie même si sur le fond il a raison d’écarter la politisation des organes consultatifs.

Le retour d’un mini le service national ?

Le retour d’un mini  le service national ?

 

L’idée d’une résurgence du service national fait son chemin mais avance bien lentement et modestement. Il s’agirait de mettre en place un mini service national d’un mois pas forcément militaire mais aussi civil. Parmi les objectifs figure la nécessité de réaffirmer les valeurs citoyennes, de renforcer les relations entre l’armée et la nation aussi de répondre à certains problèmes spécifiques. On pense en particulier à certains jeunes des banlieues économiquement, socialement et culturellement marginalisés. Reste que la perspective d’une durée d’un mois paraît un peu limite pour favoriser des modes d’insertion réelle. Cette perspective se heurte aussi aux problèmes de son coût financier estimé à environ 6 milliards pare an. Enfin l’armée française étant  entièrement professionnalisée, il faudra dépasser les réticences corporatistes. La proposition ne semble guère appréciée par les militaires de carrière. En cause, le fait que cela affecterait une partie du budget de l’armée mais aussi un reflexe  corporatiste. Certes la mesure n’est certainement pas gratuite mais on peut certainement se passer des casernes classiques dont beaucoup d’ailleurs ont été vendues en utilisant les équipements collectifs notamment sportifs existants. En outre dans les grandes agglomérations il serait toujours possible de libérer le soir les plus appelés pour éviter d’avoir à les coucher. Notons qu’avant la suppression du service militaire obligatoire c’était déjà une possibilité pour nombre d’appelés. Enfin l’idée générale est de faire adhérer aux valeurs républicaines, à l’effort et à la discipline ce qui ne nécessite pas forcément un encadrement des seuls militaires professionnels. De ce point de vue la  garde nationale pourrait être sollicitée. La promesse d’Emmanuel Macron était de mettre en place un service national d’un mois, obligatoire pour les jeunes, hommes et femmes, âgés de 18 à 21 ans et déclarés « aptes ». Cela représente 600 000 jeunes à former chaque année. L’objectif de ce service national est, selon le Président, de renforcer la cohésion républicaine. Dans ce but, le gouvernement organisera au printemps prochain une “réflexion” sur le service national obligatoire qu‘a promis d‘instaurer Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, a déclaré dimanche la ministre française des Armées. Le gouvernement organisera au printemps prochain une « réflexion » sur le service national obligatoire qu’a promis d’instaurer Emmanuel Macron durant sa campagne présidentielle, a déclaré dimanche la ministre française des Armées, Florence Parly. Florence Parly a précisé qu‘elle serait “sans doute amenée à faire des propositions” à la suite de cette concertation, à laquelle devraient être invités des représentants de la société civile. “Nous allons au cours du printemps 2018 avoir une réflexion qui va associer une grande variété de personnes, des gens issus de la société civile, des gens issus de l‘Education nationale, du monde de l‘entreprise”, a-t-elle dit lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Les Echos-CNEWS. L‘objectif est de “créer un mois de service national qui pourra répondre à ce besoin de renforcement du lien armée-nation mais qui pourra aussi répondre à d‘autres problèmes auxquels les jeunes Français sont aujourd‘hui confrontés”. Au-delà des questions budgétaires, des réticences des responsables de l’armée le gouvernement veut aussi éviter de se mettre à dos la jeunesse. Cependant, il  est difficile d’admettre qu’un mini service militaire d’un mois serait de nature  gravement à perturber la vie économique, sociale personnelle d’un jeune. Il n’y a encore pas si longtemps les appeler consacrés un minimum de 18 mois et jusqu’à parfois 36 mois au  service de la nation. Autre époque, autre contexte et autre mentalités dont il est inutile d’entretenir une vaine nostalgie mais qui méritent  d’être intégrés pour comprendre l’affaiblissement des valeurs citoyennes chez certains jeunes.

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