Archive pour le Tag 'national'

Grand débat national : inutile pour 70 % des Français

Grand débat national : inutile pour 70 % des Français

 

Il se confirme bien chez les Français que le grand débat risque de constituer un grand bazar superflu dont il n’y a pas grand-chose à attendre. Ce que pense en tout cas, 70 % d’entre eux pensent qu’elle ne sera pas utile pour le pays, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info. Pire les Français sont 80 % à considérer que cette consultation ne permettra pas d’aborder tous les préjugés. On reproche aussi le fait que cet exercice démocratique ne soit pas mené de façon indépendante contrairement à ce qu’a affirmé le président de la république. Enfin il y a sans doute au-delà du fond la forme particulièrement de cette consultation dont on ne sait toujours pas quelle sera l’organisation et la coordination. Jusqu’à présent on prévoit des initiatives décentralisées dans les mairies et une plate-forme informatique. Mais on perçoit mal les conditions d’un véritable débat durée avec des synthèses partagées. On risque d’aboutir en fait à des dépôts de sorte de cahier de doléances plus ou moins contradictoires et fantaisistes est finalement arbitrés au final par le gouvernement qui d’ailleurs a déjà prévu qu’il n’entend pas changer de cap, ni même remettre en cause ce qui a été décidé depuis le début du mandat présidentiel. On peut légitimement se demander si ce grand débat n’est ne constitue pas une sorte de moyen de gouvernement de gagner du temps afin d’affaiblir le soutien aux gilets jaunes. Un affaiblissement certain puisqu’au départ 70 % de l’opinion manifestaient leur accord avec les gilets jaunes alors qu’aujourd’hui ce soutien tombe autour de 52 %. Un soutien significatif mais qui s’inscrit dans une évolution baissière du fait notamment de certaines dérives et de certaines violences extrémistes, aussi sans doute des contradictions internes des différentes tendances de gilets jaunes.

Peu optimistes sur l’initiative lancée par Emmanuel Macron pour apaiser à la colère des «gilets jaunes», 80 % des Français pensent qu’elle «ne permettra pas d’appréhender tous les sujets». Le débat doit en effet s’articuler autour de quatre grands thèmes: la transition écologique, la fiscalité, l’organisation de l’État et des collectivités publiques et le débat démocratique. 32 % des Français envisagent de participer au grand débat national mais on se demande bien encore comment.

Grand débat national : les raisons de la démission de Chantal Jouanno

Grand débat national : les raisons de la démission de Chantal Jouanno

 

-Officiellement, Chantal Jouanno démissionne du pilotage du grand débat national en raison des polémiques à propos de son salaire. Une polémique discutable dans la mesure où Chantal Jouanno aurait pu tout simplement être détachée d’un grand corps de l’État par exemple de  la Cour des Comptes sans que cela ne génère la moindre discussion. Le problème est plus général. Il pose la question de l’utilité de ces nombreux conseils et autres commissions nationales, leur fonctionnement et parfois leur financement. Par contre Chantal Jouanneau a décidé de se maintenir à la présidence de la commission nationale du débat public (CNDP). Une décision curieuse dans la mesure où le grand débat constitue le cœur du métier de la commission nationale du débat public ! La vérité est sans doute plus complexe. En effet on ne semble pas s’être accordé sur le champ du débat et sur ses modalités. La commission nationale de débat public elle-même semble pédaler dans la semoule en proposant que n’importe qui puisse organiser une discussion sous réserve de la déclarer huit jours avant. Un peu court comme mode d’organisation. Cela d’autant plus que du côté du gouvernement  on tient absolument à restreindre le champ des discussions aussi leur objet et leur traduction politique. La vérité c’est que les pouvoirs publics souhaitent réduire le plus possible l’espace de débat alors que la commission nationale de débat public souhaitait  qui n’y ait  aucun tabou sur aucun sujet.

Mercato politique : Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud transférés au Rassemblement national pour un poste de député

Mercato politique : Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud transférés au Rassemblement national pour un poste de député

C’est un peu comme pour le mercato sportif, la période des transferts est ouverte en vue des élections européennes. Dans ce cadre, Thierry Mariani et Jean-Paul Garraud vont annoncer qu’ils quittent les Républicains et se rallient au Rassemblement national (RN, ex-FN). Finalement ce n’est pas une surprise totale dans la mesure où Thierry Mariani s’était signalé ces dernières années et surtout ces derniers mois par des propositions très voisines de celles du rassemblement national. Faut-il aussi préciser que l’intéressé n’a pas été réélu comme député et que son ralliement va constituer une opportunité puisque vraisemblablement il va figurer sur la liste des candidats du rassemblement national pour les européennes. De toute manière le parti des républicains ne sera sans doute pas mécontent de se séparer d’un responsable particulièrement clivant sur les questions sociétales. Pour le  rassemblement national, il s’agit d’une prise politique relativement peu coûteuse puisque l’intéressé se rapproche de la fin de vie politique.

Grand débat national : 15 000 euros mensuels pour Chantal Jouanno

Grand débat national : 15 000 euros mensuels pour Chantal Jouanno

 

 

Une polémique vient de s’ouvrir à propos du salaire de Chantal Jouanneau qui a été notamment chargée d’animer le grand débat national ; cela sans doute en raison de sa qualité de présidente de la Commission nationale du débat public. Cela repose la question d’abord de l’utilité de ces comités ou autres commissions nationales (CNDP). Aussi de leur fonctionnement et de leur financement. Les statuts de ces différents organismes varient beaucoup. Dans certains, les principaux responsables et évidemment les collaborateurs sont rémunérés. Les présidents et vice-présidents sont souvent aussi détachés des grands corps par exemple du conseil d’État,  de la Cour des Comptes ou du conseil général de tel ou tel ministère. Dans d’autres cas, toute repose sur le bénévolat avec le soutien logistique parfois de l’administration. Il faut aussi convenir que nombre de ces organismes constitue aussi des sortes de placards pour recaser d’anciens hauts fonctionnaires voir d’anciens politiques. Pour ce qui concerne Chantal Jouanneau, elle pourrait tout aussi bien être payée par la Cour des Comptes et être détachée pour présider la commission nationale du débat public. Notons enfin que la nomination de Chantal Jouanneau comme présidente de cette commission nationale tient beaucoup à son appel à voter Macron aux présidentielles alors que c’est une ancienne collaboratrice de Sarkozy.  Dans un contexte où les «gilets jaunes» réclament davantage de pouvoir d’achat, l’ancienne ministre dit «comprendre» l’agacement. «Je pense que c’est important que les gens disent pourquoi ça les choque. S’ils veulent faire une proposition pour réviser ce salaire, ils en sont totalement libres», a-t-elle affirmé sur France Info.

 

Débat national  » je vous écrirai » ! (Macron)

Débat national  » je vous écrirai » !  (Macron)

 

 

  • Grand débat national : le grand bazar précisé dans une lettre de Macron
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  • Décidément le grand débat national a du mal à démarrer. Macron devait en  définir les conditions  le 26 décembre  mais l’échéance en a été reportée. On attendait des précisions lors de son allocution de fin d’année mais le chef de l’État reporte encore les modalités en promettant une lettre adressée à tous les Français ;  un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les thèmes retenus :
  • - « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«
  • - « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.
  • - « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «
  • - « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
  • «
  • La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.
  • Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même !

 

Le grand débat national : le grand bazar se confirme

  • Le grand débat national : le grand bazar se confirme
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  • Macron devait  définir aujourd’hui les conditions du grand débat national. un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les thèmes retenus :
  • - « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«
  • - « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.
  • - « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «
  • - « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?
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    • La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.
    • Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même !

Le grand débat national : la grande foire !

Le grand débat national : la grande foire !

 

 

Après les différentes déclarations de Macron, on voit bien toutes les difficultés du gouvernement à mettre en musique les orientations. Même pour le grand débat national, le pouvoir pédale sérieusement dans la semoule. On devait connaître  ce samedi les conditions d’organisation débat national annoncé par Macron. En fait, l’annonce de ces modalités a été reportée à la semaine suivante. Finalement Macon a décidé d’en confier  l’organisation à la commission nationale de débat public. Un énième conseil national qui sort des rapports immédiatement rangés dans un tiroir. Cette fois la commission nationale devra dégager la synthèse des principales propositions. On imagine déjà la sorte d’auberge espagnole auquel le débat aboutira. En effet une nouvelle fois macro fait l’impasse sur les structures intermédiaires qui normalement sont la pour animer la vie démocratique. Il choisit la démocratie directe renforçant ainsi son pouvoir quasi monarchique et en sachant qu’un débat aussi large ne peut aboutir qu’à un fatras de propositions plus contradictoires les unes que les autres. Une démocratie directe dont savent se servir tous les régimes qui versent dans l’autoritarisme voir la dictature. Si la dictature ne peut encore être retenue en France la dérive autoritaire de Macron est patente. Comment mettre en place des conditions réellement démocratiques sur des questions essentielles en si peu de temps Deux mois seulement pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux. En plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Quand on connaît la personnalité de la plupart des maires notamment des petites communes on imagine déjà le flou artistique des discussions. Qui va introduire les débats ? Qui va les animer ? Qui en fera les synthèses ? Bref on s’oriente vers quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«

 

On se demande bien pourquoi avoir mis dans le même paquet le chauffage du logement et le transport. Certes quelques liens existent mais ce sont deux questions très différentes même si chacune d’elles a un impact les émissions polluantes

 

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  »

Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt. Sans doute faudrait-il dans ce domaine insister bien davantage sur l’évaluation permanente de l’efficacité de ces services et reposer aussi la question du champ régalien de l’intervention de l’État et des modalités des services publics.

 

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? »

 

C’est notamment la question du millefeuille administratif et politique qui est posé avec  l’État, les régions, les départements les intercommunalités et les communes.

 

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

« Le champ du questionnement est immense. Il repose notamment le problème des conditions d’émergence des candidats, du concept de délégation de mandat, de l’évaluation de leur action, de la sociologie des élus (peu représentatifs de l’ensemble de la population sans parler des liens entre politique, milieux financiers et lobbys). Ce seul thème mériterait à lui seul une réflexion approfondie pour toute l’année 2019. Un seul exemple comment le parti en marche aujourd’hui a-t-il pu disposer d’une majorité écrasante à l’Assemblée alors qu’ils ne représentent que 14 % des inscrits ! En attendant La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » composée pour l’essentiel aux fonctionnaires a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux. Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi.

Le grand débat national : la grande foire

Le grand débat national : la grande foire

Macron doit définir aujourd’hui les conditions du grand débat national. un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

«

La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.

Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même ?

Le grand débat national : la grande foire

Le grand débat national : la grande foire

Macron doit définir aujourd’hui les conditions du grand débat national. un débat qui devrait être le plus décentralisé possible et jusqu’au niveau des mairies. Une manière en même temps de shunter les corps intermédiaires qui seront sans doute inclus dans le processus mais pour la forme.  Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux, en plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement,  le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? «

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

«

La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.

Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi,  peut être aussi le parlement quand même ?

Le grand débat national : la grande illusion

Le grand débat national : la grande illusion

On devait connaître  ce samedi les conditions d’organisation débat national annoncé par Macron. En faite, l’annonce de ces modalités a été reportée à la semaine prochaine. En cause, le faite que Matignon et l’Élysée se repassent la patate chaude. Comment mettre en place des conditions réellement démocratiques sur des questions essentielles en si peu de temps Deux mois seulement pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux. En plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a même  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ?«

 

On se demande bien pourquoi avoir mis dans le même paquet le chauffage du logement et le transport. Certes quelques liens existent mais ce sont deux questions très différentes même si chacune d’elles a un impact les émissions polluantes

 

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  »

Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt. Sans doute faudrait-il dans ce domaine insister bien davantage sur l’évaluation permanente de l’efficacité de ces services et reposer aussi la question du champ régalien de l’intervention de l’État et des modalités des services publics.

 

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? »

 

C’est notamment la question du millefeuille administratif et politique qui est posé avec  l’État, les régions, les départements les intercommunalités et les communes.

 

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

« Le champ du questionnement est immense. Il repose notamment le problème des conditions d’émergence des candidats, du concept de délégation de mandat, de l’évaluation de leur action, de la sociologie des élus (peu représentatifs de l’ensemble de la population sans parler des liens entre politique, milieux financiers et lobbys). Ce seul thème mériterait à lui seul une réflexion approfondie pour toute l’année 2019. Un seul exemple comment le parti en marche aujourd’hui a-t-il pu disposer d’une majorité écrasante à l’Assemblée alors qu’ils ne représentent que 14 % des inscrits ! En attendant La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » composée pour l’essentiel aux fonctionnaires a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux. Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi.

Le grand débat national : la grande illusion

Le grand débat national : la grande illusion

Deux mois pour organiser le débat sur de grands enjeux économiques et sociétaux. En plus au niveau le plus décentralisé possible jusque dans les mairies. Bref quelque chose qui va ressembler à un grand bazar vite bâclé. Comment en effet permettre un débat constructif et pertinent sur des questions aussi importantes que le transport, le logement le service public,  l’organisation territoriale et la démocratie. Le gouvernement ne sait même pas par quel bout prendre le problème. Macron a m^me  annoncé qu’il se déplacerait lui-même pour voir les maires de toutes les régions. Un tel débat pour être sérieux demanderait un délai de six mois à un an avec une vraie structuration de la discussion. Tout cela sent la proposition élaborée à la va-vite sur un coin de table juste pour répondre au mécontentement des gilets jaunes. Même la formulation des questions est approximative. Les cinq thèmes retenus :

- « Comment mieux accompagner les Français dans leur vie quotidienne pour se déplacer, se chauffer et isoler leur logement ? »

- « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ?  » Autrement dit comment redonner du sens à l’impôt.

- « Comment faire évoluer l’organisation de l’Etat et des autres collectivités publiques pour les rendre plus proches des Français et plus efficaces? »

- « Que signifie être citoyen aujourd’hui ? Comment faire évoluer la pratique de la démocratie et de la citoyenneté ?

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La coordination opérationnelle a été confiée à Chantal Jouanno. L’ancienne secrétaire d’Etat à l’Ecologie est à la tête d’une instance qui existe depuis 1995: la Commission nationale du débat public, un machin qui ne sert pas à grand-chose. Cette autorité administrative « indépendante » a pour mission de faire en sorte que le grand public soit informé et consulté lorsque certains projets publics ont de gros impacts sociaux, économiques ou environnementaux.

Le Conseil économique, social et environnemental sera également saisi.

 

Rassemblement national : grand vainqueur des européennes sauf liste des gilets jaunes

Rassemblement national : grand vainqueur des européennes sauf liste des gilets jaunes

 

Dans un sondage Ifop pour le quotidien L’Opinion, la liste RN, atteint 24% , 18% d’intentions de vote pour  la liste soutenue par La République En Marche ; la liste des Républicains de Laurent Wauquiez recule à 11% (-2 points en un mois) et celle de La France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon chute en dessous de la barre des 10% (9% -,Debout la France à 8% d’intentions de vote, Europe Ecologie Les Verts (8%, +1) ,le Parti socialiste à 4,5% (-1,5), Générations de Benoît Hamon (3,5%, +1) et les centristes de l’UDI (3%, – la liste du Parti communiste (2,5%, +0,5), une liste Résistons conduite par Jean Lassalle (2,5%, +0,5), devant celles des Patriotes de Florian Philippot, stable à 1%, et de l’UPR (0,5%, -0,5).

Selon  Ipsos une liste gilets jaunes  obtiendraient 12%,  au coude le Rassemblement national (14%), les écologistes (13%), les Républicains (11%) et la France insoumise (9%).En marche serait à 21%.

Européennes : un Belge tête de liste au PS … et un Russe au Front National ?

Européennes : un Belge tête de liste au PS … et un Russe au Front National ?

Une bien curieuse cuisine se prépare pour les européennes car cette élection constitue un piège pour la plupart des formations politiques. Premier élément, on s’attend comme d’habitude à une abstention record, du coup les résultats dépendent en partie de la participation. Second élément, ces élections ne semblent pas constituer un enjeu majeur pour les électeurs, du coup ils en profitent assez souvent pour exprimer des mécontentements qui n’ont pas toujours à voir avec les européennes. Même le parti majoritaire en marche pourrait être sanctionné. Mais ce pourrait aussi être le cas pour des parties fragilisés comme le parti socialiste, les Républicains ou le Front National. Dans ces trois derniers partis, aucun grand leader ne veut d’ailleurs prendre le risque d’être en tête de liste. Mais le parti socialiste a trouvé la combine, un belge pourrait être liste du Parti socialiste aux prochaines élections européennes de mai 2019. Cette piste étudiée par Olivier Faure, et révélée mardi par Le Figaro, a été confirmée mercredi par Paul Magnette, le bourgmestre de Charleroi. «Oui, j’ai bien reçu une proposition du PS français, avec un certain étonnement je l’avoue, car ils me proposent la première place sur leur liste européenne, pas moins», a-t-il déclaré à nos confrères du journal Le Soir. Les citoyens européens peuvent candidater à ce scrutin dans un autre pays que le leur. Comme Marine Le Pen ne souhaite pas essuyer une nouvelle défaite politique, elle aussi refuse pour l’instant d’être en tête de liste du Front National. Pourquoi dès lors ne pas envisager un candidat russe, à défaut un candidat hongrois ou polonais puisque la Russie ne fait pas parti de l’union européenne. Pour les républicains on pourrait suggérer la candidature d’un proche de Trump ayant la double nationalité américaine et française, ce qui serait cohérent avec les positions antieuropéennes de Laurent Vauquiez ! !

Service national : 65% des Français pour

Service national : 65% des Français pour

 

65% des Français sont pour ce service le  service national universel » d’un mois. Un service au nom d’autant plus grandiloquent qu’il est réduit à pas grand-chose dans sa durée et son contenu. Pas sûr même que ce service comprenne une dimension militaire ! Curieux quand l’essentiel des armées est concentrée sur des tâches basiques de patrouilles sur le terrain en France comme à l’étranger. On ne sait pas non plus dans quelles conditions matérielles s’effectuera ce service qui pourra d’ailleurs être reporté.  Bref, le projet présidentiel ne ressemble plus à grand-chose d’autant qu’il ne faut pas contrarier les jeunes électeurs opposés très majoritairement à ce service. Près de deux tiers des Français (65%) se disent donc  favorables à l’instauration d’un service national universel (SNU) d’une durée d’un mois, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Le Figaro et franceinfo publié vendredi. A l’inverse, 34% des personnes interrogées désapprouvent cette idée, lancée par Emmanuel Macron durant En ces temps d’insécurité, il n’est pas étonnant que les Français fassent confiance à l’armée pour assurer la sécurité et la lutte contre le terrorisme. Reste à savoir si ce travail de l’armée qui ressemble souvent à un rôle de police doit être assuré uniquement par des professionnels. Sa campagne présidentielle. L’exécutif a confirmé le mois dernier son intention de mettre en place un SNU, qui devrait être obligatoire pour tous les Français âgés de 16 ans, soit environ 750.000 personnes chaque année, à partir de 2019, l’objectif étant de favoriser le brassage des populations. Un bémol toutefois la dimension militaire ne sera pas généralisée !  L’opposition de gauche comme de droite qualifie pour sa part le futur dispositif de gadget au coût exorbitant.

La jeunesse contre service national universel obligatoire

La jeunesse contre  service national universel obligatoire

 

On se demande si Macron ne veut pas tuer cette promesse de service national « universel » en organisant une consultation avec les jeunes. L’Arlésienne semble avoir du plomb dans l’aile. Le gouvernement pourrait ainsi appuyer sur l’opposition sans surprise des organisations de jeunesse contre ce service pour enterrer définitivement l’idée.  Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois voire m^me à rien du tout.  Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois. Mais m^me un service d’un mois est contesté par les organisations de jeunesses *  qui déclarent : »

« Ce projet souffre d’un premier décalage majeur entre d’un côté la volonté des jeunes qui, comme nous l’observons au quotidien, font le choix de s’engager de façon souple et diverse dans une recherche de sens comme d’épanouissement et, de l’autre, le cadre obligatoire, rigide et contraignant que le projet semble faire émerger. Rappelons que les principales formes d’engagement, militaires comme la garde nationale, ou civiles tels que le service civique et le bénévolat associatif, ne s’appuient pas sur un principe d’obligation. Au contraire, ils se caractérisent par leur flexibilité tout en s’inscrivant dans un cadre promouvant la diversité des formes d’engagement. »

* Animafac, Coexister, Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Jets d’encre, Les Jeunes Écologistes, Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), La Mutuelle des étudiants (LMDE), MAG Jeunes LGBT, Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC), Promotion et défense des étudiants (PDE), Syndicat général des lycéens (SGL), Union des démocrates et indépendants jeunes (UDI Jeunes), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union nationale lycéenne – syndicale et démocratique (UNL-SD)

Service national : pour justifier son recul, Macron va consulter les jeunes !

Service national : pour justifier son recul,  Macron va consulter les jeunes !

Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois. Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois.

Un service national : universel, civique ou militaire ?

Un service national : universel,  civique ou militaire ?

 

Progressivement, le service universel promis pour Macron se réduit comme peau de chagrin dans son contenu et surtout sa durée. Parmi les opposants,  les corpos de l’armée qui ne veulent surtout pas qu’on porte atteinte à leur budget et refusent tout concept de défense assuré par les appelés ; Aussi ceux qui n’ont jamais effectué leur service militaire et qui jugent que cela n’a jamais servi à rien. Malheureusement, c’est la majorité des décideurs d’aujourd’hui qui ignorent tout de ce service militaire. L’argument des deux partis est le même : un mois ça ne sert à rien ;  en même temps ils refusent une durée plus longue. Dernier argument, ce n’est pas à l’armée de former les jeunes aux valeurs notamment républicaines. Le problème c’est que ni l’école, ni la famille, ni la société en général ne s’impliquent suffisamment dans ce travail. Stratégiquement,  c’est uen erreur de penser que la défense doit être uniquement assurée par des professionnels. Certes les armements se sont sophistiqués, les spécialités aussi. N’empêche le monde est surtout confronté à des guerres terroriste et non à des guerres conventionnelles où l’infanterie classique joue un rôle essentiel aussi. Voir à cet égard les conflits en cours comme au moyen orient où les kurdes qui n’étaient pas des pros ont joué un rôle déterminant. Macron s‘était engagé à ce qu’ne partie du service universel comprenne aussi uen formation militaire. De leur coté les organisations humanitaires tire le projet vers la dimension civique et sociétale comme en témoigne  l’appel de ONG pour un service universel à vocation civique et humanitaire.

 

 

Service national obligatoire : un mois…. peut-être

Service national obligatoire : un  mois…. peut-être

Plus la réflexion avance et plus le concept du service national se réduit à pas grand-chose. En cause surtout le lobby militaire qui défend sa vision très corpo de la défense. En clair qui ne veut pas qu’on s’attaque à son budget.

Le groupe de travail chargé de définir les contours du futur service national universel (SNU) voulu par Emmanuel Macron. Présidé par le général Daniel Ménaouine, il a remis jeudi son rapport définitif, le service national serait d’un mois …peut être avec uen partie en internat. Et d’ajouter les arguments budgétaires. « Même pour un mois, il s’agirait d’une ­organisation très lourde, nécessitant des hébergements et des dizaines de milliers d’encadrants, souligne le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la Défense. Qui s’en chargerait? Les militaires? » C’est bien là que le bât blesse. Le 18 février, les sénateurs Jean-Marie Bockel (Union centriste, Haut-Rhin), Jean-Marc Todeschini (PS, Moselle) et Christian Cambon (LR, Val-de-Marne), membres de la commission des affaires étrangères et de la défense, avaient relayé les inquiétudes des militaires et affirmé leur « volonté de protéger les moyens des forces armées » dans cette affaire. Si l’on se fie  à ce rapport et à celui au rapport des  inspections générales qui ont planché sur la question, le service national universel pourrait bien avoir du plomb dans l’aile. Rappelons d’ailleurs d’abord que ces inspections générales surtout composées de hauts  fonctionnaires en fin de carrière qui forcément entretiennent  des relations assez approximatives avec les réalités sociétales. Le principal reproche fait au service national serait son cout évalué autour de 3 milliards par an. Ce coût serait jugé excessif à la fois par les finances mais aussi par les  armées, ministère  qui a tellement peur qu’on ampute encore son budget. Un ministère des armées devenue par ailleurs très corporatiste depuis qu’il n’est composé que de personnels engagés. Pourtant ce coût serait  à mettre en relation avec le cout des dérives sociétales et républicaines constatées dans de nombreuses zones de non-droit, un coup économique mais aussi social qui doit dépasser et de très loin les 3 milliards évoqués. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voir délinquants. Le rapport des inspections générales remet en cause d’une certaine façon l’utilité de ce service national réduit à un mois. En cause notamment aussi l’impossibilité de l’internat faute de locaux disponibles (l’armée a déjà vendu nombre de casernes et autres locaux). Un argument très spécieux dans la mesure où dans les dernières années du service obligatoire nombre d’appelés rentraient directement chez eux chaque soir. Il ne manque pas d’équipements sportifs insuffisamment utilisés qui pourraient servir à la formation des appelés. Sur le plan stratégique,  maintenant la professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant,  la principale menace n’est sans doute plus, ou en tout cas moins, la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme. Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés. Pour résumer le rapport des inspections générales souligne surtout les contraintes de cet éventuel service national. « Les positions exprimées à ce jour sur le service universel d’un mois font ressortir d’importantes réserves tenant à la fois au caractère obligatoire de ce service, à l’importance des moyens matériels et humains à mobiliser pour accueillir et encadrer toute une classe d’âge, pendant plusieurs semaines, aux doutes exprimés sur la possibilité d’entretenir un résultat significatif, en un mois, au regard des objectifs affichés », conclut le rapport.

Service national : réduit à une journée ?

Service national : réduit à une journée ?

Le lobby militaire et Bercy pourraient avoir la peau du service national annoncé par Macron pendant la campagne électorale et réaffirmé depuis. Le président de la  république avait récemment évoqué une durée de 3 mois à 6 mois. En fait ce pourrait être ramené à une semaine voire peut être une  journée car on voit  al quel pourrait être l’objectif du service d’une semaine. Bref quelques jours seulement en internat (mais on ne sait pas où !). Histoire de montrer que le président fait dans ce domaine comme dans les autres réformes annoncées même si c’est à la  vite et de manière très partielle. Le lobby militaire est très opposé à ce retour du service national et encore davantage à un service militaire. Il veut protéger son budget équipements et fonctionnement dont ses salaires. Bref des militaires devenus très corpos. Et qui justifient leur position par une certaine conception de la stratégie de défense. Malheureusement les récents conflits ont démontré qui ce ne sont pas les armes les plus sophistiquées qui sont les plus opérationnelles dans les combats contre les terroristes. Or si  les guerres  conventionnelles ont tendance à disparaître, les conflits locaux de type terroriste eux se développent et c’est l’infanterie classique qui est le plus efficace. Voir à ce sujet le rôle décisif joué par des kurdes militaires non processionnels contre l’Etat islamique. Dans le nouveau projet,  cette période courte d’internat obligatoire serait partagée entre « activités militaires » (enseignement de défense, sport, comportement en situation de crise…), « activités civiques et citoyennes autour des valeurs républicaines » et « activités médico-sociales ». Ce tronc commun est au cœur du brassage voulu par le chef de l’Etat pour renforcer la mixité sociale et la cohésion républicaine, mises à mal selon lui depuis la suppression du service militaire en 1997 et la montée du communautarisme. Mais on voit mal ce qu’on pourraiat faire en quelques jours !

 

 

Hommage national au héros Beltrame et après

 

Hommage national au héros Beltrame et après

Après l’immense émotion et l’  hommage justifié au nouveau héros se pose la question de l’après. Encore une commémoration qui honore et ressemble pendant quelques heures ou bien un vrai tournant sociétal sur la prise de conscience de la menace islamiste. Le chef de l ‘Etat à souligné la force de la résilience française concernant les valeurs fondamentales qui fondent la république et la nation. Il a appelé à la résistance ? Pas une résistance  de nature communautariste et qui divise encore une peu plus mais sans doute une résistance contre l’avilissement des valeurs dans une  société ou le citoyen moyen se comporte davantage en consommateur de démocratie qu’en acteur. Il y a évidemment plusieurs facteurs explicatifs à la montée en puissance de l’islamisme radical et violent en France ? D’abord peut-être un certain laxisme vis-à-vis précisément de la mise en cause quotidienne de ces valeurs avec la grande tolérance vis-à-vis des phénomènes d’insécurité, de la délinquance du quotidien et du manque général de respect pour autrui, voire des simples règles de la politesse. Un laisser aller  qui a grandement favorisé la création de zones de non droit, terreau de l’islamisme enrichi par des trafics en tous genres notamment de drogue. De ce point de vue,  la reconquête de ces quartiers est essentielle pas seulement pour rétablir la sécurité mais pour réinsérer socialement les jeunes sur le plan scolaire, culturel et professionnel, pour créer des zones économiques spécifiques, tout simplement des zones républicaines. La responsabilité en incombe à l’Etat, à l’école, aux services publics en général, aux collectivités locales mais aussi à la société toute entière pour l’instant trop spectatrice du dépérissement du tissu sociétal qui risque d’être livré aux dérives de tous les communautaristes et de tous les populismes.

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