Archive pour le Tag 'Total'

Surtaxer (ou réguler) Total ?

Surtaxer (ou réguler) Total  ?

Par Nicolas Marques, directeur général de l’Institut économique Molinari (IEM) conteste dans le journal la Tribune l’intérêt de surtaxer Total. La position très libérale de l’institut Molinari ne surprend pas. Pas davantage que sa défense des intérêts  de Total. Reste que cet institut ne propose pas de réguler en permanence une société pétrolière en position hégémonique en France afin qu’il ne tire pas profit systématiquement de la hausse des cours du pétrole.

 

Commençons d’abord par les prétendus « surprofits » légitimant une « surtaxe ». Total dégage 9,8 milliards de dollars de résultat net dans le monde au deuxième trimestre 2022, soit trois fois plus qu’au deuxième trimestre 2021. Ce serait la marque d’un enrichissement excessif, qui devrait être corrigé par une surtaxe. C’est oublier que ces chiffres ne sont pas exceptionnels et que le carburant est une activité fluctuante.

D’autres sociétés du secteur ont de meilleurs résultats. ExxonMobil et Chevron ont respectivement des résultats nets de 17,9 et 11,4 milliards de dollars au deuxième trimestre 2022, chiffres quatre fois plus élevés qu’en 2021. Surtout, s’attarder sur les profits sur une période réduite n’a pas de sens, les résultats étant particulièrement volatils dans ce secteur. Les résultats nets des cinq majors pétrolières représentaient 82 milliards de dollars en 2021, contre 77 milliards de pertes en 2020. Chercher à écrêter les profits apparaissant en haut de cycle serait complexe et problématique, un profit « exceptionnel » pouvant s’inscrire dans une rentabilité classique à long terme.

D’où la recommandation des économistes de veiller à ce que la fiscalité visant les entreprises soit proportionnelle à leurs bénéfices. Dans les périodes fastes, elle génère un rendement accru. Dans les périodes plus difficiles, son rendement se dégonfle. Une fiscalité progressive, à l’image de ce qui existe pour les ménages, générerait des distorsions en pénalisant les acteurs les plus rentables. In fine, cela retomberait sur les consommateurs, qui paient en bout de course l’impôt collecté par les entreprises dont les produits sont recherchés.

D’autres prétendent que Total ne paierait pas d’impôts en raison d’une optimisation fiscale agressive lui permettant de régler l’essentiel de ses taxes hors de France. Ce faux procès ne tient pas compte des spécificités de la fiscalité sur les carburants, avec une double rente pétrolière bénéficiant aux pays producteurs et aux pays de consommation. L’essentiel des marges des sociétés pétrolières se fait dans l’extraction et la production d’hydrocarbures. A ce titre, Total a réglé 16 milliards de dollar d’impôts sur la production et les bénéfices en 2021. Si les finances publiques françaises n’en ont pas profité directement, c’est parce que ces activités se font hors de France, pour des raisons géologiques n’ayant rien à voir un quelconque souhait d’optimisation fiscale.

Dans les pays de consommation, dont la France fait partie, les marges de distribution sont faibles, d’où des impôts sur les bénéfices nuls ou marginaux. Mais c’est parce que ces pays se rémunèrent avec des droits d’accise (21 milliards d’euros) qui, combinés avec la TVA, représentent la moitié du prix de vente à la pompe en France. Ajoutons que les finances publiques françaises bénéficient aussi des activités de Total avec 1,9 milliards d’euros d’impôts de production et de cotisations sociales encaissées en 2021.

Au global, 17 % du chiffre d’affaire mondial de Total en 2021 correspondait à des impôts et taxes. En France, c’est bien plus. Les taxes et d’impôts représentent aujourd’hui entre 56 % à 61 % du prix à la pompe, selon qu’on considère le gazole ou le SP95, fiscalisés respectivement 129% ou 156 % du prix de production hors taxes. Chercher à taxer encore plus les pétroliers ne soulagerait pas le consommateur, bien au contraire. Tant que les carburants seront des produits recherchés, les taxes liées à leur production ou à leur commercialisation continueront d’être reportées sur les clients.

Quoiqu’on pense des activités pétrolières, une remise à la pompe soulage le consommateur, tandis qu’une surtaxe détériorerait sa situation. L’incidence fiscale est incontournable, la fiscalité sur la production de produits recherchés et difficilement substituables est au final payée par les consommateurs…

Total : un « petit » bénéfice de 5,7 milliards pour le premier semestre

Total : un « petit » bénéfice de 5,7 milliards pour le premier semestre

 

TotalEnergies peut dire ouf et merci à l’Assemblée nationale dont une  majorité s’est battue pour éviter de mettre en place une taxe sur les superprofits.  Pas étonnant que l’entreprise pour éviter trop de critiques sur l’ampleur de ses bénéfices ait décidé d’une petite ristourne de 0,20 € par litre de carburant pendant une période. Le pire c’est qu’une grande partie des bénéfices de l’année sera consacrée à l’inutile rachat par la société de ses actions pour un montant de 7 milliards ! (extrait du papier de la Tribune)

En effet en plein débat sur la taxation des « superprofits » liés à la guerre en Ukraine, TotalEnergies affiche des résultats exceptionnels. Porté par l’envolée mondiale des cours du pétrole et du gaz, son résultat net ajusté s’élève à 9,8 milliards de dollars, soit plus de 18 milliards sur le semestre, a communiqué l’entreprise ce jeudi. « C’est presque un record », relève Ahmed Ben Salem, analyste oil and gas chez Oddo BHF. De fait, la crise actuelle lui permet d’engranger des recettes mirobolantes, et d’exploser ses bénéfices.

« Les effets de l’invasion de l’Ukraine par la Russie sur les marchés énergétiques se sont poursuivis au deuxième trimestre, les prix du pétrole dépassant les 110 dollars le baril en moyenne sur le trimestre », a commenté le PDG Patrick Pouyanné, cité dans un communiqué.

La major a néanmoins souscrit dans ses comptes du deuxième trimestre une nouvelle provision de 3,5 milliards de dollars, liée à l’impact potentiel des sanctions internationales sur la valeur de sa participation dans le groupe russe Novatek (dont le groupe tricolore détient 19,4% des parts). Mais même en prenant en compte cet élément exceptionnel, le résultat net de l’entreprise atteint toujours 5,7 milliards de dollars, soit plus qu’un doublement par rapport au second trimestre de 2021.

De quoi donner raison à Patrick Pouyanné, qui assurait fin mars que l’exposition du groupe à la Russie était finalement « très gérable ». De fait, aux quatre coins du globe, l’entreprise continue sur sa lancée après ses profits records de 16 milliards de dollars sur l’année 2021 (soit les plus élevés depuis au moins quinze ans). Bref, loin de voir sa situation financière se fragiliser, le géant français des hydrocarbures gagne toujours beaucoup d’argent.

 

Cette santé plus que solide lui permet de relever son objectif de rachats d’actions, et de maintenir la hausse des dividendes que la direction avait promise aux actionnaires. « Le groupe avait planifié 4 milliards de rachats d’actions cette année. Mais la réalité a dépassé les attentes avec la flambée des prix des combustibles fossiles », note Ahmed Ben Salem. Résultat : TotalEnergies « a déjà racheté 3 milliards sur le premier semestre de l’année », et annoncé 2 milliards supplémentaires sur le prochain trimestre. « Si cela continue jusqu’à la fin de l’année, on sera plutôt autour de 7 milliards ! », estime l’analyste.

 

Total, EDF et Engie: L’appel du vice à la vertu !

Total, EDF et Engie: L’appel du vice à la vertu !

Le souhait conjoint à la sobriété de l’énergie lancée par les patrons de Total, EDF et énergie constitue quand même un curieux appel à la vertu. Pendant des années en effet ces entreprises ont tout misé au contraire sur le développement de la consommation avec par exemple des campagnes publicitaires envahissants voire éhontés ( exemple l’électricité verte promise par Engie).

Voir des entreprises qui ont encouragé tous les gaspillages se transforment aujourd’hui en professeur de morale politique écologique a du mal à convaincre. Le pire c’est que cette initiative viendrait d’Engieaux orientations particulièrement confuses largement impliquées dans le gaz russe comme d’ailleurs encore dans le nucléaire.

Il s’agit en fait d’un appel superficiel sorte de coup de peinture verte à bon compte pour des entreprises souvent critiquées pour leurs insuffisances autant que pour leur contribution aux gaspillages.

Un tel appel ne peut avoir de crédibilité que s’il est lancé par des autorités étrangères au business et au lobbying des énergéticiens.

 

«Nous appelons à une prise de conscience et à une action collective et individuelle pour que chacun d’entre nous – chaque consommateur, chaque entreprise – change ses comportements et limite immédiatement ses consommations énergétiques, électriques, gazières et de produits pétroliers», écrivent-ils dans une tribune parue dans le Journal du dimanche, dont Catherine MacGregor serait à l’initiative

En réalité, ce curieux appel pourrait aussi participer à la légitimité d’une hausse des prix de l’énergie.

«Il est anormal que ce soient les grands dirigeants du secteur qui sonnent la mobilisation générale et pas le gouvernement comme en Allemagne la semaine dernière», réagit un fin connaisseur du monde de l’énergie. Certaines ONG et syndicats, comme la CFDT, appellent à lancer un plan d’économies d’énergie de la même ampleur que celui mis en place lors du premier choc pétrolier en 1973.

Signe que la situation est très tendue, le gouvernement envisage de rouvrir temporairement la centrale à charbon de Saint-Avold (Moselle), pour faire face aux pics de consommation hivernaux.

Environnement: « La ville postcarbone de demain exige un bouleversement technologique, économique, sociétal et urbanistique total »

Environnement: « La ville postcarbone de demain exige un bouleversement technologique, économique, sociétal et urbanistique total »

 

La clé de la transition énergétique ne peut être laissée aux seules mains des maires, même si la ville est aujourd’hui la principale émettrice des gaz à effet de serre, analyse dans une tribune au « Monde » Albert Levy, architecte urbaniste. Il souligne la nécessité d’une politique relevant du pouvoir central.

 

Un article intéressant mais qui aborde bout des lèvres la question de l’aménagement du territoire comme si la super concentration était une donnée incontournable. La vraie question est en effet celle de la répartition harmonieuse de la population sur l’ensemble du territoire et de l’équilibre homme nature NDLR

 

Dans son dernier rapport annuel, en 2021, l’Autorité environnementale (AE) a livré un diagnostic accablant en concluant que la transition écologique n’a pas encore été vraiment amorcée en France. Après le Haut Conseil pour le climat, l’AE a rappelé qu’à côté des politiques d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre (GES) l’adaptation au dérèglement climatique est également un impératif majeur pour les villes. A ce sévère constat au niveau national s’ajoute celui de la Chambre régionale des comptes d’Ile-de-France pour la région parisienne, notamment le bilan de l’action de la Ville de Paris en matière de climat depuis 2004, qui montre l’écart entre les objectifs annoncés et les résultats obtenus. Le plan climat de 2004 visait la réduction de 75 % des émissions de GES en 2050, par rapport à 2004, avec un objectif intermédiaire de 25 % en 2020. Le chiffre de 20 % a été atteint. Sur 25 % d’énergies renouvelables prévus pour 2020 (10 % en 2004), seuls 18 % ont été obtenus, et pour la sobriété énergétique, sur 25 % d’économie visés, 5 % seulement ont été atteints. Les services de la Mairie ont eux-mêmes été peu exemplaires : les émissions de GES, dont la baisse programmée était de 30 %, n’ont reculé que de 9 %, de même l’éclairage public de 3,5 % au lieu des 30 % pronostiqués. On est loin de la trajectoire vers la ville neutre en carbone avec 100 % d’énergies renouvelables pour 2050, conclut le rapport de la Chambre régionale, qui reste pessimiste sur la possibilité d’atteindre cet objectif.

Cette politique vers une économie « zéro pétrole », vers une « ville postcarbone », implique de repenser totalement la ville existante et son fonctionnement, voire l’aménagement du territoire, et une planification écologique qui doit articuler différentes échelles dans sa mise en œuvre. Se passer du « pétrole énergie » pour se chauffer, s’éclairer, cuisiner, communiquer, travailler… en le remplaçant par une électricité 100 % d’origine renouvelable (sans énergie nucléaire ?), se déplacer autrement (sans voiture thermique), transporter voyageurs et marchandises en utilisant des carburants non fossiles (batterie électrique, biocarburant, hydrogène « vert »…), réduire la facture énergétique en isolant/rénovant tout le parc immobilier, résidentiel et tertiaire pour atteindre la neutralité carbone restent, en effet, un énorme défi écologique. Energie, transport, pétrochimie… la ville postcarbone de demain exige un bouleversement technologique, économique, sociétal et urbanistique total. Dans ce cadre, il faudra une planification qui coordonne les différentes politiques sectorielles indispensables pour sortir, progressivement et sans choc, des énergies fossiles (voir, par exemple, les travaux du think tank The Shift Project).

Total doit-il aussi quitter l’Ouganda ?

Total doit-il aussi quitter l’Ouganda ?

 

Collectif

Le député Matthieu Orphelin, rejoint par dix-sept autres députés issus de sept groupes parlementaires, dénonce, dans une tribune au « Monde », le fait qu’en Afrique, TotalEnergies continue comme en Russie, à favoriser l’exploitation des énergies fossiles au détriment des droits humains et de l’environnement.

 

Tribune.

 

Alors que Vladimir Poutine a déclenché une guerre aux portes de l’Europe, TotalEnergies garde la majeure partie de ses activités et investissements en Russie. Pour la multinationale française, les profits issus des énergies fossiles, et notamment des projets Yamal LNG et Arctic LNG 2 dans lesquels elle est impliquée semblent plus importants que de contribuer à arrêter la guerre et sauver des vies en Ukraine.

Pour la multinationale française, les profits passent avant la paix. En Afrique, de la même manière qu’en Russie, TotalEnergies persiste à favoriser l’exploitation des énergies fossiles au détriment des droits humains et de l’environnement, particulièrement en Ouganda et en Tanzanie à travers les projets Tilenga et EACOP.

Les projets Tilenga et EACOP, c’est 190 000 barils par jour et le plus grand oléoduc chauffé au monde (1 443 km). Il traversera deux pays, de nombreuses réserves et aires protégées, il menace d’extinctions des espèces classées sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et menace de contamination les deux plus grandes réserves d’eau douce d’Afrique de l’Est, les lacs Victoria et Albert, menaçant ainsi l’accès à l’eau potable et à la nourriture pour plus de 40 millions de personnes.

C’est pourquoi, avec des députés de différents groupes politiques, nous avons reçu et écouté à l’Assemblée nationale, celles et ceux qui là-bas luttent chaque jour pour protéger leur droit à vivre dignement, et notamment leurs droits à un environnement sain, à l’eau potable et à vivre sur leurs terres. Cette délégation de la société civile ougandaise nous raconte que plus de 100 000 personnes ne peuvent plus cultiver leur terre librement, et ce depuis trois ans, alors qu’elles n’ont même pas encore reçu de compensations de la part de la multinationale.

De plus, des journalistes subissent des pressions et sont entravés dans leur travail par des personnes associées à la major pétrolière, ainsi que des Etats ougandais et tanzanien. Des activistes et des leaders communautaires défendant leurs droits et ceux des communautés dont ils font partie sont menacés, intimidés, arrêtés et harcelés au quotidien.

En 2020 et 2021, plusieurs rapporteurs spéciaux des Nations unies ont interpellé l’entreprise ainsi que les gouvernements français et ougandais au sujet des atteintes et risques d’atteintes graves aux droits humains et à l’environnement engendrés par ce méga-projet pétrolier de la multinationale française. Le gouvernement français n’a pas daigné répondre sur le fond, alors que les violations continuent, s’aggravent et se multiplient.

Pétrole russe : Total arrête ses achats

Pétrole russe : Total arrête ses achats

TotalEnergies a annoncé mardi après Bourse sa décision d’arrêter tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes, « au plus tard à la fin de l’année 2022″. Néanmoins, le groupe tricolore refuse pour l’heure de céder ses participations dans ses actifs gaziers, ceux-ci étant éminemment stratégiques.

Covid France vendredi 15 janvier 2022:+305.322 nouveaux cas confirmés en 24 h.

 Pour le Jeudi 13 janvier 2022, 126.530 morts au total et +305.322 nouveaux cas confirmés en 24h.

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 13.240.304 cas confirmés soit +305.322 en 24h.

On recense ce jeudi 13 janvier 2022 : 126.530 morts au total, +225 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 27.212 (0) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 99.318 (+225 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,44 le taux d’incidence à 2.833,12 et la tension hospitalière à 77,9 %. Le taux de positivité est à 19,3 %.

La France compte actuellement 24.154 (+265) personnes hospitalisées et 3.939 (-46) malades en réanimation.

Le bilan des régions 

  • Ile-de-France : 6.386 (+74) hospitalisées, 916 (-13) en réanimation et +59 décès en 24h
  • Grand Est : 1.754 (+28) hospitalisés, 286 (-19) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.620 (-5) hospitalisés, 286 (-1) en réanimation et +20 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 3.253 (+28) hospitalisés, 533 (+1) en réanimation et +24 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.780 (-35) hospitalisé, 526 (-2) en réanimation et +34 décès en 24h
  • Bretagne: 648 (+9) hospitalisés, 84 (-1) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Normandie : 1.114 (+46) hospitalisés, 131 (+8) en réanimation et +11 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.317 (+16) hospitalisés, 253 (-10) en réanimation et +15 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 708 (+41) hospitalisés, 108 (-3) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Occitanie: 1.882 (+2) hospitalisés, , 384 (-3) en réanimation et +18 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 749 (+29) hospitalisés, 126 (+4) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 981 (+14) hospitalisés, 154 (-3) en réanimation et +7 décès en 24h

Covid OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

Covid OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’ avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévus en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Des déclarations qui ont été assez mal accueillies par le gouvernement qui reproche au  conseil scientifique sa trop grande liberté de parole.

Le problème c’est qu’il y a en France une certaine confusion des responsabilités avec des politiques qui se prennent pour des experts de la santé a commencerpar le président de la république. Mais aussi des experts médicaux un peu trop bavards et qui tombent  dans le piège des sollicitations excessives des médias sur tous les sujets.

On aura observé que dans les conférences de presse du président de la république ou  du ministre de la santé la plus grande partie des exposés est réservée aux diagnostics scientifiques à comparer à la pauvreté des mesures politiques de protection.

À l’inverse certain spécialistes du secteur sanitaire propose parfois des mesures de politique générale dont ils ne mesurent pas toujours toujours les effets sociaux et économiques.

Pour résumer, on parle beaucoup, à tort et à travers et le commun des mortels a un peu de mal à se retrouver dans ce délire verbal qui mélange compétences scientifiques et orientations politiques.

Ce qui apparaît évident c’est que dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

OMICRON: vers un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’ avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévus en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Des déclarations qui ont été assez mal accueillies par le gouvernement qui reproche au  conseil scientifique sa trop grande liberté de parole.

Le problème c’est qu’il y a en France une certaine confusion des responsabilités avec des politiques qui se prennent pour des experts de la santé a commencerpar le président de la république. Mais aussi des experts médicaux un peu trop bavards et qui tombent  dans le piège des sollicitations excessives des médias sur tous les sujets.

On aura observé que dans les conférences de presse du président de la république ou  du ministre de la santé la plus grande partie des exposés est réservée aux diagnostics scientifiques à comparer à la pauvreté des mesures politiques de protection.

À l’inverse certain spécialistes du secteur sanitaire propose parfois des mesures de politique générale dont ils ne mesurent pas toujours toujours les effets sociaux et économiques.

Pour résumer, on parle beaucoup, à tort et à travers et le commun des mortels a un peu de mal à se retrouver dans ce délire verbal qui mélange compétences scientifiques et orientations politiques.

Ce qui apparaît évident c’est que dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

 

OMICRON: un chaos économique total en janvier ?

OMICRON: un chaos économique total en janvier ?

L’économie comme les autres activités pourraient bien être paralysées en janvier du fait de l’absentéisme conduisant ainsi à une certaine forme de chaos dans le pays. C’est ce que craint le conseil scientifique qui estime qu’. avec des « centaines de milliers de cas » par jour prévu en janvier, ce variant pourrait conduire à une « désorganisation de la société à partir » du début de l’année, a mis en garde Jean-François Delfraissy, le président de l’instance chargée de conseiller le gouvernement, lors d’une conférence de presse ce jeudi.

Dans un contexte de forte circulation du virus, il y aura de très nombreuses contaminations et encore plus de personnes « cas contacts ». Même si « la majorité sera asymptomatique » grâce à la protection vaccinale et à la moins forte sévérité du variant observée pour l’heure, cette diffusion massive aura un impact sur le travail dans le pays à cause de la multiplication des arrêts et de l’absentéisme.

L’organisation des services publics et privés pourrait être bouleversée, alertent les scientifiques. Des problèmes se poseront notamment « sur les secteurs stratégiques de notre société comme la distribution alimentaire, la sécurité, l’énergie, les transports, les communications ou encore la santé », met en garde Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du Conseil scientifique.

 

Afghanistan : le chaos total

Afghanistan : le chaos total

 

 

Les conditions de retrait dans le plus grand désordre des forces américaines, la pagaille sur l’aéroport de Kaboul enfin les attentats perpétrés par DAESH montrent que la victoire des talibans va sans doute conduire l’Afghanistan vers le chaos et la misère. Première observation les forces dites talibanes sont très composites. Il y a les talibans proprement dits mais aussi des forces d’opposition tribales, cela s’ajoute les terroristes de Daesh. qui se refont une santé mais aussi des éléments non négligeables d’Al Qaïda. Bref une vraie cocotte-minute de tout ce que la terre peut compter de candidats au désordre.

Cependant les talibans ne sont pas sortis d’affaire. D’abord parce que leur capacité de gestion du pays est  très faible (un problème récurrent d’ailleurs dans le pays). C’est une chose que d’animer une guerre interne, autre chose de gouverner. D’ailleurs les talibans sont très inquiets de la fuite des cerveaux et ils ont demandé aux États-Unis d’empêcher leur départ du pays.

Dans cette affaire, beaucoup de pays ont joué aux apprentis sorciers en commençant sans doute par le Pakistan qui lui aussi pour compenser sa faiblesse montre la plus grande complaisance et même la complicité avec tout ce qui est combat contre les infidèles.Notons cependant que sur son sol, le Pakistan a longtemps combattu les talibans.  Le gouvernement pakistanais  sait instrumentaliser la moindre caricature dans un journal pour reporter la responsabilité de la misère locale sur l’extérieur. Le pays est toujours dans un grand état de pauvreté du fait de la faiblesse gouvernementale coincée entre l’influence islamiste et les militaires et surtout la corruption généralisée.

La Chine a également joué un rôle particulièrement trouble en vue notamment de mettre la main sur les ressources minières du pays. La Russie n’était pas mécontente de contribuer à la défaite américaine. Progressivement les occidentaux notamment la France se sont retirés de la coalition menée par les Américains.

Bref beaucoup de pays ont joué un jeu très trouble et où en fuient leurs responsabilités. Les talibans sur le long terme sont loin d’avoir gagné la partie car structurellement l’économie est particulièrement fragile. L’Afghanistan est l’un des plus pauvres pays du monde et il demeure divisé du fait des particularités ethniques et géographiques. S’y ajoutent évidemment les différentes tendances terroristes évoquées qui ne vont pas faciliter la tâche de ce qui voudront moderniser le pays.

« Barkhane » au Mali :L’échec total

« Barkhane » au Mali :L’échec total

L’annonce très politique de Macon de la fin de l’opération Barkhane  officialise l’échec total de la France qui a réussi l’exploit de se mettre un peu tout le monde à dos même si les opposants à la France sont nettement travaillés par des puissances étrangères  et les arrivistes locaux ( militaires ou civils)

Un papier du « Monde »

 

L’annonce par le président, Emmanuel Macron, jeudi 10 juin, de la fin de l’opération extérieure « Barkhane » dans sa forme actuelle a le mérite de la clarté. Elle met fin à l’illusion de moins en moins partagée d’une victoire militaire possible contre un mouvement insurrectionnel protéiforme, désormais solidement ancré dans les populations locales.

Si le chef des armées promet une réduction du dispositif militaire français et un « changement de modèle » de cet engagement, selon un calendrier qui reste à préciser – mais qui devrait impliquer le départ d’ici à début 2023 de la moitié des 5 100 militaires actuellement déployés –, c’est que le bilan de huit ans d’intervention française au Sahel n’est pas brillant. Certes, le déploiement de « Serval » au début de 2013, sous la présidence de François Hollande, à la demande des autorités maliennes, avait stoppé net l’avancée des groupes djihadistes et même sans doute évité l’effondrement de l’Etat malien.


Mais, depuis, les groupes djihadistes ont repris leur progression. Non seulement le Sahel est devenu l’« épicentre du terrorisme international », selon les mots d’Emmanuel Macron, mais les pays du golfe de Guinée que l’on pensait à l’abri sont maintenant visés. Les Etats locaux n’ont pas été capables de prendre le relais pour sécuriser les zones libérées. Le bilan humain ne cesse de s’alourdir. Selon l’ONG Acled, plus de 8 000 personnes, essentiellement des civils, ont été tuées au Mali, au Niger et au Burkina Faso depuis 2013. Deux millions d’habitants ont été déplacés par les combats. Cinquante soldats français sont morts en service

Accusations de néocolonialisme

Par ailleurs, le soutien à l’opération « Barkhane » s’est sérieusement érodé dans l’opinion publique, en France et au Sahel. Les Français comprennent de moins en moins pourquoi des soldats meurent pour défendre une armée malienne qui s’est surtout distinguée par sa capacité à conduire deux coups d’Etat en l’espace de neuf mois. Les habitants du Sahel – parfois inspirés par une Russie aux aguets de tous les faux pas français en Afrique – accusent Paris de néocolonialisme. Ils constatent aussi que la présence française n’a pas mis un terme aux massacres de civils et qu’elle n’est pas exempte de bavures.

Le temps serait donc venu de siffler la fin de « Barkhane ». Cela ne signifie pas pour autant que la France va déserter la région. Des forces spéciales, a précisé M. Macron, resteront déployées pour mener des opérations strictement antiterroristes. C’est sans doute là que le bilan de l’intervention française est le plus probant, avec l’élimination de plusieurs chefs djihadistes. Mais ces victoires, de courte durée, n’ont jamais porté de coups fatals aux groupes armés liés à Al-Qaida ou à l’organisation Etat islamique.

 

Le deuxième pilier de la présence française concerne la formation des armées locales censées prendre le relais sécuritaire sur le terrain. Ce volet fera l’objet d’un effort supplémentaire porté par la France et ses partenaires européens. Mais, pour l’heure, l’efficacité de cette approche laisse plus d’un observateur dubitatif : des centaines de millions d’euros ont déjà été dépensées ces dernières années pour tenter d’améliorer l’organisation et les capacités de combat de l’armée malienne, sans guère de succès.

Quant à la force conjointe du G5 Sahel, regroupant des unités des armées de Mauritanie, du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Tchad, Emmanuel Macron n’y a même pas fait référence. Paris a pourtant porté à bout de bras cette architecture sécuritaire régionale depuis sa création, en 2014. Une autre illusion perdue.

La dictature birmane financée par Total ?

La dictature birmane financée par Total ?

Des  centaines de millions de dollars provenant des ventes du gaz produit en Birmanie, ont été détournées  le journal Le Monde et ont notamment financé les militaires birmans.

Selon le quotidien, le système repose d’abord sur la Moattama Gas Transportation Company (MGTC), société domiciliée aux Bermudes .

Le Monde rapporte que la domiciliation aux Bermudes de MGTC a contribué à maximiser les profits versés aux actionnaires de la société – qui incluent aussi le thaïlandais PTTEP, l’américain Chevron et l’entreprise publique birmane MOGE – et à « minimiser les taxes versées à l’Etat birman, grand perdant de ce système ».

La Myanmar Oil and Gas Enterprise (MOGE), une agence du ministère de l’Énergie, ne publie pas ses comptes et, avec d’autres entreprises publiques, loge depuis des années des revenus dans une catégorie « autres comptes » opaque dont la direction et les bénéficiaires ne sont pas connus.

Les groupes de défense des droits de l’homme et les enquêteurs des Nations Unies affirment que la société entretient des liens étroits avec les structures commerciales de l’armée birmane.

COVID France : 40 000 infectés par 24 heures et 100 000 morts au total

COVID  France : 40 000 infectés par 24 heures et 100 000 morts au total

 

Les 100 000 morts dus au Covid seront atteints aujourd’hui, ce qui place la France parmi les pays les plus touchés comparativement à la population. En outre, le nombre d’infectés  ne diminue pas que ces derniers jours: la moyenne tourne toujours autour de 40 000 personnes concernées par 24 heures au moins.

Par contre la France a connu une baisse du nombre de patients COVID dans les unités de soins intensifs mercredi, et le nombre de décès quotidiens a chuté, mais le nombre de nouvelles infections a continué de croître.

Les données du ministère de la Santé ont montré que le nombre d’USI avait chuté de 50 à 5 902, la première baisse en près d’une semaine.

Le nombre de soins intensifs – qui sont la meilleure mesure de la capacité d’un système de santé à faire face à la crise – a augmenté régulièrement, passant de moins de 3 000 au début de l’année.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, a déclaré plus tôt mercredi que les niveaux d’hospitalisation de pointe n’ont pas encore été atteints et que des temps difficiles sont encore à venir.

Lors du premier verrouillage au printemps 2020, le nombre d’USI a culminé à plus de 7000.

Le ministère de la Santé a signalé mercredi 297 nouveaux décès de coronavirus dans les hôpitaux, contre 324 mardi et 385 la veille.

Le nombre total de décès depuis le début de l’épidémie s’élève désormais à 99777 et si les tendances actuelles se poursuivent, le bilan français du COVID-19 dépassera 100000 jeudi.

La France a également signalé 43 505 nouveaux cas confirmés, portant le total à environ 5,15 millions, la moyenne mobile sur sept jours des cas dépassant les 40 000 pour la première fois cette année.

Attal a déclaré que le coronavirus circulait toujours activement dans le pays, avec des signes d’amélioration dans certaines régions du sud de la France, mais une situation qui s’aggrave dans d’autres régions, comme Auvergne-Rhône Alpes.

Vaccins covid: Des prix Nobel et des dirigeants pour une dérogation à la propriété intellectuelle

Au rythme actuel n’a population mondiale ne pourra pas être vacciné totalement avant 2025 en particulier dans les pays pauvres. Du coup des intellectuels et des politiques demandent que soit faite une entorse à la propriété intellectuelle des vaccins. Plus de 60 anciens chefs d’État plus de 100 lauréats du prix Nobel demandent donc à Joe Biden une dérogation.

Une dérogation stimulerait la fabrication de vaccins et accélérerait la réponse à la pandémie dans les pays plus pauvres qui, autrement, pourraient devoir attendre des années, ont-ils déclaré dans une lettre conjointe à Biden envoyée aux agences de presse mercredi.

« Le président Biden a déclaré que personne n’est en sécurité tant que tout le monde n’est pas en sécurité, et maintenant avec le G7 à venir, il y a une occasion sans précédent de fournir le leadership que seuls les États-Unis peuvent fournir », a déclaré l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, faisant référence à un prochain réunion des pays les plus riches du monde.

La lettre demandait à Biden de soutenir une proposition de l’Afrique du Sud et de l’Inde à l’Organisation mondiale du commerce de déroger temporairement aux règles de propriété intellectuelle liées aux vaccins et aux traitements COVID-19.

Il a déclaré que, sur la base du rythme actuel de production de vaccins, la plupart des pays pauvres devront attendre au moins 2024 pour parvenir à une vaccination de masse contre le COVID-19.

« Pour un respect total du secret entre avocats et clients»( Noëlle Lenoir)

« Pour un respect total du secret  entre avocats et clients»( Noëlle Lenoir)

 

 « Les avocats et leurs clients ne peuvent être laissés dans l’incertitude de la protection de la confidentialité de leurs échanges » (article dans l’Opinion)

 

Noëlle Lenoir, avocate, membre honoraire du Conseil constitutionnel, présidente de la Commission juridique du Grand Paris/Ile-de-France, Capitale économique.

 

En décembre, Henri Leclerc, l’un des plus grands avocats français, en quittant le barreau après 65 ans d’exercice, évoquait dans sa dernière plaidoirie les atteintes portées au secret professionnel de l’avocat. Sans épiloguer sur le jugement du tribunal de Paris relatif aux écoutes téléphoniques de l’ex-président de la République et de son avocat, Maître Herzog, sur lequel la Cour d’appel doit rendre une décision sereine en dépit de l’extrême sensibilité de l’affaire, chacun est conscient qu’est de nouveau posée la question de la protection du secret des correspondances entre l’avocat et son client. Il faut l’aborder de front. Les avocats et leurs clients ne peuvent être laissés dans l’incertitude de la protection de la confidentialité de leurs échanges.

La règle fixée par l’article 66-5 de la loi du 31 décembre 1971 sur la réforme des professions judiciaires et juridiques est que, « en toutes matières, que ce soit dans le domaine du conseil ou dans celui de la défense, les consultations adressées par un avocat à son client ou destinées à celui-ci, les correspondances échangées entre le client et son avocat, entre l’avocat et ses confrères à l’exception pour ces dernières de celles portant la mention “officielle”, les notes d’entretien et plus généralement, toutes les pièces du dossier sont couvertes par le secret professionnel ».

Or, dans une décision de 2015, le Conseil constitutionnel a jugé qu’« aucune disposition constitutionnelle ne consacre spécifiquement un droit au secret des échanges et correspondances des avocats et un droit au secret des sources des journalistes ».

Jurisprudence. Cette jurisprudence contraste avec celle du Tribunal constitutionnel allemand initiée en 2007. L’affaire concernait l’enregistrement des données de connexion du téléphone portable d’un avocat dont le client, soupçonné de vol aggravé, s’était enfui. Le Tribunal a estimé que cet enregistrement méconnaissait le secret des correspondances (garanti à l’article 10 de la Loi fondamentale de la République fédérale d’Allemagne) et la liberté de choisir librement sa profession (protégée par l’article 12). Il a fait valoir que le secret des correspondances entre l’avocat et son client était la base de leur relation de confiance et répondait à un intérêt public. Le Tribunal s’est par ailleurs référé à une jurisprudence établie Outre-Rhin suivant laquelle tout prévenu ou accusé dans le cadre du procès pénal a droit au respect de sa « dignité humaine».

Cette approche rejoint celle de la Cour européenne des droits de l’homme qui souligne que la Convention européenne des droits de l’homme « accorde une protection renforcée aux échanges entre les avocats et leurs clients », le justifiant « par le fait que les avocats se voient confier une mission fondamentale dans une société démocratique : la défense des justiciables ». La Cour rappelle que prévenus ou accusés ont le droit de ne pas s’auto-incriminer et que ce droit exige de garantir la confidentialité de leurs échanges avec leurs avocats.

La protection du secret des correspondances avocat/client ne signifie bien sûr pas que les avocats – pas plus que n’importe quelle autre corporation – bénéficient d’une immunité pénale. Les interceptions téléphoniques sont possibles en Allemagne s’agissant d’un avocat fortement soupçonné d’avoir commis, non pas n’importe quelle infraction, mais une de celles spécifiquement énumérées dans la législation pénale.

La Cour de Strasbourg reconnaît aussi que l’interception des conversations téléphoniques d’un avocat peut être légitime pour « la défense de l’ordre » ; encore faut-il que l’avocat soit directement soupçonné d’une infraction et que l’interception soit ordonnée une fois que le juge s’est assuré qu’elle ne portera pas atteinte aux droits de la défense du client.

Enjeux constitutionnels. Eu égard aux enjeux constitutionnels, au sens plein du terme, du secret des correspondances avocat/client, le récent rapport de l’ancien bâtonnier du barreau de Marseille, Dominique Mattei, apparaît comme une excellente base de réflexion pour lever les incertitudes de la situation actuelle au regard des droits des justiciables. Car renforcer la protection des échanges avocat/client doit s’inscrire avant tout dans la logique de la protection des droits de la défense découlant de l’article 16 de la Déclaration de 1789 sur la garantie des droits.

Alors qu’une fenêtre d’opportunité s’est ouverte en cette période d’après-Brexit pour renforcer le rôle de Paris comme place de droit au niveau européen, il importe plus que jamais de rassurer aussi les étrangers qui s’installent ou investissent dans notre pays et qui peuvent être, comme quiconque, confrontés à des procédures pénales.

Noëlle Lenoir, avocate, membre honoraire du Conseil constitutionnel, présidente de la Commission juridique du Grand Paris/Ile-de-France, Capitale économique.

Vaccination des plus de 75 ans : un fiasco total

Vaccination des plus de 75 ans : un fiasco total

 

 

Toute la semaine dernière, le gouvernement et les élus locaux n’ont cessé de déclarer la multiplication des vaccinodromes. Au départ on en prévoyait une centaine et samedi dernier il en était annoncé 600 ou 700. De fait,  le nombre de lieux de vaccination a progressé. Le seul problème c’est que dès le premier jour de vaccination la quasi-totalité des centres ont cruellement manqué de doses vaccinales. Pire, on ne sait même pas quand les intéressés inscrits pourront obtenir un rendez-vous pour une vaccination effective.

Il s’agit d’un véritable fiasco de la part de la politique centralisée du pouvoir. Un pouvoir complètement incompétent non seulement en matière d’approvisionnement des vaccins mais tout autant en matière de gestion logistique. La plupart des centres de vaccination n’ont reçu que de leur de 25 % des doses espérées. Ce nouvel échec retentissant ressemble à s’y méprendre à celui concernant les masques.

Il faut en effet se souvenir que par incurie récurrente l’administration avait été incapable de fournir les masques attendus. Du coup, les pouvoirs public et les experts ont alors prétendu que le masque était inutile voire même dangereux. Les mêmes qui d’ailleurs s’expriment aujourd’hui sur la pandémie avec toujours les mêmes contradictions par exemple sur des vaccins bien sûr mais aussi sur le confinement.

On avait largement critiqué l’ancienne ministre de la santé pour ses hésitations mais les mêmes reproches peuvent être faits à Olivier Véran qui en outre avec une certaine arrogance refuse la moindre critique notamment celle des élus locaux. Ce ministre aussi impuissant que celle qui l’a précédé est  un bavard impénitent qui additionne et même collectionne les contradictions les plus évidentes. Les annonces successives qu’il fait ne sont jamais suivies  sur le terrain ;  la première journée de vaccination-et les suivantes puisqu’on va manquer pendant plusieurs semaines de doses vaccinales- constitue un fiasco total .

Alliance Total et Engie pour l’hydrogène vert

Alliance Total et Engie pour l’hydrogène vert

Jusqu’à maintenant pour la fabrication de l’hydrogène dit  gris on utilise souvent des carburants fossiles et dont la production est très émettrice de CO2. Le projet Masshylia d’Engie et Total, hébergé au sein de la raffinerie, consiste à produire de l’hydrogène à partir d’eau et d’électricité, avec un électrolyseur d’une puissance industrielle de 40 mégawatts. Il fournira dans un premier temps 5 tonnes d’hydrogène vert par jour. De quoi éviter l’émission de 15.000 tonnes de COpar an, calculent les promoteurs du projet.

L’électricité sera fournie par un parc photovoltaïque . Notons cependant qu’on peut aussi utiliser les excédents d’électricité de tous les types d’énergie renouvelable ou non.

Coronavirus Angleterre : reconfinement total

Coronavirus Angleterre : reconfinement total

Les Anglais devront rester chez eux suite à la décision de Boris Johnson d’imposer un troisième confinement national. “Nous devons en conséquence aller vers un confinement national, qui soit suffisamment drastique pour contenir ce variant”, a dit le Premier ministre britannique au cours d’une allocution télévisée.

“Cela signifie que ce gouvernement vous donne une nouvelle fois pour instruction de rester chez vous”, a-t-il ajouté.

 

Téléphone fixe- câble : un abandon total dans les territoires ruraux

Téléphone fixe- câble : un abandon total dans les territoires ruraux

Alors qu’on promet partout le câble, les territoires ruraux devront encore se satisfaire du vieux réseau cuivre souvent suspendu aux branches des arbres ou traînant par terre. Théoriquement les territoires ruraux devraient être essentiellement desservis pour le câble par voie aérienne. On se demande comment puisque souvent c’est la ligne qui soutient les poteaux.

200 élus ruraux dénoncent donc l’abandon total du réseau de téléphone fixe. Le constat est en effet assez lamentable puisque souvent les fils traînent par terre et soutiennent des poteaux brisés. Normalement l’entretien incombe à Orange qui néglige totalement le téléphone fixe des zones rurales. En fait,  Orange compte, substituer le câble au réseau cuivre. Le problème, c’est que cette substitution totale n’interviendra pas au moins avant 2030 et en attendant les zones concernées risquent d’accéder de moins en moins facilement aussi bien au téléphone fixe qu’à Internet.

 

Dans son plan stratégique 2025, le groupe Orange prévoit que le réseau «cuivre» pour la téléphonie fixe sera complètement remplacé par un réseau fibre optique en 2030. Une convention signée entre l’Etat et Orange en 2017 et arrivée à échéance doit laisser sa place à une nouvelle «qui prévoit un accès au haut débit internet en plus de la téléphonie fixe». Le problème est quand ?

Téléphone fixe- cable : un abandon total dans les territoires ruraux

Téléphone fixe- cable : un abandon total dans les territoires ruraux

Alors qu’on promet partout le câble, les territoires ruraux devront encore se satisfaire du vieux réseau cuivre souvent suspendu aux branches des arbres ou traînant par terre. Théoriquement les territoires ruraux devraient être essentiellement desservis pour le câble par voie aérienne. On se demande comment puisque souvent c’est la ligne qui soutient les poteaux.

200 élus ruraux dénoncent donc l’abandon total du réseau de téléphone fixe. Le constat est en effet assez lamentable puisque souvent les fils traînent par terre et soutiennent des poteaux brisés. Normalement l’entretien incombe à Orange qui néglige totalement le téléphone fixe des zones rurales. En fait,  Orange compte, substituer le câble au réseau cuivre. Le problème, c’est que cette substitution totale n’interviendra pas au moins avant 2030 et en attendant les zones concernées risquent d’accéder de moins en moins facilement aussi bien au téléphone fixe qu’à Internet.

 

Dans son plan stratégique 2025, le groupe Orange prévoit que le réseau «cuivre» pour la téléphonie fixe sera complètement remplacé par un réseau fibre optique en 2030. Une convention signée entre l’Etat et Orange en 2017 et arrivée à échéance doit laisser sa place à une nouvelle «qui prévoit un accès au haut débit internet en plus de la téléphonie fixe». Le problème est quand ?

 

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