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 » Plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année » (Elisabeth Borne)

 » Plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année » (Elisabeth Borne)

 

L’objectif du retour au « plein-emploi »est repoussé de 2022 à 2025. En attendant il faut s’attendre à une augmentation du chômage avec l’arrivée de plusieurs centaines de milliers de chômeurs d’après la ministre du travail elle-même Élisabeth borne . Elle constate « une baisse du nombre de chômeurs de catégorie A en juin pour le deuxième mois consécutif, souligne le rôle massif d’amortisseur qu’a joué l’activité partielle », mais avoue qu’il y aura « plusieurs centaines de milliers de chômeurs de plus à la fin de l’année ».

Etre plus précis lui est difficile. Cela dépendra de l’évolution de l’épidémie de coronavirus et de la situation sanitaire et de l’efficacité du plan jeunes comme du plan de relance. « La façon dont se passera la rentrée sera déterminante », insiste-t-elle.

Pour éviter les licenciements massifs, certaines entreprises de secteurs durablement en difficulté (aéronautique, tourisme…) pourront bientôt recourir au nouveau dispositif d’activité partielle de longue durée (APLD), dont le décret doit être publié dans les prochains jours.

Et pour convaincre les entreprises de recruter malgré tout dans ce climat incertain, et notamment les centaines de milliers de jeunes qui vont arriver en septembre sur le marché du travail, le gouvernement a présenté un plan à 6,5 milliards d’euros sur deux ans, premier volet du plan de relance global de l’activité attendu fin août.

La mesure phare est une aide de 4 000 euros pour toute embauche d’un jeune de moins de 25 ans pour un contrat de trois mois minimum. Le gouvernement espère que cela permettra d’accélérer 450 000 embauches d’ici janvier. « L’aide aux contrats en alternance fera que le jeune ne coûte quasiment rien à l’entreprise la première année », précise Elisabeth Borne aux Echos. « Je compte sur la mobilisation des chefs d’entreprise. Je vais aller à la rencontre des branches et des entreprises pour m’en assurer ».

Autre mesure annoncée au quotidien économique par la ministre : « un renforcement des effectifs de Pôle emploi en 2021, de plusieurs milliers de postes, si on veut avoir un accompagnement de qualité des demandeurs d’emploi ». Pour elle, l’agence aura « un rôle important » dans « les secteurs en tension ».

Dans le cadre du plan de relance, « on va former nos concitoyens aux métiers de demain (…) aux compétences dont on a besoin, dont on aura besoin et du coup, (ça) permettr(a) aussi de limiter le recours au travail détaché », a-t-elle ajouté sur RTL mardi matin.

En effet, « la persistance d’un recours massif au travail détaché dans certains secteurs est incompréhensible dans une période de fort chômage. Il n’est pas question que le plan de relance se fasse avec des travailleurs détachés ! », assure Elisabeth Borne, qui part en guerre.

Elle promet « un dispositif dédié dans le transport routier ». « Nous allons ensuite prendre le problème à bras-le-corps avec les partenaires sociaux, en s’attaquant à ses causes, branche par branche, pour élaborer d’ici à décembre des plans de diminution du travail détaché. Les différents secteurs devront s’organiser pour former des jeunes, ou des moins jeunes, et réfléchir à l’évolution des conditions de travail pour être plus attractifs, comme dans le secteur agricole ». « Il faut que chacun prenne ses responsabilités », a-t-elle lancé sur RTL.

 

Élisabeth Borne au ministère du Travail !

Élisabeth  Borne au ministère du Travail !

 

 

On attendait peu déjà la nomination d’Élisabeth Borne  au ministère de l’environnement où  elle n’a pas fait œuvre de grande originalité. On l’attendait sans doute moins encore au ministère du travail où elle succède à Muriel Pénicaud ancienne DRH qui connaissait bien l’entreprise. C’est différent pour Élisabeth Borne. Certes l’intéressé montre sa fidélité au chef de l’État ,ne fait jamais le moindre écart verbal mais le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle n’a guère d’épaisseur politique. Elle n’a pas non plus grande expérience économique pour avoir fait à peu près toute sa carrière dans l’administration ou les entreprises nationalisées.

Pourtant  c’est sans doute ce ministère qui sera en pointe dans la tentative de redressement du pays. Un pays qui aura rapidement à gérer entre 1 million et 1 million et demi de chômeurs et qui tentera de relancer une économie assommée par la crise et les mesures administratives par ailleurs pas toujours cohérentes. Son premier travail sera donc de gérer l’immense vague de plans sociaux comportant des milliers et des milliers de licenciements auxquels vont d’ailleurs s’ajouter les 700 000 nouveaux jeunes candidats à l’emploi dès la rentrée.

La première priorité sera de gérer cette catastrophe sociale caractérisée par l’explosion du chômage et consécutivement une baisse moyenne du pouvoir d’achat. L’État a déjà pris des mesures pour amortir les effets de la paralysie de la production pendant plusieurs mois avec le dispositif de chômage partiel. Il faudra sûrement en revoir les modalités ( les discussions ont commencé (notamment sur  la durée car certains secteurs ne pourront pas se redresser avant plusieurs années). Le gouvernement a déjà prévu de modifier les droits dans ce domaine (six mois de travail sur les 24 derniers depuis le 1er novembre contre quatre sur 28 avant), il reste flou sur deux mesures prévues au 1er septembre : le nouveau calcul de l’allocation pour ceux, souvent précaires, qui alternent contrats courts et chômage d’une part et la dégressivité après six mois pour les hauts salaires d’autre part.

La question du financement global système de chômage sera forcément posée. D’autres équilibres sociaux seront aussi en cause comme celui de l’ASSEDIC ou de la sécurité sociale. Il faut ajouter à cela que le chef de l’État donne l’impression de vouloir remettre sur le tapis l’affaire de la réforme des retraites. Un dossier particulièrement brûlant tellement les positions sont opposées. La grande question étant notamment de savoir si ce projet va intégrer ou non la prolongation de l’âge de départ en retraite.

 

Convention citoyenne : Borne sert la soupe à Macron avec son referendum

Convention citoyenne : Borne sert la soupe à Macron avec son referendum

 

 

Lutte contre les passoires thermiques et l’artificialisation des sols, régulation des pubs et moratoire sur la 5G : voici ce que la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne veut garder de la Convention citoyenne pour le climat; sur les questions plus discutables voire polémiques, elle prend la sage précaution de ne pas prendre position. ( Curieux pour une première ministre qui a en charge le transport la proposition de limitation à 110 km/h de la convention citoyenne sur les autoroutes !) interview

Concernant l’écologie, la société n’est-elle pas en avance sur les politiques?*
Je ne crois pas. Cela montre surtout que lorsque des citoyens échangent avec des experts et des scientifiques, ils reçoivent une ‘claque’, comme ils le disent. L’urgence climatique nous saute à la gorge. Pour la première fois, on demande à une convention citoyenne de traiter des questions aussi larges. Ce qui s’en dégage, c’est une nouvelle vision de la société. Une vision qui confirme en grande partie le bien-fondé des mesures que nous avons prises. Nous devons passer de la surconsommation à la réparation, de l’étalement urbain à la rénovation des logements, des excès de la mondialisation aux circuits-courts.

Vous avez dit être favorable à un référendum. Pouvez-vous nous en dire plus?  
Le Président rencontrera les 150 citoyens le 29 juin. Il évoquera devant eux la suite. À titre personnel, je suis favorable à un référendum. La Convention se prononcera sur ce sujet dimanche. Des questions multiples permettraient de faire partager les travaux de cette dernière avec tous les Français. L’organisation prendrait du temps, mais ce serait utile pour faire mûrir la conscience écologique. Cela donnerait l’occasion aux Français d’emprunter le chemin que les citoyens de la Convention ont pris.

Pourquoi consulter les Français sur certains sujets plutôt que d’autres?
Avant toute chose il convient de rappeler que notre constitution encadre strictement ce qui peut être soumis à referendum. Au-delà de cette question, certaines propositions vont dans le sens de transformations déjà engagées et peuvent être portées dans le plan de relance. D’autres sont des vrais choix de société. La publicité doit-elle être libre ou faut-il la réguler plus fortement? Doit-on continuer avec le modèle de la maison individuelle en lotissement ou vaut-il mieux privilégier la rénovation dans les centres villes? Il est important de savoir ce que veulent les Français.

Ségolène Royal voit dans le référendum un moyen de perdre encore du temps…
Elle se trompe. Certaines mesures sont très fortes, la transition écologique en a besoin. Le référendum permet de vérifier l’adhésion et l’acceptabilité de ces mesures par les citoyens. Ségolène Royal qui a abandonné la réforme de l’écotaxe devant la colère populaire devrait s’en souvenir. Quand on se plante, on recule pour longtemps.

Le gouvernement s’est engagé à tout reprendre « sans filtre ». Qu’est-ce que cela veut dire?
Le « sans filtre », cela veut dire que les mesures les plus abouties pourront être transmises au Parlement, via des projets de loi. Et dans ce cas il reviendra aux parlementaires de poursuivre le travail législatif sur les propositions des citoyens.

Faudra-t-il financer cette transition « quoi qu’il en coûte »? 
Au départ, nous avions demandé aux citoyens des pistes de financement, dans un cadre strict et contraint qui est désormais ancien. La crise sanitaire a montré que l’on pouvait changer la donne quand l’essentiel était en jeu. Cette transition est indispensable écologiquement mais permettra aussi de créer massivement de l’emploi. Nous sommes en train de travailler sur un plan de relance et les investissements dans la transition y seront massifs.

La convention demande l’interdiction de la location des passoires thermiques d’ici à 2030. Vous aussi ?
Nous voulons avancer sur ce chemin, nous voulons supprimer rapidement les passoires thermiques. Est-ce que cela passe par une obligation de rénovation pour les propriétaires? C’est une vraie question. C’est typiquement le genre de mesures sur lesquelles il serait utile d’avoir l’avis des Français.

Faut-il interdire toute artificialisation des terres tant que la réhabilitation d’espaces existants est possible?
Sur ce point, les citoyens de la Convention prennent à contre-pied le modèle de notre pays qui depuis des décennies s’appuie sur l’étalement urbain. Nous portons avec le gouvernement l’objectif « zéro artificialisation nette des sols ». On doit trouver le chemin pour y parvenir. L’artificialisation est un désastre pour l’écologie et la biodiversité. Elle désertifie les centres-villes, étend les distances, oblige à recourir à la voiture. C’est un enjeu majeur. Là encore, il serait utile de connaître l’avis des Français, vérifier l’acceptabilité de cette mesure.

Je suis pour le fait de sanctionner plus efficacement les atteintes à l’environnement

Que pensez-vous d’une « loi Evin sur le climat », qui interdirait la publicité pour les produits nuisibles?
La publicité influe évidemment sur nos modes de consommation et nos choix de société. Elle est faite pour ça. Par exemple, les SUV : en ville, ces voitures sont loin d’être indispensables, pourtant, elles prolifèrent. Donc, oui, je suis favorable à réguler davantage les messages publicitaires quand ils promeuvent des produits qui vont à l’encontre de nos engagements pour le climat.

Êtes-vous favorable au passage des 130 km/h aux 110 km/h ?
Cela permettrait de réduire les émissions de CO2 mais nous avons gardé en tête ce qui s’est passé au moment des 80 km/h. Il faudrait prendre le temps du débat.

Faut-il inscrire la préservation de la biodiversité et de l’environnement dans la Constitution ?
J’y suis tout à fait favorable. Ce n’est pas banal. Cela entraîne des obligations pour toutes les lois qui seront votées. C’est un outil très puissant. Si ces obligations n’étaient pas respectées, le Conseil constitutionnel a montré qu’il savait se prononcer avec force.

Et sur la notion d’écocide, de crime contre l’environnement?
Je suis pour le fait de sanctionner plus efficacement les atteintes à l’environnement. Sinon cela ne sert à rien d’empiler des réglementations et des législations. Nous y avons réfléchi avec Nicole Belloubet. Nous avons un projet de loi sur la Justice environnementale qui porte des premières dispositions pour revoir l’échelle des sanctions et créer des juges spécialisés.

La Convention pointe la nécessité d’un moratoire sur la 5G. Qu’en pensez-vous ?
Les citoyens demandent une évaluation des impacts en termes de santé et d’environnement. Il serait utile d’avoir l’évaluation de l’Anses qui est attendue pour la fin du premier trimestre 2021. Je peux vous dire qu’avec Olivier Véran, nous venons de saisir le Premier ministre pour demander d’attendre cette évaluation avant le déploiement de la 5G.

Souhaitez-vous « peser plus » dans ce gouvernement?
Je suis convaincue que la transition écologique doit être au cœur des prochains mois. C’est la meilleure stratégie. Alors oui, je souhaite continuer à porter cette transformation. Les citoyens ont envie d’aller plus loin, moi aussi, j’y suis prête

Ce que vous portez ne va-t-il pas à l’encontre des alliances passées par LREM aux municipales pour contrer les écologistes?
Certains sont en train de monter en épingle une histoire qui ne concerne que quelques accords locaux. L’écologie n’appartient pas à un parti. Je peux vous assurer que tous nos candidats ont un programme écologique.

Cette poussée écologique aux municipales est-elle une bonne nouvelle?
La prise de conscience est là, c’est effectivement une bonne nouvelle et cela doit tous nous inciter, que ce soit au plan local, national, européen et mondial, à accélérer pour répondre à cette urgence climatique et écologique avérée.

Emmanuel Macron a-t-il terminé sa mue écolo?
Je pense que le Président, et on ne s’en rend pas toujours compte, porte de façon très forte la question climatique depuis le début du quinquennat. Quand Donald Trump a annoncé qu’il quittait l’accord de Paris, cela aurait pu être la débandade. Mais Emmanuel Macron a repris en main le sujet et a porté une coalition mondiale pour le sauver. Comme nous tous, il a de plus en plus conscience de ce que l’urgence climatique et écologique veut dire et de la nécessité d’agir maintenant.

Pourquoi n’est-il pas perçu comme un écolo?
J’ai vu beaucoup de gens sortir des tribunes ces derniers mois. Mais, au-delà des mots, nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait : la fermeture des centrales à charbon, la fin de l’exploitation des hydrocarbures, l’arrêt d’Europacity, de Notre-Dame Des Landes, de la montagne d’or, la loi mobilité, la loi anti-gaspillage, l’inscription de la neutralité carbone dans la loi… Aujourd’hui, il faut s’attacher davantage encore à transformer le quotidien des Français. Je suis par exemple fière du plan vélo, c’est une mesure qui a un effet immédiat. 200.000 vélos ont été réparés et je n’ai pas de doute qu’on sera à un million de vélo d’ici la fin de l’année. Il faut porter des transformations très concrètes et veiller à faire le dernier kilomètre de nos politiques, jusqu’au citoyen. Si ces derniers veulent accélérer, tant mieux, cela va nous donner de la force.

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

 

 

Jusque-là la technocrate Élisabeth borne avait  effectué un parcours presque sans faute,  se limitant à la gestion technique des dossiers et évitant ainsi de s’impliquer dans les questions politiques particulièrement dangereuses. On notera d’ailleurs que sur le thème de l’environnement, elle s’est montrée particulièrement discrète pour ne pas dire complètement absente se contentant de banalités et de propos de bistrot. Les ennuis sont venus quand Macon et le Premier ministre ont incité les différents ministres à s’investir davantage dans les orientations politiques gouvernementales. Le problème, c’est que Élisabeth borne est une technocrate, ingénieur des ponts, qui n’a aucune expérience politique et encore moins expérience sociale. En plus un peu psychorigide. Avec beaucoup de maladresse , elle a commencé à adresser des mises en garde , des condamnations  aux responsables sociaux sur un sujet qu’elle ne connaît absolument pas. Les contradictions de l’intéressée ont éclaté quand  on s’est aperçu que la principale responsable ministérielle du conflit des transports envoyait  ses tweets moralisateurs depuis sa résidence de vacances à Marrakech. Une faute qu’elle paiera sans doute leur d’un prochain remaniement ministériel. Et encore un ministre de l’environnement qui n’aura pas résisté longtemps.

Le Parisien a en effet révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation. On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas.

Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

 

Élisabeth Borne, la ministre en vacances qui gère la crise sociale depuis Marrakech !

Élisabeth Borne, la ministre en vacances  qui gère la crise sociale depuis Marrakech !

Le Parisien a révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation. On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas.

Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Élisabeth Borne et Transition écologique : 60% des Français n’ont pas confiance

Les Français approuvent avec une forte majorité (88%) le  départ de Rugy mais le résultat n’est pas brillant pour la nouvelle ministre de la transition écologique qui conserve par ailleurs son portefeuille des transports. Toutefois cette méfiance est à relativiser dans la mesure où les Français ne sont pas naïfs et n’ont jamais cru que le ministère de l’environnement pouvait changer les choses dans ce domaine. Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, 60% des Français interrogés ne font pas confiance à la nouvelle ministre pour faire de la cause environnementale une priorité de son action dans les prochains mois. À l’opposé, 39% des personnes expriment du soutien pour la nouvelle locataire de l’hôtel de Roquelaure. « Un résultat qui traduit sans doute une inquiétude de voir l’écologie reléguée au second plan, Elisabeth Borne conservant son portefeuille des Transports », explique l’organisme spécialisé dans les enquêtes d’opinion. Seulement quelques jours après la démission de François de Rugy à la tête de son ministère, les Français portent déjà un regard sévère sur cette ingénieure de formation.

Il y a presque un an, l’affaire Benalla avait plongé la Présidence de la République dans une crise inédite depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Élysée. La cote de popularité du chef de l’État avait perdu cinq points entre juillet et août passant de 39% à 34%. La crise des « gilets jaunes » à la fin de l’automne avait fini par plomber la popularité d’Emmanuel Macron pour de longs mois. Les conséquences du départ de l’ancien ministre de la Transition écologique et des Solidarités semblent plus limitées. En effet, la part des opinions favorables au Président de la République a seulement perdu un point entre le juin et juillet passant de 35% à 34%. À l’opposé, la proportion d’opinions défavorables est passée de 65% à 66%. Le locataire du palais présidentiel gagne beaucoup de terrain chez les sympathisants du Parti socialiste (+12 points). À l’hôtel de Matignon, la tendance est relativement similaire. La popularité d’Édouard Philippe est restée stable sur les deux derniers mois à 60% et demeure à un niveau supérieur aux scores recensés il y a un an (54%). Les opinions négatives sont en légère baisse (-1 point) passant de 40% à 39%.

Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 17 au 18 juillet 2019. Le sondage est réalisé à partir d’un échantillon de 1000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

 

Environnement- Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien !

Environnement- Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien !

 

Élisabeth Borne, ministre des transports, retrouve ses fondamentaux historiques, ceux des ingénieurs des ponts qui ont toujours favorisé le développement des techniques au détriment de l’harmonisation entre les modes et du coût  pour la collectivité. Pire la ministre des transports n’a pas hésité à considérer qu’il valait mieux une ligne aérienne qu’un TGV pour désenclaver. De quoi évidemment s’interroger sur la conversion récente et apparente du premier ministre à l’écologie. « Oui, nous avons besoin du transport aérien, et d’un transport aérien performant. Nous ne sommes pas comme les autres. Cinquième puissance économique mondiale, ouverte aux échanges, nous avons vocation de rayonner et de peser au premier plan. Et nous devons pour cela être connectés au monde entier. Nous avons aussi l’ambition forte de rester la première destination touristique au monde et de franchir le cap des 100 millions de visiteurs accueillis. Ce sont des ambitions sur lesquelles nous nous retrouvons tous. Dès lors, il nous faut un transport performant pour les accueillir », a défendu la ministre. Outre l’enjeu économique lié au tourisme, Elisabeth Borne a tenu à rappeler le rôle essentiel du transport aérien dans la liaison entre la capitale et les métropoles régionales avec l’Outre-mer, la Corse et les autres territoires français enclavés. « J’assume parfaitement que l’Etat soutienne ces lignes d’aménagement du territoire. J’assume d’avoir renforcé notre implication financière. N’en déplaise aux détracteurs de l’avion, je préfère une petite ligne aérienne qui désenclave rapidement et efficacement, à la construction de très grandes infrastructures de lignes à grande vitesse à la fois lointaine et coûteuse et dont le bilan carbone n’est pas des plus évident », a-t-elle déclaré. La ministre des transports confirme ainsi le rapport très approximatif qu’elle entretient avec les évaluations scientifiques relatives aux coûts réels du transport pour la collectivité. Pas vraiment une découverte chez les ingénieurs des ponts ! Une déclaration qui constitue évidemment un scandale et une contradiction totale avec les discours verdoyant de Macron et du premier ministre.

 

 

Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien, le scandale !

Élisabeth Borne : plaidoyer pour le transport aérien, le scandale !

Élisabeth Borne, ministre des transports, retrouve ses fondamentaux historiques, ceux des ingénieurs des ponts qui ont toujours favorisé le développement des techniques au détriment de l’harmonisation entre les modes et du coût  pour la collectivité. Pire la ministre des transports n’a pas hésité à considérer qu’il valait mieux une ligne aérienne qu’un TGV pour désenclaver. De quoi évidemment s’interroger sur la conversion récente et apparente du premier ministre à l’écologie.« Oui, nous avons besoin du transport aérien, et d’un transport aérien performant. Nous ne sommes pas comme les autres. Cinquième puissance économique mondiale, ouverte aux échanges, nous avons vocation de rayonner et de peser au premier plan. Et nous devons pour cela être connectés au monde entier. Nous avons aussi l’ambition forte de rester la première destination touristique au monde et de franchir le cap des 100 millions de visiteurs accueillis. Ce sont des ambitions sur lesquelles nous nous retrouvons tous. Dès lors, il nous faut un transport performant pour les accueillir », a défendu la ministre. Outre l’enjeu économique lié au tourisme, Elisabeth Borne a tenu à rappeler le rôle essentiel du transport aérien dans la liaison entre la capitale et les métropoles régionales avec l’Outre-mer, la Corse et les autres territoires français enclavés. « J’assume parfaitement que l’Etat soutienne ces lignes d’aménagement du territoire. J’assume d’avoir renforcé notre implication financière. N’en déplaise aux détracteurs de l’avion, je préfère une petite ligne aérienne qui désenclave rapidement et efficacement, à la construction de très grandes infrastructures de lignes à grande vitesse à la fois lointaine et coûteuse et dont le bilan carbone n’est pas des plus évident », a-t-elle déclaré. La ministre des transports confirme ainsi le rapport très approximatif qu’elle entretient avec les évaluations scientifiques relatives aux coûts réels du transport pour la collectivité. Pas vraiment une découverte chez les ingénieurs des ponts ! Une déclaration qui constitue évidemment un scandale et une contradiction totale avec les discours verdoyant de Macron et du premier ministre.

Élisabeth Borne : sanctionnée par Matignon

Élisabeth Borne : sanctionnée par Matignon

Elisabeth Borne qui visiblement n’a pas vraiment le profil d’un ministre (trop techno, et trop psycho-rigique)  a été sanctionnée par Matignon pour une interview que les Echos ont refusé de difuser.  La relecture des entretiens politiques est une habitude tolérée dans le monde de la presse à condition que les corrections demandées ne transforment pas le fond des propos. Le journal Les Échos a connu cette mésaventure le 13 mars dernier après avoir interviewé Élisabeth Borne. Dans le contexte de la réforme sous tension de la SNCF, marquée par les grèves, la ministre des Transports se retrouve en première ligne… Et se voit projetée sous les radars de Matignon. Avant la publication de l’interview dans le quotidien économique, les services du premier ministre ont retouché les propos d’Élisabeth Borne, à tel point que le journal refuse de la publier.

Une décision justifiée dans un article publié lundi par le quotidien. «À Matignon, la volonté de contrôle sur cette ministre technique peut être vexatoire. Une interview, pourtant prudente, de cette dernière a été tellement réécrite par les services du premier ministre que Les Échos refusent de la publier le 13 mars», peut-on lire.

 




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