Archive pour le Tag 'faire ?'

Néonicotinoïdes : la ministre écolo condamnée à faire la girouette

Néonicotinoïdes : la ministre écolo condamnée à faire la girouette

 

 

Le ministère de l’écologie ne sert à peu près à rien, ce n’est pas une grande découverte. La plupart des ministres n’ont jamais pu impulser la moindre politique environnementale un peu cohérente qui permette notamment de préserver l’environnement tout en assurant la transition pour ne pas casser l’économie. Du coup, le ministère est condamné à faire la girouette en prenant des mesures précipitées quitte à revenir dessus compte tenu de leur incohérence. C’est le cas avec cette décision de revenir sur l’interdiction  des néonicotinoïdes .

La filière sucrière alerte depuis quelques semaines le gouvernement sur les pucerons verts qui envahissent leurs plantations. Ces insectes piqueurs-suceurs sont vecteurs de la jaunisse, un virus qui s’attaque aux betteraves. Elle entraîne une perte de rendements allant de 30% à 50%. Un communiqué du ministère de l’agriculture publié jeudi 6 août qualifie cette crise de la jaunisse d’« inédite ». Elle  »fragilise l’ensemble du secteur sucrier et crée le risque d’un abandon massif de la betterave en 2021″.

 

Le communiqué souligne que cette crise serait due à l’interdiction des néonicotinoïdes en 2018, puisque les alternatives utilisées contre les pucerons « se sont révélées inefficaces ». Selon le syndicat CGB, affilié à la FNSEA, la France va ainsi produire « 600 000 à 800 000 tonnes de sucre » en moins cette année.

Pour ne pas perdre la place de premier producteur européen de sucre et soutenir la filière, le gouvernement fait volte-face. Dès 2021, il veut à nouveau autoriser les agriculteurs à utiliser, sous « conditions strictes », des semences de betteraves enrobées de néonicotinoïdes. Le ministère de l’Agriculture souhaite obtenir cet automne une « modification législative » permettant de déroger à l’interdiction de 2018 jusqu’en 2023 au plus tard. Il sera interdit de pulvériser les pesticides dans l’air, ni de planter sur la même parcelle des cultures susceptibles d’attirer les pollinisateurs pour ne pas les exposer « aux résidus éventuels ».

 

. Les néonicotinoïdes regroupent sept molécules dérivées de la nicotine. Ils sont utilisés pour débarrasser les cultures des insectes ou de leurs larves, particulièrement des pucerons et des chenilles.

La persistance du produit dans la terre fragilise l’écosystème, selon une étude menée par Greenpeace  en touchant les insectes comme les papillons et les fourmis, mais aussi les invertébrés, comme les vers de terre, et jusqu’à la faune des cours d’eau, notamment les batraciens.

 

Interrogé par France 3 Hauts-de-France, Dominique Fiévez, qui cultive des betteraves dans la Somme, assure que « les pollinisateurs comme les abeilles ne viennent pratiquement pas sur les betteraves, car les betteraves ne développent pas de fleurs. » Selon lui, l’interdiction des néonicotinoïdes pour ces plantations  »n’avait pas de sens ! Mieux vaut enrober les semences avec cet insecticide, que de pulvériser un aérosol ensuite. »

Pourtant, du côté des associations de défense de l’environnement et des apiculteurs, le retour aux néonicotinoïdes est une immense déception. L’ancienne ministre de l’Environnement et avocate Corinne Lepage dénonce  »une faute sanitaire et politique ».

Des secrétaires d’État pour quoi faire ?

Des secrétaires d’État pour quoi faire ?

En arrivant à l’Élysée Macron avait promis un gouvernement resserré afin d’être plus opérationnel. Finalement,  il s’est couché devant les pressions de toutes sortes, collectives et individuelles, pour recomposer encore un gouvernement pléthorique. Macron a encore reconduit son mode de sélection de responsables avec des méthodes de l’entreprise. Ce qu’il avait fait déjà avec les députés recrutés sur dossier présenté sur Internet. Les secrétaires d’État sont supposés être choisis sur des critères de compétence et de résultats. Beaucoup sont inconnus. L’expérience a pourtant  démontré que le premier gouvernement de Macron a surtout été caractérisé par l’impuissance de ses ministres et leur inadaptation à la tâche. Le seul homme politique qui ait résisté à la grande lessiveuse de l’exercice ministériel est sans doute le ministre de l’éducation dont cependant l’étoile a un peu pâli ces derniers temps. La plupart des autres dits de la société civile se sont discrédités et sont partis, ils ont surtout échoué. Peu importe finalement car la nomination de secrétaires d’État -ou de haut-commissaire bientôt -correspond aussi à un exercice d’équilibre politique qui n’a pas grand-chose à voir avec l’objectif du portefeuille.

 

La liste des néo sous ministres , secrétaires d’État dont beaucoup sont inconnus :

● Mme Sophie Cluzel, chargée des Personnes handicapées, auprès du premier ministre ;

● M. Jean-Baptiste Lemoyne, chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie, auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;

● M. Clément Beaune, chargé des Affaires européennes, auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;

● Mme Bérangère Abba, chargée de la Biodiversité auprès de la ministre de la Transition écologique ;

● Mme Nathalie Elimas, chargée de l’Éducation prioritaire, auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports ;

● Mme Sarah El Haïry, chargée de la Jeunesse et de l’Engagement, auprès du ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports ;

● M. Cédric O, chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance, et de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales ;

● Mme Olivia Grégoire, chargée de l’Économie sociale, solidaire et responsable, auprès du ministre de l’Économie, des Finances et de la Relance ;

● M. Laurent Pietraszewski, chargé des Retraites et de la Santé au travail, auprès de la ministre du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion ;

● M. Joël Giraud, chargé de la Ruralité, auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales ;

● M. Adrien Taquet, chargé de l’Enfance et des Familles, auprès du ministre des Solidarités et de la Santé.


«La RSE: faire mieux avec moins». ( Jean Vasseur)

«La RSE: faire mieux avec moins». ( Jean Vasseur)

 

 

Jean Vasseur dirige Histoire de Comprendre, qui anime et accompagne des démarches RSE estime dans le journal l’opinion que grâce à la RSE on peut faire mieux avec moins.( l’Opinion)

 

 »

« La nouvelle donne économique va s’accompagner pour les professionnels de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) d’une cure d’austérité. Après avoir longtemps professé qu’il fallait, dans un monde fini, faire moins avec mieux, il va falloir appliquer à nos métiers cette saine résolution. Et c’est une bonne nouvelle !

Au temps d’avant (il y a 90 jours), la RSE multipliait à l’infini les référentiels. Des cartographies dignes du maître de l’art abstrait Kandinsky et un jargon fort créatif rendaient la discipline aussi impénétrable que la mécanique quantique. Le monde d’opulence et de sophistication qui était le nôtre favorisait cette tendance.

Désormais, nous allons devoir, à notre tour, faire mieux avec moins. Faire mieux, c’est-à-dire aller à l’essentiel pour prouver notre utilité sociale, en produisant des démarches à forte valeur ajoutée. Avec moins, c’est-à-dire dans le cadre de budgets réduits. C’est une bonne nouvelle ! Pour le dire rapidement, « aller à l’essentiel » est précisément le propre d’une démarche RSE vertueuse, une démarche qui traite efficacement les vrais sujets (*) sans toutefois nier leur complexité. Concrètement, le temps des Rapports RSE de plus de 200 pages comportant parfois près de 300 indicateurs qui laissaient le lecteur de bonne volonté « lost in data » est derrière nous.

Paradoxalement, cette obligation de « sobriété/simplicité », ce « redimensionnement » peut libérer le potentiel d’enthousiasme que recèle le sujet qui est souvent « brimé » par une vision trop bureaucratique ou trop quantitative.

Mais surtout, cette simplification va constituer une limite au greenwashing et nous inciter à revenir à l’essence de la RSE : être le témoin crédible, fidèle et lisible du comportement responsable de l’entreprise et l’accélérateur de ses progrès.

(*) Dans son ouvrage fondateur « Social Responsibilities of the Businessman » paru en 1953, Howard Bowen père de la discipline insistait déjà sur les difficultés que représente la mise en œuvre du concept pour qu’il soit le reflet fidèle des véritables enjeux.

Plan européen : on peut faire mieux ! Lagarde (BCE)

Plan européen : on peut faire mieux ! Lagarde  (BCE)

 

C’est bien mais on peut faire mieux a déclaré Christine Lagarde la présidente de la banque centrale européenne à propos du plan européen de relance- Au terme d’un sommet exceptionnel de plus de quatre jours, les dirigeants de l’Union européenne ont validé mardi un fonds de relance massif de 750 milliards d’euros réparti entre 390 milliards d’euros de subventions et 360 milliards d’euros de prêts.

Une réaction qui peut surprendre. Christine Lagarde estime que l’Europe a quand même fait preuve d’ambition mais elle semble regretter qu’on n’ait  pas osé aller plus loin. Sans doute pour rappeler que la BCE, elle, ne mesure pas ses efforts. surtout à travers le rachat d’obligations, d’autre part à travers l’offre de prêt sans intérêt aux banques. Très grossièrement les rachats d’obligations pourraient atteindre pour 1000 milliards d’euros après les différentes phases LTRO. Quant à l’offre de prêt aux banques l’enveloppe pourrait situer entre 1000 et 500 milliards d’euros. Christine Lagarde sans doute veut démontrer l’action réactive et d’ampleur de la banque centrale qui n’a pas commencé hier mais s’est nettement amplifiée depuis la crise unitaire. Christine Lagarde estime que le plan européen aurait pu être plus généreux en manière de subventions par rapport à l’enveloppe de prêts.

En creux cela peut peut-être signifier que la BCE aurait pu être impliquée davantage et peut-être directement concernant les prêts et que l’union européenne devrait se concentrer sur les vrais dépenses de soutien assurées d’être financées par les subventions. Le vrai  soutien de l’union européenne c’est celui de l’enveloppe de 390 milliards de subventions. Un effort budgétaire peut-être pas tout à fait à la hauteur des enjeux une fois répartie dans l’ensemble des états constituant l’union européenne ( en moyenne une dizaine de milliards par pays avec évidemment des écarts autour de cette moyenne.

Macron : mea culpa ou l’art de faire parler deux fois de lui

Macron : mea culpa ou l’art de faire parler deux fois de lui

 

 

Macron fait une sorte de mea culpa en reconnaissant ce phénomène de détestation de ce président. Et de faire le lien avec les principes républicains qui pourtant n’ont pas grand-chose à voir avec la baisse de Macron dans l’opinion publique. Cela donne plutôt l’occasion à Macron de faire parler deux fois de lui. Le chef de l’État regrette notamment de n’avoir «pas assez montré» le «chemin de justice» qu’il souhaitait tracer, pour permettre à chacun d’atteindre «l’excellence» républicaine. Et ce «quel que soit son prénom, quelle que soit la famille où on est né, sa religion, sa couleur de peau». Emmanuel Macron considère que c’est à cause de cet échec que «les gens se sont mis à détester ce président», qui a donné l’impression de ne s’adresser qu’aux «meilleurs». 

«Cette détestation a pu être alimentée» selon lui par les «maladresses» et les «petites phrases». Pour autant, le chef de l’État a affirmé que «la haine n’est pas acceptable en démocratie».

À dessein, le président fait un amalgame douteux entre le rejet qu’il inspire et la haine à caractère anti républicaine. Une dialectique, comme souvent chez Macron, tout autant douteuse qu’ésotérique. Le sommet de cet ésotérisme étant atteint avec son expression : « « j’ai franchi l’émistiche ». Visiblement Macron a de la difficulté à sortir de la dialectique pseudo intellectuelle  des salons parisiens même quand il s’adresse à des millions de Français. De toute façon, Macron ne peut faire que du Macron. Il s’est donc auto félicité de l’action de son ancien gouvernement, de sa décision de nommer une nouvelle équipe qui serait aussi justifiée par un dépassement des clivages alors que pour l’essentiel il va chercher ses responsables dans le parti républicain. La seule nouveauté dans ce discours, c’est la bien timide décision de faire sans doute porter le masque à partir du 1er août dans les ERP(. Comprendre établissement recevant du public,)  dont la définition est particulièrement confuse notamment pour les acteurs économiques mais d’une façon plus générale pour les citoyens.

Un manque de courage évident car il est clair que la montée mondiale de la pandémie va contraindre rapidement à rendre obligatoire le masque partout en dehors du domicile. Et pourquoi encore attendre 15 jours ? Ou alors il se pourrait bien que les stocks soient bien insuffisants pour couvrir les besoins qui pourraient atteindre plusieurs dizaines de millions par jour. Dernière filouterie de l’intéressé,  celle faite de manière allusive à la condamnation de la chloroquine »qu’il n’utiliserait pas personnellement » alors que dernièrement il est encore rendu visite au laboratoire du professeur de Marseille Raoult. Encore une occasion de se taire! On sait pourtant que la question est très controversée et qu’aucune molécule n’a pour l’instant fait la démonstration indiscutable comme traitement unique du Coronavirus.

 

«Environnement : faire le bon choix de l’investissement».

«Environnement : faire le bon choix de l’investissement».

 

Nicolas Mazzucchi, chercheur, milite pour des choix fondés sur la pertinence notamment la performance.( l’Opinion)

Dans le domaine de la sauvegarde de l’environnement, deux philosophies opposées s’affrontent. D’un côté les chantres de la décroissance qui voudraient que la seule solution soit dans le moins (moins de déplacements, de consommation, de confort, etc.). Cette philosophie de la frugalité pose le principe que les activités humaines sont dans le fond délétère et cache mal un nouveau malthusianisme sur fond de multiplication des interdictions. Face à elle, de manière bien plus réaliste, se pose la volonté de penser l’avenir de l’Homme sur un autre mode, celui du mieux.

Des transitions réalistes ne peuvent être en l’état – où que ce soit sur la planète d’ailleurs – que des transitions liées à l’efficience et à la performance. La crise des Gilets jaunes, entre autres, nous a montré que la population est tout à fait disposée à faire des efforts et à modifier ses modes de consommation, à la condition expresse de conserver son niveau de confort. Cette demande qui est tout à fait normale, ne pourra être satisfaite que si dès maintenant les politiques et les stratégies sont orientées vers des transitions liées justement à l’efficience et à la performance. Pour arriver à ce résultat, il n’y a qu’une seule voie qui puisse fonctionner : celle de l’investissement.

Que ce soit dans le changement dans la promotion de nouvelles technologies, dans le changement des systèmes productifs, dans la mise en place de nouvelles filières, seuls des investissements pérennes, ciblés et efficients pourront permettre d’aboutir à l’harmonie recherchée entre l’Homme et son environnement.

Trop souvent par ailleurs, ces investissements ont été saupoudrés et mal orientés. Il s’agit maintenant de faire un état des lieux clair et sans concessions qui soit à même d’identifier les leviers de croissance réels sur lesquels la France et l’Europe peuvent s’appuyer. S’agissant de notre pays, deux secteurs industriels sont depuis longtemps des pôles d’excellence qu’il convient de mieux structurer et accompagner, au risque de perdre les quelques avantages compétitifs restants et, avec eux, des emplois par milliers.

Plutôt que de vouer le secteur nucléaire aux gémonies, il est temps de lui redonner toute sa place comme pôle d’excellence et porteur d’innovations dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre

Energie. Le premier d’entre eux est l’énergie. Le secteur qui est le premier contributeur aux émissions de gaz à effet de serre dans le monde, est aussi le plus prometteur en termes d’innovations. Toutefois il ne faut pas se tromper de combat. Les Britanniques qui ont dès 2009 fait le choix d’une transition qui soit à la fois sur le nucléaire et l’éolien offshore – pour des raisons géographiques – nous démontrent, au contraire des Allemands qu’une transition réussie est une transition réaliste.

Plutôt que de vouer le secteur nucléaire aux gémonies, il est temps de lui redonner toute sa place comme pôle d’excellence et porteur d’innovations dans la limitation des émissions de gaz à effet de serre. Identiquement la course aux batteries lithium-ion est d’ores et déjà perdue et il appartient de se focaliser sur d’autres technologies de stockage. Au sein de celles-ci l’hydrogène apparaît comme le nouveau pilier des transitions un peu partout dans le monde. Là aussi il s’agit de ne pas se tromper de combat et d’arrêter de promouvoir tout un panel de solutions contradictoires entre elles pour faire le choix de technologies compatibles avec le savoir-faire et les ambitions de la France.

Vient ensuite le secteur eau-environnement qui est, depuis de nombreuses décennies un pôle où la France excelle. Les deux plus grandes entreprises mondiales du domaine sont françaises (Suez et Veolia) or elles peinent à se faire une place dans un paysage industriel national fragmenté. Pourtant ce secteur est porteur lui aussi de nombreuses potentialités dans le cadre des transitions. Sur l’eau tout d’abord, il est évident que la rationalisation de certains aspects du secteur est possible que ce soit sur la mise en place de réseaux intelligents mais également d’une amélioration de la réutilisation des eaux usées. Dans la vision d’une économie la plus circulaire possible, la mise en place d’une filière de valorisation à grande échelle des boues d’épuration serait idéale pour le développement du biogaz et de la filière biomasse dans son ensemble.

Dans le domaine de l’environnement de manière plus large, la valorisation des déchets est là aussi un axe industriel majeur d’investissement pour la France

Valorisation des échets. Dans le domaine de l’environnement de manière plus large, la valorisation des déchets est là aussi un axe industriel majeur d’investissement pour la France. S’agissant des déchets organiques – ménagers ou non – plusieurs débouchés sont envisageables : biogaz (pour le transport, le chauffage, la production d’hydrogène), biocarburants, etc. En outre le recyclage doit également être fortement promu s’agissant des déchets industriels, en particulier pour la récupération et la valorisation des métaux stratégiques. Au-delà de l’amélioration des processus de fabrication, la séparation des composants électroniques et leur valorisation – dans la vision de la « mine urbaine » – est un axe fondamental de la réduction de la dépendance stratégique de la France à des fournisseurs extérieurs, tout autant que dans la préservation de l’environnement en limitant les nouvelles mines.

Le point commun de toutes ces solutions technologiques, c’est leur besoin d’investissements. Celui-ci se conçoit à la fois dans la nécessité de financer la recherche et l’industrialisation, mais également d’être le premier à proposer des solutions commercialement viables, pour ne pas être le perdant systématique de la compétition internationale. Les transitions demandent principalement une orientation et une focalisation des investissements ; en un mot une stratégie.

Dr Nicolas Mazzucchi, chargé de recherches à la Fondation pour la Recherche Stratégique – Auteur de Énergie, ressources, technologies et enjeux de pouvoir, Paris, Armand Colin, 2017.

Un nouveau DG d’Engie : pour quoi faire ?

Un  nouveau DG d’Engie : pour quoi faire ?

Il faut évidemment  un  nouveau directeur général d’Engie, en remplacement d’Isabelle Kocher partie en février, il sera choisi en septembre, selon Jean-Pierre Clamadieu, président du conseil d’administration de l’énergéticien français. La question de la personnalité de ce nouveau directeur général n’est pas indifférent et il est sans doute tout aussi important de savoir quelle est l’orientation stratégique d’Engie qui flotte entre un positionnement de concurrence vis-à-vis d’EDF, de support aux énergies nouvelles, de  gestion de l’eau et de la propreté en même temps que d’entreprise énergétique très classique. L’État aurait sûrement son mot à dire dans la mesure où il conserve encore à peu près un quart capital de ce regroupement assez hybride de l’ancien Suez et de l’ancien . GDF. C’est précisément pour des ambiguïtés de stratégie notamment celles évoquées ci-dessus qu’on a demandée à l’ancienne directrice générale Isabelle Kocher de partir

“Nous souhaitons que le poste soit pourvu d’ici à la fin de l’année, ce qui suppose de choisir le bon candidat en septembre. Et je ne sens pas d’impatience particulière de nos actionnaires”, déclare-t-il dans un entretien accordé au Journal du dimanche aux côtés de Claire Waysand, directrice générale d’Engie par intérim.

“L’enjeu, c’est de trouver le meilleur manager possible pour continuer la transformation d’un groupe qui a bien sûr de nombreux défis à relever. Nous regardons donc toutes les candidatures, internes comme externes”, ajoute Jean-Pierre Clamadieu.

La science économique: une grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf

La science économique: une grenouille qui veut se faire plus grosse que le bœuf

 

 

Il est indéniable que la science économique est indispensable à la compréhension puis à l’évolution de nos sociétés. Ceci étant  vouloir en faire une discipline quasi universelle qui couvre pratiquement toutes les autres relève d’une prétention un peu ridicule et d’une approche assez corporatiste. Témoin cette tribune -intéressante mais très corpo dans l’Opinion de Bertrand Jacquillat , vice-président du Cercle des économistes. Il est sans doute un peu prétentieux de considérer que la formation économique d’aujourd’hui est susceptible d’embrasser les dimensions non seulement économiques bien sûr mais notamment aussi sociales, environnementales, sociétales voire politiques. Et c’est bien de drame et les limites de l’analyse de trop d’études économiques. Une défense un peu corporatiste de l’expertise économique ne confère aucune légitimité et pertinence à cette discipline nécessaire mais souvent trop réductrice ( que l’approche soit théorique ou empirique). Ce qui est e cause, c’est sans doute la formation ( et l’expérience) des économistes.

 

  »…… Cette discipline ( économie)  est la seule à avoir fait le lien entre les sciences dites « dures » et les sciences sociales. L’approche que constituent l’expérimentation, l’analyse d’expériences, l’étude en laboratoire, la modélisation relève des sciences physiques, mais le but ultime de l’économie est de mieux comprendre les interactions sociales. D’aucuns disent d’elle que sa grille de lecture est trop simpliste ou trop réductrice. Mais c’est la réduire à la seule macroéconomie et aux quelques variables macroéconomiques connues du grand public.

Elle couvre en réalité bien des sujets et renoue avec la sociologie, la psychologie, la géographie ou l’histoire dans la lignée d’un Gary Becker ou d’un Daniel Kahneman, auxquels fut décerné le prix Nobel pour leurs travaux qui débordaient le champ de l’économie stricto sensu. Ce qui fait dire à l’un des auteurs, en conclusion de sa contribution, que l’avenir de l’économie se situait en dehors de l’économie… Une évolution salutaire qui lui permet de dépasser le simple Homo economicus abstrait de la théorie traditionnelle.

Loin de se montrer impérialiste, l’économie témoigne d’une certaine humilité en étant aujourd’hui au plus près des faits et des individus, avec une dimension empirique croissante. Sur la quantité de recherches publiées il y a une trentaine d’années, le ratio entre la théorie et l’empirique était de 50/50. Il est devenu aujourd’hui de 20/80. Une fois le cadre théorique défini, l’abondance toujours plus grande de données très granulaires, aussi fines que désagrégées et souvent à haute fréquence, permet d’observer, comme le ferait un biologiste avec son microscope, le comportement des individus et des organisations, en matière de production, d’achat, etc.

« Certains chercheurs s’attellent à refonder la macroéconomie à partir de la microéconomie, ce dont ont rêvé les générations d’économistes qui les ont précédées sans même tenter de s’y coller, tant la tâche leur semblait impossible »

Facilitateurs « d’honnêteté ». Cela ne veut pas dire pour autant que toute formalisation mathématique est abandonnée. Car comme le rappelle l’un des contributeurs, si la mathématisation et l’analyse statistique rigoureuse sont parfois perçues de l’extérieur comme artificielles, comme une manière de se retrouver entre experts, elles sont avant tout des facilitateurs « d’honnêteté » selon sa jolie formule. Elles obligent le chercheur à s’exposer à la contradiction, à aller au-delà de la simple intuition, à ne pas tomber dans les sophismes ou les incantations, nombreux sur les questions de société.

Même s’ils font preuve d’humilité, ces chercheurs n’en sont pas moins ambitieux. Certains d’entre eux s’attellent à refonder la macroéconomie à partir de la microéconomie, ce dont ont rêvé les générations d’économistes qui les ont précédées sans même tenter de s’y coller, tant la tâche leur semblait impossible. C’est devenu aujourd’hui envisageable pour la raison évoquée plus haut, le cloud ; les données microéconomiques qui faisaient cruellement défaut pour effectuer en pratique cette grande agrégation sont désormais disponibles.

L’un de ses promoteurs illustre comment la microéconomie peut « informer » la macroéconomie. Au cours des dernières années on observe, surtout aux Etats-Unis, une concentration accrue dans tous les secteurs qui s’accompagne d’une augmentation des profits agrégés, ce qui fait craindre l’émergence de nouveaux monopoles. Mais cette augmentation des profits agrégés ne résulte pas de la hausse des profits des entreprises individuelles, mais de l’augmentation de la taille des entreprises les plus rentables. Il s’agit d’un simple effet de pondération, qui conduirait à la mise en œuvre d’une politique industrielle et de la concurrence autre que celle qui serait entreprise sur la base de l’observation des seules données macroéconomiques.

Par la diversité des thèmes qu’ils abordent, le pragmatisme et la diversité de leurs approches, sans pour autant sacrifier à la rigueur, ces économistes français, devenus par ailleurs très influents dans leur milieu naturel universitaire, ouvrent la voie au retour de l’expertise économique dans le débat public. »

Bertrand Jacquillat est vice-président du Cercle des économistes et senior advisor de J. de Demandolx Gestion.

Première visite de Jean Castex : pour quoi faire

Première visite de Jean Castex : pour quoi faire

On peut légitimement se demander quelle est la signification politique de la première visite du nouveau Premier ministre a une usine de semi-conducteurs. On sait évidemment que ce secteur présent une grande sensibilité stratégique mais une visite n’a vraiment d’intérêt que si elle s’accompagne d’un sur les perspectives de développement et plus globalement la politique dans laquelle elle va s’insérer. Finalement le premier ministre a surtout fait comme d’autres ou comme Macron il s’est limité à des banalités

Jean Castex a expliqué qu’il voulait, pour sa première visite, «une entreprise, de l’innovation, de l’industrie, avec de la difficulté à la fois conjoncturelle» en raison du Covid et de la crise, «et structurelle» en raison de la concurrence internationale. «C’est un bon exemple de ce qui est devant nous», a ajouté le Premier ministre, qui prépare le plan de relance voulu par Emmanuel Macron. X-Fab se présente comme un des leaders mondiaux des semi-conducteurs, spécialisée « dans les technologies des semi-conducteurs à signaux analogiques/mixtes ». Le site est situé sur trois communes: Corbeil-Essonnes, Le Coudray-Monceaux et Ormoy. Ses clients relèvent du secteur automobile, de l’industrie, de la médecine et de la communication mobile. Elle avait racheté fin 2016 le fabricant français de semi-conducteurs en difficulté Altis Semiconductor.

Pause

Unmute

Current Time 0

Remaniement : pour quoi faire ?

Remaniement : pour quoi faire ?

 

Ce qui est certain c’est que Macron  doit changer;  le problème étant de savoir quoi ,comment et avec qui. Or c’est là que le flou apparaît dans les propos très généraux du président. Sans doute pour faire plaisir aux élus locaux Macron a annoncé : l’organisation d’une conférence territoriale dès cet été et le maintien probable des élections régionales et départementales l’année prochaine. Des perspectives auxquelles sont sans doute sensible les élus et futurs candidats mais qui sont peu en lien avec les priorités économiques,  sociales et sanitaires. Macron veut reprendre la réforme des retraites et impute une partie de l’échec à son premier ministre dont d’une certaine façon est critique la trop grande raideur ( sur l’âge pivot par exemple) et le manque de méthodes.

 «Je demanderai au gouvernement de réengager rapidement une concertation en profondeur (…) associant les partenaires sociaux dès l’été», élude le chef de l’État.

Au sein de l’exécutif, on vise la date du 8 juillet pour le premier Conseil des ministres du nouveau gouvernement, avec un discours de politique générale dans la foulée. Mais Emmanuel Macron aime prendre son temps. Et surtout ne pas céder aux pressions. Encore moins à celles des ministres qui se sont déployées dans la presse ces derniers jours pour assurer qu’ils se verraient bien conserver leur poste ou en occuper un autre. «C’est mal connaître Emmanuel Macron que de penser qu’il peut se laisser influencer par des déclarations dans la presse ou des coups de pression par dépêche interposée. Avec lui, tout cela est totalement contre-productif», assure un compagnon de route des premières heures.

Les sondages en revanche, c’est autre chose. Surtout lorsqu’ils concernent un premier ministre dont le sort est en suspens. Depuis le confinement, la popularité d’Édouard Philippe ne cesse de progresser, notamment auprès de l’électorat de droite modérée. Cette poussée sondagière a trouvé sa traduction dans les urnes du Havre, où Édouard Philippe s’est fait largement réélire maire. Difficile dans ces conditions de s’en séparer. «Nous avons une relation de confiance qui, je crois, est historique», souligne Emmanuel Macron qui refuse de renvoyer son premier ministre au passé: «Au contraire (…) Ce que nous avons réussi à faire pendant trois ans est inédit, avec beaucoup de confiance et de coordination, contrairement à ce qui a été écrit». De là à prolonger son bail à Matignon… «Le nouveau chemin, ce sont (…) de nouvelles méthodes. Derrière, il y aura une nouvelle équipe». Jeudi soir, les deux hommes devaient s’entretenir en tête-à-tête lors d’un dîner. L’occasion de mettre en branle la grande machine du remaniement, en prolongeant l’existant sans doute tout en donnant l’impression d’une grande évolution !

Incantations morale ne suffisent pas pour faire évoluer les comportements .

Incantation et  morale ne suffisent pas pour faire évoluer les comportements 

 

Anthony Hussenot

 

Le professeur de gestion Anthony Hussenot souligne, dans une tribune au « Monde », que la construction d’un système économique durable ne dépend pas que de la bonne volonté des entreprises, mais de l’interaction entre producteurs et consommateurs

 

Tribune Depuis plusieurs semaines, les débats sur le « monde d’après » mettent en évidence les problèmes liés à nos modes de consommation dans cette crise sanitaire. Paradoxalement, c’est aussi la consommation qui nous aidera en partie à sortir de la crise économique. La question des choix des modes de consommation est donc centrale.

Des évolutions notables ont été observées ces dernières années, mais il semblerait qu’elles soient trop lentes pour avoir un impact significatif sur la société et éviter d’autres crises. Les discours incantatoires et les leçons de morale à ce sujet ne suffisent pas non plus à faire évoluer rapidement les comportements et, pire, ils créent parfois un phénomène de rejet auprès des consommateurs qui n’ont pas envie de se faire dicter leurs choix.

 

En réduisant notre consommation et en mettant à l’arrêt certains secteurs, le modèle économique a laissé entrevoir les interrelations entre les différents acteurs. Il est ainsi facile de comprendre comment la diminution de notre consommation d’essence a non seulement un effet direct sur les prix à la pompe, mais entraîne également des désordres économiques et logistiques divers pour les pays producteurs et importateurs.

Les consommateurs ne sont pas que des spectateurs

Dans une économie réduite à peau de chagrin, jamais la consommation ne nous est-elle apparue pour ce qu’elle est : un acte d’organisation, qui participe à mettre le monde en ordre d’une certaine façon. Les produits et les services consommés ne sont pas seulement des échanges économiques, ou des formes de vote politique comme on l’entend parfois, ce sont des actions concrètes et nécessaires au développement ou au maintien de certains modes de production, de distribution et de création des richesses.

Consommer, c’est donc jouer sa partition aux côtés des producteurs, distributeurs et pouvoirs publics. Par exemple, les modes de production des agriculteurs dépendent en partie de nos modes de consommation. Rares sont les entreprises qui peuvent prendre le risque de s’affranchir de cette relation. En somme, consommer n’est pas seulement une façon d’adouber un système, c’est y participer en s’inscrivant dans des relations d’interdépendance souvent complexes.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi  A Euralille, les clients retrouvent doucement leurs habitudes

Contrairement à ce que laissent encore penser de nombreux discours, les consommateurs ne sont pas que des spectateurs. Par exemple, le récit du procès Amazon faisait apparaître Jeff Bezos, son PDG, comme le seul et unique responsable, qui mettait en danger ses salariés en livrant des produits non essentiels alors que le pays faisait face à la crise sanitaire. Il ne s’agit pas ici de dédouaner Amazon et son PDG, car certaines pratiques sont inadmissibles.

25 milliards dans la transition écologique, pour quoi faire ?

25 milliards dans la transition écologique, pour quoi faire ?

Comme dans chaque secteur d’activité économique, social et sociétal, des responsables lancent l’idée de plan financé à coup de milliards en fait fiancé  par la dette compte tenu d’une part du déséquilibre budgétaire et de l’endettement précédent. Peut-être en mal existentiel Ancien ministre EELV du quinquennat Hollande et directeur de WWF France, avant de passer l’an dernier sous le pavillon En marche pour les élections européennes, Pascal Canfin appelle dans le JDD un plan de 25 milliards d’euros dédié la transition écologique pour relancer l’économie post-pandémie. L’eurodéputé demande un plan spécifique. Pas forcément la meilleure méthode pour obtenir des effets systémiques bénéfiques intégrant les différentes problématiques d’environnement bien sûr mais aussi la dimension sociale, la dimension économique et sociétale . Le plan présenté dans le JDD ressemble curieusement au cahier revendicatif classique  d’Europe écologie les Verts un peu coupé des réalités sociaux économiques et des transitions réalistes possibles.

 

Vous prônez une relance verte de l’économie. Comment la mettre en œuvre?
Je souhaite qu’Emmanuel Macron lance le premier plan de relance aligné avec l’accord de Paris. Les décisions du gouvernement vont dans la bonne direction. Mais il manque le paquet global : il faut que 25 milliards d’euros, dans les deux prochaines années, soient dédiés à la transition écologique. Cet argent public viendra entre autres du plan de relance européen.

 

Qu’entendez-vous par « paquet global »?
Les décisions déjà prises s’imposent par leur urgence, mais je pense que le Président gagnerait, avant l’été, à en expliquer la vision d’ensemble en disant que pour la première fois de l’histoire économique française, notre plan d’investissement s’inscrit dans la trajectoire de la neutralité carbone. Et que nous pouvons le financer, grâce aux avancées au niveau européen.

À quoi serviraient ces 25 milliards?
Par exemple, les Français ne sont pas encore tous de retour dans les transports en commun par crainte du virus. C’est le moment d’avoir un choc d’offre et de demande sur le vélo. Le gouvernement a déjà mobilisé 60 millions d’euros pour soutenir la réparation des vélos. En parallèle, il faut créer des pistes cyclables, donc aider les collectivités territoriales. Je propose que le plan de relance européen finance 25 000 kilomètres dédiés au vélo sur le continent. La demande des Français est là, et cela permettra de créer des emplois.

 

Mais la priorité française semble être le soutien au secteur automobile. Pour les associations environnementales, le gouvernement « fait fausse route »… 
Je ne suis pas d’accord. L’essentiel des aides au secteur automobile se concentrent sur la transition vers l’électrique et l’hydrogène. Le plan de relance va clairement accélérer la transition industrielle du secteur. Pour un consommateur, cela veut dire que, sur l’ensemble de sa vie, une voiture électrique est maintenant au même prix qu’une thermique. La prime à la conversion pour les voitures diesel et essence est limitée aux 200.000 premiers véhicules achetés : cela ne durera que quelques semaines. Toutefois, je suis favorable à ce qu’elle soit conditionnée à la puissance du véhicule, pour qu’elle ne puisse pas bénéficier aux acheteurs de SUV, plus polluants. Il faut aussi investir dans le train.

C’est-à-dire?
Comme pour Renault et Air France, l’État doit combler le trou financier de la SNCF, et que l’entreprise, en contrepartie, investisse dans les petites lignes ferroviaires.

 

Quels autres secteurs doit-on soutenir?
Le BTP. Mais le plan de relance va-t-il aider à construire des équipements du passé comme des autoroutes ou va-t-il soutenir un grand plan d’isolation thermique des bâtiments? On a les technologies et le savoir-faire pour lancer ces investissements, et ce sont les mêmes grandes entreprises et artisans qui en bénéficieront. Le même euro d’argent public dépensé aura le même impact économique et social dans les deux cas, mais un effet environnemental complètement différent.

Comment rendre l’agriculture française plus verte?
La Commission européenne va renforcer de 15 milliards d’euros le budget alloué à la transition agroécologique. C’est l’occasion pour la France d’utiliser sa part – près de deux milliards – pour diminuer les pesticides pour de vrai. Parce que nos objectifs ne sont pas atteints, notamment sur le glyphosate : on doit en sortir fin 2020 et, dans la plupart des cas, on n’y est pas. Pour la crédibilité de l’engagement d’Emmanuel Macron, il faut que l’État prenne en charge les alternatives au glyphosate, comme le matériel de désherbage mécanique. On doit pouvoir dire à tous les viticulteurs, par exemple, que la solution qui leur permettra de sortir du glyphosate sera financée.

 

Avez-vous eu un retour du gouvernement sur vos propositions?
J’ai donné ces éléments au Président et aux ministres de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, et de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne. Le contrat de transition écologique avec Air France est directement issu de mes discussions avec Bruno Le Maire.

Est-ce une offre de service?
Pas du tout! Je ne suis demandeur de rien, à part de faire avancer la cause, et c’est exactement ce que je fais avec mon rôle au Parlement européen. Il y aura toujours des esprits chagrins, mais la France est clairement moteur dans la mise en place du Green Deal européen…. sur le plan des textes en tout cas(NDLR)

 » Appel à se faire « tester au moindre doute » (Jérôme Salomon)

 » Appel à se faire « tester au moindre doute » (Jérôme Salomon)

 

« Nous avons le pouvoir de maîtriser l’épidémie. Dans ce contexte, se faire tester au moindre doute c’est entrer dans un parcours de prise en charge médicale qui permettra au plus grand nombre d’être détecté vite, d’être détecté à temps. (…) Pour notre sécurité à tous, imposons-nous individuellement et collectivement en famille et avec nos amis et nos proches de respecter ces règles », a-t-il exhorté.

Jérôme Salomon a également détaillé la marche à suivre pour une personne qui d’aventure ressentirait des symptômes du Covid-19.

Sur un schéma diffusé au cours de la prise de parole de l’infectiologue, il est conseillé en premier lieu d’appeler un médecin afin de se faire prescrire un test, un masque ainsi qu’un arrêt de travail. Il est ensuite indiqué de s’isoler à son domicile et de porter un masque avant de prendre rendez-vous pour un dépistage.

 

« Là où j’ai besoin d’aide des gouvernements européens – que je n’ai pas encore reçue à ce jour -, c’est de passer des commandes », a fait savoir Stéphane Bancel, le PDG de Moderna, sur notre antenne. « Il faut à peu près six à neuf mois entre le moment où on reçoit une commande et le moment où on est capable de fournir les vaccins; il faut acheter les matières premières, les machines, embaucher des collaborateurs et les former », a-t-il dit. La même problématique se pose pour d’autres très grandes sociétés pharmaceutiques ( cinq ou six sociétés dans le monde et 50 à 60 usines de production) et on comprend que les pouvoirs publics attendent des preuves supplémentaires de la fiabilité des hypothèses de vaccin envisagés. Ceci-ci étant, fonds considérables sont déjà engagés dans la recherche, il conviendra sans doute d’augmenter encore leur ampleur.

Une vague de licenciements qui va faire oublier les promesses du jour d’après

Une vague de licenciements qui va faire oublier les promesses du jour d’après

 

En ce moment se déroule un débat assez surréaliste entre les écolos bobos qui souhaiteraient un changement très rapide du mode de production et de consommation et ultralibéraux fous qui défendent le monde d’avant et sa pérennisation. Malheureusement,  le scénario probable c’est que l’après Coron virus sera surtout caractérisé par un tsunami  de défaillances d’entreprise avec son cortège de chômage et de misère. En effet, d’ores et déjà on peut prévoir une chute de la croissance de près de 15 % entraînant mécaniquement une hausse du chômage de près de 12 %, soit 2,5 chômeurs en plus. On passerait d’un taux de 8 % fins 2019 un taux de chômage de 20 %. Globalement le pouvoir d’achat moyen des ménages va s’écrouler. La priorité sera alors de conserver son travail coûte que coûte sans  vraiment être regardant sur les conditions de production et le respect de l’environnement. Ou alors il faudrait accepter une chute encore plus considérable de la croissance et donc du nom de chômeurs. Même sans crise sanitaire, une transition vers un autre modèle de production et de consommation davantage respectueux de l’environnement ne pourrait s’inscrire que dans une stratégie progressive. Cette stratégie est incontournable si  on ne veut pas gaspiller davantage les ressources de la planète et mettre en danger en particulier la biodiversité et le climat. Mais en période de crise sociale, il y a d’autres préoccupations .». Le premier ministre n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler que son objectif, via l’ensemble des mesures de soutien déployées, «est de sauvegarder ce qui peut l’être aujourd’hui pour permettre de relancer demain ce qui doit l’être». Le chef du gouvernement a en effet conscience de l’ampleur du choc, notamment en matière de suppression d’emplois, qui s’annonce. Et il sait, comme l’avait dit l’un de ses prédécesseurs en 1999, Lionel Jospin, lors de la fermeture de l’usine Renault Vilvorde, que «l’État ne peut pas tout». Pour l’instant on a trouvé la martingale à savoir faire tourner la planche à billets. La banque centrale européenne tourne à hisser ouvert et s’apprête à offrir une enveloppe de près de leurs dos -1000 milliards y compris contre des actifs pourris. Mais le problème se posera à moyen terme quant à l’enflure exceptionnelle du bilan de la Banque centrale est donc de la valeur de la monnaie. En clair les Européens au lieu de se retrouver avec un euro dans leur poche pourraient n’avoir que 80 ou  0,90 € n raison  de la dévaluation de fait.

« Il faire des efforts pour réduire la dette » Lemaire essaye de rassurer l’Europe

« Il faire des efforts pour réduire la dette » Lemaire  essaye de rassurer l’Europe

Pour tenter de rassurer l’Europe , le ministre de l’économie Bruno Lemaire déclare qu’il faudra réduire l’endettement de la France. Exactement le contraire de ce qu’il fait dans la mesure où la France va s’endetter de manière considérable en raison d’une part de la perte de ressources fiscales liées à la diminution de l’activité d’autre part du fait des dépenses supplémentaires pour soutenir les entreprises, les ménages et financer la crise sanitaire. En fait,  la dette de la France devrait augmenter de manière assez considérable de l’ordre de 500 milliards avec une perspective d’endettement équivalent à 120 % du PIB .( les intérêts de la datte actuelle sont de 50 milliards)

Les propos du ministre de l’économie paraissent un peu décalé à moins que sa préoccupation soit seulement de satisfaire l’orthodoxie allemande et en même temps la commission économique européenne. “Entre des milliers de faillites et la dette, nous avons choisi la dette”, a déclaré sur Europe 1 le ministre de l’Economie, qui a annoncé la veille dans Les Echos que la dette publique de la France bondirait à 112% du produit intérieur brut à la fin de l’année en raison des diverses mesures de soutien à l’activité prises pour aider les entreprises et les salariés à surmonter la crise.“Cet endettement doit être provisoire et nous devons le plus rapidement possible, dès que l’économie pourra redémarrer, réduire cette dette”, a-t-il poursuivi.

“Ce choix que nous faisons du financement par la dette c’est un choix responsable, c’est un choix nécessaire (…) mais ça ne peut être qu’un choix provisoire”, a insisté Bruno Le Maire. “A la sortie de cette crise il faudra faire des efforts, le redressement sera long et il passera par le désendettement du pays.” sans doute mais pas avant une bonne dizaine d’années voire davantage.

Coronavirus: Macron à Angers, pour quoi faire !

 

 

 

Un infectiologue avait déjà conseillé à Macron d’éviter les déplacements et de rester à l’Élysée pour piloter la crise sanitaire. Pourtant Macron ne peut s’empêcher de multiplier les visites officielles entouré de personnalités nationales et locales simplement pour avoir l’occasion de se montrer devant les caméras. C’était encore le cas quand il est venu mardi matin à Angers pour visiter une usine de masques. Il est clair qu’il aurait été plus utile à définir une stratégie industrielle de fabrication de matériel de protection et de traitement au lieu de se balader dans une région heureusement parmi les moins contaminées de France.

Quand on voit ainsi le président entouré de 20 à  30 personnes, en plus tripotant leurs masques avec les doigts, lui compris, pour dire des banalités, on se demande vraiment quel conception à Macron du rôle du président de la république. Malheureusement ,force est de constater que jusque-là la France a été incapable de fournir des masques d’abord au personnel médical, ensuite à tous les salariés en contact avec le public et encore moins à tous les habitants du pays comme l’ont fait par exemple la Chine et la Corée.

On est loin du compte, au maximum la France sera en capacité de fabriquer 8000 masques quand il en faudrait déjà 24 000 par semaine pour le seul personnel médical. Si l’on voulait protéger tout le monde il en faudrait des centaines de milliers. Le pire c’est que les pouvoirs publics soutenus par des experts complaisants ne cessent d’affirmer que le port du masque est inutile pour les personnes qui ne sont pas encore officiellement infectées. Une contrevérité évidemment car le port du masque par un individu protège autrui et c’est bien aussi l’objet du confinement.

Il serait temps que Macron arrête son activisme médiatique et qu’il se concentre enfin à l’essentiel c’est-à-dire à la gestion de la crise sanitaire mais aussi à la catastrophe économique et sociale se prépare. Sur ce dernière plan pas même l’esquisse des conditions de sortie du confinement n’a été encore envisagée. Pourtant il faudra bien payer la lourde addition de la crise sanitaire qui risque de durer environ six mois et va affecter la richesse nationale. Le PIB  pourrait perdre jusqu’à 20 % de sa valeur. La vague de licenciements sera énorme. Et le taux de chômage pourrait passer de 8 à 20 %.

Des Coronabonds pour quoi faire ?

Des Coronabonds pour quoi faire ?

 

 

Patrick Artus, économiste à Natixis s’interroge, dans sa chronique au « Monde », sur l’efficacité des « coronabonds » que souhaite créer la BCE pour faire face à la crise.

Chronique. La crise du coronavirus va conduire la zone euro en récession en 2020. Il est aujourd’hui difficile de prévoir ce que sera le taux de croissance, mais on peut l’évaluer entre – 2 % et – 5 %. Tous les pays de la zone vont devoir mener des politiques budgétaires expansionnistes, avec un objectif clair : éviter les faillites des entreprises, en repoussant ou en annulant les impôts, en prenant en charge une partie des salaires, éventuellement en recapitalisant des entreprises en grande difficulté.

On peut estimer, à ce stade, que les déficits publics des Etats seront accrus de 2 à 3 points de PIB, la Commission européenne ayant d’ailleurs suspendu les règles budgétaires de l’Union. L’Allemagne aurait ainsi un déficit public de 2 % à 3 % du produit intérieur brut (PIB), la France, l’Espagne et l’Italie de 4 à 5 points. Mais si la crise est plus longue et plus sévère que ce qui est aujourd’hui anticipé, ces déficits seront encore plus élevés.

Cette perspective risque de conduire de nouveau à une crise des dettes publiques des pays les plus fragiles, comme en 2010. Et effectivement, dès que cette hausse forte des déficits publics a été anticipée, les taux d’intérêt à long terme sur la dette publique de l’Italie sont passés de 1 % à presque 3 %, et ceux de la Grèce de 1 % à presque 5 %.

Après quelques hésitations, la réponse a été monétaire : le 17 mars, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé qu’elle créait un nouveau programme d’achat d’obligations d’un montant maximum de 750 milliards d’euros, et qu’elle pourrait acheter spécifiquement les dettes publiques des pays en difficulté – alors que son programme antérieur de facilitation de liquidités (quantitative easing) lui imposait d’acheter les dettes de tous les pays selon des pondérations correspondant à leur poids dans le capital de la BCE. Cette décision a immédiatement fait baisser fortement les taux d’intérêt des pays périphériques (celui de l’Italie est revenu vers 1,5 %).

 

Cette réaction de la BCE peut être qualifiée de « solidarité monétaire », puisque les pays européens ont accepté que l’institution de Francfort monétise spécifiquement certaines dettes publiques.

Mais de nombreuses voix se sont élevées pour proposer une autre solution : la mutualisation des déficits publics supplémentaires mis en place par les pays de la zone euro, qui seraient financés par l’émission d’une obligation émise conjointement par tous les pays de la zone euro ou par le Mécanisme européen de stabilité, qui se finance déjà à travers des émissions par des pays en difficulté d’obligations garanties.  »

Notons que dernière encore Merkel s’est opposée notamment à Macron pour lancer des Eurobonds ou équivalents estimant que le dispositif MES suffit.

Coronavirus: confinement jusqu’au 15 avril, pour quoi faire ?

Coronavirus: confinement jusqu’au 15 avril, pour quoi faire ?

 

 

Le confinement a surtout pour objectif d’étaler la pandémie dans le temps d’éviter la paralysie des établissements hospitaliers. Cette mesure ne changera cependant pas sans doute le nombre probable d’infectés au total. On prévoit que de l’ordre de 50 % la population sera touchée par le virus. Une grande partie sera symptomatique et ressentira rien. Une autre partie manifestera quelques symptômes secondaires enfin une minorité très faible enregistrera des conséquences graves surtout les populations présentant par ailleurs des pathologies qui affectent les capacités d’autodéfense.

On s’attendait évidemment à cette décision du Premier ministre mais pourquoi jusqu’au 15 avril. Sans doute pour ménager l’opinion publique qui en ce moment est en train de se retourner contre un gouvernement particulièrement hésitant et contradictoire. Cette mesure n’a de sens que si parallèlement est mise en place une stratégie de traitement radical des populations suspectes. Ce qui suppose évidemment des masques, des appareils respiratoires, des tests et surtout du personnel. Or le gouvernement et Macron en particulier ont déclaré un état de guerre mais sans en prendre les moyens. Notons que vient d’imposer à General Motors de fabriquer des appareils respiratoires.

La France elle n’a pris encore aucune mesure de réquisition des entreprises ou des personnels. L’action de Macron se limite surtout à multiplier les discours. Sans parler de ce premier ministre qui a commis un acte criminel en autorisant le premier tour des municipales qui a favorisé la contamination.  “Il est clair que nous ne sommes qu’au début de la vague épidémique” qui a “submergé le Grand-Est” et qui arrive désormais en Ile-de-France et dans les Hauts-de-France, a déclaré le chef du gouvernement à l’issue d’un conseil des ministres à l’Elysée, le deuxième en une semaine. Il y a longtemps que la vague épidémique à commencer et il y a longtemps que le gouvernement aurait dû prendre des mesures d’urgence. »Trop  peut, trop tard » pourrait résumer l’action du gouvernement qui aura attendu plus d’un mois fournir de simples masques.

L’action très spectaculaire qui consiste à transporter par avion par TGV quelques malades graves d’une région à une autre révèlent l’inconsistance de la stratégie de lutte de la part de l’État.  Ce transfert de malades n’a guère de sens puisqu’il ne porte que sur quelques unités ( alors qu’on compte 30 000 infectés officiels) et que de toute façon les régions réceptrices vont aussi connaître la propagation de la pandémie de la population locale. Ce qu’il faut, c’est ouvrir des lits dans les régions touchées, avec évidemment du matériel et du personnel et en réorganisant notamment un système sanitaire complètement cloisonné.

L’opération militaire «Résilience»: pour quoi faire ?

L’opération militaire «Résilience»: pour quoi faire ?

 

On se demande exactement quel peut être l’objectif de cette opération militaire nommée résilience par Macon. La mission semble très floue , elle consisterait à «fédérer» et «coordonner»«l’ensemble des actions conduites par les armées en soutien du combat collectif contre l’épidémie», explique le ministère des Armées. Lequel ministère des armées affirme que c’est déjà ce qu’il fait ! «Cette opération sera distincte de l’opération Sentinelle qui continue de se concentrer sur sa mission de lutte contre le terrorisme. Elle sera centrée sur l’aide et le soutien aux populations ainsi que sur l’appui aux services publics pour faire face à l’épidémie de Covid-19, en métropole et en outremer, dans les domaines de la santé, de la logistique et de la protection», lit-on dans le communiqué officiel qui a suivi l’annonce présidentielle. Sans plus de précision. Il y aurait sans doute besoin de davantage de détails par ce qu’on entend par soutien à la population et aux services publics. Il conviendrait sans doute de cibler cette aide car les effectifs des armées ne sont pas extensibles ils sont déjà largement occupés par les opérations extérieures et par l’opération sentinelle. On peut légitimement se demander s’il ne s’agit pas d’un nouvel effet d’annonce face à la très forte dégradation de la cote de macro et de la critique  de plus en plus forte vis à vis de  la cohérence des mesures du gouvernement.

Les contours de Résilience sont flous. «Le spectre est assez large… Il s’agit de continuer à faire ce que l’on fait», explique-t-on au sein des Armées. «Mais désormais les choses seront plus centralisées et mieux organisées», ajoute-t-on. Résilience met un nom sur l’existant. Cette «nouvelle» opération correspond en réalité à une mise en ordre de marche.

Coronavirus Royaume-Uni : Boris Johnson contraint de faire comme les autres pays

 

 

Évidemment Boris Johnson a voulu se singulariser en refusant au départ toute  perspective de confinement. Le Premier ministre britannique avait jusqu’ici refusé d’imposer des restrictions de la mobilité. On sait cependant que Boris Johnson est coutumier des voltefaces. Ainsi il a été contraint de changer de position face au risque de saturation du système de santé britannique.

Le nombre de décès dus au virus en Grande-Bretagne a bondi de 54 à 335 lundi, le gouvernement ayant déclaré que l’armée aiderait à expédier des millions d’équipements de protection individuelle (EPI), y compris des masques, aux travailleurs de la santé qui se sont plaints d’une pénurie.

“A partir de ce soir, je dois donner au peuple britannique une instruction très simple – vous devez rester chez vous”, a déclaré Boris Johnson.

Les Britanniques ne seront autorisés à quitter leur domicile que pour faire des courses, faire de l’exercice, pour un besoin médical, pour prodiguer des soins ou pour se rendre au travail et en revenir.

“C’est tout – ce sont les seules raisons pour lesquelles vous devriez quitter votre maison”, a indiqué Boris Johnson, ajoutant que les gens ne devaient pas rencontrer des amis ou des membres de leur famille qui ne vivent pas chez eux.

“Si vous ne respectez pas les règles, la police aura les pouvoirs de les faire respecter, notamment par le biais d’amendes et de la dispersion des rassemblements”, a-t-il averti.

“C’est comme un effort de guerre – c’est une guerre contre ce virus et l’armée a donc été incroyablement utile pour mettre en place cette logistique afin que nous puissions acheminer les fournitures pour protéger les personnes sur la ligne de front”, a déclaré Matt Hancock à la BBC, précisant que le service de santé disposait désormais de 12.000 ventilateurs, soit 7.000 de plus qu’au début de la crise.

Conclusion : Boris Johnson, avec retard, s’aligne sur les positions prises dans la plupart des pays d’Europe et il n’y aura pas de break site vis-à-vis du Coronavirus !

12345...10



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol