Archive pour le Tag 'faire ?'

Blockchain et cryptomonnaies : une régulation européenne pour quoi faire ?

Blockchain et cryptomonnaies : une régulation européenne pour quoi faire ?

 

 

La blockchain est une technique sans intermédiaires qui permet de transmettre des informations par blocs et qui normalement est inviolable. Une technique uniquement régulée par sa propre loi (code algorithmique). Les informations peuvent être de différentes natures et pratiquement concerner la totalité des  espaces économiques ou sociaux. Évidemment sont concernées les cryptomonnaies et les crypto actif comme le bitcoin. La France voudrait intervenir pour une régulation à l’échelle européenne voir au-delà d’après le ministre de l’économie “Je vais (…) proposer à mes homologues européens la mise en place d’un cadre unique de régulation des cryptoactifs inspiré de l’expérience française (…) au niveau européen”, a précisé le ministre français de l’Economie et des Finances lors d’une conférence sur la “blockchain” à Bercy. Cela permettrait d’aboutir à “un marché unique de la ‘blockchain’ comme il existe d’autres marchés uniques dans d’autres domaines”, a-t-il estimé. Finalement la technique de scène est un peu comme la technique Internet elle n’a guère de frontières et on voit mal l’intérêt et l’efficience d’une régulation seulement nationale ou même européenne. Par ailleurs le ministre vise sans doute essentiellement le secteur financier afin de distinguer l’usage de la blockchain à usage à des fins de transactions financières, des cryptoactifs. La loi Pacte, adoptée définitivement la semaine dernière, met en place un cadre juridique pour les émissions de cryptomonnaies (ICO, ou offres initiales de jetons). Ce système, visant à protéger les épargnants et rassurer les investisseurs, repose sur la délivrance d’un agrément par l’Autorité des marchés financiers (AMF), pour les émetteurs volontaires. Il est cependant vraisemblable que les crypto menées ne vont pas demeurer dans l’espace marginal qu’elles occupent aujourd’hui et qu’une ou plusieurs d’entre elles pourraient un jour concurrencer les grands menés comme le dollar ou l’euro. La récente chute du bitcoin ne discrédite pas les crypto menées par l’avantage que le dollar ou d’autres qui reposent pour une grande partie sur du vent et de l’endettement. On peut leur reprocher leur cale caractère énergie énergivore mais pas la confiance qui constitue la base du système. Contrairement à d’autres monnaies qu’on prête curieusement par exemple à des taux négatifs  et qui constitue en fait des monnaies de singe.

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

Report du Brexit : jusqu’à quand, pour quoi faire ?

 

Il y a maintenant trois ans que les responsables britanniques s’écharpent sur la question du Brexit sans parvenir à se mettre d’accord sur une issue possible. Pour preuve les députés britanniques ont voté à la fois contre le Brexit doux  faisant suite à l’accord passé entre Theresa May et l’union économique. Mais ’ils ont voté de la même manière contre la prospective d’un Brexit dur, c’est-à-dire sans accord avec l’union économique. Bref la classe politique britannique s’enfonce de plus en plus dans le marécage de ses contradictions. Du coup, les députés britanniques ont voté massivement jeudi en faveur d’un report du Brexit, actuellement fixé au 29 mars,  Les élus ont approuvé par 412 voix contre 202 une motion gouvernementale prévoyant un report de courte durée, au plus tard au 30 juin, en cas d’adoption d’un traité de divorce d’ici mercredi, ou un report de longue durée – sans aucune limitation – en cas de rejet. Des prises de position complètement incompréhensible et qui témoignent que beaucoup de députés britanniques sont complètement hors sol par rapport aux enjeux économiques, sociaux et politiques. En fait, on voit mal ce que pourrait apporter une nouvelle discussion d’un accord de transition entre le Royaume-Uni et l’union économique. Il n’est pas certain que la commission européenne apprécie vraiment l’hypocrisie britannique qui envisage y compris un report de la date de longue durée. Les Brexiters et les unionistes nord-irlandais jugent le texte de transition conclue entre Theresa May et la commission économique inacceptable en l’état, car il prévoit le maintien du Royaume-Uni dans une union douanière avec l’UE – dans l’attente du résultat des négociations sur les relations futures entre les deux entités – afin d’empêcher le rétablissement d’une frontière entre les deux Irlande. Le plus grave dans l’affaire c’est que ce tissu de contradictions britanniques va créer une incertitude supplémentaire sur les conditions juridiques futures des échanges de biens, de capitaux et de personnes. Juste à un moment ou la croissance se tasse dangereusement dans l’union économique : sans doute pas plus de 1 % en 2019 et des perspectives de récession pour le Royaume-Uni

Juppé, Pillet et Mézard au Conseil constitutionnel : pour quoi faire ?

Juppé, Pillet et Mézard au Conseil constitutionnel : pour quoi faire ?

Par miracle, les trois politiciens  Alain Juppé, Jacques Mézard et François Pillet, en entrant au conseil constitutionnel se sont subitement transformés en sage lundi. Il a suffi que le président de la République, le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale annoncent l’identité des personnes qu’ils souhaitaient nommer au Conseil constitutionnel pour que ces décisions soient considérées comme actées. Pourtant, depuis 2010, ces nominations sont soumises à un vote de la commission des lois de l’Assemblée nationale ou du Sénat. Certes, ces commissions ne peuvent s’opposer à une nomination qu’à la majorité des trois cinquièmes. Mais leur pouvoir n’est pas mince, dès lors qu’elles procèdent à l’audition publique des personnes pressenties, afin notamment de s’assurer de leur compétence. Or, si une expérience de la vie politique ne nuit sans doute pas à la fonction, l’expertise requise est avant tout juridique. Le Conseil constitutionnel dispose du pouvoir d’abroger les lois qu’il juge inconstitutionnelles. Son existence repose sur l’idée qu’il se livre à un contrôle juridique. Personne n’est prêt à admettre qu’un petit groupe de personnalités prestigieuses décident simplement selon leur intuition du sort des lois votées par le Parlement. Or, tant sur la forme que sur le fond, les auditions échouent pour l’instant à atteindre leur objectif. Sur la forme, la technique actuelle consiste à rassembler les questions avant d’entendre de brèves réponses à chacune d’entre elles. Il convient de permettre à tous les parlementaires qui le souhaitent de s’entretenir avec la personne auditionnée, et d’insister lorsqu’une réponse ne les satisfait pas. Les auditions durent actuellement moins de deux heures. L’enjeu est suffisamment important pour qu’il paraisse justifié de les prolonger. Un échange datant de 2016, que l’on peut visionner sur le site du Sénat, permet de se faire une idée des questions posées lors de ces auditions. Membre de la Commission des lois, le sénateur Jacques Mézard (aujourd’hui désigné comme l’un des trois entrants au Conseil, en même temps qu’Alain Juppé et François Pillet) s’adresse à Michel Pinault, alors futur membre : « Quelle est votre relation avec les Français ? » Réponse de l’intéressé : « J’ai une maison de campagne dans le Beaujolais, avec des voisins dont certains sont modestes, et que j’aime beaucoup. Et je les écoute, parfois autour d’un verre de morgon. » !!!!!!

Ligue des champions -Manchester : une défaite qui peut même faire disparaître le PSG

Ligue des champions -Manchester : une défaite qui peut même faire disparaître le PSG

 

La défaite du PSG face à Manchester n’est pas seulement  lamentable, elle met aussi en cause l’avenir du club qui pour la troisième année contigüe consécutive se fait éliminer  en huitième de finale et qui court en vain depuis 7 ans après la coupe des champions.  Médiatiquement le PSG se veut un grand club européen mais il est encore loin d’atteindre le statut des grands clubs espagnols, anglais ou allemands. Certes le PSG est capable d’exploits mais sur la durée sa faiblesse est récurrente. Ce qui manque au club c’est d’une véritable mentalité de champion. Psychologiquement ce club a toujours été trop fragile ; Dans les moments importants, il a trop souvent craqué. Peut-être l’environnement parisien n’est-il pas idéal pour préparer les joueurs aux plus grandes échéances. Pour schématiser à outrance, le PSG est un club à prétention européenne mais qui jusque-là se caractérise surtout par des victoires  sur des équipes de seconde zone du championnat national. À ce manque de mentalité de guerrier, s’ajoute aussi des défaillances récurrentes notamment de la défense. Pourtant le PSG ne manque pas de moyens financiers, c’est même l’un des clubs les mieux dotés grâce à l’argent du Qatar. Mais le Qatar ne soutiendra pas longtemps une équipe incapable de réellement émerger au plan européen. Avec cette défaite inadmissible, l’avenir du PSG pourrait être en cause d’autant que certains joueurs pourraient avoir la tentation de rejoindre les vrais grands clubs européens (Neymar, Mbappé, d’autres).Le PSG devra de toute façon vendre des joueurs pour rééquilibrer ses comptes après cette défaite.  Les faiblesses du PSG sont récurrentes ; une trop grande fragilité de la défense et des attaquants qui jouent à la baballe avec une possession proche de 80 % mais qui ne marque pas. Bref la tare historique  du PSG. Peut-être serait-il aussi nécessaire que le PSG se dote d’un président et d’un staff  qui connaissent  un peu le football et qui impulse cette mentalité de guerrier qui manque tellement à cette équipe de stars médiatiques mais footballistiquement trop impuissants. Et peu attachés au maillot.  

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

Paritarisme : Le Medef va faire le ménage

 

 

Après les violentes critiques de macron sur les l’inefficacité des partenaires sociaux, le Medef ne veut plus ni servir de caution, ni servir de bouc émissaire à l’état. L’organisation patronale envisage donc de faire le ménage dans ses représentations et de se retirer d’un certain nombre d’institutions ou son champ de responsabilité n’est pas défini de manière claire“. Il est évident que le système paritaire français présente une particularité caractérisée par la tutelle de fête de l’État. Aucune négociation même réussie ne peut aboutir à des décisions sans l’aval de l’État. Le contraire de ce qui se passe sur de nombreux sujets en Allemagne où la concertation est autrement approfondie. Je ne veux pas que l’on tombe dans un système où l’on sert de caution, comme à l’Assurance maladie. Si tel était le cas, alors oui, nous quitterions l’Unedic (association chargée de la gestion de l’assurance chômage, NDLR) !”, assure Geoffroy Roux de Bézieux dans un entretien au JDD. “Cet échec va, je l’espère, pousser les partenaires sociaux à une remise en question forte de leur train-train paritaire. Des postures, des habitudes ont été prises. Ce monde ne bouge pas à la même vitesse que le monde de l’entreprise. Au Medef, nous allons réexaminer notre présence dans tous les organismes paritaires”, ajoute-t-il. Outre l’Unedic, le Medef siège à la Caisse nationale d’assurance-maladie (Cnam), la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), la Caisse nationale d’allocations familiales (Caf) ou encore à l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Revenant sur l’échec des négociations, il réfute le procès en irresponsabilité dressé cette semaine par Emmanuel Macron au patronat et aux syndicats. “Nous étions dans un faux paritarisme : l’État dictait les règles et faisait semblant de laisser les partenaires sociaux négocier. Il faut sortir de l’ambiguïté. Cette catharsis le permet”, dit-il. Il présage en outre d’une route difficile pour l’exécutif. “Ce sera aussi dur pour le gouvernement ! S’il réalise moins de 1  milliard d’euros d’économies par an comme il nous l’a demandé, cette notion de responsabilité se retournera contre lui”, estime-t-il. Par ailleurs il n’est pas certain que l’État se montre un meilleur gestionnaire que les partenaires sociaux pour l’assurance chômage si l’on en juge par les résultats de sa gestion dans d’autres champs sociaux.

Hollande va aussi faire payer ses conférences

Hollande va aussi faire payer   ses conférences

Finalement, il n’y a pas de petits bénéfices mêmes pour un ancien président socialiste. Pourtant les anciens présidents en France bénéficient d’avantages considérables durant toute leur vie contrairement à ce qui se passe dans d’autres pays. En plus, ces anciens présidents peuvent faire rémunérer leurs prestations lorsqu’ils participent à des conférences entre (comme la plupart des anciens présidents dans le monde). Hollande avait pourtant affirmé lors de son départ de l’Élysée que contrairement à son prédécesseur Nicolas Sarkozy, il ne se ferait jamais rémunérer. Difficile quand même de résister quand on sait que cette petite pige peut  rapporter jusqu’à 100 000 € pour une heure de discours. On se demande pourquoi le parti socialiste est envoi, tout simplement parce qu’il n’a jamais rien eu de socialiste et qu’il  a été noyauté par des petits bourgeois comme Hollande et bien d’autres. Finalement leurs propos mais aussi leur mode de vie est semblable à ceux  des bourgeois des partis politiques de droite. Selon La Lettre de l’expansion jeudi, l’ancien président socialiste aurait changé d’avis. François Hollande a créé une société à responsabilité limitée pour faire payer ses interventions. Le nom tient en quatre lettres: R.D.P.A pour Réflexions, Débats, Perspectives et Analyses. Les objectifs de la société sont par ailleurs très explicites: «participer à des colloques, des conférences, des séminaires ou des réunions internationales» et la «rédaction, l’édition, la promotion et la vente de tous types d’ouvrages ou autres créations intellectuelles». Le capital d’un montant d’un euro a été déposé sur un compte bancaire dans l’agence Banque postale de l’Assemblée nationale. On connaît par avance l’argumentaire de Hollande il dira que cette rémunération va aussi alimenter sa fondation mais la question de savoir sur 100 000 € combien iront à la fondation et combien dans la poche de l’ancien président de la république. ?

 

Arrogance : « Je vais faire beaucoup plus attention » (Macron)

Arrogance : « Je vais faire beaucoup plus attention »  (Macron)

 

 

Devant des journalistes de BFM, Macron a fait son mea culpa et promet à l’avenir d’être moins arrogant. Pas étonnant puisqu’ un récent sondage montré que ce défaut lui était reproché par près de 80 % de l’opinion publique. Pas sûr cependant qu’il tienne sa promesse déjà faite  lorsqu’il avait été interrogé sur le sujet à Grand Bourgtheroulde, dans l’Eure, le 15 janvier. « Dans le système où nous vivons, cette franchise n’est peut-être plus possible », constate Emmanuel Macron. Il y a encore quelques jours dans le cadre du grand débat Macon s’est permis de dire : « Il faut être sérieux mes enfants !» il s’adressait pourtant un public d’adultes ;  c’est dire le rapport qu’il entretient avec ses interlocuteurs, un rapport professoral et de domination. De toute manière, Macron ne sait pas faire autre chose que de donner des leçons dans tous les domaines alors que lui-même n’a pratiquement aucun vécu social, aucune vraie formation économique et aucune expérience politique. Macron se comporte comme un enfant gâté et mal élevé qui n’a même pas conscience de la posture ridiculement jupitérienne qu’il occupe en permanence. Il suffit de l’observer lors de ses apparitions dans les grands débats. Macron n’échange pas, il se sert d’une question posée en 30 secondes pour délirer pendant 10 minutes sur les vertus de l’ultra libéralisme et sur ses mérites personnels. Le nombre de « je » de « moi » dans ses allocutions est significatif de sa posture de monarque républicain qui considère les citoyens comme des sujets.

Hulot veut revenir : pour faire des sous ?

Hulot veut revenir : pour faire des sous ?

 

Nicolas Hulot, l’une des personnalités préférées des Français (comme Michel Drucker ou Mimi Mathis) semble s’ennuyer après sa démission de son poste de ministre de l’environnement. Il promet donc de revenir, sous une forme ou sous une autre a-t-il indiqué. Peut-être comme futur député européen en tentant de regrouper sur son nom des écolos qui politiquement ne pèsent pas lourd aujourd’hui ? Peut-être aussi pour relancer son business conjointement avec une présence télévisuelle. Grâce à Ushuaia,  il a pu en effet constituer une énorme fortune est peut-être faut-il relancer la marque. Il pourrait aussi peut-être se lancer aussi  dans la carrière de garagiste puisqu’il ne possède pas moins de neuf véhicules (normal quand on possède trois ou quatre résidences). Finalement Hulot est l’archétype de ces écolos incapables d’articuler problématique environnementale et problématique socioéconomique. Certes la cause écologique est fondamentale mais encore faut-il prendre des mesures efficaces, justes et cohérentes. Et non pas promettre n’importe quoi comme par exemple la réduction de l’énergie nucléaire en quelques années quand on sait par exemple que la capacité de production cette ne va pas diminuer mais au contraire augmenter. En effet seul Fessenheim sera supprimé mais largement compensé par l’EPR de Flamanville. Toutes les autres centrales seront maintenues et même prolongées de 20 à 30 ans. En outre de nouvelles centrales EPR seront décidées en 2021. Ce qui n’empêche pas évidemment de travailler au développement d’énergies alternatives ayant une véritable efficience énergétique (pas comme les éoliennes qui sont des moulins à vent et à fric). Mais la principale source de réduction des émissions de vente réside dans la baisse de la demande ce qui passe par une remise en cause des conditions de production, de transport et de consommation. Bref un autre type de développement qui prenne en cause les dimensions environnementales mais aussi économiques et sociales.

Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire éclater le mouvement

Gilets jaunes : syndicat de citoyens ou parti politique ? La question qui pourrait faire  éclater le mouvement

Au-delà de la participation, ce qui pourrait affaiblir voire faire éclater les  gilets jaunes c’est l’objectif même du mouvement. On a vu par exemple ce week-end à Marseille « une coordination « gilets jaune mouvement » se réunir avec un objectif  de transformation en parti politique. Une perspective contestée par une centaine d’autres gilets jaunes qui ne veulent surtout pas mettre les doigts dans la politique. Du coup, la coordination « gilets jaune mouvement » a dû se rabattre sur un objectif de coordination et de recueil des revendications. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. Pour schématiser une mouvance à caractère surtout sociale, une autre à caractère plutôt politique. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces (sans parler d’éventuelles dérives personnelles). Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. La plupart des leaders affichent  en effet leur inexpérience sociale aussi leur insuffisance de maîtrise de la problématique socio-économique globale voire sociétale.  Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourrait de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Darmanin veut faire payer des impôts aux patrons du CAC 40 ! La grande rigolade

Darmanin veut faire payer des impôts aux patrons du CAC 40 ! La grande rigolade

 

 

Comme pour tenter de noyer le poisson vis-à-vis de la suppression de l’ISF, Darmanin menace les patrons de prendre toutes les mesures nécessaires pour le cas les patrons du CAC 40 ne feraient pas preuve du civisme fiscal qui s’impose. Et pour embrouiller en embrouiller un peu plus la question Darmanin  mélange la fiscalité personnelle due par les chefs d’entreprise et l’optimisation fiscale des dites entreprises. Théoriquement l’écart d’imposition entre les grandes entreprises devrait être que de leur de 10 points. Mais cela sans tenir compte de l’optimisation fiscale  pratiquement impossible à évaluer compte tenu de la complexification réelle ou fictive des processus de production et de commercialisation. La plupart des grandes entreprises sont à dimension internationale. L’optimisation fiscale repose essentiellement sur le principe d’une internalisation des coûts dans les pays à fort fiscalité est au contraire d’une externalisation des profits dans les pays à faible qualité (via des transferts réels ou fictifs entre filiales). Cela vaut pour les grands groupes mondiaux qui parfois parviennent même à ne pas payer d’impôts du tout mais cela vaut aussi pour de grandes sociétés notamment du CAC 40. En tout cas la différence de fiscalité entre ces entreprises et les PME atteints sans doute de l’ordre de 20points ; l’autre menace de Darmanin, le ministre du budget, c’est de faire payer l’impôt pour les chefs d’entreprise concernant leurs revenus personnels. Là aussi certains revenus sont perçus via des entreprises étrangères qui échappent pour l’essentiel aux services fiscaux français. En fait pour Darmanin,  il s’agit d’un contre-feu pour freiner la demande croissante relative à la remise en place de l’impôt sur la fortune. “Comme l’a dit le président de la République, les dirigeants d’entreprises cotées ou dont l’État est actionnaire doivent impérativement être résidents fiscaux français. Nous sommes en train de nous en assurer et nous sommes prêts à prendre toutes les mesures nécessaires si tel n’était pas le cas”, affirme-t-il sans rire.

Des leaders des gilets jaunes vont se faire bouffer

Des leaders des gilets jaunes vont se faire bouffer

 

Il est clair qu’en l’état de leur structuration des gilets jaunes vont se faire bouffer par les technos de la politique. On voit nettement certains gilets jaunes en pointe dans les médias valorisés leur image et prendre parti alors qu’aucun  débat n’a encore eu lieu après les mesures annoncées par Macron. C’était évidemment le risque avec des leaders autoproclamés faciles à manœuvrer compte tenu de leur inexpérience politique, aussi de leur manque de connaissance de la problématique macro économique. On constate aussi une certaine hétérogénéité des revendications des gilets jaunes, par ailleurs,  un manque de hiérarchisation. Certains se centrent  surtout sur le pouvoir d’achat et la fiscalité quand d’autres posent la problématique démocratique en revendiquant par exemple un référendum d’initiative citoyenne voir de nouvelles élections législatives ou même la démission de Macron. Pour être honnête, les différents gilets jaunes apparus dans les médias n’ont pas été capable d’argumenter avec pertinence la nature de leur revendication. Ils ont exprimé une colère justifiée mais se sont montrés bien insuffisants pour convaincre de la justesse de leur raisonnement  socialement, économiquement et même politiquement. Il y a de toute évidence une urgence à structurer ce mouvement s’il ne veut pas se dissoudre sous le poids de ses contradictions et de ses insuffisances, surtout face à la puissance du discours des technos qui ont l’art d’anesthésier toute velléité de transformation sociale et fiscale.

Pouvoir d’achat: Le gouvernement peut encore faire payer les autres

Pouvoir d’achat: Le gouvernement peut encore faire payer les autres

 

Pour l’essentiel l’amélioration pouvoir d’achat des Français a reposé sur la suppression de la taxe d’habitation. Finalement une réforme à bon compte qui n’hypothéquait pas les finances de l’État mais celle des collectivités locales. Bien sûr avec le temps il a fallu quand même en compenser une partie avec une dotation spéciale ou encore via  l’augmentation de l’impôt foncier. Cette fois le gouvernement a trouvé une martingale : demander aux entreprises de verser une prime exceptionnelle, le gouvernement se limitant à la défiscaliser. Encore une mesure qui ne lui coûte pas grand-chose et qui lui évite par exemple de remettre en cause son propre train de vie. Sans complexe, Jeudi matin, Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie et des Finances, a invité les principales organisations patronales (PME, banques, assurance, commerce, distribution…) à Bercy pour échanger sur des propositions visant à «améliorer concrètement le quotidien des Français». Pour l’heure, la seule mesure concrète sur la table, qui pourrait être adoptée rapidement, est la création d’une prime exceptionnelle défiscalisée et exonérée des cotisations sociales. Cette prime serait versée par les employeurs aux salariés de façon volontaire Édouard Philippe a lui aussi tenté de calmer le jeu devant le Sénat. Le premier ministre a annoncé que le gouvernement était prêt à examiner «toutes les mesures qui permettraient d’augmenter les rémunérations au niveau du smic sans pénaliser excessivement la compétitivité de nos entreprises». Une «concertation» avec les organisations syndicales, patronales et les élus pour trouver des «solutions» pour les trajets domicile-travail va également être conduite. Ces sujets devraient être à l’agenda d’une nouvelle réunion prévue vendredi matin, au ministère du Travail, en présence des ministres du Travail et des Transports, Muriel Pénicaud et Élisabeth Borne. Là encore, l’objectif est de trouver des solutions pour améliorer le pouvoir d’achat et tenter d’apaiser les tensions sociales. Bref des propositions très floues et qui reportent la responsabilité sur d’autres

 

Benalla: 7000 euros mensuels, pour quoi faire ?

Benalla:7000 euros mensuels, pour quoi faire ?

7000 € bruts soient 6000 € nets c’est le montant révélé par BFM pour Benalla dont on se demande bien quel pouvait être le rôle. En effet 7000 € brut c’est peut-être un peu beaucoup pour faire de la bicyclette à côté de Macron et de son épouse ou pour coller en permanence au président à chacune de ses apparitions publiques. En outre Benalla  n’était pas chargé officiellement chargé de la sécurité du président,  responsabilité qui incombe aux services de police officiels. On ne sait pas trop bien quel était la mission exacte de Benalla. Son dernier exploit a été d’intervenir fermement pour que le car des champions du monde de football franchisse les Champs-Élysées en quelques minutes pour permettre à Macron de fêter la victoire des bleus au journal télé de 20 heures. On se demande encore quel pouvait être son utilité lorsqu’il allait surveiller des manifestations voire à l’occasion taper sur quelques contestataires. En tout cas 6000 € net c’est peut-être un peu beaucoup pour un sulfureux collaborateur chargé d’une mission qui n’est pas définie, surtout quand l’intéressé en plus ne dispose d’aucune qualification ou de formation pour exercer une responsabilité à la présidence de la république.  Sur son contrat de travail de quatre pages que BFMTV a pu se procurer, il est indiqué qu’il est agent contractuel au sein du cabinet du président de la République. Ses fonctions ne sont pas détaillées; il est chargé de mission sans plus de précision. Plus tard sur TF1, il indique que sa tâche consistait notamment à préparer les déplacements du président. Autrement dit, il n’est pas agent de sécurité du chef de l’Etat - un poste réservé à des policiers et des gendarmes du GSPR, le groupe de sécurité de la présidence de la République, une unité d’élite.

Des écolos au gouvernement : pour quoi faire ?

Des écolos au gouvernement : pour quoi faire ?

Daniel Boy, chercheur au Cevipof et enseignant à Sciences Po, spécialiste de l’écologie politique explique l’inconfort et les contradictions.des ministres écolo dans les gouvernements

 

 

- Comment expliquez-vous le départ de Nicolas Hulot?

 

Daniel BOY. – Il a jugé qu’il passait du compromis à la compromission, j’imagine. Cette tension tiraille les écologistes. Ils font la différence entre un bon compromis, c’est-à-dire ne pas avoir tout obtenu, mais suffisamment pour rester au gouvernement, et la compromission, qui signifie: “J’ai trahi mon idéal”. C’est exactement ce qu’explique Nicolas Hulot à France Inter. Il est en train d’en admettre trop, de baisser son niveau d’exigence. Il quitte le gouvernement car il tient à garder l’image d’une personnalité qui défend l’écologie librement et qui parle indépendamment avec la gauche et la droite. Car il lui est arrivé de faire des compromis, comme avec Nicolas Sarkozy en 2007, qui avait signé son pacte écologique. Il a également conseillé Chirac, Sarkozy et Hollande. Entrer dans le gouvernement complétait sa carrière, mais il a jugé hier que ça allait trop loin.

 

Est-ce que la démission du ministre vous rappelle d’autres aventures gouvernementales d’écologistes?

En effet, ce n’est pas le premier refus d’écologistes de participer au gouvernement. Cécile Duflot est sortie de celui de François Hollande en 2014, une fois que Manuel Valls a été nommé premier ministre. Après ce départ, son parti, Europe Ecologie Les Verts (EELV), décide de quitter la majorité. Mais les raisons invoquées n’ont pas de rapport avec l’écologie. Elle soupçonne Manuel Valls de vouloir développer une politique libérale. Le cas de Nicolas Hulot rappelle davantage celui de Dominique Voynet, ministre de l’Environnement sous Lionel Jospin. Elle démissionne du gouvernement après quatre ans. Elle considère que les Verts [son parti à l'époque, ndlr] n’ont pas obtenu grand-chose de leur participation au gouvernement.

 

Dominique Voynet avait fait part à l’époque de sa déception. Comme elle, Nicolas Hulot a regretté au micro de France inter que l’écologie «soit toujours reléguée dans les dernières priorités». L’écologie politique est-elle condamnée à une forme d’isolement?

Il y a toujours la même problématique: les écologistes sont toujours en minorité. Ils arrivent au pouvoir par des alliances. Aux élections locales, ils peuvent atteindre 8%. Aux élections présidentielles, le score est anecdotique. Et aux législatives, elle ne fait de bons scores que là où il y a des accords, notamment avec le Parti socialiste (PS). Dans toute coalition, il y a alliance entre majoritaires et minoritaires. Et le mouvement écologiste a toujours la position de minoritaire. Il n’a donc pas les mains libres pour réaliser ses projets.

 

Les écologistes étaient encore présents lors de la précédente mandature avec un groupe à l’Assemblée et au Sénat. Aujourd’hui ils n’ont plus de députés, et, moins de dix sénateurs. L’écologie politique est-elle en crise?

Après leur échec aux législatives de 2017, il y a forcément une crise. Ils ont perdu leur place politique car ils ont sombré en même temps que leur partenaire, le PS. Ils ont été emportés par le phénomène Macron qui a dynamité le système. D’autre part, ils ont subi une importante perte financière, le financement de la vie politique en France étant lié aux résultats électoraux. Ils ont été obligés de réduire leurs actions et leur matériel de propagande. Mais EELV ne va pas disparaître. Le parti peut se refaire une santé avec les européennes, des élections qui les favorisent. En 2009, ils avaient obtenu plus de 16% des suffrages. Et déjà en 1989, ils rassemblaient 11% des voix. L’écologie est un sujet fondamental pour l’Europe, car beaucoup de règles environnementales sont imposées par l’Union Européenne. Ensuite, il y a généralement une forte abstention. Dans ce cas, les votants sont des personnes un niveau d’études élevé qui sont sensibles à l’écologie politique. De plus, le rétablissement de la circonscription unique est une bonne nouvelle pour eux. Il n’y aura qu’une seule liste. Cela coûtera moins cher.

 

Coupe du monde: Benalla aaccéléré le bus pour faire plaisir à Macron

Coupe du monde: Benalla  a accéléré le bus pour faire plaisir à Macron

Tout le monde s’en doutait mais cette fois c’est le Canard Enchaîné qui le confirme, c’est bien Benalla présent lors de la réception des bleus qui a imposé une visite éclair de 12 minutes sur les Champs Elysées pour que Macron puisse accueillir les bleus à L’Elysée pour le journal de 20 heures. Voilà sans doute comment depuis des mois Benalla avait conquis les faveurs de Macron. Y compris en se frictionnant sévèrement avec les services officiels de police. Le Canard Enchaîné apporte ensuite une nouvelle information à propos de la soirée. Selon le journal, l’équipe de France était bien attendue sur le balcon du Crillon pour y brandir la coupe devant quelques 300.000 fans amassés place de la Concorde. Mais à cause du retard pris à l’Elysée, les Bleus ont fait l’impasse sur ce moment de communion avec leurs supporters. Pour appuyer cette théorie, le Canard Enchaîné publie une copie d’un mail adressé aux membres du Cercle de l’Automobile Club de France, voisin du palace parisien.

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

Chine : excédent commercial record avec les Etats-Unis qui va faire bondir Trump

 

 

D’une certaine manière ce record d’excédents  commercial tombe assez mal et va permettre d’alimenter l’argumentaire de Trump visant à imposer des taxes nouvelles sur les importations chinoises. Des taxes qui à terme pourraient précisément peser sur les soldes commerciaux respectifs. Des taxes de 20 à 30 % qui pourraient porter sur 250 milliards d’exportations chinoises vers les Etats-Unis. La conséquence sera un ralentissement des échanges avec un impact sur la croissance y compris de l’Europe,  de l’Allemagne mais par répercussion aussi de la France. Pékin a encaissé un excédent bilatéral de 28,97 milliards de dollars en juin, un chiffre en hausse de 18% sur le mois de mai (24,58 milliards), a annoncé vendredi l’Administration des douanes. Il s’agit d’un record pour un excédent mensuel depuis 1999, selon l’agence Bloomberg.

Ces chiffres sont les derniers à être compilés avant l’entrée en vigueur des droits de douane punitifs de 25% que les deux pays se sont mutuellement imposés à partir du 6 juillet sur 34 milliards de dollars d’importations. Le président américain, qui accuse la Chine de concurrence déloyale et de piller la technologie de son pays, menace d’imposer des droits de douane supplémentaires sur la quasi-totalité des exportations chinoises. Mais en dépit de l’ouverture des hostilités, le commerce se porte bien entre les deux premières économies du monde: sur les six premiers mois de l’année, le commerce bilatéral a progressé de 13,1% et les seules exportations de la Chine ont augmenté de 13,6% (+11,8% pour les importations).

Mais Pékin reconnaît que la tendance ne pourra pas se poursuivre. « Ce différend commercial aura certainement un impact sur les échanges Chine-USA et un impact très négatif sur le commerce mondial », a déclaré devant la presse le porte-parole des Douanes, Huang Songping.

Or la rivalité commerciale entre les deux puissances du Pacifique ne montre guère de signes d’apaisement: aucune discussion avec les Etats-Unis n’est à l’ordre du jour, faute de confiance entre les deux pays, a fait savoir jeudi le gouvernement chinois.

Dans un communiqué, le ministère du Commerce a rejeté les accusations de Washington selon lesquelles la concurrence déloyale de Pékin est à l’origine de l’excédent commercial chinois.

Pour Pékin, Washington « surestime » le déséquilibre commercial bilatéral, dont l’origine est à chercher « dans les problèmes sous-jacents à l’économie et à la société américaines ».

Terrorisme : que faire d’ex terroristes libérés ?

Terrorisme : que faire d’ex terroristes libérés ?

Plusieurs centaines de détenus radicalisés vont être libérés d’ici deux ans après avoir effectué leur peine. Quoi en faire ?  En vérité, il y a surtout une  solution : la mise en résidence surveillée. Certes certains seront expulsé mais il s’agit étrangers ou de très rares déchus de la nationalité française sous réserve d’accords des pays d’accueil et d’accords des intéressés. Autant dire que la majorité restera en France et ou pourra rejoindre de nouveaux théâtres d’affrontements internationaux en Afghanistan ou en Afrique par exemple.  Certains  vont evidemment critiquer ces libérations dont certaines ne sont pas sans risque mais il ne peut en être autrement dans un Etat de droit qui s’oppose justement au régime de terreur que veulent mettre en place les détenus radicalisés libérés. Au total, près de 450 détenus radicalisés doivent sortir des prisons françaises d’ici fin 2019, parmi lesquels une cinquantaine de « terroristes islamistes ». Considéré comme le mentor de Chérif Kouachi et d’Amédy Coulibaly, deux des auteurs des attentats de janvier 2015 à Paris, Djamel Beghal fait partie de ces détenus particulièrement surveillés qui doivent sortir de prison dans les prochains mois. Lui-même est libérable le 16 juillet. Sa sortie de prison constituait un casse tête pour les autorités françaises mais celui-ci semble en passe d’être résolu. Djamel Beghal lui-même est favorable à l’option de l’expulsion vers l’Algérie.

Lutte contre la pauvreté : la solution, faire comme Macron !

Lutte contre la pauvreté : la solution, faire comme Macron ! 

 

Au Nigéria,  Macron a incité l’Afrique à suivre son exemple pour sortir de la pauvreté ; Un message aux africains qui peut s’appliquer aux défavorisés français. .  L’Afrique et les Africains doivent réussir “sans complexe” et sans jamais écouter ceux qui recommandent d’attendre, a déclaré mercredi Emmanuel Macron à des entrepreneurs, au second jour de sa visite au Nigeria, prenant son propre cas en exemple. “Personne n’a à décider de notre futur”, a dit le président français lors d’un échange avec ces entrepreneurs, à Lagos. “C’est à l’Afrique de décider pour l’Afrique, d’expliquer l’Afrique et de créer son propre modèle d’entrepreneuriat.”. Pour encourager ces entrepreneurs, dont un grand nombre de jeunes, Emmanuel Macron a souligné qu’il ne serait pas président s’il avait suivi les conseils de ceux qui lui disaient d’attendre avant de briguer l’Elysée. Il a juste oublié que sans la courte échelle de François Hollande (et des financiers), il serait un total inconnu.

Pour mémoire un rappel du CV de Macron :

 

Emmanuel Macron grandit dans une famille de médecins. Son père, Jean-Michel Macron, est neurorologue, et professeur de neurologie au CHU d’Amiens; sa mère, Françoise Macron-Noguès est médecin-conseil au sein de la sécurité sociale. Sa grand-mère, principale de collège, a eu une influence déterminante. Passionné de théâtre, il fait la rencontre, au lycée de La Providence à Amiens de Brigitte Trogneux, professeur de français, alors qu’il a 15 ans. Elle anime l’atelier théâtre du lycée. Progressivement, ils tombent amoureux. De près de vingt-quatre ans son aînée, Brigitte Trogneux, qui a trois enfants, lâche tout et divorce, pour devenir sa compagne. Puis sa femme en 2007.  Après ses années de collège, il entre en seconde au Lycée La Providence d’Amiens – un établissement catholique privé tenu par les jésuites où il rencontre sa future épouse, Brigitte Trogneux. Il termine sa scolarité au lycée Henri IV à Paris, et en sort avec un bac S. Il choisit la voie littéraire, hypokhâgne et khâgne à Henri IV,  mais échoue au concours d’entrée à l’ENS. Après un DEA de philosophie passé à l’Université de Nanterre, Emmanuel Macron enchaîne avec l’Institut d’Etudes politiques de Paris. Diplômé de Sciences Po, il passe le concours de l’ENA.  Il intègre la promotion Léopold Sédar Senghor (2002-2004). Il y est élève en même temps  que Boris Vallaud, futur époux de Najat Vallaud-Belkacem, Mathias Vicherat, qui deviendra directeur de cabinet d’Anne Hidalgo à la Mairie de Paris, ou encore Gaspard Gantzer, le grand communiquant de François Hollande à l’Elysée.  A sa sortie de l’ENA, en 2004, Emmanuel Macron rejoint l’Inspection des finances. Et adhère au Parti socialiste. En 2007, Jacques Attali le repère et le recrute pour être rapporteur de la Commission pour la libération de la croissance française, une mission confiée par le nouveau Président de la République, Nicolas Sarkozy. Il y noue de précieux contacts notamment avec Serge Weinberg, alors Président du groupe Sanofi.  Alors que Macron se lasse de l’inspection des Finances, Weinberg lui facilite sa sortie. Il passe dans le privé pour goûter au métier de banquier d’affaires chez Rothschild en 2008. Son ascension est ultra-rapide, et il devient associé-gérant de la Banque Rothschild et Compagnie, de 2011 à 2012. Ce qui lui permet, pour être intervenu sur quelques deals très importants, d’assurer sa fortune.

En 2012, François Hollande  - dont l’attention a été attirée sur ce jeune impétueux par Attali mais également par Jean-Pierre Jouyet – l’appelle à l’Elysée comme secrétaire général adjoint. Emmanuel Macron est nommé Ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique le 26 août 2014. Il en démissionne deux ans plus tard le 30 août 2016. En 2018, il est élu président avec notamment l’appui des milieux financiers. . Comme quoi, tout est uen question de volonté….ou presque quand on naît avec une cuillère en argent dans la bouche et qu’on peut en quelques années seulement faire fortune dans la banque, accéder au sommet en slalomant des les milieux financiers et politiques.

 

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Un président du MEDEF pour quoi faire ?

Geoffroy Roux de Bézieux, 55 ans, succédé à  Pierre Gattaz. Il représente le courant très libéral  start-up, nouvelles technologie ; Il fera évidemment pression pour obtenir de nouveaux allégements fiscaux notamment pour les grands groupes et pour une accélération du dé tricotage du modèle social ; le problème c’est que les acteurs économiques les plus influents sont déjà présents au gouvernement et en particulier chez Macro qui a repris les revendications du MEDEF et s’apprête à les satisfaire encore. Les grands patrons n’ont nullement besoin du Medef pour faire valoir leur point de vue, ils s’adressent directement à l’Elysée plus que bienveillant à leur égard : totalement en conformité. Ces patrons sons pour la plupart sortis des mêmes écoles que les conseillers de Macron et que Macron lui-même. Ils n’espèrent qu’uen chose obtenir un jour un poste dans ces grandes entreprises. Macron reprend à son compte les souhaits du grand patronat et de la haute fiance qui l’a porté au pouvoir. Dès lors la Medef ne servira pas à grand-chose surtout pas aux petits patrons de taille moyenne. En outre Gattaz a grandement contribué à ringardiser une organisation qui s’est surtout caractérisé par une attitude corpo, finalement comme la CGT mais pas au service des m^me intérêts.

« Référendum » à la SNCF : pour quoi faire ?

« Référendum »   à la SNCF : pour quoi faire ?

 

Les résultats du référendum organisé par es syndicats ne font pas de doute, il y aura 90% au moins des cheminots contre le projet de modification du gouvernement. Ce référendum ne fera pas partir le patron de la SNCF Pepy dont le mandat n’est pas en question pour l’instant,  pas plus que celui du Premier ministre voire de la ministre des transports pourtant qui ne brille guère dans la gestion du conflit. Il s’agit évidemment d’une opération de com. pour ressouder les troupes en interne qui commencent à se fatiguer de l’absence de perspectives de sortie de crise. Après une première journée à 33,9%, le taux d’agents grévistes a graduellement baissé pour atteindre 17,12% mardi puis passer pour la première fois sous les 15%. Tous les métiers sont concernés par la baisse, y compris les conducteurs (53% contre 63% mardi), les contrôleurs (45,5% contre 58,9%) et les aiguilleurs (20,9% contre 24,5%), en pointe depuis le début de la contestation. Le trafic restait cependant très perturbé avec un train en circulation sur deux mercredi sur les lignes de Transilien, de TGV, de TER et sur les liaisons internationales et un train sur trois pour les Intercités. Pour Macron ce référendum sera encore du pain béni pour montrer que face à une attitude corporatiste, lui, le grand réformateur ne recule pas. De ce point de vue, l’attitude de Macron est aussi radicale que celle des syndicats. On instrumentalise le conflit SNCF pour donner du crédit à la ligne réformatrice du gouvernement. Bref deux attitudes assez irresponsables ; Il serait temps que des syndicats réformistes comme la CFDT sortent le conflit de ce bourbier en persuadant le gouvernement de trouver des solutions à la reprise de la dette, au financement des investissements et aux garanties des futurs embauchés hors statuts. Ce qu’a fait Laurent Berger, patron de la CFDT, qui sent bien que dans cette affaire c’est le syndicalisme mais aussi le gouvernement qui risquent de perdre en crédibilité.

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