Archive pour le Tag 'faire ?'

Le testament de Navalny: «Ne vous laissez pas faire !»

Le testament de Navalny: «Ne vous laissez pas faire !»

 

 

Après la première tentative d’assassinat dont il a été l’objet, Navalny insistait auprès de ses compatriotes pour qu’ils fassent face à la peur avec courage. C’est en effet cette peur qui paralyse aujourd’hui toute velléité de réaction contre la dictature criminelle de Poutine et de sa bande.

L’assassinat du premier opposant de Poutine vise en effet à répandre encore un peu plus la terreur et à faire taire la moindre voie discordante. C’est un crime contre la démocratie et contre l’humanité

«Ne vous laissez pas faire !» : dans un film du Canadien Daniel Roher qui a reçu en 2023 l’Oscar du meilleur documentaire, l’opposant russe Alexeï Navalny donnait son testament. Empoisonné à l’agent neurotoxique Novitchok le 20 août 2020 alors qu’il faisait campagne en Sibérie, transféré dans le coma sous la pression internationale à Berlin, il y avait fait ces déclarations lors de sa convalescence miraculeuse en Allemagne.

«Mon testament, au cas où l’on me tue, est très simple : ne vous laissez pas faire!», disait l’opposant à la fin de ce documentaire sorti après son retour en Russie et son arrestation immédiate le 17 janvier 2021 à l’aéroport de Moscou. «Mon message est une chose très évidente : ne vous laissez pas faire. Il ne faut pas, on ne peut pas baisser les bras», répétait-il dans ce film intitulé simplement «Navalny».

Le permis de conduire dématérialisé pour quoi faire ?

Le permis de conduire dématérialisé pour quoi faire ?

Dématérialiser pour dématérialisé ne permet de conduire n’a guère de sens sinon de se mettre à la mode numérique. Précisément pour donner du sens, il aurait été intéressant de dématérialiser en même temps la carte grise, l’assurance et le permis. En effet ce sont environ 20 % des conducteurs qui sont sans permis ou sans assurance, voire pour certains qui roulent avec des véhicules volés.

Le permis de conduire dématérialisé devient une réalité accessible à tous les conducteurs à partir de ce mercredi, comme l’a annoncé le ministre de l’Intérieur au Parisien mardi 13 février. Ce permis de conduire numérique sera accessible via l’application France Identité, développée par l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), et disponible sur iOS et Android, précise nos le Parisien.

Pour obtenir ce permis, il sera nécessaire d’avoir préalablement la carte nationale d’identité électronique (CNIe), déjà détenue par plus de 17 millions de personnes. Cette carte physique demeure la pièce d’identité de référence, authentifiant un individu grâce à sa puce électronique sécurisée. Une fois en possession de cette CNIe, vous pourrez obtenir votre permis de conduire dématérialisé et compléter ainsi vos certificats numériques quotidiens.

Il sera également possible d’obtenir la version numérique du permis de conduire même avec un ancien permis en papier rose, sans nécessité de renouvellement. Le permis sera téléchargé et disponible hors connexion Internet pour les contrôles en zone blanche.

En outre, l’application France Identité prévoit également la dématérialisation de la carte verte d’assurance automobile, ainsi que la future inclusion de la carte grise et de l’attestation d’assurance. Les premiers tests débuteront à la fin de cette année.

L’intelligence artificielle : pour quoi faire ?

L’intelligence artificielle : pour quoi faire ?

ChatGPT tient le devant de la scène depuis sa sortie du fait de ses fonctionnalités bluffantes, notamment pour dialoguer et répondre à des questions, même complexes, de façon naturelle et réaliste. Par Thierry Poibeau, École normale supérieure (ENS) – PSLAlors qu’on commence à avoir un peu de recul sur cet outil, des questions se posent : quelles sont les limites actuelles et futures de ChatGPT, et quels sont les marchés potentiels pour ce type de systèmes ?

ChatGPT est souvent décrit comme un futur concurrent de Google, voire comme un « Google killer » pour sa partie moteur de recherche : même si l’outil produit parfois des réponses baroques, voire carrément fausses, il répond de manière directe et ne propose pas simplement une liste ordonnée de documents, comme le moteur de recherche de Google.

Il y a là assurément un danger potentiel sérieux pour Google, qui pourrait menacer sa position de quasi-monopole sur les moteurs de recherche. Microsoft en particulier (principal investisseur dans OpenAI, qui a par ailleurs un accès privilégié à la technologie développée) travaille à intégrer ChatGPT à son moteur de recherche Bing, dans l’espoir de reprendre l’avantage sur Google.
Il y a toutefois plusieurs incertitudes concernant une telle perspective.

Les requêtes dans les moteurs de recherche sont généralement composées de quelques mots, voire d’un seul mot, comme un événement ou un nom de personnalité. ChatGPT suscite en ce moment la curiosité d’une population technophile, mais ceci est très différent de l’usage classique, grand public, d’un moteur de recherche.

On peut aussi imaginer ChatGPT accessible à travers une interface vocale, ce qui éviterait d’avoir à taper la requête. Mais les systèmes comme Alexa d’Amazon ont eu du mal à s’imposer, et restent confinés à des usages précis et limités (demander des horaires de cinéma, la météo…). Il y a 10 ans, Alexa était vu comme l’avenir de la société de distribution américaine, mais est aujourd’hui un peu à l’abandon, parce qu’Amazon n’a jamais réussi à monétiser son outil, c’est-à-dire à le rendre économiquement profitable.
ChatGPT peut-il réussir là où Alexa a en partie échoué ?

Bien sûr, l’avenir de ChatGPT ne devrait pas se résumer à la recherche d’information. Il existe une foule d’autres situations où on a besoin de produire du texte : production de lettres types, de résumés, de textes publicitaires…

ChatGPT est aussi un bon outil d’aide à l’écriture. On voit déjà différents usages : solliciter ChatGPT pour partir de quelques paragraphes qui peuvent susciter l’inspiration et éviter la peur de la page blanche ; voir quels points l’outil met en avant sur une question particulière (pour vérifier si ça correspond à ce que l’on aurait dit nous-mêmes ou non) ; demander des suggestions de plan sur une question particulière. ChatGPT n’est pas un outil magique et ne peut pas savoir ce que l’utilisateur a en tête, donc face à la rédaction d’un document complexe, il ne peut s’agir que d’une aide.
On peut évidemment imaginer des usages plus problématiques et de nombreux articles ont déjà été publiés dans la presse concernant par exemple l’usage de ChatGPT dans l’enseignement, avec des craintes, justifiées ou non. On peut ainsi imaginer des étudiants produisant des devoirs grâce à ChatGPT, mais aussi des enseignants utilisant l’outil pour rédiger leurs appréciations, ou des chercheurs produisant des articles scientifiques semi-automatiquement. Il y a beaucoup d’articles sur les étudiants dans la presse, mais ce ne seront pas les seuls à faire un usage éventuellement problématique de ce genre de technologie.

Il y a bien sûr lieu de se poser des questions, mais la technologie est là et ne va pas disparaître. Il semble donc primordial d’en parler, et de former les élèves et les étudiants à ces outils, pour expliquer leur intérêt et leurs limites, et discuter de la place qu’ils devraient avoir dans la formation.

Enfin, à l’extrême du spectre des usages problématiques, on pensera bien évidemment à la production de fake news : de fausses informations pouvant ensuite être disséminées en quantité industrielle.
Il ne faut pas exagérer ces dangers, mais ceux-ci sont réels. Même si des détecteurs de texte produits par ChatGPT commencent à apparaître, ceux-ci seront nécessairement imparfaits, car les textes produits sont trop divers et trop réalistes pour pouvoir être reconnus à 100 % par un système… à part par la société OpenAI elle-même, évidemment !
Les limites de ChatGPT : quand l’IA « hallucine »

La masse des interactions avec ChatGPT depuis son ouverture au grand public le 30 novembre a déjà permis d’identifier certaines de ses limites.
ChatGPT fournit en général des réponses correctes, souvent bluffantes… mais si on l’interroge sur des domaines qu’il ne maîtrise pas, voire si on invente une question en apparence sérieuse mais en fait absurde (par exemple sur des faits ou des personnes qui n’existent pas), le système produit une réponse en apparence tout aussi sérieuse, mais en fait complètement absurde ou inventée.
Les exemples sur Twitter sont légion : ChatGPT propose des références scientifiques qui n’existent pas, des explications fumeuses, voire une démonstration où est postulé que -4 = -5. Ceci serait une richesse, si ChatGPT était juste un outil destiné à produire des histoires, des pastiches ou des parodies.

Mais ce que le public attend, c’est avant tout des réponses avérées à des questions réelles, ou l’absence de réponse dans le cas contraire (si le système ne peut trouver la réponse, ou si la question est absurde). C’est la principale faiblesse de l’outil, et donc probablement aussi le principal obstacle pour en faire un concurrent du moteur de recherche de Google, comme on l’a déjà vu.
Pour cette raison, une conférence comme ICML (International Conference on Machine Learning) a déjà interdit aux chercheurs de soumettre des articles produits en partie avec ChatGPT. Stackoverflow, une plate-forme d’échanges entre développeurs informatiques, a aussi interdit les réponses générées par ChatGPT, ayant peur de se retrouver submergée par un flux de réponses générées automatiquement (et en partie fausses).

Ceci est dû au fait que le système n’a pas de « modèle de monde ». Autrement dit, il ne sait pas ce qui est vrai, il peut générer des absurdités, des fausses informations, inventer des choses de toute pièce avec l’aplomb d’un menteur professionnel. C’est ce que l’on appelle les « hallucinations », comme si ChatGPT voyait alors des éléments imaginaires (en fait, on ne peut pas vraiment dire que le système ment, dans la mesure où il n’a pas de modèle de vérité).
Ceci est surtout vrai quand la question elle-même n’est pas tournée vers la réalité, auquel cas le système se met à inventer : en ce sens, GPT n’est ni un journaliste, ni un savant, mais plutôt un raconteur d’histoires.

Il y a fort à parier qu’OpenAI essaie dans de futures versions de fournir un système qui évite d’affabuler quand le contexte ne s’y prête pas, grâce à une analyse fine de la question posée, ou l’ajout de connaissances validées (comme le font déjà Amazon avec Alexa ou Google avec son knowledge graph, qui est tout simplement une base de connaissances). Google, justement, à travers sa succursale Deepmind, travaille actuellement sur un modèle similaire à ChatGPT appelé Sparrow, en essayant de renforcer la fiabilité du système. Il est par exemple question que le système fournisse une liste de sources sur laquelle il s’appuie pour fournir une réponse.
Les enjeux pour demain

L’autre limite de ce système est qu’il repose sur des données (en gros, l’ensemble des textes disponibles sur Internet) à la mi-2021 et que ses connaissances ne peuvent pas être mises à jour en direct. C’est évidemment un problème, ChatGPT ne peut pas répondre de façon pertinente à des questions sur l’actualité, alors qu’il s’agit d’un aspect particulièrement important.
La mise à jour en continu du modèle est donc logiquement un des prochains buts d’OpenAI, qui n’en fait pas mystère. Réviser un modèle, le réentraîner « à partir de zéro » (from scratch) est un processus long et coûteux, qui peut mettre en jeu des milliers de GPU ou de TPU pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, ce qui n’est pas en phase avec la rapidité de l’actualité. La prochaine grande innovation consistera donc en des systèmes capables de se mettre à jour de manière plus localisée en temps réel (ou quasiment), et ceci est sans doute pour bientôt.

Mais le principal enjeu est évidemment celui de l’acceptabilité. On l’a vu : le débat est déjà lancé sur l’influence d’un tel système sur l’éducation. Plus globalement, si un système tel que ChatGPT est par exemple intégré à un logiciel comme Word, se posera aussi la question de qui contrôle ce qui est produit. La voie est étroite entre des systèmes d’IA pas assez contrôlés et capables de produire des contenus racistes ou homophobes, et des systèmes trop bridés qui interdiraient de produire certains contenus.

En conclusion, et comme dit l’adage populaire : il est difficile de faire des prévisions, surtout quand elles concernent l’avenir. Il y a de nombreuses inconnues autour de technologies de type ChatGPT : les perspectives de tels outils sont assez vertigineuses, susceptibles d’avoir un impact profond sur la société, mais en même temps leur potentiel réel et commercial devra passer l’épreuve du monde réel. Ce qui est certain, c’est que les bouleversements actuels devraient inciter au développement d’instituts (au sein des universités, mais aussi à travers des fondations ou des associations capables d’atteindre le grand public) permettant une réflexion large et ouverte sur ces technologies, impliquant tous les acteurs de la société, car c’est la société tout entière qui est déjà impactée, comme en témoigne l’intérêt actuel autour de ChatGPT.
_______
Par Thierry Poibeau, DR CNRS, École normale supérieure (ENS) – PSL
La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Société- Drogue CBD : légalisée il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Société et Drogue CBD : légalisée il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Des risques d’interactions médicamenteuses existent. « Même à faible dose, le CBD peut interagir avec de nombreuses molécules dans l’organisme, comme les hormones thyroïdiennes, des antiépileptiques, des antidépresseurs, des anticoagulants et des anti-inflammatoires » écrit une étude de l’INSERM.

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’est érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaires fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre 2022, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

Soutien aux villes sous-préfecture : pour quoi faire ?

Soutien aux villes sous-préfecture : pour quoi faire ?

S’il est clair que la métropolisation nourrit la désertification y compris des petites villes, la question se pose s’il faut réanimer les villes sièges de sous-préfecture. Des sous-préfectures qui ne servent à peu près plus à rien sinon qu’à enregistrer les associations et à représenter le préfet dans des manifestations marginales. Ce n’est pas en rajoutant ou en réveillant une étagère administrative et politique qu’on pourra redynamiser l’économie et redéfinir l’aménagement du territoire plus harmonieux. Pourtant Les membres de l’Association « Mouvement pour le développement des villes sous-préfectures » sont pour une dotation globale de fonctionnement de l’État fortement bonifiée !
( dans la Tribune).

Dans nos territoires, des plus ruraux aux proches banlieues des grandes villes, les 235 villes sous-préfectures agissent tels des phares de la République pour des habitants souvent trop éloignés de la représentation de l’État. Ce sont les terminaisons nerveuses de la République : ville sous-préfecture & sous-préfecture (ensemble).

L’organisation de cette représentation dans nos villes n’est pas le fruit du hasard, mais du besoin, identifié dès l’aube du XIXe siècle, de relais efficaces de nos politiques publiques. Les 235 villes sous-préfectures (avec leurs intercommunalités) jouent désormais un rôle de pivot nécessaire à la décentralisation qui n’a fait que se renforcer depuis la fin du XXe siècle. Pour autant ces villes n’ont pas bénéficié d’une prise en compte suffisante des fortes charges supplémentaires qu’elles supportent (routes, écoles/collèges/lycées, sécurité, lieux culturels, complexes sportifs, etc.).

Le Gouvernement, par l’intermédiaire de Dominique Faure, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales qui nous a reçu, a entendu nos signaux d’alerte et nos Villes lui en sont reconnaissantes. Nous demandons désormais que l’écoute active se transforme en réponse concrète.

Faire le portrait des villes sous-préfectures, c’est mieux percevoir la France dans ce qu’elle a de plus territoriale, au sens premier du terme : Lesparre-Médoc, Châteaudun, Le Raincy, Neufchâteau, Calvi, Saint-Pierre (Martinique), Nogent-sur-Seine, etc., sont autant de noms de ces villes, parfois moins connus par les Français, mais toujours identifiés par les locaux.

Elles représentent aujourd’hui 235 sous-préfectures et pôles de centralité où tous les maux de notre temps s’expriment crument : baisse du pouvoir d’achat, montée des extrêmes, difficultés d’accès aux services. Elles sont aussi le lieu des qualités que tant d’urbains recherchent depuis la fin de la pandémie : espace, sécurité, temps.

Nous demandons un plan d’action rapide, efficient, concret. Le gouvernement a fait le choix de la baisse de la dotation globale de fonctionnement (DGF). Cette décision a créé dans nos 35 000 communes des difficultés importantes d’adaptation.

Cependant, les villes sous-préfectures peinent davantage encore à faire face aux charges dites de centralité(1) qui représentent près de 25% du budget communal (parfois 30 %). Il s’agit de l’entretien des voies, de l’impact des pôles éducatifs, de la police municipale, de la sécurité routière, des transports… de dépenses induites, inévitables du fait de la position de petit, moyen ou grand pôle de centralité.

Notre association se crée aujourd’hui pour rappeler, s’il en est besoin, que nous sommes le cœur battant de la République et le maillon clé de la promotion territoriale.

Ce Mouvement vise à développer cette dimension de centralité, avec ses nombreux atouts et ses coûts. Nous savons que L’État, les partenaires institutionnels, l’Union européenne, les Régions, les Départements, les intercommunalités s’appuient sur notre niveau pour promouvoir le développement territorial (industriel, éducatif, culturel, etc.). Il convient en effet de soutenir et développer les 235 villes Sous-préfectures et les pôles de centralité de France. Sur le plan industriel, plusieurs dizaines d’hectares constructibles dans chaque ville sous-préfecture (et leur intercommunalité) est nécessaire pour (re)développer ces piliers de notre République.

Les pôles de centralité irriguent par définition un ensemble de communes, un bassin de vie plus large, un espace social et politique, qui permet à la République de vivre. Nous en sommes fiers et souhaitons en faire un atout, pour cela nous aurons besoin de l’engagement de tous ces acteurs à nos côtés.

Ainsi, nous proposons à l’État une dotation globale de fonctionnement bonifiée(2) pour les 235 villes sous-préfectures, c’est-à-dire les petits, moyens, grands pôles de centralité. Cette forte bonification est essentielle pour assurer nos missions actuelles et futures. La non-sécession territoriale est à cette condition. La maîtrise de la montée des extrêmes également.

(1) Les charges de centralités sont les dépenses particulières que sont conduites à engager les structures territoriales qui ont pour caractéristiques de contenir des équipements uniques dont les autres structures territoriales, périphériques, dispersées, ne disposent pas. Quand une personne décède dans une ville centre, le plus souvent elle n’habite pas la ville centre mais c’est le service de l’état civil de la ville centre qui enregistre le décès. Ce qui oblige la ville centre à rémunérer du personnel. Il s’agit d’une charge de centralité. Source : Le Courrier des Maires.

(2) Une dotation globale de fonctionnement (DGF) bonifiée doit être mise en œuvre pour les pôles de centralité. À l’instar des petites communes balnéaires qui voient leur population fortement croître par 10, voire 20, pendant seulement deux mois par an ! Les villes Sous-préfectures gèrent cette centralité et ces coûts de centralité cela 365 jours par an.

______

(*) Signataires :

Bernard GUIRAUD, Maire de Lesparre-Médoc (Gironde, 33), Secrétaire de l’Association « Mouvement pour le développement des villes Sous-préfectures »
Patrice BERARD, Adjoint au Maire de Neufchâteau (Vosges, 88), Trésorier adjoint de l’Association « Mouvement pour le développement des villes Sous-préfectures »
François DIETSCH, Maire de Val de Briey, Chef-lieu de l’arrondissement de Val de Briey (Meurthe-et-Moselle, 54)
Jean-Luc DUPONT, Maire de Chinon (Indre-et-Loire, 37)
Jérôme GUILLEM, Maire de Langon (Gironde, 33)
Bernard LIPERINI, Maire de Castellane (Alpes-de-Haute-Provence, 04)
Pascale LOISELEUR, Maire de Senlis (Oise, 60)
Antoine SCHWOERER, Ancien conseiller ministériel, Secrétaire adjoint de l’Association « Mouvement pour le développement des villes Sous-préfectures »
Jean-Michel GENESTIER, Maire du Raincy (Seine-Saint-Denis, 93)
Guillaume SYLVESTRE, Chercheur et expert en social data intelligence, Trésorier de l’Association « Mouvement pour le développement des villes Sous-préfectures »
Philippe ROLLET, Maire de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie, 73)
Fabien VERDIER, Maire de Châteaudun (Eure-et-Loir, 28), Président de l’Association « Mouvement pour le développement des villes Sous-préfectures »
Catherine PAILLARD, Maire de Lunéville (Meurthe-et-Moselle, 54)
Chantal Marie MALUS, Maire de Château-Chinon (Nièvre, 58)
Nadine GRELET CERTENAIS, Maire de La Flèche (Sarthe, 72)
Emmanuel RIOTTE, Maire Saint-Amand-Montrond (Cher, 18)
Franck MARLIN, Maire d’Etampes (Essonne, 91), Député honoraire

Drogue CBD : légalisée pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Drogue CBD : légalisée il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Des risques d’interactions médicamenteuses existent. « Même à faible dose, le CBD peut interagir avec de nombreuses molécules dans l’organisme, comme les hormones thyroïdiennes, des antiépileptiques, des antidépresseurs, des anticoagulants et des anti-inflammatoires » écrit une étude de l’INSERM.

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’est érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaires fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre 2022, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

CBD : légalisé il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

CBD : légalisé il y a un an par le conseil d’État pour faire oublier aux Français le naufrage du pays

Il y a évidemment quelque chose d’assez surréaliste dans la décision du Conseil d’État qui autorise définitivement la vente de fleurs de CBD

Au motif que le CBD ne provoque pas de dépendance. Il permet cependant de transformer la vie en rose comme un psychotrope. Or le pays est dans une situation dramatique qu’il s’agisse notamment de l’école, de l’inflation, de la politique énergétique, de la sécurité, des incivilités, de l’industrie voire même de la démocratie.

Première observation, on se demande à partir de quelles compétences, le conseil d’État peut se prononcer sur la légalisation d’une sorte de drogue. Il y a suffisamment d’institutions médicales pour traiter de la question. Pour un peu, on saisirait aussi le conseil constitutionnel. Il faut dire qu’avec le temps, le conseil d’État s’est érigé en sorte d’organismes para politique qui permet au pouvoir en place de se défausser de problématiques susceptibles de froisser certains électeurs.

On peut légitimement se demander si le Conseil d’État n’a pas lui-même fait usage du CBD pour prendre nombre de décisions aussi surréalistes qu’incohérentes. Par exemple quand il vient à décider qu’une éolienne ici est interdite mais qu’elle est ailleurs autorisée.

Dans de nombreux cas il s’agit de questions techniques mais aussi d’éthiques qui demande un arbitrage politique et non la décision d’un conseil de fonctionnaires fussent-ils très diplômés

Dans une décision rendue jeudi 29 décembre 2022, l’institution annule l’arrêté du 30 décembre 2021, qui était venu interdire la vente de fleurs et feuilles de cannabis présentant un taux de THC inférieur à 0,3%. Un revers pour le gouvernement, fondé sur l’analyse selon laquelle «le CBD n’a pas d’effet psychotrope et ne provoque pas de dépendance», et qu’il ne représente donc pas un «risque pour la santé publique justifiant une interdiction générale et absolue».

Faire fonctionner l’interface cerveau-machine

Faire fonctionner l’interface cerveau-machine


Un patient paralysé qui remarche en contrôlant un exosquelette robotique par la force de sa pensée. Ce n’est pas de la science-fiction, c’est ce que l’on appelle une interface cerveau-machine ; c’est-à-dire un système qui établit une connexion entre le cerveau et un système automatisé sans nécessiter le moindre mouvement de la part de l’utilisateur.

François Hug
Professeur en sciences du mouvement humain, Directeur adjoint du Laboratoire Motricité Humaine Expertise Sport Santé (LAMHESS), Université Côte d’Azur

Simon Avrillon
Post-doctorant en neuroscience, Imperial College London

Le principe consiste à enregistrer les signaux électriques du cerveau puis à les décoder, c’est-à-dire à les associer à des mouvements. Ainsi, en détectant les intentions de mouvement, ces interfaces permettent à des patients de communiquer ou de contrôler des prothèses robotiques. Cependant, mesurer l’activité électrique du cerveau n’est pas facile. On peut utiliser des électrodes posées à la surface du crâne et ainsi obtenir un électroencéphalogramme (EEG). Seulement ces signaux sont souvent difficiles à décoder. Une alternative consiste à implanter des électrodes directement au contact des aires motrices du cerveau, ce qui nécessite une intervention chirurgicale.

Bien que les bénéfices attendus surpassent les risques encourus par la chirurgie, des solutions complémentaires sont actuellement à l’étude. Et de manière surprenante, ces solutions s’intéressent à un organe bien différent du cerveau : le muscle. Ces approches ont l’avantage d’être non invasives et pourraient avoir des applications dans la compréhension des mécanismes cérébraux impliqués dans la production du mouvement ou de manière plus pratique à permettre le contrôle de prothèse chez des personnes en situation de handicap ou qui ont subi une amputation.

Notre cerveau contrôle la plupart de nos mouvements en envoyant à nos muscles des messages nerveux sous forme d’impulsions électriques. Ces messages nerveux transitent notamment via des neurones dits moteurs – ou motoneurones spinaux – qui relient la moelle épinière aux fibres musculaires. Chaque motoneurone est connecté à plusieurs fibres musculaires (jusqu’à plusieurs milliers) et lorsqu’une impulsion électrique se propage le long d’un motoneurone, il conduit nécessairement à la formation d’une impulsion électrique sur chacune des fibres musculaires innervées. Ainsi, en plus de recevoir l’information sur la commande nerveuse du mouvement, le muscle agit comme un amplificateur de cette commande puisque chaque impulsion électrique est démultipliée par le nombre de fibres musculaires sur lesquelles elle se propage.

Depuis bientôt deux décennies, nous sommes capables de décoder l’activité électrique d’un muscle en utilisant une technique appelée électromyographie (EMG) haute densité, qui consiste à placer des dizaines, voire des centaines d’électrodes à la surface de la peau.

Schéma du principe de l’électromyographie (EMG) haute densité. Fourni par l’auteur
Combinés à l’utilisation d’algorithmes d’intelligence artificielle, les signaux recueillis peuvent être décomposés afin d’isoler l’activité de plusieurs motoneurones, fournissant une information sur la commande émise par le cerveau et transitant par la moelle épinière. Ainsi, le motoneurone spinal est le seul neurone du corps humain dont l’activité électrique peut être mesurée de manière non invasive, c’est-à-dire sans franchir la barrière de la peau. De telles informations n’avaient été obtenues jusqu’alors qu’avec des électrodes implantées dans des muscles ou des nerfs.

En utilisant cette approche non invasive, une étude a récemment démontré qu’il est possible de décoder l’intention de mouvement d’un patient tétraplégique pour lui permettre de contrôler une main virtuelle. Malgré la lésion de la moelle épinière de ce patient qui altère fortement la transmission de l’information du cerveau vers les muscles de la main, ces chercheurs ont été capables de mesurer l’activité résiduelle de quelques motoneurones encore actifs. Bien qu’en nombre bien trop faible pour permettre un mouvement, ces motoneurones véhiculent toujours une commande nerveuse émanant principalement du cerveau, et donc une intention de mouvement. Ainsi, lorsque le patient essayait de fléchir son majeur, l’activité de quelques motoneurones était détectée par des électrodes posées sur son avant-bras, puis utilisée pour piloter une main virtuelle qui reproduisait une flexion du majeur. À terme, il devrait être envisageable de piloter des gants robotiques avec cette approche afin de retrouver en partie la fonction des mains.

Au-delà de permettre le développement d’interfaces cerveau-machine innovantes, la capacité à décoder l’activité de motoneurones permet de changer radicalement l’échelle à laquelle nous étudions le mouvement. L’approche classique considère que le mouvement est contrôlé à l’échelle du muscle. Par exemple, lorsque l’on souhaite réaliser une extension de la jambe, le cerveau spécifierait l’activité des muscles produisant cette action, notamment les quatre muscles qui composent le quadriceps (c.-à-d., les muscles situés sur le devant de la cuisse). Cette vision est remise en cause par les résultats d’une étude de notre équipe, impliquant des chercheurs de l’université Côte d’Azur et des chercheurs de l’Imperial College London.

Cette étude démontre que les commandes nerveuses sont distribuées à des groupes de motoneurones, et que ces groupes sont partiellement découplés des muscles. Ainsi, des motoneurones innervant deux muscles différents peuvent recevoir la même commande s’ils contribuent au même mouvement alors que deux motoneurones innervant le même muscle peuvent recevoir des commandes différentes s’ils contribuent à des actions différentes. En d’autres termes, notre cerveau spécifierait une commande pour des groupes de motoneurones, sans nécessairement se soucier des muscles. Cette organisation permettrait de simplifier le contrôle du mouvement (en transmettant la même commande à plusieurs motoneurones) tout en restant capable de réaliser un large répertoire de mouvements (en permettant notamment à certains muscles d’assurer plusieurs fonctions). Au delà de mieux décrire la production du mouvement, cette nouvelle théorie permet d’envisager l’augmentation des capacités humaines.

De la récupération à l’augmentation du mouvement, il n’y a qu’un bras
Bien que la capacité de décoder les intentions de mouvement offre des perspectives de restauration du mouvement pour de nombreux patients, elle permet également d’envisager l’augmentation du corps humain. Bien qu’effrayante et captivante à la fois, l’idée d’augmenter les capacités du corps humain avec des membres supplémentaires est au centre de plusieurs programmes de recherche.

Imaginez-vous en train d’écrire un mail tout en préparant un café grâce à un troisième bras. Bien que nous n’en soyons pas encore là, des chercheurs ont montré que nous sommes capables d’apprendre à utiliser un troisième pouce (robotique) en le contrôlant avec nos gros orteils. Mais attention, pour parler d’augmentation, il ne faut pas que l’utilisation d’un nouveau membre impacte les capacités de mouvement existantes. Par exemple, ce troisième pouce étant contrôlé par les mouvements des gros orteils, il est impossible de l’utiliser en marchant, et sans doute assez difficile de l’utiliser en étant debout.

Il est donc nécessaire de créer une nouvelle commande pour ce nouveau membre. C’est ici que la capacité d’identifier l’activité des motoneurones prend tout son sens. En effet, on pourrait imaginer qu’un individu puisse dissocier l’activité de motoneurones d’un même muscle du bras, de manière spontanée ou après avoir été entraîné à le faire. Ainsi, ces motoneurones transmettraient deux commandes différentes au lieu d’une seule : l’une pour le mouvement du bras et l’autre pour commander ce nouveau membre robotique.

En outre, des études récentes suggèrent que ces motoneurones transmettent bien plus d’information que nécessaire pour contrôler le mouvement ; ainsi des recherches en cours visent à exploiter ces informations non utilisées par nos muscles pour créer de nouvelles possibilités de commande.

Irons-nous jusqu’à nous représenter ce nouveau bras comme partie intégrante de notre corps ? Ou devrons-nous admettre que notre cerveau ne peut contrôler que deux bras et deux jambes ?

Intelligence artificielle : en faire un progrès pour tous

Intelligence artificielle : en faire un progrès pour tous

Sommet mondial sur la sécurité de l’intelligence artificielle, décret Biden, comité d’experts de l’ONU : ces dernières semaines marquent un tournant dans l’histoire de l’IA, désormais un sujet majeur de souveraineté. Chaque grande puissance tente de prendre la tête de la course technologique, mais aussi de contribuer à une régulation mondiale. En effet, les impacts de l’IA sur l’emploi, la santé, l’éducation, la transition écologique et la société sont suffisamment massifs pour ne pas être ignorés des gouvernements et des citoyens. Aussi, il est urgent de travailler collectivement à une régulation de l’IA équilibrée entre l’innovation nécessaire au progrès économique, social et humain, et la protection contre des risques qui existent déjà. A cet égard, il est essentiel que la voix de l’Europe et de la France s’élèvent pour défendre les valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité.

Par Emilie Sidiqian, directrice générale de Salesforce France

Dans ce contexte, les entreprises ont un rôle clé à jouer pour faire de l’IA un progrès pour tous. Plutôt que de se perdre dans des fantasmes de science-fiction, notre responsabilité consiste à développer des usages pour répondre aux inquiétudes qui traversent la société.

Aujourd’hui, 42% des salariés craignent que l’IA générative ne les remplace.Si rien ne permet d’affirmer que l’automatisation d’un grand nombre de tâches par l’IA entraînera la destruction d’emplois, nous devons démontrer que l’IA générative sera une source de progrès pour les employés.

Comment permettre à chacun de s’emparer de l’IA générative pour monter en compétence : avec l’éducation des jeunes et la formation des adultes est essentiel pour mieux appréhender l’IA. Comment conjuguer la diffusion de l’IA dans l’économie avec la création massive de nouveaux d’emplois : un objectif rassemblant le monde économique, le milieu associatif et les pouvoirs publics. Comment libérer les salariés des tâches chronophages pour apporter plus de valeur au client : voilà le chantier à ouvrir dès à présent.

L’autre inquiétude majeure concerne la confiance que l’on peut accorder à l’IA générative et à ce qu’elle produit. Alors que la désinformation sévit sur les réseaux sociaux, les « deep fakes» menacent la qualité du débat public, et in fine le bon fonctionnement démocratique.

Pourtant, des solutions existent. Elles reposent sur une combinaison de mesures techniques et réglementaires : sécurisation des données sources, détection automatisée des biais, modération renforcée des réseaux. Des mesures qui doivent favoriser l’usage éthique de l’IA, garantir la transparence des algorithmes, la gouvernance, la traçabilité et la confidentialité des données. Enfin, l’esprit critique et le bon sens devront présider aux usages de l’IA qui vont infuser notre quotidien. Depuis plus d’un siècle, les risques d’électrocution n’ont pas empêché de bénéficier des bienfaits de l’électricité. Il en sera de même pour l’IA.

A l’image de l’invention de l’écriture ou d’Internet, l’IA générative constitue une immense avancée de l’esprit humain. Ralentir ou brider son potentiel serait une erreur. Face aux défis immenses qui se présentent, nous devons stimuler l’ingéniosité humaine par la puissance des machines. A l’heure où les ressources se raréfient, il est essentiel de faciliter l’accès aux connaissances disponibles numériquement pour rendre intelligible et maîtrisable un monde toujours plus complexe. Saisissons l’opportunité offerte par l’intelligence artificielle pour renouer avec l’avenir !

Pétrole : une nouvelle baisse de production pour faire remonter les prix

Pétrole : une nouvelle baisse de production pour faire remonter les prix


En dépit de la décision de l’OPEP et de ses alliés de réduire leur Production de pétrole, après un pic à près de 100 $ , le baril plafonne autour de 80 $. En cause une demande qui s’affaiblit notamment de la part de la Chine qui voit sa croissance tutoyer la stagnation. Une demande également en baisse un peu partout du fait du tassement général de la croissance et par conséquent de la demande énergétique dont celle du pétrole.

Du coup, les membres de l’OPEP et ses alliés envisagent une nouvelle réduction de la production avec l’objectif de faire remonter les cours et donc les prix pour le consommateur. Le problème est que ces augmentations de pétrole nourrissent l’inflation et que cette inflation elle-même Provoque une hausse des taux d’intérêt qui vient affaiblir la croissance globale et donc la demande de pétrole. Bref le contraire d’un cercle vertueux.

L’Arabie saoudite, la Russie et d’autres membres de l’Opep+ se sont déjà engagés à réduire leur production de pétrole de 5,16 millions de barils par jour (bpj), soit environ 5% de la demande mondiale quotidienne.

Ces réductions comprennent 3,66 millions de bpj de la part de l’Opep+ et des réductions volontaires supplémentaires de la part de l’Arabie saoudite et de la Russie.

L’Opep analyserait probablement le bien-fondé d’éventuelles mesures supplémentaires lors de la réunion. Deux autres sources de l’Opep+ ont déclaré que des réductions plus importantes pourraient être discutées.

Les ministres de l’Energie de l’Opep+ se réuniront le 26 novembre. Le groupe a déjà adopté, lors de sa dernière réunion en juin, un plan visant à réduire l’offre de 3,66 millions de bpj d’ici à 2024.

Réindustrialisation: Tout reste à faire et pour longtemps

Réindustrialisation: Tout reste à faire et pour longtemps

Alors que le salon du Made in France se tient porte de Versailles à Paris jusqu’à dimanche prochain, force est de constater que la désindustrialisation a atteint un tel niveau que le redressement demandera un effort considérable et pour longtemps. La balance commerciale toujours dramatiquement très déficitaire témoigne d’ailleurs du manque de compétitivité de l’insuffisance de produits de qualité en France. Pendant des dizaines d’années, on a en effet privilégier la délocalisation transformant au passage certains territoires en véritables déserts économiques voire sociaux et sociétaux.

La France, peut malheureusement s’honorer du titre de championne des délocalisations selon France Stratégie ( Institution rattachée au Premier ministre)

Les Français achètent certes en grande majorité (85%) des produits fabriqués dans l’Hexagone, selon un sondage réalisé par OpinionWay pour CCI France. Mais plus de deux tiers (67%) estiment que l’inflation a eu un impact sur cette consommation.

La part du « fabriqué en France » dans la demande intérieure finale française a perdu 11 points entre en 50 ans, passant de 89% à 78%, selon une analyse de l’Insee, publiée il y a quelques jours. Cette baisse est d’autant plus prononcée pour les produits manufacturés, où la part représentée par le Made in France a chuté de 82% à 38% en cinq décennies.

Résultat, des secteurs entiers se retrouvent en fortes difficultés à l’instar de l’industrie du textile. Ces dernières années, le gouvernement a certes multiplié les plans et les aides en faveur de l’industrie (Territoires d’industrie, plan de relance, France 2030). Mais le niveau d’activité de l’industrie manufacturière n’a pas encore retrouvé son niveau d’avant crise sanitaire souligne l’Insee. Autant dire que le chantier de la réindustrialisation semble colossal.

Pourrait industrialiser la France, il faudra aussi trouver les moyens financiers et de ce point de vue la création d’un livret A industrie durable serait fort utile pour aider au redressement

Maladies IA: Des enregistrements vocaux qui permettent de faire un diagnostic?

Maladies IA: Des enregistrements vocaux qui permettent de faire un diagnostic?


D’après BFM Une étude aurait démontré la possibilité de diagnostiquer des maladies à partir d’un court enregistrement vocal. Cette technique, basée sur l’intelligence artificielle, peut notamment identifier des diabétiques.

Il suffirait de six à dix secondes. Selon Klick Labs, un partenaire commercial spécialisé dans la santé, des courts enregistrements vocaux suffiraient à savoir si une personne est atteinte de diabète.

Lors des tests, les patients ont dû enregistrer des messages six fois par jour durant deux semaines. Au total, 18.000 fichiers audios ont été analysés afin de déterminer des différences acoustiques entre les enregistrements de diabétiques et de non-diabétiques.

L’IA a notamment cherché à percevoir un changement de tonalité imperceptible par l’oreille humaine chez les patients atteints de diabète de type 2. Les résultats sont légèrement plus prometteurs chez les femmes que chez les hommes avec une justesse de 89% contre 86%.

Selon Jaycee Kaufman, la responsable de l’étude chez Klick Labs, cette découverte pourrait « transformer » la manière de dépister le diabète.

« Les méthodes actuelles de détection peuvent nécessiter beaucoup de temps, de déplacements et de coûts », explique-t-elle. « La technologie vocale a la possibilité d’éliminer complètement ces obstacles. »
Surtout, le recours aux enregistrements vocaux pourrait aider à identifier d’autres maladies, dont le Covid.

Aujourd’hui, le dépistage du diabète passe par une prise de sang et une analyse d’urine. Face aux symptômes généraux ou non existants, 90% des adultes britanniques restent plusieurs années sans être diagnostiqués.

Automobile : des grèves américaines qui pourraient faire telle huile

Automobile : des grèves américaines qui pourraient faire telle huile

Le mouvement de grève entamé vendredi chez les trois principaux constructeurs automobiles américains pourrait Faire tache d’huile et s’étendre à d’autres secteurs au États-Unis. Une épidémie sociale qui pourrait peut-être gagner aussi d’autres pays où les salaires certes ont progressé mais pas suffisamment pour combler l’inflation depuis deux ans. Contrairement aux affirmations des gouvernements ou des experts il manque en moyenne autour de 10 % sur deux ans dans les pays développés.

Le puissant syndicat du secteur automobile américain, United Auto Workers (UAW), met la pression sur les Big three, General Motors, Ford, Stellantis. Ce dimanche, au troisième jour d’une grève historique pour des hausses de salaire, le syndicat a menacé d’amplifier le mouvement, qui touche pour l’heure trois sites industriels, si les constructeurs n’amélioraient pas leurs propositions. De tels mouvements pour améliorer les conventions collectives d’un secteur peuvent durer très longtemps aux Etats-Unis.

Ce samedi, Stellantis a proposé une hausse de 21% au cours des quatre prochaines années, contre 14,5% jusqu’ici. Un niveau quasi-identique à ceux de GM et Ford qui proposent tous deux une augmentation de 20%. Des propositions très éloignées de celles de UAW qui demande une augmentation de 40%, dont la moitié immédiatement.

Politique–Conseil national de la Refondation : la CFDT n’a rien à y faire

Politique–Conseil national de la Refondation : la CFDT n’a rien à y faire


Alors que la plupart des organisations syndicales refusent désormais de participer au pseudo Conseil national de la Refondation inventé par Macron pour suppléer à son manque de majorité politique,la CFDT a décidé de continuer d’y participer.

D’une façon générale, la doctrine de la CFDT vise à assurer la représentation des travailleurs sur les questions sociales voire sociétales qui les concernent. La CFDT se refuse à s’engager dans des institutions ou des organisations politiques. Le pseudo conseil national de la Refondation ( Qui évidemment n’a rien à voir avec le conseil national de la résistance) constitue essentiellement un artifice politique pour donner l’illusion d’une union politique en France. Union impossible à l’Assemblée nationale.

En réalité, le conseil national de la Refondation qui végète et sans réelle légitimité traite de questions très diverses, de manière isolée , histoire d’exister politiquement et pour faire plaisir essentiellement au président de la république.

La CFDT a fort légitimement -en tant qu’organisation désormais majoritaire-a décidé de se consacrer uniquement à la défense des intérêts des salariés et pensionnés s’interdisant toute influence idéologique et politique extérieure. Or en participant à un pseudo conseil national de la Refondation qui ne sert strictement à rien la CFDT cautionne le détournement des institutions officielles politiques mais aussi sociales.

Il faut se féliciter de voir désormais les organisations réformistes majoritaires en France avec la CFDT en tête. Il faut se féliciter que l’objectif unique soit d’obtenir des résultats contrairement à des organisations gauchistes qui militent surtout pour la révolution.

Cependant la CFDT doit rester vigilante pour ne pas cautionner des opérations politiciennes dont l’objet est très éloigné de la problématique sociale actuelle.

Et dans ce domaine la priorité des priorités doit être la défense du pouvoir d’achat amputé de 25 % depuis deux ans et non suffisamment compensés vis-à-vis de l’inflation.

Conseil national de la Refondation : la CFDT n’a rien à y faire

Conseil national de la Refondation : la CFDT n’a rien à y faire


Alors que la plupart des organisations syndicales refusent désormais de participer au pseudo conseil national de la Refondation inventé par Macron pour suppléer à son manque de majorité politique. La CFDT a décidé de continuer d’y participer.

D’une façon générale, la doctrine de la CFDT vise à assurer la représentation des travailleurs sur les questions sociales voire sociétales qui les concernent. La CFDT se refuse à s’engager dans des institutions ou des organisations politiques. Le pseudo conseil national de la Refondation ( Qui évidemment n’a rien à voir avec le conseil national de la résistance) constitue essentiellement un artifice politique pour donner l’illusion d’une union politique en France. Union impossible à l’Assemblée nationale.

En réalité le conseil national de la Refondation qui végète et sans réelle légitimité traite de questions très diverses, de manière isolée , histoire d’exister politiquement et pour faire plaisir essentiellement au président de la république.

La CFDT a fort légitimement -en tant qu’organisation désormais majoritaire-a décidé de se consacrer uniquement à la défense des intérêts des salariés et pensionnés s’interdisant toute influence idéologique et politique extérieure. Or en participant à un pseudo conseil national de la Refondation qui ne sert strictement à rien la CFDT cautionne le détournement des institutions officielles politiques mais aussi sociales.

Il faut se féliciter de voir désormais les organisations réformistes majoritaires en France avec la CFDT en tête. Il faut se féliciter que l’objectif unique soit d’obtenir des résultats contrairement à des organisations gauchistes qui militent surtout pour la révolution.

Cependant la CFDT doit rester vigilante pour ne pas cautionner des opérations politiciennes dont l’objet est très éloigné de la problématique sociale actuelle.

Et dans ce domaine la priorité des priorités doit être la défense du pouvoir d’achat amputé de 25 % depuis deux ans et non suffisamment compensés vis-à-vis de l’inflation.

12345...21



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol