Archive pour le Tag 'opération'

Royaume-Uni : opération anti OPA étrangères

Royaume-Uni : opération anti OPA étrangères

 Boris Johnson a beau être l’un des chantres d’un libéralisme échevelé, comme les Américains il prend des mesures de protection financière mettre à l’abri les secteurs stratégiques d’OPA venant de l’étranger. Boris Johnson, oblige désormais les acheteurs étrangers à déclarer leurs projets d’acquisition dans 17 secteurs sensibles allant de la Défense aux transports en passant par l’énergie, le nucléaire civil, l’intelligence artificielle, l’espace ou l’informatique. Faute de quoi, ils encourront des peines de prison pouvant aller jusqu’à 5 ans, et des amendes pouvant monter à 10 millions de livres ou 5 % de leur chiffre d’affaires mondial… En plus des acquisitions d’entreprises, ce nouveau dispositif vise aussi les rachats d’actifs ou de propriété intellectuelle.

Economie- Veolia-Suez : opération suspendue par la justice et imbroglio prévisible

Economie- Veolia-Suez : opération suspendue par la justice et imbroglio prévisible

 

Comme c’était prévisible l’opération de regroupement Veolia Suez non seulement risque d’être contestée  sur le plan économique y compris par certains membres du gouvernement mais aussi par des procédures juridiques interminables pendant des mois voire des années. Une première décision vient de tomber avec le recours du CSE (comité social et économique) de Suez . Il y aura bien sûr bien d’autres procédures a commencer par l’appel de Veolia et d’Engie à la décision du référé.

Une affaire stratégiquement très contestable et qui va traîner en longueur – à moins d’un accord amiable rapide – tellement que cela risque de porter un grand préjudice aussi bien à Suez qu’à Veolia auprès des clients sans parler des interrogations des actionnaires actuels et potentiels. De toute façon dès le départ, cette perspective de regroupement était contestable dans la mesure elle contraint Veolia à vendre une partie des activités, celles de Suez mais aussi celles de Veolia par appartement. Cela pour satisfaire aux règles de la concurrence française mais surtout européenne.

Veolia et Suez sont déjà souvent en position quasi hégémonique , elles sont respectivement le premier et le second opérateur mondial même si la part de marché de 5 % qu’elles occupent signale un grand éclatement du secteur.

Le risque essentiel de l’absorption de Suez par Engie c’est d’apporter davantage d’inconvénients que d’intérêts. Souvent en France comme à l’étranger Veolia se trouver en face de Suez dans les appels d’offre . Après le regroupement pour satisfaire mission de ces appels d’offres, il faudra nécessairement un ou plusieurs autres opérateurs. Les collectivités locales choisiront dans certains cas ces nouveaux opérateurs pour ne pas être enfermées  dans l’hégémonie du nouveau groupe français. Sans parler du risque du retour à des formes de régie.

Sur le plan économique, l’opération approuvée par le Premier ministre est par contre  contestée par le ministre de l’économie pour les raisons évoquées et pour les risques de suppression de milliers d’emplois du fait des doublons des superstructures notamment.

Castex s’est sans doute un peu trop rapidement avancé pour prendre position sur un dossier qu’il ne connaît pas très bien. En outre, l’écroulement de sa popularité dans les sondages risque de lui faire prendre désormais des positions plus prudentes. Il se pourrait en effet qu’après les élections régionales  le président de la république pense à remplacer un Premier ministre qui ne lui sert plus à rien du tout comme paravent politique et qui pour l’opinion publique ne semble pas avoir la dimension pour la mission occupée.

En référé, le tribunal de Paris a suspendu vendredi l’opération de cession par Engie de ses 29,9 % de Suez à Veolia. Saisie fin septembre, la justice passe cependant après la réalisation de cette vente, acceptée par le conseil d’administration d’Engie lundi dernier. Les titres Suez ont été transférés dès mardi à Veolia, qui s’est acquitté d’un chèque de 3,4 milliards d’euros.

Notons que le tribunal de référé a mis en cause non seulement l’achat des actions d’Engie mais aussi la question de l’OPA qui doit suivre. Et dans ce domaine les conditions précises de cette OPA méritent d’être précisées notamment vis-à-vis des ventes par appartement de certaines activités. Est surtout visée  l’activité eau de Suez qu’on pourrait confier un fonds d’investissement qui n’a pas vocation à développer des technologies mais à tirer  rapidement du jus de l’acquisition .

Veolia-Suez : opération suspendue par la justice et imbroglio prévisible

Veolia-Suez : opération suspendue par la justice et imbroglio prévisible

 

Comme c’était prévisible l’opération de regroupement Veolia Suez non seulement risque d’être contestée  sur le plan économique y compris par certains membres du gouvernement mais aussi par des procédures juridiques interminables pendant des mois voire des années. Une première décision vient de tomber avec le recours du CSE (comité social et économique) de Suez . Il y aura bien sûr bien d’autres procédures a commencer par l’appel de Veolia et d’Engie à la décision du référé.

Une affaire stratégiquement très contestable et qui va traîner en longueur – à moins d’un accord amiable rapide – tellement que cela risque de porter un grand préjudice aussi bien à Suez qu’à Veolia auprès des clients sans parler des interrogations des actionnaires actuels et potentiels. De toute façon dès le départ, cette perspective de regroupement était contestable dans la mesure elle contraint Veolia à vendre une partie des activités, celles de Suez mais aussi celles de Veolia par appartement. Cela pour satisfaire aux règles de la concurrence française mais surtout européenne.

Veolia et Suez sont déjà souvent en position quasi hégémonique , elles sont respectivement le premier et le second opérateur mondial même si la part de marché de 5 % qu’elles occupent signale un grand éclatement du secteur.

Le risque essentiel de l’absorption de Suez par Engie c’est d’apporter davantage d’inconvénients que d’intérêts. Souvent en France comme à l’étranger Veolia se trouver en face de Suez dans les appels d’offre . Après le regroupement pour satisfaire mission de ces appels d’offres, il faudra nécessairement un ou plusieurs autres opérateurs. Les collectivités locales choisiront dans certains cas ces nouveaux opérateurs pour ne pas être enfermées  dans l’hégémonie du nouveau groupe français. Sans parler du risque du retour à des formes de régie.

Sur le plan économique, l’opération approuvée par le Premier ministre est par contre  contestée par le ministre de l’économie pour les raisons évoquées et pour les risques de suppression de milliers d’emplois du fait des doublons des superstructures notamment.

Castex s’est sans doute un peu trop rapidement avancé pour prendre position sur un dossier qu’il ne connaît pas très bien. En outre, l’écroulement de sa popularité dans les sondages risque de lui faire prendre désormais des positions plus prudentes. Il se pourrait en effet qu’après les élections régionales  le président de la république pense à remplacer un Premier ministre qui ne lui sert plus à rien du tout comme paravent politique et qui pour l’opinion publique ne semble pas avoir la dimension pour la mission occupée.

En référé, le tribunal de Paris a suspendu vendredi l’opération de cession par Engie de ses 29,9 % de Suez à Veolia. Saisie fin septembre, la justice passe cependant après la réalisation de cette vente, acceptée par le conseil d’administration d’Engie lundi dernier. Les titres Suez ont été transférés dès mardi à Veolia, qui s’est acquitté d’un chèque de 3,4 milliards d’euros.

Notons que le tribunal de référé a mis en cause non seulement l’achat des actions d’Engie mais aussi la question de l’OPA qui doit suivre. Et dans ce domaine les conditions précises de cette OPA méritent d’être précisées notamment vis-à-vis des ventes par appartement de certaines activités. Est surtout visée  l’activité eau de Suez qu’on pourrait confier un fonds d’investissement qui n’a pas vocation à développer des technologies mais à tirer  rapidement du jus de l’acquisition .

Veolia-Suez : une opération pour faire exploser le prix de l ‘eau

Veolia-Suez  : une opération pour faire exploser le prix de l ‘eau

L’offre d’achat faite par Veolia sur Suez est à la fois hostile et déstabilisante. Une sorte de d’attaque capitalistique brutale type Bolloré. L’objectif est de renforcer la position de quasi-monopole de Veolia et de faire flamber les prix donc aussi les profits. Le prix de l’eau peut en épée variée du simple au double. Ils se sont envolés dans les sociétés privées se sont substitués aux anciennes régies. Le problème OPA c’est que dans une conjoncture relativement difficile la clientèle risque d’être dubitative, surtout la clientèle étrangère. Il est clair que Veolia a compris depuis longtemps que la clientèle contrainte des collectivités constituait le portefeuille le plus juteux financièrement. Avec le regroupement entre Veolia et Suez, il y aurait de fait  constitution d’un monopole face à des collectivités déjà techniquement bien peu armées pour contrôler la nature et le prix des services.

 

Trois entreprises se partagent le marché

Veolia Water (ex-Générale des eaux) 56 % 51 % + 5 % (part de l’entreprise dans les filiales communes)
Suez Lyonnaise des eaux 29 % 24 % + 5 % (part de l’entreprise dans les filiales communes
SAUR 13 %
Une dizaine d’entreprises locales 2 %

2 autres lignes

 

La  démarche d’ Antoine Frérot, le PDG de Veolia est clairement agressive. D’après le journal la tribune, « Face aux résistances de Suez et de son actionnaire de référence, il n’a pas exclu pas de transformer son « offre amicale » en OPA si l’offre faite à Engie n’aboutissait pas. S’exprimant sur BFM Business, il a expliqué que le prix proposé était un « un très bon prix« , « un prix fair« , et a tendu la main au directeur général de Suez, Bertrand Camus, pour discuter de ce projet qui vise à « créer un super champion des services à l’environnement« . Il convient sans doute de se méfier de ces évolutions capitalistiques à marche forcée et disons-le avec une grande brutalité qui peuvent aussi avoir un autre objectif faire remonter la valeur capitalistique des sociétés attaquantes.

« Je réitère mon invitation à Bertrand Camus de venir discuter avec moi de ce magnifique projet », a déclaré Antoine Frérot, en précisant avoir appelé son homologue de Suez début août, au moment où Veolia commençait à mûrir son dessein.

Il ajoutait, à propos des réticences de Suez :

« Bertrand Camus a souhaité essayer de continuer sa route seul, ce que je comprends aussi. Je lui réitère aujourd’hui mon invitation à construire ensemble ce projet. Il y a une place pour tout le monde dans ce projet, pour tous les salariés, tous les managers, tout le top management de Suez », a assuré le patron du numéro un mondial du traitement de l’eau et des déchets.

Or, Bertrand Camus n’a pas changé d’avis. Au contraire. Dans une lettre adressée mercredi aux 90.000 salariés du groupe, il a qualifié l’offre de « particulièrement hostile ».

« L’offre que notre concurrent historique a soumise à Engie dimanche soir est particulièrement hostile », assure Bertrand Camus dans ce courrier.

« L’émotion est d’autant plus forte que les activités de l’eau en France, qui occupent une place particulière au cœur du groupe, de son histoire, de son expertise, seraient vendues à un fonds d’investissement », écrit  Bertrand Camus, relevant que Suez est « le premier opérateur mondial privé de distribution d’eau, en population desservie ».

 

Des mots bien plus forts que ceux employés par le conseil d’administration de Suez, lequel faisait valoir que « la stratégie proposée (par Veolia) engendrerait des disynergies et des pertes d’opportunité en France et à l’international » et que « la complexité du processus retenu conduirait à deux années de perturbations opérationnelles, au moment où, dans le contexte post-Covid, les équipes sont focalisées sur la mise en œuvre de leur plan stratégique ».

Les chevauchements d’activités sont toutefois nombreux en France, un point qui avait fait achopper de précédentes discussions informelles menées sur un rapprochement en 2012 et qui pousse l’État français, détenteur de 23,6% du capital d’Engie, à se montrer « vigilant » sur les conséquences de l’opération, notamment en terme d’emplois. L’opération pourrait bien en effet se traduire par une sorte de boucherie sociale d’après les syndicats qui craignent la suppression de plusieurs milliers d’emplois.

(avec Reuters, AFP et la Tribune)

Stupéfiants: opération de police hebdomadaire dans les quartiers

Stupéfiants: opération de police hebdomadaire dans les quartiers

 

Darmanin  persiste et signe, il veut des opérations spectaculaires et préconise l’intervention de forces policières chaque semaine dans les quartiers. Une réponse sans doute médiatique destinée à ceux  qui accusent le ministre de l’intérieur d’un certain immobilisme par rapport à des paroles très fortes. Mais au-delà, ces opérations peuvent aussi manifester la volonté d’un gouvernement de reconquérir des quartiers complètement pourris par la drogue mais aussi par la violence. Des quartiers hors république ou jusqu’à maintenant très peu de services publics n’osaient s’aventurer.  Gérald Darmanin a demandé mercredi 2 septembre à la police et à la gendarmerie de mener «chaque semaine» dans les quartiers dits difficiles des «opérations proactives» pour lutter contre les trafics de stupéfiants.

Invité de France 2, le ministre de l’Intérieur a annoncé que, la veille, «une dizaine d’opérations proactives» avaient été menées dans plusieurs quartiers, ce qui a conduit à «33 gardes à vue» et à la «saisie de 12 armes et plus de 4 kg de stupéfiants». Dans un communiqué, le ministère de l’Intérieur a précisé que ces opérations avaient été menées «dans une vingtaine de départements».

«Au total, 4 kg de stupéfiants – dont 1,2 kg de cannabis à Lille -» ont été saisis et «33 interpellations ont été réalisées par les forces de l’ordre», a confirmé le ministère. «Chaque semaine, il faut refaire ces opérations», a ajouté Gérald Darmanin, pour qui un «ministre de l’Intérieur n’est pas là pour regarder passer les trains».

Enfin une opération de dépistage dans les Ehpad

Enfin une  opération de dépistage dans les Ehpad

Jusque-là les EHPAD avaient été largement délaissés avec une insuffisance dramatique de matériel, de traitement et de personnel. À tel point que les statistiques de décès n’ont été intégrées dans les chiffres nationaux totaux que récemment. Cette fois les pouvoirs publics entament une opération de dépistage massif qui permettra d’isoler les infectés des autres. Selon le dernier bilan, au moins 2 417 décès ont été enregistrés depuis le début de l’épidémie dans les maisons de retraite médicalisées et autres établissements médico-sociaux. L’épidémie a fait au total 8 911 morts depuis son début en France, dont 833 au cours des dernières 24 heures, a également indiqué le ministre de la Santé Olivier Véran.

 

Macron: opération peinture verte

 

Pour schématiser la politique de Macron depuis son élection : de grands discours, une politique insignifiante  et des résultats presque nuls. Certes, on observera qu’en matière d’émissions de carbone la France s’en tire beaucoup mieux que la plupart des autres pays mais elle doit surtout à la politique nucléaire développée par les prédécesseurs de Macron. Même au regard de la COP  21 ( l’accord de Paris), la France est en retard par rapport à ses propres objectifs. Certes quelques mesures sont prises mais elles sont complètement décalées par rapport à l’enjeu. Ce n’est pas une réglementation par exemple sur les gobelets en plastique qui permettra  de structurer une politique environnementale susceptible d’avoir un impact sur l’environnement et par exemple sur le dérèglement climatique. Un dérèglement climatique qui amplifie et multiplie les catastrophes dites naturelles. Un exemple, la multiplication des tempêtes, des périodes longues de sécheresse au contraire de pluie, la montée des eaux, la fonte des neiges.

 

Macron a choisi la grandiloquence verbale en instituant un comité de défense écologique, sorte de géant aux pieds d’argile sans véritable contenu et sans véritable moyen. De l’enflure sémantique. Ce comité de défense écologique serait  destiné à «prendre des décisions autour du chef de l’État avec les ministres concernés, à éviter que les discussions ne se noient dans des réunions interministérielles, à solenniser les annonces et à regarder par quel bout certains sujets complexes peuvent être abordés», explique-t-on au ministère de la Transition écologique.  Lors du dernier comité

La question des inondations, essentielle, a été abordée. Cause de catastrophes à répétition, elles sont devenues le premier risque naturel en France. Entre le dérèglement climatique, la montée des océans et les débordements des cours d’eau, 17 millions de personnes vivent désormais avec une épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Le gouvernement, qui ne crée pas de nouveau dispositif, veut donner un coup d’accélérateur à ceux qui existent déjà mais se perdent dans les méandres administratifs. C’est le cas des programmes d’actions de prévention des inondations (Papi), qui définissent une politique globale allant de la création d’ouvrages de protection à la limitation de l’urbanisation sur certains territoires. Ceux-là, comme d’autres plans d’action, mettent des années avant d’être appliqués. Cette volonté de simplification va donc dans le bon sens, tout comme la recherche de solutions innovantes.

Autre danger abordé lors de ce Conseil de défense écologique: le recul du trait de côte, qui touche aujourd’hui 20 % de notre façade maritime. «En Vendée ou dans la Somme, le littoral recule de 0,5 à 1,5 mètre par an», a rappelé la ministre de l’Écologie, Élisabeth Borne qui, ce mercredi, a présenté le contenu de ce 4e plan. D’ici à la fin du siècle, près de 50.000 logements pourraient être menacés. Mais ce rappel du péril ne s’accompagne guère de mesures chocs. Le gouvernement insiste une fois de plus sur l’importance du partage de l’information. Propriétaires et futurs acquéreurs doivent connaître le risque auquel ils s’exposent.

Par le biais de ce Conseil, il s’impose 20 mesures qui devront être appliquées dans ses administrations. Ainsi, fini les gobelets en plastique dans les distributeurs. À compter de juillet prochain, les agents publics devront adopter la gourde ou le verre pour se désaltérer.

G7 : énorme opération de communication de Macron

G7 : énorme  opération de communication de  Macron  

 

 

Résumons le message de Macron «  au plan international, c’est moi le meilleur ! » avec l’espérance d’une contagion de son autosatisfaction au domaine intérieur. Avec le temps et dès les jours prochains, les médias prendront le recul nécessaire pour relativiser l’importance du G7 qui aura surtout permis à Macron de se valoriser. Ainsi il aura essayé de compenser par sa posture internationale son manque de crédit au plan national. Le G7 aura surtout été une grosse opération de communication pour Macron. Le président de la république en a profité occuper tous les jours la télévision et les autres médias. Pour le reste, les orientations du G7 constituent de très vagues promesses. Pour compenser l’absence du sujet environnement au cours de ce G7, Macron s’est polarisée sur la situation de l’Amazonie en critiquant à juste titre beaucoup le président brésilien qui par ailleurs a refusé l’aide décidée par le G7. Notons cependant une orientation nouvelle de Macron  vis-à-vis du projet d’accord commercial avec le Brésil (aussi avec l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay).

Négocié depuis 20 ans, le vaste traité de libre-échange entre l’Union européenne et plusieurs pays d’Amérique du Sud (Mercosur) ne sera pas avalisé «en l’état» par la France, a assuré Emmanuel Macron, alors qu’il le jugeait encore «bon» à la fin du mois de juin. «En l’état, je ne signerai pas le Mercosur», a-t-il souligné, en invoquant des inflexions du président brésilien sur l’Accord de Paris sur le climat. Selon Emmanuel Macron, Jair Bolsonaro a, depuis son élection en octobre dernier, «envoyé plusieurs messages disant clairement qu’il sortirait de fait» de l’Accord de Paris. Or, «je veux que l’Accord de Paris soit respecté par tous ceux qui signent», a répété le président. Pour le reste, le traité pose des «conditions inédites» sur le plan des contrôles et de l’écologie, a-t-il garanti, alors que le texte inquiète des éleveurs européens comme des écologistes.

Mais le coup médiatique aura été, la venue du ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif. «Ce n’est pas un coup de poker», a assuré le chef de l’État sur France 2. «C’est je crois, le rôle que la France doit jouer.» Convaincu qu’«on n’a pas tout réglé» sur le sujet, Emmanuel Macron a mis en avant les deux points sur lesquels les membres du G7 sont «d’accord»: «on ne veut pas que les Iraniens puissent avoir la bombe nucléaire, et on ne veut pas qu’il y ait d’escalade pour créer la guerre». Face aux sanctions américaines contre l’Iran et devant le «risque d’embrasement», le président s’est aussi félicité que Donald Trump ait jugé réaliste une rencontre avec le président iranien dans les semaines à venir. «On a baissé la pression», a-t-il résumé. Preuve que le G7 aura surtout servi de moyens de communication et de promotion pour Macron, lors  de son intervention de lundi soir à la télé il a parlé de l’évolution de la réforme des retraites

Dans la perspective de la réforme des retraites prévue pour le début de l’année prochaine, Emmanuel Macron a indiqué sa préférence: un calcul des droits à la retraite lié à la durée de cotisation plutôt qu’à l’âge de départ. Pour «que ce soit juste en termes de cotisations (…), je préfère qu’on trouve un accord sur la durée de cotisation plutôt que sur l’âge, car si vous avez un accord sur la durée, si vous commencez plus tard, vous finissez plus tard, et quand vous commencez plus tôt vous partez plus tôt». «Je veux que cette réforme incarne un changement de méthode», a-t-il poursuivi. Pour le changement de méthode il ne faut sans doute pas s’attendre à grand chose de nouveau par contre ce concept de durée de cotisation au lieu de l’’âge mérite intérêt. Remarquons que ce principe de durée de cotisation existe déjà l ! Ce qui l’avait mis en cause c’était le concept d’âge pivot pour tous

 

Opération  » tous à poil » contre «Opération burkini»

 Opération «  tous  à poil » contre «Opération burkini» 

Les Militants islamistes n’ont pas l’habitude de faire dans la dentelle. Par pure provocation des femmes aux relations islamistes avérées proches des Frères musulmans se sont baignées complètement vêtues d’un burkini dans une piscine à Grenoble. Ces femmes revendiqueraient  le droit de se baigner avec ce maillot de bain couvrant, destiné à des musulmanes et interdit par le règlement des piscines. Elles ont écopé d’une amende de 35 euros. On ne sait pas s’il faut rire ou déplorer ce grossier coup de pub à caractère religieux mais évidemment aussi politique qui vise à contester les normes républicaines. Un groupe sur Facebook a prit le parti d’en rire en n’appelant à une opération tous à poil dans les piscines pour ridiculiser la manipulation grossière et archaïque des islamistes.

 «Ce n’est pas vrai qu’il y a des millions de femmes en France qui souhaitent se baigner en burkini, c’est faux», assure Marlène Schiappa. «C’est le fait d’une très petite minorité qui multiplie des actions coup-de-poing», estime la ministre, convaincue qu’«il y a un message politique derrière (…): “couvrez-vous”», « (visant) à créer une nouvelle norme». Selon elle, «les valeurs de la République, c’est aussi que chaque femme puisse porter un maillot de bain, sans pression d’aucune sorte». Toutefois, «cette crispation du débat ne doit pas mener à des discriminations. »

5G : opération anti-Huawei

5G : opération  anti-Huawei

Officiellement,  la France ne va pas s’opposer à la venue du puissant opérateur chinois. Pourtant en France comme en Europe, les gouvernements s’interrogent sur la place à donner à Huawei dans les futurs réseaux 5G pour deux raisons d’une part parce qu’on craint que les infrastructures, technologiquement à la pointe, soient utilisées à des fins d’espionnage pour le compte de la Chine. D’autre part il y a l’énorme pression des États-Unis qui veut interdire aux Chinois de pénétrer sur les réseaux 5G occidentaux. Les freins mis à la pénétration d’ Huawei passeraient par des obstacles techniques à Huawei   Plus concrètement, le gouvernement songerait à donne plus de pouvoir à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), elle-même sous le contrôle de du secrétariat général de la Défense et de la Sécurité nationale (SGDSN). l’Anssi pourrait porter un droit de regard, non seulement sur la 5G, mais aussi sur des équipements déjà présents en France, comme la 3G et la 4G. De cette façon, les autorités françaises pourraient contrôler l’entreprise chinoise sans pour autant déclarer la guerre frontalement à la Chine, avec qui la France souhaite conserver de bonnes relations. À l’inverse, ce n’est pas le cas des États-Unis, qui ont officiellement demandé à leurs alliés de se méfier de Huawei, c’est-à-dire à l’exclure de leur pays respectif. Plusieurs États ont répondu à cet appel avant la France, à l’exemple du Japon qui a pris la décision d’interdire les équipements de la firme ainsi que ceux de ZTE sur le territoire.

Syrie: frappes ou opération de com. ?

Syrie: frappes ou opération de com. ?

 

Pour résumer l’action e la France : deux sites bombardés et 12 missiles tirés ; une action réussie déclare la ministre des armées.  Les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi par la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni contre l’arsenal chimique syrien, sept jours après une attaque chimique imputée au régime de Bachar al Assad, sont légitimes et ont atteint leur objectif, a déclaré samedi la ministre française des Armées. “Compte tenu des informations dont nous disposons, je peux affirmer que la mission est un succès”, a dit Florence Parly lors d’une conférence de presse après un conseil de défense autour du chef de l’Etat, Emmanuel Macron. “Ses objectifs militaires sont atteints et la capacité de la Syrie à concevoir, produire et stocker des armes chimiques a été considérablement amoindrie”, a-t-elle ajouté. “Désormais le temps est à l’action diplomatique et humanitaire”, a conclu Florence Parly, selon qui le Conseil de sécurité de l’Onu doit maintenant prendre le relais. Quelques heures plus tard, alors que tous les avions français étaient revenus de leur mission, Jean-Yves Le Drian a précisé sur BFM TV que de nouvelles frappes n’étaient pas envisagées à ce stade par l’armée française. Pour la France cela à surtout permis de mettre en scène via la télé la présence de Macron en chef de guerre au conseil de défense. Bref la guerre en télé réalité.

 

Macron : opération séduction des catholiques, des chasseurs et des ruraux

Macron : opération séduction des catholiques, des chasseurs et des ruraux

 

En difficulté dans les sondages, Macron repart en campagne au sens propre et figuré. D’abord en intervenant dans le journal très rural de JP Pernaud jeudi sur TF1. Il  vient de donner une très longue intervention concernant les catholiques et enfin se prépare à annoncer une réduction de 50% des droits du permis de chasse. Ne manquent plus que quelques mesures pour appâter les pécheurs ! Finalement retour à la politique à l’ancienne avec objectif de brosser dans le sens du poil parfois hérissé de certaines catégories qui n’appartiennent pas au monde branché des Start up des grandes métropoles. Macron va intervenir sur TFI mais aussi sur BFM et même Mediapart pas vraiment réputée pour soutenir le chef de l’Etat. Bref ,la grande offensive de reconquête de l’opinion. Pas sûr cependant que cette multiplication de la parole présidentielle, il est vrai après un long silence, serve la cause. En effet en matière de com. Macron en fait en général des tonnes et risque de lasser surtout si la tonalité est toujours aussi professorale voire condescendante. Il aurait peut-être mieux valu une seule intervention  pour ne pas banaliser la parole de la fonction présidentielle. De ce point de vue Macron hésite entre la posture jupitérienne  du monarque républicain et la posture du nouveau prophète d’un macronisme qui reste encore à définir dans sa finalité et surtout dans sa méthode.

 

Notre-Dame-des-Landes- le mensonge : « Une opération urbaine, pas aéroportuaire » (Yves Crozet)

 

Alors que les experts transport (souvent autoproclamés) se succèdent pour expliquer que annulation de NNDL est une grave erreur, le discret directeur d’un des meilleurs laboratoires d’expertise scientifique (LETT à Lyon) rappelait que NDDL n’est pas une opération aéroportuaire mais urbaine.

 

 Construit-on aujourd’hui beaucoup d’aéroports?

Non, c’est rare. Mais à la différence d’une ligne TGV, par exemple, ce type de projet n’a pas besoin de larges subventions publiques. Les privés savent qu’ils rentreront dans leurs frais.

Un aéroport est-il donc toujours rentable?

Oui. Les taxes aéroportuaires paient la sécurité, les tours de contrôle, le ravitaillement des avions, etc. Et les recettes non aéronautiques, celles des duty free et des parkings, sont très lucratives.

La collectivité met quand même la main à la poche…

Mais elle récupérera l’emprise de Nantes-Atlantique, en zone urbaine. En termes de plus-value foncière, c’est une très bonne affaire. Cet équipement est essentiellement une opération urbaine, pas une opération aéroportuaire.

Et que faites-vous de la saturation à venir de Nantes-Atlantique, dont parlent les défenseurs de Notre-Dame-des-Landes?

Avec une seule piste, l’aéroport de Manchester accueille plus de 15 millions de voyageurs par an, Genève ou Nice environ 10 millions… Nantes-Atlantique, qui en comptera bientôt 4, pourrait sans doute, au prix de lourds travaux, doubler sa capacité dans les quinze ans. A mon sens, la question essentielle n’est pas celle de la capacité.

Pourquoi les promoteurs du transfert la mettent-ils alors en avant?

Ils n’ont aucune raison d’être de bonne foi. Sur un tel projet, l’argument technique est plus facile à vendre que l’argument politique. Il est difficile d’expliquer qu’on déplace l’aéroport parce qu’il gêne les projets des élus. Cet enjeu n’en est pas moins valable. Nantes va gagner des habitants : repousser son aéroport dans une zone qui freinera moins son développement n’est pas stupide. C’est une bonne raison d’effectuer le transfert…

Existe-t-il une bonne raison de ne pas l’effectuer ?

L’importance du coût des infrastructures qui entourent l’aéroport, éventuellement. Mais encore une fois, l’ancien aéroport est récupéré… Si la priorité est le développement de Nantes, Notre-Dame-des-Landes n’est qu’un sous-produit, qui doit être globalement financé par le projet principal…

Y compris au détriment de 1 600 hectares de terres agricoles?

C’est anecdotique. Ce qu’il faut comparer, c’est la valeur ajoutée des différentes activités. Si je trouve du pétrole dans mon jardin où je produisais cinq kilos de tomates, le choix sera vite fait.

Existe-t-il une mauvaise raison de ne pas construire cet aéroport?

Oui : celle qui stigmatise le transport aérien. L’avion a une zone de pertinence avec laquelle le TGV ne rivalise pas. Le potentiel de développement est très fort. Les écologistes ont raison de vouloir faire payer au transport aérien des taxes sur le carburant. Mais quand bien même le prix du billet augmenterait de 30 % maximum, cela ne dissuaderait pas grand-monde.

Un nouvel aéroport dynamiserait-il l’Ouest en termes d’emplois?

Pas forcément, les infrastructures de transport n’apportent pas, en général, de surcroît de croissance économique… Les élus ont beau le clamer, on assiste plutôt à un déménagement d’emplois et à des transferts d’activité. C’est très largement un jeu à somme nulle.

De bonnes infrastructures de transport ne favorisent-elles pas la croissance?

Non, sauf marginalement. L’Espagne a un réseau TGV plus étendu que le réseau français, mais le trafic représente un quart du seul trafic entre Paris et Lyon. Et elle ne parvient pas à amortir ses investissements…

 

Notre-Dame-des-Landes: « Une opération urbaine, pas aéroportuaire » (Yves Crozet)

 

Notre-Dame-des-Landes: « Une opération urbaine, pas aéroportuaire » (Yves Crozet)

Pour Yves Crozet, directeur du Laboratoire d’aménagement et économie des transports (un des meilleurs centres de recherche en transport et aménagement) expliquait dans une interview à l’Express  que Notre dames des Landes était essentiellement uen opération d’urbanisme.

Construit-on aujourd’hui beaucoup d’aéroports?

Non, c’est rare. Mais à la différence d’une ligne TGV, par exemple, ce type de projet n’a pas besoin de larges subventions publiques. Les privés savent qu’ils rentreront dans leurs frais.

Un aéroport est-il donc toujours rentable?

Oui. Les taxes aéroportuaires paient la sécurité, les tours de contrôle, le ravitaillement des avions, etc. Et les recettes non aéronautiques, celles des duty free et des parkings, sont  très lucratives.

La collectivité met quand même la main à la poche…

Mais elle récupérera l’emprise de Nantes-Atlantique, en zone urbaine. En termes de plus-value foncière, c’est une très bonne affaire. Cet équipement est essentiellement une opération urbaine, pas une opération aéroportuaire.

Et que faites-vous de la saturation à venir de Nantes-Atlantique, dont parlent les défenseurs de Notre-Dame-des-Landes?

Avec une seule piste, l’aéroport de Manchester accueille plus de 15 millions de voyageurs par an, Genève ou Nice environ 10 millions… Nantes-Atlantique, qui en comptera bientôt 4, pourrait sans doute, au prix de lourds travaux, doubler sa capacité dans les quinze ans. A mon sens, la question essentielle n’est pas celle de la capacité.

Pourquoi les promoteurs du transfert la mettent-ils alors en avant?

Ils n’ont aucune raison d’être de bonne foi. Sur un tel projet, l’argument technique est plus facile à vendre que l’argument politique. Il est difficile d’expliquer qu’on déplace l’aéroport parce qu’il gêne les projets des élus. Cet enjeu n’en est pas moins pour certains de s valable. Nantes va gagner des habitants : repousser son aéroport dans une zone qui freinera moins son développement n’est pas stupide. C’est une bonne raison d’effectuer le transfert…

Existe-t-il une bonne raison de ne pas l’effectuer ?

L’importance du coût des infrastructures qui entourent l’aéroport, éventuellement. Mais encore une fois, l’ancien aéroport est récupéré… Si la priorité est le développement de Nantes, Notre-Dame-des-Landes n’est qu’un sous-produit, qui doit être globalement financé par le projet principal…

Y compris au détriment de 1 600 hectares de terres agricoles?

C’est anecdotique. Ce qu’il faut comparer, c’est la valeur ajoutée des différentes activités. Si je trouve du pétrole dans mon jardin où je produisais cinq kilos de tomates, le choix sera vite fait.

Existe-t-il une mauvaise raison de ne pas construire cet aéroport?

Oui : celle qui stigmatise le transport aérien. L’avion a une zone de pertinence avec laquelle le TGV ne rivalise pas. Le potentiel de développement est très fort. Les écologistes ont raison de vouloir faire payer au transport aérien des taxes sur le carburant. Mais quand bien même le prix du billet augmenterait de 30 % maximum, cela ne dissuaderait pas grand-monde.

Un nouvel aéroport dynamiserait-il l’Ouest en termes d’emplois?

Pas forcément, les infrastructures de transport n’apportent pas, en général, de surcroît de croissance économique… Les élus ont beau le clamer, on assiste plutôt à un déménagement d’emplois et à des transferts d’activité. C’est très largement un jeu à somme nulle.

De bonnes infrastructures de transport ne favorisent-elles pas la croissance?

Non, sauf marginalement. L’Espagne a un réseau TGV plus étendu que le réseau français, mais le trafic représente un quart du seul trafic entre Paris et Lyon. Et elle ne parvient pas à amortir ses investissements…

 

Notre-Dame-des-Landes: « Une opération urbaine, pas aéroportuaire »(Yves Crozet)

Notre-Dame-des-Landes: « Une opération urbaine, pas aéroportuaire »(Yves Crozet)

Pour Yves Crozet, directeur du Laboratoire d’aménagement et économie des transports (un des meilleurs centres de recherche en transport et aménagement) expliquait dans une interview à l’Express  que Notre dames des Landes était essentiellement uen opération d’urbanisme.

Construit-on aujourd’hui beaucoup d’aéroports?

Non, c’est rare. Mais à la différence d’une ligne TGV, par exemple, ce type de projet n’a pas besoin de larges subventions publiques. Les privés savent qu’ils rentreront dans leurs frais.

Un aéroport est-il donc toujours rentable?

Oui. Les taxes aéroportuaires paient la sécurité, les tours de contrôle, le ravitaillement des avions, etc. Et les recettes non aéronautiques, celles des duty free et des parkings, sont très lucratives.

La collectivité met quand même la main à la poche…

Mais elle récupérera l’emprise de Nantes-Atlantique, en zone urbaine. En termes de plus-value foncière, c’est une très bonne affaire. Cet équipement est essentiellement une opération urbaine, pas une opération aéroportuaire.

Et que faites-vous de la saturation à venir de Nantes-Atlantique, dont parlent les défenseurs de Notre-Dame-des-Landes?

Avec une seule piste, l’aéroport de Manchester accueille plus de 15 millions de voyageurs par an, Genève ou Nice environ 10 millions… Nantes-Atlantique, qui en comptera bientôt 4, pourrait sans doute, au prix de lourds travaux, doubler sa capacité dans les quinze ans. A mon sens, la question essentielle n’est pas celle de la capacité.

Pourquoi les promoteurs du transfert la mettent-ils alors en avant?

Ils n’ont aucune raison d’être de bonne foi. Sur un tel projet, l’argument technique est plus facile à vendre que l’argument politique. Il est difficile d’expliquer qu’on déplace l’aéroport parce qu’il gêne les projets des élus. Cet enjeu n’en est pas moins valable. Nantes va gagner des habitants : repousser son aéroport dans une zone qui freinera moins son développement n’est pas stupide. C’est une bonne raison d’effectuer le transfert…

Existe-t-il une bonne raison de ne pas l’effectuer ?

L’importance du coût des infrastructures qui entourent l’aéroport, éventuellement. Mais encore une fois, l’ancien aéroport est récupéré… Si la priorité est le développement de Nantes, Notre-Dame-des-Landes n’est qu’un sous-produit, qui doit être globalement financé par le projet principal…

Y compris au détriment de 1 600 hectares de terres agricoles?

C’est anecdotique. Ce qu’il faut comparer, c’est la valeur ajoutée des différentes activités. Si je trouve du pétrole dans mon jardin où je produisais cinq kilos de tomates, le choix sera vite fait.

Existe-t-il une mauvaise raison de ne pas construire cet aéroport?

Oui : celle qui stigmatise le transport aérien. L’avion a une zone de pertinence avec laquelle le TGV ne rivalise pas. Le potentiel de développement est très fort. Les écologistes ont raison de vouloir faire payer au transport aérien des taxes sur le carburant. Mais quand bien même le prix du billet augmenterait de 30 % maximum, cela ne dissuaderait pas grand-monde.

Un nouvel aéroport dynamiserait-il l’Ouest en termes d’emplois?

Pas forcément, les infrastructures de transport n’apportent pas, en général, de surcroît de croissance économique… Les élus ont beau le clamer, on assiste plutôt à un déménagement d’emplois et à des transferts d’activité. C’est très largement un jeu à somme nulle.

De bonnes infrastructures de transport ne favorisent-elles pas la croissance?

Non, sauf marginalement. L’Espagne a un réseau TGV plus étendu que le réseau français, mais le trafic représente un quart du seul trafic entre Paris et Lyon. Et elle ne parvient pas à amortir ses investissements…

 

« One Planet Summit » : opération climat ou com ?

« One Planet Summit » : opération climat ou com ?

C’est la question légitime qu’on peut ce poser avec ce sommet sur le climat qui s’est  déroulé en dehors du  cadre des négociations onusiennes dont le dernier round – la COP23 – s’est déroulé à Bonn en novembre. Certes ces réunions ne sont pas utiles mais elles sont loin d’être à la hauteur des enjeux d’autant que la COP 21 elle-même paraissait malheureusement assez illusoire dans ses objectifs. L’ambition de contrôler la température à 2° constitue déjà une perspective très difficile à atteindre ; quand à la perspective des 1,5°, c’est tout à fait utopique car cela supposerait d’abandonner très rapidement toutes les énergies fossiles. On observera surtout que le document final est marqué par grand volontarisme mais reste très théorique dans la mesure où les moyens n’ont pas été clairement définis. L’accord de Pais n’est nullement juridiquement contraignant puisqu’il ne prévoit aucune disposition prévoyant de façon précise les modalités de contrôle ; en outre et surtout aucun dispositif juridique de sanction n’est prévu. Pour résumer la communauté internationale prend conscience de l’enjeu du réchauffement climatique provoqué par les émissions polluantes mais chaque pays se fera ce qu’il voudra ou pourra. Cet accord  fixe pour objectif de contenir l’augmentation de la température moyenne de la planète « bien en deçà de 2°C et de s’efforcer de limiter cette augmentation à 1,5°C. » L’accord prévoit que les 100 milliards de dollars par an d’aide aux pays en développement promis en 2009 par les pays développés pour 2020, année d’entrée en vigueur de l’accord, devront être un « plancher » pour l’après-2020. « Un nouvel objectif chiffré devra être défini au plus tard d’ici 2025. Mais finalement l’accord se révèle très flou sur les questions financières.  À travers ce type de sommet,  Macron soigne son image de marque et l’avoue : « Il s’agit, pour la France, de prendre le leadership sur le terrain climatique après le retrait américain. Ce sommet était donc là pour le montrer. C’est en effet un certain tour de force diplomatique d’avoir fait venir à Paris autant de chefs d’Etat et de gouvernement pour un cadre « informel » » En discours de clôture du sommet, Emmanuel Macron a annoncé la création d’une « coalition des acteurs », le « One Planet Coalition », appelée à se réunir plus régulièrement pour « des chantiers de travail ». Reste à savoir ce qu’il en restera de concret, au-delà du symbole. « Le One Planet n’est pas un sommet où on va négocier une déclaration, mais un sommet où il y a les gouvernements, la société civile, les fonds souverains, les assurances, les banques, les entreprises, les ONG, les scientifiques… C’est-à-dire tous les acteurs de cette transformation », a assuré Emmanuel Macron à la tribune mardi. . Mais le « One Planet Summit » est aussi l’arbre qui cache la forêt, le sujet central restant le financement de la lutte contre le changement climatique, avec cette question, qui demeure : comment compenser le retrait américain? Ainsi en va-t-il du Fond vert pour le climat, censé transférer 100 milliards de dollars des pays les plus avancés aux plus vulnérables. Sur ce sujet évidemment aucune décision ne peut être prise en dehors de l’ONU.

Balkany : un mariage arrangé pour réaliser une opération immobilière

Balkany : un mariage arrangé pour réaliser une opération immobilière

Et encore une nouvelle affaire pour les Balkany qui aurait arrangé un mariage pour permettre a réalisation d’uen opération immobilière. Du coup les enfants du marié porte plainte d’autant que le marié a rapidement quitté son épouse après la vente un peu forcée de sa maison.  Patrick Balkany fait l’objet depuis octobre d’une mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale mais il apparaît avec son épouse ce mardi dans une toute nouvelle affaire. Le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire pour abus de faiblesse, révèle franceinfo. En cause, un mariage célébré en juin 2014 à la mairie de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) par le député- maire (LR), Patrick Balkany.  La cérémonie se déroule en très petit comité. Les futurs époux sont sexagénaires et militants pro-Balkany; ils se sont rencontrés lors de la campagne des municipales, en 2014. La mariée est une ancienne standardiste de la mairie de Levallois-Perret. Patrick Balkany célèbre l’union devant trois témoins : sa femme et adjointe Isabelle, un élu, et le mari d’une conseillère municipale. Selon franceinfo, ce mariage n’a pas été publié au bulletin municipal. La mariée ne connaîtrait pas la famille de son époux.  Ce sont les deux filles du marié, mises au courant a posteriori du mariage, qui ont déposé plainte. Elles soupçonnent leur père d’avoir été abusé par sa nouvelle épouse. Car quelque temps après son mariage, il a vendu sa maison de Levallois à un conseiller municipal de la ville travaillant pour un homme d’affaires originaire de Dubaï. Selon France Info, le sexagénaire refusait jusqu’alors de vendre son logement, dernière parcelle à acquérir pour mener à bien le projet. Puis le marié est parti vivre en Normandie. Mais le couple a divorcé dans les mois qui ont suivi.   Tous les protagonistes du dossier ont déjà été entendus par les policiers en charge de l’enquête. Et contestent un quelconque mariage arrangé.

 

Démantèlement de Calais : une opération politique

Démantèlement de Calais : une opération politique

 

 

Un démantèlement à caractère très politique dans la mesure où on va imposer un déplacement des migrants mais sans savoir quoi en faire. Première question posée le nombre de migrants ; il y a une différence de 2 à 3000 migrants entre les comptages officiels et ceux des l associations. Conclusion 2deux à 3000 migrants pourraient rester sur place car il n’est pas prévu de mettre en place les moyens pour les répartir dans les centres d’accueil. Cela plus ceux qui refuseront de partir seront interpellés par la police au terme de l’opération d’évacuation des camps de Calais. Ceux qui seront arrêtés devraient aller en centre de rétention administrative. Pour aller où ? Personne ne le sait. La grande question est de savoir ce qu’on fera de la majorité des les évacués orientés vers les centres d’accueil et d’orientation répartie dans toute la France, c’est-à-dire dans les 300 centres.  Les statistiques sur les 6.000 migrants ayant déjà transité en CAO sont parlantes : un tiers s’y trouve encore, un tiers a été orienté vers un centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada) ou une autre structure, un tiers a  disparu. Le problème est sans solution car on ne peut renvoyer les réfugiés et il est difficile de distinguer les vrais réfugiés des autres. Tous les réfugiés de Calais n’ont qu’un objectif se rendre en Angleterre. Or l’Angleterre n’en veut pas sauf au compte-gouttes pour quelques mineurs. 1000 mineurs isolés devraient dont demeurer en France et seront dirigés vers des centres administratifs et d’orientations particulières. À noter que nombre de centres d’accueil et d’orientation présente un caractère temporaire et qu’ils ne sont pas faits pour accueillir des migrants de manière pérenne. Autant dire que ces migrants à terme seront amenés pour une partie à disparaître dans la nature. Dernier point les conditions de l’évacuation qui risque de susciter des violences en raison des réticences des migrants à partir de Calais et aussi de l’action des no- Borders. Bref pour résumer une opération qui déplace géographiquement le problème mais sans le régler puisque la solution est un Angleterre et que la France essaye seule  régler le problème.

Plan urgence emploi de Hollande : une opération politique

Plan urgence emploi de  Hollande : une opération politique

 

 

L’annonce du plan d’urgence concernant l’emploi obéit évidemment à des préoccupations essentiellement politiciennes. L’enjeu est de faire remonter la cote de popularité de Hollande plombée à 25 % (comme celle de Sarkozy) tandis que celle de Juppé obtient 57 % et Macron 53 %. Ce qui est en jeu c’est l’emploi ….. mais l’emploi de Hollande. Bien entendu on ne peut pas être opposé à une action de formation et à des incitations à l’embauche. On peut même s’étonner que l’énorme manne de la formation permanente n’ait  pas été utilisée de façon prioritaire pour ceux  qui sont en recherche d’emploi et qui manquent  de qualification. Une manne de 32 milliards par an  que se sont appropriés les superstructures de formation et les partenaires sociaux. Le manque de transparence quant à l’utilisation de cet énorme somme a d’ailleurs été souligné en vain à plusieurs reprises par la Cour des Comptes. De ce point de vue l’enveloppe financière annoncée par l’État pour former 500 000 chômeurs supplémentaires apparaît particulièrement dérisoire à moins de réduire cette formation à quelques jours et à quelques semaines mais pour quelle qualification ? Il faudrait sans doute autour de 10 milliards et non pas 1 milliard pour assurer des formations réellement qualifiantes. Chacun a compris qu’il s’agissait de à tordre les chiffres de pôle emploi puisque d’après la nouvelle méthodologie statistique de cet organisme les chômeurs en formation passent de la catégorie A la catégorie D ;  en clair on les fait disparaître du principal indicateur du chômage. Pourquoi ? Parce que la crédibilité de la candidature de Hollande pour 2017 repose essentiellement sur la fameuse inversion de la courbe du chômage. Une courbe qui ne s’est pas inversée en 2015. On comptera 70 à 80 000 chômeurs en plus en 2015. Pour l’année 2016 selon les prévisions mêmes de l’Unedic et en fonction d’un taux de croissance de l’ordre de 1,5 %, le nombre de chômeurs pourrait diminuer d’environ 50 000. On est donc loin d’une réelle inversion puisque durant le mandat de Hollande on aura compté 600 à 700 000 chômeurs en plus (autant  durant le quinquennat de Sarkozy). Le chômage a atteint un record avec 3,6 millions de demandeurs sans activité. En huit ans, 1,6 million de chômeurs supplémentaires se sont inscrits à Pôle emploi, dont 650 000 depuis l’élection de François Hollande en 2012. Si Hollande ne peut pas compter sur une inversion globale, il espère avec son opération formation des chômeurs un brusque changement de tendance. En additionnant 500 000 chômeurs en formation plus 100 000 en apprentissage, des incitations à l’embauche et  l’élargissement du service civil le tour de magie serait réussie. Certes les chiffres annoncés ne seront pas atteints mais ils permettront sans doute de constater pendant quelque temps la fameuse inversion qui doit légitimer la candidature de hollande pour 2017.

Valls à Marseille : opération arrosage électoral…..non, métropolisation

Valls à Marseille : opération arrosage électoral…..non métropolisation

Un petit supplément pour les dotations de Marseille et ses environs dans le cadre di contrat de plan de 1.6 milliards. Valls distribue les subventions d’une région taraudée par la montée de la droite et de l’extrême droite . En fait on fera uen grande métropole avec Marseille, Aix d’autres communes, la deuxième ville de France. C’est la mode de la métropolisation ! Pourquoi pas aussi une seule ville pour toute la région PACA ? On ne parvient déjà pas à gérer Marseille ( sur le plan économique ou sur le plan sécuritaire) mais on agrandit encore. Pourquoi ? Pour avoir davantage de subventions, d’électeurs donc encore de subventions. Et finalement pour aboutir à des villes ingérables dans tous les domaines !  Le Premier ministre Manuel Valls a donc  réaffirmé vendredi l’engagement du gouvernement en faveur de la métropole Aix-Marseille-Provence et de la deuxième ville de France où, selon lui, « plus qu’ailleurs, l’Etat doit incarner l’action ». Entouré de neuf ministres, il a présidé en préfecture un comité interministériel pour la future métropole, qui doit voir le jour le 1er janvier 2016 sur un territoire englobant 92 communes et 1,8 million d’habitants. « C’est une première, mais pas un premier pas. Il s’inscrit dans un engagement voulu en 2012 par Jean-Marc Ayrault. » Son prédécesseur à Matignon s’était à l’époque engagé à aider au développement de l’agglomération marseillaise en ciblant la sécurité et la métropole. L’Etat contribue aux investissements de la région grâce au contrat de plan Etat-région à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Manuel Valls a souligné que ce contrat financé à parts égales par les deux parties permettrait notamment le financement d’un plan campus à hauteur de 120 millions d’euros, l’engagement de 290 millions d’ici 2020 dans des projets ferrés et routiers à Marseille et de 300 millions d’euros dans le développement économique du grand port maritime de Marseille. « Quand le catalogue est bon pour la ville, je prends », a dit la sénatrice socialiste Samia Ghali, maire de l’un des huit secteurs de la ville. Le Premier ministre a confirmé un « surcroît de dotation de 50 millions par an » pour accompagner les investissements de la future métropole, une « somme ridicule et inadaptée au regard du territoire » selon Nicolas Isnard, le président de l’une des six intercommunalités qui doit être englobée dans la future entité.

 

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