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Iran- Abolition de la police des mœurs : Trop tard pour arrêter la colère

Iran- Abolition de la police des mœurs : Trop tard pour arrêter la colère

Après près de trois mois de contestation, l’Iran a annoncé l’abolition de la police des mœurs à l’origine de l’arrestation suivie de la mort de la jeune Mahsa Amini, l’accusant de ne pas respecter le code vestimentaire strict en République islamique, qui impose aux femmes le port du voile en public. « La police des mœurs (…) a été abolie par ceux qui l’ont créée », a indiqué samedi 3 décembre le procureur général Mohammad Jafar Montazeri, cité par l’agence de presse Isna dimanche. « Ce sont des gages que le régime tente de donner afin de calmer la colère populaire », estime dimanche sur franceinfo Azadeh Kian, sociologue spécialiste de l’Iran et directrice du département de sciences sociales et du Centre d’enseignement, de documentation et de recherche pour les études féministes (Cedref) à l’Université de Paris. Mais ce « geste » envers les manifestants arrive « trop tard », selon la sociologue.

Est-ce que cette annonce du procureur général iranien vous semble être un tournant dans la contestation ?
Azadeh Kian : Les discussions sur l’abolition de la police des mœurs ne datent pas d’aujourd’hui et c’était discuté depuis de nombreuses semaines. La police des mœurs dépend du ministère de l’Intérieur et donc, depuis plusieurs semaines, les policiers étaient là à regarder les femmes sans voile ou « mal voilées » qui passaient devant eux, sans intervenir. Ce sont des gages que le régime tente de donner aux manifestants et manifestantes afin de calmer la colère populaire. Mais d’une part, je pense que c’est déjà trop tard et d’autre part, n’oublions pas que le judiciaire qui a arrêté 18 000 manifestants est en train de donner des peines de mort. Plusieurs manifestants sont en effet condamnés à la peine capitale. Hier, quatre personnes ont été exécutées. Donc il n’y a pas de changement réel dans la politique du régime.

Vous dites que ce « geste » du pouvoir iranien a été fait dans l’espoir d’éteindre la contestation ?
Tout à fait, parce que, de toute façon, ils sont devant le fait accompli. Ne pas porter le voile pour les femmes, et notamment les jeunes femmes est un acquis. On sait que dans les grandes villes et dans certains quartiers de ces grandes villes, les femmes sortent désormais sans voile. Mais les revendications des contestataires vont bien au-delà du port du voile. Aujourd’hui, on constate que des pans entiers de catégories sociales, depuis les étudiants jusqu’aux camionneurs, en passant par les ouvriers et les commerçants de bazar, se sont joints à ce mouvement.

Est-ce que c’est le premier recul d’un pouvoir qui, d’après vous, est voué à reculer encore ?
C’est un aveu de faiblesse de ce régime qui se sait très impopulaire mais en même temps incapable de répondre positivement aux revendications de la rue. Le régime tente par tous les moyens de donner des gages. Sauf que je pense que c’est absolument trop tard. C’est une société qui est très moderne, qui est très laïcisée et les revendications des contestataires ne peuvent absolument pas être satisfaites par ce régime islamique et ses ultra-conservateurs au pouvoir.

Peut-on imaginer l’abolition de la loi de 1983 sur le port du voile obligatoire ?
Pour l’instant, ils n’ont pas aboli la loi qui oblige les femmes à se voiler. Mais dans cette loi, la peine prévue est soit l’emprisonnement, soit une amende. Et c’est possible qu’il ne renforce pas la peine d’emprisonnement et qu’ils optent plutôt pour les amendes prévues dans cette loi. Mais ils sont dans l’impasse, c’est-à-dire que le port obligatoire du voile fait partie de l’idéologie politique de ce régime. Dès le départ, le voile a été rendu obligatoire. Si l’on l’enlève, c’est comme si le régime se tirait une balle dans les pieds. Et d’un autre côté, ils savent pertinemment que les Iraniennes ne vont pas continuer à respecter le voile et qu’ils ne peuvent pas continuer à les réprimer. Ils sont dans une impasse grâce à la résistance des femmes iraniennes. Et donc on va voir dans les semaines à venir quelles sont les solutions prévues par ce régime à propos du port du voile obligatoire.

«Arrêter d’emmerder les agriculteurs !

«Arrêter d’emmerder les agriculteurs !

 

C’est le titre d’une tribune de 44 sénateurs de droiteQui attire l’attention sur le véritable labyrinthe administratif et juridique qui étouffe la liberté des agriculteurs. Un cri qu’on peut entendre tellement les procédures administratives et les contrôles se complexifient. Reste qu’on ne pourra faire l’économie sur le long terme d’une transition écologique rendant possible une agriculture au contenu partagé par tous.

tribune:

Les élus appellent le président de la République et son nouveau ministre de l’Agriculture, Marc Fesneau, à protéger les agriculteurs face à la multiplication de procédures à leur encontre, et estiment qu’une réponse politique, juridique et pratique s’impose afin de rassurer la profession

Fabien Le Coidic, 46 ans, agriculteur à Adainville dans les Yvelines, a vu son projet d’installation d’un élevage paralysé pendant plus de deux ans par plusieurs voisins qui prétendaient qu’il occasionnerait des « nuisances olfactives, sonores et visuelles accentuées par l’humidité de l’air et la rose des vents », mais dont le tribunal administratif de Versailles a heureusement rejeté les recours le 7 janvier.

Etienne Fourmont, 38 ans, éleveur de vaches laitières en Viré-en-Champagne dans la Sarthe, a dû affronter ses agresseurs le 28 février dernier devant le tribunal correctionnel du Mans, soit neuf militants de la cause animale, jugés pour une dizaine de faits de diffamation et dégradations de biens, notamment sur plusieurs bâtiments dont l’agriculteur est le propriétaire.

Vincent Verschuere, 33 ans, éleveur de vaches laitières à Saint-Aubin-en-Bray dans l’Oise, quant à lui, fait l’objet de recours de la part de voisins depuis douze ans, et a été condamné le 7 mars par la cour d’appel d’Amiens à verser plus de 110 000 euros de dommages et intérêts pour de prétendues nuisances sonores et olfactives liées à l’exercice de son exploitation agricole.

Minorité. Fabien, Etienne et Vincent sont les visages de notre agriculture qui ont profondément marqué le début de l’année 2022. Leurs points communs ? Il sont tout d’abord le reflet de nos jeunes paysans dans un contexte où le nombre d’exploitations agricoles ne cesse de se réduire comme une peau de chagrin. Alors que la France comptait 1 600 000 exploitations agricoles en 1970, ce chiffre n’a cessé de diminuer au fil des années, et a été divisé par quatre en cinquante ans,pour atteindre un peu moins de 400 000 en 2020.

Ensuite, ils sont tous attaqués par une minorité de personnes qui estime avoir le droit de réglementer l’exercice de leurs activités agricoles. A cet égard, les atteintes à l’encontre des agriculteurs sont en hausse, selon les chiffres publiés par le ministre de l’Intérieur : au 1er novembre 2019, près de 15 000 faits étaient déjà enregistrés pour l’année 2019, soit deux toutes les heures. Ils se battront, enfin, jusqu’au bout pour le maintien d’une agriculture de proximité appelée de leurs vœux par les Français. Or le déploiement d’une agriculture de proximité est un préalable nécessaire pour renforcer notre souveraineté alimentaire, sans laquelle nous continuerons à subir de plein fouet toutes les crises.

Nos trois agriculteurs ne sont, hélas, pas les seuls à se retrouver devant les prétoires et une lecture assidue de la presse régionale suffit pour s’en convaincre. Dans ce contexte, une triple réponse politique, juridique et pratique s’impose. La réaction politique, tout d’abord, doit être à la hauteur de l’enjeu pour toute la profession. La question de reconnaître la ruralité comme grande cause nationale, comme déjà proposé le 5 octobre 2018 par les sénateurs, doit se poser une nouvelle fois. Parce que les agriculteurs sont un maillon essentiel de l’aménagement de notre territoire, parce que la ruralité compte 20 % de notre population sur 80 % de notre territoire, cette proposition de loi doit être votée. La ruralité est une chance pour la France. C’est ainsi qu’elle doit être traitée et non comme un fardeau.

Une réponse juridique est tout aussi importante. A cet égard, la loi du 29 janvier 2021 visant à définir et protéger le patrimoine sensoriel des campagnes françaises, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et le Sénat, constitue un premier pas. Elle part du constat que les maires de communes rurales sont confrontés à de nombreux conflits de voisinage entre agriculteurs et riverains, du fait des sons et odeurs inhérents à la campagne et à l’exercice d’activités agricoles.

. Cette loi offre d’ailleurs aux régions la faculté de mettre en place un inventaire répertoriant les sons et odeurs caractéristiques de « l’identité culturelle » de chaque territoire, et dont la rédaction permettra de cartographier et protéger en amont nos agriculteurs de potentiels litiges. Encore faut-il que les régions, aidées par l’Etat, disposent des financements et des équipes qualifiées pour réaliser ce travail titanesque. « L’inventaire servira de première base pour un dialogue constructif entre élus locaux et administrés, qu’il s’agisse d’habitants de longue date, de nouveaux arrivants ou de personnes de passage », comme le rappelle maître Timothée Dufour, avocat de nombreux agriculteurs.

Une réponse pratique, enfin, en multipliant les échanges entre ruraux et urbains. Les journées portes ouvertes, pour expliquer aux nouveaux arrivants ce que sont une exploitation agricole et ses contraintes, et les chartes de bon voisinage sont autant d’instruments au service du règlement à l’amiable de litiges qui peuvent survenir à tout moment.

Aujourd’hui, la multiplication de recours à l’encontre des agriculteurs témoignent de la volonté d’une poignée d’intolérants d’aseptiser la campagne et de la mettre sous Cellophane. C’est inadmissible ! Nous, sénateurs, sommes engagés depuis longtemps pour rassurer et conforter nos agriculteurs dans l’exercice de leurs activités. Après cinq années d’inertie et de la laxisme face aux agressions subies par nos agriculteurs, nous attendons du président de la République et de son nouveau ministre de l’Agriculture le même engagement, non au travers de belles paroles mais par des actes.

Être agriculteur est un métier difficile mais peut-être aussi l’un des plus beaux et des plus essentiels à la vie humaine puisqu’il touche à notre alimentation, donc aussi à notre santé. Nous nourrir est leur métier, les protéger est notre devoir !

Christine Bonfanti-Dossat est sénatrice du Lot-et-Garonne, Laurent Duplomb sénateur de Haute-Loire.
Cette tribune est également signée par les sénateurs Henri Leroy, Valérie Boyer, Gilbert Bouchet, Claudine Thomas, Jean-Pierre Vogel, Laurence Muller-Bronn, Olivier Paccaud, Sylviane Noel, Jérôme Bascher, Christian Klinger, Toine Bourrat, Martine Berthet, Joëlle Garriaud-Maylam, Viviane Malet, Laurent Burgoa, Etienne Blanc, Daniel Laurent, Sylvie Goy-Chavent, Pascale Gruny, Bruno Retailleau, Brigitte Micouleau, Pierre Cuypers, Anne Chain-Larché, Marta de Cidrac, Kristina Pluchet, Béatrice Gosselin, Alain Houpert, Brigitte Lherbier, Alexandra Borchio-Fontimp, Sébastien Meurant, Alain Joyandet, Bernard Fournier, Jean-Claude Anglars, Antoine Lefèvre, Gilbert Favreau, Laurence Garnier, Christophe-André Frassa, Fabien Genet, Alain Chatillon, Yves Bouloux, Florence Lassarade et Bruno Belin.

 

Arrêter de bricoler la Constitution à chaque instant

 

Arrêter de bricoler la Constitution à chaque instant

Sanctuariser la jurisprudence du cliquet éviterait de modifier périodiquement la Constitution pour garantir les progrès dans la reconnaissance de nouveaux droits et l’extension des libertés, explique, dans une tribune au « Monde », Alain Simon, contrôleur général économique et financier honoraire.

 

Il est clair que la France est surtout un pays de paperasses soit pour masquer son inaction, soit pour compliquer la vie du pays (les deux n’étant pas inconciliables) . Ainsi à chaque grand problème sociétal , on se propose de modifier encore et encore la constitution par exemple pour des motifs environnementaux ou récemment pour conforter le droit à l’avortement. C’est un peu le même phénomène concernant tous  les problèmes politiques qui se posent. On préfère par exemple voter une nouvelle loi sans examiner l’efficacité de la précédente et les moyens de la rendre plus opérationnelle.  il y aurait aujourd’hui près de 400.000 normes, 11.500 lois avec leurs 320.000 articles auxquels il convient d’ajouter 130.000 décrets !  NDLR 

L’avertissement venant des Etats-Unis est clair. Les menaces sont sérieuses en France sur l’avortement, bien sûr, mais aussi sur le mariage pour tous, qui a mobilisé la droite catholique pendant de nombreux mois. Et plus tard, quand elle sera votée, sur la loi concernant la fin de vie, tant réclamée pendant la dernière campagne présidentielle et législative.

L’idée de sanctuariser les progrès dans la reconnaissance de nouveaux droits et l’extension des libertés est généreuse. Mais modifier la Constitution reste un acte fort, et ce texte fondamental ne mérite pas de retouches ponctuelles, votées dans la précipitation ou la confusion.

 

La convergence de voix accordées sur le sujet depuis quelques jours ne peut pas être abstraite du nouveau contexte politique issu des élections législatives, où un gouvernement sans majorité absolue trouverait là une opportunité à afficher un consensus inespéré entre groupes politiques représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Les systèmes juridiques français et américains sont différents

Pourtant nombreux sont ceux qui ont critiqué, dans un passé récent, les nouvelles habitudes politiques aboutissant à légiférer après chaque fait divers, et regretté le discrédit tombé sur nos lois bavardes, complexes et souvent inappliquées. Certains y voyaient même la source du discrédit du politique et la source du populisme démagogique ou de l’abstention massive aux élections.

Arrêter les tueries entre jeunes

Arrêter les tueries entre jeunes

Une tribune signée par 176 élus de tous bords à l’initiative du président du conseil départemental François Durovray dénonce dans « Le Monde » la sous-dotation en effectifs des services publics de l’Etat. En 2020, un quart des rixes recensées en France a eu lieu dans ce département.

 

La violence juvénile se transporte du virtuel à la réalité. Une violence banalisée largement soutenue par des médias se gave de rendre compte de tueries quotidiennes entre bandes de jeunes ou même d’individus souvent pour de la drogue souvent pour rien. Bref une sorte de sauvagerie du Moyen Âge et de pratiques importées de pays arriéréa et plus ou moins totalitaires. NDLR

 

Mercredi 20 avril, deux jeunes âgés de 16 et 20 ans ont été violemment agressés dans l’Essonne, l’un à l’arme blanche à Longjumeau, l’autre percuté par une voiture à Draveil. Une nouvelle agression est survenue le lendemain dans un collège à Mennecy. Et une rixe a encore fait des blessés le surlendemain à Sainte-Geneviève-des-Bois et Brétigny. Ces événements surviennent plus d’un an après la mort tragique dans notre département de deux enfants de 14 ans poignardés à Boussy-Saint-Antoine et à Saint-Chéron et d’un jeune Saint-Michellois de 19 ans tabassé à mort.

La violence juvénile est devenue un phénomène global. Elle touche sans distinction villes, campagnes, quartiers populaires, zones rurales, espaces publics ou établissements scolaires.

La mort est toujours une tragédie, mais elle est insupportable lorsque les victimes sont si jeunes, frappées pour des raisons obscures et souvent futiles. Ces drames bouleversent les familles, les amis, les quartiers, et toute la communauté qui reste abasourdie et choquée par cette violence que rien ne saurait justifier. La violence ne peut pas être une réponse aux difficultés que rencontrent les jeunes. Nous connaissons leurs soucis du quotidien et, dans nos fonctions d’élus, nous œuvrons pour leur donner les moyens de grandir et de s’épanouir en toute sérénité. Ainsi, dans l’Essonne, de nombreux dispositifs sont mis en place, qu’il s’agisse de la protection de l’enfance, des services jeunesse, des missions locales, de la prévention spécialisée, des polices municipales et des centaines d’associations qui travaillent pour les aider à se construire un avenir. Face aux violences, nous devons continuer à réinventer nos politiques locales, comme nous le faisons avec l’expérimentation de la médiation scolaire.

L’Essonne et ses habitants le méritent. C’est un département dynamique qui offre des possibilités de réussites individuelles et collectives. Innovant et souvent à l’avant-garde, il concentre près de 20 % de la recherche française et contribue à dessiner l’avenir de la France. Nous sommes fiers de ce territoire, de ses habitants et de sa diversité. C’est une chance et une responsabilité à la fois.

Arrêter Poutine et armer l’Ukraine

Arrêter  Poutine et armer l’Ukraine

 

Le cinéaste Romain Goupil a écrit, le 6 avril, cette lettre de Kiev, où il réside depuis un mois. Il exhorte, dans cette tribune au « Monde », les Européens à ne pas laisser impunis les crimes commis par l’autocrate russe.

 

Tribune.

L’état-major russe, après sa grande défaite dans la bataille de Kiev, vient de faire la démonstration de la raison pour laquelle il était interdit de parler de « guerre » en Russie, parce qu’il commet en ce moment un CRIME.

Les mensonges sur les mouvements de troupes qui se massaient tout autour de l’Ukraine étaient estimés par les Européens comme un bluff et un double bluff des Américains.

La première défaite de l’Europe est de ne pas avoir vu, de ne pas avoir compris la logique d’assaut.

Cette invasion planifiée, cet immense mouvement de guerre en plusieurs points de l’Ukraine libre et indépendante devait mettre à bas le gouvernement et l’Etat de droit dans les trois jours. C’est devenu la première défaite de Poutine.

Après cet échec, la campagne de terreur, accompagnée de missiles, de bombardements aériens et de pilonnages de l’artillerie, devait permettre la conquête de Kiev et de toute l’Ukraine. Et c’est devenu la deuxième défaite de Poutine.

Le massacre de la ville martyre de Marioupol annonce désormais le prix sanglant de la suite. Cette pratique du rouleau compresseur, de la guerre « classique », de la terre brûlée a montré aux yeux du monde entier ces véritables pratiques. Prises en otage de civils comme bouclier humain. Puis, lors de leur « retraite rapide », assassinats, tortures, viols, pillages, saccages des villages qui avaient opposé une lutte héroïque en infligeant de lourdes pertes aux soldats, officiers et généraux. Une perte d’environ un tiers de tout le matériel déployé.

Poutine a annoncé la suite des événements : se concentrer sur le Donbass. Poutine revendique le massacre à venir.

Nous devons tout faire cette fois pour empêcher la deuxième défaite de l’Europe. Non, il ne doit pas réduire en cendres les villes et les villages, non il ne doit pas assassiner les civils comme il le pratique à longueur d’offensives. Nous devons résister aux côtés du peuple ukrainien. Plus un seul achat de gaz, de pétrole ou de charbon russes. Embargo total.

Le président lituanien, Gitanas Nauseda, vient de décider le boycott total : « Si nous pouvons le faire, l’Europe le peut aussi. » Le coût pour la Lituanie va être d’environ 2 000 euros par an et par habitant, ce qui est colossal, mais assumé. Il serait pour les Français de 54 euros par an et pour le reste de l’Europe d’environ 100 euros, et on bavasse et on tergiverse. Il nous suffirait d’ouvrir une agence européenne de l’énergie pour mutualiser l’aide aux pays européens qui seraient en grande difficulté, comme nous avons su le faire face au Covid.

Ukraine: Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

Ukraine: Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

 

Le moins que l’on peut dire c’est que les relations entre Poutine et Macro sont largement instrumentalisées en particulier dans le cadre  de la campagne électorale. Et à chaque fois en effet Macron s’étale sur des détails surprenants et sans intérêt. Il interprète d’ailleurs la pensée de Poutine et se trouve désavoué le lendemain par la situation sur le terrain ou même par l’entourage de Poutine. Certes les relations diplomatiques sont utiles mais c’est au moins la 10e fois que Macron se livre à cet exercice hypocrite qui fait croire que la France ou l’union économique européenne peut influencer la paix en Ukraine. Pour preuve de cette hypocrisie le faiteque l’union européenne n’est même pas capable de couper les ponts avec le gaz russe et continue donc de finançer indirectement le massacre des ukrainiens par Poutine.

Au cours d’un nouvel échange téléphonique entre Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Vladimir Poutine, ce samedi, pendant une heure et demie, le président français et le chancelier allemand ont exigé “la fin du siège de Marioupol, où la situation est humainement insoutenable”, indique la présidence française.

A l’issue de cet appel, “Vladimir Poutine n’a pas montré de volonté de stopper la guerre », selon la France. Conséquence, “nous allons donc prendre de nouvelles mesures de sanctions, dans les prochaines heures”, annonce l’Elysée.

Le palais présidentiel précise: “L’objectif est de mettre Vladimir Poutine au pied du mur » avant d’ajouter: “Nous mettons sur Vladimir Poutine une pression maximale pour qu’il cesse la guerre, et nous ne le lâcherons pas” !

Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

Arrêter le bavardage inutile entre Macron et Poutine

 

Le moins que l’on peut dire c’est que les relations entre Poutine et Macro sont largement instrumentalisées en particulier dans le cadre  de la campagne électorale. Et à chaque fois en effet Macron s’étale sur des détails surprenants et sans intérêt. Il interprète d’ailleurs la pensée de Poutine et se trouve désavoué le lendemain par la situation sur le terrain ou même par l’entourage de Poutine. Certes les relations diplomatiques sont utiles mais c’est au moins la 10e fois que Macron se livre à cet exercice hypocrite qui fait croire que la France ou l’union économique européenne peut influencer la paix en Ukraine. Pour preuve de cette hypocrisie le faiteque l’union européenne n’est même pas capable de couper les ponts avec le gaz russe et continue donc de finançer indirectement le massacre des ukrainiens par Poutine.

Au cours d’un nouvel échange téléphonique entre Emmanuel Macron, Olaf Scholz et Vladimir Poutine, ce samedi, pendant une heure et demie, le président français et le chancelier allemand ont exigé “la fin du siège de Marioupol, où la situation est humainement insoutenable”, indique la présidence française.

A l’issue de cet appel, “Vladimir Poutine n’a pas montré de volonté de stopper la guerre », selon la France. Conséquence, “nous allons donc prendre de nouvelles mesures de sanctions, dans les prochaines heures”, annonce l’Elysée.

Le palais présidentiel précise: “L’objectif est de mettre Vladimir Poutine au pied du mur » avant d’ajouter: “Nous mettons sur Vladimir Poutine une pression maximale pour qu’il cesse la guerre, et nous ne le lâcherons pas” !

Contaminations Covid: la solution, arrêter de tester !!!

Contaminations  Covid: la solution, arrêter de tester !!!

En cette période de pandémie, on aura entendu beaucoup de propos intéressants de la part des experts médicaux mais aussi beaucoup d’incongruités. Des médecins qui souvent sont tombés dans le piège du bavardage tendu par les médias. Ainsi le docteur Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo préconise-t-il par rapport à la montée des statistiques de pandémie de ne plus comptabiliser les contaminations.

Peut-être une idée suggérée au pouvoir un peu à la peine face au développement exponentiel de la maladie dans le pays.

En dépit de son titre, Doctissimo est à la recherche médicale ce que McDo est à la gastronomie;  son contenu d’articles de vulgarisation sert surtout au support de pub en tout genre dont beaucoup d’ailleurs n’ont rien à voir avec la médecine. 

« L’expert »  déclare :

  •  «On a une épidémie qui a changé de visage. Le variant Omicron n’est plus dangereux, il amène très peu à l’hôpital, provoque très peu de formes graves». Il faut donc sortir du «calcul épidémiologique quotidien» qui alimente les «alarmistes», et qui engendre, estime-t-il, «un effet de panique».

Au moins de quoi satisfaire les pouvoirs publics en tout cas de leur plaire à défaut d’être un avis réellement scientifique.

Pandémie Covid: la solution, arrêter de tester !!!

Pandémie Covid: la solution, arrêter de tester !!!

En cette période de pandémie, on aura entendu beaucoup de propos intéressants de la part des experts médicaux mais aussi beaucoup d’incongruités. Des médecins qui souvent sont tombés dans le piège du bavardage tendu par les médias. Ainsi le docteur Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo préconise-t-il par rapport à la montée des statistiques de pandémie de ne plus comptabiliser les contaminations.

Peut-être une idée suggérée au pouvoir un peu à la peine face au développement exponentiel de la maladie dans le pays.

En dépit de son titre, Doctissimo est à la recherche médicale ce que McDo est à la gastronomie;  son contenu d’articles de vulgarisation sert surtout au support de pub en tout genre dont beaucoup d’ailleurs n’ont rien à voir avec la médecine. 

« L’expert »  déclare :

  •  «On a une épidémie qui a changé de visage. Le variant Omicron n’est plus dangereux, il amène très peu à l’hôpital, provoque très peu de formes graves». Il faut donc sortir du «calcul épidémiologique quotidien» qui alimente les «alarmistes», et qui engendre, estime-t-il, «un effet de panique».

Au moins de quoi satisfaire les pouvoirs publics en tout cas de leur plaire à défaut d’être un avis réellement scientifique.

Covid: la solution, arrêter de tester !!!

Covid: la solution, arrêter de tester !!!

En cette période de pandémie, on aura entendu beaucoup de propos intéressants de la part des experts médicaux mais aussi beaucoup d’incongruités. Des médecins qui souvent sont tombés dans le piège du bavardage tendu par les médias. Ainsi le docteur Gérald Kierzek, directeur médical de Doctissimo préconise-t-il par rapport à la montée des statistiques de pandémie de ne plus comptabiliser les contaminations.

Peut-être une idée suggérée au pouvoir un peu à la peine face au développement exponentiel de la maladie dans le pays.

En dépit de son titre, Doctissimo est à la recherche médicale ce que McDo est à la gastronomie son contenu d’articles de vulgarisation sert surtout au support de pub en tout genre dont beaucoup d’ailleurs n’ont rien à voir avec la médecine. »

L’expert » déclare :

  •  «On a une épidémie qui a changé de visage. Le variant Omicron n’est plus dangereux, il amène très peu à l’hôpital, provoque très peu de formes graves». Il faut donc sortir du «calcul épidémiologique quotidien» qui alimente les «alarmistes», et qui engendre, estime-t-il, «un effet de panique».

Au moins de quoi satisfaire les pouvoirs publics en tout cas de leur plaire à défaut d’être un avis réellement scientifique.

La Biélorussie détourne un avion pour arrêter un opposant

La Biélorussie détourne un avion pour arrêter un opposant

La Biélorussie a détourné un avion de Reiner arrêté un opposant biélorusse. Une entrave grave aux lois internationales.

 

«Nous avons besoin d’une explication immédiate de la part du gouvernement du Bélarus sur le déroutage, à l’intérieur de l’Union européenne, d’un vol Ryanair vers Minsk et l’arrestation supposée d’un journaliste», a déclaré un haut responsable du ministère allemand des Affaires étrangères, Miguel Berger, sur Twitter. «Un acte de terrorisme d’État», pour le premier ministre polonais Mateusz Morawiecki qui écrit sur Twitter : «Je condamne dans les termes les plus forts l’arrestation de Roman Protassevitch par les autorités biélorusses, après qu’un vol de passagers de Ryanair a été détourné.»

 

«J’en parlerai au sommet de l’UE à Bruxelles», la semaine prochaine, a quant à lui fait savoir Gitanas Nauseda, le président lituanien qui a qualifié dimanche d’«acte abject» l’arrestation de l’opposant Roman Protassevitch. «Il a été arrêté, le régime est derrière cet acte abject» a écrit le président Gitanas Nauseda sur Twitter, avant d’ajouter : . «J’exige la libération d’urgence de Roman Protassevitch !», a-t-il poursuivi, appelant l’Otan et l’Union européenne, dont la Lituanie est membre, à «immédiatement réagir à la menace qu’a fait courir le régime biélorusse à l’aviation civile internationale», a en outre déclaré M. Nauseda dans un communiqué distinct diffusé par son bureau.

Qui pour arrêter la décadence de la France ? (Laurent Wauquiez)

Qui pour arrêter la décadence de la France ? (Laurent Wauquiez)

 

Dans une interview au Figaro, Laurent Wauquiez rappelle ses mises en garde vis-à-vis du déclin du pays dans tous les domaines. «J’ai été très critiqué pour avoir exprimé mes idées et souvent pour avoir dit les choses trop tôt. C’est parfois le prix à payer, mais mes convictions n’ont pas changé.

 

Vous aviez décidé après la défaite aux européennes de prendre du recul. Quel regard posez-vous aujourd’hui sur l’état de la France?

Laurent WAUQUIEZ. - Comme le montre l’historien Emmanuel Le Roy Ladurie, une crise n’est jamais une rupture, c’est toujours un révélateur. La crise du Covid a révélé un décrochage profond de la France, seul des cinq pays du Conseil de sécurité à ne pas avoir produit son vaccin, dépendante de la Chine pour la fabrication de nos masques, avec le plus gros déficit commercial de toute l’histoire de l’Union européenne, assommée par le poids de sa bureaucratie. L’après-Covid doit être le temps de la reconstruction de la France. Et c’est possible, j’en suis convaincu. Si on ne se relève pas, le danger, c’est un décrochage lourd et long de notre pays.

 

Quels sont les blocages qui ont empêché qu’on puisse répondre plus rapidement à cette crise?

Le mal vient de plus loin. On assiste à la reproduction du même scénario à chaque quinquennat: on n’arrive pas à corriger

Crise sanitaire :  » Arrêter la dérive bureaucratique »

Crise sanitaire :  » Arrêter la dérive bureaucratique »

Quelle est la force juridique des protocoles sanitaires que l’Etat impose aux entreprises ? La réponse de Stéphane Bloch, avocat-associé du cabinet Flichy Grangé, membre du bureau d’AvoSial.

 

Stéphane Bloch est avocat-associé au cabinet Flichy Grangé, membre du bureau d’AvoSial.

Le 3 mars, le Conseil d’Etat a suspendu l’interdiction générale et absolue de sortie des résidents des Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Depuis un an, les pouvoirs publics ne cessent d’adresser des recommandations aux entreprises. Quelle est leur valeur juridique ?

Elles ont pris différentes formes, protocoles, questions-réponses, guides de bonnes pratiques. Avec la crise, le droit souple, hérité de la soft law, prend une ampleur particulière. Dans l’esprit de leurs rédacteurs, ces documents doivent être suivis d’effets. Mais la plupart d’entre eux n’ont pas de force directement contraignante. Par exemple, quand un protocole impose le port du masque en entreprise, le ton du texte est impératif, mais il s’agit de la déclinaison concrète de l’article L 4121-1 du code du travail qui pose une obligation de santé et de sécurité des entreprises envers leurs salariés. Le protocole n’est pas réellement impératif en soi, mais il rappelle des règles impératives contraignantes.

Que dit le Conseil d’Etat à ce sujet ?

Il inaugure sa jurisprudence de la crise sanitaire, en droit du travail, par une ordonnance du 29 mai 2020 à propos des fontaines à eau dans les entreprises. Le ministère du Travail avait publié sur son site des fiches conseils recommandant aux entreprises de suspendre leur utilisation. Le Conseil d’Etat, considérant que la publication de ces fiches était purement informative, a estimé qu’elles ne pouvaient faire l’objet d’un recours.

Depuis, il a évolué ?

Disons plutôt que les cas qui lui ont ensuite été soumis étaient un peu différents. Dans deux ordonnances des 19 octobre 2020, sur le port du masque, et 17 décembre 2020, sur le télétravail, il considère que le protocole a des « effets notables » — le mot a son importance — sur la vie des salariés : un ordre est donné aux entreprises. Il s’estime alors compétent pour apprécier la légalité des dispositions contestées.

« Au plan des principes, on peut se demander si le ministère du Travail n’usurpe pas un pouvoir décisionnaire sous l’œil bienveillant du Conseil d’Etat »

Comment interprétez- vous cette évolution ?

Elle fait écho à une décision importante, l’arrêt Gisti,du 12 juin 2020. Rien à voir avec la crise sanitaire, mais le Conseil d’Etat pose la règle que les documents de portée générale peuvent être déférés au juge administratif lorsqu’ils sont susceptibles d’avoir des « effets notables » sur les droits ou la situation des justiciables. Les décisions relatives au port du masque et au télétravail présentent ces caractéristiques. Il considère cependant, au stade du référé, qu’il n’y a rien dans ces prescriptions d’évidemment contraire à la légalité. Prenons garde aux termes : dire qu’il n’existe aucun doute sérieux sur la légalité ne vaut pas brevet de légalité. Il faudra attendre le jugement au fond pour avoir confirmation ou non de cette analyse.

Pourtant, vous vous interrogez ?

A ce stade, j’identifie en effet une contradiction entre cette décision et l’accord national interprofessionnel entre partenaires sociaux du 26 novembre sur le télétravail : il y est dit que le recours au télétravail relève du pouvoir de direction de l’employeur. Le Conseil d’Etat semble, de son côté, valider l’idée selon laquelle le ministre pourrait imposer le télétravail. Au plan des principes, on peut se demander si le ministère du Travail n’usurpe pas un pouvoir décisionnaire sous l’œil bienveillant du Conseil d’Etat.

Le Conseil d’Etat vient de prendre une nouvelle décision qui va plutôt dans votre sens.

Il était saisi d’une recommandation du ministère de la Santé interdisant les sorties aux résidents des Ehpad. Le 3 mars 2021, il qualifie cette recommandation de prescription. Il juge que cette interdiction, par son caractère général et absolu, porte atteinte à la liberté d’aller et venir. On voit que le Conseil d’Etat semble se montrer plus attentif à cette liberté fondamentale. De mon point de vue, il faut qu’il encadre la multiplication de ces technos-normes, cette dérive normative des administrations.

Quels conseils pratiques donner aux entreprises ?

Prenons, l’exemple des tests : au début, leur usage en entreprise n’est pas autorisé. Pourtant certaines d’entre elles, voulant bien faire, souhaitent les mettre en place. De son côté, le ministère, soucieux des risques, a tendance à interdire, on peut le comprendre. Progressivement, les positions se rapprochent et la pratique des tests est autorisée de façon encadrée. De manière plus générale, je dirais aux entreprises que la norme impérative cardinale, c’est l’obligation de sécurité et de santé de l’employeur. Il est difficile de ne pas se soumettre à une recommandation qui va dans ce sens, quels que soient les débats juridiques. Mais il est légitime de poser la question du respect des libertés publiques dans un Etat de droit.

L’avenir s’annonce… agité. « Avec la raison d’être et le statut d’entreprise à mission, les groupes français font énormément d’efforts sur tout ce qui touche à l’extra-financier, bien davantage que ce que pratiquent les anglo-saxons, poursuit l’expert de Proxinvest. Cela rend la vie du dirigeant beaucoup plus compliquée. Il doit rendre des comptes sur la rentabilité financière et sur tous les critères ESG. Les motifs de reproche ne font qu’augmenter ».

C’est d’ailleurs en critiquant une double faiblesse chez Danone, sa performance boursière et le « G » de sa gouvernance, que le fonds Artisan Partners a construit son opération de déstabilisation d’Emmanuel Faber. « La nomination d’une nouvelle direction et une meilleure gouvernance renforceront l’entreprise pour le bénéfice de toutes les parties prenantes », a salué lundi l’investisseur américain à l’annonce de son remplacement par Gilles Schnepp. La mésaventure de Danone risque de faire une mauvaise pub à la raison d’être et de calmer les ardeurs des aspirants « missionnaires ».

Arrêter le bricolage de la constitution

Arrêter le bricolage de la constitution

Alors qu’a été déposé un nouveau projet de loi visant à modifier la Constitution, pour y inscrire la défense de l’environnement, l’ex-vice-présidente de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Marie-France Bechtel s’interroge, dans une tribune au « Monde », sur le bien-fondé de ces multiples révisions.

Tribune.

 

Frénésie constituante. Le gouvernement vient de déposer un troisième projet de révision de la Constitution, faisant suite aux projets avortés de mai 2018 et d’août 2019. Mal reçus au Sénat, ces derniers n’étaient pas en tous points déraisonnables, notamment en ce qu’ils prévoyaient d’améliorer l’institution démocratique du référendum. Cela trouvait en tout cas sa place dans le texte fondamental.

Il est vrai que d’autres réformes accrochées à ce train laissaient davantage place à l’interrogation : la réforme du parquet, un serpent de mer, la « proximité territoriale » qui confond centralisation et bureaucratie (le vrai mal). Quant à l’engagement écologique, sa place est-elle bien dans la Constitution, du moins sous cette forme ?

Cet ensemble hétérogène pointe surtout une question fondamentale : lorsqu’une révision est envisagée, ne faut-il pas d’abord s’assurer qu’elle est bien au niveau du texte constitutionnel ? Nous ne parlons pas ici seulement de son niveau juridique mais aussi bien de sa capacité symbolique à surplomber le débat public, auquel il ne peut se réduire.

Car il est deux façons de porter outrage au texte constitutionnel : l’une, de défigurer les institutions autour desquelles est bâtie sa logique, l’autre d’affadir sa langue en lui faisant perdre sa consistance et par là son autorité.

Si l’on met à part les « permissions » constitutionnelles accordées pour l’intégration du droit de l’Union européenne, quelles sont les occasions dans lesquelles une révision est conforme à la vocation du texte fondamental ? Elles sont au nombre de deux.

D’abord, bien entendu, lorsque la révision porte soit sur l’équilibre des pouvoirs, soit sur les règles essentielles de fonctionnement des institutions. Dans la première catégorie, outre la tempétueuse révision de 1962 instituant l’élection du président de la République au suffrage universel, figure l’adoption du quinquennat. Quoi que l’on puisse penser de cette dernière, il est indéniable qu’elle a sa place légitime dans la Constitution. Dans la deuxième catégorie, figure notamment le train de réformes de 2008 voulues par Nicolas Sarkozy, comme la question prioritaire de constitutionnalité [QPC], qui porte sur l’intangibilité de la loi promulguée, ou bien le rééquilibrage des pouvoirs du gouvernement et du Parlement dans le processus législatif.

Rares ont été les autres réformes portant directement sur l’équilibre des pouvoirs : on ne comptera pour telle l’« organisation décentralisée de la République » voulue par Jean-Pierre Raffarin en 2003. On n’y inclura pas davantage l’irresponsabilité pénale du chef de l’Etat voulue par Jacques Chirac en 2007 et qui résultait déjà de la tradition. Plus proche du fonctionnement des pouvoirs institués était la réforme décidant de la « session unique » (1995) du Parlement qui a d’ailleurs eu pour effet de modifier profondément le statut réel du parlementaire.

Manif pro Navalny en Russie : Poutine fait arrêter près de 5000 participants

Manif pro Navalny en  Russie : Poutine fait arrêter près de 5000 participants

 

Lee dictateur mafieux Poutine n’a pas hésité encore à procéder à des milliers d’arrestations suite à une nouvelle manifestation pro Navalny.  L’opposant empoisonné par les services secrets russes, soigné en Allemagne et aussitôt arrêté -quand il est revenu en Russie-  pour des motifs complètement ridicules.

 

Il est clair que désormais la lutte a pris une autre dimension depuis Navalny a  révélé que Poutine détenait un immense palais d’un cout de l’ordre de 100 milliards et que de fait il était à la tête de la grande corruption généralisée en Russie alors que la crise économique et sociale serrages dans le pays.

 

Des rassemblements ont eu lieu dans des dizaines de villes. Des interpellations massives ont eu lieu (plus de 4.800), notamment à Saint-Pétersbourg et à Moscou, où l’on a dénombré respectivement plus de 1.000 et 1.500 arrestations. Dans la capitale, les forces de l’ordre ont déployé un dispositif impressionnant.

 

Le 23 janvier, quelque 20.000 manifestants, selon l’AFP, s’étaient rassemblés place Pouchkine, à environ deux kilomètres du Kremlin, et la foule avait été ­ensuite repoussée sur les boulevards environnants où des affrontements avaient eu lieu avec la police. «Poutine voleur», «Liberté (pour Navalny)», les mêmes slogans que la semaine dernière ont résonné dimanche et, dans les rangs des manifestants, les mêmes témoignages d’exaspération face à la corruption – le cheval de bataille de Navalny – mais surtout face à la dégradation des conditions de vie en Russie. La violence de la répression témoigne en tout cas de la nervosité d’un pouvoir mais aussi de sa fragilité qu’il repose essentiellement sur la répression de tout mouvement d’opposition politique y compris dans les médias.

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