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Poutine a bâti ce régime sur la peur (Mikhaïl Kassianov)

Poutine a bâti ce régime sur la peur (Mikhaïl Kassianov)

 

Selon Mikhaïl Kassianov,ancien premier ministre de 2000 à 2004, dans un entretien à l’AFP confirme que Poutine a bâti son régime sur la peur et l’impunité des oligarques

 

Mikhaïl Kassianov  estime la guerre pourrait durer jusqu’à deux ans, mais croit toujours que la Russie reprendra un «chemin démocratique» un jour. Âgé de 64 ans, l’ancien ministre de Vladimir Poutine, qui a œuvré au rapprochement entre Moscou et les pays occidentaux, explique qu’il ne pensait pas, comme nombre de Russes, qu’une guerre éclaterait.

Selon son ex-premier ministre, Vladimir Poutine, un ancien agent du KGB âgé de 69 ans, a bâti depuis son arrivée au pouvoir en 2000 un système basé sur l’impunité et la peur. «Ce sont les acquis d’un système qui, avec l’encouragement de Poutine comme chef d’État, a commencé à fonctionner de façon encore plus cynique et cruelle que dans les derniers stades de l’Union soviétique», juge-t-il. «Au fond, il s’agit d’un système rappelant le KGB reposant sur une impunité totale. Il est clair qu’ils ne s’attendent pas à être punis», poursuit-il.

Mikhaïl Kassianov dit avoir quitté la Russie en raison de son opposition à l’offensive russe en Ukraine mais a refusé d’indiquer à l’AFP dans quel pays il se trouvait, invoquant des raisons de sécurité. Boris Nemtsov, un critique de Vladimir Poutine dont Mikhaïl Kassianov était proche, a été tué par balle près du Kremlin en 2015. Et Alexeï Navalny, bête noire du président russe, a été emprisonné après avoir survécu à un empoisonnement en 2020.

«Si l’Ukraine tombe, alors les pays baltes seront les prochains» sur la liste, assure l’opposant. Il ajoute être en désaccord «catégorique» avec l’idée selon laquelle Vladimir Poutine ne devrait pas être humilié, et contre les appels à ce que l’Ukraine accepte des concessions territoriales en échange de la paix. «Qu’aurait fait Poutine pour mériter cela ?», dénonce-t-il: «C’est une position beaucoup trop pragmatique. Je pense que c’est une erreur et j’espère que l’Occident ne suivra pas cette voie».

Supprimer tout ce qui freine le développement des énergies renouvelables !

Supprimer tout ce qui freine le développement des énergies renouvelables !

 

 

L’éphémère ministre de l’environnement, Corinne Lepage, observe, dans une tribune au « Monde », que la filière nucléaire ne suffira pas à renforcer notre indépendance énergétique et à réduire notre empreinte carbone.

Sa position consistant à supprimer  ce qui freine le développement de tous les renouvelables paraît cependant particulièrement simpliste et même démagogique. Il faut dire que l’avocate ne s’est jamais signalée par une grande compétence en matière de politique énergétique. Ce qu’elle affirme en particulier à propos du nucléaire témoigne de l’ignorance de l’intéressée concernant cette filière en même temps que sa mauvaise foi. NDLR

 

Dans le dernier quart du XXe siècle, en seulement vingt ans, la France a été capable de construire une cinquantaine de réacteurs nucléaires. Cet exploit, nous devons le renouveler aujourd’hui. Mais attention, il ne s’agit plus seulement de construire de nouveaux réacteurs nucléaires ; il s’agit avant tout de construire des infrastructures équivalentes pour produire de l’électricité, à partir des énergies renouvelables. C’est d’ailleurs la proposition communautaire en réponse à la crise ukrainienne.

Nous pouvons très certainement le faire, à la condition de supprimer tous les freins qui existent actuellement au développement des énergies renouvelables et de l’autoconsommation collective. L’Union européenne tend également à le penser, puisqu’elle a reconnu qu’investir massivement pour doter notre pays des entreprises capables d’améliorer les procédés, de construire les infrastructures et de les entretenir était un droit.

Et nous n’avons pas d’autres choix que de le faire aujourd’hui. En effet, tous les voyants sont au rouge sur la filière nucléaire. Même si nous voulions et pouvions réaliser dans les vingt ans à venir six réacteurs EPR, cela ne résoudrait en rien nos problèmes actuels et à venir. Le président de l’Autorité de sûreté nucléaire a très clairement indiqué devant la représentation nationale, le 17 mai, que la prolongation à soixante ans de la durée de vie de nos centrales était plus qu’improbable, et que même la prolongation à cinquante ans était problématique.

 

Nos réacteurs les plus jeunes, mais aussi les plus puissants, sont pour l’essentiel à l’arrêt du fait d’un phénomène de corrosion dû à des problèmes de conception. En conséquence, les scénarios RTE basés sur le maintien d’une forte puissance nucléaire jusqu’à l’arrivée des nouveaux réacteurs sont remis en cause. Quant à la réalisation des EPR, elle se heurte manifestement à des problèmes de conception en ce qui concerne les réacteurs en cours de construction dont le retard s’accumule. Cela vaut pour Flamanville comme pour Hinkley Point, ce qui rend très aléatoire le calendrier envisagé. A ceci s’ajoutent deux problèmes immédiats, à la fois pratiques et juridiques.

Le premier est celui de l’indisponibilité de la moitié du parc nucléaire. L’Autorité de sûreté nucléaire a indiqué que cette indisponibilité pouvait être amenée à croître, ce qui pose réellement des problèmes d’alimentation en électricité et entraîne la surenchère des coûts due à notre importation massive. Dès lors, seuls la sobriété et un plan massif d’énergie renouvelable peuvent être des solutions immédiates.

Energies: Ce sera nucléaire et renouvelable (Pascal Canfin )….Avec une administration en plus

Energies: Ce sera nucléaire et renouvelable (Pascal Canfin )

 

Pascal Canfin, député européen et président de la Commission environnement du Parlement, qui a refusé le poste de ministres de l’environnement Reste député européen. Dans une interview JDD il affirme que la stratégie du gouvernement en matière de politique énergétique sera le nucléaire et le renouvelable. Rien de très nouveau dans cette déclaration sinon la perspective d’une administration supplémentaire avec la création du secrétariat général à la planification écologique ! ( Par parenthèse Cela vide un peu plus le ministère de l’environnement)

 

 

Pourquoi n’avez-vous pas souhaité incarner la planification écologique au gouvernement ?
Je pense être très utile là où je suis. J’ai un poste de clé de voute du Green Deal, le pacte vert européen, lancé à pleine vitesse. On modifie plus de 50 lois européennes en même temps ce qui est inédit et c’est ma responsabilité d’aller au bout de cette mission. J’ai beaucoup échangé avec Elisabeth Borne cette semaine et on travaillera en bonne intelligence pour amplifier l’impact de notre action, qui sera très complémentaire. Elle est la bonne personne pour mener à bien cette nouveauté institutionnelle majeure, et dont on ne mesure pas encore l’impact, qui est de confier directement au Premier ministre la charge du climat. On a franchi une étape très significative avec cette décision et avec la création du Secrétariat Général à la planification écologique, nouvel organe clé à Matignon. Ça crédibilise la capacité à concrétiser l’engagement pris par le candidat Macron de doubler le rythme de réduction des émissions de CO2 en actant la transversalité de l’action écologique.

Ce concept de réseau qui fait société

Ce concept de réseau qui fait société

 

Histoire d’une notion : le réseau, ce filet qui nous relie

Il est ce qui retient et laisse passer, ce qui enserre le solide et connecte les flux. Ce concept, dont la riche symbolique s’enracine dans l’Antiquité, s’est étendu jusqu’à désigner toutes les infrastructures de nos sociétés industrielles et numériques.

Par Youness Bousenna dans le « Monde »

 

Histoire d’une notion.

 

L’humanité vit dans une grande toile d’araignée. En choisissant d’appeler « World Wide Web » leur système de navigation par lien hypertexte, les scientifiques du CERN Tim Berners-Lee et Robert Cailliau ont fourni la métaphore évocatrice d’une société que leur technologie s’apprêtait à modeler. Car la « toile d’araignée mondiale » allait, au sein d’Internet, devenir l’ultra-réseau d’une époque déjà tissée par d’innombrables infrastructures définies par cette notion. Des transports à l’énergie, des télécommunications à l’informatique, tout est réseau dans nos sociétés contemporaines… Jusqu’aux relations humaines : dans le sillage des Facebook et LinkedIn, les entourages amicaux comme professionnels ont eux aussi fini par devenir des « réseaux ».

Cette omniprésence du réseau contribue paradoxalement à rendre la notion fuyante, puisque le terme renvoie autant à un concept qu’à un imaginaire et une technologie. Au sens générique, le réseau s’apparente à « une structure d’interconnexion instable composée d’éléments en interaction » dont la variabilité obéit à une « norme régulatrice », esquisse le philosophe Pierre Musso dans son récent L’Imaginaire du réseau (Manucius, 66 pages, 5 euros). Mais la meilleure expression du réseau reste une image, plutôt qu’une définition : celle de lignes formant des nœuds à leurs intersections, dont le maillage signale les riches significations ensevelies par l’usage profus qu’en fera la société industrielle. Son étymologie latine le rattache au filet (retis), lui offrant une symbolique puissante – dans la mythologie antique, le filage est relié au temps et au destin – chargeant le réseau d’une ambivalence intrinsèque.

« Là où se fait le tissu, se nouent les contraires : le lieu et le lien, l’immobile et le mouvement, le point et le cercle », relève Pierre Musso. Le réseau est donc tout à la fois ce qui retient et laisse passer, ce qui enserre le solide et connecte les flux. Le mot entre dans notre langue après avoir connu plusieurs formes : en 1180, Marie de France parle de « resel » pour désigner un petit filet ; soixante ans plus tard, le poète Guillaume de Lorris utilise « roisiau » dans un sens figuré ; vers 1330, le Roman de Renart le contrefait écrit enfin « réseau » dans sa graphie actuelle. Mais sa signification moderne n’adviendra que par la fusion de deux évolutions parallèles de la notion. Elle va d’abord être reconfigurée par le développement de la cristallographie (l’étude des cristaux) et de l’ingénierie militaire, qui contribueront à lui donner une acception spatiale.

Covid: ce n’est pas encore la fin de l’épidémie ( Bruno Lina, virologue)

Covid:  ce n’est pas encore la fin de l’épidémie ( Bruno Lina, virologue)

Bruno Lina est virologue et membre du conseil scientifique. Alors que les cas de Covid-19 remontent en France, il explique que la hausse actuelle est le prolongement de la cinquième vague et que la variant Omicron bien que moins virulent n’est pas un virus banal. (JDD)

Le rebond épidémique actuel est-il suffisamment pris au sérieux ?
Depuis le début de la pandémie, pour estimer l’impact des vagues épidémiques, on utilise comme indicateur le nombre de patients hospitalisés. C’est l’indicateur le plus stable et le plus robuste. Cela reste vrai aujourd’hui malgré la baisse du recours aux tests PCR. Au Danemark et au Royaume-Unis, dans les deux pays européens actuellement en avance de phase par rapport à la France, la propagation du sous-variant d’Omicron BA.2 a favorisé une reprise de l’incidence. Pourtant, alors que la transition entre BA.1 et BA.2 a coïncidé là-bas avec le relâchement des mesures barrière et la réouverture de la société, il n’y a pas eu d’augmentation significative du taux d’hospitalisation. Sauf depuis quelques jours dans certaines régions du Royaume-Uni. Cette absence de signal de gravité chez nos voisins a conduit les autorités françaises à lever l’obligation du port du masque à l’intérieur et celle du passe vaccinal le 14 mars dernier.

COVID EN FRANCE CE JEUDI 10 MARS 2022 : hausse avec +74.818 NOUVEAUX CAS

 

COVID  EN FRANCE CE JEUDI 10 MARS 2022 : hausse avec +74.818 NOUVEAUX CAS

Nette tendance à la hausse avec  soit +74.818 en 24h.

On recense ce jeudi 10 mars 2022 139.880 morts au total, +107 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 28.269 (+7) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 111.611 (+100 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 0,81 le taux d’incidence à 567,09 et la tension hospitalière à 38,1 %. Le taux de positivité est à 23,3 %.

La France compte actuellement 21.287 (-222) personnes hospitalisées et 1.928 (-34) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.259 (-59) hospitalisées, 439 (-4) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Grand Est : 1.803 (+4) hospitalisés, 161 (-9) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.960 (+17) hospitalisés, 175 (-2) en réanimation et +13 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.178 (-73) hospitalisés, 200 (+2) en réanimation et +12 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.300 (-10) hospitalisé, 215 (-4) en réanimation et +9 décès en 24h
  • Bretagne: 877 (-33) hospitalisés, 64 (-1) en réanimation et +2 décès en 24h
  • Normandie : 1.265 (+1) hospitalisés, 93 (-6) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.625 (+4) hospitalisés, 133 (-8) en réanimation et +8 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 637 (-15) hospitalisés, 57 (0) en réanimation et +4 décès en 24h
  • Occitanie: 1.939 (-42) hospitalisés, , 181 (+5) en réanimation et +10 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 802 (-2) hospitalisés, 59 (-4) en réanimation et +3 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 873 (-8) hospitalisés, 68 (-1) en réanimation et +4 décès en 24h

Carburant : record historique et ce n’est pas fini

Carburant : record historique et ce n’est pas fini

Lentement mais sûrement le lit de carburant s’approche des deux euros le litre ; le baril de gasoil a en effet passé la barre des 100 $ et il est difficile de prévoir jusqu’où ira la hausse. Deux raisons à cela le pétrole russe sera neutralisé et l’inflation qun risque de pousser encore les cours. Heureusement avec le printemps, la demande va se tasser

La semaine dernière, le litre de gazole a augmenté de quatre centimes, atteignant 1,7415 euro, un record historique, et la septième semaine consécutive de hausse.

 

Dans le détail, la dynamique porte la facture du plein d’essence à un niveau jamais vu jusqu’alors. Le litre de SP95 franchit la barre des 1,8 euros, à 1,8133 euro, contre 1,8816 euro celui de SP98 et près de 1,8 euro le litre de SP95-E10. À titre de comparaison, le litre de gazole est désormais 15% plus cher qu’au moment du déclenchement de la crise des «gilets jaunes», fin octobre 2018, et celui de SP95 est 17,5% plus élevé qu’à la même époque. Tous les prix ont pulvérisé leurs records historiques respectifs. La hausse est aussi notable par rapport à la même époque un an auparavant, atteignant 27% pour le gazole, 23% pour le SP95 et 22% pour le SP98.

La hausse est portée par le cours des matières premières : en janvier, le baril de Brent s’échangeait en moyenne à près de 87 dollars, son niveau le plus haut depuis au moins cinq ans. De quoi faire bondir le prix final payé par le consommateur : sur un litre de gazole payé 1,74 euros, la matière première représentait, la semaine dernière, 37% du prix final, et 34,5% pour un litre de SP95, selon l’Ufip.

De nombreuses stations essence répertoriées par le ministère de la Transition écologique affichent des prix particulièrement élevés, parfois même au-delà de la barre des deux euros le litre. C’est notamment le cas dans plusieurs arrondissements parisiens, ainsi qu’ailleurs dans l’Hexagone, comme le rapporte la presse régionale.

Éric Woerth: ce « mercenaire qui fait l’aumône auprès de Macron »

Éric Woerth:  ce « mercenaire qui fait l’aumône auprès de Macron »

 

 

 

Le transfert d’Éric Woerth des » républicains »chez Macron a forcément suscité de nombreuses réactions. Pas étonnant ,l’intéressé a été mêlé de très près à la direction des affaires par les républicains et en particulier Sarkozy. Il a souvent été l’un des plus critiques de la politique de Macron. Par calcul politique sans doute, il pense  bénéficier de son transfert pour obtenir quelques avantages de fin de carrière comme par exemple le moment venu un poste de ministre.

L’autre hypothèse sait que l’intéressé est aussi mêlé à de nombreuses affaires judiciaires dans lesquelles d’ailleurs Sarkozy est souvent impliqué. Comme pour Sarkozy, il espère sans doute aussi la bienveillance du pouvoir pourquoi enterrer  définitivement ses gamelles. Cette mutation politique est fortement critiquée par nombre de responsables républicains notamment Pierre-Henri Dumont, secrétaire-général adjoint . « C’est surtout une question de choix de fin de carrière », estime sur franceinfo le secrétaire-général adjoint des Républicains.

« Quand on a été ministre, député pendant 16 ans, devoir à la fin de sa carrière faire l’aumône auprès du président de la République pour quelques strapontins, ça ne laisse pas une bonne image de l’ensemble de son œuvre », a déclaré mercredi 9 février sur franceinfo Pierre-Henri Dumont, secrétaire-général adjoint de LR et député du Pas-de-Calais, après la décision du député LR de l’Oise Éric Woerth de soutenir la candidature d’Emmanuel Macron.

« Quand je regarde autour d’Emmanuel Macron, il y a deux types de personnes, les mercenaires et les courtisans, estime Pierre-Henri Dumont. Éric Woerth a voté contre l’ensemble des budgets du quinquennat Macron, il a vilipendé l’explosion de la dette, l’absence de réformes structurelles, il a dénoncé le mépris du président Macron à l’encontre du Parlement et des Français. »

« Manifestement, Éric Woerth ne fait pas partie des courtisans. Ça veut donc dire qu’il fait partie des mercenaires (…). On attend de savoir quelle sera sa rétribution. »

Parrainage Présidentielle « ce n’est pas le rôle des maires »

Parrainage Présidentielle « ce n’est pas le rôle des maires »

À juste titre le vice-président de l’association des maires de France pose la question fondamentale de la légitimité des candidats aux présidentielles du fait du parrainage des maires.

 

Un système sans doute complètement obsolète qui ne garantit strictement rien pour preuve on va sans doute encore parrainer par exmple la responsable d’un parti Animaliste  et la liste des prétendants comprend environ 80 personnes dont une quinzaine seront finalement retenus. Évidemment une caricature de démocratie car beaucoup n’ont strictement rien à faire comme candidat à la magistrature suprême n’ayant même pas été capable pour beaucoup d’être maire d’une grande ville ou même d’une ville moyenne encore moins d’une organisation nationale un peu représentative. Philippe Laurent, vice-président de l’Association des maires de France (AMF) et maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) a pour sa part refuser d’accorder son parrainage et s’explique. Il soutient un système de parrainage citoyen plus en adéquation, selon lui, avec le système du suffrage universel.

 

Vous avez fait le choix de ne pas parrainer de candidat à l’élection présidentielle. Pour quelles raisons?
C’est d’abord pour des raisons de principes. Dans le cadre d’une élection qui a lieu au suffrage universel, je ne comprends plus la logique qui consiste à dire que ce sont les maires, et autres élus, qui ont la capacité de décider que telle ou telle personne soit candidate ou non. Parrainer les candidats, ce n’est pas le rôle des maires. Cette responsabilité n’a d’ailleurs fait l’objet d’aucun débat lors des municipales. Personne ne m’a demandé, à ce moment là, qui je pensais parrainer pour la prochaine élection.

 

Le système de parrainage actuel vous paraît-il encore adapté?
Emmanuel Macron a annoncé, lui même, qu’il avait ses 500 signatures alors qu’il n’est pas candidat! D’autres, qui le sont officiellement, ne les ont pas ou craignent de ne pas les réunir. Ce sont des opérations de manipulation et c’est aussi pour ça que je ne veux pas donner de parrainage. Ce n’est pas parce qu’aucun candidat ne me plaît, ce n’est pas le sujet. C’est parce que je pense que le système n’est plus adapté. Il est devenu anachronique par rapport au fonctionnement politique.

Vous proposez à la place un système de parrainage citoyen. En quoi cela consiste-t-il?
A faire en sorte qu’un candidat à l’élection présidentielle doive obtenir la signature d’un certain nombre de citoyens électeurs pour pouvoir officiellement se présenter. Le nombre de signatures requises pourrait être discuté. Mais l’on pourrait imaginer partir sur une base de 100.000 ou même de 200.000 signatures. Je précise un point à ce sujet : depuis maintenant deux ans, il existe un répertoire électoral unique. Ce qui signifie que les listes sont désormais gérées au niveau national. C’est un point très important puisque le numéro unique attribué à chaque électeur sur sa carte électorale permettrait de gérer ce système au niveau national sans grande difficulté. Nous ne pouvons pas le mettre en place cette fois-ci car il est trop tard, mais le temps est venu pour la prochaine élection, et il faut s’en occuper dès maintenant, de réviser ce système.

Depuis 2016, le Conseil constitutionnel rend public le nom du candidat parrainé par les maires ou les parlementaires. Le regrettez-vous? 
A partir du moment où il n’y a pas de lien entre l’élection du maire et son parrainage, il n’y a pas de raison que celui-ci soit rendu public. Je trouve que cela relève plus du voyeurisme que de la transparence. Il m’apparaît assez clair que pour la plupart des citoyens, donner un parrainage revient à soutenir un candidat. Il est très difficile d’expliquer que l’on parraine dans l’optique que le débat soit le plus ouvert possible et que tout le monde puisse avoir sa chance. C’est un raisonnement extrêmement peu crédible pour les citoyens. Beaucoup de maires de petites communes qui dépendent très fortement du soutient des intercommunalités et des départements se disent qu’ils n’ont que des désillusions à y gagner et préfèrent rester neutre. Au lieu de filtrer, le système fonctionne comme une proclamation de soutien. En tout cas, c’est l’image qu’il renvoie.

Surconsommation : Souvent le double de ce qui est nécessaire

Surconsommation : Souvent le double de ce qui est nécessaire

France Info rend compte d’une expérimentation de l’Adem auprès de 21 familles qui démontre qu’en général les ménages ont le double de ce qui est nécessaire

L’Ademe, l’Agence de la transition écologique, en a fait une opération grandeur nature pour tenter d’alerter sur la surconsommation. Vingt-et-une familles ont donc été accompagnées pendant sept mois par un coach pour faire le tri dans leurs affaires, avec pour objectif de les sensibiliser à une consommation plus responsable.

 La surconsommation est surtout forte pour les jouets, les appareils électriques et les vêtements. Le mode de consommation n’est plus compatible avec les ressources, selon Pierre Galliot, chef du service consommation responsable à l’Agence de la transition écologique. « L’objet d’étude était de répondre à un des enjeux de la transition qui est de limiter les flux, de faire attention aux ressources et aux émissions de gaz à effet de serre, souligne-t-il. Ce poste équipement est très symbolique de nos modes de vie. »

« Cette surconsommation, ce renouvellement très fréquent et cette accumulation sont très impactant et se rendre compte de cela, c’est se réapproprier sa consommation et une partie de ses impacts environnementaux. »

 Rien qu’avec le tri des vêtements, on s’est séparée de presque la moitié de ce qui se trouvait dans ses placards. À la fin du tri, les adultes qui ont participé à ces travaux expliquent qu’ils avaient deux fois plus de chaussures qu’ils n’imaginaient.

Les syndicats gauchistes encore en grève ce jeudi

Les syndicats gauchistes encore en grève ce jeudi

C’est tout juste si l’appel des syndicats gauchistes pour encore une nouvelle grève ce jeudi a fait l’objet d’une information dans les médias. Et pour cause, la participation risque d’être complètement insignifiante  et même ridicule. D’une certaine manière,  c’est toujours le même scénario assez pitoyable. Le mouvement syndical quand il est uni réussit parfois une mobilisation assez significative puis les syndicats gauchistes décident de renouveler et de renouveler sans cesse la même recette. Résultat tout finit en eau de boudin avec une participation indigne qui insulte le syndicalisme et le tue à petit feu.( Notons que c’est la même stratégie d’échec qui a été choisi dans le milieu hospitalier récemment).

On comprend certes les motifs de mécontentement notamment ceux découlant de la hausse de l’inflation mais ce n’est pas des mouvements ultra minoritaires manipulés par les gauchistes qu’on parviendra à persuader les Français de se lancer dans des stratégies aussi aventureuses que la grève à répétition plus politique que syndicale.

Les syndicats gauchistes auraient décidé de tuer le syndicalisme qu’il ne s’y prendrait pas autrement. D’ailleurs aujourd’hui dans le contexte syndical français, ce sont les syndicats réformistes qui sont devenus majoritaires.

Covid France ce samedi 22 janvier 2002: encore 389 320 cas en 24 heures

  • On enregistre ce samedi 22 janvier : 28 515 personnes sont actuellement hospitalisées (en hausse, 28 457 vendredi), dont 3 746 en réanimation (en baisse, 3 842 le jour précédent). 167 nouveaux décès sont à déplorer. Par ailleurs, 389 320 nouveaux cas ont encore été diagnostiqués en 24h.
  • La décrue est très lente même si on constate un petit tassement chez les malades hospitalisés.
  • Les contaminations au Covid-19 sont passées sous la barre des 400.000, avec 389.320 personnes testées positives en 24 heures, selon les données publiées samedi par Santé publique France. En moyenne sur sept jours, cet indicateur s’élève à 356.651 cas.

« passe vaccinal « : ce sera un jour supprimé ! (Castaner)

« passe vaccinal « : ce sera un jour supprimé ! (Castaner)

 

 

 

Castaner le président du groupe de la majorité assure que le pass vaccinal sera un jour supprimé. Une déclaration qui normalement devrait rassurer mais qui en fait nourrit une certaine inquiétude car cela sous-entend que l’obligation du passvaccinal va se prolonger dans le temps, ce qui implique des mesures restrictives qui vont couvrir y compris la période des élections présidentielles et législatives… et même au-delà..

 

Une suppression future évidente qui justifie une déclaration qui , elle  est assez ambiguë.  «Personne n’entend faire du passe vaccinal une mesure permanente, mais tant que nous serons dans la situation où, le 8 janvier, samedi, il y avait 303.669 cas de Covid, le sujet n’est pas de présupposer la fin (du dispositif, NDLR) mais de se battre avec toutes les armes possibles pour faire reculer le Covid en France», a réagi Christophe Castaner lundi sur France Inter. Le passe «n’a pas vocation à être illimité dans le temps et nous n’avons pas vocation à légiférer tout le temps», a-t-il souligné.

COVID FRANCE CE MARDI 4 JANVIER 2022 : nouveau record, +271.686 nouveaux cas

COVID FRANCE CE MARDI 4 JANVIER 2022 : nouveau record,  +271.686 nouveaux cas 

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Mardi 4 janvier 2022, 124.563 morts au total et +271.686 nouveaux cas confirmés en 24h, nouveaux records .

En France, le dernier bilan fourni par les autorités sanitaires concernant la pandémie de Covid-19, fait état d’au moins 10.589.505 cas confirmés soit +271.686 en 24h.

On recense ce mardi 4 janvier 2022 : 124.563 morts au total, +351 morts supplémentaires. Le nombre de décès en EHPAD et EMS fait état de 27.139 (+58) décès au total. Le nombre total de décès en milieu hospitalier est lui de 97.424 (+293 en 24h).

Le taux de reproductivité R est de 1,61 le taux d’incidence à 1.698,66 et la tension hospitalière à 72,5 %. Le taux de positivité est à 15,8 %.

La France compte actuellement 20.186 (+580) personnes hospitalisées et 3.665 (+11) malades en réanimation.

Selon les données de Santé Publique France, Découvrez le bilan des différentes régions françaises et leur évolution :

  • Ile-de-France : 4.731 (+283) hospitalisées, 754 (+4) en réanimation et +65 décès en 24h
  • Grand Est : 1.581 (+43) hospitalisés, 305 (-18) en réanimation et +30 décès en 24h
  • Hauts de France : 1.427 (+41) hospitalisés, 261 (-1) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Auvergne Rhône Alpes : 2.668 (+24) hospitalisés, 506 (+4) en réanimation et +51 décès en 24h
  • Provence-Alpes Côte d’Azur : 2.735 (+70) hospitalisé, 518 (+10) en réanimation et +33 décès en 24h
  • Bretagne: 521 (-3) hospitalisés, 78 (0) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Normandie : 855 (+18) hospitalisés, 110 (-6) en réanimation et +16 décès en 24h
  • Nouvelle-Aquitaine : 1.178 (+30) hospitalisés, 264 (+1) en réanimation et +19 décès en 24h
  • Pays de la Loire : 573 (+27) hospitalisés, 99 (+4) en réanimation et +6 décès en 24h
  • Occitanie: 1.753 (+5) hospitalisés, , 382 (-7) en réanimation et +22 décès en 24h
  • Centre-Val de Loire : 583 (-3) hospitalisés, 114 (+9) en réanimation et +7 décès en 24h
  • Bourgogne-Franche-Comté : 877 (+6) hospitalisés, 149 (+6) en réanimation et +11 décès en 24h

Covid France cinquième vague : ce n’est qu’un début (Martin Blachier )

Covid France cinquième vague : ce n’est qu’un début (Martin Blachier )

 5000 contaminations il y a environ un mois, 15 000 samedi dernier et plus de 22 000 ce samedi 20 novembre, la pandémie progresse de façon inquiétante en France où la cinquième vague ne semble qu’au début de son évolutionEstime l’épidémiologiste Martin Martin Blachier. On pourrait rapidement atteindre 50 000 contaminés d’ici un mois. Bref mesure restrictive nouvelle le brassage des populations de fin d’année pourrait provoquer une catastrophe.Invité à l’antenne de Franceinfo ce vendredi 29 octobre, l’épidémiologiste Martin Blachier s’est montré formel : « On est au début de la 5e vague », a-t-il lancé sur le plateau avant d’ajouter, alarmiste : « On est au début de ce phénomène de reprise épidémique et il n’y a aucune raison que ça s’arrête« . Après deux mois successifs de baisse, la France encaisse un léger rebond de l’épidémie de Covid-19. Ces derniers jours, le gouvernement a multiplié les appels à la vigilance. « L’épidémie recommence à gagner du terrain« , a prévenu Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, sur RTL.

Les hôpitaux français pourront-ils supporter une 5e vague ? « On n’envisage pas pour l’instant qu’il y ait un phénomène de saturation (…) mais en revanche, c’est vrai que la pression qui existe aujourd’hui va encore s’intensifier sur les services hospitaliers et les services de réanimation », a assuré sur Franceinfo l’épidémiologiste .

Fiscalité : le G20 approuve ce qui a déjà été décidé

Fiscalité  : le G20 approuve ce qui a déjà été décidé

 

 

Sans doute en mal d’œcuménisme et d’unité, les grands pays du G20 ont décidé d’entériner le nouvel accord de fiscalité internationale qui prévoit notamment les conditions de fiscalité des grands de la tech  mais aussi les modalités de gestion de cet impôt.

 

Cet accord a été conclu début octobre par 136 pays représentant 90 ans du mondial sou l’égide de l’OCDE. L’accord était donc approuvé dès ce moments car l’OCDE constitue une institution reconnue avec un mandat international clair. À l’inverse du G20 qui lui n’est pas une institution officielle et d’ailleurs n’a pas forcément apprendre des orientations communes. Bref on a inversé les processus démocratiques. Normalement c’était au G20 d’abord de faire cette proposition, ensuite à l’OCDE de la décidée et de la mettre en application.

 

Pourquoi cette inversion des processus démocratiques ? Sans doute parce que le G20 aura bien des difficultés à se mettre d’accord sur d’autres sujets en particulier concernant la question cruciale du climat. Or c’est sur cette question qu’on attend le G20 et non sur l’approbation d’une fiscalité déjà décidée. De ce point de vue celui qui va recevoir la COP 26 savoir Boris Johnson aura beaucoup de difficultés à trouver un terrain d’entente concernant le climat.

 

«C’est l’occasion maintenant d’essayer de prendre certains des engagements vagues de (l’accord de) Paris et de les solidifier dans des engagements solides, rapides pour réduire les émissions» de gaz à effet de serre, a souligné le Premier ministre britannique Boris Johnson dans une interview diffusée samedi par la chaîne ITV. «Nous devons être plus ambitieux» sur le climat, estimait aussi le président du Conseil européen Charles Michel, tout en reconnaissant que la question était difficile notamment «pour certains pays dépendant du charbon».(L’Allemagne ou la Chine en particulier)

Fiscalité internationale internationale : le G20 approuve ce qui a déjà été décidé

Fiscalité internationale internationale : le G20 approuve ce qui a déjà été décidé

 

 

Sans doute en mal d’œcuménisme et d’unité, les grands pays du G20 ont décidé d’entériner le nouvel accord de fiscalité internationale qui prévoit notamment les conditions de fiscalité des grands de la tech  mais aussi les modalités de gestion de cet impôt.

 

Cet accord a été conclu début octobre par 136 pays représentant 90 ans du mondial sou l’égide de l’OCDE. L’accord était donc approuvé dès ce moments car l’OCDE constitue une institution reconnue avec un mandat international clair. À l’inverse du G20 qui lui n’est pas une institution officielle et d’ailleurs n’a pas forcément apprendre des orientations communes. Bref on a inversé les processus démocratiques. Normalement c’était au G20 d’abord de faire cette proposition, ensuite à l’OCDE de la décidée et de la mettre en application.

 

Pourquoi cette inversion des processus démocratiques ? Sans doute parce que le G20 aura bien des difficultés à se mettre d’accord sur d’autres sujets en particulier concernant la question cruciale du climat. Or c’est sur cette question qu’on attend le G20 et non sur l’approbation d’une fiscalité déjà décidée. De ce point de vue celui qui va recevoir la COP 26 savoir Boris Johnson aura beaucoup de difficultés à trouver un terrain d’entente concernant le climat.

 

«C’est l’occasion maintenant d’essayer de prendre certains des engagements vagues de (l’accord de) Paris et de les solidifier dans des engagements solides, rapides pour réduire les émissions» de gaz à effet de serre, a souligné le Premier ministre britannique Boris Johnson dans une interview diffusée samedi par la chaîne ITV. «Nous devons être plus ambitieux» sur le climat, estimait aussi le président du Conseil européen Charles Michel, tout en reconnaissant que la question était difficile notamment «pour certains pays dépendant du charbon».(L’Allemagne ou la Chine en particulier)

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

Algérie: Macron dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas

 

 

La réaction virulente du régime algérien aux propos tenus par le chef de l’Etat français le 30 septembre tient à ce qu’il n’assume pas que sa démocratie est « juste formelle » puisque sa souveraineté est dans les mains de la hiérarchie militaire, analyse le politiste, Lahouari Addi,Professeur émérite à Sciences Po Lyon,  dans une tribune au « Monde ».(extrait)

 

Tribune.

 Les propos d’Emmanuel Macron critiquant, le 30 septembre, le « système politico-militaire » de l’Algérie et l’accusant d’entretenir une « rente mémorielle » ont créé la surprise auprès des autorités à Alger, qui ont réagi avec un communiqué sévère de la présidence. Il est vrai que c’est la première fois qu’un président français dit publiquement ce que ses prédécesseurs, de droite comme de gauche, disaient en privé.

Les officiels français sont exaspérés de ne pas avoir des interlocuteurs algériens dotés de l’autorité que leurs fonctions supposent. C’est ce que veut dire Emmanuel Macron quand il parle du président Abdelmadjid Tebboune, qu’il décrit comme étant l’otage d’un « système politico-militaire dur ». Venant de la France, pays à travers lequel beaucoup de gouvernements étrangers perçoivent l’Algérie, cette déclaration est considérée comme un coup de poignard dans le dos par des généraux qui font tout pour apparaître sous les ordres du président.

Priorité à la lutte contre l’opposition

Il n’est pas à écarter que Macron ait été contrarié par le peu d’empressement que montre l’Algérie à accepter l’expulsion de ses ressortissants en situation irrégulière, en cette période préélectorale où Eric Zemmour presse gauche et droite sur la question sensible de l’immigration clandestine. Alger veut-il monnayer en contrepartie de cette expulsion l’extradition d’opposants sur le sol français ? Cela est probable, surtout que les services de sécurité algériens ont été encouragés à cette fin par l’extradition d’Espagne d’un ex-gendarme réfugié à Barcelone obtenue à la suite de négociations confidentielles. Mais l’Algérie a moins de moyens de pression sur la France que sur l’Espagne qui pourrait, du jour au lendemain, ne plus recevoir de gaz algérien [l’Algérie fournit à la péninsule Ibérique 50 % de son gaz ].

Si cela se confirme à l’avenir, cela signifierait que la diplomatie algérienne donne la priorité à la lutte contre l’opposition au détriment d’autres aspects de la coopération avec les pays d’Europe, portant notamment sur les échanges économiques et culturels. Les services de sécurité, qui décident de la politique étrangère, ont juste oublié que ce qu’ils obtenaient hier de [l’ancien ministre de l’intérieur de 1986 à 1988 et de 1993 à 1995] Charles Pasqua, ils ne peuvent l’obtenir aujourd’hui d’Emmanuel Macron.

Pour les officiels algériens, la déclaration du président français est inadmissible de la part d’un chef d’Etat étranger. La réaction sera d’autant plus brutale que le régime algérien n’assume pas sa caractéristique essentielle, à savoir que la souveraineté appartient à la hiérarchie militaire en lieu et place de l’électorat, sous un habillage institutionnel qui ne traduit pas la réalité des rapports d’autorité au sommet de l’Etat.

Société : Comprendre ce qu’est le mouvement « woke »

 

Société : Comprendre ce qu’est le mouvement  « woke » 

 

 Un article du monde(extrait) tente de faire un peu l’historique « woke » dont se revendique en France les mouvements d’extrême-gauche ou même les écologistes. Passé simple du verbe anglais to wake, qui signifie en français « se réveiller », le mot « woke » a pris un sens véritablement idéologique dans la langue vernaculaire afro-américaine pour désigner le fait d’être conscient des injustices subies par les minorités ethniques, sexuelles, religieuses, ou de toutes formes de discrimination, et mobilisé à leur sujet. 

Avant d’arriver en France, le terme s’est répandu outre-Atlantique dans le contexte historique de la lutte pour les droits des Noirs. « Cette expression argotique a cheminé dans le monde africain-américain à partir des années 1960 »expliquait au Monde en février l’historien Pap Ndiaye. Ce spécialiste de l’histoire sociale des Etats-Unis rappelait que la grande figure du mouvement des droits civiques américains, Martin Luther King, avait exhorté les jeunes Américains à « rester éveillés » et à « être une génération engagée », lors d’un discours à l’université Oberlin, dans l’Ohio, en juin 1965.

 

Cette conscience militante chez les Afro-Américains serait même déjà apparue au début des années 1900. En 1923, le philosophe et activiste jamaïcain Marcus Garvey, précurseur du panafricanisme, exhortait : « Réveillez-vous l’Ethiopie ! Réveillez-vous Afrique ! » 

Un article du site américain Vox a repéré l’usage en 1938 de l’expression « stay woke » dans une chanson protestataire du musicien de blues Lead Belly sur l’histoire d’un groupe d’adolescents noirs accusés du viol de deux femmes blanches à Scottsboro (Arkansas).

Le terme s’inscrirait même dans une histoire du militantisme encore plus ancienne, à en croire certains spécialistes, qui rapportent l’utilisation de l’expression « wide awake » par les antiesclavagistes du XIXe siècle qui s’affirmaient déjà « bien éveillés » sous la présidence d’Abraham Lincoln.

L’expression fait son retour en 2008, par la chanteuse américaine Erykah Badu qui chante « I stay woke » (« je reste éveillée ») dans son titre Master Teacher, puis en 2012 lorsqu’elle tweete son soutien au groupe de rock féministe russe Pussy Riots, dont des membres ont été condamnés à la prison pour « incitation à la haine religieuse ».

Mais c’est à la faveur du mouvement Black Lives Matter que le terme prend une tout autre envergure. Les émeutes de Ferguson (Missouri) en 2014, après le meurtre de Michael Brown, jeune noir de 18 ans tué par la police, ont provoqué une grande vague de protestation contre les violences policières. Le mouvement fait émerger une nouvelle génération de militants antiracistes, plus présents sur les réseaux sociaux, qui dénoncent le racisme systémique et appellent les citoyens à être « éveillés » contre l’oppression subie par la population noire aux Etats-Unis. Un documentaire sorti en 2016, Stay Woke : The Black Lives Matter Movement, ancre durablement le terme dans ce mouvement.

Le mot woke s’est par la suite répandu à travers le monde, et au sein d’autres sphères militantes pour dénoncer toutes formes d’injustices subies par les minorités, qu’elles soient sexuelles, ethniques ou religieuses.

On l’a vu notamment apparaître sur de nombreuses pancartes lors de la « marche des femmes » en janvier 2017, un rassemblement politique organisé aux Etats-Unis après l’élection de Donald Trump. Il s’agissait alors de dénoncer le sexisme et la misogynie du nouveau président américain.

Indépendamment de la façon dont les attitudes individuelles ont pu changer, les personnes « woke » estiment que les sociétés à travers le monde demeurent inéquitables et parfois destructrices pour certaines minorités. Elles reconnaissent que l’on peut être traité différemment selon son milieu social, sa couleur de peau, sa religion, son handicap, son sexe ou son genre. Ainsi, s’attaquer aux inégalités structurelles rendra le monde plus sûr et meilleur, selon elles.

Si le terme est historiquement lié à la lutte contre le racisme envers les Afro-Américains, les individus qui se revendiquent aujourd’hui « woke » embrassent plusieurs grandes causes :

  • la lutte antiraciste et contre les violences policières (le mouvement Black Lives Matter encore très actif)
  • le réchauffement climatique (les fortes mobilisations lors des marches pour le climat)
  • les combats pour l’égalité femmes-hommes (#metoo).

«

Les détracteurs du « woke » en France, que l’on retrouve à droite – la députée (Les Républicains) des Bouches-du-Rhône Valérie Boyer dénonçait en septembre un « totalitarisme woke » –, à l’extrême droite (le président de Debout la France, le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan évoquait en juin « les dérives de l’idéologie “woke” »), mais aussi à gauche – parmi les partisans de la « laïcité offensive » –, s’inquiètent de la montée d’une intolérance à l’égard d’opinions opposées, et d’un muselage de la liberté d’expression.

Dénonçant les statues d’esclavagistes déboulonnées, les conférences universitaires annulées, les responsables démis de leurs fonctions… ils s’inquiètent des dérives, telle que la « cancel culture » (la culture de l’annulation), qui viserait à ostraciser de l’espace public toute personnalité dont un propos, ou une action, est considéré comme « offensant » à l’égard des minorités.

Autre crainte souvent relayée : l’importation d’un débat sur la race made in USA au sein d’une société française portée par l’universalisme républicain. Les opposants à ce terme estiment que certaines idées populaires au sein de la gauche radicale américaine, telles que l’organisation de réunions non mixtes, l’intersectionnalité, les débats sur les questions de genre, viendraient saper l’idéal républicain français et menacer la cohésion du pays.

Ces idées « wokistes » inquiètent jusqu’au sommet de l’Etat. Alors que le président de la République, Emmanuel Macron, a dénoncé des théories en sciences sociales importées des Etats-Unis, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, considère « que ces mouvements sont une profonde vague déstabilisatrice pour la civilisation. Ils remettent en cause l’humanisme, issu lui-même de longs siècles de maturation de notre société ».

Il a d’ailleurs annoncé, en août, le lancement d’un « laboratoire républicain » contre la « cancel culture et l’idéologie woke ». Et ce alors même que des sociologues ont qualifié cette menace d’exagérée.

Selon un sondage récent de l’IFOP, la « pensée woke » demeurait peu connue chez les Français : seuls 14 % des répondants avaient déjà entendu ce terme et 6 % savaient de quoi il s’agissait.

Salaires des enseignants : comparer ce qui est comparable

Salaires des enseignants : comparer ce qui est comparable

 

« Il est indéniable qu’un enseignant allemand gagne plus que son homologue français, mais les réalités sont différentes », rappelle Timothée Pirard, (Timothée Pirard, Münster (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne) (extrait)

 

  • Plus d’options

Anne Hidalgo vient de relancer le débat sur la rémunération des enseignants français, ce qui entraîne à chaque fois des comparaisons avec les grilles de salaires en Allemagne. Mais au-delà du salaire, la vie professionnelle des enseignants allemands est très différente de celle de leurs collègues français.

Formation et recrutement. Les enseignants allemands sont tous bivalents : ils doivent pouvoir enseigner deux matières. Comme l’université allemande est le seul centre de formation des futurs enseignants (il n’existe pas de système de grandes écoles comme en France), cela veut dire que tous les enseignants ont réussi deux masters à l’université, un dans chaque matière.

La bivalence rend le recrutement compliqué : il faut trouver le bon candidat pour les deux bonnes matières. C’est seulement une fois recruté, et après une dernière période d’essai (qui peut durer plusieurs années) ainsi qu’une visite médicale, que le candidat peut enfin être titularisé, devenir fonctionnaire et ainsi prétendre aux rémunérations promises par les candidats aux élections françaises. Pour un étudiant qui aurait fait ses études dans les temps et réussi son stage du premier coup, cela ne peut avoir lieu avant ses 27 ou 28 ans. Ce système conduit au fait qu’en Allemagne, il y a des enseignants au chômage : ils ont les qualifications nécessaires mais ne trouvent pas de poste adapté.

Les enseignants donnent 27 ou 28 heures de cours de 45 minutes, c’est-à-dire 21 heures effectives devant les élèves. Il vaudrait mieux dire qu’il s’agit de 14 séances d’une heure et demie, quand on sait que la vie d’un enseignant est rythmée par le nombre de cours qu’il donne (et donc de préparation différente) plus que par leur durée.

Mais la différence essentielle entre la France et l’Allemagne dans le fonctionnement des établissements scolaires est qu’il n’existe pas en Allemagne de service de vie scolaire. Autrement dit, c’est le proviseur ou le principal et les enseignants qui assurent, en plus de leurs tâches, celles qui incombent au conseiller principal d’éducation (CPE) et aux surveillants en France.

Toutes les difficultés quotidiennes de l’école – comme la discipline ou les problèmes sociaux des élèves – doivent être réglées par une équipe d’adultes assez restreinte. Ce qui veut dire aussi qu’en cas d’absence d’un collègue, il faut le remplacer au pied levé puisqu’il n’y a pas de permanence surveillée par un assistant d’éducation. L’enseignant allemand, qui arrive à 7h30 dans son établissement, ne sait jamais combien d’heures il fera dans sa journée, ni à quelle heure il pourra partir. L’obligation de présence en dehors des heures d’enseignement est une évidence.

La relation avec les élèves et leurs parents est aussi beaucoup plus étroite, puisqu’il n’y a pas cette instance tampon qu’est la vie scolaire. Les parents d’élèves sollicitent sans cesse les enseignants pour des rendez-vous, et il n’est pas rare qu’ils aient leur numéro de téléphone portable. La familiarisation des élèves avec leur établissement passe aussi par des manifestations extra-pédagogiques, comme le fait de passer une nuit au collège, en camping dans le gymnase par exemple, surveillé, derechef, par les enseignants. La répartition des élèves dans les établissements obéissant moins à une logique de carte scolaire qu’en France, les établissements sont tous en concurrence : les manifestations de type « portes ouvertes » sont donc très fréquentes le samedi.

Il est indéniable qu’un enseignant allemand gagne plus que son homologue français, mais les réalités sont différentes. Ajoutons à cela que l’âge de départ à la retraite en Allemagne est maintenant à 67 ans et les pensions sont calculées sur toute la carrière : elles représentent donc environ 65 % du dernier salaire.

Timothée Pirard, Münster (Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne)

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