Archive pour le Tag 'coups'

Conseil national de LR : sifflets et coups bas

Conseil national de LR : sifflets et coups bas

Finalement le conseil national des républicains a confirmé ce qu’on savait à savoir que le parti est aussi divisé qu’avant. Pire que l’insulte, les sifflées et les mises à l’écart sont des moyens de régulation récurrent dans ce parti que Sarkozy le premier avait grandement déstabilisé, que Fillon a continué à discréditer et que Wauquiez pourrait finir par tuer définitivement,  en tout cas à en faire un parti très marginal. Pour preuve le refus de Laurent Vauquiez de prendre la tête de liste des européennes en 2019 à fin de n’avoir pas à rendre de comptes en cas d’échec trop important. Comme au plus beau temps des guerres internes Laurent Wauquiez a nettoyé le parti de toute opposition qu’il s’agisse du bureau politique ou de la commission d’investiture ; cette dernière dont  la présidence a été confiée à l’ultra droitier Ciotti.  Nombre de républicains ont déjà quitté le navire, d’autres se sont mis en retrait mais même ceux qui restent gênent encore Laurent Wauquiez qui n’a pas fait la moindre concession quant à la composition des organes directeurs pour mieux préparer sa candidature présidentielle de 2022. Dans ces conditions, il n’est pas étonnant que Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France, ait  été huée à son arrivée au premier conseil national du parti  “Je suis venue vous dire que je suis là et que je suis prête à prendre toute ma place dans la reconstruction de notre famille”, a déclaré Valérie Pécresse alors que plusieurs ténors du parti l‘ont quittée ou ont pris leurs distances, le dernier en date étant Alain Juppé. Absente pour la première fois du deuxième tour de la présidentielle et étrillée aux législatives de 2017, la droite républicaine peut regagner la confiance des Français si elle gagne la bataille de la crédibilité et relève le défi du rassemblement, a-t-elle ajouté. Sur ce dernier point, elle a dit sa conviction que la droite était plurielle et que cette situation devait être prise en compte par la nouvelle direction de LR.“Il y a aujourd‘hui deux droites, il y a une droite un peu plus conservatrice et un peu plus progressiste, une droite un peu plus protectionniste et une droite un peu plus libérale, une droite plus eurosceptique et une droite plus européenne, une droite qui, à l’élection présidentielle face à Marine Le Pen, à appeler à voter Emmanuel Macron et une droite qui ne l‘a pas fait”, a-t-elle poursuivi. Copieusement sifflée par le public de la salle de La Mutualité, Valérie Pécresse a souligné que, si elle avait choisi de venir, “c‘est que j‘ai la conviction que ces droites sont réconciliables”. Ce que conteste Laurent Wauquiez : “Je crois (…) qu‘il y a une droite, qu‘elle peut être diverse, mais qu‘il y a une droite, une seule famille politique”, a-t-il indiqué. “Je ne laisserai aucune chapelle, ni aucune écurie affaiblir à nouveau notre famille politique mais j‘ai suffisamment confiance dans Valérie et sa capacité à comprendre que sa voix est entendue quand elle porte notre parole avec force, qu‘elle travaille pour une équipe commune et qu‘elle ne tire pas contre son camp”, a ajouté le président de LR. “Le seul rassemblement que Wauquiez réussit à faire, c‘est le rassemblement de tous ceux qui pensent comme lui”, a réagi sur Twitter l’élu parisien Pierre Liscia, proche de Florence Portelli. “Pour le reste c‘est une purge inédite : de Chirac à Sarkozy, aucun chef de la droite n‘a jamais été si brutal.”

Fillon : une politique sociale à coups de serpe

Fillon : une politique sociale à coups de serpe

 

La purge que propose François Fillon dans le domaine social sera vraisemblablement au cœur de la campagne électorale. Le caractère radical de ces propositions rend en effet le programme de Fillon très clivant. On dit pourtant que François Fillon a minutieusement préparé ses propositions depuis des années pourtant force est de constater que certaines manquent cruellement de pertinence et surtout de réalisme Certes des évolutions sont indispensables pour pérenniser un modèle social dont le financement n’est pas assuré mais les réformes dans ce domaine doivent être menées de manière pertinente et progressive pour ne pas faire porter tout le poids du changement aux couches moyennes et au plus défavorisés. Un seul exemple celui de la réforme de la sécurité sociale qui ne couvrirait que les pathologies graves, les autres risques devant être couverts par des assurances. Une perspective qui aboutirait à un quasi-doublement des cotisations sociales des salariés, soit en moyenne 300 à 400 € par mois. Une folie évidemment et  complètement irresponsable même si Fillon tente de l’adoucir en indiquant que les plus défavorisés seraient couverts en totalité par la sécurité sociale pour tous les risques. Comme l’indiquait Fillon les riches peuvent payer mais qu’en est-il des couches moyennes et ou peu aisées. Un projet par ailleurs juridiquement et constitutionnellement impossible car il y aurait une inégalité de traitement. On ne peut demander à la fois les ressources des couches moyennes pour boucher le trou de la sécu et en même temps priver la plus grande partie des cotisants de la couverture de la sécu. Même approximation concernant la réduction du nombre de fonctionnaires. Le chiffre de 500 000 et inatteignables et n’a aucun sens tant que n’a pas été défini le nouveau champ d’intervention de l’État. Or c’est la question centrale. Certes le nombre de fonctionnaires doit être revu sérieusement en baisse mais il faut surtout supprimer de nombreuses interventions étatiques qui n’ont rien à voir avec les missions  régaliennes de l’État et qui entretiennent la bureaucratie principale responsable du manque de compétitivité de l’économie française. Il faudrait donc d’abord définir les champs qui justifient l’intervention de la puissance publique et les métiers qui imposent un statut de fonctionnaire. Une politique autrement pertinente que celle  qui consiste à passer un coup de rabot sur tout. D’autres mesures par contre sont plus efficaces comme celle de l’allégement des charges des entreprises mais qui fait porter tout le poids des réformes fiscales sur les ménages ; réformes  socialement et politiquement non seulement injustes mais économiquement dommageables pour la croissance. Bref un programme davantage taillé pour le cœur de l’électorat  qu’un programme pour la France.  Selon l’institut Harris Interactive, son électorat de la primaire est âgé à 55% d’au moins 50 ans (34% de 65 ans et plus). Il est composé à 45% d’inactifs et à 34% de personnes issus des catégories socioprofessionnelles supérieures. Pour Stéphane Rozès, président de la société de conseil Cap, le résultat de dimanche relève donc d’une « illusion d’optique » et François Fillon aurait tort de penser que « l’électorat de la primaire est l’électorat de la France ». « François Fillon dit vouloir changer le logiciel du modèle social français », ajoute-t-il. « Mais très majoritairement, les classes actives et populaires ne veulent pas tant un changement de logiciel qu’une consolidation du modèle social. »




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