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Primaire gauche : Hamon, le vainqueur de l’illusion

Primaire gauche : Hamon, le vainqueur de l’illusion

Attitude sado masochiste ou syndrome de Stockholm le parti socialiste a choisi d’aimer la défaite. Au mieux, le vainqueur de la primaire de la gauche peut espérer finir quatrième, au pire cinquième derrière Mélenchon qui comme Hamon promet aussi la lune. De ce point de vue il est intéressant de revenir sur les cinq ou six propositions démagogiques et irresponsables qui ont permis à Amon de triompher il y a d’abord d’abord ce fameux revenu universel qui permet d’assurer un revenu de 600 à1 000 € par mois selon les hypothèses et dans le coût est  de 400 à 700 milliards par an. Il y a aussi ce pronostic et presque cette promesse de la fin du travail qui induit une perspective de civilisation du loisir. Pour ne pas effrayer le contribuable qui évidemment aurait à financer la débauche de promesses, Hamon a trouvé la fameuse martingale fiscale : ce sont les robots qui paieront. Une mesure particulièrement démagogique qui permet de faire l’impasse sur la hausse démentielle des prélèvements obligatoires comme si les robots n’étaient pas encore davantage délocalisables que le travail humain. Bien conscient de la démagogie de ces propositions France Benoît Hamon a déclaré que tout cela n’était pas pour demain,  ni même après-demain mais que l’objectif était de nourrir « un imaginaire puissant. Belle formule littéraire pour qualifier des propos de coiffeur. Du coup pour l’immédiat, Benoît Hamon a promis de nombreuses augmentations notamment de tous les minima sociaux, du SMIC aussi. Il a aussi annoncé des baisses d’impôts. Bref de quoi séduire la gauche de la gauche altermondialiste, crypto communiste et étatiste. Tout cela évidemment en s’affranchissant de toute contrainte des réalités financières et en s’asseyant sur le concept de compétitivité. Avec de telles propositions le parti socialiste prépare un avenir pour rester au moins 20 ans dans l’opposition. De quoi lui donner le temps de comprendre la complexité et l’interaction des facteurs systémiques dans les champs économiques, technologiques, sociaux, environnementaux et sociétaux.  Le triomphe de Benoît Hamon aura un goût amer quand le parti socialiste aura perdu dès 2017 les trois quarts des députés. De nombreux de pays voisins s’inquiètent  à juste titre du niveau du débat politique en France et de ses conséquences. En effet malheureusement Hamon n’est pas le seul marchand d’illusions il y en a aussi et même de plus puissants que lui a l’extrême gauche et à l’extrême droite. En cause sans doute le manque général de connaissance économique des Français.   Pas étonnant, les Français peuvent gober n’importe quelle orientation démagogique. Dernier avatar : le revenu universel. En cause l’incompétence des Français en matière de finances aussi bien en gestion des dépenses personnelles, crédit, épargne notamment trois critère pur juger la culture financière ; résultat de l’étude Allianz en Europe : les Français sont bons derniers.  Dans le détail, seuls 48% des Français ont répondu correctement aux questions liées aux mécanismes basiques de la finance (inflation, taux d’intérêt), et 9% seulement ont été en mesure d’identifier les bonnes réponses lorsqu’ils ont été interrogés sur les concepts relatifs aux risques financiers. Si le risque de longévité lié à l’allongement de l’espérance de vie pose moins de problèmes (62% des personnes sondées ont su choisir le produit financier qui les protège le mieux face à ce risque), les notions de « relation risque/rendement », de « diversification du risque » ou encore de « risque de liquidité » sont bien moins maîtrisées. Ainsi, 6% des participants ont su répondre correctement aux trois scénarios inspirés de la vie réelle tandis qu’un quart d’entre eux n’ont pas été en mesure de donner une bonne réponse en choisissant le bon produit financier. Ces résultats ne sont finalement pas si surprenants. D’après un sondage IFOP réalisé pour le compte du ministère de l’Économie et des Finances en septembre 2016, 85% des Français n’avaient jamais bénéficié d’enseignements d’éducation budgétaire et financière. 43% d’entre eux ont pourtant déjà ressenti au cours de leur vie le besoin de recevoir ce type d’enseignements et 78% souhaitent que l’éducation financière soit enseignée à l’école. Si la France fait figure de mauvaise élève, derrière le Portugal et l’Italie, en matière de culture financière, ce sont les Autrichiens, les Allemands et les Suisses qui s’en sortent le mieux. Prendre des décisions avisées dans ce domaine.

Sondage Primaire gauche : Hamon vainqueur d’un débat soporifique

Sondage Primaire gauche : Hamon vainqueur d’un débat soporifique
Dans un débat à mi-chemin entre le salon de thé des bobos de gauche et le café du commerce, il paraît assez logique que Benoît Amon apparaisse vainqueur. Les protagonistes se sont en effet limité à des généralités dans tous les domaines accumulant poncifs, banalités aussi approximations. Avec parfois des propos particulièrement surréalistes comme le « futur désirable » ou la « promotion d’un imaginaire collectif puissant », sûrement des formules de spécialistes de la com.  qui vendraient des baskets à un   cul-de-jatte.  Pas étonnant,  les intéressés sont des apparatchiks qui n’ont qu’une connaissance assez évasive des réalités économiques, sociales voir sociétales. Par ailleurs ce ne sont pas des intellos susceptibles de théoriser avec un peu de pertinence les problématiques des enjeux complexes actuels. Selon une étude de l’institut Elabe, relayée par BFMTV quelques minutes après la fin du débat téléviséHamon a ainsi été jugé le plus convaincant de  la rencontre, avec 60 % de téléspectateurs acquis à sa cause contre 37 % en faveur de Manuel Valls. Et sur les sympathisants de gauche, ce chiffre prend un point supplémentaire du côté de Benoît Hamon.  Dans le détail, les téléspectateurs ont trouvé le député plus agile sur la question du travail, avec un score de 54 % contre 45 % pour Manuel Valls. Idem sur la question de la laïcité, même si l’écart est plus resserré, 50 % à 48 %. En amont du débat, l’ancien Premier ministre avait pourtant attaqué à plusieurs reprises son rival, l’accusant d’adopter une position « ambiguë » sur la question, alors que lui défend une laïcité protectrice. Manuel Valls remporte  toutefois l’adhésion des téléspectateurs sur la question de la sécurité avec 59 %contre 39 % pour Benoît  Hamon.

Résultats primaire PS : truqués ou non ?

Résultats primaire PS : truqués ou non ?

 

Après avoir rajouté 350 000 votants fictifs, on parvient  selon les résultats quasi définitifs du scrutin publiés lundi soir par la Haute autorité de la primaire à 1,597 million sur 95,45% des bureaux. En fait il ne semble pas que les résultats en % aient été véritablement truqués mais on a fait de la gonflette concernant le nombre de participants pour ne pas paraître ridicule. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup,  on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. Mélenchon longtemps membre du parti socialiste et qui connaît les pratiques de bidouillage chères au PS a dénoncé cette manœuvre statistiques.   »C’est absolument inouï. Rien ne peut plus être cru dans cette élection », a estimé mardi sur France 2 le candidat de « La France insoumise » à l’élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, qui a dénoncé un « trucage de masse ». « Je n’ai jamais cru en leur organisation, je ne crois pas en leur sincérité », a poursuivi le co-fondateur du Parti de Gauche, qui a quitté le PS en 2008 et refusé de participer à la primaire de la « belle alliance populaire ». « La Solférinologie n’est plus une science que je pratique mais il est étrange que dans une élection manifestement truquée aucun des candidats ne proteste ». « Ils désigneront le candidat qu’ils veulent mais c’est un candidat qui est d’abord désigné par une opération de triche », a ajouté l’eurodéputé, crédité de 14 % à 15 % des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle par les sondages. En 2011, le premier tour de la primaire socialiste pour l’élection présidentielle de 2012 avait réuni 2,7 millions de votants. Celle de la droite, en novembre dernier, a attiré près de 4,3 millions de personnes. « Je pense qu’on a voulu dire ‘ça y est, c’est bon on a 1,6 million ou 1,7 million de participants à cette primaire’, alors qu’on s’est rendu compte que ce résultat n’était qu’une projection d’un résultat qui avait été acquis, lui, sur 1,2 ou 1,4 million de participants », a tenté d’expliquer sur France Info François de Rugy. Je ne crois pas qu’il y ait eu de fraude au sens où on aurait gonflé les chiffres, bourré les urnes ou truquer les PV des bureaux de vote, je n’ai aucun élément qui permette de dire cela », a ajouté le vice-président de l’Assemblée nationale. « En revanche j’estime que c’est vraiment inacceptable que certains aient pris la responsabilité de publier des chiffres qui étaient trompeurs. »

Primaire gauche : le choix entre un apparatchik et un apparatchik

Primaire gauche : le choix entre un apparatchik et un apparatchik

 

Pour nombre d’observateurs politiques il n’y a pas grand-chose de commun entre Benoît à mon et Manuel Valls. Il y a pourtant un point commun essentiel : ce sont tous les deux des apparatchiks. C’est-à-dire des oligarques entrés  vers 20 ans en politique comme on entre en religion et qui œuvrent  depuis une trentaine d’années au sein des structures socialisantes. Pas vraiment des perdreaux de l’année pour opérer le renouvellement qu’ils proposent. Bref, des pros de la politique qui n’ont jamais mis les pieds dans le système productif ou dans une entreprise, ce qui ne les empêche pas de parler à tort et à travers des grandes mutations qui s’y opèrent et de la misère des travailleurs. On pourrait objecter que nombre d’intellectuels n’ont pas non plus mis les pieds dans le monde réel du travail et pourtant ils  théorisent sur les restructurations en cours non seulement sur le terrain économique mais aussi social et sociétal. Une différence de taille toutefois Benoît Hamon et Manuel Valls sont loin d’être des intellectuels. Pour deux raisons,  d’abord ils sont peu diplômés puisqu’il dispose seulement d’une vague licence d’histoire. Deuxièmement parce que leur tempérament ne les incite pas au travail de réflexion et de théorisation. En fait ils récitent, l’un comme l’autre, le latin de leur paroisse politique sans savoir d’ailleurs de quoi il parle. Hamon,  lui,  va au plus court ; ne comprenant pas les évolutions structurelles et scientifiques liées au numérique il en déduit que le travail est condamné. Comme il faut bien vivre, on va taxer les robots pour assurer un revenu universel, un raccourci caricatural de paresseux. Manuel Valls, lui, est plus pertinent sur certaines orientations mais reste approximatif. Il a surtout le défaut de confondre démocratie et autoritarisme. De confondre chef de guerre avec responsable de gouvernement. Bref tout le contraire de Rocard auquel il se réfère pourtant. Idéologiquement il est encore plus perdu que Benoît Hamon .témoins,  les contradictions entre sa campagne électorale et sa ligne politique comme Premier ministre. Manuel Valls slalome selon les circonstances entre un positionnement socialiste obsolète, une posture sociale démocrate et une attitude totalement libérale. Le slalom politique vaut aussi pour Hamon qui a commencé comme rocardien avant de devenir gauchiste (une évolution qui avait réussi à Mitterrand).  Pour les deux apparatchiks,  il s’agit surtout de continuer à exister politiquement. Ces professionnels de la politique en vivent depuis une trentaine d’années, on ne peut guère espérer de convictions autres que la conquête du pouvoir pour perpétuer leur situation.

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

Primaire gauche-Hollande : entre égocentrisme et mépris

 

On ne peut qu’être surpris de l’attitude de François Hollande qui a snobé la primaire de la gauche ou plus exactement du parti socialiste. Un parti socialiste dont il a été secrétaire pendant 12 ans et qui lui a permis grâce notamment aux primaires d’accéder à la magistrature suprême. Certes on sait pourquoi François Hollande a renoncé. En raison de ses échecs aussi au fait que Valls l’a poussé dehors. Il y a cependant de quoi être étonné de la part celui qui a vécu de la politique toute sa vie grâce au parti socialiste, qui en a même été le chef pendant longtemps et qui  décide d’ignorer la primaire en cours. Une attitude qui témoigne bien de la psychologie de nombre de responsables socialistes qui considèrent le parti comme un outil pour la promotion politique personnelle. Cela rend comte de la personnalité  de l’intéressé dans l’égocentrisme domine  tout autre caractère. Rappelons-nous par exemple comment il avait congédié Trierweiller (pas un cadeau il est vrai),  par tweet ! Un comportement égocentrique qui met son propre personnage bien au-dessus de toute considération d’intérêt général. Un véritable mépris pour son ancien parti dont il est pourtant aussi responsable du déclin. Hollande ne veut pas se prononcer ni pour le frondeur Hamon qui a pourri sa majorité parlementaire, ni pour Valls qui lui a imposé son renoncement. À la limite, on pourrait sinon admettre au moins comprendre l’attitude de François Hollande. Encore faudrait-il qu’il s’explique sur les raisons de son nom choix. Il aura sans doute l’occasion de s’exprimer mais il n’aura jamais l’humilité et la lucidité de mettre en cause sa propre responsabilité dans le délitement du parti socialiste auquel pourtant il doit tout.

Primaire à gauche : un boulevard pour Macron

 primaire à gauche : un boulevard pour Macron  

 

 

Avec la probable victoire Benoit Hamon à la primaire de la gauche,  c’est un véritable boulevard qui s’ouvre pour Macron. Le positionnement à l’extrême gauche de Benoit Hamon lui permettra d’ouvrir largement son spectre politique des sociaux démocrates, en passant par le centre et le centre droit (en gros des partisans de Valls et Peillon en passant par ceux du modem, et même de l’UDI). Surtout en attirant ceux qui ne veulent plus de ce clivage gauche-droite obsolète qua.  Mais à condition que limage de Macron ne soit pas entamée par le ralliement tardif de nombreux crocodiles socialiste ou du centre. L’homme qui se veut hors système, ni de droite, ni de gauche pourrait alors être paralysé par ces professionnels de la politique.  Le déroulement de cette consultation « renforce une polarisation de la gauche à l’extérieur du Parti socialiste » entre ces deux outsiders, estime le politologue Jérôme Sainte-Marie, président de la société de conseil PollingVox. Jean-Luc Mélenchon ne dit pas autre chose dans un billet publié lundi sur internet : « D’ici quelques jours, l’hémorragie vers Macron va s’amplifier. D’autres viendront vers nous. Ce n’est pas du débauchage, c’est de la clarification », écrit-il. Pour Jérôme Sainte-Marie, analyste politique cet afflux peut cependant se transformer en « victoire à la Pyrrhus » pour Emmanuel Macron en en faisant de facto le candidat de la gauche. « Il sera la voiture-balai de tous les hiérarques socialistes et sera rattrapé par le vieux monde politique », explique cet analyste. « Ça risque d’abîmer son image et surtout de bloquer d’éventuels ralliements et votes de droite en sa faveur. » Un risque dont semble conscients l’ancien ministre de l’Economie. Il a ainsi pris les devants et fixé, dès avant le premier tour de la primaire, les règles qui présideront à la désignation de ses candidats aux élections législatives. Il a également averti qu’il ne conclurait aucun accord d’appareil pour constituer sa majorité. Benoît Hamon est crédité à ce stade dans les sondages sur les intentions de vote de moins de voix au premier tour de la présidentielle que Manuel Valls (7% à 8% contre 9% à 10%). A priori autant de suffrages gagnés pour Emmanuel Macron, qui peut espérer rallier l’essentiel des électeurs potentiels de l’ancien Premier ministre, le 23 avril. « Si Hamon l’emporte, il y aura une grande déperdition vers Macron. Ce sera un big-bang », admet un ministre. La primaire de la gauche pose d’autres problèmes à Jean-Luc Mélenchon. Si elle est remportée par Benoît Hamon, c’est un rival sur une ligne proche de la sienne mais plus jeune qui entrera en lice. « Pour Mélenchon s’est plus embêtant », souligne Jérôme Sainte-Marie. « Beaucoup de gens peuvent se dire qu’ils peuvent avoir le même programme avec Hamon sans les risques. «Mais Mélenchon n’exclut cependant pas une éventuelle désaffection des électeurs potentiels de Benoît Hamon s’il se maintient sous 10% d’intentions de votes : « Le vrai problème que peut avoir Hamon, c’est les gens qui vont se dire : à quoi sert le vote Hamon ? » « Cette primaire est une primaire de perdants », explique à Reuters son porte-parole, Alexis Corbière. « Logiquement, beaucoup de gens attachés au combat social et écologique se retrouveront dans la candidature de Jean-Luc Mélenchon. »

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Primaire de la gauche : le PS fâché avec les chiffres

Décidément le parti socialiste et culturellement fâché avec les chiffres aussi bien en ce qui concerne sa gestion au gouvernement que lors de ses consultations internes. On sait que le parti socialiste voulait absolument atteindre un chiffre de participation comprise entre 1,5 et 2 millions afin d’afficher une certaine mobilisation. Malheureusement ces chiffres ont été annoncés un peu vite. Après un décompte précis on était loin des 2 millions. Du coup on a rajouté 350 000 votants fictifs pendant la nuit en les répartissant de façon à peu près égale en fonction des scores à chaque candidat.. La haute autorité chargée d’attester du bon fonctionnement du scrutin a dans un premier temps annoncé une participation « entre 1,5 million et 2 millions » de votants. Un chiffre à peu près conforme aux espérances du Parti socialiste mais qui tardait à se confirmer sur le site des résultats. À 10 heures lundi, le site des primaires citoyens publiait de nouveaux résultats avec 1.601.139 votants, sur 95% des bureaux de vote. Problème, les pourcentages affichés pour chaque candidat étaient exactement les mêmes, au centième près, que ceux publiés la veille malgré 350.000 votants supplémentaires. De troublants résultats qui n’ont pas manqué d’interpeller les médias mais également les électeurs. Comment les pourcentages ont-ils pu rester exactement les mêmes malgré 350.000 voix supplémentaires ? Telle est la question sur laquelle s’est penché Le Monde. Ainsi Les Décodeurs ont-ils calculé les différentiels de voix entre dimanche soir et lundi matin. Si Benoît Hamon a vu son chiffre grimper de 127.973 voix et Jean-Luc Bennahmias de 3.563 voix, le site internet révèle qu’en pourcentage, cela représente une augmentation d’environ 28%, à quelques décimales près, pour chaque candidat. Un calcul mis en place afin de ne pas modifier les résultats obtenus dans la soirée.  Contacté par Libération, Christophe Borgel a reconnu certaines erreurs et évoqués des bugs. « Il y a eu un bug, rien de plus. Et c’est un peu de ma faute. Il y avait beaucoup de pression autour du niveau de participation, j’ai demandé à ce que les résultats soient actualisés au plus vite. Et effectivement, on a appliqué au nouveau total de votants les pourcentages de la veille », a-t-il avoué évoquant des « bug sur bug ».

Primaire : Benoit Hamon, le dernier des poètes du PS

Primaire: : Benoit Hamon le dernier des poètes du PS

 

Benoît Hamon est sans doute l’un des derniers poètes du parti socialiste. Celui qui s’est fait le chantre de la souffrance au travail, de sa disparition et de son remplacement par le revenu universel parle d’autant mieux d’économie et de travail que sa connaissance du sujet est évasive. En fait le poète est un oligarque qui n’a jamais travaillé en dehors de la politique et dont il a fait son métier (comme Valls d’ailleurs). Après une licence d’histoire, il est aussitôt entré en politique comme on entre en religion pour ne pas en ressortir et pour tenter de coiffer la mitre d’évêque et aujourd’hui la tiare papale. Proche de Rocard au début, il s’est progressivement gauchisé pour devenir ensuite un crypto marxiste altermondialiste teinté de vert. Évidemment, il n’a jamais  eu l’occasion de fréquenter de près ou de loin le monde de la production (comme  beaucoup d’autres). ,  ce qui ne l’empêche nullement de théoriser sur sa disparition proche. En réalité il est bien incapable d’analyser les mutations technologiques des modes de production et de distribution qui effectivement seront affectées par la numérisation mais remplacés par d’autres emplois. Hamon comme beaucoup d’autres oublient que la moitié des produits et services qui existeront dans 30 ans sont aujourd’hui inconnus et que nécessairement les conditions de production et les modes de consommation vont évoluer. Sa proposition de revenu universel relève de l’exercice poétique et témoigne de l’incompétence et de la paresse. Elle témoigne surtout de son simplisme. La première question qui ne se pose est de savoir qui va payer. ? Les robots dit son inspiratrice une parlementaire européenne socialiste belge qui vient de faire un rapport surréaliste sur la question. Surréaliste parce qu’en outre elle propose d’instaurer une responsabilité civile des robots eux-mêmes ! Évidemment le coût de ce fameux revenu universel est minimisé alors que selon les hypothèses il s’agit de 300 à 700 milliards par an. Un chiffre que relativise Hamon. : « C’est seulement 15 % du PIB ». Comme si le PIB pouvait être distribué. Il confond sans doute le PIB avec le budget de l’État car c’est évidemment l’État qui paierait ce revenu. Reste que Benoît Hamon a trouvé un truc pour se distinguer des autres. D’ailleurs, il affirme comme pour se défendre mais ce n’est pas pour demain. C’est une proposition à très long terme. Bref pas de quoi répondre pour les 10 ou 15 ans qui viennent à la question centrale du chômage. Dernière observation, des usines pratiquement entièrement robotisées seront d’autant plus faciles à délocaliser pour éviter des fiscalités trop fortes. Se pose alors  la question des ressources pour financer cette solution miracle qui vise à supprimer le travail pour supprimer en même temps le chômage. Pas vraiment de la poésie, peut-être de l’humour et de l’humour noir. Mais Benoît Hamon persiste, ce qui lui a permis d’apparaitre comme le plus à gauche et de se placer en favori pour la primaire.   »J’assume, je suis convaincu que la révolution numérique va avoir comme impact la raréfaction du travail. Ces algorithmes, ces robots, ces machines se déploient dans tous les secteurs », a plaidé l’ancien ministre de l’Education de François Hollande. « Face à cette révolution numérique, je défends aujourd’hui le revenu universel d’existence. Je ne crois plus du tout aux petites solutions de court terme. A mes yeux, le revenu universel d’existence sera le nouveau pilier de la protection sociale. « A pleine charge, il représentera 15% du PIB. Cela n’a rien d’irréalisable. C’est un choix que nous voulons faire ou pas », a-t-il affirmé au cours de sa campagne. Sans doute pas pour concourir aux présidentielles mais pour prendre la tête de ce qui restera du PS !

Primaire PS : Macron le vrai vainqueur

 

Primaire PS : Macron le vrai vainqueur

 

Benoît Hamon sortira donc vraisemblablement vainqueur de la primaire de la gauche. Une victoire dont doit se réjouir et Emanuel Macron car elle lui offre un vrai boulevard du centre gauche au centre droit. . En effet, selon les sondages Benoît Hamon obtient de l’ordre de 7 % des voix au premier tour des présidentielles, soit trois fois moins que Macron. Un Macron dont la dynamique devrait encore s’amplifier si le candidat le plus gauchiste devait représenter le parti socialiste. En outre, le scénario d’un éclatement du parti socialiste deviendrait de plus en plus crédible. D’un côté il y aurait les plus altermondialistes utopistes finalement assez proches de Mélenchon et de l’autre les sociaux démocrates proches de Macron. D’un certain point de vue, le débat sur le revenu universel paraît assez surréaliste. Un  Revenu universel qui résout la question du chômage puisqu’il supprime la nécessité du travail. . Benoît Hamon attaqué sur ce point par nombre de ses concurrents n’a cependant pas lâché son point de vue. Il tient sa martingale pour se faire élire même s’il convient maintenant qu’elle est irréalisable dans les 5à 10 ans voire au-delà. En effet Hamon  garde l’idée mais sa proposition se réduit maintenant à un relèvement du RSA applicable aussi aux jeunes. Le problème c’est que les sympathisants du PS ne représentent plus grand-chose sur l’échiquier politique. La participation à cette première phase des primaires représente de l’ordre de 30 % des primaires de la droite. Ce qui est cohérent avec les prévisions des sondages qui donnent également environ 30 % de voix par rapport à la droite au premier tour des présidentielles soit 26 % pour Fillon et moins de 8 % pour Benoît ha mon point.  De ce point de vue le troisième débat comme le second devrait faire aussi un flop chez les téléspectateurs de plus en plus persuadés que cette confrontation interne devient anecdotique en prévision des présidentielles puisqu’en tout état de cause le vainqueur arrivera en cinquième position lors du premier tour.

Primaire gauche : une mobilisation molle

Primaire gauche : une mobilisation molle

 

 

La situation est tellement grave au parti socialiste qu’on se réjouit de la mobilisation molle de la première journée des primaires. En réalité le nombre de votants aura tout juste dépassé la moitié de ce qui avait voté Hollande en 2012 est beaucoup moins que la moitié des votants de la primaire de la droite. La participation de la primaire à gauche représente 34 % de la participation de la primaire de droite. Or les sondages prévoient également que le candidat de gauche ne tiendra que de leurs deux 34 % du score du candidat de droite lors du premier tour des présidentielles, soit huit à 9 %. Un taux de participation qui est donc cohérent avec la baisse d’audience du parti socialiste. Pas le Nirvana, mais pas la descente aux enfers non plus. Avec 1.337.820 votants recensés sur 80% des bureaux de vote, le Parti socialiste soutient mal la comparaison avec les 2,6 million de votants qui s’étaient mobilisés pour élire François Hollande en 2011 reste cruelle. Pire encore, celle avec les Républicains et ses quelque 4,4 millions de sympathisants qui sont venus plébisciter François Fillon en novembre dernier. «Tout cela est normal. À l’époque, nous étions dans l’opposition, et donc en dynamique. Cette fois, c’est l’inverse. Nous sommes dans la majorité et ce sont eux qui se sont emparés de cette dynamique…», explique un candidat en privé.

Primaire PS : un vote de funérailles

Primaire PS : un vote de funérailles

 

Le vote de la primaire socialiste pourrait bien prendre la forme d’uen cérémonie de funérailles. D’après  les récents sondages, il semblerait que la mobilisation soit faible  pour des élections primaires qui ne présentent qu’un intérêt accessoire puisqu’il s’agit surtout de préparer le projet congrès socialiste et non de prétendre pour une qualification aux présidentielles. En effet dans toutes les hypothèses, le candidat socialiste n’obtiendra que la cinquième position au premier tour des présidentielles. Si Valls est élu il pourrait flirter avec les 10 % mais si,  comme probable, c’est  Benoît Hamon ou Montebourg,  il faudra alors se contenter de 7 %. Ce serait alors l’enterrement du parti socialiste. Le vote au primaire de la gauche constituant alors une sorte de préliminaire. Aucun candidat à cette primaire n’émerge réellement pour redonner une dynamique à un parti socialiste envoie d’obsolescence. Au-delà des présidentielles le danger le plus inquiétant est celui d’une quasi-disparition des députés socialistes. Des députés socialistes qui sont aujourd’hui 250 dans l’hémicycle mais qui pourraient se retrouver à 50 voire 30. Cela d’autant plus qu’Emmanuel Macron a d’entrée a fixé les règles : le ralliement tout de suite c’est-à-dire avant le 29 janvier et sans condition et surtout pas d’accord avec les appareils. Avec aussi la promesse de faire émerger 50 % de candidats nouveaux, ce qui élimine d’autant les candidats socialistes des circonscriptions visées. On voit mal ce qui pourrait mobiliser les sympathisants socialistes pour se déplacer à cette primaire où la seule idée à peu près nouvelle est complètement utopique et dangereuse à savoir le fameux revenu universel de Benoît Hamon (qui viendrait suppléer la disparition du travail)  et dont on ne sait pas comment il serait remboursé financer sauf à faire prendre en compte notre dette par les Allemands comme le propose aussi Benoît Hamon !  

Primaire gauche : Macron le vrai vainqueur

Primaire gauche : Macron le vrai vainqueur

D’après un sondage Elabe pour BFM, Benoît Hamon sortirait vainqueur du troisième débat de la primaire du PS. En réalité, il obtient à peu près le même score que Montebourg si l’on tient compte de la marge d’erreur de ce genre de statistiques qui se situent entre un et quatre %. En effet si Benoît Hamon ou Arnaud Montebourg devaient  triompher de cette primaire, cela offrirait un vrai boulevard à Emmanuel Macron. En effet, ces deux candidats socialistes sont crédités de l’ordre de 7 % des voix au premier tour des présidentielles, soit trois fois moins que Macron. Un Macron dont la dynamique devrait encore s’amplifier si les candidats les plus gauchistes devaient représenter le parti socialiste. En outre, le scénario d’un éclatement du parti socialiste deviendrait de plus en plus crédible. D’un côté il y aurait les plus altermondialistes utopistes finalement assez proches de Mélenchon et de l’autre les sociaux démocrates proches de Macron. D’un certain point de vue, le débat pour sa troisième séance aura encore tourné autour du surréaliste revenu universel. Revenu universel qui résout la question du chômage avec la disparition du travail. Benoît Hamon attaqué sur ce point par nombre de ses concurrents n’a cependant pas lâché son point de vue. Il tient sa martingale pour se faire élire même s’il convient maintenant qu’elle est irréalisable dans les 5à 10 ans voire au-delà. En effet Hamon  garde l’idée mais sa proposition se réduit maintenant à un relèvement du RSA applicable aussi aux jeunes. Benoît Hamon, été jugé le plus convaincant par 29% des téléspectateurs, devant Arnaud Montebourg (28%) et Manuel Valls (21%). Sa percée est encore plus nette auprès des sympathisants du PS, qui sont 34% à l’avoir plébiscité. Le problème c’est que les sympathisants du PS ne représentent plus grand-chose sur l’échiquier politique. De ce point de vue le troisième débat comme le second devrait faire aussi un flop chez les téléspectateurs de plus en plus persuadés que cette confrontation interne devient anecdotique en prévision des présidentielles puisqu’en tout état de cause le vainqueur arrivera en cinquième position lors du premier tour. 

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Primaire à gauche: les Allemands doivent payer la dette de la France ! (Hamon)

Décidément Benoît Hamon est sans conteste le champion des martingales pour plaire à son camp. Ainsi après le revenu universel, la légalisation du cannabis, il propose tout simplement que les Allemands payent la date de la France. Il ne le dit pas en ces termes mais il propose de mutualiser les dettes souveraines de l’union européenne, ce qui revient exactement au même point  “La question centrale dans l’Union européenne est de savoir de quelle manière nous sommes les uns et les autres cautions mutuelles de nos dettes nationales respectives. Débat extrêmement difficile à avoir avec l’Allemagne”, a déclaré l’ex-ministre de l’Éducation nationale. Et de mélanger la dette financière et la dette environnementale. Justement une confusion totale que redoute l’Allemagne. Finalement une solution franco française qui plaît nécessairement puisqu’on propose que le fardeau de la dette (2200 milliards d’euros qui représentent 33 000 € par habitant) soit transféré pour l’essentiel sur l’Allemagne. Une telle proposition est de nature à renforcer le sentiment des Allemands sur l’irresponsabilité totale des Français et constitue aussi un risque d’éclatement de l’union européenne. La question est évidemment plus complexe que veut bien expliquer Benoît Hamon ; en outre, la priorité est sans doute de faire converger les politiques économiques et en particulier de relancer l’investissement et derrière la croissance. Ultérieurement il sera nécessaire de se mettre d’accord sur une convergence budgétaire réaliste mais respectée. Après cette intégration économique, budgétaire on pourra parler de mutualisation des nouvelles dettes mais certainement pas des anciennes. Ou alors la France revendique le statut de la Grèce. Il faudra d’autres propositions que celle de Benoît Hamon pour convaincre du sérieux et de la détermination de la France à se moderniser. Cela autrement qu’avec des martingales  illusoires.

Primaire gauche : Valls battu

Primaire gauche : Valls battu

Selon un  sondage BVA- Orange-presse régionale-Salesforce, réalisé entre les 13 et 16,  Manuel Valls serait en tête avec 34% des intentions de vote mais il perd dix points depuis le mois de novembre.   Mais Valls serait battu au second tour. Benoit Hamon recueillerait 27% des suffrages (plus du double qu’au mois de novembre), soit un point de plus que Arnaud Montebourg. Loin derrière ces trois hommes, on trouve Vincent Peillon avec 7% des suffrages. Malgré ses forts appuis au sein du PS, il ne décolle pas. Ensuite, suivent Sylvia Pinel (3%), François de Rugy (2%) et Jean-Luc Benhamias (1%). Au second tour, Benoit Hamon comme Arnaud Montebourg gagnerait la primaire avec 52% des suffrages contre 48% à Manuel Valls. Un sondage qui montre que les résultats du parti socialiste risquent d’être catastrophiques pour les présidentielles puisque Arnaud Montebourg ou Benoît Amand ne recueillerait que de 4 à 6 % lors du premier tour des présidentielles. Pas étonnant si d’ores et déjà se pose la question du ralliement à Macron qui va disposer d’un véritable boulevard face à Benoît Amand ou Arnaud Montebourg. Un ralliement incontournable au second tour comme le propose déjà Jean-Marc Ayrault ministre des affaires étrangères mais une question qui pourrait se poser dès le premier tour s’il se confirme que le candidat du parti socialiste n’obtiendrait dans les sondages que de l’ordre de 5 % et Macron entre 20 et 25 %.

Audience Primaire de la gauche : le bide !

Audience Primaire de la gauche : le bide !

Si indiscutablement le débat a été moins ennuyeux pour cette deuxième séance télévisée des primaires de la gauche par contre son audience s’est révélée relativement catastrophique avec moins de 2 millions de téléspectateurs. Ce chiffre est révélateur du peu d’enjeu que représente cette primaire pour une grande marque partie des électeurs convaincus que le parti socialiste ne peut jouer qu’un rôle marginal lors des élections présidentielles de 2017. En effet, ce débat entre les leaders du parti socialiste est essentiellement destiné à préparer le futur congrès puisque tous les sondages prévoient que le candidat socialiste risque de se trouver en cinquième position au premier tour des présidentielles. En outre,  nombre  de téléspectateurs sont fatigués par des discours réformateurs de responsables du PS qui n’ont pas été capables de les mettre en œuvre au cours des cinq ans passés. Sans parler des contradictions invraisemblables entre les candidats d’un même parti. Si l’audience aussi faiblarde devait se confirmer pour le troisième débat, il se pourrait bien que la primaire ne rassemble qu’ autour d’un million d’électeurs. Ce qui annoncerait une catastrophe historique non seulement pour les présidentielles mais aussi et surtout pour les législatives. « Si on arrive à deux millions de téléspectateurs, ce sera bien », jugeait samedi Hervé Béroud, directeur de la rédaction de BFMTV. Le cap n’a pas été atteint, si bien qu’à six jours du premier tour de la primaire de la gauche, le déficit d’audience des débats de la gauche par rapport à leurs homologues de droite se creuse. Alors que 2,9 millions de personnes avaient suivi le  deuxième débat de la primaire de la droite diffusé le jeudi 3 novembre, ils ne sont qu’1,75 million à avoir fait de même dimanche. 1,47 millions d’entre eux ont choisi BFMTV pour ce débat et 275.000 iTELE. Le premier débat de la primaire de la gauche avait déjà fait moins bien que celui de la droite, suivi par 3,8 millions de téléspectateurs contre 5,6 pour la primaire de la droite. Point es débats des deux primaires ouvertes est moins évidente que pour le premier débat. Car si les organisateurs restent les mêmes, BFMTV et iTELE en l’occurrence, les horaires ne sont pas identiques. Le débat de la primaire de la droite s’est déroulé à un horaire plus favorable, de 20h30 à 23h15, mais en semaine quand celui de la gauche a été diffusé à partie de 18h et jusqu’à 20h44 un dimanche. Quoi qu’il en soit, en termes de part d’audience, le débat de la gauche n’a réuni que 7,9% des téléspectateurs, contre 12,9% pour son alter ego de droite.  Le débat a été moins suivi que le magazine d’actualité de TF1 Sept à huit, fort de ses 4 millions de téléspectateurs et 19,6% de part d’audience, mais aussi que Vivement dimanche prochain, l’émission de Michel Drucker sur France 2, qui comptabilise près de 2,5 millions de paires d’yeux. En revanche, le débat semble avoir vampirisé les audiences de C polémique, l’émission politique de France 5, suivie par seulement 359.000 spectateurs de 4 ans et plus.

 

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Primaire gauche : « seul avec vous » (François Hollande)

Sans doute pour volontairement prendre sa distance avec la primaire de la gauche, François Hollande a décidé de ne pas regarder le débat télévisé. À la place, il s’est rendu au spectacle de Michel Drucker au théâtre des Bouffes parisiens qui s’intitulent « seul avec vous ». Un titre qui résume peut-être la situation de la gauche, celle de François Hollande et le rapport entre les deux. Ce n’est sans doute pas un hasard si Hollande a choisi le jour du débat des primaires pour se rendre à un spectacle théâtral. Depuis le début des primaires, on a observé le peu d’intérêt voir l’indifférence que manifeste le président de la république à l’égard de la compétition de ses successeurs.  François Hollande voudrait dire qu’il considère ces primaires comme anecdotiques qu’il ne s’y prendrait pas autrement. De fait, même si parfois certains débats peuvent paraître intéressants il n’en reste pas moins que l’enjeu politique est assez secondaire puisqu’il ne s’agit pas de concourir sérieusement pour une qualification au second tour des présidentielles mais de préparer le futur congrès du parti socialiste. En outre, on voit mal pour qui pourrait se prononcer François Hollande. Sans doute pas pour le gauchiste Benoît Hamon  et Arnaud Montebourg qui ont tellement critiqué le chef de l’État. Pas davantage pour Manuel Valls qui a imposé le renoncement à François Hollande. Un François Hollande qui retrouve donc la solitude politique mais un peu comme le parti socialiste dont le candidat finira sans doute en quatrième ou cinquième position aux présidentielles. La présence de François Hollande spectacle de Michel Drucker n’est donc pas neutre : le président est certes seul mais eux  aussi. Pour bien enfoncer le clou de son indifférence Hollande a fait savoir qu’il serait également absent pour le dernier débat en visite officielle en Colombie. Une manière supplémentaire de prendre sa distance avec le PS.

 

Primaire gauche: toujours les mêmes clivages

Primaire gauche: toujours les mêmes clivages

Nucléaire, cannabis, réfugiés, Europe, austérité des sujets qui ont divisé les candidats de la primaire de la gauche à peu près en désaccord complet sur ces questions mais plus à l’aise sur l’école et la laïcité. Un débat en tout cas moins ennuyeux que le précédent avec des les échanges plus vifs. Mais un débat qui reste quand même anecdotique tellement les perspectives de victoire pour se qualifier pour les élections présidentielles sont hypothétiques voire nulles. Finalement, les clivages au sein du parti socialiste sont les mêmes depuis une dizaine d’années voir bien davantage. Pour schématiser à outrance, il y a d’un côté les altermondialistes libertaires avec Hamon notamment et de l’autre des sociaux libéraux qui se positionnent en gestionnaire. Bref d’un côté des gauchistes qui n’ont pas tort surtout mais dont les positions paraissent très utopiques et souvent illusoires,  de l’autre un courant qui se positionne comme un parti de gouvernement tenant compte des réalités mais en contradiction avec l’idéologie affichée. Bref un clivage qui finalement a été tranché mais à l’extérieur du parti socialiste d’un côté par Mélenchon à l’extrême gauche, de l’autre par Macron au centre.  Le premier débat avait été assez ennuyeux mais il avait quand même dégagé trois candidats possible pour la victoire : Valls, Montebourg et Benoît à mon point ce second débat a confirmé la domination assez nette de ses leaders par rapport aux autres. Cependant entre rien n’est joué car si une nouvelle fois Montebourg semble avoir la préférence de l’ensemble des téléspectateurs par compte pour les partisans de la gauche il semblerait que Benoît à mon figure en tête. Cependant les écarts sont très faibles surtout si l’on tient compte du billet statistique avec la marge d’erreur possible. L’un des trois déjà cités pourra l’emporter. Reste à savoir si ces les candidats qui sera ensuite le plus en capacité d’une part de rassembler les socialistes d’autre part de rassembler le maximum de sympathisants de gauche. Rien n’est certain dans ce domaine et même à droite on en fait la démonstration. Si Fillon a indiscutablement  remporté la primaire de droite,  par contre, il peine à se montrer rassembleur et les critiques concernant sa radicalité ne manque pas à l’intérieur de son camp aussi bien chez les partisans de Juppé que chez ceux de Sarkozy. Si Benoît Hamon devait l’emporter pour la primaire de la gauche, on pourrait connaître le même phénomène avec des critiques acerbes des représentants des sociaux démocrates et des sociaux libéraux. Avec au bout des incertitudes sérieuses sur les scores finaux des candidats : Fillon pouvant ne pas se qualifier au second tour des présidentielles et Benoist Hamon, lui, pouvant marginaliser complètement le parti socialiste.

Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

Primaire gauche Nucléaire : pas de fusion mais plutôt confusion

 

L’accord est à peu près unanime chez les candidats de la primaire de gauche pour sortir du nucléaire, la seule question est quand ? 2025,2050 ou encore à la saint-glinglin. Finalement une confusion qui reflète assez bien les contradictions du gouvernement de François Hollande. Benoît Hamon veut allait très vite dans ce domaine mais Arnaud Montebourg demeure prudent et Valls encore davantage. Dans tous leurs programmes, il est pourtant question d’accélérer la sortie du nucléaire. Une ambition complexe, quand on sait qu’en France le nucléaire représente les trois quarts de la production d’électricité. Des contradictions qu’on retrouve entre les annonces du gouvernement et sa politique énergétique réelle. En effet on peut considérer que la transition énergétique et la COP 21 ont été  mises au rancard après la publication du décret de programmation.  La France devait faire passer la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % en a 50 % en 2025. Il n’en sera rien puisque seul a été  décidé l’arrêt de deux réacteurs de Fessenheim d’ici 2018. Un arrêt qui n’aura sans doute pas lieu avec le retour probable de la droite. En réalité, le ministère de l’environnement renvoie les décisions après 2017 c’est-à-dire entre 2019 et 2023. On est donc loin de l’objectif qui aurait dû conduire à la fermeture d’une vingtaine de réacteurs d’ici 2025.  Hormis  la confirmation de la publication cette année du décret d’abrogation de l’autorisation d’exploiter des deux réacteurs de la centrale de Fessenheim, le document de programmation reste très vague sur la mise en œuvre pratique de cet objectif, renvoyée à l’après-élection présidentielle de 2017. La fermeture de Fessenheim interviendra au cours de la première période de la PPE, c’est-à-dire 2016-2018, lit-on dans le volet relatif à l’offre d’énergie. Mais ce volet fixe une fourchette très large de réduction de la production annuelle d’électricité d’origine nucléaire, « entre 10 TWh et 65 TWh » à l’horizon 2023. « Cette réduction sera le résultat de la fermeture de la centrale de Fessenheim et de plusieurs paramètres qui seront connus au fur et à mesure des visites décennales conduites par l’Autorité de sûreté nucléaire », lit-on dans ce document. Ces paramètres sont la baisse de la disponibilité des réacteurs en fonction des travaux de maintenance et de sûreté, des fermetures et des prolongations de réacteurs, ainsi que de l’évolution de la consommation et des exportations d’électricité et du rythme de développement des énergies renouvelables. En tout état de cause, précise la PPE, les décisions de fermeture de réacteurs, hors Fessenheim, ou de prolongation de l’activité de certains d’entre eux, n’interviendront que dans la deuxième phase, en 2019-2023.  En clair quand la droite sera au pouvoir. Or la droite ne fermera pas de centrale. Du coup on a retrouvé chez les candidats les contradictions que porte le gouvernement avec notamment la question de savoir dans quel temps les énergies renouvelables pourraient suppléer le nucléaire.

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

2017-Primaire à gauche: Hamon et Montebourg vainqueurs ?

Selon un sondage Elabe pour BFMTV, deux vainqueurs de ce deuxième débat de la primaire de gauche. Arnaud Montebourg l’aurait emporté pour l’ensemble des téléspectateurs (29 %) et  Benoît qui, lui,  serait en tête chez les sympathisants de gauche. En fait, trois candidats se tiennent dans un mouchoir de poche : Valls, Montebourg et Benoît Hamon et rien n’est encore joué Valls semble  en effet légèrement en retrait cependant il apparaît comme le plus présidentiable. De toute manière, il convient de prendre ce sondage avec une certaine prudence dans la mesure où les marges d’erreur se situent dans une fourchette de un à quatre points. La seule certitude c’est que Vincent Peillon ne parvient pas à rendre crédible sa candidature. Après Montebourg (29 %), Manuel Valls (26 %) recueille un point de plus que Benoît Hamon (25 %). Pour l’ensemble des téléspectateurs. Mais chez les sympathisants de gauche, c’est l’ancien ministre de l’Education nationale, Benoît Hamon, qui est en tête avec 30% de téléspectateurs. D’après urs de gauche séduits. Il est devant Manuel Valls, 28%, et Arnaud Montebourg, 24%. Vincent Peillon se place en quatrième position, avec 7%, suivi de François de Rugy (4%), Jean-Luc Bennahmias (4%), et Sylvia Pinel (1%).Les téléspectateurs ont également été interrogés à la fin du débat sur les qualités nécessaires pour être président de la République. Ils estiment, à 37%, que Manuel Valls les possède, contre 35% avant le débat. Il devance Arnaud Montebourg (30%) et Benoît Hamon (18%). 33% des téléspectateurs pensent, avant et après le débat, que Benoît Hamon incarne celui qui défend le mieux les valeurs de la gauche. Arnaud Montebourg, recueille 31% des voix avant le débat, contre 28%  à la fin de l’intervention des sept candidats. Manuel Valls enregistre quant à lui 18% des votes après le débat.

Primaire gauche:seulement 3.8 millions de téléspectateurs au lieu de 5.6

Seulement 3,8 millions de personnes étaient devant TF1 pour assister à l’affrontement (sans coup d’éclat) entre les sept candidats dont Manuel Valls, Benoît Hamon et Arnaud Montebourg contre 5.6 millions pour la droite. . Selon les données fournies par Mediamétrie, cela représente 18,3% des téléspectateurs, positionnement tout de même le programme comme le numéro un de la soirée.Cela représente surtout 1,8 million de moins que la confrontation entre François Fillon, Nicolas Sarkozy, Alain Juppé courant octobre. Ce débat, organisé dans les mêmes conditions avait séduit 5,6 millions de personnes, soit 26% de l’audience.  L’autre comparaison délicate pour la primaire du PS version 2017 est celle avec le premier débat de la primaire de 2011. Les échanges entre François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal avaient rassemblé 4,9 millions de téléspectateurs.

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