Archive pour le Tag 'Fillon'

« J’ai sûrement fait une connerie avec Sens commun « (Fillon)

« J’ai sûrement fait une connerie avec Sens commun «  (Fillon)

 

Samedi, Le Parisien assurait que François Fillon avait fait part de ses regrets quant à son rapprochement avec le mouvement Sens Commun – la formation politique issu de la Manif pour Tous – durant la campagne présidentielle. « Par rapport à Sens commun, j’ai sûrement fait une connerie« , aurait confié l’ancien candidat à l’un de ses proches selon Le Parisien. Bien qu’il ne se soit pas exprimé officiellement sur le sujet, ces propos rapportés ont valu une volée de bois vert à François Fillon de la part de personnalités issus de la droite conservatrice, voir de l’extrême. Pierre Gentillet, ancien président des jeunes de la Droite populaire et proche du député Thierry Mariani, a traité l’intéressé « d’ingrat » en soulignant : « Le même Sens commun qui lui a sauvé la mise en organisant le grand rassemblement au Trocadéro qui lui a évité d’avoir à se retirer ». Jean-Marie Le Méné, président de la Fondation Jérôme Lejeune, une institution opposée à l’homoparentalité et à l’IVG, est encore plus avec le candidat arrivé en troisième position au soir du premier tour, comme le relève Le Figaro : « Fillon sans Sens commun faisait un résultat encore plus faible. Sens commun a surestimé Fillon, incapable de porter le courant conservateur ». Des voix s’élèvent même du côté du Front national pour fustiger le revirement du candidat. « Inélégance de Monsieur Fillon, si attaché aux apparences vestimentaires et qui crache sur ceux qui ont permis le Trocadéro », s’indigne par exemple Pascal Gannat, le secrétaire départemental du FN dans la Sarthe. Le Figaro révèle également que plusieurs proches de François Fillon ont souhaité démentir les propos polémiques qui étaient prêtés à l’ancien premier ministre.

Affaire Fillon : Marc Ladreit de Lacharrière mis en examen

Affaire Fillon : Marc Ladreit de Lacharrière mis en examen

Pénélope, inconnue du directeur de la revue où elle était censée travailler,   aurait produit trois petites notes seulement en étant rémunéré 5000   euros par mois ; ce qui vaut propriétaire de la Revue des deux mondes, Marc Ladreit de Lacharrière, d’être mis en examen. Il a été entendu vendredi 12 mai par les trois juges d’instruction du pôle financier parisien, avant d’être mis en examen pour abus de biens sociaux, selon une information du JDD dont franceinfo a eu confirmation. Les magistrats reprochent à Marc Ladreit de Lacharrière d’avoir versé un salaire à Penelope Fillon pour un présumé emploi de complaisance. Un travail rémunéré 5 000 euros bruts mensuels entre mai et décembre 2013. L’homme d’affaires de 76 ans a de son côté tenté de convaincre que cette mission avait été réelle et fondée. Dans cette affaire, François Fillon a été mis en examen le 14 mars, notamment pour « détournement de fonds publics », « recel et complicité d’abus de biens sociaux » et son épouse le 28 mars, notamment pour « complicité et recel de détournement de fonds publics ».

 

Législatives : La droite bricole le projet Fillon

Législatives : La droite bricole le projet Fillon

 

 

Faute de temps et surtout de vision idéologique commune, les dirigeants des Républicains et de l’UDI ont bricolé en vitesse un nouveau projet sorte de version remaniée du projet de François Fillon qu’ils présentent comme l’arme de la revanche pour des classes moyennes « massacrées » sous François Hollande. Enfin on a enlevé les aspérités radicales de Fillon en y ajoutant quelques sucreries électorales. Concernant l’argumentaire, on a en quelque sorte inversé le fardeau de la crédibilité sociale en reprochant à Macron  ce qui hier était reproché à Fillon : à savoir le coup de massue fiscale. Dans une synthèse ménageant officiellement les diverses sensibilités de la primaire mais édulcorant les mesures économiques de François Fillon, jugées radicales, la droite et le centre partent au combat avec l’objectif d’emporter la majorité absolue (289 sièges) à l’Assemblée et d’éviter ce qu’ils considèrent comme les prémices d’un nouveau coup de massue fiscal dans le prochain collectif budgétaire. « Le programme d’Emmanuel Macron, c’est une augmentation cachée des impôts avec la hausse de 1,7 point de la CSG (contribution sociale généralisée-NDLR), soit plus de 20 milliards d’euros, qui frappent directement les retraités, les fonctionnaires, les professions libérales… », a estimé Eric Woerth, chargé de la rédaction du « contrat d’alternance ». Il cite également l’augmentation de la fiscalité sur l’assurance-vie, « une imposition très forte de l’immobilier en préparation ». Sous le sceau du « pouvoir d’achat », le projet réintroduit deux mesures-phares défendues par Nicolas Sarkozy durant la primaire : une baisse de 10% de toutes les tranches de l’impôt sur le revenu et le retour aux heures supplémentaires défiscalisées.

Résumé des principales mesures économiques du projet :

- Suppression de la majoration de deux points de la TVA incluse dans le projet Fillon.

- Baisse de 10% de l’impôt sur le revenu.

- Relèvement du quotient familial au niveau de 2012.

- Rétablissement de la défiscalisation des heures supplémentaires.

- Taxation forfaitaire de l’épargne de 30%.

- Maintien de la revalorisation des petites retraites de 300 euros par an et des pensions de reversion de 10%, via le recul de l’âge légal de départ à 65 ans selon un échéancier à définir.

- Suppression des régimes spéciaux de retraite.

- Baisse des charges pour les entreprises de l’ordre de 28 milliards d’euros (contre 40 milliards dans le projet Fillon).

- Baisse de l’impôt sur les sociétés pour atteindre 25% à la fin du quinquennat.

- Suppression progressive des 35 heures avec délai de 18 mois accordé à chaque entreprise ou chaque branche.

- Suppression de 300.000 emplois publics sur cinq ans (contre 500.000 dans le projet Fillon. Cet objectif est porté à un horizon de 7-8 ans). Pas de suppressions dans les secteurs de l’hôpital et de la sécurité.

- Instauration de deux jours de carence dans la fonction publique.

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

Fillon : une déroute sans précédent grave pour la droite

 

Fillon est sans doute le principal responsable de la défaite du camp des républicains. Normalement cette élection était imperdable. Malheureusement les républicains du fait des primaires et des rivalités internes se sont trompés de candidats (comme les socialistes). Juppé aurait dû remporter haut la main le premier tour des élections présidentielles et devenir président. Au lieu de cela,  les républicains de Sarkozy ont saboté la candidature de Juppé au profit de Fillon. Seconde erreur,  la nature même de la campagne de Fillon qui au lieu de rassembler s’est ancré sur les soutiens partisans les plus sectaires comme par exemple les cathos  fachos de sens commun dans le vrai visage se révèle aujourd’hui puisqu’ils refusent de voter contre Marine Le Pen. Troisième erreur évidemment les affaires de Fillon qui ont fini de le couler ;  lui,  qui voulait incarner la rigueur et la morale. C’est l’histoire d’un naufrage sans précédent pour la droite sous la Ve République. L’amorce d’un aggiornamento douloureux pour un parti, Les Républicains, déchiré par ses ambiguïtés idéologiques et ses querelles d’egos face au Front national. Favori pour l’Elysée jusqu’à un fatidique 25 janvier qui vit la révélation, par Le Canard enchaîné, des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants, François Fillon incarnera dans les annales historiques, qu’il aime à invoquer, l’élimination de la droite républicaine au premier tour d’une élection présidentielle depuis la réélection au suffrage universel direct du général de Gaulle en 1965. »Ce n’est pas la droite et le centre qui ont perdu, c’est François Fillon », a déclaré sur Europe 1 Eric Woerth, qui avait soutenu Nicolas Sarkozy durant la primaire et contribué bon an mal an à la nouvelle mouture du programme de la droite. Ceux qui avaient poussé pour son retrait au plus fort de la crise, en mars, et plébiscité Alain Juppé, finaliste malheureux de la primaire, pour le remplacer, étaient sans indulgence. « Après le choc et la déception, les Français, comme je m’y attendais, ont tranché. Comme François Fillon lui-même l’avait dit, on ne peut pas être poursuivi par la justice et être candidat à la magistrature suprême », a déclaré le député Pierre Lellouche dans un communiqué. Le député LR George Fenech, qui avait tenté sans succès de prendre la tête d’une fronde anti-Fillon, a dénoncé dans un communiqué « l’obstination de François Fillon et de tous ceux qui lui ont apporté un soutien aveugle ». « C’est une défaite globale », a réagi sur RTL Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy. « C’était une élection imperdable qui s’est transformée en une élection ingagnable ».

 

3 économistes pour Fillon, 40 pour Macron, ….. 134 pour Mélenchon

3 économistes pour Fillon, 40 pour Macron, ….. 134 pour Mélenchon

 

Comme d’habitude Mélenchon ne fait pas dans la dentelle. Après avoir constaté que 40 économistes s’étaient prononcés pour Macron, lui, il  réussit à obtenir le soutien de 134 experts. Manquerait plus que Cheminade en réunisse 150 , français, étrangers voire extraterrestres. Évidemment cette course au soutien des experts relève un peu parfois du ridicule. D’abord parce qu’on rencontre autant d’économistes libéraux que d’économistes crypto marxistes. Ensuite parce que l’économie n’est pas une science exacte et demeure une science sociale approximative même lorsqu’on utilise des algorithmes et autres modèles économétriques. Enfin parce que certains titres d’économistes sont délivrés par les universités comme des poignées de mains,  un peu à la volée. La France est d’ailleurs un des pays qui en forment le plus avec les psychologues. Notons enfin que la plupart de ces experts n’ont jamais mis les pieds dans une entreprise et coulerait une épicerie de quartier en moins d’un mois. Un privilège qu’il partage avec les énarques ! Ces universitaires pour Mélenchon signent une tribune dans Libération où ils affirment que le programme du candidat de la France insoumise est le seul à pouvoir répondre à plusieurs « urgences », telles que la baisse du chômage et la réduction des inégalités. Les partisans de Jean-Luc Mélenchon jouent la carte du nombre et de l’international. Ainsi, dans les colonnes de Libération ce jeudi, ce ne sont pas moins de 134 économistes issus de 17 pays qui signent une tribune pour afficher leur soutien au candidat de la France insoumise. Dans leur texte, ces économistes dénoncent « les politiques de coupes dans les dépenses publiques, de démantèlement de l’État social et du droit du travail, menées sans relâche par les gouvernements précédents » et poursuivies, selon eux, par Emmanuel Macron et François Fillon. « Elles ne conduisent qu’à plonger le pays dans le cercle vicieux du chômage et de la précarité, terreau de la montée du FN », ajoutent-ils. « À l’inverse, les solutions proposées par Jean-Luc Mélenchon sont, à nos yeux, les seules capables de répondre aux cinq urgences majeures de notre temps », continuent les auteurs de la tribune. Ces cinq urgences étant la baisse du chômage, la réduction des inégalités, la lutte « contre la financiarisation de l’économie », la transition écologique, et la réforme des traités européens « qui dépossèdent les États de leurs leviers de politique macroéconomique ».  Amen !

2017 : « Fillon au second tour et pas Le Pen » !!!

2017 : « Fillon au  second tour et pas Le Pen » !!!

Fillon pourrait être au second tour est pas Le Pen d’après des instituts qui se fondent surtout sur des les informations des réseaux sociaux. Rien n’est impossible évidemment dans cette campagne largement perturbée. Pour autant, l’analyse des réseaux sociaux sur Internet constitue une méthodologie très discutable qui peut être utile pour des enquêtes qualitatives mais pas pour quantifier des intentions de vote. En cause,  le fait que les réseaux sociaux constituent une sorte d’auberge espagnole où on trouve le pire et le meilleur, que le volume de citations d’un candidat ne constitue pas un indicateur très pertinent sans parler de ceux  qui inondent  Internet à des fins électoralistes. Avec de telles méthodes,  le candidat Asselineau pourrait se qualifier pour le second tour !  Des informations puevent sont sans doute êter tirées  d’Internet mais les méthodologies pour les analyser aller pour les analyser sont parfois assez sulfureuses. À quelques jours du premier tour, Leendert de Voogd, ancien directeur mondial de l’institut TNS et Pdg de Vigiglobe, fait le point sur la dynamique actuelle sur les réseaux sociaux. Une dynamique qui, encore une fois, dénote par rapport aux sondages… et pourrait réserver quelques surprises. Interview dans la Tribune.

 

Vous aviez perçu la montée de François Fillon et la possibilité qu’il gagne la primaire bien avant les sondages. Idem pour la victoire de Benoît Hamon aux primaires. Quels enseignements tirez-vous des réseaux sociaux Facebook et Twitter ?

LEENDERT DE VOOGD - Depuis le 1er février, 35 millions de tweets concernant la campagne électorale ont été publiés et diffusés sur Twitter. Les réseaux sociaux sont une formidable expression de l’opinion publique, que nos outils algorithmiques permettent d’analyser finement et que les sondages ne prennent pas en compte. Or, l’expérience nous montre que les dynamiques présentes sur les réseaux sociaux sont en avance sur les sondages et se retrouvent souvent dans le vote, comme cela a été le cas pour la victoire de François Fillon aux primaires. Nous l’avions perçue plus d’un mois à l’avance alors que les derniers sondages le donnaient au mieux deuxième derrière Alain Juppé.

Les derniers sondages publiés le 19 avril indiquent la même hiérarchie : Emmanuel Macron en première position suivi de très près par Marine Le Pen, puis François Fillon et Jean-Luc Mélenchon un peu plus loin, mais dans la marge d’erreur avec un écart entre le premier et le dernier inférieur à 7 points. Retrouvez-vous cette hiérarchie sur les réseaux sociaux à quelques jours du premier tour ?

Non. Pas dans cet ordre. Aujourd’hui, et depuis une bonne semaine, la dynamique sur les réseaux sociaux révèle plutôt un trio de tête composé de François Fillon, d’Emmanuel Macron et de Jean-Luc Mélenchon. Marine Le Pen, bonne quatrième, est très largement distancée, signe que sa campagne ne prend pas. Du mercredi 12 au mercredi 19 avril, 1,26 million de tweets ont concerné Emmanuel Macron, 1,25 million ont concerné François Fillon et 1,22 million ont concerné Jean-Luc Mélenchon, contre seulement 589.600 pour Marine Le Pen, qui suscite presque deux fois moins d’intérêt malgré le soutien de la très active « fachosphère », un relais très puissant sur internet. Les trois premiers sont donc dans un mouchoir de poche. Si on regarde le nombre de personnes qui tweetent à leur sujet, on remarque un avantage à Jean-Luc Mélenchon et à François Fillon. 172.600 personnes ont tweeté sur Jean-Luc Mélenchon, contre 167.100 sur François Fillon, 137.400 sur Emmanuel Macron et 122.700 sur Marine Le Pen.

Au-delà de ces chiffres, qui révèlent une certaine dynamique, c’est le contenu des messages qui importe. Nos algorithmes indiquent que c’est François Fillon qui déclenche le plus de contenus positifs, donc d’engagement, de la part des internautes. C’est surprenant, mais cela a été le cas, malgré les affaires, depuis le début de la campagne. À l’inverse, Marine Le Pen ne semble pas avoir su profiter de son avance, qui s’érode sur les réseaux sociaux plus vite que dans les sondages. De leur côté, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon connaissent une dynamique réelle et solide. Le meeting de Bercy du 17 avril a encore renforcé Emmanuel Macron, tandis que Jean-Luc Mélenchon surfe sur une vague forte depuis le débat du 4 avril sur BFM TV et CNews.

La dynamique sur les réseaux sociaux -car nous analysons Facebook aussi- indique donc que François Fillon est sous-estimé dans les sondages et qu’il a de grandes chances de se qualifier pour le second tour. À l’inverse, Marine Le Pen paraît surestimée. Cela ne veut pas dire qu’elle ne se qualifiera pas, car elle dispose d’un socle électoral important, mais le temps joue contre elle. Marine Le Pen est clairement dans une dynamique descendante qui ne se traduit pas encore dans les sondages.

Quelle est précisément votre méthode ?

Tout d’abord, Vigiglobe se défend bien de pronostiquer quoi que ce soit. Nous faisons du big data à partir des données des réseaux sociaux pour révéler des dynamiques sous-jacentes, sachant qu’un français sur deux dispose d’un compte sur Facebook et que Twitter revendique environ 15 millions de comptes ouverts en France. Cette communauté est très importante et riche d’enseignements à l’heure où les sondages traditionnels n’arrivent plus forcément à saisir les dynamiques, ce qui entraîne de grosses surprises comme le Brexit, Fillon aux primaires ou l’élection de Donald Trump.

Nous avons développé des algorithmes basés sur des notions d’intelligence artificielle, qui codent automatiquement le sens et la tonalité de chacun des messages postés sur Facebook et Twitter. Vigiglobe a signé des partenariats avec eux, nous avons donc accès à l’ensemble des messages publics. Cela nous permet d’analyser toutes les données disponibles et de connaître le profil des internautes qui postent (sexe, âge, etc.).

Quant à la tonalité, elle est déterminée par l’apprentissage machine (machine learning). Cela veut dire que nous avons appris à l’ordinateur à discerner s’il s’agit d’un message positif, neutre, ou négatif, par l’analyse sémantique. Un corpus de langage spécialement dédié aux élections a été développé en interne. Nos annotateurs ont codé manuellement des dizaines de milliers de messages pour que l’ordinateur s’en nourrisse et compare chaque nouveau message à ce qu’il connaît. Cela nous permet de déceler aussi l’ironie et l’humour, très répandus sur les réseaux sociaux. La tonalité est très importante pour mesurer les dynamiques autour de chaque candidat, même si la plupart des messages sur les réseaux sociaux sont négatifs. L’analyse du contenu nous permet de délimiter les thèmes qui portent et ceux qui en tirent profit.

Quel crédit apporter à votre méthode ? La sociologie des utilisateurs de Twitter -jeunes, urbains, plus diplômés- ne correspond pas à une photographie exacte des électeurs. De plus, les affaires de François Fillon ont rythmé la campagne, il est donc normal qu’il suscite davantage de réactions sur les réseaux sociaux. Ces éléments ne peuvent-ils pas fausser votre analyse ?

Vous avez raison, Twitter et Facebook ne sont pas la France et il faut rester prudent. Nicolas Sarkozy suscitait énormément de réactions et il ne s’est pas qualifié pour le second tour des primaires. Mais le big data électoral vise plutôt à pondérer les sondages en comprenant mieux les dynamiques et en repérant les thèmes, les arguments qui impriment sur l’opinion, en positif ou en négatif. Il ne faut pas oublier que le vote n’est pas rationnel. Le candidat qui marque le plus la campagne par les thèmes qu’il soulève est souvent celui qui gagne. De plus, 5 millions de messages sont publiés chaque semaine à propos des candidats. Ce chiffre double lorsqu’il y a une actualité forte, un débat télévisé par exemple. La population sur les réseaux sociaux représente un tiers des électeurs potentiels, et pas uniquement des jeunes urbains diplômés, surtout sur Facebook. Notre méthode a prouvé sa pertinence pour les marques qui nous utilisent pour déceler les tendances sur lesquelles communiquer, et aussi dans le cas d’élections passées.

Les candidats peuvent-ils « fausser » leur impact sur Facebook et Twitter grâce à leurs armées de militants ?

Les réseaux sociaux sont un relais d’opinion très important pour les candidats, à condition de bien les utiliser. Mélenchon et Fillon ont mis en place une véritable stratégie de communication dans ce domaine, qui fonctionne bien. Mais les équipes d’Emmanuel Macron ne sont pas aussi performantes, or c’est lui qui totalise le plus d’intérêt depuis un mois. Marine Le Pen peut aussi s’appuyer sur la « fachosphère », très forte, mais elle se situe loin derrière les trois autres. Elle dispose pourtant de la communauté la plus importante : 1,3 million de « likes » sur Facebook, 1,4 million d’abonnés sur Twitter, contre respectivement 350.000 et 500.000 pour Fillon, 280.000 et 650.000 pour Macron, 900.000 et 1 million pour Mélenchon. Donc l’impact de la puissance des candidats sur la Toile est à relativiser.

Qu’est-ce qui retient l’attention des internautes, en positif et en négatif, au sujet de ce quatuor ?

Emmanuel Macron pâtit de l’affaire Mohamed Saou et du fait qu’il soit assimilé à François Hollande. En revanche, il est celui dont les propositions sont les mieux perçues et les plus commentées.

François Fillon est fortement attaqué sur ses affaires et, récemment, à cause de son soutien à Sens Commun. Mais sa stature présidentielle ressort positivement et ses soutiens sont vocaux sur son projet.

Jean-Luc Mélenchon bénéficie de la force de sa communauté, très mobilisée pour mettre en avant l’ambition de son programme. Les critiques à son encontre concernent surtout ses propositions, moins sa personne.

Marine Le Pen dispose du ratio soutiens/critiques le plus déséquilibré, elle est beaucoup plus attaquée qu’encensée. Ce qui ressort de positif est sa mise en avant de la France et sa lutte contre l’islamisme radical. Mais elle est très fortement critiquée sur son racisme et ses déclarations sur le Vel d’Hiv.

Quelles tendances avez-vous décelées avant les sondages depuis que la campagne a commencé ?

En janvier, Mélenchon était 4e ou 5e dans les sondages, alors qu’il a très vite été dans le top 3 sur les réseaux sociaux, ce qui a été confirmé ensuite par les sondages. À l’inverse, Benoît Hamon a toujours été loin derrière, même quand il était crédité de plus de 16% d’intentions de vote. Nous avons également observé la baisse de Marine Le Pen avant qu’elle commence à reculer dans les enquêtes d’opinion. Ni ses idées ni ses prises de position ne semblent impacter durablement. Quant à François Fillon, l’argument de « l’élection volée » par les médias et la justice fonctionne très bien. Ses soutiens, souvent des personnes de plus de 50 ans, s’expriment très librement à ce sujet, notamment sur Facebook. Cela paraît fou, mais après trois mois de campagne, nous ne serions pas surpris de voir Fillon qualifié et pas Le Pen.

Que pouvez-vous dire sur les six « petits » candidats ?

François Asselineau dispose d’une communauté assez mobilisée. Cela reste marginal, car il représente environ 3% de l’électorat, mais il est au-dessus de Nicolas Dupont-Aignan sur les réseaux sociaux, ce qui n’est pas le cas dans les sondages. Quant à Philippe Poutou, le buzz après sa prestation du 4 avril est retombé, mais il reste largement au-dessus de Nathalie Artaud.

Un algorithme, Predict my President, qui mouline des données socio-économiques et issues des réseaux sociaux, pronostique un second tour Le Pen-Fillon. Le site Filteris, lui aussi spécialisé dans le big data, estime que Fillon arrivera en tête, devant Le Pen. Votre analyse est encore différente. Comment l’expliquer ?

L’arrivée du big data est la principale nouveauté de cette campagne. Je ne peux pas juger des résultats de ces initiatives, car je ne connais pas leur méthodologie. Mais nous avons l’exclusivité des messages sur Facebook et Twitter et un algorithme d’analyse du sentiment qui a prouvé sa pertinence. Encore une fois, il ne s’agit pas de dire que François Fillon sera à coup sûr au second tour et que Marine Le Pen n’y sera pas, mais qu’actuellement, c’est la dynamique qui se dégage, et que celle-ci n’est pas encore traduite dans les sondages. En aura-t-elle même le temps d’ici à dimanche ?

Pensez-vous qu’il faudrait intégrer le big data aux enquêtes qualitatives d’opinion ?

Absolument. Cumuler notre expertise avec celles que vous mentionnez permettrait de mieux saisir l’opinion et d’affiner les études. Il manque un acteur qui synthétiserait tout cela et l’analyserait. Notre approche, celles de nos concurrents dans le big data et celle des sondages sont complémentaires et devraient être fusionnées. Si tel était le cas, le défi serait alors de déterminer le poids que l’on attribue à chacun de ces facteurs.

 

3 économistes pour Fillon, 40 pour Macron

3  économistes pour Fillon, 40 pour Macron

 

Alors que Macron a reçu le soutien de 40 économistes, Philippe Chalmin, économiste ancien candidat des républicains aux régionales,  professeur à Paris-Dauphine, à peiné pour lancer un appel de trois experts en faveur de Fillon.  Les deux autres auteurs du texte sont Michel Godet et Marc Ivaldi.  Dans leur texte, les trois économistes conviennent que les affaires et le Penelopegate ont écorné le capital confiance de François Fillon. « Des centaines de milliers de Français ont été choqués et déçus par les affaires qui sont venues ternir l’image du champion de la droite et du centre », écrivent-ils ainsi. « Cependant, il a su montrer une capacité de résistance forte face à une adversité aussi exceptionnelle que les faits dénoncés ont été pitoyables. On peut espérer que ces épreuves lui auront servi de leçon salutaire pour l’avenir », poursuivent-ils néanmoins. Les trois universitaires affirment ensuite que leur soutien envers François Fillon tient à une seule et unique explication: son programme est « le seul à pouvoir redresser la France ». Quarante des économistes français les plus éminents avaient apporté  leur soutien à Macron, dans une tribune du Monde. »Nous ne sommes pas toutes et tous en accord avec l’ensemble de ses propositions mais nous estimons que le programme d’Emmanuel Macron est le plus à même de poser les bases de la nouvelle croissance économique dont notre pays a besoin. Nous sommes à la croisée des chemins. Le jeu des partis politiques traditionnels a rendu impossible la formulation de choix favorables à la construction d’un Etat providence refondé et d’une croissance nouvelle », ajoutent-ils. « Emmanuel Macron est le seul à porter un projet permettant de retrouver une croissance équitable. C’est pourquoi nous le soutenons. » Parmi les signataires figurent des économistes qui ont contribué à la confection du programme de l’ancien ministre de l’Economie, comme Philippe Aghion, Elie Cohen, Jacques Delpla, Marc Ferracci ou Philippe Martin. La présence d’autres noms dans la liste des signataires, comme ceux de Jean-Paul Betbeze ou de Jean-Paul Fitoussi, sont plus surprenants. Les signataires estiment en revanche qu’une victoire de la présidente du Front national, Marine Le Pen, serait une « catastrophe économique, sociale et démocratique ». 

 

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

Soutien Fillon : comme Sarkozy, Juppé fait le service minimum

 

 

Juppé a accepté une photo Chez Deezer en présence de Fillon mais avec beaucoup de réticence (comme précédemment Sarkozy).et avec des conditions.  . «Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition», aurait même lâché Alain Juppé, selon des propos rapportés le jour même dans Le Canard enchaîné. «Écoutez de la musique, ça vous apaisera», préfère éluder Alain Juppé, sans cesse invité à commenter cette phrase. Avant de sévir: «Si je répondais à tous les ragots qui circulent dans les médias, on ne serait pas couché!». Nathalie Kosciusko-Morizet, pas rancunière après avoir été sifflée au meeting de Fillon s’efforce de jouer l’unité de façade et  loue «ce message de rassemblement en cette fin de campagne». «Il y a eu un message de Nicolas Sarkozy (mardi soir, NDLR), aujourd’hui il y a cette visite conjointe avec Alain Juppé. C’est important», plaide l’ancienne candidate à la primaire. . Initialement, c’est dans son école de codeurs informatiques, «l’école 42» de Xavier Niel, le patron de Free  que la poignée de mains Fillon-Juppé aurait dû avoir lieu. Un déplacement annulé à la dernière minute. Quelques élèves auraient exprimé leur souhait de faire apparaître la photo de Penelope Fillon sur tous les écrans de l’établissement. «J’adorerais que nos élèves soient aussi révolutionnaires que les gens le disent. Donc continuez de propager cette info, mais je crois que c’est surtout un vrai problème de sécurité», nuance Xavier Niel. Des salariés de Deezer ont pris le relais: quelques ordinateurs affichent le message «Rends l’argent»… Cernés par les journalistes, les deux responsables politiques n’ont, semble-t-il, rien vu. Alors que François Fillon est persuadé d’accéder le second tour, Alain Juppé laisse entendre que ce n’est pas gagné. Devant un tableau qui précise l’organisation des équipes de Deezer, il observe haut et fort: «La colonne “to do” est plus longue que la colonne “done”. Il y a du boulot».

2017 sondages du 19 avril : Macron devant Le Pen, Fillon et Mélenchon en recul (BVA)

2017 sondages du 19 avril : Macron devant  Le Pen, Fillon et Mélenchon en recul  (BVA)

Bien qu’il faille prendre les sondages avec une certaine prudence,  il semble que Macron et Le Pen soient toujours en tête avec léger avantage pour Macron. Fillon et Mélenchon paraissent distancés. Selon un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange publié mercredi, à quatre jours du scrutin. Emmanuel Macron et Marine Le Pen restent au coude à coude et sont respectivement crédités de 24% et 23% des intentions de vote. Ils voient tous les deux leur score progresser d’un point par rapport à la précédente édition de cette enquête, publiée vendredi dernier, tandis que François Fillon et Jean-Luc Mélenchon, à égalité avec 19%, perdent chacun un point. Le candidat du mouvement En Marche ! « Semble profiter de la tentation du vote utile », observe BVA en précisant que son socle électoral se solidifie: 74% de ses électeurs potentiels se disant sûrs de leur choix, contre 67% la semaine dernière. La présidente du Front national, dont le score s’érodait régulièrement depuis la mi-mars, regagne un point et voit sa base se remobiliser. Au total, 89% des sympathisants FN se déclarent certains d’aller voter, soit une hausse de neuf points par rapport à la semaine dernière. Largement distancé, le candidat socialiste Benoît Hamon gagne un point, à 8,5%, interrompant le mouvement d’érosion des intentions de vote en sa faveur entamé fin février. Dans les configurations testées pour le second tour, Emmanuel Macron s’imposerait face à Marine Le Pen (avec 65% des suffrages), face à François Fillon (67%) et Jean-Luc Mélenchon (60%). Marine Le Pen est également donnée perdante face à François Fillon (qui réunirait 57% des voix) et face à Jean-Luc Mélenchon (60%). En cas de duel de second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, le candidat de La France insoumise l’emporterait avec 58% des suffrages. Ce sondage, effectué par internet les 18 et 19 avril, porte sur 1.427 inscrits sur les listes électorales issus d’un échantillon de 1.502 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Les chiffres évoqués dans cette enquête reposent sur la base des sondés certains d’aller voter et ayant exprimé une intention de vote, soit 1.098 personnes, précise BVA, en soulignant que cela se traduit par une marge d’erreur de plus ou moins 2,5 points

Plainte contre Poutou: Fillon se dégonfle

Plainte contre Poutou: Fillon se dégonfle

Lors du débat sur BFMTV et Cnews. Poutou avait sérieusement attaqué la probité de Fillon et de Le Pen. Très agacé François Fillon avait promis de porter plainte. Ce mardi Fillon s’est dégonflé dans le journal  de la Voix du Nord se contentant de sermonner Poutou pour qu’il ne recommence pas. Pas étonnant compte tenu des procédures en cours pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux, Fillon aurait sans doute été désavoué pour cette plainte Poutou.»Je suis ouvrier à l’usine Ford à Bordeaux, et à part Nathalie Arthaud sur ce plateau, je crois que je suis le seul à avoir un métier normal« , avait-il lancé pendant sa minute de présentation.  Après avoir taclé la présidente du Front national sur ses affaires, affirmant que : « Nous, quand on est convoqués par la police, nous n’avons pas d’immunité ouvrière« , le candidat du NPA a ensuite dénoncé les « politiciens corrompus, déconnectés de la réalité » en visant le vainqueur de la primaire de la droite. « François Fillon, plus on fouille, plus on sent la corruption, la triche, ce sont des bonhommes qui nous expliquent qu’il faut la rigueur, l’austérité, alors qu’ils piquent dans les caisses », dit-il une première fois.  Mais c’est lors d’une seconde attaque que François Fillon est sorti de ses gonds. « Quand on voit un Fillon qui se dit préoccupé par la dette mais il y pense moins quand il se sert dans les caisses publiques… », a poursuivi Philippe Poutou, s’attirant les foudres de l’ancien Premier ministre. Après un « Oh oh » réprobateur, repris et détourné de multiples fois sur les réseaux sociaux, François Fillon avait murmuré : « Je vais vous foutre un procès, vous ! ».  Interrogé ce mardi 18 avril par la Voix du Nord, François Fillon a finalement expliqué qu’il ne comptait pas poursuivre en justice Philippe Poutou, à la condition qu’il « ne recommence pas ». Le candidat de la droite a reconnu qu’il s’agissait d’un « cri d’agacement ». « Je pense qu’on ne peut pas avoir un débat démocratique dans des conditions pareilles », a-t-il conclu.

Sondage 2017 : Fillon devant Mélenchon ?

Sondage 2017 : Fillon devant Mélenchon ?

Les différents sondages semblent confirmer que Le Pen et Macron occupent  la tête des intentions de vote avec un léger avantage pour Macron. Pour la troisième et quatrième place le classement est encore plus incertain puisque maintenant Fillon dépasserait Mélenchon de 0,5 %. Des sondages à relativiser car leurs résultats sont  dans la marge d’erreur. L’étude de Kantar Sofres OnePoint réalisée pour LCI, RTL et Le Figaro, l’écart entre le premier et le dernier des quatre candidats de tête est passé de 7 points à 6 points. Selon cette enquête réalisée pendant le week-end pascal, Emmanuel Macron reste le favori avec 24 % des intentions de vote. Marine Le Pen, qui faisait jeu égal avec le leader d’En marche! début avril, recule d’un point, à 23 %. François Fillon, en revanche, progresse de 1,5 point et recueille 18,5 % des intentions de vote. L’ancien premier ministre récupère ainsi la troisième place qu’il avait cédée à Jean-Luc Mélenchon, lors de notre précédente enquête. Après sa spectaculaire percée de la fin mars, le candidat de La France insoumise semble avoir atteint un palier et se stabiliser à 18 % des intentions de vote.«Jean-Luc Mélenchon semble avoir atteint un plafond. Son potentiel électoral recule même de trois points, à 36 % – ce qui reste un niveau très élevé» Emmanuel Rivière, directeur général France chez Kantar Sofres

Enquête Kantar Sofres Onepoint pour LCI-RTL et Le Figaro. Réalisée en ligne du 14 au 17 avril 2017. Échantillon de 1530 personnes inscrites sur les listes électorales représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne de référence) et stratification par région et catégorie d’agglomération.

Sarkozy : appel mou pour Fillon

Sarkozy : appel  mou pour Fillon

Il aura fallu que l’entourage de Fillon insiste beaucoup obtenir un soutien de Nicolas Sarkozy lequel jusque-là a fait le service minimum. Il en sera de même pour Juppé encore plus réticent mais qui veut montrer son respect à l’égard des engagements pris lors des primaires. Pourtant certains proches de Juppé se sont clairement prononcés en faveur de Macron. Nicolas Sarkozy, qui ne cache pas en privé son dépit face aux démêlés judiciaires de François Fillon, désormais disqualifié pour le second tour dans l’ensemble des sondages, avait déjà apporté son soutien au candidat le 7 avril dans un message écrit sur Facebook et Twitter. Déjà le 7 avril, Nicolas Sarkozy déclarait que « François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin. » Il insiste mardi, dans une déclaration brève, voire minimale : « J’ai travaillé cinq ans avec François Fillon, il a été mon Premier ministre, je sais que nous pouvons lui faire confiance. » « Dimanche prochain, il faut se rassembler pour éviter cette maladie si fréquente à droite de la division », souligne-t-il sans doute avec l’arrière-pensée de reprendre en main les républicains en cas de défaite de Fillon. « L’intérêt de la France impose à chacun d’entre nous de voter sans états d’âme pour François Fillon. C’est ce que je ferai. Ce choix, c’est un choix de conviction. Dimanche prochain je vous demande de vous rassembler derrière François Fillon », conclut l’ancien président. Le candidat de la droite, qui se dit convaincu d’accéder au second tour de la présidentielle malgré une campagne entravée par ses ennuis judiciaires, attend avec impatience mercredi le soutien public d’Alain Juppé, héraut du centre-droit dont l’électorat s’est détourné pour partie du député de Paris, lors d’une visite à l’école 42 de Xavier Niel, à Paris.

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Après NKM, Estrosi hué au meeting de Fillon à Nice

Cela devient une habitude dans les meetings de Fillon : on siffle même les leaders des Républicains. Une bien curieuse manière de rassembler les troupes du parti. Après NKM  qui a été sifflée lors  d’un précédent meeting, c’est Estrosi qui a été la tête de Turc des Républicains les plus sectaires que réunit Fillon. Un Fillon largement responsable de ces divisions puisqu’il a décidé de ce recentrer sur la partie la plus droitière des républicains ignorants aussi bien les sarkozystes que les Juppéistes. Fillon pour préserver l’unité du parti voire pour étendre son audience aurait dû affirmer son autorité pour immédiatement mettre fin à ses sifflets. La preuve que Fillon élu surprise de la primaire de la droite ne dispose pas de l’autorité nécessaire pour mobiliser les différentes sensibilités de son parti. Pire qu’il encourage les divisions. Estrosi  a seulement eu droit de la part de Fillon une main sur l’épaule qui pouvait prêter à bien des interprétations. Comme au parti socialiste si Fillon n’est pas qualifié pour le second tour, les oppositions pourraient bien faire éclater le parti des Républicains. La lutte contre le Front national, dont Christian Estrosi est l’un des garants après sa victoire contre Marion Maréchal-Le Pen aux élections régionales de 2015, est pourtant censée réunir Les Républicains. Qu’importe, les sifflets ont repris de plus belle, couvrant son discours à plusieurs reprises par des « Fillon, Fillon ». Il est toutefois difficile de dire si c’est la personne de Christian Estrosi qui était sifflée ou les Le Pen et les déclarations sur le Vélodrome d’Hiver.  Christian Estrosi, réconforté par François Fillon qui lui a posé sa main sur l’épaule pour calmer les militants, a tweeté dans la foulée : « Nous ne gagnerons le 7 mai que si nous sommes rassemblés. » Les militants fillonistes ne lui ont sans doute pas pardonné ses demandes répétées de retrait de la candidature de François Fillon qu’il avait formulées avec Xavier Bertrand et Valérie Pécresse, les jours précédant la mise en examen du candidat de la droite. Ils n’ont probablement pas, non plus, digéré voir Christian Estrosi poser aux côtés d’Emmanuel Macron à l’hôtel de région de Marseille le 1er avril. La veille, l’ancien maire de Nice avait déjà subi la fronde de certains fillonistes à Toulon.

 

Fillon, le catho réac

Fillon le catho réac

 

Fillon est sans doute ce qui représente les cathos réacs les plus détestables et les pus hypocrites. Dun coté l’apparence de la religiosité et de l’autre l’avarice, la veulerie et l’hypocrisie. Heureusement, une  minorité chez les cathos mais qui discrédite les valeurs chrétiennes. Fillon qui pique dans la caisse mais n’hésitera pas à donner un euro à un pauvre pour peu que les caméras éclairent  son geste de générosité. Fillon qui accepte maintenant t de faire entre dans son gouvernement des personnalités issues du mouvement Sens commun, émanation politique de la « Manif pour tous ». Par souci d’œcuménisme pourquoi pas aussi des musulmans de France, des évangélistes, d’autres lobbys confessionnels ?  Et pourquoi pas aussi comme en Turquie ou en Iran un gouvernement religieux. Interrogé sur l’éventualité d’une présence de personnalités de Sens commun – l’organisation a apporté son soutien au député de Paris dès la primaire de la droite et du centre – au sein d’une éventuelle future équipe gouvernementale, François Fillon a répondu : « Pourquoi pas ? » On pourrait faire un mauvais jeu de mots  en considérant que François Fillon en envisageant l’entrée de militants de la manif pour tous dans son gouvernement perd tout sens commun. On objectera avec juste raison que du côté d’une certaine gauche le concept de laïcité est fortement teinté d’anti religion. Pourtant la vraie laïcité et d’assurer et de protéger la liberté de conscience, de permettre de croire ou de ne pas croire. Les considérations spirituelles n’ont rien à faire dans une campagne présidentielle et encore moins dans la composition d’un gouvernement. Les membres de Sens commun font « partie des hommes et des femmes qui sont des Français fiers de leur pays, attachés à leurs traditions « , a  déclaré Fillon  mais cette évidence n’autorise à intégrer dans un gouvernement des membres de lobbies confessionnels.

 

Fillon n’a pas rendu les bons costumes !

Fillon n’a pas rendu les bons costumes   !

Fillon est  soupçonné de ne pas avoir rendu  les costumes offerts par l’avocat Robert Bourgi, comme l’indique vendredi Mediapart. Plus précisément, le site d’information rapporte que deux costumes rapportés par l’ancien Premier ministre ne seraient pas ceux qui ont créé la polémique en mars, quand le JDD a révélé qu’il s’était fait offrir deux costumes mi-février, pour une valeur de 13.000 euros. « M. Fillon a fait rapporter chez Robert Bourgi un ensemble de chez Arnys (pantalon et blazer) offert en 2014, ainsi que deux costumes, sans marque aucune, indique à Mediapart l’avocat de Robert Bourgi, Eric Moutet. Un troisième costume , offert par Arnys pour le prix des deux premiers, a été conservé par M. Fillon. Quant aux deux costumes rendus, je ne peux pas dire si ce sont ceux de chez Arnys offerts par Robert Bourgi ou d’autres costumes, puisqu’il n’y avait aucune marque dessus ou griffe de créateur. » Le fait que la griffe de la maison parisienne soit absente des costumes porte le soupçon sur François Fillon : d’après des spécialistes de la marque contactés par le site d’information, chaque pièce Arnys comporte une griffe visible et deux étiquette siglées. De son côté, l’équipe du candidat n’a pas souhaité faire de commentaires sur ces révélations, alors que l’ entourage du candidat LR affirme qu’il a « évidemment » rendus les bons costumes.  Mi-mars, interrogé sur la question de ces costumes sur France 2, François Fillon s’était expliqué sur cet épisode, une « erreur » selon lui : « J’ai fait une erreur de jugement. Ces costumes, je les ai rendus. » Vendredi, Robert Bourgi a indiqué dans un entretien qu’il avait été contraint de mentir par François Fillon sur le donateur des costumes qui lui avait été offerts.

J’ai eu tort d’accepter les costumes qui m’ont été offerts. J’ai fait une erreur de jugement. Ces costumes, je les ai rendus.

 

Fillon a demandé à Bourgi de se taire sur les costumes !

Fillon a demandé à Bourgi  de se taire sur les costumes !

 

La révélation, le 12 mars par Le Journal du Dimanche, des cadeaux vestimentaires consentis à François Fillon (deux costumes à 13 000euros), par Robert Bourgi, figure controversée de la « Françafrique », a contribué à abîmer un peu plus l’image du candidat, qui sera mis en examen le 14 mars pour détournements de fonds publics. L’identité du mécène a été révélée par Le Monde le 17 mars, poussant Robert Bourgi à confirmer. Face à la controverse, François Fillon a annoncé le 23 mars sur France 2 avoir rendu les costumes à son ami, concédant « une erreur de jugement ». « Je l’ai eu personnellement à plusieurs reprises. Et à plusieurs reprises, il a fait appel à ma solidarité de gaulliste. Gaulliste ou pas, je sais ce que j’ai fait et je n’ai pas à m’en cacher », raconte Robert Bourgi dans Mediapart. « Pendant six jours, du samedi ayant précédé les révélations du Journal du dimanche au vendredi suivant, François Fillon et sa très grande papesse de la communication, Anne Méaux, ont souhaité que je ne dise rien concernant l’identité de la personne qui a offert les costumes : moi », explique-t-il. Il explique qu’il avait choisi de marquer la victoire « inespérée » de l’ancien Premier ministre à la primaire, le 27 novembre dernier, par ce cadeau chez un tailleur de luxe parisien, sans que l’intéressé le sache. L’avocat affirme que François Fillon et Anne Méaux l’ont appelé la veille de la parution du JDD « pour que je ne dise pas que c’était moi ». « Je leur ai demandé pourquoi. Ils m’ont dit : ‘Tu sais, c’est la Françafrique, on va penser que…’ » « J’ai été contraint pendant une semaine de mentir. Finalement, lorsque Le Monde a sorti mon nom, j’ai confirmé. »

Fillon a peur de jean -Jacques Bourdin et refuse l’interview

Fillon  a peur de jean -Jacques Bourdin et refuse l’interview

 

À peine faux-cul, Fillon refuse l’«entretien d’embauche» auquel l’avait convié Jean-Jacques Bourdin. En fait,  François Fillon a été très chahuté par Jean-Jacques Bourdin lors  de son dernier passage sur BFM. Interrogé sur ses revenus (en moyenne de 25 000 € par mois depuis plusieurs années)  l’ancien ministre avait déclaré qu’il ne parvenait même pas à économiser. Une déclaration qui avait suscité la surprise et la moquerie des réseaux sociaux. Du coup,  il se méfie et ne veut pas être interviewé par Jean-Jacques Bourdin au motif qu’il aurait été insulté. Ce que contestait hier mais B FM. Fillon avance un autre un autre argument : celui du calendrier. Il indique que la date prévue pour ce nouvel entretien ne lui convenait pas et qu’il a proposé d’autres dates ; ce qui d’après BFM est encore complètement faux.  Sur RMC, le matinale a déploré le refus de François Fillon: «Vous savez que tous les candidats viennent répondre à mes questions, ça marche très fort, j’ai vu les audiences qui sont très importantes sur RMC et BFM-TV. Tous, sauf un, parce que François Fillon a décliné l’invitation». Jean-Jacques Bourdin a expliqué que le candidat de la droite «ne veut plus parler des affaires, donc il estime que l’on ne peut plus l’interroger». «Il y a quelques mois, il souhaitait absolument que l’on parle des affaires (…) mais c’était à l’époque de la primaire, quand on parlait de Nicolas Sarkozy! Là, il voulait qu’on parle des affaires! Aujourd’hui, terminé, il n’en veut plus!». «Vous savez les absents ont toujours tort dans la vie», a-t-il ajouté. Invité de BFMTV jeudi soir, François Fillon a tenu à justifier son absence: «Quant aux rendez-vous que je n’honore pas, je vais m’expliquer. C’est un véritable mensonge. C’est malhonnête de dire ça. J’ai jamais dit que je ne voulais pas aller chez M. Bourdin, je lui ai proposé deux dates. On était même en train d’en négocier une troisième. Et je me fais insulter en direct sur l’antenne de BFM. J’ai écouté. Je n’irai pas à ce rendez-vous-là dans des conditions comme celles-là.» Et d’ajouter: «Je ne suis pas aux ordres de M. Bourdin! S’il veut revenir sur les propos qu’il a tenus et qu’on trouve une date, je serai ravi d’y aller comme j’y suis très allé très souvent». Le journaliste n’a pas tardé à réagir aux propos du candidat. «F.Fillon ment. Je ne l’ai jamais insulté. Il a annulé. Il n’a jamais proposé trois autres dates. Ou est l’autorité morale? Rendez-vous demain matin», a-t-il tweeté.

Fillon : « finis le sang et les larmes »

Fillon : «  finis le sang et les larmes »

 

Le candidat qui avait choisi le choc pour redresser un pays en faillite choisit à nouveau d’arrondir les angles au moins dans la forme ;  il avait d’ailleurs déjà fortement amendé ses propositions sur la sécu.  Il promet aussi d’alléger la fiscalité reprenant notamment sur le travail reprenant à son compte les propositions de Macron. « Je ne serai pas le président de l’austérité ou du sang et des larmes, pour la simple raison que l’austérité, le sang et les larmes, les Français les ont déjà aujourd’hui, parce que nous n’avons pas su faire les réformes nécessaires », a-t-il lancé à la tribune devant quelque 6.000 personnes, selon les organisateurs. François Fillon a détaillé sa pensée, affirmant son intention d’ »alléger les prélèvements amputant les salaires, pour qu’un même travail rapporte plus à la fin du mois ». Il a également dit vouloir « baisser les charges pesant sur les entreprises pour qu’elles retrouvent de la compétitivité et puissent investir pour gagner des parts de marché à l’étranger et innover », mais aussi « mettre un terme à l’utopie désastreuse des 35 heures, exception française que personne dans le monde n’a jamais songé à copier ». François Fillon s’est déclaré favorable au doublement des seuils sociaux, à la mise en place d’une « flat tax » à 30% sur les revenus du capital, ainsi qu’à la suppression de l’Impôt de solidarité sur la fortune (ISF). « Il faut enfin supprimer l’ISF, cet impôt le plus bête du monde dont nous avons l’exclusivité, par lequel la France croit punir les riches, alors qu’elle ne fait que se punir elle-même », a-t-il fait valoir. « Faut-il être fou pour préférer assommer les fortunes françaises que de ramper devant les fonds de pension étrangers ? », a-t-il ajouté.  Actuellement en retard sur Marine Le Pen et Emmanuel Macron dans les sondages d’intention de vote, François Fillon s’est montré ferme sur les questions d’immigration, promettant de la réduire « au strict minimum en fixant des quotas en fonction des capacités d’accueil » et avec la nécessité « d’attendre deux ans avant de toucher les prestations sociales ». François Fillon n’a pas ciblé directement ses adversaires, se contentant d’une allusion au candidat d’En Marche! Emmanuel Macron, copieusement hué par le public lors du discours d’introduction de Laurent Wauquiez. En référence à l’ancien ministre, lui-même en meeting à Pau (Pyrénées-Atlantiques), François Fillon a dit refuser « une société où tout est figé au nom d’un immobilisme mou qui saute sur son strapontin tous les martins en s’écriant ‘En Marche! En Marche!’ pour ne pas avoir à avancer ».

Présidentielle : Filteris, Euromediations ou GOV prévoient Fillon en tête !

Présidentielle : Filteris,  Euromediations ou GOV prévoient Fillon en tête !

 

Plusieurs instituts qui se fondent essentiellement sur  le poids numérique des candidats à la présidentielle, sans se baser sur un échantillon de population ou sur des questions précises, comme peuvent le faire les instituts de sondage prévoient la victoire de Fillon en 2017. Le poids numérique ne se fonde pas sur des intentions de vote mais sur le volume d’informations parues dans les réseaux sociaux. Une étude très discutable car si les réseaux sociaux peuvent constituer les bases d’une enquête qualitative, ils ne sauraient rendre compte d’une appréciation quantitative. Indéniablement les réseaux sociaux présentent une source intéressante qui enrichit sans doute la démocratie mais force aussi et de constater que c’est également l’auberge Espagnole ;  on y trouve de tout, le pire et le meilleur. Ajoutons qu’il y a chez ces nouveaux instituts quelques l arrière-pensées politiques qui ne sont pas totalement neutres. La bataille entre les instituts classiques et les instituts numériques n’est pas seulement méthodologique, elle est aussi parfois politique. Dans la dernière étude Filteris  publiée le 11 avril, Marine Le Pen arrive en tête avec 23,51%, devant… François Fillon (22,83%). Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon sont, quant à eux, dans un mouchoir de poche avec respectivement 20,54% et 19,32%, loin devant Benoît Hamon avec 7,19%. François Fillon représente 22,83% du poids numérique global de l’ensemble des candidats et non 22,83% des voix.   Interrogé par RTL.fr, Jérôme Coutard, fondateur de Filteris expatrié au Canada depuis 25 ans, explique qu’il ne s’agit pas d’interpréter les résultats comme des intentions de vote. « Nous avons développé une méthode d’analyse, visant à mesurer l’influence des propagandistes, explique-t-il. En clair, nous captons ce que les gens pensent, leur opinion (tweets, publications Facebook, commentaires d’article…) et analysons l’influence des candidats sur les réseaux sociaux et sur le web au cours de la période électorale. Des algorithmes synthétisent ensuite tout cela, et on obtient une cote brute. » Tous les jours, Valeurs Actuelles publie l’évolution de la courbe de Filteris. Dans l’hebdomadaire, Valérie Boyer, soutien historique du candidat de droite, se sert de ces mesures pour expliquer que son champion sera présent en finale. « Sur les réseaux sociaux, les jugements concernant François Fillon sont plutôt positifs et les intentions de vote augmentent. Les analyses Filteris / Euromediations ou GOV réalisées à partir du ‘poids numérique’ des candidats le prouvent bien et nous qualifient pour le second tour », assure-t-elle.  L’entrée dans le jeu de Filteris ne convainc pas les sondeurs. « Ce qu’enregistrent les réseaux sociaux, ce sont des tendances intéressantes mais ce n’est pas représentatif de ce que pensent l’ensemble des Français », doute Gaël Sliman, président de l’institut de sondage Odoxa, sur France Inter.  »Il est très facile d’aller bourrer les médiaux sociaux avec des commentaires, des likes pour faire monter un candidat », ajoute Emmanuel Rivière, directeur de  Kantar Sofres one point à nos confrères de France Info.

2017 sondages 11 avril – deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

2017 sondages 11 avril - deux duels : en tête Le Pen-Macron à 24% et Fillon –Mélenchon à 18%

Si l’on s’en  tient à la dizaine de sondages les plus récents Le Pen et Macron sont à 24% mais Macron écraserait Le Pen au second tour.  Jean-Luc Mélenchon consolide sa montée en puissance récente et oscille et attient 18% juste au dessus de Fillon.  Fillon  par les affaires judiciaires (dernière révélation Pénélope aurait eu un emploi fictif dans administration dès 1980 !). , cible celui qu’il considère comme son rival et dont l’électorat est jugé volatil à l’approche du premier tour du 23 avril. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy est convaincu de pouvoir refaire son retard dans les ultimes moments de cette campagne inédite, comme il y est parvenu pour la primaire de la droite et du centre en novembre 2016. Il insiste sur l’inexpérience présumée d’Emmanuel Macron, son incapacité à former, selon lui, une future majorité cohérente, et la « supercherie » de son aspiration au renouvellement des pratiques politiques, lui « l’héritier » de François Hollande qu’il a surnommé « Emmanuel Hollande ». Il avait évoqué dimanche un échange privé avec le candidat d’En Marche ! Prouvant selon lui ses revirements sur la constitutionnalisation de la déchéance de nationalité. La réplique d’Emmanuel Macron, invité de Public Sénat et Sud Radio, a été cinglante : « François Fillon est un homme de peu de valeur, (…) Il a perdu tout repère : éthique, moral, de comportement. » Son président, Pierre Gattaz, a mis les électeurs français en garde contre l’éventualité d’un second tour entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, qui mèneraient selon lui à la « catastrophe absolue ».

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