Archive pour le Tag 'Fillon'

Fillon : l’embrouille des 30.000 euros de « prêts familiaux »

Fillon : l’embrouille des 30.000 euros de « prêts familiaux »

 

 

François Fillon ne cesse d’accuser la justice, les médias et le gouvernement de fomenter un complot pour salir son image concernant notamment l’origine de ses revenus et sa situation financière. Malheureusement force est de constater que François Fillon plombe lui-même sa propre image par exemple en indiquant notamment un prêt qui aurait été consenti par sa fille et dont l’objet était de payer son arriéré d’impôts ;  un prêt douteux qui s’ajoute à l’autre prêts de 50 000 € consentis par son ami millionnaire sans intérêt et sans délai de remboursement (en fait vraisemblablement initialement un don). François Fillon ne cesse de s’enfoncer lui-même avec ses déclarations contradictoires et ses mensonges. L’accumulation de ces contradictions devrait rapidement se traduire dans les intentions de vote et il est probable que Fillon sera prochainement plus proche de 15% que de 20 %. Bref une véritable descente aux enfers pour celui qui voulait incarner la rigueur. François Fillon a donc  apporté, dans une déclaration publiée mercredi, des précisions à l’estimation de son patrimoine par rapport à une précédente version remontant au mois de décembre, notamment concernant des « prêts familiaux » de 30.000 euros. Cette somme apparaît dans une déclaration, datée du 16 mars, qu’il devait transmettre au Conseil constitutionnel pour concourir à la présidentielle mais pas dans un document dévoilé par son équipe de campagne en février, au moment des premières révélations sur les rémunérations perçues par sa famille. A propos de ces « prêts familiaux », François Fillon précise dans sa déclaration qu’ils remontent aux 8 et 9 septembre 2016 et qu’ils doivent être remboursés en plusieurs fois avant le 31 décembre 2017. Cette somme a été prêtée par sa fille et avait pour objet de « payer le solde des impôts », dit-on dans l’entourage du candidat, interrogé par Reuters. Dans le formulaire envoyé au Conseil apparaît également un prêt de 50.000 euros, qui semble correspondre à celui consenti par son ami Marc Ladreit de Lacharrière, dont l’existence a été révélée au cours de l’enquête judiciaire ouverte fin janvier. Les magistrats soupçonnent François Fillon de ne pas l’avoir déclaré, comme il aurait dû le faire, à la Haute autorité de la vie publique (HATVP). Autre différence entre les déclarations de décembre et de mars : la valeur estimée de sa société de conseil passe de 11.518 euros à 97.888 euros. L’ex-Premier ministre n’a en revanche pas révisé l’estimation de ses biens immobiliers, en particulier sa vaste propriété située dans la Sarthe, dont la valeur s’élèverait à 750.000 euros.

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

Emplois fictifs de Pénélope : Fillon a truqué les preuves

 

Il est clair que François Fillon ne pouvait fournir de preuves concernant l’emploi de Pénélope. Du coup, il a vraisemblablement fabriqué des preuves de la présence de sa femme à l’assemblée nationale  et de son travail L’enquête sur les emplois présumés fictifs de Penelope Fillon et de deux enfants du candidat de la droite à la présidentielle a été élargie aux chefs « d’escroquerie aggravée » et de « faux et usage de faux », a-t-on appris de source proche du dossier. Les enquêteurs se demandent si des documents signés par François Fillon et son épouse ne sont pas des faux établis a posteriori et destinés à justifier la réalité du travail effectué, précise le Monde, qui a révélé l’information. Le parquet national financier a accordé le 16 mars aux juges d’instruction chargés de l’affaire un réquisitoire supplétif pour qu’ils élargissent leurs investigations à des soupçons « d’escroquerie aggravée, de faux et usage de faux », souligne la source proche du dossier. Le même réquisitoire supplétif concerne également un possible trafic d’influence, mais seul ce dernier chef avait alors été révélé. Supposé Selon Le Monde, les enquêteurs s’interrogent notamment sur une feuille de calcul retrouvée à l’Assemblée nationale et qui comporte le nombre d’heures effectuées par Penelope Fillon à une date indéterminée. Ce qui lui vaut un chef d’inculpation supplémentaire pour faux et usage de faux. Après l’affaire concernant Penelope Fillon et de deux ses enfants, la justice s’est emparé de l’affaire des costumes de luxe offerts à François Fillon, le PNF ayant accordé le 16 mars un réquisitoire supplétif pour trafic d’influence.

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

Fillon : un bakchich de 50.000 dollars pour faire rencontrer Poutine

 

 

Le champion de la rigueur pour les Français, François Fillon, s’enfonce encore un peu plus dans ses contradictions. En effet on vient de découvrir qu’il avait touché 50 000 $ pour avoir mis en relation de responsables économiques avec Poutine. Du coup, on comprend de mieux en mieux la compréhension qu’il témoigne à l’égard du dirigeant russe. François Fillon a permis un industriel libanais (mais aussi au président de Total)  de rencontrer Poutine. Notons par parenthèses que c’est aussi un ami avocat libanais qui a réglé la facture des costumes de Fillon. Bref pour résumer, Fillon avait mis en place une véritable machine à fric pour tenir son rang de hobereau  de l’ancien régime. Pourtant François Fillon s’estime victime de la justice ! Dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs de sa famille, François Fillon a été mis en examen le 14 mars pour « détournement de fonds public », « complicité et recel de détournement de fonds publics », « complicité et recel d’abus de bien sociaux », et « manquements aux obligations de déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique ». En outre il y a d’être accusé de faux et d’usage de faux pour avoir fabriqué de fausses preuves concernant l’emploi de Pénélope. Pour résumer, Fillon est un voleur et un voyou. C’est pourtant le candidat qu’à choisi le parti Républicain. Il a même été reconfirmé par ce même parti quand les affaires l’ont fait plonger dans les sondages. Les faits sont tellement scandaleux et indiscutables qu’on peut douter sérieusement de la probité des membres du comité politique des Républicains qui ont donné l’absolution à Fillon en le confirmant comme candidat. D’une certaine manière, les responsables Républicains qui continuent de soutenir Fillon sont sans doute à la fois irresponsables et complices. Pas étonnant la confirmation de François Fillon comme candidat des Républicains a été entièrement organisée par le sulfureux Sarkozy lui aussi complètement englué dans les affaires. Au vu de toutes ces révélations on peut se demander quelle conception on se fait chez les Républicains de la morale politique. On objectera que des questions du même type se posent au parti socialiste. La facture, elle, de toutes ces affaires sera très lourde ;  elle se traduira sans doute par la fin du parti Républicain et ou par son éclatement car il se trouve encore quelques vrais responsables dans un parti gangréné  des affairistes

Sondage 2017 : Le Pen (26 %), Macron (25 %), Fillon (19,5 %)

Sondage 2017 : Le Pen (26 %), Macron (25 %), Fillon (19,5 %) 

 

Un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale et Orange  qui confirme à nouveau que Marine Le Pen et Macron se tienne dans un mouchoir de poche et que Fillon est assez largement décroché. La présidente du Front national est stable avec 26% des voix, et l’ancien ministre de l’Economie perd un point avec 25%, selon cette enquête diffusée samedi. Le socle électoral d’Emmanuel Macron, candidat d’En Marche!, demeure fragile et semble même s’éroder un peu par rapport à la semaine dernière : parmi ses électeurs potentiels, 54% se déclarent sûrs de leur choix, soit deux points de moins, souligne BVA. Le candidat de la droite François Fillon se maintient en dépit de la séquence de sa mise en examen : il est crédité de 19,5% des intentions de vote, un score à peine en baisse par rapport à la précédente mesure (-0,5 point). Le socialiste Benoît Hamon est celui qui pâtit le plus du désarroi des électeurs de gauche. Il perd un point par rapport à la précédente mesure et est désormais crédité de 12,5% des intentions de vote. Le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon est crédité de 12% des intentions de vote (+0,5 point) et fait ainsi quasiment jeu égal avec Benoît Hamon. Au second tour, Emmanuel Macron battrait largement Marine Le Pen avec 62% des intentions de vote, contre 38%. Ce sondage a été effectué du 15 au 17 mars auprès d’un échantillon de 1.425 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d’un échantillon représentatif de 1.501 Français âgés de 18 ans et plus.

 

 

 

Bourgi est l’ »ami » qui a offert deux costumes à Fillon

Bourgi est l’ »ami » qui a offert deux costumes à Fillon

 

Robert Bourgi est l’ami sulfureux transportant des valises de billets entre l’Afrique et la droite qui a payé les costumes de Fillon. Un ami qui s’exprime par ailleurs largement sur les pratiques de financement occulte de l’UNR aux Républicains en passant par le RPR et l’UPR L’ »ami » qui a offert deux costumes à François Fillon en février pour une valeur de 13.000 euros est Robert Bourgi, pilier controversé de la « Françafrique » et ancien conseiller occulte, notamment, de Jacques Chirac, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy, a-t-on confirmé vendredi de source judiciaire.  Selon Le Monde, qui a révélé l’information, les enquêteurs sont en possession de documents attestant que l’avocat franco-libanais avait commandé deux costumes le 7 décembre chez un tailleur de luxe parisien pour le vainqueur de la primaire de la droite et du centre. Les vêtements ont été réglés le 20 février au profit du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle. « Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors? », avait confirmé aux Echos François Fillon, après que Le Journal du Dimanche eut dévoilé l’information, sans nommer le mécène. Le parquet national financier (PNF) a délivré aux juges d’instruction chargés de l’enquête sur la famille Fillon un réquisitoire supplétif contre X pour « trafic d’influence » afin de prendre en compte ce cadeau vestimentaire, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. François Fillon a été mis en examen mardi pour détournement de fonds publics, notamment, dans l’enquête sur les emplois présumés fictifs dont son épouse et deux de ses enfants auraient bénéficié. Le « trafic d’influence » ne figurait pas parmi les chefs retenus. Robert Bourgi, cité par BFM TV, a affirmé qu’il avait fait à l’ancien Premier ministre un « cadeau », « sans rien attendre en retour ». L’avocat avait précédemment dit à Reuters vouloir donner la « priorité aux juges s’ils venaient à (l)’interroger. » Né en 1945 au Sénégal dans une famille libanaise, Robert Bourgi est considéré comme l’héritier de Jacques Foccart, figure de la « Françafrique », mélange de clientélisme, d’affairisme et de diplomatie parallèle qui a régi des décennies durant les relations entre Paris et ses ex-colonies africaines. Egalement conseiller occulte et intermédiaire de plusieurs ministres de droite, il était notamment proche des anciens président gabonais, sénagalais et congolais Omar Bongo, Abdoulaye Wade et Denis Sassou-Nguesso. On lui prête un rôle décisif dans l’éviction, en 2008, du secrétaire d’Etat à la Coopération de Nicolas Sarkozy Jean-Marie Bockel, qui avait souhaité la fin de la « Françafrique ». Il est réputé proche de Claude Guéant, ancien secrétaire général de l’Elysée et ministre de l’Intérieur à l’époque de Nicolas Sarkozy, qui l’a décoré de la Légion d’honneur le 27 septembre 2007, quelque mois après le début de son quinquennat. Le chef de l’Etat avait alors salué un « grand serviteur de l’Etat » et un « défenseur infatigable » de la France. Il avait dit pouvoir « continuer à compter sur (sa) participation à la politique étrangère de la France, avec efficacité et discrétion ». Une discrétion dont Robert Bourgi est sorti en 2011 : il a notamment raconté dans un livre et des interviews avoir remis des « mallettes » d’argent liquide venant de dirigeants africains à Jacques Chirac quand il était maire de Paris, puis à l’Elysée, en présence de son collaborateur, puis ministre, Dominique de Villepin. Ce qui a valu à l’époque à l’avocat d’être poursuivi en diffamation par l’ancien chef de l’Etat. Dans une interview accordée le 11 septembre 2011 à Europe 1, Robert Bourgi avait admis ne pas avoir de preuves de ses allégations, qu’il avait toutefois réitérées. « C’est ma conscience qui m’a dicté le devoir de parler », avait-il alors expliqué. « Je veux une France propre à droite et à gauche. » Dans une interview aujourd’hui au JDD il décrit le mécanisme6 du financement de la droite par la Franke Afrique. En appliquant la plupart des grands responsables de la droite l’intéressé évite sans doute de porter seul la responsabilité de ces pratiques scandaleuses qui risquent notamment de couler définitivement Fillon mais aussi de discréditer la droite classique (par parenthèse la gauche classique a sans doute elle aussi profité de ce type de financement si l’on en croit notamment les déclarations de d’Omar Bongo lui-même l’un des principaux financeurs de la politique française pendant une cinquantaine d’années.

Sondage 2017 : Le Pen, (26,5%), Macron (26%), Fillon (18%)

Sondage 2017 : Le Pen, (26,5%), Macron (26%), Fillon (18%)

 

Dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle mesurées chaque jour par IFOP-Fiducial pour Paris Match, CNEWS et Sud Radio auprès de 1.376 personnes entre le 14 et le 17 mars et publiées vendredi, 26,5% des sondés voteraient pour la candidate d’extrême droite (stable), 26% pour l’ex-ministre de l’Economie (+0,5 point) et 18% (stable) pour l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Le candidat socialiste, Benoît Hamon, recueille 13,5% des intentions de vote (stable) et son rival de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, 10,5% (-0,5 point). Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen avec 61% des suffrages contre 39%. A 37 jours du premier tour, selon ce sondage, quatre Français sur dix disent pouvoir encore changer d’avis. Un ratio qui monte à 49% pour Emmanuel Macron. En revanche, 81% des sondés disant vouloir voter pour Marine Le Pen affirment être sûrs de leur vote. Le ratio est de 61% pour Benoît Hamon, 60% pour François Fillon et 47% pour Jean-Luc Mélenchon.

La justice va offrir un costard gratuit à Fillon

La justice va offrir un costard gratuit à Fillon

 

Selon l’AFP,  le parquet national financier (PNF) a élargi l’enquête des juges d’instruction à des soupçons de trafic d’influence concernant l’affaire des costumes payés à Fillon par un généreux ami. Du coup, la justice pourrait offrir un costard gratuit au candidat des républicains. Costard qui pourrait bien contribuer à lui faire perdre l’élection présidentielle. On peut évidemment se demander quelle est la nature de l’amitié qui lie Fillon et son généreux donateur. Pourquoi Fillon qui a déjà détourné suffisamment de fonds publics aurait-il besoin de faire payer sa garde-robe par autrui ? Pourquoi ce généreux ami paye-t-il autant de costumes à 6500 € pièce ? Est-ce le même ami qui a déjà prêté 50 000 € sans intérêt à Fillon et sans date de remboursement (en fait un don). Est-ce le même ami qui a offert un emploi fictif dans la revue des deux mondes où Pénélope n’a jamais mis les pieds ? Est-ce le même ami qui sur proposition de Fillon a été honoré par le plus haut grade de la légion d’honneur ? Pour l’immédiat,  Fillon se contente de reconnaître les faits mais ne veut pas indiquer l’identité de cet humaniste qui finance la fondation de la maison Fillon. Peut-être va-t-on considérer qu’il s’agit de mécénat pour encouragea encourager l’art ? «Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors?», s’est défendu, dénonçant des intrusions dans sa vie privée et affirmant ensuite que ces cadeaux n’avaient «rien à voir» avec la politique. Cela pourrait donc a voir avec l’art et le surréalisme. À la grande rigueur on pourrait encore admettre le cadeau d’un costume mais pas forcément à 6500 € ;  quand la note atteint près de 50 000 €, l’amitié qui légitime ces cadeaux devient surréaliste. Du coup  Les enquêteurs vont tenter de déterminer qui est l’acheteur et examiner ses liens avec le candidat, qui est député de Paris.

Costumes à 50 000 euros : «des boutons de guêtre » (Fillon)

Costumes à 50 000 euros : «des boutons de guêtre » (Fillon)

 

Fillon opte une  nouvelle fois pour le mépris vis-à-vis de la justice et de ses concurrents. François Fillon, visé désormais par un réquisitoire supplétif du parquet national financier pour « trafic d’influence », a fustigé jeudi soir à Caen (Calvados) ceux qui fouillent « dans les poubelles » et l’attaquent « sur des boutons de guêtre ». Une allusion à la nouvelle polémique visant l’ancien Premier ministre, qui s’est fait offrir des vêtements depuis 2012 pour près de 48.500 euros. Visiblement l’ancien Premier ministre a une idée très approximative des boutons de guêtre ! « Ma bataille est celle des idées. Elle l’a toujours été. Je n’ai jamais hurlé avec les meutes. Je n’ai jamais fouillé dans les poubelles de mes adversaires politiques », a-t-il lancé lors d’une réunion publique devant plusieurs milliers de personnes. « Je me bats face à face, droit dans les yeux, programme contre programme. (…) Je n’ai pas besoin d’attaquer mes adversaires sur des boutons de guêtre, il me suffit de regarder leurs programmes », a-t-il poursuivi. Et de poursuivre avec le même mépris à propos des manuelles Macron : « La gauche hollandaise relookée. Le radeau de sauvetage des naufragés du quinquennat », a ironisé François Fillon. « Derrière le spot publicitaire œcuménique se posent de vraies questions au sujet du gouvernement de la France », a estimé le député de Paris. « Si M. Macron succède à M. Hollande qui ne fait plus qu’inaugurer les chrysanthèmes et remettre des médailles depuis six mois, nous nous retrouverons comme au temps où René Coty succédait à Vincent Auriol : avec un président sans majorité, qui aura peut-être un gouvernement socialiste en hiver, puis un autre vaguement centriste au printemps », a-t-il dit. « Et ainsi de suite jusqu’à la paralysie générale… ». Le combattant balafré comme il s’est  qualifié lui-même ne fait pas dans la dentelle. Il est vrai qu’avec 18 % des intentions de vote ses chances de se qualifier pour le second tour des présidentielles paraissent particulièrement minces. Dans l’hypothèse d’une non-qualification, Fillon ne pourra plus compter sur l’immunité présidentielle et devra rendre des comptes à la justice y compris sur ses boutons de guêtre sans doute aussi offerts par un généreux milliardaire, des boutons de quand même à 50 000 €.

Sondage : Le Pen (26,5%), Macron (25,5%) et Fillon (18%) (IFOP)

Sondage : Le Pen (26,5%), Macron (25,5%) et Fillon (18%) (IFOP)

 

Marine Le Pen reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, avec 26,5%, devant Emmanuel Macron (25,5%) et François Fillon (18%), selon le sondage quotidien IFOP-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié jeudi. La candidate du Front national et celui d’En Marche ! sont stables, tandis que François Fillon (Les Républicains) recule de 0,5 point. C’est l’écart le plus important mesuré entre Emmanuel Macron et François Fillon depuis le début de ce sondage. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen, avec 61% contre 39%. Le socialiste Benoît Hamon est stable, à 13,5%, tandis que Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) recule de 0,5 point, à 11%. Le sondage a été réalisé du 13 au 16 mars auprès d’un échantillon de 1.386 personnes inscrites sur les listes électorales extrait d’un échantillon de 1.500 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

Sondage Présidentielle : 75% des Français pour le renoncement de Fillon

.Selon un sondage Odoxa pour franceinfo révélé vendredi 17 mars, 75% des Français estiment désormais que le candidat Les Républicains à l’élection présidentielle devrait renoncer à se présenter. À titre de comparaison, ce taux était de 70% lors du précédent sondage le 3 mars et de 61% lors de celui du 3 février. Près de huit sondés sur dix (78%) déclarent avoir une mauvaise opinion de François Fillon. Le candidat a perdu 32 points de « bonne opinion » depuis début novembre. Seuls 58% des sympathisants de droite - hors Front national - disent aujourd’hui avoir une bonne opinion de lui. Preuve de la forte dégradation de l’image du candidat, près de neuf Français sur dix (89%) considèrent qu’il n’est pas honnête, et plus de trois quarts qu’il n’est ni convaincant (76%), ni proche de leurs préoccupations (78%). Près de la moitié des sondés le trouvent toutefois courageux (46%), dont 83% des sympathisants de droite. Seule consolation à tirer de ce sondage pour François Fillon : la baisse de sa popularité ralentit, malgré une nouvelle vague de révélations« Le candidat a moins baissé ces dernières semaines après sa mise en examen qu’il n’avait baissé tout au long du mois de février. On a le sentiment de toucher le noyau dur de ce qui lui reste de supporters », analyse Gaël Sliman, le président de l’institut Odoxa.

Enquête réalisée sur internet les 15 et 16 mars 2017 auprès d’un échantillon de 1 006 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, parmi lesquelles 250 sympathisants de gauche, 175 sympathisants de droite hors FN, et 171 sympathisants du FN.

Fillon le balafré : « combattant ou escroc » ?

Fillon le balafré :  « combattant ou escroc » ?

Vocabulaire de guerre pour Fillon dans son dernier meeting et qui se considère comme un combattant balafré face à ses adversaires. Combattant qui n’aurait pas appris la vie dans les livres, bref un vrai patriote qui a mis sa vie en danger. Une métaphore sans doute un peu excessive quand on sait que les seules guerres menées par Fillon sont des batailles politiques qui ne méritent pas vraiment le statut d’ancien combattant. En réalité, il a toujours vécu de la politique. Il mérite encore moins le  titre de balafré car les blessures qu’il évoque sont des blessures d’amour-propre, Fillon a en effet été pris en flagrant délit d’imposture, un flagrant délit qui laisse des traces. En effet, c’est précisément parce qu’il avait adopté la posture de l’homme intègre qu’il reçoit aujourd’hui autant d’attaques concernant ses dérives financières pour détournement de fonds publics et abus de biens sociaux. Des détournements qui dépassent 1 million d’euros. Une paille évidemment pour ce hobereau de l’ancien régime auquel on reproche aussi de s’être fait payer pour 50 000 € de costumes et qui répond avec la morgue de l’ancien régime : « et alors ? » Toute la morgue de l’intéressé et dans cette réplique. Il faut évidemment y ajouter le salaire fictif de. Penelope Fillon, rémunérée pendant huit ans comme attachée parlementaire de son mari ou du suppléant de celui-ci à hauteur d’environ « 500.000 euros brut » au total, ainsi que par la Revue des deux mondes. D’après « ses feuilles de paie », Penelope Fillon aurait été rémunérée de 1998 à 2002 par son mari, député de la Sarthe, sur l’enveloppe réservée à cet effet pour les députés et les sénateurs.   Après avoir évoqué la somme de « 500.000 euros brut » la semaine dernière, Le Canard Enchaîné chiffre désormais à 831.440 euros brut la somme perçue par Penelope Fillon comme assistante parlementaire de son mari ou de son suppléant, Marc Joulaud. Les rémunérations ne concernent pas seulement les périodes de 1998 à 2002, de 2002 à 2007, ainsi que 2012, comme écrit la semaine dernière par l’hebdomadaire, mais aussi les années 1988 à 1990, ainsi que 2013.
Dans Le Journal du Dimanche, François Fillon expliquait qu’étant devenu député de Paris, il « pensait qu’elle pourrait maintenir le lien avec la Sarthe mais cela n’avait plus le même sens ». Pourquoi avoir mis 18 mois pour s’en apercevoir ? s’interroge Le Canard Enchaîné, en soulignant que le contrat de travail de Penelope Fillon avait été rompu un mois juste avant l’entrée en vigueur de la loi Cahuzac, qui lui aurait imposé de déclarer les revenus de son épouse à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.  L’épouse du candidat de la droite a également perçu quelque 100.000 euros brut pour un emploi au sein de la Revue des Deux Mondes, propriété de Marc Ladreit de Lacharrière, PDG de Fimalac et ami de François Fillon. Ses services ont été rémunérés 5.000 euros brut par mois entre mai 2012 et décembre 2013.  Interrogé par Le Canard enchaîné, le directeur de la revue, Michel Crépu, se dit « sidéré » : « Je n’ai jamais rencontré Penelope Fillon et je ne l’ai jamais vue dans les bureaux de la revue. » Il précise toutefois que Penelope Fillon a signé « deux ou peut-être trois notes de lecture ».
Au total, les emplois de Penelope Fillon sur lesquels porte l’enquête judiciaire en cours ont été rémunérés environ 930.00 euros brut.  Des revenus ont été perçus par deux des enfants du candidat à l’élection présidentielle pour des « missions » dont leur père a lui-même révélé l’existence. L’hebdomadaire les chiffre à 84.000 euros : 57.084 euros brut perçus par Marie Fillon et 26.651 euros par Charles Fillon, eux aussi comme assistants parlementaires. Ces deux nouveaux épisodes viennent nourrir une séquence dévastatrice, lancée voici une semaine et qui a déjà gâché le grand meeting de campagne du candidat de la droite à l’Élysée dimanche dernier, à 82 jours du premier tour. . Penelope Fillon aurait touché 45.000 euros d’indemnités de licenciement. En août 2002, l’épouse du candidat de la droite et du centre aurait perçu « 16.000 euros d’indemnités, soit l’équivalent de cinq mois de salaire », alors qu’elle avait retrouvé un mois plus tôt un emploi auprès de Marc Joulaud, suppléant de l’actuel candidat de la droite à la présidentielle. Le journal assure qu’elle a « cumulé deux salaires durant un peu plus d’un mois ».
Autre révélation : en novembre 2013, lorsque l’ancien premier ministre a mis fin au dernier contrat de son épouse à l’Assemblée nationale, celle-ci a perçu « 29.000 euros » d’indemnités pour 17 mois de travail. François Fillon s’est défendu dans un communiqué : « Les éléments publiés ce soir dans l’édition du Canard enchaîné datée du 8 février ne sauraient en rien constituer une information nouvelle et comportent des erreurs manifestes. Les chiffres que j’ai rendus publics lundi comprenaient bien entendu la totalité des sommes figurant sur les bulletins de paye de mon épouse, y compris les indemnités diverses de fin de contrat. Elles ont bien été prises en compte dans le calcul de son salaire moyen sur une période de 15 ans, soit 185 mois, qui s’élève bien à 3.677 euros net mensuels ». . Le Parisien relate par ailleurs « les dernières découvertes des enquêteurs » : les deux enfants de François Fillon, qu’il a employés comme assistants parlementaires de 2005 à 2007 lorsqu’il était sénateur, ont rétrocédé une partie de leurs salaires. Ainsi, sur les 46.000 euros net touchés par sa fille Marie, d’octobre 2005 à décembre 2006, environ 33.000 seraient repartis sur le compte joint des parents. Interrogé par l’AFP, son avocat, Me Kiril Bougartchev, a confirmé ces chiffres, indiquant que la fille du candidat de la droite à la présidentielle avait souhaité « payer son mariage, mi-2006″ et que pour cela « elle a remboursé ses parents » qui avaient avancé les sommes.  « Elle fait ce qu’elle veut de l’argent qu’elle gagne ! Si elle veut rembourser ses parents, c’est son choix. Elle l’a dit spontanément aux enquêteurs » qui l’ont entendue le 9 février, a-t-il affirmé. Selon lui, le couple Fillon a pu retrouver, « dix ans après », 14 factures de ce mariage pour une somme de 44.000 euros. Ces nouveaux détails fragilisent encore le candidat qui a été  mis en examen. Enfin il y a cette facture d’environ 50 000 € pour des costumes payés par un généreux ami, aussi ce prêt de 50 000 € sans intérêt accordé par un ami tout aussi généreux. Bref autant de balafres que souhaiterait bien porter nombre de Français

Le Pen (26,5%) Macron (25,5%) et Fillon (18,5%), (Ifop)

Le Pen (26,5%) Macron (25,5%) et Fillon (18,5%), (Ifop)

 

Marine Le Pen reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle, avec 26,5%, devant Emmanuel Macron (25,5%) et François Fillon (18,5%), selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié mercredi. La candidate du Front national est stable, alors que celui d’En marche ! progresse de 0,5 point et que François Fillon (Les Républicains) recule de 0,5 point. C’est l’écart le plus important mesuré entre Emmanuel Macron et François Fillon depuis le début de ce sondage. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen, avec 61,5% contre 38,5%. Le socialiste Benoît Hamon recule de 0,5 point, à 13,5%, tandis que Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) est stable, à 11,5%. Le sondage a été réalisé du 12 au 15 mars auprès d’un échantillon de 1.399 personnes inscrites sur les listes électorales extrait d’un échantillon de 1.500 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

« Pénélope n’a rien fait ! »(Fillon)…. justement ce qu’on lui reproche !

« Pénélope n’a rien fait ! »(Fillon)….  justement ce qu’on lui reproche !

 

 

 

 

Avec des larmes dans les yeux,  François Fillon ne cesse de défendre son épouse injustement attaquée. Il considère qu’elle n’a rien fait de répréhensible. Or justement c’est ce qu’on lui reproche : de n’avoir rien fait, d’avoir occupé,  d’ailleurs longtemps à son insu,  un emploi fictif. Un emploi fictif qui a entraîné un détournement de fonds publics quand Pénélope a été déclarée assistante parlementaire. Un autre emploi fictif qui a entraîné un abus de bien social quand Pénélope était supposée travailler pour la revue des deux mondes où personne ne l’a jamais vue. Bref de nombreux détournements de fonds publics ou privés qui ne semblent pas émouvoir autrement le rigoureux Fillon. Le pire dans cette affaire au-delà des sommes en jeu, c’est sans doute cette attitude hautaine et méprisante de l’intéressé qui se comporte comme un hobereau  de l’ancien régime complètement incapable de comprendre le sentiment d’injustice qu’éprouve une grande partie des Français donc il faut rappeler que le salaire moyen se situe autour de 1700 € par mois, bien loin des 20 à 30 000 € mensuels que brassait Fillon pour financer son luxueux train de vie. Comment faire admettre à ces  français moyens qu’il est normal que le candidat des républicains se fasse payer des costumes de 7000 € (pour une facture totale de 50 000 €)? Surtout qu’en face à l’étonnement des observateurs Fillon ne peut répondre que : « et alors ? » Pour François Fillon, il n’y a rien d’anormal dans ses financements occultes. Il accuse la justice de le persécuter  et réfute même à cette dernière le droit d’enquêter. Il est certain que cette affaire se terminera par un non-lieu. Fillon joue d’ailleurs la montre et espère bien que le temps finira par enterrer une affaire qui n’est pas prête d’être jugée. Pour preuve, l’affaire Tapie qui dure depuis une vingtaine d’années ou encore l’affaire Sarkozy concernant le financement de sa campagne en 2012. Ne parlons pas de l’affaire Bettencourt qui a fini pour l’essentiel en eau de boudin concernant les principaux bénéficiaires. Il y a aussi fort à parier que les défenseurs de Fillon vont solliciter tous les méandres judiciaires pour obtenir des annulations de procédures. Pour résumer, cette affaire va  sans doute durer des années voire des dizaines d’années si François Fillon devait être élu président de la république. En ce cas, il bénéficierait d’une totale immunité pendant ses mandats. Lors de sa convocation devant les juges d’instruction Fillon a choisi d’entrer de gagner du temps en ne répondant pas aux questions posées mais en se contentant de lire une déclaration en forme de mise en cause des conditions de sa mise en examen. Peut-être sera-t-il encore convoqué mais il a déjà gagné plus d’un mois. Officiellement l’ex-Premier ministre, qui a été entendu mardi par les juges, est mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives, a-t-on précisé de source judiciaire. La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d’euros d’amende. Et pour peser mais pour peser sur les juges d’instruction l’entourage de François Fillon a affirmé que cette affaire ce terminerait par un non-lieu ; une manière de faire pression sur des juges qui ne pèsent pas lourd dans les affaires politiques ou financières dans la plupart finissent par être enterré.  François Fillon s’est contenté lors de son audition de lire une déclaration rédigée au préalable, dans laquelle il a suivi sa ligne de défense habituelle : son épouse, Penelope, a bien travaillé à la Revue des deux mondes et comme attachée parlementaire à l’Assemblée nationale. « J’attends d’être traité comme tous les citoyens de notre pays, sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité », a-t-il dit.

La presse étrangère condamne Fillon

La presse étrangère condamne Fillon

« François Fillon, le candidat de centre droit, a juré, sur un ton de défi, de rester en course à la présidence de la république, écrit le quotidien américain New York TimesDans n’importe quel autre pays, la menace pesant sur François Fillon aurait probablement mis un terme à sa campagne. Mais en France avoir des problèmes avec la justice, même de sérieux problèmes, est rarement synonyme d’une fin de carrière politique, même si les électeurs semblent – dans les sondages en tout cas – montrer une tolérance moindre que par le passé envers ceux qui aspirent aux plus hautes fonctions. » Le quotidien américain Washington Post emploi sensiblement les mêmes termes, évoquant l’attitude pleine de défi du candidat. Le quotidien le décrit comme le parangon du « catholicisme traditionnel dans un pays confronté à des questionnements identitaires »« Si le népotisme est une pratique commune dans le monde politique français », les accusations concernant le salaire de Penelope Fillon ont « sapé l’autorité morale du candidat »« Le scandale frappe Fillon là où ça fait mal : parmi les électeurs des campagnes et les ruraux qui l’ont soutenu dès les débuts de sa campagne. » Pour le quotidien britannique The Guardian« François Fillon a utilisé sa dernière carte » en accusant l’Etat « d’assassinat politique »« Celui qui se présentait comme un Monsieur Propre intègre, se retrouve au cœur d’une enquête pour détournement de fonds publics. » C’est aussi son style de campagne qui change : « Au cours des derniers jours, il a évité à tout prix d’aller à la rencontre du public, se repliant sur des réunions à huis clos ou des tables rondes avec un public sélectionné, ne voyageant plus en train mais en voiture particulière. » Le Guardian le présente comme un « candidat sur la défensive » et jusque dans sa « circonscription parisienne, ses électeurs considèrent que la campagne est terriblement compliquée ». Pour le quotidien espagnol El Pais« la fuite en avant de mercredi de François Fillon s’est traduite en un suicide collectif dans ses rangs », dû à « l’odeur d’une humiliante défaite électorale de la droite ». Le quotidien espagnol conclut que « sauf miracle, la droite ne sera pas représentée au second tour de l’élection présidentielle. Chose inédite durant la Ve République », après avoir souligné que Les Républicains « n’ont pas de plan B », car « toute alternative ouvrirait une guerre interne à cinquante jours des élections ». Le quotidien de droite espagnol El Mundo, de son côté, tranche : « La droite française implose en pleine campagne. » Il estime qu’une « partie de l’électorat conservateur commence à se rapprocher de Marine Le Pen » et souligne que l’orientation « anti-institutionnelle et populiste » de M. Fillon « épouvante les modérés ». Le quotidien italien Corriere della Sera est à peine plus tendre et place l’élection entre un roman de Balzac et une série télévisée : « Un peu Comédie humaine, un peu “House of Cards”. » Et d’ajouter : « Pour la première fois, les deux forces constitutives de la Ve République sont peu susceptibles d’être représentées sur les bulletins de vote pour l’Elysée. La gauche s’est déjà suicidée en supprimant le président [François] Hollande et le premier ministre Manuel Valls. Elle est divisée entre deux candidats radicaux, MM. Hamon et Mélenchon, actuellement quatrième et cinquième dans les sondages. Mais la droite a franchi une autre étape vers l’abîme : François Fillon, vainqueur surprise de la primaire, déjà considéré comme le président élu, est sur le point d’être mis en examen pour avoir payé un million d’euros de fonds publics pour l’emploi fictif de sa femme. » Pour le quotidien allemand Die Welt, la conférence de presse de mercredi a marqué le moment « trumpien » de M. Fillon, où il a « embrassé la théorie du complot », accusant « pêle-mêle la justice et les médias ». Plus loin le quotidien rappelle que c’est avec son « image de Monsieur Propre » que Fillon a vaincu « l’image de parvenu de Nicolas Sarkozy ». Par ses déclarations, « le candidat conservateur se place au-dessus de la justice » alors que « sa promesse d’intégrité morale était son argument de campagne le plus convaincant ».Pour l’hebdomadaire britannique The Economist, l’élection présidentielle française pourrait « relancer ou mettre à terre l’Union européenne ». Pour l’hebdomadaire, le fait que « l’ancien affrontement entre la gauche et la droite » soit en passe d’être remplacé par le face-à-face entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron est porteur de réelles menaces, entre les tenants « d’un monde ouvert et ceux d’un monde fermé », « la France ouverte ou la France forteresse ».Au Brésil, où la quasi-intégralité de la classe politique est mouillée dans les affaires de corruption, les déboires judiciaires de François Fillon auraient pu paraître banals. Pourtant, ils choquent. Dans le quotidien conservateur Estado de Sao Paulo, l’éditorialiste Gilles Lapouge s’offusque, le 2 mars, de la réaction du candidat de « la droite classique » qui, devant les télévisions dénonce un « assassinat politique »« Mon Dieu, un assassinat ? », raille-t-il, rappelant que M. Fillon ne tient pas sa promesse (retirer sa candidature en cas de mise en examen) et n’expliquant « tant de délires » que par le « tout ou rien » du Sarthois, prêt à risquer l’échec de la droite. Le quotidien O Globo du même jour revient sur les défections des alliés de François Fillon, présenté comme l’une des rares personnes capables de battre le Front national. La Folha de Sao Paulo rappelle, de son côté, que le candidat Les Républicains s’était jusqu’ici présenté comme un politicien honnête, soulignant l’avance dans les sondages de Marine Le Pen, à la campagne marquée par la « xénophobie ».

(Le Monde)

Fillon : l’homme élégant de l’année (JDD)

Fillon :  l’homme élégant de l’année (JDD)

Reprenant l’évaluation faite par le Figaro, le JDD se demande si Fillon est l’homme élégant de l’année. Ou autre hypothèse   »fashion victim » ? Dans son édition du 12 mars, le JDD a révélé que le candidat LR s’est fait offrir depuis 2012 pour 48 500 euros de costumes sur mesure dont 35 000 réglés en liquide. Le fait d’un très généreux donateur, dont l’identité n’a pas été révélée par le JDD, et qui selon l’hebdo aurait également signé un chèque de 13 000 euros, le 20 février, pour régler le montant de deux costumes sur mesure, chez le tailleur de luxe Arnys, à Paris. Alors que la question se pose de savoir si l’acceptation de ce cadeau est raccord avec le code de déontologie de l’Assemblée nationale, Fillon évacuait ce lundi le sujet d’un revers de main: « Un ami m’a offert des costumes en février. Et alors ?« , a rétorqué le candidat qui s’est dit encore une fois victime de « chasse à l’homme ». Après, tout, il y a encore quelques semaines, nombre de médias semblaient trouver fantastique la garde-robe du candidat Fillon, et son look de « gentleman farmer » présenté comme un must de raffinement et d’élégance. « Il n’a pas un seul fashion faux pas à son actif » s’enthousiasmait encore Le Figaro Madame en novembre dernier dans un article intitulé « François Fillon, le costume d’un président ». Entre les deux tours de la primaire de la droite, le magazine de Dassault ne lésinait pas sur les commentaires ébahis au sujet d’un Fillon, « noblement armé de sa veste matelassée et de ses chaussettes en fil d’Ecosse ».

Fillon attend un enterrement de l’affaire

Fillon attend un enterrement de l’affaire

 

Fillon joue la montre et espère bien que le temps finira par enterrer une affaire qui n’est pas prête d’être jugée. Pour preuve, l’affaire tapie qui dure depuis une vingtaine d’années ou encore l’affaire Sarkozy concernant le financement de sa campagne en 2012. Non parlons pas de l’affaire Bettencourt qui a fini pour l’essentiel en eau de boudin concernant les principaux bénéficiaires. Il y a aussi fort à parier que les défenseurs de Fillon vont solliciter tous les méandres judiciaires pour obtenir des annulations de procédures. Pour résumer, cette affaire va  sans doute durer des années voir des dizaines d’années si François Fillon devait être élu président de la république. En ce cas, il bénéficierait d’une totale immunité pendant ses mandats. Lors de sa convocation devant les juges d’instruction Fillon a choisi d’entrer de gagner du temps en ne répondant pas aux questions posées mais en se contentant de lire une déclaration en forme de mise en cause des conditions de sa mise en examen. Peut-être sera-t-il encore convoqué mais il a déjà gagné plus d’un mois. Officiellement l’ex-Premier ministre, qui a été entendu mardi par les juges, est mis en examen pour détournement de fonds publics, complicité et recel de détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux et manquement aux obligations déclaratives, a-t-on précisé de source judiciaire. La peine encourue pour détournement de fonds publics est de dix ans de prison et un million d’euros d’amende. Et pour peser mais pour peser sur les juges d’instruction l’entourage de François Fillon a affirmé que cette affaire ce terminerait par un non-lieu ; une manière de faire pression sur des juges qui ne pèsent pas lourd dans les affaires politiques ou financières dans la plupart finissent par être enterré.  François Fillon s’est contenté lors de son audition de lire une déclaration rédigée au préalable, dans laquelle il a suivi sa ligne de défense habituelle : son épouse, Penelope, a bien travaillé à la Revue des deux mondes et comme attachée parlementaire à l’Assemblée nationale. « J’attends d’être traité comme tous les citoyens de notre pays, sans précipitation et avec le seul souci que la justice soit rendue en toute impartialité », a-t-il dit, selon une retranscription de ses propos diffusée par son entourage. Cette audition, dont le candidat avait initialement annoncé qu’elle aurait lieu le mercredi 15 mars, s’est déroulée à l’abri des regards et un jour plus tôt, à sa demande, pour éviter la pression médiatique, a déclaré sur BFM TV son avocat. Antonin Lévy a expliqué que le juge Serge Tournaire avait dit lors de l’audition qu’il agissait rapidement compte tenu de la proximité de l’élection présidentielle et qu’une nouvelle audition n’était pas exclue avant le 23 avril. Les juges sont par ailleurs sur la piste d’un prêt de 50.000 euros, non déclaré à la Haute autorité de la vie publique (HATVP), accordé en 2013 au candidat par son ami Marc Ladreit de Lacharrière, propriétaire de La Revue des deux mondes. Ces derniers jours encore, les journaux ont publié des informations semblant alourdir le dossier. Le Journal du dimanche a fait état dans sa dernière édition d’achats de costumes pris en charge par un mystérieux donateur et offerts à l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, pour un montant de 13.000 euros au cours du seul mois de février. Et mardi, Le Parisien a révélé que deux enfants du couple Fillon avaient versé à leurs parents une part importante des rémunérations perçues en tant qu’assistants parlementaires de leur père, au Sénat, entre 2005 et 2007. Marie Fillon a notamment reçu 46.000 euros nets pour le travail qu’elle dit avoir assuré auprès de son père au Sénat et elle a effectué en parallèle des virements pour un montant total de 33.000 euros sur le compte bancaire de ses parents.

Sondage IFOP : Le Pen (26,5%), Macron (25%) et Fillon (19%)

Sondage IFOP : Le Pen (26,5%), Macron (25%) et Fillon (19%)

- Marine Le Pen est en tête des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle, avec 26,5%, devant Emmanuel Macron (25%) et François Fillon (19%), selon le sondage quotidien Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio publié mardi. La candidate du Front national et ses concurrents d’En marche ! et des Républicains sont stables. Emmanuel Macron la battrait au second tour avec 60,5% contre 39,5%, un résultat stable. Le socialiste Benoît Hamon est quatrième, avec 14% (stable), et Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) cinquième, avec 11,5% (stable). Le sondage a été réalisé du 10 au 14 mars auprès d’un échantillon de 1.413 personnes inscrites sur les listes électorales extrait d’un échantillon de 1.500 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

35500 euros pour les costumes de Fillon payés par un ami !

35500 euros pour les costumes de Fillon payés par un ami !

Les affaires ne cessent de s’accumuler pour Fillon après la découverte d’un prêt de 50 000 euros sans intérêts et sans date de remboursement (en fait un don), c’est maintenant un autre cadeau de 35500 euros pour les costumes du hobereau «  candidat du peuple ». D’après le JDD,  Depuis 2012, 35.500 euros de vêtements auraient été réglés en liquide pour le compte de François Fillon à la boutique Arnys. Le 20 février, deux costumes ont été payés en chèque par un ami généreux, pour un montant de 13 000 euros « à la demande de François Fillon ». François Fillon s’habille depuis des années chez Arnys, la célèbre boutique rive gauche, rue de Sèvres à Paris. Mais qui paye ses costumes, blazers et pantalons confectionnés sur mesure? Selon nos informations, depuis 2012, l’ancien Premier ministre se serait fait offrir pour près de 48.500 euros de vêtements. Sur ce montant, 35.500 euros semblent avoir été réglés en espèces. Les 9 et 10 février derniers, soit moins de quinze jours après la révélation du « Penelopegate » par Le Canard Enchaîné, deux costumes que François Fillon a fait retirer à la boutique ont, cette fois-ci, été payés par chèque. Montant de l’achat : 13.000 euros. Le chèque, au nom de la banque Monte Paschi, a été signé le 20 février et adressé par porteur le jour-même au magasin. Dans le JDD, « l’ami généreux » signataire du chèque confirme et l’entourage du candidat répond : « On se demande jusqu’où iront ces intrusions malveillantes dans sa vie privée. Il est exact qu’un de ses amis lui a offert des costumes en février. Ça n’a rien de répréhensible. Quant à l’affirmation que certains costumes auraient été payés en espèces, c’est totalement extravagant. Aucune maison sérieuse n’accepte des paiements en espèces de tels montants. » Quant au responsable « Grande mesure » de la maison Arnys, il commence par raccrocher brutalement à l’évocation du seul nom de François Fillon, puis, rappelé, se refuse « à tout commentaire ».

Fillon, l’escroc : « Macron est un golden boy » !!!

Fillon, l’escroc : « Macron est un golden boy » !!!

 

Vraiment gonflé Fillon quand il traite Macron de golden boy. Celui qui est englué dans les affaires de fric jusqu’au coup se permet de faire allusion au passé de Macron dans une banque donc à l’argent. Plus la campagne avance et plus Fillon révèle sa véritable personnalité avec d’un côté un vernis d’honnête  homme et de l’autre un réactionnaire sans scrupules, sans morale qui emploie maintenant la rhétorique de Marine Le Pen. Marine Le Pen aussi attaque dans les mêmes termes Macron se présentant comme la candidate du peuple alors qu’elle est l’héritière financière et politique d’un père richissime et qu’elle vit dans une demeure princière à  Paris. Bref, la campagne tombe dans le caniveau du fait de deux candidats Fillon et Le Pen impliqués dans de nombreuses affaires politico-financières et qui espèrent  que l’insulte leur masquera leurs turpitudes. François Fillon, qui s’est dit convaincu jeudi soir de battre « tous les scénarios écrits d’avance », s’en est pris au « socialisme masqué » d’Emmanuel Macron, le favori actuel des sondages qu’il a qualifié de « golden boy ». François Fillon a concentré ses attaques sur le candidat d’ »En Marche! », désormais en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle dans deux enquêtes. « Il y a l’option du socialisme masqué que nous propose Emmanuel Macron. De moins en moins masqué puisque beaucoup de ses anciens camarades le rejoignent. S’ils le rejoignent, c’est qu’ils sont à l’aise avec lui et s’ils le sont, c’est qu’ils se retrouvent dans son projet », a raillé le candidat de la droite. On pourrait répliquer à Fillon qu’inversement si les humanistes et les Juppé liste des républicains ne soutiennent pas c’est qu’ils sont mal à l’aise avec son programme réactionnaire et radical « Macron a les allures d’une golden boy rêvant d’une France hors sol. (…) Je discerne dans le projet d’Emmanuel Macron le souhait d’une société d’individus et non plus de citoyens, une société plastique, une société liquide », a-t-il lancé. Fillon lui préfère sans doute la société de liquide occulte qui lui permet de détourner l’argent public et d’être coupable d’abus de biens sociaux. A Talence (Gironde), où il tenait une réunion publique, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande a fait l’éloge d’Alain Juppé, présenté un temps comme un recours à droite. Le maire de Bordeaux a annoncé lundi qu’il refusait de se prêter à un « plan B » pour la présidentielle et a vivement dénoncé le « gâchis » provoqué selon lui par François Fillon. « Je voulais dire mon estime pour la décision qui a été la sienne et les termes qu’il a employés, et que je partage », a dit Emmanuel Macron, dans un clair message aux électeurs du centre-droit. « Ne croyez pas que le triste candidat de droite qui marie les réactionnaires et les opportunistes puisse construire quoi que ce soit », a-t-il déclaré à propos de François Fillon.

2017 : Macron accumule les soutiens, Fillon les lâchages

2017 : Macron accumule les soutiens, Fillon les lâchages

Évidemment rien n’est encore joué à une cinquantaine de jours du premier tour des élections présidentielles mais les positions semblent se stabiliser avec Macron et le Pen nettement en  ou tête tandis que Fillon se situe à sept ou huit points  derrière. Le socle de Marine Le peine= semble solide (autour de 25 % pour le premier tour) mais le plafond de verre autour de 35 % au second tour paraît infranchissable comme le démontre un sondage qui souligne que près des deux tiers des Français ont peur de l’arrivée du Front National. Fillon lui est toujours englué dans les affaires et son score ne dépasse pas 20 % (entre 17 et 20 pour cent selon les enquêtes). Pour lui,  le scénario est encore loin d’être écrit, rien ne dit qu’il ne sera pas contraint de renoncer. Dans la coulisse certains chez les Républicains jouent toujours la carte du plan B avec Baroin. La nouvelle affaire du prêt consenti par un ami milliardaire à Fillon (50 000 €), prêts non déclaré qui ressemble fortement à un don ne va pas arranger son dossier judiciaire. Macron de son côté considéré comme l’homme seul il y a quelques semaines ne cesse d’accumuler les soutiens qui vont de la droite à la gauche en passant par le centre (Alain Madelin à Robert Hue en passant par Delanoë). Maintenant on ne reproche plus à Macron d’être seul mais au contraire d’être trop entouré par des soutiens disparates. Ce n’est pas ni à gauche ni à droite mais à gauche et à droite. Ce que voulait précisément Macon pour dépasser les vieux clivages obsolètes. A 46 jours du premier tour de l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a donc continué mercredi d’engranger les ralliements mais est plus que jamais la cible numéro un de ses adversaires, tandis qu’une nouvelle campagne commence pour François Fillon. La candidate du Front national, Marine Le Pen, talonnée par le candidat d’ »En Marche ! » et présentée comme un repoussoir par ses adversaires, fait pour sa part toujours la course en tête dans les intentions de vote pour le premier tour. « On entre dans une nouvelle étape de la campagne, pas seulement parce que celle de François Fillon se stabilise mais aussi parce qu’on va arriver à un mois du premier tour », estime François Miquet-Marty, directeur de l’institut Viavoice. « Les électeurs commencent à se projeter sur la capacité des uns et des autres à exercer la fonction présidentielle et à gouverner, moins sur l’opinion que l’on a des uns et des autres », a ajouté cet analyste. Toujours sous la menace d’une possible mise en examen dans l’affaire des emplois fictifs présumés dont aurait profité sa famille, mais débarrassé de l’hypothèque d’un éventuel « plan B » pour le remplacer après le renoncement d’Alain Juppé, François Fillon a préservé son socle d’environ 20% d’intentions de vote. Un étiage « extrêmement bas » reconnaît cependant son nouveau porte-parole, le député LR Damien Abad, pour qui le risque est que l’électorat de droite ne croie plus à la victoire. « Il n’y a rien de pire parce qu’alors on a des stratégies de fuite en avant », explique-t-il. « Donc, pour nous, l’enjeu des prochains jours est de montrer que la victoire est possible. » François Fillon s’est attelé au défi de refaire l’unité de son camp, une unité qui sera à nouveau mis à mal mise à mal par sa convocation par des juges le 15 mars.

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