Archive pour le Tag 'Fillon'

Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon ! (Marine Le Pen)

 Il ne faut plus parler de l’affaire Fillon (Marine Le Pen)

Gonflée Marine Le Pen  qui propose qu’on ne parle plus de l’affaire Fillon. Et pour cause, elle souhaiterait bien aussi qu’on ne parle plus des affaires du Front national dans lesquels elle est impliquée et qui d’ailleurs a fait l’objet de plusieurs mises en examen.  Marine Le Pen  a d’ailleurs refusé d’être entendue par la justice invoquant une bien curieuse trêve judiciaire. Pour Marine Le Pen, « il est temps qu’on en revienne aux problèmes qui intéressent les Français ». La présidente du FN, elle-même aux prises avec la justice, s’est exprimée sur le sujet dans une interview accordée au quotidien La Provence, à paraître dimanche 26 février. « Je n’ai pas de conseil à donner à M. Fillon, c’est un grand garçon. J’ai déjà dit que je considérais que cette affaire a rompu le lien de confiance entre François Fillon et une grande partie des Français, parce que les accusations visent un enrichissement personnel et familial », a expliqué la candidate d’extrême droite à l’élection présidentielle. « Pour le reste, c’est à lui de voir ce qu’il doit faire. Et je le répète, il est urgent que nous puissions en revenir à un débat de fond », a-t-elle estimé, moins de 24 heures après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet national financier sur les soupçons d’emplois fictifs visant la famille du candidat LR à la présidentielle. La candidate du Front national, qui apparaît régulièrement en tête dans les sondages sur les intentions de vote au premier tour de la présidentielle, est également dans le collimateur de la justice. Plusieurs de ses proches ont été mis en examen ces derniers jours dans plusieurs affaires financières. Frédéric Chatillon, pilier de la communication du Front national à travers sa société Riwal, a été mis en examen dans l’enquête sur le financement des campagnes électorales du parti frontiste en 2014 et 2015 pour abus de biens sociaux. Une autre enquête, sur des soupçons d’emplois fictifs d’assistants de députés FN au Parlement européen, a conduit à la mise en examen de la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset et le siège du FN à Nanterre (Hauts-de-Seine) a été perquisitionné la semaine dernière. Convoquée mercredi par les enquêteurs, la présidente du Front national, qui bénéficie de l’immunité parlementaire en tant que députée européenne, a refusé de s’y rendre, justifiant son refus par la période électorale qui ne permet, selon elle, « ni la neutralité ni la sérénité nécessaire au fonctionnement correct de la justice ».

 

Macron, « de la soupe tiède » (Fillon)… et lui, du potage mafieux ?

Macron, « de la soupe tiède » (Fillon)… et lui ,  du potage mafieux ?

 

 

La campagne descend dans le caniveau avec les invectives dont est victime  Macron « l’évangéliste au programme qui ressemble à de la soupe tiède » d’après Fillon. L’argument est lui des faibles quand ils n’ont plus rien  de pertinent à objecter. Dans la même veine on pourrait se demander si le programme de Fillon ne ressemble pas à du potage mafieux si l’on entend par mafia « Groupe occulte de personnes qui se soutiennent dans leurs intérêts par toutes sortes de moyens : c’est sans doute le cas pour Fillon qui a tenté de soutenir les intérêts des les assureurs après avoir été rémunéré par AXA ou encore quand il a décerné la suprême décoration de la Légion d’honneur (la grand-croix) à un ami milliardaire qui a ensuite offert un emploi fictif à Pénélope Avant cela, il a surtout effectué une attaque en règle de ses concurrents. Emmanuel Macron, son concurrent direct pour une qualification au second tour de la présidentielle, a été sa principale cible. « Il réussit l’exploit de faire pire que François Hollande », a-t-il ainsi lâché avant de lancer : « Le cadrage financier d’Emmanuel Macron se fonde sur un diagnostic faux. » Le projet de Macron, « c’est de la soupe tiède » que « François Hollande aurait pu signer », a encore asséné le candidat de la droite. Et sur les affaires? Rien ou presque.

 

Grand-croix de la Légion d’honneur pour un ami de Fillon mais pas pour l’un des derniers compagnons de la libération

Grand-croix de la Légion d’honneur pour un ami de Fillon mais pas pour l’un des derniers compagnons de la libération

André Salvat l’un des derniers compagnons de la libération (il en reste une dizaine sur plus de 1000) vient de disparaître). Ce héros a été décoré mais pas autant que l’ami milliardaire de François Fillon. André Salvat était commandeur de la Légion d’honneur tandis que l’ami milliardaire de Fillon (qui a rémunéré Penelope pour un emploi fictif) lui a été élevé par Fillon au plus haut grade : celui de grand-croix de la Légion d’honneur. Le parti national financier a donc décidé d’ajouter un délit supplémentaire aux chefs d’inculpation concernant l’ancien premier ministre : Celui de trafic d’influence, plongeant un peu plus dans la tourmente la campagne du candidat de la droite et du centre à l’élection présidentielle.  Ce délit potentiel vise aussi les conditions d’attribution, sur rapport de François Fillon, du grade suprême de la Légion d’honneur (grand-croix) au propriétaire de la Revue des deux mondes, où son épouse Penelope est soupçonnée d’avoir eu un emploi fictif. Le Monde avait en effet révélé que les enquêteurs s’intéressaient de près à la remise de ce grade très rare à Marc Ladreit de Lacharrière le 31 décembre 2010, moins d’un an et demi avant qu’il embauche Penelope Fillon. Rappelons les décorations qui témoignent des mérites exceptionnels du compagnon de la libération André Salvat :

 

 

 

 

Affaires Fillon : devant des juges d’instruction pour éviter un enterrement

Affaires Fillon : devant des juges d’instruction pour éviter un enterrement

 

 

 

Pour éviter un enterrement de l’affaire (du fait des délais de prescription), Fillon est renvoyé devant  trois juges d’instruction, pour  des chefs de détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel, trafic d’influence et manquement aux obligations déclaratives. L’entourage de Fillon se félicité de ce renvoi alors qu’il constitue une honte pour ce candidat. En effet, le renvoi devant un juge d’instruction ne peut se produire que s’il existe de fortes présomptions. En outre, les chefs d’inculpation sont d’une gravité sans précédant pour un candidat à la présidence de la république. Une affaire qui salit l’intéressé mais aussi la France dont un des candidats potentiels à la présidence trainera pour toujours son image de corruption. Dans n’importe quel autre pays un responsable politique aurait démissionné. Ce ne sera pas le cas pour Fillon même s’il est mis en examen. En effet après avoir déclaré qu’en cas de mise en examen il démissionnerait, Fillon et revenu sur cet engagement déclarant maintenir sa candidature dans tous les cas. François Fillon, qui est désormais éliminé du second tour dans tous les sondages au profit de la présidente du Front national Marine Le Pen et du candidat du mouvement En marche ! Emmanuel Macron, a fait savoir la semaine dernière qu’il serait candidat « jusqu’à la victoire », quelle que soit la suite donnée par la justice à cette affaire, y compris dans l’éventualité d’une mise en examen. Les juges ont désormais la maîtrise du calendrier. En tout état de cause, d’éventuelles poursuites à son encontre seront suspendues pendant cinq ans s’il est élu président. Le 16 février dernier, le PNF avait fait savoir, après réception des premiers résultats de l’enquête préliminaire, qu’il écartait « en l’état » un classement sans suite de la procédure. Une source proche du dossier avait ajouté que le classement sans suite était « improbable » au terme de l’enquête. Mais deux options s’offraient à lui : l’ouverture d’une information judiciaire ou une citation à comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris d’un ou plusieurs protagonistes de l’affaire. Le PNF explique dans un communiqué avoir finalement opté pour l’information judiciaire afin d’éviter que certains faits anciens soient prescrits, en vertu d’une loi adoptée le 16 février dernier, et qui doit entrer en vigueur en début de semaine prochaine. L’enquête préliminaire, ouverte le 25 janvier, concernait initialement des de détournements de fonds publics, abus de biens sociaux et recel de ces délits, et visait notamment François Fillon et son épouse, Penelope. Penelope Fillon a été employée par son mari comme assistante parlementaire de 1988 à 1990 puis de 1998 à 2002 et de mai 2012 à novembre 2013. Elle a aussi travaillé auprès de son suppléant Marc Joulaud de mai 2002 au 31 août 2007. Penelope Fillon a par ailleurs été employée comme « conseiller littéraire » de la prestigieuse « Revue des deux mondes », propriété d’un « ami de la famille », l’homme d’affaires Marc Ladreit de Lacharrière, entre mai 2012 et décembre 2013. Des postes dont les enquêteurs doutent de la matérialité. L’enquête a par la suite été élargie aux activités des deux enfants aînés du couple, Marie et Charles, qui ont effectué des « missions » auprès de leur père au Sénat entre 2005 et 2007.

 

Fillon : «Penelope est prête à parler »…….de cuisine ?

Fillon : «Penelope est prête à parler »…….de cuisine ?

 

Se rendant sans doute enfin compte du silence assourdissant de Penelope, Fillon déclare que son épouse serait prête à parler. La question est : parler de quoi ? De cuisine ? Le danger en effet pour Penelope c’est d’être interrogée sur un travail d’assistante parlementaire dont elle ignore tout. Le piège pourrait encore davantage se refermer sur Fillon d’autant plus que son épouse, au début tout au moins, n’était même pas au courant qu’elle était salariée comme assistante parlementaire. Plus faux-cul que Fillon tu meurs quand il déclare qu’elle est  prête à parler mais s’y oppose pour la protéger. Pour la défense de Penelope certains affirment l’avoir aperçu un jour au Sénat dans un cocktail. Pourtant dans Paris-Match on a la preuve du travail de Penelope puisqu’on a quelques photos : François et Penelope avec le prince William (2008) ; François et Penelope à un dîner de gala à l’Élysée (2008) ; François et Penelope au Vatican avec le pape Benoît XVI (2009)… Des photographies, aussi, de l’épouse discrète en compagnie de Bernadette Chirac (2008) ou encore de Carla Bruni (2010). Pas de doute donc elle était bien assistante parlementaire mais « à l’insu de son plein gré ».

 

Fillon : équilibre financier pour son successeur….en 2022

Fillon : équilibre financier pour son successeur….en 2022

 

 

Critiqué pour son laxisme budgétaire Fillon revoit son cadrage budgétaire comme il vient de revoir son programme santé. Bref, le candidat bricole et rectifie pour tenter d’effacer la pathétique affaire des salaires fictifs et autres dérives financières personnelles. L’équipe de François Fillon, malgré de nets correctifs, s’attend toujours à un déficit public supérieur à 3% du PIB en 2017 et promet de repasser sous ce seuil en 2019, annoncent jeudi Gilles Carrez et Charles de Courson. L’exécutif socialiste défend pour sa part une prévision de déficit de 2,7% pour l’année en cours. Le président LR de la Commission des Finances et le député UDI de la Marne ont mis à jour le cadrage financier du programme du candidat de la droite et du centre à la présidentielle, qui avait déjà revu sa copie en janvier dernier, à l’occasion d’un déplacement à Berlin. En septembre 2016, avant sa victoire à la primaire, François Fillon avait suscité l’inquiétude à Berlin en prenant de larges libertés avec le traité de Maastricht : il se fondait notamment sur un déficit de 4,7% en 2017, de 4,5% en 2018. Le déficit était prévu à 3,5% en 2019 puis 2,3% en 2020 pour un retour à l’équilibre en 2022. L’ancien Premier ministre a opéré un revirement en janvier en présentant une nouvelle trajectoire « compatible avec les objectifs allemands » : un déficit de 3,5% à 3,6% en 2017, « aussi proche que possible de 3% en 2018″. Aujourd’hui, le candidat pense hériter « d’un déficit d’au moins 3,4% » cette année, précisent Gilles Carrez et Charles de Courson dans un communiqué. « Partant d’un solde de 3,7% fin 2017 dû à la mise en œuvre des premières grandes mesures du programme », il compte entamer « la réduction du déficit dès 2018 en repassant sous le seuil des 3% en 2019 malgré la situation très dégradée laissée par l’actuel gouvernement », écrivent-ils. « Au terme du quinquennat, le niveau des dépenses publiques, qui s’élevait à 57% du PIB en 2015, repassera sous le seuil de 50%. Cet indicateur sera suivi tout au long de la mandature », ajoutent-ils. Selon un graphique adjoint au communiqué, le déficit s’établirait à 3,5% du PIB en 2018, 2,9% en 2019, 1,9% en 2020, 0,9% en 2021, 0% en 2022. Bref un équilibre mais pour celui qui succéderait à Fillon !

(Reuters)

2017 : Macron repasse devant Fillon

 

 

 

2017 : Macron repasse devant Fillon

D’après le dernier sondage réalisé du 19 au 22 février, Macron repasserait devant Fillon. Cependant l’écart est faible (un point) Les sondages produits ces derniers temps sont cependant assez contradictoires et parfois teintés politiquement puisque selon les cas le score de macro, comme de Fillon varie de 17 à 22 %. Des sondages qui sont donc à prendre avec des pincettes d’autant que la moitié des électeurs ne savent pas encore pour qui ils voteront définitivement. Quand on agrège différents sondages on constate que Macron et  Fillon sont dans un mouchoir de poche autour de 20 % et Marine Le Pen  autour de 25 %. À noter que si tout les sondages ont été réalisés avant le ralliement de Bayrou à Macron. Ralliement qui devrait constituer un véritable tournant dans la campagne électorale et donner encore davantage de corps à la stratégie du ni droite, ni gauche du candidat d’en marche. Par ailleurs il faut aussi observer à mon ne parvient pas vraiment à décoller en restant en dessous de 15 % et que Mélenchon, lui, s’enfonce à 10 % environ. La présidente du Front national, Marine Le Pen, reste donc en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle avec 26% des voix (stable), devant le candidat d’En marche ! (22%, + 1) et celui de la droite, François Fillon (21%, stable), selon un sondage OpinionWay-Orpi pour Les Echos et Radio classique. Le socialiste Benoît Hamon (14%, -1) et le candidat « La France insoumise » (11%, stable) complètent le tableau de tête. Au second tour, Emmanuel Macron battrait Marine Le Pen (59-41) et François Fillon aussi (58-42). Selon un autre sondage Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud Radio, publié lui aussi mercredi, Marine Le Pen obtiendrait 26,5% des suffrages au premier tour, suivie d’Emmanuel Macron et de François Fillon, tous deux à 19%, puis de Benoît Hamon avec 14% et Jean-Luc Mélenchon 11%. Au second tour, Marine Le Pen serait battue dans tous les cas de figure, avec 40% en cas de duel face à Emmanuel Macron, qui recueillerait 60% des sondages, et 43% face à François Fillon, qui l’emporterait avec 57% des voix. Ce deuxième sondage a été réalisé en ligne du 19 au 22 février auprès d’un échantillon de 1.500 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Juppé critique le programme de Fillon

Juppé critique le programme de Fillon

 

Juppé adresse une critique à peine voilée à François Fillon dont il considère que le programme ne prend pas assez en compte les attentes des électeurs. Une manière pour Juppé de se rappeler à l’opinion publique bien qu’il affirme toujours refuser le rôle de remplaçant dans le cadre d’un plan B. Il n’empêche les Juppéiste un peu mis sur la touche par François Fillon manifestent  ainsi leur présence pour modérer le programme Fillon dans un sens plus humaniste et peut-être aussi dans l’hypothèse d’un plan B. Alain Juppé presse donc  François Fillon, qu’il soutient pour la présidentielle par « un choix de raison », de « prendre davantage en compte » les attentes des électeurs qui l’ont plébiscité lors de la primaire de la droite et du centre. Dans un billet posté sur son blog sous le titre « Un choix de raison », le maire de Bordeaux, perdant du second tour de la primaire, sort de son silence pour réaffirmer qu’il ne se prêtera pas à « un plan B » visant à remplacer François Fillon, sous le coup d’une enquête judiciaire. « François Fillon a confirmé à plusieurs reprises qu’il était déterminé à aller jusqu’au bout. Je pense qu’il ne changera pas d’avis », écrit-il. « J’ai dit que ce serait dur. C’est une évidence tant la confusion politique est aujourd’hui grande. Mais Fillon peut et doit gagner. Le socle de l’électorat de droite lui reste fidèle », estime Alain Juppé. Pour l’ancien Premier ministre, la plus grande menace demeure la présidente du Front national, alors que « l’emballement pour Emmanuel Macron commence à refluer, au fur et à mesure que l’immaturité politique du candidat apparaît aux yeux de tous », et que la gauche socialiste, selon lui, est minée « par des divergences idéologiques extrêmement profondes. » « Une victoire de Marine Le Pen est improbable; mais elle n’est plus impossible. (…) Pour gagner, F. Fillon doit prendre davantage en compte les attentes de tous les électeurs de la droite et du centre, y compris de ceux qui m’ont fait confiance à la primaire », souligne-t-il. Alain Juppé plaide, comme il l’a fait durant la campagne de la primaire, pour « une droite humaniste » alors que François Fillon a amorcé un virage sécuritaire dans sa campagne avec l’aval de Nicolas Sarkozy, qu’il a rencontré mercredi dernier. Le candidat de la droite et du centre, qui s’était rendu le 25 janvier dernier à Bordeaux au début de ses ennuis judiciaires, doit recevoir Alain Juppé à Paris mercredi après-midi, a fait savoir son entourage. Les élus juppéistes, dont Valérie Pécresse et Jean-Pierre Raffarin, se réunissent mardi soir dans un bar proche de l’Assemblée nationale pour faire le point sur la campagne, dont les cahots inquiètent cadres et militants.

Affaire Fillon : Le déontologue de l’Assemblée, un curé privatif !

Affaire Fillon : Le déontologue de l’Assemblée, un curé privatif !

 

Un objet juridique non identifié ce déontologue de l’assemblée, un peu comme la cour de justice de la république.  Une sorte de confesseur dont se dotait les grands de l’antien régime pour absoudre les dérives un peu trop scandaleuse ; Bref une  sorte de curé privatif. Peu le savent  mais l’assemblée s’est dotée de son propre déontologue lequel vient de déclarer que juridiquement et déontologiquement Fillon n’avait rien à se reprocher dans le cadre de l’activité très sulfureuse de sa société de conseil 2 F conseil. Notons quand même que cette déontologue relativise son avis en reconnaissant qu’il ne dispose d’aucun pouvoir d’investigation. Théoriquement sur le plan juridique on ne peut reprocher à Fillon d’avoir créé sa société de conseil. Reste cependant à savoir s’il n’y a pas conflit d’intérêts voir abus de biens sociaux. Il faudrait pour cela identifier les clients de cette société de conseil et la nature des relations et contrats. Le déontologue de service n’en sait strictement rien. Ce curieux objet juridique non identifié ressemble bizarrement à cette autre institution qu’est la cour de justice de la république, justice d’exception pour traiter notamment des affaires politiques des ministres et autres présidents. Une cour de justice d’exception composée pour l’essentiel de politiques qui jugent  des politiques, cela avec beaucoup de clémence puisque rares ont été les sanctions prononcées. Bref Fillon a reçu l’absolution du curé parlementaire qui d’ailleurs ne dévoilera pas le secret de sa confession …. Par déontologie sans doute !  Pour le déontologue, la société de conseil que François Fillon a créée en juin 2012 ne pose aucun problème juridique et le candidat de la droite n’est pas intervenu en faveur d’un de ses clients, le groupe d’assurances Axa, lors des débats au Parlement, peut-on lire dans un courrier du déontologue de l’Assemblée nationale. Saisi par des députés de la majorité, Ferdinand Mélin-Soucramanien estime que, « sur le plan juridique, les activités de M. François Fillon au sein de la société 2F Conseil sont en conformité avec l’article (…) du Code pénal » dans la mesure où elles ont été entamées avant le début de son mandat. Sur le plan de la déontologie, il ajoute que le député LR de Paris « n’a pris aucune position, ni signé aucun amendement » et qu’en outre il n’est intervenu « à aucun moment » dans le débat sur la transposition en droit national de la directive européenne relative aux activités d’assurance, poursuit ce texte obtenu par Reuters et dévoilé par Le Monde. Lors de sa conférence de presse début février, François Fillon avait confirmé qu’il avait exercé une activité de conseil de 2012 à 2016 avec sa société 2F Conseil, et que l’assureur Axa figurait parmi ses clients. Un porte-parole du groupe Axa a confirmé à Reuters que le groupe avait eu recours aux services de 2F Conseil « de mi-2012 à mi-2014″ « pour des missions de conseil stratégique sur les réformes structurelles aux niveaux européen et international ». Une mission dont l’objet est tellement vague qu’elle peut couvrir n’importe quoi ou même rien du tout.

 

Fillon – Macron : la guerre des sondages

Fillon – Macron : la guerre des sondages

 

Curieux ces sondages qui un jour mettent Macron ou Fillon à 23 % et un autre jour à 17 %. Ou le thermomètre doit être  e déréglé ou certains procèdent à quelques manipulations statistiques en fonction de leurs préférences politiques. De toute manière,  ces  sondage sont à prendre avec des pincettes compte tenu en particulier des incertitudes relatives aux abstentions, aussi compte tenu des interrogations de nombre d’électeurs quant à leur choix définitif. En tout cas la période électorale offre un potentiel d’activité extraordinaire pour les organismes chargés de mesurer l’opinion  puisque chaque jour ou presque la température politique concernant 2017 est mesurée r. Une sorte de météo politique assez aléatoire et parfois partisane. Les deux derniers sondages connus laissent songeur quant aux rapports de force entre Fillon et Macron. selon un sondage Elabe pour BFM TV et L’Express diffusé mardi Marine Le Pen reste en tête des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle avec 27% à 28% selon les hypothèses, devant François Fillon (20-21%), qui, avec un gain de trois points, relègue Emmanuel Macron en troisième position (17-18,5%, -5),  Deux scénarios ont été testés pour le premier tour, qui se déroulera le 23 avril. Dans l’hypothèse où le président du MoDem François Bayrou, qui dévoile ses intentions mercredi, se présente, Marine Le Pen recueillerait 27% des voix (+1,5), devant François Fillon (20%, +3) et Emmanuel Macron (17%, -5). Le candidat socialiste Benoît Hamon perd trois points à 12% d’intentions de vote, à égalité avec le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dont le score est inchangé. Dans l’hypothèse où François Bayrou ne serait pas candidat, les mesures seraient les suivantes : Marine Le Pen (28%, +2), François Fillon (21%, +3), Emmanuel Macron (18,5%, -5), Benoît Hamon (13%, -2,5), Jean-Luc Mélenchon (13%, =). Mais dans le « rolling » Ifop-Fiducial pour Paris Match, iTELE et Sud Radio, mesure quotidienne des intentions de vote pour la présidentielle, Marine Le Pen reste en tête avec 26% (stable), devant François Fillon (+0,5) et Emmanuel Macron (stable), désormais à égalité avec 19%.

François Fillon : changement de programme sur la santé !

François Fillon : changement de programme sur la santé !

Exit le programme radical de privatisation de la sécurité sociale. Fillon change son fusil d’épaule et promet même d’améliorer encore les remboursements. Du coup, l’ancien programme tombe à l’eau pour cause d’écroulement dans les sondages. C’est aujourd’hui que François Fillon va présenter ses nouvelles orientations dans ce domaine. Il va même presque s’excuser d’avoir envisagé une santé à deux vitesses en indiquant que son interrogation était légitime. Mais depuis très critiqué à l’intérieur de sa propre majorité notamment par Sarkozy et Juppé, Fillon a dû avaler son chapeau. D’autant plus que les affaires qu’il trimbale ne le mette pas en position d’imposer des mesures radicales aux Français. Du coup, fini la perspective de limiter les remboursements de la sécurité sociale aux maladies graves. Fillon promettra même un meilleur remboursement. Il promettra aussi de mieux articuler le rôle de la sécurité sociale et des mutuelles. Bref il promettra, comme d’autres, mais sans s’avancer sur les conséquences financières qui seraient susceptibles de contribuer à sa disqualification pour le deuxième tour de 2017. Comme le dit le monde : « c’est donc un programme nettement plus consensuel et attrayant que celui qu’il avait défendu en novembre 2016 à la primaire de la droite que François Fillon doit présenter mardi 21 février, à la tribune du palais Brongniart, à Paris, lors d’une rencontre organisée par la Mutualité française sur cette thématique. Après deux semaines de polémiques sur les emplois présumés fictifs de son épouse et de ses enfants, il s’agit pour le candidat de la droite de revenir sur le terrain des idées, tout en mettant fin aux accusations de privatisation de la Sécu qui avaient suscité le trouble jusque dans son propre camp. »

Campagne de Fillon « c’est le bordel! »

Campagne de Fillon « c’est le bordel! »

 

Le JDD rapporte le très grand mécontentement qui règne au sein même des troupes de Fillon désarçonnées évidemment par les affaires mais aussi par les changements de programme. Une conséquence des tentatives de rapprochement avec les partisans de Sarkozy et de Juppé. Par exemple, François Baroin ne s’est pas privé de contredire Fillon à propos de la sécurité sociale et de la réduction des fonctionnaires. « J’en ai marre! C’est vraiment n’importe quoi, cette campagne! » À bout de fatigue et d’énervement, cette petite main de l’équipe Fillon ne cache même plus son découragement : « De toute façon, ça n’a plus d’importance… » Une autre soupire : « C’est comme s’il n’y avait pas de pilote dans l’avion… » Ordres et contre-ordres, changements de programme de dernière minute, militants qui se plaignent d’être mis à l’écart quand ils ne refusent pas carrément de distribuer les tracts, frictions au sein du QG et candidat bunkérisé… Du simple adhérent jusqu’au cadre du parti, la plainte revient en boucle : « C’est le bordel! »  Avant même le « Penelopegate », ce poids lourd LR tirait la sonnette d’alarme : « Les élus râlent. Ils n’arrivent pas à savoir qui fait quoi dans le staff, qui contacter », mettait-il en garde. « On est en février et je ne sais même pas qui s’occupe de la campagne de Fillon dans mon département! » s’énervait voilà quelques jours un député LR. Et le patron d’une puissante fédération de s’encolérer en privé : « Chez moi, je me fais envoyer paître par les comités Fillon! » Sur le terrain, le maintien d’une structure de campagne bicéphale génère des tensions. Les comités de soutien à François Fillon, créés par Patrick Stefanini lors de la campagne de la primaire, coexistent désormais avec les fédérations du parti. Non sans heurts : les vainqueurs de la primaire sont parfois réticents à travailler avec les élus en place, d’autant plus que le triomphe surprise de leur champion leur a donné des ailes. « Paris est obligé de rappeler à l’ordre des gens qui, du coup, se verraient bien investis aux législatives, explique un ancien ministre. C’est un peu compliqué, mais l’équipe nationale essaie plutôt d’arrondir les angles. »  Enfin, pas toujours. Dans les Bouches-du-Rhône, le torchon brûle entre les fillonistes et le patron de la fédération, Bruno Gilles, surtout depuis que le maire des 4e et 5e arrondissements de Marseille a publiquement appelé le candidat à « arrêter » sa campagne. « Le problème, c’est que [les fillonistes] Valérie Boyer et Guy Teissier se voient déjà maire de Marseille et ministre de la Défense », ironise un élu du Sud. « Ces tensions, je les assume totalement, rétorque Patrick Stefanini au JDD. Le vrai sujet, c’est qu’à Marseille, ils n’ont pas envie de soutenir Fillon. Comment voulez-vous que je fasse campagne avec des gens comme ça? »(Info JDD

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

Fillon : président de la république pour ne pas aller en prison

 

Beaucoup d’observateurs, de politiques ou tout simplement de citoyens s’étonnent de l’entêtement de Fillon à maintenir sa candidature envers et contre tout alors que les chefs d’inculpation ne cessent de s’accumuler. Il y a non seulement le salaire fictif de son épouse (dont au début elle n’était même pas au courant !), Celui de ses enfants mais aussi le détournement de fonds destinés à des assistants parlementaires au Sénat. Il faut aussi ajouter à cela la rémunération de son épouse dans une société d’un ami milliardaire, société où là aussi personne ne l’a jamais vue. Enfin il faut ajouter les rémunérations occultes dont a bénéficié Fillon via sa société de conseil de 2F notamment en provenance d’Axa et même de l’étranger. Bref des détournements de fonds publics et des abus de biens sociaux. Sans parler des conditions d’attribution de la grand-croix de la Légion d’honneur à cet ami milliardaire si généreux. L’ensemble de ces faits font actuellement l’objet d’une enquête du parquet national financier dont François Fillon conteste par avance le rôle. Du coup, même mis en examen, Fillon a déclaré vouloir maintenir sa candidature. Un véritable suicide politique pour son parti et pour lui-même. Dans le cas même où il serait élu celui qui voulait incarner la rigueur ne disposerait d’aucune légitimité morale pour opérer les réformes dont pourtant certaines s’imposent. Dès lors  l’entêtement de François Fillon à aller jusqu’au bout de l’élection suscite de légitimes interrogations mêmes dans son propre camp où il a réussi jusque-là à imposer une quasi omerta. Inutile de chercher des raisons à ce maintien surréaliste de François Fillon comme candidat : il veut simplement éviter d’aller en prison. En effet s’il est élu ces différentes affaires seront traités dans 5 ou 10 ans dans le cadre de la cour de justice de la république qui jusqu’alors n’a pratiquement jamais condamné personne puisque composée de politique plus ou moins impliqués dans les scandales politiques ou financiers. En tout cas qui vivent  du système. On peut évidemment envisager différentes hypothèses quant à l’évolution juridique de l’affaire mais le mobile est clair pour Fillon: échapper à la justice, échapper à la prison.  Le Parquet national financier (PNF) décidera des suites à donner à l’enquête préliminaire. Si les charges persistent, la procureure Eliane Houlette aura le choix soit de délivrer une citation directe, provoquant un procès en correctionnelle, soit de confier la suite de l’enquête à des juges d’instruction, ouvrant la voie à d’éventuelles mises en examen. (…) « Depuis sa création il y a trois ans, la préférence du PNF va aux citations directes, sans passer par les juges d’instruction », analyse un avocat parisien. Selon plusieurs sources, le parquet général de Paris était favorable à l’ouverture d’une information judiciaire dès cette semaine. « Cela fait partie des discussions normales entre le parquet général et le PNF », nuance-t-on au parquet général, sans voir dans ce désaccord matière à conflit. Si Eliane Houlette n’a pas hésité à lancer cette enquête à moins de cent jours de l’élection, elle n’en a pas moins donné des consignes de fair-play. Les policiers ont proposé que les personnes entendues dans le cadre de l’enquête préliminaire soient assistées de leur avocat, ce qui n’est pas toujours le cas. Les enquêteurs de l’office anticorruption de Nanterre ont interrogé les époux Fillon dans les locaux de la PJ de Versailles, leur évitant micros et caméras. Enfin, ils ont eu pour consigne d’éviter les perquisitions avec gyrophares et les gardes à vue. « Le camp Fillon a bien tort de tirer à boulets rouges sur le PNF », analyse un juriste parisien, persuadé au contraire que la juridiction dirigée par Eliane Houlette fait pour l’heure « un sans-faute». Notons qu’. « Eliane Houlette ne connaît aucun homme politique, n’a jamais rencontré François Hollande et ne connaissait pas Christiane Taubira avant sa nomination. Elle est d’une indépendance totale », assure un juriste qui connaît bien la magistrate.

Fillon : la honte pour la France

Fillon : la honte pour la France

 

Les conséquences de l’affaire Fillon constituent une véritable honte pour la France si l’on se fie aux réactions étrangères. Une honte d’abord parce que le pays manifeste une tolérance coupable depuis des années à l’égard des affaires politico-financières. Exemple l’affaire Tapie (dans laquelle Sarkozy est impliqué avec d’autres) engluée dans les arcanes judiciaires depuis plus de 20 ans alors que le versement de 400 millions d’argent public à Tapie a été jugé abusif. On pourrait évidemment multiplier les exemples. La France ridiculise son système politique et au-delà ses modalités démocratiques. Un système politique caractérisé par la mainmise de professionnels qui vivent depuis 20 30 ou 40 ans de nos errances démocratiques. Tous les partis sont impliqués dans ces dérives la droite comme la gauche, l’extrême gauche comme l’extrême droite ou encore les écologistes politisés. On ne connaît pas encore l’issue des procédures judiciaires pas plus que le résultat des élections présidentielles cependant l’image du pays sera durablement affectée et le poids de la France dans les négociations internationales relativement affaibli. Au plan intérieur si Fillon est élu c’est l’assurance de la chienlit. Comment un personnage qui ne doit sa candidature qu’à l’incarnation de la rigueur pourrait-il maintenant imposer des efforts de redressement alors qu’il est prouvé que ce candidat est complètement corrompu. En plus en pleine contradiction avec ses propres principes. « Imagine-t-on De Gaulle mis en examen » avait-il déclaré pour renforcer sa posture d’homme exemplaire. Aujourd’hui il risque cette mise en examen et pourtant il a affirmé cette semaine qu’il continuerait jusqu’au bout. Il est évident qu’en cas d’élection à la première réforme de Fillon la chienlit s’installerait en France. Au-delà d’une éventuelle condamnation ou mise en examen, Fillon est moralement condamné dans l’opinion. Les affaires lui seront en permanence rappelées. Pire Fillon a aussi contesté le droit à la justice de conduire une enquête à son encontre comme si cette justice ne valait que pour les pauvres. Ce n’est même plus la monarchie républicaine mais le retour à l’ancien régime et à ses privilèges. La presse étrangère considère en effet que dans nombre de pays dans de telles circonstances une démission se serait imposée immédiatement et que François Fillon est un cadavre politique. En plus un cadavre politique qui risque d’être élu. La honte pour un pays qui a tellement besoin de retrouver une espérance de redressement.

Georges Fenech (LR) dénonce l’omerta imposée par Fillon au parti

Georges Fenech (LR) dénonce l’omerta imposée par Fillon au parti

Ce n’est pas l’omerta  de la mafia mais ça y ressemble. Officiellement, il y a une quasi unanimité chez les Républicains pour soutenir la candidature de Fillon mais officieusement la plupart des responsables pensent  que cette candidature conduit la droite dans le mur. Ce que dénonce encore une nouvelle fois Georges Fenech député les républicains, ancien magistrat. Le député LR du Rhône, à l’avant garde pour demander à François Fillon de se retirer, confie toujours «être très très pessimiste». «Nous sommes en train d’aller vers une défaite annoncée et ça m’inquiète», a-t-il répété vendredi lors de l’émission «Parlement Hebdo», sur Public Sénat et LCP. L’ancien premier ministre peut-il tenir alors que le Parquet national financier a décidé de poursuivre ses investigations et qu’il affirme «qu’en l’état» il ne lui est pas possible de classer l’affaire? «Je pense que ça va être très difficile», affirme Georges Fenech qui redoute une mise en examen ou une citation directe à venir. «Juridiquement il peut tenir car il n’y a pas d’empêchement juridique mais ça sera alors très lourd à porter», dit le parlementaire, lui-même ancien magistrat. Demande-t-il toujours à François Fillon de renoncer? «Moi je suis pour cette solution là, ce n’est pas trahir sa famille que de le dire», répond-t-il. Ajoutant toutefois que si le député de Paris se maintient jusqu’au bout, il «votera pour lui, c’est évident». «Mais ma crainte, c’est qu’on est en train de perdre l’électorat (de droite) qui est en train de se volatiliser soit chez Macron soit chez Le Pen soit au niveau des abstentionnistes». «Je demande surtout à François Fillon de bien réfléchir. Encore aujourd’hui. De prendre toutes ses responsabilités. Parce qu’au delà de sa personne, c’est tout l’avenir du pays et de l’Europe qui est en jeu», poursuit Georges Fenech, le ton grave. L’élu qui a rassemblé une vingtaine de parlementaires lundi dernier pour exiger, en vain, la tenue d’un bureau politique des Républicains, regrette la faible mobilisation de ses collègues. «Il y a ce qui se dit ouvertement et évidemment ce que nous disons entre nous», confie-t-il en fustigeant «une forme de discipline» mortifère.

 

Kerviel : plainte contre Fillon, Lagarde et Woerth (Bayou)

Kerviel : plainte contre Fillon, Lagarde et Woerth (Bayou)

Julien Bayou (EELV) assigne  François Fillon, Christine Lagarde et Éric Woerth en justice, cette fois devant la Cour de justice de la République (CJR), le 16 février 2017. Une juridiction compétente pour juger les faits des ministres dans l’exercice de leurs fonctions gouvernementales. La première plainte avait été déposée en décembre 2016, quelques mois après le jugement de la Cour d’appel de Versailles, en septembre, qui avait reconnu la responsabilité de la Société générale dans l’affaire dite Kerviel.  Dans le viseur du conseiller régional Europe Écologie – Les Verts d’Île-de-France ? Le crédit d’impôt de 2,197 milliards d’euros accordé au groupe bancaire en 2008, alors que François Fillon était à Matignon, Christine Lagarde à Bercy et Éric Woerth au Budget. Une somme allouée pour combler les 4,9 milliards d’euros perdus par le trader Jérôme Kerviel. Pour Julien Bayou, contacté par RTL.fr, plusieurs choses posent problème. Le gouvernement de François Fillon n’aurait pas dû accorder cette aide financière avant qu’une décision de justice ne soit prononcée, il s’agit pour lui d’un « avantage indu ». Une affirmation qu’il porte avec d’autant plus de force que la responsabilité de la Société générale a été reconnue en septembre 2016.  »Ça représente tout de même 30 euros par Français », défend l’élu écologiste, qui se dit « surpris » que ce soit à lui de saisir la justice. « Dans n’importe quelle démocratie moderne, le ministre de l’Économie devrait se précipiter », soutient-il. En novembre 2016, l’administration fiscale a déclaré que la créance accordée en 2008 n’était plus valable. Mais pour l’heure, aucun calendrier de remboursement n’est connu. Il ne faut cependant se faire aucune illusion, la cour de justice de la république se montre toujours très clémente à l’égard des anciens ministres et a  très rarement condamné. Et pour cause,  cette juridiction très spéciale est composée très majoritairement d’élus politiques pour juger d’autres élus politiques.

Fillon et Macron à égalité ? ou la guerre des sondages

Fillon et Macron à égalité ?  ou la guerre des sondages

 

 

Curieux ces sondages qui un jour montrent que Fillon est à 18 % loin derrière Le Pen (26 %) et Macron (23 %) et qui le lendemain le place à égalité avec Macron. Le pire c’est que les deux sondages en cause émanent du même organisme à savoir l’IFOP. Il est vraisemblable que ledit organisme expliquerait cette différence par des problèmes méthodologiques. Une manière de noyer le poisson. La vérité c’est que selon les demandeurs, les instituts fournissent des chiffres qui satisfont les partisans des uns, et les partisans des autres. On n’a sans doute jamais produit autant de sondages, ce qui est une bonne affaire pour les instituts spécialisés. Des sondages qui deviennent même quotidiens ; pourquoi pas aussi des sondages plusieurs fois par jour ! On sait très bien que les sondages ne sont pas neutres et peuvent influencer une partie des   électeurs. Du coup, la tentation est grande de tordre un peu le coup à certains résultats. De toute manière, l’écart entre Fillon et macro, se situe dans la marge d’erreur entre parenthèses (3 à 4 % selon la taille de l’échantillon). Dans le dernier sondage François Fillon ferait de nouveau jeu égal avec Emmanuel Macron dans les intentions de vote pour le premier tour de l’élection présidentielle malgré les soupçons d’emplois fictifs dont aurait bénéficié sa famille, derrière Marine Le Pen. Or selon le sondage quotidien de l’IFOP pour Paris Match, iTELE et Sud Radio, publié vendredi, le candidat de droite et l’ancien ministre de l’Economie sont crédités de 18,5% des voix et la présidente du Front national de 26%. Des sondages qu’il faut donc prendre avec des pincettes d’autant que 40 % des Français ne savent pas s’ils iront voter ou pour qui. Une incertitude qui évidemment fausse complètement les résultats. Notons cependant que le sondage IFOP qui montre Fillon loin derrière Le Pen et Macon ce fonderait sur un échantillon de plus de 10 000 personnes qui seraient certaines d’aller voter. Reste cependant l’attitude que pourrait prendre certains abstentionnistes potentiels qui ce décideraient à participer à l’élection présidentielle.

Fillon rémunéré à l’étranger

Fillon rémunéré à l’étranger

 

 

Encore  une nouvelle affaire pour Fillon décidément accro aux revenus sulfureux. Grâce à d’habiles montages, Fillon se faisait rémunérer pour des conférences à l’étranger organisé par des amis complaisants. Après les révélations du Canard enchaîné sur les rémunérations des proches de François Fillon, Libération publie une enquête sur les conférences données à l’étranger par le candidat de la droite à la présidentielle, vendredi 17 février. Des conférences qui ne posent pas de problème légal en tant que telles, mais qui questionnent l’exemplarité de M. Fillon, visé par une enquête du parquet national financier pour l’emploi fictif supposé de sa femme et de ses enfants. Pour sept colloques effectués entre 2013 et 2016, François Fillon a été rémunéré de 20 000 euros à 30 000 euros par événement, a assuré au quotidien sa responsable de la communication, Caroline Morard. Des « honoraires » versés à sa société 2F Conseil. Libération décrit comment certaines de ces conférences mettent en lumière « un système bien huilé » entre le député de la Sarthe et deux de ses proches, le député Les Républicains Jérôme Chartier et Arnaud Vaissié, président du réseau des chambres de commerce et d’industrie (CCI) françaises. Selon le quotidien, François Fillon participe, comme beaucoup d’autres représentants politiques, à des débats sur des thèmes variés organisés depuis 2003 par l’association Les Entretiens de Royaumont, think tank de droite présidé par Jérôme Chartier, son ami de vingt ans et porte-parole. En France, M. Fillon est toujours intervenu à titre gracieux. A l’étranger, en revanche, où il a donné des conférences en 2013, François Fillon a été rémunéré à plusieurs reprises. Il pourrait même être l’un des seuls intervenants à avoir été payé ; plusieurs participants affirmant n’avoir jamais rien touché. Une situation qui laisse planer le doute sur d’éventuels arrangements entre amis, d’autant que les organisateurs, interrogés par Libération, se renvoient la balle sur la rémunération de M. Fillon. Jérôme Chartier décline la responsabilité de son association dans les événements organisés à l’étranger, renvoyant vers les CCI, l’autre organisateur desdites conférences. Les CCI n’ont pas répondu aux sollicitations du journal, à l’exception de celle de Rabat, au Maroc, qui affirme n’avoir pas rémunéré l’ancien premier ministre. Le réseau CCI France international, qui regroupe les chambres de commerce et d’industrie françaises à l’étranger, a, lui, fait savoir à Libération qu’il n’avait « pas connaissance des contrats passés avec les conférenciers ou intervenants » ; l’organisation des colloques étant gérée par les chambres de commerce elles-mêmes dans chaque pays. Arnaud Vaissié, qui préside ce réseau, est également un proche de François Fillon, membre de son équipe de campagne.( Info Le Monde)

Parquet financier : la campagne de Fillon définitivement plombée

Parquet financier : la campagne de Fillon définitivement plombée

 

Fillon va sans doute se mordre les doigts d’avoir contesté la légitimité de la justice à enquêter sur ses casseroles. En effet, sa campagne (et même son éventuel élection)  risque d’être dès définitivement plombée par des poursuites judiciaires qui ne sont pas prêtes de s’éteindre. D’une certaine façon, c’est même le pire scénario pour Fillon. Ce dernier aurait évidemment d’abord souhaité un classement sans suite, à défaut le renvoi en correctionnelle qu’il aurait pu repousser en utilisant toutes les arcanes de la procédure. Au lieu de cela,  il aura droit à une prolongation d’une enquête qui forcément va régulièrement laisser filtrer des informations sulfureuses qui vont plomber sa campagne, voire son mandat s’il est élu. En clair, il  aura en permanence au-dessus de sa tête une épée de Damoclès de nature juridique mais surtout médiatique. On peut se demander quel pourrait être alors la crédibilité d’un Fillon président de la république tant à l’intérieur de la France que vis-à-vis de l’étranger. Le président corrompu aura du mal à faire accepter la moindre mesure de rigueur en France et à peser sur les grands enjeux internationaux en particulier en ce qui concerne l’Europe. Ce jeudi, le Parquet national financier a déclaré que les éléments recueillis dans le cadre de l’affaire Fillon ne permettaient pas d’envisager en « l’état, un classement sans suite de la procédure ». Du côté du candidat, on veut croire que ce communiqué était un non-événement, voire une bonne nouvelle pour la campagne. Pour certains observateurs, l’information revêt un caractère plus ambivalent pour le candidat.  Le Parquet national financier a publié ce jeudi un communiqué, après trois semaines d’enquête préliminaire au sujet des soupçons d’emplois fictifs dans la famille de François Fillon. Et pour le candidat de la droite et du centre, ce n’est ni un coup de grâce, ni une libération. « Les nombreux éléments déjà recueillis ne permettent pas d’envisager, en l’état, un classement sans suite de la procédure », a ainsi déclaré le parquet et en conséquence les investigations vont continuer. Dans un entretien accordé au Figaro, François Fillon a décrit cette publication comme un non-événement: « Il n y a rien de nouveau, ni poursuite, ni mise en examen ». . Sur BFMTV, Ruth Elkrief a rappelé que la poursuite des investigations pouvait bien sûr peser sur la suite de la tentative présidentielle de Français Fillon mais a noté que ce bref communiqué des magistrats laissait planer un doute:

 

Sondage 2017: Macron nettement devant Fillon

Sondage : Macron nettement devant Fillon

Fillon s’écroule et perd 6 points, il est à 18.5% loin derrière Le Pen à 26% et Macron à 23%.  Derrière, Benoît Hamon est à 14,5%, Suivent Jean-Luc Mélenchon à 12% puis Nicolas Dupont-Aignan à 3% et Yannick Jadot à 2%. Les trois autres candidats testés – Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Jacques Cheminade – ne dépassent pas les 1% d’intentions de vote. L’enquête s’appuie sur un échantillon de 11.020 personnes « certaines d’aller voter », ce qui réduit sa marge d’erreur à moins d’un point. L’écart entre Macron et Fillon est par ailleurs relativement conséquent par rapport à d’autres instituts. Les baromètres quotidiens de l’IFOP et d’Opinionway placent par exemple dans leur dernière vague les deux candidats à un point l’un de l’autre, avec un avantage pour l’ancien ministre de l’Economie. Mais l’IFOP teste également François Bayrou, au contraire d’Opinionway. Pour ce qui est d’Ipsos, une hypothèse avec François Bayrou est également publiée. Pas encore décidé sur une quatrième candidature à la présidentielle, le président du Modem recueillerait 6% d’intentions de vote et prendrait trois points à Emmanuel Macron (à 20%) contre un seul pour François Fillon (17,5%) et Marine Le Pen (25%). L’enquête précise d’ailleurs que 42% des électeurs potentiels du centriste se reporteraient vers le candidat du mouvement qui ne se dit « ni de droite, ni de gauche ». A noter que dans l’une ou l’autre des hypothèses, l’électorat de Marine Le Pen est celui qui exprime le moins de doute sur son choix : trois sur quatre se disent certains de voter pour la présidente du FN. La sûreté du choix de l’électorat de Fillon est également élevée (61%), tandis que celui d’Emmanuel Macron est presque deux fois moindre en proportion (33%). Autrement dit, les deux tiers des sondés tentés par ce candidat peuvent encore changer d’avis.

 

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