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Économie États-Unis: les mauvaises statistiques de l’emploi plombent la bourse et le moral

Économie États-Unis: les mauvaises statistiques de l’emploi plombent la bourse et le moral

 

 

Au-delà de la baisse enregistrée dans les valeurs boursières, ce sont surtout les mauvais chiffres de l’emploi qui sont inquiétants pour l’économie des États-Unis et même mondiale. Selon l’enquête mensuelle de la firme ADP, les créations d’emplois ont été de moitié à ce qui était prévu, soit 330.000 seulement.

En outre le vice président de la Fed a parallèlement laissé entendre que les taux pourraient à nouveau augmenter à partir de 2023, ce qui a aussi refroidi investisseurs et acteurs économiques. Pour Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services, il y a le sentiment parmi les investisseurs que «les beaux jours sont derrière nous». «Les marchés actuellement punissent même des compagnies qui arrivent à surprendre en bien ou en très bien au niveau de leurs résultats», soulignait le gérant de fonds. «Cela veut dire que les investisseurs considèrent qu’on est arrivé à un sommet des bonnes nouvelles, une crête au niveau des profits et que cela annonce des jours plus difficiles», a-t-il ajouté.

Bourse : attention aux coups de tabac ( AMF)

Bourse : attention aux coups de tabac ( AMF)

 

L’autorité des marchés financier s’inquiète particulièrement de la montée de l’endettement. En outre nombre de sociétés non financières pourraient être menacées par l’arrêt du soutien financier public. À cela s’ajoute évidemment l’envolée des dettes publiques. Le tout menaçant la stabilité financière du système global. Le risque serait une remontée significative des taux d’intérêt qui viendrait alors bousculer nombre d’équilibres économiques et financiers. Bref après l’euphorie, la bourse pourrait par exemple revenir à des niveaux plus conformes aux résultats réels des entreprises.

Autre risque, les infrastructures de marché ont montré, en 2020 et 2021, combien elles pouvaient être vulnérables. Des incidents opérationnels graves, hors de toute action malveillante, se sont multipliés depuis un an. Concernant la France, Euronext a connu, en octobre 2020, une panne importante. Les transactions ont été à l’arrêt pendant trois heures. 22 % des entreprises composant l’indice européen Euro STOXX 600 ont vu leur cotation suspendue. Le système de règlement de la BCE (Banque centrale européenne) a également connu, à la même époque, un dysfonctionnement majeur.

Les affaires Wirecard (gros scandale comptable en Allemagne à l’été 2020) ou Archegos (incapable d’honorer ses appels de marge) ont aussi rappelé les limites de la régulation, sans que pour autant la stabilité financière soit menacée.

Autre point de vigilance, les SPAC (« Special Purpose Acquisition Company »). Ces sociétés qui entrent en Bourse dans le seul but d’acheter une entreprise, se développent en Europe et en France . L’AMF estime « qu’elles sont porteuses de conflits d’intérêts ». « L’importance de ces conflits est attestée aux Etats-Unis, où les fondateurs ont maintenu, pour leur part, une profitabilité élevée , malgré des performances souvent négatives pour les porteurs restants. »

Frénésie de la bourse jusqu’à quand ?

Frénésie de la bourse jusqu’à quand ?

 

 Muriel Motte, Journaliste, Pose la problématique de la durabilité de la fièvre dans un article de l’Opinion (extrait)

 

 

Dans la frénésie qui agite aujourd’hui les marchés, difficile de distinguer l’opportunisme de la simple normalisation après une année 2020 très spéciale. Les experts de PwC ont comptabilisé 727 IPO mondiales tous secteurs confondus au cours du seul 1er trimestre, un chiffre inédit. « C’est le fruit d’un rattrapage, doublé d’une vision très positive de l’économie, commente Philippe Kubisa, associé spécialiste des marchés de capitaux chez PwC. Sans oublier le boom des Spac, ces coquilles vides cotées. Aux Etats-Unis, plus de 400 d’entre elles seraient à la recherche de cibles ».

Tous ces nouveaux venus ont en tout cas les poches bien pleines pour se développer : à plus de 200 milliards de dollars, les montants levés mondialement entre début janvier et fin mars ont dépassé l’ensemble des introductions en Bourse de 2019 ou de 2016, et sont équivalents à celles de 2017 et de 2018, révèlent les données de PwC. Une année en un seul trimestre, quid de l’indigestion ? « On sent que les investisseurs institutionnels sont rassasiés, les marchés se tendent, des deals sont reportés ou n’ont pas rencontré le succès escompté, constate Philippe Kubisa. Il faut maintenant que les bonnes anticipations économiques soient confirmées ».

Entre quelques belles déconfitures de Spac et des poussées de stress concernant l’accélération de l’inflation et/ou le rythme de la croissance, la Bourse continue malgré tout d’y croire. A Paris, le CAC40, qui donne une bonne image de l’économie mondiale, est à moins de 5 % de son record absolu. Un sommet vieux de plus de vingt ans – il date de septembre 2000 –, vestige de la bulle TMT (technologie, médias, télécoms). Wall Street et d’autres marchés européens, l’Allemagne notamment, volent déjà depuis longtemps de sommets en sommets. Dans ce contexte, le flop de la cotation de Deliveroo à la City ce printemps ne chagrine pas grand monde. La baisse du cours des 44 start-up technologiques américaines ayant fusionné avec un Spac entre le début 2020 et avril 2021 n’inquiète pas encore.

Pour un échec, dix réussites. C’est ce qui attire de nouveaux actionnaires. En France, le retour des particuliers date précisément du succès de l’entrée en Bourse de la Française des Jeux à l’automne 2019. En deux ans, près de 900 000 « petits porteurs » ont découvert les arcanes du marché. Là aussi, il y a un phénomène de rattrapage – le nombre d’actionnaires individuels avait fondu de moitié entre 2008 et 2019 – mais pas seulement.

Un virus américain pourrait bien être en train de traverser l’Atlantique. « Aux Etats-Unis, la jeune génération bouleverse la pratique de l’investissement. La Bourse devient ludique, c’est ce que recherche sciemment l’application de trading Robinhood, avertit Tangi Le Liboux. Les produits optionnels ou à effet de levier deviennent presque des gadgets ». Et Wall Street un casino géant, où vient s’investir une partie des chèques distribués aux Américains pour relancer l’économie.

Nouveaux actionnaires. Rien de tel à ce stade sur le Vieux continent. Mais « nous assistons à un fort rajeunissement de l’actionnariat, notre travail est d’essayer de développer chez lui une culture boursière trop souvent lacunaire, affirme Philippe Guillot, directeur des données et des marchés à l’AMF, le gendarme de la Bourse. Il faut que ces nouveaux investisseurs aient conscience de ce qu’ils font et des risques qu’ils prennent. C’est un processus de long terme ».

A court terme, les tentations sont parfois irrésistibles. A en croire l’enquête menée par l’autorité des marchés aux Pays-Bas, les Néerlandais qui ont acheté des actions de la chaîne américaine de jeux vidéo GameStop, dont les folles tribulations ont fait l’actualité en janvier, étaient âgés de 31 ans en moyenne et la catégorie la plus représentée était celle des 26 ans. On attend les conclusions de la même enquête en France.

Certes les expériences forment la jeunesse, mais « le grand danger serait que la génération qui arrive en Bourse se brûle les doigts et qu’elle reparte aussi rapidement qu’elle est venue », s’inquiète Philippe Guillot. Les plus anciens pointent la concordance entre la tonitruante santé du marché et l’entrée en scène de jeunes boursicoteurs inexpérimentés, ceci expliquant souvent cela. Si, contrairement à la logique habituelle, le krach du printemps 2020 n’a fait fuir personne – bien au contraire –, c’est que les actionnaires n’ont même pas eu le temps d’avoir peur. Ce fut l’un des plus brefs de l’histoire boursière grâce à la générosité débordante des banques centrales. Espérons qu’elle ménage pour un moment encore l’enthousiasme de l’actionnariat populaire français, qui se remet à peine d’une décennie de décroissance.

Donner une dimension sociétale à l’investissement en bourse

Donner une dimension sociétale à l’investissement en bourse

 

Alors que les Français ne placent que 6 % de leur épargne en Bourse, la chercheuse Marie Brière montre, dans une tribune au « Monde », que ce manque d’intérêt repose aussi sur une question de choix éthique, voire politique.

 

Tribune.

Au moment où une reprise économique se profile, orienter une part plus importante de l’épargne des Français vers le marché des actions est pour le gouvernement un objectif politique majeur. Après des mois de confinement, l’épargne des Français est en effet à des niveaux historiquement élevés alors que les entreprises ont un besoin vital de fonds propres pour se relancer à l’issue de la crise sanitaire.

Mais les pouvoirs publics se heurtent à d’importantes réticences. Les Français ont une faible appétence pour les actions. Ils n’y investissent ainsi, en moyenne, que 6 % de leur épargne, alors même qu’il est démontré que ces placements en actions sont de loin les plus rentables sur le long terme, et tout particulièrement dans une période comme celle que nous traversons, avec des taux d’intérêt très bas qui rendent placements obligataires ou monétaires peu attractifs.

Les Français de milieu modeste sont particulièrement peu nombreux à investir en actions. Peur du risque ? Manque de culture boursière ? Difficulté à mettre de l’argent de côté sur le long terme ? En tout cas, le fait que l’épargne des gens modestes, toutes choses égales par ailleurs, leur rapporte en moyenne beaucoup moins qu’aux plus favorisés, est une des raisons fréquemment évoquées du creusement des inégalités ces dernières décennies.

Nos recherches, « Responsible Investing and Stock Allocation » (Marie Brière et Stefano Ramelli, 2021) pourraient contribuer à changer la donne. Nous avons en effet montré que les choix de placement des particuliers n’étaient pas uniquement liés aux causes habituellement mises en avant. Ces choix se transforment dès lors que les individus ont la possibilité d’acheter des actions socialement responsables.

Précisément, nous avons étudié le comportement de 900 000 salariés, de tous niveaux et métiers, appartenant à quelque 6 500 entreprises utilisant les services d’Amundi Epargne salariale & retraite, auxquels on a donné l’opportunité d’investir leur épargne salariale dans des fonds en actions, labellisés par un organisme fiable (Finansol), comme des « fonds solidaires ». Ces fonds contribuent au financement d’activités reconnues d’utilité sociale et/ou environnementale.

Et cette proposition a eu un impact considérable : la part de leur épargne placée en actions a augmenté de moitié dans ce nouveau contexte !

Penser que les personnes de milieux modestes n’achètent pas d’actions simplement par manque de moyens, par nécessité de garder de l’argent liquide pour faire face à un coup dur, est donc une explication insuffisante. Autrement, leur comportement n’aurait pas ainsi évolué

Super Ligue de football : soutien de la Bourse

Super Ligue de football : soutien de la Bourse

 

Le projet de super ligue de football est bien entendu un projet sportif tout autant qu’un projet financier. Cela d’autant plus que la crise sanitaire a porté un rude coup aux ressources des clubs. Les grands du football européen veulent créer des spectacles qui attirent l’audience mondiale, celle de l’Europe bien sûr mais aussi et surtout celle de l’Asie. Il s’agit d’augmenter l’assiette des contributions notamment des télévisions et la répartir de manière plus favorable au club. Des grands clubs qui pour maintenir leur niveau sont contraints de payer des stars plus d’un million par mois parfois deux voir trois.

Une sorte de course folle car le salaire des joueurs dans ces clubs dépassent de loin les autres dépenses. De son côté ,l’union européenne UEFA veut garder la mainmise sur l’organisation qui intègre actuellement environ 70 clubs pour la compétition européenne.

Ce projet suscite l’intérêt des financiers et de la Bourse. Les cours boursiers de la Juventus de Turin et de Manchester United se sont envolés lundi après l’annonce de la création d’une Super Ligue, lucrative compétition privée fondée par douze clubs dissidents et vouée à supplanter la Ligue des champions.

Le cours de la Juventus de Turin, cotée à la Bourse de Milan, a pris 17,85% à 0,9110 euros à la clôture des échanges. Coté à la Bourse de New York, le titre de Manchester United a pris 6,74% dollars à 17,26 dollars. Les autres clubs dissidents ne sont quant à eux pas cotés en Bourse.

À l’inverse, les principaux clubs européens cotés mais non membres de ce club privé, ont eux clôturé entre stabilité et baisse: l’Olympique Lyonnais, coté à la Bourse de Paris, a perdu 2,10% à 2,33 euros, et l’AS Roma, cotée à Milan, a pris 0,17% à 0,2870 euros.

 

Après des décennies à agiter le spectre d’un schisme, les grands  du continent, Real Madrid, Liverpool ou Manchester United en tête, ont franchi le pas en créant une société privée, baptisée «Super League», quasi fermée et comparable aux championnats nord-américains de basket (NBA) ou de football américain (NFL). En contrepartie de leur engagement, «les clubs fondateurs recevront un versement en une fois de l’ordre de 3,5 milliards d’euros destinés uniquement à des investissements en infrastructures et à compenser l’impact de la crise du Covid-19», affirment les organisateurs.

 

 «L’incitation financière pour ces clubs est évidente, avec une enveloppe de plusieurs milliards de dollars au coeur du projet», commente dans une note l’analyste en chef de Markets.com, Neil Wilson.

 

De plus, «les ventes de billets, les sponsors et les produits dérivés devraient aussi en bénéficier, étant donné la large audience de ces clubs», estime Alberto Francese, responsable de la recherche en courtage pour entreprises pour la banque italienne Intelsat Sanpaolo. Mais, tempère-t-il, «l’UEFA et la FIFA réagissent de manière très véhémente» avec la potentielle exclusion de tout club dissident des compétitions nationales et internationales, ainsi que l’interdiction pour les joueurs d’évoluer en équipe nationale.

 

Entrée en Bourse de Coinbase une, révolution ?

Entrée en Bourse de Coinbase  une, révolution ?

Sur France Info on s’interroge sur le caractère révolutionnaire de l’entrée en bourse de Coinbase plate-forme de cryptomonnaie.  En fait de révolution, il s’agit d’une tentative quantitativement cependant modeste de substituer une monnaie virtuelle aux monnaies traditionnelles. Une tentative qui sera forcément régulée par les banques centrales qui ne peuvent laisser les pays abandonner leur souveraineté essentielle dans ce domaine.

Notons en outre que faute d’être institutionnalisé pour l’instant, les cryptomonnaies  affichent une valeur tout à fait virtuel ne reposant sur aucun actif et que leur  révolution découle essentiellement de la spéculation.

L’ascension de l’entreprise américaine Coinbase est aussi fulgurante que le bitcoin. Fondée en 2012 par Fred Ehrsam et Brian Armstrong, la plateforme est devenue un poids lourd en misant sur les cryptomonnaies, dont l’utilisation a explosé au début des années 2010. Coinbase, qui permet d’acheter et de vendre une cinquantaine de cryptomonnaies dont le bitcoin et l’ethereum, revendique 56 millions d’utilisateurs et s’enrichit sur les transactions de ses utilisateurs grâce aux frais de transactions. « C’est du trading de cryptomonnaies », explique Alexandre Delaigue, professeur d’économie à l’université de Lille. Coinbase assure ainsi le stockage des cryptodevises et promet à ses utilisateurs un niveau de sécurité élevé grâce notamment à des serveurs « hors-ligne » déconnectés d’internet. Le but ? Éviter les piratages.

La compagnie a profité de l’ascension fulgurante du bitcoin, dont la valeur est passée de 6 500 dollars en avril 2020 à près de 62 000 dollars ces derniers jours, pour devenir une référence. Jusqu’à être la première entreprise de cryptomonnaies à faire une entrée fracassante sur une place boursière américaine. Pour sa toute première cotation sur le marché boursier Nasdaq, l’action de Coinbase a terminé à 328,28 dollars, mercredi, alors que le groupe américain a été valorisé à 86 milliards de dollars, effaçant ainsi des tablettes le record de 81 milliards établi par Facebook en 2012.

Révolution, bascule de la finance dans le numérique, nouvelle ère : l’arrivée en Bourse d’une plateforme de cryptomonnaies a été largement commentée. « Certains la comparent à l’entrée en Bourse du navigateur Netscape dans les années 1990 [qui a popularisé le web grâce à ses logiciels]« , explique Alexandre Delaigue à franceinfo. « C’est une fantaisie pour certains, alors que d’autres y voient le début d’un changement majeur qui touchera les systèmes monétaires et financiers », poursuit le professeur d’économie à l’université de Lille. L’entrée en Bourse de Coinbase symbolise quand même une petite bascule pour l’économie mondiale, dont les devises virtuelles font désormais partie intégrante.

« C’est une étape de plus dans la normalisation des cryptomonnaies. Cette entrée en Bourse participe à faire entrer la cryptomonnaie dans le paysage de l’économie normale. »Alexandre Delaigue, professeur d’économie à franceinfo

A ses yeux, l’entrée en Bourse de Coinbase est surtout la conséquence de la bonne santé des cryptomonnaies, une sorte « d’aboutissement ». Et une manière, peut-être, de démocratiser l’utilisation de ces nouvelles monnaies, principalement utilisées par des amateurs de trading, des banques et des institutions financières. « Ça ne changera rien pour ceux qui font du trading. Cela accompagne le processus de normalisation important pour l’essor des cryptomonnaies, dont la valeur ne dépend que de leur capacité à être utilisées et acceptées », ajoute Alexandre Delaigue. Ainsi, Coinbase revendique actuellement 43 millions d’utilisateurs dans une centaine de pays.

 

Si la conjoncture semble favorable à Coinbase et aux cryptomonnaies, la prudence reste toutefois de mise vis-à-vis de l’avenir de ce marché incarné par l’entreprise américaine. En cause : le caractère fluctuant et volatile des cryptomonnaies, parfois qualifiées de bulle spéculative, ainsi que la réputation de ces devises virtuelles auprès des législateurs.

« La vraie question est de savoir si toute cette valorisation sera durable, notamment à cause du nombre important de gouvernements qui ne sont pas vraiment enchantés par les cryptomonnaies, explique Michael Hewson, analyste en chef chez CMC Markets UK, cité par l’AFP. Il y a des réticences parce que la culture de la cryptomonnaie présente une dimension anti-système, mais Coinbase ne l’est pas. L’entreprise veut plutôt faire entrer la cryptomonnaie dans le système.

Quel scénario pour l’économie et la bourse

Quel scénario pour l’économie et la bourse

Après le spectaculaire rebond des Bourses, quelles perspectives apparaissent pour la suite s’interroge, dans sa chronique, Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac. (Chronique dans le Monde)

Par Didier Saint-Georges(Membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac)

 

Il y a un an presque jour pour jour, les marchés d’actions perdaient de l’ordre de 40 % en tout juste un mois. Cet effondrement qui ravivait pour les investisseurs les souvenirs de l’automne 2008 reflétait la décision prise par de nombreux pays de tenter de contenir la propagation du tout nouveau coronavirus en mettant à l’arrêt 70 % à 80 % de leur activité économique. 

Mais pour protéger « l’essentiel » du secteur privé, entreprises comme particuliers, des conséquences du séisme économique qu’ils avaient déclenché, les gouvernements concernés, assumant leurs responsabilités, lançaient immédiatement avec l’appui des banques centrales des plans de soutien financiers hors normes.

Ce soutien « quoi qu’il en coûte » contrastait de façon spectaculaire avec le traitement de la grande crise financière douze ans plus tôt, quand les gouvernements s’étaient déclarés largement démunis du fait de leur situation financière précaire, et avaient confié aux banques centrales l’essentiel de la mission de sauvetage.

Les marchés ne s’y trompèrent pas et saluèrent ce va-tout des pouvoirs publics d’un rebond bien plus rapide qu’après la crise de 2008. Aussi, l’indice CAC40 a aujourd’hui pratiquement retrouvé son niveau de février 2020, date à laquelle il renouait tout juste, après douze années de progrès laborieux, avec ses niveaux (dividendes exclus) d’avant crise de 2008. Et cette performance n’est rien en comparaison de celle affichée par d’autres indices actions.

Ainsi, amplifié dans sa phase finale par le déploiement tant attendu de solutions vaccinales à la pandémie, puis aux Etats-Unis par des plans de relances superlatifs promis par la nouvelle administration Biden, l’indice des actions américaines S&P 500 a retrouvé ses niveaux de février dès le mois d’août 2020, et a encore progressé de plus de 17 % depuis.

Le sursaut des marchés d’actions a donc été très spectaculaire, mais il s’explique rationnellement. Mais si maintenant nous continuons de tirer le fil de cette évolution somme toute logique, quelles perspectives apparaissent pour la suite de l’histoire ?

 

Pour tenter de répondre à cette question, il faut d’abord observer que l’année passée n’a en réalité constitué qu’un nouveau mini-cycle économique, classique dans ses différentes séquences, mais dont l’évolution a été extrêmement violente et resserrée sur seulement douze mois, au lieu des deux à trois années d’un cycle normal. La dynamique interne des indices est alors éclairante. 

Depuis le point bas du mois de mars 2020, l’anticipation de la reprise économique à partir d’un niveau abyssal a d’abord permis aux secteurs cycliques de rebondir, tout en demeurant bienveillants à l’égard des secteurs de croissance compte tenu des incertitudes et du niveau d’activité effectif encore très faible.

Puis, beaucoup plus rapidement qu’à l’accoutumée, le cycle est passé à sa deuxième phase, celle où les marchés commencent à anticiper une amplification du rebond, avec son cortège d’interrogations sur ses conséquences en termes d’inflation et, par suite, de resserrement des politiques monétaires.

Aux Etats-Unis surtout, les progrès dans le programme de vaccination et la perspective d’un plan de soutien budgétaire sans précédent de 1 900 milliards de dollars (1 595 milliards d’euros), qui sera vraisemblablement suivi dans l’année d’un plan de relance du même ordre de grandeur, ont mis sous anabolisants les anticipations de croissance économique. Les marchés obligataires ont donc commencé à se détériorer, et côté actions, la surperformance des secteurs cycliques s’est accentuée pour les plus favorisés par ce moment du cycle, comme le secteur financier, l’énergie et les matériaux. Nous en sommes là et, dès lors, deux scénarios principaux se présentent pour la suite du cycle.

Le premier scénario est celui du basculement inexorable vers la troisième phase classique d’un cycle, celle où l’économie produit ses propres antidotes aux risques de surchauffe : une hausse des taux d’intérêt obligataires (éventuellement conjuguée à une hausse des taux directeurs des banques centrales) qui agit comme un ralentisseur de la croissance et de l’inflation.

 

Pendant cette période la hausse des taux d’intérêt conjuguée au ralentissement économique constitue un cocktail peu engageant à la fois pour les investisseurs obligataires et actions. C’est le moment où il est bien difficile de faire mieux que des liquidités précieusement conservées à l’abri des caprices du marché. « Cash is king » (« l’argent liquide est roi ») est typiquement le mot d’ordre pendant cette phase. C’est par exemple la situation à laquelle ont été confrontés les investisseurs en 2018. 

Mais l’année 2021 ne laisse-t-elle pas la place à un autre scénario ?

Ne peut-on considérer que « cette fois, c’est différent » ? En effet, le volontarisme des pouvoirs publics est sans précédent. L’administration Biden n’est-elle pas ainsi à l’aube de la mise en place d’un régime de croissance tiré par des dépenses publiques durablement hors normes, bien davantage guidées par l’impératif sociétal de réduire des inégalités ayant atteint des niveaux explosifs, que contraintes par le souci orthodoxe d’équilibre des finances publiques ?

Dans ce cas, la volonté politique pourrait être plus forte que les ralentisseurs des taux d’intérêt, a fortiori si les banques centrales continuent de contrôler ces derniers, et la croissance pourrait peut-être atteindre la fameuse « vitesse d’échappement », capable d’éviter la rechute (au moins pour quelque temps) dans la phase de ralentissement, à la façon dont un satellite atteint la vitesse suffisante pour quitter sa trajectoire orbitale ?

Ce scénario, qui repose sur des hypothèses très fortes et de nature politique, est difficile à concevoir aujourd’hui. Mais il ne peut être totalement exclu tant l’agenda politico-économique, en tout cas aux Etats-Unis, évoque davantage aujourd’hui l’emballement des dépenses budgétaires de la fin des années 1960 que la brève relance de 2016.

 

Devant une telle incertitude, la solution d’une classique diversification réductrice de risques peut être tentante pour les investisseurs. 

Mais une autre approche mérite d’être envisagée, consistant à détenir en portefeuille des actifs positionnés aux deux extrêmes de l’alternative : d’un côté des valeurs très cycliques, idéalement placées pour profiter du scénario d’une croissance qui atteindrait sa « vitesse d’échappement » ; d’un autre côté des valeurs à très forte visibilité, ainsi même que de simples liquidités, pour amortir le risque d’une piteuse retombée sur terre. Ce type de construction de portefeuille [investir sur les extrêmes] est connu sous le nom de « barbell » dans le jargon des marchés. Il fait partie de la panoplie des outils de gestion des risques reconnus en période de grande incertitude.

 

Didier Saint-Georges(Membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac) 

Quel scénario pour l’économie et la bourse

Quel scénario pour l’économie et la bourse

Après le spectaculaire rebond des Bourses, quelles perspectives apparaissent pour la suite s’interroge, dans sa chronique, Didier Saint-Georges, membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac. (Chronique dans le Monde)

Par Didier Saint-Georges(Membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac)

 

Il y a un an presque jour pour jour, les marchés d’actions perdaient de l’ordre de 40 % en tout juste un mois. Cet effondrement qui ravivait pour les investisseurs les souvenirs de l’automne 2008 reflétait la décision prise par de nombreux pays de tenter de contenir la propagation du tout nouveau coronavirus en mettant à l’arrêt 70 % à 80 % de leur activité économique. 

Mais pour protéger « l’essentiel » du secteur privé, entreprises comme particuliers, des conséquences du séisme économique qu’ils avaient déclenché, les gouvernements concernés, assumant leurs responsabilités, lançaient immédiatement avec l’appui des banques centrales des plans de soutien financiers hors normes.

Ce soutien « quoi qu’il en coûte » contrastait de façon spectaculaire avec le traitement de la grande crise financière douze ans plus tôt, quand les gouvernements s’étaient déclarés largement démunis du fait de leur situation financière précaire, et avaient confié aux banques centrales l’essentiel de la mission de sauvetage.

Les marchés ne s’y trompèrent pas et saluèrent ce va-tout des pouvoirs publics d’un rebond bien plus rapide qu’après la crise de 2008. Aussi, l’indice CAC40 a aujourd’hui pratiquement retrouvé son niveau de février 2020, date à laquelle il renouait tout juste, après douze années de progrès laborieux, avec ses niveaux (dividendes exclus) d’avant crise de 2008. Et cette performance n’est rien en comparaison de celle affichée par d’autres indices actions.

Ainsi, amplifié dans sa phase finale par le déploiement tant attendu de solutions vaccinales à la pandémie, puis aux Etats-Unis par des plans de relances superlatifs promis par la nouvelle administration Biden, l’indice des actions américaines S&P 500 a retrouvé ses niveaux de février dès le mois d’août 2020, et a encore progressé de plus de 17 % depuis.

Le sursaut des marchés d’actions a donc été très spectaculaire, mais il s’explique rationnellement. Mais si maintenant nous continuons de tirer le fil de cette évolution somme toute logique, quelles perspectives apparaissent pour la suite de l’histoire ?

 

Pour tenter de répondre à cette question, il faut d’abord observer que l’année passée n’a en réalité constitué qu’un nouveau mini-cycle économique, classique dans ses différentes séquences, mais dont l’évolution a été extrêmement violente et resserrée sur seulement douze mois, au lieu des deux à trois années d’un cycle normal. La dynamique interne des indices est alors éclairante. 

Depuis le point bas du mois de mars 2020, l’anticipation de la reprise économique à partir d’un niveau abyssal a d’abord permis aux secteurs cycliques de rebondir, tout en demeurant bienveillants à l’égard des secteurs de croissance compte tenu des incertitudes et du niveau d’activité effectif encore très faible.

Puis, beaucoup plus rapidement qu’à l’accoutumée, le cycle est passé à sa deuxième phase, celle où les marchés commencent à anticiper une amplification du rebond, avec son cortège d’interrogations sur ses conséquences en termes d’inflation et, par suite, de resserrement des politiques monétaires.

Aux Etats-Unis surtout, les progrès dans le programme de vaccination et la perspective d’un plan de soutien budgétaire sans précédent de 1 900 milliards de dollars (1 595 milliards d’euros), qui sera vraisemblablement suivi dans l’année d’un plan de relance du même ordre de grandeur, ont mis sous anabolisants les anticipations de croissance économique. Les marchés obligataires ont donc commencé à se détériorer, et côté actions, la surperformance des secteurs cycliques s’est accentuée pour les plus favorisés par ce moment du cycle, comme le secteur financier, l’énergie et les matériaux. Nous en sommes là et, dès lors, deux scénarios principaux se présentent pour la suite du cycle.

Le premier scénario est celui du basculement inexorable vers la troisième phase classique d’un cycle, celle où l’économie produit ses propres antidotes aux risques de surchauffe : une hausse des taux d’intérêt obligataires (éventuellement conjuguée à une hausse des taux directeurs des banques centrales) qui agit comme un ralentisseur de la croissance et de l’inflation.

 

Pendant cette période la hausse des taux d’intérêt conjuguée au ralentissement économique constitue un cocktail peu engageant à la fois pour les investisseurs obligataires et actions. C’est le moment où il est bien difficile de faire mieux que des liquidités précieusement conservées à l’abri des caprices du marché. « Cash is king » (« l’argent liquide est roi ») est typiquement le mot d’ordre pendant cette phase. C’est par exemple la situation à laquelle ont été confrontés les investisseurs en 2018. 

Mais l’année 2021 ne laisse-t-elle pas la place à un autre scénario ?

Ne peut-on considérer que « cette fois, c’est différent » ? En effet, le volontarisme des pouvoirs publics est sans précédent. L’administration Biden n’est-elle pas ainsi à l’aube de la mise en place d’un régime de croissance tiré par des dépenses publiques durablement hors normes, bien davantage guidées par l’impératif sociétal de réduire des inégalités ayant atteint des niveaux explosifs, que contraintes par le souci orthodoxe d’équilibre des finances publiques ?

Dans ce cas, la volonté politique pourrait être plus forte que les ralentisseurs des taux d’intérêt, a fortiori si les banques centrales continuent de contrôler ces derniers, et la croissance pourrait peut-être atteindre la fameuse « vitesse d’échappement », capable d’éviter la rechute (au moins pour quelque temps) dans la phase de ralentissement, à la façon dont un satellite atteint la vitesse suffisante pour quitter sa trajectoire orbitale ?

Ce scénario, qui repose sur des hypothèses très fortes et de nature politique, est difficile à concevoir aujourd’hui. Mais il ne peut être totalement exclu tant l’agenda politico-économique, en tout cas aux Etats-Unis, évoque davantage aujourd’hui l’emballement des dépenses budgétaires de la fin des années 1960 que la brève relance de 2016.

 

Devant une telle incertitude, la solution d’une classique diversification réductrice de risques peut être tentante pour les investisseurs. 

Mais une autre approche mérite d’être envisagée, consistant à détenir en portefeuille des actifs positionnés aux deux extrêmes de l’alternative : d’un côté des valeurs très cycliques, idéalement placées pour profiter du scénario d’une croissance qui atteindrait sa « vitesse d’échappement » ; d’un autre côté des valeurs à très forte visibilité, ainsi même que de simples liquidités, pour amortir le risque d’une piteuse retombée sur terre. Ce type de construction de portefeuille [investir sur les extrêmes] est connu sous le nom de « barbell » dans le jargon des marchés. Il fait partie de la panoplie des outils de gestion des risques reconnus en période de grande incertitude.

 

Didier Saint-Georges(Membre du comité d’investissement stratégique de Carmignac) 

États-Unis. La bourse doit aussi prendre en compte la responsabilité sociale environnementale

États-Unis. La bourse doit aussi prendre en compte la responsabilité sociale environnementale

 

C’est en tout cas ce qu’affirme l’autorité de régulation des marchés boursiers.

 

La présidente en exercice de l’autorité de régulation des marchés boursiers américains, la SEC, a loué ce lundi les vertus des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), réfutant l’idée que ces derniers étaient un frein à la bonne santé financière des entreprises.

Parmi les initiatives visant à faire pression sur les compagnies récalcitrantes, la SEC a créé début mars un groupe de travail chargé de «détecter des comportements fautifs liés à la politique climatique et aux normes ESG» ((environnementaux, sociaux et de gouvernance),), a rappelé Allison Herren Lee.

La SEC a multiplié ces derniers mois les annonces soulignant son engagement en faveur d’une finance responsable.

Cette ligne devrait être poursuivie par Garry Gensler, le candidat de la Maison Blanche pour prendre les rênes de cette agence fédérale et dont la nomination doit être approuvée par le Sénat.

Reste que les républicains sont très sceptiques sur ces annonces de l’autorité des marchés boursiers qu’il considèrent davantage comme médiatiques que comme opérationnels.

Bourse : nouveau Casino des boursicoteurs ?

Bourse : nouveau Casino des boursicoteurs ?

 

Un article du Wall Street Journal évoque le phénomène des boursicoteurs qui prennent les institutionnels la bourse  à leur propre jeu de la spéculation.

 

Sur WallStreetBets, la frénésie a ses recettes. Pour chaque action qui s’envole — comme celles de GameStop et d’AMC Entertainment Holdings —, beaucoup d’autres titres mis en avant sur le forum de Reddit ne parviennent pas à décoller.

L’analyse par le Wall Street Journal de millions de messages sur WallStreetBets, des résultats des entreprises les plus citées chaque mois et des entretiens avec des boursicoteurs permet de révéler ce qui fait s’envoler un titre.

Les exemples de paris gagnants présentent souvent des points communs avec les actions sélectionnées par les traders professionnels : les entreprises paraissent sous-valorisées si l’on se réfère à certains indicateurs et disposent de leviers à court terme pour améliorer leur activité ou a minima susciter de l’effervescence

Les actions qui ont le plus de chances de connaître le succès affichent généralement un prix bas, dans la majeure partie des cas inférieur à 25 dollars l’action, et ont des volumes d’échanges faibles. Ces petits prix permettent aux petits boursicoteurs d’accumuler plus facilement des titres et peuvent parfois être le signe de faibles valorisations. Les prix des actions peu négociées sur le marché peuvent plus facilement être poussés à la hausse ou à la baisse que celles qui le sont plus.

Les titres des grandes sociétés dont le cours et le nombre d’actions sont élevés — comme Apple, qui était la troisième entreprise la plus mentionnée l’année dernière — ne sont globalement pas influencés par ce qui se passe sur le forum, selon Hudson Cashdan, co-fondateur de TopStonks.com, un site web qui suit les titres cités sur Reddit.

Les exemples de paris gagnants présentent souvent des points communs avec les actions sélectionnées par les traders professionnels : les entreprises paraissent sous-valorisées si l’on se réfère à certains indicateurs et disposent de leviers à court terme pour améliorer leur activité ou a minima susciter de l’effervescence.

L’argumentaire de vente est également important. Les investisseurs avisés fixent des objectifs de rendement prudents, choisissent des entreprises à risques qui peuvent générer du buzz et transforment les informations techniques en arguments sous formes de mème prêts à être repris sur le forum.

La plupart des utilisateurs du site « ne sont que des parieurs », estime Chris Maresca, un directeur de la conformité de 24 ans avec une formation en comptabilité qui a repéré et promu AMC avant tout le monde sur le forum. Il précise qu’il ne faut pas trop entrer dans les détails, « il faut faire comme si ça allait bien marcher ».

L’élément déclencheur pour GameStop a eu lieu en janvier, lorsque le co-fondateur de Chewy, Ryan Cohen, a rejoint le conseil d’administration de la société pour guider sa transition vers le numérique. Plus d’un an plus tôt, le Redditor (nom donné aux utilisateurs de Reddit) Keith Gill, connu sous le pseudo de DeepF-Value, avait commencé à en faire la publicité. Les actions des sociétés de cannabis et de cryptomonnaies avaient également fait l’objet d’une campagne de promotion similaire avant que les événements politiques et la couverture médiatique positive ne fassent monter en flèche le prix de leurs actions.

Les titres fortement vendus à découvert comme ceux de GameStop n’avaient pas suscité un vif intérêt sur le site avant cette année. L’une des raisons pour lesquelles elles ont pris leur envol est la hausse des prix des actions qui oblige les vendeurs à découvert à en acheter pour limiter leurs pertes, ce qui renforce la dynamique haussière.

Voici comment certains titres ont décollé… contrairement à d’autres.

BlackBerry

L’action BlackBerry ne présentait aucun signe susceptible de la faire s’envoler grâce à un engouement sur les réseaux sociaux. Le titre était resté dans un range pendant la majeure partie de l’année 2020, sans jamais dépasser 10 dollars.

L’entreprise, qui concentre désormais son activité sur les logiciels et les services de sécurité, a annoncé en décembre un nouveau partenariat avec Amazon. Ses actions ont alors commencé à grimper. Cette situation a attiré l’attention d’Albert Pariente-Cohen, 26 ans, qui a publié son analyse sur la société sur le forum WallStreetBets de Reddit le 6 janvier.

« Tout ce à quoi vous pensez de Blackberry en ce moment est faux », a écrit M. Pariente-Cohen. Il affirme être parvenu à inciter les autres utilisateurs à acheter le titre grâce à ses recherches et aux termes simples utilisés dans son post.

« Mon message était un peu simpliste, mais le but de cette vulgarisation était de toucher ces personnes. Vous n’allez pas parler à un gars qui travaille chez Pizza Hut de la même façon qu’à quelqu’un qui a la cinquantaine », précise M. Pariente-Cohen, chef de produit chez American Express.

Son discours a fonctionné, à la fois pour le titre et lui. Le 27 janvier, les actions BlackBerry ont atteint un sommet de 28,77 dollars en intraday. Les 5 900 dollars qu’il avait misés en actions et en options valaient alors 51 000 dollars.

Le catalyseur des cryptomonnaies

Les facteurs qui ont fait monter les actions cette année sont à l’œuvre depuis un certain temps. En 2017, alors que les prix des cryptomonnaies étaient en hausse, les Redditors ont commencé à discuter de Riot Blockchain et de Marathon Patent Group, deux sociétés cotées en Bourse qui minent des cryptomonnaies.

Cet automne-là, le titre Marathon avait chuté de plus de 90 % et s’échangeait bien au-dessous de 10 dollars. Des posts, effacés depuis, montrent qu’un membre, qui avait publié de nombreux messages précis, a alors annoncé que la société allait procéder à un regroupement d’actions pour faire monter les cours. Lorsque la prédiction s’est révélée exacte, le titre a commencé à grimper en flèche et s’est envolé parallèlement aux prix des cryptomonnaies.

Lorsque ces dernières ont trouvé un second souffle en 2020, un fil de discussion crée en novembre a incité les Redditors à miser sur ces entreprises. Selon lui, leurs actions allaient grimper en même temps que les cryptomonnaies, comme en 2017. « Nous allons jouer avec ces entreprises », a écrit l’auteur du post, ajoutant : « Du moins, c’est comme ça que ça a fonctionné la dernière fois. »

La valeur des titres Riot Blockchain et Marathon Patent ont au minimum quadruplé à la suite d’une frénésie de messages de Redditors se vantant de rendements d’environ 3 000 %.

AMC

Le jour de l’an, M. Maresca a demandé aux Redditors d’investir dans AMC Theatres. « Oui, ils sont endettés, oui, ils vont très mal », a-t-il reconnu au cours d’une interview. « Mais peut-être qu’ils peuvent passer l’année, sortir du pétrin et que leurs actions vont flamber. »

M. Maresca, qui a étudié la comptabilité à l’université et travaille pour une entreprise basée en Californie qui cultive du cannabis, s’attendait à ce qu’AMC dépose le bilan ou cherche un investisseur puissant, comme Walt Disney, susceptible de trouver un attrait aux actifs de la plus grande chaîne de cinéma du pays, a-t-il déclaré.

« L’idée derrière ce pari est que toute nouvelle positive pour AMC pouvait facilement faire doubler le prix de son action », estimait-il dans son message désormais supprimé.

Il a été le premier sur WallStreetBets à suggérer d’investir dans la chaîne de cinémas en difficulté. Mais, pour cela, il ne s’était pas intéressé aux importantes positions courtes prises par les fonds spéculatifs, qui ont déclenché une réaction hostile des boursicoteurs et fait monter le titre à près de 20 dollars.

Le message de M. Maresca a suscité un vif intérêt sur le forum et l’action AMC est passée de 2 à 5 dollars au milieu du mois dernier. Puis, lorsque les actions de GameStop se sont envolées, les Redditors à la recherche d’autres actions sur lesquelles les fonds spéculatifs avaient pris d’importantes positions courtes se sont penchés sur le cas de la chaîne de cinémas.

« En me basant sur les aspects fondamentaux et techniques, je n’imaginais pas un seul instant que ce serait un jeu de couvertures forcées de positions à découvert », a reconnu M. Maresca. « J’ai acheté du AMC à 2 dollars, puis j’ai vendu des options d’achat à 5 dollars et là, c’est devenu de la folie. Ça n’aurait jamais dû monter à 20 dollars. »

Virgin Galactic

Les actions Virgin Galactic étaient en hausse au début de l’année, mais, sur Reddit, les avis des boursicoteurs étaient partagés sur la société spatiale. Certains estimaient que le titre pourrait s’envoler après la conférence sur les résultats ; d’autres s’inquiétaient de son bilan comptable.

« Si vous voulez devenir un mème ici et investir en mode Yolo jusqu’à la conférence de résultats de février dans l’espoir que le titre double de nouveau, c’est carrément faisable », a écrit un membre fin janvier.

Moins d’un mois plus tard, Park West Asset Management a révélé avoir acquis 4,25 millions d’actions de la société — ce que les dépôts réglementaires ont confirmé —, effaçant du même coup une partie des doutes sur la société. Le cours de l’action a grimpé à 33,87 dollars grâce à l’afflux de traders. Virgin Galactic a été la troisième société cotée le plus mentionnée sur WallStreetBets en janvier et la deuxième en février, selon les données de TopStonks.com.

Paris perdus

Si WallStreetBets a enregistré plusieurs succès en misant sur des actions trouvées hors des sentiers battus, il a, en revanche, eu du mal à faire s’envoler les titres plus en vue. Le 2 octobre 2020, un Redditor a jugé que le moment était idéal pour acheter des actions de la société de paris sportifs DraftKings. « De plus en plus d’Etats légalisent les jeux d’argent et l’opinion publique est plus favorable à ce secteur. Par ailleurs, le sport virtuel se développe de manière globale, et je pourrais citer encore mille autres arguments. Que dire de plus ? », pouvait-on lire dans le message.

DraftKings a été le 13e nom de société cotée le plus cité sur WallStreetBets en octobre, selon les données de TopStonks.com, mais son cours boursier avait alors également atteint un niveau record. A la fin du mois, ses actions avaient quasiment chuté de moitié.

Les boursicoteurs ne sont pas parvenus non plus à stimuler les actions Rocket Companies. Selon TopStonks.com, il s’agissait du 15e nom de société cotée le plus mentionné en octobre et sa valorisation a également gonflé au début du mois. Après sa baisse, un de ses défenseurs a déclaré que c’était « le début d’un glorieux envol vers les cieux ». Le titre n’a depuis cessé de chuter.

Cotées depuis peu, ces deux entreprises étaient très suivies et les volumes d’échanges de leurs actions tout comme leur valorisation relativement élevés. Ces facteurs se sont avérés difficiles à appréhender pour les boursicoteurs.

Méthodologie

Pour déterminer la performance sur le marché des actions qui ont fait l’objet de nombreuses discussions sur WallStreetBets, le WSJ a pris en compte les 15 noms de sociétés cotées les plus mentionnés chaque mois en 2020, selon TopStonks.com. Ensuite, il a examiné les messages sur les sociétés qui ont été étiquetées comme faisant l’objet d’une étude particulière et qui détaillent pourquoi une action vaut la peine d’être achetée. Cela a donné 171 candidats.

Le WSJ a ensuite identifié le prix de clôture des actions mentionnées dans les messages ayant rencontré un franc succès le jour de leur publication et a calculé leur performance sur trente jours. Les actions qui répondaient aux critères pendant plusieurs mois ont été analysées sur toutes les périodes. Les actions non étiquetées comme ayant fait l’objet d’une étude particulière n’ont pas été incluses.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Grégoire Arnould)

Finances-La Bourse de Londres passe derrière Amsterdam

Finances-La Bourse de Londres passe derrière Amsterdam

 

Récemment les autorités boursières de Londres se sont inquiétées des futures relations avec le reste de l’union économique souhaitant  qu’une collaboration ne remette pas en cause le rôle de la bourse britannique. Une sorte de politique de la main tendue. Cette déclaration montre  en réalité les inquiétudes des milieux londoniens vis-à-vis du scénario Johnson. Ce dernier envisageait en effet qu’après le brexit, le  Royaume uni deviendrait en quelque sorte une sorte de Singapour sur Tamise avec toujours un rôle toujours primordial de la bourse de Londres. Or les échanges commerciaux espérés ne sont pas au rendez-vous car les importations évitent pour une part désormais les ports britanniques quand ils sont à destination de l’union européenne (essentiellement pour des questions de complexification des procédures administratives). En ce qui concerne les marchés financiers la bourse d’Amsterdam domine désormais Londres.

En effet bourse d’Amsterdam a enregistré 9,2 milliards d’euros d’échanges d’actions par jour, contre 8,6 milliards pour Londres le mois dernier. 

À titre de comparaison, l’an dernier, Londres réalisait pour 17,5 milliards d’euros d’échanges quotidiens, suivie par Francfort avec 5,9 milliards, Amsterdam n’arrivant alors qu’en sixième position avec 2,6 milliards, selon des données de CBOE, opérateur de marché présent à la fois à Londres et Amsterdam. De même que le London Stock Exchange, qui a ouvert aux Pays-Bas une filiale baptisée Turquoise pour traiter les transactions en euros.

États-Unis : hausse de la bourse mais baisse du moral des ménages

États-Unis : hausse de la bourse mais baisse du moral des ménages

 

Aux États-Unis pendant que la bourse flambe, le climat des ménages refroidit. Le moral des ménages américains a subi en février une dégradation inattendue, montrent vendredi les premiers résultats de l’enquête mensuelle de l’Université du Michigan.

 

Son indice de confiance a reculé à 76,2 après 79,0 en janvier alors que les économistes et analystes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre en hausse à 80,8 et que l’estimation la plus basse le donnait à 78,0.

 

La composante du jugement des consommateurs sur leur situation actuelle a légèrement diminué à 86,2 après 86,7 le mois précédent.

 

Celle des perspectives a reculé plus nettement, à 69,8 contre 74,0.

La Bourse de Londres passe derrière Amsterdam

La Bourse de Londres passe derrière Amsterdam

 

Récemment les autorités boursières de Londres se sont inquiétées des futures relations avec le reste de l’union économique souhaitant  qu’une collaboration ne remette pas en cause le rôle de la bourse britannique. Une sorte de politique de la main tendue. Cette déclaration montre  en réalité les inquiétudes des milieux londoniens vis-à-vis du scénario Johnson. Ce dernier envisageait en effet qu’après le brexit, le  Royaume uni deviendrait en quelque sorte une sorte de Singapour sur Tamise avec toujours un rôle toujours primordial de la bourse de Londres. Or les échanges commerciaux espérés ne sont pas au rendez-vous car les importations évitent pour une part désormais les ports britanniques quand ils sont à destination de l’union européenne (essentiellement pour des questions de complexification des procédures administratives). En ce qui concerne les marchés financiers la bourse d’Amsterdam domine désormais Londres.

En effet bourse d’Amsterdam a enregistré 9,2 milliards d’euros d’échanges d’actions par jour, contre 8,6 milliards pour Londres le mois dernier. 

À titre de comparaison, l’an dernier, Londres réalisait pour 17,5 milliards d’euros d’échanges quotidiens, suivie par Francfort avec 5,9 milliards, Amsterdam n’arrivant alors qu’en sixième position avec 2,6 milliards, selon des données de CBOE, opérateur de marché présent à la fois à Londres et Amsterdam. De même que le London Stock Exchange, qui a ouvert aux Pays-Bas une filiale baptisée Turquoise pour traiter les transactions en euros.

Natixis sort de la bourse

Natixis sort de la bourse

Sans doute une conséquence d’une chute  de son cours de l’ordre de 30 % en 2020 mais aussi de divergences stratégiques sur l’orientation de la banque. Natixis sera donc en effet rachetée totalement par BPCE, son actionnaire majoritaire .

BPCE explique que cette opération s’inscrit dans le cadre de « la préparation de son plan stratégique » et qu’elle lui permettra de « se doter d’une manœuvrabilité stratégique nouvelle et d’un cadre de fonctionnement simplifié » :

« Ce plan qui sera annoncé en juin portera la dynamique de développement de chacun des trois métiers du Groupe, la Banque de Proximité et Assurance, la Gestion d’actifs et de Fortune et la Banque de Grande Clientèle », est-il ajouté dans ledit communiqué.

 

Natixis, quatrième banque cotée de l’Hexagone derrière BNP Paribas, Crédit agricole SA et Société générale, avait demandé la suspension de la cotation de ses actions à partir de ce mardi. À la clôture lundi, elle affichait une capitalisation totale de 11,65 milliards d’euros.

Bourse en hausse : une pseudo anticipation

Bourse en hausse : une pseudo anticipation

Klaas Knot, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE,) s’efforce d’expliquer la trop forte valorisation des valeurs boursières fondée sur l’espoir d’une sortie de crise permise par le vaccin.

Une explication un peu douteuse dans la mesure où lui-même doute de la reprise en 2021. Sans doute ce représentant de la banque centrale européenne veut-il sous-estimer les risques d’éclatement d’un éventuel krach boursier et au-delà d’une éventuelle déstabilisation du système financier.

“Nous voyons assurément des valorisations élevées”, a dit le gouverneur de la banque centrale néerlandaise dans une interview à la télévision publique. “Les marchés d’actions pourraient être en train d’anticiper le déploiement des vaccins et la réouverture des économies.”

“Les taux d’intérêt sont bas, ce qui est important pour les valorisations et qui conduit à des cours plus élevés”, a-t-il ajouté. Le problème pourrait être ailleurs à savoir que les investisseurs traditionnels ont poussé les feux avant la diffusion vers avril deux résultats financier des entreprises assez décevant et qui provoqueront nécessairement un mouvement à la baisse.

Il s’est dit d’ailleurs “prudemment optimiste” sur les chances d’une reprise d’ici la fin de l’année, lorsque la vaccination permettra de mettre fin aux confinements. “2021 aura probablement deux visages”, a-t-il ajouté.

Bourse de Londres : des SPAC pour contourner les contraintes européennes

Bourse de Londres : des SPAC pour contourner les contraintes européennes

L’ingénierie boursière fait des miracles pour contourner les règles. Ainsi se développent  les SPAC surtout maintenant à Londres afin de contourner les contraintes de l’union européenne.

Un SPAC est une société sans activité opérationnelle dont les titres sont émis en Bourse pour une durée limitée dans le but de réaliser une ou plusieurs acquisitions dans un secteur particulier.

La bourse de Londres a donc officiellement déclaré qu’elle entendait développer le recours aux SPAC pour préserver le rang mondial de la capitale britannique. “

Des SPAC dans l’intérêt est aussi grandissant aux États-Unis.

Un SPAC est une société sans activité opérationnelle dont les titres sont émis en Bourse pour une durée limitée dans le but de réaliser une ou plusieurs acquisitions dans un secteur particulier.

Paris et Stockholm s’intéressent de plus en plus aux SPAC, devenus les véhicules d’investissement les plus populaires à Wall Street l’année dernière.

L’entrepreneur des télécoms Xavier Niel et le banquier Matthieu Pigasse ont lancé l’an dernier un deuxième “SPAC” en France, associés au distributeur Moez-Alexandre Zouari, destiné à mener des acquisitions dans la production et la distribution de biens de consommation durable.

Xavier Niel et Matthieu Pigasse avaient déjà lancé le premier SPAC français en 2016 dans le secteur de l’audiovisuel, devenu depuis le groupe Mediawan.

Une revue en cours des règles de cotation en Grande-Bretagne, soutenue par le gouvernement, devrait donner lieu à une série de recommandations le mois prochain, censées aider Londres à mieux concurrencer New York mais aussi les places poussière européennes.

Bourse– vente à découvert : les particuliers font plonger les spéculateurs !

Bourse– vente à découvert : les particuliers font plonger les spéculateurs !

Les spéculateurs pris à revers par les particuliers. Des spéculateurs spécialisés dans la vente à découvert qui consiste non pas à vendre quand les cours sont hauts  mais l’inverse quand les cours sont bas puisque le paiement à découvert–est effectué plus tard. Ce que rappelle un article de l’Opinion ( résumé

 

 

En quelques jours, une bande de boursicoteurs mobilisés sur les réseaux sociaux et les forums de discussion a mis à genoux des poids lourds de la finance, experts de la vente à découvert (« short »). Ces investisseurs engagés dans des stratégies baissières empochent le jackpot quand le cours d’une action chute. Ce que pariaient certains d’entre eux pour la chaîne américaine de jeux vidéo GameStop (Micromania), en difficulté.

C’était sans compter la révolte des « petits ». En organisant un puissant mouvement d’achat d’actions, ils ont fait s’enflammer le cours de GameStop, contraignant les investisseurs « short » à se racheter en catastrophe pour limiter leur perte. Ce « short squeeze », qui a fait s’enflammer le cours de 740 % en quelques jours (+ 1 000 % depuis la mi-janvier), leur coûte finalement très cher : les vendeurs à découvert ont perdu 3,3 milliards de dollars sur GameStop cette année, chiffre la société S3 Partners.

Parmi les victimes se trouvent de nombreux hedge fonds. « L’euphorie se cristallise aujourd’hui sur quelques entreprises mais le rebond des valeurs très “shortées” a débuté il y a environ dix mois, juste après le krach provoqué par la pandémie, constate Alexandre Baradez, stratégiste chez IG Markets. Dès le second semestre, la hausse a commencé à être injustifiée, déconnectée de l’histoire de ces sociétés. » Et de citer la flambée de plus de 200 % de l’indice Refinitiv, qui retrace le parcours d’une soixantaine de valeurs américaines les plus massivement vendues à découvert. La société d’analyse Ortex estime d’ailleurs à plus de 70 milliards de dollars les pertes accumulées par l’ensemble des positions de vente à découvert sur les sociétés cotées à Wall Street. Ceux qui ne jettent pas l’éponge, comme Melvin Capital, doivent payer des appels de marge.

Aux Etats-Unis comme en Europe, le confinement a rivé une partie de la population devant son ordinateur, et suscité un véritable engouement pour la Bourse, version 3.0 : à un journaliste de Bloomberg, un vétéran des marchés (plus de trente ans d’expérience au compteur) raconte qu’il passe aujourd’hui davantage de temps dans les chat rooms qu’à décortiquer les fondamentaux des entreprises dans lesquelles il investit.

Néanmoins, lui qui a déjà vécu des krachs sait sans doute qu’à plus de 400 dollars en séance jeudi – elle en valait 18 début janvier – l’action GameStop ressemble à une bulle sur le point d’exploser. Une menace que les plus fougueux balaient d’un revers de la main. Les vendeurs à découvert perdent aujourd’hui beaucoup d’argent. Ils ne seront pas les seuls.

D’un certain côté il y a une logique care la bourse ne rend nullement compte de la valeur réelle des entreprises laquelle ne peut évidemment évoluer chaque jour. La bourse demeure une sorte de casino mais aujourd’hui il y a de nouveaux joueurs ! (NDLR)

Bourse : L’explosion des IPO

Bourse : L’explosion des IPO

Une possible bulle des introductions publiques en bourse entre parenthèses (IPO)  alors que la récession fait rage, les introductions en Bourse se multiplient et pourraient atteindre le niveau de la bulle Internet des années 2000

L’assurance en ligne SelectQuote a fait son entrée au NYSE en mai. Cette année, plus de 235 entreprises ont été introduites à Wall Street. Un chiffre qui se rapproche du record de 2000, où 439 IPO avaient été enregistrées.

Les IIPO l’abréviation d’Initial Public Offering, ou introduction en bourse en français, et permet la cotation des actions d’une société sur un marché boursier. Elle pourrait enfler comme la grenouille et même éclater compte tenu du succès qu’elle rencontre. ( article du Wall Street Journal)

 

Avant une IPO, une société est considérée comme privée car ses actions ne sont disponibles qu’aux investisseurs impliqués dès la création. Après une IPO, l’acquisition d’actions est ouverte au grand public. C’est pourquoi les IPO sont aussi connues sous le nom de ‘flottement’. On peut également dire que la société ‘devient publique’.

Lorsqu’une société entreprend une IPO, elle cote un certain nombre d’actions sur une place boursière pour effectuer une levée de capital. Les IPO représentent l’une des nombreuses façons pour une entreprise d’augmenter son capital, avec d’autres alternatives populaires comme trouver des investisseurs importants, le crowfunding ou en utilisant les bénéfices non distribués.

Beaucoup d’entreprises sont en difficulté. Des millions d’Américains sont au chômage. Mais à Wall Street, les introductions en Bourse s’enchaînent et 2020 pourrait être le meilleur millésime de l’histoire.

Entre début janvier et mercredi dernier, les nouvelles cotations ont permis de lever près de 95 milliards de dollars, selon le fournisseur de données Dealogic. Exception faite de 2014, ce chiffre dépasse d’ores et déjà les montants annuels levés depuis la bulle Internet des années 2000. Et le record de 2014 ne tient qu’à un fil : cette année-là, les IPO avaient rapporté 96 milliards de dollars, dont un quart à Alibaba Group Holding.

Banquiers, avocats et dirigeants d’entreprises : tous estiment que si la frénésie se poursuit, 2020 éclipsera 1999 et 2000, deux années pendant lesquelles les investisseurs avaient déversé des milliards de dollars dans les valeurs d’Internet avant que ces dernières n’essuient un krach en bonne et due forme.

La voracité est à nouveau de mise : pour leurs premiers pas sur le marché, les IPO de 2020 ont gagné 22 %, ce qui ne s’était plus produit depuis vingt ans. En moyenne, les actions cotées cette année ont grimpé d’environ 24 % par rapport à leur prix d’introduction.

Jamais le marché des introductions en Bourse n’avait été aussi décorrélé de l’état de l’économie américaine. La pandémie de coronavirus a précipité les entreprises dans l’abîme et fait atteindre un niveau record au chômage au printemps. Elle a aussi provoqué un changement de cap de l’économie : la technologie étant devenue indispensable au travail, à l’enseignement et aux communications quotidiennes, la valorisation des entreprises qui y sont liées a explosé. Par ailleurs, la faiblesse des taux d’intérêt pénalisant les rendements des investissements traditionnellement considérés comme sûrs (les obligations notamment), les investisseurs cherchent à gagner de l’argent par d’autres moyens.

Cette année, plus de 80 % des sommes levées lors des introductions en Bourse sont allées à la santé, la technologie et les « blank-check companies », des entreprises sans activité dont l’objectif est d’acheter une société non cotée et de l’introduire en Bourse. Selon Dealogic, le marché des IPO n’avait plus été aussi concentré depuis 2007, année où, à la veille de la crise financière, les introductions en Bourse de banques et autres établissements de crédit avaient submergé le marché.

Plus de 235 entreprises ont fait leur entrée à Wall Street cette année, toujours selon le fournisseur de données, un chiffre qui se rapproche du record de 2000, où 439 IPO avaient été enregistrées. Airbnb et Palantir Technologies, qui rejoindront la Bourse après de nombreuses années loin d’elle, devraient bientôt venir s’ajouter à la liste.

Signe de l’engouement : Warren Buffett, l’investisseur le plus célèbre des Etats-Unis, participe au mouvement alors qu’il est connu pour son peu de goût pour les start-up.

Berkshire Hathaway, sa société d’investissement, a acheté pour environ 735 millions de dollars d’actions Snowflake, un spécialiste de l’hébergement des données, lors de son introduction en Bourse. Le 16 septembre, premier jour de leur cotation, les actions ont clôturé à plus de 250 dollars pièce, plus de deux fois leur prix d’introduction, plaçant l’entreprise au premier rang des IPO technologiques de l’année. A la clôture, Snowflake valait 70,4 milliards de dollars et la participation de Berkshire, 1,6 milliard de dollars.

Cet incroyable dynamisme contraste avec le marasme de ces dernières années, quand les spécialistes du capital-risque et les PDG prononçaient l’oraison funèbre des introductions en Bourse. Pendant plus d’une décennie, les entreprises avaient préféré se tourner vers le marché hors cote pour lever des fonds, une option rendue possible par l’existence de gigantesques fonds d’investissement, dont le Vision Fund de SoftBank Group et ses 100 milliards de dollars de force de frappe. En restant loin de la Bourse, les start-up n’avaient pas besoin de satisfaire aux exigences réglementaires ni de répondre aux questions des détenteurs d’actions. En 2016, les IPO et leurs investisseurs ont levé moins de 25 milliards de dollars.

Mais aujourd’hui, c’est l’inverse : les entreprises redoutent de rester trop longtemps loin des places financières. Les difficultés d’Uber et Lyft n’y sont d’ailleurs pas étrangères. De leur côté, changeant leur fusil d’épaule, les investisseurs apprécient les entreprises à forte croissance et valorisation élevée qui sont rares hors cote. Une nouvelle stratégie est donc en train d’émerger : lancer une introduction en Bourse une fois l’entreprise un peu plus mature mais avant que la trajectoire de croissance ne ralentisse.

Le marché est moins extatique qu’il ne l’était pendant la bulle Internet. A l’époque, les investisseurs finançaient sans compter des start-up du Web telles que Pets.com, qui a brûlé toute sa trésorerie avant de faire faillite en quelques mois et de provoquer de gros dégâts sur le marché boursier. Pourtant, des entreprises qui avaient renoncé à se coter en 2020 finissent par vouloir se lancer, espérant surfer sur la vague d’optimisme. D’autres envisagent de faire leur premier pas en Bourse au premier semestre 2021.

Quasiment inchangé depuis les années 1980, le processus d’introduction en Bourse a lui aussi évolué.

« C’était au départ un ballet très codifié », explique Bennett Schachter, responsable des solutions de financement alternatif chez Morgan Stanley. En règle générale, il fallait réaliser plusieurs tours de table, puis potentiellement un placement privé auprès d’investisseurs présélectionnés, un autre tour de table auprès d’investisseurs travaillant surtout avec des sociétés cotées, puis venait enfin l’heure de l’IPO. « Aujourd’hui, il y a de plus en plus d’autres solutions très bien acceptées », ajoute-t-il.

Les blank-check companies se sont ainsi multipliées cette année : se présentant comme une alternative aux IPO traditionnelles, elles représentent plus de 40 % des fonds levés cette année, contre 9 % en moyenne sur la dernière décennie, selon Dealogic.

Kevin Hartz, cofondateur d’Eventbrite, fait partie des premiers à avoir investi dans Airbnb, Uber et Pinterest. Cette année, il a décidé de lancer sa propre blank-check company.

Il raconte qu’il a rencontré ses banquiers mi-juin pour leur parler de ses projets. Moins de quinze jours plus tard, il déposait son dossier auprès de la SEC, l’autorité des marchés financiers américains. Son entreprise est entrée en Bourse fin juillet. Moins de 60 jours après avoir été reçu par ses banquiers, Kevin Hartz avait levé 200 millions de dollars et contacté les fondateurs d’entreprises avec lesquelles il souhaiterait fusionner. Il se dit étonné de la vitesse à laquelle son idée de blank-check company (aussi appelée société d’acquisition à vocation spécifique, ou SPAC) est devenue réalité.

« Les SPAC pourraient finir par s’imposer », affirme-t-il, soulignant que l’un des principaux avantages pour leurs fondateurs réside dans le fait que, dans le cas des fusions inversées, la start-up génère des bénéfices et peut offrir des prévisions de croissance à ses actionnaires, ce qui n’est pas possible avec une IPO classique.

Autre option pour les entreprises désireuses d’ouvrir leur capital : s’introduire en Bourse par une cotation directe, c’est-à-dire en vendant les actions existantes que détiennent leurs salariés et leurs investisseurs, qui peuvent de leur côté monétiser leur participation. Cette technique permet d’économiser les frais facturés par les banques d’investissement qui souscrivent l’IPO, mais pas de lever des fonds supplémentaires.

Palantir, spécialiste du big data cofondé par le milliardaire Peter Thiel, finalisera son introduction directe d’ici quelques jours, signant l’une plus grosses IPO de l’année : elle devrait lever quelque 22 milliards de dollars. Le développeur de logiciels Asana envisage de faire la même chose.

Avant Palantir, seules deux sociétés avaient choisi d’entrer en Bourse de cette manière. La première, Spotify Technology, cotée depuis 2018, a passé l’essentiel de ses deux premières années en Bourse en dessous de son premier cours de clôture. Mais depuis le printemps, ses actions se sont envolées. La seconde, Slack Technologies, dont l’IPO date de 2019, n’a pas encore réussi à repasser au-dessus de ce niveau.

Airbnb, l’autre grand nom censé arriver à Wall Street cette année, a également envisagé une introduction directe. Mais le spécialiste de la location de logements a changé d’avis après que la pandémie a contraint ses dirigeants à lever des fonds supplémentaires, ont rapporté des sources proches du dossier. Le porte-parole d’Airbnb n’a pas souhaité commenter.

Les règles pourraient toutefois bientôt changer. Fin août, malgré l’opposition de certains investisseurs, les régulateurs ont validé la proposition de la Bourse de New York, qui suggérait d’autoriser les entreprises à lever des fonds supplémentaires même en cas de cotation directe. Cette possibilité serait une excellente nouvelle pour les entreprises et rendrait les cotations directes encore plus intéressantes, selon des sources proches du dossier. Nasdaq a fait la même proposition.

« Il y a eu plus d’innovations ces deux dernières années qu’en deux décennies, estime Stacey Cunningham, président de la Bourse de New York. Le marché des IPO connaît une véritable renaissance. »

Les mesures de distanciation sociale ont elles aussi joué un rôle majeur. En général, le roadshow qui précède une introduction en Bourse dure entre huit et dix jours, pendant lesquels les dirigeants de l’entreprise parcourent le monde et courtisent les investisseurs potentiels dans des salles de conférence. Ces événements sont désormais plus rapides et entièrement virtuels, ce qui permet à davantage d’investisseurs de participer.

Lorsque le spécialiste de l’assurance en ligne SelectQuote a fait son entrée au NYSE en mai, il s’est contenté de quatre jours de présentations virtuelles. « Qui aurait pu penser qu’on puisse lever 350 millions de dollars en pyjama dans son salon ? », plaisante son patron, Tim Danker.

. Les revirements provoqués par la pandémie, sur le marché hors cote comme en Bourse, ont également joué un rôle favorable. Quand les Etats-Unis ont mis en place des mesures de confinement au printemps, les financements privés se sont raréfiés. Certains dirigeants ont peiné à lever les fonds au niveau de valorisation qu’ils souhaitaient. Au deuxième trimestre, le nombre de start-up réalisant des tours de table sur le marché hors cote à une valorisation inférieure au tour de table précédent a grimpé en flèche.

Le marché du financement coté, IPO incluses, a lui aussi brièvement marqué le pas début mars, mais les mesures rapidement prises par les banques centrales ont rouvert le robinet des liquidités. Fin mars, le S&P 500 est tombé à son plus bas niveau de l’année, avant que l’intervention de la Réserve fédérale (qui a acheté des obligations et permis aux entreprises de lever des fonds) et l’enthousiasme des investisseurs ne fassent rebondir les valeurs technologiques et les principaux indices. Banquiers et dirigeants d’entreprise ont profité de cet accès d’optimisme et incité les entreprises qui envisageaient une cotation au printemps à se lancer.

Pour que ces opérations se déroulent sans accroc, les entreprises et leurs banquiers ont demandé aux investisseurs institutionnels, dont T. Rowe Price Group et Fidelity Investments, de s’engager à acheter de grandes quantités d’actions, avant l’IPO ou au moment de l’entrée en Bourse. Des gérants de fonds ont expliqué au Wall Street Journal qu’après un printemps compliqué et préjudiciable pour certains de leurs portefeuilles, c’est avec joie qu’ils avaient participé aux IPO, qui ont tendance à surperformer le marché.

Les actions qui ont été cotées entre fin mai et début juin se sont envolées, ouvrant la voie à une myriade d’émissions pendant l’été. La Bourse de New York a ainsi déclaré qu’août, où le calme règne généralement sur le marché des IPO, avait été le mois le plus actif en la matière depuis octobre 2013.

Signe que la demande est cette année supérieure au nombre d’entreprises capables de s’introduire rapidement en bourse, les blank-check companies se sont multipliées depuis le printemps.

Ce type de structure existait depuis de nombreuses années, mais n’avait jamais été pris au sérieux. Sa légitimité a été renforcée, l’an passé, par l’introduction en Bourse de grands noms tels que Virgin Galactic Holdings et DraftKings, qui ont utilisé des fusions inversées et des blank-check companies.

En règle générale, leurs promoteurs sont généreusement rétribués même si l’action perd du terrain : ils obtiennent des actions représentant 20 % à 25 % du montant levé lors de l’IPO au moment de l’acquisition de la cible (certains nouveaux entrants réduisent parfois leurs marges). Pourtant, les blank-check companies cotées ne connaissent pas toujours le succès : historiquement, leurs actions se négocient en dessous de leur prix d’introduction et les opérations qu’elles réalisent n’obtiennent pas toujours l’aval des actionnaires. Les nouveaux entrants affirment qu’ils veulent faire changer les choses.

Le cas de Nikola montre que les risques n’ont pas disparu. Son IPO, réalisée par le biais d’une SPAC en 2020, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone, le département de la Justice se demandant si le constructeur de camions électriques n’a pas exagéré sa maîtrise technologique. Le porte-parole de Nikola n’a pas souhaité commenter. Les actions se sont effondrées, mais restent au-dessus du niveau qu’elles affichaient au moment de l’annonce de la fusion.

En difficulté, le spécialiste du streaming vidéo Quibi envisage une fusion inversée pour entrer en bourse, révélait lundi le Wall Street Journal.

Vivek Ranadivé n’est pas un débutant. En 1999, l’entrepreneur spécialiste de la tech a introduit sa société Tibco Software en Bourse et vu le cours de l’action doubler pendant sa première séance. Il a revendu Tibco à une société de capital-investissement en 2014, a continué d’investir dans la technologie et est devenu actionnaire majoritaire des Sacramento Kings.

En février, Vivek Ranadivé a assisté au All-Star Game de la NBA. Il y a rencontré des investisseurs qui lui ont conseillé d’avoir recours à une blank-check company. Il s’est d’abord montré sceptique.

« Une SPAC, ça n’inspirait pas confiance il y a vingt ans », explique-t-il. Puis la pandémie l’a frappé de plein fouet et le timing a semblé idéal pour une SPAC. Il s’est donc jeté à l’eau.

Cet été, Vivek Ranadivé a levé plus de 480 millions de dollars pour sa société. Il cherche désormais une cible à acheter.

Traduit à partir de la version originale en anglais

Bourse: le yo-yo va continuer

 

 

Sur les marchés boursiers le yo-yo continu alternant les périodes d’optimisme avec des périodes de grandes incertitudes notamment liées à l’évolution de la situation sanitaire. Un jour, des lobbys imaginent un net redressement de la croissance en 2021. Un autre jour, il prévoit le contraire avec un redressement pas avant 2022 voire 2023. Il est évident que toute perspective peut être mise en question tant que la crise sanitaire ne sera pas mieux maîtrisée. Pire certains variants du Coronavirus en particulier en provenance du Royaume-Uni ou d’Afrique du Sud font craindre le pire notamment des formes de reconfinementsplus ou moins généralisés. Cette alternance d’espérance et d’incertitude permet cependant de faire bouger la cote et rend possible pour les gros opérateurs des prises de bénéfices au bon moment. Mais pour 2021 au moins pendant six mois, il faudra s’habituer à ces mouvements de yo-yo d’autant que les résultats d’entreprises ne seront pas à la hauteur.

L’incertitude politique a dominé les échanges alors que les démocrates de la Chambre ont présenté une résolution visant à destituer le président américain Donald Trump, l’accusant d’incitation à l’insurrection à la suite d’une violente attaque contre le Capitole la semaine dernière.

Le Nikkei du Japon a glissé de 0,48%, le KOSPI de la Corée du Sud a chuté de 0,91% et les contrats à terme sur l’indice Hang Seng de Hong Kong ont perdu 0,54%.

Défiant la vente plus large, le S & P / ASX 200 australien a augmenté de 0,24%.

À Wall Street, le Dow Jones Industrial Average a chuté de 0,29%, le S&P 500 a perdu 0,66% et le Nasdaq Composite a baissé de 1,25%.

Les investisseurs attendent des indications sur la mesure dans laquelle les dirigeants voient un rebond des résultats 2021 et de l’économie à la suite des résultats et des conférences téléphoniques de JP Morgan, Citi et Wells Fargo vendredi.

Pendant ce temps, les rendements des bons du Trésor à plus long terme étaient à leur plus haut depuis mars avant qu’une nouvelle offre à long terme n’arrive cette semaine et sur la spéculation d’une plus grande relance budgétaire américaine alors que les démocrates auront le contrôle du Congrès et de la Maison Blanche.

«Les gens sont optimistes de voir la courbe des taux se pentifier et cela pourrait aider les spreads et les marges d’intérêt nettes pour les banques», a déclaré Hayes.

Les billets de référence à 10 ans ont chuté pour la dernière fois de 11/32 pour un rendement de 1,1443%, contre 1,107% vendredi soir.

L’écart entre les rendements des bons du Trésor à deux ans et à 10 ans a frôlé les 100 points de base pour atteindre son niveau le plus élevé depuis juillet 2017.

La hausse des taux a à son tour offert un certain soutien au dollar, qui a atteint son plus haut niveau en plus de deux semaines contre un panier de devises.

L’indice du dollar américain a augmenté de 0,256%, l’euro ayant reculé de 0,54% à 1,2152 $. Le yen japonais s’est affaibli de 0,24% par rapport au billet vert à 104,20 pour un dollar, tandis que la livre sterling s’échangeait pour la dernière fois à 1,3516 $, en baisse de 0,35% sur la journée.

Les prix du pétrole brut ont chuté, touchés par les inquiétudes renouvelées concernant la demande mondiale de carburant dans un contexte de blocage des coronavirus à travers le monde, ainsi que par l’appréciation du dollar.

Le brut américain a récemment baissé de 0,1% à 52,19 $ le baril et le Brent était à 55,61 $, en baisse de 0,68% sur la journée.

L’or au comptant sécurisé a chuté de 0,2% à 1 844,27 $ l’once. L’argent a chuté de 1,70% à 24,94 $.

Bourse : comme prévu l’Europe a suivi les États-Unis mardi

Bourse : comme prévu l’Europe a suivi les États-Unis mardi

Comme prévu l’Europe continentale a suivi la tendance des États-Unis mardi. À Paris, le CAC 40 a perdu 0,44% à 5.564,6 points et le Dax allemand a cédé 0,55%.

A la Bourse de Londres, le FTSE a gagné 0,61%, avec la hausse des valeurs pétrolières et l’annonce d’un nouveau plan de soutien aux entreprises de 4,6 milliards de livres (5,1 milliards d’euros).

L’indice EuroStoxx 50 a perdu 0,46%, le FTSEurofirst 300 a reculé de 0,33% et le Stoxx 600 de 0,19%.

Le mouvement de yo-yo qui devrait se poursuivre tout au long du premier semestre se traduit inversement par une hausse à New York Les trois indices phares de la Bourse de New York gagnaient de 0,2% à 0,5% au moment de la clôture européenne.

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