Archive pour le Tag 'bourse'

Bourse et Conjoncture: La baisse aussi du luxe

Bourse et Conjoncture: La baisse du luxe

Forte dégradation de près de 8 % de LVMH en bourse. En cause un chiffre d’affaires inférieurs aux espérances. Une situation encore largement positive mais qui constitue un indicateur sur la conjoncture mondiale affectée d’une part par la hausse des taux et par un affaiblissement économique général y compris et peut-être surtout en Chine.

LVMH a affiché un chiffre d’affaires en hausses de 9% entre le deuxième et le troisième trimestre contre 11% attendus.

« Il s’agit du premier trimestre en dessous des attentes depuis plusieurs années et, surtout, de la première fois depuis 2020 que la société n’affiche pas une hausse de chiffre d’affaires à deux chiffres », alerte Antoine Fraysse-Soulier, analyste financier chez le courtier eToro.

Ni une, ni deux, le titre a été sanctionné et a dévissé de 8% à l’ouverture de la Bourse, ce mercredi, avant de limiter sa perte à 6,8% vers 16h30, à 686 euros. « Il y avait tellement d’ordres de vente à l’ouverture de la Bourse que la cotation du titre a été retardée de 2-3 minutes ce matin », détaille l’analyste. En revanche, pour une fois, le CAC 40 a fait preuve de résistance face à la chute de ce poids lourds de la cote.

La nervosité des marchés financiers s’explique en grande partie par les rendements assez exceptionnels des obligations. En clair le transfert de placements financiers des actions vers les emprunts d’État ou d’entreprises beaucoup plus rémunérateurs.

La moindre nouvelle concernant la remise en question des résultats d’entreprises provoquent des sortes de panique qui ne sont pas justifiées. De ce point de vue le pire est sans doute à venir avec en particulier l’impact de la crise de l’immobilier qui ne fait que commencer et la dégradation de la conjoncture économique.

« L’inflation, couplée aux hausses de taux, et au ralentissement économique menace de faire un effet ciseau sur les entreprises (et de diminuer leurs ventes et leurs marges, ndlr) », explique Alexandre Baradez, responsable des analyses de marchés chez le courtier IG France

Finances-Bourse: quelle évolution ?

Finances-Bourse: quelle évolution ?

par Ken Fisher* dans l’Opinion

Qui seront les gagnants et les perdants ? Jusqu’à présent, les secteurs plombés par le repli de 2022 sont précisément ceux qui ont tiré le CAC40 et les actions mondiales vers le haut durant ce début de marché haussier, une évolution que peu d’observateurs avaient prévue. De Paris à New York, les sceptiques sont persuadés que la fête sera bientôt finie. N’y prêtez pas attention. Si nous nous trouvons actuellement dans une phase de correction à court terme, voici les secteurs qui devraient alimenter le prochain rebond de ce marché haussier et pourquoi.

par Ken Fisher dans l’Opinion

La spectaculaire reprise amorcée en octobre a été alimentée par les valeurs de croissance de qualité, comme le luxe et la technologie, ce qui explique la sur performance du CAC40. Aussi peu surprenante soit-elle, cette reprise a néanmoins été rarement anticipée. Les secteurs les plus durement touchés dans un marché baissier sont généralement ceux qui se redressent le plus nettement et le plus tôt – c’est ce que j’appelle l’effet de rebond.

Tech. Voyez plutôt : après avoir plongé dans le sillage des produits de luxe lors du repli de 2022, les titres technologiques mondiaux ont progressé de 30,5 % depuis la mi-octobre, lorsque les marchés mondiaux se sont rapprochés du point bas du marché baissier en euros et ont atteint un plancher en dollars. C’est deux fois plus que les actions mondiales, qui ont gagné 14,9 %. Malgré une évolution en dents de scie depuis avril, les acteurs du secteur du luxe à l’échelle mondiale affichent toujours une hausse de 16,6 % sur cette période, contre 22,3 % pour la France.

Les plus alarmistes voient désormais dans l’essor de la technologie un mouvement trompeur alimenté par l’engouement pour l’IA, mais qui s’atténue déjà, de manière similaire aux craintes entourant les taux d’intérêt et aux prévisions d’un affaiblissement futur des marchés boursiers. Or il s’agit simplement d’une correction à la baisse des attentes, presque identique à celles qui avaient mystifié les marchés baissiers en décembre et février, constituant à l’époque des pauses bienvenues. C’est l’ascension du légendaire « mur des inquiétudes » des marchés haussiers.

Aujourd’hui, les fondamentaux comme la croissance mondiale poussive et les craintes de ralentissement en Chine favorisent les actions de croissance de qualité
Les actions des secteurs liées à la technologie des services de communication et de la consommation discrétionnaire ont connu une évolution semblable à celle de la technologie, chutant lors du marché baissier avant de se redresser. Il en va de même pour l’industrie, surtout en France et dans la zone euro, où les rumeurs de récession ont fait plonger le secteur.

Mais aujourd’hui, les fondamentaux comme la croissance mondiale poussive et les craintes de ralentissement en Chine favorisent les actions de croissance de qualité. Pourquoi ? En période de faible expansion, les investisseurs se ruent sur les véritables entreprises de croissance, capables de stimuler leurs ventes malgré le contexte économique. Celles-ci sont rares, et donc particulièrement prisées.

Marges brutes. Il s’agit là encore d’entreprises de qualité du secteur technologique, qui génèrent des marges brutes d’exploitation de 47 % utilisées à des fins de réinvestissement et de croissance, et en particulier celles opérant dans les domaines des logiciels et des semi-conducteurs. Compte tenu du nombre limité de ces acteurs en France, il convient de se tourner vers les grands noms néerlandais, allemands, coréens, taïwanais et américains.

Par ailleurs, la phase actuelle du marché est à nouveau propice au luxe, qui affiche des marges brutes d’exploitation de 57 % en moyenne et représente l’un des fleurons économiques français. Les sociétés suisses et italiennes permettent de diversifier l’exposition au secteur. Les entreprises de vente au détail d’articles diversifiés, absentes en France, mais nombreuses aux Etats-Unis, ont elles aussi le vent en poupe.

Dans les services de communication, le secteur défensif des télécommunications devrait être à la traîne. Privilégiez plutôt les services et médias interactifs liés à la technologie, un secteur qui génère une marge brute considérable de 62 % et est dominé par les Etats-Unis.

La transition d’un portefeuille de croissance de qualité vers des titres « value » sera un jour judicieuse, mais seulement lorsque l’économie aura repris sa vitesse de croisière, ce qui n’est pas pour demain.

Retardataires. Et les retardataires ? Ce sont d’autres secteurs défensifs, à savoir la santé, la consommation de base et les services publics. Ils se comportent relativement mieux pendant les véritables marchés baissiers : médicaments, pain et électricité demeurent des achats indispensables quelle que soit la situation économique, ce qui offre un certain sentiment de stabilité aux investisseurs. En revanche, lors des phases haussières, cette stabilité devient un poids qui les dissuade d’investir.

L’énergie devrait également rester à la traîne. L’année dernière, les investisseurs se sont rués sur les actions des compagnies pétrolières et gazières, prévoyant à tort que les hausses de prix à court terme se transformeraient en pénuries comme dans les années 1970. Ils répètent cette erreur aujourd’hui. En effet, l’abondance de l’offre mondiale limitera les prix et les bénéfices. Vous pouvez ignorer la grève dans le secteur du gaz naturel en Australie. Les usines concernées ne représentaient que 7 % de l’offre mondiale de GNL l’année dernière et de nouvelles sources d’approvisionnement commenceront bientôt à être exploitées.

Il en va de même pour les rumeurs de pénurie de gaz en Europe, car les stocks de l’UE sont remplis à 94 % à la mi-septembre, un niveau nettement supérieur à la moyenne des cinq dernières années.

Quid de l’industrie ? Les marges bénéficiaires brutes modérées à l’échelle mondiale (23,4 %) augurent d’une baisse des rendements une fois que le rebond aura pris fin, ce qui semble déjà être le cas étant donné le retard pris par le secteur depuis le début du mois de mars. Le secteur est intéressant, à condition de ne pas s’y exposer trop fortement.

Pourquoi ? Il faut toujours s’exposer un peu aux secteurs pour lesquels vous anticipez des performances plus décevantes. Il s’agit là en quelque sorte d’une assurance contre le risque de se tromper et la forme ultime de diversification du portefeuille, car personne n’est à l’abri d’une erreur quand il s’agit de prévisions.

La transition d’un portefeuille de croissance de qualité vers des titres « value » sera un jour judicieuse, mais seulement lorsque l’économie aura repris sa vitesse de croisière, ce qui n’est pas pour demain. Il convient donc d’être optimiste et de privilégier les titres de croissance jusqu’à ce que les signes d’une forte croissance économique deviennent plus évidents.

*Ken Fisher est président et directeur de Fisher Investments Europe, président exécutif et codirecteur des investissements de Fisher Investments.

Bourse: quelle évolution ?

Bourse: quelle évolution ?

par Ken Fisher* dans l’Opinion

Qui seront les gagnants et les perdants ? Jusqu’à présent, les secteurs plombés par le repli de 2022 sont précisément ceux qui ont tiré le CAC40 et les actions mondiales vers le haut durant ce début de marché haussier, une évolution que peu d’observateurs avaient prévue. De Paris à New York, les sceptiques sont persuadés que la fête sera bientôt finie. N’y prêtez pas attention. Si nous nous trouvons actuellement dans une phase de correction à court terme, voici les secteurs qui devraient alimenter le prochain rebond de ce marché haussier et pourquoi.

par Ken Fisher dans l’Opinion

La spectaculaire reprise amorcée en octobre a été alimentée par les valeurs de croissance de qualité, comme le luxe et la technologie, ce qui explique la sur performance du CAC40. Aussi peu surprenante soit-elle, cette reprise a néanmoins été rarement anticipée. Les secteurs les plus durement touchés dans un marché baissier sont généralement ceux qui se redressent le plus nettement et le plus tôt – c’est ce que j’appelle l’effet de rebond.

Tech. Voyez plutôt : après avoir plongé dans le sillage des produits de luxe lors du repli de 2022, les titres technologiques mondiaux ont progressé de 30,5 % depuis la mi-octobre, lorsque les marchés mondiaux se sont rapprochés du point bas du marché baissier en euros et ont atteint un plancher en dollars. C’est deux fois plus que les actions mondiales, qui ont gagné 14,9 %. Malgré une évolution en dents de scie depuis avril, les acteurs du secteur du luxe à l’échelle mondiale affichent toujours une hausse de 16,6 % sur cette période, contre 22,3 % pour la France.

Les plus alarmistes voient désormais dans l’essor de la technologie un mouvement trompeur alimenté par l’engouement pour l’IA, mais qui s’atténue déjà, de manière similaire aux craintes entourant les taux d’intérêt et aux prévisions d’un affaiblissement futur des marchés boursiers. Or il s’agit simplement d’une correction à la baisse des attentes, presque identique à celles qui avaient mystifié les marchés baissiers en décembre et février, constituant à l’époque des pauses bienvenues. C’est l’ascension du légendaire « mur des inquiétudes » des marchés haussiers.

Aujourd’hui, les fondamentaux comme la croissance mondiale poussive et les craintes de ralentissement en Chine favorisent les actions de croissance de qualité
Les actions des secteurs liées à la technologie des services de communication et de la consommation discrétionnaire ont connu une évolution semblable à celle de la technologie, chutant lors du marché baissier avant de se redresser. Il en va de même pour l’industrie, surtout en France et dans la zone euro, où les rumeurs de récession ont fait plonger le secteur.

Mais aujourd’hui, les fondamentaux comme la croissance mondiale poussive et les craintes de ralentissement en Chine favorisent les actions de croissance de qualité. Pourquoi ? En période de faible expansion, les investisseurs se ruent sur les véritables entreprises de croissance, capables de stimuler leurs ventes malgré le contexte économique. Celles-ci sont rares, et donc particulièrement prisées.

Marges brutes. Il s’agit là encore d’entreprises de qualité du secteur technologique, qui génèrent des marges brutes d’exploitation de 47 % utilisées à des fins de réinvestissement et de croissance, et en particulier celles opérant dans les domaines des logiciels et des semi-conducteurs. Compte tenu du nombre limité de ces acteurs en France, il convient de se tourner vers les grands noms néerlandais, allemands, coréens, taïwanais et américains.

Par ailleurs, la phase actuelle du marché est à nouveau propice au luxe, qui affiche des marges brutes d’exploitation de 57 % en moyenne et représente l’un des fleurons économiques français. Les sociétés suisses et italiennes permettent de diversifier l’exposition au secteur. Les entreprises de vente au détail d’articles diversifiés, absentes en France, mais nombreuses aux Etats-Unis, ont elles aussi le vent en poupe.

Dans les services de communication, le secteur défensif des télécommunications devrait être à la traîne. Privilégiez plutôt les services et médias interactifs liés à la technologie, un secteur qui génère une marge brute considérable de 62 % et est dominé par les Etats-Unis.

La transition d’un portefeuille de croissance de qualité vers des titres « value » sera un jour judicieuse, mais seulement lorsque l’économie aura repris sa vitesse de croisière, ce qui n’est pas pour demain.

Retardataires. Et les retardataires ? Ce sont d’autres secteurs défensifs, à savoir la santé, la consommation de base et les services publics. Ils se comportent relativement mieux pendant les véritables marchés baissiers : médicaments, pain et électricité demeurent des achats indispensables quelle que soit la situation économique, ce qui offre un certain sentiment de stabilité aux investisseurs. En revanche, lors des phases haussières, cette stabilité devient un poids qui les dissuade d’investir.

L’énergie devrait également rester à la traîne. L’année dernière, les investisseurs se sont rués sur les actions des compagnies pétrolières et gazières, prévoyant à tort que les hausses de prix à court terme se transformeraient en pénuries comme dans les années 1970. Ils répètent cette erreur aujourd’hui. En effet, l’abondance de l’offre mondiale limitera les prix et les bénéfices. Vous pouvez ignorer la grève dans le secteur du gaz naturel en Australie. Les usines concernées ne représentaient que 7 % de l’offre mondiale de GNL l’année dernière et de nouvelles sources d’approvisionnement commenceront bientôt à être exploitées.

Il en va de même pour les rumeurs de pénurie de gaz en Europe, car les stocks de l’UE sont remplis à 94 % à la mi-septembre, un niveau nettement supérieur à la moyenne des cinq dernières années.

Quid de l’industrie ? Les marges bénéficiaires brutes modérées à l’échelle mondiale (23,4 %) augurent d’une baisse des rendements une fois que le rebond aura pris fin, ce qui semble déjà être le cas étant donné le retard pris par le secteur depuis le début du mois de mars. Le secteur est intéressant, à condition de ne pas s’y exposer trop fortement.

Pourquoi ? Il faut toujours s’exposer un peu aux secteurs pour lesquels vous anticipez des performances plus décevantes. Il s’agit là en quelque sorte d’une assurance contre le risque de se tromper et la forme ultime de diversification du portefeuille, car personne n’est à l’abri d’une erreur quand il s’agit de prévisions.

La transition d’un portefeuille de croissance de qualité vers des titres « value » sera un jour judicieuse, mais seulement lorsque l’économie aura repris sa vitesse de croisière, ce qui n’est pas pour demain. Il convient donc d’être optimiste et de privilégier les titres de croissance jusqu’à ce que les signes d’une forte croissance économique deviennent plus évidents.

*Ken Fisher est président et directeur de Fisher Investments Europe, président exécutif et codirecteur des investissements de Fisher Investments.

Bourse : le CAC 40 plonge et revient au niveau de 1999

Bourse : le CAC 40 plonge et revient au niveau de 1999

Le CAC 40 plonge et est tombé autour des 7.000 points


Sur la tendance à Paris et au plan mondial, le « malade économie » pourrait mourir mais guéri de l’inflation. En effet avec une hausse historique des taux, les banques centrales assomment la croissance qui pourrait plonger elle aussi en 2024. Non seulement le pouvoir d’achat des ménages est fortement impacté mais aussi les investissements devenus trop chers à amortir. Il faut évidemment lutter contre l’inflation mais pas au point d’affecter l’activité économique et c’est tout ce savant dosage qui est en cause.

Avec des taux obligataires de très haut niveau les capitaux vont s’orienter vers les placements prudents et déserter la bourse. Une bourse qui pourra aussi être affectée justement par la baisse de croissance et donc de profit. Bref comme les taux vont se maintenir à ce niveau pendant toute l’année 2024, la bourse risque d’être malade pendant au moins la nouvelle année. Le CAC 40 est passé ce mardi sous la barre des 7.000, à 6.997,05 points (-1,01 %). A l’ouverture de la journée, l’indice phare de la Bourse de Paris avait démarré à 7 031,59 points.

Marché plombé par la hausse des taux obligataires
En cause, un marché plombé depuis une dizaine de jours par la montée des taux d’intérêt sur le marché obligataire, qui atteignent des plus hauts depuis 2007 pour les échéances à deux, dix et trente ans. Lors de sa dernière réunion de septembre, la Réserve fédérale américaine s’est, en effet, montrée plus ferme que ce qu’anticipaient les investisseurs. Elle a laissé présager que ses taux directeurs resteraient à des niveaux élevés en 2024, tandis que les marchés les voyaient descendre dans un avenir proche.

De même, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé ses taux pour la dixième fois consécutive le 14 septembre dernier pour continuer à baisser les prix. Poursuivant son resserrement monétaire, l’institution a augmenté son taux de référence de 25 points de base. Désormais à 4%, il se situe au plus haut niveau de son histoire. Le taux de refinancement et le taux de facilité de prêt marginal se situent, eux, à 4,50% et 4,75%.

Lire aussi
La Bourse de Paris est devenue la « première capitalisation en Europe », selon le gouverneur de la Banque de France

Au total, ce dernier relèvement porte à 450 points de base la hausse des taux dans la zone euro depuis plus d’un an. De quoi peser sur l’activité économique. D’autant plus qu’en juin dernier, la zone euro (les 20 pays à avoir adopté la monnaie unique) se trouvait techniquement en récession avec le recul du produit intérieur brut (PIB) sur deux trimestres consécutifs, de -0,1% d’octobre à décembre et à nouveau de -0,1% entre janvier et mars, d’après les données d’Eurostat, révisées et publiées ce jeudi 8 juin.

Même tendance observée chez d’autres places boursières ces derniers mois
Depuis le 20 septembre, le CAC 40 a perdu plus de 4,5%, tandis que dans le même temps le taux d’intérêt de la dette de l’Etat français à dix ans est passé de 3,23% à 3,48% et a signé un nouveau plus haut depuis novembre 2011. Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans ne cesse de grimper également et évolue au plus haut depuis près de 16 ans, à 4,74%.

Les investisseurs craignent que les taux élevés pèsent sur l’activité économique.

Marchés: La hausse des taux plombe la bourse

Marchés: La hausse des taux plombe la bourse

Après la remontée des taux sur le marché obligataire le CAC 40 a perdu 228,52 points à 7.082,29 points, sa pire séance depuis le 15 mars. Après quatre séances dans le rouge cette semaine, ses pertes sont de 4,29%, soit la plus mauvaise performance hebdomadaire de l’année. L’indice retombe même à son plus bas niveau depuis le 27 mars.

Ailleurs en Europe, les pertes ont aussi été notables à Londres (-2,17%) et Francfort (-2,57%). La cote parisienne a ouvert dans le rouge, mais a surtout vu sa chute s’accentuer en deuxième partie de séance, après la publication de créations d’emplois aux États-Unis deux fois plus nombreuses qu’attendu, et au plus haut depuis un an selon l’enquête ADP/Standford Lab. Paradoxalement cela provient de la bonne santé de l’emploi Et donc aussi de l’économie que la banque centrale américaine souhaite refroidir pour limiter l’inflation.

Or, le marché de l’emploi est un des baromètres de la Réserve fédérale américaine pour calibrer sa réponse face à l’inflation, déclinante mais encore nettement au-dessus de l’objectif de 2%. Par conséquent, «le marché des taux obligataires considère [comme probable] le risque d’avoir une hausse en juillet et une autre en septembre» de la part de la Fed pour combattre encore l’inflation, après dix relèvements de taux depuis 2022 et une pause lors de la dernière réunion.

Le taux d’intérêt français à 10 ans a flambé pour frôler les 3,20%, soit plus au niveau depuis mars, alors qu’il n’était qu’à 3,02% mercredi. C’est son plus haut niveau depuis son record décennal début mars. Le taux français à 2 ans a aussi nettement monté pour terminer autour à près de 3,45%, contre 3,38% mercredi. Cette analyse a été confortée par une déclaration de Lorie Logan, membre du comité monétaire de la banque centrale (FOMC) qui estime qu’il faut mener «une politique plus restrictive».

La hausse des taux plombe la bourse

La hausse des taux plombe la bourse

Après la remontée des taux sur le marché obligataire le CAC 40 a perdu 228,52 points à 7.082,29 points, sa pire séance depuis le 15 mars. Après quatre séances dans le rouge cette semaine, ses pertes sont de 4,29%, soit la plus mauvaise performance hebdomadaire de l’année. L’indice retombe même à son plus bas niveau depuis le 27 mars.

Ailleurs en Europe, les pertes ont aussi été notables à Londres (-2,17%) et Francfort (-2,57%). La cote parisienne a ouvert dans le rouge, mais a surtout vu sa chute s’accentuer en deuxième partie de séance, après la publication de créations d’emplois aux États-Unis deux fois plus nombreuses qu’attendu, et au plus haut depuis un an selon l’enquête ADP/Standford Lab. Paradoxalement cela provient de la bonne santé de l’emploi Et donc aussi de l’économie que la banque centrale américaine souhaite refroidir pour limiter l’inflation.

Or, le marché de l’emploi est un des baromètres de la Réserve fédérale américaine pour calibrer sa réponse face à l’inflation, déclinante mais encore nettement au-dessus de l’objectif de 2%. Par conséquent, «le marché des taux obligataires considère [comme probable] le risque d’avoir une hausse en juillet et une autre en septembre» de la part de la Fed pour combattre encore l’inflation, après dix relèvements de taux depuis 2022 et une pause lors de la dernière réunion.

Le taux d’intérêt français à 10 ans a flambé pour frôler les 3,20%, soit plus au niveau depuis mars, alors qu’il n’était qu’à 3,02% mercredi. C’est son plus haut niveau depuis son record décennal début mars. Le taux français à 2 ans a aussi nettement monté pour terminer autour à près de 3,45%, contre 3,38% mercredi. Cette analyse a été confortée par une déclaration de Lorie Logan, membre du comité monétaire de la banque centrale (FOMC) qui estime qu’il faut mener «une politique plus restrictive».

Finances- Paris passe devant Londres comme première Bourse européenne

Finances- Paris passe devant Londres comme première Bourse européenne

Le rêve pour les brexiteurs de faire de Londres « Singapour sur Tamise » s’écroule; pire, la bourse de Paris dépasse maintenant en volume de capitalisation la bourse de Londres. Une réalité financière mais surtout aussi un symbole politique .

Les partisans du Brexit avaient pourtant entretenu l’illusion qu’au contraire Londres pourrait devenir encore davantage la bourse de référence de l’Europe en se séparant des contraintes de l’Union européenne. Le problème heureusement, c’est que tout n’est pas que spéculation et qu’il y a des réalités économiques qu’il faut prendre aussi en compte. Or dans la crise actuelle l’Europe parvient à s’en sortir nettement mieux que la Grande-Bretagne qui se retrouve isolée et dont les fondamentaux sont plus mauvais que ceux de l’Europe continentale aussi bien en termes d’inflation, de croissance ou de progression des inégalités.

La Bourse de Paris affiche très précisément une capitalisation de 2.823 milliards de dollars, contre 2.821 milliards pour celle de Londres.

Certaines entreprises ont tout simplement fait leurs adieux à la Bourse de Londres ces dernières années, à l’instar de Ryanair . La compagnie aérienne a préféré protéger sa licence européenne plutôt que ses actionnaires britanniques. Elle a renoncé à sa cotation londonienne au profit de Dublin, toujours dans l’Union européenne. Le groupe minier BHP, l’un des géants du secteur, a, de son côté, mis fin à sa cotation à Londres pour aller se coter en Australie.

La morosité économique du Royaume-Uni a également pesé sur sa devise, un facteur essentiel lorsqu’il s’agit de comparer la Bourse de Londres, où les sociétés sont cotées en livres sterling, et celle de Paris, où règne l’euro. Là aussi, le match est sans appel : la valeur de la devise britannique a plongé de 16 % face à l’euro depuis début 2016, l’année du vote du Brexit, dont une baisse de 4,6 % cette année.

Paris passe devant Londres comme première Bourse européenne

Paris passe devant Londres comme première Bourse européenne

Une réalité financière mais surtout aussi un symbole politique le fait que la Bourse de Paris soit passée devant la Bourse de Londres.

Les partisans du Brexit avaient pourtant entretenu l’illusion qu’au contraire Londres pourrait devenir encore davantage la bourse de référence de l’Europe en se séparant des contraintes de l’Union européenne. Le problème heureusement, c’est que tout n’est pas que spéculation et qu’il y a des réalités économiques qu’il faut prendre aussi en compte. Or dans la crise actuelle l’Europe parvient à s’en sortir nettement mieux que la Grande-Bretagne qui se retrouve isolée et dont les fondamentaux sont plus mauvais que ceux de l’Europe continentale aussi bien en termes d’inflation, de croissance ou de progression des inégalités.

La Bourse de Paris affiche très précisément une capitalisation de 2.823 milliards de dollars, contre 2.821 milliards pour celle de Londres.

Certaines entreprises ont tout simplement fait leurs adieux à la Bourse de Londres ces dernières années, à l’instar de Ryanair . La compagnie aérienne a préféré protéger sa licence européenne plutôt que ses actionnaires britanniques. Elle a renoncé à sa cotation londonienne au profit de Dublin, toujours dans l’Union européenne. Le groupe minier BHP, l’un des géants du secteur, a, de son côté, mis fin à sa cotation à Londres pour aller se coter en Australie.

La morosité économique du Royaume-Uni a également pesé sur sa devise, un facteur essentiel lorsqu’il s’agit de comparer la Bourse de Londres, où les sociétés sont cotées en livres sterling, et celle de Paris, où règne l’euro. Là aussi, le match est sans appel : la valeur de la devise britannique a plongé de 16 % face à l’euro depuis début 2016, l’année du vote du Brexit, dont une baisse de 4,6 % cette année.

Bourse: une correction salutaire

 

Bourse: une correction  salutaire

 Le recul des marchés actions depuis le début d’année marque le début de la fin du soutien des banques centrales. Une normalisation à haut risque, mais nécessaire. Mieux vaut tôt que tard estime un papier de »l’Opinion ». 

 

 

Les Bourses européennes ont rebondi mardi après être tombées la veille à leur plus bas niveau depuis deux mois. L’intervention ce mercredi de la présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde à l’occasion d’une conférence en Slovénie est très attendue car l’institution pourrait durcir sa politique monétaire dès juillet. Aux Etats-Unis, les investisseurs espèrent que le pic d’inflation est enfin arrivé, après 8,5 % sur un an en mars.

La Bourse recule, vive la Bourse ! Le retrait des marchés actions mondiaux ces derniers mois et jours pourrait paradoxalement être une bonne chose. Lundi, le S&P500 a clôturé sous les 4000 points pour la première fois depuis mars 2021, tandis que l’EuroStoxx 600, après quatre jours de baisse consécutive, a connu un record à la baisse de deux mois. Puis mardi, grâce au retour d’investisseurs opportunistes, les Bourses européennes ont modestement rebondi, le CAC40 se redressant de 0,51 % à 6 116 points, tandis que les Bourses américaines avançaient à mi-journée de manière désordonnée.

 

La principale raison de ces dévissages est simple : les banques centrales commencent à fermer le robinet. Durant la pandémie, elles ont acheté des milliers de milliards d’euros et de dollars d’obligations. Du coup, elles ont fait baisser la rémunération de la dette, et mécaniquement, les investisseurs se sont reportés sur les actions. « En faisant artificiellement baisser les taux d’intérêt, les banques centrales ont créé une bulle sur les marchés obligataires et donc une bulle sur les autres marchés, par ricochet, explique ChristiA annoncé un relèvement des taux pour juilletan Parisot, chef économiste d’Aurel-BGC. Les investisseurs sont allés ailleurs par défaut ».

Or la Réserve fédérale américaine (Fed) a commencé à relever ses taux en mars et réduira la taille de son portefeuille obligataire à partir du mois prochain. La Banque centrale européenne (BCE) pourrait arrêter ses achats de dette et remonter ses taux en juillet. La présidente de l’institution Christine Lagarde vient d’annoncer un relèvement des taux pour juillet . De son côté, la Banque d’Angleterre a fait fi du risque de récession du Royaume-Uni et relevé la semaine dernière son taux directeur à son plus haut depuis 2009. Seule résiste encore la Banque du Japon, mais pas pour longtemps, car le yen s’effondre.

 

 

 

 

Finances et Bourses : des risques de grand chambardement ?

Finances et Bourses : des risques de grand chambardement ?

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tentent de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y compris alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion,  une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

En fait, les Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

Finances–Bourse : des risques de grand chambardement

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tentent de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y compris alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion,  une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

En fait, es Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

Bourse : des risques de grand chambardement

Bourse : des risques de grand chambardement

 

 

Plusieurs gourous , dont Christine Lagarde, tente de rassurer à propos de la gravité de la situation économique et en particulier en ce qui concerne l’envolée de l’inflation. La thèse encore défendue très mollement serait que cette inflation est très provisoire quand la plupart des experts pensent  le contraire en raison de la restructuration de l’appareil de production, de la recomposition logistique, de la hausse des matières premières y comprise alimentaires et évidemment de la guerre en Ukraine.

La flambée d’inflation est en train de plomber la croissance. Du coup ,il n’est pas besoin d’être grand clerc pour prévoir que l’activité risque de stagner. C’est déjà le cas pratiquement en Europe. Or moins d’activité, c’est moins de profits à terme avec en plus souvent des dettes à amortir. Comme l’activité la bourse à un moment donné ne peut refléter que l’état de l’économie même si c’est par anticipation. Conclusion une baisse de croissance amène inévitablement à un tassement de la rentabilité et des profits

Les Bourses européennes plongent  face à la menace de l’inflation…ou de la récession

Tout cela entraîne beaucoup de volatilité, au plus grand profit des opérateurs de marché.

Le  prix des actions est revenu à des niveaux de 2017, soit environ 18 fois les profits sur le S&P 500 et 13 fois sur le CAC 40.

La question fondamentale est de savoir si l’inflation va se maintenir autour de 5 % aussi elle ne risque pas d’atteindre près de 10 % d’ici la fin d’année.Avec en plus un risque de récession.

 

La Bourse: nouvelle chute ?

La Bourse: nouvelle chute ?

 

Les marchés boursiers pourraient connaître une nouvelle chute. En faite les bourses s’inscrivent dans des mouvements de yo-yo avec des fluctuations qui varient en fonction de la situation en Ukraine et des espoirs de paix. Reste que la tendance est structurellement à la baisse compte tenu surtout de l’impact sur l’inflation et sur la croissance mondiale.

La Bourse de Hongkong chutait de plus de 3% dans les premiers échanges mardi 14 mars, dans le sillage de la veille, minée par une forte baisse des actions du secteur technologique à la suite du confinement de Shenzen, centre technologique de la Chine. Les marchés s’inquiètent également d’éventuelles sanctions à l’encontre de la Chine si Pékin répond favorablement à la demande d’aide militaire et économique de Moscou afin de mener la guerre en Ukraine.

Ukraine : vers un plongeon de la bourse ?

Ukraine : vers un plongeon de la bourse ?

 

 

Les tensions sont fortes autour de la question géopolitique de l’Ukraine. Pour autant, la guerre heureusement n’est pas certaine il y a sans doute une part d’intoxication dans cette affaire qui mêle des préoccupations internationales et des difficultés internes autant pour Biden que pour Poutine.

Évidemment la bourse récemment affectée par une tendance nettement baissière après l’envolée  folle de fin 2021 saisit l’occasion pour se faire peur et pour créer de nouvelles opportunités de spéculation. Mais il est vrai qu’en cas de conflit armé, les mesures de rétorsion vis-à-vis de la Russie provoqueraient certainement fortes flambées des matières premières et de l’énergie dont les prix sont déjà à un très haut niveau; Sans parler de l’obligation dans laquelle se trouverait les banques centrales d’augmenter plutôt que prévu les taux d’intérêt. La  Bourse de New York  a vu son repli s’accélérer. À la clôture de vendredi, le Dow Jones a terminé en recul de 1,43%, l’indice Nasdaq a plongé de 2,78% et l’indice élargi S&P 500 de 1,90%. Plus tôt, les indices européens avaient continué de baisser, afin de s’aligner avec les pertes de Wall Street de jeudi. Paris a cédé 1,27%, Milan 0,82%, Francfort 0,42% et Londres 0,15%. A l’exception de quelques valeurs dans l’énergie, le rouge était partout, y compris parmi les plus importantes capitalisations de Wall Street, comme Apple (-2,02%) et Microsoft (-2,43%).

« Il y a beaucoup de nervosité sur le marché boursier« , analyse Peter Cardillo, de Spartan Capital, avant de développer : « s‘ils envahissent, évidemment, ça va mettre les actions sous pression. Cela veut dire que les prix vont monter surtout dans l’énergie et les matières premières et que le revenu disponible va diminuer. »

Ainsi par exemple, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a terminé sur un bond de 3,31% à 94,44 dollars, au plus haut depuis septembre 2014. Et à New York, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en mars a pris 3,58% à 93,10 dollars, également au plus haut depuis plus de sept ans.

Bourse et Finances : vers un krach ?

Bourse  et Finances : vers un krach  ?

 

 

Nouveau coup d’arrêt vendredi pour le Cac 40  à 6.965,88 points Sur cinq jours, le rouge l’emporte pour la troisième semaine consécutive (-1,45%). De leur côté, Dow Jones et le S&P 500 se dirigent tous deux vers une quatrième semaine de repli d’affilée. Le Nasdaq Composite, à coloration technologique, est en bonne voie pour une cinquième semaine dans le rouge.

La correction subie par Wall Street récemment n’est qu’un avant-goût, s’inquiète Arnaud Leparmentier, correspondant du « Monde » à New York, dans sa chronique. Une correction qui forcément va se répandre dans toutes les bourses et qu’on constate aussi par exemple à Paris. Le phénomène ne fait sans doute que commencer dans la mesure où les cours ont été artificiellement poussés à la hausse par les masses de liquidités accordées par les banques centrales et dont une partie a été utilisée pour la spéculation. Comment par exemple expliquer que la bourse ait  enregistré une hausse de 30 % pour les actions en France en un an ? Une évolution en décalage complet avec les résultats réels des entreprises. Aujourd’hui les gros investisseurs après avoir poussé artificiellement les cours prennent leurs bénéfices et les petits porteurs payent la note. Quant aux consommateurs, ils payent la facture avec l’inflation.( On escompte désormais cinq relèvements de taux d’intérêt aux États-Unis d’un quart de point au lieu de trois prévus en 2022 ; les autres banques centrales suivront évidemment)

 

 extrait de la chronique du Monde.

 

Chronique.Les Français ne le savent pas encore, protégés des soubresauts des marchés financiers par la planche à billets de la Banque centrale européenne (BCE) et par les déficits budgétaires français, mais le krach est là. Wall Street connaît une sérieuse dégelée et a vécu du 18 au 21 janvier sa pire semaine depuis le début de la pandémie. Le recul n’épargne plus les stars technologiques (Apple, Amazon, Netflix…), et le Nasdaq a perdu plus de 15 % depuis son plus haut, en novembre 2021. L’indice général S&P 500 est en retrait près de 8 %, avec aucune bonne nouvelle en perspective.

Ah si : le phénomène devrait ravir les pourfendeurs des milliardaires. Selon l’agence Bloomberg, Elon Musk (Tesla) a perdu près de 100 milliards de dollars, sa fortune étant passée de 338 milliards en novembre à 243 milliards le 21 janvier. Jeff Bezos, patron d’Amazon, a « fondu » de 45 milliards et ne détient plus que 177 milliards. Pour Bill Gates, la baisse est 25 milliards de dollars (avec une fortune estimée à 129 milliards). Depuis le 1er janvier 2022, les dix premiers milliardaires de la planète ont perdu 125 milliards de dollars, soit 9 % de leur fortune, sans que rien ne change sur la planète. Ils avaient gagné 402 milliards en 2021.

Dans tout krach, on finit par trouver un gagnant. Warren Buffett, propriétaire de Berkshire Hathaway, s’en sort : le sage d’Omaha, investisseur dans des actions traditionnelles (plus Apple), avait réalisé une mauvaise performance pendant la pandémie. Mais celles-ci résistent mieux en période de hausse des taux. Lentement, la « tortue » Buffett rattrape les « lièvres » de Wall Street, en particulier Cathie Wood, star des dernières années pour avoir investi dans les valeurs d’hypercroissance, dopées par l’argent gratuit et la pandémie. Son fonds ARKK a été divisé par deux en un an, avec la fin de la spéculation effrénée, le recul de la pandémie et la perspective de hausse des taux (les dividendes de demain et donc les actions valent moins si le taux d’actualisation augmente).

12345...8



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol