Archive pour le Tag 'd’Etat ?'

L’abandon de l’aide médicale d’Etat serait indigne

L’abandon de l’aide médicale d’Etat serait indigne

Céline Lis-Raoux, fondatrice de l’association RoseUp, dénonce, dans une tribune au « Monde », la volonté de Marine Le Pen d’abolir l’AME destinée aux étrangers en situation irrégulière. Refuser cette aide nous exposerait tous et serait contraire au respect de la dignité de chacun.

 

Si la régulation de l’immigration paraît effectivement nécessaire par contre le refus de traiter des malades même situation irrégulière serait aussi indigne que de refuser par exemple les soins à des sans-logis ne cotisant pas à la sécurité sociale NDLR

 

Tribune.

 

 En politique comme dans la vie, il faut se méfier de ceux qui professent qu’ôter un droit à autrui en ajouterait un nouveau à soi-même. Ceux-là imaginent sans doute que la société est pareille à un tableau Excel, où soustraire une colonne ferait croître sa voisine d’autant…

Mais la société n’est pas un logiciel de calcul, elle est un corps vivant où chaque individu (qui signifie « indivisible ») est intimement lié, entrelacé à ses voisins. Notre langue ne dit pas autre chose lorsqu’elle parle de « corps social ». C’est vrai, dans un fichier comptable on déduit, on « retranche » aisément. Dans un corps, trancher une oreille n’a jamais fait repousser un orteil…

Ce corps social existe encore plus, et pourrait-on dire « viscéralement », en santé : il y est l’expression d’une réalité biologique. Nous croisons dans la rue, dans les transports en commun, au travail, durant nos loisirs, des femmes et des hommes dont nous ne savons pas s’ils sont français, étrangers, en situation régulière ou pas : le simple fait de respirer le même air lie notre destin à celui de milliers d’inconnus. Aucune idéologie, ici, juste la loi du vivant.

Comment, dès lors, refuser à une seule cellule de ce corps social l’accès aux soins ? Le faire nous exposerait tous. C’est cette idée qui a prévalu, en 2000, à la création de l’aide médicale d’Etat (AME), ouvrant aux personnes en situation irrégulière l’accès aux soins médicaux essentiels. Ses bénéficiaires, très pauvres (les deux tiers sont en « précarité alimentaire »), se trouvent particulièrement exposés en raison de leurs conditions de vie : la prévalence de maladies comme la tuberculose, les hépatites, le VIH est bien plus élevée que la moyenne.

Conçue pour protéger le corps social en son entier (qui a envie que la tuberculose circule à un niveau élevé en France ?), l’AME est vite devenue un totem pour les droites. Accusée d’encourager l’assistanat, d’attirer des immigrés désireux de se faire soigner gratis, voire de permettre à des « Géorgiennes de se faire payer des chirurgies esthétiques », comme le disait Stanislas Guerini en 2019, avant de se rétracter.

Les totems ne sont que des chimères issues de notre imagination. Eriger un fantasme en bois, en pierre ou en paroles ne le rend pas plus réel. La vérité : l’AME est réservée aux étrangers présents clandestinement depuis plus de trois mois (après échéance du visa touristique de trois mois).

Quel malade grave entreprendrait un long voyage et attendrait ensuite au moins six mois avant d’être pris en charge ? Les chiffres de l’Assurance-maladie sont éloquents : seuls 51 % des possibles bénéficiaires ont recours à l’AME. Pourquoi ? La plupart en ignorent l’existence ou, s’ils la connaissent, hésitent à se rendre à l’hôpital de peur d’être arrêtés puis expulsés.

Affaire McKinsey, un scandale d’État, pourquoi ?

Affaire McKinsey, un scandale d’État, pourquoi  ?

 

Le Sénat a découvert les dépenses invraisemblables de recours à des sociétés de conseil comme McKinsey. Rien que pour l’année 2021, on a consacré 1 milliard pour les seules dépenses de McKinsey. Qui au demeurant en plus ne paierait pas d’impôts ! En tout cas pas suffisamment.

L’affaire est grave si l’on en juge par la fébrilité du président de la république qui a dit ne pas craindre la justice. L’affaire sera traitée de manière également judiciaire suite à la plainte du Sénat.

Le gouvernement argumente en considérant que la France n’est pas le pays qui dépense le plus en matière de conseil. Le problème c’est que parallèlement la France a l’appareil administratif le plus important en Europe voire au monde. La France qui en même temps détient la plus grande école de gestionnaires de l’État avec notamment l’ENA. En clair il ne manque pas de directions,  d’observatoires, de commissions de contrôle , de mission de vérification financière. Des milliers et des milliers d’emplois sont consacrés à ces tâches.

On se demande comment on a pu atteindre une telle facture. En moyenne en effet le coût d’une journée d’un expert se situe selon les cas entre 1000 et 3 000 € par jour. Pour atteindre 1 milliard de dépenses, il aurait fallu mobiliser une armée d’experts consultants, sans doute autour de 10 000.  Comme c’est probable les marchés ont été sur évalués et un retour financier est venu affecter les ressources de partis politiques impliqués comme donneurs d’ordre indirects.

Matériellement il est impossible d’atteindre un tel niveau de dépenses. On peut légitimement s’interroger à la fois sur l’incompétence mais aussi sur le caractère frauduleux de ses dépenses. Surtout quand on mesure l’efficacité des recommandations de ces cabinets de conseil. Les centaines et même les milliers de hauts fonctionnaires qui commandent ces études font preuve à la fois d’incompétence et d’irresponsabilité.

Le pouvoir politique, lui arrose ces cabinets de conseil dont l’objectif est moins de proposer des réformes que de brosser dans le sens du poil les tendances libérales du gouvernement. Accessoirement aussi de favoriser la promotion électorale des pseudos réformes. Un seul exemple l’espace santé de la sécurité sociale qui constitue une véritable escroquerie. Un objectif dont on vante partout l’intérêt mais qui concrètement est complètement vide. Personne n’a en effet prévu qui et comment doit être rempli cet espace bidon recommandé sans doute par les scientistes experts de McKinsey et  autres. Même chose concernant le grand débat national qui a coûté une fortune et dont on n’a même pas été capable de tirer une synthèse cohérente accessible.

On s’était déjà interrogé sur les conditions de financement de la campagne de Macron en 2017 avec notamment ses relations un peu sulfureuse entre le pouvoir, Alstom et General Electric. Une affaire qui a été pratiquement enterrée comme pratiquement toutes celles concernant le gouvernement. L’affaire McKinsey pourrait bien être de même nature et révéler non seulement le caractère délictueux mais aussi l’incompétence et irresponsabilité aussi du gouvernement.

Politique-Pourquoi l’affaire McKinsey est un scandale d’État ?

Politique-Pourquoi l’affaire McKinsey est un scandale d’État ?

 

Le Sénat a découvert les dépenses invraisemblables de recours à des sociétés de conseil comme McKinsey. Rien que pour l’année 2021, on a consacré 1 milliard pour les seules dépenses de McKinsey. Qui au demeurant en plus ne paierait pas d’impôts ! En tout cas pas suffisamment.

L’affaire est grave si l’on en juge par la fébrilité du président de la république qui a dit ne pas craindre la justice. L’affaire sera traitée de manière également judiciaire suite à la plainte du Sénat.

Le gouvernement argumente en considérant que la France n’est pas le pays qui dépense le plus en matière de conseil. Le problème c’est que parallèlement la France a l’appareil administratif le plus important en Europe voire au monde. La France qui en même temps détient la plus grande école de gestionnaires de l’État avec notamment l’ENA. En clair il ne manque pas de directions,  d’observatoires, de commissions de contrôle , de mission de vérification financière. Des milliers et des milliers d’emplois sont consacrés à ces tâches.

On se demande comment on a pu atteindre une telle facture. En moyenne en effet le coût d’une journée d’un expert se situe selon les cas entre 1000 et 3 000 € par jour. Pour atteindre 1 milliard de dépenses, il aurait fallu mobiliser une armée d’experts consultants, sans doute autour de 10 000.  Comme c’est probable les marchés ont été sur évalués et un retour financier est venu affecter les ressources de partis politiques impliqués comme donneurs d’ordre indirects.

Matériellement il est impossible d’atteindre un tel niveau de dépenses. On peut légitimement s’interroger à la fois sur l’incompétence mais aussi sur le caractère frauduleux de ses dépenses. Surtout quand on mesure l’efficacité des recommandations de ces cabinets de conseil. Les centaines et même les milliers de hauts fonctionnaires qui commandent ces études font preuve à la fois d’incompétence et d’irresponsabilité.

Le pouvoir politique, lui arrose ces cabinets de conseil dont l’objectif est moins de proposer des réformes que de brosser dans le sens du poil les tendances libérales du gouvernement. Accessoirement aussi de favoriser la promotion électorale des pseudos réformes. Un seul exemple l’espace santé de la sécurité sociale qui constitue une véritable escroquerie. Un objectif dont on vante partout l’intérêt mais qui concrètement est complètement vide. Personne n’a en effet prévu qui et comment doit être rempli cet espace bidon recommandé sans doute par les scientistes experts de McKinsey et  autres. Même chose concernant le grand débat national qui a coûté une fortune et dont on n’a même pas été capable de tirer une synthèse cohérente accessible.

On s’était déjà interrogé sur les conditions de financement de la campagne de Macron en 2017 avec notamment ses relations un peu sulfureuse entre le pouvoir, Alstom et General Electric. Une affaire qui a été pratiquement enterrée comme pratiquement toutes celles concernant le gouvernement. L’affaire McKinsey pourrait bien être de même nature et révéler non seulement le caractère délictueux mais aussi l’incompétence et irresponsabilité aussi du gouvernement.

Politique-Pourquoi l’affaire McKinsey est-elle un scandale d’État ?

Pourquoi l’affaire McKinsey est un scandale d’État ?

 

Le Sénat a découvert les dépenses invraisemblables de recours à des sociétés de conseil comme McKinsey. Rien que pour l’année 2021, on a consacré 1 milliard pour les seules dépenses de McKinsey. Qui au demeurant en plus ne paierait pas d’impôts ! En tout cas pas suffisamment.

L’affaire est grave si l’on en juge par la fébrilité du président de la république qui a dit ne pas craindre la justice. L’affaire sera traitée de manière également judiciaire suite à la plainte du Sénat.

Le gouvernement argumente en considérant que la France n’est pas le pays qui dépense le plus en matière de conseil. Le problème c’est que parallèlement la France a l’appareil administratif le plus important en Europe voire au monde. La France qui en même temps détient la plus grande école de gestionnaires de l’État avec notamment l’ENA. En clair il ne manque pas de directions,  d’observatoires, de commissions de contrôle , de mission de vérification financière. Des milliers et des milliers d’emplois sont consacrés à ces tâches.

On se demande comment on a pu atteindre une telle facture. En moyenne en effet le coût d’une journée d’un expert se situe selon les cas entre 1000 et 3 000 € par jour. Pour atteindre 1 milliard de dépenses, il aurait fallu mobiliser une armée d’experts consultants, sans doute autour de 10 000.  Comme c’est probable les marchés ont été sur évalués et un retour financier est venu affecter les ressources de partis politiques impliqués comme donneurs d’ordre indirects.

Matériellement il est impossible d’atteindre un tel niveau de dépenses. On peut légitimement s’interroger à la fois sur l’incompétence mais aussi sur le caractère frauduleux de ses dépenses. Surtout quand on mesure l’efficacité des recommandations de ces cabinets de conseil. Les centaines et même les milliers de hauts fonctionnaires qui commandent ces études font preuve à la fois d’incompétence et d’irresponsabilité.

Le pouvoir politique, lui arrose ces cabinets de conseil dont l’objectif est moins de proposer des réformes que de brosser dans le sens du poil les tendances libérales du gouvernement. Accessoirement aussi de favoriser la promotion électorale des pseudos réformes. Un seul exemple l’espace santé de la sécurité sociale qui constitue une véritable escroquerie. Un objectif dont on vante partout l’intérêt mais qui concrètement est complètement vide. Personne n’a en effet prévu qui et comment doit être rempli cet espace bidon recommandé sans doute par les scientistes experts de McKinsey et  autres. Même chose concernant le grand débat national qui a coûté une fortune et dont on n’a même pas été capable de tirer une synthèse cohérente accessible.

On s’était déjà interrogé sur les conditions de financement de la campagne de Macron en 2017 avec notamment ses relations un peu sulfureuse entre le pouvoir, Alstom et General Electric. Une affaire qui a été pratiquement enterrée comme pratiquement toutes celles concernant le gouvernement. L’affaire McKinsey pourrait bien être de même nature et révéler non seulement le caractère délictueux mais aussi l’incompétence et irresponsabilité aussi du gouvernement.

Politique: Pourquoi l’affaire McKinsey est un scandale d’État ?

Politique: Pourquoi l’affaire McKinsey est un scandale d’État ?

 

Le Sénat a découvert les dépenses invraisemblables de recours à des sociétés de conseil comme McKinsey. Rien que pour l’année 2021, on a consacré 1 milliard pour les seules dépenses de McKinsey. Qui au demeurant en plus ne paierait pas d’impôts ! En tout cas pas suffisamment.

L’affaire est grave si l’on en juge par la fébrilité du président de la république qui a dit ne pas craindre la justice. L’affaire sera traitée de manière également judiciaire suite à la plainte du Sénat.

Le gouvernement argumente en considérant que la France n’est pas le pays qui dépense le plus en matière de conseil. Le problème c’est que parallèlement la France a l’appareil administratif le plus important en Europe voire au monde. La France qui en même temps détient la plus grande école de gestionnaires de l’État avec notamment l’ENA. En clair il ne manque pas de directions,  d’observatoires, de commissions de contrôle , de mission de vérification financière. Des milliers et des milliers d’emplois sont consacrés à ces tâches.

On se demande comment on a pu atteindre une telle facture. En moyenne en effet le coût d’une journée d’un expert se situe selon les cas entre 1000 et 3 000 € par jour. Pour atteindre 1 milliard de dépenses, il aurait fallu mobiliser une armée d’experts consultants, sans doute autour de 10 000.  Comme c’est probable les marchés ont été sur évalués et un retour financier est venu affecter les ressources de partis politiques impliqués comme donneurs d’ordre indirects.

Matériellement il est impossible d’atteindre un tel niveau de dépenses. On peut légitimement s’interroger à la fois sur l’incompétence mais aussi sur le caractère frauduleux de ses dépenses. Surtout quand on mesure l’efficacité des recommandations de ces cabinets de conseil. Les centaines et même les milliers de hauts fonctionnaires qui commandent ces études font preuve à la fois d’incompétence et d’irresponsabilité.

Le pouvoir politique, lui arrose ces cabinets de conseil dont l’objectif est moins de proposer des réformes que de brosser dans le sens du poil les tendances libérales du gouvernement. Accessoirement aussi de favoriser la promotion électorale des pseudos réformes. Un seul exemple l’espace santé de la sécurité sociale qui constitue une véritable escroquerie. Un objectif dont on vante partout l’intérêt mais qui concrètement est complètement vide. Personne n’a en effet prévu qui et comment doit être rempli cet espace bidon recommandé sans doute par les scientistes experts de McKinsey et  autres. Même chose concernant le grand débat national qui a coûté une fortune et dont on n’a même pas été capable de tirer une synthèse cohérente accessible.

On s’était déjà interrogé sur les conditions de financement de la campagne de Macron en 2017 avec notamment ses relations un peu sulfureuse entre le pouvoir, Alstom et General Electric. Une affaire qui a été pratiquement enterrée comme pratiquement toutes celles concernant le gouvernement. L’affaire McKinsey pourrait bien être de même nature et révéler non seulement le caractère délictueux mais aussi l’incompétence et irresponsabilité aussi du gouvernement.

Pourquoi l’affaire McKinsey est-elle un scandale d’État ?

Pourquoi l’affaire McKinsey estun scandale d’État ?

 

Le Sénat a découvert les dépenses invraisemblables de recours à des sociétés de conseil comme McKinsey. Rien que pour l’année 2021, on a consacré 1 milliard pour les seules dépenses de McKinsey. Qui au demeurant en plus ne paierait pas d’impôts ! En tout cas pas suffisamment.

L’affaire est grave si l’on en juge par la fébrilité du président de la république qui a dit ne pas craindre la justice. L’affaire sera traitée de manière également judiciaire suite à la plainte du Sénat.

Le gouvernement argumente en considérant que la France n’est pas le pays qui dépense le plus en matière de conseil. Le problème c’est que parallèlement la France a l’appareil administratif le plus important en Europe voire au monde. La France qui en même temps détient la plus grande école de gestionnaires de l’État avec notamment l’ENA. En clair il ne manque pas de directions,  d’observatoires, de commissions de contrôle , de mission de vérification financière. Des milliers et des milliers d’emplois sont consacrés à ces tâches.

On se demande comment on a pu atteindre une telle facture. En moyenne en effet le coût d’une journée d’un expert se situe selon les cas entre 1000 et 3 000 € par jour. Pour atteindre 1 milliard de dépenses, il aurait fallu mobiliser une armée d’experts consultants, sans doute autour de 10 000.  Comme c’est probable les marchés ont été sur évalués et un retour financier est venu affecter les ressources de partis politiques impliqués comme donneurs d’ordre indirects.

Matériellement il est impossible d’atteindre un tel niveau de dépenses. On peut légitimement s’interroger à la fois sur l’incompétence mais aussi sur le caractère frauduleux de ses dépenses. Surtout quand on mesure l’efficacité des recommandations de ces cabinets de conseil. Les centaines et même les milliers de hauts fonctionnaires qui commandent ces études font preuve à la fois d’incompétence et d’irresponsabilité.

Le pouvoir politique, lui arrose ces cabinets de conseil dont l’objectif est moins de proposer des réformes que de brosser dans le sens du poil les tendances libérales du gouvernement. Accessoirement aussi de favoriser la promotion électorale des pseudos réformes. Un seul exemple l’espace santé de la sécurité sociale qui constitue une véritable escroquerie. Un objectif dont on vante partout l’intérêt mais qui concrètement est complètement vide. Personne n’a en effet prévu qui et comment doit être rempli cet espace bidon recommandé sans doute par les scientistes experts de McKinsey et  autres. Même chose concernant le grand débat national qui a coûté une fortune et dont on n’a même pas été capable de tirer une synthèse cohérente accessible.

On s’était déjà interrogé sur les conditions de financement de la campagne de Macron en 2017 avec notamment ses relations un peu sulfureuse entre le pouvoir, Alstom et General Electric. Une affaire qui a été pratiquement enterrée comme pratiquement toutes celles concernant le gouvernement. L’affaire McKinsey pourrait bien être de même nature et révéler non seulement le caractère délictueux mais aussi l’incompétence et irresponsabilité aussi du gouvernement.

Capitalisme d’Etat chinois: un OVNI du Parti communiste

 Capitalisme d’Etat chinois: un OVNI du  Parti communiste

 

Le chercheur Kjeld Erik Brodsgaard analyse, dans une tribune au « Monde », la reprise en main des entreprises chinoises, publiques comme privées, par les organes du Parti communiste.

 

Tribune.

 

Le miracle économique chinois a fait l’objet de nombreuses tentatives d’explication. Pendant les années 1990 et au début des années 2000, beaucoup d’observateurs ont affirmé qu’au fond, l’économie chinoise n’était qu’un capitalisme déguisé. Le marché y jouerait un rôle de plus en plus prépondérant dans l’allocation et la mobilisation des ressources, et même les entreprises d’Etat auraient intégré d’importants aspects du modèle occidental libéral de gouvernance d’entreprise. Un éminent universitaire américain a même cru pouvoir affirmer que la Chine « jou[ait] selon nos règles » (Playing Our Game : Why China’s Rise Doesn’t Threaten the West, d’Edward S. Steinfeld, Oxford University Press, 2010).

Pourtant, depuis l’accession au pouvoir de Xi Jinping, il apparaît clairement que la convergence avec les modèles occidentaux a cessé et qu’a émergé à la place un mode particulier de capitalisme d’Etat, dirigé par le Parti communiste chinois (PCC).

En dépit de tout le battage fait autour du développement du secteur privé en Chine, le fait est que les secteurs stratégiques restent dominés par d’énormes entreprises d’Etat, dont beaucoup sont cotées en Bourse, et leurs milliers de filiales. Elles contrôlent l’aérospatial, le pétrole et le gaz, l’énergie nucléaire, la chimie, les télécoms, la construction navale, l’aviation, l’acier, etc. Sous Xi Jinping, l’Etat a certes progressivement réduit sa gestion directe des entreprises publiques, pour s’adjuger de plus en plus un rôle d’investisseur ou de gestionnaire de capital, mais cela ne se traduit pas par un assouplissement du contrôle. Le PCC intervient désormais directement et assure de plus en plus de fonctions autrefois du ressort exclusif de l’Etat.

Parmi les instruments du pouvoir du PCC figure au premier rang le système de nomenklatura, qui assure au parti le contrôle de toutes les nominations aux fonctions dirigeantes. Au niveau central, la nomenklatura est une liste de 3 000 postes de haut niveau, gérés par le département central de l’organisation du PCC. Cette liste comprend les PDG, les présidents des conseils d’administration (CA) et les secrétaires du parti des plus importantes entreprises publiques chinoises.

CBD : le Conseil d’État approuve !

CBD : le Conseil d’État approuve !

 

Une curieuse décision du conseil d’État qui comme d’habitude se mêle de tout et de rien surtout quand il n’a aucune compétence sur le sujet. Ainsi le conseil d’État vient-il d’autoriser la reprise de la bande de CBD qui avait été suspendu par le gouvernement.

On ne sait pas trop s’il  d’une décision liée à des aspects juridiques ou médicaux ou si le C onseil d’État lui-même n’était pas sous influence du CBD pour prendre cette décision

 

Dans son ordonnance, le Conseil d’État a estimé qu’il «ne résulte pas de l’instruction(…) que les fleurs et feuilles de chanvre dont la teneur en THC n’est pas supérieure à 0,30% revêtiraient un degré de nocivité pour la santé justifiant une mesure d’interdiction générale et absolue de leur vente aux consommateurs et de leur consommation».

La justice européenne avait estimé aussi qu’il n’avait «aucun effet nocif sur la santé» et ne pouvait être considéré comme un stupéfiant, à la différence de sa molécule jumelle, le THC, que l’on peut trouver sur le marché noir et qui est dotée d’effets psychotropes.

Du coup on en vient à se demander si , pour atténuer le pessimisme des Français par rapport à la politique,  la consommation de CBD et des lunettes roses ne seront pas obligatoires leur du prochain vote des présidentielles !

Russie : une stratégie d’État voyou

Russie : une stratégie d’État voyou

 

Viktor EROFEÏEV confie au Figaro ses réflexions sur son pays, où «la seule loi qui règne reste le culte de la force». Pour lui, la Russie a adopté une stratégie d’État faute de capacité à se moderniser. Le nationalisme exacerbé permet de masquer les faiblesses. D’où sans doute les agitations russes actuelles près des frontières de l’Ukraine

LE FIGARO. – J’ai le sentiment que l’Occident reste un compas, un miroir central pour la Russie, même quand cette dernière veut le briser. Comment expliquer ce phénomène?

Viktor EROFEÏEV. - Tout serait plus simple si l’Occident était resté l’Occident. Le problème, c’est qu’il n’est plus qu’un simulacre d’Occident. Nous les Russes avons en tête un Occident imaginaire, pas celui qui existe vraiment. L’Occident réel ne se reconnaît pas lui-même, il dit qu’il a changé. Nous, nous voulons l’ancien Occident. La Russie est imbibée d’idées occidentales. Mais la Russie est aujourd’hui impuissante et faible en raison de son économie. Elle ne peut avancer comme la Chine, ni travailler comme l’Amérique. Alors elle a pris la seule option viable du point de vue du pouvoir russe. La mobilisation plutôt que la modernisation. Elle choisit de faire peur à vous tous, Français, Américains, Chinois. Ce qu’on ne comprend pas bien ici en Europe, c’est que c’est la seule voie pour la Russie pour maintenir le régime de Poutine.

Militaires Soudan : plus forts pour faire des coups d’Etat que pour défendre leur pays

  •  Encore un coup d’État initié par les militaires en Afrique. Des militaires qui en général sont plus efficaces pour faire un coup d’État que pour défendre leur pays. On a pu vérifier souvent  que les armées africaines étaient incapables de faire face à un éventuel ennemi. Par contre elles sont présentes sur le terrain pour prélever l’impôt voire  renverser les régimes démocratiques.
  • Dans de nombreux pays d’Afrique les militaires sont rarement dans leur caserne , on les voit aussi rarement s’entraîner. Par contre, ils sont souvent dans la rue où ils sont supposés exercer des tâches de police quand il s’agit en fait surtout de prélever l’impôt et de participer à la corruption. Après le Mali récemment, c’est donc le Soudan qui s’illustre aussi dans ce dévoiement du rôle des militaires. Le Soudan est en effet sous tension depuis une tentative de coup d’Etat le mois dernier, imputée à des partisans de l’ancien président Omar el Béchir, renversé en 2019 par l’armée après plusieurs mois de manifestations.
  • Ces militaires, qui cherchaient à dissoudre le gouvernement civil, l’accusaient de mauvaise gestion et de s’accaparer le pouvoir.
  • Des centaines de milliers de manifestants, dont des ministres, s’étaient déjà rassemblés la semaine dernière dans plusieurs villes pour dénoncer la perspective d’un coup d’Etat militaire, sur fond de tensions croissantes entre l’armée et les autorités civiles de transition.
  • Au-delà de la tension politique, le pays est également confronté à une crise économique profonde, marquée par une inflation record et une pénurie de biens de première nécessité, malgré l’aide internationale.

17 octobre 1961 : un mensonge d’État

17 octobre 1961 :  un mensonge d’État

L’historien Emmanuel Blanchard revient sur cet événement qui est longtemps resté « un mensonge d’État dans un contexte de sortie de guerre avec une presse censurée ».(Franceinfo, extraits)

 

« Il n’y a pas eu d’autre démonstration de masse qui ait été réprimée dans une telle violence » en Europe de l’Ouest après la Seconde Guerre mondiale, a estimé samedi 16 octobre sur franceinfo, l’historien et politiste Emmanuel Blanchard, alors qu’Emmanuel Macron a dénoncé « des crimes inexcusables », à l’issue d’une cérémonie officiel pour les 60 ans du massacre des Algériens du 17 octobre 1961 à Paris. « Il y a eu plusieurs dizaines de morts, 150 victimes selon [les historiens] Jim House et Neil MacMaster. Ils ont été tués dans des conditions qui, pour beaucoup, restent obscures », a-t-il rappelé.

 Selon vous, cette manifestation est la répression la plus violente en Europe de l’Ouest après la Seconde Guerre mondiale ?

Emmanuel Blanchard : Incontestablement, il n’y a pas eu d’autre démonstration de masse qui ait été réprimée dans une telle violence. Il y a eu plusieurs dizaines de morts le soir-même du 17 octobre, mais aussi des Algériens qui ont disparu tout au long des mois de septembre et d’octobre. Ils ont été tués dans des conditions qui, pour beaucoup, restent obscures. Il y a eu 150 victimes selon Jim House et Neil MacMaster [historiens britanniques, spécialistes de la France et de l'Algérie]. C’est une question de mensonge d’État. Il y a d’abord eu une dissimulation médiatique, dans un contexte de sortie de guerre avec une presse censurée. Par exemple, un photographe du journal L’Humanité a pris des photos d’Algériens gravement blessés voire morts. Elles n’ont pas été publiées à l’époque. Ensuite, le récit gouvernemental vise à faire porter la charge de la violence sur les Algériens qui auraient commis une émeute. Les meurtres auraient été commis entre indépendantistes algériens. Ce récit ne tient pourtant pas, même du point de vue médiatique. Le New York Times fera par exemple sa une sur le 17 octobre 1961 pendant plusieurs jours à l’époque. Enfin, le mensonge va être judiciaire. Les juges se contentent de suivre la seule piste fournie par la police et les archives seront difficiles d’accès. Le premier historien à avoir fourni un récit très circonstancié du 17 octobre 1961, Jean-Luc Einaudi [historien], n’a pas eu accès aux archives de police et de justice qu’il demandait à la fin des années 80 et tout au long des années 90.

Quelle a été la réaction du FLN ?

12 000 personnes ont été arrêtées ce jour-là. Une grande partie des cadres intermédiaires du FLN ont été placés dans des camps d’internement ou des commissariats pendant plusieurs jours. Le FLN a lancé une enquête interne pour identifier qui n’était pas revenu de la manifestation, qui a été blessé, voire tué, qui a disparu… Le FLN en a fait une plaquette en décembre 1961 pour dénoncer la répression coloniale et affirmer déjà qu’une centaine de personnes avait été tuées. Mais ce qui importait au FLN, c’était la victoire politique. Les Français ont rouvert les négociations en acceptant que le FLN soit le seul parti algérien à la table des négociations. C’était l’enjeu à cette époque. Si la police réprimait si fortement depuis le début du mois de septembre, avec arrestations, internements, et disparitions, c’était dans l’optique de casser la fédération de France du FLN et de faire émerger une troisième force qui serait venue à la table des négociations. Or, de ce point de vue-là, le FLN a obtenu une victoire politique.

Comment expliquer un tel déchaînement de violence de la police ce soir-là ?

Il faut s’imaginer un contexte de sortie de guerre, où le gouvernement français, son premier ministre Michel Debré, et le président de la République, le général de Gaulle, ont donné une mission très claire à la préfecture de police : il fallait casser la fédération de France du FLN. Il était donc inimaginable que cette fédération, qui par ailleurs commettait des attentats, puisse organiser une manifestation pacifique. Symboliquement, c’était prouver que le FLN avait le peuple derrière lui, alors le gouvernement français voulait faire du FLN un groupuscule terroriste. Des dizaines de milliers de personnes cherchaient à se rendre visibles pour montrer à la fois qu’elles étaient là et qu’elles soutenaient l’indépendance de l’Algérie. C’est ça que la police a interdit. Il faut rappeler le rôle de la police ce soir-là, la façon dont ses exactions ont été couvertes par Maurice Papon qui a été préfet jusqu’en 1967, et rappeler qu’à cette époque il y a eu des dizaines d’attentats de l’OAS qui ne sont pas étrangers à la disparition d’un certain nombre d’Algériens à cette époque.

« Pandora Papers » : une affaire d’évasion fiscale qui concerne les chefs d’État

« Pandora Papers » : une affaire d’évasion fiscale qui concerne les chefs d’État

Après les « Panama papers », les « Pandora Papers ». Le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) vient de publier une nouvelle enquête révélant que 300 responsables publics, 35 chefs d’Etat, 130 milliardaires, ont recours à des paradis fiscaux.

Cette enquête, à laquelle ont collaboré environ 600 journalistes, s’appuie sur quelque 11,9 millions de documents, qui proviennent de 14 sociétés de services financiers, et a mis au jour plus de 29.000 sociétés offshores.

Les #PandoraPapers se basent sur un leak de 2.96 téraoctets, issu de 14 sociétés différentes. Jamais auparavant l’@ICIJorg et ses partenaires n’avait eu à faire face à une fuite de donnée aussi massive. pic.twitter.com/swcUNMzA4v

Dissolution du CCIF et de Baraka City confirmée par le Conseil d’État

Dissolution du CCIF et de Baraka City confirmée par le Conseil d’État

 

Les deux organisations islamistes ont été à nouveau condamnées par le conseil d’État qui confirme la dissolution prononcée par le gouvernement. Ces institutions Islamo gauchiste très radicales jouaient jusque-là sur deux tableaux. D’un côté elles entendaient bénéficier de la liberté d’expression d’un pays démocratique et de l’autre par leurs déclarations et leurs actions, elles remettaient en cause les principes et les valeurs de la république.

 

«Cette décision, tant par sa cible que ses motifs, marque un tournant majeur dans l’institutionnalisation de l’arbitraire politique et répressif en France», a réagi le CCIF dans un communiqué consulté par l’AFP. Le CCIF y voit une «dérive administrative» du gouvernement ouvrant «la voie vers le délit d’opinion».

 

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a de son côté salué dans un tweet la décision de la plus haute juridiction administrative, estimant que la lutte contre l’idéologie islamiste avait franchi «une étape décisive».

Dissolution du CCIF et de Baraka City confirmée par le conseil d’État

Dissolution du CCIF et de Baraka City confirmée par le conseil d’État

 

Les deux organisations islamistes ont été à nouveau condamnées par le conseil d’État qui confirme la dissolution prononcée par le gouvernement. Ces institutions Islamo gauchiste très radicales jouaient jusque-là sur deux tableaux. D’un côté elles entendaient bénéficier de la liberté d’expression d’un pays démocratique et de l’autre par leurs déclarations et leurs actions, elles remettaient en cause les principes et les valeurs de la république.

 

«Cette décision, tant par sa cible que ses motifs, marque un tournant majeur dans l’institutionnalisation de l’arbitraire politique et répressif en France», a réagi le CCIF dans un communiqué consulté par l’AFP. Le CCIF y voit une «dérive administrative» du gouvernement ouvrant «la voie vers le délit d’opinion».

 

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a de son côté salué dans un tweet la décision de la plus haute juridiction administrative, estimant que la lutte contre l’idéologie islamiste avait franchi «une étape décisive».

Coup d’État en Guinée

Coup d’État en Guinée

Le président Alpha Condé a été démis par des militaires qui expliquent : « la situation socio-économique du pays et l’instrumentalisation de la justice et le piétinement des droits des citoyens » ont « amené l’armée républicaine (…) à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple de Guinée ». Celui qui ressemble fort au nouveau maître du pays a annoncé la « suspension de la Constitution »« la dissolution du gouvernement et des institutions », visiblement remplacé par un « Comité national du rassemblement et du développement », le CNRD. Il a également annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes du pays ainsi que l’instauration d’un couvre-feu « jusqu’à nouvel ordre ».

Dimanche soir, Paris a « condamné la tentative de prise de pouvoir par la force » et a appellé à « la libération immédiate et sans condition du président (Alpha) Condé ».

Passe sanitaire : le Conseil d’État crée la confusion

Passe sanitaire : le Conseil d’État crée la confusion

 

Officiellement, le conseil d’État a approuvé le projet de loi du gouvernement concernant la mise en œuvre du pass sanitaire. Mais avec de telles réserves que cela jette beaucoup de confusion sur l’application des mesures en plus applicables dans 24 heures.

Ainsi notamment le pass sera obligatoire dans les grands centres commerciaux mais  la copie du gouvernement devra être revue. Même obligation à partir de mercredi 21 juillet puis début août dans les cafés, bars, restaurants, centres commerciaux, hôpitaux, et maisons de retraite;

Un pass sera obligatoire mais le conseil d’État ne précise pas les conditions de son contrôle et conteste même l’ampleur des sanctions.

Des sanctions dont le montant pouvait atteindre jusqu’à 9000 € d’amende et qui serait ramené à 1500 € pour une personne physique et 7500 € pour une personne morale.

Pour résumer le pass ne sera pas opérationnel avant de nombreuses précisions de la part du gouvernement.

Société–Le pantouflage des élites d’État

Société–Le  pantouflage des élites d’État

Désignant de manière souvent péjorative le fait, pour un haut fonctionnaire, de quitter le service de l’Etat et de rejoindre une entreprise privée, cette notion évoque aujourd’hui, à gauche, une forme de « corruption » des élites.

Par Ariane Ferrand dans le Monde 

 

« Le haut fonctionnaire sait désormais qu’il est non seulement possible mais bien vu, accepté, voire encouragé, de passer du public au privé et d’y revenir ensuite. C’est une source de corruption, de corruption morale », tonnait Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) à l’Assemblée nationale, le 26 juillet 2017. Ce qu’il fustigeait : le pantouflageune expression que, selon le député Les Républicains (LR) des Côtes-d’Armor Marc Le Fur, « tout le monde comprend ». Le problème est récurrent et focalise souvent le débat public.

Le mot « pantoufle » provient de l’argot de l’Ecole polytechnique (l’X). Il s’applique initialement au renoncement à toute carrière publique à la fin des études. L’historien Christophe Charle date le terme des années 1880. Le mot désigne aussi le montant du remboursement de l’engagement décennal envers l’Etat – contrepartie d’une rémunération pendant les études – lorsqu’il n’est pas respecté.

Cette expression s’est généralisée aux fonctionnaires issus d’autres prestigieuses écoles comme les Ecoles normales supérieures (ENS), ou, à partir de 1945, l’Ecole nationale d’administration. A mesure que la pratique s’est diffusée dans la haute administration, le pantouflage a englobé plus généralement les transitions du public au privé.


Les raisons du pantouflage : les écarts de salaire, mais aussi des questions de statut social. Si la notion a des contours flous, elle vise essentiellement les hauts fonctionnaires et le passage dans de très grandes entreprises. On parle aussi de « pantouflage électoral » pour les personnalités publiques qui, à la suite d’une défaite lors d’un scrutin ou de la perte d’un portefeuille ministériel, occupent des postes généreusement rémunérés dans des entreprises privées en attendant que l’opportunité se présente pour revenir dans l’arène politique.

 

Le phénomène, loin d’être récent, ne s’est pas non plus massifié ces dernières décennies. Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la fonction publique, explique qu’« il n’y a pas de croissance linéaire », mais « des périodes historiques, en fonction de la situation des fonctionnaires, de la situation budgétaire, économique, de la demande de l’Etat et des entreprises, des alternances politiques, etc. ».

Quoi qu’il en soit, progressivement, le terme « pantouflage » s’est doté d’une forte coloration négative. Déjà en 1933, dans La Condition humaine, André Malraux dressait un portrait peu flatteur de hauts fonctionnaires, qu’affronte son héros Ferral, toujours bien accueillis dans les banques quand ils délaissent le service de l’Etat. Dans son ouvrage Le Coup d’Etat permanent (1964), François Mitterrand vilipendait une « technocratie qui “pantoufle’’ au service du grand capital ». Plus récemment, le journaliste Vincent Jauvert, dans son livre Les Voraces. Les élites et l’argent sous Macron (Robert Laffont, 2020), assène une critique cinglante à des hauts fonctionnaires qui n’auraient jamais autant « pantouflé à prix d’or dans le privé ».

Conseil d’Etat: Quel avenir ?

Conseil d’Etat: Quel avenir ? 

 

La dualité des ordres de juridiction – justice judiciaire et justice administrative – est de fait caduque. Tout en appelant à les fusionner, l’ex-magistrat Philippe Mettoux insiste sur le rôle et le savoir spécifiques que doit conserver cette institution créée par Napoléon.

 

Tribune.

 

Deux éminents professeurs de droit Martin Collet et Camille Broyelle s’inquiètent, dans une tribune au Monde, La critique du Conseil d’Etat « vise à détruire l’institution sans jamais poser la véritable question : et le coup d’après, quel est-il ? », publiée le 13 avril 2021, que « des discours antiélite et antisystème ambiants », qui peuvent notamment s’exprimer en soutien à la réforme de l’Ecole nationale d’administration (ENA), ne sapent le crédit et détruisent insidieusement cette institution remarquable, imaginée par Napoléon, il y a plus de deux cents ans, qu’est le Conseil d’Etat.

Dans leur « scénario catastrophe », les deux universitaires imaginent « la suppression du Conseil d’Etat et l’attribution de ses compétences au juge judiciaire »« la dévolution de ses missions de conseil juridique à des cabinets d’avocats ou d’audit » et se révèlent des avocats zélés d’un dualisme juridictionnel qui n’a plus guère de sens, ni même de réalité.


Au moment même où la haute juridiction prend un ascendant juridictionnel important et assume un rôle de régulateur social évident (la dernière illustration étant la suspension des règles de calcul du montant de l’allocation-chômage), n’est-ce pas un leurre en effet de considérer que droit public et droit privé sont les deux piliers intangibles du système juridique français ?

L’apparente clarté de cette affirmation n’est-elle pas qu’un « faux-semblant » ou un « mirage », selon les propres termes d’un autre professeur de droit de grand renom, Roland Drago ? Nous vivons en réalité, non pas sous l’empire du principe de dualité des ordres de juridiction (justice judiciaire et justice administrative, la première sous l’autorité de la Cour de cassation et la seconde sous celle du Conseil d’Etat), mais déjà sous celui d’un unique ordre de juridictions, répété deux fois, dupliqué, redondant.

Sans méconnaître la puissance de l’enracinement de la séparation du public et du privé dans l’imaginaire juridique français, reconnaissons que la distinction se meurt, voire qu’elle est morte… Certes, tel un beau jardin à la française, notre système juridique s’est organisé en constituant des ensembles spécifiques et autonomes de règles, mais la réalité d’un dualisme juridique entre droit public et droit privé est vite devenue trompeuse.

 

Plus encore, la multiplicité des hypothèses dans lesquelles le juge judiciaire applique le droit administratif, voire – plus rarement – l’inverse, a achevé la confusion. Le droit administratif est à l’évidence un « droit spécial », mais le monopole de son application par le juge administratif a été depuis longtemps aboli. Tantôt appliquée par le juge administratif, tantôt appliquée par le juge judiciaire, cette dualité de la justice administrative révèle, par là même, la faiblesse de la dualité des ordres juridictionnels et la contredit même.

Le pantouflage des élites d’État

Le  pantouflage des élites d’État

Désignant de manière souvent péjorative le fait, pour un haut fonctionnaire, de quitter le service de l’Etat et de rejoindre une entreprise privée, cette notion évoque aujourd’hui, à gauche, une forme de « corruption » des élites.

Par Ariane Ferrand dans le Monde 

 

« Le haut fonctionnaire sait désormais qu’il est non seulement possible mais bien vu, accepté, voire encouragé, de passer du public au privé et d’y revenir ensuite. C’est une source de corruption, de corruption morale », tonnait Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise, LFI) à l’Assemblée nationale, le 26 juillet 2017. Ce qu’il fustigeait : le pantouflageune expression que, selon le député Les Républicains (LR) des Côtes-d’Armor Marc Le Fur, « tout le monde comprend ». Le problème est récurrent et focalise souvent le débat public.

Le mot « pantoufle » provient de l’argot de l’Ecole polytechnique (l’X). Il s’applique initialement au renoncement à toute carrière publique à la fin des études. L’historien Christophe Charle date le terme des années 1880. Le mot désigne aussi le montant du remboursement de l’engagement décennal envers l’Etat – contrepartie d’une rémunération pendant les études – lorsqu’il n’est pas respecté.

Cette expression s’est généralisée aux fonctionnaires issus d’autres prestigieuses écoles comme les Ecoles normales supérieures (ENS), ou, à partir de 1945, l’Ecole nationale d’administration. A mesure que la pratique s’est diffusée dans la haute administration, le pantouflage a englobé plus généralement les transitions du public au privé.


Les raisons du pantouflage : les écarts de salaire, mais aussi des questions de statut social. Si la notion a des contours flous, elle vise essentiellement les hauts fonctionnaires et le passage dans de très grandes entreprises. On parle aussi de « pantouflage électoral » pour les personnalités publiques qui, à la suite d’une défaite lors d’un scrutin ou de la perte d’un portefeuille ministériel, occupent des postes généreusement rémunérés dans des entreprises privées en attendant que l’opportunité se présente pour revenir dans l’arène politique.

 

Le phénomène, loin d’être récent, ne s’est pas non plus massifié ces dernières décennies. Luc Rouban, directeur de recherche au CNRS et spécialiste de la fonction publique, explique qu’« il n’y a pas de croissance linéaire », mais « des périodes historiques, en fonction de la situation des fonctionnaires, de la situation budgétaire, économique, de la demande de l’Etat et des entreprises, des alternances politiques, etc. ».

Quoi qu’il en soit, progressivement, le terme « pantouflage » s’est doté d’une forte coloration négative. Déjà en 1933, dans La Condition humaine, André Malraux dressait un portrait peu flatteur de hauts fonctionnaires, qu’affronte son héros Ferral, toujours bien accueillis dans les banques quand ils délaissent le service de l’Etat. Dans son ouvrage Le Coup d’Etat permanent (1964), François Mitterrand vilipendait une « technocratie qui “pantoufle’’ au service du grand capital ». Plus récemment, le journaliste Vincent Jauvert, dans son livre Les Voraces. Les élites et l’argent sous Macron (Robert Laffont, 2020), assène une critique cinglante à des hauts fonctionnaires qui n’auraient jamais autant « pantouflé à prix d’or dans le privé ».

CNews : condamnée par le Conseil d’État

CNews : condamnée par le Conseil d’État

Encore une condamnation pour la chaîne très droitière CNews.. Le Conseil d’Etat a rejeté, mercredi 16 juin, le recours déposé par la chaîne d’information pour faire annuler une mise en demeure prononcée le 27 novembre 2019 par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) à son encontre. La chaîne réclamait l’annulation « pour excès de pouvoir » de la décision du régulateur, ainsi qu’une amende de 10 000 euros.

A l’époque de la décision du CSA, l’émission Face à l’info n’avait que quelques jours d’existence. Le 14 octobre 2019, au terme d’un débat avec l’ancien socialiste François Pupponi portant notamment sur l’immigration, le polémiste Eric Zemmour s’était exprimé sur la colonisation française en Algérie en ces termes : « Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence par massacrer les musulmans, et même certains juifs. Eh bien moi, je suis aujourd’hui du côté du général Bugeaud. C’est ça être Français ». De quoi s’attirer les foudres du CSA, qui avait estimé que la chaîne était contrevenue à ses obligations en matière d’« incitation à la haine ou à la violence pour des raisons de race, de sexe, de mœurs ou de nationalité ».

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