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Le retour des idéologies et de la radicalité ?

Le retour des idéologies et de la radicalité ?

Tarik Yildiz, Sociologue et essayiste, constate dans l’Opinion le retour des idéologies et de la radicalité. Et considère que « Les idées, les concepts, ne concernent pas qu’une élite intellectuelle « 

Tribune

 

 

 

Les mouvements qui, il y a quelques décennies, revendiquaient la capacité à reléguer au second plan les intérêts individuels au profit d’une cause supérieure, ont perdu de leur superbe. Cependant, comme l’a illustré le récent débat entre Eric Zemmour et Jean-Luc Mélenchon, un retour en force des idéologies et de leur traduction radicale semble se dessiner : discussions à l’occasion du procès des attentats du 13 novembre 2015, résultats d’études sociologiques et d’opinion, engouement autour de programmes politiques évoquant une forme de radicalité…

A l’occasion de la publication de leur enquête auprès de 7 000 lycéens en 2017, les sociologues Anne Muxel et Olivier Galland définissaient la radicalité comme supposant un « ensemble d’attitudes ou d’actes marquant la volonté d’une rupture avec le système politique, social, économique, et plus largement avec les normes et les mœurs en vigueur dans la société », atteignant son point le plus extrême lorsqu’elle « s’accompagne d’une justification de l’usage de la violence ».

Ils révélaient alors ce que beaucoup avaient observé à l’occasion d’enquêtes qualitatives : une radicalité importante existait dans l’échantillon interrogé — un quart des lycéens ne condamnaient par exemple pas totalement les attentats contre Charlie Hebdo et le Bataclan — avec plus de force encore chez les élèves s’identifiant comme musulmans. De multiples facteurs peuvent expliquer ce constat qui, contrairement à ce qu’ont longtemps avancé de nombreux chercheurs, ne se limite pas à la seule condition socio-économique.

 Bien qu’apparaissant comme « le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans cœur », le phénomène religieux ne constitue pas la seule expression de la radicalité. Le sentiment de perdre une partie de son identité, de ne plus être protégé par l’Etat, la perception d’une forme de mollesse dans la traduction des discours en actes ont, par exemple, fait partie des déterminants de l’action des Gilets jaunes.

Les débats politiques comme les résultats de certains sondages révèlent en outre une attente de fermeté d’une partie de la population, notamment concernant le traitement de la délinquance, la protection des frontières ou l’affirmation de valeurs, quelle que soit la nature de ces dernières. Il s’agit de répondre à une certaine « fatigue d’être soi » à travers un système de pensée sûr de lui-même, répondant aux inquiétudes avec force.

L’idéologisation de la politique paraît salutaire. Seul un programme politique reflétant des convictions claires pourra éviter le développement d’une radicalité à la marge du système politique, qui comporterait de nombreux dangers

Cette force ne doit cependant pas sacrifier la nuance : lorsqu’Eric Zemmour affirme que « l’islam et la République ne sont pas compatibles », il oublie qu’il existe des expressions très diverses de l’islam, et que l’analyse de la doctrine ne peut se faire indépendamment des pratiques. De même, lorsqu’il évoque « un petit jihad » pour qualifier le développement de la délinquance, il n’a que partiellement raison. Si certains délinquants considèrent en effet, en évoquant leur religion, qu’il est conforme à leur morale de voler des « mécréants », ce phénomène est loin d’être général.

Tout en évitant la recherche absolue du consensus, de « l’extrême centre », conduisant parfois à masquer des problématiques et des inquiétudes bien réelles, il convient de ne pas faire fi de la complexité.

Dans ces conditions, l’idéologisation de la politique paraît salutaire. Seul un programme politique reflétant des convictions claires pourra éviter le développement d’une radicalité à la marge du système politique, qui comporterait de nombreux dangers. Apporter une réponse aussi bien idéologique que politique paraît essentiel.

Renouer avec la puissance de l’idéologie en assumant la prééminence de l’intérêt collectif sur les intérêts individuels, en faisant des valeurs des objets qui méritent le dépassement de soi. Les idées, les concepts, ne concernent pas qu’une élite intellectuelle : l’Histoire nous enseigne, parfois avec cruauté, qu’ils sont essentiels lors des transformations sociétales.

Sans aller jusqu’à considérer que le risque de guerre civile soit imminent, souvenons-nous de la phrase du sanguinaire Mao Tsé-toung : « La politique est une guerre sans effusion de sang et la guerre une politique sanglante. » Quelles que soient les opinions des candidats, l’enjeu est de dépasser une vision purement utilitariste de l’action publique et de redonner à la politique sa noblesse idéologique.

Tarik Yildiz, sociologie et essayiste, est l’auteur, notamment, de De la fatigue d’être soi au prêt-à-croire. Lutter contre la délinquance pour combattre le radicalisme islamiste (Editions du Puits de Roulle, 2020).

Primaire écolo : la radicalité pour argument Sandrine Rousseau et des analyses à coups de serpe

Primaire écolo : la radicalité pour argument Sandrine Rousseau et des analyses à coups de serpe

 

À l’extrême gauche, Mélenchon n’a qu’à bien se tenir car en matière de radicalité Sandrine Rousseau va bientôt figurer au hit-parade. t sa principale caractéristique. D’ailleurs elle ne prend même pas le temps de justifier ses propositions. Être radical pour elle constitue en soi un programme. Preuve lors du débat avec Yannick Jadot, Elle a surtout accusé ce dernier de n’être pas assez radicale assez «radical». «J’ai lu ton programme. Je vois à quel point il n’y a pas de transformation suffisante pour permettre d’atteindre les objectifs du Giec», l’a-t-elle interpellé. «L’écologie de gouvernement que tu proposes est une écologie qui ne va pas au bout du chemin», a-t-elle jugé. La réponse du concerné ne s’est pas fait attendre: «Si gouverner, c’est renoncer, il faut arrêter de faire de la politique. Il faut s’engager dans les mouvements sociaux». «

En matière de déplacements, l’ancienne porte-parole d’Europe écologie les Verts s’est prononcée pour la « démobilité ». Une idée globalement intéressante mais concrètement qui ne précise pas comment doivent être assurés les déplacements domicile travail pour ceux qui se lèvent tôt ( dontles transports collectifs sont inadaptés), pour ceux qui ne disposent pas d’alternative à l’automobile notamment en zone diffuse (banlieue, zone rurale,). Par contre à juste titre, Sandrine Rousseau milite pour une voiture beaucoup plus légère moins consommatrice d’énergie et moins polluante.

 

Cependant elle se prononce pour une taxe carbone qui va surtout pénaliser les plus pauvres. Le problème d’Europe écologie les Verts c’est que ce parti ri risque de voter pour la plus radicale comme candidat mais le moins populaire auprès de l’électorat. L’égérie du « wokisme »  en France ne recueille  en effet que de leur de 2 % dans les sondages pour les élections présidentielles.




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