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Daech vise maintenant les pays chrétiens d’Afrique

 Daech vise maintenant les pays chrétiens d’Afrique

Un article deBenoit Faucon, Nicholas Bariyo et Joe Parkinson dans le Wall Street Journal

Au moment où Daech s’effondrait en Irak et en Syrie, dans la jungle de l’est du Congo, un djihadiste prenait la parole sur YouTube pour déclarer que le califat se repliait en Afrique centrale.

« J’appelle tous les musulmans du monde à nous rejoindre au Congo, affirmait, au milieu d’une forêt, un homme se définissant comme arabe et arborant fusil automatique et chargeurs devant un improbable groupe de combattants. Je le jure devant Dieu : c’est ici que Daech a sa demeure. »

Pour les analystes, la vidéo montrait surtout que le groupe terroriste, à l’agonie, cherchait à faire parler de lui. Mais trois ans après la diffusion des images, la province de l’Etat islamique en Afrique centrale (ou ISCAP, pour Islamic State Central Africa Province) s’est développée au point que, le mois dernier, le département d’Etat américain a pour la première fois infligé des sanctions au groupe et à ses dirigeants.

Fin mars, au Mozambique, des centaines de combattants ont occupé une ville portuaire clé après plusieurs jours de siège au cours desquels ils ont massacré des dizaines d’habitants et provoqué le départ de milliers d’autres. L’attaque a également forcé Total à évacuer l’ensemble des salariés d’un projet gazier à 16 milliards de dollars, ainsi que 2 000 réfugiés.

L’organisation cible des pays à majorité chrétienne et vient se greffer aux groupes terroristes qui rassemblent les minorités musulmanes opprimées. Renonçant à ses velléités territoriales, Daech veut désormais adopter des tactiques de guérilla : cooptation de leaders locaux, renforcement des entraînements, amélioration de la tactique et de la propagande

Les militants congolais et mozambicains de l’ISCAP s’étaient par le passé battus pour l’autonomie de la région. Cette année, ils sont devenus le groupe terroriste le plus meurtrier, affirme SITE, un site spécialisé dans la surveillance des groupes extrémistes. Menée par Musa Baluku, un Ougandais vétéran du djihad, la milice (autrefois appelée Forces démocratiques alliées, ou FDA) a tué plus de 849 civils rien qu’en 2020, estime le département d’Etat.

L’essor de cette faction africaine témoigne de l’évolution de Daech, qui se rapproche désormais d’une multitude de groupes armés comme s’ils étaient ses franchisés. Voyant son rêve de califat en Syrie et d’islamisme radical partir en fumée, Daech a pris la décision (judicieuse) de s’ingérer dans des conflits locaux au Nigéria, en Libye et au Sahel, la région semi-aride qui s’étend d’est en ouest au sud du Sahara. Dans un premier temps, en Syrie et en Irak, Daech s’est aventurée en territoire musulman.

Mais aujourd’hui, l’organisation cible des pays à majorité chrétienne et vient se greffer aux groupes terroristes qui rassemblent les minorités musulmanes opprimées. Renonçant à ses velléités territoriales, Daech veut désormais adopter des tactiques de guérilla : cooptation de leaders locaux, renforcement des entraînements, amélioration de la tactique et de la propagande. L’objectif : donner le sentiment que le groupe peut frapper des intérêts occidentaux là où on ne l’attend pas.

Ces groupes locaux sont désormais ses alliés et Daech les utilise pour sa propagande. L’organisation leur fournit des fonds et forme les combattants, mais, contrairement à ce qu’elle faisait dans son califat syro-irakien, elle ne s’occupe pas des affaires courantes, selon des responsables occidentaux.

Chrétien à 95 % et exempt d’idéologie djihadiste, le Congo est un parfait exemple de cette évolution. Nouvel allié local de Daech, les FDA sont nées dans les années 1990 d’une rébellion des musulmans ougandais qui se sentaient persécutés par le régime du président Yoweri Museveni. Poursuivi par Kampala, le groupe s’est réfugié dans l’est du Congo, aussi riche en groupes armés qu’en ressources minérales et où l’Etat central n’a guère d’emprise.

Des transfuges affirment que quelques volontaires arabes entraînés au combat figurent parmi les combattants de l’ISCAP. Le djihadiste de la vidéo YouTube a, lui, était identifié comme un Tanzanien d’origine arabe. Dans la région, le groupe terroriste s’est lancé dans une série d’attaques toujours plus hardies et plus élaborées, n’hésitant pas à s’attaquer à des prisons congolaises pour libérer certains de ses membres et recruter parmi les prisonniers libérés. En octobre, il a ainsi réussi à faire sortir 1 300 condamnés.

Les militaires congolais indiquent de leur côté avoir retrouvé les corps de deux combattants arabes, « probablement des instructeurs » au mois de décembre, après des affrontements près de la ville de Beni. Des photos prises par l’armée que le Wall Street Journal a pu consulter montrent un bras à la peau claire au bout d’un corps enterré par les terroristes en fuite. Des images aériennes réalisées par les drones des forces de sécurité de l’ONU révèlent aussi la présence d’un combattant blanc, mort, peu après l’attaque.

L’ISCAP, dont les effectifs sont passés de 200 à 1 500 combattants selon les services de renseignement ougandais, s’est rapprochée des insurgés mozambicains qui ont attaqué la ville portuaire de Palma le mois dernier.

Parmi les personnes tuées lors du raid figuraient des ressortissants britanniques et sud-africains travaillant sur le projet gazier. Elles ont perdu la vie après avoir tenté de fuir l’hôtel dans lequel 180 expatriés et locaux s’étaient réfugiés, ont rapporté des prestataires locaux. La police a retrouvé les corps décapités de douze hommes et procède actuellement à leur identification.

Les attaques, qui ont eu lieu pendant une mission d’entraînement des forces spéciales américaines au Mozambique, ont mis la puce à l’oreille de l’administration Biden, qui revoit actuellement sa politique vis-à-vis du continent africain et de Daech. Les sanctions prises en mars obligent les banques à geler les actifs de la branche congolaise de Daech et de son leader, Musa Baluku, ainsi que de la filiale mozambicaine et son chef, Abu Yasir Hassan. Elles ont également interdiction de traiter avec eux.

A la peine après des années de combats meurtriers et de défections, les FDA n’étaient pas une cible facile pour l’austère commandement de Daech. Le groupe a, un temps, combattu aux côtés de milices regroupant des animistes et des chrétiens, selon des transfuges des FDA et de l’armée congolaise. Des femmes et des enfants ont participé aux attaques, une pratique inimaginable pour Daech. En Syrie et en Irak, les terroristes formaient des « jeunes loups », mais ne les ont jamais envoyés au combat.

Fin 2017, peu après la diffusion de la première vidéo de l’ISCAP, Abdulrahman Ssali était âgé de 25 ans. Il a fait tout le trajet de l’Ouganda vers l’est du Congo à la demande son père, Abdurahuman Waswa, lettré musulman qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. Quelques années plus tôt, l’homme avait secrètement rejoint les rangs d’un groupe islamique qui affirmait que les musulmans étaient persécutés en Ouganda depuis la chute d’Idi Amin Dada en 1979.

Aujourd’hui caché en Ouganda, son fils affirme qu’il pensait se rendre à une réunion de famille. En guise de retrouvailles, son père l’a convaincu de rejoindre Daech. Des instructeurs arabes, certains venus de Syrie, lui ont donné une mission simple : « faire prospérer la province de l’Etat islamique en Afrique centrale », se souvient-il. Abdulrahman fils a reçu une formation idéologique et militaire puis s’est battu à leurs côtés pendant des mois, affrontant l’armée congolaise et pillant les bananeraies pour y voler nourriture et jeunes enfants.

Son père, qui maîtrise parfaitement la langue arabe, avait gravi les échelons du groupe. Un jour, il a ordonné l’exécution d’une fillette de 14 ans accusée de désertion, raconte-t-il. Et prévenu son fils que s’il essayait de s’échapper, le même sort lui serait réservé. « La décapitation de cette jeune fille m’a traumatisé », raconte Abdulrahman Ssali.

Il fait partie des quelques transfuges désormais placés sous la protection de l’Etat à Kampala et témoigne de la montée en puissance de l’ISCAP.

Selon des responsables occidentaux, les djihadistes ont dépensé un petit million de dollars pour ce nouveau groupe, soit 1 % de leur trésor de guerre, estimé à 100 millions de dollars par les Nations unies. D’après les experts de l’ONU, ils avaient davantage investi dans les pays où l’insurrection islamiste est plus ancienne : Afghanistan, Libye ou Philippines, par exemple.

En 2015, poursuivies par l’armée du Congo soutenue par l’ONU et minées par des dissensions internes, les FDA avaient failli disparaître. Après l’arrestation du fondateur du groupe, Jamil Mukulu, son remplaçant Musa Baluku s’était heurté à l’opposition de certains membres historiques, révèlent des échanges obtenus par Bridgeway Foundation, une organisation à but non lucratif qui étudie les insurrections en Afrique de l’Est. Selon un rapport de l’ONU, les FDA ne comptaient alors plus que 65 combattants.

Entre octobre 2019 et octobre 2020, le groupe a revendiqué 118 attaques, selon al-Naba, le magazine de Daech. Toujours en octobre de l’an passé, les FDA ont libéré 900 prisonniers d’un établissement de l’est du Congo, pour beaucoup des membres qui ont immédiatement rejoint les combats. Daech a affirmé que l’opération faisait partie d’un mouvement mondial pour « détruire les forteresses » et libérer les prisonniers, notamment en Syrie et en Afghanistan

Alors âgé de 37 ans, Musa Baluku, commandant aux traits poupins, avait eu une idée : s’allier au lointain Daech. « C’est nous qui avons décidé de nous placer sous la houlette de Daech, car cela permet de faire prospérer l’Etat islamique dans le monde », avait-il affirmé à un lieutenant lors d’un échange fin 2019 obtenu par Bridgeway. Il se targuait également de compter « des blancs » dans son groupe, faisant référence à des hommes venus du Moyen-Orient.

Pour les transfuges, les choses se sont mises à changer quand Waleed Ahmed Zein, un Kenyan, s’est mis à envoyer des dons à Musa Baluku. Il avait lui-même reçu cet argent de son père, qui s’était rendu en Syrie où il avait rejoint les rangs de Daech, selon une note des services de sécurité ougandais et une déclaration de la police kenyane.

Abdulrahman Ssali raconte qu’en 2018 et 2019, dans le camp congolais, il a vu des liasses de dollars dans la maison en terre du grand patron. Panneaux solaires, batteries, torches, lunettes à vision nocturne : les nouveaux équipements affluaient, tous portant des inscriptions en arabe, poursuit-il.

Les nouvelles armes ont, elles, permis aux militants de perpétrer des attaques plus meurtrières contre les villages chrétiens et les patrouilles militaires. Entre octobre 2019 et octobre 2020, le groupe a revendiqué 118 attaques, selon al-Naba, le magazine de Daech. Toujours en octobre de l’an passé, les FDA ont libéré 900 prisonniers d’un établissement de l’est du Congo, pour beaucoup des membres qui ont immédiatement rejoint les combats. Daech a affirmé que l’opération faisait partie d’un mouvement mondial pour « détruire les forteresses » et libérer les prisonniers, notamment en Syrie et en Afghanistan.

Les transfuges racontent qu’une partie de l’argent du bailleur de fonds kenyan a été utilisée pour acheter du nitrate d’ammonium et des minuteurs, éléments essentiels des engins explosifs improvisés. Des djihadistes yéménites et syriens se sont rendus au Congo pour former les combattants locaux aux tactiques militaires et à la confection de bombes, ajoutent-ils. En juillet 2020, un rapport de l’ONU indiquait que les FDA commençaient à utiliser des engins explosifs improvisés.

Les deux entités centrafricaines se sont peu à peu rapprochées, les Congolais revendiquant les attaques au nom de leurs alliés mozambicains, selon un rapport sur Daech et ses ramifications du programme de l’université George Washington sur l’extrémisme.

C’est par l’argent et les armes que l’idéologie extrémiste s’est infiltrée dans les camps. L’armée congolaise qui a tué des militants des FDA a retrouvé des textes en arabe rédigés par le bureau de la recherche de Daech, une entité basée dans la ville irakienne de Mossoul qui diffuse les éléments doctrinaux qui étayent sa vision du monde.

Abdulrahman Ssali se souvient, lui, d’un régime aussi rigide que brutal. Dès 10 ans, les enfants étaient formés au maniement des armes, à l’arabe et à l’idéologie de Daech. Les voleurs dont le butin dépassait les deux dollars risquaient de voir leur main coupée. Quiconque propageait une rumeur avait la bouche cousue au fil de fer. Allumer une lampe de poche au passage d’un drone était passible de mort.

Les tactiques militaires traduisaient une même violence. Lors d’un raid sur une bananeraie, Abdulrahman Ssali a vu des combattants décapiter un couple et repartir, couverts du sang de leurs victimes, avec leurs enfants, leurs poules et leurs chèvres.

Au Mozambique, en novembre, les militants ont transformé un stade de football en terrain d’exécution sur lequel ils ont décapité 50 personnes, selon les médias publics mozambicains.

Après avoir été témoin de ces exactions, Abdulrahman Ssali a décidé de s’échapper. Profitant d’une accalmie lors d’une attaque, il s’est caché dans la végétation avant de marcher pendant sept jours, se nourrissant de racines et buvant de l’eau stagnante, avant de se rendre à l’armée congolaise. Un an plus tard, cette dernière l’a remis aux services de renseignement ougandais.

Il reste hanté par son passage au sein du groupe terroriste et regrette d’avoir laissé sa sœur au camp. « Mon père m’a piégé, je n’ai jamais eu l’intention de rejoindre ces islamistes radicaux, regrette-t-il, les larmes toutes proches. Et maintenant, peut-être que je ne reverrai jamais ma sœur. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Traduit à partir de la version originale en anglais

Syrie : La Russie ne vise pas que l’État islamique

Syrie : La Russie ne vise pas que l’État islamique

Moscou avait d’abord présenté sa campagne aérienne comme visant en priorité l’EI, disant craindre que les membres russes et ex-soviétiques de l’organisation fondamentaliste sunnite ne finissent par s’en prendre à leurs pays d’origine s’il n’était pas mis fin à leur action en Syrie. La Russie a mené sa deuxième journée de frappes aériennes jeudi en Syrie en précisant qu’elle visait plusieurs organisations « terroristes » et pas seulement l’Etat islamique (EI), tandis que des sources libanaises annonçaient une offensive au sol des forces pro-gouvernementales syriennes et de leurs alliés. Cette opération au sol, qui serait menée avec des forces iraniennes et celles du Hezbollah libanais, vise à récupérer les territoires perdus récemment par les troupes pro-Assad en particulier au profit de l’Armée de la conquête, qui regroupe plusieurs composantes de l’insurrection syrienne, dont le Front al Nosra (affilié à Al Qaïda).  Des centaines de soldats iraniens sont arrivés en Syrie il y a dix jours avec leurs armes Mais, jeudi, après les doutes exprimés par les Etats-Unis et les rebelles sur le terrain sur les véritables cibles des frappes russes, le Kremlin a expliqué que ses frappes avaient une portée plus large et qu’elles visaient plusieurs groupes. « Ces organisations (figurant sur la liste des cibles) sont bien connues et les objectifs sont choisis en coordination avec les forces armées de Syrie », a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, alors qu’on lui demandait si l’Occident et la Russie avaient une définition différente de ce qui constitue un groupe terroriste.

Affaire : Un proche conseiller de Hollande visé par une enquête

Affaire : Un proche conseiller de Hollande visé par une enquête

 

Après « l’affaire Aquilino Morelle », encore une mauvaise nouvelle pour François Hollande. Alors qu’il vient d’opérer un vaste remaniement de ses conseillers, le chef de l’Etat voit un de ses proches collaborateurs inquiétés par la justice. Une enquête préliminaire ouverte en janvier 2013 par le parquet de Paris vise en effet Faouzi Lamdaoui, son conseiller chargé des questions d’égalité et de diversité. « Recel d’abus de biens sociaux » et de « fraude fiscale ».Selon L’Express, l’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et Faouzi Lamdaoui « pourrait être entendu prochainement ». Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’irrégularités dans deux sociétés dont ce conseiller du président aurait été « le gérant de fait », explique l’hebdomadaire. Ces faits pourraient être qualifiés de « recel d’abus de biens sociaux » et de « fraude fiscale ».

 

Fiscalité : le poker visé, bientôt le PMU et la FDJ

Fiscalité : le poker visé, bientôt le PMU et la FDJ

 

« J’ai reçu, il y a quinze jours, une lettre de la direction nationale des vérifications des situations fiscales m’informant d’un contrôle fiscale », raconte Philippe Ktorza, 4ème joueur français de poker. Après examen approfondi de ses comptes bancaires, l’inspecteur de la rue de Saussure aborde par le détail la pratique du poker. « L’autorité de régulation des jeux dispose pour chaque joueur des montants engagés, des gains et du temps consacré sur chaque site de jeu en ligne, du pain bénit pour le fisc », explique Philippe Ktorza. Et le fonctionnaire d’en déduire rapidement que compte tenu du temps passé à jouer au poker, ce loisir s’apparente à une activité professionnelle et doit donc être taxé comme des revenus. Philippe Ktorza se défend et explique qu’il a une autre activité professionnelle, mais rien n’y fait. Jusqu’à présent, le poker était classé parmi les jeux de hasard, les gains n’étaient donc pas imposables. Mais l’arrivée d’internet permet d’obtenir des informations sur le temps que les joueurs consacrent à cette activité et donc de faire la différence entre les amateurs et les professionnels. « Il change les règles du jeu en cours de route, ce n’est pas loyal », conteste Philippe Ktorza qui a gagné depuis le début de l’année 900.000 dollars. D’après un opérateur de poker en ligne, « les redressements déjà signifiés font état de montant s’échelonnant entre 40.000 et 1 million d’euros ». Des pénalités sévères car le fisc considère que le travail est dissimulé. Les inspecteurs surfent sur internet et scrutent les classements des joueurs qui mentionnent les gains cumulés. Une mine d’info pour le fisc. Le site Poker 52 nous apprend ainsi que Bertrand Grospellier, le numéro un français a gagné près de 1,5 million de dollars depuis le début de l’année. Mais le fisc aura du mal à le serrer car il a quitté la France. D’ailleurs dans le top 10 des joueurs français, la moitié réside déjà à l’étranger. « J’ai une femme et des enfants, mais tous les jours je me pose la question de partir de France », précise Philippe Ktorza. Les joueurs commencent à s’organiser. Ils ont écrit à tous les casinos et opérateurs de jeu pour qu’ils leur fassent parvenir les preuves de droits d’entrée, autant de frais qui pourraient venir en déduction des recettes. Une fédération des joueurs est en cours de constitution. Surtout les gros opérateurs, comme le PMU ou la FDJ commencent à réagir. Ils ont contacté des cabinets d’avocat fiscaliste afin de trouver une réponse à apporter à Bercy. Car les sites de jeu en ligne craignent pour l’attractivité de leur site. D’autant que le fisc a depuis quelques jours une nouvelle cible dans son viseur, les turfistes. De quoi réveiller les équipes de lobbying du PMU

 

 




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