Archive pour le Tag 'voile'

Une chanteuse de the Voice retire son voile

Une chanteuse de the Voice retire son voile

La chanteuse Mennel, ancienne participante du télécrochet de TF1, The Voice, revient après une expérience de vie et maritale aux USA. Mais elle ne porte plus ni ses turbans si colorés des plateaux télés, ni les hijabs austères et orthodoxes qu’elle affichait sur les réseaux sociaux. Son exemple illustre la stratégie islamiste et permet de démonter tous les arguments utilisés par les indigénistes, islamistes et autres néo-féministes pour défendre le voilement.

Mennel avait échoué à The Voice. Les militants du voile avaient présenté cet échec comme une illustration de l’islamophobie française.

 

Sortie scolaire : le Sénat contre le port du voile

Sortie scolaire : le Sénat contre le port du voile

 

 

C’est sans doute par conviction, autant que par calcul politique que le Sénat à majorité à droite a voté mardi une proposition de loi des Républicains (LR) sur l’interdiction des signes religieux lors des sorties scolaires,. Il est clair que désormais la question du voile est politiquement instrumentalisée pour mettre en difficulté un gouvernement qui patauge un peu sur les questions de laïcité . On se souvient qu’interroger sur la question, le chef de l’État avait déclaré avec une certaine légèreté : « le voile ce n’est pas mon affaire ». Au-delà de la question vestimentaire, au-delà même de la question religieuse, le voile aujourd’hui apparaît aux yeux de certains comme le symbole d’un certain communautarisme contraire aux valeurs de la république. Pour se défendre de toute intention anti musulmane, les détracteurs du voile disent vouloir interdire tout signe religieux ostensible qu’il soit musulman, catholique, juif ou autre. La question est complexe dans la mesure où le voile peut être porté de différentes manières et pour différentes raisons. Il apparaît ,en tout cas qu’on ne peut échapper  à un débat sur cette question très controversée. De toute manière, la position Sénat a peu de chances d’être votée à l’assemblée nationale

La mesure, votée par 163 voix contre 114, ne pourra entrer en vigueur que si l’Assemblée nationale s’en saisit et l’approuve, ce qui a peu chance d’arriver dans la mesure où la chambre basse est dominée par La République en marche (LaRem), qui y est hostile. Prévu depuis plusieurs jours, ce débat survient au lendemain de l’attaque d’une mosquée de Bayonne (Pyrénées-Atlantique) par un homme qui a ouvert le feu, blessant deux septuagénaires avant d’être interpellé. Un acte dénoncé par toute la classe politique.

Dans ce contexte tendu, la sénatrice socialiste Samia Ghali a invité la droite à renoncer à l’examen du texte intitulé “Service public de l’éducation et neutralité religieuse”, au nom de “l’apaisement des esprits ». Une idée rejetée par Bruno Retailleau, président du groupe LR au Sénat, pour qui “le débat doit se passer en toute sérénité au Parlement, sinon il aura lieu dans la rue avec le risque de violences que cela comporte.”

Devant les sénateurs, le ministre de l’Education nationale a jugé “contre-productif” un rejet des parents portant des signes religieux comme le voile islamique lors des sorties scolaires, qui enverrait selon lui un “message brouillé aux familles”.

“Nous devons envoyer aux enfants le message que les parents sont les bienvenus et que c’est ensemble, parents et école, que nous assurons leur éducation”, a considéré Jean-Michel Blanquer.

Mais pour Jacqueline Eustache-Brinio, auteure de la proposition de loi, les accompagnateurs, qu’ils soient ou non parents d’élèves, sont “bel et bien les collaborateurs bénévoles du service public assimilés au personnel d’éducation et par conséquent astreints au respect de la neutralité de ce service public.”

Une idée rejetée par la gauche, qui a dénoncé, comme le sénateur communiste Pierre Laurent, une volonté de “mettre de l’huile sur le feu” sur un sujet délicat.

On peut discuter du voile (Souâd Ayada)

On peut discuter du voile (Souâd Ayada) 

Ce qui n’est pas interdit doit néanmoins pouvoir être discuté, estime la présidente du Conseil supérieur des programmes, dans une tribune au « Monde » ( extraits).

« En France, tout est politique. La question du voile en est une excellente illustration : depuis trente ans, elle occupe de manière récurrente l’espace public et suscite des débats passionnés où les interlocuteurs ne dialoguent pas mais s’affrontent comme les tenants de camps adverses, où les opinions se crispent en un conflit dont la seule issue, hélas, est de s’intensifier. Nous avons atteint ces derniers jours un pic d’intensification du conflit qui nous fait perdre de vue la forme singulière qu’ont prise la question et la teneur des propos. Rappelons les faits et les mots.

Une affiche rend visible une réalité : les mères voilées peuvent accompagner les élèves lors des sorties scolaires. Cela suscite immédiatement deux débats qui, bien que distincts en droit, se voient de fait étroitement liés, l’un sur la laïcité, l’autre sur l’islam en France. La loi n’interdit pas à des femmes voilées de participer à des activités ayant un caractère scolaire, pourvu qu’elles se tiennent hors de l’espace scolaire entendu comme un espace physique. Une telle proposition ne peut masquer une certaine confusion ni étouffer les interrogations : peut-on accepter sans examen que les sorties scolaires se soustraient absolument à ce qui régit le cadre scolaire ? Celui-ci se réduit-il à un espace physique que nous pourrions délimiter strictement ? Tout ce que la loi n’interdit pas est-il permis sans limite et inaccessible à la discussion ? Ne pas entendre ces questions, c’est refouler l’embarras profond qu’a suscité l’affiche, c’est refuser de délibérer sur ce que l’on entend par « espace scolaire », c’est réduire la laïcité à la production de lois, et risquer de manquer sa signification.

Un des traits de notre époque, et qui témoigne de son extrême brutalité, est d’avoir congédié cet ordre du discours où, détaché de ce que prescrivent la norme et le droit, de ce qu’autorise ou interdit la loi, l’on envisage ce qui est préférable et ce qui est souhaitable, où l’on formule des propositions qui, habitées par des valeurs et des principes, relèvent de l’examen des mœurs sans pour autant se confondre avec un discours moralisateur. Nos contemporains répugnent, en effet, à cet usage de la parole qui discute et délibère sur ce qui serait le meilleur pour notre société, dans une perspective qui met en jeu la politique, mais en un sens qui ne soit pas le clivage entre des amis et des ennemis. »

Emmanuel Macron: « Le port du voile, ce n’est pas mon affaire  » !

Emmanuel Macron: « Le port du voile, ce  n’est pas mon affaire  » !

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Alors que Macron a ressorti bien maladroitement le dossier brûlant de l’immigration, c’est d’un revers de main qu’il  a éjecté la problématique du port du voile en distinguant la nature des espaces publics dans laquelle il peut être porté. Une manière très elliptique de traiter une question très controversée. Certes problème n’est pas simple car il faudrait distinguer la nature du voile du symbole qu’ il peut représenter comme forme de radicalisme religieux et de communautarisme. « Le port du voile dans l’espace public n’est pas mon affaire. Le port du voile dans les services publics, à l’école, quand on éduque nos enfants, c’est mon affaire », a différencié ce jeudi Emmanuel Macron, interrogé sur la polémique qui agite jusqu’au sein du gouvernement.

« Dans les services publics, il y a un devoir de neutralité. Quand on éduque nos enfants, on demande qu’il n’y ait pas de signe religieux ostentatoire ». « Après, ce qui se passe dans l’espace public, c’est pas l’affaire de l’Etat ou du président de la République », a-t-il tranché sur la chaîne Réunion la 1ère, après les propos du ministre de l’Education et ceux de Marine Le Pen qui a demandé d’interdire le voile dans « tout l’espace public ».

 

Macron, lui,   »sanctuarise » le vote musulman en sa faveur en balayant la question après avoir imprudemment et maladroitement soulevé la question de l’immigration. Pour mieux masquer la question fondamentale du communautarisme.

Il y a évidemment des arrière-pensées politiques derrière ce débat relativement bâclé de l’immigration. . Première observation, le thème est très mal choisi, pour preuve il n’aboutit qu’à une mini proposition du Premier ministre- qui porte sur 250 000 personnes environ quand les seuls visas touristiques représentent  environ 3.5 millions de personnes (pas tous évidement des immigrés) et qu’il faut ajouter les autres filières. Or cette proposition de quota concernera l’immigration légale quand la vraie question est celle de l’immigration illégale autrement plus importante (400 000 ?). Par ailleurs et surtout, la question centrale n’est pas celle de l’immigration mais celle de l’intégration qui vise une population d’origine étrangère beaucoup plus large dont trop ne parviennent pas à s’intégrer. Mais cette question bien traitée dans le rapport Borloo notamment à travers les banlieues a été balayée d’un revers de main par Macron qui a même humilié en public son auteur. La menace vient surtout du refus d’une partie de la population d’origine étrangère d’accepter les règles et les valeurs républicaines. Tout cela sur fond de communautarisme, de radicalisme, de pauvreté, de dérive religieuse et de trafic de drogue. Un thème donc très mal posé et traité uniquement en prévision des prochaines échéances électorales. En outre, une question pleine d’hypocrisie car la mise à l’index des étrangers permet de faire l’impasse sur le problème de l’intégration d’une partie de la population aujourd’hui devenue française. Dernière observation, les quotas même sur-le-champ réduit de l’immigration légale ne répondent pas à l’enjeu :

En 2018, 256.000 entrées régulières (90.000 par la voie de l’immigration familiale, 83.000 étudiants, 33.000 pour des motifs économiques).

“La question d’un pilotage par objectifs de l’admission au séjour n’est pas ‘taboue’. Je n’ai pas peur de réfléchir à l’idée de ‘quotas’”, a souligné Edouard Philippe, évoquant la possibilité de “fixer chaque année des objectifs d’attraction de compétences rares et de talents». On est loin de l’enjeu ! Et ne parlons pas de l’impasse sur l’aide au développement, le levier le plus fondamental pour maintenir les populations sur place.

 

Contre le port du voile : 71% d’accord avec Blanquer (Sondage)

Contre le port du voile : 71% d’accord avec Blanquer (Sondage)

 

 

Le voile n’est évidemment pas contesté pour des motifs religieux mais parce qu’il est souvent utilisé comme symbole d’un communautarisme militant voire d’un radicalisme anti républicain. Notons que dans les années 60,  le port du voile (sous toutes ses formes) était presqu’inexistant en France mais aussi dans les pays arables où parfois il fut même interdit. Sous l’influence du salafisme (dont la doctrine a alimenté le terrorisme),  le voile est redevenu le signe de ralliement communautariste qui en fait refuse certains principes républicains mais plus généralement la culture nationale.  Selon une enquête Elabe réalisée pour BFMTV, diffusée ce mercredi, 71% des personnes interrogées sont d’accord avec la phrase prononcée dimanche par le ministre de l’Éducation nationale : À savoir, que « le voile en soi n’est pas souhaitable dans notre société ».

Cette large majorité recèle un clivage générationnel. En effet, plus des trois quarts des personnes âgées de 50 ans et plus à avoir été sondées disent partager l’opinion de Jean-Michel Blanquer. Inversement, plus de la moitié des 18-24 ans expriment leur désaccord. Le locataire de la rue de Grenelle est par ailleurs soutenu par une écrasante majorité (8 sur 10) d’électeurs de Marine Le Pen et de François Fillon à la dernière présidentielle.

Le thème plus global du vivre-ensemble, s’il ne suscite pas d’unanimité, demeure clivant. Selon l’institut Elabe, 55% des Français portent un regard négatif sur le vivre-ensemble en France (8% « la population vit très mal ensemble », 47% « assez mal ») et 45% un regard positif (3% « très bien », 42% « assez bien »). Les 18-24 se distinguent en étant une majorité assez large à porter un regard positif (59%) sur le vivre-ensemble.

 

Sondage effectué par Internet, les 15 et 16 octobre, sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Sondage port du voile : 71% d’accord avec Blanquer

Sondage port du voile : 71% d’accord avec Blanquer

 

 

Selon une enquête Elabe réalisée pour BFMTV et diffusée ce mercredi, 71% des personnes interrogées sont d’accord avec la phrase prononcée dimanche par le ministre de l’Éducation nationale sur notre antenne. À savoir, que « le voile en soi n’est pas souhaitable dans notre société ».

Cette large majorité recèle un clivage générationnel. En effet, plus des trois quarts des personnes âgées de 50 ans et plus à avoir été sondées disent partager l’opinion de Jean-Michel Blanquer. Inversement, plus de la moitié des 18-24 ans expriment leur désaccord. Le locataire de la rue de Grenelle est par ailleurs soutenu par une écrasante majorité (8 sur 10) d’électeurs de Marine Le Pen et de François Fillon à la dernière présidentielle.

Le thème plus global du vivre-ensemble, s’il ne suscite pas d’unanimité, demeure clivant. Selon l’institut Elabe, 55% des Français portent un regard négatif sur le vivre-ensemble en France (8% « la population vit très mal ensemble », 47% « assez mal ») et 45% un regard positif (3% « très bien », 42% « assez bien »). Les 18-24 se distinguent en étant une majorité assez large à porter un regard positif (59%) sur le vivre-ensemble.

 

Sondage effectué par Internet, les 15 et 16 octobre, sur un échantillon de 1002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération.

Le voile obligatoire à Air France ?

 

On sait que curieusement les tenues islamisantes sont à la mode y compris dans la haute couture ;  de là vouloir l’imposer pour les hôtesses qui se rendent en Iran il y a un pas qui ne sera pas franchi sans difficulté. En effet Air France souhaite prendre le port du voile obligatoire en Iran pour les hôtesses qui seront présentes sur les vols à destination de l’Iran «La loi iranienne impose le port d’un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire» Interrogée par l’AFP, Air France a expliqué que ses équipages étaient «tenus, comme tous les visiteurs étrangers, de respecter les lois des pays dans lesquels ils se rendent». «La loi iranienne impose le port d’un voile couvrant les cheveux, dans les lieux publics, à toutes les femmes présentes sur son territoire. Cette obligation, qui ne s’applique donc pas durant le vol, est respectée par toutes les compagnies aériennes internationales desservant la République d’Iran», souligne la compagnie aérienne. Ce qui soulève quelques doutes chez le SNPNC, qui fait valoir «qu’il semble que certaines compagnies aériennes aient obtenu une dérogation des autorités iraniennes pour que leurs hôtesses ne portent aucun signe distinctif». Air France précise notamment que les compagnies Lufthansa et Alitalia demandent à leurs hôtesses de respecter le port du foulard à la sortie de l’avion et leur fournissent d’ailleurs un foulard adapté. La direction fait de son côté valoir que l’obligation de port d’un foulard dans certaines escales «n’est pas nouvelle», puisqu’elle fut appliquée notamment en Arabie saoudite, et à l’époque où Air France desservait Téhéran. La liaison avait été suspendue en 2008, à la suite de sanctions internationales contre l’Iran. Air France avait annoncé sa réouverture en décembre. Secrétaire général de l’UNAC, Jean-Marc Quattrochi, estime que «l’État, actionnaire d’Air France, doit pouvoir faire entendre sa voix pour faire respecter les droits de femmes». Il a donc écrit à la ministre des Droits des femmes. Laurence Rossignol a immédiatement réagi. «C’est avec un avis éclairé, indique l’UNAC, qu’elle prendra rapidement contact avec la DRH d’Air France afin de suggérer une solution de bon sens respectant la sensibilité de chacune».

 

 

Voile islamique intégral : interdit en Afrique ?

Voile islamique intégral : interdit en Afrique ?

Paradoxe il n’y aura peut-être que l’Europe et la France en particulier à autoriser le voile intégral. Un voile qui s’est développé comme un phénomène de mode dans certaines banlieues notamment françaises. Par un retour curieux de l’histoire c’est l’Afrique de l’Ouest qui vient de recommander l’interdiction du voile islamique intégral face à la multiplication des attaques de femmes kamikazes.  C’est une mesure sans précédent dans une région qui compte de nombreux pays à majorité musulmane. En Afrique de l’Ouest, plusieurs pays pensent avoir trouvé la parade  contre les attentats suicides du groupe Boko Haram. Ils se sont mis d’accord jeudi pour interdire le voile islamique intégral. Une mesure envisagée  après plusieurs attaques commises par des femmes qui portaient des ceintures d’explosifs sous leur burqa. Les chefs d’Etat doivent « prendre des mesures » pour « interdire » « tous les vêtements qui rendent impossible l’identification d’une personne« , a déclaré le président de la Commission de la CDEAO Kadré Desiré Ouédraogo, à l’issue d’un sommet de deux jours de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest.     Le Congo-Brazzaville a été le premier pays à interdire le port du voile intégral début mai. Un mois plus tard, le Tchad décidait à son tour d’imposer cette mesure sur l’ensemble de son territoire. Le Cameroun et le Niger ont pris des mesures similaires en juillet, dans certaines de leurs régions frappées par des attaques terroristes kamikazes.

Voile à université : le gouvernement bredouille

Voile à université : le gouvernement bredouille

Vals pas opposé à l’interdiction du voile à l’université, la ministre de l’université, Fioraso (au fait c’est qui ?) si ! La grande cohérence quoi ; les français, eux ,ont tranché : pas de voile pour 78%. On attend Hollande qui va sans doute d’abord tourner autour du pot comme sur le chômage avant de reconnaître mais un peu tard que la seule priorité devait être le chômage. Curieux raisonnement que celui de ce ministre inutile de l’enseignement supérieur (pourquoi pas un ministre des crèches, un autre des maternelles, un pour le primaire, un pour le secondaire ?). Le voile est interdit dans le secondaire pas dans l’université, pourquoi ? La ministre de l’Enseignement supérieur ne veut pas de « polémique » sur le sujet. Geneviève Fioraso. Vendredi sur France Inter, la ministre a évoqué un faux débat.  »Aucune université n’a saisi le ministère à ce sujet : c’est donc que ça ne pose pas de problème. Qu’on n’invente pas des problèmes là où il n’y en a pas », a-t-elle déclaré. La publication lundi par Le Monde d’un rapport du Haut conseil à l’intégration (HCI), réclamant l’interdiction du foulard islamique dans l’enseignement supérieur a créé la polémique, avant que l’Observatoire national de la laïcité et l’université ne le récusent formellement. Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, estime pourtant vendredi dans Le Figaro que l’ensemble des propositions HCI étaient  »dignes d’intérêt » Interrogé sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur a précisé que, sans vouloir se « prononcer à ce stade sur le fond », certaines situations « mériteraient d’avoir plus de cohérence » : « dans les universités c’est possible, dans les IUT c’est interdit… », a-t-il dit.  »Je suis partisan d’une laïcité qui nous permet de vivre ensemble, qui permet d’émanciper les femmes », a-t-il encore déclaré. Mais « laissons travailler l’Observatoire de la laïcité (…), il faut prendre le temps (…) et surtout chercher le consensus le plus large possible », a-t-il précisé. Du « temps », c’est également ce que réclame sa collègue Geneviève Fioraso.  »Ne nous précipitons pas, ne faisons pas une polémique d’un sujet qui n’en est pas un », a conseillé la ministre de l’Enseignement supérieur en soulignant que « l »université, ce n’est pas comme le collège ou le lycée, il s’agit de jeunes majeurs« . Pour la ministre, « l’université est le lieu de rencontres de l’ensemble des cultures ». La France a banni en 2004 le port de signes religieux ostentatoires dans les établissements secondaires par une loi qui ne concerne pas l’enseignement supérieur. A l’université, le niqab, ou voile intégral, est interdit, mais le foulard autorisé. Le Défenseur des droits Dominique Baudis a souhaité cette semaine que la loi de 2004 soit « précisée ».  »C’est cette cohérence qui doit être recherchée, avec du temps et sans stigmatiser personne », a insisté Manuel Valls sur BFMTV. Même au sein de l’équipe gouvernementale, le débat ne fait pourtant que commencer.

A.

 

Voile à l’université : 78% contre

Voile à l’université : 78% contre

 

Tandis que le gouvernement turne autour du pot, l’opinion publique se prononce clairement. Une large majorité de Français (78 %) est opposée « au port du voile ou du foulard islamique dans les salles de cours des universités », selon un sondage Ifop réalisé pour Le Figaro à paraître vendredi. 4 % des sondés sont favorables au port du voile ou du foulard dans les salles universitaires, 18 % sont sans opinion.  Les sympathisants de gauche sont contre à 67 % (8 % pour, 25 % indifférents), tandis que les sympathisants de l’UMP y sont opposés à 91 % (0 % pour, 9 % indifférents) et les sympathisants du FN sont contre à 95 % (2 % pour, 3 % indifférents). Les jeunes sont les plus favorables (11 % des moins de 35 ans, contre 63 % d’opposants), les retraités sont les plus défavorables (86 % des plus de 65 ans, contre 1 % de favorables).

Laïcité : le gouvernement se voile la face

Laïcité : le gouvernement se voile la face

C’est le flou sur le voile à l’université ; un rapport officiel (du HCI) préconise l’interdiction, mais Bianco, président de l’observatoire de la laïcité » (encore un organisme inutile) estime que ce rapport n’existe pas, qu’il n’aurait pas dû être publié et même qu’il n’y n’avait pas de mission pour le rédiger ! En clair ça patauge sec au gouvernement sue question qui en fait fait la part belle au laxisme. Sitôt dévoilé, déjà oublié? La publication d’un rapport du Haut Conseil à l’intégration (HCI) réclamant l’interdiction du foulard islamique dans l’enseignement supérieur a semé le trouble lundi, avant que l’Observatoire national de la laïcité ne le déclare hors d’actualité. Dans son édition de mardi, le quotidien Le Monde évoque longuement ce « rapport alarmiste et une proposition polémique que le Haut Conseil à l’intégration (HCI) a légués à l’Observatoire de la laïcité, détenteur depuis avril des prérogatives de sa mission sur la laïcité ». Les membres de la mission, dirigée par l’inspecteur général Alain Seksig, ont étudié le respect de la neutralité religieuse dans l’université française. Le texte se fonde sur une enquête de la Conférence des présidents d’universités (CPU) datant de 2004. Il évoque aussi « le malaise d’un nombre croissant d’enseignants » face à la montée des revendications identitaires et communautaristes : selon des auditions menées ces derniers mois,  la commission assure que certaines facs feraient face à des ports de signes religieux en plein cours, à la récusation de la mixité, à l’exigence de respect d’interdits alimentaires, etc. Le rapport du HCI émet douze propositions parmi lesquelles l’adoption d’une loi interdisant « dans les salles de cours, lieux et situations d’enseignement et de recherche des établissements publics d’enseignement supérieur, les signes et tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse ». De quoi créer un certain émoi, alors que l’université a toujours été exempte des lois sur les signes religieux et que la loi de 2004 ne s’étend qu’au second degré. Seul le niqab, ou voile intégral, est interdit, mais le foulard est autorisé à l’université. En outre, après les jugements sur la crèche Baby Loup, des propositions d’interdire le voile dans les entreprises ont été formulées. Mais cette idée semble mort-née. Interrogé par l’AFP, le secrétaire général du Haut Conseil à l’Intégration, Benoît Normand, a fait savoir que ce rapport avait été remis au président du nouvel Observatoire national de la Laïcité, Jean-Louis Bianco, lors de sa création en avril. En tout état de cause, « ce rapport ne devait pas être communiqué avant la fin de l’année », a-t-il précisé. De son côté, Jean-Louis Bianco, également interrogé par l’AFP, a fait part de son « incompréhension ». « Ce rapport, a-t-il souligné, n’engage que la mission laïcité du HCI qui n’est plus en fonction ». « Cette question du port du foulard dans l’enseignement supérieur n’est pas à ce stade dans le plan de travail de l’Observatoire de la Laïcité », a-t-il ajouté. Cette déclaration devrait apaiser les esprits qui s’inquiètent d’une mesure jugée comme discriminatoire à l’égard des musulmans. Selon Abdallah Zekri, président de l’Observatoire contre l’Islamophobie, dépendant du Conseil national du Culte musulman, l’Université de Lille – qui avait tenté de le mettre en application à la fin des années 1990 – « a été retoquée par le Conseil d’Etat ». « Par ailleurs, souligne-t-il, la liberté d’expression reconnaît aux étudiants – par l’article 50 de la loi du 26 janvier 1984 – le droit d’exprimer leurs convictions religieuses (ou politiques) à l’intérieur des universités, mais interdit d’exercer des pressions sur les autres membres de la communauté ou de créer des perturbations ».

 




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