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Disparition des insectes : la fin de la vie sur terre

Disparition  des insectes : la fin de la vie sur terre

 

Les insectes pourraient disparaître d’ici I siècle. Et la vie devenir insupportable pour les humains à cette échéance ce que pense Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad).(Interview France Info)

 

Que faut-il retenir de l’étude publiée par Biological Conservation 

Henri-Pierre Aberlenc : Il y a deux ans, des articles faisaient déjà état de la disparition des insectes, il y avait déjà eu beaucoup d’agitation de la part des médias. Mais, depuis, on n’en parle plus. Le principal mérite de ce rapport est d’enfoncer le clou et de relancer le débat sur le sujet.

En revanche, il y a un oubli très net de certains paramètres importants qui sont à l’origine de leur disparition, comme la pollution lumineuse, très néfaste notamment pour les insectes nocturnes. Les chercheurs ne citent que la pollution chimique par différents poisons.

Un autre paramètre qui a été minoré dans cette étude, c’est la déforestation des forêts primaires tropicales – c’est-à-dire des forêts telle que la nature les a faites, sans intervention de l’homme. Les forêts qui peuvent pousser à la place d’une forêt primaire ne recèlent qu’un pourcentage infime de la biodiversité présente dans les forêts primaires. La déforestation a un rôle important dans la disparition des insectes, voire même plus que les pesticides et l’agriculture intensive. 

Les forêts primaires détiennent l’essentiel de la biodiversité des insectes de la planète. En les détruisant, on fait disparaître des millions d’insectes.Henri-Pierre Aberlenc, entomologisteà franceinfo

La forêt joue un grand rôle contre les sécheresses. Les forêts ont besoin de population équilibrée d’insectes, qui soient en interaction avec les arbres et les plantes. C’est un ensemble qui s’autorégule. Donc, pas de forêt sans insectes.

Enfin, un dernier paramètre a été fortement oublié dans cette étude, c’est la circulation automobile, qui est aussi un facteur de destruction considérable de la faune.

Avez-vous des chiffres qui permettent de démontrer la disparition des insectes ? 

Personnellement, mes recherches ne se sont jamais basées sur des chiffres, mais sur mon expérience en tant que naturaliste. Sur le terrain, j’ai constaté un déclin flagrant. Par exemple, il y a une trentaine d’années, lorsque je ramassais des bousiers dans le Midi de la France, je pouvais voir des Copris, qui sont de beaux scarabées coprophages [qui se nourrit d'excréments]. En une heure d’exploration sur le terrain, je pouvais en trouver plusieurs dizaines. Or, il y a cinq ans, j’ai envoyé une étudiante au même endroit pour qu’elle fasse des recherches sur les mêmes bousiers. En trois mois de terrain, elle a vu un seul individu.

Cette disparition est très nette au niveau de l’apiculture avec le déclin des abeilles. Beaucoup d’apiculteurs ont perdu 100% de leurs abeilles et ont dû arrêter leur activité. La disparition des abeilles et les problèmes que rencontrent les apiculteurs sont un exemple particulier de la manière dont cela nous porte préjudice. On sait que l’on commence à avoir des déficits de pollinisation dans les champs cultivés du fait de la baisse des abeilles et des insectes sauvages.

En quoi le déclin de ces insectes est-il une mauvaise nouvelle ? 

Si l’on garde l’exemple des bousiers, ils ont pour fonction d’enterrer les excréments des animaux. Quand ils les enterrent, ils transforment ces excréments en engrais.  Si les bousiers disparaissent, les excréments deviennent un polluant qui ne fertilise plus le sol, ce qui est fâcheux pour les équilibres généraux de la nature.

Un autre exemple concerne le déficit de pollinisation. Les insectes jouent un rôle-clé dans l’équilibre des écosystèmes. Quand il est rompu, la vie ne peut plus fonctionner correctement. Certaines espèces vont continuer de proliférer alors que les autres disparaissent. On le voit notamment avec la pyrale du buis [introduite accidentellement en Europe dans les années 2000]. Cette chenille détruit les buis, car elle n’a pas d’ennemi naturel chez nous qui pourrait la manger ou la parasiter. Elle a été importée sans les espèces régulatrices.

Le rôle d’une partie des insectes est de réguler la biodiversité, comme tous les parasites et les prédateurs. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Les insectes jouent le rôle de régulateur et de nettoyeur, mais aussi de nourriture pour les poissons et les oiseaux. Si on a hérité d’une belle planète, c’est dû à la présence des insectes et des oiseaux. Sans eux, la planète est inhabitable. Une agriculture biologique ne peut se faire sans insectes, et il ne peut y avoir de gestion forestière ou des plantes sans eux.

Si on supprime les insectes, on supprime aussi des quantités d’oiseaux et de chauve-souris, ainsi que de différents vertébrés.

Cette disparition est-elle inéluctable ? 

C’est inéluctable s’il n’y a pas un changement radical du système économique actuellement en vigueur. Or, pour l’instant, ce système a peu de raisons de changer radicalement, parce que cela dérangerait trop de personnes. Je pense que malheureusement, c’est inévitable et que nous allons à une catastrophe.

Il sera trop tard quand on s’apercevra que l’on aurait dû faire quelque chose. Je ne suis pas très optimiste, mais je ne vois pas comment on peut modifier la façon dont fonctionne actuellement l’économie mondiale.

C’est la modernisation de l’économie qui détruit la biodiversité. Henri-Pierre Aberlenc, entomologiste à franceinfo

Pour sauver les insectes, il faut offrir des services pour une agriculture durable, c’est-à-dire raisonnée et biologique. Mais il faudrait aussi renoncer à la mythologie de la croissance dans les pays développés. C’est-à-dire prôner la frugalité et une austérité généralisée, mais qui ne seraient tolérables que par des politiques égalitaires.

Agriculture : « sauver le ver de terre »


Agriculture : « sauver le ver de terre »

C’est le cri de  Christophe Gatineau, cultivateur et agronome, dans une tribune au « Monde » à l’adresse du président de la République. Pesticides et engrais utilisés l’excès ont rendu les terres mortes. Du coup, il faut augmenter encore les doses d’engrais et de pesticides. Or ce sont surtout les vers qui transforment les petit végétaux en véritable or pour l’agriculture du fait de leur capacité à en décomposer la matière organique. Des vers de terre qui représente entre 1 à 5 tonnes par hectares et parfois seulement 50 kgs dans les terres mortes.

«  Monsieur le président, le temps presse, les vers de terre disparaissent et, avec eux, les sols nourriciers. Pour résumer la situation : les vers de terre nourrissent les sols, et les sols nourrissent les plantes qui nous nourrissent ; ou nourrissent les animaux que nous mangeons. A l’image du cycle de l’eau, c’est un cercle vertueux, un échange de bons procédés où chacun nourrit l’autre. Raison pour laquelle le ver de terre a toujours été le partenaire ancestral de l’agriculteur, son abondance signant la fertilité et la bonne santé des sols. Et plus une terre est fertile, plus elle est productive, plus notre nourriture est saine et riche. Sans l’ombre d’un doute, le fond de ma lettre concerne donc l’alimentation de demain. Et si les rayons des supermarchés ne dépendaient pas de la bonne santé des sols, ma requête n’aurait aucun sens puisque, pour l’instant, leurs étals regorgent de nourriture comme jamais. Or, le célèbre astrophysicien Hubert Reeves, pas connu pour être un catastrophiste, et encore moins un fantaisiste, déclarait en mai sur le plateau d’« Envoyé spécial » : « La disparition des vers de terre est un phénomène aussi inquiétant que la fonte des glaces. » Pourquoi a-t-il mis en perspective le ver de terre avec le bouleversement climatique ? Question de bon sens puisque les sols et les glaces fondent comme neige au soleil : un quart des sols européens étant aujourd’hui usés. En langage scientifique, on dit victime d’érosion. Autrement dit, quand les sols sont lessivés de toute vie, usés, ils migrent vers les mers et les océans, via les sources et les rivières, laissant place à des champs de cailloux. Pourquoi ? Quand, il y a cinquante ans, nous avons décidé de ne plus nourrir les vers de terre et toute la diversité biologique, nous avons brisé le cycle. En effet, dans un système de cause à effet, où chacun nourrit ou se nourrit de l’autre, en cessant de nourrir les vers de terre, les sols ont cessé de nourrir les plantes… Alors pourquoi les vers de terre sont-ils si importants en agriculture ? Parce qu’ils peuvent représenter jusqu’à 80 % de la masse des êtres vivants qui fabriquent la nourriture des plantes. Et en cessant de les nourrir, c’est bien l’ensemble d’un agrosystème qui s’est effondré, mort de faim ou empoisonné. Et pour revenir à l’érosion, parce qu’il ne faut jamais se tromper de sens, c’est bien l’extinction du ver de terre qui cause l’érosion des sols, comme le réchauffement climatique cause l’érosion des pôles. »

Macron : sacré de «champion de la Terre»……. Mais pas en France

Macron : sacré de «champion de la Terre»……. Mais pas en France

Il y a évidemment de quoi sourire avec ce titre de champion de la terre décernée à Macron lors de la deuxième édition du « One Planet Summit », un titre international mais en contradiction avec la politique menée sur le territoire national. De ce point de vue, il y a une grande confusion. Macron n’est pas le champion de la terre, il est le champion des discours sur la terre et sur le climat. Par contre sa politique environnementale est indigente voir en contradiction totale avec son discours. Pour s’en persuader, il suffit par exemple de constater la très mauvaise position de la France concernant la qualité de l’air même si on n’en registre une toute petite amélioration. La politique environnementale est un tissu de contradictions. C’est d’ailleurs ce qui a conduit le médiatique Nicolas Hulot a démissionné avec fracas. Il y a bien ici ou là quelques mesures qui ont été prises mais elles sont loin d’être à la hauteur des enjeux concernant par exemple la politique énergétique, la politique des transports, la prise en compte de la biodiversité ou encore l’aménagement du territoire. L’annonce de la remise de ce prix a donc suscité ironie et perplexité en France, moins d’un mois après la démission du ministre de la Transition écologique et solidaire Nicolas Hulot et à l’heure où le bilan du chef de l’État sur la question climatique reste contrasté.  « On vit une situation ubuesque », a indiqué  Jean-François Juillard, directeur général de Greenpeace France, sur Europe 1. « On s’est dit que cela tenait plus de la blague que de la récompense sérieuse, quand on sait à quel point les actions sont loin des promesses faites par Emmanuel Macron. » Interrogé dimanche sur le titre décerné à son successeur, François Hollande, qui était au pouvoir lors de l’adoption de l’accord de Paris en 2015, a lui de son côté estimé qu’il y avait « les Champions de la Terre et ceux que l’Histoire retiendra ».

 

 

Sauver la terre : appel de 200 personnalités

Sauver la terre : appel de 200 personnalités

200 personnalités du cinéma, de la musique et de la science ont lancé un appel dans le Monde afin de réagir face au cataclysme planétaire.

 

 

« Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants, poursuivent-ils. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique ». Parmi les signataires, on retrouve des acteurs comme Alain Delon ou Marion Cotillard, des astrophysiciens comme Aurélien Barrau, des musiciens comme Benjamin Biolay, le climatologue Jean Jouzel ou des artistes comme Anish Kapoor. Des stars internationales, comme Kristen Stewart ou Bradley Cooper, figurent également parmi les signataires, qui avertissent : « Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux. »

 

 

La terre future étuve », selon une étude

La terre future étuve », selon une étude

Dans le Figaro, on évoque le risque de voir la terre transformée en étuve. Si les calottes polaires continuent de fondre, les forêts d’être décimées et les émissions de gaz à effet de serre de battre chaque année des records, la Terre va franchir un point de rupture. Un basculement qui pourrait intervenir « dans quelques décennies seulement », ont prévenu des scientifiques dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS).

Passer ce seuil signifie, selon eux,  »une température de 4 à 5 degrés Celsius plus élevée qu’à la période préindustrielle et un niveau de la mer 10 à 60 mètres plus haut qu’aujourd’hui. »

« Une Terre étuve est probablement incontrôlable et dangereuse pour beaucoup », selon les conclusions de scientifiques de l’université de Copenhague, de l’Université nationale australienne et de l’Institut de recherche de Potsdam sur les effets du changement climatique en Allemagne.

Les rivières déborderaient, les ouragans feraient des ravages sur les côtes et les récifs de corail disparaîtraient, le tout avant la fin de ce siècle, voire plus tôt. La fonte des calottes polaires provoquerait à elle seule une hausse très importante du niveau des océans, engloutissant des régions côtières où habitent des centaines de millions de personnes. « Des endroits sur Terre deviendront inhabitables si la ‘Terre étuve’ devient une réalité », met en garde Johan Rockström, directeur du Stockholm Resilience Centre.

Disparition des vers de terre : une catastrophe environnementale mondiale

Disparition  des vers de terre : une catastrophe environnementale mondiale

Pour le  célèbre astrophysicien Hubert Reeves , la disparition des vers de terre est « un bon exemple du fait qu’une toute petite chose à peine visible peut prendre une importance majeure ». Les tunnels qu’ils creusent permettent en effet de garder la terre fertile en l’aérant et en la drainant. « On les a éliminés jusqu’à 70%, voire 90%, on sait très bien que cela stérilise les sols, et on est prêts à vivre avec ça… »  Les vers de terre de substituent guère que dans les jardins particuliers et les exploitations écolos.  Lorsqu’il se déplace, le ver créé d’innombrables galeries, de petits souterrains de taille miniature. Toutes ces cavités laissées par son passage présentent de nombreux atouts pour le sol et son équilibre. Selon Marcel Bouché, grand spécialiste français des lombriciens dont nous aurons bien sur l’occasion de reparler, que pour un peuplement moyen de vers à l’hectare en prairie, sous 6 cm de profondeur, notre sol serait composé de 400 kilomètres de galeries de vers par hectare soit 400 mètre par m2. Les galeries verticales entres autres permettent à l’eau lorsqu’il pleut par exemple de pénétrer les sols plus facilement et favorisent nettement le drainage des sols. Cela a d’autant plus d’importance lorsque le sol est lourd et meuble et que les eaux ont beaucoup de mal s’y infiltrer après une averse importante ou une longue journée de pluie. . Un article tiré du site du CNRS nous apprend met en évidence le rôle de premier ordre que jouent le vers, les stars du sol, en ce qui concerne le développement des végétaux. La star du sol Les vers ameublissent le sol. Celui-ci moins ferme permet un développement des racines plus facile, leur progression et leur croissance étant favorisée. L’apport en oxygène est également un atout pour elles. Celui de l’azote que rejette le ver dans ses excréments est lui aussi d’une importance essentielle. Marcel Bouché parle alors de lombrimixage et ses avantages pour la croissance des végétaux en commençant par leur racine. Les vers se nourrissent et rejettent une quantité non négligeable d’excréments dans le sol. Ces excrétions se nomment les turricules. Ces déjections sont particulièrement riches en matières organiques et favorisent grandement l’enrichissement du sol. Les crottes de terre se trouvent généralement à la sortie des galeries des lombriciens. Celles-ci forment de véritables édifices pouvant atteindre 3 ou 4 cms. Le lombric joue un rôle important en ce qui concerne le cycle de l’azote et celui du développement des bactéries lors de ce transit quand le ver ingère la terre puis produit excréments. Les bactéries se développent dans l’intestin des vers et favorisent l’enrichissement de la terre ingérée. Concrètement cela représente pas moins de 100 tonnes par an à l’hectare. Les turricules présentent alors de nombreux avantages et sont d’une aide conséquente contribuant à la fertilisation du sol. Elles sont très riches en éléments minéraux et à titre d’exemple possède 5 fois plus d’azote assimilables par les racines de végétaux présentes sur le milieu. Les galeries de manière analogique au gaz permettent et facilitent une remontée des éléments minéraux.

 

Terre : un réchauffement sous-estimé par le GIEC

Terre : un réchauffement sous-estimé par le GIEC

Patrick Brown et Ken Caldeira, climatologues à l’Institut Carnegie de l’université de Stanford en Californie, estiment que « le réchauffement climatique sera probablement plus important » que les pires modèles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec). Les deux climatologues de l’université de Stanford notent que les modèles les plus pessimistes, qui supposent une augmentation des émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle, ont des projections floues. Ils tablent sur une augmentation des températures entre 3,2 et 5,9 degrés d’ici 2100 par rapport à la période préindustrielle. Afin de réduire cette fourchette, l’étude introduit dans les modèles des données liées à l’observation par satellite de l’énergie solaire absorbée ou renvoyée par la Terre. En se fondant sur ces observations, elle « élimine la partie basse » de ces estimations, concluant que « le réchauffement le plus probable est d’environ 0,5°C plus important que ce que suggère le modèle brut » du Giec concerné, résume le communiqué de Carnegie. L’Accord de Paris de 2015 prévoit de limiter en deçà de +2°C la hausse moyenne de la température mondiale par rapport aux niveaux d’avant la Révolution industrielle, voire 1,5°C. Mais pour les climatologues Patrick Brown et Ken Caldeira, il va falloir multiplier les efforts pour y parvenir. Nos résultats indiquent que parvenir à n’importe quel objectif de stabilisation de la température mondiale nécessitera des réductions plus importantes des émissions de gaz à effet de serre que celles précédemment calculées. A ce stade, le monde a gagné près de 1°C par rapport à la période préindustrielle, selon les scientifiques. Cela a suffi à provoquer davantage de précipitations, un rétrécissement de la banquise, une acidification des océans et augmentation de leur niveau moyen.

La Chine investit dans la terre en France et ailleurs

La Chine investit dans la terre en France et ailleurs

Nouvelle acquisition des chinois de  900 hectares de terres à blé et à maïs dans l’Allier. Une acquisition réalisée par le même groupe qui avait acheté 1700 ha dans l’Indre. Les Chinois investissent donc non seulement dans le domaine viticole mais aussi dans les terres à céréales. Un processus qui ne concerne pas seulement la France mais le monde entier comme par exemple encore le Canada et surtout l’Afrique. Là-bas ce sont des milliers et des milliers d’hectares qui sont rachetés pour une poignée de dollars avec la complicité rémunérée des responsables politiques locaux. La France s’occupe de politique et démocratie en Afrique et pendant ce temps là la Chine fait du commerce ; La colonisation du continent  par les chinois est largement entamée avec le pillage de ressources, elle est  facilitée par la corruption de responsables africains. Les Chinois se désintéressent de la politique, de la démocratie ou du développement, ils font du.  commerce, le plus souvent en n’employant aucun africain sur place mais avec des « condamnés chinois ». Les ambassades françaises elles délaissent l’aspect économique » le commerce, c’est sale » pour nos diplomates modèle 1900 modifié 1930.  Une colonisation rampante qui laisse indifférente la communauté internationale».  En France pour le dernier achat de 900 hectares de terres agricoles produisant du blé et du maïs,  les  terrains ont été achetés par le groupe China Hongyang, spécialisé dans la fabrication et la commercialisation d’équipements pour les stations service et l’industrie pétrolière. C’est ce même groupe qui avait suscité la polémique en achetant début 2016, quelque 1.700 hectares de terres agricoles dans l’Indre. Cette nouvelle acquisition de terres en France pose toutefois le problème de la régulation de ces transactions foncières, effectuées en toute légalité. Ces rachats suscitent des inquiétudes en raison de l’opacité qui les entoure et du profil de l’investisseur chinois en cause, dont le champ d’activité n’a rien à voir avec l’agroalimentaire. Le président de la Fédération nationale des Safer (FnSafer), Emmanuel Hyest note que ce sont « les mêmes investisseurs chinois, avec les mêmes pratiques contournant le droit de préemption des Safer » qui  »ont acquis 98% des parts sociales » des sociétés propriétaires des terres. Ce montage financier permet d’éviter que les Safer, sociétés chargées de veiller à l’aménagement rural et foncier, qui disposent d’un droit de préemption lors de la cession d’une exploitation agricole, puissent s’opposer à la vente.  « L’un des problèmes est que ces terres sont achetées à un prix élevé, ce qui peut créer une pression sur les prix. Il reste à savoir ce que la Chine veut faire de ces terres, de l’impact potentiel sur l’environnement, sur l’emploi… », conclut l’un économiste interrogée par La Montagne. Ces dernières années, l’intérêt que portent les investisseurs venus de Chine aux terres agricoles françaises, s’est surtout focalisé sur les vignobles et les châteaux, dont 150 sont déjà passés sous pavillon chinois.

La lumière artificielle pollue la terre

La lumière artificielle pollue la terre

De plus en plus de discours sur les économies d’énergie en particulier d’électricité mais de plus en plus d’éclairage artificiel notamment en zone urbaine. Sur Franceinfo on apprend que  la pollution lumineuse est de plus en plus importante sur Terre, un phénomène aggravé par la nouvelle technologie des lampes à diode électroluminescentes (LED). C’est ce que démontre l’analyse des observations d’un satellite, selon des travaux publiées dans la revue Science Advances  mercredi 22 novembre. Les chercheurs ont déterminé que l’éclairage planétaire s’est accru, tant en quantité qu’en intensité, d’environ 2% par an de 2012 à 2016. L’accroissement de la lumière artificielle se produit presque partout sur le globe avec des régions peu éclairées précédemment, où la luminescence est nettement plus importante, pointe Christopher Kyba, un chercheur du Centre GFZ de recherche de géophysique à Potsdam en Allemagne, le principal auteur. Cette étude est l’une des toutes premières à examiner depuis l’espace les effets de la transition en cours dans le monde vers l’éclairage LED qui est nettement moins gourmand en énergie. Les résultats indiquent que les économies d’électricité résultant de cette nouvelle technologie sont plus faibles qu’attendues. Les chercheurs ont conclu que les économies d’énergie réalisées grâce à la technologie LED ont apparemment été investies pour installer encore plus d’éclairages extérieurs. Selon un nouvel atlas mondial de la pollution lumineuse publié en 2016, plus de 80 % de l’humanité vit sous des cieux inondés de lumière artificielle, et un tiers de la population de la planète ne peut jamais voir la Voie lactée. Cette carte permet d’étudier les éclairages artificiels comme un polluant avec un impact potentiel sur la santé et l’écologie, expliquait alors l’équipe internationale qui l’a mise au point.

 

« La survie dépend des vers de terre »(Hubert Reeves)

  »la  survie dépend des vers de terre »(Hubert Reeves)

Hubert Reeves, astrophysicien, farouche défenseur de notre planète, prend la présidence d’honneur de l’Agence française pour la biodiversité. Il dit ses inquiétudes concernant l’écosystème dans une interview au JDD.

 

Le nombre d’espèces terrestres et marines menacées d’extinction augmente sans cesse. L’espèce humaine est-elle aussi en danger?
Nous faisons partie d’un immense écosystème, avec un monde animal et végétal qui nous est indispensable. Prenez les vers de terre, qui oxygènent la terre. Sans eux, les sols arables se stérilisent. Or notre nourriture en dépend, tout comme elle dépend de la pollinisation. En saccageant cet écosystème à un rythme effréné, en continuant à vivre avec l’injonction biblique d’une domination de l’homme sur une nature à notre service, nous réduisons considérablement nos chances de conserver une « vie vivable ». C’est la survie même de l’espèce humaine qui est aujourd’hui en jeu, avec le risque qu’elle disparaisse. L’urgence est extrême.

L’homme est à la fois le plus évolué et le plus destructeur…
Sur les plans de la natalité et de la pensée abstraite, nous sommes sans conteste les champions, à la fois l’espèce la plus répandue chez les mammifères et la seule qui ait pu produire la théorie de la relativité d’Einstein. Mais oui, nous sommes aussi l’espèce la plus destructrice qui soit, celle qui pourrait avoir éliminé la moitié des autres d’ici à la fin du siècle. Les tortues, elles, ont traversé 200 millions d’années. Elles ont survécu à des catastrophes climatiques ou géologiques, elles ont su s’intégrer dans un écosystème en prenant et en donnant à la fois, sans saccager. Si nous voulons, comme ces tortues, durer, nous devons impérativement vivre en harmonie avec notre environnement, sobrement. Alors que notre puissance même nous menace, c’est la seule solution. Et nous pouvons y arriver en adoptant une attitude volontariste, déjà à notre niveau. Mon association, Humanité et biodiversité, propose par exemple que chacun fasse de son balcon, de son terrain, une « oasis nature » favorisant la vie avec des plantes, des nichoirs. C’est peu, mais cette décision, psychologiquement, est très importante.

Pourquoi l’homme réagit-il si lentement? Est-ce par inconscience, égoïsme, impuissance, manque d’informations?
Ce n’est pas que l’on ne sait pas, c’est que l’on ne veut pas savoir. Tous les scientifiques honnêtes affirment par exemple que l’homme est le premier responsable du réchauffement climatique. Pour autant, cela n’empêche pas Donald Trump de clamer que c’est une invention des Chinois. L’humain a cette faculté, quand le danger est très grave, de casser le thermomètre. C’est un refus par crainte d’affronter la réalité. L’ancien vice-président américain Al Gore parlait de « réalité encombrante ».

Celle qui, en France, fait disparaître l’environnement des débats de la campagne présidentielle?
Je pense que l’électoralisme passe avant le bien public. Le thème de l’écologie n’est pas assez porteur. Autant le chômage peut nous toucher, autant la perte de biodiversité passe quasi inaperçue. La diminution du nombre de vers de terre, que j’évoquais, ne fait pas la une des journaux. Il faudrait pour cela qu’elle génère des catastrophes.

Comme le changement climatique?
Oui. Ce problème est devenu central dans le débat public car nous constatons la montée des eaux et ressentons l’effet des canicules ou des tempêtes. À cet égard, le sommet climat de Paris, la COP21, a marqué un tournant. Pour la première fois, 195 pays se sont entendus sur un constat, le réchauffement de la planète, et la nécessité de lutter pour le contenir. C’est un moment historique qui doit nous remonter le moral.

 

En même temps, le travail des scientifiques, celui du Giec par exemple, est dénoncé par des responsables de premier plan.
La « junk science », comme nous l’appelons, s’est amplifiée ces dernières années. Des bons chercheurs, débauchés par de grands groupes, écrivent dans des pseudo-revues scientifiques pour dire que le sucre, la cigarette ou l’amiante ne sont pas dangereux. Et des politiques relaient ces mensonges pour semer le doute. C’est une arme, c’est révoltant, mais c’est humain ; ce « putain de facteur humain », le PFH, pour reprendre une expression d’origine québécoise. Quand vous gagnez de l’argent, quand vous avez des privilèges, vous n’avez pas envie qu’on vous les enlève. Money, money…

Dans ce combat pour la vie, entre ceux qui détruisent et ceux qui tentent de restaurer, qui va gagner?
Comment savoir? Je pense tout de même, au risque d’être dans l’utopie la plus totale, que nous devons agir. Parce que si nous partons du principe que c’est foutu, alors oui, c’est foutu! Il nous faut protéger la biodiversité, sauvegarder la fertilité des sols, stopper la surpêche… Je lisais récemment un livre sur Jacques Cartier qui, lorsqu’il débarque au Canada en 1534, évoque des morues tellement nombreuses qu’elles gênent pour accoster. Aujourd’hui, c’est inimaginable. Le pape François, en plaçant ces problèmes sur un plan moral, a eu raison. Que nous dit-il? Que si nos activités peuvent s’avérer catastrophiques pour des millions de personnes – c’est le cas avec les forages pétroliers ou gaziers qui amplifient l’effet de serre –, nous devons tout simplement les stopper.

A l’échelle de l’Univers, dont vous êtes familier, l’homme n’est-il pas voué à être de passage?
Voué, je n’en suis pas sûr, cela voudrait dire que c’est écrit quelque part… Moi, j’aimerais simplement que mes enfants et petits-enfants aient une vie aussi convenable que la mienne. Et là je ne parle pas à l’échelle du millénaire mais de quelques décennies, pas plus.

Vous au moins ne disparaîtrez pas puisque l’Union astronomique internationale a donné votre nom, Hubertreeves, à un astéroïde…
Ce qui compte à mes yeux, c’est que mon nom a été proposé par des étudiants. Au moins, ils appréciaient mon enseignement.

Mars 2015, plus chaud sur terre depuis 135 ans

Mars 2015, plus chaud sur terre depuis 135 ans

Après le record de chaleur pour toute l’année 2014, c’est maintenant le mois de mars qui bat tous les records.  Un record de chaleur qui s’ajoute et/ou amplifie les  aux sécheresses exceptionnelles dans nombre de pays ( Amérique du su ou Afrique par exemple).  Selon les chiffres de l’Agence américaine océanique et atmosphérique, ce mois de mars 2015 a été le mois de mars le plus chaud sur la planète depuis le début des relevés des températures en 1880.  Une température moyenne – au sol et dans les océans – 0,85 degrés plus élevées que celle du 20ème siècle a été relevée le mois dernier. C’est donc le mois de mars le plus chaud observé en 135 ans, en fait depuis que ce type de relevés existe. Et ce loin devant le précédent record, établi en 2010. Plus largement, précise l’Agence américaine océanique et atmosphérique, l’anomalie concerne tout le début de cette année 2015, puisque de janvier à mars, la température moyenne a été de 0,82 degrés plus élevée que celle du siècle dernier. Là encore, c’est un record. Ces relevés montrent évidemment des disparités. Quand en Europe on déjeunait en terrasse le mois dernier, on grelottait à New York. L’est du Canada et des États-Unis ont ainsi connu un hiver plus froid que d’habitude. Mais la plupart des régions du monde, particulièrement dans l’hémisphère nord, ont fait l’expérience inverse. Et ce n’est évidemment pas une bonne nouvelle. D’autant que l’année 2014 avait déjà été classée année la plus chaude jamais observée. Le réchauffement de la planète se poursuit, inéluctablement.

Européennes 2014 : un tremblement de terre (Dupont Aignan)

Européennes 2014 : un tremblement de terre (Dupont Aignan)

Dupont –Aignan prévoit un tremblement de terre aux européennes, il a certainement raison même s’il sera très loin de pouvoir en profiter en premier ; il est évident que l’euroscepticisme et l’abstention seront le grands vainqueurs de cette échéance. Pas forcément une bonne nouvelle mais en tout cas l’Europe sera ainsi contrainte de mettre un coup d’arrêt à sa politique ultralibérale et à l’austérité à marche forcée. Cela ne donnera pas pour autant un contenu suffisant  à une vraie relance économique en Europe (voir l’exemple d’Alstom). Le président de Debout la République, Nicolas Dupont-Aignan, a dévoilé ses motivations pour le prochain scrutin européen du 25 mai. À quelques heures de la fin des dépôts des listes pour les élections européennes, le parti de Nicolas Dupont-Aignan a déjà présenté des têtes de liste dans les 8 circonscriptions française.  Eurosceptique convaincu, le président de Debout la République présente des candidats pour « défendre l’intérêt des Français, pour changer totalement d’orientation », a-t-il confié vendredi 2 mai sur RTL. Il faut en finir avec cette Union européenne mortifère pour tous nos peuples Nicolas Dupont-Aignan « Il faut en finir avec cette Union européenne là. Elle est mortifère pour tous nos peuples, elle a abouti à un appauvrissement sans précédent depuis la fin de la guerre », a-t-il dénonce, avant de rectifier : « Depuis plus de 10 ans ».   Et d’ajouter : « Je peux vous assurer qu’il va y avoir un tremblement de terre aux européennes. »

 




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