Archive pour le Tag 'futur'

François Baroin: futur adversaire de Macron ?

François Baroin: futur adversaire de Macron ?

Alors que les Français prévoient mais aussi redoutent  un nouveau duel Macron –Le Pen, un troisième larron pourrait bien apparaître à savoir le très discret maire de Troyes, François Baroin. D’une certaine manière, François-Baroin offre un contraste de saisissant par rapport à Macron. D’abord, son expression est toujours mesurée et rare, il ne se multiplie pas dans les médias bien au contraire. Depuis plusieurs années, il se consacre  essentiellement au problème des territoires et à la gestion de l’association des maires de France. Au sein même de son parti, les républicains, il a évité de ne pas  se mêler aux guerres paysannes et mortifères. Contrairement à Macron, Baroin n’est pas dans une posture jupitérienne. Ce qui le caractérise c’est son sens de l’équilibre et de la mesure. Le contraire d’un Macron qui se noie chaque jour un peu plus dans une sorte de diarrhée verbale qui montre toute ses contradictions et sa personnalité immature. Alors que François Baroin ne s’est  même pas déclaré 2022 et qu’il manifeste une grande réserve par rapport à cette échéance, un sondage montre qu’il est déjà largement préféré  à Macron Le maire de Troyes (Aube), de retour depuis octobre dans les instances dirigeantes renouvelées du parti, est jugé plus «compétent» qu’Emmanuel Macron par une majorité (55 %) de Français, selon un sondage de l’institut Odoxa-Dentsu Consulting pour Le Figaro et France Info.

Face au chef de l’État, il est aussi largement considéré (70 %) comme plus «proche des gens». Une dimension que le président de l’Association des maires de France (AMF) a pris soin de cultiver, en particulier cette semaine lors du Congrès annuel de l’AMF à Paris, contre un président et un premier ministre décrits comme «sourds» à la «détresse des humbles» dans son dernier livre, Une histoire sentimentale (Albin Michel).

Trois autres qualités sont davantage attribuées au maire de Troyes, passé par «l’école Chirac»: le charisme (49 %), la «confiance» suscitée (59 %) et la capacité de rassemblement (60 %). En revanche, l’autorité (38 %), la stature d’homme d’État (44 %) – caractéristiques principalement liées à la fonction présidentielle – et le dynamisme (48 %) sont prêtées en premier lieu à Emmanuel Macron.

Ces résultats devraient ravir une partie des dirigeants de LR, qui perçoivent en François Baroin un «recours» en vue de l’élection présidentielle de 2022. Et rêvent de voir le chiraquien installer un duel avec le chef de l’État, en substitution au «piège» du «face-à-face Macron-Le Pen» qu’ils ne cessent de dénoncer.

 

Futur : ultralibéral et ultrasocial ! (Alexandre Mars, Epic)

Futur : ultralibéral et  ultrasocial !  (Alexandre Mars, Epic)

Pour un Futur : ultralibéral et  ultrasocial, Une espérance pour Alexandre Marsqui  a fondé Epic, une startup à but non lucratif qui promeut le partage et la transparence  à l’aide du numérique. Peut-être cependant que cette démarche philanthropie ne suffira pas pour rééquilibrer social et économique et qu’il faudra surtout d’autres relations entre entreprises, producteurs, distributeurs et consommateurs !

 

LA TRIBUNE – Selon vous, peut-on imaginer un capitalisme plus responsable ?

ALEXANDRE MARS - Il n’y a pas d’alternative. Le monde dans lequel nous vivons est ultralibéral, c’est un fait. Par conséquent il devra être ultrasocial. On ne peut plus choisir entre soit faire du bien soit faire de l’argent, parce que ne survivront que ceux qui feront les deux, en même temps. Et aujourd’hui, il existe des solutions innovantes et simples, il suffit de les mettre en oeuvre.

En quoi l’engagement des entreprises devient-il une nécessité ?

Les entreprises sont entrées dans une ère nouvelle et ce, sous l’influence principalement de la génération Y, mais pas seulement. Aujourd’hui, une grande majorité des salariés accordent une importance au sens dans le travail. Plus de

60 % des jeunes souhaitent que leurs employeurs soutiennent une cause sociale. Les attentes vis-à-vis du monde du travail, de la consommation et des loisirs sont fondées sur certaines valeurs positives. Une entreprise portant des valeurs marque des points vis-à-vis de ses salariés comme de ses partenaires extérieurs. Quand on doit choisir entre deux entreprises dont les propositions se valent sur le terrain économique, c’est l’aspect social qui peut contribuer à faire la différence.

En quoi la philanthropie fait-elle bouger les lignes en matière de solidarité ?

Pour moi, la générosité ne doit pas se calculer en « ou » mais en « et ». En effet, elle n’est pas l’affaire de la seule philanthropie ou de l’État, ou de la religion. Elle est l’affaire de tous. Aussi, il ne faut pas oublier qu’aujourd’hui les richesses sont majoritairement entre les mains des entreprises. Et la philanthropie peut apporter des solutions pour mieux donner. C’est ce que nous faisons à Epic.

Dans votre livre, La Révolution du partage, vous évoquez « le manque de confiance dans les entreprises : à l’ère de l’ultralibéralisme, nous n’avons pas toujours tort de les soupçonner de greenwashing quand elles mettent en avant leurs initiatives en faveur du bien social ». Est-ce un blocage culturel selon vous ?

Il s’agit davantage d’une question de confiance. En effet, de manière générale, nous avons tous beaucoup de raisons de manquer de confiance. Pas assez confiance dans les gouvernements, les ONG, les entreprises… Bref, nous nous méfions de tout, même de ce que nous avons dans notre assiette. Or, la confiance est un élément indispensable qui permet d’avancer dans la vie, même si elle porte un risque en elle. En tout cas, c’est sur la confiance que j’ai personnellement bâti mon existence.

Comment réconcilier la société avec l’entreprise ? Pensez-vous que la transparence pourrait lever cette défiance ?

Au-delà de la question de la transparence qui me paraît évidemment indispensable, les entreprises ne doivent plus se contenter de définir une politique de responsabilité sociale. Il faut la vivre. Aujourd’hui, On ne peut plus choisir entre soit faire du bien soit faire de l’argent.  Les consommateurs ne se contentent plus de deux paragraphes dans un rapport que l’entreprise rend public, ils exigent une présence continue, quasiment quotidienne, du bien social au sein et en dehors de l’entreprise. La bonne nouvelle, c’est que des solutions simples, innovantes et indolores existent.

À Epic, nous appliquons les principes et les méthodes du business au monde philanthropique. En créant cette startup à but non lucratif il y a quatre ans, j’ai eu la même approche qu’en créant chacune de mes précédentes entreprises : mener une étude de marché pour identifier les besoins du secteur et développer des solutions innovantes pour y répondre. Nous avons tout d’abord identifié les principaux freins au don : le manque de temps, de connaissance dans la sélection des organisations sociales à qui donner et de confiance dans le suivi des dons. Pour répondre à ces problématiques, Epic sélectionne des organisations sociales exceptionnelles et à fort impact au travers d’une méthodologie sophistiqué et selon 45 critères de sélection. À ce jour, nous avons retenu dans notre portefeuille 30 organisations sociales dans 12 pays à travers le monde.

Par ailleurs, nous avons réinventé l’expérience du don grâce aux nouvelles technologies. Nous avons créé une application mobile permettant aux donateurs de rester informés en temps réel des dernières actualités des organisations qu’ils soutiennent. Nous avons également réalisé une série de films en réalité virtuelle qui transportent instantanément les donateurs sur le terrain afin d’avoir une meilleure perception de l’impact de leur don. Une façon de vivre sa philanthropie de façon inégalée. Enfin, nous proposons d’autres solutions qui s’adaptent aux profils économiques des donateurs comme l’arrondi sur salaire, le don sur les transactions ou encore la promesse du partage, « Epic Sharing Pledge », qui permet aux entrepreneurs de s’engager à donner un pourcentage de la vente future de leur startup, ou aux sociétés de private equity de donner un pourcentage de leurs frais de gestion et/ou de leurs plus-values.

Assemblée nationale : Le sulfureux Ferrand futur président choisi par Macron

Assemblée nationale : Le sulfureux Ferrand futur président choisi par Macron

 

Les godillots d’En marche ont choisi le sulfureux   Richard Ferrand pour  devenir président de l’Assemblée nationale. Et sur recommandation expresse de Macron. Le problème c’est que ce pourraiat bien être une nouvelle affaire type Benalla. Inévitablement l’affaire Ferrand risque d’émerger à nouveau dans les médias Pour résumer, la compagne de Richard Ferrand a vendu un bien immobilier qu’elle ne possédait pas à la mutuelle dont Ferrand était directeur général qui a été financé (via un loyer) et rénové (250 000euros) par la dite mutuelle, qui a permis à la compagne de Ferrand de faire uen énorme plus value et sans risque financier. S’y ajoute des contrats douteux passés avec des proches, aussi un petit salaire de 1250 euros perçus par Ferrand pendant 5 ans alors qu’il était député. Alors que Richard Ferrand était Directeur général des Mutuelles de Bretagne et à la recherche d’une nouvelle adresse pour un centre de soins à Brest, le conseil d’administration de la mutuelle a choisi parmi trois propositions, et à l’unanimité, des locaux loués par une société immobilière, la Saca, qui n’existait pas encore au moment où elle a obtenu le marché. Une entité qui est la propriété de la compagne de Richard Ferrand, Sandrine Doucen. Cette dernière a déposé les statuts de sa SCI après le vote, et n’a acheté les locaux qu’ensuite, alors qu’elle avait déjà la certitude de les louer.  Mais l’avocat qui a fait ce montage a depuis dénoncé, dans Le Parisien, un « enfumage » de la part du ministre : « La vraie question, c’est pourquoi Richard Ferrand n’a pas fait acheter l’immeuble par la mutuelle. Elle faisait un prêt, engageait des travaux et se retrouvait, quinze ans plus tard, propriétaire d’un bien largement fructifié. Là, c’est la compagne de Richard Ferrand qui se retrouve dans cette position. »  C’est Libération qui s’interroge sur la méthode de sélection de ce local. Le quotidien révèle que le bail proposé par la compagne de Richard Ferrand était en concurrence avec deux autres offres :  »16,60 euros le m2 pour un local de la rue Colbert, 12 euros pour celui de la rue Dourjacq, et 9,20 euros pour celui de la compagne de Ferrand, rue George-Sand à Brest, qui sera retenu ». Mais Libération note que ces prix n’intègrent pas les travaux. Et avec ceux engagés dans le local retenu (250 000 euros), la proposition perd de l’intérêt. Résultat : dix ans après la signature du bail, le prix au m2, travaux compris, de l’offre de la compagne de Richard Ferrand, sera toujours plus important (14,70 euros) que l’offre de la rue Dourjacq (13,80 euros). Pourquoi, alors, avoir choisi cette offre ? Sollicitée par Libération, la Directrice générale des Mutuelles, Joëlle Salaün, n’a pas donné de réponse. Quand il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, Richard Ferrand n’a pas seulement permis à sa compagne, Sandrine Doucen, d’acquérir des locaux à peu de frais. Selon Le Monde, sa compagne a également été employée par les Mutuelles pour des consultations juridiques régulières, et comme assistante de Richard Ferrand lui-même « au tournant des années 2000. Quant à l’ex-femme de ce dernier, Françoise Coustal, elle a également bénéficié de contrats avec les Mutuelles de Bretagne. Artiste plasticienne, elle a remporté au moins trois fois des marchés pour l’aménagement de locaux gérés par le réseau. Dont les fameux locaux appartenant à la nouvelle compagne de Richard Ferrand. Mais aussi une résidence médicalisée pour les malades d’Alzheimer située à Guilers, près de Brest, pour laquelle elle a « conçu des installations sonores et visuelles », entre septembre 2009 et décembre 2010. Là encore, rien d’illégal, souligne Le Monde, d’autant que le couple a divorcé en 1994. Un autre collaborateur de celui qui était alors député du Finistère a attiré l’attention du Monde : jusqu’en 2014, il a employé comme assistant parlementaire Hervé Clabon, qui n’est autre que le compagnon de celle qui a succédé à Richard Ferrand à la Direction générale des Mutuelles de Bretagne, Joëlle Salaün. Dans le même temps, celle-ci a continué de rémunérer Richard Ferrand comme chargé de mission auprès d’elle, pour 1 250 euros par mois, de 2012 à 2017. Richard Ferrand a bénéficié d’un classement sans suite en octobre 2017. Mais l’affaire a rebondi en janvier 2018 avec l’ouverture d’une information judiciaire pour prise illégale d’intérêts après une plainte avec constitution de partie civile de l’association Anticor. Le dossier a été délocalisé de Paris à Lille.

Macron : retour vers le futur

Macron : retour vers le futur

La perspective politique de Macron ressemble un peu à ce film de science-fiction, retour vers le futur, qui a pour objet de surmonter les contradictions temporelles. D’une certaine façon, Macron s’est aussi trompé d’époque d’un côté il rétablit le rituel monarchique du XVIIIe siècle, de l’autre, il ’imagine la société de 2050 ou l’ensemble de la production sera ubérisée et le salariat supprimé, en même temps que la politique sociale qui « coûte un pognon dingue ». L’efficacité de ce grand écart temporel se mesure aux résultats. Or ces résultats sont mauvais. La croissance n’est pas repartie, au contraire elle se tasse encore davantage qu’ailleurs en Europe, mécaniquement le chômage n’évolue pas d’un iota, il y a toujours autour de 7 millions de Français dits actifs mais sans travail.  Le pouvoir d’achat a été plombé par les mesures fiscales de début d’année et la consommation des ménages principal moteur de la croissance est complètement atone. Quant à la justice sociale, elle se caractérise surtout par des cadeaux faits aux plus riches sans aucune assurance que cet argent serait investi dans l’appareil productif français. Les résultats sont décevants parce que Macron a fait une grossière erreur temporaire temporelle. En effet il a commencé par privilégier l’offre en plombant la demande mais cette demande ne se redressera pas car trop atteinte par les hausses de fiscalité en particulier sur le carburant auquel s’ajoute l’envol du pétrole. Témoin l’inflation qui s’envole.  L’erreur aura été d’ignorer qu’il convient d’équilibrer les mesures en faveur de l’offre et de la demande. Désormais, c’est  la confiance qui est atteinte, une confiance par ailleurs hypothéquée par les affaires Benalla et Koehler. Le plus grave c’est cette perte de confiance dans la capacité de Macron à redresser l’économie ; ce que pense aussi 70 % des Français.

Ghosn futur patron de Mitsubishi et numéro un mondial ?

Ghosn futur  patron de Mitsubishi et numéro un mondial ?

journal Nikkei affirme que l’actuel PDG de Nissan et Renault allait aussi devenir celui de Mitsubishi Motors. Du coup le groupe pourrait devenir numéro un mondial. Grâce au japonais Mitsubishi, le groupe Renault pourrait dépasser la barre des 10 millions de véhicules écoulés chaque année. Lors d’une interview donnée au journal Les Echos dans le cadre du Mondial de l’Automobile de Paris, Carlos Ghosn a déclaré : « Notre future alliance dépasserait les dix millions de voitures au niveau mondial. L’objectif d’intégrer le Top 3 mondial serait atteint. La place de numéro un mondial n’est pas une priorité. Mais sur le fond, c’est tout à fait atteignable… En 2016 et 2017, cela se jouerait à quelques milliers de voitures« .
(Avec AFP)

Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

Tradition : la patate chaude de la dette SNCF pour le futur gouvernement

 

Après la réforme bâclée de la SNCF, il ne fallait pas s’attendre à des miracles. Réforme bâclée car on a simplement oublié de traiter la question financière notamment la dette, pas plus d’ailleurs que l’environnement économique ou la politique des transports. Bref une réforme comme d’habitude essentiellement institutionnelle. Du coup le gouvernement ne sait  pas quoi faire de cette dette qui atteint aujourd’hui plus de 40 milliards. Ou plutôt si, il va repasser la patate chaude au gouvernement suivant en 2017. Une vieille tradition française transmettre au successeur les problèmes non réglés. Paradoxal car dans le même temps le gouvernement claironne qu’il faut sauver Alstom en imposant à la SNCF de commander du matériel dont elle  n’a pas besoin ;  et pour cause, les parts de  marché  régressent partout, y compris souvent le trafic. Le sauvetage d’Alstom est bien entendu une nécessité mais comment faire quand la vitrine ferroviaire française devient obsolète. On a en effet décidé de ne plus construire de lignes TGV. Pour l’essentiel le déficit de la SNCF revient du fait qu’elle finance elle-même ses infrastructures depuis des décennies et des décennies. Une singularité par rapport à tous les autres modes de transport et qui plombe les comptes de l’entreprise surtout lorsque la construction de ces infrastructures est imposée par l’État. Bref c’est le chien qui se mord la queue. Il faut ajouter à cela la dérive financière liée à une gestion calamiteuse caractérisée par un manque de compétitivité. Le gouvernement français s’est donc une nouvelle fois prononcé contre une reprise, même partielle, de la dette abyssale de SNCF Réseau, au nom de la réduction des déficits publics, selon un rapport transmis au Parlement lundi et dont l’AFP a obtenu copie. La dette de la société qui gère le réseau ferré français a beau dérailler depuis 2010, l’Etat ne la reprendra pas à son compte. « Pas opportun », a tranché l’exécutif, à une semaine de la présentation du dernier budget du quinquennat de François Hollande. Et tant pis si, sur les 44 milliards d’euros cumulés à fin juin, une bonne partie de la dette de SNCF Réseau est liée à la construction des nouvelles lignes à grande vitesse commandées par l’Etat vers Bordeaux, Rennes, Strasbourg et Montpellier. Tant pis aussi pour l’Insee, qui a reclassé une partie de cette somme en dette publique, à hauteur de 10,9 milliards fin 2014, à cause des subventions versées par l’Etat à Réseau pour financer ses investissements. Une simple « décision comptable », qui « n’implique nullement une reprise effective de tout ou partie de cette dette par l’État », seul apte à réaliser un tel « choix délibéré », affirme le gouvernement. A l’heure des choix budgétaires, la dette ferroviaire pèse moins lourd que le déficit public. Une reprise « aurait des conséquences très lourdes », prévient le gouvernement, avec cette précision: 10 milliards d’euros de dette feraient augmenter le déficit public de 0,5 point de PIB (Produit intérieur brut). Autres options écartées: la création d’une structure ad hoc pour cantonner une partie de la dette de Réseau, ou la prise en charge d’une partie des intérêts par l’Etat, car au bout du compte le déficit public se creuserait. Sans proposer de solution nouvelle, le gouvernement vante sa réforme ferroviaire, votée en août 2014 et censée « permettre de tendre vers le redressement financier » de la SNCF. Une réforme déjà obsolète deux ans après son adoption. Comme en témoigne le rapport remis le gouvernement ; rapport, attendu depuis deux ans, est loin des espoirs encore permis en juin, quand le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies évoquait « les conditions dans lesquelles une partie de la dette sera reprise » et que son prédécesseur, Frédéric Cuvillier, jugeait ce scénario « inéluctable ». « On refile la patate chaude aux successeurs », a déclaré à l’AFP le sénateur (UDI) Hervé Maurey, président de la commission de l’aménagement du territoire à la chambre haute. « On voudrait la mort de la SNCF qu’on ne s’y prendrait pas autrement », a-t-il ajouté, regrettant au passage l’accord d’entreprise signé en juin sous la pression du gouvernement, désireux de mettre fin aux grèves des cheminots avant l’Euro de football. « Je n’étais pas favorable à un allègement de la dette » de SNCF Réseau, mais « dès lors que cet accord était passé, il était souhaitable que l’Etat reprenne une partie de cette dette », a-t-il expliqué à l’AFP. « Plus on avance, plus le gouvernement refuse de trouver des solutions au problème de la dette », a réagi un porte-parole de la CGT-Cheminots (premier syndicat à la SNCF). « On a le sentiment que le gouvernement lâche le ferroviaire à six mois de la présidentielle et laisse le bébé au suivant », a renchéri Roger Dillenseger, secrétaire général de l’Unsa-ferroviaire (deuxième syndicat), pour qui « les engagements de l’Etat stratège ne sont pas respectés ». D’autres éléments clés de la réforme de 2014 n’ont toujours pas été mis en oeuvre, notamment le décret sur la « règle d’or », qui fixera un plafond à la dette de SNCF Réseau. La loi Macron d’août 2015 avait précisé que ce seuil ne pourrait pas dépasser 18 fois le résultat opérationnel de l’entreprise. Un niveau allègrement pulvérisé selon l’ancien gendarme du rail, Pierre Cardo, qui signalait avant son départ en juillet que ce ratio s’établissait déjà à 22 fin 2015. 

(Avec AFP et la Tribune)

 

2017 : Hollande futur battu, pour une coalition gauche droite !

 2017 : Hollande futur battu, pour une coalition gauche droite !

Un peu tardivement François Hollande s’aperçoit qu’il ne aucune chance pour 2017 et découvre les vertus de l’union nationale. Dans la revue Le Débat, dont Le Monde publie des extraits ce jeudi Hollande  il se prononce maintenant pour une union gauche droite. Sur le fond il a évidemment raison car la complexité et l’ampleur de la crise ne permettent  pas de s’adonner à des joutes politiciennes très vaines. Cela d’autant plus que les différences entre la droite et la gauche sont de plus en plus ténues une fois en situation de gestion. L’Allemagne a évidemment compris devant longtemps que cet affrontement stérile était  nuisible au redressement du pays. Pour François Hollande, cette éventuelle union est trop tardive. Mais la problématique va se reposer au second tour des présidentielles, le candidat de la droite qui sera élu commettra une lourde erreur stratégique s’il ne propose pas un gouvernement d’union d’autant qu’il aura été élu avec une grande partie des voix de la gauche. Certains objecteront que cette union pourrait offrir un  boulevard à l’extrême droite en 2022 en cas d’échec notamment économique. Raison supplémentaire pour motiver ce gouvernement à réussir.   »Pour réformer un pays, sur qui puis-je compter? » feint de s’interroger le président, qui sort d’une année au cours de laquelle la loi Travail a mis à mal sa capacité à trouver un compromis. « Un président est élu avec au minimum 51 % des voix, mais aussitôt élu il dispose déjà d’un peu moins de soutiens. Le parti qui l’a présenté ne rassemble que 25 % à 30 % du corps électoral. C’est un des vices de la Ve République. A la différence des pays parlementaires où les dirigeants, grâce à des coalitions, peuvent s’appuyer sur des majorités larges, le président français ne bénéficie en réalité que d’une assise étroite dans le pays. » Avant de prendre exemple sur l’Allemagne : « Le gouvernement d’Angela Merkel représente aujourd’hui près de 70 % des électeurs. Cette base solide lui a permis de tenir, sur un sujet comme les réfugiés, qui, ici, aurait pu provoquer une division profonde du pays. » Une division profonde qu’il estime en partie causée par l’extrême droite. Comment la combattre? Quelques lignes plus loin, il évoque une nouvelle fois la coalition, « large alliance dépassant les clivages », comme une des réponses possibles. Avant de se montrer dubitatif : « J’en mesure immédiatement les conséquences : ce serait donner à l’extrême droite la possibilité d’apparaître comme la seule alternative. Ce serait la conduire tôt ou tard au pouvoir. La meilleure réponse serait de remédier aux défauts de notre démocratie française en associant davantage les citoyens aux décisions. » Une et découverte encore bien tardive ! Il serait en effet étant de ne pas laisser la gestion du pays aux seulement des technocrates.

Lepaon (CGT) futur patron de l’Agence de la langue française !

Lepaon (CGT) futur patron de l’Agence de la langue française !

Le reclassement éventuel de Thierry Lepaon ex leader de la CGT comme patron de l’agence de la langue française ne manquera pas de susciter quelques interrogations. Certes il n’est sans doute pas nécessaire de solliciter un agrégé de lettres ou un énarque pour animer la lutte contre l’illettrisme ;  pour autant,  on peut douter sérieusement des compétences de l’intéressé pour diriger une telle agence. En réalité il s’agissait pour le gouvernement de reclasser l’ancien responsable de la CGT et de lui assurer un salaire mais cette possible nomination ne manquera pas de déclencher une polémique. D’une certaine manière c’est un peu comme si l’on confiait la présidence d’une agence de la modernisation économique à Philippe Martinez,  l’actuel patron de la CGT. L’ex-leader de la CGT Thierry Lepaon, poussé à la démission en 2015 après un scandale sur son train de vie, a cependant été missionné par Manuel Valls pour « préfigurer » la future Agence de la langue française pour la cohésion sociale, a-t-on appris jeudi. « Le Premier ministre a désigné Thierry Lepaon, très investi sur le sujet depuis plus de 20 ans, pour mener à bien cette mission de préfiguration » de la nouvelle agence, qui verra le jour le 1er janvier 2017, a annoncé Ericka Bareigts, secrétaire d’État à l’Égalité réelle, dans un communiqué daté de mercredi. En France, près de six millions de personnes rencontrent des difficultés dans la maîtrise du français, dont trois millions de personnes confrontées à l’illettrisme, a rappelé Mme Bareigts. Dans une lettre de mission, adressée le 6 juin à M. Lepaon et dont l’AFP a obtenu copie, Manuel Valls lui demande de remettre « au plus tard le 30 septembre » son « rapport final ». La nouvelle agence, dont l’objectif est notamment « de renforcer la cohérence et l’efficacité des dispositifs » et « d’améliorer la coordination de l’ensemble des acteurs impliqués », devra prendre « appui sur les structures existantes et en particulier l’Agence nationale de lutte contre l’illettrisme (ANLCI) ». Le Premier ministre demande à l’ancien leader cégétiste, âgé de 56 ans, de lui « proposer les regroupements qui (lui) semblent cohérents ». L’Agence de la langue française et l’ANLCI devraient toutefois coexister. Dans un courrier adressé le 12 mai à sa présidente Marie-Thérèse Geffroy, consulté par l’AFP, l’Elysée certifie que « l’existence de l’ANLCI n’est en aucun cas remise en cause par la création de l’Agence de la langue française ». Successeur de Bernard Thibault à la tête de la CGT en 2013, M. Lepaon avait dû quitter son poste de secrétaire général du syndicat en janvier 2015 après des révélations sur le coût exorbitant des travaux réalisés dans son bureau et son appartement de fonction, ainsi que sur le versement d’indemnités de départ de son ancien poste à la CGT Basse-Normandie. L’épisode avait provoqué une crise au sein du premier syndicat français et conduit à l’arrivée à sa tête de Philippe Martinez. Présent en avril au Congrès de la CGT à Marseille, Thierry Lepaon avait été sifflé et hué par les délégués. « Cette période a été difficile », mais la nomination de M. Lepaon  »tourne la page de façon assez respectueuse des uns et des autres », a réagi Céline Verzeletti, membre de la direction de la CGT, interrogée par l’AFP. « La CGT doit être cohérente avec ce qu’elle préconise, il était hors de question de le licencier tant qu’il n’avait pas trouvé un débouché », a-t-elle poursuivi. Ben voyons !

(Avec challenges)

L’Industrie du futur (Louis Gallois)

L’Industrie du futur (Louis Gallois)

Quelle industrie du futur, quelle modernisation notamment des PME, quelles conséquences sociales ? Dans un interview à Challenges Louis Gallois Coprésident de La Fabrique de l’industrie et président du conseil de surveillance de  PSA-Peugeot Citroën pose la problématique.

 

LA TRIBUNE - L’industrie du futur est un sujet à la mode : devient-elle une réalité pour les entreprises françaises ?

LOUIS GALLOIS - Elles n’ont pas le choix, car elles sont au pied du mur. Si elles veulent récupérer le terrain perdu après plusieurs années de sous-investissement, les entreprises françaises doivent à tout prix moderniser, et en particulier numériser leur appareil productif. La question ne se pose pas tellement pour les entreprises du CAC 40 et les ETI qui ont su s’armer pour conquérir des marchés à l’export. En revanche, ce chantier doit être une priorité pour les TPE et les PME, qui accusent un retard certain. Grâce à la numérisation, les petites et moyennes entreprises industrielles ont une chance, peut-être unique, de se mettre à niveau sur le plan technologique. D’une certaine façon, on peut dire que l’industrie du futur est une occasion de rebattre les cartes et de revenir dans la course, à condition, bien sûr, d’investir. Même si les TPE et les PME allemandes ont un temps d’avance sur nous dans ce domaine, l’ouvrage Industrie 4.0 de Dorothée Kohler et Jean-Daniel Weisz, coédité par la Fabrique de l’industrie et BPI France, indique qu’il existe également outre-Rhin des freins, notamment psychologiques, qui entravent la modernisation et la numérisation de l’industrie. C’est à cela qu’il faut s’attaquer.

Les PME ont-elles les moyens de mener ce rattrapage ?

Actuellement, de l’argent il y en a. Le taux de marge des entreprises industrielles est remonté à plus de 35 %. La politique de la BCE conduit à des conditions de crédit très attractives. Le coût des matières premières et de l’énergie est bas. En prolongeant la mesure de suramortissement de l’investissement industriel, le gouvernement a pris une bonne décision. Il faut accompagner la reprise de l’investissement en cours.

Qui doit impulser ce chantier ? L’État ou les industriels ?

Tout le monde est concerné. L’État doit créer la confiance et réunir les conditions, notamment fiscales et réglementaires, pour que les investissements soient engagés. Mais il ne faut pas, bien sûr, tout en attendre. Les branches professionnelles, les réseaux consulaires, les industriels et en particulier les donneurs d’ordre ont leur rôle à jouer. Au sein des entreprises et en particulier des PME et des sous-traitants, il faut aussi un changement de culture. Les entrepreneurs doivent se saisir de ces questions liées à la modernisation de leur entreprise. Sinon, le choc sera rude, car la concurrence va vite.

Chez PSA, par exemple, c’est un élément structurant du plan stratégique push to pass lancé par Carlos Tavares : les grandes entreprises qui ne prendraient pas ce sujet au sérieux encourent un risque vital. C’est tout aussi vrai dans les PME. Je comprends bien la crainte de certains chefs d’entreprise face à ces changements : jouer l’industrie du futur, c’est souvent accepter de changer de modèle économique. Là aussi, il y a un risque. Mais rien ne serait pire que de rester dans sa zone de confort en pensant que rien ne va changer.

L’enjeu, c’est aussi le changement du travail, la place de l’homme dans ce monde numérique…

Oui, et il va nous falloir investir dans l’élévation des qualifications lorsqu’on passe, par exemple, d’un travail d’exécution à des tâches de maintenance. Le numérique va permettre d’autonomiser des ateliers et de mettre les personnels en mesure de prendre plus de responsabilités dans les processus de production. Cela pose d’ailleurs un problème pour l’avenir des emplois peu qualifiés, et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’ai plaidé, avec un succès limité jusqu’ici, pour que les allégements de charges ne soient pas concentrés seulement sur les bas salaires, mais s’étendent jusqu’à 3,5 Smic. Les allégements de charges sur les bas salaires ont un effet immédiat contre le chômage, mais ils tirent les qualifications vers le bas ; alors que l’emploi non qualifié est le plus menacé par l’automatisation et le numérique.

L’Industrie 4.0 allemande associe les partenaires sociaux. Cela ne devrait-il pas être aussi le cas en France ?

Le gouvernement a confié l’Alliance pour l’industrie du futur aux industriels, c’est une bonne idée pour ajuster l’action aux besoins des entreprises et motiver les acteurs de terrain. Je suis favorable à ce que les syndicats de salariés qui le souhaitent soient également parties prenantes comme en Allemagne. Ils doivent avoir une vision claire des mutations en cours et s’y préparer. Car nous devons nous attendre à des changements profonds sur la nature des emplois et sur la structure même du travail. Personne ne sait encore dire quel sera l’impact global du numérique sur l’emploi. On pressent que beaucoup d’emplois peu qualifiés ou intermédiaires peuvent disparaître. Mais je ne suis pas pessimiste à terme, car les gains de productivité créent de la croissance et donc de nouveaux emplois, certes différents de ceux que nous connaissons aujourd’hui. La grande difficulté, ce sera de gérer la transition d’une structure d’emploi vers une autre. Là encore, tout le monde doit être sur le pont. L’Éducation nationale, l’Enseignement supérieur, l’apprentissage, la formation professionnelle et donc les branches professionnelles. Les mutations en cours nécessitent de nouvelles compétences : traitement des données, programmeurs, designers Internet… Les formations correspondantes n’existent pas, ou pas suffisamment. D’où des initiatives heureuses, comme celle de Xavier Niel, avec l’école 42. Heureusement, nos écoles d’ingénieurs sont excellentes. Mais il faut veiller à ce que nos talents ne soient pas chassés par les entreprises étrangères. Il faudra investir dans la formation, mais aussi inventer de nouvelles formes de sécurité sociale adaptées à une plus grande mobilité et diversité. Le compte personnel d’activité (CPA) créé dans la loi El Khomri en est une ébauche, qu’il faudra enrichir. Tout ce qui permettra de dédramatiser les changements d’emplois sera crucial dans la période à venir. Le salariat ne va pas disparaître, mais on va voir émerger une plus grande diversité de situations professionnelles avec l’économie numérique. Le développement du travail indépendant, et de nouvelles formes d’activité, plus souples, ne devront pas réduire le niveau de protection sociale.

Avec le tout-connecté, l’ère de Big Brother est-elle advenue aussi dans les usines?

Qui n’est pas surveillé ? C’est un peu effrayant, je l’avoue ; cela suppose de la vigilance et des garde-fous. Plus globalement, pour l’industrie automobile, l’enjeu est comme pour beaucoup de secteurs de l’économie « traditionnelle » de se battre pour conserver la relation avec les clients, et ne pas la laisser à Google ou à d’autres. Je ne crois pas que les opérateurs Internet vont se lancer dans la production de voitures, mais ils vont chercher à gérer l’interface entre les producteurs et leurs clients. On a vu comment l’industrie automobile allemande s’est regroupée pour empêcher Google de racheter la géolocalisation de Nokia.

Quel sera l’impact de la fabrication additive et des imprimantes 3D ?

L’impression 3D ouvre des perspectives nouvelles : personnalisation des produits, économie de matières, complexité des formes… mais elle présente encore des limites. Il faudra voir comment les pièces vieillissent, assurer le traitement de surface, diversifier les matériaux : du plastique au métal ou à la céramique. Ce n’est qu’une partie de l’industrie du futur. Le grand changement industriel, pour moi, c’est le mouvement rapide vers une intégration complète de toutes les fonctions de l’entreprise et des relations avec les fournisseurs et les clients pour optimiser le processus productif. Avant, on faisait en masse des produits identiques ; désormais on va fabriquer en masse des produits personnalisés avec une efficacité accrue.

L’industrie du Futur est-elle de nature à renforcer la coopération européenne, et notamment avec l’Allemagne, comme le souhaitent Emmanuel Macron et Sigmar Gabriel, qui ont signé à Hanovre un accord en ce sens ?

Nos problématiques sont différentes. La France insiste sur la demande qu’entraîne la modernisation de notre appareil productif : nous devons acheter de nouvelles machines que, hélas, souvent nous ne produisons plus chez nous. En Allemagne, l’enjeu majeur est de permettre aux entreprises de conserver leur leadership dans l’offre de biens d’équipement, contributeur massif à l’excédent commercial allemand. Mais il y a de nombreux domaines où nous pouvons travailler ensemble : les compétences, la formation, les normes… et pourquoi pas la sensibilisation et le coaching des PME !

François Hollande futur président en Allemagne. … et Merkel présidente en France

Automobile le low-cost le vent en poupe

Il est clair que les voitures pas chères sont à la mode et qu’elle constitue le créneau privilégié de développement de l’industrie automobile. Un phénomène de plus e en plus intégrée par toutes les marques. Premier facteur explicatif évidemment la crise avec le blocage relatif des salaires pensions et autres revenus. Faute de visibilité concernant l’avenir on limite donc l’investissement des ménages dans ce domaine. Second élément important la démystification de l’automobile comme symbole de la réussite sociale. Il y a d’ailleurs longtemps que les couches aisées ont rompu avec ce symbole mais progressivement dans l’ensemble de la population s’installe de plus en plus solidement l’idée que l’automobile doit être réduite à ce qu’elle est,  c’est-à-dire un moyen de transport pour se déplacer d’un point@un.b. Le reste est donc superfétatoire,  inutile et ruineux. Dernière considération les interrogations concernant le véhicule électrique qui risque de se généraliser et rendre caduque le classique moteur à explo et à pollution. Dacia  ainsi vu ses  immatriculations bondir dans l’Hexagone de 16,8% sur les trois premiers mois de 2016 à 28.600 unités – soit un rythme deux fois plus rapide que le marché total – et même de 19,6% sur le seul mois de mars. Dacia représente 20% des ventes totales du groupe Renault en France. Citroën va ainsi commercialiser début avril en France, en Italie, en Belgique, puis en juin outre-Rhin, sa C-Elysée, une voiture à bas coûts lancée fin 2012 dans les pays émergents où elle était restée cantonnée jusqu’ici. Un lancement en toute discrétion d’ailleurs, sans aucun communiqué de presse ni publicité, comme si la firme aux chevrons en avait honte.  Cette petite C3 simplifiée, austère, très peu glamour avec sa carrosserie à quatre portes et coffre séparé, est vendue à un tarif canon de 13.450 euros (version à essence de 82 chevaux). Une offre alléchante pour les familles avec peu de moyens qui achètent généralement des modèles d’occasion. Point fort : un grand espace à bord dans la catégorie,  pour 6.500 euros de moins qu’une berline compacte Citroën C4…. mais 5.500 de plus qu’une Dacia Logan de base, il est vrai plus petite! Produite depuis 2012 à Vigo (Espagne) et 2013 à Wuhan (Chine), la C-Elysée  est d’ores et déjà la Citroën la plus vendue dans l’ex-Empire du milieu, en Turquie ou en Algérie.  Il s’en est écoulé 117.000 dans le monde  l’an dernier, soit 10% des ventes totales de la marque. Et ce n’est pas fini. Fiat s’y met aussi. Avec une « grande » Tipo produite en Turquie, à 11.990 euros seulement (prix de lancement), garantie trois ans ou 100.000 kilomètres. Encore mieux que la C-Elysée de Citroën pour plus d’espace intérieur. A ce tarif, on a droit à un moteur 1,4 litre de 95 chevaux et un équipement de premier plan (climatisation, vitres électriques à l’avant…). Un break arrivera à la rentrée pour compléter la gamme. Les véhicules à bas coûts « représentent une tendance de fond, pour compenser le fait que les (autres) voitures deviennent globalement de plus en plus chères », affirme Hadi Zablit, spécialiste auto du Boston Consulting Group. Alors que les voitures, de plus en plus sophistiquées, se renchérissent effectivement, le créneau s’élargit pour des véhicules fonctionnels, simples, capables d’emmener une famille sur la route, sans coûteux gadgets futiles. Ces acheteurs contraints financièrement se moquent des apparences. « En Europe, beaucoup de gens souhaitent consacrer un budget moindre. C’est un choix économique rationnel », précise Marc Suss, directeur du programme voitures d’entrée de gamme de Renault.

Hollande, en tête des sondages, devant Merkel. En Allemagne

François Hollande futur président en Allemagne. … et  Merkel présidente en France

Curieux mais François Hollande est relativement bien apprécié par les étrangers au-delà des frontière s en termes de popularité,  il devance même Angela Merkel en Allemagne pourtant en France François Hollande est englué dans une popularité  qui ne dépasse pas 15 à 18 %. À l’inverse entre la Merkel bénéficie d’un soutien de près de 70 % des Français. De là à penser qu’Angela Merkel pourrait devenir la présidente de la France et Hollande le président de l’Allemagne il y a sans doute un pas difficile à  affranchir ; dommage  car avec Angela Merkel présidente  en France on serait enfin où va le pays même si certaines orientations peuvent être contestées mais au moins c’est clair  Selon l’institut Odoxa réalisé dans les 5 plus grands pays européens, François Hollande, en Allemagne, est plus populaire qu’Angela Merkel en personne: 56% d’opinions positives pour lui, 51% pour elle Au même moment, une écrasante majorité de Français ronronnent devant « Angie » ; ils aiment cette mère prospère, cette mère « Tape dur », capable d’ouvrir ses bras de pâtissière aux réfugiés, que nous préférons voir chez elle plutôt que chez nous. Ainsi, 68% des Français portent un jugement positif sur le compte d’Angela Merkel ; ils ne sont que 18% à juger positivement Hollande. 50 points d’écart, rien que ça! Certes, la Chancelière a cher payé chez elle sa politique d’immigration massive. La chute sondagière et de popularité est si forte que les allemands lui préfèrent désormais le président bleu blanc rouge, d’ailleurs majoritairement apprécié à l’extérieur des frontières de l’hexagone.

Jean-François Copé futur « chef » de la France

Jean-François Copé futur « chef » de la France

 

 

Jean-François Copé ne veut pas seulement être président de la France mais un véritable chef ce qui à ses yeux manque ; en vérité, une candidature dans les chances de succès sont très relatives mais une candidature de témoignage aussi une candidature pour affaiblir clairement Sarkozy qui n’a pas hésité à l’enfoncer dans l’affaire Bygmalion.  Bref avec la primaire de la droite, il  fau t s’attendre aussi à quelques règlements de comptes. Contraint à la démission de la présidence de l’ex-UMP en mai 2014 à la suite de l’affaire Bygmalion, un système présumé de fausses facturations destinées à masquer un dérapage supposé des dépenses de campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, il a vu son horizon judiciaire dégagé lorsqu’il n’a pas été mis en examen. Il se présente comme le candidat « d’une droite décomplexée, une droite ni extrémiste ni excessive, mais une droite assumée, fière de ses valeurs et dont la main ne tremble pas lorsqu’il s’agit de prendre les décisions nécessaires pour la France ». Le dixième candidat à la primaire de la droite et du centre s’en prend sans les nommer à ses concurrents, l’ancien président Nicolas Sarkozy en tête, qui s’est livré dans son dernier livre à un mea culpa sur les décisions qu’il n’a pas prises. « Chacun dans les fonctions gouvernementales et exécutives qu’ils ont exercées, ils voulaient faire, mais ils n’ont pas pu », a dit Jean-François Copé à Meaux. « Le mea culpa est devenu sport national mais promis, je regrette, et la prochaine fois, votez pour moi et je le ferai. » Il a également fustigé le Front national, qu’il appelle « la droite Trump » en allusion au candidat à la primaire républicaine aux Etats-Unis, « une droite populiste et racoleuse qui, alors qu’elle en est le plus pur produit, voudrait faire croire que c’est en tirant à boulets rouges sur les élites, le ‘système’, ‘l’establishment’, qu’on réglerait tous nos problèmes ! »

(Reuters)

Un futur sans carbone : la Banque mondiale découvre la lune

Un futur sans carbone : la Banque mondiale découvre la lune

 

En prévision de la conférence mondiale sur le climat, la banque mondiale apporte sa contribution pour un monde sans carbone. En réalité rien de bien nouveau et c’est même un peu tardif pour un organisme qui a pour vocation de rééquilibrer les richesse  (et la pollution qui va avec  !) entre pays riches et pays pauvres. La banque mondiale propose des normes pour le futur ; on se demande pourquoi pas dés maintenant  ( de manière progressive), ensuite de valoriser et de taxer le carbone enfin de prévoir les mutations économiques et sociales liées à une augmentation du prix du carburant. Autant de mesures bien connues mais qui n’ont pas encore connu le moindre début d’application si l’on en juge par exemple par le record de chaleur en 2014 ou encore au mois de mars 2015. Par ailleurs sans aide les pays en voie de développement ne pourront pas réduire la pollution à cause par exemple des usines polluantes que les occidentaux y implantent ou encore  à cause des vieux véhicules que nous exportons en Afrique ; A cet égard le rééquilibrage des problématiques environnement et-économie relève de l’urne et non du long terme ; On peut enfin douter de l’efficacité de la banque mondiale en matière d’écologie  si l’on en juge par son action déjà complètement inefficace sur le plan économique. La banque mondiale est au développement ce que le doliprane est au cancer : une rustine pour cacher la misère. Il faut espérer que la communauté internationale saura mettre en place uen véritable institution de lutte contre la pollution à ‘limage de l’OMC avec de vrais pouvoirs de décision et de sanction.    A six mois de la conférence climat de Paris, ce rapport de la Banque mondiale  donne sa solution miracle et précise donc  les trois étapes à suivre pour éliminer nos émissions de CO2. D’abord, il faut penser à l’avenir dans toutes les normes pour des bâtiments, pour les voitures, pour qu’ils soient plus sobres en énergie mais aussi lorsque l’on construit une ville. Il sera plus facile de faire baisser les émissions s’il y a des transports en commun. La deuxième étape consiste à fixer un prix au carbone. Cela permet à la fois de faire rentrer des recettes fiscales beaucoup plus difficiles à frauder selon le rapport et cela incitera usager et entreprise à choisir les solutions moins émettrices de CO2.  L’exemple de la téléconférence qui contrairement à la réunion évite de déplacer 20 personnes. Enfin, le rapport ne nie pas que cette transition aura des conséquences économiques : l’essence sera plus chère, certains emplois disparaitront. Les états doivent donc redistribuer ces recettes en particulier vers les plus pauvres qui sont souvent ceux qui polluent le moins en particulier dans les pays en développement. En bref, la Banque mondiale explique que réchauffement climatique ou pas, réduire le carbone à zéro est aujourd’hui un objectif commun partout sur la planète. En Asie, en particulier en Chine, il s’agit principalement  de réduire la pollution de l’air pour des raisons de santé En Europe ou aux Etats-Unis, les efforts sont plus liés aux aspects économiques. Toujours est-il que la question n’est plus comment on atteindra cet objectif mais plutôt quand arrivera-t-on à zéro carbone.

Sarkozy :  » retour vers le futur » (Morin)

Sarkozy :  » retour vers le futur » (Morin)

Très en forme Morin interviewé sur France Info. Il a notamment mis en évidence les contradictions de Sarkozy. « Le sentiment que j’en ai eu c’est retour vers le futur ou faire croire que tout a changé pour que rien ne change. C’est l’un ou l’autre. Les thèmes de campagne, la mise en scène, rien n’a changé. Et il y a des contradictions extraordinaires. Quand on réfute la division droite-gauche, mais que le premier geste qu’on fait en politique, c’est de reprendre la main sur l’UMP, c’est reprendre la main sur un parti de droite… » Quant à la promesse de primaires : « Les primaires, c’est même pas sûr qu’on en ait besoin. » « Le monde est probablement plus dangereux aujourd’hui qu’il ne l’était il y a dix ans. Il y a des espèces de nuages noirs qui sont en train de s’accumuler à l’horizon. Il y a des vraies questions concernant notre sécurité. Je pense à la Libye qui va être demain notre deuxième souci majeur. Nos compatriotes doivent avoir en tête que ce qui se passe en Libye, en Irak, sont des questions qui concernent notre sécurité directe. Et notre engagement il doit être fort, il doit être résolu et on doit le faire sans mollesse. Et à ce titre là j’approuve François Hollande » a déclaré Hervé Morin. Sur la mobilisation ce vendredi des musulmans :  »Il y a quelque chose d’assez insupportable dans cette histoire, c’est l’obligation pour chaque musulman de se justifier de la barbarie de quelques dingues. Les musulmans de France dans leur immense majorité sont des humanistes, des hommes et des femmes qui ont les mêmes valeurs que nous. » Mais selon lui le rassemblement prévu aujourd’hui « permettra d’éviter  la montée en puissance  d’un sentiment antimusulman très fort qu’on ressent très bien dans le pays ». 

 

 

Futur Premier ministre : un apparatchik ou un apparatchik ?

Futur Premier ministre : un apparatchik ou un apparatchik ?

 

En leur temps,  De Gaulle avait cherché Pompidou et Giscard Barre pour redresser le pays. Deux inconnus mais qui connaissaient la gestion de l’économie. Hollande lui a le choix entre un apparatchik et un autre apparatchik. C’est-à-dire un de ceux qui ont décidé de faire carrière dans la politique souvent depuis des dizaines d’’années. Autant dire des responsable qui n’ont qu’une idée très approximative de la gestion mais expert en cuisine politique. Là où il faudrait des gestionnaires on va donc choisir des cuisiniers. Des  prétendants ont déjà faiat parvenir leur CV à l’Elysée.

Ayrault

Points faibles :

- ne connaît rien à l’économie, ancien prof

- Une impopularité record qui plombe sa capacité à porter des réformes.

- La défiance de poids lourds de la majorité comme Arnaud Montebourg, qui militent pour son remplacement.

- Un manque de charisme et de qualités oratoires qui minent sa crédibilité de chef de la majorité, censé multiplier discours et interventions médiatiques.

 

 

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Points faibles :

-ancien attaché parlementaire

- ne connaît rien à l’économie

 

- Le ministre de l’Intérieur, arrivé 5e à la primaire socialiste, fait figure d’épouvantail auprès d’une partie de la majorité, dont les écologistes. Selon plusieurs médias, Cécile Duflot (EELV), avec qui il s’était accroché au sujet des roms, aurait ainsi fait savoir qu’elle ne serait pas ministre d’un gouvernement qu’il dirigerait.

- Manuel Valls a dit à plusieurs reprises qu’il ne souhaitait pas quitter la place Beauvau, où il n’a pas obtenu depuis 2012 de résultats spectaculaires. Matignon arriverait un peu tôt dans son plan de carrière.

- S’il réussit à Matignon, il risque de faire de l’ombre à François Hollande. Celui-ci prendra-t-il ce risque avant 2017 ?

Laurent Fabius

Points faibles :

- énarque

- un vieux routier de la politique

- Il a déjà occupé le poste de Premier ministre… il y a 30 ans. Incarner un renouvellement dans ces conditions s’avérerait compliqué.

- Laurent Fabius lui-même s’est dit à plusieurs reprises peu enclin à quitter le Quai d’Orsay, où il gère, de concert avec le chef de l’État, les dossiers internationaux.

 

 

 

Gallois : futur président du conseil de PSA

Gallois : futur président du conseil de PSA

Finalement l’Etat a choisi un ancien fonctionnaire pour diriger PSA. Le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën a choisi mardi Louis Gallois pour succéder à Thierry Peugeot comme futur président du constructeur automobile qui aura prochainement l’Etat français et le chinois Dongfeng à son tour de table. « L’Etat se félicite du choix du comité et du conseil de surveillance qui recueille le soutien des trois futurs actionnaires du groupe dont l’Etat », ont indiqué à Reuters les services du Premier ministre. « La personnalité et l’expérience de Louis Gallois vont constituer un atout pour PSA qui aura besoin dans les prochaines années d’une gouvernance exemplaire. » Selon une source interne au conseil, le candidat défendu par l’Etat français a été désigné à l’unanimité à la tête du conseil de surveillance. Il formera un tandem inédit dans l’histoire du groupe avec le nouveau président du directoire, Carlos Tavares. L’ancien numéro deux de Renault prendra officiellement ses fonctions à la fin du mois et les deux hommes auront pour tâche de piloter le redressement d’une entreprise qui cherche sa place dans un monde automobile plus concurrentiel que jamais. Un porte-parole de PSA a refusé de faire un commentaire. La nomination de l’ancien PDG d’EADS (aujourd’hui rebaptisé Airbus Group) sera soumise au vote des actionnaires et devrait être formalisée lors d’une première réunion du nouveau conseil de surveillance programmée le 29 avril, ont ajouté les deux sources. Selon l’une d’elles, l’assemblée générale, prévue jusqu’ici le 30 avril, pourrait être avancée au 25 avril. « Le conseil a choisi Louis Gallois à l’unanimité, et les différentes branches de la famille se sont entendues », a indiqué la source.

 

Après Trierweiler, Gattaz, le futur cocu de Hollande

Après Trierweiler, Gattaz, le futur cocu de Hollande

 

Gattaz est encore une peu novice dans la fonction, il a besoin de se faire une image, du coup il en fait un peu de tonnes sur le pacte de responsabilité dont il revendique la paternité. Il est vrai que le Medef a proposé un pacte de confiance mais pas sur les bases de Hollande qui finalement va limiter les allégements à pas grand-chose (en déduisant le CICE et les augmentations d’impôts sur les sociétés :  même pas 1 milliard pas an d’ici 2017 ou même une opération blanche. En outre il monte une cathédrale administrative paralysante et inapplicable. On ne peut pas demander des emplois immédiats contre des allégements. C’est ne rien connaitre à la logique économique que de proposer ce marchandage. , Du fait de ces contraintes peu entreprises pourront bénéficier de ces allégements ou alors toutes en bénéficieront mais les contrariantes demeureront virtuelles ; dans tous les cas on ne pourra espérer les emplois attendus immédiatement. Du coup la responsabilité retombera sur Gattaz et au-delà sur les patrons. Gattaz devrait d’abord refaire les comptes ensuite ne pas embarquer les patrons sur la piste dangereuse des marchandages et compromis boiteux de Hollande. Enfin, il aurait intérêt à ne pas confondre le pacte de confiance du Medef qui réclamait 100 milliards d’économie avec le projet de Hollande qui promet des économies très virtuelles de 50 milliards ( on ne sait même pas comment on fera les 15 milliards d’économies pour 2014). A aucun moment par exemple Hollande n’a envisagé de supprimer des fonctionnaires et il vient même de réaffirmer son opposition à la suppresion de département.   »Nous lui avons apporté (à François Hollande) sur un plateau » le Pacte de Responsabilité, a pourtant affirmé Pierre Gattaz, le patron du Medef, en ajouté qu’il était selon lui inspiré du Pacte de confiance présenté par le syndicat. Le patron du Medef, Pierre Gattaz, a assuré vendredi 17 janvier qu’il avait apporté le Pacte de responsabilité « sur un plateau » au président François Hollande, qui s’est inspiré, selon lui, du Pacte de confiance qu’il lui avait présenté en novembre. « Nous avons salué le Pacte de responsabilité que nous a servi le président de la République le 31 décembre et qui était inspiré, je ne le dis pas trop fort, du Pacte de confiance que nous lui avons apporté sur un plateau », a affirmé Pierre Gattaz lors d’une intervention à l’occasion des vœux de l’Alliance des minerais, minéraux et métaux (A3M). En faiat après Trierweiler, Gattaz (surtout les entreprises et l’emploi) pourrait bien être le futur cocu de Hollande

Le futur réseau de transports européen

Le  futur réseau de transports européen

Tous les modes de transports sont concernés par le RTE-T, le réseau transeuropéen de transports que la Commission européenne veut mettre en place.Le projet a été décidé en 1996, et redessiné à plusieurs reprises. « L’approche a changé et on est passé d’une série de projets individuels à la création d’un réseau central », explique la Commission.La dernière révision de ses objectifs date du 17 octobre 2013. Il a été décidé d’allouer une somme trois fois plus importante que prévu au projet entre 2014 et 2020. Soit 26 milliards d’euros pour donner un coup d’accélérateur à sa réalisation. Voici les enjeux d’un réseau de transport harmonisé dans les pays de l’Union. « Sans connexions efficaces, l’Europe ne pourra pas se développer ni prospérer », souligne Siim Kallas, vice-président de la Commission européenne chargé des transports. C’est pourquoi l’UE souhaite « transformer l’actuelle mosaïque de routes, voies ferrées, aéroports et canaux européens en un réseau de transport unifié »: le RTE-T.Les instances européennes estiment que le transport des marchandises devrait croître de 80% d’ici à 2050 et le transport des voyageurs de plus de 50%. Ce nouveau réseau aura pour mission d’éliminer les goulets d’étranglement et les chaînons manquants, notamment aux tronçons transfrontaliers.Il devra aussi permettre de moderniser les infrastructures, et de rationaliser les opérations de transport transfrontalier pour les passagers et les entreprises.Il devra par ailleurs contribuer à la réalisation des objectifs de l’Union en matière de changement climatique. Les réseaux routiers devront par exemple être adaptés pour les véhicules électriques, et les bornes de rechargement répondre à des normes communes. Le réseau global couvrira l’ensemble de l’UE et sera accessible depuis toutes les régions. Il est censé être achevé d’ici à 2030. Afin que d’ici à 2050, la majorité des entreprises et des citoyens européens ne soient pas à plus de 30 minutes de temps de trajet de ce réseau.Il reliera 94 ports européens aux réseaux ferroviaires et routiers, et 38 aéroports aux grandes villes par liaisons ferroviaires. 15.000 kilomètres de lignes ferroviaires seront aménagées pour la grande vitesse.Mais surtout, neuf nouveaux corridors (chacun d’une couleur différente sur la carte) ont été dessinés pour « révolutionner les liaisons est-ouest ». Chaque corridor devra combiner trois modes de transport, relier trois États membres et comporter deux tronçons transfrontaliers.La France est concernée par trois corridors: le Méditérranéen, qui reliera la péninsule ibérique à la frontière hongro-ukrainienne . L’Atlantique, qui fait la jonction entre l’ouest de la péninsule ibérique et les ports du Havre et de Rouen à Paris, jusqu’à Strasbourg. Et enfin le corridor Mer du Nord – Méditerranéen, pour faciliter les interconnexions entre l’Irlande, le Nord de la Grande Bretagne et le sud de la France, en passant par le Benelux.La Commission planche également sur ce qu’elle appelle des « projets horizontaux ». Par exemple un système de gestion du trafic aérien européen, ou une harmonisation de la signalisation, en particulier pour le ferroviaire. Les fonds de l’UE destinés à l’infrastructure de transport seront multipliés par trois pour la période 2014-2020 pour atteindre 26 milliards d’euros. C’est le mécanisme pour l’interconnexion en Europe qui sera doté de ces fonds, et qui les distribuera. Leur répartition sera décidée en fonction des projets présentés par chaque pays. L’UE décidera selon des critères comme la « valeur ajoutée européenne » que génère le plan, sa capacité à être mis en œuvre d’ici à 2020, ou encore son impact positif sur l’environnement.Ces 26 milliards ne constituent de toute façon qu’un « capital d’amorçage ». En réalité, la Commission estime que le projet total coûtera 250 milliards d’euros. Elle compte sur l’effet de levier, affirmant observer que « chaque million investi au niveau européen génère cinq millions d’investissement de la part des États membres et 20 millions d’investissements de la part du secteur privé »

 

Pierre Gattaz futur président du Medef

Pierre Gattaz futur président du  Medef

La voie est libre vers la présidence du Medef pour Pierre Gattaz avec le ralliement jeudi de ses deux principaux concurrents, Patrick Bernasconi et Geoffroy Roux de Bézieux, malgré un vote consultatif qui avait placé ce dernier en tête un mois avant l’élection du 3 juillet. « L’équipe que nous constituerons tous les trois s’appuiera sur un conseil exécutif représentatif, notre instance de gouvernance, et sur la mobilisation des branches et des territoires, qui sont les composantes essentielles de notre mouvement », ont déclaré les trois hommes dans un communiqué commun.  L’issue du vote des 561 membres de l’assemblée générale, qui doit déterminer le nom du successeur de Laurence Parisot à la tête de la plus grande organisation patronale de France depuis huit ans, ne fait à présent plus de doute.  M. Gattaz serait épaulé de deux vice-présidents délégués, ses deux ex-concurrents, ont précisé les trois dirigeants qui affirment vouloir un « Medef ouvert, efficace, démocratique, au mode de fonctionnement parfaitement transparent ». Ainsi, Geoffroy Roux de Bézieux deviendrait vice-président délégué et trésorier, en charge de l’économie, de la fiscalité, de l’innovation, et du numérique tandis que Patrick Bernasconi serait vice-président délégué en charge des mandats ainsi que des branches et des territoires.  Le 3 juin, le conseil exécutif avait placé M. Roux de Bézieux, 50 ans, président fondateur du groupe Omea (Virgin Mobile) en tête de ses suffrages, avec 19 voix. M. Gattaz, 53 ans, patron du Groupe des fédérations industrielles (GFI), qui faisait figure de favori, arrivait juste derrière avec 18 voix.  Patrick Bernasconi, considéré comme un ancien proche de la présidente sortante Laurence Parisot, n’avait obtenu que 6 voix.  Le dernier postulant, Hervé Lambel, 48 ans, patron de HLDC, société spécialiste de la production cinématographique et de spectacles vivants, n’avait remporté aucun suffrage. M. Gattaz avait notamment le soutien de la puissante Fédération de la métallurgie (UIMM), de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) et de la Fédération bancaire française (FBF). Denis Kessler, ex-vice-président du Medef, lui a renouvelé son appui jeudi dans un communiqué où il souhaite « plein succès à cette belle équipe d’entrepreneurs ».  A la tête d’une entreprise familiale de technologies de pointe Radiall, devenue une entreprise de taille intermédiaire très exportatrice et fournisseur de groupes tels que Boeing ou Apple, M. Gattaz avait appuyé toute sa campagne sur cet exemple de réussite industrielle. Radiall emploie 2.500 personne, dont un peu plus de la moitié en France.  Il avait été le premier à sortir du bois à la mi-janvier en critiquant la tentative de Mme Parisot d’obtenir un changement des statuts du Medef pour se présenter à un troisième mandat.  Fils d’Yvon Gattaz, l’ancien patron des patrons, président du CNPF, l’ancêtre du Medef de 1981 à 1986, il rejette les craintes exprimées par certains sur sa capacité à maintenir le dialogue social. « Le dialogue social, je le revendique, fortement, hautement, au niveau du terrain en priorité », aime-t-il à répéter.  Il se présente en « candidat du terrain » et « de conquête » et se montre notamment offensif contre les 35 heures qui, disait-il récemment, « nous polluent la vie », sur l’âge de la retraite ou la fiscalité des entreprises.  Il fustige la « mauvaise gestion » de l’Etat et dénonce une dérive « depuis 30 ans » de la dépense publique qu’il voudrait voir passer de près de 57% du produit intérieur brut à « 52-53% ». Plus concrètement, il insiste pour que le Medef prépare étroitement avec le gouvernement les projets de budget.  Selon lui, les entreprises françaises devraient même envisager de renoncer à l’essentiel des aides de l’Etat en échange d’une baisse significative du coût du travail, de quelque 50 milliards d’euros.

 

L’Allemagne futur homme malade de l’Europe ?

L’Allemagne futur homme malade de l’Europe ?

 

L’Allemagne risque de redevenir « l’homme malade de l’Europe » si elle ne se réforme pas, a déclaré vendredi Jörg Asmussen, membre du directoire de la Banque centrale européenne et lui-même allemand. L’expression « homme malade de l’Europe » était régulièrement employée pour qualifier l’Allemagne il y a dix ans, alors que le pays était affaibli par le coût de sa réunification. Mais l’économie allemande apparaît aujourd’hui comme la plus solide de l’Union, avec un taux de chômage de 6,9% seulement. Si le pays a longtemps été moins affecté que ses voisins par la crise de la zone euro, il en subit désormais les retombées: il a échappé à la récession au premier trimestre mais sa croissance n’a été que de 0,1% après une contraction de 0,6% sur les trois derniers mois de l’an dernier. « Je crois qu’il y a de bonnes raisons de penser que le deuxième trimestre sera meilleur que le premier », a dit Jörg Asmussen. Membre du Parti social démocrate (SPD) avant de rejoindre la direction de la BCE, Jörg Asmussen a estimé que l’Allemagne recueillait aujourd’hui les fruits des réformes entreprises par les gouvernements antérieurs, notamment celles du marché du travail. « Mais si elle ne continue pas à se réformer, elle sera de nouveau l’homme malade de l’Europe dans cinq à dix ans », a-t-il poursuivi en mettant l’accent sur la nécessaire modernisation du système éducatif, des infrastructures et de la fiscalité, trop complexe à ses yeux. « C’est difficile de comprendre que si vous achetez un cheval pour le monter, vous paierez 19% de TVA alors que si vous l’achetez pour faire des lasagnes, vous paierez 7% », a-t-il dit. « Que se passe-t-il si vous montez le cheval pendant deux ans et qu’ensuite, vous en faites des lasagnes? » Jörg Asmussen a assuré que la BCE maintiendrait une politique monétaire accommodante aussi longtemps que nécessaire.

Mélenchon : futur 1er ministre ?

Mélenchon : futur  1er ministre ?

La déclaration de Mélenchon candidat Premier ministre peut paraître surprenante, cependant Hollande est tellement embourbé dans l’opinion qu’il devra sortir une Premier ministre très atypique sinon il pourrait bien être amené à ne pas terminer son mandat.  Interrogé lundi matin par Europe 1, Jean- Luc Mélenchon, leader du Front de gauche, n’a pas caché ses ambitions : devenir Premier ministre, il « travaille à cela », a-t-il reconnu. « Bien sûr, c’est le but. François Hollande avait une chance de faire quelque chose de bien, il l’a ratée. Il peut se rattraper… Il peut me nommer Premier ministre. Je n’ai pas peur ! », a lancé le médiatique patron du Parti de gauche, qui assure toutefois ne pas avoir été contacté dans le cadre d’un éventuel remaniement. « J’avais dit que je n’irai pas. Donc on ne m’a rien proposé… », assure celui qui, de toute façon, n’aurait jamais accepté une telle proposition : « ce gouvernement-là ? Oh non… Diriger un gouvernement, oui, mais pour changer complètement de cap… »

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