Archive pour le Tag 'Aides'

Des aides pour les plus défavorisés

Des aides pour les plus défavorisés

 

Les bénéficiaires du RSA et des APL vont recevoir une aide de 150 euros, avec 100 euros de plus par enfant, comme au printemps dernier lors du confinement. «Cela concernera 4,4 millions de foyers», a précisé Jean Castex. Le premier ministre fera de nouvelles annonces ce samedi à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Par ailleurs,  la deuxième hausse de salaire pour les personnels soignants sera finalement versée «avant la fin de l’année». Lors du Ségur de la Santé, une revalorisation de plus de 200 euros par mois avait été décidée pour 2 millions de soignants.

Rénovation énergétique : aides divisées par trois ?

Rénovation énergétique : aides divisées par trois ?

L’ingénieur et architecte Philippe Alluin dénonce dans le journal Le Monde les faux-semblants du dispositif de rénovation énergétique inclus dans le plan France Relance.

 

Tribune. 

 

Les annonces étaient prometteuses : avec un tiers du plan consacré à la transition énergétique, on s’attendait à une réelle avancée, notamment dans la rénovation énergétique des bâtiments. La consommation énergétique des logements représente 30 % de la dépense énergétique totale.

Le dispositif MaPrimeRénov, présenté en grande pompe comme un nouveau dispositif, doit permettre, selon le gouvernement, un démarrage de la fameuse massification de la rénovation énergétique des logements. En réalité, ce dispositif est en vigueur depuis le 1er janvier 2020. Il succède en effet au crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) supprimé depuis cette date.

Présenté dès janvier comme plus simple et plus efficace, le nouveau dispositif masquait en réalité un habile tour de passe-passe de Bercy : aux 2 milliards d’euros par an affectés jusqu’en 2019 au CITE se substitue un budget de 800 millions dont est doté MaPrimeRénov, une somme qui provient d’ailleurs du budget du dispositif « Habiter mieux » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), lui aussi supprimé le 1er janvier 2020 !

Réservé dans un premier temps aux catégories « très modestes » et « modestes », MaPrimeRénov devra être étendu à tous les ménages et aux copropriétés à compter de janvier 2021. Mais cet élargissement à tous les ménages n’est en fait pas dû au plan de relance. Les 2 milliards sur deux ans qui y sont affectés dans le cadre du plan de relance ne sont ni plus ni moins ce que Bercy avait prévu d’affecter lors de la suppression du CITE. Et c’est moins de la moitié de ce que l’Etat dépensait chaque année pour soutenir la rénovation énergétique des logements, avec les 2 milliards par an du CITE, et les 800 millions de l’ANAH.

Somme toute, on passe de 2,8 milliards d’euros par an en 2019 à 1 milliard d’euros par an en 2021. Avec le plan dit « de relance », les aides à la rénovation énergétique des logements auront donc été divisées par trois…

Mais, nous dit-on, ce dispositif sera plus simple. Là encore, bel effort de communication pour masquer ce qui va encore se complexifier. Si le CITE était simple et universel, les demandes d’aide « Habiter mieux », destinée aux ménages très modestes et modestes, étaient instruites par les opérateurs de l’ANAH à travers une enquête auprès de chaque ménage pour déterminer son éligibilité : la démarche était si longue, si complexe et si tatillonne que l’ANAH n’a jamais été en mesure de dépenser les sommes affectées à ce dispositif.

Sécheresse : des aides supplémentaires pour les agriculteurs

Sécheresse : des aides supplémentaires pour les agriculteurs

 

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a annoncé ce vendredi des aides à la trésorerie d’urgence comme certains dégrèvements fiscaux. Globalement le secteur est lourdement touché par la crise sanitaire. En outre les rendements de beaucoup de produits ont été affectés. Enfin les exportations de nombreuses productions ont été victimes de la baisse du commerce international voire des mesures de taxation comme aux États-Unis.

«On prend des mesures exceptionnelles pour accompagner les agriculteurs face à des épisodes de sécheresse qui ne cessent de se répéter», a déclaré sur France Info le ministre qui a aussi confirmé qu’une «part significative» du volet agricole du plan de relance de l’économie devant être annoncé le 25 août sera consacrée à

«Pour tous les départements qui pourront relever de la calamité agricole», le ministre a indiqué qu’il serait «très vigilant» afin que les agriculteurs concernés puissent en bénéficier. «Quand est-ce que cela se passe ? À la fin de l’épisode de sécheresse, on constate les conséquences des diminutions de rendement et on fait ces déclarations (…) qui donnent lieu ensuite à des accompagnements financiers», a dit le ministre sans donner le montant du budget.

 

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert avait demandé aussi des allègements de charge voire des échelonnements de remboursements bancaires pour les entreprises agricoles.

«Au-delà de ces mesures de très court terme, agronomiques et financières, il faut surtout préparer l’avenir, c’est l’objectif du plan de relance ou une part conséquente du volet agricole du plan de relance sera consacrée à l’adaptation de notre agriculture aux effets du changement climatique», a ajouté le ministre.

Les aides de l’Etat pour de nouveaux secteurs d’activité

Les aides de l’Etat pour de nouveaux secteurs d’activité

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé lundi que de nouveaux secteurs d’activité bénéficieraient d’exonération de charges et de chômage partiel.

« Nous allons élargir les bénéfices des dispositifs prévus pour le tourisme à un certain nombre de secteurs, je pense en particulier aux magasins de souvenirs et de piété », a déclaré le ministre lors d’un déplacement à Lourdes, lieu traditionnel de pèlerinages religieux, pratiquement à l’arrêt en raison des mesures sanitaires.

Les magasins de souvenirs et de piété, les boutiques des galeries marchandes, les boutiques des aéroports, les traducteurs-interprètes, les métiers d’art, les services auxiliaires de transport par eau, les paris sportifs, les labels sont concernés par la mesure.

Ils pourront accéder au dispositif d’activité partielle jusqu’à la fin de l’année, au fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année, et à l’exonération des cotisations sociales pendant 4 mois à compter de la publication du décret. De plus, ceux dont le chiffre d’affaires a baissé d’au moins 50% depuis 2019, pourront percevoir une aide de 1.500 euros par mois.

 

Aides d’État aux sociétés qui licencient : une contradiction ?

Aides d’État aux sociétés qui licencient : une contradiction ?

Les aides de l’État ne sont pas dessinées à financer des postes menacées de licenciement mais à sortir les entreprises de l’impasse notamment pour payer notamment  les emplois maintenus. C’est la doctrine du gouvernement qui cependant fait passer le message que l’importance des suppressions de postes notamment dans le secteur aérien doit être contrôlée ….. minimisée. Du coup après les annonces de suppressions de postes aussi bien dans la construction aérienne que chez Air France, c’est le gouvernement  qui veut donner l’impression qu’il souhaite des plans sociaux moins rigoureux. Bref une sorte de dialectique plus ou moins bidon. La situation catastrophique des entreprises du secteur nécessite en effet des plans d’ajustement pour ne pas disparaître, ce qui sous-tend aussi certains plans sociaux malheureusement. Or l’aide aux entreprises est à distinguer de l’aide chômage. L’aide aux entreprises visent à redonner du volume à la trésorerie pour faire face aux obligations de fonctionnement. L’autre aide de l’État vise le financement du chômage partiel dont précisément le secteur aéronautique demande une prolongation au-delà 2 ans .

 

Le gouvernement, qui a présenté le 9 juin un plan de soutien de 8 milliards à l’industrie aéronautique, a manifesté son courroux dès l’annonce par Airbus, mardi, de son projet de supprimer 15.000 postes, dont 5000 en France«Le chiffre est excessif, a tonné l’entourage du ministre de l’Économie. Nous attendons qu’Airbus réduise le nombre de suppressions d’emplois.» Bruno Le Maire pourrait être entendu et les suppressions de postes dans l’Hexagone réduites à 3500…

Du côté d’Airbus comme de Bercy, on assure qu’il ne s’agit pas d’un jeu de rôles élaboré pour réduire la facture sociale et donner du grain à moudre à l’opinion. «De toute façon, le chiffre que celle-ci retient, c’est toujours le premier annoncé», confie-t-on à Bercy, où l’on aurait tout de même préféré qu’Airbus ne chiffre pas les suppressions en France. Bref dans le cadre de la crise économique qui suit la crise sanitaire la question est de savoir qui va porter le chapeau des plans d’ajustement des effectifs !

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

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C’est la piste que recommande l’union européenne. Pour l’instant par exemple en France, on a simplement promis des prêts significatifs aux grosses entreprises en grande difficulté mais il n’avait pas été question de transformer ces aides exceptionnelles en prise de participation au capital. On sait que le ministre de l’économie favorable à un plan massif de soutien à l’économie n’est d’une façon générale pas favorable aux prises de participation de l’État.

La Commission européenne a adopté vendredi des dispositions autorisant les Etats membres de l’Union à aider les entreprises durement touchées par la crise du coronavirus en prenant des parts de leur capital qui seront soumises à une interdiction de dividendes, de rachats d’actions, de bonus et d’acquisitions.

Selon un dirigeant européen, ils pourront en outre accorder à ces entreprises des prêts subordonnés à des conditions favorables.

« aides la consommation » des ménages ?

« aides la consommation » des ménages ?

 

 

L’économie sera affrontée à deux difficultés majeures à l’issue de la crise sanitaire ( par ailleurs qui est loin d’être terminée). En effet après la crise de l’offre suite à la paralysie système productif on pourrait en effet assister à une crise de la demande. D’une part parce qu’il y aura mécaniquement une baisse pouvoir d’achat moyen avec la vague de défaillances et de chômage, d’autre part parce que les ménages seront rendus encore davantage prudents vis-à-vis de dépenses qui ne sont pas essentielles comme celle des équipements par exemple. Sur BFMTV et BFM Business, le ministre de l’Economie et des Finances explique donc que la reprise devra passer par une incitation fiscale des ménages afin de favoriser une croissance « durable ». 

Après la crise, la relance. Et le ministre de l’Economie souhaite que la croissance soit plus durable et respectueuse de l’environnement. Invité sur BFMTV, Bruno Le Maire a expliqué qu’il souhaitait mettre en place des incitations fiscales quand il s’agira de relancer l’économie.

« On pourra se poser la question de la TVA en ce qui concerne la rénovation thermique mais aussi des initiatives dans l’automobile, précise Bruno Le Maire. Il y a fort à parier qu’après la crise les ménages seront prudents. Il faudra des incitations à la demande et à la consommation. »

 

« Pourquoi ne pas envisager une incitation « acheter un véhicule électrique pour qu’il y ait à la fois redémarrage de l’économie mais aussi une croissance durable et verte. »

Aides aux pays pauvres détournées en partie vers des paradis fiscaux

Aides aux pays pauvres détournées en partie  vers des paradis fiscaux

Il est clair que depuis des années et des années, la politique d’aide au développement est mise en cause. D’abord parce qu’elle n’est pas forcément orientée au service d’objectifs pertinents, d’autre part parce qu’elle se négocie trop souvent avec des responsables politiques et autres intermédiaires qui en profitent pour prendre leur dîme, enfin parce qu’une autre partie se perd dans les sables des superstructures de développement. Sans parler évidemment des détournements immédiats qui vont directement rejoindre les paradis fiscaux. Selon la Banque mondiale, une part non négligeable des aides qu’elle fournit aux pays les plus pauvres serait détournée vers des paradis fiscaux. Le taux de fuite atteindrait au total 7,5%. Il s’agit là sans doute de la fuite visible car une partie plus importante disparaît dans les processus d’aide complètement inefficaces. De ce point de vue, c’est toute la politique du développement qui devrait être remise à plat. Et dans certains pays, il faudra que l’expert de la Banque mondiale soit présent physiquement en permanence auprès de l’ouvrage ou du service en élaboration avec le carnet de chèques pour régler directement les prestataires sans aucun intermédiaire.

Ce chiffre de la corruption signalée par la banque mondiale émerge d’un rapport de 45 pages titré «L’aide financière accaparée par les élites»Le texte se concentre principalement sur les 22 pays les plus dépendants des aides de la Banque mondiale. Selon lui, ces transferts d’argents douteux vers les paradis fiscaux sont probablement le fait des «politiciens au pouvoir, des bureaucrates et de leurs acolytes»: ils sont en effet «plus importants pour les pays les plus corrompus». Les pays africains sont particulièrement visés: 19 des 22 pays les plus aidés par la Banque mondiale, appartiennent à ce continent.

La destination de ces transferts d’argent? «la Suisse, le Luxembourg, les îles Caïmans et Singapour», précisent les auteurs, «des centres financiers offshore connus pour leur opacité et leur gestion privée de fortune». Les auteurs prennent cependant des pincettes, et ne parlent de ce lien de causalité qu’au conditionnel… Tout en écartant les autres hypothèses qui pourraient, normalement, expliquer de tels transferts d’argent: des catastrophes naturelles ou des crises économiques, par exemple. «Des interprétations alternatives existent, mais nous les trouvons difficile à concilier avec toutes les données», concluent-ils.

La publication de cette étude au ton tranché n’aurait pas manqué de provoquer des remous dans les plus hautes sphères de la Banque mondiale. Selon The Economist, la publication aurait ainsi été bloquée par l’état-major de la Banque mondiale, précipitant le départ de Pinelopi Goldberg, économiste en chef, début février. Le texte sera finalement rendu public avec près d’un an de retard. Face à ces rumeurs, l’institution a réagi au travers d’un communiqué mardi 18 février en affirmant que le retard de publication n’était dû qu’à des vérifications, et qu’elle prenait «près au sérieux la corruption et les risques fiduciaires qui lui sont liés».

Ce rapport qui met le doigt sur la corruption de certaines élites relance le débat quant à l’efficacité des aides versées par la Banque mondiale, que les auteurs qualifient volontiers de «controversées». «L’efficacité des aides dépend en grande partie de la qualité des institutions et des politiques des pays qui les reçoivent», soulignent-ils. Le Financial Times enfonce le clou: pour le quotidien, ce rapport est la preuve qu’une organisation qui tente d’«“améliorer la situation économique dans les pays en développement, participe peut-être, sans le savoir, à exacerber le fossé entre les riches et les plus pauvres».

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

 

 

Le secrétaire général de la CFDT a sans doute raison de s’opposer à des contreparties de nature punitive en compensation des aides sociales. Il préfère qu’on consacre un accompagnement plus approfondi vis-à-vis de ces personnes notamment pour permettre la réinsertion sociale.Édouard Philippe, le Premier ministre, a osé aborder un tabou : celui des compensations de travail en contrepartie des aides sociales. Il y a deux manières de réfléchir à cette question : soit de remettre en cause le niveau de ces aides, soit d’exiger un travail. Force est de constater que pour des salaires voisins du SMIC, il est parfois plus intéressant de bénéficier des différentes aides sociales dans le RSA que de travailler. On pourrait aussi conclure que la faute revient au bas niveau du SMIC. La situation devient un peu incohérente quand certaines personnes ne touchent qu’un salaire de l’ordre de 800 € pour 25 heures. Il est clair que le salarié doit alors engager des dépenses de déplacement, de restauration, de garde des enfants alors qu’en bénéficiant des aides sociales il réduirait notablement ses dépenses pour gagner finalement davantage. On  pourrait faire le même constat vis-à-vis des personnes bénéficiant de l’allocation chômage par rapport à ceux qui travaillent. Il y a là un vrai problème à multiples facettes mais qui freine sérieusement l’embauche et par parenthèse favorise la venue  d’immigrés d’Europe ou d’ailleurs et qui sont moins délicats que les Français en matière de conditions de travail. S’ajoute à cela une perte générale de la valeur travail qui affecte non seulement les plus défavorisés mais aussi les cadres. Un sujet tabou donc quand on est responsable politique. Demander des « contreparties » au versement d’aides sociales, comme l’a évoqué vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, ne doit pas se « faire de façon punitive », a estimé dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour qui « tout le monde ne peut pas retourner vers l’emploi ». Le problème est bien connu il s’agit des déficiences de nos systèmes de réinsertion qui n’incite guère à la reprise du travail. Enfin et peut-être surtout des énormes insuffisances du système de formation qui brasse 35 milliards par an mais dont une partie minime va en direction des personnes sans emploi. Cela en dépit de la récente loi qui n’a pas changé grand-chose car les institutions continuent de se partager cet énorme fromage. Manque de formation et incitation défaillante de la réinsertion explique une grande partie des les aides sociales des chômeurs mêmes s’il est clair que la solidarité doit s’exercer sans contrepartie en direction de personnes dans des situations dramatiques. Pour  Laurent Berger sur France Inter. “La bonne manière de prendre les choses, c’est l’accompagnement des personnes qui sont aujourd’hui en situation soit de précarité, soit d’exclusion.”

Des contreparties aux aides sociales ?

Des contreparties aux aides sociales ?

 

Édouard Philippe le premier ministre a osé aborder un tabou : celui des compensations de travail en contrepartie des aides sociales. Il y a deux manières de réfléchir à cette question : soit de remettre en cause le niveau de ces aides, soit d’exiger un travail. Force est de constater que pour des salaires voisins du SMIC, il est parfois plus intéressant de bénéficier des différentes aides sociales dans le RSA que de travailler. On pourrait aussi conclure que la faute revient au bas niveau du SMIC. La situation devient un peu incohérente quand certaines personnes ne touchent qu’un salaire de l’ordre de 800 € pour 25 heures. Il est clair que le salarié doit alors engager des dépenses de déplacement, de restauration, de garde des enfants alors qu’en bénéficiant des aides sociales il réduirait notablement ses dépenses pour gagner finalement davantage. On  pourrait faire le même constat vis-à-vis des personnes bénéficiant de l’allocation chômage par rapport à ceux qui travaillent. Il y a là un vrai problème à multiples facettes mais qui freine sérieusement l’embauche et par parenthèse favorise la venue  d’immigrés d’Europe ou d’ailleurs et qui sont moins délicats que les Français en matière de conditions de travail. S’ajoute à cela une perte générale de la valeur travail qui affecte non seulement les plus défavorisés mais aussi les cadres. Un sujet tabou donc quand on est responsable politique. Le problème c’est que Édouard Philippe n’a pas forcément la légitimité pour évoquer cette question puisque comme Macron, il est plutôt représentant des plus défavorisés.“Est-ce qu’on demande des choses en contrepartie des mécanismes de solidarité?”, a demandé Le premier ministre lors d’un échange avec des élus locaux et des dirigeants de PME dans le Finistère organisé dans le cadre du “grand débat national”. “C’est un débat totalement explosif.”“Moi, ma conviction, qui est une conviction personnelle, c’est que compte tenu de l’importance de nos mécanismes de solidarité, compte tenu de nos finances publiques, compte tenu de la situation d’un pays qui est en croissance mais qui reste avec un niveau de chômage élevé, il faut qu’on s’interroge sur ces contreparties”, a-t-il ajouté. “Il faut qu’on regarde ce qu’on peut réfléchir avec nos concitoyens comme contrepartie au versement obligatoire”, a-t-il poursuivi. “C’est indispensable d’avoir des mécanismes de solidarité pour ceux qui sont dans la difficulté, on est un pays où la solidarité ça compte, il ne s’agit pas de revenir en arrière, il s’agit de s’interroger sur ‘est-ce que cette solidarité, elle peut s’accompagner de contreparties, d’activités, d’activités d’intérêt général’?”

Le nombre d’emplois aidés des plus défavorisés plonge

Le nombre d’emplois aidés des plus défavorisés plonge

Baisse des  aides à l’embauche ciblées (-38,5%). Les principaux concernés seraient les moins de 26 ans et les plus de 55 ans, des populations souvent frappées par un chômage bien plus important que la moyenne nationale. Le chômage de longue durée est particulièrement visible chez les plus âgés. Un exemple, celui de société d’insertion dont l’activité est le nettoyage de logements et de bâtiments. Un public surtout de femmes souvent seules et d’un certain âge qui remettent le pied à l’étrier de l’emploi via un ou plusieurs CDD. Un travail plus ingrat et fatigant rémunéré mois de 1100 euro pour 35 heures et autours de 800 euros pour 30 heures. Avec en plus parfois es horaires compliqués. Le gouvernement justifie ces baisses drastiques par le remplacement des contrats en alternance. Mais de type de contrat qui n’ont strictement rien à voir. En outre, sur le plan quantitatif les contrats en alternance sont loin de compenser la baisse des contrats aidés. . Lors de la présentation du budget 2019, le ministre des comptes publics Gerald Darmanin a confirmé que 130.000 emplois aidés seraient financés l’année prochaine contre 200.000 en 2018.

 

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

Rabotage des aides sociales : une ânerie (Philippe)

Rabotage des aides sociales : une ânerie (Philippe)

Curieuse cette prise de position du Premier ministre qui considère comme une ânerie ce projet de diminuer les aides sociales  de 7 milliards. En fait la bombe a été lancée par le ministre des finances et le ministre du budget eux-mêmes. Ils ont en effet considéré que le système était trop complexe et trop cher. Une appréciation qui n’est sas doute pas fausse mais qui suppose soit de procéder à un rabotage général forcément injuste, soit alors de faire uen évaluation approfondie de chaque dispositif et d’examiner chaque situation personnelle avec davantage de discernement. Il semble bien que ce sont surtout des motifs budgétaires qui ont déclenché cette tempête davantage qu’uen volonté de restructurer des dispositifs pour les rendre plus justes et plus efficaces. En tout cas il y a divergence au sein du groupe parlementaire LREM et au sein des ministres.  Selon l’hebdomadaire satirique, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a écrit à Matignon pour contester des économies de sept milliards d’euros qui lui étaient demandées sur les aides sociales sur la période 2021-2022, dans le cadre du plan Cap 22 de réduction des dépenses publiques. “Ça prouve qu’un volatile peut dire des âneries”, a réagi Edouard Philippe dans une interview accordée jeudi soir à LCI en marge de son déplacement en Haute-Garonne. “Nous ne nous posons pas la question de savoir s’il faudrait réduire ou augmenter de tant les aides sociales”. “Il est hors de question de revenir sur des principes auxquels on est viscéralement attachés, de solidarité, d’accompagnement des personnes en difficulté (mais) il se trouve que ce système ne fonctionne pas bien”, a estimé le Premier ministre.

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

 

 

Le moins que l’on puisse dire,  c’est que c’est la grande pagaille quand s’exprime les principaux ministres sur l’avenir des aides sociales. D’après les uns il faut en diminuer le cout global, pour d’autres diminuer le nombre d’allocations, pour d’autres enfin simplifier mais sans diminuer. Darmanin a tout dit sur ce sujet, le contraire également. En fait ce qui préoccupe le gouvernement, c’est de savoir où trouver les 71 milliards d’économie pour maitriser la dérive des dépenses. En effet même si l’équilibre améliore concernant le budget 2017, c’est surtout dû aux rentrées fiscales en hausse et pas du tout à la baisse des dépenses. Cette  impression de grande confusion au sein du gouvernement vient sans doute qu’on mélange à peu près tout y compris des prestations qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles. Ainsi on ne peut vouloir regrouper des allocations chômage, adulte handicapée, minimum vieillesse, aide au logement avec les dépenses de la sécurité sociale. Chaque champ mérite une analyse préalable approfondie même si effectivement des liens existent entre les différentes aides. Il est évident que la France ne brille pas par la simplicité de ses procédures dans le domaine social ou autre.  En outre,  on ne systématise pas l’évaluation permanente des orientations pour en vérifier l’efficacité. On a plutôt tendance à rajouter des couches de complexité à la complexité. La difficulté est aussi d’ordre méthodologique car pour mesurer l’efficacité d’une disposition,  il faudrait disposer d’une référence sans existence de la disposition et  pour exactement la même période. Ce qui peut légitimement inquiéter dans l’hypothèse du gouvernement,  c’est que parallèlement on parle de droits de l’homme pauvre comme si cette question pouvait se résoudre par la mise en place dune sorte de socle social, une sorte de retour du concept vaporeux de revenu universel. La couverture sociale française est relativement généreuse par rapport à d’autres pays comparables mais elle constitue une sorte d’amortisseur de crise qui évite ou en tout limite les grandes fractures sociales voire sociétales.  Après on ne doit pas s’interdire simplifier et surtout d’évaluer sur la base d’analyse précise et pas sur des moyennes qui masquent les disparités donc les réalités. ; Enfin si les préoccupations de Bercy pour mieux maîtriser les budgets ne peuvent être rejetées d’un revers de main, il convient aussi de prendre en comte le caractère sociétal d’une politique sociale, celui qui permet  de maintenir une certaine solidarité et une unité nationale. Bref il n’est pas interdit de compter quant il s’agit de dépenses sociales mais en  sachant qu’on compte des situations humaines.

 

Fusion ou disparition d’aides sociales

Fusion ou disparition  d’aides sociales

Avec la dernière déclaration de Darmanin qui veut un versement unique des prestations sociales, on ne sait pas s’il faut parler de fusion ou de disparition de certaines dispositions. Par ailleurs on voit mal ce qu’il y a de commun entre RSA, APL, prime d’activité voire l’indemnisation du chômage ou encore l’allocation handicapée ou la minimum vieillesse.  A moins de revenir au concept de revenu universel en accordant aux pauvres une aide unique contre l’abandon de tous les autres droits. Bref, le retour à la proposition d’Hamon. En tout cas le ministre de l’Action et des Comptes publics a assuré qu’il souhaitait mettre en place un versement unique des prestations sociales, une mesure contenue dans le programme d’Emmanuel Macron. En affirmant que les aides sociales étaient « trop nombreuses » en France, Gerald Darmanin a remis sur le devant de la scène une promesse de campagne du candidat Macron: un « versement social unique » qui « concernerait près de 12 millions de foyers». Mais c’est une chose que de verser le même jour les prestations et autre chose de les regrouper. On sent bien en tout cas que la volonté est de les raboter un peu pour tout le monde. L’autre solution serait d’individualiser le traitement d’indemnités accordées parfois sans discernement.  Déjà, en 2016, un rapport du député Christophe Sirugue, remis au Premier ministre Manuel Valls, préconisait de fusionner dix minimas sociaux. Une solution qui permettrait une « amélioration de l’accès des bénéficiaires aux minima sociaux, et assure(rait) une meilleure cohérence d’ensemble, garante de l’équité du système », peut-on lire dans ce document. L’idée a ensuite été reprise par le Conseil économique, social et environnemental (Cese). Ce dernier proposait d’instaurer un revenu social garanti de 600 euros, soit plus que le RSA actuel, avec un éventuel complément pour les bénéficiaires de l’allocation adultes handicapés (AAH) et du minimum vieillesse. L’objectif affiché par le gouvernement apparaît donc clair: simplifier le millefeuille des aides sociales, en les rendant plus efficaces pour, notamment privilégier tout ce qui peut aider les personnes exclues du monde du travail de retrouver, à terme, un emploi. Et difficulté supplémentaire,  en réduisant le cout global de prestations qui n’ont en commun que le mot social.

Baisse aides sociales: critiques pour maladresse et injustice

Baisse aides sociales: critiques pour maladresse et injustice

 

 

Il fallait s’y attendre Bruno Lemaire a suscité de nombreuses critiques après sa sortie concernant la réduction des aides sociales relatives à l’emploi. Cela tombe d’autant plus mal que le chômage remonte au premier trimestre et qu’il ne va guère s’améliorer au second en raison des jours fériés et des grèves. Du coup, les ministres sont mobilisés pour réparer la boulette du ministre des finances qui décidément n’a pas inventé l’eau chaude.  La déclaration de Lemaire est mal venue car la perspective d’une  réduction du chômage n’est pas assurée pour l’avenir en raison du tassement de la croissance que reconnait même la BCE. Une prise de position de Lemaire injuste car les chômeurs exclus de la reprise n’ont pas à payer en plus d’humiliation qu’ils subissent déjà. – Le gouvernement a donc tenté mercredi d’apaiser les inquiétudes croissantes sur la perspective d’une baisse des prestations sociales, dans le sillage d’un rapport de la direction du Budget et de déclarations de Bruno Le Maire sur les aides à l’emploi.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a expliqué : “rentrer sur la question des prestations sociales par un angle strictement budgétaire n’est pas la bonne manière de procéder” et il faut mener “une réinterrogation complète de notre modèle social (que le gouvernement a) déjà engagée”. Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin avait précisé : “, on ne touchera pas les prestations sociales des gens”, en revendiquant une “sensibilité différente” de celle du ministre de l’Economie et des Finances. “Je pense qu’il faut faire des réformes importantes dans le domaine social, il y a évidemment des économies à faire (…) mais il ne faut pas toucher aux prestations sociales Gérald Darmanin a donc mis l’accent sur la baisse des aides publiques aux entreprises envisagée par le gouvernement, évoquant un montant qui pourrait atteindre environ cinq milliards d’euros. Cette réduction du soutien public aux entreprises se justifie “surtout” du fait de la reprise économique a-t-il souligné.

Baisse des aides à l’emploi : réactions à prévoir

Baisse des aides à l’emploi : réactions à prévoir

On peut s’attendre à des réactions assez vives suite aux propos de Bruno Lemaire qui a déclaré qu’il fallait envisager des baisse des aides (dont sans doute notamment les chômeurs) avec l amélioration de l’emploi. Une déclaration inopportune d’abord parce mécaniquement s’il y a il y a moins de chômeurs, il y aura en moyenne forcément moins de soutiens financiers. Par contre Lemaire laisse entendre qu’il y aura à situation comparable moins d’aides. Du coup même dans les rangs d’En Marche, la grogne monte. Evidemment les syndicats vont aussi monter au créneau contre cette annonce maladroite et qui est jugée anti sociale.  Le nouveau secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, a évoqué sur RTL “une politique inégalitaire”, en faveur des “10%, 5% de premiers de cordée” qui ont selon lui “coupé la corde depuis bien longtemps”. “C’est pas parce que vous avez de la création d’emploi (…) que pour celles et ceux qui n’ont pas la chance d’en trouver, il faudrait leur baisser leurs droits (…) à pouvoir être indemnisés ou à avoir une solidarité sociale”, a-t-il déclaré. Le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière (La France insoumise) a quant à lui dénoncé sur CNEWS des “méthodes de voyou” et estimé que toutes les annonces du gouvernement visaient “à raboter les aides sociales, à supprimer de la solidarité”. Mais la grogne n’est pas restée circonscrite à l’opposition et la députée du Pas-de-Calais Brigitte Bourguignon, ex-socialiste et figure de l’aile “sociale” de La République en Marche, a fait valoir ses réserves sur France info. “C’est une mauvaise idée, c’est une idée de Bercy et nous ne sommes pas là pour traduire uniquement les idées de Bercy”, a-t-elle dit en ajoutant espérer qu’il s’agit seulement d’un “ballon d’essai”. “Je ne suis pas là pour accréditer l’idée que le président de la République est le président des riches et c’est par ce genre de propos qu’on pourrait encore l’accréditer davantage”, a-t-elle déploré. “C’est certainement pas là qu’il faut chercher des économies et c’est certainement pas le moment”, alors que “la représentation nationale travaille sur le volet social du projet présidentiel”, a ajouté Brigitte Bourguignon. La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, qu’elle préside, doit en effet procéder cette semaine à une série d’auditions sur le projet de loi réformant la formation professionnelle, l’assurance chômage et l’apprentissage.

“Qu’il faille réformer certains dispositifs qui ne sont pas efficients, tout le monde est d’accord (mais) on ne commence pas par en parler dans une logique comptable”, a-t-elle déclaré.

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Le moins que l’on puisse c’est que Lemaire, le ministre des finances,  n’a pas inventé l’eau chaude, l’eau tiède peut-être,  quand il affirme que si le chômage baisse les indemnisations baisseront aussi. Sur le plan macroéconomique c’est uen évidence, moins de chômeurs, moins d’indemnisation globale. Par contre on comprend mal pour ceux qui restent au chômage en dépit de la reprise pourquoi ils devraient être moins indemnisés. Au nom de quelle logique ? Certes on doit vérifier les conditions d’attribution pour éviter les dérives mais certainement pas enfoncer un peu plus ceux qui ne parviennent à trouver du travail. – Le gouvernement envisage de réduire les prestations sociales dans le domaine de l’emploi si la conjoncture économique le permet pour contribuer à l’amélioration des finances publiques, a pourtant déclaré dimanche le ministre de l’Economie et des Finances.

“A partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé, à trouver des emplois pour chacun, à mieux qualifier, à mieux former (…), il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi parce que nous aurons résolu économiquement le problème de l’emploi”, a dit « naïvement « Bruno Le Maire lors du Grand Rendez-vous Europe

Aides sociales : le grand élagage de Bercy ?

Aides sociales : le grand élagage de Bercy ?

 

 

Bercy veut élaguer les dépenses publiques qui représentent 26% des dépenses publiques. Plusieurs pistes sont envisagées notamment le coup de rabot général avec le figeage des niveaux des prestations ou une modification des conditions d’attribution ; Des mesures générales pénalisent tous le bénéficiaires sans distinction, les modifications d’attribution, elles, manquent souvent d’un manque d’harmonisation selon les cas. Laxisme dans certains cas et rigueur excessive dans d’autres. Pas sûr que l’administration soit vraiment capable d’individualiser concrètement l’examen de caque dossier de bénéficiaire. Par les mesures étudiées : Désindexation (totale ou partielle) par rapport à l’inflation, révision des règles d’éligibilité, amélioration de la prise en compte du patrimoine des bénéficiaires dans le calcul de l’allocation ou encore conditionnement de l’attribution de certains minima sociaux “à des démarches actives” de recherche d’emploi figurent parmi les pistes évoquées, est-il expliqué dans l’article. Les évolutions proposées par la direction du Budget visent également à remédier aux défauts de certains dispositifs, qu’il s’agisse des “disparités fortes” sur l’allocation adulte handicapé (AAH) d’un département à l’autre ou de la nature “trop diluée et insuffisamment redistribuiez” de l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA). Le rapport cité égratigne également les aides personnelles au logement (APL), qui “favorisent (…) les personnes inactives” à niveau égal de ressources et souligne que les “APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d’effet redistributif”.

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

 

 

La ministre du travail est sans doute raison de vouloir réformer les emplois aidés dont l’efficacité est jugée discutable aussi bien par la Cour des Comptes que par le gouvernement. Pour autant il faut constater une grande diversité d’emplois soutenus financièrement par l’État. Certains sont complètement artificiels et ne pourront déboucher ni sur des emplois pérennes ni sur des emplois dans le secteur marchand. Par contre d’autres sont utiles pour favoriser la réinsertion professionnelle ; ce que voulait laisser une heure de rendez-vous mais pourquoi se fusionner une analyse de radio Chris MDC quoi on dirait c’est, c’est loin CMV assez surpris de : CMV assez j’ai même la formation qui pourrait leur être situé ne remplacera jamais les conditions concrètes du travail à moins d’articuler cette formation avec un processus d’insertion dans l’entreprise. Enfin certains emplois aidés sont efficaces dans le secteur marchand mais ils peuvent correspondre uniquement à un effet d’aubaine pour les entreprises.  Avant d’envisager une réforme sera sans doute nécessaire de procéder à un audit pointu de chacune des catégories d’emplois soutenus financièrement Alors que les Associations et les collectivités locales protestent depuis quelques jours contre la diminution du dispositif des contrats aidés financièrement par l’Etat, la ministre du Travail Muriel Pénicaud monte au créneau pour défendre la mesure décidée par le gouvernement. « C’est faux de dire qu’on va les supprimer: on va les cibler sur les personnes les plus éloignées de l’emploi et dans les secteurs où il y en a le plus besoin, notamment pour l’accompagnement des élèves handicapés, l’outre-mer et l’urgence en matière sociale et sanitaire », déclare la ministre dans un entretien publié sur le site internet du Monde. Mesure phare du quinquennat de François Hollande, les emplois d’avenir sont des contrats aidés, à temps plein et de longue durée, destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés. Ils incluent un projet de formation. Pour le gouvernement, qui prévoit une enveloppe de 310.000 contrats aidés en 2017 contre 459.000 signés en 2016 et une nouvelle baisse en 2018, ces contrats « subventionnés par l’Etat » sont « précaires, souvent à temps partiel » et ne peuvent être « l’instrument majeur de la politique de l’emploi ». »Coûteux et pas efficace » Plutôt que dans les contrats aidés, la ministre préfère « investir dans la formation, dans le développement des compétences et c’est l’objet du grand plan d’investissement « compétences que nous lancerons à l’automne », a-t-elle dit récemment. Ainsi, près de 15 milliards d’euros sur cinq ans devraient être consacrés à la formation, soit « potentiellement un million de personnes en formation chaque année », précise-t-elle.

 

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