Archive pour le Tag 'Aides'

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

Aides sociales : non aux contreparties, oui à l’accompagnement (Laurent Berger)

 

 

Le secrétaire général de la CFDT a sans doute raison de s’opposer à des contreparties de nature punitive en compensation des aides sociales. Il préfère qu’on consacre un accompagnement plus approfondi vis-à-vis de ces personnes notamment pour permettre la réinsertion sociale.Édouard Philippe, le Premier ministre, a osé aborder un tabou : celui des compensations de travail en contrepartie des aides sociales. Il y a deux manières de réfléchir à cette question : soit de remettre en cause le niveau de ces aides, soit d’exiger un travail. Force est de constater que pour des salaires voisins du SMIC, il est parfois plus intéressant de bénéficier des différentes aides sociales dans le RSA que de travailler. On pourrait aussi conclure que la faute revient au bas niveau du SMIC. La situation devient un peu incohérente quand certaines personnes ne touchent qu’un salaire de l’ordre de 800 € pour 25 heures. Il est clair que le salarié doit alors engager des dépenses de déplacement, de restauration, de garde des enfants alors qu’en bénéficiant des aides sociales il réduirait notablement ses dépenses pour gagner finalement davantage. On  pourrait faire le même constat vis-à-vis des personnes bénéficiant de l’allocation chômage par rapport à ceux qui travaillent. Il y a là un vrai problème à multiples facettes mais qui freine sérieusement l’embauche et par parenthèse favorise la venue  d’immigrés d’Europe ou d’ailleurs et qui sont moins délicats que les Français en matière de conditions de travail. S’ajoute à cela une perte générale de la valeur travail qui affecte non seulement les plus défavorisés mais aussi les cadres. Un sujet tabou donc quand on est responsable politique. Demander des « contreparties » au versement d’aides sociales, comme l’a évoqué vendredi le Premier ministre Édouard Philippe, ne doit pas se « faire de façon punitive », a estimé dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn, pour qui « tout le monde ne peut pas retourner vers l’emploi ». Le problème est bien connu il s’agit des déficiences de nos systèmes de réinsertion qui n’incite guère à la reprise du travail. Enfin et peut-être surtout des énormes insuffisances du système de formation qui brasse 35 milliards par an mais dont une partie minime va en direction des personnes sans emploi. Cela en dépit de la récente loi qui n’a pas changé grand-chose car les institutions continuent de se partager cet énorme fromage. Manque de formation et incitation défaillante de la réinsertion explique une grande partie des les aides sociales des chômeurs mêmes s’il est clair que la solidarité doit s’exercer sans contrepartie en direction de personnes dans des situations dramatiques. Pour  Laurent Berger sur France Inter. “La bonne manière de prendre les choses, c’est l’accompagnement des personnes qui sont aujourd’hui en situation soit de précarité, soit d’exclusion.”

Des contreparties aux aides sociales ?

Des contreparties aux aides sociales ?

 

Édouard Philippe le premier ministre a osé aborder un tabou : celui des compensations de travail en contrepartie des aides sociales. Il y a deux manières de réfléchir à cette question : soit de remettre en cause le niveau de ces aides, soit d’exiger un travail. Force est de constater que pour des salaires voisins du SMIC, il est parfois plus intéressant de bénéficier des différentes aides sociales dans le RSA que de travailler. On pourrait aussi conclure que la faute revient au bas niveau du SMIC. La situation devient un peu incohérente quand certaines personnes ne touchent qu’un salaire de l’ordre de 800 € pour 25 heures. Il est clair que le salarié doit alors engager des dépenses de déplacement, de restauration, de garde des enfants alors qu’en bénéficiant des aides sociales il réduirait notablement ses dépenses pour gagner finalement davantage. On  pourrait faire le même constat vis-à-vis des personnes bénéficiant de l’allocation chômage par rapport à ceux qui travaillent. Il y a là un vrai problème à multiples facettes mais qui freine sérieusement l’embauche et par parenthèse favorise la venue  d’immigrés d’Europe ou d’ailleurs et qui sont moins délicats que les Français en matière de conditions de travail. S’ajoute à cela une perte générale de la valeur travail qui affecte non seulement les plus défavorisés mais aussi les cadres. Un sujet tabou donc quand on est responsable politique. Le problème c’est que Édouard Philippe n’a pas forcément la légitimité pour évoquer cette question puisque comme Macron, il est plutôt représentant des plus défavorisés.“Est-ce qu’on demande des choses en contrepartie des mécanismes de solidarité?”, a demandé Le premier ministre lors d’un échange avec des élus locaux et des dirigeants de PME dans le Finistère organisé dans le cadre du “grand débat national”. “C’est un débat totalement explosif.”“Moi, ma conviction, qui est une conviction personnelle, c’est que compte tenu de l’importance de nos mécanismes de solidarité, compte tenu de nos finances publiques, compte tenu de la situation d’un pays qui est en croissance mais qui reste avec un niveau de chômage élevé, il faut qu’on s’interroge sur ces contreparties”, a-t-il ajouté. “Il faut qu’on regarde ce qu’on peut réfléchir avec nos concitoyens comme contrepartie au versement obligatoire”, a-t-il poursuivi. “C’est indispensable d’avoir des mécanismes de solidarité pour ceux qui sont dans la difficulté, on est un pays où la solidarité ça compte, il ne s’agit pas de revenir en arrière, il s’agit de s’interroger sur ‘est-ce que cette solidarité, elle peut s’accompagner de contreparties, d’activités, d’activités d’intérêt général’?”

Le nombre d’emplois aidés des plus défavorisés plonge

Le nombre d’emplois aidés des plus défavorisés plonge

Baisse des  aides à l’embauche ciblées (-38,5%). Les principaux concernés seraient les moins de 26 ans et les plus de 55 ans, des populations souvent frappées par un chômage bien plus important que la moyenne nationale. Le chômage de longue durée est particulièrement visible chez les plus âgés. Un exemple, celui de société d’insertion dont l’activité est le nettoyage de logements et de bâtiments. Un public surtout de femmes souvent seules et d’un certain âge qui remettent le pied à l’étrier de l’emploi via un ou plusieurs CDD. Un travail plus ingrat et fatigant rémunéré mois de 1100 euro pour 35 heures et autours de 800 euros pour 30 heures. Avec en plus parfois es horaires compliqués. Le gouvernement justifie ces baisses drastiques par le remplacement des contrats en alternance. Mais de type de contrat qui n’ont strictement rien à voir. En outre, sur le plan quantitatif les contrats en alternance sont loin de compenser la baisse des contrats aidés. . Lors de la présentation du budget 2019, le ministre des comptes publics Gerald Darmanin a confirmé que 130.000 emplois aidés seraient financés l’année prochaine contre 200.000 en 2018.

 

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

78% des Français pour simplifier les aides sociales, oui mais lesquelles ?

 

Un sondage pour sans doute alimenter les discussions de bistrots ; C’est trop cher, trop compliqué, faut simplifier et même supprimer ! En plus autant souhaitent diminuer ou augmenter  le nombre de bénéficiaires. De toute manière cet amalgame de toutes les prestations sociales n’a aucun sens, certaines relèvent de l’assurance, d’autres de la solidarité. Les sources, l’objet, les modalités de gestion sont complètement différentes. Certes on doit pouvoir faire mieux en matière de simplification mais c’est une  illusion de penser  que ça suffira pour mieux gérer globalement le système. L’analyse doit être plus fine, par prestation, par objectif par bénéficiaire notamment.  Le problème c’est qu’on ne dit pas lesquelles doivent être simplifiées ou supprimées ! On pourrait obtenir les mêmes résultats sur les impôts ou les procédures juridiques. Plus de trois quarts des sondés (78%) jugent trop complexe le système d’aides sociales en France, 63% se disent favorables à leur regroupement au sein d’une allocation unique et près de sept sondés sur dix (68%) estiment qu’il faudrait demander davantage de contreparties aux bénéficiaires. Cependant, plus de la moitié des sondés (52%) se prononcent pour un maintien, voire une augmentation, du montant de ces aides dans les années à venir, contre 38% de sondés favorables à leur diminution. L’idée de restreindre le nombre des bénéficiaires plutôt que le montant des allocations ne suscite pas non plus l’adhésion des sondés: 45% d’entre eux souhaitent un maintien ou une augmentation de ce nombre, contre 43% qui voudraient que moins de personnes y aient droit. Le chef de l’Etat a promis mercredi de réformer le système de protection sociale pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi, tout en assurant qu’aucune économie ne serait faite sur le dos des plus fragiles. Dans une vidéo diffusée par ses équipes, il avait estimé que les aides sociales coûtaient un “pognon de dingue” sans sortir “les gens de la pauvreté”, des propos qui lui ont valu les critiques de l’opposition, qui y a vu une nouvelle illustration de sa pensée libérale.

Rabotage des aides sociales : une ânerie (Philippe)

Rabotage des aides sociales : une ânerie (Philippe)

Curieuse cette prise de position du Premier ministre qui considère comme une ânerie ce projet de diminuer les aides sociales  de 7 milliards. En fait la bombe a été lancée par le ministre des finances et le ministre du budget eux-mêmes. Ils ont en effet considéré que le système était trop complexe et trop cher. Une appréciation qui n’est sas doute pas fausse mais qui suppose soit de procéder à un rabotage général forcément injuste, soit alors de faire uen évaluation approfondie de chaque dispositif et d’examiner chaque situation personnelle avec davantage de discernement. Il semble bien que ce sont surtout des motifs budgétaires qui ont déclenché cette tempête davantage qu’uen volonté de restructurer des dispositifs pour les rendre plus justes et plus efficaces. En tout cas il y a divergence au sein du groupe parlementaire LREM et au sein des ministres.  Selon l’hebdomadaire satirique, la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn a écrit à Matignon pour contester des économies de sept milliards d’euros qui lui étaient demandées sur les aides sociales sur la période 2021-2022, dans le cadre du plan Cap 22 de réduction des dépenses publiques. “Ça prouve qu’un volatile peut dire des âneries”, a réagi Edouard Philippe dans une interview accordée jeudi soir à LCI en marge de son déplacement en Haute-Garonne. “Nous ne nous posons pas la question de savoir s’il faudrait réduire ou augmenter de tant les aides sociales”. “Il est hors de question de revenir sur des principes auxquels on est viscéralement attachés, de solidarité, d’accompagnement des personnes en difficulté (mais) il se trouve que ce système ne fonctionne pas bien”, a estimé le Premier ministre.

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

Aides sociales: grande pagaille au gouvernement

 

 

Le moins que l’on puisse dire,  c’est que c’est la grande pagaille quand s’exprime les principaux ministres sur l’avenir des aides sociales. D’après les uns il faut en diminuer le cout global, pour d’autres diminuer le nombre d’allocations, pour d’autres enfin simplifier mais sans diminuer. Darmanin a tout dit sur ce sujet, le contraire également. En fait ce qui préoccupe le gouvernement, c’est de savoir où trouver les 71 milliards d’économie pour maitriser la dérive des dépenses. En effet même si l’équilibre améliore concernant le budget 2017, c’est surtout dû aux rentrées fiscales en hausse et pas du tout à la baisse des dépenses. Cette  impression de grande confusion au sein du gouvernement vient sans doute qu’on mélange à peu près tout y compris des prestations qui n’ont pas grand-chose à voir entre elles. Ainsi on ne peut vouloir regrouper des allocations chômage, adulte handicapée, minimum vieillesse, aide au logement avec les dépenses de la sécurité sociale. Chaque champ mérite une analyse préalable approfondie même si effectivement des liens existent entre les différentes aides. Il est évident que la France ne brille pas par la simplicité de ses procédures dans le domaine social ou autre.  En outre,  on ne systématise pas l’évaluation permanente des orientations pour en vérifier l’efficacité. On a plutôt tendance à rajouter des couches de complexité à la complexité. La difficulté est aussi d’ordre méthodologique car pour mesurer l’efficacité d’une disposition,  il faudrait disposer d’une référence sans existence de la disposition et  pour exactement la même période. Ce qui peut légitimement inquiéter dans l’hypothèse du gouvernement,  c’est que parallèlement on parle de droits de l’homme pauvre comme si cette question pouvait se résoudre par la mise en place dune sorte de socle social, une sorte de retour du concept vaporeux de revenu universel. La couverture sociale française est relativement généreuse par rapport à d’autres pays comparables mais elle constitue une sorte d’amortisseur de crise qui évite ou en tout limite les grandes fractures sociales voire sociétales.  Après on ne doit pas s’interdire simplifier et surtout d’évaluer sur la base d’analyse précise et pas sur des moyennes qui masquent les disparités donc les réalités. ; Enfin si les préoccupations de Bercy pour mieux maîtriser les budgets ne peuvent être rejetées d’un revers de main, il convient aussi de prendre en comte le caractère sociétal d’une politique sociale, celui qui permet  de maintenir une certaine solidarité et une unité nationale. Bref il n’est pas interdit de compter quant il s’agit de dépenses sociales mais en  sachant qu’on compte des situations humaines.

 

Fusion ou disparition d’aides sociales

Fusion ou disparition  d’aides sociales

Avec la dernière déclaration de Darmanin qui veut un versement unique des prestations sociales, on ne sait pas s’il faut parler de fusion ou de disparition de certaines dispositions. Par ailleurs on voit mal ce qu’il y a de commun entre RSA, APL, prime d’activité voire l’indemnisation du chômage ou encore l’allocation handicapée ou la minimum vieillesse.  A moins de revenir au concept de revenu universel en accordant aux pauvres une aide unique contre l’abandon de tous les autres droits. Bref, le retour à la proposition d’Hamon. En tout cas le ministre de l’Action et des Comptes publics a assuré qu’il souhaitait mettre en place un versement unique des prestations sociales, une mesure contenue dans le programme d’Emmanuel Macron. En affirmant que les aides sociales étaient « trop nombreuses » en France, Gerald Darmanin a remis sur le devant de la scène une promesse de campagne du candidat Macron: un « versement social unique » qui « concernerait près de 12 millions de foyers». Mais c’est une chose que de verser le même jour les prestations et autre chose de les regrouper. On sent bien en tout cas que la volonté est de les raboter un peu pour tout le monde. L’autre solution serait d’individualiser le traitement d’indemnités accordées parfois sans discernement.  Déjà, en 2016, un rapport du député Christophe Sirugue, remis au Premier ministre Manuel Valls, préconisait de fusionner dix minimas sociaux. Une solution qui permettrait une « amélioration de l’accès des bénéficiaires aux minima sociaux, et assure(rait) une meilleure cohérence d’ensemble, garante de l’équité du système », peut-on lire dans ce document. L’idée a ensuite été reprise par le Conseil économique, social et environnemental (Cese). Ce dernier proposait d’instaurer un revenu social garanti de 600 euros, soit plus que le RSA actuel, avec un éventuel complément pour les bénéficiaires de l’allocation adultes handicapés (AAH) et du minimum vieillesse. L’objectif affiché par le gouvernement apparaît donc clair: simplifier le millefeuille des aides sociales, en les rendant plus efficaces pour, notamment privilégier tout ce qui peut aider les personnes exclues du monde du travail de retrouver, à terme, un emploi. Et difficulté supplémentaire,  en réduisant le cout global de prestations qui n’ont en commun que le mot social.

Baisse aides sociales: critiques pour maladresse et injustice

Baisse aides sociales: critiques pour maladresse et injustice

 

 

Il fallait s’y attendre Bruno Lemaire a suscité de nombreuses critiques après sa sortie concernant la réduction des aides sociales relatives à l’emploi. Cela tombe d’autant plus mal que le chômage remonte au premier trimestre et qu’il ne va guère s’améliorer au second en raison des jours fériés et des grèves. Du coup, les ministres sont mobilisés pour réparer la boulette du ministre des finances qui décidément n’a pas inventé l’eau chaude.  La déclaration de Lemaire est mal venue car la perspective d’une  réduction du chômage n’est pas assurée pour l’avenir en raison du tassement de la croissance que reconnait même la BCE. Une prise de position de Lemaire injuste car les chômeurs exclus de la reprise n’ont pas à payer en plus d’humiliation qu’ils subissent déjà. – Le gouvernement a donc tenté mercredi d’apaiser les inquiétudes croissantes sur la perspective d’une baisse des prestations sociales, dans le sillage d’un rapport de la direction du Budget et de déclarations de Bruno Le Maire sur les aides à l’emploi.

Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux a expliqué : “rentrer sur la question des prestations sociales par un angle strictement budgétaire n’est pas la bonne manière de procéder” et il faut mener “une réinterrogation complète de notre modèle social (que le gouvernement a) déjà engagée”. Plus tôt dans la journée, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin avait précisé : “, on ne touchera pas les prestations sociales des gens”, en revendiquant une “sensibilité différente” de celle du ministre de l’Economie et des Finances. “Je pense qu’il faut faire des réformes importantes dans le domaine social, il y a évidemment des économies à faire (…) mais il ne faut pas toucher aux prestations sociales Gérald Darmanin a donc mis l’accent sur la baisse des aides publiques aux entreprises envisagée par le gouvernement, évoquant un montant qui pourrait atteindre environ cinq milliards d’euros. Cette réduction du soutien public aux entreprises se justifie “surtout” du fait de la reprise économique a-t-il souligné.

Baisse des aides à l’emploi : réactions à prévoir

Baisse des aides à l’emploi : réactions à prévoir

On peut s’attendre à des réactions assez vives suite aux propos de Bruno Lemaire qui a déclaré qu’il fallait envisager des baisse des aides (dont sans doute notamment les chômeurs) avec l amélioration de l’emploi. Une déclaration inopportune d’abord parce mécaniquement s’il y a il y a moins de chômeurs, il y aura en moyenne forcément moins de soutiens financiers. Par contre Lemaire laisse entendre qu’il y aura à situation comparable moins d’aides. Du coup même dans les rangs d’En Marche, la grogne monte. Evidemment les syndicats vont aussi monter au créneau contre cette annonce maladroite et qui est jugée anti sociale.  Le nouveau secrétaire général de Force ouvrière, Pascal Pavageau, a évoqué sur RTL “une politique inégalitaire”, en faveur des “10%, 5% de premiers de cordée” qui ont selon lui “coupé la corde depuis bien longtemps”. “C’est pas parce que vous avez de la création d’emploi (…) que pour celles et ceux qui n’ont pas la chance d’en trouver, il faudrait leur baisser leurs droits (…) à pouvoir être indemnisés ou à avoir une solidarité sociale”, a-t-il déclaré. Le député de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière (La France insoumise) a quant à lui dénoncé sur CNEWS des “méthodes de voyou” et estimé que toutes les annonces du gouvernement visaient “à raboter les aides sociales, à supprimer de la solidarité”. Mais la grogne n’est pas restée circonscrite à l’opposition et la députée du Pas-de-Calais Brigitte Bourguignon, ex-socialiste et figure de l’aile “sociale” de La République en Marche, a fait valoir ses réserves sur France info. “C’est une mauvaise idée, c’est une idée de Bercy et nous ne sommes pas là pour traduire uniquement les idées de Bercy”, a-t-elle dit en ajoutant espérer qu’il s’agit seulement d’un “ballon d’essai”. “Je ne suis pas là pour accréditer l’idée que le président de la République est le président des riches et c’est par ce genre de propos qu’on pourrait encore l’accréditer davantage”, a-t-elle déploré. “C’est certainement pas là qu’il faut chercher des économies et c’est certainement pas le moment”, alors que “la représentation nationale travaille sur le volet social du projet présidentiel”, a ajouté Brigitte Bourguignon. La commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale, qu’elle préside, doit en effet procéder cette semaine à une série d’auditions sur le projet de loi réformant la formation professionnelle, l’assurance chômage et l’apprentissage.

“Qu’il faille réformer certains dispositifs qui ne sont pas efficients, tout le monde est d’accord (mais) on ne commence pas par en parler dans une logique comptable”, a-t-elle déclaré.

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Baisse des aides à l’emploi avec la baisse du chômage !!!

Le moins que l’on puisse c’est que Lemaire, le ministre des finances,  n’a pas inventé l’eau chaude, l’eau tiède peut-être,  quand il affirme que si le chômage baisse les indemnisations baisseront aussi. Sur le plan macroéconomique c’est uen évidence, moins de chômeurs, moins d’indemnisation globale. Par contre on comprend mal pour ceux qui restent au chômage en dépit de la reprise pourquoi ils devraient être moins indemnisés. Au nom de quelle logique ? Certes on doit vérifier les conditions d’attribution pour éviter les dérives mais certainement pas enfoncer un peu plus ceux qui ne parviennent à trouver du travail. – Le gouvernement envisage de réduire les prestations sociales dans le domaine de l’emploi si la conjoncture économique le permet pour contribuer à l’amélioration des finances publiques, a pourtant déclaré dimanche le ministre de l’Economie et des Finances.

“A partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé, à trouver des emplois pour chacun, à mieux qualifier, à mieux former (…), il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l’emploi parce que nous aurons résolu économiquement le problème de l’emploi”, a dit « naïvement « Bruno Le Maire lors du Grand Rendez-vous Europe

Aides sociales : le grand élagage de Bercy ?

Aides sociales : le grand élagage de Bercy ?

 

 

Bercy veut élaguer les dépenses publiques qui représentent 26% des dépenses publiques. Plusieurs pistes sont envisagées notamment le coup de rabot général avec le figeage des niveaux des prestations ou une modification des conditions d’attribution ; Des mesures générales pénalisent tous le bénéficiaires sans distinction, les modifications d’attribution, elles, manquent souvent d’un manque d’harmonisation selon les cas. Laxisme dans certains cas et rigueur excessive dans d’autres. Pas sûr que l’administration soit vraiment capable d’individualiser concrètement l’examen de caque dossier de bénéficiaire. Par les mesures étudiées : Désindexation (totale ou partielle) par rapport à l’inflation, révision des règles d’éligibilité, amélioration de la prise en compte du patrimoine des bénéficiaires dans le calcul de l’allocation ou encore conditionnement de l’attribution de certains minima sociaux “à des démarches actives” de recherche d’emploi figurent parmi les pistes évoquées, est-il expliqué dans l’article. Les évolutions proposées par la direction du Budget visent également à remédier aux défauts de certains dispositifs, qu’il s’agisse des “disparités fortes” sur l’allocation adulte handicapé (AAH) d’un département à l’autre ou de la nature “trop diluée et insuffisamment redistribuiez” de l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA). Le rapport cité égratigne également les aides personnelles au logement (APL), qui “favorisent (…) les personnes inactives” à niveau égal de ressources et souligne que les “APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d’effet redistributif”.

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

Emplois aidés : faire le tri mais pas les supprimer

 

 

La ministre du travail est sans doute raison de vouloir réformer les emplois aidés dont l’efficacité est jugée discutable aussi bien par la Cour des Comptes que par le gouvernement. Pour autant il faut constater une grande diversité d’emplois soutenus financièrement par l’État. Certains sont complètement artificiels et ne pourront déboucher ni sur des emplois pérennes ni sur des emplois dans le secteur marchand. Par contre d’autres sont utiles pour favoriser la réinsertion professionnelle ; ce que voulait laisser une heure de rendez-vous mais pourquoi se fusionner une analyse de radio Chris MDC quoi on dirait c’est, c’est loin CMV assez surpris de : CMV assez j’ai même la formation qui pourrait leur être situé ne remplacera jamais les conditions concrètes du travail à moins d’articuler cette formation avec un processus d’insertion dans l’entreprise. Enfin certains emplois aidés sont efficaces dans le secteur marchand mais ils peuvent correspondre uniquement à un effet d’aubaine pour les entreprises.  Avant d’envisager une réforme sera sans doute nécessaire de procéder à un audit pointu de chacune des catégories d’emplois soutenus financièrement Alors que les Associations et les collectivités locales protestent depuis quelques jours contre la diminution du dispositif des contrats aidés financièrement par l’Etat, la ministre du Travail Muriel Pénicaud monte au créneau pour défendre la mesure décidée par le gouvernement. « C’est faux de dire qu’on va les supprimer: on va les cibler sur les personnes les plus éloignées de l’emploi et dans les secteurs où il y en a le plus besoin, notamment pour l’accompagnement des élèves handicapés, l’outre-mer et l’urgence en matière sociale et sanitaire », déclare la ministre dans un entretien publié sur le site internet du Monde. Mesure phare du quinquennat de François Hollande, les emplois d’avenir sont des contrats aidés, à temps plein et de longue durée, destinés aux jeunes peu ou pas qualifiés. Ils incluent un projet de formation. Pour le gouvernement, qui prévoit une enveloppe de 310.000 contrats aidés en 2017 contre 459.000 signés en 2016 et une nouvelle baisse en 2018, ces contrats « subventionnés par l’Etat » sont « précaires, souvent à temps partiel » et ne peuvent être « l’instrument majeur de la politique de l’emploi ». »Coûteux et pas efficace » Plutôt que dans les contrats aidés, la ministre préfère « investir dans la formation, dans le développement des compétences et c’est l’objet du grand plan d’investissement « compétences que nous lancerons à l’automne », a-t-elle dit récemment. Ainsi, près de 15 milliards d’euros sur cinq ans devraient être consacrés à la formation, soit « potentiellement un million de personnes en formation chaque année », précise-t-elle.

 

Réforme des aides au logement

Réforme des aides au logement

 

Après l’épisode assez malheureux de la réduction de cinq euros les APL, le gouvernement change de méthode et annonce une réforme globale de l’aide au logement. Déjà considérable qui représente autour de 30 milliards dont une vingtaine pour l’APL.  Les aides personnelles au logement feront l’objet d’une réforme globale afin de mettre fin à un « système pervers », a dit mardi le ministre de la Cohésion des territoires, Jacques Mézard. Versées par les Caisses d’allocations familiales, les aides au logement concernent deux locataires sur cinq. Regroupant l’aide personnalisée au logement (APL), l’allocation de logement familiale (ALF ) et l’allocation de logement sociale (ALS), ces aides poursuivent deux objectifs. Limiter le taux d’effort des ménages locataires bénéficiaires ou leur permettre d’accéder à des logements de meilleure qualité, à taux d’effort donné. Mais une étude de l’INSEE montre que ces dispositifs ratent en partie leur cible car il favorise surtout la hausse des coûts du logement.  Comme ces aides permettent à certains ménages d’accéder à des logements de meilleure qualité, la demande s’accentue et peut conduire à une hausse des loyers si le nombre et la qualité des logements ne s’ajustent pas suffisamment. En d’ autres termes , une partie du bénéfice de l’allocation des ménages serait alors transférée aux bailleurs. Pour l’étude, l’Insee a comparé les loyers pratiqués en zones 2 (agglomérations de plus de 100 000 habitants, hors Paris , et zones dites tendues, franges de l’Ile-de-France , frontalières et côtières) et 3 (le reste du territoire). Ils constatent qu’en zone 2 les loyers sont 5,3 % plus élevés que ceux de la Zone 3, pour des logements identiques dans des villes comparables, l’écart atteignant même 6,7 % entre des logements modestes. Cette différence de loyer, d’en moyenne 25 euros par mois, absorbe en bonne partie les 30 euros d’aide supplémentaire perçue en zone 2 par rapport à celle de la zone 3. Il y a donc bien un effet inflationniste qui, mesuré sur une longue période, depuis 1990, est, en outre, stable. Pire, ces aides n’amélioreraient en rien la qualité des logements locatifs privés et ne joueraient aucun rôle pour en augmenter l’ offre  : « L’effet sur le nombre de logements, sur la période 1982-2009, est non significatif » , écrivent les auteurs de l’étude. Car un appartement n’est pas une voiture : « Distribuer des primes pour l’achat d’un véhicule incite les constructeurs à en produire plus, mais verser des aides au logement a pour seule conséquence de pousser les prix à la hausse » , explique Jean Bosvieux, économiste spécialiste du logement. L’Insee avait déjà décrit l’effet inflationniste des aides au logement dans des études qui remontent à 2002 et 2005, fondées sur d’autres méthodes mais dont les résultats recoupent ceux d’aujourd’hui. Gabrielle Fack, dans le rapport de 2005, chiffrait entre 60 % et 80 % le montant de l’aide absorbé par l’augmentation des loyers à laquelle elle contribue Le phénomène n’est d’ailleurs pas limité à la France, puisqu’il a été observé en Finlande , dans une étude de 2010, ou aux États-Unis , en 2002, où l’économiste Scott Suzin, de l’ université de New-York , démontrait que les « rent vouchers  », des bons distribués aux locataires, avaient provoqué une hausse des loyers supérieure aux sommes dépensées ! Et une étude réalisée, en 2003, par Stephan Gibbons et Alan Manning, au Royaume-Uni , prouvait, à l’inverse, que la baisse des aides au logement avait, dans les années 1990, entraîné, dans ce pays, une diminution des loyers. Ce constat pousse à s’interroger. Tailler dans les aides au logement n’aurait-il pas le double avantage de permettre une sérieuse économie pour l’Etat, qui en a bien besoin, et de faire baisser les loyers, en France  ? La question taraude les politiques, comme en témoigne l’avalanche de rapports sur ce thème, de la Cour des comptes, en 2007 et 2010, de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), en 2012. L’allocation logement pour les étudiants, qui profite à 680 000 d’entre eux, est la plus critiquée, car distribuée sans tenir compte des ressources des parents, pour alimenter un marché de résidences à prix exorbitant. … Le gouvernement devra, tôt ou tard, se poser ces questions », estime Jean Bosvieux, « mais attention, la réforme doit être pesée et réfléchie, car il ne faut pas mettre les locataires modestes, de plus en plus nombreux, en difficulté ». « Nous devons engager une réforme globale des aides personnelles au logement », a déclaré Jacques Mézard sur RTL. « C’est comme un camion fou, un paquebot ivre (…) Nous sommes avec des montants qu’il faut arriver à maîtriser mais surtout avec des réformes structurelles à mettre en place », a-t-il dit.

Coup d’arrêt pour les contrats aidés

Coup d’arrêt pour  les contrats aidés 

Ce ne sera peut-être pas un arrêt brutal mais en tout cas sérieux coup de frein sur les contrats aidés d’après le ministre du budget. Le nombre  pourrait être diminué presque par 2. En cause, le dérapage du nombre de ces contrats aidés aussi leur efficacité. La question se pose en effet de savoir s’il ne constitue pas un effet d’aubaine remplaçant ainsi des emplois qui de toute façon auraient été créés. Ces contrats qui peuvent faciliter une insertion pour certains paraissent cependant trop nombreux et globalement trop coûteux. Un coût qui est aussi une source de dérapage budgétaire importante. Dans le budget 2016, le précédent gouvernement avait ainsi tablé sur un chiffre de 295.000 contrats aidés, pariant alors sur une nette chute (le chiffre était de 463.181 en 2015) due à la reprise de l’activité économique. Il n’en a rien été. Le chiffre final a été de 456.723 contrats, soit 55% de plus et surtout un surcoût de 875 millions d’euros. Dans son rapport sur la situation des finances publiques publié fin juin, la Cour des comptes signalait un dépassement budgétaire « probable » de 300 à 600 millions d’euros sur le coût de ces contrats.

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

Impôts et réduction des aides sociales annulent l’augmentation des rémunérations

 

Pour près de 60 % des actifs l’augmentation de rémunération a été mangée par les impôts ou la diminution des aides sociales. Les couches moyennes sont les principales victimes des mesures prises par le gouvernement. Du coup il ne faut pas s’étonner si certains ne sont pas vraiment incités à travailler davantage pour augmenter leurs revenus. En France, l’incitation à travailler plus est faible, explique l’Insee dans une étude publiée lundi. La fraction d’une hausse de revenu d’activité mangée par les prélèvements obligatoires (impôts, cotisations sociales…) ou annulée par la baisse ou la perte d’une aide sociale (allocation personnalisée au logement…) «est élevée», écrivent les auteurs. En 2014, pour la moitié des actifs, plus de 57 % d’une augmentation de rémunération était absorbée par ces deux phénomènes! Or, «un taux élevé peut conduire les individus à réduire leur temps de travail, à limiter leurs efforts pour obtenir une promotion ou développer une activité libérale ou entrepreneuriale, ou même sortir du marché du travail», expliquent les auteurs de l’étude. Toutefois, les cas de très forte désincitation à travailler davantage sont «beaucoup moins fréquents en 2014 qu’à la fin des années 1990», grâce à la mise en place du RSA activité et de la prime pour l’emploi. Deux dispositifs financiers censés inciter à la reprise d’emploi aujourd’hui fondus dans la prime d’activité. La part d’une hausse de rémunération ainsi consommée varie fortement selon les niveaux de revenus et les situations personnelles: elle peut être nulle pour 0,2 % des actifs et dépasser 81 % pour 5 % d’entre eux. Elle peut même atteindre 100% (voire aller au-delà). Dans ce dernier cas de figure, certaines prestations sociales se réduisent du même montant que la hausse de revenu. Leurs bénéficiaires ne trouvent alors aucun intérêt à travailler davantage. Par ailleurs, les minima sociaux étant majorés pour les parents de familles monoparentales, ceux-ci font face à une incitation moins grande à travailler plus.

L’explosion des aides sociales

L’explosion des aides sociales

 

Démographie, chômage, maladie, invalidité autant de facteurs explicatifs pour comprendre la très forte montée des prestations sociales qui ont pratiquement doublé en 50 ans. La part des prestations sociales dans le revenu des Français est passée de 17,5% à près de 35%. Certains facteurs explicatifs sont d’ordre conjoncturel est liés en particulier à la faiblesse de la croissance. Nombre de comptes sociaux seraient davantage équilibrés ou en tout cas en moindres déficits avec une modification du rapport actif -non actif. Se pose cependant la question du niveau de certaines prestations sociales et de l’étendue de leur champ d’application. On peut comprendre qu’il soit difficile dans une période de crise économique de procéder à une modification substantielle de ces prestations mais force est de constater qu’on ne les réalise pas davantage en période de croissance satisfaisante. Sur la tendance la plupart des comptes sociaux ne peuvent exploser et du coup la protection sociale surtout à venir est largement hypothéquée. C’est le cas par exemple pour la retraite dont l’âge est régulièrement reculé, reculera encore comme son montant. C’est le cas aussi de l’assurance maladie ou encore des prestations relatives à l’invalidité sorte de cache-misère d’une partie du chômage.  Elles représentent désormais 35% du revenu disponible brut des ménages contre 13,8% en 1949. Au total en 2014, les dépenses de protection sociale ont atteint la somme rondelette de 688,9 milliards d’euros La hausse est quasiment continue depuis 1950 avec une accélération forte cependant depuis 2008. Le palier des 20% a été atteint en 1966, celui des 30% en 1995 et à ce rythme-là on pourrait atteindre les 40% dans les années 2020. Depuis 30 ans, cette redistribution typiquement française de la richesse nationale n’a baissé que trois fois. Sur les périodes 1988-1990, 1999-2001 ainsi que 2005-2008. Des périodes fastes pour l’économie française notamment marquées par un recul du chômage. Plusieurs raisons expliquent cette flambée des prestations. La première raison est à chercher du côté de la pyramide des âges. Car les retraites sont évidemment avec 270 milliards d’euros versés en 2013 le plus gros poste de ces dépenses. La population des plus de 60 ans qui représentait à peine 16,2% de la population française en 1950 devrait atteindre cette année les 25%. Or, le revenu de ces populations provient principalement des prestations sociales. « La hausse des prestations entre les années 50 et 80 s’explique par un changement dans les régimes de retraite, explique Ronan Mahieu, le chef du département des Comptes nationaux de l’Insee. Ils ont concerné une population de plus en plus large. A partir des années 90, il y a un effet pyramide des âges avec le « papy boom ». » Un vieillissement de la population qui a par ailleurs fait gonfler les autres postes de dépenses sociales comme la maladie, la dépendance, l’invalidité etc.   La deuxième raison n’est pas démographique mais économique. La très forte hausse du chômage qui concerne désormais 5 millions de Français a mécaniquement fait gonfler les dépenses. Incapable de recréer une dynamique menant au plein emploi, l’Etat a fait le choix de la redistribution pour soutenir les chômeurs plutôt que des réformes structurelles. Problème, si ces dépenses jouent le rôle d’amortisseurs sociaux en cas de crise (en soutenant la consommation par exemple), le niveau élevé des prélèvements handicape la reprise ou la bloque littéralement. C’est ce qui se passe en France depuis 2012, note la direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees) dans une étude. Le niveau de prélèvement devient si élevé qu’il appauvrit désormais plus les contributeurs qu’il ne permet aux bénéficiaires de voir leurs revenus compensés.

Agriculture : des aides mais rien sur les prix

Agriculture : des aides mais rien sur les prix

 

 

Même si le milieu agricole est  satisfait de la baisse des charges sociales voire des discussions entamées avec la grande distribution, il n’empêche que seule une régulation européenne sera de nature à apporter une réponse pérenne à la question récurrente des prix. Or pour l’instant l’Europe a privilégié  la régulation du secteur par le seul marché, marché complètement ouvert au plan mondial ;  du coup compte tenu des conditions de concurrence, les producteurs français sont condamnés à vendre à perte et progressivement à disparaître. Faute de régulation concernant les conditions de production (fiscale, sociale, environnementale et qualitative),  c’est le modèle de production industrielle à bas coût qui triomphe. À ce jeu truqué de la concurrence ce sont les pays aux contraintes concurrentielles allégées qui gagnent. Conséquence les viandes  importées de mauvaise qualité et dangereuses pour la santé inondent le marché d’autant que concrètement il est pratiquement impossible de connaître l’origine et les conditions de production. Même les productions françaises peuvent être complètement affectées par l’utilisation d’alimentation importée ne respectant aucune règle sans parler de l’utilisation excessive des engrais, des pesticides ou des herbicides. La régulation doit donc concerner aussi bien des productions importées que les productions nationales. Ce que réclament  notamment les représentants de deux mouvements d’agriculteurs, la Confédération paysanne et la Coordination rurale, qui  ont rencontré le président de la République à l’Elysée ce vendredi. Les agriculteurs dénoncent la chute des prix de leurs produits et les lourdes charges sociales. Jeudi, François Hollande a promis hier une nouvelle baisse « immédiate » des cotisations sociales.  Bernard Lannes, président de la Coordination rurale s’est dit satisfait sur France Info de sa rencontre avec François Hollande, qu’il a trouvé « attentif ».  Ils ont évoqué une régulation de la production pour éviter de vendre à perte. « Sans régulation européenne, sans organisation de marché – ce qu’on appelle du protectionnisme éclairé [...] pour ne pas nous laisser au libre vent du marché mondial – alors il n’y aura plus d’agriculture », explique Bernard Lannes.   »Réguler, c’est-à-dire donner des autorisations de production et, quand il y a surproduction, ralentir [...] pour avoir des prix rémunérateurs » vis-à-vis des enseignes de grande distribution, selon le président de la Coordination rurale. En attendant, Le Premier ministre Manuel Valls a promis mercredi de nouvelles aides nationales aux agriculteurs français frappés par la baisse des cours, qui maintiennent une forte pression sur le terrain dans l’attente de mesures européennes de soutien des prix. Les cotisations sociales payées par les agriculteurs baisseront de sept points de façon « immédiate », a-t-il annoncé, estimant cet effort à 500 millions d’euros. Le Premier ministre, qui s’exprimait lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale après avoir reçu des organisations agricoles, a souligné qu’avec la baisse de trois points des cotisations famille en vigueur depuis janvier 2015, la baisse pour les agriculteurs était de dix points. « Depuis le début de la crise, en 2015, c’est une baisse structurelle cumulée de charges personnelles de près de 730 millions d’euros », a-t-il ajouté. Le Premier ministre a précisé que les agriculteurs dont le revenu de l’an dernier avait été « très faible » pourraient bénéficier d’une « année blanche sociale par report automatique d’un an, reconductible dans la limite de trois ans, sans aucune démarche de l’agriculteur, sans pénalité, ni intérêt de retard, de toutes les cotisations 2016″. Cette mesure fait suite à l’annonce, mardi, par les enseignes françaises de la grande distribution de leur participation à un fonds de solidarité de 100 millions d’euros en faveur des éleveurs porcins. La France prépare également des propositions qui pourraient déboucher en mars sur des mesures européennes en faveur des éleveurs et a annoncé un étiquetage national de l’origine des produits transformés si l’Europe le refuse.

 

Pacte responsabilité : report des aides

Pacte responsabilité : report des aides

 

Dans beaucoup de domaines l’État jongle avec la trésorerie par exemple en retardant le règlement de prestations dues  au secteur privé mettant d’ailleurs en péril certaines petites entreprises. Cette fois il décale de trois mois la baisse des cotisations prévues dans le pacte de responsabilité. La vérité c’est que la trésorerie de l’État est catastrophique et qu’il faut racler tous les fonds de tiroir pour faire semblant d’atteindre les objectifs de rééquilibrage budgétaire. Un rééquilibrage illusoire compte tenu notamment de l’indigence de la croissance. Dernier exact exemple en date celui de la sécurité sociale dont le déficit global dépasse 200 milliards et dont la Cour des Comptes dit qu’on ne peut plus désormais prévoir de date pour rééquilibrer les comptes. Le ministre des Finances Michel Sapin a donc annoncé ce mercredi que les baisses de cotisations prévues sur les salaires entre 1,6 et 3,5 Smic dans le cadre du pacte de responsabilité ne prendraient effet que trois mois après la date prévue.   « Je suis très inquiet et très en colère sur le fait qu’on puisse imaginer une seconde qu’on va encore redécaler de trois mois les mesures 2016 » du pacte de responsabilité s’était agacé ce mardi Pierre Gattaz, le président du Medef, lors de sa conférence de presse mensuelle. « Il faut tout faire pour que ce pacte aille jusqu’au bout dans le calendrier et le quantum, et je dirais il ne faut pas le retarder, il faut l’accélérer » avait-il ajouté. Mais pour le ministre des Finances, Michel Sapin, ce report de trois mois doit permettre de financer les incitations à l’investissement décidées en avril et des mesures d’emplois dans les TPE-PME, pour un montant total « de plus d’un milliard d’euros. »

Détournement des emplois aidés

Détournement des emplois aidés

 

 

Le dispositif des emplois aidés ne paraît pas très efficace. Il est même détourné de son objet. Environ 60 000 salariés sont concernés dans le secteur marchand. Dans le secteur non marchand 330 000 salariés environ bénéficient du dispositif. De quoi s’interroger sur l’intérêt qu’il y a pour les Pouvoirs publics de s’impliquer directement dans l’emploi le cofinançant. Un intérêt peu évident dans le privé et évidemment très coûteux dans le public. Quatre entreprises sur cinq ont recours au sous-emploi et des alors que de toute façon elles auraient quand même embauché sans ce dispositif.  Seule une embauche sur cinq en contrat aidé a véritablement permis de créer un emploi, selon une étude de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) publiée jeudi. En effet, uniquement 19 % des entreprises ayant utilisé un contrat aidé n’auraient pas embauché du tout sans ce dispositif. Les autres auraient embauché un profil un peu différent (14 %), voire un peu plus tard (9 %).  Surtout, 58 % des entreprises qui ont embauché un salarié en emploi aidé l’auraient fait de toute façon, avec le même profil et au même moment. Ainsi 74 % des entreprises de 50 salariés ou plus, et 54 % des moins de 10 salariés reconnaissent avoir profité de l’aubaine. «Dans le secteur marchand, l’effet d’aubaine domine» pour les embauches en contrat d’avenir et en contrat unique d’insertion (CUI), en conclut la Dares, qui a mené l’enquête en 2014 auprès d’employeurs ayant embauché entre septembre et novembre 2013. Ces résultats jettent un doute sur l’efficacité du dispositif dont bénéficient 59.000 salariés du secteur marchand (chiffre 2014).  Rare point positif de l’étude, «les contrats aidés contribuent à stabiliser des parcours professionnels», note la Dares. En effet, un quart des employeurs qui en ont profité pour réaliser une embauche déjà programmée ont accordé un CDI, alors qu’un CDD était auparavant prévu. De plus, 62 % d’entre eux avaient envisagé d’embaucher sur une durée plus courte. Les emplois aidés ont également favorisé les jeunes salariés, moins diplômés et moins expérimentés. En effet, 15 % des entreprises ont revu à la baisse leurs exigences lors du recrutement en contrat aidé. Dans le secteur non marchand (public et associatif), l’effet d’aubaine est bien moindre. Mais il demeure. Si seuls 21 % des embauches avaient eu lieu de manière identique, 64 % n’auraient pas du tout eu lieu. En 2014, la France comptait 331.000 bénéficiaires de contrats aidés dans le secteur non marchand.

 

Immobilier : réduction drastique des aides au logement ?

Immobilier : réduction drastique des aides au logement ?

 

L’immobilier est en pleine crise et c’est pourtant ce moment que choisit  l’Institut des politiques publiques (IPP) , pour proposer de réduire drastiquement le nombre de bénéficiaires.  L’IPP privilégie une fusion des aides au logement, du RSA et de la prime pour l’emploi (PPE). «Cette fusion, qui constituerait la suite logique de la future ‘prime d’activité’ destinée à remplacer le RSA-activité et la PPE, permettrait de simplifier les dispositifs de soutien aux bas revenus, de réduire la capture des aides au logement par les bailleurs et de restaurer les gains à la reprise d’emploi», estime l’IPP. Cette fusion serait cependant réalisée à moyens constants, et ne permettrait donc pas de réaliser des économies. Or la politique du logement a clairement été identifiée par le gouvernement comme «un gisement d’économies» dans le cadre des 50 milliards d’euros qu’il souhaite mettre de côté d’ici 2017.  Des rapports récents ont suggéré d’autres pistes de réforme. Une note conjointe de l’Igas, de l’IGF et du Conseil général de l’environnement et du développement durable paru en janvier proposait par exemple d’introduire l’obligation, pour les parents, de choisir entre rattacher leur enfant à leur foyer fiscal et permettre à cet enfant de percevoir l’aide personnalisée au logement (APL). Elle préconisait aussi de réduire le nombre de bénéficiaires de l’APL en durcissant ses conditions d’accès. La Cour des comptes avait de son côté suggéré de supprimer les aides au logement pour les étudiants non boursiers. Autant de mesures qui visent autant à réformer le système qu’à faire des économies. Ces mesures, cependant, ne semblent pas séduire le gouvernement, gêné à l’idée de remettre en cause une aide distribuée à plus de 6 millions de personnes, alors qu’il a promis de ne plus augmenter les impôts. Le ministre des Finances, Michel Sapin, a d’ailleurs précisé mi-mai que le gouvernement n’économiserait finalement «que quelques centaines de millions d’euros» sur le budget des aides personnalisées au logement et que «la très grande majorité des bénéficiaires ne verra pas son aide diminuer».

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol