Archive pour le Tag 'Aides'

Aides à domicile: Des salaires de misère

 Aides à domicile: Des salaires de misère

 

Alors que partout on loue le rôle stratégique des aides à domicile, le secteur affiche encore des salaires de misère. Non seulement le salaire de base est insignifiant mais en plus il faut intégrer souvent les temps d’attente et les temps de déplacement non pris en charge. Un collectif d’universitaires et de féministes, dont l’écrivaine Annie Ernaux et la sociologue Dominique Méda, plaide, dans une tribune au « Monde », pour la création d’un grand service public de l’aide à l’autonomie ainsi que pour la revalorisation des salaires et des carrières de celles qui ont été les « grandes oubliées » du Ségur de la santé.( Le Monde, extrait)

 

Tribune.

Une journée de mobilisation des aides à domicile, baptisée « 24 heures sans aide à domicile », aura lieu le 23 septembre. Les près de 700 000 aides à domicile, en première ligne durant la crise sanitaire, sont les « grandes oubliées » du Ségur de la santé ou des plans de relance, en dehors d’une prime ponctuelle de 1 000 euros, en réalité rarement obtenue en totalité. Elles sont à 97 % des femmes, sous-payées, aux conditions de travail extrêmement difficiles, subissant l’isolement professionnel, la précarité et le temps le partiel imposé. Qui plus est, elles relèvent d’une myriade de statuts : entre le secteur associatif non lucratif (la branche de l’aide à domicile), le privé lucratif (les services à la personne), le public (du secteur hospitalier ou des collectivités locales) et, enfin, le particulier employeur.

Mais elles ont en commun d’être toutes précarisées, aussi bien dans le secteur privé que dans le public : on estime entre 70 % et 90 % le temps partiel dans ce secteur, un temps partiel imposé ; 58 % travaillent le samedi ; 41 % le dimanche. Mais ce temps de travail rémunéré ne couvre pas tout le temps de travail réel. Afin de baisser le coût, et partant pour contourner le smic, les employeurs ne rémunèrent pas une partie du travail : celui lié au relationnel. En réalité, « ces emplois ne sont pas à temps partiel, mais sont payés à temps partiel », comme le disent les économistes François-Xavier Devetter et Emmanuelle Puissant (Le Monde du 15 juin 2020). De plus, l’amplitude de la journée de travail peut dépasser les douze heures. Des aides à domicile racontent qu’elles travaillent plus de cinquante heures hebdomadaires, tout en étant payées à temps partiel !

Les aides à domicile font partie de ces métiers du soin et du lien aux autres, très féminisés, qui sont dévalorisés. On ne reconnaît pas leur qualification, ni l’expertise et la technicité pourtant essentielles pour faire face à un public invalide, malade ou âgé. On ne tient pas compte du réel degré de responsabilités lorsqu’elles ont à porter, à accompagner des patients parfois en fin de vie. On nie enfin l’importance des contraintes physiques et nerveuses de ces emplois. Rappelons que les accidents du travail y sont trois fois plus fréquents que la moyenne (94,6 accidents pour 1 000 salariées) !

C’est parce que ces emplois sont très féminisés et s’appuient sur des compétences considérées comme « naturelles » pour les femmes (aider, soigner, accompagner, nettoyer, écouter…) qu’ils sont sous-payés. Cette dévalorisation du travail et ces modes de comptabilisation du temps de travail expliquent les bas salaires dans ce secteur. Il existe encore, dans certaines conventions collectives, des minima qui sont en dessous du smic horaire ! Du fait du temps partiel, le salaire médian pour une aide à domicile est en moyenne de 900 euros brut, bien loin du smic mensuel (cette rémunération est variable selon les conventions collectives et la détention ou non d’un diplôme du secteur). 17,5 % d’entre elles vivent sous le seuil de pauvreté, soit deux fois plus que l’ensemble des salariés. Elles ne bénéficient pas ou très peu d’évolution de carrière et la majorité est toujours au smic après dix-sept ans d’ancienneté.

Crise sanitaire et aides au privé : Une absence de transparence

Crise et aides au privé : Une absence de transparence

 

Un collectif de vingt économistes, parlementaires et associations s’élève, dans une tribune au « Monde », contre l’absence de transparence des aides versées aux entreprises pendant la pandémie

 

Tribune. Avec 155 milliards d’euros débloqués pour soutenir les entreprises entre mars et décembre 2020, la France est, selon les données publiées par la Commission européenne, championne d’Europe en la matière, loin devant l’Italie (108 milliards) et l’Allemagne (104 milliards). Il ne fait aucun doute qu’il était nécessaire de soutenir le secteur privé à partir du moment où les pouvoirs publics décidaient de confiner le pays et arrêter certaines activités économiques.

Malheureusement, plus d’un an après le début de la pandémie, et alors que les aides publiques aux entreprises privées représentent près de cinq fois le produit net de l’impôt sur les sociétés, ni les parlementaires ni les citoyens ne savent précisément qui a bénéficié, et pour quel montant, des 32 milliards d’euros de reports et exonérations de charges fiscales et de cotisations sociales, des 27 milliards d’euros du chômage partiel ou même des dizaines de milliards d’euros des plans d’urgence sectoriels et de relance.

 

Ces données existent pourtant, mais ni Bercy ni le ministère du travail ne souhaitent les rendre publiques. Confidentialité des affaires et secret fiscal sont brandis pour empêcher tout suivi précis et chiffré des bénéficiaires et des aides qu’ils ont obtenues. Si le détail du soutien accordé à notre coiffeur n’est sans doute pas requis, ne pas savoir précisément combien Atos, Bouygues, Vinci ont touché des dispositifs de chômage partiel alors qu’ils sont soupçonnés d’en avoir abusé, n’est pas acceptable.

Manque de transparence et de contrôle démocratiques

Rien ne justifie un tel manque de transparence et de contrôle démocratiques. La première des exigences, la plus élémentaire en démocratie, consiste à appeler l’exécutif et la majorité parlementaire à publier les données relatives aux bénéficiaires des aides publiques. A minima pour les quelque 250 grandes entreprises et 5 700 entreprises de taille intermédiaire (plus de 250 salariés et/ou plus de 50 millions d’euros de chiffres d’affaires).

Cette exigence de transparence est d’autant plus essentielle que l’Observatoire des multinationales (https://multinationales.org/) a montré, en recoupant les informations parcellaires disponibles, que 100 % des groupes du CAC 40 ont bénéficié et bénéficient encore des aides publiques liées à la pandémie de Covid-19, même si certains ont tenté de prétendre le contraire.


Ainsi, au moins 27 groupes du CAC 40 ont eu recours au chômage partiel. Prévu pour éviter les licenciements et conserver les salariés formés au sein de l’entreprise, le dispositif du chômage partiel est dévoyé lorsque plus de 80 % de ces multinationales qui prétendaient ne pouvoir assumer la charge de la rémunération de leurs salariés ont, dans le même temps, considéré disposer d’une trésorerie suffisamment conséquente pour verser des dividendes en 2020 et/ou 2021.

Il faut stopper les aides ! ( Banque de France)

Il faut stopper les aides  ! ( Banque de France)

 

Comme souvent la Banque de France fait du slalom une fois pour soutenir la politique du gouvernement, une autre fois pour marcher dans les pas de Bruxelles. D’un côté hier le patron de la Banque de France a affirmé que la croissance française serait assez forte en 2021 , cela pour souffler un vent d’optimisme sur l’économie.

 Avec cependant avec deux réserves, celle concernant l’utilisation potentielle de l’épargne des Français pour l’instant relativement gelée, d’autre part celle concernant la montée de l’inflation. Après avoir soufflé le chaud , FRANÇOIS VILLEROY DE GALHAU -  indique qu’il est temps de stopper les aides financières.  

 Une déclaration assez contradictoire et même inopportune. Chacun sait que les aides ne pourront durer éternellement cependant elles doivent demeurer tant que la reprise n’est pas suffisamment significative. Autant dire qu’il faut soutenir l’économie au moins jusqu’à la fin 2021. Et non commencer  à répandre des doutes sur l’instabilité de l’environnement et l’éventualité d’une reprise brutale de la rigueur.

Il y a des moments où les responsables économiques seraient plus utiles en se taisant.

7 % seulement des entreprises en difficulté pour rembourser les aides ?

7 % seulement des entreprises en difficulté pour rembourser les aides ?

Comme souvent la Banque de France se veut rassurante et indique que seulement 7 % des entreprises pourraient être en difficulté après la levée des mesures d’aide. La Banque de France a toutefois exclu les entreprises qui avaient déjà des problèmes avant la crise sanitaire. 75 % des entreprises n’auraient pas davantage de difficultés qu’avant la crise du covid. Une autre lecture de ces chiffres laisse cependant entrevoir que 25 % pourraient connaître des problèmes soit du fait de difficultés financières récurrentes, soit du fait du confinement.

.Les commerces de l’hôtellerie, cafés et restauration (HCR) ont, en raison des nombreuses contraintes sanitaires qui ont pesé sur leur activité, souffert plus que les autres sur le plan financier. 10% d’entre eux pourraient ainsi être mis en difficulté au moment où les aides de l’État prendront fin, selon les estimations de la Banque de France. Ce taux est de 6% pour l’ensemble des entreprises étudiées.

Des hypothèses sans doute très basses qui se fondent sur les résultats financiers observés jusqu’au début de l’année (entre le 30 juin 2020 et le mois de janvier 2021). Les  vraies difficultés financières commencent maintenant notamment avec la levée des aides publiques (prêts , subventions, et de chômage, URSSAF etc.

 

Un plan prématuré pour réduire les aides aux entreprises

Un plan prématuré pour réduire les aides aux entreprises

l’économie est à peine relancée que déjà Bercy envisage un plan pour réduire les aides aux entreprises. En effet au premier trimestre, l’activité économique a ainsi de nouveau légèrement ralenti (- 0,1 %, selon les dernières estimations de l’Insee, après - 1,5 % entre octobre et décembre). Elle reste près de 5 points en dessous de son niveau d’avant-crise. Une annonce sans doute un peu prématurée dans la mesure où l’objectif central devrait être de contribuer au redressement de la confiance. Or si des investissements reprennent par contre les ménages demeurent relativement prudents avec une toute petite progression de 0,1 % de la consommation au premier trimestre.

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L’annonce de la suppression des aides est pour le moins prématurée car la France est loin d’être sortie de l’auberge en matière de croissance et de toute manière nous somme encore cinq points en retard par rapport au niveau économique de 2019. Il faudra bien sûr gérer les nombreuses défaillances qui vont intervenir au second semestre 2021 et au premier semestre 2022. On ferait mieux de réfléchir encore à un meilleur étalement des prêts garantis par l’État aux entreprises

Crise : Les aides diminuées entre juin et août

Crise : Les aides diminuées entre juin et août

Les aides publiques aux entreprises des secteurs les plus affectés par la crise sanitaire seront maintenues mais diminuées entre juin et août, a détaillé Bercy lundi à l’AFP. Le fonds de solidarité, qui indemnise actuellement les entreprises du tourisme, de la culture, du sport, de l’événementiel et des secteurs connexes (listes S1 et S1 bis) à hauteur de 20% de leur chiffre d’affaires réalisé avant la crise, est maintenu pour ces trois mois.

Mais l’indemnisation sera limitée en juin à 40% de la perte de chiffre d’affaires, avec toujours un plafond d’indemnisation de 20% du CA. En juillet, elle sera ensuite limitée à 30% et en août à 20% de la perte de CA, toujours avec le même plafond. Il y aura aussi un seuil minimal de perte de CA pour pouvoir être indemnisé qui devrait être fixé à 10% mais n’a pas encore été définitivement arrêté, a encore indiqué le ministère de l’Économie. Par ailleurs, la prise en charge par l’État de la masse salariale des entreprises de ces secteurs passera de 20% actuellement à 15% pour les mois de juin, juillet et août.

Enfin, le reste à charge des employeurs de ces secteurs pour le chômage partiel sera maintenu à 0% en juin, puis passera à 15% en juillet et à 25% en août. Enfin, avec l’événementiel, des discussions se poursuivent pour compléter ce dispositif dans la mesure où ce secteur connaît une faible activité durant l’été, a-t-on expliqué à Bercy. Un projet de décret qui doit être présenté cette semaine par le gouvernement au Parlement prévoit une allocation supplémentaire de 6,7 milliards au fonds de solidarité, ainsi que 500 millions de plus pour le chômage partiel.

Les quelque 30 milliards d’euros disponibles pour 2021 ne seront donc pas suffisants, surtout pour le fonds de solidarité qui est devenu le dispositif de soutien le plus coûteux.

Politique de ruralité : des aides pour le vélo, le service civique et LGBT !

Politique de ruralité : des aides pour le vélo, le service civique et LGBT !

 

L’interview de Joël Giraud ,secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, est significative  du grand vide de la politique rurale. Une interview par ailleurs assez caricaturale quand on parle de développer la ruralité des aides pour le vélo, du service civique sans parler de LGBT

.  (Interview dans l’Opinion)

De la France rurale remonte l’impression qu’un fossé s’est creusé avec la France urbaine. L’entendez-vous ?

Il y a, en France, un vieux sentiment d’abandon qui a trouvé son expression avec les Gilets jaunes. Il est aussi visible lors des élections, l’extrême droite gagnant en voix là où les ressorts habituels de sa popularité ne sont pas réunis. Il n’est cependant pas juste de dire que nous ne nous préoccupons pas de la ruralité, bien au contraire. Il suffit de regarder ce qui se fait sur le terrain. Il y a 181 mesures dans l’Agenda rural élaboré en 2019 par des élus locaux, dont je suis chargé. Les deux tiers des mesures sont déjà mises en œuvre, le dernier tiers sera réalisé d’ici à la fin du quinquennat. Sans hésiter, nous vivons un quinquennat profondément rural.

De quoi s’agit-il exactement ?

Il s’agit de mesures de natures très différentes. Certaines prennent du temps, mais sont emblématiques, comme le programme Petites Villes de demain. C’est un super programme d’ingénierie au maillage fin, pour revitaliser nos centres-bourgs et assurer l’accès des citoyens à l’Etat, aux services, à la santé, au logement. Nous l’adaptons précisément à chaque situation. Penser la ruralité en France, c’est faire du cousu main, ça n’est pas spectaculaire, mais ça marche. Nous nous apercevons que les besoins réels sont autres que ceux inventés à Paris. Les dispositifs nationaux doivent s’adapter au terrain, pas l’inverse, avec force dialogue. Il est encourageant de voir les territoires prendre en main les dispositifs destinés aux tiers lieux, aux Maisons France Services. Il y a des réalisations fantastiques comme en Aveyron, à Arvieu. Il y a 400 habitants, mais ce qui a été fait est exemplaire pour la valorisation du territoire : cette ruralité attire car elle est innovante !

Où en est-on de la réduction des zones blanches, dont nombre de ruraux se plaignent ?

Nous avons changé de méthode : auparavant, les opérateurs équipaient les zones rentables, les collectivités devaient assurer la maîtrise d’ouvrage subventionnée là où ce n’était pas le cas. Nous avons choisi d’abandonner trois milliards de recettes aux opérateurs, et, en contrepartie, nous prenons des arrêtés de couverture leur imposant le désenclaver les zones blanches. Désormais, 96 % du territoire est couvert par au moins un opérateur et 76 % par tous les opérateurs : en trois ans, nous avons fait plus que dans les dix années précédentes. On accélère le mouvement et la ruralité s’en trouve renforcée. Le développement de la fibre reste hétérogène. Il dépend des collectivités territoriales. Mais dans la loi de finances 2020, quasiment un milliard d’euros a été affecté pour aider au développement du réseau, notamment dans les zones à habitat très dispersé. C’est la condition d’un retour de la vie économique dans la ruralité.

« C’est peut-être dans l’hyper-ruralité que les aides pour les vélos et les scooters sont utiles »

Que faire pour un monde rural hyperdépendant de la voiture ?

Les situations sont différentes en ruralité périurbaine et dans les zones d’habitat émietté, où seul le transport scolaire existe. La loi LOM permet la création de schémas locaux de transports. Nombre de régions ont conservé la compétence, au détriment des intercommunalités. Celles-ci doivent s’organiser, devenir des autorités organisatrices de transport de deuxième rang. C’est une ingénierie complexe, car il n’y aura jamais de lignes de transports en commun dédiés dans ces territoires peu denses. Si du transport à la demande peut se développer, c’est bien. Et c’est peut-être dans l’hyper-ruralité que les aides pour les vélos et les scooters sont utiles.

Les jeunes ruraux ont le sentiment d’être les oubliés des politiques publiques…

Ce n’est pas le cas. Les dispositifs Volontaires territoriaux en administration, que nous venons de mettre en place, sont faits pour eux. Les programmes de service civique aussi : nous doublerons le nombre de ces volontaires dans les zones rurales, ils devraient être 30 000 en 2022. Nous adapterons les enveloppes prévues (15 000 euros par poste), si nous nous apercevons que le logement et la mobilité restent des freins à l’accès. L’Agenda rural comprend aussi le développement d’un réseau Cordées de la réussite pour améliorer l’égalité des chances pour les bons élèves des collèges ruraux. Il y a aussi l’objectif de l’ouverture de pôles universitaires « campus connectés » dans 19 départements à dominante rurale. J’ajoute un sujet qui n’était pas évoqué dans l’Agenda rural mais me tient à cœur : il s’agit de développer un réseau d’accueil et d’alerte pour les jeunes LGBT+, invisibles parmi les invisibles de la ruralité. Nous travaillons avec Elisabeth Moreno à des mesures les concernant.

Salaire aides à domicile : hausse « historique » enfin !

Salaire aides à domicile : hausse « historique » enfin !

 

 

Les salaires de base des les aides à domicile seront enfin augmentés. De quoi peut-être faciliter un recrutement particulièrement difficile. En cause souvent le temps partiel, les temps d’attente et les temps de déplacement peu ou pas pris en charge. De sorte que souvent les assistantes de vie gagnent moins que le SMIC mais avec des frais considérables de déplacement puisqu’elle utilise le plus souvent la voiture. (Notons aussi qu’il y a quelques hommes assistants de vie)

Concrètement, un salarié de catégorie A (soit le plus faible échelon), sans ancienneté, qui touche aujourd’hui le SMIC, sera augmenté de 2,2%. Mais avec 10 ans d’ancienneté, le même salarié (aujourd’hui également au SMIC), sera augmenté de 13,6%. «Il est essentiel de revaloriser ces professionnels mobilisés en première ligne auprès des personnes en perte d’autonomie dans la lutte contre la Covid-19, et qui permettront demain aux Français de vieillir plus longtemps chez eux», a commenté la ministre.

«C’est une excellente nouvelle!» a réagi auprès de l’AFP Thierry d’Aboville, le secrétaire général de l’ADMR, le principal réseau associatif d’aide à domicile. «C’est un message très fort adressé aux salariés», a-t-il commenté, soulignant que cette revalorisation allait améliorer l’attractivité du secteur, qui connaît des difficultés chroniques pour recruter. «On construit pour le futur: ça permet de donner des perspectives pour le secteur», s’est-il encore félicité.

Ces hausses de salaire représentent une enveloppe de 300 millions d’euros par an, à la charge des départements – compétents en la matière -, mais que «l’État s’engage à couvrir à 50%», ont précisé les services de Brigitte Bourguignon. Et pour la période d’«amorçage», soit les trois derniers mois de 2021, le gouvernement propose de porter sa contribution à 70% au lieu de 50%. En octobre dernier, l’exécutif avait fait voter un amendement au budget 2021 de la Sécurité sociale qui confirmait «l’engagement de l’État de contribuer à hauteur de 200 millions d’euros annuels au financement, par les conseils départementaux, des revalorisations salariales», rappelle Brigitte Bourguignon. «C’est une main tendue aux départements, nous sommes confiants qu’ils vont la saisir», a-t-on confié dans l’entourage de la ministre. «De toute façon, c’est une nécessité, les départements eux-mêmes reconnaissent que les salaires dans ce secteur sont indignes», a-t-on ajouté de même source.

À ce stade, l’Assemblée des départements de France (ADF) n’a toutefois «pas accepté cette proposition», selon Le Monde

Aides aux entreprises : 11 milliards par mois

Aides aux entreprises : 11 milliards par mois

 

La troisième vague amplifie encore le soutien nécessaire aux entreprises. Un soutien indispensable mais évidemment coûteux puisqu’on atteint environ 11 milliards d’aides aux entreprises par mois. ( Il faut évidemment ajouter les deux autres types d’aides pour mesurer l’effort budgétaire total qui pourrait être de l’ordre de 200 milliards en 2021

 

Le nouveau tour de vis sanitaire annoncé ce mercredi par Emmanuel Macron , même s’il ne peut se comparer au confinement strict opéré l’an dernier à pareille époque, promet d’avoir des conséquences importantes sur les comptes publics. Ainsi, Bercy a annoncé dans la soirée de mercredi que le coût des aides aux entreprises était réévalué à 11 milliards d’euros par mois.

Il s’agit d’une forte hausse par rapport aux derniers montants évoqués. Mi-mars, lors des précédentes annonces de restrictions concernant 16 départements, le chiffre de 7,2 milliards avait été avancé , lui-même déjà plus élevé que les 6 milliards mensuels estimés en février. En clair, en deux semaines, le coût des aides a flambé de 80 % avec 5 milliards rajoutés.

Les aides publiques devront prendre fin (la déclaration inutile de la Banque de France)

Les aides publiques devront prendre fin  (la déclaration inutile de la Banque de France)

 

Depuis que la Banque de France ne sert plus à grand-chose, ses dirigeant pratiquent une politique de communication qui selon les cas s’aligne sur celle de la banque centrale européenne (qu’ils espèrent un jour diriger) et où celle du gouvernement. Ainsi le gouverneur de la Banque de France vient-il de délivrer une nouvelle vérité de Lapalisse en indiquant que les aides devront prendre fin

 

On peut faire ce difficilement plus banal et plus évident. Les aides publiques ne pourront éternellement continuer et progressivement devront diminuer quand la situation endémique et les mesures de restriction se seront fortement atténuées.

 

Ce genre de déclaration du gouverneur de la banque de France n’apporte strictement rien. Ou alors il faudrait le compléter avec une perspective temporelle est aussi des modalités sur la réduction des enveloppes de soutien public.

 

Ou alors c’est simplement la reprise d’un discours d’austérité histoire de maintenir l’ambiance pour le cas où les Français ne seraient pas convaincus des dégâts de la crise sanitaire, sociale ,économique et financière.

 

Du côté monétaire, tant que la situation d’inflation trop basse persiste, nous devons agir sans hésiter au nom même de notre mandat », souligne François Villeroy de Galhau, également membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE). Le gouverneur de la banque de France prend des précautions oratoires vis-à-vis de l’inflation dont il écarte bien imprudemment le retour considérant que l’amorce de la reprise des prix aux États-Unis ne peut contaminer l’Europe

Crise économique : des aides ciblées pour les PME

Crise économique : des aides ciblées pour les PME

 

Alain Griset, ministre des TPE et PME a annoncé ce jeudi un élargissement de la liste des secteurs pouvant prétendre à une prise en charge des frais fixes jusqu’à 70% dans le cadre du fonds de solidarité. Dans les colonnes du Parisien , il cite l’exemple de certaines salles de sport et salles indoor «qui accueillent bowlings, laser game, murs d’escalade».

«Dans certains cas, où il y a des grandes superficies, 20% (de prise en charge) ne suffisent pas. On aura un décret qui permettra d’avoir une prise en charge des frais fixes au-delà de ces 20%», a-t-il précisé sur Sud Radio. Le ministre a ajouté que ces entreprises pourront désormais voir leurs charges fixes prises en charge à hauteur de 70 % «pour la période de janvier à juin 2021 dans la limite de 3 millions d’euros par groupe».

 Le ministre confirme par ailleurs qu’une négociation est en cours avec la Commission européenne pour obtenir un allongement de la durée du prêt garanti par l’État (PGE). Ce dernier pourrait passer de six à huit ans.

Dans les mois qui viennent, d’autres dispositifs de soutien aux entreprises devraient voir le jour. C’est le cas notamment des prêts participatifs garantis par l’État jusqu’à 35%.

Enfin, Bercy planche sur la possibilité de transformer certains PGE en subventions. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, va soumettre l’idée à Bruxelles. Mais il a déjà fait savoir qu’en cas de feu vert de la Commission européenne, cette solution serait très limitée. Elle ne s’appliquerait qu’«au cas par cas», pour les entreprises les plus en difficulté.

 

Le maire PS de Montpellier conditionner les aides aux associations au respect de la laïcité

Le maire PS de Montpellier conditionner les aides aux associations au respect de la laïcité

Le maire de Montpellier, pourtant proche de Hamon, met les pieds dans le plat de la laïcité, un terrain où la gauche en général est plus qu’ambigüe. Raide sur les principes, la gauche est plus sulfureuse quant aux conditions de son application. En particulier pour ne pas heurter les sensibilités islamistes. Le maire de Montpellier a donc décidé d’imposer les règles de la laïcité aux associations qui sont financièrement soutenues par les pouvoirs publics.

: « Je mets de l’ordre là-dedans. Il y a eu par le passé trop de complaisance. Des équipements municipaux étaient utilisés pour des prières. » Dans la presse locale, il se félicite d’avoir obtenu des renforts policiers après un rendez-vous avec Gérald Darmanin. Sur les réseaux sociaux, il s’affiche en tournée de nuit avec les forces de l’ordre.

« Il s’éloigne d’une gauche qui promettait la tranquillité aux intégristes en échange de leur vote. Il s’est décalé du dogme PS. Il est jeune, il finira ministre »

Ses collègues socialistes, jeunes responsables locaux comme lui, ne sont pas surpris d’un tel discours. Maire de Nancy depuis juin dernier, Mathieu Klein le connaît depuis 25 ans : « Il incarne une gauche du réel, qui défend un espace public ouvert à tous, sans tabou. » « Il assume ce sujet de la sécurité du quotidien », se félicite la maire de Nantes, Johanna Rolland. « Nos grands anciens ont vécu une période dans laquelle l’idéologie était très forte avec Mai-68 ou la deuxième gauche. Michaël, comme nous, s’est formé au contact du terrain. Il est plus un élu d’action qu’un idéologue », analyse Olivier Bianchi, maire de Clermont-Ferrand. « Les grandes théories se confrontent au réel. Associée à un gros travail de prévention, la répression est nécessaire », complète la présidente de la région Occitanie, Carole Delga.

« Il s’éloigne d’une gauche qui promettait la tranquillité aux intégristes en échange de leur vote. Il s’est décalé du dogme PS. Il est jeune, il finira ministre, s’enthousiasme le député LREM (ex-PS), Patrick Vignal. Mais il vient de l’écurie Hamon. Va-t-il être capable de bosser avec nous, macronistes ? » Dans la préparation des élections municipales, les marcheurs qui le connaissent, dont la députée de l’Hérault Coralie Dubost, avaient passé le message à l’état-major de la majorité : « C’est quelqu’un d’intéressant. » Mais pour l’intéressé pas question d’être débauché surtout si c’est pour rejoindre le Titanic d’Emmanuel Macron », écarte le député de la Loire, Régis Juanico, membre de Génération.s, qui le connaît depuis 1994. Elle-même approchée à plusieurs reprises par En Marche, Carole Delga est catégorique : « C’est peine perdue pour un ralliement. » « Même à 8 % dans les sondages, j’ai gardé le logo du PS sur mes affiches. Je ne me laisserai pas débaucher », confirme Michaël Delafosse.

Air France : les aides de l’État transformées en capitalisation

Air France : les aides de l’État transformées en capitalisation

 

Il paraît évident que la société Air France ne pourra jamais rembourser les aides de l’État dont elle a un impératif besoin pour éviter la faillite. Comme c’est souvent le cas dans ce genre de circonstances, les aides de l’État seront au moins pour partie transformées en augmentation de capital.

“Ce que je peux vous dire, c’est que l’Etat a répondu présent au moment le plus aigu de la crise avec nos homologues néerlandais pour faire en sorte qu’Air France-KLM, puisse survivre dans cette crise. C’était bien de cela dont il était question. Et l’Etat sera à nouveau au rendez-vous”, a dit ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Paris ne s’interdit pas de monter au capital d’Air France-KLM afin que le groupe soit en mesure de retrouver une trésorerie suffisante, a déclaré mercredi Jean-Baptiste Djebbari, sur BFM Business.

La radio RTL rapportait la semaine dernière que l’Etat français, qui détient déjà 14% du capital allait doubler sa part dans la compagnie en injectant 4 à 5 milliards d’euros supplémentaires. Comme les autres acteurs du transport aérien, Air France-KLM est frappé de plein fouet par les conséquences de la pandémie de coronavirus.

 

Greenpeace demande l’annulation des aides à Air France

Greenpeace demande l’annulation des aides à Air France

 

 

Greenpeace, l’organisation écolo d’origine américaine mène parfois des actions très sulfureuses. Ainsi Greenpeace s’est souvent attaqué à l’Europe et à la France en particulier. Cette fois l’organisation écolo demande l’annulation des aides à Air France. Officiellement il s’agit de lutter contre l’activité aérienne considérée comme très polluante.

Le problème c’est que Greenpeace ne manifeste pas le même enthousiasme pour obtenir la suppression des aides à la branche de construction aérienne de Boeing. En plus un énorme soutien aux activités militaires du constructeur aéronautique. Notons aussi que Greenpeace a observé le plus grand silence quant à la  levée décidée hier de l’interdiction de vol du dangereux 737 Max américain.

On comprend évidemment que des organisations écolos défendent la maîtrise voir la réduction du transport aérien mais encore faudrait-il que cette revendication concerne l’ensemble du monde et y compris les États-Unis. Greenpeace a demandé mercredi à la justice de bloquer les 3,4 milliards d’euros d’aide publique octroyés à la branche néerlandaise d’Air France-KLM tandis que le gouvernement français a réitéré son soutien à la compagnie aérienne, qui chercherait à lever 6 milliards d’euros supplémentaires pour faire face à la pandémie selon Le Monde.

“Le gouvernement a manqué l’occasion qu’il avait maintenant de lutter contre la pollution engendrée par l’aviation”, a déclaré l’avocat de Greenpeace Frank Peters lors d’une audience devant le tribunal de district de La Haye.

Après plusieurs mois de négociations, l’État néerlandais a accepté en juin dernier de secourir KLM, à condition que la compagnie aérienne respecte de nouveaux objectifs climatiques appuyés par le parlement.

Air France : une reconversion des aides en recapitalisation

Air France : une reconversion des aides en recapitalisation

 

Air France -comme de nombreuses autres entreprises- aura des difficultés à rembourser les prêts bancaires garantis pour l’État. Du coup, on envisage une transformation de ces prêts en participations. Ce pourrait être une solution pour d’autres entreprises notamment celles où l’État est déjà présent au capital.

Par contre certaines entreprises entièrement privées le risque est la faillite pure et simple.

Fin avril, compte tenu du caractère stratégique de l’entreprise, Bercy avait déjà apporté un soutien d’Air France  de 7 milliards d’euros, dont 4 milliards sous la forme de prêts bancaires garantis par l’État à 90 % et 3 milliards d’avance d’actionnaire. Cette avance était issue de l’enveloppe dont est dotée l’APE (Agence de participations de l’État) pour des interventions en fonds propres de l’État dans des groupes stratégiques en difficulté. Le groupe Air France-KLM a su également compter sur son autre principal actionnaire, l’État néerlandais, qui a assuré un prêt de 3,4 milliards d’euros à KLM.

Nouvelles aides contre la pauvreté

Nouvelles aides contre la pauvreté

 

La suite du plan pauvreté de 8 milliards d’euros lancé par l’exécutif en septembre 2018 a été présentée par l’exécutif ce samedi 24 octobre. Le  premier ministre Jean Castex a dévoilé une série de mesures destinées à protéger les plus fragiles et éviter à des milliers de Français de basculer dans la précarité. Le chef du gouvernement a répété la philosophie d’Emmanuel Macron qui refuse une augmentation des minima sociaux et privilégie des aides d’accompagnement d’un retour à l’emploi comme rempart à la pauvreté.

Jean Castex a dévoilé la création de 30.000 postes supplémentaires dans les structures « d’insertion par l’activité économique, en plus des 240.000 emplois ». Il a également annoncé un « allongement du dispositif de 12 à 24 mois » qui offre un accompagnement renforcé aux personnes durablement exclues du marché du travail. Pour les emplois aidés) le  financement de l’État de 45 à 80%.

Le premier ministre a aussi annoncé de nouvelles aides pour renforcer l’accès au logement et à l’hébergement d’urgence. « Pour prévenir les impayés de loyers, le dispositif mis en place par Action logement sera élargi, il sera susceptible de bénéficier à davantage de personnes », affirme le locataire de Matignon. Dans le détail, l’ancien «1% logement » versera 150 euros par mois pendant 6 mois (contre 2 avant) aux demandeurs dont la part du logement dans le budget représente plus d’un tiers du budget et non plus 40% comme fixé précédemment, a indiqué Jean Castex. En outre, 1500 places d’hébergement et d’accompagnement social seront financées pour des femmes sans abri sortant de maternité. « On fera tout pour que chaque personne ait accès à un hébergement et à des repas », a détaillé une porte-parole.

 

Des aides pour les plus défavorisés

Des aides pour les plus défavorisés

 

Les bénéficiaires du RSA et des APL vont recevoir une aide de 150 euros, avec 100 euros de plus par enfant, comme au printemps dernier lors du confinement. «Cela concernera 4,4 millions de foyers», a précisé Jean Castex. Le premier ministre fera de nouvelles annonces ce samedi à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

Par ailleurs,  la deuxième hausse de salaire pour les personnels soignants sera finalement versée «avant la fin de l’année». Lors du Ségur de la Santé, une revalorisation de plus de 200 euros par mois avait été décidée pour 2 millions de soignants.

Rénovation énergétique : aides divisées par trois ?

Rénovation énergétique : aides divisées par trois ?

L’ingénieur et architecte Philippe Alluin dénonce dans le journal Le Monde les faux-semblants du dispositif de rénovation énergétique inclus dans le plan France Relance.

 

Tribune. 

 

Les annonces étaient prometteuses : avec un tiers du plan consacré à la transition énergétique, on s’attendait à une réelle avancée, notamment dans la rénovation énergétique des bâtiments. La consommation énergétique des logements représente 30 % de la dépense énergétique totale.

Le dispositif MaPrimeRénov, présenté en grande pompe comme un nouveau dispositif, doit permettre, selon le gouvernement, un démarrage de la fameuse massification de la rénovation énergétique des logements. En réalité, ce dispositif est en vigueur depuis le 1er janvier 2020. Il succède en effet au crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) supprimé depuis cette date.

Présenté dès janvier comme plus simple et plus efficace, le nouveau dispositif masquait en réalité un habile tour de passe-passe de Bercy : aux 2 milliards d’euros par an affectés jusqu’en 2019 au CITE se substitue un budget de 800 millions dont est doté MaPrimeRénov, une somme qui provient d’ailleurs du budget du dispositif « Habiter mieux » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), lui aussi supprimé le 1er janvier 2020 !

Réservé dans un premier temps aux catégories « très modestes » et « modestes », MaPrimeRénov devra être étendu à tous les ménages et aux copropriétés à compter de janvier 2021. Mais cet élargissement à tous les ménages n’est en fait pas dû au plan de relance. Les 2 milliards sur deux ans qui y sont affectés dans le cadre du plan de relance ne sont ni plus ni moins ce que Bercy avait prévu d’affecter lors de la suppression du CITE. Et c’est moins de la moitié de ce que l’Etat dépensait chaque année pour soutenir la rénovation énergétique des logements, avec les 2 milliards par an du CITE, et les 800 millions de l’ANAH.

Somme toute, on passe de 2,8 milliards d’euros par an en 2019 à 1 milliard d’euros par an en 2021. Avec le plan dit « de relance », les aides à la rénovation énergétique des logements auront donc été divisées par trois…

Mais, nous dit-on, ce dispositif sera plus simple. Là encore, bel effort de communication pour masquer ce qui va encore se complexifier. Si le CITE était simple et universel, les demandes d’aide « Habiter mieux », destinée aux ménages très modestes et modestes, étaient instruites par les opérateurs de l’ANAH à travers une enquête auprès de chaque ménage pour déterminer son éligibilité : la démarche était si longue, si complexe et si tatillonne que l’ANAH n’a jamais été en mesure de dépenser les sommes affectées à ce dispositif.

Sécheresse : des aides supplémentaires pour les agriculteurs

Sécheresse : des aides supplémentaires pour les agriculteurs

 

Le ministre de l’Agriculture, Julien Denormandie, a annoncé ce vendredi des aides à la trésorerie d’urgence comme certains dégrèvements fiscaux. Globalement le secteur est lourdement touché par la crise sanitaire. En outre les rendements de beaucoup de produits ont été affectés. Enfin les exportations de nombreuses productions ont été victimes de la baisse du commerce international voire des mesures de taxation comme aux États-Unis.

«On prend des mesures exceptionnelles pour accompagner les agriculteurs face à des épisodes de sécheresse qui ne cessent de se répéter», a déclaré sur France Info le ministre qui a aussi confirmé qu’une «part significative» du volet agricole du plan de relance de l’économie devant être annoncé le 25 août sera consacrée à

«Pour tous les départements qui pourront relever de la calamité agricole», le ministre a indiqué qu’il serait «très vigilant» afin que les agriculteurs concernés puissent en bénéficier. «Quand est-ce que cela se passe ? À la fin de l’épisode de sécheresse, on constate les conséquences des diminutions de rendement et on fait ces déclarations (…) qui donnent lieu ensuite à des accompagnements financiers», a dit le ministre sans donner le montant du budget.

 

La présidente de la FNSEA Christiane Lambert avait demandé aussi des allègements de charge voire des échelonnements de remboursements bancaires pour les entreprises agricoles.

«Au-delà de ces mesures de très court terme, agronomiques et financières, il faut surtout préparer l’avenir, c’est l’objectif du plan de relance ou une part conséquente du volet agricole du plan de relance sera consacrée à l’adaptation de notre agriculture aux effets du changement climatique», a ajouté le ministre.

Les aides de l’Etat pour de nouveaux secteurs d’activité

Les aides de l’Etat pour de nouveaux secteurs d’activité

Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire a annoncé lundi que de nouveaux secteurs d’activité bénéficieraient d’exonération de charges et de chômage partiel.

« Nous allons élargir les bénéfices des dispositifs prévus pour le tourisme à un certain nombre de secteurs, je pense en particulier aux magasins de souvenirs et de piété », a déclaré le ministre lors d’un déplacement à Lourdes, lieu traditionnel de pèlerinages religieux, pratiquement à l’arrêt en raison des mesures sanitaires.

Les magasins de souvenirs et de piété, les boutiques des galeries marchandes, les boutiques des aéroports, les traducteurs-interprètes, les métiers d’art, les services auxiliaires de transport par eau, les paris sportifs, les labels sont concernés par la mesure.

Ils pourront accéder au dispositif d’activité partielle jusqu’à la fin de l’année, au fonds de solidarité jusqu’à la fin de l’année, et à l’exonération des cotisations sociales pendant 4 mois à compter de la publication du décret. De plus, ceux dont le chiffre d’affaires a baissé d’au moins 50% depuis 2019, pourront percevoir une aide de 1.500 euros par mois.

 

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