Archive pour le Tag 'Maroc'

Décathlon rapatrie sa production…. au Maroc

Décathlon rapatrie sa production…. au Maroc

 

 

Pas vraiment une relocalisation mais un transfert d’une grande partie de la production assurée en Asie aujourd’hui déplacée non pas en France mais au Maroc.

On comprend évidemment les enjeux économiques notamment la question de compétitivité. Cependant la France ne saurait seulement être un pays de consommation dont une partie est permise par l’endettement du pays. La question de la compétitivité et du rapport au travail est également en cause.

L’enseigne française de sport et de loisirs a décidé de rapatrier dans le royaume chérifien une partie de sa production aujourd’hui localisée en Asie. Le groupe explique sa démarche par un engagement face au changement climatique mais aussi par un besoin de sécurisation de ses stocks après le Covid et face à des risques géopolitiques grandissants.

De retour en Afrique, la société met aujourd’hui en avant l’enjeu environnemental, bien que cela ne soit pas l’unique raison, comme l’explique Julien Beretti, le directeur général de la filiale production de Decathlon pour tout le Maroc. « Il s’agit également de maîtriser le risque mondial face à tous les enjeux géopolitiques actuels. Entre le blocage du canal de Suez, les tensions avec la

Un nouveau bloc maghrébin sans le Maroc et la Mauritanie

Un nouveau bloc maghrébin sans le Maroc et la Mauritanie

Il est clair qu’un renforcement de la coopération économique au sein du Maghreb servirait le progrès des pays concernés. Pour cela un projet vise à la formation éventuelle d’un nouveau bloc maghrébin va se tenir lundi prochain à Tunis. Organisée par le président tunisien Kais Saied, elle réunira le président algérien Abdelmadjid Tebboune et le président du conseil présidentiel libyen Mohamed al-Menfi. Le problème c’est que le Maroc et la Mauritanie seront exclus de ce projet. Dommage évidemment car le Maroc est sans doute le pays le plus dynamique et le plus structuré. 

Dans un communiqué, les trois pays ont  souligné « la nécessité d’unifier et intensifier les efforts pour relever les défis économiques et sécuritaires, au service des intérêts » de leurs peuples.

 

Pour sa part, le chef de la diplomatie algérienne Ahmed Attaf a défendu ces initiatives comme destinées à combler un vide, alors que l’Union du Maghreb arabe (UMA), créée il y a 35 ans, est « dans le coma », qu’elle « n’a aucune activité ».

Au vu de cette « première réunion consultative entre les dirigeants des trois pays frères », selon un communiqué officiel, le futur bloc maghrébin comptera deux absents par rapport à l’UMA : la Mauritanie et le Maroc n’ont pas été conviés.

Des médias marocains comme Hespress et Le360 ont accusé l’Algérie de vouloir « former une alliance maghrébine contre le Maroc », son grand rival régional, et dénoncé une « manœuvre destinée à faire croire que l’Algérie n’est pas isolée dans son voisinage ». Toujours selon Le360, le président algérien se serait vu opposer une fin de non-recevoir début mars de la part de son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, qui aurait ainsi refusé catégoriquement de participer à une telle initiative sans le Maroc.

 

Maroc: amorce d’un système de protection sociale

 Maroc: amorce d’un système de  protection sociale

C’est évidemment d’une véritable évolution au Maroc avec l’amorce d’un système de protection sociale. Une première en Afrique où se pose  en général la question du financement. Une  évolution sociale sans doute nécessaire et possible avec la modernisation et les progrès économiques du pays.

 

Dans un premier temps 1 million de familles pauvres vont recevoir  500 dirhams (environ 45 euros) par mois, quelle que soit la composition de la famille. Un programme à l’étude depuis dix ans qui peinait à se concrétiser.

Le royaume accélère le déploiement de sa réforme de protection sociale universelle, avec une échéance fixée à 2025. Le but étant de rationaliser des aides anarchiques et destinées à seulement 20 % de la population (le pays compte 30 millions d’habitants). La réorganisation de ce système élitiste devrait en principe changer la vie de millions de ménages et améliorer l’indice de développement humain du pays, classé à la 123e place dans un rapport des Nations unies daté de 2022.

 

 

Développement : le Maroc un exemple à suivre ?

Développement économique: le Maroc un exemple à suivre ?

En matière de diplomatie, le Maroc se fait souvent assez discret. Ses dirigeants ne font pas parti des grandes gueules internationales qui veulent réguler le monde mais se montrent incapables de moderniser leur pays. Le Maroc fait sans doute parti des exceptions car il développe à la fois une politique économique dynamique, une politique sociale plus substantielle et plus égalitaire et des infrastructures conséquentes pour aider le développement notamment en matière de transport. Certains objecteront à juste titre que dans le domaine démocratique des avancées sont à enregistrer mais il faut aussi prendre en compte que ce pays est la cible de séismes islamistes qui ne peuvent être gérés à la mode libérale des pays développés. NDLR

Le FMI a publié un rapport mettant en évidence la stabilité macroéconomique, la résilience institutionnelle et le cadre réglementaire avancé du Maroc. L’étude montre également la remarquable capacité du royaume à attirer les investissements directs étrangers (IDE), notamment dans l’industrie manufacturière à moyenne et haute technologie (automobile, aéronautique, électronique). Ces résultats ont été obtenus grâce aux investissements significatifs consentis dans les infrastructures, dont les exemples les plus emblématiques sont le mégaport de Tanger Med, et la ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tanger à Casablanca. C’est aussi le résultat d’une politique industrielle incarnée par le Plan d’accélération industrielle lancé en 2014. Les infrastructures routières, ferroviaires et portuaires du pays sont au même niveau de qualité que dans l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), selon l’institution basée à Washington.

Alexandre Kateb
Maître de conférence en économie, Sciences Po

Nonobstant ces acquis indéniables, auxquels on peut ajouter une hausse continue du développement humain (xxx) depuis 1990, l’économie marocaine connaît un ralentissement marqué de sa croissance depuis près d’une décennie. Cette dernière est en effet passée de 5 % en moyenne entre 2000 et 2009 à 3,5 % en moyenne entre 2010 et 2019.

Ce ralentissement de la croissance économique s’est accompagné d’une baisse du contenu en emploi de la croissance, pratiquement divisée par trois, ainsi que d’une hausse concomitante du chômage des jeunes et d’un recul de la participation au travail, notamment celle des jeunes femmes âgées de 20 ans et plus.

Comme beaucoup d’autres pays émergents, le Maroc est confronté au « piège du revenu intermédiaire ». Ce concept élaboré par la Banque mondiale se fonde sur un constat empirique : seule une poignée de pays à revenu intermédiaire en 1960 ont réussi à atteindre le statut d’économie avancée en 2010. Si l’on excepte les pétromonarchies du Golfe, dont l’ascension est liée à la rente des hydrocarbures, le constat est encore plus sévère. Parmi les pays qualifiés en « première ligue économique », on trouve les bien connus « tigres et dragons » asiatiques, ainsi qu’une poignée seulement de pays situés hors d’Asie.

Selon le rapport de la Commission spéciale modèle de développement (CSMD), le Maroc ne valorise pas suffisamment son capital humain, dans un contexte de faible transformation structurelle. Le secteur agricole emploie encore un tiers de la population active et l’emploi informel représente 70 % à 80 % de l’emploi total. Le rapport précité du FMI pointe également le problème des inégalités de genre, notamment dans l’accès à l’emploi, comme la cause principale du ralentissement de la croissance.

En 2020, en pleine épidémie de Covid-19, le roi Mohammed VI a annoncé un ensemble de politiques destinées à sortir du piège du revenu intermédiaire. Ce nouveau programme de réformes inclut un plan d’envergure pour généraliser la protection sociale et une réforme de l’État actionnaire, à travers la rationalisation des entreprises publiques existantes, et le lancement d’un Fonds stratégique destiné à investir dans les entreprises privées à fort potentiel de croissance.

Le plan d’universalisation de la protection sociale, votée en avril 2021, a été mis en œuvre par étape : tout d’abord à travers l’extension à tous les Marocains –, quel que soit leur statut social ou professionnel – de l’assurance maladie obligatoire (AMO) qui était réservée jusque-là aux salariés. Seconde étape : la mise en œuvre d’un programme ambitieux d’aides sociales directes ciblant 60 % des ménages non couverts par un régime de protection sociale.

Ces aides comprennent une allocation de subsistance avec un plancher mensuel de 500 dirhams (Dh) par ménage bénéficiaire, ainsi que des allocations supplémentaires pour les enfants, les handicapés et les personnes âgées. Au total, l’aide peut dépasser les 1000 Dh par mois, soit près d’un tiers du salaire minimum officiel.

Le financement de ces aides reposera à la fois sur la rationalisation des dispositifs d’aide existants, la mobilisation de ressources fiscales supplémentaires ainsi que la décompensation progressive des prix de certains produits de base encore subventionnés comme la farine de blé tendre, le sucre et le gaz de pétrole liquéfié (GPL).

Ces mesures, assimilables à un revenu minimum, visent à fournir un soutien immédiat au pouvoir d’achat des ménages pauvres et vulnérables. Ainsi, le programme cherche à briser la mécanique de la pauvreté et de l’exclusion à travers l’investissement dans le capital humain des enfants – la perception intégrale des aides est conditionnée à la scolarisation de ces derniers – et la libération des énergies individuelles – notamment celles des femmes non qualifiées, qui pourront prétendre à des emplois plus rémunérateurs que les emplois d’aide à la personne dans lesquels elles sont souvent cantonnées.

Ces aides directes devraient également soutenir la croissance économique dans les localités les plus pauvres du pays – en soutenant la demande des ménages – et favoriser la résorption de l’économie informelle.

Dans l’ère pré-Covid, pour sortir du piège du revenu intermédiaire, de nombreux pays – Maroc compris – avaient mis en œuvre une politique centrée sur l’offre, fondée sur des mesures d’inspiration libérale comme la dérégulation des marchés. Les bouleversements induits par la pandémie ont fait émerger au Maroc un nouveau paradigme en matière de politiques publiques, mettant davantage l’accent sur la complémentarité entre l’offre et la demande, entre l’État et le marché. Ce rééquilibrage peut désormais inspirer d’autres pays en développement en Afrique et ailleurs dans le monde.

Société- Maroc : « Le petit peuple va encore payer « 

Société-Maroc : « Le petit peuple va encore payer  »

Choqué par l’ampleur du tremblement de terre qui a tué plus de 2 800 personnes, le romancier marocain Abdellah Taïa rappelle, dans une tribune au « Monde », qu’un mouvement de contestation contre les injustices et la précarité était né après le séisme de 2004 dans les régions très pauvres du nord du pays.

Le tremblement de terre très puissant qui s’est produit dans la région de Marrakech a bouleversé le Maroc tout entier. Ses secousses ont été ressenties jusqu’à la ville de Fès. Presque personne n’a pu dormir dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 septembre. Très choqués, mes proches avaient peur de rester à l’intérieur de leur maison. C’était l’apocalypse. C’était la fin. En quelques secondes, tout bouge, tout change, tout tombe, y compris les corps et les âmes. Sincères, ils disent en pleurant : désormais, vivre n’aura plus jamais le même goût.

Cette catastrophe a créé comme un lien inédit entre les Marocains. Ils ont vu la mort de leurs propres yeux. Ils ont compris à quel point ils sont plus que jamais vulnérables. Abandonnés. Seuls. Si seuls face à la nuit interminable et à ses forces destructrices.

Dès samedi matin, ils ont commencé à penser aux autres, qui ont été les plus touchés. Et, chacun à sa façon, ils ont voulu exprimer leur solidarité avec ces autres. Ce tremblement de terre a mis tout le pays face à cette vérité qu’on ne peut plus se permettre de cacher, de maquiller : ce sont les plus pauvres qui vont principalement souffrir des conséquences de cette tragédie. Les Marocains des villages de l’Atlas. Les bourgs. Les douars. Les souks.

Ils ne sont pas si loin que ça de Marrakech, de ses riads luxueux et de sa jet-set internationale. De la place Djemaa El-Fna, en levant la tête, on voit clairement cet autre Maroc ignoré, qui vit depuis trop longtemps dans le dénuement et la précarité. Les villageois qu’on voit sans réellement les voir. On passe constamment à côté d’eux. Ces Berbères que les touristes adorent prendre en photo. Ils sont si beaux, si simples, si généreux, si merveilleux, si authentiques, il ne faut surtout pas qu’ils changent. Des gens sans cesse transformés en objets exotiques. Des images d’un Maroc éternel qui fait tellement plaisir à ceux qui ne veulent toujours pas dépasser leurs fantasmes orientalistes.

Ce petit peuple marocain va encore une fois payer le prix fort. A Casablanca, à Agadir, à Rabat et ailleurs, les citoyens marocains ne cessent de s’organiser pour lui venir en aide. Ils improvisent comme ils peuvent. Il y a là quelque chose d’admirable. Vraiment. Mais malheureusement leur solidarité ne suffira pas.

Maroc : « Le petit peuple va encore payer « 

Maroc : « Le petit peuple va encore payer  »

Choqué par l’ampleur du tremblement de terre qui a tué plus de 2 800 personnes, le romancier marocain Abdellah Taïa rappelle, dans une tribune au « Monde », qu’un mouvement de contestation contre les injustices et la précarité était né après le séisme de 2004 dans les régions très pauvres du nord du pays.

Le tremblement de terre très puissant qui s’est produit dans la région de Marrakech a bouleversé le Maroc tout entier. Ses secousses ont été ressenties jusqu’à la ville de Fès. Presque personne n’a pu dormir dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 septembre. Très choqués, mes proches avaient peur de rester à l’intérieur de leur maison. C’était l’apocalypse. C’était la fin. En quelques secondes, tout bouge, tout change, tout tombe, y compris les corps et les âmes. Sincères, ils disent en pleurant : désormais, vivre n’aura plus jamais le même goût.

Cette catastrophe a créé comme un lien inédit entre les Marocains. Ils ont vu la mort de leurs propres yeux. Ils ont compris à quel point ils sont plus que jamais vulnérables. Abandonnés. Seuls. Si seuls face à la nuit interminable et à ses forces destructrices.

Dès samedi matin, ils ont commencé à penser aux autres, qui ont été les plus touchés. Et, chacun à sa façon, ils ont voulu exprimer leur solidarité avec ces autres. Ce tremblement de terre a mis tout le pays face à cette vérité qu’on ne peut plus se permettre de cacher, de maquiller : ce sont les plus pauvres qui vont principalement souffrir des conséquences de cette tragédie. Les Marocains des villages de l’Atlas. Les bourgs. Les douars. Les souks.

Ils ne sont pas si loin que ça de Marrakech, de ses riads luxueux et de sa jet-set internationale. De la place Djemaa El-Fna, en levant la tête, on voit clairement cet autre Maroc ignoré, qui vit depuis trop longtemps dans le dénuement et la précarité. Les villageois qu’on voit sans réellement les voir. On passe constamment à côté d’eux. Ces Berbères que les touristes adorent prendre en photo. Ils sont si beaux, si simples, si généreux, si merveilleux, si authentiques, il ne faut surtout pas qu’ils changent. Des gens sans cesse transformés en objets exotiques. Des images d’un Maroc éternel qui fait tellement plaisir à ceux qui ne veulent toujours pas dépasser leurs fantasmes orientalistes.

Ce petit peuple marocain va encore une fois payer le prix fort. A Casablanca, à Agadir, à Rabat et ailleurs, les citoyens marocains ne cessent de s’organiser pour lui venir en aide. Ils improvisent comme ils peuvent. Il y a là quelque chose d’admirable. Vraiment. Mais malheureusement leur solidarité ne suffira pas.

Tremblement de terre au Maroc : Rabat curieusement sélectif pour accepter les aides !

Tremblement de terre au Maroc : Rabat curieusement sélectif pour accepter les aides !

Alors que de très nombreux pays ont proposé leur aide après les terribles conséquences du séisme, Rabat se montre très sélectif en acceptant pour l’instant seulement le secours de quatre pays à savoir l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Qatar et les Emirats arabes unis. Pour des questions diplomatiques, le concours de la France n’est pas souhaité actuellement. Curieux car le roi au moment de la catastrophe était soigné dans un établissement hospitalier français.

Une sorte de réaction d’orgueil voir de dédain qui va pérenniser la situation dramatique de nombreuses populations qui ont tout perdu et qui recherchent pour certains leurs proches.

Le Maroc démontre à l’évidence que la politique ne fait pas bon ménage avec les priorités humanitaires. Même un pays très développé aurait besoin de l’aide de tous avec une telle catastrophe.

L’enjeu pour l’instant est en effet de tenter de sauver toutes les vies possibles. Il faudra aussi engager un énorme effort de reconstruction sur des bases techniques autrement plus sérieuses.

Enfin le tourisme l’une des activités principales du pays va se trouver affectée et il faudra plusieurs années pour rebâtir dans les zones concernées et rendre le pays à nouveaux attractif.
Il y a de toute évidence a progresser en manière d’aide humanitaire qui ne serait être conditionnée aux relations politiques notamment diplomatiques.

Cette réaction d’orgueil du Maroc pourrait lui coûter cher. On notera en particulier que l’Algérie et la France ont été écartés de la liste des pays autorisés à apporter leur aide.

Tremblement de terre Maroc : Trop de constructions qui ne sont pas dans les normes

Tremblement de terre Maroc : Trop de constructions qui ne sont pas dans les normes

Le bilan du séisme qui a frappé le Maroc ne cesse de s’alourdir. Le tremblement de terre le plus meurtrier dans le royaume depuis plus de 60 ans, a détruit vendredi soir des villages entiers dans une région située au sud-ouest de Marrakech (centre), et 2.862 vies ainsi que 2.562 blessés, d’après les derniers chiffres publiés lundi. «Dans la région de l’Atlas, il y a beaucoup d’auto-constructions échappant aux normes parasismiques». Frédéric Léone, géographe spécialiste des risques naturels et fin connaisseur du Maroc, pointe dans « Libé » des différences avec le séisme en Turquie.

Un tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé le Maroc dans la nuit de vendredi à samedi 9 septembre, dans la région d’Al-Haouz, dans le centre du pays et au sud-ouest de la très touristique ville de Marrakech. Le bilan, provisoire, s’élève déjà à plus de mille morts. Une catastrophe qui réveille le douloureux souvenir de 1960, lorsque le Royaume fut touché par un séisme de 5,7 sur l’échelle de Richter, à Agadir, qui a tué plus de 12 000 personnes et détruit presque entièrement la cité.

Selon Frédéric Léone, géographe spécialisé en gestion et cartographie des risques naturels à l’université Montpellier-III et fin connaisseur du Maroc, les normes parasismiques sont très peu appliquées dans la zone où la terre a tremblé. Il se dit inquiet pour les villages de montagne du coin, difficilement accessibles pour les secours et où les habitats traditionnels ne sont pas conçus pour résister à de telles secousses.

Maroc : Trop de constructions qui ne sont pas dans les normes

Maroc : Trop de constructions qui ne sont pas dans les normes

«Dans la région de l’Atlas, il y a beaucoup d’auto-constructions échappant aux normes parasismiques». Frédéric Léone, géographe spécialiste des risques naturels et fin connaisseur du Maroc, pointe dans « Libé » des différences avec le séisme en Turquie.

Un tremblement de terre de magnitude 6,8 a frappé le Maroc dans la nuit de vendredi à samedi 9 septembre, dans la région d’Al-Haouz, dans le centre du pays et au sud-ouest de la très touristique ville de Marrakech. Le bilan, provisoire, s’élève déjà à plus de mille morts. Une catastrophe qui réveille le douloureux souvenir de 1960, lorsque le Royaume fut touché par un séisme de 5,7 sur l’échelle de Richter, à Agadir, qui a tué plus de 12 000 personnes et détruit presque entièrement la cité.

Selon Frédéric Léone, géographe spécialisé en gestion et cartographie des risques naturels à l’université Montpellier-III et fin connaisseur du Maroc, les normes parasismiques sont très peu appliquées dans la zone où la terre a tremblé. Il se dit inquiet pour les villages de montagne du coin, difficilement accessibles pour les secours et où les habitats traditionnels ne sont pas conçus pour résister à de telles secousses.

Sinistre au Maroc : les normes de construction aussi en cause

Sinistre au Maroc : les normes de construction aussi en cause

L’ampleur du sinistre au Maroc s’explique par l’intensité du séisme vis-à-vis duquel on ne peut pas faire grand-chose. Reste aussi que les normes de construction participent largement à l’aggravation des conséquences.

Les normes antisismiques de construction ne concernent qu’une très petite minorité le bâtiment. Pour le reste comme partout en Afrique ont construit surtout avec des parpaings auto de ciment sous dimensionné comme le ferraillage. De plus assez souvent on rajoute des étages qui n’ont pas été prévus au départ dans les fondations.

La tricherie et la corruption concernant les normes de construction et leur respect coûte cher en vies humaines.

Séisme au Maroc : Rabat très sélectif pour accepter les aides !

Séisme au Maroc : Rabat très sélectif pour accepter les aides !

Alors que de très nombreux pays ont proposé leur aide après les terribles conséquences du séisme, Rabat se montre très sélectif en acceptant pour l’instant seulement le secours de quatre pays à savoir l’Espagne, la Grande-Bretagne, le Qatar et les Emirats arabes unis.

Une sorte de réaction d’orgueil voir de dédain qui va pérenniser la situation dramatique de nombreuses populations qui ont tout perdu et qui recherchent pour certains leurs proches.

Le Maroc démontre à l’évidence que la politique ne fait pas bon ménage avec les priorités humanitaires. Même un pays très développé aurait besoin de l’aide de tous avec une telle catastrophe.

L’enjeu pour l’instant est en effet de tenter de sauver toutes les vies possibles. Il faudra aussi engager un énorme effort de reconstruction sur des bases techniques autrement plus sérieuses.

Enfin le tourisme l’une des activités principales du pays va se trouver affectée et il faudra plusieurs années pour rebâtir dans les zones concernées et rendre le pays à nouveaux attractif.
Il y a de toute évidence a progresser en manière d’aide humanitaire qui ne serait être conditionnée aux relations politiques notamment diplomatiques.

Cette réaction d’orgueil du Maroc pourrait lui coûter cher. On notera en particulier que l’Algérie et la France ont été écartés de la liste des pays autorisés à apporter leur aide.

France Maroc: la fédération marocaine proteste contre l’arbitrage médiocre

France Maroc: la fédération marocaine proteste contre l’arbitrage

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La fédération marocaine proteste auprès de la fédération internationale en raison de fautes d’arbitrage qui ont été défavorables au Maroc. Une plainte qui ne risque pas cependant d’aboutir compte tenu du fonctionnement « particulier » de la FIFA. Les reproches ne sont pourtant pas infondés. Le problème c’est que chaque pays ou presque pourrait protester contre un arbitrage globalement assez médiocre. La plupart du temps les arbitres signalent des fautes bénignes mais ne sont pas assez rapides pour réagir face à des fautes plus graves voire à de véritables attentats. En cause l’hétérogénéité du corps arbitral, son manque de professionnalisme.

Comme il faut faire plaisir à tous les pays, les arbitres sont choisis un peu au hasard alors qu’il conviendrait de disposer d’un véritable corps d’arbitre de très haut niveau soigneusement sélectionné et compétent pour des rencontres internationales.
La France aussi a pu bénéficier de cet arbitrage médiocre mais elle en a aussi été victime. Ainsi de curieuses tolérances constatées vis-à-vis des agressions dont a été victime régulièrement. Il faut dire que tout cela va tellement vite que les arbitres sont souvent dépassés.

La Fédération marocaine de football (FRMF), qui estime que ses joueurs ont été privés de « deux penalties incontestables » lors de la demi-finale de la Coupe du monde perdue contre la France (2-0), a annoncé jeudi avoir saisi « l’instance compétente » pour contester l’arbitrage.

« La FRMF a adressé une correspondance à l’instance compétente dans laquelle elle revient sur les situations arbitrales ayant privé la sélection marocaine de deux penalties incontestables de l’avis de plusieurs spécialistes de l’arbitrage », indique la Fédération marocaine dans un communiqué.

« L’instance compétente » saisie par la FRMF n’est pas nommée dans ce communiqué. Selon Foot Mercato, c’est auprès de la Fifa que ce recours a été déposé. Durant le Mondial, la Fédération française (FFF) avait de son côté saisi – en vain – la commission de discipline de la Fifa pour protester contre l’annulation du but égalisateur inscrit en toute fin de match par Antoine Griezmann contre la Tunisie et invalidé par la VAR après le coup de sifflet final.

Agé de 38 ans, César Arturo Ramos, qui avait déjà officié lors du Mondial 2018, a arbitré trois autres rencontres au Qatar, dont la victoire du Maroc contre la Belgique (2-0).

FRANCE-MAROC: ENCORE UN MATCH INSUPPORTABLE

FRANCE-MAROC: ENCORE UN MATCH INSUPPORTABLE

Encore un match insupportable contre le Maroc après celui contre l’Angleterre. La France n’a dominé réellement qu’environ 20 minutes. Pour le reste, elle s’est montrée très nerveuse et parfois même inquiétante. Il y a un vrai problème de constance sans doute aussi d’implication et de stratégie. Heureusement, il y a un sublime Griezman pour ratisser tout ce qui traîne et surtout orienter le jeu. Cette fois comme contre l’Angleterre, Lioris a été très bon. Reste une interrogation, la timidité extrême de Dembélé, la difficulté à trouver Mbappé. Bref au total le Maroc – comme l’Angleterre -a assez largement dominé la France qui cependant a réussi grâce à son opportunisme. Il faudra autre chose, un autre niveau et un autre engagement contre l’Argentine. Bref, encore une victoire à l’arraché face à une magnifique équipe du Maroc très technique et très motivée.

Les notes des spécialistes de football sur BFM.

Hugo Lloris : 8/10
Son sauvetage absolument fabuleux sur la bicyclette d’El-Yamiq a préservé l’avantage au score et il restera sans aucun doute dans les mémoires (44e). Comme face à l’Angleterre, il s’est montré impérial sur sa ligne. Son horizontale sur le premier tir marocain, signé Ounahi (10e), avait servi d’avertissement : ça ne passerait pas. Aucune erreur non plus dans ses sorties aériennes.
Jules Koundé : 4/10
La dernière image marquante du match restera son sauvetage aussi héroïque que peu académique sur la ligne de but. Mais, le latéral droit tricolore a été trop souvent débordé sur son côté. On l’a également vu très souvent perdre ses appuis sur les dribbles de ses adversaires.
Raphaël Varane : 6,5/10
Le taulier de la défense tricolore a assumé son rôle par un placement irréprochable. Il a coupé plusieurs actions marocaines en mettant le pied ou la tête au bon moment.
Ibrahima Konaté : 7,5/10
Appelé à la dernière minute pour suppléer Dayot Upamecano, il l’a joué autoritaire. Conquérant dans ses duels, il a rapidement fait oublier qu’il était le titulaire le moins expérimenté avec les Bleus ce soir (6 sélections). Son intervention sur une passe en retrait extrêmement dangereuse à la 54e minute est le symbole de sa prestation.
Théo Hernandez : 6/10
Il n’a mis que cinq minutes à réussir ce qu’aucun adversaire n’avait réussi à faire depuis le début du Mondial : marquer un but à Yassine Bounou. Opportuniste au second poteau, il a sorti son meilleur geste d’attaquant pour mettre les Bleus sur les bons rails. Il a réussi à montrer un bon visage pour se racheter après avoir failli ruiner la demi-finale. Mais il a passé son temps en seconde période à être dépassé dans sa zone à chaque fois que Ziyech et ses coéquipiers ont tenté des redoublements de passe à l’intérieur.
Aurélien Tchouameni : 6,5/10
Le Madrilène avait très faim. Il a beaucoup donné en première période, tant défensivement qu’offensivement (avec deux offrandes pour Mbappé et Giroud sur la même action), tellement qu’il était un peu moins lucide dans le deuxième acte. Mais on retiendra une activité de tous les instants, symbolisée par ses 10 ballons récupérés (record du match à égalité avec Hernandez).
Youssouf Fofana : 5,5/10
Beaucoup d’envie, de l’impact, peut-être trop parfois. Ses montées au pressing ont parfois laissé des espaces que les Marocains se sont empressés d’exploiter. Un déséquilibre qu’on pouvait attendre tant il n’a pas le même profil que l’habituel titulaire, Adrien Rabiot, qui a dû déclarer forfait. On valorisera ses montées balle au pied dans le deuxième acte.
Antoine Griezmann : 8/10
Un récital sur chacune de ses prises de balle, un travail défensif extrêmement précieux (9 ballons récupérés). Que dire de plus qui n’ait pas déjà été dit ? Phénoménal.
Ousmane Dembélé : 3,5/10
Plus il s’applique dans les tâches défensives, moins il sent le football. La tendance observée face à l’Angleterre a de nouveau été constatée. Encore une fois, on s’est langui de le voir quitter la pelouse. Remplacé par Randal Kolo Muani (79e), remplaçant surprise et buteur sur son premier ballon.
Olivier Giroud : 4/10
Une soirée difficile pour le meilleur buteur de l’histoire des Bleus, courageux dans les duels, mais maladroit dans les derniers gestes. Remplacé par Marcus Thuram (65e), auteur d’une entrée incisive sur le côté gauche.
Kylian Mbappé : 6,5/10
Il n’a pas marqué et n’a pas régné sur la rencontre comme il est capable de le faire, mais il est toujours l’arme n°1. Il est impliqué sur les deux buts des Bleus ce soir, ses deux tirs déviés se transformant à chaque fois en offrandes pour un coéquipier au deuxième poteau. Sa faible implication dans certains replis défensifs se remarque beaucoup plus quand Adrien Rabiot n’est pas là pour compenser, surtout quand l’adversaire a ciblé le côté gauche pour faire mal.

Sahara occidental: L’Espagne soutient le Maroc

 Sahara occidental:  L’Espagne soutient le Maroc

 

Militant de la cause sahraouie, Najem Sidi condamne la volte-face du chef du gouvernement espagnol en faveur du plan marocain d’autonomie.

 

Tribune.

La volte-face du gouvernement espagnol de Pedro Sanchez en faveur du plan marocain d’autonomie a choqué le peuple sahraoui mais aussi le peuple espagnol. Pedro Sanchez a renié la neutralité historique de l’Espagne en tournant le dos à la Constitution espagnole et à la légalité internationale. Son attitude pèse sur la conscience espagnole.

Le journal espagnol El Pais a publié l’intégralité du message envoyé par le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, au roi du Maroc, Mohammed VI. En substance, cette lettre considère que la proposition marocaine d’autonomie, qui date de 2007, « est la base la plus sérieuse, crédible et réaliste pour la résolution du contentieux sahraoui ». Pedro Sanchez fait donc cavalier seul en décidant de s’aligner sur la position marocaine. A en croire El Pais, Madrid a bel et bien cédé aux menaces et chantages marocains en rapport avec l’émigration clandestine et d’autres sujets sensibles.

C’est un troc, mais il a été désavoué par la classe politique et la société civile en Espagne, qui ont qualifié la volte-face du chef du gouvernement de « honteuse » et « scandaleuse ». Une opposition sérieuse à l’initiative de M. Sanchez s’organise en effet au sein du gouvernement et au Parlement. Il est question de présenter une proposition de loi défendant le peuple sahraoui et son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, conformément aux résolutions pertinentes des Nations unies.

Le peuple sahraoui n’est pas dupe. Il se souvient de l’accord tripartite signé le 14 novembre 1975 à Madrid entre l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie, aux termes duquel le territoire sahraoui, ancienne possession espagnole, avait été partagé comme un gâteau entre Rabat et Nouakchott. Cet accord pernicieux n’a d’ailleurs jamais été inscrit dans le journal officiel espagnol.

Il faut rappeler que le droit du Sahara occidental à l’autodétermination est profondément ancré dans les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies. Il découle en particulier de la résolution 1514 des Nations unies de 1960 sur « l’octroi de l’indépendance aux pays et peuples coloniaux ». Ce droit n’a pas été supprimé par l’accord tripartite de Madrid de 1975, qui a violé la procédure d’exercice du droit à l’autodétermination déterminée par l’Assemblée générale des Nations unies. L’accord n’a reçu ni l’approbation de la communauté internationale ni celle du peuple sahraoui.

Maroc : les islamistes laminés par la démocratie

Maroc : les islamistes laminés par la démocratie

La défaite des islamistes aux dernières élections confirme à quel point le système politique marocain est « une machine à broyer les partis », estime la politiste Mounia Bennani-Chraïbi dans une tribune au « Monde ».

 

 

Tribune. 

A la suite du triple scrutin – législatif, régional et communal – du 8 septembre, le mythe de l’exception marocaine est une nouvelle fois réactualisé. Depuis l’annonce de l’effondrement électoral du Parti de la justice et du développement (PJD, issu de la matrice islamiste), les uns proclament l’échec de l’islamisme, tandis que d’autres s’émerveillent, encore une fois, face à la « subtilité » de la monarchie marocaine. Alors que lesdits islamistes ont été écrasés dans le sang en Egypte et éliminés après un « coup de force » en Tunisie, des urnes « transparentes » auraient permis de les dissoudre dans le royaume.

De tels récits occultent l’exacerbation de la crise de la représentation au Maroc. A cet égard, la thèse de l’échec de l’islamisme ne tient pas la route. Premièrement, le PJD ne représente que l’une des tendances politiques à référentiel islamique. A l’inverse de l’organisation Justice et Bienfaisance, très présente dans l’arène protestataire mais qui reste exclue du jeu politique institué, le PJD n’a jamais contesté la légitimité religieuse du roi, commandeur des croyants.

 

Deuxièmement, il doit son triomphe aux législatives de 2011 et de 2016 aussi bien à l’électorat sensible à ses valeurs religieuses et identitaires qu’aux espérances qu’il a suscitées auprès d’électeurs avides d’une offre politique alternative. Ceux-là ont misé sur un personnel politique supposé « intègre », susceptible de lutter pour le « changement » et contre la corruption.

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