Archive pour le Tag 'alimentaires'

Faire face aux crises alimentaires en Afrique

Faire face aux  crises alimentaires  en Afrique

Pour la Djiboutienne Ayan Mahamoud, coordinatrice des programmes de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), des solutions existent pour faire face à la sécheresse qui touche notamment la région.

interview dans le » Monde « 

 

Le spectre de 2011, lorsque la famine avait entraîné la mort de près de 260 000 Somaliens, plane sur la Corne de l’Afrique. Alors que les précipitations ont été plus faibles que prévu trois saisons des pluies d’affilée, la partie orientale du continent connaît la pire sécheresse depuis quarante ans. Des invasions de criquets ont par ailleurs ravagé les cultures à plusieurs reprises ces dernières années.

La Somalie, l’Ethiopie et le Kenya sont particulièrement touchés par les pénuries d’eau, de fourrage et de denrées alimentaires. Dans ces trois pays, plus de 14 millions de personnes sont aujourd’hui en insécurité alimentaire aiguë, selon les Nations unies ; 1 million d’habitants ont été contraints de quitter leur foyer par manque de vivres et plus de 3 millions de têtes de bétail ont déjà péri. Cette nouvelle crise humanitaire intervient dans un contexte sécuritaire toujours dégradé, avec la persistance d’attaques du groupe terroriste somalien des Chabab et, en Ethiopie, l’éclatement d’une guerre civile au Tigré.


La Djiboutienne Ayan Mahamoud coordonne les programmes de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), qui regroupe Djibouti, l’Ethiopie, la Somalie, l’Erythrée, le Kenya, le Soudan, le Soudan du Sud et l’Ouganda. Elle décrypte pour Le Monde les liens entre climat, sécurité et développement et explique comment les crises alimentaires pourraient être évitées .

En quoi la sécheresse qui touche actuellement la Corne de l’Afrique est-elle particulièrement alarmante ?

Les niveaux d’insécurité alimentaire atteints sont très préoccupants et la situation est intenable dans certaines zones. Le manque de pluie sur plusieurs saisons a tari les nappes phréatiques et fait obstacle au renouvellement des ressources naturelles en eau et en végétation. Les précipitations qui étaient attendues en mars ne sont arrivées que mi-avril et elles n’ont pas atteint les volumes espérés, alors qu’elles doivent s’arrêter fin mai. Nous pensons que cette demi-saison [des pluies] ne sera pas suffisante pour compenser les dommages subis. Il est clair qu’il faut nous adapter à cette réalité, car nous sommes désormais sûrs que les phénomènes de sécheresse vont être plus fréquents et plus intenses avec le dérèglement climatique.

« La culture de la patate douce est très prometteuse, car c’est un aliment résistant à la sécheresse et nutritif pour les populations »

Est-il possible d’adapter l’agriculture à cette instabilité climatique ?

Il existe des microclimats dans la région, où pourrait s’organiser un pastoralisme semi-sédentaire qui consisterait à développer l’activité agricole en complément de l’élevage. Cela est évident sur les hauts plateaux éthiopiens, mais il est aussi possible de faire pousser des espèces demandant moins d’eau dans les zones arides et semi-arides des plaines. La culture de la patate douce a par exemple été testée dans le triangle de Mandera, entre le Kenya, la Somalie et l’Ethiopie, et est très prometteuse. Elle pourrait être répliquée dans d’autres zones. C’est un aliment à la fois résistant à la sécheresse, nutritif pour les populations et dont les feuilles peuvent nourrir le bétail.

 

Ces choix innovants peuvent être couplés à des solutions technologiques. La capture de l’humidité de l’air pour la transformer en eau a ainsi été testée et représente une alternative sérieuse à la pluie pour le nord du Kenya, l’Ethiopie et la Somalie. Donc en gérant mieux le potentiel agricole de ces trois pays, les crises alimentaires pourraient être évitées. Si la fragilité des systèmes de gouvernance dans la région et les violences extrêmes freinent encore ces perspectives, on pourrait en revanche dès maintenant s’appuyer davantage sur les pays limitrophes pour lutter contre l’insécurité alimentaire.

Concrètement, quels rôles peuvent-ils jouer ?

En Afrique de l’Est, il existe des greniers agricoles, comme l’Ouganda, et des zones très productives. Nous en avons déjà identifié dans plusieurs régions d’Ethiopie et nous continuons de collecter des données en Somalie, au Kenya, au Soudan et en Ouganda. Nous essayons de mettre en place un système pour que les surplus de céréales ou de fourrage d’une zone soient envoyés à d’autres en déficit au lieu d’être jetés, comme c’est encore le cas actuellement. Cela demande une importante coordination. Le système n’est pas encore opérationnel. Il faudra beaucoup d’efforts, mais un énorme potentiel a été identifié.

 

Le climat n’est pas seul en cause…

Le problème est bien plus complexe que le seul manque de pluie. Il est aussi dû à la fragilité des systèmes de gouvernance et aux conflits qui secouent la zone, auxquels s’ajoutent les problèmes de disponibilité des terres. La privatisation de grandes étendues pour l’industrie minière ou leur utilisation pour des projets gouvernementaux agricoles complique l’accès des populations aux ressources naturelles et accroît les risques de déplacement, par exemple au Kenya et en Ethiopie. Les zones pastorales ont par ailleurs été négligées en termes de développement (électricité, infrastructures, éducation…).

Hausse record des prix alimentaires : plus 4 % en un mois

Hausse record des prix alimentaires : plus 4 % en un mois

 

L’indice FAO des prix alimentaires a augmenté en février de 3,9% par rapport au mois précédent, à 140,7 points contre 135,7 points en janvier, indique l’organisation dans un communiqué. L’indicateur, qui suit la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base, a dépassé son niveau record de février 2011 (137,6 points). Il reflète les prix à l’exportation.

Cette augmentation provient surtout de la hausse des cours des huiles de palme, de soja et de tournesol».

Hausse aussi du lait de 6,4 % par rapport à janvier.

Les céréales, quasiment stables en janvier (+0,1%), repartent à la hausse, gagnant globalement 3% en février, notamment du fait de la hausse des prix du maïs (+5,1%)

Alors que l’invasion de l’Ukraine par la Russie se poursuit, les cours des céréales et des oléagineux n’en finissent pas de flamber. En quelques jours, du 18 février au 3 mars, le prix du blé est passé de 265 euros la tonne à 376 euros sur Euronext, à échéance mars, approchant ainsi ses sommets d’il y a 14 ans. À 378 euros la tonne sur Euronext, le maïs affichait de son côté une hausse de 67 euros en cinq jours. Les cours des huiles et du colza s’envolent toujours.

Denrées alimentaires : une hausse entre 3 et 10%

Denrées alimentaires : une hausse entre  3 et 10%

d’après les institutions, l’inflation devrait être temporaire ( ce discours vise notamment à décourager les revendications salariales et les revendications des épargnants). En attendant, on assiste à une envolée des matières premières y comprises alimentaires. Ainsi par exemple le prix du blé qui a pris 35 % en un an. Selon le bureau d’études NielsenIQ , les prix des denrées alimentaires pourraient augmenter de trois à 10 % environ . Un caddie uniquement composé de marques nationales verra par exemple son prix augmenter de 3,2%, passant de 47,90 à 49,45 euros (toujours dans l’hypothèse d’une répercussion intégrale des coûts). L’augmentation sera en revanche de 7,2% pour un panier 100% marques distributeurs standard (de 31,65 euros à 33,95 euros) et de 11% pour un panier entièrement rempli de produits de marques distributeurs premiers prix (de 18,95 euros à 21 euros).

Et pour cause, les distributeurs ont davantage la main sur les prix de leurs propres références alors que les prix des marques nationales font l’objet de négociations annuelles entre les enseignes et les industriels qui doivent s’achever en mars.

Contenants alimentaires : l’agence nationale de sécurité dénonce la présence de bisphénol A

Contenants alimentaires : l’agence nationale de sécurité dénonce la présence de bisphénol A

Le bisphénol A est un produit chimique utilisé notamment dans la fabrication de plastiques, classé par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) comme un perturbateur endocrinien, capable d’interférer avec notre système hormonal. Il est interdit en France depuis 2015 dans les contenants alimentaires, mais aussi depuis 2020 dans les tickets de caisse. Le nom des entreprises et organisations professionnelles mises en cause n’a pas été communiqué. L’Autorité de la concurrence assure les avoir notifiées «il y a quelques jours» de la procédure engagée.

L’envolée aussi des prix ressources alimentaires mondiales (FAO)

L’envolée aussi des prix  ressources alimentaires mondiales (FAO)

Une augmentation de plus de 30 % sur un an qui va évidemment se répercuter très prochainement sur les produits de consommation.    Les prix mondiaux des produits alimentaires ont encore augmenté pour le deuxième mois consécutif en septembre pour atteindre leur plus haut niveau en dix ans, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), jeudi 7 octobre.

 L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130 points le mois dernier, un record depuis septembre 2011. Sur un an, l’indice a augmenté de 32,8 % en septembre. De mauvaises récoltes conjuguées à la demande chinoise expliquent la nette augmentation des prix des produits agricoles de base.

L’indice des prix des céréales a augmenté de 2 % en septembre par rapport à août, en raison de la croissance des prix du blé (+4 %), la FAO évoquant dans un communiqué le « resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande mondiale ».

Les prix des huiles végétales ont augmenté de 1,7 % en septembre et restent supérieurs de 60 % à leur niveau enregistré il y a un an, selon la FAO, en raison principalement de la hausse des cours de l’huile de palme et de l’huile de colza. En ce qui concerne la production céréalière, la FAO prévoit une récolte mondiale record de 2,8 milliards de tonnes en 2021.

Produits alimentaires : toujours davantage de sucre pour cacher la médiocrité

 

Produits alimentaires : toujours davantage de sucre pour cacher la médiocrité

En dépit des annonces et des produits qualifiés sans sucre ajouté, nombre de produits alimentaires contiennent  toujours autant de sucre sinon  davantage. L’objectif du sucre excessif ( comme le sel) est évidemment de masquer la mauvaise qualité des produits.  L’association Consommation Logement Cadre de vie (CLCV) vient par exemple de publier une étude sur les yaourts et desserts lactés dans laquelle elle dénonce la présence de taux de sucre très élevés. Les desserts lactés d’origine animale (crèmes, mousses, flans…) contiennent ainsi l’équivalent de 4 morceaux de sucre pour un pot de 125g. D’ailleurs, certains sont tellement sucrés qu’ils ne devraient même pas être considérés comme des « produits lactés ».

De multiples études ont démontré que le sucre favorisait, outre le diabète et l’obésité, de nombreuses autres maladies. En augmentant le taux de triglycérides et de cholestérol, le sucre fait le lit de l’hypertension et des maladies cardiovasculaires. Le sucre favorise également le développement de certains cancers : côlon, estomac, pancréas, utérus et sein.

Dans l’intestin, en attaquant la flore bactérienne, il affaiblit nos défenses immunitaires. Le sucre favorise également la fermentation intestinale et crée un milieu propice au développement de mycoses intestinales et des cellules cancéreuses. Enfin, le sucre entraîne un vieillissement prématuré de tous les tissus de l’organisme, y compris de la peau.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses), reprenant la même démarche que celle qui a entraîné la réduction du taux de sel dans les aliments, a pour objectif d’obtenir une diminution de 25 % par jour (soit 20 g) de la consommation de sucres simples (par exemple, le saccharose, le glucose, le fructose), particulièrement les sucres simples ajoutés.

Si les recommandations quant aux apports en glucides totaux demeurent inchangées (50 à 55 % des apports énergétiques journaliers), il s’agit de diminuer nettement le pourcentage de sucres simples et d’augmenter le pourcentage de glucides complexes, sources d’amidon. Ces glucides complexes dont notre organisme à impérativement besoin et que nous apportent le pain, les céréales, les pommes de terre et autres féculents.

La baisse de sucre, et plus globalement la volonté d’améliorer la qualité nutritionnelle des produits, est surtout liée à la mise en place du Nutri-Score depuis 2016. Ce système d’étiquetage nutritionnel (de A pour les aliments les plus sains à E pour ceux qui contiennent de fortes teneurs en sel, sucre ou matière grasse par exemple) est devenu un réflexe d’achat pour les consommateurs et donc, un argument marketing.

labels alimentaires : beaucoup de pipeaux !

labels alimentaires : beaucoup de pipeaux !

 

L’ UFC Que Choisir, WWF et Greenpeace France dénoncent  la forêt vierge des labels qui fleurissent un peu partout et le décalage entre les appellations et la réalité du produit tant sur la santé que sur l’environnement

Une première étude de UFC-Que Choisir a vérifié la conformité des démarches par rapport aux exigences définies des SIQO (Signes officiels de qualité et d’origine) – comme les labels AOC /AOP, IGP, Label Rouge et AB - et analysé les raisons de non-conformité de certains produits. La deuxième étude menée de front par WWF, Greenpeace et Basic concerne quant à elle les démarches publiques et privées pour évaluer les impacts environnementaux et socio-économiques.

Ainsi l’UFC que choisir a étudié huit AOP fromagères, et douze viandes Labels Rouges qui garantissent «un produit de qualité supérieure»Démontre que trois produits sur huit ne remplissent pas les conditions affichée. Du côté des viandes, c’est le porc Label Rouge pour lequel la différenciation avec le porc non labélisé serait trop

La deuxième étude menée de front par le Bureau d’analyse sociétale Basic, Greenpeace et WWF porte sur l’impact socio-économique et environnemental de onze grandes marques.

Dans cette étude disponible en ligne, les onze démarches sont soumises à une toute nouvelle grille d’analyse comprenant sept critères environnementaux (dérèglement climatique, pollution de l’air, dégradation des sols…) ainsi que sept critères socio-économiques rarement mis en avant pour la question de la durabilité alimentaire. Les notes ne sont pas toutes satisfaisantes. Loin s’en faut. Du côté environnement, la Haute Valeur Environnementale (HVE) révèle l’impact le plus modéré sur les critères de santé humaine, de biodiversité ou de ressources en eau avec une note de 1 sur 5. Notons que le BIOS entier pas trop mal et faut-il aussi Sonia Hayet que la moitié des les approvisionnements en fruits et légumes viennent de l’étranger qui ne sont pas toujours aussi rigoureux que la France.

Même si l’étude précise que certains labels ont révélés des signes de qualité et un impact positif, une certification reste dans le viseur de Greenpeace France, WWF France et le Basic qui souhaitent conditionner son soutien public à un cahier des charges révisé: la certification HVE.

Climat : changer les habitudes alimentaires

Climat : changer les habitudes alimentaires

 

Changer les habitudes alimentaires, ce que propose dans le Figaro (extrait) Sylvain Pellerin ,directeur de recherche Inrae et chef adjoint du département AgroEcoSystem.

 

- En France, quelle part représente l’agriculture dans nos émissions de gaz à effet de serre?

 

L’agriculture stricto sensu représente 19 % des émissions françaises mais contrairement aux autres secteurs, elle rejette assez peu de CO2, ce dernier provenant surtout de l’utilisation des engins agricoles. En effet, 51 % des émissions sont du méthane (un puissant gaz à effet de serre émis par les ruminants et par le stockage des effluents d’élevage), et 46 % du protoxyde d’azote dus à l’usage d’engrais azotés.

 

Pourra-t-on nourrir la France en 2050 tout en réduisant drastiquement ces émissions?

La France s’est dotée d’une stratégie visant la neutralité carbone en 2050, l’objectif étant alors de ne pas émettre plus que ce que les écosystèmes peuvent absorber. Cette stratégie est déclinée par secteurs: pour l’agriculture, il s’agit de réduire de moitié les émissions .

Perspectives de la livraison à domicile de denrées alimentaires

Perspectives de la livraison à domicile de denrées alimentaires

Un article du Wall Street Journal qui s’appuie sur l’analyse de l’entreprise Instacart

Bientôt, vos applications de livraison alimentaire pourraient ressembler furieusement à vos feeds de réseaux sociaux. Et vous le devrez à Instacart.

Le géant de la livraison de courses en ligne a annoncé la semaine dernière que Fidji Simo, ancienne vice-présidente de Facebook et en charge de l’application historique du réseau social, succéderait au fondateur d’Instacart Apoorva Mehta à la tête de l’entreprise à partir du mois prochain. Elle apportera sans doute des changements à Instacart qui pourraient exercer une influence durable sur le secteur de la livraison alimentaire.

En surface, le modèle d’Instacart peut sembler comparable à celui des plateformes de livraison de repas, s’appuyant sur des travailleurs indépendants pour livrer de la nourriture aux clients. Toutefois, il existe des différences notables. Instacart indique que la majorité de ses livreurs sont des travailleurs indépendants, mais l’entreprise emploie également des salariés à temps partiel dans certains magasins. Par ailleurs, compte tenu notamment du panier plus rempli, les courses constituent une unité économique très distincte des repas de restaurant. L’an dernier, Instacart dit avoir enregistré 1,5 milliard de dollars de chiffre d’affaires, mais « traité » des « dizaines de milliards » de dollars en valeur de transaction brute. La comparaison n’est pas parfaite, mais DoorDash a dégagé le double de ce chiffre d’affaires l’an dernier, traitant environ 25 milliards de dollars en valeur de commande brute pour son activité principale.

Toutefois, cette dynamique pourrait changer. En plus de son activité de livraison de courses, Instacart développe une entreprise de publicité, qu’il espère porter un jour au niveau des plus grandes agences de publicité numérique. L’embauche à la tête de la société de Fidji Simo, qui a mené le lancement des publicités sur le fil d’actualité de Facebook ainsi que l’équipe responsable de la monétisation des publicités mobiles pour la plateforme, signale l’ambition d’Instacart d’accélérer cette activité. Au cours des deux dernières années, Instacart a débauché trois hauts responsables d’Amazon et de Google pour piloter sa division publicité.

Bien qu’Instacart ne soit pas coté en Bourse et révèle peu de données financières, son activité de publicité a généré environ 300 millions de dollars l’an dernier et pourrait croître à 1 milliard de dollars l’an prochain

Des données d’Edison Trends et de Bloomberg Second Measure montrent que la part de marché d’Instacart dans la collecte et livraison de courses a atteint un pic au début de la pandémie. Cette part de marché reste élevée comparée aux niveaux d’avant la crise sanitaire, mais a diminué. En avril 2020, Instacart s’imposait avec une part de marché clairement en tête auprès des consommateurs américains parmi une sélection d’entreprises de collecte et livraison de courses aux Etats-Unis, selon Bloomberg Second Measure, après avoir pris une part de marché significative à Walmart. Mais en mai 2021, Walmart était de nouveau en tête.

Bien qu’Instacart ne soit pas coté en Bourse et révèle peu de données financières, son activité de publicité a généré environ 300 millions de dollars l’an dernier et pourrait croître à 1 milliard de dollars l’an prochain, selon une source proche du dossier. Ces perspectives de croissance seront sans doute scrutées par les investisseurs potentiels, alors que l’entreprise se prépare à une introduction en Bourse très attendue. En plus de renforcer la valeur ajoutée d’une plateforme pour ses clients en touchant des consommateurs qui sont en train de faire leurs courses, les publicités sont une activité lucrative avec des marges élevées qui peuvent compenser une croissance lente dans d’autres domaines. C’est ainsi grâce à son modèle dominé par la pub que Facebook a publié une marge brute de plus de 80 % l’an dernier, contre un peu plus de 50 % pour DoorDash. Avec l’essor lié à la pandémie l’an dernier, Instacart dit avoir pu dégager des bénéfices sur la base de son Ebitda ajusté en 2020, ce qu’il n’était pas parvenu à faire avant la pandémie en 2019.

Les plateformes de livraisons de repas de restaurant peinent elles-mêmes à réaliser des bénéfices réguliers, malgré la forte hausse de leur chiffre d’affaires. DoorDash est parvenu à enregistrer un bénéfice l’an dernier pour l’ensemble de l’exercice sur la base de son Ebitda ajusté, mais Uber Eats n’y est pas arrivé. Les pressions réglementaires ont augmenté la rémunération des livreurs dans certaines zones et plafonné les commissions que les plateformes peuvent facturer aux restaurants, du moins temporairement. La ville de New York envisage un plafond permanent de ces commissions. Les plateformes de livraison ont pu compenser la baisse des commissions aux restaurants en facturant des tarifs plus élevés aux clients. Mais avec le retour de la restauration sur place, les clients pourraient rechigner à continuer de payer ces frais.

La publicité représente un moyen de combler l’écart, et les plateformes de livraison semblent discrètement renforcer leur présence publicitaire. Uber Eats a lancé son premier format publicitaire en annonces sponsorisées en août dernier et dit viser une performance de 100 millions de dollars pour son activité publicitaire cette année. Toutefois, le directeur général d’Uber, Dara Khosrowshahi, a déclaré en mai que sa division Eats était nettement en avance sur cet objectif. Uber a aussi récemment engagé un ancien dirigeant d’Amazon spécialiste de technologie publicitaire pour diriger son activité publicité. DoorDash indique que bien qu’il propose des remises aux clients, l’entreprise doit encore payer la note pour certaines de ces promotions. Un porte-parole de l’entreprise a déclaré qu’elle n’était pas prête à discuter des progrès de la publicité pour le moment. Toutefois, selon LinkedIn, DoorDash a un vice-président à la tête de son activité publicitaire et recherche actuellement un directeur des revenus publicitaires.

A mesure que les entreprises de livraison se focalisent moins sur la croissance et plus sur les bénéfices, la publicité pourrait se présenter comme le saint Graal. Et Instacart semble déterminé à prouver sa valeur.

Prix alimentaires : forte hausse des prix ?

Prix alimentaires : forte hausse des prix ?

 

La très forte progression des prix des matières premières conduit les industriels à souhaiter une forte hausse des prix à la consommation. À cela il faudrait ajouter les conditions climatiques et les désordres logistiques qui ont pesé sur l’envol des cours des matières premières. Des matières premières qui dans les prix ont augmenté de 40 % sur un an.

 «les tensions sur le prix des matières premières affectent considérablement la santé financière des industries agroalimentaires, traduisant un double décrochage de compétitivité, en France et en comparaison internationale», explique l’Association nationale des industries alimentaires. Dans ce contexte, «les entreprises interrogées par l’Ania remontent un besoin tarifaire de 9% en moyenne toutes catégories confondues, ce qui traduit l’urgence de la situation». Dans le détail, elles réclament d’augmenter le prix des produits laitiers de 11%, celui des plats préparés de 8%, et les huiles et les graisses de 50%.

 

Fraudes alimentaires : une O.N.G. dénonce

Fraudes alimentaires : une O.N.G. dénonce

Selon foodwatch, «le sujet reste tabou en France»«Nous avons au mieux uniquement accès à des informations très générales sur les conclusions de certaines enquêtes menées par la répression des fraudes (DGCCRF) ou la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Mais le nom des marques concernées par des fraudes, celui des produits, des fabricants, les quantités et les lieux de vente par exemple, sont la plupart du temps tenus secrets», regrette-t-elle. «Rien ne justifie l’opacité actuelle. Il s’agit avant tout d’un choix politique, aujourd’hui entre vos mains», écrit l’organisation dans une lettre, rendue publique, adressée au ministre de l’Économie Bruno Le Maire et à celui de l’Agriculture Julien Denormandie.

 

Pour sa campagne, qui s’accompagne d’une pétition, l’organisation s’appuie sur un livre intitulé Manger du faux pour de vrai (Éditions Robert Laffont), fruit d’une enquête sur la fraude alimentaire en Europe menée par Ingrid Kragl, en charge des investigations pour foodwatch. En 400 pages, elle égrène les scandales alimentaires des dernières années en Europe: la viande de cheval vendue comme étant du bœuf, l’huile de tournesol devenue soudain de l’huile d’olive, beaucoup plus chère, grâce à un ajout de chlorophylle, le thon avarié injecté d’additifs dangereux pour lui donner l’air d’être frais et qui a provoqué des intoxications alimentaires… Elle évoque des vins du Languedoc devenus du pomerol ou du margaux, les produits faussement bio, ceux qui s’arrogent une Appellation d’origine protégée (AOP) sans pouvoir y prétendre ou encore les miels lourdement édulcorés chimiquement.

 

Selon la Commission européenne, les pertes pour l’industrie liées à ces fraudes alimentaires sont estimées à «environ 30 milliards d’euros chaque année» en Europe, rappelle l’organisation née en 2002 en Allemagne et implantée en France depuis 2013. Foodwatch ajoute que «des réseaux de criminalité organisée ont compris qu’il y avait un filon à exploiter dans le trafic d’aliments: peu de risques de se faire coincer et une aubaine pour blanchir de l’argent».

Banques alimentaires: la moitié sont des nouveaux bénéficiaires

Banques alimentaires: la moitié sont des nouveaux bénéficiaires

 

La crise économique et sanitaire provoque une amplification de la misère sociale. Un constat qui s’appuie notamment sur le fait  que la moitié de ceux qui ont recours aux banques alimentaires sont pour moitié de nouveaux bénéficiaires depuis moins d’un an ( pratiquement le début de la crise du Coronavirus). Le profil majoritaire des bénéficiaires est celui de personnes sans emploi, d’un revenus moyens autour de 800 €. En moyenne l’apport des banques alimentaires représente un peu moins de 100 € par mois pour les intéressés

«Dans le contexte actuel les banques alimentaires sont de plus en plus sollicitées et voient le profil des bénéficiaires évoluer (travailleurs pauvres, personnes diplômées)», selon cette étude réalisée tous les deux ans par l’institut CSA pour les banques alimentaires. «Si la perte d’emploi, la maladie et la séparation sont toujours les trois premières raisons de l’aggravation de la situation financière des bénéficiaires, l’impact de la crise sanitaire est palpable», indique l’étude. Ainsi, 12% des répondants disent que leurs difficultés financières se sont aggravées à la suite de la crise sanitaire du Covid-19.

 

Plus de 2,1 millions de personnes bénéficient de l’aide alimentaire en ce début d’année 2021, selon les banques alimentaires. Une importante augmentation du nombre de bénéficiaires, d’environ 25%, avait été enregistrée en mars 2020, mois marqué par le premier confinement. Menée du 30 septembre au 10 novembre sur près de 1.000 bénéficiaires, l’étude permet de «mesurer l’impact de la crise sanitaire sur la précarité alimentaire», soulignent les banques alimentaires dans un communiqué. Plus de la moitié (51%) des personnes aidées ont déclaré avoir recours à l’aide alimentaire depuis moins d’un an. Parmi elles, 21% y ont eu recours pour la première fois il y a moins de 3 mois et 14% entre il y a 3 mois et il y a six mois.

Plus de la moitié des bénéficiaires (52%) se rendent à l’association d’aide alimentaire au moins une fois par semaine. Les personnes aidées ont en moyenne 48 ans et 70% sont des femmes. Plus de 80% sont de nationalité française. Par ailleurs, près d’un quart des bénéficiaires ont au minimum le niveau bac. En moyenne, les ressources des bénéficiaires s’élèvent à 839 euros. 80% n’ont pas d’emploi: parmi eux, plus d’un quart (27%) des bénéficiaires sont chômeurs, 17% sont retraités. Plus de 85% d’entre eux ont un logement stable. L’aide alimentaire représente pour ces personnes une économie de 92 euros par mois en moyenne.

Enfin, 66% des bénéficiaires disent souhaiter être accompagnés par des associations. «Il apparaît difficile de penser que l’aide alimentaire puisse être dématérialisée et/ou soustraite au lien humain nécessaire aux personnes en situation de précarité», estiment les banques alimentaires dans leur communiqué, alors que le gouvernement pourrait distribuer prochainement des chèques alimentaires.

  •  

Covid : des pénuries alimentaires

Covid : des pénuries alimentaires

Un article de l’opinion et va l’éventuelle problématique du manque d’approvisionnement alimentaire du faîte de la pandémie.

 

La FAO s’alarme du fait que « des problèmes émergents [sont] capables d’aggraver les perturbations de l’approvisionnement alimentaire pendant la pandémie ». En somme, des problèmes logistiques pourraient avoir lieu dans certains marchés, notamment au sein des pays pauvres, dont certains sont dépendants des exportations mondiales.

Demande. Un cri d’alerte qui fait mouche, alors que, jeudi, la Russie, premier exportateur mondial de blé, a indiqué qu’elle allait limiter ses exportations de différentes variétés de céréales. Le but ? Sécuriser son marché intérieur. Et cela dans un contexte de baisse des prix généralisée.

En raison du confinement mondial lié à la pandémie de Covid-19, les prix mondiaux des produits alimentaires ont en effet chuté de 4,3 % en mars, selon la FAO. Sont concernés les produits laitiers, les céréales, les huiles végétales, le sucre ou encore la viande.

On est en fait loin des images de ruées dans les supermarchés : dans les pays développés c’est la demande qui baisse en raison des mesures de confinement. Les populations confinées réduisent en fait leur consommation globale : ils ne roulent plus et les restaurants sont fermés, par exemple. Ainsi, malgré une offre qui reste abondante les prix baissent, comme pour le sucre (- 20% en un mois) ou les huiles végétales (- 12%).

Banques alimentaires : « urgence sociale », selon Pascal Brice

Banques alimentaires : « urgence sociale », selon Pascal Brice

Les Français sont de plus en plus nombreux à ne pas manger à leur faim. Si bien qu’aujourd’hui, huit millions de personnes ont besoin d’une aide alimentaire pour vivre. « C’est une réalité que nous constatons dans nos associations », affirme Pascal Brice, le président de la Fédération des acteurs de la solidarité qui appelle à la solidarité. Ce dernier constate notamment une précarité croissante chez les jeunes et appelle à ce que des aides soient étendues. Les personnes en précarité sont « dans le maquis de la bureaucratie, en marge de la société », déplore-t-il, militant notamment pour l’extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans et à la généralisation de la garantie jeunes.

Face à ce fléau, Pascal Brice évoque la perte du lien social, et regrette que la solidarité ne soit pas toujours au rendez-vous. « La solidarité est là, mais nous avons affaire à une évolution de long date d’une société plus individualiste », explique-t-il, évoquant notamment la classe moyenne qui paie les conséquences de cette évolution et qui, de ce fait, « s’interroge sur la solidarité qui est souvent assimilée à de l’assistanat ».

Près de 200.000 personnes sont actuellement dans des hébergements d’urgence, et de nombreuses demandes ne sont pas pourvues, alerte Pascal Brice qui appelle à « amplifier le mouvement ».

 

« Le contresens économique de la fermeture des rayons non-alimentaires »

« Le contresens économique de la fermeture des rayons non-alimentaires »

Philippe Goetzmann , expert économique, considère que la fermeture des rayons de produits non alimentaires dans les supermarchés constitue une véritable contresens économique qui sera défavorable aux productions françaises. (Tribune dans l’Opinion)

 

Philippe Goetzmann a 25 ans d’expérience opérationnelle du retail et de la grande consommation. Administrateur de La Note Globale, membre du think-tank Agroalimentaire Les Echos et élu de la CCI Paris Ile-de-France, il a fondé en 2019 Philippe Goetzmann &, une agence de conseil dédiée au changement de modèle de la consommation et à la relation industrie-commerce.

La décision, étonnante pour le moins, du gouvernement de fermer les rayons non-alimentaires de la grande distribution pourrait sembler circonscrite à ces seuls secteurs. Par ricochet elle est un mauvais coup porté à l’agriculture et à l’agroalimentaire pourtant bien silencieux alors que leurs clients sont chahutés.

Nous sommes début novembre, au moment où la campagne de négociations commerciales annuelles commence. Des initiatives ont été prises : Serge Papin, l’ancien patron de Système U, mandaté par le ministre de l’Agriculture pour « préserver l’esprit des Etats généraux de l’Alimentation », par exemple. Les enjeux sont considérables et alors que la crise fait des ravages, la grande distribution, préservée jusqu’ici dans son chiffre d’affaires, portait quoi qu’on en dise une attention marquée aux sujets agricoles. Certes les distributeurs ne sont pas des anges, les industriels non plus, mais ils ont pris conscience du caractère collectif et systémique des enjeux.

Patatras. En 10 minutes au journal télévisé de TF1, le Premier ministre a pris le risque, en fermant les rayons non-alimentaires des grandes surfaces, de fragiliser le subtil équilibre de la seule — ou presque — filière qui tienne bien. Pourquoi donc cette décision non-alimentaire jouerait-elle sur l’alimentaire ? Trois raisons à cela.

« La grande distribution, qui avait pu passer la crise, se retrouve donc dedans jusqu’au cou. Cette ponction lourde sur les résultats va devoir être récupérée. Où ? Puisqu’il n’y a plus de non-alimentaire, reste… l’alimentaire »

1. Un changement de priorité

Depuis plusieurs années et particulièrement en cette période, les sujets agricoles sont sur le haut de la pile de tous les dirigeants de la grande distribution. Le non-alimentaire vit mal, mais il suit son rythme. L’attention est portée aux négociations, aux relations de filière, au référencement local, comme en atteste encore le communiqué altruiste de Système U de jeudi matin.

D’une phrase, le Premier ministre a créé et mis une pile entière de dossiers non-alimentaires sur la table des patrons du retail, par-dessus ceux de l’agriculture. Un de mes anciens patrons me répétait souvent : « On ne va pas se créer des problèmes qu’on n’a pas ». Avec un certain talent, c’est ce que le gouvernement vient de faire.

Résultat : toute l’attention de la distribution est focalisée depuis une semaine et pour deux mois à gérer les stocks, déplacer les flux, changer les horaires, bouger les implantations, chiffrer les impacts, mettre en place sans doute du chômage partiel et recruter ailleurs, négocier les accords de retour, et surtout gérer les clients. Rappelons que le non-alimentaire se gère avec entre 18 et 9 mois d’anticipation quand le produit frais se gère à court terme. Répondre au fournisseur local ? Référencer ? Se rendre rue de Varenne, au ministère de l’Agriculture ? Intercéder aux demandes des filières en crise ? Pas le temps ! On gère la crise non-alimentaire !

2. La pression de résultat

Le non-alimentaire de la grande distribution est peu rentable. Mais là, il va carrément être dans le rouge vif. Du stock coûteux ! Moins de ventes ! Et surtout des frais considérables pour déplacer les stocks qui sont à cette date largement en magasin alors que la vente en ligne est branchée sur des entrepôts. Ajoutons que le stock du moment sera bien sûr largement obsolète dans sept semaines.

Cette filière, qui avait pu passer la crise, se retrouve donc dedans jusqu’au cou. Cette ponction lourde sur les résultats va devoir être récupérée. Où ? Puisqu’il n’y a plus de non-alimentaire, reste… l’alimentaire. On voit mal comment les services achats de la grande distribution vont pouvoir se montrer magnanimes sur le lait ou la viande dès lors qu’ils ne pourront compter sur leurs amis du jouet, de l’habillement ou de la décoration pour compenser. Si Serge Papin avait raison de dire pendant les EGA que « le coco de Paimpol ne doit pas payer le Coca d’Atlanta », il y a un risque qu’il doive payer la cocotte-minute ou la poupée Corolle invendue, bradée, déplacée inutilement.

« De l’employé au directeur général, du directeur de magasin aux représentants des fédérations, le sentiment est à la trahison. Vrai ou pas, qu’importe. C’est le ressenti »

3. La confiance part au galop et revient à pied

L’apport majeur, historique, de la crise du printemps et du premier confinement a été, dans cette filière, d’établir un dialogue, de resserrer les rangs, donc les liens entre retail, industrie, agriculture et gouvernement. Certes, ce n’était pas parfait, mais quand même une grande avancée. La volonté de collaborer était là. Et les fédérations du secteur, Fédération du commerce et de la distribution (FCD) en tête, n’ont eu de cesse de se féliciter du suivi de Bercy.

Toute la grande distribution, dès jeudi est ressortie de sa tranchée pour nourrir les Français, assurer les débouchés agricoles, tendre la main aux commerçants et producteurs locaux comme elle l’avait fait au printemps.

Et elle a l’impression, désagréable, de s’être fait tirer dans le dos par le gouvernement. De l’employé au directeur général, du directeur de magasin aux représentants des fédérations, le sentiment est à la trahison. Vrai ou pas, qu’importe. C’est le ressenti. Et pour les soutenir, les voix de ceux qu’ils ont aidés au printemps se sont montrées fort discrètes à part la Fédération des entreprises et des entrepreneurs de France (FEEF) qui, il est vrai, porte aussi la voix des PME non-alimentaires.

Pendant des années la distribution fuyait les demandes de la filière agroalimentaire et des gouvernements. C’était un rapport de force, uniquement. Les dirigeants de la génération actuelle, à la tête des groupes ou de chaque magasin, ont voulu jouer plus collaboratif. S’ils n’ont pas répondu à tout – pression du pouvoir d’achat oblige – ils ont voulu écouter, comprendre et répondre.

Ils se sentent aujourd’hui bien peu payés de retour. Ils vont bien sûr continuer à porter leurs politiques alimentaires, vers le mieux manger, le plus local, le plus frais, pour leurs clients. Il est peu probable, dans les états-majors comme sur le carrelage plus remonté encore, qu’ils aient désormais beaucoup d’écoute pour les discours officiels.

Souhaitons que le ministre de l’Agriculture, tempéré, constructif, à l’écoute, parvienne à rétablir côté pair la confiance perdue côté impair, rue de Varenne, où se trouve Matignon.

 

12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol