Archive pour le Tag 'alimentaires'

Prix alimentaires : Les mensonges de la distribution

Prix alimentaires : Les mensonges de la distribution

 

Dominique Schelcher, PDG de Système U tente de concurrencer Leclerc en matière de déclaration tapageuse mais illusoire: «Un quart des prix alimentaires va baisser en mars». Des annonces déjà entendues de la part du ministre de l’économie mais aussi des grands patrons de la distribution. Parallèlement le patron du groupe Intermarché essaye aussi de concurrencer la grande gueule du patron de Leclerc en critiquant le pouvoir. ( Voir autre article)

 

Évidemment le patron de système U renvoie la responsabilité des folles au aux industriels oubliant au passage que la grande distribution a profité du climat inflationniste pour ajouter des hausses injustifiées. En moyenne les prix avaient augmenté de 20 % au moins en 2 ans; certains produits ont même augmenté de 50 %.

 

Pointé du doigt par certains pour avoir rejoint des centrales d’achats aux Pays-Bas et en Suisse, Dominique Schelcher se défend. «Nous n’avons pas le choix dans ce contexte de mondialisation et face aux magasins de hard discounts qui ne jouent pas avec les mêmes règles, explique-t-il. Il était essentiel de s’allier avec d’autres coopératives européennes, des groupes familiaux comme Esselunga, pour négocier avec des multinationales qui font des arbitrages par pays.»

Tout est dit ! Le contraire aussi puisque Michel Édouard Leclerc annonçait, lui, hier de nouvelles hausses en 2024

Hausse des prix alimentaires : Les mensonges de la distribution

Hausse des prix alimentaires : Les mensonges de la distribution

 

Dominique Schelcher, PDG de Système U tente de concurrencer Leclerc en matière de déclaration tapageuse mais illusoire: «Un quart des prix alimentaires va baisser en mars». Des annonces déjà entendues de la part du ministre de l’économie mais aussi des grands patrons de la distribution. Parallèlement le patron du groupe Intermarché essaye aussi de concurrencer la grande gueule du patron de Leclerc en critiquant le pouvoir. ( Voir autre article)

 

Évidemment le patron de système U renvoie la responsabilité des folles au aux industriels oubliant au passage que la grande distribution a profité du climat inflationniste pour ajouter des hausses injustifiées. En moyenne les prix avaient augmenté de 20 % au moins en 2 ans; certains produits ont même augmenté de 50 %.

 

Pointé du doigt par certains pour avoir rejoint des centrales d’achats aux Pays-Bas et en Suisse, Dominique Schelcher se défend. «Nous n’avons pas le choix dans ce contexte de mondialisation et face aux magasins de hard discounts qui ne jouent pas avec les mêmes règles, explique-t-il. Il était essentiel de s’allier avec d’autres coopératives européennes, des groupes familiaux comme Esselunga, pour négocier avec des multinationales qui font des arbitrages par pays.»

Tout est dit ! Le contraire aussi puisque Michel Édouard Leclerc annonçait, lui, hier de nouvelles hausses en 2024

Prix alimentaires : Les mensonges de la distribution

Prix alimentaires : Les mensonges de la distribution

 

Dominique Schelcher, PDG de Système U tente de concurrencer Leclerc en matière de déclaration tapageuse mais illusoire: «Un quart des prix alimentaires va baisser en mars». Des annonces déjà entendues de la part du ministre de l’économie mais aussi des grands patrons de la distribution. Parallèlement le patron du groupe Intermarché essaye aussi de concurrencer la grande gueule du patron de Leclerc en critiquant le pouvoir. ( Voir autre article)

 

Évidemment le patron de système U renvoie la responsabilité des folles au aux industriels oubliant au passage que la grande distribution a profité du climat inflationniste pour ajouter des hausses injustifiées. En moyenne les prix avaient augmenté de 20 % au moins en 2 ans; certains produits ont même augmenté de 50 %.

 

Pointé du doigt par certains pour avoir rejoint des centrales d’achats aux Pays-Bas et en Suisse, Dominique Schelcher se défend. «Nous n’avons pas le choix dans ce contexte de mondialisation et face aux magasins de hard discounts qui ne jouent pas avec les mêmes règles, explique-t-il. Il était essentiel de s’allier avec d’autres coopératives européennes, des groupes familiaux comme Esselunga, pour négocier avec des multinationales qui font des arbitrages par pays.»

Tout est dit !

Santé-Additifs alimentaires et risques de cancer

Santé-Additifs  alimentaires et risques de cancer

 

Les émulsifiants sont des additifs alimentaires très couramment présents dans les produits alimentaires en France. En 2023, des travaux basés sur la cohorte NutriNet-Santé avaient mis en évidence l’existence d’un lien entre leur consommation et le risque de maladies cardiovasculaires. Pour la première fois, de nouveaux travaux publiés dans la revue PLoS Medicine suggèrent l’existence d’un lien entre consommation d’émulsifiants et risque accru de cancer.

Mathilde Touvier, qui dirige l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren, Inserm/Inrae/CNAM/Université Sorbonne Paris Nord/Université Paris Cité), et Bernard Srour, chercheur en épidémiologie dans cette même équipe, coordonnateur du Réseau nutrition activité physique cancer recherche (Réseau NACRe), ont coordonné ces travaux, dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé. Ils décryptent ces nouveaux résultats dans The Conversation. 


The Conversation : Pouvez-vous nous expliquer à quoi servent les émulsifiants ?

Mathilde Touvier : Les émulsifiants ont pour rôle d’obtenir certaines textures dans les aliments industriels, de rajouter de l’onctuosité, et de permettre la stabilité des mélanges obtenus dans le temps. Ainsi, la durée de conservation est allongée, et les produits peuvent rester plus longtemps en rayon sans perdre leurs propriétés.

On trouve des émulsifiants dans de nombreux produits, depuis des desserts (madeleines, gâteaux, glaces…) jusqu’à des plats préparés en passant par des barres chocolatées, des margarines, des sauces industrielles, etc. Par ailleurs, certains de ces additifs se retrouvent même dans des produits que le consommateur pourrait juger comme « sains », comme les margarines allégées, souvent perçues comme une meilleure alternative au beurre, ou certaines marques de biscottes ou de yaourts.

Il existe de nombreuses sortes d’émulsifiants : les mono- et diglycérides d’acides gras, les carraghénanes (des polysaccharides obtenus à partir d’algues rouges), des amidons modifiés, des lécithines, des phosphates, des celluloses, des gommes, des pectines…

Leur présence dans les aliments est très variable d’une marque à l’autre, y compris pour un même type de produit. Par exemple, une crème glacée à la vanille d’une certaine marque peut en contenir, tandis que celle d’une autre marque n’en contiendra pas.

The Conversation : Vous avez étudié les liens avec le risque de cancer de plusieurs dizaines d’émulsifiants retrouvés dans des produits de grande consommation. Concrètement, comment avez-vous procédé ?

Bernard Srour : Nous avons mesuré l’exposition à presque une soixantaine d’additifs, dont une trentaine était consommée par au moins 5 % de la population. Pour cela, nous avons travaillé dans le cadre de l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Nous avons dans un premier temps estimé l’apport en additifs alimentaires de type émulsifiants dans l’alimentation des participants, puis nous avons mené une étude épidémiologique afin de déterminer s’il existait un lien statistique entre ces additifs et le développement de cancers.

Plus de 92 000 personnes ont été sélectionnées, l’une des conditions étant qu’elles n’aient pas eu de cancer avant leur inclusion ni pendant leur deux premières années de suivi dans la cohorte. Leurs comportements alimentaires ont été évalués par des questionnaires détaillés et répétés, afin de déterminer leurs habitudes de consommation. Lorsqu’un participant déclarait avoir consommé un aliment d’une marque donnée, nous listions les éléments composant cet aliment afin de déterminer les additifs alimentaires qu’il contenait.

Nous avons pour cela croisé plusieurs bases de données, notamment celle d’Open Food Facts, une base de données collaborative, ainsi que la base OQALI (Observatoire de la qualité de l’alimentation, une base de données nationale gérée par l’Institut national de la recherche agronomique et de l’environnement (INRAE) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)), et celle de Mintel Global New Products Database (GNPD). Cela nous a permis notamment de suivre les changements de composition des aliments au fil du temps, lorsque certaines formulations étaient modifiées par les industriels.

Au-delà de ces aspects qualitatifs, nous avons aussi effectué des dosages, ou bénéficié de ceux qui avaient été faits par d’autres structures (notamment par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) ou l’association de consommateurs UFC – Que Choisir).

Pour limiter les risques de biais, nous avons aussi, bien évidemment, tenu compte de facteurs tels que l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, la consommation d’alcool, le statut tabagique, la pratique d’activité physique… Un grand nombre de paramètres nutritionnels ont également été pris en compte (apports en énergie, sucre, sel, part d’aliments « ultra-transformés » dans le régime alimentaire, consommation d’édulcorants, etc.), afin de tenir compte de la qualité globale de l’alimentation, pour que l’on ne puisse pas se dire que cet effet pourrait être la conséquence d’une « malbouffe » générale.

The Conversation : Vos résultats indiquent un lien entre certains émulsifiants et l’augmentation du risque de certains cancers. Lesquels ?

Mathilde Touvier : Nous avons observé des associations entre un apport plus élevé de certains de ces additifs, notamment les mono- et diglycérides d’acides gras (E471) ou les carraghénanes (E407 et E407a), et un risque accru de différents cancers.

En l’occurrence, pour le E471, les plus forts consommateurs dans cette étude (3e tertile de consommation) avait un risque accru de cancer tous types confondus de l’ordre de 15 %, comparé aux plus faibles consommateurs (premier tertile). Les associations étaient plus spécifiquement observées pour le cancer du sein, et le cancer de la prostate.

Aucune association stable n’a été détectée entre consommation d’émulsifiants et le risque de cancer colorectal dans cette étude, mais la puissance statistique était limitée pour cette localisation de cancer. Il sera donc important de reproduire ces analyses dans quelques années, avec une durée de suivi et un nombre de cas plus importants.

Concernant les carraghénanes, les associations semblent concerner plus spécifiquement le cancer du sein. Les plus forts consommateurs de E407 avaient un risque plus élevé de 28 % comparés aux plus faibles consommateurs.

The Conversation : A-t-on une idée des raisons pour lesquelles ces additifs sont associés à un risque de cancer plus important ? Des hypothèses sur leurs modes d’action ?

Mathilde Touvier : Dans une étude épidémiologique telle que la nôtre, l’objectif est de détecter des associations, mais il est difficile d’extrapoler pour « deviner » les mécanismes sous-jacents à partir de ces analyses

Il pourrait exister un effet de « classe », qui serait lié à la « famille » des émulsifiants, et donc au mécanisme d’émulsion, cependant étant donné que l’on ne constate pas d’association entre la quantité totale d’émulsifiants et les risques de cancer dans cette analyse, cette hypothèse ne semble pas la plus probable.

En revanche, nos collègues toxicologues vont devoir maintenant essayer d’expliquer pourquoi certaines substances comme les carraghénanes ont l’air d’avoir un rôle plus important que d’autres. Certaines pistes d’explication existent déjà.

On sait par exemple, grâce aux travaux de l’équipe de Benoît Chassaing, co-auteur de notre article, que certains émulsifiants perturbent le microbiote intestinal ainsi que certains paramètres métaboliques, ce qui se traduit notamment par des phénomènes inflammatoires.

Mais il y a encore beaucoup de choses à découvrir et à comprendre.

Bernard Srour : Nous avons prévu dans ce projet un volet plus mécanistique, car dans la cohorte NutriNet-Santé, en plus des données nutritionnelles, nous avons une collection de fluides biologiques (urine et plasma) pour près de 20 000 participants. Dans ces échantillons, nous avons fait des dosages de marqueurs métaboliques, des marqueurs de l’inflammation et des marqueurs du stress oxydant.

Dans les prochaines étapes du projet, nous allons regarder si les associations observées avec le cancer, et celles mises en évidence précédemment avec les maladies cardiovasculaires, peuvent s’expliquer par des perturbations au niveau de ces marqueurs.

L’idée serait de mieux comprendre par quelles voies mécanistiques biologiques l’ingestion de ces additifs peut influencer le risque de cancers et de maladies cardiométaboliques. Des prélèvements de selles sont également en cours pour analyser le microbiote intestinal.

Soulignons aussi que s’agissant d’un projet pluridisciplinaire, ce sont les résultats obtenus par les toxicologues sur certains émulsifiants qui nous ont amenés à nous intéresser à ces additifs. D’autres travaux sont en cours, notamment pour tester comment des mélanges de ces additifs pourraient avoir des liens avec la santé, à travers des approches épidémiologiques, et expérimentales.

C’est en assemblant ces différentes pièces du puzzle, études de cohortes, études expérimentales, et interventionnelles de courte durée chez l’humain si possible, que l’on peut espérer obtenir un jour une image globale des effets de ces molécules sur la santé.

The Conversation : Quelles sont les limites de cette étude ?

Bernard Srour : La cohorte était majoritairement composée de femmes (79 %), et les participants avaient un âge moyen de 45 ans, ainsi qu’un niveau d’éducation plus élevé que la moyenne (donc faisant plus attention à leur alimentation), ce qui limite la possibilité de généraliser ces résultats à l’ensemble de la population. En outre, dans ce type d’études épidémiologiques, malgré la prise en compte d’un grand nombre de facteurs dits de confusion (comme l’âge, le statut tabagique, etc.), le lien de causalité ne peut être directement établi. Pour avoir une vue d’ensemble, d’autres études seront nécessaires.

The Conversation : En attendant d’en savoir plus, quelle serait la conduite à tenir ? Peut-on se passer de ces additifs, et si oui, faut-il revoir la réglementation ?

Mathilde Touvier : Les émulsifiants ne sont pas indispensables, au sens où ils ne sont pas là pour garantir la sécurité microbiologique, des produits, par exemple. Ils visent avant tout à faciliter les procédés de fabrication, et à assurer la stabilité de ces mélanges dans le temps.

Il est possible de s’en passer, puisque certaines marques le font.

Actuellement, bien qu’on n’en soit pas encore à un niveau de preuve fort, on constate qu’un certain nombre de présomptions s’accumulent, au niveau expérimental comme au niveau épidémiologique, quant à leurs effets sur la santé. À la lumière de ces nouveaux éléments, la question qui se pose pour les autorités telles que l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), c’est : « À partir de quel moment est-ce qu’on agit ? »

En tant que consommateur, d’une façon générale, le mieux est d’appliquer ce qui figure déjà dans le programme national nutrition santé (PNNS) : limiter les aliments ultra-transformés, et limiter les aliments contenant des additifs « cosmétiques » comme peuvent l’être les émulsifiants.

Additifs alimentaires et risques de cancer

Additifs  alimentaires et risques de cancer

 

Les émulsifiants sont des additifs alimentaires très couramment présents dans les produits alimentaires en France. En 2023, des travaux basés sur la cohorte NutriNet-Santé avaient mis en évidence l’existence d’un lien entre leur consommation et le risque de maladies cardiovasculaires. Pour la première fois, de nouveaux travaux publiés dans la revue PLoS Medicine suggèrent l’existence d’un lien entre consommation d’émulsifiants et risque accru de cancer.

Mathilde Touvier, qui dirige l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Eren, Inserm/Inrae/CNAM/Université Sorbonne Paris Nord/Université Paris Cité), et Bernard Srour, chercheur en épidémiologie dans cette même équipe, coordonnateur du Réseau nutrition activité physique cancer recherche (Réseau NACRe), ont coordonné ces travaux, dans le cadre de l’étude NutriNet-Santé. Ils décryptent ces nouveaux résultats dans The Conversation. 


The Conversation : Pouvez-vous nous expliquer à quoi servent les émulsifiants ?

Mathilde Touvier : Les émulsifiants ont pour rôle d’obtenir certaines textures dans les aliments industriels, de rajouter de l’onctuosité, et de permettre la stabilité des mélanges obtenus dans le temps. Ainsi, la durée de conservation est allongée, et les produits peuvent rester plus longtemps en rayon sans perdre leurs propriétés.

On trouve des émulsifiants dans de nombreux produits, depuis des desserts (madeleines, gâteaux, glaces…) jusqu’à des plats préparés en passant par des barres chocolatées, des margarines, des sauces industrielles, etc. Par ailleurs, certains de ces additifs se retrouvent même dans des produits que le consommateur pourrait juger comme « sains », comme les margarines allégées, souvent perçues comme une meilleure alternative au beurre, ou certaines marques de biscottes ou de yaourts.

Il existe de nombreuses sortes d’émulsifiants : les mono- et diglycérides d’acides gras, les carraghénanes (des polysaccharides obtenus à partir d’algues rouges), des amidons modifiés, des lécithines, des phosphates, des celluloses, des gommes, des pectines…

Leur présence dans les aliments est très variable d’une marque à l’autre, y compris pour un même type de produit. Par exemple, une crème glacée à la vanille d’une certaine marque peut en contenir, tandis que celle d’une autre marque n’en contiendra pas.

The Conversation : Vous avez étudié les liens avec le risque de cancer de plusieurs dizaines d’émulsifiants retrouvés dans des produits de grande consommation. Concrètement, comment avez-vous procédé ?

Bernard Srour : Nous avons mesuré l’exposition à presque une soixantaine d’additifs, dont une trentaine était consommée par au moins 5 % de la population. Pour cela, nous avons travaillé dans le cadre de l’étude de cohorte NutriNet-Santé. Nous avons dans un premier temps estimé l’apport en additifs alimentaires de type émulsifiants dans l’alimentation des participants, puis nous avons mené une étude épidémiologique afin de déterminer s’il existait un lien statistique entre ces additifs et le développement de cancers.

Plus de 92 000 personnes ont été sélectionnées, l’une des conditions étant qu’elles n’aient pas eu de cancer avant leur inclusion ni pendant leur deux premières années de suivi dans la cohorte. Leurs comportements alimentaires ont été évalués par des questionnaires détaillés et répétés, afin de déterminer leurs habitudes de consommation. Lorsqu’un participant déclarait avoir consommé un aliment d’une marque donnée, nous listions les éléments composant cet aliment afin de déterminer les additifs alimentaires qu’il contenait.

Nous avons pour cela croisé plusieurs bases de données, notamment celle d’Open Food Facts, une base de données collaborative, ainsi que la base OQALI (Observatoire de la qualité de l’alimentation, une base de données nationale gérée par l’Institut national de la recherche agronomique et de l’environnement (INRAE) et l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses)), et celle de Mintel Global New Products Database (GNPD). Cela nous a permis notamment de suivre les changements de composition des aliments au fil du temps, lorsque certaines formulations étaient modifiées par les industriels.

Au-delà de ces aspects qualitatifs, nous avons aussi effectué des dosages, ou bénéficié de ceux qui avaient été faits par d’autres structures (notamment par l’Agence européenne de sécurité des aliments (EFSA) ou l’association de consommateurs UFC – Que Choisir).

Pour limiter les risques de biais, nous avons aussi, bien évidemment, tenu compte de facteurs tels que l’âge, le sexe, l’indice de masse corporelle, la consommation d’alcool, le statut tabagique, la pratique d’activité physique… Un grand nombre de paramètres nutritionnels ont également été pris en compte (apports en énergie, sucre, sel, part d’aliments « ultra-transformés » dans le régime alimentaire, consommation d’édulcorants, etc.), afin de tenir compte de la qualité globale de l’alimentation, pour que l’on ne puisse pas se dire que cet effet pourrait être la conséquence d’une « malbouffe » générale.

The Conversation : Vos résultats indiquent un lien entre certains émulsifiants et l’augmentation du risque de certains cancers. Lesquels ?

Mathilde Touvier : Nous avons observé des associations entre un apport plus élevé de certains de ces additifs, notamment les mono- et diglycérides d’acides gras (E471) ou les carraghénanes (E407 et E407a), et un risque accru de différents cancers.

En l’occurrence, pour le E471, les plus forts consommateurs dans cette étude (3e tertile de consommation) avait un risque accru de cancer tous types confondus de l’ordre de 15 %, comparé aux plus faibles consommateurs (premier tertile). Les associations étaient plus spécifiquement observées pour le cancer du sein, et le cancer de la prostate.

Aucune association stable n’a été détectée entre consommation d’émulsifiants et le risque de cancer colorectal dans cette étude, mais la puissance statistique était limitée pour cette localisation de cancer. Il sera donc important de reproduire ces analyses dans quelques années, avec une durée de suivi et un nombre de cas plus importants.

Concernant les carraghénanes, les associations semblent concerner plus spécifiquement le cancer du sein. Les plus forts consommateurs de E407 avaient un risque plus élevé de 28 % comparés aux plus faibles consommateurs.

The Conversation : A-t-on une idée des raisons pour lesquelles ces additifs sont associés à un risque de cancer plus important ? Des hypothèses sur leurs modes d’action ?

Mathilde Touvier : Dans une étude épidémiologique telle que la nôtre, l’objectif est de détecter des associations, mais il est difficile d’extrapoler pour « deviner » les mécanismes sous-jacents à partir de ces analyses

Il pourrait exister un effet de « classe », qui serait lié à la « famille » des émulsifiants, et donc au mécanisme d’émulsion, cependant étant donné que l’on ne constate pas d’association entre la quantité totale d’émulsifiants et les risques de cancer dans cette analyse, cette hypothèse ne semble pas la plus probable.

En revanche, nos collègues toxicologues vont devoir maintenant essayer d’expliquer pourquoi certaines substances comme les carraghénanes ont l’air d’avoir un rôle plus important que d’autres. Certaines pistes d’explication existent déjà.

On sait par exemple, grâce aux travaux de l’équipe de Benoît Chassaing, co-auteur de notre article, que certains émulsifiants perturbent le microbiote intestinal ainsi que certains paramètres métaboliques, ce qui se traduit notamment par des phénomènes inflammatoires.

Mais il y a encore beaucoup de choses à découvrir et à comprendre.

Bernard Srour : Nous avons prévu dans ce projet un volet plus mécanistique, car dans la cohorte NutriNet-Santé, en plus des données nutritionnelles, nous avons une collection de fluides biologiques (urine et plasma) pour près de 20 000 participants. Dans ces échantillons, nous avons fait des dosages de marqueurs métaboliques, des marqueurs de l’inflammation et des marqueurs du stress oxydant.

Dans les prochaines étapes du projet, nous allons regarder si les associations observées avec le cancer, et celles mises en évidence précédemment avec les maladies cardiovasculaires, peuvent s’expliquer par des perturbations au niveau de ces marqueurs.

L’idée serait de mieux comprendre par quelles voies mécanistiques biologiques l’ingestion de ces additifs peut influencer le risque de cancers et de maladies cardiométaboliques. Des prélèvements de selles sont également en cours pour analyser le microbiote intestinal.

Soulignons aussi que s’agissant d’un projet pluridisciplinaire, ce sont les résultats obtenus par les toxicologues sur certains émulsifiants qui nous ont amenés à nous intéresser à ces additifs. D’autres travaux sont en cours, notamment pour tester comment des mélanges de ces additifs pourraient avoir des liens avec la santé, à travers des approches épidémiologiques, et expérimentales.

C’est en assemblant ces différentes pièces du puzzle, études de cohortes, études expérimentales, et interventionnelles de courte durée chez l’humain si possible, que l’on peut espérer obtenir un jour une image globale des effets de ces molécules sur la santé.

The Conversation : Quelles sont les limites de cette étude ?

Bernard Srour : La cohorte était majoritairement composée de femmes (79 %), et les participants avaient un âge moyen de 45 ans, ainsi qu’un niveau d’éducation plus élevé que la moyenne (donc faisant plus attention à leur alimentation), ce qui limite la possibilité de généraliser ces résultats à l’ensemble de la population. En outre, dans ce type d’études épidémiologiques, malgré la prise en compte d’un grand nombre de facteurs dits de confusion (comme l’âge, le statut tabagique, etc.), le lien de causalité ne peut être directement établi. Pour avoir une vue d’ensemble, d’autres études seront nécessaires.

The Conversation : En attendant d’en savoir plus, quelle serait la conduite à tenir ? Peut-on se passer de ces additifs, et si oui, faut-il revoir la réglementation ?

Mathilde Touvier : Les émulsifiants ne sont pas indispensables, au sens où ils ne sont pas là pour garantir la sécurité microbiologique, des produits, par exemple. Ils visent avant tout à faciliter les procédés de fabrication, et à assurer la stabilité de ces mélanges dans le temps.

Il est possible de s’en passer, puisque certaines marques le font.

Actuellement, bien qu’on n’en soit pas encore à un niveau de preuve fort, on constate qu’un certain nombre de présomptions s’accumulent, au niveau expérimental comme au niveau épidémiologique, quant à leurs effets sur la santé. À la lumière de ces nouveaux éléments, la question qui se pose pour les autorités telles que l’autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), c’est : « À partir de quel moment est-ce qu’on agit ? »

En tant que consommateur, d’une façon générale, le mieux est d’appliquer ce qui figure déjà dans le programme national nutrition santé (PNNS) : limiter les aliments ultra-transformés, et limiter les aliments contenant des additifs « cosmétiques » comme peuvent l’être les émulsifiants.

Les additifs alimentaires responsables de cancers ?

Les additifs alimentaires responsables de cancers ?

Selon une étude française dont il est rendu compte dans le Figaro, la consommation de certains émulsifiants très communs (E471, E407 et E407a) pourrait accroître de façon significative le risque de développer un cancer du sein ou de la prostate.Depuis que les aliments ultras transformés ont inondé les rayons de supermarchés, les quantités d’additifs ont progressivement explosé dans nos assiettes. Parmi eux, les émulsifiants qui améliorent la texture et la saveur des produits alimentaires tout en prolongeant leur durée de conservation. On les retrouve dans les biscuits, les desserts industriels, les graisses (crème fraîche, margarine, etc.) ou encore les plats préparés. Ils se cachent même dans certains produits en apparence « sains » tels que des yaourts et certains pains. Puisqu’ils sont approuvés pour un usage alimentaire, ces émulsifiants ont pendant longtemps imprégné notre alimentation sans que l’on soupçonne leurs possibles méfaits pour la santé.

Pourtant, ces dernières années, plusieurs suspicions ont commencé à émerger dans les études.
Certains émulsifiants seraient notamment impliqués dans l’inflammation chronique de l’intestin chez les animaux. Chez l’humain, ils sont soupçonnés de favoriser les maladies cardiovasculaires. Alors que les preuves de leur nocivité se multiplient, des chercheurs français regroupés au sein l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Cress-Eren), suggèrent que leur consommation chronique pourrait favoriser le développement de cancers.

Les résultats publiés dans PLOS Medicine sont fondés sur l’analyse de données de santé de 92 000 adultes faisant partie de la cohorte NutriNet-santé. Entre 2009 et 2021, les participants ont régulièrement renseigné les produits alimentaires et les boissons qu’ils ont consommés à l’aide de questionnaires. À partir de dosages de ces produits en laboratoire, l’équipe a ainsi estimé la quantité moyenne d’émulsifiants ingérés quotidiennement par chaque participant. Grâce à des approches statistiques, les chercheurs ont ensuite évalué le lien entre ces apports (élevés, intermédiaires ou faibles) et la survenue de cancers.

Au total, 2 604 personnes ont été diagnostiquées avec un cancer au cours du suivi. Sur une trentaine d’additifs testés, trois sont ressortis comme de potentiels facteurs favorisants : les monoglycérides et diglycérides d’acides gras, nommés E471, et les carraghénanes (E407 et E407a). « Ces additifs sont très courants dans les sauces, les crèmes desserts, les yaourts aromatisés, les biscuits et gâteaux industriels ou encore certaines soupes. Ils servent d’agents de texture pour donner un aspect homogène aux produits», explique Mathilde Touvier, directrice de recherche à l’Inserm en épidémiologie nutritionnelle qui a conduit cette étude.

De manière générale, les participants ayant consommé la plus grande quantité d’additif E471 avaient un risque 15% plus élevé de cancer comparé aux plus faibles consommateurs. Ce risque était accru de 24% pour le cancer du sein et de 46% pour celui de la prostate. Les deux autres additifs (E407 et E407a) étaient quant à eux associés à un risque plus élevé de cancer du sein de 32%. « Un point fort est qu’ils ont tenu compte de la plupart des facteurs de risque « classiques » qui auraient pu interférer avec les résultats comme l’âge, le sexe, le tabagisme, l’activité physique ou encore les antécédents familiaux », souligne Mathilde His, chercheuse au département Prévention Cancer Environnement au Centre Léon Bérard de Lyon. De quoi soulever des inquiétudes car l’incidence des cancers du sein et de la prostate, les plus fréquents en population générale, n’a cessé de progresser depuis le milieu du XXe siècle. Et ce de façon concomitante avec l’avènement des aliments transformés.

La piste du microbiote intestinal
Pour l’heure, les scientifiques ne savent pas comment ces additifs pourraient agir, ni pourquoi ils seraient davantage associés à certains cancers. « Ils pourraient présenter différents modes d’action selon leurs propriétés mais aussi le type de cancer», suggère Benoît Chassaing, spécialiste des maladies inflammatoires chroniques et coauteur de l’étude. « Nous ne savons pas non plus si les additifs agissent seuls ou en association par un effet cocktail plus complexe à étudier », ajoute-t-il.

Chez des animaux, une étude avait déjà pointé un risque accru de cancer colorectal lié à la consommation de polysorbate 80 (E433) et de carboxyméthylcellulose (E466). Les auteurs avaient alors suggéré que ces émulsifiants pouvaient altérer la composition des bactéries du système digestif, ce qui favoriserait l’inflammation chronique des tissus. Selon les travaux conduits par l’équipe du Dr Chassaing, cette piste en faveur d’un déséquilibre du « microbiote intestinal » pourrait également s’appliquer à l’humain. « Dans un essai chez l’humain, nous avons montré que des doses bien plus élevées que la moyenne de l’additif E466 modifient la composition du microbiote en lien avec une capacité accrue à induire l’inflammation de l’intestin», explique le Pr Chassaing. « Or ce terrain inflammatoire est propice à l’installation de cancers. » Pour les scientifiques, il est donc probable que ce mécanisme local observé dans l’intestin s’étende plus globalement à d’autres organes.

Vers une réflexion sur l’utilisation des additifs
Devrions-nous alors totalement supprimer les émulsifiants? Les auteurs restent prudents car ces travaux reflètent au mieux une association entre le développement du cancer et la consommation d’additifs, sans pour autant démontrer un lien clair de cause à effet. « C’est la première étude qui quantifie l’exposition aux additifs et son association avec les cancers. Nous sommes donc à un stade précoce de la recherche et d’autres travaux sont nécessaires », insiste Mathilde Touvier.

Cela donne néanmoins à réfléchir, d’autant plus que les mêmes auteurs avaient déjà établi en lien entre la consommation de ces additifs et un surrisque cardiovasculaire. Depuis 2019, le programme national Nutrition Santé recommande d’ailleurs de privilégier l’utilisation de « produits bruts, pas ou peu transformés », limitant la consommation d’additifs non essentiels. « C’est un volet important en prévention car on sait que les aliments ultratransformés riches en graisses ou en sucres favorisent l’obésité, elle-même associée à une augmentation du risque de nombreux cancers par différents mécanismes connus ou suspectés, comme l’inflammation chronique», ajoute Mathilde His. Une réactualisation de l’évaluation de la sécurité de certains additifs pourrait donc être entamée dans les prochaines années.

« Polluants éternels » : Vers une interdiction européenne des emballages alimentaires

« Polluants éternels » : Vers une interdiction européenne des emballages alimentaires concernés

La commission de l’environnement du Parlement européen s’est prononcée mardi 24 octobre pour une proposition de règlement visant à réduire les emballages. Cette proposition prévoit l’interdiction des composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés (PFAS) dans les contenants alimentaires, ces substances dites « polluants éternels » et nocives pour la santé.

Dotées de propriétés antiadhésives et imperméables, elles sont massivement présentes dans la vie courante : poêles en Teflon, emballages alimentaires, textiles, automobiles.
Les eurodéputés se sont également prononcés en commission de l’environnement sur la réduction des déchets, alors que les Européens n’ont jamais produit autant de déchets d’emballages. En 2021, l’Union européenne (UE) en a généré 188,7 kg par habitant, soit 10,8 kg de plus par personne par rapport à 2020, selon un bilan publié par Eurostat.

Social- Prix alimentaires : nouvelle augmentation supérieure à 2 %

Social- Prix alimentaires : nouvelle augmentation supérieure à 2 %

Contrairement aux déclarations du ministre de l’économie ou même des grands patrons de la distribution, il ne faut pas s’attendre à une diminution des prix dans l’alimentaire en 2024 mais plutôt à des augmentations qui forcément vont s’ajouter aux précédentes. À l’issue des négociations qui vont bientôt se terminer entre distributeurs et industriels non seulement l’alimentaire ne devrait pas afficher de baisse mais au contraire les prix pourraient enregistrer de nouvelles augmentations d’au moins 2 %

En effet, contrairement aux affirmations du ministre de l’économie, les industriels et les distributeurs semblent plutôt s’accorder sur la perspective que ces négociations aboutissent globalement à une « légère inflation » des tarifs alimentaires des fournisseurs payés aux producteurs.

« Je suis plutôt convaincu qu’on va partir sur une inflation tendancielle de 2-2,5% », estime notamment Richard Panquiault, directeur général de l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec), interrogé par La Tribune.

Certes, entre 15% et 25% des produits verront leurs tarifs baisser, puisque les cours de certaines matières premières comme les céréales, les huiles végétales et la volaille ont effectivement reflué, détaille Richard Panquiault.

« Mais il y a quand même beaucoup plus de matières premières agricoles qui restent orientées à la hausse », observe-t-il.

Mais les industriels, tout en se montrant moins exigeants que l’année dernière, proposent des tarifs plutôt en hausse. L’augmentation moyenne est de 5% chez les adhérents de l’Ilec -contre une croissance des tarifs de 14% en 2023. La Feef enregistre pour sa part une hausse moyenne des tarifs demandés de 3%.

Prix alimentaires : une nouvelle augmentation supérieure à 2 %

Prix alimentaires : une nouvelle augmentation supérieure à 2 %

Contrairement aux déclarations du ministre de l’économie ou même des grands patrons de la distribution, il ne faut pas s’attendre à une diminution des prix dans l’alimentaire en 2024 mais plutôt à des augmentations qui forcément vont s’ajouter aux précédentes. À l’issue des négociations qui vont bientôt se terminer entre distributeurs et industriels non seulement l’alimentaire ne devrait pas afficher de baisse mais au contraire les prix pourraient enregistrer de nouvelles augmentations d’au moins 2 %

En effet, contrairement aux affirmations du ministre de l’économie, les industriels et les distributeurs semblent plutôt s’accorder sur la perspective que ces négociations aboutissent globalement à une « légère inflation » des tarifs alimentaires des fournisseurs payés aux producteurs.

« Je suis plutôt convaincu qu’on va partir sur une inflation tendancielle de 2-2,5% », estime notamment Richard Panquiault, directeur général de l’Institut de liaisons et d’études des industries de consommation (Ilec), interrogé par La Tribune.

Certes, entre 15% et 25% des produits verront leurs tarifs baisser, puisque les cours de certaines matières premières comme les céréales, les huiles végétales et la volaille ont effectivement reflué, détaille Richard Panquiault.

« Mais il y a quand même beaucoup plus de matières premières agricoles qui restent orientées à la hausse », observe-t-il.

Mais les industriels, tout en se montrant moins exigeants que l’année dernière, proposent des tarifs plutôt en hausse. L’augmentation moyenne est de 5% chez les adhérents de l’Ilec -contre une croissance des tarifs de 14% en 2023. La Feef enregistre pour sa part une hausse moyenne des tarifs demandés de 3%.

Produits alimentaires : toujours pas de baisse des prix en perspective

Produits alimentaires : toujours pas de baisse des prix en perspective

Contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’économie, on n’a pas constaté de baisse des prix de l’alimentaire au cours de l’été et pas davantage en cette rentrée; en cause, la confusion à dessein entre la baisse de l’inflation et la baisse des prix. Certes l’inflation se tasse mais les prix mécaniquement continuent d’augmenter. Par ailleurs ,l’inflation nouvelle s’ajoute à l’inflation ancienne ce qui maintient les prix à un niveau particulièrement élevé. S’il devait y avoir quelques baisses, elles seraientt sans doute symbolique compte tenu par ailleurs de l’augmentation des coûts de production en ce début d’année 2024. Les négociations entre la grande distribution et les industriels risquent de confirmer cette tendance au maintien de tarifs de haut niveau pour les produits alimentaires.

Les espoirs du gouvernement risquent donc fort d’être douchés. Imposé par une récente loi, le calendrier accéléré des négociations tarifaires annuelles entre distributeurs et industriels des produits de grande consommation sera, certes, tenu. Mais il ne devrait pas entraîner la baisse générale des prix alimentaires que promet Bercy depuis des mois.

Les distributeurs et leurs fournisseurs viennent tout juste d’entamer, avec six semaines d’avance, leurs pourparlers annuels. Le climat est plus tendu que jamais.

La fin des discussions a été avancée au 15 janvier pour les PME réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, au 31 janvier pour les autres. 90 % des industriels ont déjà envoyé leurs conditions générales de vente, et les dernières sont attendues d’ici au 5 décembre. Ils demandent en moyenne une hausse de tarifs de 4 %. Soit au total une augmentation par rapport à la situation actuelle et non une baisse des prix comme annoncé imprudemment par le ministre de l’économie.

Prix des Produits alimentaires : toujours pas de baisse en perspective

Prix des Produits alimentaires : toujours pas de baisse en perspective

Contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’économie, on n’a pas constaté de baisse des prix de l’alimentaire au cours de l’été et pas davantage en cette rentrée; en cause, la confusion à dessein entre la baisse de l’inflation et la baisse des prix. Certes l’inflation se tasse mais les prix mécaniquement continuent d’augmenter. Par ailleurs ,l’inflation nouvelle s’ajoute à l’inflation ancienne ce qui maintient les prix à un niveau particulièrement élevé. S’il devait y avoir quelques baisses, elles seraientt sans doute symbolique compte tenu par ailleurs de l’augmentation des coûts de production en ce début d’année 2024. Les négociations entre la grande distribution et les industriels risquent de confirmer cette tendance au maintien de tarifs de haut niveau pour les produits alimentaires.

Les espoirs du gouvernement risquent donc fort d’être douchés. Imposé par une récente loi, le calendrier accéléré des négociations tarifaires annuelles entre distributeurs et industriels des produits de grande consommation sera, certes, tenu. Mais il ne devrait pas entraîner la baisse générale des prix alimentaires que promet Bercy depuis des mois.

Les distributeurs et leurs fournisseurs viennent tout juste d’entamer, avec six semaines d’avance, leurs pourparlers annuels. Le climat est plus tendu que jamais.

La fin des discussions a été avancée au 15 janvier pour les PME réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, au 31 janvier pour les autres. 90 % des industriels ont déjà envoyé leurs conditions générales de vente, et les dernières sont attendues d’ici au 5 décembre. Ils demandent en moyenne une hausse de tarifs de 4 %. Soit au total une augmentation par rapport à la situation actuelle et non une baisse des prix comme annoncé imprudemment par le ministre de l’économie.

Alimentaires-Hausse des légumes y compris les pommes de terre

Alimentaires-Hausse des légumes y compris les pommes de terre

Tous les légumes ont subi depuis des mois de très fortes hausses. Schématiquement, on trouve difficilement des légumes à moins de deux euros le kilo. Ainsi par exemple les tomates ont pu monter jusqu’à 6 ou 7 euros le kilo à certains moments. La hausse était attendue comme temporaire. En réalité, comme pour l’ensemble de l’économie, l’inflation s’ajoute à l’inflation et les prix ne diminuent pas contrairement à ce qu’avait prévu le ministre de l’économie. Même le légume du pauvre à savoir la pomme de terre se situe aussi au-dessus de deux euros le kilo. Bien entendu on impute la hausse des prix aux conditions climatiques notamment qui ont fait baisser la production.

Il faut aussi surtout prendre en compte un effet de report car les légumes verts sont devenus tellement chers que les ménages ont tendance à leur substituer des pommes de terre. Du coup, la demande augmente fortement et la production a du mal à satisfaire les besoins.

En janvier, un kilo valait 1,67 euro en métropole, il en coûtait 2,06 euros en juillet dernier, et 2,01 euros au mois d’octobre. Cet été, c’était la première fois que la pomme de terre de conservation franchissait ce seuil symbolique de deux euros, selon les données de l’Insee. Si la demande ne cesse d’augmenter, ce n’est pas le seul facteur qui explique cette hausse des prix qui s’étend sur plusieurs mois. «L’année dernière, on est sorti d’une récolte française et européenne catastrophique», explique ainsi Geoffroy D’Evry, président de l’UNPT. «La pire récolte en 30 ans», abonde un autre spécialiste du secteur.

À cela s’ajoute «une hausse soudaine des coûts de production, des intrants, de fioul et de main-d’œuvre».

Concrètement, lors de l’achat d’un sac de pommes de terre, 20% du prix revient à l’agriculteur, 50% au distributeur, 10% pour les taxes et 20% aux négociants.

Cette année, la France devrait produire 43,9 tonnes de pommes de terre par hectare, «de quoi nourrir tout le monde», assure l’UNPT. Mais des inquiétudes subsistent sur la qualité de la récolte actuelle avec «beaucoup d’inconnues». «L’année dernière, la sécheresse a été fatale, il y a ensuite eu trop de froid en début d’année, trop de pluie et de nouveau de la sécheresse cet été», explique l’UNPT qui ajoute que «les producteurs ont rarement vu ça». Reste à voir si tous les acteurs parviendront à s’accorder dans les prochaines semaines, afin d’éviter au consommateur de payer ses pommes de terre au prix fort.

Produits alimentaires : toujours pas de baisse en perspective

Produits alimentaires : toujours pas de baisse en perspective

Contrairement à ce qu’avait annoncé le ministre de l’économie, on n’a pas constaté de baisse des prix de l’alimentaire au cours de l’été et pas davantage en cette rentrée; en cause, la confusion à dessein entre la baisse de l’inflation et la baisse des prix. Certes l’inflation se tasse mais les prix mécaniquement continuent d’augmenter. Par ailleurs ,l’inflation nouvelle s’ajoute à l’inflation ancienne ce qui maintient les prix à un niveau particulièrement élevé. S’il devait y avoir quelques baisses, elles seraientt sans doute symbolique compte tenu par ailleurs de l’augmentation des coûts de production en ce début d’année 2024. Les négociations entre la grande distribution et les industriels risquent de confirmer cette tendance au maintien de tarifs de haut niveau pour les produits alimentaires.

Les espoirs du gouvernement risquent donc fort d’être douchés. Imposé par une récente loi, le calendrier accéléré des négociations tarifaires annuelles entre distributeurs et industriels des produits de grande consommation sera, certes, tenu. Mais il ne devrait pas entraîner la baisse générale des prix alimentaires que promet Bercy depuis des mois.

Les distributeurs et leurs fournisseurs viennent tout juste d’entamer, avec six semaines d’avance, leurs pourparlers annuels. Le climat est plus tendu que jamais.

La fin des discussions a été avancée au 15 janvier pour les PME réalisant moins de 350 millions d’euros de chiffre d’affaires, au 31 janvier pour les autres. 90 % des industriels ont déjà envoyé leurs conditions générales de vente, et les dernières sont attendues d’ici au 5 décembre. Ils demandent en moyenne une hausse de tarifs de 4 %. Soit au total une augmentation par rapport à la situation actuelle et non une baisse des prix comme annoncé imprudemment par le ministre de l’économie.

Prix alimentaires : augmentations injustifiées en France

Prix alimentaires : augmentations injustifiées en France


Il se confirme que profitant de l’inflation producteurs, intermédiaires et distributeurs se sont gavés , particulièrement en France. Ainsi certains prix ont largement dépassé l’augmentation de 20 % théoriques sur deux ans. On observe des augmentations de 50 % voire davantage en France. La France qui se situe en tête de l’augmentation des prix en Europe.

«Aujourd’hui, l’Hexagone est le pays où les prix ont le plus augmenté depuis janvier 2022», constate le panéliste NielsenIQ dans l’une de ses dernières études.

La France arrive ainsi en tête avec une inflation alimentaire cumulée de 17,9%, entre janvier 2022 et août 2023. Elle est suivie par l’Espagne, à 17,2%, le Royaume-Uni à 16,7%, l’Italie à 16,4%, l’Allemagne à 15,5%, la Belgique à 14,9% et le Portugal à 12,4%.

Pour le spécialiste, un paramètre explique la mauvaise place de la France : «chez nous, l’inflation apparaît plus tardivement car nous ne réalisons qu’une seule négociation commerciale par an, tandis que les autres pays européens négocient plusieurs fois durant l’année.».

Si l’exécutif évoque déjà la fin «de la crise inflationniste», la réalité risque d’être pourtant toute autre dans les rayons. Le PDG de Coca-Cola a annoncé ce lundi au Parisien une augmentation de 7% des prix bruts proposés aux distributeurs. «Attention, cela ne veut pas dire que nos produits augmenteront d’autant, puisque nous allons négocier ce chiffre avec la grande distribution. Ensuite, chaque distributeur sera libre de faire plus ou moins de marge sur tel ou tel produit, avant de fixer le prix final», prévient François Gay-Bellile. Les Français assistent, eux, impuissants au yoyo des prix et aux querelles des différents acteurs.

Prix alimentaires : en baisse à la production mais pas encore à la distribution !

Prix alimentaires : en baisse à la production mais pas encore à la distribution !

La tendance semble au léger repli des prix alimentaires à la production mais, comme pour le pétrole, les baisses à la distribution tardent. En France notamment, la baisse des prix n’a pas été constatée et c’est tout juste si l’on observe une stabilisation tarifaire à un très haut niveau.

Selon lindice FAO des prix des denrées alimentaires, qui reflète la variation des cours internationaux d’un panier de produits de base, a diminué de 0,5% par rapport au mois de septembre pour un repli total de 10,9% sur un an.

Le riz avait atteint en août son plus haut niveau en 15 ans, avec une hausse de près de 10% sur un mois à la suite des restrictions imposées par l’Inde sur ses exportations.

La tendance se poursuit. Les prix mondiaux des denrées alimentaires continuent dans l’ensemble de se dégonfler pour le troisième mois consécutif en octobre. Les cours du riz, du blé, du sucre et du porc fléchissent tous, comme indiqué vendredi par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

L’indice des prix des huiles végétales a lui faibli de 0,7%, les prix de l’huile de palme ont de même particulièrement baissé au moment où la production atteint un pic saisonnier dans les principaux pays fournisseurs. Quant à la viande, l’indice a reculé de 0,6%, surtout sous l’effet du recul des prix du porc.

Les prix des viandes de volaille ont, eux, légèrement monté, « car les épidémies de grippe aviaire ont continué à peser sur l’offre de plusieurs fournisseurs mondiaux importants, dans un contexte de forte demande de la part des consommateurs », friands de ce produit plus économique que d’autres viandes, souligne la FAO.

L’indice des prix du sucre, qui avait lui aussi atteint en septembre son plus haut niveau en 13 ans en raison de préoccupations autour de l’impact d’El Niño sur les récoltes en Thaïlande et en Inde, s’est replié de 2,2%.

Enfin, l’indice des prix des produits laitiers a augmenté en octobre (+2,2%), après neuf mois de baisses consécutives, le lait en poudre profitant d’une forte demande, en particulier en Asie du nord-est. Cet indice reste néanmoins inférieur de 20,1% à son niveau d’octobre 2022.

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