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Produits alimentaires plus chers : pour les agriculteurs ?

Produits alimentaires plus chers : pour les agriculteurs ?

La nouvelle loi alimentation applicable à partir du 1er février contraint les distributeurs à vendre plus chers. Certains  produits alimentaires  avec une marge minimale de 10 % minimum. Sur l’ensemble des produits la hausse pourrait être de 6 %. La logique de la loi est la suivante : en contraignant à vendre plus chers certains produits, les distributeurs auront les moyens de mieux rémunérer les agriculteurs. Première observation on se demande quel est le lien entre les agriculteurs français  et des produits comme le Ricard ou les aliments à base de chocolat ! En outre les augmentations vont peser sur des produits de base. Bref une loi assez confuse sur la question de savoir si distributeurs vont redistribuer la totalité de la nouvelle marge aux producteurs agricoles. Il aurait dans  doute plus efficace de réguler directement les prix de vente des agriculteurs par exemple par le biais de contrats types et de tarifs de référence. Dans la loi alimentation on demande aux distributeurs de faire de la régulation économique, ce qui n’est pas leur  rôle. Une loi qui demeure très théorique sur la formation des prix où les agriculteurs seront seulement encouragés à pratiquer la réalité des couts. Le texte permet notamment d’inverser la construction du prix des produits pour permettre une meilleure rémunération des agriculteurs. Il rend ainsi aux exploitants la possibilité de proposer leurs tarifs aux acheteurs et de ne plus se laisser imposer des prix trop bas par rapport aux coûts de production. Mais il s’agit d’une incitation sans contrainte. Enfin on peut se demander s’il est bien opportun de procéder à de fortes augmentations sur les produits alimentaires dans les conditions économiques et sociales actuelles.

Additifs alimentaires : 700 dont un quart dangereux pour la santé

  • Additifs alimentaires : 700 dont un quart dangereux pour la santé  

Un  rapport de l’Oms traite du  risque de cancer en cas de consommation excessive de viande industrielle et en fonction du  type d’élevage mais tout autant le mode de préparation et de conservation. Pas étonnant pas moins de 700 additifs sont utilisés dans la chimie alimentaire. Or d’Après  Consoglobe  80 additifs sur 700 seraient vraiment inoffensifs. Mais même inoffensive cette chimie alimentaire fait peur rien qu’à en lire une liste non exhaustive ! Bon appétit !

L’additif E160 plus connu sous le nom de bêtacarotène extrait de carottes

E100 – E102 – E103 – E104 – etc

E100 : Curcumine = Colorant jaune d’origine végétale

E101 : Riboflavine (lactoflavine, vitamine B2) = Colorant jaune d’origine végétale

E140 : Chlorophylle et chlorophylline = Colorant vert d’origine végétale

E160c : Extrait de Paprika = Colorant d’origine végétale (considéré sans danger mais cependant interdit en Australie)

E160e : Bêta-Apocarotenol-8 (C30) = Colorant et antioxydant orange synthétique

E160f : Ester éthylique de l’acide bêta apocaroténique-8 (C30) = Colorant et antioxydant de synthèse

E161 : Xanthophylle = Colorant jaune d’origine végétale (interdit cependant en Suisse)

E162 : Rouge de betterave ou Bétanine = Colorant rouge dérivé des betteraves

E163 : Anthocyanes = Colorant entre le rose, le violet et le bleu dérivé de fruits et de légumes

E170 : Carbonate de calcium = Colorant naturel dérivé du calcaire

E172 : Oxydes de fer – Hydroxydes de fer = Colorants jaune, marron, noir ou rouge dérivé d’oxydation du fer

E263 : Acétate de calcium = Acidifiant d’origine naturelle ou chimique (considéré comme peu toxique lorsqu’il est consommé oralement)

E297 : Acide fumarique = Acidifiant synthétique

E301 : (L-)Ascorbate de sodium = Antioxydant chimique ou produit par génie génétique

E302 : (L-)Ascorbate de calcium = voir E301

E303 : Diacétate d’ascorbyle = voir E301

E304 : Esters d’acides gras de l’acide ascorbique, Palmitate d’ascorbyle, Stéarate d’ascorbyle = voir E301

Végétariens selon certains rapports, le E304 pourrait parfois être d’origine animale

E306 : Extrait riche en Tocophérols = Vitamine E d’origine végétale servant d’antioxydant et de stabilisant

E307 : Alpha-Tocophérol = Vitamine E de synthèse ayant le même rôle que le E306

E308 : Gamma-Tocophérol = voir E307

E309 : Delta-Tocophérol = voir E307

E322 : Lécithines = Antioxydant et émulsifiant d’origine végétale ou animale, dérivé du tournesol, du soja et du colza ou encore des oeufs. Si dérivé d’OGM :

des rapports assez récents dévoilent certains risques lors de surconsommation tels que : bouffées de chaleur et risques d’allergie.

E330 : Acide citrique = Antioxydant et acidifiant d’origine végétale, parfois fabriqué synthétiquement ou par génie génétique. Attention ! Peut parfois contenir du GMS(1) (glutamate monosodique) Risques à fortes doses : réactions cutanées et érosion des dents.

E331 : Citrates de sodium (aussi citrates de mono sodium, de di sodium et de tri sodium) = Acidifiant dérivé de l’acide citrique et qui pourrait être obtenu par génie génétique.

E334 : Acide tartrique (L(+)) = Antioxydant pouvant être d’origine naturelle, chimique ou produit par génie génétique

E335 : Tartrates de sodium (L(+)), mono, di et trisodique = Antioxydant et acidifiant d’origine naturelle dérivé de l’acide tartrique. Souvent utilisé dans les aliments pour nourrissons/enfants. En grande quantité peut provoquer des diarrhées.

E336 : Tartrates de potassium = voir E335 selon un ouvrage(2), cet additif pourrait représenter certains risques pour les personnes ayant des problèmes de rein ou de foie.

E337 : Tartrates double de potassium et de sodium = voir E335

E350 : Malate(s) de sodium ou Malate acide sodium = Acidifiant et correcteur d’acidité, dérivé de l’acide malique.

E351 : Malates de potassium = voir E350

E352 : Malate(s) de calcium ou Malate acide de calcium = voir E350

E353 : Acide métatartarique = Acidifiant, stabilisant et correcteur d’acidité de synthèse (surtout utilisé pour le vin)

E354 : Tartrate de calcium = voir E353

E356 : Adipate de sodium = acidifiant de synthèse qui peut remplacer le sel

E357 : Adipate de potassium = voir E356

E400 : Acide alginique = Épaississant, gélifiant et agent d’enrobage d’origine naturelle dérivé d’algues brunes lavées et broyées. Leur pulpe est ensuite traitée chimiquement. Consommé en trop grande quantité, cet additif pourrait avoir un effet laxatif et diminuer l’absorption intestinale de certains minéraux.

E401 : Alginate de sodium = dérivé du E400, s’y référer

E402 : Alginate de potassium = dérivé du E400, s’y référer

E403 : Alginate d’ammonium = dérivé du E400, s’y référer

E404 : Alginate de calcium = dérivé du E400, s’y référer

E417 : Gomme Tara = Épaississant dérivé des graines du buisson Tara (Caesalpinia Spinosa) originaire d’Amérique latine et d’Afrique. Légers risque d’allergies.

E440a : Pectines = Épaississant et supports pour additifs d’origine naturelle et dérivé de pommes, betteraves sucrières ou d’écorces d’oranges. Légers risques de flatulences ou troubles gastriques si consommé en trop grande quantité

E440b : Pectines amidées = Obtenu par le traitement ammoniaqual des pectines. Voir E440a

E445 : Esters glycériques de résines de bois = Agent troublant et stabilisant de synthèse dérivé de résine. Parfois d’origine animale ou transgénique (OGM). Considéré comme inoffensif car utilisé à faible dose. À vous de juger.

E470a : Sels de sodium, de potassium et de calcium d’acides gras = Émulsifiants, agents et supports d’enrobage dérivés de graisses et d’huiles alimentaires, d’origine animale ou encore d’oléagineux transgéniques.

E470b : Sels de magnésium d’acides gras = voir E470a. Considéré inoffensif mais l’origine n’est jamais citée…

E481 : Stéaroyl-2-lactylate de sodium = Émulsifiant et améliorant de panification de synthèse.

E482 : Stéaroyl-2-lactylate de calcium = voir E481

E483 : Tartrate de stéaryle = voir E481

E500 : Carbonates de sodium, carbonate acide de sodium, sesquicarbonate de sodium = Anti-agglomérants et correcteurs d’acidité de synthèse, également utilisé en tant que poudre à lever.

E501 : Carbonate de potassium, carbonate acide de potassium = Anti-agglomérant et correcteur d’acidité, également utilisé en tant que poudre à lever ou support pour additifs.

E503 : Carbonate(s) d’ammonium, carbonate d’acide d’ammonium = Anti-agglomérant et correcteur d’acidité de synthèse, également utilisé en tant que poudre à lever

E504 : Carbonate de magnésium, carbonate acide de magnésium = voir E503

E528 : Hydroxyde de magnésium = Correcteur d’acidité de synthèse (interdit en Australie)

E551 : Dioxyde de silicium = Anti-agglomérant, support pour arômes/colorants et auxiliaire technologique de synthèse. Le dioxyde de silicium est tout simplement de la poussière de roche que le corps humain n’assimile qu’en infime quantité et élimine le reste dans les urines et les selles.

E558 : Bentonite = Anti-agglomérant, auxiliaire technologique et support pour colorants d’origine naturelle dérivé de roche volcanique.

E570 : Acides gras = Agents d’enrobage, émulsifiants et anti-agglomérants d’origine naturelle, parfois animale ou de végétaux transgéniques. Légers risques d’allergies

E574 : Acide gluconique = Correcteur d’acidité de synthèse dérivé du glucose et pouvant être aussi d’origine animale ou d’oléagineux transgéniques.

E575 : Glucono-delta-lactone = Correcteur d’acidité, stabilisant et séquestrant, utilisé entreautres pour renforcer la couleur des charcuteries.

E576 : Gluconate de sodium = voir E575. Interdit en Australie.

E577 : Gluconate de potassium = voir E575. Interdit en Australie.

E578 : Gluconate de calcium = même utilisation que le E575, mais il est intéressant de savoir que cet additif est également utilisé industriellement pour purifier les stations d’épuration(4)… douteux ?

E579 : Gluconate ferreux = Agent séquestrant, régulateur de couleurs et stabilisant de synthèse ou dérivé de maïs transgénique, principalement utilisé pour stabiliser la couleur des olives noires.

E585 : Lactate ferreur ou lactate de fer II = Stabilisant de couleur de synthèse ou d’origine animale, seulement autorisé pour les olives noires.

E901 : Cire d’abeille blanche = cire naturelle servant d’anti-agglomérant, d’agent d’enrobage et de support. Aussi autorisé en tant que support pour les colorants naturels dans l’alimentation biologique.

E902 : Cire de Candelilla = Cire naturelle extraite d’une plante du Sahara utilisée comme anti-agglomérant naturel.

 

Lorganisme de défense des consommateurs UFC-Que Choisir évoque les  additifs alimentaires autorisés, des plus acceptables à ceux qu’il faudrait particulièremenet  éviter. L’organisme, qui met à disposition des consommateurs une base de données classant de 1 (Acceptable) à 4 (à éviter) l’ensemble de ces additifs,

Nitrates et nitrites présents dans le jambon (E249, E250, E251, E252) présentant un risque accru de cancer du côlon, caramels au sulfite d’ammonium (E150c, E150d) suspectés d’être cancérigènes, ou encore colorants azoïques présents dans les confiseries (E102, E104, E110, E122, E124, E129) risquant de rendre les enfants hyperactifs, sont ainsi pointés du doigt. «Sur les plus de 300 additifs autorisés, nos travaux montrent que 87 d’entre eux sont à éviter ou peu recommandables, soit plus du quart», indique l’association. «L’exposition quotidienne pendant des années à ces molécules accroît encore les risques. Or ils sont massivement utilisés dans les produits alimentaires industriels, y compris ceux de grandes marques», souligne l’UFC.

Négociations de produits alimentaires : sans changement !

 Négociations de produits alimentaires : sans changement !

En dépit des chartes, des discours, des assises de l’alimentation, rien ne change dans les négociations sur les produits alimentaires : pas de rééquilibrage des prix. Au contraire, il y aurait plutôt uen tendance baissière. Sur le plan national, les relations entre producteurs et distributeurs restent “terribles”, a dit la présidente de la FNSEA . “Ça se passe très mal. Ce système de toujours moins cher est pervers”, a-t-elle déclaré. “La réalité de ce qui nous revient des entreprises, c‘est une pression à la baisse de -2, -3, -4 (pour cent)”, a-t-elle poursuivi. Le rééquilibrage des prix agricoles promis par le gouvernement pour garantir des revenus décents aux agriculteurs ne devrait faire monter les prix que de 0,7%, soit 3,21 euros par mois pour un ménage, a-t-elle estimé, fustigeant les “mensonges” des distributeurs et contredisant les affirmations  Les résultats de la deuxième enquête de l‘Observatoire des relations commerciales révèlent, selon elle, un taux de conclusion d‘accords “très élevé, entre 50 et 90% selon les enseignes, notamment pour les PME en région”. “Il est temps de sortir des postures et des procès d‘intention, pour donner enfin la priorité au développement, filière par filière, des producteurs aux distributeurs, d‘un secteur agroalimentaire français capable de satisfaire les exigences de qualité des consommateurs”, a-t-elle fait savoir par communiqué.

Prix produits alimentaires mondiaux en baisse

Prix produits  alimentaires mondiaux en baisse

 

Plusieurs facteurs explicatifs à cette baisse. D’abord un environnement économique mondial relativement déprimé. Ensuite une surproduction assez générale dans toutes les filières, surproduction encouragée par l’industrialisation agricole excessive. Enfin une demande assez atone notamment de la part de la Chine, de la Russie ou encore du Moyen-Orient ;  cette baisse des prix des produits alimentaires mondiaux constitue par ailleurs un indicateur avancé de la conjoncture internationale. De ce point de vue il ne semble pas qu’on soit encore vraiment sorti de la crise au plan mondial et des incertitudes planent sur l’évolution de la croissance pour les mois à venir. L’évolution nettement à la baisse des prix du pétrole confirme les interrogations qu’on peut nourrir à cet égard. Les prix  alimentaires en effet  sont tombés en juillet à leur plus bas niveau depuis près de six ans, en raison, notamment, de la chute des cours des produits laitiers et des huiles végétales, a annoncé jeudi 6 août l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).  L’indice des prix alimentaires de la FAO, qui mesure mois après mois l’évolution d’un panier rassemblant céréales, oléagineux, produits laitiers, viandes et sucre, est ainsi tombé à 164,6 points le mois dernier, en recul de 1,0% par rapport à juin. Les prix des produits laitiers ont notamment chuté de 7,2% en un mois, en raison surtout de la baisse de la demande en provenance de la Chine, du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord et de l’abondance de la production de l’Union européenne. Il y a deux semaines, les éleveurs français avaient manifesté contre les faibles prix du lait et négocié un maintien de ceux-ci avec le gouvernement. Une décision qui avait provoqué la colère de leurs confrères allemands. Les prix des huiles végétales ont reculé de 5,5% par rapport à juin, tombant au plus bas depuis juillet 2009. Ce mouvement s’explique, en grande partie, par le repli des cours de l’huile de palme, sous le double effet de la croissance de la production du sud-est asiatique et d’un ralentissement des exportations. Les prix des céréales ont, eux, augmenté de 2% en juillet, mais restent inférieurs de 10,1% à leur niveau de juillet 2014. Les cours du blé et du maïs sont actuellement soutenus par des conditions météorologiques défavorables en Amérique du Nord et en Europe, tandis que ceux du riz continuent de baisser.  Quant au sucre, il s’est établi en moyenne à 181,2 points en juillet, en hausse de 2,5 % par rapport à juin 2015, en grande partie liée aux conditions de récolte plutôt mauvaises dans la principale région productrice du Brésil. Seul l’indice de prix de la viande demeure pratiquement égal à celui de juin, avec une moyenne à 174,1 points en juillet. Les prix internationaux de la viande de bovins ont augmenté, compensant la baisse subie par ceux du porc et des ovins. Les cours de la volaille sont, quant à eux, restés stables.

 

Les produits alimentaires premiers prix : aussi dégueullases que les marques

Les produits alimentaires premiers prix : aussi dégueullases que les marques

Il ya deux lectures à enquête menée par l’Oqali, organisme géré par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (Anses); Non, les produits premiers prix ne sont pas forcément plus sucrés, plus gras ou plus salés que ceux des autres marques. Oui,  ils sont aussi dégueullases, c’est à dire bourrés de gras, de sucres et de sel pour cacher la médiocrité des produits. Si le consommateur prend une compote standard premier prix de la marque Leclerc, Carrefour, ou Intermarché, il mangera tout autant de sucres que dans une compote de marque nationale. Il en va de même pour les céréales, les potages, ou encore les glaces et les sorbets très prisés en cette période. Au total, plus de 16.000 produits passés à la loupe entre 2008 et 2011. Il y a  tout de même une exception : les lardons. Ils contiennent effectivement plus de lipides et moins de protéines s’ils sont achetés au rayon premiers prix (des lipides dans les lardons, curieux non !). Ce qui fait la différence surtout entre les marques, c’est le choix proposé aux consommateurs. On a moins de choix pour le secteur premiers prix, avec des produits essentiellement basiques, alors que les marques nationales offrent une gamme plus variée. Résultat, on va pouvoir trouver des produits allégés par exemple, moins présents pour les marques entrée de gamme.

 

Prix alimentaires en baisse ?

Prix alimentaires en baisse ?

Difficile de constater la baisse des prix dans la grande distribution, au mieux les prix stagnent (comme les chiffres d’affaires). Pourtant certains prix baissent à la production tandis que d’autres vont augmenter. Selon l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), quand on regarde les cinq familles de produits de base (céréales, viandes, lait, huiles et sucre), les prix ont baissé de 3,7% l’an dernier. Seul le prix de la viande a augmenté de 8% sur un an. C’est le jeu de l’offre et de la demande qui explique cette tendance. Les prix des produits laitiers ont baissé, par exemple, de 2,3% en 2014, pour atteindre leur plus bas niveau depuis 2009. Les Russes et les Chinois ont acheté moins de beurre et de fromage. Le prix du sucre a baissé de 5% l’an dernier. Cela est dû à la baisse du prix du baril de pétrole. Le Brésil, gros producteur de sucre, a vu sa demande en éthanol – un carburant agricole issu de la canne à sucre – diminuer. Ses stocks de sucre étant encore très importants, cela fait baisser les prix. Ce sont les prix des céréales qui ont le plus baissé l’an dernier (12,5%). Mais cela ne va pas durer. Le Canada, gros producteur de blé dur, a connu une mauvaise récolte à cause du froid. Il y en a moins. La Russie, qui en produit également, assure vouloir limiter ses exportations, pour protéger son marché intérieur. Le prix des pâtes et de la semoule de blé repartent à la hausse en ce début d’année.  D’autres matières premières agricoles augmentent déjà. C’est le cas des fruits secs (+4% en moyenne), et notamment des noisettes. Leur prix a doublé cet été, à cause des grêlons qui ont touché la Turquie, premier producteur. Cette mauvaise production a fait flamber par ricochet le prix des pâtes à tartiner, du chocolat aux noisettes et des cookies.  Au Brésil cette fois, c’est la sécheresse qui fait bondir le prix du café, avec 50% de hausse attendue pour 2015. Cela touche aussi le cacao. En Europe, toujours à cause de mauvaises conditions climatiques, on voit déjà grimper le prix de l’huile d’olive.

 

Consommation des ménages : +0.5% en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

Consommation des ménages : +0.5%  en mai, en cause le prix des denrées alimentaires

 

La consommation des ménages français en biens a augmenté de 0,5% en mai par rapport au mois précédent du fait d’un rebond des achats alimentaires, selon les données publiées vendredi par l’Insee.  La baisse du mois d’avril a été révisée à -0,5% contre -0,3% annoncé auparavant. Seize économistes interrogés par Reuters attendaient en moyenne un chiffre en baisse de 0,1% en mai, leurs prévisions s’échelonnant entre -1,0% et +0,2%. Dans un communiqué, l’Insee fait état d’une hausse de 0,4% des dépenses en bien durables le mois dernier, après +1,3% en avril, due notamment à l’automobile (+0,9% après +2,0%). Les achats en équipement du logement ont en revanche baissé légèrement (-0,1% après +0,4%). Les achats de textile cuir ont quant à eux baissé de 1,5%, après un rebond de +1,5% en avril. Après une forte hausse en mars (+2,6%) et une chute en avril (-3,4%), la consommation en produits alimentaires a rebondi de 1,4% en mai. Les dépenses de consommation des ménages en énergie se sont légèrement contractées (-0,3%) après quatre mois consécutifs de hausse liée aux températures plus basses que d’habitude.




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