Archive pour le Tag 'vers'

« Polluants éternels » : Vers une interdiction européenne des emballages alimentaires

« Polluants éternels » : Vers une interdiction européenne des emballages alimentaires concernés

La commission de l’environnement du Parlement européen s’est prononcée mardi 24 octobre pour une proposition de règlement visant à réduire les emballages. Cette proposition prévoit l’interdiction des composés perfluoroalkylés et polyfluoroalkylés (PFAS) dans les contenants alimentaires, ces substances dites « polluants éternels » et nocives pour la santé.

Dotées de propriétés antiadhésives et imperméables, elles sont massivement présentes dans la vie courante : poêles en Teflon, emballages alimentaires, textiles, automobiles.
Les eurodéputés se sont également prononcés en commission de l’environnement sur la réduction des déchets, alors que les Européens n’ont jamais produit autant de déchets d’emballages. En 2021, l’Union européenne (UE) en a généré 188,7 kg par habitant, soit 10,8 kg de plus par personne par rapport à 2020, selon un bilan publié par Eurostat.

Politique- Gouvernement : vers un mini remaniement

Politique- Gouvernement : vers un mini remaniement

Il est vraisemblable qu’on va assister assez rapidement à un remaniement du gouvernement. La première mise en cause sera la première ministre Élisabeth Bornes qui a été incapable de bâtir une majorité durable comme l’avait demandé le président.

Son remplacement n’est pas aisé car le président ne souhaite aucune concurrence, aucune personnalité qui lui fasse de l’ombre. Des grosses pointures comme Darmanin ou Bayrou n’ont donc aucune chance.

On pourra par contre distribuer à gogo des portefeuilles de débauchage car le gouvernement comprend une quarantaine de ministres dont la plupart ne sert pas grand chose.

Un gouvernement qui ne peut apporter d’éléments très nouveaux puisque la question centrale n’est pas au gouvernement mais dans la majorité. Macro gouverne avec une minorité à l’Assemblée nationale. La seule solution serait de s’allier avec les républicains mais qui vont réclamer alors les postes les plus importants et finalement prendre le pouvoir dans les institutions. Ce que ne souhaitent pas non plus Macron.

Conclusion quelques modifications pour la forme, peut-être une nouvelle promotion pour Attal mais pas d’arrivée de poids lourd susceptible de faire ombrage au monarque républicain.

Changement de Gouvernement : vers un mini remaniement

Changement de Gouvernement : vers un mini remaniement

Il est vraisemblable qu’on va assister assez rapidement à un remaniement du gouvernement. La première mise en cause sera la première ministre Élisabeth Bornes qui a été incapable de bâtir une majorité durable comme l’avait demandé le président.

Son remplacement n’est pas aisé car le président ne souhaite aucune concurrence, aucune personnalité qui lui fasse de l’ombre. Des grosses pointures comme Darmanin Bayrou n’ont donc aucune chance.

On pourra par contre distribuer à gogo des portefeuilles de débauchage car le gouvernement comprend une quarantaine de ministres dont la plupart ne sert pas grand chose.

Un gouvernement qui ne peut apporter d’éléments très nouveaux puisque la question centrale n’est pas au gouvernement mais dans la majorité. Macro gouverne avec une minorité à l’Assemblée nationale. La seule solution serait de s’allier avec les républicains mais qui vont réclamer alors les postes les plus importants et finalement prendre le pouvoir dans les institutions. Ce que ne souhaitent pas non plus Macron.

Conclusion quelques modifications pour la forme, peut-être une nouvelle promotion pour Attal mais pas d’arrivée de poids lourd susceptible de faire ombrage au monarque républicain.

Gouvernement : vers un mini remaniement

Gouvernement : vers un mini remaniement

Il est vraisemblable qu’on va assister assez rapidement à un remaniement du gouvernement. La première mise en cause sera la première ministre Élisabeth Bornes qui a été incapable de bâtir une majorité durable comme l’avait demandé le président.

Son remplacement n’est pas aisé car le président ne souhaite aucune concurrence, aucune personnalité qui lui fasse de l’ombre. Des grosses pointures comme Darmanin Bayrou n’ont donc aucune chance.

On pourra par contre distribuer à gogo des portefeuilles de débauchage car le gouvernement comprend une quarantaine de ministres dont la plupart ne sert pas grand chose.

Un gouvernement qui ne peut apporter d’éléments très nouveaux puisque la question centrale n’est pas au gouvernement mais dans la majorité. Macro gouverne avec une minorité à l’Assemblée nationale. La seule solution serait de s’allier avec les républicains mais qui vont réclamer alors les postes les plus importants et finalement prendre le pouvoir dans les institutions. Ce que ne souhaitent pas non plus Macron.

Conclusion quelques modifications pour la forme, peut-être une nouvelle promotion pour Attal mais pas d’arrivée de poids lourd susceptible de faire ombrage au monarque républicain.

Monde hyper numérique: Vers l’overdose ?

Monde hyper numérique: Vers l’overdose ?

Un papier très intéressant des Echos évoque la problématique de l’envahissement du numérique dans l’économie et au-delà dans la société tout entière. Nous passons déjà en moyenne 40 % de notre vie éveillée devant les écrans. Mais selon Bruno Patino, nous n’avons encore rien vu. Car avec l’intelligence artificielle générative, nous entrons dans l’ère de la propagation exponentielle, la copie infinie et la dissémination illimitée.

Pour Bruno Patino, le risque devient celui de l’extinction du désir. « Si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »
Pour Bruno Patino, le risque devient celui de l’extinction du désir. « Si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »

Nous sommes tous de grands malades en voie de rémission potentielle. Autant le dire d’emblée : il faut prendre le diagnostic limpide de « Submersion » avec un zeste de philosophie. Le sujet de Bruno Patino – président d’Arte et auteur de « La Civilisation du poisson rouge » (Grasset, 2019) – est « la révolution dans la révolution » : l’émergence des intelligences artificielles génératives dans la société du réseau.

Il traite du déluge d’infos et de signes que nous subissons déjà et qui va forcément s’amplifier avec l’IA, alors que nous nous sentons complètement submergés et épuisés. Ce que Patino appelle le « triomphe possible du calcul permanent », c’est la dictature des algorithmes et l’émergence d’une « société du simulacre » où la liberté de choix est progressivement réduite à la portion congrue. Mais c’est aussi un tableau saisissant de notre apathie face au tsunami de signes alimenté par les nouveaux maîtres de cette société du simulacre (Google, Amazon, Meta ou TikTok…)

« Nous n’avons rien vu venir et nous n’avons encore rien vu », pronostique Bruno Patino. Le flot est devenu déluge. Son débit asphyxie notre capacité de réflexion. Les années 2006-2007 avaient amorcé l’ère de la connexion permanente avec l’invention de l’iPhone (donc du smartphone). Dans une première partie, l’auteur brosse le décor effrayant d’une société de la connexion permanente où nous errons tels des papillons hébétés et affolés en zappant d’application en application.

C’est ce que Patino appelle avec justesse « la routine des nuques baissées », celle des nouveaux esclaves de l’économie de l’attention, obsédés par leur dose quotidienne de dopamine. Le combat a remplacé le débat. La polarisation des échanges règne en maître dans l’« émocratie » triomphante. Le risque devient celui de l’extinction du désir. « Un constat vertigineux peut être dressé : si l’on n’y prend garde, il n’y aura bientôt plus assez d’attention pour supporter l’économie qui s’est mise en place. »

Deux chiffres démesurés : en 2023, nous passons en moyenne 40 % de notre vie éveillée sur les écrans et nous sommes 4,7 milliards d’humains à interagir sur les réseaux sociaux. Les poissons rouges sont devenus des oies blanches gavées au numérique : 32.000 heures de programmes disponibles sur Netflix en France, 80 millions de titres en moyenne sur Spotify et 100 millions sur Apple Music…

Or, l’utopie de la liberté du choix illimité conduit à la paralysie ou à l’indécision, comme l’a montré le psychologue Barry Schwartz dans « Le Paradoxe du choix ». L’infobésité engendre l’épuisement. Trop d’informations tue l’information. Cela tombe bien. Car l’économie numérique n’attend que cela : le « soulagement de la délégation ». L’algorithme va nous sauver, assurent les plateformes. L’intelligence artificielle devient notre anxiolytique et notre planche de salut en nous autorisant à… ne plus choisir.

Et ce n’est qu’un début. Car nous entrons désormais dans l’ère de la « propagation exponentielle » où la production infinie vient s’ajouter à la copie infinie et à la dissémination illimitée, « trois fonctions orchestrées par des machines ». Près de 70 ans après l’invention du premier robot conversationnel Eliza en 1966, le « deep learning » (la création de modèles imitant les techniques d’apprentissage du cerveau humain) vient bouleverser le monde du travail et l’univers de la connaissance.

Autant le dire d’emblée : le livre de Bruno Patino donne parfois envie de jeter son smartphone par-dessus bord… ou de le ranger dans la boîte à gants. Mais il est encore moins virulent que celui du philosophe Eric Sadin, « Vie spectrale », paru au même moment chez le même éditeur.

L’un et l’autre s’accordent sur le fait que la société du simulacre menace de saper profondément la confiance dans les médiateurs (médias, plateformes, institutions). Mais là où Bruno Patino mise encore sur un rôle accru des médiateurs et des tiers de confiance pour maîtriser la submersion et « construire le discernement », Eric Sadin ne cache pas ses sérieux doutes sur les moyens de contrer l’impact dévastateur du « tournant injonctif » lié à l’usage systématisé des IA et du robot conversationnel ChatGPT.

Sans compter l’ouragan social qu’il risque de provoquer sur un grand nombre de professions. Farouche critique de longue date de la « doxa techno-libérale », Eric Sadin pourfend les manoeuvres pathétiques des régulateurs européens pour parer aux risques et menaces liées à la captation des données personnelles ou aux manipulations de l’information.

Autant de remèdes de fortune dérisoires à ses yeux. Non seulement l’addiction aux écrans n’a fait qu’encourager une « neutralisation sournoise » de nos capacités à agir, mais l’avènement des IA génératives va accélérer cette privation progressive de notre droit naturel à la libre autodétermination.

C’est ce que l’auteur de « La Vie spectrale » – essai critique sur l’effet poudre aux yeux de l’ère du métavers et des IA génératives – décrit comme « la fatigue d’être soi » ou le « devenir-légume » de l’humanité. A chacun sa prophétie.

Activité économique France: Vers la croissance zéro( INSEE)

Activité économique France: Vers la croissance zéro( INSEE)

La deuxième partie de l’année devrait être assez catastrophique sur le plan de la croissance et de ce fait, la France devrait enregistrer la stagnation en 2024. Cette tendance baissière met évidemment en cause les prévisions du gouvernement qui comptait sur une hausse du PIB de 1,4 % et sur les ressources fiscales équivalentes bien entendu. Sur l’ensemble de l’année, l’Insee table désormais sur une croissance du PIB de 0,8% contre 0,9% précédemment. Or l’exécutif table toujours sur une croissance du PIB de 1% cette année pour boucler son budget 2023 voté définitivement ce jeudi et 1,4% pour l’année prochaine.
Du coup, le projet de budget 2024 est d’ores et déjà obsolète et les promesses faites à Bruxelles ne seront pas tenues. En effet, les recettes fiscales attendues seront inférieures aux prévisions et par ailleurs les dépenses ont été sous-estimées. Conclusion, la promesse d’un retour à un déficit qui serait limité à 3 % du pipe en 2027 est une illusion.

Sans surprise, la demande a flanché au quatrième trimestre sous l’effet des taux d’intérêt élevés. Aucune baisse de ceux de la Banque centrale européenne (BCE) n’est d’ailleurs prévue pour l’instant. Ce jeudi, l’institution de Francfort a, en effet, annoncé qu’elle laissait ses taux inchangés. En conséquence, du côté des ménages, les dépenses de consommation ont fait du surplace (0%). L’inflation a bien ralenti ces derniers mois, mais continuent de miner le pouvoir d’achat des Français ayant la plus forte propension à consommer, c’est-à-dire les plus modestes.

L’investissement est également en berne avec encore un repli (-1%) entre octobre et décembre. Depuis la guerre en Ukraine, les dépenses d’investissement des Français sont, en effet, en recul trimestre après trimestre. Résultat, elles plongent de près de 5% sur l’ensemble de l’année 2023. S’agissant des entreprises, les dépenses d’investissement sont également dans le rouge en fin d’année (-0,4%), mais restent relativement dynamiques en 2023 (+3,8%). Seules les administrations publiques enregistrent une hausse de leurs dépenses d’investissement entre octobre et décembre (+0,3%). En 2023, les dépenses d’investissement montent à 1,1%, En fait en euros constants elles diminuent. La tendance baissière des investissements ajoutait également au tassement de la consommation entraîne inexorablement un affaiblissement global de la croissance d’autant que les exportations sont toujours aussi peu dynamiques.

Pour l’inflation, l’INSEE table sur 2,4% au printemps et 4,9% sur l’ensemble de l’année 2023 contre 5,2% en 2022.

L’Insee table sur une croissance du PIB de 0,2% sur les deux premiers trimestres. L’économie française serait principalement portée par le redémarrage de la consommation des ménages sur les six premiers mois de l’année, à la faveur d’un coup de frein de l’inflation.

En revanche, l’investissement des ménages et des entreprises ne devrait pas vraiment repartir. Compte tenu du contexte d’incertitudes, les Français épargnent encore une grande partie de leurs revenus (autour de 18% contre 15% avant la crise sanitaire). Ce qui peut être révélateur de l’existence de fortes craintes des Français sur l’avenir.

Economie France: Vers la croissance zéro( INSEE)

Economie France: Vers la croissance zéro( INSEE)

La deuxième partie de l’année devrait être assez catastrophique sur le plan de la croissance et de ce fait, la France devrait enregistrer la stagnation en 2024. Cette tendance baissière met évidemment en cause les prévisions du gouvernement qui comptait sur une hausse du PIB de 1,4 % et sur les ressources fiscales équivalentes bien entendu. Sur l’ensemble de l’année, l’Insee table désormais sur une croissance du PIB de 0,8% contre 0,9% précédemment. Or l’exécutif table toujours sur une croissance du PIB de 1% cette année pour boucler son budget 2023 voté définitivement ce jeudi et 1,4% pour l’année prochaine.
Du coup, le projet de budget 2024 est d’ores et déjà obsolète et les promesses faites à Bruxelles ne seront pas tenues. En effet, les recettes fiscales attendues seront inférieures aux prévisions et par ailleurs les dépenses ont été sous-estimées. Conclusion, la promesse d’un retour à un déficit qui serait limité à 3 % du pipe en 2027 est une illusion.

Sans surprise, la demande a flanché au quatrième trimestre sous l’effet des taux d’intérêt élevés. Aucune baisse de ceux de la Banque centrale européenne (BCE) n’est d’ailleurs prévue pour l’instant. Ce jeudi, l’institution de Francfort a, en effet, annoncé qu’elle laissait ses taux inchangés. En conséquence, du côté des ménages, les dépenses de consommation ont fait du surplace (0%). L’inflation a bien ralenti ces derniers mois, mais continuent de miner le pouvoir d’achat des Français ayant la plus forte propension à consommer, c’est-à-dire les plus modestes.

L’investissement est également en berne avec encore un repli (-1%) entre octobre et décembre. Depuis la guerre en Ukraine, les dépenses d’investissement des Français sont, en effet, en recul trimestre après trimestre. Résultat, elles plongent de près de 5% sur l’ensemble de l’année 2023. S’agissant des entreprises, les dépenses d’investissement sont également dans le rouge en fin d’année (-0,4%), mais restent relativement dynamiques en 2023 (+3,8%). Seules les administrations publiques enregistrent une hausse de leurs dépenses d’investissement entre octobre et décembre (+0,3%). En 2023, les dépenses d’investissement montent à 1,1%, En fait en euros constants elles diminuent. La tendance baissière des investissements ajoutait également au tassement de la consommation entraîne inexorablement un affaiblissement global de la croissance d’autant que les exportations sont toujours aussi peu dynamiques.

Pour l’inflation, l’INSEE table sur 2,4% au printemps et 4,9% sur l’ensemble de l’année 2023 contre 5,2% en 2022.

L’Insee table sur une croissance du PIB de 0,2% sur les deux premiers trimestres. L’économie française serait principalement portée par le redémarrage de la consommation des ménages sur les six premiers mois de l’année, à la faveur d’un coup de frein de l’inflation.

En revanche, l’investissement des ménages et des entreprises ne devrait pas vraiment repartir. Compte tenu du contexte d’incertitudes, les Français épargnent encore une grande partie de leurs revenus (autour de 18% contre 15% avant la crise sanitaire). Ce qui peut être révélateur de l’existence de fortes craintes des Français sur l’avenir.

Croissance France: Vers la stagnation ( INSEE)

Croissance France: Vers la stagnation ( INSEE)

La deuxième partie de l’année devrait être assez catastrophique sur le plan de la croissance et de ce fait, la France devrait enregistrer la stagnation en 2024. Cette tendance baissière met évidemment en cause les prévisions du gouvernement qui comptait sur une hausse du PIB de 1,4 % et sur les ressources fiscales équivalentes bien entendu. Sur l’ensemble de l’année, l’Insee table désormais sur une croissance du PIB de 0,8% contre 0,9% précédemment. Or l’exécutif table toujours sur une croissance du PIB de 1% cette année pour boucler son budget 2023 voté définitivement ce jeudi et 1,4% pour l’année prochaine.
Du coup, le projet de budget 2024 est d’ores et déjà obsolète et les promesses faites à Bruxelles ne seront pas tenues. En effet, les recettes fiscales attendues seront inférieures aux prévisions et par ailleurs les dépenses ont été sous-estimées. Conclusion, la promesse d’un retour à un déficit qui serait limité à 3 % du pipe en 2027 est une illusion.

Sans surprise, la demande a flanché au quatrième trimestre sous l’effet des taux d’intérêt élevés. Aucune baisse de ceux de la Banque centrale européenne (BCE) n’est d’ailleurs prévue pour l’instant. Ce jeudi, l’institution de Francfort a, en effet, annoncé qu’elle laissait ses taux inchangés. En conséquence, du côté des ménages, les dépenses de consommation ont fait du surplace (0%). L’inflation a bien ralenti ces derniers mois, mais continuent de miner le pouvoir d’achat des Français ayant la plus forte propension à consommer, c’est-à-dire les plus modestes.

L’investissement est également en berne avec encore un repli (-1%) entre octobre et décembre. Depuis la guerre en Ukraine, les dépenses d’investissement des Français sont, en effet, en recul trimestre après trimestre. Résultat, elles plongent de près de 5% sur l’ensemble de l’année 2023. S’agissant des entreprises, les dépenses d’investissement sont également dans le rouge en fin d’année (-0,4%), mais restent relativement dynamiques en 2023 (+3,8%). Seules les administrations publiques enregistrent une hausse de leurs dépenses d’investissement entre octobre et décembre (+0,3%). En 2023, les dépenses d’investissement montent à 1,1%, En fait en euros constants elles diminuent. La tendance baissière des investissements ajoutait également au tassement de la consommation entraîne inexorablement un affaiblissement global de la croissance d’autant que les exportations sont toujours aussi peu dynamiques.

Pour l’inflation, l’INSEE table sur 2,4% au printemps et 4,9% sur l’ensemble de l’année 2023 contre 5,2% en 2022.

L’Insee table sur une croissance du PIB de 0,2% sur les deux premiers trimestres. L’économie française serait principalement portée par le redémarrage de la consommation des ménages sur les six premiers mois de l’année, à la faveur d’un coup de frein de l’inflation.

En revanche, l’investissement des ménages et des entreprises ne devrait pas vraiment repartir. Compte tenu du contexte d’incertitudes, les Français épargnent encore une grande partie de leurs revenus (autour de 18% contre 15% avant la crise sanitaire). Ce qui peut être révélateur de l’existence de fortes craintes des Français sur l’avenir.

Croissance- Perspectives économiques de la France vers la stagnation

Croissance- Perspectives économiques de la France vers la stagnation

Les derniers résultats de l’activité économique ont été peu soulignés par les grands médias pour ne pas « désespérer Billancourt » et les Français. Pourtant, l’économie au troisième trimestre est bien en recul. Le journal les « Échos » revient aujourd’hui sur les inquiétudes des experts concernant le risque de stagnation de l’économie.

Depuis jeudi dernier, le doute s’est emparé des prévisionnistes. L’économie française parviendra-t-elle à éviter une récession dite « technique », à savoir un recul pendant deux trimestres consécutifs du PIB, selon la définition conventionnelle des économistes ? Les révisions statistiques sont monnaie courante en économie. Au lieu de progresser de 0,1 % au troisième trimestre, l’activité s’est finalement repliée de 0,1 % , a indiqué la semaine dernière l’Insee. Une correction minime sauf qu’elle a fait entrer l’économie française en territoire négatif.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle. Prenons garde néanmoins à ne pas la surinterpréter. Un recul de 0,1 %, c’est l’épaisseur du trait », relativise Mathieu Plane, économiste à l’OFCE qui rappelle que « paradoxalement, les chiffres de créations d’emplois dans l’Hexagone au troisième trimestre ont, eux, été révisés fortement à la hausse ». Dans sa première évaluation, l’Insee avait tablé sur une hausse modeste du PIB de 0,1%. Mais l’institut national de la statistique a abaissé sa première estimation en annonçant, ce mardi, une contraction de 0,1%.

L’activité économique française s’est contractée de 0,1% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, pénalisée par des investissements et une consommation des ménages moins soutenus qu’estimé précédemment, a indiqué jeudi l’Insee.

L’Institut national de la statistique a abaissé sa première estimation, publiée fin octobre, d’une modeste hausse de 0,1% du produit intérieur brut entre juillet et septembre.

La France pourrait donc tomber vraiment en récession si la tendance de l’activité se confirme au quatrième trimestre. Il faut en effet deux trimestres consécutif juridiquement considéré qu’un pays est en récession.

Pourtant le ministre de l’économie a affirmé sur France Inter ses prévisions de croissance de la France pour 2023 (1%) et 2024 (1,4%).

Dans le détail, au troisième trimestre, la progression des investissements a été revue en nette baisse, à 0,2% contre 1% estimé auparavant. Si les investissements des entreprises ont continué à résister (0,5%), ceux des ménages sont passés dans le rouge (-1,1%). Pilier traditionnel de l’économie française, la consommation des ménages a certes rebondi de 0,6% par rapport au deuxième trimestre, mais un peu moins fortement que calculé auparavant (0,7%). Le commerce extérieur a également davantage contribué négativement à l’évolution du PIB (-0,4%), en raison d’importations revues en hausse.

Côté inflation, le ministre de l’Économie a assuré que «nous serons sous 4% d’ici fin 2023». Si l’Insee enregistre un ralentissement de 3,4% sur un an au mois de novembre, Bruno Le Maire a cherché à rassurer les Français : «En 2024-2025, il y aura beaucoup moins d’inflation, avec des taux d’intérêt stabilisés.». Mais contrairement à ce qu’avait indiqué le ministre pour les produits alimentaires il n’y aura pas de baisse remise mais sans doute toujours des hausses mais un peu moins fortes. Cependant au total des prix records car l’inflation s’ajoute à l’inflation.

La France a connu une quasi stagnation au troisième trimestre. Officiellement l’INSEE estime la hausse de la croissance à 0,1 %, autant dire presque rien d’autant que le chiffre pourra toujours être réévalué. Le coup classique pour faire ensuite davantage progresser les trimestres suivants. De toute manière, les annonces en hausse de l’ordre de 0,1 % n’ont aucune signification économique et même statistique. C’est purement du bricolage.

Perspectives croissance France : vers la stagnation

Perspectives croissance France : vers la stagnation

Les derniers résultats de l’activité économique ont été peu soulignés par les grands médias pour ne pas « désespérer Billancourt » et les Français. Pourtant, l’économie au troisième trimestre est bien en recul. Le journal les « Échos » revient aujourd’hui sur les inquiétudes des experts concernant le risque de stagnation de l’économie.

Depuis jeudi dernier, le doute s’est emparé des prévisionnistes. L’économie française parviendra-t-elle à éviter une récession dite « technique », à savoir un recul pendant deux trimestres consécutifs du PIB, selon la définition conventionnelle des économistes ? Les révisions statistiques sont monnaie courante en économie. Au lieu de progresser de 0,1 % au troisième trimestre, l’activité s’est finalement repliée de 0,1 % , a indiqué la semaine dernière l’Insee. Une correction minime sauf qu’elle a fait entrer l’économie française en territoire négatif.

« Ce n’est pas une bonne nouvelle. Prenons garde néanmoins à ne pas la surinterpréter. Un recul de 0,1 %, c’est l’épaisseur du trait », relativise Mathieu Plane, économiste à l’OFCE qui rappelle que « paradoxalement, les chiffres de créations d’emplois dans l’Hexagone au troisième trimestre ont, eux, été révisés fortement à la hausse ». Dans sa première évaluation, l’Insee avait tablé sur une hausse modeste du PIB de 0,1%. Mais l’institut national de la statistique a abaissé sa première estimation en annonçant, ce mardi, une contraction de 0,1%.

L’activité économique française s’est contractée de 0,1% au troisième trimestre par rapport aux trois mois précédents, pénalisée par des investissements et une consommation des ménages moins soutenus qu’estimé précédemment, a indiqué jeudi l’Insee.

L’Institut national de la statistique a abaissé sa première estimation, publiée fin octobre, d’une modeste hausse de 0,1% du produit intérieur brut entre juillet et septembre.

La France pourrait donc tomber vraiment en récession si la tendance de l’activité se confirme au quatrième trimestre. Il faut en effet deux trimestres consécutif juridiquement considéré qu’un pays est en récession.

Pourtant le ministre de l’économie a affirmé sur France Inter ses prévisions de croissance de la France pour 2023 (1%) et 2024 (1,4%).

Dans le détail, au troisième trimestre, la progression des investissements a été revue en nette baisse, à 0,2% contre 1% estimé auparavant. Si les investissements des entreprises ont continué à résister (0,5%), ceux des ménages sont passés dans le rouge (-1,1%). Pilier traditionnel de l’économie française, la consommation des ménages a certes rebondi de 0,6% par rapport au deuxième trimestre, mais un peu moins fortement que calculé auparavant (0,7%). Le commerce extérieur a également davantage contribué négativement à l’évolution du PIB (-0,4%), en raison d’importations revues en hausse.

Côté inflation, le ministre de l’Économie a assuré que «nous serons sous 4% d’ici fin 2023». Si l’Insee enregistre un ralentissement de 3,4% sur un an au mois de novembre, Bruno Le Maire a cherché à rassurer les Français : «En 2024-2025, il y aura beaucoup moins d’inflation, avec des taux d’intérêt stabilisés.». Mais contrairement à ce qu’avait indiqué le ministre pour les produits alimentaires il n’y aura pas de baisse remise mais sans doute toujours des hausses mais un peu moins fortes. Cependant au total des prix records car l’inflation s’ajoute à l’inflation.

La France a connu une quasi stagnation au troisième trimestre. Officiellement l’INSEE estime la hausse de la croissance à 0,1 %, autant dire presque rien d’autant que le chiffre pourra toujours être réévalué. Le coup classique pour faire ensuite davantage progresser les trimestres suivants. De toute manière, les annonces en hausse de l’ordre de 0,1 % n’ont aucune signification économique et même statistique. C’est purement du bricolage.

Politique-Gaza : vers la libération au compte-gouttes des otages ?

Politique-Gaza : vers la libération au compte-gouttes des otages ?


D’après le Qatar qui joue un rôle de médiation à Gaza, un accord sur la libération des otages serait proche. Le problème c’est que les conditions ne sont pas encore réunies ni du côté du Hamas ni du côté d’Israël. Le Hamas se souhaite en effet une suspension de la guerre pendant plusieurs jours et ne veut libérer les otages que progressivement par paquets. De son côté, Israël s’oppose à une durée aussi longue de l’arrêt des combats et veut une libération totale des otages israéliens. Quand au cessez-le-feu Israël le conditionne à la libération de la totalité des otages. Reste aussi un problème peu abordé à savoir la dispersion des otages dans la bande de Gaza et la difficulté même du Hamas à les identifier et à les rassembler.

Seules quelques questions « pratiques et logistique » restent à résoudre, a déclaré Cheikh Mohamed ben Abdoulrahman al Thani lors d’une conférence de presse avec le porte-parole de la diplomatie européenne Josep Borrell. « Nous sommes suffisamment proches pour parvenir à un accord qui permettra à ces gens (les otages) de rentrer chez eux en toute sécurité », a-t-il ajouté.

Selon le Washington Post, des libérations d’otages pourraient débuter dans les prochains jours, à moins d’obstacles de dernière minute. Le quotidien cite des sources ayant connaissance de cet accord détaillé de six pages.

Aux termes de l’accord, toutes les parties interrompraient les combats pendant au moins cinq jours et les otages seraient libérés quotidiennement par groupes de 50 ou plus, a rapporté le Post. Le Hamas a capturé quelque 240 otages lors de l’attaque du 7 octobre, qui a fait 1.200 morts dans le sud d’Israël. Le Premier ministre israélien a affirmé qu’aucun cessez-le-feu ne pourra être établi tant que les otages n’auront pas été relâchés.

Au Proche-Orient, de plus en plus de pays font pression sur Israël pour un cessez-le-feu

Plus des deux tiers des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par la guerre, selon l’ONU.

Gaza : vers la libération au compte-gouttes des otages ?

Gaza : vers la libération au compte-gouttes des otages ?


D’après le Qatar qui joue un rôle de médiation à Gaza, un accord sur la libération des otages serait proche. Le problème c’est que les conditions ne sont pas encore réunies ni du côté du Hamas ni du côté d’Israël. Le Hamas se souhaite en effet une suspension de la guerre pendant plusieurs jours et ne veut libérer les otages que progressivement par paquets. De son côté, Israël s’oppose à une durée aussi longue de l’arrêt des combats et veut une libération totale des otages israéliens. Quand au cessez-le-feu Israël le conditionne à la libération de la totalité des otages. Reste aussi un problème peu abordé à savoir la dispersion des otages dans la bande de Gaza et la difficulté même du Hamas à les identifier et à les rassembler.

Seules quelques questions « pratiques et logistique » restent à résoudre, a déclaré Cheikh Mohamed ben Abdoulrahman al Thani lors d’une conférence de presse avec le porte-parole de la diplomatie européenne Josep Borrell. « Nous sommes suffisamment proches pour parvenir à un accord qui permettra à ces gens (les otages) de rentrer chez eux en toute sécurité », a-t-il ajouté.

Selon le Washington Post, des libérations d’otages pourraient débuter dans les prochains jours, à moins d’obstacles de dernière minute. Le quotidien cite des sources ayant connaissance de cet accord détaillé de six pages.

Aux termes de l’accord, toutes les parties interrompraient les combats pendant au moins cinq jours et les otages seraient libérés quotidiennement par groupes de 50 ou plus, a rapporté le Post. Le Hamas a capturé quelque 240 otages lors de l’attaque du 7 octobre, qui a fait 1.200 morts dans le sud d’Israël. Le Premier ministre israélien a affirmé qu’aucun cessez-le-feu ne pourra être établi tant que les otages n’auront pas été relâchés.

Au Proche-Orient, de plus en plus de pays font pression sur Israël pour un cessez-le-feu

Plus des deux tiers des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés par la guerre, selon l’ONU.

Politique-Guerre en Ukraine : vers un statu quo qui pourrait durer longtemps

Politique-Guerre en Ukraine : vers un statu quo qui pourrait durer longtemps

Après des mois et des mois de lutte, le conflit entre l’Ukraine et la Russie semble être gelé car les positions des uns et des autres n’avancent plus guère. En cause notamment les moyens accordés au compte-gouttes par l’Occident et des insuffisances en particulier en matière de protection aérienne, d’artillerie et d’aviation. La Russie de son côté renforce en permanence sa politique de défense et met une grande partie de ses moyens financiers au service de la guerre. Il y a aussi l’opinion publique internationale qui commence à douter de la possibilité de victoire de l’Ukraine. Le conflit pourrait donc s’installer dans la durée sur les positions actuelles. Les seules avancées envisageables aujourd’hui concernent le plan diplomatique avec l’étude du rattachement de l’Ukraine à l’union européenne, aussi son adhésion à l’OTAN.

Le commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, Valeri Zaloujny, a reconnu qu’il n’y aurait « probablement pas de percée profonde », et que la contre-offensive était désormais « dans une impasse ».

Malgré les pertes en hommes et en matériel infligées aux Russes, la tactique employée par les Ukrainiens n’a pas mené à l’effondrement escompté des lignes russes : « C’était mon erreur, explique Valeri Zaloujny. La Russie a eu au moins 150.000 morts. Dans n’importe quel autre pays, de telles pertes auraient mis fin à la guerre. »

Les récents développements sur la ligne de front, et les déclarations de l’état-major ukrainien, offrent un contraste saisissant avec l’optimisme affiché au début de la contre-offensive : en juillet dernier, l’ancien ministre de la Défense, Oleksiï Reznikov, estimait ainsi que la guerre pourrait être gagnée « d’ici l’été prochain », et que l’Ukraine pourrait être admise dès le mois de juillet 2024 au sein de l’Otan.

Mais les efforts ukrainiens se sont heurtés à un réseau de fortifications long de plusieurs centaines de kilomètres, la « ligne Sourovikine », et à de vastes champs de mines antichars et antipersonnelles. Portant le nom du général russe ayant un temps supervisé les opérations militaires en Ukraine, celle-ci est composée de trois lignes de défense successives, profondes d’une trentaine de kilomètres, faites de tranchées antichars et d’abris renforcés.

Nombre d’Ukrainiens craignent que la guerre ne s’enlise durablement : « Le plus grand risque d’une guerre de tranchées d’usure est qu’elle peut durer des années et épuiser l’Etat ukrainien. »

Mélenchon: Vers le suicide politique

Mélenchon: Vers le suicide politique

Paradoxalement plus Mélenchon s’enfonce dans les sondages et plus il pratique une sorte de fuite en avant vers l’extrémisme : comme une sorte de suicide politique. Ainsi par exemple, sa dernière prise de position sur le rassemblement dimanche contre l’antisémitisme qu’il considère comme entre guillemets un rendez-vous » des entre  » amis du soutien inconditionnel au massacre » à Gaza.

Ses prises de position notamment sur la situation au Proche-Orient ont suscité la polémique et avivé les divisions au sein de la Nupes. Du coup, Jean-Luc Mélenchon poursuit sa baisse dans les sondages. Il est aujourd’hui la personnalité politique la plus rejetée par les Français.

La chute est brutale. Tous instituts confondus, Jean-Luc Mélenchon dévisse. Depuis la dernière présidentielle, il a perdu la moitié de sa popularité dans notre baromètre Kantar public-Epoka-Figaro Magazine, sa cote d’avenir passant de 29 % à 15 %. Il a perdu dix-huit points dans le baromètre Elabe-Les Échos (de 35 % à 17 %), 19 points dans celui de Harris Interactive (de 36 % à 17 %), dix points dans le tableau de bord des personnalités Ifop-Fiducial-Paris Match-Sud Ouest .

Face à la recrudescence des actes hostiles aux Juifs en France, le président du Sénat, Gérard Larcher, et la présidente de l’Assemblée, Yaël Braun-Pivet, ont appelé mardi « tous ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de notre République » à participer dimanche à une « grande marche civique » contre l’antisémitisme.

L’initiative a été immédiatement saluée par la majorité, mais aussi par la droite et l’extrême droite. Le parti socialiste soutient également cette initiative.

Après l’annonce d’une « grande marche » contre l’antisémitisme, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé un « rendez-vous » des « amis du soutien inconditionnel au massacre » à Gaza.

Guerre en Ukraine : vers un statu quo qui pourrait durer longtemps

Guerre en Ukraine : vers un statu quo qui pourrait durer longtemps

Après des mois et des mois de lutte, le conflit entre l’Ukraine et la Russie semble être gelé car les positions des uns et des autres n’avancent plus guère. En cause notamment les moyens accordés au compte-gouttes par l’Occident et des insuffisances en particulier en matière de protection aérienne, d’artillerie et d’aviation. La Russie de son côté renforce en permanence sa politique de défense et met une grande partie de ses moyens financiers au service de la guerre. Il y a aussi l’opinion publique internationale qui commence à douter de la possibilité de victoire de l’Ukraine. Le conflit pourrait donc s’installer dans la durée sur les positions actuelles. Les seules avancées envisageables aujourd’hui concernent le plan diplomatique avec l’étude du rattachement de l’Ukraine à l’union européenne, aussi son adhésion à l’OTAN.

Le commandant en chef des Forces armées ukrainiennes, Valeri Zaloujny, a reconnu qu’il n’y aurait « probablement pas de percée profonde », et que la contre-offensive était désormais « dans une impasse ».

Malgré les pertes en hommes et en matériel infligées aux Russes, la tactique employée par les Ukrainiens n’a pas mené à l’effondrement escompté des lignes russes : « C’était mon erreur, explique Valeri Zaloujny. La Russie a eu au moins 150.000 morts. Dans n’importe quel autre pays, de telles pertes auraient mis fin à la guerre. »

Les récents développements sur la ligne de front, et les déclarations de l’état-major ukrainien, offrent un contraste saisissant avec l’optimisme affiché au début de la contre-offensive : en juillet dernier, l’ancien ministre de la Défense, Oleksiï Reznikov, estimait ainsi que la guerre pourrait être gagnée « d’ici l’été prochain », et que l’Ukraine pourrait être admise dès le mois de juillet 2024 au sein de l’Otan.

Mais les efforts ukrainiens se sont heurtés à un réseau de fortifications long de plusieurs centaines de kilomètres, la « ligne Sourovikine », et à de vastes champs de mines antichars et antipersonnelles. Portant le nom du général russe ayant un temps supervisé les opérations militaires en Ukraine, celle-ci est composée de trois lignes de défense successives, profondes d’une trentaine de kilomètres, faites de tranchées antichars et d’abris renforcés.

Nombre d’Ukrainiens craignent que la guerre ne s’enlise durablement : « Le plus grand risque d’une guerre de tranchées d’usure est qu’elle peut durer des années et épuiser l’Etat ukrainien. »

12345...36



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol