Archive pour le Tag 'vers'

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

Dans un entretien au « Monde », l’universitaire américaine, Shoshana Zuboff,  montre comment, au début du nouveau millénaire, Google et consorts ont fait de nos « informations personnelles » la marchandise suprême, et bâti des empires sur leur collecte et leur commerce.

Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School. Elle a étudié l’essor du capitalisme numérique, la transformation du travail et de la société de consommation qu’a entraînée cette révolution. Elle vient de faire paraître L’Age du capitalisme de surveillance (Zulma, traduit de l’anglais par Bee Formentelli et Anne-Sylvie Homassel, 864 pages, 26,50 euros).

Comment est apparu ce que vous appelez le capitalisme de surveillance ?

Le capitalisme évolue en intégrant au marché des choses qui lui étaient jusque-là étrangères. Une fois transformées, ces choses deviennent des marchandises que l’on peut vendre. Au XIXe siècle, par exemple, le capitalisme s’est intéressé à la nature. L’historien et économiste Karl Polanyi (1886-1964) a écrit des pages magnifiques à ce sujet dans La Grande Transformation (Gallimard, 1983). Ce processus revenait à créer, selon un concept qu’il a développé, des « marchandises fictives » (la nature, le travail, l’argent). Une forêt introduite sur le marché est immédiatement repensée dans un moment de fiction. Elle cesse d’être une forêt pour devenir une réserve de matières premières. La rivière devient une source d’énergie. La clairière devient un site d’exploitation.

Passons maintenant au XXIe siècle. Nous sommes en plein virage numérique. Les start-up se multiplient dans la Silicon Valley, chacune offre des services distincts et attire les investisseurs. Mais surviennent alors l’explosion de la bulle Internet et le krach de 2001-2002. Pourquoi un tel effondrement ? Tout simplement parce qu’on n’avait pas encore découvert comment générer de réels revenus. La question se posait, quelle était cette chose à transformer en marchandise ou en service ?

C’est chez Google que ce saut a été fait pour la première fois, avant d’être imité par les autres acteurs de secteur.

« Désormais, les faits et gestes de chacun font l’objet d’une traque incessante en ligne »

Que s’est-il produit exactement chez Google ?

Le moteur de recherche avait été lancé à la fin des années 1990 et ses serveurs stockaient déjà des tonnes de données sur les recherches effectuées par les internautes et leurs activités en ligne, sans rien en faire. L’entreprise rencontrait alors des difficultés grandissantes et les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont explicitement fait le choix de baser leur modèle économique sur la publicité.

A la même époque, ils ont porté un nouveau regard sur ces données et ont découvert qu’il y avait là un fort potentiel. S’y trouvaient des signaux permettant de connaître le comportement des internautes et de prédire comment ils pourraient se conduire.

Climat : Vers la désertification de la zone Méditerranée

Climat : Vers la désertification de la zone Méditerranée

 

D’après le rapport sur l’état de l’environnement et du développement en Méditerranée (RED 2020) le bassin méditerranéen est particulièrement vulnérable au réchauffement climatique et risque des dommages « mettant en danger la santé et les moyens de subsistance » des populations

Ce rapport était attendu par de nombreux experts car il concerne 21 pays riverains de la Méditerranée. Et ses conclusions font froid dans le dos. « L’exploitation des ressources et des organismes, la pollution et le changement climatique devraient exacerber les fragilités préexistantes (…), mettant en danger la santé et les moyens de subsistance », selon le rapport, dont la précédente version remonte à 2009. Ainsi, 15% des décès dans le bassin méditerranéen seraient déjà attribuables à des causes environnementales évitables, selon les données compilées.

La zone méditerranéenne est particulièrement exposée au changement climatique. Elle se réchauffe ainsi « 20% plus rapidement que la moyenne mondiale », que ce soit la température ambiante ou celle de l’eau. Ces modifications ont des conséquences directes dramatiques pour la région En terme de précipitations, les projections annoncent de jusqu’à 30% de baisse d’ici à 2080. Les saisons d’incendies vont s’allonger et la prolifération d’espèces invasives menace la biodiversité et la pêche.

L’un des points saillant de cette vaste étude est l’augmentation importante du niveau de la mer. Il pourrait atteindre de 0,5 à 2,5 mètres d’ici à la fin du siècle. Ce dernier phénomène menace les habitants des zones côtières, soit un tiers des quelques 510 millions d’habitants des pays du bassin méditerranéen. En outre, « la grande majorité des sites du patrimoine culturel sont côtiers et à basse altitude », souligne François Guerquin, alors que la région est la première destination touristique mondiale. Ce qui accentue par ailleurs d’autres pressions environnementales, comme l’urbanisation côtière, mais représente en moyenne 11% du PIB.

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Il est clair que déjà depuis longtemps nombre d’entreprises sont sous perfusion financière de l’État pour subsister. Or il semblerait que pouvoir chinois soit décidé à assainir un peu la situation financière des entreprises , l’augmentation des défauts de paiement par exemple en témoigne. Des analystes estiment que les défauts de paiement sont le signe que les autorités chinoises cherchent à réduire l’accumulation excessive de dettes dans une économie se remettant tout juste de la pandémie de coronavirus.

Les obligations émises par les entreprises publiques sont généralement jugées moins risquées que celles des entreprises privées, le soutien de l’État étant censé prévenir le risque de faillite.

Mais les récentes défaillances de Yongcheng Coal & Electricity Holding Group et d’autres sociétés publiques ont déclenché un mouvement de vente de titres de dettes émises par des entreprises soutenues par Pékin.

« Une fois que l’environnement du crédit est détruit, il est très difficile de rétablir la confiance », a écrit Qu Qing, un analyste de Jianghai Securities, soulignant le risque de voir les investisseurs se replier sur les emprunts d’État et les obligations des banques si la situation se détériore.

La nervosité a gagné le marché boursier et les actions des banques chinoises ont chuté vendredi, certains investisseurs redoutant de les voir confrontées à une envolée des créances douteuses.

«Vers un reconfinement»?

 «Vers un reconfinement»?

Des médecins mais aussi le président de la région Grand Est- très touchée par la première vague -militent pour un reconfinement. Jean Rottner, le président de la région Grand Est avait milité pour un confinement face à la première vague qui a déferlé sur la région depuis Mulhouse (Haut-Rhin) en février-mars. Pour cette deuxième vague de l’automne 2020, l’élu assure que «nous allons vers un reconfinement». «C’est mon intuition de médecin», a-t-il affirmé sur BFMTV.

C’est aussi l’avis l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) des médecins libéraux Auvergne-Rhône-Alpes.

«La situation est grave et le temps n’est plus aux demi-mesures. L’élargissement immédiat des horaires du couvre-feu à partir de 19 heures en semaine et l’instauration d’un confinement les samedis et dimanches sont nécessaires», écrivent dans un communiqué les représentants de l’Union Régionale des Professionnels de Santé (URPS) des médecins libéraux Auvergne-Rhône-Alpes.

Le collectif fédère les 13.500 médecins libéraux de la région, l’une des 4 plus touchées par le regain de l’épidémie actuellement.

«Il est encore temps d’agir pour éviter une situation comparable à celle du Grand Est, voire de l’Italie, du printemps dernier. Nous estimons que les demi-mesures du couvre-feu actuel font penser à la drôle de guerre de 39-40», écrit le collectif. «La situation est trop grave et le temps n’est plus aux demi-mesures», martèlent les médecins.

 

Covid : vers des reconfinements

Covid : vers des reconfinements

si le reconfinement généralisé semble écarté pour des raisons économiques par contre l’hypothèse de reconfinement partiel est de plus en plus avancé notamment par le corps médical mais aussi par certains responsables politiques.

 

Le professeur Gilles Pialoux des Hôpitaux de Paris (AP-HP), a expliqué ce vendredi sur BMFTV que, selon lui, « on pourra difficilement se passer d’un confinement, restreint ou généralisé, si on veut continuer à assurer les soins courants ». Le taux d’occupation des lits de réanimation par les malades du Covid atteint 44 % en France, et grimpe si vite qu’il faut reporter nombre d’opérations programmées.

Des médecins justifient «l’élargissement immédiat des horaires du couvre-feu à partir de 19 heures en semaine et l’instauration d’un confinement les samedis et dimanches». Pour eux, la situation actuelle s’apparente à la drôle de guerre, et «trop de nos concitoyens ne prennent pas suffisamment au sérieux les risques de contagion, banalisent individuellement cette infection, négligent le risque qu’ils font courir aux autres et en premier lieu aux plus vulnérables».

Economie- vers la déflation ?

Economie- vers la déflation ?

L’inflation en Europe pourrait être insignifiante voir même pourrait tomber en territoire négatif. Bref se transformer en déflation (baisse des prix et de la croissance ). L’indice des prix à la consommation a baissé de 0,3% au mois de septembre après un précédent recul de 0,2% au mois d’août. Ces deux baisses consécutives ne sont pas vraiment une surprise pour les économistes interrogés.

« On s’attendait à un mauvais chiffre [...] Si une inflation aussi basse se prolonge, on pourrait entrer dans un risque déflationniste », relève le responsable de la recherche économique chez Saxo Bank Christopher Dembik.

À ce stade, il ne s’agit pas encore d’une déflation qui correspond à une baisse persistante du niveau des prix.

inflation Zone euro : vers la déflation

inflation Zone euro : vers la déflation

L’inflation en Europe pourrait être insignifiante voir même pourrait tomber en territoire négatif. Bref se transformer en déflation (baisse des prix et de la croissance ). L’indice des prix à la consommation a baissé de 0,3% au mois de septembre après un précédent recul de 0,2% au mois d’août. Ces deux baisses consécutives ne sont pas vraiment une surprise pour les économistes interrogés.

« On s’attendait à un mauvais chiffre [...] Si une inflation aussi basse se prolonge, on pourrait entrer dans un risque déflationniste », relève le responsable de la recherche économique chez Saxo Bank Christopher Dembik.

À ce stade, il ne s’agit pas encore d’une déflation qui correspond à une baisse persistante du niveau des prix:

Bien-être animal : vers l’interdiction de tous les animaux domestiqués ?

Bien-être animal :  vers l’interdiction de tous les animaux domestiqués ?

La décision brutale de la ministre de l’écologie d’interdire la présence d’animaux dans les cirques et parcs d’attraction va évidemment créer une sorte de tsunami  dans la profession. Même si la mesure doit être progressive, c’est à coup sûr la mort de nombre de parcs d’attraction et de cirque. Ces mesures sont prises au nom du bien-être animal. Mais la question peut être élargie au-delà des animaux visés (dauphins, orques, lions, tigres etc.) car tous les animaux domestiqués au départ étaient sauvages. Par exemple cela pourrait concerner aussi bien les chevaux que les chiens eux aussi ne sont pas dans leur milieu naturel et bien souvent contraints dans un espace réduit par les hommes.. On notera quand même que la ministre prudente n’a pas évoqué la question de la corrida, sujet sans doute trop sensible !

 

C’est différentes mesures au nom de l’éthique écologiste vont tuer rapidement nombreux d’activités. La question du bien-être animal se défend mais pourquoi choisir telle ou telle catégorie et pas telle autre ? Au nom de quels critères ?

 

« Le cirque est mort sans les animaux », a déclaré Frédéric Edelstein cirque Pinder.  »On n’a jamais fait de mal aux animaux dans un cirque », a-t-il encore assuré, ajoutant que ses lions « se couchent » sur lui et l’ »aiment ». « Je veux garder mes animaux ! Dès que je peux remettre Pinder sur la route, je remets Pinder sur la route et pour moi, le cirque, c’est avec les animaux, pas sans. »

L’interdiction prochaine de la reproduction et de l’introduction de nouveaux orques et dauphins dans les trois delphinariums français a suscité l’indignation du parc Marineland d’Antibes. « Clairement, l’intention du message de Barbara Pompili, c’est la fin des delphinariums en France. Mais selon quel calendrier, on ne sait pas », a déclaré à l’AFP le directeur général Pascal Picot. Le parc abrite aujourd’hui 12 dauphins, dont deux nés cette année en captivité, et quatre orques.

Le gouvernement va mettre 8 millions d’euros sur la table pour la reconversion des cirques ambulants (les cirques et autres spectacles sédentaires ne sont pas concernés) et des personnels des trois delphinariums du pays. Une enveloppe jugée « ridicule » par le patron du Marineland, qui emploie 160 personnes en contrat à durée indéterminée (CDI) et 500 saisonniers, sans compter une centaine d’emplois en CDI dépendant indirectement du parc.  »Ça fait 400 euros par licenciement », calcule Pascal Picot.

Vers la fin de la banquise ?

Vers la fin de la banquise ?

La banquise d’été voir divers pourrait régulièrement disparaître en raison de l’élévation des températures de l’ordre de3 à 4° dans les régions concernées « Quelles que soient nos émissions de gaz à effet de serre dans les vingt prochaines années, on va perdre au moins une fois la banquise arctique d’ici à 2050. » Le constat de Martin Vancoppenolle, chercheur CNRS au laboratoire d’océanographie et du climat à Paris, est sans appel.

En 2020, la banquise d’été en Arctique s’est réduite à la deuxième superficie la plus petite jamais enregistrée, après 2012, selon des observations satellites révélées lundi 21 septembre par le National Snow and Ice Data Center (article en anglais) aux Etats-Unis. Cette année, le minimum de la banquise estivale a été atteint le 15 septembre, avec 3,74 millions de kilomètres carrés, selon cette institution qui fait référence.

Cette taille réduite ne représente que les prémices de ce qui pourrait advenir dans les prochaines décennies, selon Martin Vancoppenolle, joint par franceinfo et auteur d’une étude sur la banquise arctique. « Si vraiment on dépasse tous les records de pollution et qu’on maintient nos émissions de gaz à effet de serre pendant de longues années à des niveaux élevés, là on peut se retrouver dans une situation où il n’y aura plus du tout de banquise, même l’hiver », ajoute le chercheur.

Tensions en Méditerranée : vers des négociations ?

Tensions en Méditerranée : vers des négociations ?

Il semble bien que l’Allemagne ait  repris en main le dossier des tensions en Méditerranée. Ainsi Angela Merkel a favorisé  la reprise de discussions entre la Turquie et la Grèce d’une part et entre la Turquie et la France d’autre part.

Mardi, Recep Tayyip Erdogan s’est ainsi entretenu par téléphone avec Emmanuel Macron, qui l’a appelé à s’engager « sans ambiguïté dans la construction d’un nouvel espace de paix et de coopération en Méditerranée », selon l’Elysée. En retour, le président turc a dit attendre de la France « du bon sens et une attitude constructive », a indiqué Ankara. Un entretien qui est en soi un signe d’apaisement, les deux chefs ayant échangé des invectives violentes à ce sujet ces dernières semaines.

 

Vendredi, déjà, le président turc s’était dit ouvert à rencontrer le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis s’il voyait des signes de « bonnes intentions » de sa part. Mardi, selon la présidence, il a prévenu Angela Merkel que « l’élan visant à faire baisser les tensions et à exploiter les canaux de dialogue doit être appuyé par des mesures réciproques ».

 

CORONAVIRUS Royaume-Uni : vers le reconfinement ?

CORONAVIRUS Royaume-Uni : vers le reconfinement ?

Pays le plus endeuillé en Europe avec près de 42.000 morts, le Royaume-Uni voit les contaminations « doubler tous les sept jours », faisant courir le risque de dizaines de milliers de cas dans les semaines à venir, ont averti lundi les autorités sanitaires. Le Premier ministre après avoir contesté au printemps la réalité de la crise sanitaire serre  désormais la vis pour l’instant sans confinement total mais avec des mesures assez drastiques

Après avoir incité la population à retourner au travail pour contribuer à relancer l’économie, le gouvernement a changé de position et demande de travailler à domicile quand c’est possible. Il a aussi reporté le retour du public aux manifestations sportives qui était prévu le mois prochain.

Le port du masque obligatoire sera étendu aux employés de commerces, de bars et restaurants, et les sanctions seront durcies. Une infraction aux règles sur le port du masque ou sur les rassemblements – limités à 6 personnes – sera passible d’une amende de 200 livres (218 euros).

« Jamais dans l’histoire, notre destin et notre santé collective n’ont autant dépendu des comportements individuels », a asséné mardi soir le Premier ministre. Lors d’une allocution retransmise à la télévision, il en a appelé à « la discipline, à la détermination et à l’esprit d’équipe » des Britanniques pour freiner la propagation du virus en « suivant ces règles simples ».

Les annonces de Boris Johnson concernent l’Angleterre uniquement. En Ecosse, la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a d’ores et déjà affirmé que sa province non seulement suivrait l’Angleterre, mais aussi qu’elle irait plus loin dans les restrictions plus « dures ».

Les visites dans d’autres foyers seront interdites dès mercredi, a-t-elle annoncé devant le Parlement local, comme c’est déjà le cas dans plusieurs régions d’Irlande du Nord ou du Pays de Galles où des restrictions locales sont en place.

Nicola Sturgeon a averti que ces mesures seraient peut-être « en place pour six mois », comme indiqué aussi par Boris Johnson. Elle n’a pas exclu un confinement sévère durant les vacances scolaires d’automne, si le nombre de nouvelles contaminations restait élevé.

Brexit: vers le grand vide

Brexit: vers le grand vide

 

Avec Boris Johnson on ne peut écarter évidemment l’hypothèse d’un retournement complet des positions britanniques mais cette hypothèse semble très fragile surtout depuis la loi britannique qui contredit les principes directeurs de l’accord de retrait pourtant accepté par Londres. Du coup on pourrait s’orienter vers un no deal avec toutes les incertitudes que cela comporte. Au point où il en est Boris Johnson pourrait même remettre en cause la facture qu’il doit à l’union européenne.

Les relations commerciales entre la Grande-Bretagne et l’union économique seraient alors gérées dans le cadre des règles de l’organisation mondiale du commerce sans doute pendant une très longue période. Car la négociation d’un accord spécifique entre les deux zones évoquées devrait reprendre et ne serait pas prête d’aboutir avant longtemps.

 Dans le cadre de la crise économique actuelle ce sera d’abord un très mauvais coup pour les Britanniques eux-mêmes. Mais l’union européenne sera également affectée. Sauf retournement complet de la situation,  la rupture entre l’union européenne et le Royaume-Uni paraît inévitable.

 

Les Européens ne veulent pas entendre parler de la loi britannique qui remet en cause les principes directeurs de l’accord, qui enfreindrait de l’aveu même du gouvernement britannique le droit international.

Ils ont donné à Londres jusqu’à la fin du mois pour retirer ce projet, sous peine d’un recours en justice – ce qui ne semble pas ébranler le gouvernement britannique.

« Nous ne renégocierons pas » l’accord de retrait, a encore martelé mardi M. Sefcovic. « Nous sommes déterminés à le mettre en œuvre intégralement et en temps voulu – ni plus, ni moins ».

Le projet de loi britannique « nous inquiète beaucoup car il viole les principes directeurs de l’accord de retrait. C’est totalement inacceptable », a rappelé mardi le ministre allemand chargé des Affaires européennes, Michael Roth.

M. Coveney est particulièrement concerné: le texte britannique contredit notamment des dispositions spéciales prises pour l’Irlande du Nord, afin d’éviter le retour d’une frontière avec la République d’Irlande, qui pourrait fragiliser l’accord de paix de 1998 mettant fin à trois décennies de violences.

« Il ne fait aucun doute que la déception est présente dans toute l’Union européenne », a poursuivi l’Irlandais.

« Et ce qui m’inquiète depuis quelques jours, après avoir parlé à deux autres ministres des Affaires étrangères de l’UE, c’est que l’on a de plus en plus le sentiment que le Royaume-Uni ne veut peut-être pas conclure d’accord » commercial, a-t-il ajouté, précisant qu’il ne partageait pas cette opinion.

Certains Etats membres croient que les Britanniques sont prêts à accepter un « no deal » en fin d’année, avec ses conséquences catastrophiques pour des économies déjà plombées par la crise liée à la Covid-19.

«Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 «Gilets jaunes» : vers une fin assez pitoyable du mouvement

 

La plupart des grands médias qui ont rendu compte de la dernière manif des gilets jaunes ont parlé de mobilisation en demi-teinte. La vérité est plus cruelle,  la participation se situe entre 5000 et 10 000 personnes pour l’ensemble de la France. Une participation qu’on devrait trouver pour une seule ville !

Ces  nouvelles mobilisations constituent un véritable échec. Il ne reste plus le dernier carré des gauchistes et autres anarchistes et poujadistes avec un éventail de revendications surréalistes, contradictoires et même incompréhensibles. En gros,  on affiche un contenu social mais sur le fond l’objet du mouvement est la révolution. Exactement ce qu’on retrouve dans les journaux à diffusion microscopique des organisations d’extrême-gauche qui ont noyauté le mouvement comme ils  tentent régulièrement de noyauter le mouvement syndical.

Le mouvement de départ qui avait un sens , qui  a  indiscutablement bénéficié d’un certain soutien populaire s’est transformé en groupuscule manipulé qui brasse aussi bien des revendications sociales que sociétales ou politiques .  La participation a été ridiculement basse partout à Paris avec autour trois 4000 manifestants, à Marseille avec 150 manifestants comme dans de nombreuses autres villes.

On objectera que certaines manifestations étaient interdites mais cela n’a jamais empêché les gilets jaunes de défiler précédemment. Par ailleurs, cette fois les forces de l’ordre sont intervenues très en amont pour interpeller des meneurs susceptibles de provoquer des violences. Du coup, ces dernières ont été relativement réduites.

Dernier épisode rocambolesque l’éjection de l’humoriste Bigard, représentant autoproclamé des gilets jaunes, candidats aux élections présidentielles et accusé de trahison. Un représentant mal accepté des gilets jaunes qui portaient sur sa casquette ce slogan philosophique : « allez tous vous faire vous faire enculer » ! Ou la politique et l’humour dans le caniveau !

 

EHPAD : vers la suspension des visites ?

EHPAD : vers la suspension des visites ?

 

Il est clair que les EHPAD fournissent un contingent significatif de nouveaux contaminés; sans doute la conséquence de la levée des mesures de confinement et la transmission accélérée du virus par les visiteurs. On s’interroge sérieusement dans nombre d’établissements pour limiter voir interdire provisoirement les visites. C’est le cas notamment à Nice où la municipalité suspend les visites dans les Ehpad municipaux.

À Nice, le confinement des Ehpad municipaux et de leurs 236 résidents, imposé le 15 mars, avait été levé le 8 juin.

Vers la gratuité des transports en commun ?

Vers  la gratuité des transports en commun ?

La gratuité des transports en commun progresse lentement mais régulièrement mais elle rencontre encore un certain nombre de réticences. La principale question concerne les modalités de financement. On sait en effet que déjà l’usager ne paye qu’une partie très marginale des transports en commun et que la plus grande part est supportée grâce à l’impôt du versement transport payé par les entreprises et grâce au financement public. Or il y a des limites à ce financement qui va freiner le développement du transport public. En effet , on peut quand même s’attendre à une amélioration de la fréquentation mais moins à une amélioration de l’offre. Du coup , la gratuité pourrait constituer un frein au développement des réseaux.

La priorité sans doute serait de développer quantitativement et qualitativement les réseaux de transport collectif avant d’envisager leur éventuelle  gratuité. C’est notamment en raison de la faiblesse de qualité de l’offre que les transports collectifs sont parfois assez souvent insuffisamment utilisés en province. En région parisienne par contre où l’offre est particulièrement dense- parfois il est vrai de médiocre qualité,  la fréquentation est très importante au point que les transports collectifs dominent à Paris sur les transports privés individuels. L’autre question qui se pose est de savoir comment va se modifier la relation de l’usager au transport devenu gratuit. Les prestations gratuites n’ont pas toujours la même valeur pour ceux  qui en bénéficient et le fait de contribuer même modestement au financement peut rendre l’utilisateur davantage responsable. Enfin si la gratuité peut se comprendre pour les ménages les plus modestes, elle est plus discutable pour les ménages plus aisés. Aujourd’hui 35 villes souvent de taille très moyenne ont mis en place le transport gratuit et récemment une grande ville comme Montpellier. Pour l’instant en tout cas l’évaluation qu’on peut faire de ces expériences n’est pas complètement probante.

Réduire le coût scandaleux des transferts d’argent vers l’Afrique

Réduire le coût scandaleux des transferts d’argent vers l’Afrique

 

C’est la proposition de La députée LREM Sira Sylla  Les transferts d’argent depuis la France vers l’Afrique pèsent eux pour 44 milliards d’euros. Or non seulement ceux-ci sont en baisse du fait de la diminution des revenus des travailleurs africains en France mais ils font aussi l’objet, bien avant la crise, de frais très lourds qui enrichissent les deux principaux organismes pratiquant ces transferts d’argent, Western Union et MoneyGram. « Ces frais se montent à 9 ou 10 % des sommes transférées vers les pays d’Afrique de l’Ouest, très loin des 3 % qui sont l’objectif souhaité par le FMI au titre du développement durable, précise Sira Sylla. Si on n’agit pas sur ces transferts, on ne va pas y arriver. »

Pour tenter d’améliorer la situation, la députée macroniste d’origine sénégalaise, appuyée par une trentaine de députés issus de différents groupes, a introduit des amendements au projet de loi rectificatif actuellement en discussion à l’Assemblée. Ces derniers n’ayant pas été retenus, elle déposera aussi une proposition de loi.

Biélorussie : vers un apaisement ?

Biélorussie : vers un apaisement ?

 

Un apaisement, c’est ce qui est souhaité par l’Europe et par Macron qui  sont intervenus auprès de Poutine pour qu’il favorise le dialogue entre le pouvoir de Loukachenko et l’opposition. Loukachenko lui-même a proposé un référendum constitutionnel et l’organisation de nouvelles élections. Reste à savoir si l’intéressé ne cherche pas à gagner du temps en espérant le soutien militaire de Poutine qu’il a réclamé. Mais la fin de règne de l’intéressé après 26 ans de pouvoir et une élection truquée semble incontournable à terme.

Dans son entretien avec Vladimir Poutine, Emmanuel Macron a souligné “la détermination de l’Union européenne à jouer un rôle constructif aux côtés du peuple biélorusse pour que les violences à l’égard de la population cessent immédiatement et qu’une solution politique puisse se dégager au plus vite dans le respect des aspirations exprimées pacifiquement et massivement depuis plusieurs jours”, écrit l’Elysée dans un communiqué.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, s’est également entretenu mardi avec le président russe sur les moyens d’encourager le dialogue pour mettre fin à la crise, évoquant la possibilité d’impliquer l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE).

Charles Michel qui présidera la vidéoconférence des 27 mercredi, n’a pas donné de détails sur sa conversation avec le dirigeant russe mais a déclaré dans un tweet que “seul un dialogue pacifique et véritablement inclusif peut résoudre la crise”.

Emmanuel Macron a dit vouloir travailler de concert sur ce dossier avec la chancelière allemande Angela Merkel, qu’il doit rencontrer jeudi sur son lieu de vacances à Brégançon (Var), dans le sud de la France.

Angela Merkel a quant à elle déclaré mardi, également au cours d’un entretien avec Vladimir Poutine, que le gouvernement biélorusse devait éviter tout recours à la force contre les manifestants pacifiques, libérer les prisonniers politiques et entamer un dialogue avec l’opposition.

 

Les ayatollahs de tous poils qui conduisent vers l’obscurantisme

Les ayatollahs de tous poils qui conduisent  vers l’obscurantisme

 

 

L’époque est à la radicalité dans les différentes chapelles qui constituent les extrêmes de la société. Il y a bien sûr les vrais ayatollahs religieux qui orientent et dirigent certaines minorités actives dans les banlieues dont certaines sont transformées en ghettos où aucun service public ne peut pénétrer sans dommage. Mais d’une certaine manière, il y a aussi les ayatollahs civils. Ceux  de l’extrême gauche qui rêvent  encore du grand jour, de la révolution, des nationalisation et plus globalement de l’étatisation  dans tous les domaines. Bref la résurgence d’un communisme qui ne dit pas vraiment son nom. On compte évidemment aussi les ayatollahs de l’extrême droite animé par la drogue  du nationalisme et du rejet de tout ce qui était étranger.

Bref le retour du racisme et de l’enfermement dans les frontières. Les ayatollahs sont aussi présents dans d’autres champs économiques et sociétaux. Ainsi au plan économique, il y a les ayatollahs de l’ultra libéralisme qui pensent  que le marché peut résoudre toutes les questions économiques, sociales, environnementales et sociétales. Voir à cet égard leurs réactions idiotes vis-à-vis de la réhabilitation de politiques prospectives dans le cadre du plan. Comment peut-on espérer que le marché pourra résoudre des questions économiques, technologiques ou sociétales qui doivent s’inscrire dans une perspective de 30 à 40 ans . Comment penser sérieusement que la marchandisation de la société est  le remède à tous nos maux.

Autre champ d’exercice de certains ayatollahs : celui de l’écologie. Eux  aussi très radicaux et complètement imperméables non seulement aux différences des autres mais aussi aux réalités. Des ayatollahs écolos bobos qui veulent changer tout de suite y compris si cela doit conduire à la misère sociale des millions de chômeurs. Bref une société de plus en plus éclatée et composée de sortes de sectes qui se replient sur elle-même, refusent même le débat, l’existence d’autres points de vue. Un terrain favorable pour l’installation un jour de l’anarchie ou d’une forme de dictature. L’urgence est sans doute aujourd’hui au réapprentissage démocratique, à la tolérance et  au dialogue , préalables essentiels pour faire société moderne.

Coronavirus : vers le port systématique du masque à l’extérieur

Coronavirus : vers le port systématique du masque à l’extérieur

 

Alors que les contaminations ne cessent de progresser dans le pays et que l’hypothèse d’une vraie deuxième vague se profile à partir de l’hiver voire de l’automne par petites touches, le gouvernement s’oriente vers le port systématique du masque à l’extérieur.

“Depuis deux semaines environ, la situation épidémiologique, que nous surveillons de très près, évolue en effet dans le mauvais sens”, a dit le chef du gouvernement, évoquant lors d’une visite au centre hospitalier universitaire (CHU) de Montpellier (Hérault) l’augmentation du nombre de cas et mettant en avant les hospitalisations et admissions dans les services de réanimation qui ont tendance à repartir à la hausse.

Près de 1.400 contaminations supplémentaires au coronavirus ont été enregistrés au cours des dernières 24 heures, pour un total de 204.172 cas confirmés depuis le début de l’épidémie, selon les chiffres communiqués en fin d’après-midi par l’agence Santé publique France, tandis que la circulation du virus s’intensifie, notamment chez les jeunes.

Le gouvernement a donc décidé d’une nouvelle série de mesures pour éviter que cet “été pas comme les autres” ne conduise à une dégradation trop marquée de la situation sanitaire.

En premier lieu, a expliqué le chef du gouvernement, il est demandé aux préfets et aux élus locaux d’”étendre le plus possible l’obligation du port du masque dans les espaces publics”.

“Nous allons également intensifier nos actions dans la vingtaine des plus grandes métropoles nationales, où se concentrent des populations nombreuses et des grands rassemblements”, a-t-il ajouté.

Le gouvernement a par ailleurs décidé de prolonger de deux mois, jusqu’au 30 octobre, l’interdiction des événements rassemblant plus de 5.000 personnes, tout en maintenant la possibilité de dérogations préfectorales en fonction des protocoles sanitaires mis en place.

Parallèlement, l’exécutif entend renforcer la politique de dépistage en améliorant l’accès aux tests pour les personnes présentant des symptômes de la maladie, via des circuits dédiés, afin de disposer de résultats rapides.

“Il nous faudra également renforcer les mesures visant à assurer l’effectivité de ce qu’on appelle la quatorzaine ou l’isolement”, a poursuivi Jean Castex, qui a également annoncé une intensification des actions de contrôle et de verbalisation des manquements quand ils seront constatés.

“Eviter par dessus tout un retour en arrière, un reconfinement important, c’est indispensable et c’est à notre portée”, a ajouté le Premier ministre.

Le chef du gouvernement, qui poursuivait dans la station balnéaire de La Grande-Motte son déplacement dans l’Hérault, a indiqué qu’une réflexion était par ailleurs engagée pour “voir comment on peut au maximum généraliser sur le lieu de travail le port du masque”.

“Il n’y pas deux lieux de travail qui se ressemblent et c’est pourquoi l’application de mesures absolument systématiques est parfois contraire à l’effet recherché”, a-t-il cependant noté.

Vers le tout-numérique?

 Vers le tout-numérique?

Dans une tribune au « Monde », le spécialiste du management Jean-Philippe Bootz estime que la crise sanitaire n’a été qu’un accélérateur de tendances vers le tout numérique

Tribune.

 

Au moment où Airbus supprime quelque 15 000 postes, où l’automobile est à la peine, où la pharmacie et les télécoms annoncent des plans sociaux, quel avenir en France pour les emplois industriels ?

Notre étude, lancée avant la crise sanitaire, dans le cadre du nouvel Observatoire des futurs de Strasbourg, a permis de construire plusieurs scénarios possibles à l’horizon 2030, tenant compte tout à la fois des progrès technologiques, des risques associés, mais aussi des choix politiques effectués. Une étude prospective éclairante dans les temps d’incertitude actuels.

Premier constat : la pandémie a bon dos et ne constitue qu’un accélérateur de tendances.

En l’absence d’intervention politique volontariste, le scénario qui apparaît comme le plus probable est celui d’une désindustrialisation continue, avec à la clé un chômage de masse. Seules des usines hyperrobotisées demeurent sur le territoire français en 2030, avec un petit nombre de salariés de haut niveau assurant la maintenance et la recherche et développement… en attendant que l’intelligence artificielle (IA) prenne le relais.

Les plates-formes sont les maîtres du jeu économique. Elles s’approvisionnent partout dans le monde et monopolisent les ventes de services (qui se sont substituées à la vente de biens), avec des techniques de tracking des consommateurs de plus en plus efficaces et des livraisons toujours plus rapides. Les consommateurs hyperconnectés, autant que précarisés, louent et échangent en continu les dernières nouveautés en s’appuyant sur les recommandations de leurs communautés de marque.

Cette perspective d’un passage au « tout-numérique » s’est très probablement rapprochée avec le confinement que nous venons de vivre. Achats en ligne, téléchargements de films, télétravail et téléenseignement… les consommateurs et les entreprises sont plus connectés qu’ils ne l’ont jamais été.

Ce qui augmente aussi le risque que survienne notre second scénario, celui d’un monde en proie à une cybercriminalité de grande envergure, avec une multiplication des piratages informatiques, des vols de données personnelles et stratégiques, un écroulement de la valeur des cryptomonnaies.

Dans ce scénario noir, beaucoup d’épargnants qui en 2030 utilisaient ces nouvelles monnaies au quotidien se retrouvent ruinés. La pauvreté augmente en flèche. Dans un contexte de crise économique majeure et de repli identitaire, l’Union européenne se désagrège et les Etats prennent le relais en tentant de sauver les emplois.

 

12345...12



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol