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Renault, Nissan Motor et Mitsubishi Motors : vers un conseil commun

Renault, Nissan Motor et Mitsubishi Motors : vers un conseil commun

 

 

Paradoxalement la mise à l’écart de Carlos Ghosn à la tête de Renault et de l’Alliance va peut-être renforcer l’intégration de ces trois marques. Justement ce qui était reproché par Nissan à Carlos Ghosn. On est encore loin de l’intégration totale mais les principales composantes de l’alliance vont créer une structure commune de coordination. Il est toutefois probable que la représentation de Nissan sera mieux assurée.

Citant plusieurs sources proches du dossier, la chaîne indique que les dirigeants des trois constructeurs automobiles – le directeur général de Nissan, Hiroto Saikawa, le président de Mitsubishi Motors, Osamu Masuko, et le président de Renault, Jean-Dominique Senard – pourraient annoncer prochainement ce projet, s’il est approuvé mardi par le conseil de Nissan.

L’alliance entre Renault et Nissan a été créée en 1999 et élargie en 2016 à Mitsubishi.

Avant son arrestation en novembre, Carlos Ghosn, qui occupait les postes de président du conseil d’administration des trois sociétés, avait oeuvré à un rapprochement plus étroit entre Nissan et Renault, avec notamment la possibilité d’une fusion complète, malgré les réserves de Nissan. Ce projet a toutefois semblé menacé par l’arrestation le 19 novembre de Carlos Ghosn pour abus de confiance aggravé. Il a été remis en liberté mercredi dernier contre le versement d’une caution de près de huit milliards d’euros, après avoir passé plus de cent jours au centre de détention de Tokyo.

La nouvelle structure, baptisée “New Alliance Board”, remplacerait deux sociétés néerlandaises distinctes – une entre Nissan et Renault, et l’autre entre Nissan et Mitsubishi Motors – qui avaient été créées pour explorer les synergies et étudier les dossiers liés à l’alliance. Cette réunion du conseil sera probablement présidée par Jean-Dominique Senard. Elle pourrait désigner des groupes de travail chargés d’explorer les moyens de combiner les activités des trois sociétés, selon TV Tokyo.

« Psychologie de la connerie » vers un succès de librairie (Le Monde)

« Psychologie de la connerie » vers un succès de librairie (Le Monde)

Le champ de recherche est évidemment inépuisable et Le Monde fait l’éloge de ce  livre « psychologie de la connerie qui connait un certain succès. (Extraits du Monde)

 

 « Vous qui entrez ici, laissez toute espérance »… Les lecteurs de Psychologie de la connerie (Editions sciences humaines, 384 pages, 18 euros) n’ont manifestement pas été rebutés par ce « avertissement » en forme de clin d’œil à Dante : tiré initialement à 3 000 exemplaires lors de sa publication, en octobre 2018, l’ouvrage a vu ses ventes quasiment multipliées par vingt depuis. Une quinzaine de traductions sont prévues, à destination notamment des Etats-Unis, de la Russie, de la Corée du Sud, de la Suède, ainsi que de pays de langue arabe. Un second volume est prévu pour l’automne. Un projet de documentaire est en cours de finalisation.

Le directeur de cet ouvrage collectif, Jean-François Marmion, rédacteur en chef de la revue Le Cercle psy, est stupéfait par ces résultats. Le « petit succès » qu’il espérait avant l’automne est devenu, l’hiver venu, le premier best-seller des Editions sciences humaines, écrasant toutes les ventes enregistrées depuis vingt ans par cette austère et modeste maison, où une telle réussite a presque fini par inquiéter.

« Est-ce que ça mérite bien cet intérêt ? », s’est demandé Jean-François Marmion. « Le doute rend fou, la certitude rend con », écrit-il dans son livre. Parions que cet auteur passe (au moins) le plus clair de son temps dans le premier camp.

« Biais rétrospectif »

Doit-on s’aventurer a posteriori sur les raisons de ce succès ? Le risque est grand de se rendre ainsi victime du « biais rétrospectif » qui est, apprend-on, l’une des innombrables facettes du con : elle lui fait dire à la maternité « J’étais sûr que ce serait un garçon », et devant sa télé « J’étais sûr que Macron serait président ». Tant pis.

On indiquera que l’ouvrage est de belle facture et que, au-delà de son titre accrocheur, trente contributeurs prestigieux – parmi lesquels le sociologue Edgar Morin, le prix Nobel d’économie (2002) Daniel Kahneman, ou encore le neuropsychiatre Boris Cyrulnik – donnent corps à ce « livre paradoxal », selon l’expression de Jean-François Marmion : « Un ouvrage qui peut paraître gag mais qui est très sérieux. » « La théorie des connards »« la connerie en connaissance de cause »« le langage de la connerie »… Une somme de connaissances est ici réunie, sans que le livre prétende éradiquer le mal dont il rend compte. Bien au contraire. »

Vers le remplacement de l’homme par l’intelligence artificielle ?

Vers le remplacement de l’homme par l’intelligence artificielle ?

 

L’intelligence artificielle est un thème très à la mode c’est aussi l’occasion de faire un amalgame très approximatif de toutes les évolutions notamment technologiques, biologiques et sociétales. De ce point,  un article du site Atlantico (pourtant souvent intéressant) rend compte d’un ouvrage sur la question dans la lecture mérite le détour. Pas vraiment une analyse et une prospective scientifique mais plutôt une approche scientiste qui brasse des concepts mal maîtrisés et qui constituent plutôt une sorte de science-fiction alimentée par l’observation du marc de café et le courant transhumaniste.

 

«  Engagés depuis des milliards d’années dans une implacable course aux armements, nos gènes ont fini par se montrer plus malins. Ils ont fabriqué une arme si puissante que dans cette lutte il n’y aura ni gagnants ni perdants. Il ne s’agit pas de la bombe à hydrogène, car un conflit nucléaire généralisé ne ferait que retarder ce qui se trame et qui est immensément plus intéressant. Ce qui nous attend, ce n’est pas l’anéantissement. C’est plutôt un futur qui, vu de la position privilégiée qui est la nôtre aujourd’hui, mérite d’être qualifié de « postbiologique », voire de « surnaturel ». C’est un monde dans lequel le genre humain sera balayé par une mutation culturelle et détrôné par sa propre progéniture artificielle. Les conséquences ultimes de ce bouleversement ne sont pas connues, bien que nombre d’étapes intermédiaires puissent être prévues et, pour certaines, aient déjà été franchies. Aujourd’hui, nos machines restent des créations élémentaires : elles exigent les soins maternels et l’attention constante que l’on doit aux nouveau-nés et ne méritent guère d’être qualifiées d’« intelligentes ». Mais, dès le siècle prochain, elles deviendront des entités aussi complexes que nous-mêmes, puis, bientôt, elles transcenderont tout ce que nous connaissons. Nous pourrons alors être fiers qu’elles se disent nos descendants.

 

Délivrés des pesantes contraintes de l’évolution biologique, ces enfants de notre esprit pourront se mesurer aux grands défis de l’univers. Nous autres humains bénéficierons un temps de leurs efforts, mais, tôt ou tard, tels des enfants biologiques, ils iront chercher fortune pour leur propre compte, tandis que nous, leurs vieux parents, nous éteindrons doucement. Perdra-t-on beaucoup à ce passage du flambeau ? Pas nécessairement, car nos rejetons pourront garder en mémoire presque tout ce qui nous concerne, peut-être même jusqu’aux détails du fonctionnement des esprits humains individuels.

Ce processus a commencé il y a environ cent millions d’années, lorsque certaines lignées génétiques ont trouvé le moyen de donner naissance à des animaux capables d’apprendre durant leur vie certains comportements de leurs aînés durant leur vie, au lieu d’en hériter en bloc à la conception. Une première étape a été franchie il y a dix millions d’années, lorsque nos ancêtres primates ont commencé à se servir d’outils faits d’os, de bâtons et de pierres. Le processus s’est à nouveau accéléré avec la maîtrise du feu et le développement de langages complexes, il y a environ un million d’années. Au moment où notre espèce est apparue, il y a environ cent mille ans, l’évolution culturelle, la mécanique implacable que nos gènes avaient involontairement fabriquée, avait acquis une dynamique irrésistible.

Au cours des derniers dix mille ans, les changements intervenus au sein du patrimoine génétique humain ont été dérisoires en regard des progrès foudroyants de la culture humaine. Nous avons d’abord assisté à une révolution agricole, suivie de l’établissement de vastes bureaucraties capables de lever des impôts pour subvenir à leurs besoins, du développement de l’écriture et, enfin, de l’émergence de classes oisives disposant du temps et de l’énergie nécessaires pour se consacrer à des occupations intellectuelles. Au cours du dernier millénaire, les inventions, à commencer par celle de l’imprimerie à l’aide de caractères mobiles, ont grandement accéléré le flot de l’information culturelle, et donc le rythme de son évolution.

Avec l’arrivée de la révolution industrielle, il y a deux cents ans, nous sommes entrés dans la phase finale, celle au cours de laquelle les substituts artificiels aux fonctions du corps humain, telles que soulever ou porter, sont devenus de plus en plus économiquement intéressants – et même indispensables. Puis, il y a une centaine  d’années, avec l’invention des premières machines à calculer réellement utilisables, nous avons, pour la première fois, été capables de reproduire quelques-unes des fonctions élémentaires, mais tout de même délicates, de l’esprit humain. Le pouvoir de calcul des machines a depuis été multiplié par un facteur mille tous les vingt ans.

Aujourd’hui, nous sommes très proches du moment où toutes les fonctions humaines, qu’elles soient physiques ou intellectuelles, connaîtront leur équivalent artificiel. Cette convergence des développements culturels aura pour incarnation le robot intelligent, machine capable de penser et de réagir comme un humain, bien que certaines de ses caractéristiques physiques ou intellectuelles puissent être non humaines. De telles machines seraient capables de mener plus loin notre évolution culturelle, de parfaire leur construction et leur sophistication, sans nous et sans les gènes qui nous constituent. Quand cela se produira, notre ADN se retrouvera au chômage : il aura perdu la course de l’évolution au profit d’une nouvelle forme de compétition. »

Extrait du livre de Hans Moravec,  »L’avenir des robots et l’intelligence humaine », publié aux éditions Odile Jacob.

Vers une syndicalisation obligatoire ?

Vers une syndicalisation obligatoire ?

L’idée n’est pas nouvelle, elle s’applique déjà dans certains pays. Le projet de renforcer la représentativité des syndicats serait sans doute une bonne nouvelle pour la France encore tellement marquée par des idéologies pseudo marxistes et ou corporatistes. Du coup, le débat en France se situe le plus au niveau des pâquerettes dans un cadre conflictuel trop souvent permanent entre les syndicats d’un côté, le gouvernement et les entreprises de l’autre. Les syndicats n’ont pas dans le pays une bonne image de marque sans doute compte tenu de leur attitude trop souvent radicale et peu efficace aussi en raison de la tendance au retour à l’individualisme des Français. Des Français toutefois bien contents de se retourner vers les syndicats quand leur emploi est menacé.  d’une certaine manière la responsabilité de la faiblesse des syndicats est triple. La première responsabilité incombe au gouvernement qui part sa démarche étatiste prive les partenaires sociaux de la gestion de dossiers qui les concernent en premier ; le dernier exemple en date étend celui de l’Unedic. La seconde responsabilité des syndicats eux-mêmes qui faute de contenu un peu élaboré de leur stratégie font émerger des responsables au profil surtout protestataire qui contribuent  eux-mêmes à la radicalisation des relations sociales. La troisième responsabilité et celle des patrons, en tout cas de leurs organisations. Force est de constater que le patronat français ne se caractérise pas par une grande modernité et fait aussi du syndicalisme à la papa. On est loin de la conception allemande où les conflits sont rares car les organisations patronales et syndicales se concertent en permanence au point même de cogérer certains aspects économiques et sociaux.  Ce jeudi, le député (LREM) Aurélien Taché a avancé une «piste» pour renforcer le dialogue social et répondre aux «gilets jaunes». Pour le parlementaire, le grand débat national qui doit s’achever le mois prochain devra permettre de donner «un nouveau souffle à la démocratie». Pour ce faire, l’élu du Val d’Oise propose de rendre aux organisations syndicales une place centrale dans le dialogue social: «les syndicats peuvent être une solution importante» pour retisser les liens entre l’exécutif et la population, estime-t-il.  «C’est une réflexion en cours au sein du groupe LREM», explique le député au Figaro. Il précise avoir été missionné par le président de son groupe à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, aux côtés d’autres élus pour réfléchir sur les manières de «lancer la démocratie participative en France, en réinventant le rôle et la place des corps intermédiaires». Dans ce contexte, aucune piste n’est écartée pour appuyer le «renouveau du syndicalisme»: par exemple, réserver les avantages obtenus par les syndicats à leurs adhérents, comme en Suède, ou élargir leur mission pour qu’ils proposent de manière plus systématique des «conseils en évolution professionnelle» à leurs membres.

 

Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

Ruffin-Mélenchon/ vers la rupture ?

 

François Ruffin vient de créer un micro parti : Picardie debout. On peut se demander quelle est la stratégie de point son intérêt électoral puisque Ruffin peut  bénéficier de l’audience nationale des insoumis. Ou alors François Ruffin, l’anarcho gauchiste qui n’apprécie guère la tutelle du « Che » Mélenchon veut conquérir son indépendance voire le moment venu peut-être concurrencer le mouvement des insoumis. Si l’on en juge par l’objet même du niveau micro parti l’ambition est grande. Il s’agit de «favoriser les réflexions philosophiques, économiques, sociales et politiques localement, nationalement et internationalement ; contribuer à l’élaboration, la communication et la mise en discussion publique des idées de ses membres et celles que ses membres souhaitent faire connaître ; faire prospérer le vivre-ensemble politique, la convivialité citoyenne et la solidarité militante ; faire vivre la démocratie par tous moyens: organisation de soirées, débats, conférences» mais aussi – surtout – la «présentation de candidats à toutes élections « . En clair il s’agit bien d’un parti à vocation nationale le moment venu. La rivalité entre François Ruffin et Mélenchon n’est pas nouvelle. Il se retrouve dans la contestation anti capitaliste et anti impérialiste mais divergent sur d’autres aspects idéologiques. Ruffin est plus proche des anarcho gauchiste et Mélenchon plus proche finalement des communistes classiques. François Ruffin se revendique lui-même comme un «électron libre» au sein des troupes LFI. «Cette épithète me paraît juste. J’appartiens à un groupe parlementaire, mais, il faut l’avouer, je suis à la fois ici et ailleurs, je fais un peu bande à part», écrit-il. Autre démarche solitaire: la sortie de son film «Je veux du soleil» sur le mouvement des «gilets jaunes», en salle le 3 avril. Des initiatives qui tendent, à force, à faire de l’ombre au chef des troupes, Jean-Luc Mélenchon. Au risque d’irriter au sein de la maison Insoumise.

Pensions de réversion : vers une remise en cause

Pensions de réversion : vers une remise en cause

 

Il est clair que les différentes pistes envisagées visent surtout à diminuer de manière significative le montant des pensions de réversion. Certes pour l’instant,  le gouvernement indique que ces dispositions ne seraient appliquées que pour les nouveaux retraités. On peut cependant légitimement s’interroger dans la mesure où le pouvoir actuel lors de la campagne électorale n’avait pas prévu de faire diminuer les pensions, ce qu’il a pourtant fait avec la désindexation. Différents scénarios sont envisagés par le comité d’orientation des retraites. Un comité d’orientation des retraites très complaisant vis-à-vis du pouvoir qui peut annoncer quand les socialistes sont au pouvoir que l’équilibre des retraites sera rapidement assuré mais qui rejoint maintenant Macron dans sa volonté de faire baisser la charge financière des pensions. De nombreux scénarios sont envisagés mais ils ont tout le même objectif : porter atteinte aux bénéficiaires des pensions de réversion. Parmi les scénarios on envisage évidemment l’harmonisation des différents régimes. Autre solution qui risque de faire parler et d’être contesté : la détermination d’une pension de retraite en fonction du nombre d’années de vie commune. Le système pourrait aussi être financé par l’impôt y compris transformer par une sorte de pension de réversion universelle. En clair les retraités sont encore dans le viseur. Pourtant la question de l’équilibre des retraites est étroitement liée aux rapports entre actifs et retraités. Or ce qui handicape cet équilibre financier, c’est précisément le taux exceptionnel de chômage en France. C’est le problème fondamental même si des aménagements des conditions de retraite et de réversion peuvent être réformés.

Le journal L’Humanité en cessation de paiement : vers la fin du PC

Le journal L’Humanité en cessation de paiement : vers la fin du PC

Évidemment pour la démocratie on ne peut pas se réjouir de la disparition d’un journal, ceci étend l’extinction progressive du support médiatique et cohérente avec la perte de crédibilité du courant de pensée qu’il représente. D’une certaine manière le risque de disparition du journal L’Humanité est assez catastrophique mais finalement cohérent avec la perte de crédibilité d’un parti communiste. Un parti communiste qui a obtenu jusqu’à 30 % de voix l par exemple des municipales de 1947 pour aujourd’hui ne plus représenter que 2 à 3 %. De la même manière,  le journal L’Humanité qui en 1945 tirait à 400 000 exemplaires aujourd’hui voit sa diffusion réduite à 35 000. Une chute inévitable compte tenu de l’archaïsme de fonctionnement de ce parti. Un parti dans les derniers restes ont été jusque-là porté à bout de bras par le parti socialiste qui lui concédait quelques sièges. Malheureusement pour le parti communiste, le parti socialiste est aussi maintenant en voie de disparition et son soutien ne sera plus d’aucune aide. Ce qui est en jeu tant pour le parti communiste que pour le parti socialiste maintenant c’est l’extinction totale. En cause, des analyses et des positions n’ayant jamais été capables d’intégrer les évolutions systémiques qui affectent le monde économique, social, environnemental et sociétal. Bref un parti en retard d’une cinquantaine d’années sur son temps. Notons aussi que le parti communiste a longtemps bénéficié du soutien assez conditionnel de la CGT. Mais depuis, notamment le passage de Bernard Thibault, les liens se sont assez nettement distendus car la proximité du parti communiste portait  préjudice à l’organisation syndicale. La CGT elle-même est en voie d’affaiblissement puisque qu’elle n’est plus le premier syndicat de France, la première position dans le public comme dans le privé a été prise par la CFDT . Ceci étant on ne peut se réjouir que la plupart des médias soient aujourd’hui la propriété des financiers. 

Économie : vers la récession

Économie : vers la récession

Depuis maintenant presque un an certains observateurs qui ne se limitent pas à reprendre bêtement les projections des institutionnels ne cessent d’attirer l’attention sur la phase baissière de l’augmentation du PIB. Cette tendance vaut toutes les économies dans le monde États-Unis exceptés pour l’instant mais qui seront sans doute touchés en 2020. Plusieurs phénomènes d’abord la fin d’un cycle classique de croissance qui n’a pu être prolongée que grâce à une politique monétaire très accommodante. Aujourd’hui l’endettement global public et privé atteint des limites qui nécessairement vont peser sur les équilibres. S’ajoutent à cela des évolutions géo stratégiques qui menacent la paix en tout cas les rapports entre grandes zones. La mode générale est au repli nationaliste, ce qui perturbe de manière sensible le commerce international ; témoin le tassement économique en particulier en Chine. Se pose enfin un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois. Les craintes sur la croissance française se confirment donc et sont enfin  prises en compte par  la Banque de France publié ce vendredi 11 janvier, le produit intérieur brut (PIB) a ralenti à 0,2% au dernier trimestre 2018 marqué entre autres par le mouvement des « gilets jaunes »(officiellement on avance sans beaucoup d preuves un influence de 0.1%).  Et un coup de frein de l’activité chez ses voisins européens. L’institution bancaire, qui tablait initialement sur une progression de 0,4%, avait déjà révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour la période d’octobre à décembre. Ces projections s’alignent donc avec celles de l’Insee qui a également prévu un ralentissement de l’économie française en fin d’année. Les dirigeants des entreprises industrielles interrogés estiment cependant que l’activité devrait ralentir en janvier, souligne la Banque de France.

 

Zone euro : vers la stagnation économique ?

 Zone euro : vers la stagnation économique ?

Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. Une évolution conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Zone euro : vers la stagnation économique ?

 

Zone euro : vers la stagnation économique ?

Il se pourrait bien que la zone euro s’approche de la stagnation en ce début d’année 2019. Une évolution conforme à la baisse tendancielle du moral des entreprises mais aussi des ménages En  zone euro, l’indice Markit PMI manufacturier a reculé en décembre pour le cinquième mois consécutif, à 51,4 contre 51,8 en novembre, un chiffre conforme à l’estimation « flash » publiée le 14 décembre et tout juste supérieur au niveau de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Les enquêtes montrent que l’Italie est restée en zone de contraction où elle a été rejointe par la France. En Allemagne comme en Espagne, la croissance du secteur manufacturier a ralenti. En Allemagne, l’’indice PMI pour le secteur manufacturier, est tombé à un plus bas de 33 mois, à 51,5 le mois dernier contre 51,8 en novembre, se rapprochant du seuil des 50 qui sépare une contraction d’une croissance de l’activité. En France en décembre pour la première fois depuis septembre 2016, on constate une  forte baisse de la production selon la version définitive de l’enquête d’IHS Markit publiée mercredi. Globalement en zone euro,  les entrées de commandes ont baissé en décembre à un rythme sans précédent depuis quatre ans, les commandes en souffrance ont reculé pour le quatrième mois d’affilée et les embauches ont été modestes. Dans ce contexte, le degré d’optimisme des entreprises est tombé à son plus bas niveau depuis six ans.

Brexit : vers de nouvelles élections ?

Brexit : vers de nouvelles élections ?

On voit mal comment les Britanniques pourraient se sortir du piège dans lequel ils se sont mis eux-mêmes. Les conservateurs avaient en effet proposé le référendum sur le Brexit  espérant que la réponse serait négative. Or la réponse a été positive. Il faut maintenant négocier un accord avec l’union. Un accord de transition a été élaboré mais le gouvernement britannique est incapable de trouver une majorité parlementaire pour l’approuver. Pour l’instant Theresa May reste en poste de première ministre mais elle est complètement paralysée. Comme le gouvernement ne peut pas organiser un nouveau référendum ne reste alors que la possibilité de nouvelles élections mais des élections que Theresa May et les conservateurs perdraient. « Nous savons quelles sont les options au Brexit. Le Parlement devra se décider pour l’une d’entre elles. S’il ne peut le faire, il doit décider de s’en remettre au peuple. » Vendredi, l’ancien Premier ministre britannique (1997-2007) Tony Blair a appelé une nouvelle fois à la tenue d’un second référendum sur la sortie de son pays de l’Union européenne, après celui de juin 2016. D’après l’ancien leader travailliste, la situation politique l’imposerait. Soit Theresa May, qui vient de réchapper à un vote de défiance de son propre camp, parvient à retourner la situation et obtenir en janvier le feu vert des députés sur son accord de sortie avec l’UE. Soit elle se dirige vers un échec et le Brexit prévu le 29 mars prochain serait alors sans filet de sécurité.

D’où l’alternative proposée par Tony Blair et d’autres responsables avec lui : pour échapper à cette perspective d’une rupture nette avec l’Union européenne, il faut que les Britanniques puissent revoter. Cette solution est bien sûr encouragée par ceux qui ont toujours plaidé pour rester en Europe, à l’instar notamment des indépendantistes écossais du SNP. Mais elle semble faire aussi son chemin dans l’opinion à mesure que le risque de blocage à la Chambre des communes se fait de plus en plus concret. Fin novembre, un sondage publié par le tabloïd pro-Brexit Daily Mail montrait que 48% des Britanniques réclamaient désormais un nouveau vote, contre 34% qui n’en veulent pas. Et en cas de nouveau vote, le choix d’un “maintien” dans l’Union est repassé au-dessus de la barre de 50%, ce que n’a pas manqué de rappeler Tony Blair dans son discours vendredi à Londres.

Vers un Brexit dur et des élections

Vers un Brexit dur et des élections

 

 Face à l’impossibilité de trouver une majorité parlementaire pour approuver l’accord de transition avec l’union européenne, la Première ministre britannique a décidé de décaler le vote dans le temps. Avec l’espoir que l’union européenne pourra encore accepter de nouvelles modifications. La principale pierre d’achoppement concerne la clause de sauvegarde (“backstop”) qui doit empêcher le rétablissement d’une frontière physique entre l’Irlande du Nord et la République d’Irlande, supprimée depuis les accords de paix de 1998. Sur ce point, les opposants à Teresa se radicalisent. De son côté, l’union économique n’est pas prête à renégocier cet aspect. Autant dire qu’on risque de s’orienter vers un vote négatif des parlementaires britanniques qui pourraient alors entraîner de nouvelles élections est aussi un report dans le temps du futur accord de transition du break site. La ministre française chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a jugé qu’une sortie sans accord du Royaume-Uni le 29 mars 2019 était “de plus en plus probable” car aucun autre compromis que celui conclu par les négociateurs britanniques et européens n’était possible. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a exprimé une position similaire en déclarant ne pas voir “ce qui pouvait être changé” au texte obtenu à l’arraché le mois dernier après un an et demi de négociations laborieuses et ardues.

Carburant : vers les 2 euros le litre

Carburant : vers les 2 euros le litre

 

 

Pas tout à fait 2 euros mais presque et le gasoil qui suit à dix centime près. Les prix flambent notamment à Paris mais pas seulement. En outre les cours vont reprendre à la hausse avec des mouvements de yo-yo.  La très récente période est sans doute significative de la future conjoncture du pétrole qui va enregistrer des mouvements de yo-yo sur une tendance haussière……sauf crise financière imprévue !   Les cours du pétrole en effet remontaient ce début de semaine alors que l’Arabie saoudite a affirmé qu’elle réduirait sa production dès décembre et a défendu une baisse des autres pays de l’OPEP et de ses partenaires, suite à la plongée des prix la semaine dernière. Vendredi, les cours de l’or noir avaient sombré à un plus bas depuis sept mois pour le Brent, à 69,13 dollars, et à un plus bas depuis neuf mois Le yo-yo va surtout se nourrir des les incertitudes relatives à des éléments de géo politique comme les sanctions sur l’Iran par exemple. Mais il y a les incertitudes également économiques à propos du tassement de la croissance mondiale. S’agit-il d’un phénomène limité à quelques années d’un événement plus structurel pouvant y compris s’alimenter d’éclatement de bulles financières ? Par ailleurs nombre de grandes sociétés pétrolières investissent massivement dans des énergies alternatives et peuvent faire douter de l’avenir à moyen et long terme du pétrole. Dernier élément la prise de conscience générale sur la nécessité de la transition énergétique même si les politiques concrètes sont encore loin des discours. Le problème c’est que si  l’OPEP  parvient à maintenir un assez haut niveau des prix du baril,  il risque de contribuer à affaiblir la croissance mondiale et en même temps la demande de pétrole, aussi ses prix.  Ce sont justement les hésitations à trouver le bon équilibre qui risque de nourrir les mouvements de yo-yo.

 

 

 

Vers la fin du macronisme ?

Vers la fin  du macronisme ?

 

 

On ne peut écarter l’hypothèse d’un écroulement brutal du macronisme, aussi soudain que son avènement imprévu. Sur quoi en effet reposait les vertus supposées du candidat Macron : sa jeunesse, son dynamisme son refus des clivages et l’espérance d’un renouveau démocratique. Il ne reste plus grand-chose de tout cela hormis  le jeune âge de l’actuel président de la république. Son dynamisme s’est transformé en activisme avec des réformes minimalistes est souvent bâclé autant par incompétence que par manque de courage politique. Le pouvoir a notamment évité la réforme la plus stratégique pour moderniser le pays, à savoir : la transformation de l’État. Un État qui tue la compétitivité et l’initiative. On croyait Macron ni à droite ni à gauche ou encore un peu de droite et en même temps un peu de gauche. Dans les faits, il est totalement de droite après avoir accorder  notamment des allégements fiscaux aux plus privilégiés sans aucune contrepartie. Maintenant il faut boucher les trous et on sollicite les Français les moins favorisés via par exemple la hausse du carburant. On a souvent reproché à Macron un manque de capacité à expliquer son projet ; la vérité c’est que sa vision est très conventionnelle ; elle s’appuie sur les réflexions de salon de nombre d’experts coupés des réalités sociales et économiques. Une sorte de reprise des idées à la mode rajeunies par la dialectique anglo-saxonne de Macron. Où la France considérait comme une sorte de start-up où tout reposerait sur la digitalisation et la plus-value boursières en quelques années. Si Macron n’est pas parvenu à théoriser le macronisme,  c’est tout simplement que cette philosophie politique est une sorte de cocktail sulfureux ; mélange de néolibéralisme, d’étatisme, de souverainisme républicain et de grand laisser-aller sur des questions fondamentales comme par exemple la réindustrialisation ou la violence dans les banlieues. Sur le plan idéologique, le macronisme me ne repose sur rien de  solide, en outre il ne s’appuie sur aucune implantation locale aucune structure réellement démocratique. Pour l’essentiel des recyclés carriéristes d’autres partis, de nombreux cadres sans expérience politique ou légitimité sociale et des technocrates type Macron (qui a une formation uniquement littéraire) qui en réalité n’ont aucune compétence. Pour s’en persuader, il suffit de voir lors des débats télévisés comment les représentants d’ »en marche se montrent à la fois incompétent et sans consistance charismatique. Le macronisme  n’existe pas politiquement, c’est une fiction qui ne repose que sur la salle personnalité par ailleurs très fragile de Macron. Le pourraat bien disparaître avec son inspirateur aussi vite qu’il est venu. Avec maintenant seulement 21 % de popularité la question peut être posée.

Vers une France sans industrie ?

Vers une France sans industrie ?

Deux récents dossiers Ford aquitaine et Ascoval dans le nord témoignent de la liquidation progressive de l’industrie française. Deux études intéressantes mettent en évidence le processus de désastre de la désindustrialisation de la France il y a l’étude de l’INSEE sur le nombre de salariés aussi cette étude du cabinet Trendeo sur la démographie des entreprises. Le nombre de fermetures d’usine a encore dépassé celui des ouvertures en France et l’économie française a perdu 44 usines en 2015, selon l’Observatoire de l’emploi et de l’investissement du cabinet Trendeo. Malgré une conjoncture porteuse du fait de la faiblesse des cours du pétrole, de l’euro face au dollar et des taux d’intérêt, le secteur industriel français reste donc fragile. Le rythme des fermetures d’usine a cependant ralenti en 2015, avec une baisse de 13% après celle de 17,6% observée l’année précédente. L’érosion du nombre d’usines a principalement concerné les secteurs de la fabrication de meubles, les produits métalliques (notamment en lien avec le BTP), la plasturgie et l’automobile, observe Trendeo. Au contraire, les ouvertures de sites, qui avaient rebondi de 30% en 2014, ont baissé de 11% en 2015. La chimie, la production d’énergie, ainsi que le traitement des déchets et le recyclage figurent parmi les principaux secteurs ayant connu une croissance du nombre d’usines en 2014. Au total, depuis la création de cet observatoire en 2009, Trendeo a recensé 1.771 fermetures d’usines et 1.158 ouvertures. L’étude de l’INSEE montre lors que la France comptait près de 30 % des Français dans l’industrie dans les années 70, cela  représente plus qu’un peu plus de 13 % en 2015. En cause, la transformation de l’économie notamment sa dématérialisation mais surtout aussi la délocalisation qui explique en grande partie d’ailleurs le déficit du commerce extérieur. Une grande partie des productions de l’industrie nécessaire à l’économie française notamment est réalisée à l’étranger. On peut sans doute se réjouir de la croissance du secteur tertiaire sous réserve toutefois qu’il soit réellement créateur de valeur ajoutée et qu’il ne soit pas une intermédiation uniquement destinée à renchérir le prix de production ou à être même complètement inutile. Sur les 25,8 millions de Français «occupés», plus des trois-quarts travaillent dans le secteur tertiaire, tandis que l’industrie ne représente plus que 13,9% des emplois, la construction, 6,6%, et l’agriculture, 2,8%. La part du secteur tertiaire dans l’emploi total en France a gagné 22 points au cours des quatre dernières décennies. En revanche, la part de l’industrie s’est quasiment réduite de moitié sur la même période (-13 points), notamment sous l’effet de la forte expansion du secteur tertiaire ; celles de l’agriculture et de la construction ont perdu respectivement 7 et 3 points. En France, près d’un tiers des Français occupés travaillent dans le secteur de l’administration publique, de l’enseignement, de la santé humaine et de l’action sociale. Dans l’Union européenne, en 2014, le poids du secteur tertiaire est le plus important aux Pays-Bas et au Royaume-Uni où il approche 83%. Les secteurs de l’industrie et de la construction représentent encore plus de 30% des emplois en République tchèque, en Slovaquie et en Pologne. La Roumanie offre pratiquement un emploi sur trois dans l’agriculture alors que ce secteur d’activité ne représente plus que 5% des emplois européens.  La stratégie de délocalisation de Renault  illustre bien le processus de désindustrialisation en France. La  production en France de Renault n’a cessé de se réduire comme peau de chagrin. Le constructeur fabriquait encore 1,1 million de voitures et 227.000 utilitaires légers en 2004 dans l’Hexagone, contre 445.000 automobiles et 201.000 camionnettes l’an dernier.  Le tournant pris par Renault dans le « low cost », sous ses couleurs ou celle de sa filiale Dacia, lui vaut de beaux succès mais laisse de côté ses usines françaises au profit de sites Mais aussi grâce « à un prix de main d’œuvre d’un euro de l’heure (dans l’usine roumaine de Pitesti ndlr) contre 20 euros en France », poursuit-il.   C’est la même recette qui s’applique au Maroc avec un salaire mensuel tournant autour de 250 euros, contre 450 euros en Roumanie, selon Renault.  Tout est dit, Renault en perdition sur le marché français essaye de sauver les meubles en délocalisant. Qui peut lui reprocher ? Quand l’écart de salaire est de 1 à 20, il n’ya pas d’autre solution, sauf à disparaitre. Un exemple du mal chronique de l’industrie plombée par le coût du travail dont la fiscalité. Une illustration aussi de l’incohérence de l’Europe qui se réduit en fait à un vaste marché sans harmonisation et  sans règles. Les services sont aussi soumis à la même concurrence inégalitaire ; En transport par exemple, le pavillon terrestre français a disparu du champ européen alors que dans les années 80, il assurait encore 50% de parts de marché. Les ex pays de l’Est ont tué le transport français international. Certes une petite  régulation existe mais elle est virtuelle, trop restreinte dans son champ, inapplicable et inappliquée.

 

Vers la suppression de pharmacies

Vers la suppression de pharmacies

 

Après la suppression des bureaux de poste dont 50 % sont désormais gérés par les collectivités ou les commerces mais avec une offre de services très réduites, ce sont désormais les pharmacies qui sont visées.  la Cour des Comptes propose d’en fermer 50 %. Des suppressions qui s’ajouteront à la disparition progressive des médecins (généralistes et spécialistes) dans certains territoires. Finalement la confirmation qu’il n’y a pas d’avenir économique et social hors des grandes métropoles qui devraient concentrer à moyen terme 90 % de la population. une manière aussi de casser le thermomètre qui mesure la température de la santé. Fermer des pharmacies ne changera rien à la problématique du vieillissement de la population et au   progrès des traitements médicaux. À en croire la Cour des comptes, il faudrait supprimer 10.435 pharmacies de proximité, soit une sur deux…Au risque d’aggraver encore le phénomène des déserts médicaux. Un risque de densification auquel s’oppose Jean-Luc Delmas, président honoraire de l’Académie nationale de pharmacie. « Plus de 3 millions de fois par jour, on pousse la porte d’une pharmacie en France. Au centre du village, en centre-ville ou en banlieue, la croix verte fait partie du paysage de proximité. Les 22.000 pharmacies qui maillent le territoire national vivent toutefois des heures difficiles. 193 ont fermé en 2017, une tous les deux jours… Pour autant, la France dispose toujours d’un réseau quasiment unique au monde avec 32,6 officines et 81 pharmaciens pour 100.000 habitants…Mais, à en croire la Cour des comptes, il faudrait supprimer 10.435 pharmacies de proximité, soit une sur deux! Au risque, à l’heure où s’étendent les déserts médicaux, d’hypothéquer davantage l’accès aux soins en éliminant le seul professionnel de santé, acteur de premier recours, souvent dernier interlocuteur des patients dans des zones défavorisées… «

 

Popularité Macron : vers la descente aux enfers ?

 

 Popularité Macron : vers la descente aux enfers

 

Nouvelle chute encore confirmée dans deux sondages : Harris et BVA. Une chute de deux points dans le baromètre Harris Interactive pour le site Délits d’Opinion, une chute de 9 points en trois mois chez  BVA En phase ascendante comme l’a été Macron lors de son élection puis pendant quelques mois, toutes les erreurs étaient permises, on oubliait même de les mentionner. Le crédit l’emportait. Mais ce phénomène vaut aussi en phase descendante quand un homme politique perd en crédibilité même ses propositions pertinentes ne sont pas reçues avec bienveillance ou sont même contestés. Ce fut le cas avec Sarkozy et François Hollande. La question est de savoir jusqu’où ira cette descente aux enfers. La question mérite d’être posée car la différence d’autres présidents, Macron est un peu politiquement hors-sol. En réalité,  il n’a pas d’équipe gouvernementale, il n’a pas de majorité parlementaire expérimentée et il n’a pas de parti politique hormis son club de fans en marche. Un parti complètement virtuel qui n’a aucune vie, aucune démocratie aucun ancrage local. Ce qui a fait sa force fait aussi son extrême faiblesse car non seulement les résultats économiques et sociaux ne sont pas au rendez-vous mais la personnalité jupitérienne.  de Macron devient plus en plus insupportable

 

Presse : vers la fin du papier ?

Presse : vers la fin du papier ?

On pourrait bien s’orienter assez rapidement vers la fin de la presse sur papier voire même de certains médias classiques notamment régionaux. Les médias classiques qui résistent le mieux aussi bien sur papier que par voie numérique sont les médias qui apportent une certaine valeur ajoutée comme le Figaro, le Monde, l’équipe ou encore le Parisien. Certes on ne peut sans doute pas comparer le lecteur Figaro,  du Monde à celui du Parisien ou de 20 minutes car la demande d’information est très différente ; relativement approfondie dans un cas et assez superficielle dans l’autre. Près de 60% des Français lisent des articles issus de quotidiens ou de magazines sur leur smartphone. Ils n’étaient que 47% en septembre 2017. Les grandes marques de la presse quotidienne nationale dominent le palmarès mais il faut prendre en compte une consultation de plus en plus importante de sites de second rang mais dont la ligne éditoriale et plus indépendante et plus élaborée. La presse quotidienne nationale domine le classement des marques de presse les plus lues. Les magazines sont en embuscade, mais ils ont subi une érosion de leur lectorat entre avril et juin: -3,7% pour Femme Actuelle (6e avec 18,8 millions de lecteurs), -4% pour Télé Loisirs (même audience, 7e), -6,8% pour Marmiton (14 millions, 9e), -4% pour Voici (13,8 millions, 11e). Du côté des newsmagazines, Le Point a perdu 1,4 million de lecteurs en trois mois pour un total de 9,9 millions. Libération en a aussi perdu 1,2 million, à 8,6 millions de lecteurs. Décrochage également pour Courrier International, avec 1,6 million de lecteurs en moins, à 4,7 millions. A contrario, Public a gagné un million de lecteurs en un trimestre (9,1 millions). C’est la plus grosse progression du panel aux côtés de Sud-Ouest, qui a trouvé 920.000 lecteurs de plus (7,5 millions).

Assurance chômage : vers la privatisation

Assurance chômage : vers la privatisation

Finalement la philosophie du Medef pour l’assurance chômage est la même pour les retraites. Très schématiquement il s’agit de transformer les indemnités en une allocation de base qui se traduira par une nette baisse des prestations reçues par les chômeurs. Les risques supplémentaires seraient couverts par une assurance financée par les employeurs et les salariés. Exactement le même principe que pour la retraite avec une couverture socle pour les retraités complétée par une assurance privée. En clair le Medef reprend une vieille revendication consistant à mettre en place une privatisation partielle de la protection sociale. Une philosophie qui rejoint celle du gouvernement mais lequel devra se montrer plus prudent car cette transformation radicale de la protection sociale pourrait donner lieu à une forte contestation surtout avec la dégradation du chômage, la baisse du pouvoir d’achat et surtout la perte de confiance dans la capacité du gouvernement à conduire une politique économique et sociale efficace et juste. On objectera que le système d’assurance chômage mérite comme les retraites d’être réformé mais comme on le sait le déséquilibre financier de ces deux systèmes dépend avant tout du rapport actif–inactif donc de la croissance. Pour preuve l’assurance-chômage pourrait retrouver un équilibre financier l’année prochaine. Reste évidemment l’important déficit à apurer. Mais une situation qui ne pourra être redressée que si l’objectif à long terme est clair, cohérent et juste et si la réforme est menée de manière progressive avec le concours des acteurs. De ce point de vue Le nouveau président du Medef Geoffroy Roux de Bézieux fait un peu de la provocation en plaidant pour changer les règles d’indemnisation du régime d’assurance. Il propose un régime assis sur une allocation de base, unique et forfaitaire, avec une complémentaire financée par les employeurs. Tout cela au nom de l’emploi comme l’avait fait précédemment avec assez peu d’efficacité Pierre Gattaz.

« L’Unedic finance le service public de l’emploi, l’État garantit la dette et, dernier élément clef : il n’y a plus de cotisations salariales mais un financement universel via la CSG », met-il en avant. Dans ce contexte, le nouveau président du Medef envisage la création « d’une allocation universelle forfaitaire financée par la CSG, gérée par l’État, qui intégrerait l’ASS (Allocation de solidarité spécifique, attribuée aux personnes ayant épuisé leurs droits au chômage, ndlr) et potentiellement d’autres minima sociaux ». Deuxième proposition, la mise en œuvre « d’un régime assurantiel complémentaire obligatoire, géré par les partenaires sociaux, comme c’est le cas pour les retraites complémentaires, financé par les cotisations des entreprises, non garanti par l’État et avec une règle d’or : l’équilibre des comptes ».

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

Croissance Etats –Unis : vers un ralentissement en 2019-2020 ?

 

 

L’économie américaine connaît actuellement une croissance insolente : plus de 4 % en rythme annualisé au second trimestre. Cependant,  cette croissance pourrait connaître une fin de cycle et se tasser un peu lors des deux prochaines années d’après  Vincent Mortier, directeur adjoint des investissements chez Amundi, témoin et annonciatrice de ce ralentissement, la courbe des taux pourrait s’inverser (les taux courts ce rapprochant puis devenant plus élevé que les taux longs). Cela d’autant plus que la banque fédérale américaine a décidé de ces désengagés progressivement de son influence artificielle sur les taux. “Le cycle économique aux Etats-Unis a été prolongé par la réforme fiscale du président Donald Trump mais il montre des signes de fatigue”, a-t-il dit lors d’un entretien à Reuters. “On ne prévoit pas de cassure mais une baisse graduelle en 2019-2020. Une récession n’est pas notre scénario central”, a ajouté le gérant. Il prévoit une croissance du produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis de 2% en 2020, “avec plus de risques de révision à la baisse qu’à la hausse”.L’affaiblissement de la croissance sera notamment influencé par l’augmentation des droits de douane et par le niveau  de l’inflation Selon Vincent Mortier, la courbe des taux aux Etats-Unis, qui mesure le différentiel entre les taux courts et les taux longs, pourrait s’inverser dans quelques mois. Une telle inversion est généralement le signe d’un ralentissement de l’économie aux Etats-Unis, voire d’une récession. Les emprunts d’Etat américains à dix ans font toujours office d’actifs refuges pour les investisseurs face aux risques de marché, ce qui explique pourquoi le rendement peine à franchir durablement les 3%.Mais leur niveau actuel reflète aussi “une vraie remise en question du potentiel à long terme de la croissance américaine”, estime Vincent Mortier.“Si on prévoit une croissance de 2% en 2020 et une inflation de 2%, un taux américain à dix ans à 3% n’est pas stupide”.

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