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Brexit et Ports britanniques : écroulement du trafic vers l’Europe

Brexit et  Ports britanniques : écroulement du trafic vers l’Europe

 

 

Boris Johnson avait imaginé transformer le Royaume-Uni en une sorte de Singapour sur Tamise. Ainsi la péninsule britannique aurait constitué le point d’entrée principal des les importations vers l’union européenne après le brexit .

Le problème c’est qu’un certain nombre de verrous de normes et de formalités administratives entravent cette vision au point que le trafic passant par le Royaume-Uni et à destination de l’union économique s’écroule complètement.

C’est dans une lettre adressée le 1er février au ministre Michael Gove, à laquelle l’hebdomadaire britannique The Observer a eu accès, que le président de l’association, Richard Burnett avance ce chiffre de 68%, tiré d’un sondage réalisé auprès de ses membres internationaux.

Selon l’hebdomadaire, Richard Burnett estime que cela est principalement dû à « l’augmentation massive de la paperasse à laquelle sont confrontés les exportateurs » après le Brexit. Il appelle le gouvernement britannique à augmenter grandement le nombre de douaniers chargés d’aider les entreprises, estimant que les 10.000 personnes actuellement déployées ne représentent « qu’un cinquième de ce qui serait nécessaire ».

« Je trouve profondément frustrant et agaçant que les ministres aient choisi de ne pas écouter l’industrie et les experts », a déclaré celui qui affirme à The Observer avoir « prévenu » M. Gove « de façon répétée ces derniers mois ».

Officiellement sorti de l’Union européenne le 31 janvier 2020, le Royaume-Uni a continué d’observer ses règles pendant la période de transition qui s’est achevée le 31 décembre, date à laquelle le pays est sorti de l’union douanière et du marché unique européens.

 

Malgré l’accord commercial signé in extremis avec son ancien partenaire, le gouvernement britannique avait prévenu les entreprises qu’il faudrait s’attendre à des « perturbations à court terme.

En effet, les exportateurs britanniques doivent désormais remplir une multitude de documents pour prouver que leurs biens sont autorisés à entrer dans le marché unique européen, un alourdissement des procédures chronophage et coûteux, qui retarde le passage des frontières.

Interrogé par The Observer, un porte-parole du ministre Michael Gove a affirmé ne « pas reconnaître le chiffre avancé sur les exportations » par la RHA, estimant que « les perturbations à la frontière avaient jusqu’à présent été minimes » et que « les mouvements du fret sont désormais proches de la normale, malgré la pandémie de Covid-19″, qui a aussi fortement impacté le trafic.

Le directeur de l’Association des ports britanniques, Richard Ballantyne, affirme lui que ce chiffre de 68% avancé par la RHA est « globalement conforme » à ce qu’il a pu observer sur la baisse du trafic.

VERS UNE HAUSSE DES TAXES LOCALES SUR LA COLLECTE DES DÉCHETS?

VERS UNE HAUSSE DES TAXES LOCALES SUR LA COLLECTE DES DÉCHETS?

Faute de soutien suffisant de la part de l’État, les collectivités pourraient rapidement être amenées à augmenter les taxes de ramassage des ordures. Une double punition pour certains. D’abord la plupart des usagers  participent de plus en plus au tri collectif réduisant ainsi le volume de ramassage. Et c’est juste à ce moment-là que vont intervenir   les augmentations de taxes locales. Second élément qui affecte cette fois les communautés de communes qui ont restructuré le ramassage des ordures qui se traduit souvent par des ramassages moins fréquents. Pour les ordures purement ménagères (déchets alimentaires) certaines communes ont décidé de ne ramasser que tous les 15 jours au lieu d’une fois par semaine !

Bilan : augmentation des taxes et détérioration du service.

Les collectivités, affectées par l’impact de la crise sanitaire sur la collecte des déchets, vont pour beaucoup devoir accroître les taxes locales, faute de soutien de la part de l’État, a déploré mardi l’association Amorce.

« On s’attendait à plus d’écoute du gouvernement », a indiqué à la presse Nicolas Garnier, délégué général d’Amorce, premier réseau de collectivités réunies autour des sujets déchets, eau et transition énergétique.

Il y a trois raisons à ces augmentations, d’abord la hausse de la fiscalité, ensuite les moindres recettes sur la valorisation des déchets et des surcoûts provenant du Coronavirus.

Avec « tous ces coûts additionnés, les deux tiers des collectivités annoncent des hausses » de la fiscalité locale, dont 75% des hausses comprises entre 5% et 10%, selon M. Garnier, citant une enquête après des adhérents.

« Orientation : redirigée vers les métiers »

 

« Le système d’orientation en France reste à l’intérieur d’une logique scolaire qui s’intéresse aux filières plus qu’aux métiers », regrette, dans une tribune au « Monde », le sociologue Jules Donzelot. Il propose de consacrer, au lycée, 54 heures annuelles à la découverte des métiers.

 

 

L’ouverture de Parcoursup le 20 janvier est l’occasion de s’interroger sur les ressorts de la politique d’orientation scolaire et professionnelle en France. Il existe bien aujourd’hui une politique consistant à accompagner des collégiens et des lycéens vers un projet d’études supérieures, au travers d’heures consacrées à l’orientation et de dispositifs d’ouverture sociale de l’enseignement supérieur. On ne trouve pas, en revanche, une ambition équivalente d’accompagnement dans la construction d’un projet professionnel. La raison ? Le système d’orientation reste à l’intérieur d’une logique scolaire qui s’intéresse aux filières plus qu’aux métiers auxquels elles sont susceptibles de mener.

Pour sortir vraiment de ces limites et que cela retentisse sur les choix des élèves, sur leurs démarches, il faut que l’opportunité de voir la diversité des métiers leur soit donnée. Il faut donc compléter les 54 heures annuelles d’aide au projet académique au lycée par un équivalent en termes de découverte des métiers. Il faut aussi que l’Etat rende obligatoires ces heures d’aide à l’orientation et qu’il fournisse aux établissements les moyens de les mettre en œuvre.

L’aide au projet académique et l’aide au projet professionnel forment les deux faces d’une même pièce, et il est impératif de concrétiser une politique d’aide à l’orientation qui réponde efficacement à ces deux besoins fondamentaux des élèves. La crise actuelle et les difficultés qu’elle engendre pour les élèves ne font que renforcer cette urgence.

Un savoir-faire

Les grandes écoles ont porté en première ligne, durant une quinzaine d’années, les principaux dispositifs dits d’« ouverture sociale » de l’enseignement supérieur. Elles ont énormément travaillé, beaucoup investi, développé de nouvelles pédagogies, formé des professionnels, accompagné des dizaines de milliers de jeunes avec souvent peu de reconnaissance étatique.

On peut bien entendu leur reprocher leur manque de résultats. On le sait désormais, la composition sociale des effectifs dans les grandes écoles n’a guère évolué. Ce constat est alarmant pour ce qui concerne la formation de nos élites et leur capacité à représenter la société dans toute sa diversité. Mais il ne doit pas faire oublier que ces dispositifs ont permis à un grand nombre de jeunes de poursuivre des études supérieures plus ambitieuses que s’ils n’en avaient pas bénéficié. Même s’ils n’ont pas intégré une grande école, l’aide apportée leur aura permis d’augmenter leurs chances de réussite dans l’enseignement supérieur.

Italie : vers une majorité politique introuvable

 

Italie : vers une majorité politique introuvable

 

Il est clair que le départ de Renzi va ouvrir une nouvelle crise politique en Italie où le gouvernement d’entente était déjà très fragile. L’affaire a éclaté à l’occasion du lancement d’un énorme plan de soutien qui va encore accroître la dette record de l’Italie en Europe.

 

Renzi a laissé la porte ouverte au retour dans le bercail tant qu’un nouveau pacte politique pourrait être élaboré, mais ses partenaires ponctuels ont déclaré qu’ils ne voulaient plus rien avoir à faire avec lui.

«Nous ne pouvons pas retourner à la table des négociations avec lui», a déclaré Vito Crimi, chef du Mouvement 5 étoiles codirigé.

Les ructions politiques ont poussé jeudi l’écart entre les rendements des emprunts publics italiens et allemands à son plus grand niveau depuis plus d’un mois, tandis que les coûts d’emprunt ont légèrement augmenté par rapport aux récents creux records lors d’une vente aux enchères.

«Ouvrir une crise gouvernementale était un acte d’irresponsabilité sans précédent», a déclaré le ministre de l’Économie, Roberto Gualtieri, à la chaîne publique RAI, exprimant la colère généralisée de son parti PD face aux manœuvres de Renzi.

 

Au lieu de cela, Conte a signalé qu’il voulait porter son combat pour la survie au parlement, avec ses principaux partenaires de la coalition soutenant les plans pour essayer de trouver des législateurs soi-disant «responsables» parmi les rangs de l’opposition pour soutenir l’administration.

Si Conte ne peut pas trouver un moyen de rester au pouvoir, le président Sergio Mattarella pourrait chercher à mettre sur pied un gouvernement d’unité nationale à large assise pour sortir de l’impasse, qui a été accueillie avec consternation par de nombreux Italiens ordinaires.

«Nous sommes inquiets parce que la politique ne fonctionne jamais en Italie. Je ne sais pas pourquoi… il faut juste un peu de bon sens, surtout à un moment comme celui-ci », a déclaré Benito Gaetano, un habitant de la ville sud de Lamezia Terme.

 

VERS UN RECONFINEMENT ? (Comité scientifique )

VERS UN RECONFINEMENT ? (Comité scientifique )

Le président du Conseil scientifique Jean-François Delfraissy a été interrogé mercredi soir sur France 2 au sujet de la propagation de l’épidémie de Covid-19 en France, et d’un possible reconfinement si la situation ne s’améliorait pas. On est loin en effet de l’objectif des 5000 contaminés par an que souhaiter le président macro pour alléger le dispositif restrictif des libertés. Hier on encore atteint 25 000 contaminations. En outre il y a maintenant la sérieuse menace du virus britannique beaucoup plus contaminant.

 

« On a le variant, et le deuxième point c’est qu’on a une épidémie qui se poursuit en France« , rappelle Jean-François Delfraissy.

Il souligne toutefois que la France est « bonne élève en ce moment », comparée à ses voisins européens, mais « ça risque de ne pas durer », car les chiffres du Covid-19 dans le pays stagnent sur une fourchette haute: « on est dans une situation un peu intermédiaire, mais on arrive à des chiffres qui sont préoccupants ».

 

Chine : vers la fin du cash

Chine : vers la fin du cash

 

La Chine pourrait être rapidement le premier pays à instaurer une monnaie numérique souveraine. En même temps pourrait disparaître le cash. Une expérimentation est  en cours .  

Dans 10.000 boutiques et échoppes de Suzhou, les clients ont pu, du 11 au 27 décembre, payer avec une nouvelle monnaie : le renminbi numérique, du nom officiel de la devise chinoise, également désigné « yuan numérique ». Dans cette ville à l’ouest de Shanghai, la Chine vient d’achever un test à grande échelle, étape importante pour le géant asiatique dont l’ambition est d’être le premier grand pays à émettre une monnaie numérique souveraine . Si la généralisation devait se produire comme c’est probable dans les plusieurs années les monnaies numériques privées pourraient bien s’écrouler.

 

Coronavirus France : vers un troisième confinement ?

Coronavirus France : vers un troisième confinement ?

La France évitera difficilement un troisième confinement si la propagation de la pandémie continue à ce rythme. En effet, la France est entourée de pays comme la Grande-Bretagne ou l’Allemagne où le virus progresse à très grand pas. Un record confinement total et impératif a déjà été décidé au Royaume-Uni. Ce pays pourrait être suivi par d’autres si les chiffres des contaminés et des personnes malades continuent de progresser à ce rythme. En Allemagne aussi la politique sanitaire est maintenant très contestée. L’Allemagne va aussi sans doute prolonger au-delà du 10 janvier les limitations des déplacements. La chancelière Angela Merkel et les 16 États-régions devraient le décider en visio-conférence. La plupart des régions seraient favorable à une prolongation jusqu’au 31 janvier.

Qu’en est-il de la France ? En fin d’année, 15 départements ont étendu le couvre-feu à partir de 18 heures. Invité à l’antenne de RTL, Olivier Véran estime que l’État et les Français doivent se « donner les moyens d’éviter » un troisième reconfinement. Le ministre de la Santé a indiqué que le gouvernement souhaitait « éviter un reconfinement total » avec une « fermeture des commerces ». « Nous n’en voulons plus », a-t-il ajouté. Mais le ministre de la santé c’est tellement contredit jusque-là qu’un record confinement de la France n’est pas à exclure.

Olivier Véran a aussi tenu à rappeler que « la France est l’un des derniers pays d’Europe occidentale à ne pas être reconfinée (…) Ca veut dire que l’on a bien fait de confiner plus tôt et plus fort que l’ensemble de nos voisins. Et cela veut dire que les mesures de protection sont bonnes ». Mais le ministre de la santé prend des précautions oratoires pour ne pas insulter l’avenir et la perspective d’un éventuel troisième confinement.

En effet, le ministre de la Santé reste évasif concernant l’option d’un troisième confinement.  »Si je vous disais : ‘Nous ne reconfinerons pas’, c’est que je m’inclurais de fait dans la catégorie des prédictologues, dont vous savez que je ne fais pas partie« , a-t-il répondu.

Brésil : vers un effondrement économique

Brésil : vers un effondrement économique

 

La situation au Brésil est de plus en plus dans une situation ccatastrophique tant sur le plan sanitaire que sur le plan économique. Juste un chiffre l’inflation est de l’ordre de 4000 % en un an. Autant dire que la monnaie ne vaut plus grand-chose. Le dictateur brésilien Bolsonaro avoue même que le pays est au bord de la faillite. Le résultat d’une gestion complètement aberrante qui s’est encore détériorée avec la pandémie

 

Pour Jair Bolsonaro, l’effondrement économique du pays est lié aux restrictions préconisées par les gouverneurs pour lutter contre la pandémie de coronavirus, qui a déjà tué près de 198.000 personnes au Brésil. Le président brésilien a gagné en popularité grâce à l’aide d’urgence accordée pendant neuf mois à 68 millions de Brésiliens, soit près d’un tiers de la population. Mais ce mois-ci, ces aides ont cessé, sous la pression des marchés inquiets du niveau élevé du déficit et de la dette du pays, qui pourrait le placer «au bord d’un gouffre social», selon Marcelo Neri, directeur du centre de politique sociale de la Fondation Getulio Vargas (FGV).

Pendant ce temps, le nombre de cas et de décès continue d’augmenter. Au cours des dernières 24 heures, le géant sud-américain a recensé 1.171 décès et près de 60.000 nouvelles contaminations, des chiffres qui devraient augmenter dans les prochaines semaines en raison des rassemblements massifs qui ont eu lieu pendant les fêtes de Noël et du Nouvel An, selon les spécialistes.

« Vers unne société de surveillance ? »

« Vers une société de surveillance ? »

 

 

Félix Tréguer, chercheur au CNRS et fondateur de la Quadrature du Net (association de défense des droits et libertés des citoyens sur le Web) met en garde dans la Tribune contre le « solutionnisme technologique » et ses dégâts sur le contrat social. Un avertissement qui est à prendre en considération mais qui devrait nettement mieux prendre en compte la problématique du terrorisme, de l’islamisme et de la délinquance.

 

-Des technologies de surveillance ont été déployées, notamment en France, pour suivre la propagation du coronavirus. Des États ont même étendu des moyens juridiques réservés à la lutte antiterroriste pour légaliser certains dispositifs, comme la géolocalisation des smartphones. Pourquoi existe-il cette tentation politique du recours à la technologie en temps de crise ?

FÉLIX TREGUER, chercheur au CNRS et fondateur de la Quadrature du Net - Les crises amplifient toujours des biais civilisationnels préexistants. Or, l’informatisation de nos sociétés est un phénomène majeur depuis plus d’un demi-siècle, notamment pour répondre à des problématiques sociales. Elle a transformé les processus bureaucratiques et donc, la gestion des crises sanitaires.(Lire la suite dans la tribune).

Il est clair qu’il n’est pas facile dans les démocraties de trouver l’équilibre entre liberté et sécurité. Force cependant est de constater la montée croissante de l’insécurité concrète aussi bien en milieu urbain qu’en milieu rural du fait de la crise économique mais plus généralement de la crise sociétale.

Coronavirus : vers une troisième vague en France

Coronavirus : vers une troisième vague en France

 

Invitée dimanche d’Europe Midi, Dominique Costagliola, épidémiologiste et directrice de recherches à l’Inserm, a estimé que la situation sanitaire de la France, face à l’épidémie de Covid-19, était trop précaire pour qu’elle puisse échapper à une troisième vague, malgré le début de la campagne de vaccination.

INTERVIEW

La campagne de vaccination, qui a débuté dimanche matin en France, ne permettra sans doute pas, à court terme, de contenir l’épidémie de Covid-19. Dans Le Journal du Dimanche, face à une situation sanitaire plus mauvaise que ce qu’avait anticipé le gouvernement en octobre, Olivier Véran, le ministre de la Santé, n’exclut pas l’hypothèse d’un troisième confinement. Il se dit prêt à prendre « les mesures nécessaires, si la situation devait s’aggraver ».

 

« Nous sommes dans un équilibre instable, et assez haut. Il y a une stabilisation du nombre des hospitalisations et des diagnostics positifs [...], mais il suffit de pas grand chose pour que cela puisse repartir », alerte au micro d’Europe Midi Dominique Costagliola, épidémiologiste et directrice de recherches à l’Inserm.

De quoi redouter une troisième vague ? « Dans les semaines qui viennent ça peut repartir… C ‘est le plus probable », estime cette scientifique. Si dans les autres pays d’Europe où la situation se dégrade également, notamment en Allemagne et en Autriche, de nouvelles mesures de restriction sanitaire ont été prises, la France continue pour l’heure d’échapper à un nouveau serrage de vis. « Quand on regarde les données, on voit que nous sommes le pays qui s’en sort le moins mal », veut rassurer Dominique Costagliola. « L’Allemagne a un nombre de décès quotidiens bien supérieur à celui de la France », pointe-t-elle.

Pour autant, elle estime que la France devra elle-aussi en passer par de nouvelles mesures restrictives, en ciblant notamment les situations à risques, lors desquelles le port du masque n’est pas possible. Elle évoque ainsi les cantines dans les établissements scolaires. Enfin, un relâchement du télétravail d’ici le 7 janvier, comme cela a été initialement envisagé, lui paraît désormais impossible.

Vers un 3e confinement ? ( Olivier Véran)

Vers un 3e confinement ? ( Olivier Véran)

Dans le JDD, le ministre de la santé n’exclut pas un troisième confinement. «Nous n’excluons jamais des mesures qui pourraient être nécessaires pour protéger des populations. Ça ne veut pas dire qu’on a décidé, mais qu’on observe la situation heure par heure», souligne le ministre de la Santé.

 

«L’objectif des 5000 (cas de contamination par jour) s’éloigne. Et la pression sur le système de santé reste importante, avec 1500 hospitalisations par jour, une tension qui baisse très peu en réanimation», souligne le ministre, qui se dit prêt à prendre «les mesures nécessaires, si la situation devait s’aggraver».

 

Selon lui, la situation est déjà préoccupante dans le «Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté et le département des Alpes-Maritimes, à commencer par Nice», avec «une augmentation de l’incidence chez les personnes âgées dans certains territoires ruraux».

Un premier conseil de défense se tiendra en 2021 mardi. Il devrait être rapidement suivi d’autres avec la hausse prévisible des contaminations prévisibles. Il faut s’attendre évidemment à un renforcement des mesures restrictives.

Vers la mort de l’hypermarché» ?

Vers la mort de l’hypermarché» ?

 

L’ancien patron de système U, Serge Papin, actuellement consultant, prévoit l’effondrement des hypermarchés classiques. Il part du constat que les géants français de la distribution traversent de sérieuses turbulences. Malgré des annonces stratégiques majeures ces derniers mois (alliances avec Amazon, Ocado et Google) et de bonnes performances commerciales publiées ces derniers jours, les cours de Bourse de Casino et de Carrefour peinent ainsi à remonter significativement. Amazon, de son côté, a bondi de 40 % depuis janvier, malgré un recul de 8 % la semaine passée. Dans le Figaro, il s’explique :

 

Comment expliquez-vous la défiance des marchés envers les distributeurs français, alors qu’ils encensent Amazon?

SERGE PAPIN. -Le commerce n’est que le reflet de la société. Amazon correspond à la modernité de l’époque.

 

La question est cependant controversée et les grandes marques tentent de changer leur modèle pour créer autour des hypers des sortes de centres de vie. En effet pour beaucoup de consommateurs, la tendance est désormais aux commerces de proximité, dans le supermarché du coin. Les sorties en très grandes surfaces se sont raréfiées. Avec l’arrivée du drive et des sites de vente en ligne depuis une dizaine d’années, les enseignes traditionnelles de la grande distribution se sont fait bousculer par de nouveaux concurrents. Pour se moderniser et s’adapter aux nouveaux modes de consommation, certains hypermarchés innovent déjà en essayant de transformer les supermarchés en centres de vie avec nombre d’activités et de services.

« Vers un écroulement du revenu de certains ménages en 2021 »

« Vers un écroulement du revenu de certains ménages en 2021 »

L’économiste François Perret alerte, dans une tribune au « Monde », sur la nécessité de prolonger et de consolider les mesures de maintien des revenus des ménages et d’ouvrir le débat autour du revenu universel.

Tribune.

 

Bien que contenu par les mesures d’urgence adoptées par le gouvernement, le choc sur le revenu des Français causé par la crise actuelle est déjà rude.

Certes, la dynamique salariale au second semestre laisse davantage penser à une pause qu’à un effondrement : dans le secteur privé, les salaires ont continué d’augmenter de + 0,2 % au troisième trimestre 2020 et de + 1,4 % sur un an selon les dernières données, livrées par la Dares, la direction de la recherche du ministère du travail.

Par ailleurs, les salariés au smic ayant préservé leur emploi ont aussi préservé leur niveau de vie, avec un taux de remplacement de 100 % de leur salaire dans le cadre du dispositif de chômage partiel.

 

Mais le risque d’écroulement du revenu des ménages les plus fragiles comme de ceux de la classe moyenne est particulièrement élevé pour l’an prochain. 

L’arbitrage des employeurs entre salaires et emplois, dans cette période de baisse d’activité – plus encore dans les services que dans l’industrie – se fait déjà au détriment des premiers. Et cela commence à grincer dans les entreprises.

Montée des inégalités

Chez Valeo, Lisi, STMicroelectronics ou encore Derichebourg, tous soumis à d’importantes réductions de commandes, les démarches entamées par la direction pour conclure avec les syndicats un accord de performance collective (APC) ont suscité une forte inquiétude et des résistances. Une partie des représentants des salariés refusent de signer un texte qui aboutirait à geler les salaires, même en contrepartie de garanties de préservation de l’emploi, comme chez Aéroports de Paris il y a quelques semaines.

Un peu partout, le climat social au sein des entreprises se dégrade. Une étude conduite mi-novembre par l’institut de sondage Viavoice (« Le baromètre des décideurs », 5 octobre 2020) montre clairement que tant les décideurs que l’échantillon « grand public » interrogés sont certes prêts à quelques menus efforts pour préserver l’emploi (flexibilité du temps de travail par exemple), mais certainement pas à des coupes salariales, que seuls 14 % des répondants se déclarent disposés à consentir.

 

Une réticence qui montre bien que, structurellement, moins d’un salarié sur deux (46 % précisément) considère déjà son niveau de rémunération comme « équitable », selon une étude récente de Cegos (« Climat social 2020 », Baromètre Cegos 2020, novembre 2020). Derrière cette perception, une réalité implacable : la montée des inégalités de revenus au cours des dernières années. 

 

« Vers une société de surveillance généralisée » ?

« Vers  une société de surveillance généralisée » ?

L’adoption de trois décrets élargissant les possibilités de fichage, ainsi que certains articles de la proposition de loi « sécurité globale », permettant la transmission de captation d’images en temps réel et l’utilisation des drones, témoignent d’une dérive sécuritaire, s’inquiète l’avocate Zoé Vilain dans une tribune au « Monde ».

 

Ces dernières années ont été rythmées par des attentats, certaines manifestations dérivant dans la violence et par une crise sanitaire inédite. Face à ces événements, les gouvernements ont pris de nombreuses dispositions restrictives de nos droits et libertés : état d’urgence, puis mesures instaurées dans notre droit commun, état d’urgence sanitaire, décrets de confinement et de couvre-feu. Ces restrictions ont été présentées comme une réponse proportionnée et nécessaire pour nous protéger face à des situations inédites. En l’espace d’un mois, le gouvernement a accéléré à la fois l’adoption et la proposition de nouvelles dispositions de surveillance, non prévues au programme soumis aux électeurs et qui montrent la grave dérive sécuritaire et antidémocratique dans laquelle s’engagent nos élus.

Parallèlement aux débats sur la proposition de loi « sécurité globale » et dans un silence assourdissant, le gouvernement a fait paraître au Journal officiel, le 2 décembre, des décrets permettant d’élargir trois fichiers distincts : le fichier de prévention des atteintes à la sécurité publique, utilisé par la police et la gendarmerie, le fichier de gestion de l’information et prévention des atteintes à la sécurité publique, géré par la gendarmerie, et le fichier des enquêtes administratives liées à la sécurité publique, utilisé par l’administration.

Brexit: vers un échec et le chaos logistique

Brexit: vers un échec et le chaos logistique

 

Sur le plan politique,  on se prépare désormais à un échec des négociations. Le problème sans doute,  c’est qu’on a notoirement sous-estimé les désordres que va provoquer une absence d’accord commercial sur la logistique de production et de distribution. Pour simplifier, sauf prolongation des négociations, les échanges entre les deux pays risquent d’être soumis aux règles de l’organisation mondiale du commerce donc à une forme de rétablissement des frontières avec le rétablissement correspondant des droits de douane et autres formalités administratives. Une opération très lourde qui va frapper la chaîne logistique et désorganiser les processus de production et de distribution. Un blocage qui sera grave pour l’union européenne mais qui risque d’être dramatique pour le Royaume-Uni qui commerce essentiellement avec l’Europe.

En théorie, les deux camps disent toujours vouloir trouver un accord commercial pour leurs relations futures, mais les négociations achoppent sur trois points principaux: les quotas de pêche et l’accès aux eaux britanniques – une question particulièrement sensible pour la France-, les mécanismes pour régler les litiges et les règles d’une concurrence équitable.

Selon un responsable de l’UE, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré vendredi aux dirigeants du bloc réunis en sommet à Bruxelles qu’un “no deal” était plus probable qu’un accord.

Boris Johnson a dit pour sa part qu’il était “très probable” que les ultimes négociations en cours échouent et que Londres sorte du bloc sans accord spécifique sur l’avenir.

La conséquence directe et immédiate sera un plongeon des valeurs boursières britanniques qui pourraient précipiter encore davantage le pays dans la crise.

Brexit: vers la rupture ?

Brexit: vers la rupture ?

 

Trois hypothèses sont envisageables à propos des négociations concernant le brexit. Soit la rupture, soit un compromis, soit encore une nouvelle prolongation des discussions. En l’état actuel de la négociation,  un compromis ne semble pas possible  cela d’autant plus que les Britanniques ont adopté un projet de loi contraire à l’accord qui avait été passé entre le Royaume-Uni et l’union européenne. Pour l’instant, les deux parties conviennent que l’hypothèse de la rupture est la plus probable : “Nous sommes convenus que les conditions pour finaliser un accord ne sont pas réunies en raison des divergences significatives qui subsistent sur trois questions critiques: les règles du jeu équitables, la gouvernance et la pêche”, disent-ils dans un communiqué conjoint publié à l’issue de leur entretien.

Ceci étant, on sait que cette négociation comporte des dimensions très politiques pour Boris Johnson capable de tout et de son contraire et qui s’est contredit à de nombreuses reprises. L’essentiel pour lui est de ne pas perdre la face. Du coup,  il pourrait accepter une nouvelle prolongation des discussions.

“Nous avons demandé à nos négociateurs en chef de préparer un aperçu des différends pour en discuter en personne dans les prochains jours.” Ont déclaré les deux parties.

Boris Johnson devrait donc se rendre à Bruxelles dans les jours qui viennent. Selon des sources diplomatiques, non seulement son entretien avec Ursula von der Leyen a été infructueux, mais les divergences se sont encore aggravées.

“Les discussions en sont au même point que vendredi. Nous n’avons fait aucun progrès tangible. Il est clair que cela doit maintenant se poursuivre au niveau politique”, a-t-on reconnu à Londres de source gouvernementale. “Nous ne considérons pas que ce processus soit terminé, mais les choses sont très délicates et il y a toutes les chances que nous n’aboutissions pas”, a-t-on ajouté.

Le Brexit a formellement eu lieu le 31 janvier dernier mais une période de transition qui en gèle les effets a débuté à cette date pour permettre aux deux parties de s’accorder sur leurs relations futures, notamment commerciales. Elle s’achève le 31 décembre. Passé ce délai, le divorce deviendra théoriquement réalité, cependant l’hypothèse d’un nouveau délai pour les négociations n’est pas à exclure compte tenu des enjeux économiques mais aussi politiques surtout pour Boris Johnson.

 » Entreprises : vers une mutation des modes de financement ?  »

  •  » Entreprises : vers une mutation des modes de financement »
  • Les entreprises se retrouvent face à des banques au taquet de leur prise de risque, constate dans une interview à l’Opinion Grégoire de Blignières, en charge du conseil en financement chez Mazars.

  • Au cours des derniers mois, les banques ont distribué plus de 120 milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat (PGE) à quelque 600 000 entreprises. Ce dispositif est, pour l’heure, prolongé jusqu’à l’été 2021 et ses modalités de remboursement évoluent encore.
  • En quoi les prêts garantis par l’Etat (PGE) ont-ils fortement déstabilisé l’équilibre rendement-risque des banques ?
  • Bien que les PGE soient garantis jusqu’à 90 % par l’Etat, l’exposition des banques s’est sensiblement accrue : d’une part en matière de volume, compte tenu de l’augmentation de l’endettement financier des entreprises (+ 15 points de PIB en six mois), mais surtout en termes de risque. Et pour cause, les 10 % non garantis par l’Etat représentent la tranche marginale de financement la plus risquée. Par ailleurs, en s’endettant pour combler leurs pertes opérationnelles, les entreprises ont vu leur profil de crédit se détériorer sensiblement, en témoignent les vagues de dégradation des notations financières effectuées par les agences de rating. N’oublions pas que, rapporté au PIB, les sociétés non financières de l’hexagone figurent, selon la Banque de France parmi les plus endettées au monde, avec un ratio de 85 %. A cela s’ajoute le fait que ces financements additionnels permis par le PGE ne sont pas rémunérateurs pour les banques, les taux appliqués ne couvrant que les coûts de la garantie et ceux de gestion. En d’autres termes, non seulement les banques font face à une augmentation sensible de leur exposition au risque, mais aussi à une baisse marginale de la rémunération de ce risque. Le principe fondamental de la finance, à savoir l’équilibre du couple rendement-risque, est bouleversé.
    • C’est grave ?
    • La multiplication des défaillances des entreprises — dont le taux a doublé en un an — a naturellement augmenté la prise de risque des banques au point de dégrader la qualité de leurs actifs et de les fragiliser. Cette situation critique devrait se pérenniser, l’année 2021 s’annonce difficile pour le secteur bancaire. Tout cela aura une incidence sur la relation entreprises-banques. Ces dernières n’auront d’autre choix que de rationaliser leurs coûts, donc en l’espèce leurs risques.
      •  

C’est-à-dire ?

  • Compte tenu des contraintes réglementaires, la détérioration de la qualité de crédit des entreprises entraîne mécaniquement une baisse drastique de la rentabilité des banques, qui doivent augmenter leurs fonds propres à due concurrence. A une échelle plus globale et pour maintenir un niveau de rentabilité raisonnable, les banques ont tout intérêt à se désengager des clients les plus risqués et, au cas par cas, à encadrer plus strictement les crédits accordés et à augmenter leurs marges. Cet encadrement, s’il est mal calibré au départ, peut rapidement entraver le développement de l’entreprise emprunteuse. Quant aux marges, on observe déjà sans surprise leur hausse sensible, bien au-delà des paliers habituellement observés dans les grilles indexées sur le niveau de risque de certains crédits.
    • Finalement qui est piégé, la banque ou l’entreprise ?
    • Personne n’est piégé. La relation entre une banque et une entreprise est avant tout commerciale. Le problème est que cette relation est aujourd’hui déséquilibrée puisque, à conditions de crédit équivalentes, le risque porté par les banques a augmenté. Ce déséquilibre va se résorber petit à petit. Quelle que soit la méthode utilisée (crédits plus encadrés, hausse du coût de l’emprunt…), le rééquilibrage passe par une meilleure rémunération du risque associé à la dette, ou par une diminution de la prise de risque.
      • Cette situation va-t-elle impacter la reprise économique attendue l’an prochain ?
      • Tôt ou tard les entreprises vont devoir repartir, ou accélérer. Certaines d’entre elles ont déjà redémarré. Pour cela, il leur faut des moyens pour financer leur croissance. Or, elles se retrouvent face à des banques qui arrivent au taquet de leur prise de risque. Elles vont devoir diversifier leurs sources de financement pour pouvoir se relancer. Il existe plusieurs solutions : la recapitalisation, puisque des fonds propres supplémentaires permettent d’alléger le risque de crédit, ou la diversification de ce risque crédit, c’est-à-dire de leurs dettes, ce qui permettra cette fois d’alléger le risque porté par la banque. Des outils existent (fonds de dette privée, financements adossés, dette cotée, etc.). Les investisseurs institutionnels et privés sont prêts à répondre aux nouveaux besoins des entreprises et à les accompagner sur le long terme. De nombreuses poches sont allouées à ces types de financements, avec 15 % de croissance annuelle attendue sur le private equity dans les cinq prochaines années et 11 % pour les fonds de dette privée. La clé du succès réside en un savant dosage entre, d’un côté, fonds propres et endettement, et de l’autre, financements bancaires et financements désintermédiés.

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« Google: vers un capitalisme de surveillance »

« Google: vers un capitalisme de surveillance »

Dans un entretien au « Monde », l’universitaire américaine, Shoshana Zuboff,  montre comment, au début du nouveau millénaire, Google et consorts ont fait de nos « informations personnelles » la marchandise suprême, et bâti des empires sur leur collecte et leur commerce.

Shoshana Zuboff est professeure émérite à la Harvard Business School. Elle a étudié l’essor du capitalisme numérique, la transformation du travail et de la société de consommation qu’a entraînée cette révolution. Elle vient de faire paraître L’Age du capitalisme de surveillance (Zulma, traduit de l’anglais par Bee Formentelli et Anne-Sylvie Homassel, 864 pages, 26,50 euros).

Comment est apparu ce que vous appelez le capitalisme de surveillance ?

Le capitalisme évolue en intégrant au marché des choses qui lui étaient jusque-là étrangères. Une fois transformées, ces choses deviennent des marchandises que l’on peut vendre. Au XIXe siècle, par exemple, le capitalisme s’est intéressé à la nature. L’historien et économiste Karl Polanyi (1886-1964) a écrit des pages magnifiques à ce sujet dans La Grande Transformation (Gallimard, 1983). Ce processus revenait à créer, selon un concept qu’il a développé, des « marchandises fictives » (la nature, le travail, l’argent). Une forêt introduite sur le marché est immédiatement repensée dans un moment de fiction. Elle cesse d’être une forêt pour devenir une réserve de matières premières. La rivière devient une source d’énergie. La clairière devient un site d’exploitation.

Passons maintenant au XXIe siècle. Nous sommes en plein virage numérique. Les start-up se multiplient dans la Silicon Valley, chacune offre des services distincts et attire les investisseurs. Mais surviennent alors l’explosion de la bulle Internet et le krach de 2001-2002. Pourquoi un tel effondrement ? Tout simplement parce qu’on n’avait pas encore découvert comment générer de réels revenus. La question se posait, quelle était cette chose à transformer en marchandise ou en service ?

C’est chez Google que ce saut a été fait pour la première fois, avant d’être imité par les autres acteurs de secteur.

« Désormais, les faits et gestes de chacun font l’objet d’une traque incessante en ligne »

Que s’est-il produit exactement chez Google ?

Le moteur de recherche avait été lancé à la fin des années 1990 et ses serveurs stockaient déjà des tonnes de données sur les recherches effectuées par les internautes et leurs activités en ligne, sans rien en faire. L’entreprise rencontrait alors des difficultés grandissantes et les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, ont explicitement fait le choix de baser leur modèle économique sur la publicité.

A la même époque, ils ont porté un nouveau regard sur ces données et ont découvert qu’il y avait là un fort potentiel. S’y trouvaient des signaux permettant de connaître le comportement des internautes et de prédire comment ils pourraient se conduire.

Climat : Vers la désertification de la zone Méditerranée

Climat : Vers la désertification de la zone Méditerranée

 

D’après le rapport sur l’état de l’environnement et du développement en Méditerranée (RED 2020) le bassin méditerranéen est particulièrement vulnérable au réchauffement climatique et risque des dommages « mettant en danger la santé et les moyens de subsistance » des populations

Ce rapport était attendu par de nombreux experts car il concerne 21 pays riverains de la Méditerranée. Et ses conclusions font froid dans le dos. « L’exploitation des ressources et des organismes, la pollution et le changement climatique devraient exacerber les fragilités préexistantes (…), mettant en danger la santé et les moyens de subsistance », selon le rapport, dont la précédente version remonte à 2009. Ainsi, 15% des décès dans le bassin méditerranéen seraient déjà attribuables à des causes environnementales évitables, selon les données compilées.

La zone méditerranéenne est particulièrement exposée au changement climatique. Elle se réchauffe ainsi « 20% plus rapidement que la moyenne mondiale », que ce soit la température ambiante ou celle de l’eau. Ces modifications ont des conséquences directes dramatiques pour la région En terme de précipitations, les projections annoncent de jusqu’à 30% de baisse d’ici à 2080. Les saisons d’incendies vont s’allonger et la prolifération d’espèces invasives menace la biodiversité et la pêche.

L’un des points saillant de cette vaste étude est l’augmentation importante du niveau de la mer. Il pourrait atteindre de 0,5 à 2,5 mètres d’ici à la fin du siècle. Ce dernier phénomène menace les habitants des zones côtières, soit un tiers des quelques 510 millions d’habitants des pays du bassin méditerranéen. En outre, « la grande majorité des sites du patrimoine culturel sont côtiers et à basse altitude », souligne François Guerquin, alors que la région est la première destination touristique mondiale. Ce qui accentue par ailleurs d’autres pressions environnementales, comme l’urbanisation côtière, mais représente en moyenne 11% du PIB.

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Chine : vers une crise financière dans les entreprises

Il est clair que déjà depuis longtemps nombre d’entreprises sont sous perfusion financière de l’État pour subsister. Or il semblerait que pouvoir chinois soit décidé à assainir un peu la situation financière des entreprises , l’augmentation des défauts de paiement par exemple en témoigne. Des analystes estiment que les défauts de paiement sont le signe que les autorités chinoises cherchent à réduire l’accumulation excessive de dettes dans une économie se remettant tout juste de la pandémie de coronavirus.

Les obligations émises par les entreprises publiques sont généralement jugées moins risquées que celles des entreprises privées, le soutien de l’État étant censé prévenir le risque de faillite.

Mais les récentes défaillances de Yongcheng Coal & Electricity Holding Group et d’autres sociétés publiques ont déclenché un mouvement de vente de titres de dettes émises par des entreprises soutenues par Pékin.

« Une fois que l’environnement du crédit est détruit, il est très difficile de rétablir la confiance », a écrit Qu Qing, un analyste de Jianghai Securities, soulignant le risque de voir les investisseurs se replier sur les emprunts d’État et les obligations des banques si la situation se détériore.

La nervosité a gagné le marché boursier et les actions des banques chinoises ont chuté vendredi, certains investisseurs redoutant de les voir confrontées à une envolée des créances douteuses.

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