Archive pour le Tag 'accepter'

Terrorisme Londres: accepter la complexité des facteurs explicatifs

Terrorisme Londres: accepter la complexité des facteurs explicatifs

 

 

 

 

Le dernier attentat de Londres  va faire ré-émerger certaines  analyses contradictoires à propos du terrorisme. Il faut d’abord convenir que les facteurs explicatifs sont nombreux et complexes ( cela vaut pour bien d’autres phénomènes qui affectent nos sociétés). Il faut convenir  qu’aucun pays n’est réellement à l’abri. On ne peut donc réduire l’analyse à quelques slogans ou quelques explications réductrices, encore moins se soumettre aux thèses déclinistes qui constituent une démission de la pensée. Un des premiers éléments d’explication provient du déni général de la montée de l’intégrisme dans de nombreux quartiers depuis 30 ou 40 ans, cela souvent avec la complicité tacite, voire active, d’élus locaux qui ont acheté la paix sociale contre le développement d’un  communautarisme qui a nourri l’intégrisme , un communautarisme accepté voire encouragé en Grande-Bretagne  Mais comme indiqué, les responsabilités sont multiples, celle des pouvoirs publics locaux comme centraux . Parmi ces facteurs explicatifs, la déstabilisation de plusieurs pays du Proche-Orient par les pays occidentaux pour des motifs économiques et/ou politiques pas toujours très honorables (pour le pétrole en particulier).Au plan local en France notamment,  on a multiplié des plans banlieues se résumant à la réfection de locaux et la création de zones sportives ou « culturelles » pour occuper des populations désœuvrées. En cause aussi,  la responsabilité de parents qui ont abandonné leur autorité sur les enfants. Responsable aussi le système éducatif où le gardiennage se substitue souvent aux programmes scolaires. Complices aussi les autorités qui ont laissé s’installer des zones de non-droit et une économie parallèle qui régule la vie économique mais aussi sociétale. La justice aussi trop bienveillante à l’égard des pratiques délictuelles. Les prisons également complètement inadaptées à la réinsertion et véritables centres de formation de toutes les délinquances. La crise enfin qui a contribué à déstabiliser encore un peu davantage des zones économiquement déjà défavorisées et à la main-d’œuvre pas ou mal formée. Ces éléments et bien d’autres encore ont agi de manière systémique pour favoriser l’émergence de populations hors-la-loi et même de terroristes. Pour autant la pauvreté qui caractérise ces quartiers où le chômage atteint parfois  50 % des jeunes ne saurait en aucun cas donner la moindre légitimité à la violence et en particulier à celle qui s’exprime à travers le terrorisme. La France a déjà connu des périodes de disette et de pauvreté mais jamais cette situation sociale n’a donné lieu à tel rejet des valeurs républicaines et à une telle agressivité. La ghettoïsation évoquée à propos de ces quartiers est un concept particulièrement erroné ; en effet ; au départ la population était relativement mixte ensuite compte tenu du climat particulièrement délétère, les couches moyennes françaises ou étrangères, musulmanes ou pas, ont fui ces quartiers et ont été remplacées par des populations qui ont contribué à renforcer le caractère communautariste de ces zones. Il faudra des années  voire une ou deux générations pour gérer ces situations ;  avant cela, encore faudrait-il être capable de faire une analyse pertinente de la problématique. Or la plupart de ceux qui s’expriment sur le sujet ignorent tout des conditions de vie dans ces quartiers, ils n’ont jamais résidé dans ces HLM qui cumulent toutes les nuisances d’une proximité anarchique. Au plan international, il faut aussi admettre que nombre de grands pays ont largement soutenu des factions terroristes pour des motifs d’influence ou d’intérêt économique.  D’autres éléments encore pourraient être pris en compte pour comprendre une crise complexe, profonde, durable qui montre notamment certaines fragilités, certaines défaillances de nos démocraties et un manque de solidarité face aux enjeux internationaux. 

Terrorisme Manchester: accepter la complexité des facteurs explicatifs

Terrorisme Manchester: accepter la complexité des facteurs explicatifs

 

 

 

 

Le dernier attentat de Manchester va faire ré-émerger les analyse contradictoires à propos du terrorisme. Il faut d’abord convenir que les facteurs explicatifs sont nombreux et complexes. Aussi qu’aucun pays n’est réellement à l’abri. On ne peut donc réduire l’analyse à quelques slogans ou quelques explications réductrices. Un des premiers éléments d’explication provient du déni général de la montée de l’intégrisme dans de nombreux quartiers depuis 30 ou 40 ans, cela souvent avec la complicité tacite, voire active, d’élus locaux qui ont acheté la paix sociale contre le développement d’un  communautarisme qui a nourri l’intégrisme , un communautarisme accepté voir encouragé en Grande-Bretagne  Mais comme indiqué, les responsabilités sont multiples, celle des pouvoirs publics locaux comme centraux . Parmi ces facteurs explicatifs la déstabilisation de plusieurs pays du Proche-Orient par les pays occidentaux pour des motifs pas toujours très honorables (pour le pétrole en particulier). Au plan local en France notamment,  on a multiplié des plans banlieues se résumant à la réfection de locaux et la création de zones sportives ou « culturelles » pour occuper des populations désœuvrées. En cause aussi la responsabilité de parents qui ont abandonné leur autorité sur les enfants. Responsable aussi le système éducatif où le gardiennage se substitue souvent aux programmes scolaires. Complices aussi les autorités qui ont laissé s’installer des zones de non-droit et une économie parallèle qui régule la vie économique mais aussi sociétale. La justice aussi trop bienveillante à l’égard des pratiques délictuelles. La crise enfin qui a contribué à déstabiliser encore un peu davantage des zones économiquement déjà défavorisées et à la main-d’œuvre pas ou mal formée. Ces éléments et bien d’autres encore ont agi de manière systémique pour favoriser l’émergence de populations hors-la-loi et même de terroristes. Pour autant la pauvreté qui caractérise ces quartiers où le chômage atteint assez souvent 50 % des jeunes ne saurait en aucun cas donner la moindre légitimité à la violence et en particulier à celle qui s’exprime à travers le terrorisme. La France a déjà connu des périodes de disette et de pauvreté mais jamais cette situation sociale n’a donné lieu à tel rejet des valeurs républicaines et à une telle agressivité. La ghettoïsation évoquée à propos de ces quartiers est un concept particulièrement erroné ; en effet ; au départ la population était relativement mixte ensuite compte tenu du climat particulièrement délétère, les couches moyennes françaises ou étrangères, musulmanes ou pas, ont fui ces quartiers et ont été remplacées par des populations qui ont contribué à renforcer le caractère communautariste de ces zones. Il faudra des années  voire une ou deux générations pour gérer ces situations ;  avant cela, encore faudrait-il être capable de faire une analyse pertinente de la problématique. Or la plupart de ceux qui s’expriment sur le sujet ignorent tout des conditions de vie dans ces quartiers, il ne réside pas dans ses HLM qui cumulent toutes les nuisances d’une proximité anarchique. Au plan international, il faut aussi admettre que nombre de grands pays ont largement soutenu des factions terroristes pour des motifs d’influence ou d’intérêt économique.

Accepter des concessions entre morale et politique oui mais pas sur l’honnêteté

Accepter des concessions entre morale  et politique oui mais pas sur l’honnêteté

Dans une interview au monde André Comte-Sponville explique qu’il faut dissocier morale et politique.

De François Fillon, qui abandonne l’idée de renoncer à sa candidature s’il était mis en examen, à Manuel Valls, qui renie son engagement de soutenir le gagnant de la primaire à gauche, n’assiste-t-on pas au règne de la versatilité, de la parole non tenue et du cynisme qui contribuent à discréditer la politique ?

« Valls, il a eu tort de ne pas respecter l’engagement qu’il avait pris en participant à la primaire. Mais j’y vois surtout une erreur politique. » Qu’il vaille mieux tenir sa parole, en politique comme ailleurs, je vous l’accorde ! Mais qu’est-ce que cela nous dit sur la situation politique actuelle ? En l’occurrence, je pense que François Fillon a eu tort de maintenir sa candidature, après sa mise en examen, comme Manuel Valls de ne pas soutenir, fût-ce a minima, celui qui avait gagné la primaire de la gauche. Il n’en reste pas moins que le discrédit qui pèse sur la politique doit moins à ces quelques manquements à la parole donnée qu’à la persistance, depuis trente ans, d’un chômage de masse. L’échec de nos politiques est d’abord économique et social. Or il est plus grave d’échouer, dans ces domaines, que de mentir !

 

Comte-Sponville  n’a sans doute porteur car la morale individuelle à laquelle on se réfère généralement pour évaluer une personnalité politique n’est pas la morale politique qui elle se fonde d’abord sur l’intérêt supérieur de la collectivité. Du coup certains mensonges sont parfois nécessaires quand l’opinion publique n’est pas encore préparée à comprendre ce qu’est cet intérêt supérieur évalué dans le temps. C’est d’ailleurs un peu le drame des référendums qui sont l’expression de l’humeur d’une opinion à un moment donné et qui servent trop à l’expression de tous les mécontentements en négligeant parfois l’objet même de la question et surtout son enjeu à long terme. La morale individuelle n’est pas la morale politique car contrairement à ce que pense les révolutionnaires le peuple  n’a pas toujours raison surtout quand on instrumentalise ses craintes, ses peurs et ses fantasmes. Par contre,  il n’y a pas de concessions à faire sur l’honnêteté. Ainsi ceux qui se servent de leur mandat politique pour s’enrichir personnellement son évidemment indignes de la fonction car ils font passer leur intérêt personnel avant l’intérêt général. Fillon est condamnable pour avoir détourné à son profit des fonds publics et bénéficier illégalement de fonds privés. À l’inverse, Valls  qui n’a pas respecté sa signature des primaires du PS ne peut être condamnée au même titre que Fillon. Au mieux on peut lui reprocher une accumulation d’erreurs politiques et tactiques. D’abord en ayant tenté de marginaliser Macron lorsqu’il était au gouvernement, d’avoir cautionné un exercice de primaire qui n’avait aucun sens, ensuite de s’être  rallié un peu précipitamment à Macron.

Bachar el-Assad prêt à accepter le plan de l’ONU

Bachar el-Assad prêt à accepter le plan de l’ONU

 

 

D’une certaine manière Bachar el-Assad n’est pas gêné par le plan adopté à l’unanimité par le conseil de sécurité de l’ONU le 19 décembre. En effet ce plan a bien prévu un gouvernement de transition de toutes les forces syriennes (Etat islamique excepté évidemment) mais n’a pas voulu trancher sur le sort réservé à Bachar El-Assad pendant la période de transition. Ce qui signifie en clair que ce dernier sera autorisé à participer au gouvernement de transition. Il pourrait même le moment venu présenter sa candidature d’un dans le cadre des élections qui interviendraient ultérieurement (les Russes ont notamment insisté sur ce fait). Damas se dit  donc « prêt à participer » aux discussions sur la Syrie qui doivent se tenir fin janvier sous l’égide des Nations unies à Genève, a annoncé jeudi à Pékin le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Mouallem.  »La Syrie est prête à participer au dialogue inter-syrien de Genève sans interférence étrangère », a-t-il déclaré à la presse, à l’occasion d’une visite officielle en Chine. « Notre délégation sera prête dès que nous aurons reçu la liste de la délégation de l’opposition. Nous espérons que ce dialogue parviendra à nous aider dans la constitution d’un gouvernement d’union nationale », a ajouté M. Mouallem au sortir d’entretiens avec son homologue chinois Wang Yi. Le 19 décembre, pour la première fois en près de cinq ans de conflit, les 15 membres du Conseil de sécurité ont adopté à l’unanimité, y compris la Russie, une résolution qui établit une feuille de route pour une solution politique à la guerre civile en Syrie. Outre des négociations entre l’opposition et le régime de Damas, ainsi qu’un cessez-le-feu, le texte prévoit un gouvernement de transition dans les six mois et des élections dans les 18 mois. A la suite de la résolution onusienne, le directeur général de l’ONU à Genève, Michael Moller, avait indiqué cette semaine que les prochains pourparlers sur la Syrie se tiendraient en Suisse « vers la fin janvier ».  »Comme il s’agit d’une résolution du Conseil de sécurité, c’est un devoir pour tous les pays de la mettre en œuvre, et nous sommes prêts à l’appliquer, tant qu’on respecte le droit du peuple syrien à décider de son futur », a commenté à Pékin Walid Mouallem.




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