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Nouvelles technologies: Stop au tout digital

Nouvelles technologies: Stop au tout digital

La présence en ligne n’est pas la panacée. Encore moins une solution miracle pour redresser une entreprise en crise. Rechercher à tout prix et sans prendre de hauteur un projet de digitalisation pourrait même s’avérer dangereux. Par Romain Didrich, Fondateur de l’agence Kaizen (dans la Tribune)

Une tribune intéressante mais dont l’objet n’était pas de traiter également le côté kafkaïen de la digitalisation de l’ensemble de la société qui génère la robotisation des relations humaines NDLR

« Halte au tout digital !… À la suprématie d’Internet !… Au règne du click et du e-commerce ! ». On ne compte plus le nombre d’entreprises qui se lancent, tête baissée, dans un projet de digitalisation. Certaines dans l’optique de faire comme le concurrent. D’autres, pour répondre aux injonctions de notre société qui ne jure désormais que par le virtuel. D’autres, encore, par simple vanité personnelle. Parce qu’il est toujours valorisant de pouvoir afficher une jolie vitrine qui chante les louanges de son activité. Quand bien même serait-elle dématérialisée.
Bien sûr, une présence en ligne s’avère utile pour développer une activité commerciale (prestation de service, hôtellerie et restauration, vente de produits…).

Elle n’est toutefois pas toujours nécessaire et peut même se révéler dangereuse. A défaut d’accompagnement stratégique sur la question, certaines entreprises s’enlisent dans un projet de digitalisation mal ficelé, mal pensé, mal piloté. La perte de temps (et d’argent) qui s’ensuit n’est bien souvent pas négligeable. Surtout pour les petites entreprises.

Les ayatollah du digital oublient bien souvent un élément. Un détail qui a toutefois son importance : le réel, la vraie vie… et le bon sens ! Non, le digital n’est pas toujours la meilleure solution pour faire connaître son activité et se développer. En e-commerce, les places sont chères. Seule une poignée d’établissements « remontent » en première page Google. Comment peut-on espérer être visible, avoir des « e-clients », lorsque l’entreprise n’apparaît qu’en troisième ou quatrième page du moteur de recherche ?

Prenons l’exemple d’un producteur de vin qui souhaite développer son activité. Sur la Toile, il sera confronté à des géants du secteur. Des mastodontes comme Nicolas, Cash Vin, Dock du Vin, etc. Difficile, voire impossible, dès lors, pour ce producteur de tirer son épingle du jeu en ligne. S’il souhaite faire connaître sa marque et son produit, mieux vaut établir avec lui et pour lui, une stratégie à son échelle. Pourquoi pas autour de petits événements physiques et de proximité (stand sur des marchés, présence dans des salons…). Et, s’il parvient à développer son chiffre d’affaires et à fidéliser sa clientèle, alors il pourra envisager sereinement une stratégie de e-commerce. Une stratégie adaptée à son activité et à sa cible. En effet, les clients fidélisés sur les marchés seront les premiers à naviguer sur le site du producteur et donc, les premiers à acheter en ligne.

La logique est la même pour les petits commerçants. Notamment dans l’univers du prêt-à porter. Comment des boutiques de quartier peuvent-elles se démarquer sur Internet face à des marques comme H&M, Promod, Ba&sh, mais aussi des plateformes comme Amazon, Shein, Veepee…? Chercher une très grande visibilité en ligne n’a, dans ce cas, que peu d’intérêt. Le principal client de ce type de commerce est un consommateur local. C’est d’ailleurs parce qu’il est ultra-local que celui-ci est bien souvent très fidèle. Pour un tel commerce de proximité, la clientèle ne se fait pas en ligne, mais dans la rue. Avant de chercher une présence en ligne, il est ainsi indispensable de penser à la visibilité de la boutique. Est-elle suffisamment éclairée ? Est-elle située dans une zone passante ? Ses horaires d’ouverture sont-ils clairement affichés ? Des questions qui peuvent paraître anodines mais qui, bien souvent, passent à la trappe. Elles sont pourtant indispensables avant d’envisager tout chantier digital.

Qu’en est-il pour les professions libérales, les auto-entrepreneurs et autres acteurs qui n’ont ni pignon sur rue ni objet matérialisable à vendre ? Ces acteurs doivent effectivement, d’une manière ou d’une autre, déployer leur visibilité en ligne (sauf s’ils disposent d’une solide réputation et qu’ils ont la possibilité de se développer uniquement grâce au « bouche à oreille ». C’est rare, mais ça existe). Ces professions n’ont pas nécessairement besoin d’avoir leur propre site et ont la possibilité de se reposer sur la puissance de célèbres plateformes.
Les kinésithérapeutes, ostéopathes, podologues… peuvent ainsi compter sur le rayonnement de doctolib.

Ils ont la possibilité de se présenter, d’indiquer leur activité, leur mode d’exercice, leurs tarifs… et même de diffuser des photos d’eux et de leur cabinet. Il en va de même pour les restaurants, les hôtels ou les gîtes, qui peuvent très largement se présenter via des sites spécialisés comme Booking ou TheFork.

Nombreux sont les établissements qui font le choix de ne pas avoir de site propre et de n’être visibles que sur ces plateformes. D’autres entreprises optent pour une solution encore plus simple et se limitent à une page Facebook ou une référence Google via une fiche d’établissement (anciennement connue sous le nom « Google my business »). Une présence a minima sur la Toile mais qui, dans certains cas, suffit à atteindre son but final : augmenter son chiffre d’affaires.

Mieux vaut ainsi, pour un grand nombre d’acteurs, une présence simple et efficace sur la Toile, qu’une stratégie complexe, chronophage et coûteuse. Car oui, digitaliser son activité n’est pas une mince affaire. Elle suppose à la fois d’avoir un regard global sur le secteur, sur l’activité, sur la zone géographique, sur les objectifs commerciaux… Elle suppose ensuite de déterminer la meilleure stratégie possible. Cette stratégie prend en compte la création d’un site, mais aussi son référencement sur les moteurs de recherche. Un projet complet et, à certains égards complexe, qui suppose à la fois d’en avoir les moyens financiers et de s’entourer des bonnes personnes. Des prestataires aguerris et éclairés qui sont capables d’avoir non seulement un regard technique mais également une vision stratégique et globale. Sans quoi digitalisation pourrait bien rimer avec damnation.

Société et e-commerce: Stop au tout digital

Société et e-commerce: Stop au tout digital

La présence en ligne n’est pas la panacée. Encore moins une solution miracle pour redresser une entreprise en crise. Rechercher à tout prix et sans prendre de hauteur un projet de digitalisation pourrait même s’avérer dangereux. Par Romain Didrich, Fondateur de l’agence Kaizen (dans la Tribune)

Une tribune intéressante mais dont l’objet n’était pas de traiter également le côté kafkaïen de la digitalisation de l’ensemble de la société qui génère la robotisation des relations humaines NDLR

« Halte au tout digital !… À la suprématie d’Internet !… Au règne du click et du e-commerce ! ». On ne compte plus le nombre d’entreprises qui se lancent, tête baissée, dans un projet de digitalisation. Certaines dans l’optique de faire comme le concurrent. D’autres, pour répondre aux injonctions de notre société qui ne jure désormais que par le virtuel. D’autres, encore, par simple vanité personnelle. Parce qu’il est toujours valorisant de pouvoir afficher une jolie vitrine qui chante les louanges de son activité. Quand bien même serait-elle dématérialisée.
Bien sûr, une présence en ligne s’avère utile pour développer une activité commerciale (prestation de service, hôtellerie et restauration, vente de produits…).

Elle n’est toutefois pas toujours nécessaire et peut même se révéler dangereuse. A défaut d’accompagnement stratégique sur la question, certaines entreprises s’enlisent dans un projet de digitalisation mal ficelé, mal pensé, mal piloté. La perte de temps (et d’argent) qui s’ensuit n’est bien souvent pas négligeable. Surtout pour les petites entreprises.

Les ayatollah du digital oublient bien souvent un élément. Un détail qui a toutefois son importance : le réel, la vraie vie… et le bon sens ! Non, le digital n’est pas toujours la meilleure solution pour faire connaître son activité et se développer. En e-commerce, les places sont chères. Seule une poignée d’établissements « remontent » en première page Google. Comment peut-on espérer être visible, avoir des « e-clients », lorsque l’entreprise n’apparaît qu’en troisième ou quatrième page du moteur de recherche ?

Prenons l’exemple d’un producteur de vin qui souhaite développer son activité. Sur la Toile, il sera confronté à des géants du secteur. Des mastodontes comme Nicolas, Cash Vin, Dock du Vin, etc. Difficile, voire impossible, dès lors, pour ce producteur de tirer son épingle du jeu en ligne. S’il souhaite faire connaître sa marque et son produit, mieux vaut établir avec lui et pour lui, une stratégie à son échelle. Pourquoi pas autour de petits événements physiques et de proximité (stand sur des marchés, présence dans des salons…). Et, s’il parvient à développer son chiffre d’affaires et à fidéliser sa clientèle, alors il pourra envisager sereinement une stratégie de e-commerce. Une stratégie adaptée à son activité et à sa cible. En effet, les clients fidélisés sur les marchés seront les premiers à naviguer sur le site du producteur et donc, les premiers à acheter en ligne.

La logique est la même pour les petits commerçants. Notamment dans l’univers du prêt-à porter. Comment des boutiques de quartier peuvent-elles se démarquer sur Internet face à des marques comme H&M, Promod, Ba&sh, mais aussi des plateformes comme Amazon, Shein, Veepee…? Chercher une très grande visibilité en ligne n’a, dans ce cas, que peu d’intérêt. Le principal client de ce type de commerce est un consommateur local. C’est d’ailleurs parce qu’il est ultra-local que celui-ci est bien souvent très fidèle. Pour un tel commerce de proximité, la clientèle ne se fait pas en ligne, mais dans la rue. Avant de chercher une présence en ligne, il est ainsi indispensable de penser à la visibilité de la boutique. Est-elle suffisamment éclairée ? Est-elle située dans une zone passante ? Ses horaires d’ouverture sont-ils clairement affichés ? Des questions qui peuvent paraître anodines mais qui, bien souvent, passent à la trappe. Elles sont pourtant indispensables avant d’envisager tout chantier digital.

Qu’en est-il pour les professions libérales, les auto-entrepreneurs et autres acteurs qui n’ont ni pignon sur rue ni objet matérialisable à vendre ? Ces acteurs doivent effectivement, d’une manière ou d’une autre, déployer leur visibilité en ligne (sauf s’ils disposent d’une solide réputation et qu’ils ont la possibilité de se développer uniquement grâce au « bouche à oreille ». C’est rare, mais ça existe). Ces professions n’ont pas nécessairement besoin d’avoir leur propre site et ont la possibilité de se reposer sur la puissance de célèbres plateformes.
Les kinésithérapeutes, ostéopathes, podologues… peuvent ainsi compter sur le rayonnement de doctolib.

Ils ont la possibilité de se présenter, d’indiquer leur activité, leur mode d’exercice, leurs tarifs… et même de diffuser des photos d’eux et de leur cabinet. Il en va de même pour les restaurants, les hôtels ou les gîtes, qui peuvent très largement se présenter via des sites spécialisés comme Booking ou TheFork.

Nombreux sont les établissements qui font le choix de ne pas avoir de site propre et de n’être visibles que sur ces plateformes. D’autres entreprises optent pour une solution encore plus simple et se limitent à une page Facebook ou une référence Google via une fiche d’établissement (anciennement connue sous le nom « Google my business »). Une présence a minima sur la Toile mais qui, dans certains cas, suffit à atteindre son but final : augmenter son chiffre d’affaires.

Mieux vaut ainsi, pour un grand nombre d’acteurs, une présence simple et efficace sur la Toile, qu’une stratégie complexe, chronophage et coûteuse. Car oui, digitaliser son activité n’est pas une mince affaire. Elle suppose à la fois d’avoir un regard global sur le secteur, sur l’activité, sur la zone géographique, sur les objectifs commerciaux… Elle suppose ensuite de déterminer la meilleure stratégie possible. Cette stratégie prend en compte la création d’un site, mais aussi son référencement sur les moteurs de recherche. Un projet complet et, à certains égards complexe, qui suppose à la fois d’en avoir les moyens financiers et de s’entourer des bonnes personnes. Des prestataires aguerris et éclairés qui sont capables d’avoir non seulement un regard technique mais également une vision stratégique et globale. Sans quoi digitalisation pourrait bien rimer avec damnation.

Société et e-commerce: Stop au tout digital

Société et e-commerce: Stop au tout digital

La présence en ligne n’est pas la panacée. Encore moins une solution miracle pour redresser une entreprise en crise. Rechercher à tout prix et sans prendre de hauteur un projet de digitalisation pourrait même s’avérer dangereux. Par Romain Didrich, Fondateur de l’agence Kaizen (dans la Tribune)

Une tribune intéressante mais dont l’objet n’était pas de traiter également le côté kafkaïen de la digitalisation de l’ensemble de la société qui génère la robotisation des relations humaines NDLR

« Halte au tout digital !… À la suprématie d’Internet !… Au règne du click et du e-commerce ! ». On ne compte plus le nombre d’entreprises qui se lancent, tête baissée, dans un projet de digitalisation. Certaines dans l’optique de faire comme le concurrent. D’autres, pour répondre aux injonctions de notre société qui ne jure désormais que par le virtuel. D’autres, encore, par simple vanité personnelle. Parce qu’il est toujours valorisant de pouvoir afficher une jolie vitrine qui chante les louanges de son activité. Quand bien même serait-elle dématérialisée.
Bien sûr, une présence en ligne s’avère utile pour développer une activité commerciale (prestation de service, hôtellerie et restauration, vente de produits…).

Elle n’est toutefois pas toujours nécessaire et peut même se révéler dangereuse. A défaut d’accompagnement stratégique sur la question, certaines entreprises s’enlisent dans un projet de digitalisation mal ficelé, mal pensé, mal piloté. La perte de temps (et d’argent) qui s’ensuit n’est bien souvent pas négligeable. Surtout pour les petites entreprises.

Les ayatollah du digital oublient bien souvent un élément. Un détail qui a toutefois son importance : le réel, la vraie vie… et le bon sens ! Non, le digital n’est pas toujours la meilleure solution pour faire connaître son activité et se développer. En e-commerce, les places sont chères. Seule une poignée d’établissements « remontent » en première page Google. Comment peut-on espérer être visible, avoir des « e-clients », lorsque l’entreprise n’apparaît qu’en troisième ou quatrième page du moteur de recherche ?

Prenons l’exemple d’un producteur de vin qui souhaite développer son activité. Sur la Toile, il sera confronté à des géants du secteur. Des mastodontes comme Nicolas, Cash Vin, Dock du Vin, etc. Difficile, voire impossible, dès lors, pour ce producteur de tirer son épingle du jeu en ligne. S’il souhaite faire connaître sa marque et son produit, mieux vaut établir avec lui et pour lui, une stratégie à son échelle. Pourquoi pas autour de petits événements physiques et de proximité (stand sur des marchés, présence dans des salons…). Et, s’il parvient à développer son chiffre d’affaires et à fidéliser sa clientèle, alors il pourra envisager sereinement une stratégie de e-commerce. Une stratégie adaptée à son activité et à sa cible. En effet, les clients fidélisés sur les marchés seront les premiers à naviguer sur le site du producteur et donc, les premiers à acheter en ligne.

La logique est la même pour les petits commerçants. Notamment dans l’univers du prêt-à porter. Comment des boutiques de quartier peuvent-elles se démarquer sur Internet face à des marques comme H&M, Promod, Ba&sh, mais aussi des plateformes comme Amazon, Shein, Veepee…? Chercher une très grande visibilité en ligne n’a, dans ce cas, que peu d’intérêt. Le principal client de ce type de commerce est un consommateur local. C’est d’ailleurs parce qu’il est ultra-local que celui-ci est bien souvent très fidèle. Pour un tel commerce de proximité, la clientèle ne se fait pas en ligne, mais dans la rue. Avant de chercher une présence en ligne, il est ainsi indispensable de penser à la visibilité de la boutique. Est-elle suffisamment éclairée ? Est-elle située dans une zone passante ? Ses horaires d’ouverture sont-ils clairement affichés ? Des questions qui peuvent paraître anodines mais qui, bien souvent, passent à la trappe. Elles sont pourtant indispensables avant d’envisager tout chantier digital.

Qu’en est-il pour les professions libérales, les auto-entrepreneurs et autres acteurs qui n’ont ni pignon sur rue ni objet matérialisable à vendre ? Ces acteurs doivent effectivement, d’une manière ou d’une autre, déployer leur visibilité en ligne (sauf s’ils disposent d’une solide réputation et qu’ils ont la possibilité de se développer uniquement grâce au « bouche à oreille ». C’est rare, mais ça existe). Ces professions n’ont pas nécessairement besoin d’avoir leur propre site et ont la possibilité de se reposer sur la puissance de célèbres plateformes.
Les kinésithérapeutes, ostéopathes, podologues… peuvent ainsi compter sur le rayonnement de doctolib.

Ils ont la possibilité de se présenter, d’indiquer leur activité, leur mode d’exercice, leurs tarifs… et même de diffuser des photos d’eux et de leur cabinet. Il en va de même pour les restaurants, les hôtels ou les gîtes, qui peuvent très largement se présenter via des sites spécialisés comme Booking ou TheFork.

Nombreux sont les établissements qui font le choix de ne pas avoir de site propre et de n’être visibles que sur ces plateformes. D’autres entreprises optent pour une solution encore plus simple et se limitent à une page Facebook ou une référence Google via une fiche d’établissement (anciennement connue sous le nom « Google my business »). Une présence a minima sur la Toile mais qui, dans certains cas, suffit à atteindre son but final : augmenter son chiffre d’affaires.

Mieux vaut ainsi, pour un grand nombre d’acteurs, une présence simple et efficace sur la Toile, qu’une stratégie complexe, chronophage et coûteuse. Car oui, digitaliser son activité n’est pas une mince affaire. Elle suppose à la fois d’avoir un regard global sur le secteur, sur l’activité, sur la zone géographique, sur les objectifs commerciaux… Elle suppose ensuite de déterminer la meilleure stratégie possible. Cette stratégie prend en compte la création d’un site, mais aussi son référencement sur les moteurs de recherche. Un projet complet et, à certains égards complexe, qui suppose à la fois d’en avoir les moyens financiers et de s’entourer des bonnes personnes. Des prestataires aguerris et éclairés qui sont capables d’avoir non seulement un regard technique mais également une vision stratégique et globale. Sans quoi digitalisation pourrait bien rimer avec damnation.

Société: Stop au tout digital

Société: Stop au tout digital

La présence en ligne n’est pas la panacée. Encore moins une solution miracle pour redresser une entreprise en crise. Rechercher à tout prix et sans prendre de hauteur un projet de digitalisation pourrait même s’avérer dangereux. Par Romain Didrich, Fondateur de l’agence Kaizen (dans la Tribune)

Une tribune intéressante mais dont l’objet n’était pas de traiter également le côté kafkaïen de la digitalisation de l’ensemble de la société qui génère la robotisation des relations humaines NDLR

« Halte au tout digital !… À la suprématie d’Internet !… Au règne du click et du e-commerce ! ». On ne compte plus le nombre d’entreprises qui se lancent, tête baissée, dans un projet de digitalisation. Certaines dans l’optique de faire comme le concurrent. D’autres, pour répondre aux injonctions de notre société qui ne jure désormais que par le virtuel. D’autres, encore, par simple vanité personnelle. Parce qu’il est toujours valorisant de pouvoir afficher une jolie vitrine qui chante les louanges de son activité. Quand bien même serait-elle dématérialisée.
Bien sûr, une présence en ligne s’avère utile pour développer une activité commerciale (prestation de service, hôtellerie et restauration, vente de produits…).

Elle n’est toutefois pas toujours nécessaire et peut même se révéler dangereuse. A défaut d’accompagnement stratégique sur la question, certaines entreprises s’enlisent dans un projet de digitalisation mal ficelé, mal pensé, mal piloté. La perte de temps (et d’argent) qui s’ensuit n’est bien souvent pas négligeable. Surtout pour les petites entreprises.

Les ayatollah du digital oublient bien souvent un élément. Un détail qui a toutefois son importance : le réel, la vraie vie… et le bon sens ! Non, le digital n’est pas toujours la meilleure solution pour faire connaître son activité et se développer. En e-commerce, les places sont chères. Seule une poignée d’établissements « remontent » en première page Google. Comment peut-on espérer être visible, avoir des « e-clients », lorsque l’entreprise n’apparaît qu’en troisième ou quatrième page du moteur de recherche ?

Prenons l’exemple d’un producteur de vin qui souhaite développer son activité. Sur la Toile, il sera confronté à des géants du secteur. Des mastodontes comme Nicolas, Cash Vin, Dock du Vin, etc. Difficile, voire impossible, dès lors, pour ce producteur de tirer son épingle du jeu en ligne. S’il souhaite faire connaître sa marque et son produit, mieux vaut établir avec lui et pour lui, une stratégie à son échelle. Pourquoi pas autour de petits événements physiques et de proximité (stand sur des marchés, présence dans des salons…). Et, s’il parvient à développer son chiffre d’affaires et à fidéliser sa clientèle, alors il pourra envisager sereinement une stratégie de e-commerce. Une stratégie adaptée à son activité et à sa cible. En effet, les clients fidélisés sur les marchés seront les premiers à naviguer sur le site du producteur et donc, les premiers à acheter en ligne.

La logique est la même pour les petits commerçants. Notamment dans l’univers du prêt-à porter. Comment des boutiques de quartier peuvent-elles se démarquer sur Internet face à des marques comme H&M, Promod, Ba&sh, mais aussi des plateformes comme Amazon, Shein, Veepee…? Chercher une très grande visibilité en ligne n’a, dans ce cas, que peu d’intérêt. Le principal client de ce type de commerce est un consommateur local. C’est d’ailleurs parce qu’il est ultra-local que celui-ci est bien souvent très fidèle. Pour un tel commerce de proximité, la clientèle ne se fait pas en ligne, mais dans la rue. Avant de chercher une présence en ligne, il est ainsi indispensable de penser à la visibilité de la boutique. Est-elle suffisamment éclairée ? Est-elle située dans une zone passante ? Ses horaires d’ouverture sont-ils clairement affichés ? Des questions qui peuvent paraître anodines mais qui, bien souvent, passent à la trappe. Elles sont pourtant indispensables avant d’envisager tout chantier digital.

Qu’en est-il pour les professions libérales, les auto-entrepreneurs et autres acteurs qui n’ont ni pignon sur rue ni objet matérialisable à vendre ? Ces acteurs doivent effectivement, d’une manière ou d’une autre, déployer leur visibilité en ligne (sauf s’ils disposent d’une solide réputation et qu’ils ont la possibilité de se développer uniquement grâce au « bouche à oreille ». C’est rare, mais ça existe). Ces professions n’ont pas nécessairement besoin d’avoir leur propre site et ont la possibilité de se reposer sur la puissance de célèbres plateformes.
Les kinésithérapeutes, ostéopathes, podologues… peuvent ainsi compter sur le rayonnement de doctolib.

Ils ont la possibilité de se présenter, d’indiquer leur activité, leur mode d’exercice, leurs tarifs… et même de diffuser des photos d’eux et de leur cabinet. Il en va de même pour les restaurants, les hôtels ou les gîtes, qui peuvent très largement se présenter via des sites spécialisés comme Booking ou TheFork.

Nombreux sont les établissements qui font le choix de ne pas avoir de site propre et de n’être visibles que sur ces plateformes. D’autres entreprises optent pour une solution encore plus simple et se limitent à une page Facebook ou une référence Google via une fiche d’établissement (anciennement connue sous le nom « Google my business »). Une présence a minima sur la Toile mais qui, dans certains cas, suffit à atteindre son but final : augmenter son chiffre d’affaires.

Mieux vaut ainsi, pour un grand nombre d’acteurs, une présence simple et efficace sur la Toile, qu’une stratégie complexe, chronophage et coûteuse. Car oui, digitaliser son activité n’est pas une mince affaire. Elle suppose à la fois d’avoir un regard global sur le secteur, sur l’activité, sur la zone géographique, sur les objectifs commerciaux… Elle suppose ensuite de déterminer la meilleure stratégie possible. Cette stratégie prend en compte la création d’un site, mais aussi son référencement sur les moteurs de recherche. Un projet complet et, à certains égards complexe, qui suppose à la fois d’en avoir les moyens financiers et de s’entourer des bonnes personnes. Des prestataires aguerris et éclairés qui sont capables d’avoir non seulement un regard technique mais également une vision stratégique et globale. Sans quoi digitalisation pourrait bien rimer avec damnation.

Climat-Environnement: Stop à la politique de Métropolisation !

Climat-Environnement: Stop à la politique de Métropolisation !

 

 

Drogués à la vitesse de l’avion, du TGV et surtout de la voiture, nos modes de vies émettent toujours trop de CO2. Croyant avoir trouvé la parade et s’inspirant des conclusions de la Convention citoyenne pour le Climat, plusieurs candidats à la présidentielle proposent simplement de réduire les vitesses de circulation, au risque de rejouer la crise des Gilets Jaunes. Par Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann, Sylvie Landriève, membres du Forum Vies Mobiles et auteurs de « Pour en finir avec la vitesse » paru aux éditions de l’Aube.

 

Tribune

 

La journée n’étant pas extensible, si on va moins vite, il faut pouvoir pratiquer ses activités quotidiennes en plus grande proximité. Autrement dit, il faut que l’État stoppe sa politique de métropolisation et repense l’aménagement du territoire en tenant compte des aspirations des citoyens et de la nécessaire transition écologique.

Aller toujours plus vite pour aller toujours plus loin

Avec le train, puis la voiture et enfin l’avion, nous avons connu au cours du XXe siècle une augmentation sans précédent de la vitesse de nos déplacements. Et pourtant, le temps que nous consacrons chaque jour en moyenne à nos déplacements est globalement resté stable : environ une heure et demie. Au lieu de nous faire gagner du temps, la vitesse nous amène à aller toujours plus loin. Résultat, nous avons dispersé nos activités, même les plus quotidiennes, sur des territoires de plus en plus vastes : on habite quelque part, on fait ses courses ailleurs et on travaille encore à un autre endroit. Alors qu’on parcourait quatre kilomètres par jour en France il y a deux siècles, on en parcourt soixante aujourd’hui. Quinze fois plus.

De l’ivresse à l’addiction

Contraints de sillonner quotidiennement des espaces toujours plus vastes, nous souffrons des inévitables frictions engendrées par la vitesse (retards, stress, pollution, congestion, accidents).

Cette dépendance à la vitesse est telle qu’il nous semble impossible de nous en passer malgré l’ampleur et la gravité des problèmes environnementaux qu’elle soulève. Le secteur des transports représente effectivement près de 30% des émissions nationales de CO2. À elle seule, la voiture en est responsable de près de la moitié. Et il n’est pas simple de s’en passer, en particulier pour les habitants des territoires peu denses, qui n’ont pas ou peu d’alternatives. Et si l’avion n’est responsable que de 5% des émissions nationales, malgré une certaine banalisation, son utilisation reste fortement polarisée et beaucoup plus fréquente chez les plus aisés soulignant, si besoin en était, la forte stratification sociale de la vitesse des déplacements.

Pourtant, huit Français sur dix aspirent à ralentir leur rythme de vie et tous, à vivre davantage en proximité. Les aspirations des citoyens, la crise climatique – et l’augmentation du coût des carburants que nous connaissons actuellement – nous invitent donc de concert à en finir avec la vitesse.

Pas de ralentissement sans proximité

Si les candidats à la présidentielle veulent réellement relever le défi posé par la crise climatique et la nécessaire réduction des émissions de CO2, sans pour autant venir exacerber les très fortes inégalités des Français face à la mobilité – autrement dit s’ils ne veulent pas rejouer la crise des Gilets jaunes – ils doivent s’emparer de cette question. Mais il ne s’agit pas seulement d’appeler au ralentissement du rythme de vie, de la vitesse sur les routes secondaires et de la fréquence des déplacements motorisés, mais aussi de s’atteler au réaménagement du territoire national. Il faut ainsi stopper la concentration des services dans les centres des métropoles et concevoir de nouveaux territoires de vie, plus décentralisés, répondant aux aspirations des citoyens. Non pas pour gagner du temps, comme pourrait le laisser croire une lecture trop rapide du slogan « la ville du quart d’heure », mais bien pour que tous les Français puissent vivre au quotidien en plus grande proximité, c’est-à-dire sur des territoires plus restreints, et ainsi limiter leurs déplacements motorisés. Et ce, grâce au redéploiement local de l’activité, des services et des équipements du quotidien autour du domicile : emplois, avec entre autres le télétravail et l’économie résidentielle qui lui est associée, alimentation, restauration, sports et loisirs, etc.

Face à la diversité de nos territoires et de nos modes de vie, nul besoin de fixer des normes trop strictes qui seraient rapidement démenties. Si l’on considère qu’une heure de déplacement par jour reste une moyenne à ne pas dépasser, selon que l’on marche, que l’on utilise un vélo, un véhicule électrique ou les transports collectifs, on doit pouvoir accéder à l’essentiel des activités quotidiennes dans un rayon de deux à quinze kilomètres autour de son domicile, mais pas beaucoup plus et cela quel que soit le type de cadre de vie dans lequel on habite : campagne, petite ville, ville moyenne, métropole régionale. Cela passe aussi par la fin de la course à la taille que se livrent les métropoles, Paris en tête (territoire où l’on passe le plus de temps à se déplacer).

Dans ce nouveau système territorial, qu’on se déplace à pied ou en transports collectifs, certaines personnes déploieront effectivement leurs activités dans un rayon de deux kilomètres autour de chez eux quand d’autres continueront à parcourir jusqu’à trente kilomètres par jour. Ces situations pourront d’ailleurs varier au cours de la vie. Mais, les disparités entre ceux qui se déplacent le plus et ceux qui se déplacent le moins seront beaucoup moins importantes qu’aujourd’hui. Pour tout le monde, les déplacements quotidiens seront moins rapides, les distances plus courtes et la dépendance aux modes carbonés, diminuée.

Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann et Sylvie Landriève

Climat et environnement : Stop à la folie de la Métropolisation !

Climat et environnement : Stop à la folie de la  Métropolisation !

 

 

Drogués à la vitesse de l’avion, du TGV et surtout de la voiture, nos modes de vies émettent toujours trop de CO2. Croyant avoir trouvé la parade et s’inspirant des conclusions de la Convention citoyenne pour le Climat, plusieurs candidats à la présidentielle proposent simplement de réduire les vitesses de circulation, au risque de rejouer la crise des Gilets Jaunes. Par Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann, Sylvie Landriève, membres du Forum Vies Mobiles et auteurs de « Pour en finir avec la vitesse » paru aux éditions de l’Aube.

Contrairement à ce que prétendre les idéologues » anti-artificialisation des sols », la concentration urbaine nourrit des flux de mobilité de plus en plus importants et finalement nuit  à l’environnement notamment climat . Le recentrage urbain constitue une escroquerie environnementale et intellectuelle NDLR

 

Tribune

 

La journée n’étant pas extensible, si on va moins vite, il faut pouvoir pratiquer ses activités quotidiennes en plus grande proximité. Autrement dit, il faut que l’État stoppe sa politique de métropolisation et repense l’aménagement du territoire en tenant compte des aspirations des citoyens et de la nécessaire transition écologique.

Aller toujours plus vite pour aller toujours plus loin

Avec le train, puis la voiture et enfin l’avion, nous avons connu au cours du XXe siècle une augmentation sans précédent de la vitesse de nos déplacements. Et pourtant, le temps que nous consacrons chaque jour en moyenne à nos déplacements est globalement resté stable : environ une heure et demie. Au lieu de nous faire gagner du temps, la vitesse nous amène à aller toujours plus loin. Résultat, nous avons dispersé nos activités, même les plus quotidiennes, sur des territoires de plus en plus vastes : on habite quelque part, on fait ses courses ailleurs et on travaille encore à un autre endroit. Alors qu’on parcourait quatre kilomètres par jour en France il y a deux siècles, on en parcourt soixante aujourd’hui. Quinze fois plus.

De l’ivresse à l’addiction

Contraints de sillonner quotidiennement des espaces toujours plus vastes, nous souffrons des inévitables frictions engendrées par la vitesse (retards, stress, pollution, congestion, accidents).

Cette dépendance à la vitesse est telle qu’il nous semble impossible de nous en passer malgré l’ampleur et la gravité des problèmes environnementaux qu’elle soulève. Le secteur des transports représente effectivement près de 30% des émissions nationales de CO2. À elle seule, la voiture en est responsable de près de la moitié. Et il n’est pas simple de s’en passer, en particulier pour les habitants des territoires peu denses, qui n’ont pas ou peu d’alternatives. Et si l’avion n’est responsable que de 5% des émissions nationales, malgré une certaine banalisation, son utilisation reste fortement polarisée et beaucoup plus fréquente chez les plus aisés soulignant, si besoin en était, la forte stratification sociale de la vitesse des déplacements.

Pourtant, huit Français sur dix aspirent à ralentir leur rythme de vie et tous, à vivre davantage en proximité. Les aspirations des citoyens, la crise climatique – et l’augmentation du coût des carburants que nous connaissons actuellement – nous invitent donc de concert à en finir avec la vitesse.

Pas de ralentissement sans proximité

Si les candidats à la présidentielle veulent réellement relever le défi posé par la crise climatique et la nécessaire réduction des émissions de CO2, sans pour autant venir exacerber les très fortes inégalités des Français face à la mobilité – autrement dit s’ils ne veulent pas rejouer la crise des Gilets jaunes – ils doivent s’emparer de cette question. Mais il ne s’agit pas seulement d’appeler au ralentissement du rythme de vie, de la vitesse sur les routes secondaires et de la fréquence des déplacements motorisés, mais aussi de s’atteler au réaménagement du territoire national. Il faut ainsi stopper la concentration des services dans les centres des métropoles et concevoir de nouveaux territoires de vie, plus décentralisés, répondant aux aspirations des citoyens. Non pas pour gagner du temps, comme pourrait le laisser croire une lecture trop rapide du slogan « la ville du quart d’heure », mais bien pour que tous les Français puissent vivre au quotidien en plus grande proximité, c’est-à-dire sur des territoires plus restreints, et ainsi limiter leurs déplacements motorisés. Et ce, grâce au redéploiement local de l’activité, des services et des équipements du quotidien autour du domicile : emplois, avec entre autres le télétravail et l’économie résidentielle qui lui est associée, alimentation, restauration, sports et loisirs, etc.

Face à la diversité de nos territoires et de nos modes de vie, nul besoin de fixer des normes trop strictes qui seraient rapidement démenties. Si l’on considère qu’une heure de déplacement par jour reste une moyenne à ne pas dépasser, selon que l’on marche, que l’on utilise un vélo, un véhicule électrique ou les transports collectifs, on doit pouvoir accéder à l’essentiel des activités quotidiennes dans un rayon de deux à quinze kilomètres autour de son domicile, mais pas beaucoup plus et cela quel que soit le type de cadre de vie dans lequel on habite : campagne, petite ville, ville moyenne, métropole régionale. Cela passe aussi par la fin de la course à la taille que se livrent les métropoles, Paris en tête (territoire où l’on passe le plus de temps à se déplacer).

Dans ce nouveau système territorial, qu’on se déplace à pied ou en transports collectifs, certaines personnes déploieront effectivement leurs activités dans un rayon de deux kilomètres autour de chez eux quand d’autres continueront à parcourir jusqu’à trente kilomètres par jour. Ces situations pourront d’ailleurs varier au cours de la vie. Mais, les disparités entre ceux qui se déplacent le plus et ceux qui se déplacent le moins seront beaucoup moins importantes qu’aujourd’hui. Pour tout le monde, les déplacements quotidiens seront moins rapides, les distances plus courtes et la dépendance aux modes carbonés, diminuée.

Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann et Sylvie Landriève

Climat: Stop à la politique de Métropolisation !

Climat: Stop à la politique de Métropolisation !

 

 

Drogués à la vitesse de l’avion, du TGV et surtout de la voiture, nos modes de vies émettent toujours trop de CO2. Croyant avoir trouvé la parade et s’inspirant des conclusions de la Convention citoyenne pour le Climat, plusieurs candidats à la présidentielle proposent simplement de réduire les vitesses de circulation, au risque de rejouer la crise des Gilets Jaunes. Par Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann, Sylvie Landriève, membres du Forum Vies Mobiles et auteurs de « Pour en finir avec la vitesse » paru aux éditions de l’Aube.

 

Tribune

 

La journée n’étant pas extensible, si on va moins vite, il faut pouvoir pratiquer ses activités quotidiennes en plus grande proximité. Autrement dit, il faut que l’État stoppe sa politique de métropolisation et repense l’aménagement du territoire en tenant compte des aspirations des citoyens et de la nécessaire transition écologique.

Aller toujours plus vite pour aller toujours plus loin

Avec le train, puis la voiture et enfin l’avion, nous avons connu au cours du XXe siècle une augmentation sans précédent de la vitesse de nos déplacements. Et pourtant, le temps que nous consacrons chaque jour en moyenne à nos déplacements est globalement resté stable : environ une heure et demie. Au lieu de nous faire gagner du temps, la vitesse nous amène à aller toujours plus loin. Résultat, nous avons dispersé nos activités, même les plus quotidiennes, sur des territoires de plus en plus vastes : on habite quelque part, on fait ses courses ailleurs et on travaille encore à un autre endroit. Alors qu’on parcourait quatre kilomètres par jour en France il y a deux siècles, on en parcourt soixante aujourd’hui. Quinze fois plus.

De l’ivresse à l’addiction

Contraints de sillonner quotidiennement des espaces toujours plus vastes, nous souffrons des inévitables frictions engendrées par la vitesse (retards, stress, pollution, congestion, accidents).

Cette dépendance à la vitesse est telle qu’il nous semble impossible de nous en passer malgré l’ampleur et la gravité des problèmes environnementaux qu’elle soulève. Le secteur des transports représente effectivement près de 30% des émissions nationales de CO2. À elle seule, la voiture en est responsable de près de la moitié. Et il n’est pas simple de s’en passer, en particulier pour les habitants des territoires peu denses, qui n’ont pas ou peu d’alternatives. Et si l’avion n’est responsable que de 5% des émissions nationales, malgré une certaine banalisation, son utilisation reste fortement polarisée et beaucoup plus fréquente chez les plus aisés soulignant, si besoin en était, la forte stratification sociale de la vitesse des déplacements.

Pourtant, huit Français sur dix aspirent à ralentir leur rythme de vie et tous, à vivre davantage en proximité. Les aspirations des citoyens, la crise climatique – et l’augmentation du coût des carburants que nous connaissons actuellement – nous invitent donc de concert à en finir avec la vitesse.

Pas de ralentissement sans proximité

Si les candidats à la présidentielle veulent réellement relever le défi posé par la crise climatique et la nécessaire réduction des émissions de CO2, sans pour autant venir exacerber les très fortes inégalités des Français face à la mobilité – autrement dit s’ils ne veulent pas rejouer la crise des Gilets jaunes – ils doivent s’emparer de cette question. Mais il ne s’agit pas seulement d’appeler au ralentissement du rythme de vie, de la vitesse sur les routes secondaires et de la fréquence des déplacements motorisés, mais aussi de s’atteler au réaménagement du territoire national. Il faut ainsi stopper la concentration des services dans les centres des métropoles et concevoir de nouveaux territoires de vie, plus décentralisés, répondant aux aspirations des citoyens. Non pas pour gagner du temps, comme pourrait le laisser croire une lecture trop rapide du slogan « la ville du quart d’heure », mais bien pour que tous les Français puissent vivre au quotidien en plus grande proximité, c’est-à-dire sur des territoires plus restreints, et ainsi limiter leurs déplacements motorisés. Et ce, grâce au redéploiement local de l’activité, des services et des équipements du quotidien autour du domicile : emplois, avec entre autres le télétravail et l’économie résidentielle qui lui est associée, alimentation, restauration, sports et loisirs, etc.

Face à la diversité de nos territoires et de nos modes de vie, nul besoin de fixer des normes trop strictes qui seraient rapidement démenties. Si l’on considère qu’une heure de déplacement par jour reste une moyenne à ne pas dépasser, selon que l’on marche, que l’on utilise un vélo, un véhicule électrique ou les transports collectifs, on doit pouvoir accéder à l’essentiel des activités quotidiennes dans un rayon de deux à quinze kilomètres autour de son domicile, mais pas beaucoup plus et cela quel que soit le type de cadre de vie dans lequel on habite : campagne, petite ville, ville moyenne, métropole régionale. Cela passe aussi par la fin de la course à la taille que se livrent les métropoles, Paris en tête (territoire où l’on passe le plus de temps à se déplacer).

Dans ce nouveau système territorial, qu’on se déplace à pied ou en transports collectifs, certaines personnes déploieront effectivement leurs activités dans un rayon de deux kilomètres autour de chez eux quand d’autres continueront à parcourir jusqu’à trente kilomètres par jour. Ces situations pourront d’ailleurs varier au cours de la vie. Mais, les disparités entre ceux qui se déplacent le plus et ceux qui se déplacent le moins seront beaucoup moins importantes qu’aujourd’hui. Pour tout le monde, les déplacements quotidiens seront moins rapides, les distances plus courtes et la dépendance aux modes carbonés, diminuée.

Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann et Sylvie Landriève

Stop à l ’impérialisme linguistique anglais (collectifs d’écrivains)

Stop à l ’impérialisme linguistique anglais (collectifs d’écrivains)

 

Encore plus aujourd’hui qu’hier, il est de bon ton pour paraître moderne de truffer presque chaque phrase d’un mot ou d’une expression anglaise. Certes la langue française est vivante, elle se nourrit de nouveaux mots y compris d’origine étrangère mais tout est dans la mesure. Sans faire outrage à la langue française, il est possible de temps en temps d’utiliser un mot d’origine étrangère mais l’usage excessif touche au pédantisme et au ridicule. En effet, aujourd’hui on atteint souvent le ridicule quand la langue française est beaucoup plus riche qu’un mot anglais pour s’exprimer. À noter que les politiques, les financiers et les économistes notamment ont une fâcheuse tendance à abuser d’expression anglaise sans doute pour conférer un caractère scientifique à des propos qui ne le sont pas. Notons que le président de la république ne fait pas exception. Malheureusement cet usage du « Globish » ressemble fort au latin des médecins de Molière.  Dans une tribune collective au « Monde », une centaine d’écrivains, d’essayistes, de journalistes et d’artistes s’indignent de voir le « globish », un sous-anglais, supplanter notre langue dans les médias, à l’université et jusqu’au prochain salon « Livre Paris ».

 « Pour la deuxième année consécutive, la littérature Young Adult est mise à l’honneur au salon Livre Paris », lit-on sur le site Internet de cette manifestation qu’on appela longtemps le Salon du livre, et qui se tiendra du 15 au 18 mars. A côté de la littérature jeunesse, qui dispose de sa propre « scène » au salon, il y en aurait donc une autre, cette fois « jeune adulte ». Passons sur le bien-fondé de cette catégorie qui remonte au succès commercial d’Harry Potter– et se distinguerait peut-être d’une littérature « adulte mûr » et d’une troisième, « vieil adulte ». Mais pourquoi doit-elle être dite en anglais ? Poursuivons notre lecture du site Internet [qui a été, depuis l’écriture de cette tribune, actualisé] : la « scène YA » accueillera « Le Live » (performances et lectures musicales), une « Bookroom » (un espace de rencontres), un « Brainsto » (discussion entre créateurs), un « Photobooth » (pour laisser une trace sur ses réseaux sociaux). Il était aussi prévu un « Bookquizz », très malheureusement annulé.

Dans les rues, sur la Toile, dans les médias, dans les écoles privées après le bac et dans les universités, partout, en fait, l’anglais tend à remplacer peu à peu le français – à la vitesse d’un mot par jour. Chacun le sait, et beaucoup d’entre nous l’acceptent comme si c’était le cours naturel de l’évolution, confondant la mondialisation avec l’hégémonisme linguistique. Mais même dans un salon du livre en France ? A Paris, dans un salon consacré au livre et accessoirement à la littérature, n’est-il plus possible de parler français ?

Pour nous, intellectuels, écrivains, enseignants, journalistes et amoureux de cette langue venus de tous les horizons, « Young Adult » représente la goutte d’eau qui fait déborder le vase de notre indulgence, de notre fatalisme parfois. Ce « Young Adult », parce qu’il parle ici de littérature francophone, parce qu’il s’adresse délibérément à la jeunesse francophone en quête de lectures, est de trop. Il devient soudain une agression, une insulte, un acte insupportable de délinquance culturelle.

Il s’agit au fond de commerce et de mercatique, d’impérialisme linguistique pour mieux vendre partout les mêmes produits.

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ? .

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourraiat de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Passage à niveau : pour le stop obligatoire

Passage à niveau : pour le stop obligatoire

Après le nouveau drame terrible résultant de l’accident au franchissement d’un passage à niveau, la question se pose à nouveau des conditions de sécurité. Comme l’a indiqué l’ancien ministre Dominique Bussereau,  différents plans se sont succédé pour supprimer ces passages à niveau et leur substituaient soit des ponts soit des passages souterrains. Nombre de passages niveau sont aussi purement et simplement supprimés. Reste que le coût d’amélioration de la sécurité dans ce domaine est particulièrement important et que la suppression totale des passages à niveau ne pourra pas être réalisée avant des dizaines d’années. En attendant, on pourrait peut-être réfléchir à un moyen très simple de diminuer les facteurs d’insécurité à savoir l’apposition d’un panneau stop à proximité des rails. Les véhicules seraient contraints de s’arrêter pour vérifier l’état de la signalisation, il conviendrait aussi de renforcer la signalisation routière en amont. Il faut espérer que les enquêtes en cours permettront de mettre en œuvre rapidement les recommandations visant à renforcer la sécurité. Trois enquêtes ont été diligentées : l‘une dirigée par les services de la police judiciaire confiée au procureur de Marseille, une deuxième, administrative, du Bureau d‘enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) et enfin une enquête interne déclenchée par la SNCF. Selon des chiffres officiels, la France compte environ 15.000 passages à niveau. Les accidents survenus à des passages à niveau ont fait 31 morts en 2016 et 33 cette année, avant le drame de Millas.

« Stop au Hollande-bashing! »(Les bobos du showbiz)

« Stop au Hollande-bashing! »(Les bobos du showbiz)

Les bobos du showbiz et quelques autres ont signé une pétition pour dénoncer le Hollande bashing ,considérant que le président  était attaqué de manière injuste. Et de citer en vrac une sorte d’inventaire à la Prévert qui rend bien compte de l’indigence du bilan de l’actuel président de la république. Notamment sur la question essentielle de l’emploi puisque ce bilan dans ce domaine sera comparable à celui de Sarkozy avec environ 600 000 chomeurs en plus en 5 ans. Un chômage qui nourrit la croissance indécente de la pauvreté. Ce type de pétition par des personnages au demeurant sympathiques mais  hors sol alimente le populisme qu’ils  entendent  dénoncer tellement le bilan qu’ils font est déphasé par rapport à la réalité. Et cette réalité c’est 7 ou 8 millions de chômeurs et une augmentation des inégalités et de la pauvreté. ; Une défense bien désuète et certainement contreproductive de l’action de François Hollande et de la gauche. Pétition :

« Dès le départ, François Hollande a fait face à un incroyable procès en illégitimité. Ce dénigrement permanent met à mal toutes les institutions de la République et la fonction présidentielle. Il perdure encore aujourd’hui malgré la stature d’homme d’État que François Hollande a parfaitement incarnée, tant dans les crises internationales que lors des épouvantables tragédies que notre pays a traversées. C’est comme si, en quatre ans, on n’avait jamais entendu parler ni retenu tout ce qui a été accompli, systématiquement effacé par ce Hollande-bashing : les créations de postes dans l’Éducation nationale, l’alignement du traitement des instituteurs sur celui des professeurs, l’augmentation du nombre de policiers et de magistrats, les emplois d’avenir, la garantie jeunes, le soutien à l’apprentissage, le compte personnel de formation, le compte pénibilité, la complémentaire santé pour tous, la généralisation du tiers payant, la prime d’activité, la retraite à 60 ans pour les carrières longues, la refondation de l’école, les droits rechargeables à l’assurance-chômage, le mariage pour tous, la sanctuarisation du budget de la culture, le renforcement de l’égalité professionnelle hommes-femmes, l’extension de la parité dans les conseils départementaux, le remboursement complet de l’IVG et de la contraception, une meilleure protection des femmes contre le harcèlement sexuel, la mise en œuvre concrète de la transition énergétique, le non-cumul des mandats, etc., etc. Ajoutons un déficit public passé de 5,1% en 2011 à 3,5% en 2015, plus de compétitivité, et plus de marges pour les entreprises pour favoriser les embauches, plus de pouvoir d’achat pour les ménages, moins d’impôts et enfin la diminution amorcée du chômage. Tout cela est ignoré, tout cela est déformé, gommé, remplacé par un procès quotidien, instruit à charge par des injures et des mensonges ignobles. Nous, artistes, sportifs et créateurs, penseurs, chercheurs, entrepreneurs et citoyens indépendants, dénonçons cet acharnement indigne qui entraîne le débat politique dans une dérive dangereuse pour la démocratie.

François Hollande a droit au respect comme tout citoyen, et comme président de notre ­République. »

PREMIERS SIGNATAIRES : Agnès B., Catherine Deneuve, Benjamin Biolay, Juliette Binoche, Denis Podalydès, Irène Jacob, Sylvie Testud,  Laure Adler, Patrick Chesnais, Gérard Darmon, François Marthouret, Dominique Besnehard, Jean-Michel Ribes, Mazarine Pingeot, Claudine Nougaret et Raymond Depardon, Andrée Zana Murat et Bernard Murat, Michel Rotman, Patrick Pelloux, Laurent Davenas, Gilles Achache, Gabriel Gautier, Marie d’Ouince, Bruno Masure, Dany Dan – Melopheelo – Zoxea, Layla Metssitane, Touria Benzari, Emilie Chesnais Laurent Hébert, Bertrand Van Effenterre, Anna Medvecsky, Gaëlle Bayssière, Fethi Benslama, Pierre Douglas, Rachid Benzine, David Kodsi, Florence Muracciole, Stephane Distinguin,  Jean Minondo, Yohann Diniz, Jean-Philippe Derosier, Sakina M’sa, Éric Dussart, Évelyne Schapira, Philippe Lemoine, Nicole Baldet, Anne Baveray, Rachel Khan, Michel Cantal-Dupart, Anne-Carole Denès, Yves Denès, Gerard Cicurel, Gisela Blanc, Mathieu Sapin, Françoise Huguier, Édouard Brézin, Julie Saavedra,  Alex Menu, Pierre-Emmanuel Guigo, Jean-Philippe Derosier, Leïla Grison, Alexandre Leroy, C215, Dominique Miller, Christian Zerbib, Christiane Hessel…

Cour des comptes : stop à la fiscalité

Cour des comptes : stop à la fiscalité

 

Le message de la Cour des comptes est clair, il n’y a plus de réserves pour l’augmentation de la fiscalité (à moins de tuer définitivement croissance et emplois). Les dépenses publiques atteignent 56% du PIB et la fiscalité étouffe  la croissance ; Une seule solution désormais :  diminuer les dépenses publiques ; un objectif bien difficile pour le gouvernement englué dans les prélèvements obligatoires et les lobbys qui la soutiennent ; une telle orientation supposerait de remettre complètement à plat le rôle régalien de la puissance publique ( Etat et collectivité) ; En fait,  plus rien n’est maîtrisé car les innombrables superstructures génèrent leur propre dynamique de dépenses ; En outre,  la classe politique est essentiellement composée d’anciens fonctionnaires et assimilés qui ne raisonnent qu’en termes de dépenses et d’impôts ; de ce point de vue la situation est encore plus catastrophique au plan des collectivités locales qui ne cessent d’embaucher ou d’engager des projets inutiles. Il faudrait une véritable révolution culturelle. Ce n’est sans doute pas pour demain car on confond le rôle régalien de la collectivité avec l’exécution des tâches. En France,  l’Etat décide mais assure lui-même nombre de taches qui pourraient être déléguées au privée dans des conditions économiques pus efficaces (par le biais de délégations de servie public ou de sous traitance). L’essentiel des dépenses va à la masse salariale et au financement de projets pharaoniques qui tuent  la compétitivité (donc l’emploi).L a gauche aura du mal à engager ce type de réforme car elle adhère à la philosophie de l’Etat providence et omnipotent qui fait tout et réglemente tout. La Cour des comptes n’est pas vraiment un repère de gauchistes, elle est même dirigée par un ancien socialiste. La droite elle-même n’avait pas réussi à engager une dynamique pour redéfinir les conditions de l’intervention régalienne. Par ailleurs, les français sont assez contradictoires sur ce sujet, ils souhaitent êtres mois de fiscalité mais pas moins d’intervention publique  rien de significatif ne pourra donc changer en matière de compétitivité sans remise à plat complète du rôle de l’Etat et des collectivités locales.




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