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Critique de l’école obligatoire à trois ans

 Critique de l’école obligatoire à trois ans

L’école obligatoire à trois ans est déjà critiquée par certains au motif pour Claude Lelièvre Historien, spécialiste de l’éducation qu’elle correspond notamment davantage un motif de laïcité qu’à un motif d’instruction. Un point de vue qu’on peut discuter quand on sait que la structure mentale et les capacités cognitives sont largement déterminées dès les premières années.(Tribune dans le Monde)

En évoquant l’instauration de la mixité pour présenter sa décision de mettre fin à « l’école à la maison », Emmanuel Macron se trompe. En revanche, la référence aux lois de Jules Ferry dénote une radicalité au moins dans l’esprit, souligne, dans une tribune au « Monde », l’historien de l’école Claude Lelièvre.

Tribune. Annonçant, le 2 octobre, son intention de rendre obligatoire l’instruction à l’école, donc d’interdire l’école à la maison sauf impératifs de santé, le président de la République a affirmé en préambule que cette « décision est sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 [les lois de Jules Ferry de 1881 et 1882 sur l’instruction primaire obligatoire, gratuite et laïque] et celle assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969 ».

La référence à la « décision » ou à la « loi » « assurant la mixité scolaire en 1969 » laisse perplexe comme précédent historique « radical », car il n’y a eu ni loi ni décision majeure en 1969. Certes, l’historien Antoine Prost a déjà souligné que « l’école primaire actuelle se structure de façon très différente de celle de Jules Ferry : il y a un siècle, on mélangeait les âges mais on séparait les sexes ; aujourd’hui, on mélange les sexes, mais on distingue soigneusement les âges » (dans la revue Histoire de l’éducation, avril 1982, n°4).

 

Mais la « mise en mixité » s’est essentiellement effectuée durant la décennie des années 1960 pour l’école primaire et le collège, et durant celle des années 1970 pour les lycées, par de simples mesures administratives et circulaires, au nom d’objectifs gestionnaires et pédagogiques Tout juste peut-on mentionner la circulaire aux recteurs du 15 juin 1969, qui marque une simple inflexion d’un processus déjà bien engagé : « Si, en matière de mixité, l’arbitrage de l’administration centrale avait longtemps semblé nécessaire, il apparaît aujourd’hui que la mixité ne semble guère rencontrer d’opposition. La délégation de pouvoirs qui vous est donnée devrait en conséquence permettre d’accélérer l’extension de la mixité partout où elle présente des avantages certains sur le plan pédagogique. » Exit donc ce précédent d’une « décision radicale ». 

En revanche, Emmanuel Macron peut avoir des raisons de mentionner le précédent historique « radical » « des lois de 1882 » ou plutôt des deux aspects de la loi du 28 mars 1882, et sans doute davantage leur aspect « laïcité » que la dimension « obligation d’instruction ». Jules Ferry lui-même n’a jamais mis en avant dans son œuvre scolaire « l’obligation d’instruction » dans laquelle il voyait surtout l’achèvement d’un long processus (la fréquentation scolaire des filles comme des garçons étant déjà bien avancée dans les faits lorsqu’il a légiféré).

Le congé paternité : de 14 à 28 jours …..et obligatoire !

Le congé paternité : de 14 à 28 jours …..et obligatoire !

On peut évidemment comprendre l’allongement de la durée du congé de paternité va passer de 14 à 28 jours par contre on peut s’étonner qu’ il puisse être obligatoire.Le parent ne pourra pas y renoncer ni se le voir refuser par son employeur. Mais la durée de cette part obligatoire doit encore faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux, indique l’Elysée.

France: masque obligatoire en entreprise

France: masque obligatoire en entreprise

 

La ministre du travail a annoncé la systématisation, à partir du 1er septembre, du port du masque dans les entreprises. Ces propositions ayant vocation à être intégrées dans le protocole sanitaire national ont été présentées dans la matinée aux partenaires sociaux par la ministre du Travail Elisabeth Borne et son secrétaire d’Etat Laurent Pietraszewski.

“La meilleure chose que nous pouvons faire pour préparer la rentrée, c’est de rassurer les salariés sur le fait que, collectivement, nous prenons les précautions pour éviter la propagation du virus. Il en va de la protection de la santé des travailleurs et de la continuité de notre activité économique”, a souligné Elisabeth Borne dans un communiqué.

Le port du masque va donc devenir systématique dans les espaces clos et partagés des entreprises et des associations : salles de réunion, open-space, couloirs, vestiaires, bureaux partagés s’ils le sont effectivement.

Le télétravail, qui était la norme durant les deux mois de confinement du printemps “reste, à ce stade, une pratique recommandée”, a expliqué Laurent Pietraszewski lors d’un entretien téléphonique groupé avec des journalistes. Selon lui, un travail de suivi va être mené dans des secteurs touchés comme l’agroalimentaire, avec le cas particulier des abattoirs où un grand nombre de cas de coronavirus ont été constatés.

Chaque employeur devra fournir des masques à ses salariés. L’idée d’une aide aux entreprises devant faire face à ce nouveau coût pourra être étudiée avec les partenaires sociaux, a précisé le ministère du Travail.

Depuis quelques semaines, une recrudescence du nombre de cas de coronavirus est constatée en France, ainsi qu’une augmentation du nombre de foyers sur l’ensemble du territoire, notamment dans les entreprises.

La hausse du nombre de nouvelles contaminations au cours des dernières semaines a conduit par ailleurs de nombreuses villes, dont Paris et Marseille, à imposer le port du masque à l’extérieur dans les quartiers les plus animés pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Port du masque obligatoire en entreprise

Port du masque obligatoire en entreprise

 

Le port du masque en entreprise dans les salles de réunion sans aération naturelle et dans les espaces de circulation par exemple sera rendu obligatoire sur proposition de la ministre du travail

Elisabeth Borne explique aussi le télétravail devra être mis en place chaque fois qu’il est possible dans les zones de circulation active du nouveau coronavirus.

“Un sujet apparaît dans tous les avis scientifiques: l’intérêt d’en porter un quand on est à plusieurs dans un lieu clos. Dans les salles de réunion où il n’y a pas d’aération naturelle, les espaces de circulation”, dit la ministre dans un entretien au Journal du Dimanche.

“Dans ce genre de cas, le port obligatoire du masque fera partie des propositions que nous ferons aux partenaires sociaux”, déclare Elisabeth Borne.

Interrogé sur le télétravail, la ministre répond: “Il faut le mettre en place chaque fois que c’est possible dans les zones de circulation active du virus.”

L’agence Santé Publique France a indiqué samedi que la France avait enregistré 3.310 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus en vingt-quatre heures.

Le Haut conseil de santé publique a, dans un avis mis en ligne vendredi, recommandé le port systématique par la population d’un masque grand public, de préférence en tissu réutilisable, dans tous les lieux clos publics et privés collectifs.

Le port du masque grand public est également recommandé lors des rassemblements avec une forte densité de personnes en extérieur.

“Cette mesure est nécessaire pour protéger autrui d’une éventuelle contamination, en particulier les personnes vulnérables”, souligne le Haut conseil, tout en précisant que le port du masque doit être associé aux autres mesures barrières comme la distanciation physique.

COVID-19: un conseil de défense pour rendre le masque obligatoire

COVID-19: un conseil de défense pour rendre le masque obligatoire

Devant la montée des contaminations en France et la crainte d’une nouvelle vague très forte en automne et en hiver, Macron va convoquer un conseil de défense pour renforcer les mesures de prévention. Le port du masque pourrait être généralisé et obligatoire à l’extérieur du domicile. En outre des mesures de confinement ciblé pourrait être décidé .

« Je crois qu’il faut prendre l’habitude de porter ce masque », a indiqué depuis Beyrouth Emmanuel Macron, rappelant que le précédent Conseil de défense avait autorisé « les élus qui le souhaitaient d’imposer le port du masque dans certaines conditions, y compris à l’extérieur ».

Sur la semaine du 27 juillet au 2 août, 7565 personnes ont été testées positives en métropole, soit +33% par rapport à la semaine précédente qui avait vu un bond du nombre de cas (+57%, avec 5695).

Le bilan quotidien publié jeudi par la direction générale de la Santé va dans le même sens: 1604 cas confirmés dans les dernières 24 heures, après 1695 la veille, alors que ce chiffre a repassé la barre des 1000 depuis fin juillet.

Mardi, le Conseil scientifique, qui guide le gouvernement dans la lutte contre la Covid-19, avait prévenu que la France n’est pas à l’abri d’une reprise incontrôlée de l’épidémie, et exhorté les Français à respecter les mesures barrières.

Le masque obligatoire dans la rue ?

Le  masque obligatoire dans la rue ?

 

Dans les lieux publics clos depuis le 19 juillet , le masque est obligatoire. Il pourrait bien le devenir avec les  mesures prises progressivement par certaines villes. En effet, les masques deviennent parfois obligatoires dans certains lieux et à certaines heures dans plusieurs villes. Faute de position claire du gouvernement sur ce point, les autorités locales procèdent pour l’instant par petites touches mais l’obligation va sans doute faire tache du huile. Le problème c’est que les pouvoirs publics ne veulent pas donner le sentiment d’un reconfinement passant par des mesures générales et d’urgence. On laisse donc pour l’instant les maires et les préfets se dépatouiller avec une mesure qui n’est pas toujours populaire. Mais ces recommandations et obligations locales ne rendent pas très claires  les consignes pour le résidant urbain qui selon les zones où les heures devra porter le masque.

Ainsi préfet du Nord a ainsi décrété vendredi l’obligation de porter un masque “dans un certain nombre de zones” de la métropole de Lille (Nord), notamment les rues piétonnes, les marchés de plein air et les espaces verts.

Le maire de Tours a imposé le masque; il faudra impérativement avoir le nez et la bouche couverts chaque soir à partir de 18h dans un périmètre qui comprendra notamment le Vieux-Tours, la Rue Nationale, la Rue des Halles ou les bords de Loire sur la rive sud (où le masque est déjà obligatoire pour les déplacements sur le site de la guinguette). La mesure sera valable toute la soirée mais aussi toute la nuit, jusqu’au lever du soleil (environ 6h du matin). Dans la journée, il sera possible de se déplacer sans masque sans risquer d’amende mais de nombreux spécialistes conseillent tout de même de sortir avec en toutes circonstances dès qu’il peut y avoir du monde.

Tours n’est pas la première grande ville de France à prendre ce type de décision. Orléans l’a par exemple fait cette semaine pour ses marchés et les bords de Loire. C’est le cas aussi pour Saint-Malo, Nice, Le Touquet… Reste que pour être efficace, la mesure doit également être largement communiquée, par exemple avec des panneaux d’information à l’entrée des zones concernées.

La maire de Biarritz a défendu samedi matin une mesure similaire pour les quartiers les plus denses. Le port du masque a également été rendu obligatoire, dès ce ce samedi, dans le coeur de ville du Touquet-Paris-Plage (Pas-de-Calais). Les contrevenants s’exposent à une amende.

Le gouvernement se refuse toujours à décréter cette obligation à l’échelle nationale, mais un décret autorise depuis vendredi les préfets à décider par arrêté d’étendre le port du masque aux lieux publics.

Dans un tweet posté vendredi soir, le maire de Nice (Alpes-Maritimes), Christian Estrosi, a déclaré avoir demandé au préfet de prendre un arrêté préfectoral, dès lundi minuit, dans certaines rues de la ville, rendant le port du masque obligatoire pour tous dans l’espace public.

“Le cas échéant je prendrai un arrêté municipal pour l’imposer dès ce lundi”, a-t-il ajouté.

Le port du masque, qui fait l’objet d’un débat entre épidémiologistes, est déjà obligatoire dans les transports depuis le 31 mai, et dans les lieux publics clos depuis le 19 juillet alors que la France connaît, au coeur de l’été, une résurgence des cas de contamination au coronavirus.

Depuis le 22 juillet, le nombre quotidien de nouveaux cas s’élève en moyenne autour d’un millier contre 560 sur les 21 premiers jours du mois.

Masque obligatoire dans les magasins

Masque obligatoire dans les magasins

 

Ce sera donc dès lundi le retour du masque obligatoire dans les magasins relevant de- la Fédération du commerce et de la distribution.

Cette obligation sera valable dans tous les établissements Auchan, Aldi, Carrefour, Colruyt, Cora, Groupe Casino, Intermarché, Leclerc, Lidl, Netto, Supermarché Match et Système U, précise-t-elle.

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi que le port du masque serait obligatoire dans les lieux publics clos dès la semaine prochaine en France.

Le président Emmanuel Macron avait annoncé lors de son entretien du 14-Juillet que cette prescription allait devenir obligatoire à partir du 1er août.

Coronavirus France : 18 décès et port du masque obligatoire

Coronavirus France : 18 décès  et port du masque obligatoire

18 morts supplémentaires en 24 heures en France pour un total de 30.138 décès depuis le début de l’épidémie, a annoncé jeudi le ministère de la Santé qui a aussi fait état d’une baisse du nombre de personnes hospitalisées.

Sur l’ensemble des décès, 19.597 se sont produits dans des hôpitaux et 10.541 dans des établissements sociaux et médico-sociaux, essentiellement des Ehpad, a précisé le ministère.

Le nombre de personnes hospitalisées en raison du COVID-19, la maladie provoquée par le coronavirus, a reculé à 6.796, soit 119 de moins que mercredi. Les services de réanimation traitaient jeudi 481 patients atteints du COVID-19, soit un de moins.

Les nouvelles contaminations se sont quant à elles élevées à 534 en 24 heures pour un total de 173.838 cas confirmés. Par ailleurs le port du masque va être rendu obligatoire dans les établissements clos recevant du public.

Le port du masque jugé inutile devient maintenant obligatoire dans les transports

Le port du masque jugé inutile devient maintenant obligatoire dans les transports

Après avoir affirmé pendant longtemps que le port du masque était inutile voire même dangereux, le  pouvoir a décidé de le rendre obligatoire dans les transports collectifs. En plus avec d’impossible mesures de distanciation. Notons que les besoins de masques  en vitesse de croisière sont autour de 100 millions par jour  alors que la France est capable d’en produire que 20 millions par semaine. Autant dire que nombre de voyageurs porteront des masques déjà trop utilisés  et/ou bricolés de manière artisanale. Les experts recommandent en moyenne trois à quatre masques par chaque personne ; on sera loin du compte.

“Nous voulons réduire les déplacements entre départements et régions aux seuls motifs professionnels ou familiaux impérieux”, a aussi expliqué le chef du gouvernement.

Le télétravail, qui est la règle depuis le 17 mars dans toutes les entreprises qui le peuvent, doit être maintenu “au moins” dans les trois prochaines semaines, a-t-il aussi demandé.

Tous les commerces pourront ouvrir le 11 mai, l’exception des cafés, des bars et des restaurants, dont la situation sera examinée fin mai en vue d’une éventuelle réouverture le 2 juin.

Les plages resteront inaccessibles au public au moins jusqu’au 1er juin. En ville, les parcs et jardins “ne pourront ouvrir que dans les départements où le virus ne circule pas de façon active.”

Tout rassemblement reste limité à dix personnes et les cérémonies religieuses ne seront pas autorisées avant le 2 juin.

Ecole : un « retour progressif et pas obligatoire »

Ecole : un « retour progressif et pas  obligatoire »

 

Le gouvernement s’enferme dans sa proposition complètement idiote et contradictoire de retour progressif à l’école. On se demande bien comment un retour pourrait être progressif. Sur la base du volontariat indique le ministre de l’éducation qui est bien incapable évidemment d’envisager des mesures susceptibles de diviser par exemple le nombre d’élèves par trois ou quatre pour respecter un minimum d’hygiène vis-à-vis du Coronavirus. Sous couvert de lutte contre les inégalités sociales ou de socialisation , le ministre de l’éducation essaye de justifier la transformation de l’école en garderie permettant aux actifs d’aller travailler. Économiquement cela peut se comprendre mais sanitaire, c’est complètement incompréhensible.

Le retour à l’école ne « sera pas obligatoire le 11 mai. Encore une fois c’est un retour progressif donc il va y avoir là aussi beaucoup d’aménagements c’est évident », a insisté le ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse.

« L’objectif c’est qu’entre le 11 mai et le 4 juillet (date des vacances d’été), nous ayons réussi cette resocialisation (…) qui permette de se remettre dans l’apprentissage », a poursuivi Jean-Michel Blanquer.

Pour l’heure, les modalités de ce retour progressif à la scolarisation pour tous ne sont pas connues. « La façon de faire va s’élaborer au cours

Coronavirus: l’Académie de médecine pour le port obligatoire d’un masque et contredit le gouvernement

Coronavirus: l’Académie de médecine pour  le port obligatoire d’un masque et contredit le gouvernement

 

L’Académie de médecine recommande de rendre obligatoire le port d’un masque lors des sorties pendant la période de confinement. Alors que la France est en pénurie, elle invite à utiliser des masques « alternatifs ». 

Porter un masque « grand public », ou « alternatif », devrait être obligatoire pour tous lors des sorties autorisées pendant la période de confinement, a recommandé ce vendredi l’Académie de médecine. Elle souhaite même que cette exigence soit maintenue lors de la levée du confinement.

« Il est établi que des personnes en période d’incubation ou en état de portage asymptomatique excrètent le virus et entretiennent la transmission de l’infection. En France, dans ce contexte, le port généralisé d’un masque par la population constituerait une addition logique aux mesures barrières actuellement en vigueur », estime l’Académie, dans un communiqué.

Selon l’Académie, pour que la levée du confinement soit la   »plus précoce et la moins risquée possible », l’obligation de porter un masque devra être maintenue, ainsi que toutes les mesures barrières déjà préconisées.

Coronavirus : une attestation obligatoire pour circuler

Coronavirus : une attestation obligatoire pour circuler

Lors de son allocution télévisée,  le président de la république n’a pas voulu employer le terme confinement général obligatoire mais les orientations et mesures présentées y conduisent. En fait, le pouvoir veut réguler et limiter toute la mobilité. Les déplacements seront donc réduits et leur objet contrôlé. Ainsi pour chaque déplacement, les Français devront présenter une attestation, sorte de déclaration sur l’honneur indiquant l’objet du déplacement et des contrôles seront mis en place y compris accompagnés de sanctions. Pour l’instant, la mobilité n’est pas encore complètement contingentée mais elle pourrait l’être dans les jours et semaines à venir en fonction de la propagation du virus. En clair, le nombre de déplacements pourrait être aussi limité le moment venu.

 

« Notre pays ne doit pas s’arrêter totalement. Des exceptions pourront être tolérées pour les déplacements entre le domicile et le travail. Lorsque ces déplacements sont indispensables pour des activités ne pouvant être interrompues, ni organisées sous forme de télétravail », a détaillé le ministre.

D’autres déplacements échappent aux restrictions: ceux « nécessaires pour faire des courses ou pour les besoins de première nécessité, pour motifs de santé, pour les déplacements au motif familial impérieux, pour les personnes vulnérables, pour venir en aide à un proche dépendant ou pour des parents séparés pour aller chercher ou déposer les enfants », a-t-il encore ajouté. Le ministre a également précisé que des « déplacements brefs à proximité du domicile » seraient également tolérés.

« On pourra toujours pratiquer une activité physique ou sortir son chien mais chacun devra le faire avec parcimonie », a encore complété le ministre.  »Si je veux résumer: on pourra prendre l’air mais certainement pas jouer un match de foot », a souligné le ministre de l’Intérieur.

Christophe Castaner, en parlant explicitement de « confinement », a intimé lundi aux Français de restez chez eux, sauf exceptions, pour lutter contre la propagation du coronavirus et a promis la mobilisation de 100.000 policiers et gendarmes pour des contrôles.

Toutes les personnes incapables de « justifier leur déplacements » seront considérées en infraction. À ce titre ils peuvent écoper d’une amende maximale de 38 euros pour le moment. Cette amende va monter à 135 euros dans les prochains jours, le temps que le Conseil d’Etat avalise la décision.

« Un dispositif de contrôle va être mis en place avec des points de contrôles fixes et mobiles, sur les axes principaux et secondaires », a indiqué le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Ce seront « 100.000 policiers et gendarmes » qui vont être « déployés sur le terrain » pour faire respecter les mesures de confinement. Le ministre a donné ordre « dès ce soir » aux forces de l’ordre de préparer le dispositif.

L’armée ne sera pas mobilisée pour cette opération de contrôle :  »Nous n’allons pas déployer l’armée dans les rues. En revanche il y aura des contrôles par les forces de sécurité intérieures ».

 

« Le mot d’ordre est clair: restez chez vous ! », a dit le ministre de l’Intérieur lors d’un point presse. Toutes les personnes qui circuleront devront être « en mesure de justifier leur déplacement », a-t-il en outre affirmé, précisant qu’une amende pour les contrevenants serait prochainement portée à 135 euros. Elle est aujourd’hui de seulement 38 euros.

 

Comme l’avait annoncé un peu plus tôt le chef de l’Etat, le ministre de l’Intérieur a rappelé que les restrictions de circulation commenceraient mardi à midi, pour 15 jours, éventuellement renouvelables.

Cotisation obligatoire pour financer la dépendance (Sénat)

Cotisation obligatoire pour financer la dépendance (Sénat)

 

Le concours d’ingénierie fiscale est lancé pour financer la dépendance. Parmi les solutions possibles on a cité le prolongement de la CRDS dont l’objet est d’apurer la dette sociale antérieure. L’objectif devrait être atteint en 2024 d’où l’idée de prolonger cette CRDS pour le financement de la dépendance. Le produit financier de la CRDS et de l’ordre en moyenne de 10 milliards par an soit à peu près le coût de la dépendance. Le Sénat vient d’apporter sa pierre aux propositions fiscales en proposant un système d’assurance obligatoire. Les sénateurs Bernard Bonne (Les Républicains) et Michelle Meunier (groupe socialiste) proposent de mettre en place un système d’assurance obligatoire par répartition, avec, par exemple, une cotisation moyenne de 12 euros par mois dès l’entrée dans la vie active pour toucher une rente viagère mensuelle de 500 euros en cas de perte d’autonomie. Il est possible de toucher ce même montant avec une cotisation de 28 euros à partir de 40 ans, et 58 euros à partir de 60 ans, selon la fédération française des sociétés d’assurances (FFSA) consultée sur le projet. Pour Bernard Bonne, cette cotisation devrait être prise en charge par des assurances privées “avec un cahier des charges très précis” pour éviter que l’Etat ne soit tenté de puiser dans ces ressources. Pour Michelle Meunier, elle doit être gérée par la Sécurité sociale afin d’éviter de tomber dans une logique de profits aux dépens des plus fragiles. Le montant de la cotisation pourrait varier en fonction des revenus des contributeurs, précisent les deux sénateurs, dans la limite d’un plafond de 20 euros environ pour les plus aisés. L’objectif de cette proposition est de réduire le reste à charge qui est en moyenne de 80 euros pour les personnes suivies à domiciles et de 950 euros pour celles qui sont en Ehpad (la médiane du reste à charge en Ehpad est de 1.850 euros par mois).Soutenus par la commission des Affaires sociales, les deux élus rejettent la proposition “pas assez réaliste”, selon eux, du Haut conseil de financement de la Sécurité sociale Dominique Libault de pérenniser la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) qui servait à combler le déficit de la sécurité sociale et devait être supprimée en 2024. “C’est faire un pari dangereusement optimiste que de gager le financement d’une dépense aussi stratégique et pérenne que la dépendance sur une source financière dont la fin programmée a connu depuis sa création plus d’un prolongement”, a dit Bernard Bonne en conférence de presse.

Santé – zone tendue : stage obligatoire pour les étudiants en médecine

Santé – zone tendue : stage obligatoire  pour les étudiants en médecine

On se souvient que le Premier ministre s’était opposé à ce que les jeunes messins s’installent pendant quelques années de façon contrainte dans les zones sous-tendues. Du coup sans doute pour compenser ce refus, le gouvernement prévoit dans son projet loi santé d’imposer un stage aux étudiants en médecine avant l’internat. Une mesure intermédiaire qui ne sera pas très efficiente pour répondre à la question centrale des déserts médicaux des zones rurales ou du péri urbain. Le problème est pourtant de plus en plus grave car non seulement les médecins délaissent les zones rurales et périphériques mais aussi les petites villes voire les villes moyennes pour privilégier la médecine de spécialités dans les grandes métropoles. La seule et unique solution vers laquelle on s’oriente donc est le recrutement de médecins étrangers auxquels il conviendra d’accorder des conditions matérielles favorables pour les attirer et les maintenir. L’affaiblissement économique n’est pas seulement en cause, il s’agit aussi d’un problème culturel. Les jeunes médecins refusent les conditions de travail qui étaient celles des vieux généralistes qui n’hésitaient pas à travailler 12 heures par jour et certains disponibles 24 heures sur 24. Désormais nombre de médecins préfèrent  les spécialités ou encore être salariés. Bref la même problématique de rapport que l’ensemble de la population française qui en moyenne adhère à une dévalorisation de la valeur travail. S’ajoute à tout cela la folle tendance à la mettre polarisation de toutes les activités économiques et humaines qui vont bientôt concentrer 90 % de la population française dans seulement 10 à 12 grandes agglomérations. L’amendement proposé au projet de loi santé serait justifié par le fait que les stages sont actuellement « très largement concentrés dans les milieux urbains », or « c’est la réalisation de ces stages dans d’autres milieux, et en particulier dans les territoires ruraux ou périurbain » qui « permettrait aux étudiants de découvrir une autre pratique de la médecine et ainsi les former et les inciter à la pratique dans ces zones », a justifié l’auteure de l’amendement dans son exposé des motifs.

 

Vers une syndicalisation obligatoire ?

Vers une syndicalisation obligatoire ?

L’idée n’est pas nouvelle, elle s’applique déjà dans certains pays. Le projet de renforcer la représentativité des syndicats serait sans doute une bonne nouvelle pour la France encore tellement marquée par des idéologies pseudo marxistes et ou corporatistes. Du coup, le débat en France se situe le plus au niveau des pâquerettes dans un cadre conflictuel trop souvent permanent entre les syndicats d’un côté, le gouvernement et les entreprises de l’autre. Les syndicats n’ont pas dans le pays une bonne image de marque sans doute compte tenu de leur attitude trop souvent radicale et peu efficace aussi en raison de la tendance au retour à l’individualisme des Français. Des Français toutefois bien contents de se retourner vers les syndicats quand leur emploi est menacé.  d’une certaine manière la responsabilité de la faiblesse des syndicats est triple. La première responsabilité incombe au gouvernement qui part sa démarche étatiste prive les partenaires sociaux de la gestion de dossiers qui les concernent en premier ; le dernier exemple en date étend celui de l’Unedic. La seconde responsabilité des syndicats eux-mêmes qui faute de contenu un peu élaboré de leur stratégie font émerger des responsables au profil surtout protestataire qui contribuent  eux-mêmes à la radicalisation des relations sociales. La troisième responsabilité et celle des patrons, en tout cas de leurs organisations. Force est de constater que le patronat français ne se caractérise pas par une grande modernité et fait aussi du syndicalisme à la papa. On est loin de la conception allemande où les conflits sont rares car les organisations patronales et syndicales se concertent en permanence au point même de cogérer certains aspects économiques et sociaux.  Ce jeudi, le député (LREM) Aurélien Taché a avancé une «piste» pour renforcer le dialogue social et répondre aux «gilets jaunes». Pour le parlementaire, le grand débat national qui doit s’achever le mois prochain devra permettre de donner «un nouveau souffle à la démocratie». Pour ce faire, l’élu du Val d’Oise propose de rendre aux organisations syndicales une place centrale dans le dialogue social: «les syndicats peuvent être une solution importante» pour retisser les liens entre l’exécutif et la population, estime-t-il.  «C’est une réflexion en cours au sein du groupe LREM», explique le député au Figaro. Il précise avoir été missionné par le président de son groupe à l’Assemblée, Gilles Le Gendre, aux côtés d’autres élus pour réfléchir sur les manières de «lancer la démocratie participative en France, en réinventant le rôle et la place des corps intermédiaires». Dans ce contexte, aucune piste n’est écartée pour appuyer le «renouveau du syndicalisme»: par exemple, réserver les avantages obtenus par les syndicats à leurs adhérents, comme en Suède, ou élargir leur mission pour qu’ils proposent de manière plus systématique des «conseils en évolution professionnelle» à leurs membres.

 

Un micro Service plus ou moins obligatoire

Un micro  Service obligatoire

Finalement le lobby militaire aura eu raison de la promesse de Macron concernant le service universel. Ce lobby ne voulait surtout pas qu’on touche à son budget. Exit le service universel, civique voire militaire. On pourra même scinder le stage d’un mois en deux .Pour d’autre ce pourrait  être  3 mois sur la base du volontariat. Bref un service à la carte !  Plus question de service militaire, pas même de service civique mais un service national universel (SNU) Sans aucun contenu, ni civique, ni militaire, encore moins universel. Pour Macron, essentiel ces l’affichage et la com. Même sil devait être réduit à deux jours Macron se réjouirait de sa voir sa promesse mise en vigueur.  Ces éléments seront débattus lors de concertations qui s’ouvriront début juillet et s’achèveront fin octobre avant des arbitrages de l’exécutif fin 2018. “L’objectif reste un début de mise en oeuvre en 2019” et celle-ci sera pluriannuelle, “vu l’ampleur du sujet – on parle de 800.000 jeunes”, a-t-on déclaré à l’Elysée. Des reports sont envisagés jusqu’à l’âge de 18 ans. Cette période d’un mois devra permettre la transmission de savoirs en matière de sécurité civile, de défense, de connaissance des dispositifs d’engagements. Une seconde phase du SNU, volontaire et d’une durée de trois mois, aurait lieu plutôt entre les âges de 18 et 25 ans et s’appuierait sur les dispositifs existants, militaire et civils. “L’objectif est qu’à l’issue du quinquennat, 50% d’une classe d’âge puisse être dans un dispositif”, a-t-on ajouté. Donc un service pour uen moitié des intéressés !

La jeunesse contre service national universel obligatoire

La jeunesse contre  service national universel obligatoire

 

On se demande si Macron ne veut pas tuer cette promesse de service national « universel » en organisant une consultation avec les jeunes. L’Arlésienne semble avoir du plomb dans l’aile. Le gouvernement pourrait ainsi appuyer sur l’opposition sans surprise des organisations de jeunesse contre ce service pour enterrer définitivement l’idée.  Macron est tellement empêtré dans sa promesse de service national universel qu’i n’a pas trouvé d’autre solution que de consulter les jeunes qui évidemment en majorité ne sont pas favorable à cette contrainte. Officiellement, il s’agirait d’obtenir une meilleure adhésion au projet ; En réalité cette consultation permettrait de réduire au strict minimum le service dit universel à un mois voire m^me à rien du tout.  Pour ceux qui le veulent, une très petite minorité, une deuxième phase d’ »engagement volontaire au service du pays » d’une durée de trois à six mois, avant 25 ans, pourrait s’effectuer soit dans la sphère militaire, soit dans le civil (pour une majorité). En fait Bercy est contre la mesure à cause de son coût, le lobby militaire aussi car il ne veut pas qu’on ampute son budget. Une fois raboté à pas grand-chose, le SNU coûterait 1,6 milliard d’euros, un montant « raisonnable », estiment les auteurs, qui pointent toutefois plusieurs difficultés à surmonter : encadrement, nécessaire révision de la Constitution, mais aussi hébergement. Les internats scolaires risquent de ne pas suffire, il faudra donc investir quelque 1,75 milliard d’euros dans de nouvelles infrastructures, juge le rapport, qui exclut le recours aux casernes militaires. Les auteurs suggèrent ainsi de se donner du temps pour mettre en place le dispositif, qui débuterait mi-2019 par une phase pilote, avant d’être progressivement étendu à 700.000 jeunes d’ici 2026. A l’origine, le candidat Macron avait promis en mars 2017 de rétablir un « service militaire universel », obligatoire et d’une durée d’un mois. En février, le chef de l’État s’est finalement prononcé en faveur d’un service « obligatoire » d’une durée totale de « trois à six mois », en le recentrant sur un engagement plus civique que militaire, alors que les armées, déjà très mobilisés sur le front des opérations, redoutaient d’être fortement mises à contribution. On s’orienterait toutefois de nouveau vers un service national qui ne serait obligatoire qu’un seul mois. Mais m^me un service d’un mois est contesté par les organisations de jeunesses *  qui déclarent : »

« Ce projet souffre d’un premier décalage majeur entre d’un côté la volonté des jeunes qui, comme nous l’observons au quotidien, font le choix de s’engager de façon souple et diverse dans une recherche de sens comme d’épanouissement et, de l’autre, le cadre obligatoire, rigide et contraignant que le projet semble faire émerger. Rappelons que les principales formes d’engagement, militaires comme la garde nationale, ou civiles tels que le service civique et le bénévolat associatif, ne s’appuient pas sur un principe d’obligation. Au contraire, ils se caractérisent par leur flexibilité tout en s’inscrivant dans un cadre promouvant la diversité des formes d’engagement. »

* Animafac, Coexister, Fédération des associations générales étudiantes (Fage), Jets d’encre, Les Jeunes Écologistes, Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC), La Mutuelle des étudiants (LMDE), MAG Jeunes LGBT, Mouvement rural de jeunesse chrétienne (MRJC), Promotion et défense des étudiants (PDE), Syndicat général des lycéens (SGL), Union des démocrates et indépendants jeunes (UDI Jeunes), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union nationale lycéenne (UNL), Union nationale lycéenne – syndicale et démocratique (UNL-SD)

Service national obligatoire : un mois…. peut-être

Service national obligatoire : un  mois…. peut-être

Plus la réflexion avance et plus le concept du service national se réduit à pas grand-chose. En cause surtout le lobby militaire qui défend sa vision très corpo de la défense. En clair qui ne veut pas qu’on s’attaque à son budget.

Le groupe de travail chargé de définir les contours du futur service national universel (SNU) voulu par Emmanuel Macron. Présidé par le général Daniel Ménaouine, il a remis jeudi son rapport définitif, le service national serait d’un mois …peut être avec uen partie en internat. Et d’ajouter les arguments budgétaires. « Même pour un mois, il s’agirait d’une ­organisation très lourde, nécessitant des hébergements et des dizaines de milliers d’encadrants, souligne le député LR François Cornut-Gentille, rapporteur spécial des crédits de la Défense. Qui s’en chargerait? Les militaires? » C’est bien là que le bât blesse. Le 18 février, les sénateurs Jean-Marie Bockel (Union centriste, Haut-Rhin), Jean-Marc Todeschini (PS, Moselle) et Christian Cambon (LR, Val-de-Marne), membres de la commission des affaires étrangères et de la défense, avaient relayé les inquiétudes des militaires et affirmé leur « volonté de protéger les moyens des forces armées » dans cette affaire. Si l’on se fie  à ce rapport et à celui au rapport des  inspections générales qui ont planché sur la question, le service national universel pourrait bien avoir du plomb dans l’aile. Rappelons d’ailleurs d’abord que ces inspections générales surtout composées de hauts  fonctionnaires en fin de carrière qui forcément entretiennent  des relations assez approximatives avec les réalités sociétales. Le principal reproche fait au service national serait son cout évalué autour de 3 milliards par an. Ce coût serait jugé excessif à la fois par les finances mais aussi par les  armées, ministère  qui a tellement peur qu’on ampute encore son budget. Un ministère des armées devenue par ailleurs très corporatiste depuis qu’il n’est composé que de personnels engagés. Pourtant ce coût serait  à mettre en relation avec le cout des dérives sociétales et républicaines constatées dans de nombreuses zones de non-droit, un coup économique mais aussi social qui doit dépasser et de très loin les 3 milliards évoqués. Certes le service national à lui seul ne pourra combler les déficiences civiques de ceux qui vivent en dehors des règles républicaines. Mais il peut contribuer avec l’école, avec la formation permanente avec les familles, avec l’entourage à réinsérer le concept de citoyenneté républicaine chez des jeunes marginaux devenus sauvageons voir délinquants. Le rapport des inspections générales remet en cause d’une certaine façon l’utilité de ce service national réduit à un mois. En cause notamment aussi l’impossibilité de l’internat faute de locaux disponibles (l’armée a déjà vendu nombre de casernes et autres locaux). Un argument très spécieux dans la mesure où dans les dernières années du service obligatoire nombre d’appelés rentraient directement chez eux chaque soir. Il ne manque pas d’équipements sportifs insuffisamment utilisés qui pourraient servir à la formation des appelés. Sur le plan stratégique,  maintenant la professionnalisation d’une grande partie de l’armée est sans doute nécessaire compte tenu de la sophistication des outils de défense. Ceci étant,  la principale menace n’est sans doute plus, ou en tout cas moins, la guerre conventionnelle entre deux pays mais vraisemblablement le développement du terrorisme. Pour preuve 10 000 militaires assurent dans la rue des missions de sûreté qui  pourrait parfaitement être confiées  à des appelés. Pour résumer le rapport des inspections générales souligne surtout les contraintes de cet éventuel service national. « Les positions exprimées à ce jour sur le service universel d’un mois font ressortir d’importantes réserves tenant à la fois au caractère obligatoire de ce service, à l’importance des moyens matériels et humains à mobiliser pour accueillir et encadrer toute une classe d’âge, pendant plusieurs semaines, aux doutes exprimés sur la possibilité d’entretenir un résultat significatif, en un mois, au regard des objectifs affichés », conclut le rapport.

Scolarisation obligatoire à 3 ans: enjeux

Scolarisation obligatoire à  3 ans: enjeux

Une  annonce importante de Macron avec la scolarisation obligatoire des enfants dès l’âge de 3 ans, au lieu de 6 ans .  Aujourd’hui,   97 % des enfants de 3 ans vont en maternelle. (Certains n’y vont pas en raison du cout de la cantine). Martine Milliat, IEN chargée de mission maternelle, département du Rhône, dans une note officielle explique l’enjeu de la maternelle pour le développement intellectuel (sans parler du développement physique et affectif)

 

« Il est très différent suivant les expériences vécues et les cheminements singuliers de chacun. Les modèles de développement linéaire issus des recherches en psychologie se sont avérés très incomplets. Nous parlons aujourd’hui d’intelligences multiples et l’école doit aider chacun à développer ses talents et son potentiel. Néanmoins, la pensée du jeune enfant est plutôt globale, intuitive, analogique et symbolique. Il la construit à partir des objets qui l’entourent et de leur apparence, d’où l’importance de la manipulation pour l’aider à trier et à classer. Il réajuste ses représentations grâce à des expériences sensorielles multiples. Le développement et la structuration de sa pensée sont essentiels dans ses apprentissages scolaires. Il est attaché au symbole. C’est pourquoi le faire semblant, l’imitation ont une fonction d’apprentissage très importante. Le jeu est une activité fondamentale pour son développement et pour son équilibre. Le petit a encore de grandes difficultés à structurer l’espace et le temps. À deux ans, il comprend « tout de suite », « bientôt ». Vers trois ans, il distingue le passé proche du présent mais la succession des actions dans leur déroulement n’est pas encore acquise. Cette construction sera centrale à l’école maternelle. Ce temps vécu, passé à l’école, les événements festifs, les sorties seront autant de jalons pour poser des repères. Ce sont également les expériences menées dans l’espace qui vont l’amener à passer d’une expérience immédiate à une perception plus fine de l’environnement. À deux ans, il a déjà des compétences numériques. À trois ans, il comprend « trois » et l’école maternelle va l’aider à développer ses capacités sur les nombres. Il possède déjà une variété de stratégies cognitives pour l’aider à résoudre des problèmes et les dispositifs pédagogiques mis en œuvre l’aideront à choisir les cheminements les plus efficaces. Si le développement de la parole est très variable suivant les caractéristiques intrinsèques de chaque enfant, les progrès réalisés entre deux et trois ans sont néanmoins considérables. À deux ans, l’enfant a déjà mis en mémoire environ 300 mots. La syntaxe s’organise, passant d’une juxtaposition de mots à l’élaboration de mots phrases (deux mots). Martine Milliat, IEN chargée de mission maternelle, département du Rhône 8 Entre deux et trois ans, il va passer du « bébé » à « il » jusqu’à la conquête magnifique de l’utilisation du « je ». En un an, il va mémoriser près de 1500 mots. Vers trois ans » Vers trois ans, 90% des enfants sont capables d’énoncer une phrase (sujet + verbe + complément). Le développement langagier, c’est-à-dire l’acquisition du vocabulaire, l’enrichissement de la syntaxe et la cohérence des propos, sera le pivot de tous les apprentissages menés au cours de ces deux années passées à l’école. La maîtrise de la fonction symbolique est importante. «

 

Il faudra évidemment des effectifs suffisants pour ne pas avoir à gérer des classes de 25 ou 3 élèves et notamment  des agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), ces agents recrutés à un niveau CAP qui secondent les enseignants de maternelle dans les classes et dont le rôle d’auxiliaire pédagogique devrait être davantage reconnu et valorisé.

Oeufs de poules élevées en plein air obligatoire sauf pour l’industrie alimentaire

Oeufs de poules élevées en plein air obligatoire sauf pour l’industrie alimentaire

Le ministre reprend un des promesses de Macron, à savoir l’obligation de ne commercialiser des œufs de poules que si ces dernières sont élevées en plein air. Mais en plein air ne signifie pas fin de l’élevage intensif . Mais en même temps cette obligation ne s’appliquera pas le à l’industrie alimentaire  En 2015, 220 œufs ont été consommés en moyenne par chaque français, dont 40% sous forme d’ovoproduits. En 2013, 290 000 tonnes d’ovoproduits ont été fabriqués en France par une soixantaine d’industriels. Ils sont destinés à l’industrie alimentaire et à l’exportation (pâtisserie, biscuiterie, pâtes alinéaires, industrie laitière, etc.) ainsi qu’à la restauration hors domicile. « En 2022, les œufs coquilles seront issus d’élevage de plein air et plus d’élevage en cage. C’est un engagement de campagne, il sera tenu » a ainsi réaffirmé le ministre de l’Agriculture, au micro d’Europe 1. Les produits à base d’œufs, en revanche, ne seront pas concernés, comme le fait remarquer le Huffington Post. « La filière française se porte bien, petit à petit il y a moins d’élevage en batterie mais il n’est pas possible d’interdire tous les élevages en batterie », a indiqué le ministre. En décembre dernier, l’association L214, qui milite pour le bien-être animal, avait demandé au gouvernement d’interdire tout élevage de poules pondeuses en batterie d’ici 2025. Pour cela, il lui faudra donc attendre encore un peu.

 

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