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Gilets jaunes: les mensonges du procureur de Nice (Le Monde)

Gilets jaunes: les mensonges du  procureur de Nice

(Le Monde)

 

S’il fallait une preuve supplémentaire de l’absence d’indépendance de la justice, il suffirait de prendre l’exemple du procureur de Nice qui avoue avoir truandé l’enquête concernant cette septuagénaire gravement blessée par la police lors d’une manifestation des gilets jaunes à Nice en mars. Rappelons d’abord que Macron s’était fendu d’un communiqué où il dédouanait la police et recommandait  même à la pauvre femme « un peu plus de sagesse ». Une affaire assez lamentable qui montre l’hypocrisie du pouvoir et de ses courtisans. En effet on ne peut soutenir que la justice est indépendante en France puisque les magistrats du parquet, comme le procureur, sont nommés par le ministre. D’une manière générale, pour avancer dans la carrière il est fortement recommandé de ne pas contrarier le pouvoir en place, voire de devancer ses attentes dans l’espérance d’une promotion. Une attitude qui explique pourquoi notamment nombre d’affaires notamment politiques au financières sont enterrés depuis des mois, des années voir des dizaines d’années. Mais il n’est plus à démontrer que la justice n’est pas faite pour les simples citoyens ou les pauvres  mais pour protéger le pouvoir et les riches. D’après le Monde, le procureur,  Jean-Michel Prêtre, avait dans un premier temps assuré qu’il n’y avait pas eu de contact entre Geneviève Legay et les forces de l’ordre, avant finalement de changer d’avis quelques jours plus tard. Cela ne l’a pas empêché de confier l’enquête à la compagne du commissaire chargé des opérations. Autre élément curieux, il a été révélé par Mediapart que le procureur était présent lui-même au centre de supervision urbain au moment de la charge, laquelle a par ailleurs été jugée “disproportionnée” par des gendarmes présents sur place.

Entendu sur ces éléments en avril à la demande du directeur des services judiciaires, révèle Le Monde, Jean-Michel Prêtre a expliqué ne pas avoir voulu mettre Emmanuel Macron en porte-à-faux avec des versions dont les divergences seraient “trop importantes” et ce, de sa propre initiative. Le 25 mars, le président de la République avait assuré dans un entretien à Nice-Matin, en amont de la conférence de presse du parquet, que Geneviève Legay n’avait pas été bousculée par un membre des forces de l’ordre. Pour l’avocate de la septuagénaire, Mireille Damiano, également interrogée par le quotidien du soir, cette défense dénote d’une porosité: “un procureur n’a pas à protéger qui que ce soit, fût-il le président de la République. C’est une curieuse conception de sa mission, et c’est bien la raison pour laquelle je parle de porosité malsaine et de défaut d’indépendance…”

De son côté le ministère de la Justice a fait savoir au Monde que Jean-Michel Prêtre: “décide souverainement de la communication qu’il souhaite mener dans chaque affaire”. Si le ministère ajoute qu’il n’y a pas lieu de poursuites disciplinaires contre Jean-Michel Prêtre, l’enquête a tout de même été éloignée de sa circonscription. Répondant à une quatrième requête du camp de Geneviève Legay, la Cour de cassation a finalement accepté de dépayser l’affaire à Lyon.

La facture des Gilets jaunes : 0.1% du PIB ou l’évaluation économique au doigt mouillé !

La facture des Gilets jaunes : 0.1% du PIB ou l’évaluation économique au doigt mouillé !

 

 

D’après un rapport parlementaire, la facture des gilets jaunes représenterait 0,1 point du PIB. Une évaluation tout à fait fantaisiste qui permet évidemment de condamner un peu plus ce mouvement. Cette évaluation paraît d’autant plus curieuse que parallèlement nombres d’experts ont expliqué que précisément les 17 milliards accordés suite au mouvement des gilets jaunes ont permis de soutenir la consommation et ont rendu possible le sauvetage de la croissance en France qui pourrait atteindre entre 1,2 et 1,4% ( moyenne de 1 % dans la zone euro et au plus 0,5 % de l’Allemagne). Bien entendu,  il est difficile de soutenir que les perturbations, violences et destructions du mouvement des gilets jaunes puissent constituer un atout économique notamment pour le commerce de centre-ville où se sont déroulés des manifestations. Observons cependant que les installations détruites sont assurées et qu’elles seront remboursées. Reste évidemment le manque à gagner du fait de la fermeture des magasins. Encore une fois et surtout ces destructions sont à condamnable et ont d’ailleurs largement participé au discrédit du mouvement des gilets jaunes. Autant le Sénat est capable de sortir régulièrement des études approfondies autant celles de l’assemblée nationale paressent souvent superficielles  voire fantaisiste. D’abord il y a ce chiffre de 01 %. À ce niveau de précision mieux vaut ne pas indiquer de chiffre. Se pose surtout comme à chaque fois un problème méthodologique. Il faudrait en effet une période sans gilet jaune au même moment pour comparer avec la situation observée. Ce qui n’est évidemment pas possible. En outre il y a évidemment des reports et des décalages dans le temps, dans l’espace et dans les modalités des processus de vente. Une dernière précision pour les députés apprentis économistes, il y a paradoxalement des destructions, regrettables sans doute mais qui participent à l’augmentation de la croissance comme par exemple les accidents automobiles qui génèrent de l’activité dans les garages et même dans la construction.

Gilets jaunes » : une organisation commune ?

Gilets jaunes » : une organisation commune ?

Il était temps ;  alors que les gilets jaunes ne réunissent plus guère plus de 10 à 200 manifestants par départements certains viennent de décider d’uen sorte d’embryon de mouvement politique et sociétal. Plusieurs figures des « gilets jaunes » ont cosigné un communiqué de presse, samedi 22 juin, jetant les bases d’un « socle commun » pour le mouvement. L’objectif est de créer un « puissant organe de contestation collectif » pour peser dans le débat public, qui « ne pourra être ignoré et défendra les intérêts des citoyens et les biens communs à tous ». Le texte de trois pages est notamment signé par Jérôme Rodrigues, Maxime Nicolle, Priscillia Ludosky et Julien Pariente.

 

Rappelant les principales revendications des « gilets jaunes », ils promettent la création de leurs « propres organes de contrôle citoyens », leurs « propres médias », leurs « propres circuits d’approvisionnement en agroalimentaire » ou encore leurs « propres établissements d’épargne éthique». Le problème c’est que cette déclaration un peu tardive a à peine été reprise par les médias. Tellement le mouvement des gilets jaunes est devenu marginal. Historiquement il comptera comme mouvement social, mais politiquement il se révélera sans doute comme un exemple de suicide social collectif. Pas étonnant car la ligne politique anarcho-marxiste- populiste manque sérieusement de bases idéologues un peu élaborées ; c’est une chose de rouspéter –à juste titre-contre l’augmentation des taxes sur le carburant, c’est autre chose que de structurer un mouvement social durable et de le faire perdurer avec une stratégie responsable. Non seulement les gauchistes basistes ont tué la mobilisation mais en plus ils sont parvenus à retourner l’opinion contre eux en raion de leur irresponsabilité totale. On ne s’improvise pas responsable social en quelques semaines ! Il fauta souvent des années performer « durable » dans le monde associatif. Alors qu’en quelques minutes les médias montent (et démontent) un leader spontané  qui éclate sous les yeux des téléspectateurs. Dommage vraiment ce  véritable suicide collectif !

 

 

Le suicide du mouvement des gilets jaunes

Le suicide du mouvement des gilets jaunes

 

Environ  10 000 manifestants en France et un mouvement qui ne cesse de s’étioler. De toucher au  ridicule aussi. On est loin de la mobilisation initiale qui avait concerné plus de 300 000 d’un soutien très majoritaire de la part de la population. Aujourd’hui le mouvement ne rassemble plus que des marginaux gauchistes, anarchistes, casseurs et populistes. D’une certaine manière, le mouvement s’est suicidé lui-même. D’abord quand il a décidé de s’orienter vers des revendications d’ordre politique de type gauchiste et basiste. Ensuite quand le mouvement a fait preuve d’une grande tolérance vis-à-vis de l’intrusion de casseurs. Une intrusion par ailleurs favorisée par le pouvoir pour discréditer les gilets jaunes. La responsabilité des leaders auto proclamés est grande. Ils auraient voulu tuer mouvement qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est d’ailleurs la méthode classique utilisée par certaines organisations syndicales pour tuer la mobilisation. En gros,  on durcit d’autant plus le mouvement que la mobilisation ne repose plus que sur des radicaux de moins en moins nombreux. Le mouvement des gilets jaunes a cependant permis de secouer le cocotier d’un pouvoir central surtout au service des grands intérêts financiers. Mais il se termine de manière lamentable.

 

Gilets jaunes : le suicide d’un mouvement

Gilets jaunes : le suicide d’un mouvement

 

Encore autour de 10 000 manifestants en France comme le week-end précédent. Bref un mouvement qui ne cesse de s’étioler. De toucher au  ridicule. On est loin de la mobilisation initiale qui avait concerné plus de 300 000 d’un soutien très majoritaire de la part de la population. Aujourd’hui le mouvement ne rassemble plus que des marginaux gauchistes, anarchistes, casseurs et populistes. D’une certaine manière, le mouvement s’est suicidé lui-même. D’abord quand il a décidé de s’orienter vers des revendications d’ordre politique de type gauchiste et basiste. Ensuite quand le mouvement a fait preuve d’une grande tolérance vis-à-vis de l’intrusion de casseurs. Une intrusion par ailleurs favorisée par le pouvoir pour discréditer les gilets jaunes. La responsabilité des leaders auto proclamés est grande. Ils auraient voulu tuer mouvement qu’il ne s’y serait pas pris autrement. C’est d’ailleurs la méthode classique utilisée par certaines organisations syndicales pour tuer la mobilisation. En gros,  on durcit d’autant plus le mouvement que la mobilisation ne repose plus que sur des radicaux de moins en moins nombreux. Le mouvement des gilets jaunes a cependant permis de secouer le cocotier d’un pouvoir central surtout au service des grands intérêts financiers. À noter cependant Un léger regain de mobilisation samedi, avec 10.300 manifestants dans toute la France, (au lieu de 9500 la semaine passée dont 1100 à Paris selon le ministère de l’Intérieur. La semaine dernière, ils étaient 9500 dans l’ensemble du territoire et 1500 dans la capitale.

Gilets jaunes: la manif de trop ?

Gilets jaunes: la manif de trop ?

 

Il se pourrait bien que la manifestation de ce samedi des gilets jaunes soit la protestation de trop. En effet avant le 1er mai, la tendance de la participation était déjà notoirement orientée à la baisse (entre 30 000 et 50 000). Grâce à la présence des syndicats,  le défilé du 1er mai a connu un regain de participation (entre 150 000 et 300 000 personnes). Il se pourrait bien que ce samedi on atteigne des chiffres parmi les plus bas simplement du fait de l’épuisement des troupes. Un phénomène bien connu dans tous les mouvements sociaux. En effet si la participation lors du 1er mai était conséquente, elle n’était toutefois pas exceptionnelle si l’on prend en compte la présence à la fois de gilets jaunes mais aussi de gilets rouges. Du coup cette fois, les gilets rouges devraient se faire rares et les rangs des gilets jaunes pourraient être particulièrement clairsemés. En cause évidemment un mouvement conduit de manière particulièrement anarchique, sans cohésion et sans coordination. Resteront comme dans tous les mouvements devenus minoritaires les plus radicaux. Ce qui aura pour effet d’effrayer un peu plus les manifestants pacifiques qui redoutent les affrontements avec la police. Notons qu’il y a aussi une certaine concurrence entre les différentes chapelles de gilets jaunes témoins des appels à manifester mais sans déclaration tandis que d’autres appellent dans le cadre de manifs déclarées mais dans des lieux différents. Bref ce mouvement est conduit de manière totalement irresponsable par des dirigeants autoproclamés de plus en plus radicaux qui conduisent les gilets jaunes dans le mur.

 

Gilets jaunes-Hôpital Salpêtrière ou l’hystérisation qui rend fou

Gilets jaunes-Hôpital Salpêtrière ou l’hystérisation qui rend fou

D’une manière générale l’hystérisation qui caractérise les positions des un et des autres vis-à-vis des gilets jaunes alimente les commentaires et les théories les plus déments. C’est encore vrai avec cette histoire d’attaque de l’hôpital de la Salpêtrière par des gilets jaunes. En fait d’attaque, Il s’agit de gilets jaunes qui à cause des gaz lacrymogènes se sont réfugiés dans l’immense emprise de plusieurs hectares de l’hôpital et qui voulaient se réfugier dans un bâtiment. Du coup le pouvoir mais aussi les Républicains ont complètement instrumentalisés cette affaire. Une vidéo atteste en effet qu’il ne s’agissait absolument pas d’une attaque de l’hôpital mais d’un mouvement de panique de manifestants. Pour preuve, trente-deux personnes qui avaient été placées en garde à vue après cette intrusion pour participation à un groupement en vue de commettre des dégradations ou des violences ont été remises en liberté jeudi en fin d’après-midi, a-t-on appris auprès du parquet de Paris. Le Premier ministre Edouard Philippe est tombé aussi dans le panneau de l’hystérisation en jugeant “inacceptables” ces événements qui se sont déroulés boulevard de l’Hôpital, dans le 13e arrondissement de Paris, où les défilés ont été marqués par de nouvelles violences.“Vouloir s’introduire dans un hôpital de cette façon n’est pas excusable”, a-t-il déclaré lors d’un déplacement à Angoulême (Charente), en louant le comportement du personnel hospitalier qui a permis selon lui d’empêcher le pire.“Si ce calme n’avait pas été au rendez-vous, les conséquences auraient pu être beaucoup plus graves”, a-t-il déclaré à la presse. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a pour sa part évoqué une “attaque”. “Ici, à la Pitié-Salpêtrière, on a attaqué un hôpital. Et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger”, a-t-il écrit dès mercredi sur Twitter. “Des infirmières ont dû préserver le service de réanimation. Nos forces de l’ordre sont immédiatement intervenues pour sauver le service de réanimation”, a ajouté le ministre devant la presse lors d’une visite à l’hôpital.

L’opportuniste Martin Hirsch, directeur général de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, a porté plainte après l’intrusion, a estimé jeudi sur Franceinfo qu’on était “passé au bord d’une catastrophe”. “Il aurait pu se produire un drame dont je n’ose même pas imaginer les conséquences”, a-t-il dit.

Mais pour une partie de la classe politique, le gouvernement fait de la récupération en dramatisant un événement qui n’a pas eu de conséquences, l’intrusion étant en partie le fait de personnes qui voulaient échapper aux gaz lacrymogènes.

Le personnel soignant de l’hôpital a relativisé les faits lors d’une conférence de presse jeudi. Cette affaire montre moins la radicalisation sur le terrain que celle de propos irresponsables qui n’ont d’autre objet que d’entretenir les tensions et de discréditer les syndicats et légers jaunes.

1er mai, passage de témoin: des gilets jaunes…… aux gilets rouges

 

Pendant longtemps les gilets jaunes se sont beaucoup méfiés des organisations classiques notamment des syndicats. Il faut dire qu’au départ à peu près tous les syndicats ont regardé avec beaucoup de circonspection  l’émergence de ce mouvement. Force est de constater que la participation aux manifs des gilets jaunes ne cesse de se rétrécir comme peau de chagrin et que les gilets jaunes sont désormais satisfaits de voir venir des troupes syndicales. Ainsi lors de la 24e manif de samedi dernier, la participation des syndicats radicaux a permis de masquer un peu la désertion des troupes. Des gilets jaunes qui chaque semaine ne mobilisent  plus en France que 20 à 40 000 personnes, peut-être 50 000 soient très nettement en dessous des chiffres de participation à une manifestation syndicale nationale. L’essoufflement du mouvement s’explique pour plusieurs raisons ; la plus importante sans doute ; cest l’incapacité des leaders à structurer le mouvement et à le gérer de manière responsable. Les leaders autoproclamés aujourd’hui se conduisent comme les militants gauchistes classiques :: en radicalisant d’autant plus le mouvement que la participation diminue ; ce qui conduit inévitablement à l’épuisement total des troupes. Il faut ajouter aussi que les leaders sont porteurs d’idéologies très différentes et parfois très sulfureuses. Du coup, il n’est pas impossible que progressivement les gilets rouges des syndicats radicaux prennent le relais des gilets jaunes. Il y a des raisons à cela. Les syndicats radicaux n’ont pas apprécié que depuis des mois la rue soit occupée par un mouvement spontané qui d’une certaine manière à marginalisé l’action syndicale. Ces syndicats ont des motifs pour se remobiliser. En effet les réponses sociales de Macron lors de sa conférence de presse ne sont pas à la hauteur de leurs attentes qu’il s’agisse du pouvoir d’achat, du chômage, des retraites ou de la justice fiscale. On peut penser que sous la houlette de la CGT, les gilets rouges pratiqueront un peu moins la fuite en avant qui consiste à épuiser les troupes ;  qui d’une certaine manière contribue à rejoindre l’objectif du gouvernement qui joue la montre pour obtenir à la fois le discrédit des gilets jaunes et leur disparition. Reste que les syndicats radicaux comme la CGT, Force ouvrière, FSU ou encore Solidaire n’ont plus la capacité de mobilisation d’antan, ne serait-ce qu’en raison du fait que les syndicats réformistes sont maintenant majoritaires en France. Ces syndicats radicaux pourraient cependant prendre le relais des gilets jaunes même si eux aussi sont bien incapables de bloquer le pays. Mais ils sont suffisamment nombreux pour régulièrement pourrir le climat social et entretenir la crise politique dans laquelle Macron est englué.

1er mai : des gilets jaunes…… aux gilets rouges

1er mai : des gilets jaunes…… aux gilets rouges

 

Pendant longtemps les gilets jaunes se sont beaucoup méfiés des les organisations classiques notamment des syndicats. Il faut dire qu’au départ à peu près tous les syndicats ont regardé avec beaucoup de circonspection  l’émergence de ce mouvement. Force est de constater que la participation aux manifs des gilets jaunes ne cesse de se rétrécir comme peau de chagrin et que les gilets jaunes sont désormais satisfaits de voir venir des troupes syndicales. Ainsi lors de la 24e manif de samedi dernier, la participation des syndicats radicaux a permis de masquer un peu la désertion des troupes de gilets jaunes. Des gilets jaunes qui chaque semaine ne mobilisent  plus en France que 20 à 40 000 personnes, peut-être 50 000 soient très nettement en dessous des chiffres de participation à une manifestation syndicale nationale. L’essoufflement du mouvement des gilets jaunes s’explique pour plusieurs raisons, la plus importante sans doute ses l’incapacité des leaders à structurer le mouvement et à le gérer de manière responsable. Les leaders autoproclamés aujourd’hui se conduisent comme les militants gauchistes classiques ; à savoir, en radicalisant d’autant plus le mouvement que la participation diminue ce qui conduit inévitablement à l’épuisement total des troupes. Il faut ajouter aussi que les leaders sont porteurs d’idéologies très différentes et parfois très sulfureuses. Du coup, il n’est pas impossible que progressivement les gilets rouges des syndicats radicaux prennent le relais des gilets jaunes. Il y a des raisons à cela. Les syndicats radicaux n’ont pas apprécié que depuis des mois la rue soit occupée par un mouvement spontané qui d’une certaine manière à marginalisé l’action syndicale. Ces syndicats ont des motifs pour se remobiliser. En effet les réponses sociales de Macron lors de sa conférence de presse ne sont pas à la hauteur de leur attente qu’il s’agisse du pouvoir d’achat, du chômage, des retraites ou de la justice fiscale. On peut penser que sous la houlette de la CGT, les gilets rouges pratiqueront un peu moins la fuite en avant qui consiste à épuiser les troupes et qui d’une certaine manière contribue à rejoindre l’objectif du gouvernement qui joue la montre pour obtenir à la fois le discrédit des gilets jaunes et leur disparition. Reste que les syndicats radicaux comme la CGT, Force ouvrière, FSU ou encore Solidaire n’ont plus la capacité de mobilisation d’antan ne, serait-ce qu’en raison du fait que les syndicats réformistes sont maintenant majoritaires en France. Ces syndicats radicaux pourraient cependant prendre le relais des gilets jaunes même si eux aussi sont bien incapables de bloquer le pays. Mais ils sont suffisamment nombreux pour régulièrement pourrir le climat social et entretenir la crise politique dans laquelle Macron est englué.

 

1er mai : des gilets jaunes…… aux gilets rouges

1er mai : des gilets jaunes…… aux gilets rouges

 

Pendant longtemps les gilets jaunes se sont beaucoup méfiés des les organisations classiques notamment des syndicats. Il faut dire qu’au départ à peu près tous les syndicats ont regardé avec beaucoup de circonspection  l’émergence de ce mouvement. Force est de constater que la participation aux manifs des gilets jaunes ne cesse de se rétrécir comme peau de chagrin et que les gilets jaunes sont désormais satisfaits de voir venir des troupes syndicales. Ainsi lors de la 24e manif de samedi dernier, la participation des syndicats radicaux a permis de masquer un peu la désertion des troupes de gilets jaunes. Des gilets jaunes qui chaque semaine ne mobilisent  plus en France que 20 à 40 000 personnes, peut-être 50 000 soient très nettement en dessous des chiffres de participation à une manifestation syndicale nationale. L’essoufflement du mouvement des gilets jaunes s’explique pour plusieurs raisons, la plus importante sans doute ses l’incapacité des leaders à structurer le mouvement et à le gérer de manière responsable. Les leaders autoproclamés aujourd’hui se conduisent comme les militants gauchistes classiques ; à savoir, en radicalisant d’autant plus le mouvement que la participation diminue ce qui conduit inévitablement à l’épuisement total des troupes. Il faut ajouter aussi que les leaders sont porteurs d’idéologies très différentes et parfois très sulfureuses. Du coup, il n’est pas impossible que progressivement les gilets rouges des syndicats radicaux prennent le relais des gilets jaunes. Il y a des raisons à cela. Les syndicats radicaux n’ont pas apprécié que depuis des mois la rue soit occupée par un mouvement spontané qui d’une certaine manière à marginalisé l’action syndicale. Ces syndicats ont des motifs pour se remobiliser. En effet les réponses sociales de Macron lors de sa conférence de presse ne sont pas à la hauteur de leur attente qu’il s’agisse du pouvoir d’achat, du chômage, des retraites ou de la justice fiscale. On peut penser que sous la houlette de la CGT, les gilets rouges pratiqueront un peu moins la fuite en avant qui consiste à épuiser les troupes et qui d’une certaine manière contribue à rejoindre l’objectif du gouvernement qui joue la montre pour obtenir à la fois le discrédit des gilets jaunes et leur disparition. Reste que les syndicats radicaux comme la CGT, Force ouvrière, FSU ou encore Solidaire n’ont plus la capacité de mobilisation d’antan ne, serait-ce qu’en raison du fait que les syndicats réformistes sont maintenant majoritaires en France. Ces syndicats radicaux pourraient cependant prendre le relais des gilets jaunes même si eux aussi sont bien incapables de bloquer le pays. Mais ils sont suffisamment nombreux pour régulièrement pourrir le climat social et entretenir la crise politique dans laquelle Macron est englué.

 

 

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

« Gilets jaunes » : une manif peut en cacher une autre

 

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Indiscutablement, la participation à la manif des gilets jaunes a diminué pour le 24e  épisode. Autour de 25 000 pour le ministère de l’intérieur et trois fois plus pour les gilets jaunes qui admettent eux-mêmes la baisse. Il y a effectivement depuis des semaines un réel phénomène d’épuisement lié essentiellement aux modes de gestion de ce mouvement social qui a eu tendance à trop se politiser  au détriment des objectifs sociaux. Ajoutons à cela les contradictions entre les leaders auto proclamés. Pour autant, faut-il en conclure que le mouvement des gilets jaunes est terminé ? Sans doute pas car le mécontentement social demeure et le rejet de la politique du pouvoir est toujours aussi important ; à savoir autour de 70 %. Il pourrait bien connaître un réveil lors du 1er mai où il y aura une convergence entre les gilets jaunes et les syndicats qui vont appeler à la manifestation traditionnelle. On peut craindre aussi que les Black blocs profitent du regain de mobilisation pour semer le trouble et finalement aussi la confusion entre les objectifs politiques et des objectifs sociaux. Officiellement lors de cette 24e journée des organisations de la CGT se sont jointes aux manifestations des gilets jaunes. En fait ils n’ont fait que compenser quantitativement les troupes qui manquaient aux gilets jaunes. Dernières éléments, la manifestation de ce samedi n’était peut-être pas très opportune. Il faut en effet laisser le temps à l’opinion publique de digérer les annonces de Macron même si d’ores et déjà 65 % ont été déçus par la prestation du président de la république. La mobilisation va reprendre le 1er mai mais reste à savoir ce que va devenir ce mouvement des gilets jaunes dont les chiffres de mobilisation deviennent relativement marginaux.

23e manif des « Gilets jaunes »

23e manif des « Gilets jaunes »

D’après le ministère de l’intérieur la participation à la 23e journée des gilets jaunes serait en recul. Et d’avancer notamment des chiffres de manifestants à 14 heures, des chiffres qui n’ont évidemment aucune signification  Près de 9.600 manifestants ont été recensés sur le territoire par le ministère de l’Intérieur à 14h00, dont 6.700 personnes à Paris. La semaine dernière, 7.500 personnes avaient été comptabilisées à la même heure, dont 1.300 à Paris. Pourtant globalement, il irait une baisse du nombre de manifestants en fin de journée. Ce qui est certain, c’est qu’on constate un certain tassement depuis quelques semaines mais il est bien difficile de savoir si les manifestants étaient au nombre de 30 000 ou de 50 000. Des participants qui visiblement se radicalisent. Un phénomène bien connu dans les mouvements sociaux quand la participation se tasse. Des incidents ont été observés à Paris et dans d’autres villes de province de province  Des barricades et des poubelles ont été incendiées lors du passage de l’un des deux cortèges autorisés dans la capitale. Des motos ont également été incendiées dans le boulevard Richard-Lenoir dans le 11e arrondissement et des vitrines vandalisées sur la place de la République. A Toulouse, les forces de l’ordre ont tiré les premières grenades lacrymogènes vers 14h30 dans la rue de Metz, non loin de la préfecture, scindant le cortège qui s’est ensuite reconstitué dans la rue d’Alsace-Lorraine. Le défilé, qui compte 3.500 personnes selon la police, à repris dans le calme. Des centaines de motards avaient ouvert la marche, avec une grande banderole portant l’inscription “Macron démission”. Un cortège de 1.500 à 2.000 manifestants, selon les estimations de Reuters, défilaient à Bordeaux en début d’après-midi depuis la place de la Bourse et en direction de la gare Saint-Jean. Quelque jets de gaz lacrymogène ont été lancés pour empêcher certains “Gilets jaunes” de s’introduire dans le centre, interdit à la manifestation. “Les Gilets Jaunes attendaient des réponses que l’incendie de Notre-Dame de Paris a soudainement éteintes. Pourtant, les ‘fuites’ du discours présidentiel laissent à penser que nous n’allons toujours pas être entendus”, peut-on lire sur la page Facebook annonçant “l’Acte

Gilets jaunes: « ultimatum 2″ le 20 avril

Gilets jaunes: « ultimatum 2″ le 20 avril

Un appel « national et international » à se rassembler le 20 avril à Paris  a été lancé sur les réseaux sociaux, notamment Facebook où plusieurs pages ont été créées pour appeler au rassemblement en masse. A une semaine de cette échéance, plus de 16.000 personnes se sont dites « intéressées » par ces événements alors même qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dans la semaine. Le chef de l’Etat doit annoncer les mesures prises pour sortir de la crise à l’issue du grand débat national. Il envisagerait ainsi la baisse de l’impôt sur le revenu avec la création de nouvelles tranches d’imposition, une réindexation des « petites retraites » sur l’inflation, ou encore l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives.  Sur la page Facebook nommée « Acte 23, Ultimatum 2 – Appel National Et International Tous A Paris », une vidéo appelle à se rassembler dans plusieurs points de Paris avant de former un unique cortège, sans donner plus de précisions. Cependant, les manifestants n’auront vraisemblablement pas l’occasion de défiler sur les Champs-Elysées. Depuis les violences qui ont émaillées la mobilisation du 16 mars, la préfecture de police de Paris interdit les manifestations sur la célèbre avenue et ses rues perpendiculaires chaque samedi.

Gilets jaunes : Manifestations dans le calme

Gilets jaunes : Manifestations dans le calme

Pour le 21e épisode, le mouvement des gilets jaunes, s’est déroulé pratiquement sans incident. La mobilisation a encore concerné de l’ordre  22 000 personnes d’après le ministère de l’intérieur contre 30 000 la semaine précédente.- La baisse de participation peut peut-être s’expliquer par le fait que le pays est dans l’attente des conclusions du grand débat national. Il se pourrait que la mobilisation reprenne de la vigueur si la désillusion est grande par rapport aux mesures et orientations qui vont être décidées par le pouvoir, sans doute à partir cette semaine. A Bordeaux, qui fut certaines semaines un foyer de la contestation, 2.500 à 3.000 personnes ont manifesté, contre environ 5.000 la semaine dernière, selon les estimations de Reuters. Ce 21e épisode est le dernier avant la restitution du “grand débat national”, qui s’est traduit, de la mi-janvier à la mi-mars, par près de deux millions de contributions recueillies sur Internet, 10.000 réunions locales et 16.000 cahiers de doléances, selon les organisateurs. Le Premier ministre, Edouard Philippe, doit présenter lundi son bilan du débat puis l’exécutif dévoilera à une date inconnue les mesures qu’il compte en tirer afin d’apaiser le malaise social dont les “Gilets jaunes” se sont fait les interprètes.

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Gilets jaunes: Le policier de Nice ne veut pas porter le chapeau

Cette affaire de blessures graves d’une manifestante de 73 ans  à Nice s’inscrit dans un environnement particulièrement mensonger. Il faut en effet se rappeler qu’il y a huit jours sitôt après l’accident, les pouvoirs publics n’ont eu de cesse de répéter que l’intéressée s’était blessée seul et qu’à aucun moment elle n’avait été en contact avec les forces de l’ordre. Le procureur n’a cessé lui aussi de défendre cette thèse jusqu’à ce qu’il soit contredit par des témoignages et des vidéos au cours de des derniers jours. Il a bien fallu reconnaître que la blessée avait été en contact avec un policier. Ce dernier sur ordre de sa hiérarchie bien sûr a d’abord contesté les faits mais devant les preuves a dû les reconnaître. Les pouvoirs publics et le procureur ont alors  changé d’argumentaire en considérant que le policier avec agi de sa propre initiative. Il est clair qu’on veut faire porter le chapeau à ce policier pour isoler l’incident et éviter de le relier à la politique de répression du pouvoir. Cette tentative de déresponsabilisation faite par le pouvoir comme par la justice est assez lamentable. Aujourd’hui le policier se retrouve seul pour expliquer son application. Ce policier “N’a agi que dans le strict respect des ordres” de sa hiérarchie et “n’a commis aucune infraction pénale”, a déclaré samedi son avocat dans un communiqué. Geneviève Legay a été grièvement blessée à la tête après une charge des forces de l’ordre alors qu’elle se trouvait, avec d’autres manifestants, dans un périmètre préfectoral d’interdiction de manifester. “Mon client tient (…) à exprimer ses plus sincères regrets quant aux conséquences de l’intervention des services de police causées sur la personne de Madame Geneviève Legay et aux blessures qu’elle a subies à cette occasion”, a déclaré l’avocat du policier, Me Adrien Verrier. “Il tient cependant à rappeler qu’il n’a agi que dans le strict respect des ordres donnés par sa hiérarchie, lesquels s’inscrivaient dans le cadre d’un rassemblement illégal, après trois sommations faites aux manifestants d’avoir à se disperser, qui leur ont clairement été exprimées et auxquelles ils n’ont pas déféré.” “La charge policière qui s’en est suivie s’est déroulée très rapidement et mon client n’a pas utilisé d’arme”, a ajouté l’avocat.

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Gilets jaunes: hausse de la participation et moins de tensions

Plus de 40.500 manifestants pour le ministère de l’intérieur et plus du double pour les gilets jaunes. Le samedi précédent, 32.000 «gilets jaunes», dont 10.000 à Paris, avaient été recensés selon les autorités. Une participation en hausse avec encore quelques tensions mais nettement moins importantes que lors de la 18ème semaine.  À noter aussi des manifestations dans de nombreuses grandes villes de province avec aussi parfois des les affrontements. Ce qu’on peut retenir c’est que pour la 19e édition la mobilisation se maintient mais que les forces de l’ordre ont réussi à neutraliser les plus violents. À Paris la police a procédé à des contrôles préalables à 9000 personnes par ailleurs des contrôles  l’ont déjà ont également eu lieu dans les gares. Cette nouvelle édition des gilets jaunes peut éventuellement être comparée à la récente manifestation de la CGT, de FO et des syndicats corpo gauchistes qui a connu une participation dans une fourchette de 131 000 pour le ministère de l’intérieur et de 350 000 pour la CGT. Soit beaucoup plus que les gilets jaunes ce samedi 23 mars. Ceci étant on ne peut évaluer l’impact du mouvement gilets jaune uniquement à travers la participation des manifestants. Il faut en effet tenir compte du soutien de l’opinion publique qui certes  a baissé mais tourne encore autour de 45 %. Le problème pour le pouvoir, c’est que tout ce qu’il peut dire ou faire tout au long de la semaine à propos de la crise sociale se trouve en quelque sorte gommer le samedi par la médiatisation des gilets jaunes. C’est cet impact médiatique que craint particulièrement le pouvoir car cela témoigne de l’enlisement social. Cela d’autant plus que le grand débat national n’a encore débouché sur rien et qu’il faudra attendre autour du 15 avril pour commencer seulement avoir quelques effets ou constater quelques annonces. Une date encore lointaine et de toute façon les Français eux-mêmes ne s’attendent pas à des miracles. Ils sont entre 60 et 70 pour cent à penser que le débat national ne permettra pas de résoudre la crise sociale. D’une certaine manière, la France s’installe dans une sorte de crise larvée plus ou moins permanente avec un président qui ne bénéficie que d’un soutien très minoritaire autour de 30 %. Une crise sociale bien sûr mais de plus en plus tout autant politique.

Gilets jaunes et Maintien de l’ordre : pourquoi pas la bombe atomique !

Gilets jaunes et Maintien de l’ordre : pourquoi pas la bombe atomique !

 

 

 

Nombre de responsables et d’experts de la sécurité s’interrogent  sérieusement sur la pertinence du recours à l’armée pour assurer l’ordre public lors des manifestations de gilets jaunes. Le pouvoir objecte que l’armée est déjà sollicitée dans ‘opération sentinelle. Et pourquoi pas la bombe atomique ?  Pas vraiment un argument convaincant car Sentinelle  être le travail de la police et les 10 000 militaires utilisés serait plus utile sur le terrain des opérations extérieures où les effectifs manquent souvent. La plupart des experts en sécurité considèrent en effet que ce gouvernement  fait preuve d’un grand amateurisme pour s’opposer aux violences et arrêter les responsables. Si l’on en croit le ministère de l’intérieur les casseurs en cause ne représentent pas plus de 2000 personnes au maximum, ils sont même identifiés avant même les manifestations en tout cas quantitativement. Comment comprendre que l’ensemble des forces de police et de gendarmerie ne parvienne pas à réduire à néant les velléités destructrices de ces individus. De quoi s’inquiéter pour la sécurité du pays voire pour la sûreté. Le problème central c’est que ce pouvoir ne s’est pas entouré des compétences nécessaires car le maintien de l’ordre est une affaire de spécialistes et non d’amateurs comme ceux qui entourent aussi bien Macron que Castaner. Pour preuve cette conception très évolutive de la politique du maintien de l’ordre selon les semaines avec parfois une recherche dangereuse du contact systématique avec les manifestants et de l’autre un laxisme qui laisse les plus radicaux détruire biens publics et commerces. Comment un pays comme la France peut-il se montrer incapable de stopper 1500 à 2000 extrémistes ? Le recours à l’armée pose donc interrogations. D’abord quant au symbole qu’il représente car cela caractérise un niveau de gravité sociale et politique. Ensuite quant à l’efficacité. En effet d’après tous les spécialistes, le maintien de l’ordre est un métier pour lequel la gendarmerie et la police sont formés. Ce n’est pas le cas de l’armée qui elle est formée pour se défendre et tuer l’ennemi s’il le faut. Cet appel à l’armée  revêt sans doute aussi un caractère politique pour mordre sur la forte demande d’ordre qui se réfugie dans les partis politiques radicaux.

Maintien de l’ordre «Gilets jaunes»: l’armée, pourquoi pas la bombe atomique !

Maintien de l’ordre «Gilets jaunes»: l’armée, pourquoi pas la bombe atomique !

 

 

 

Les responsables des principaux partis politiques se sont étripés sur BFM  notamment sur la perspective de solliciter l’armée pour maintenir l’ordre lors des manifestations de gilets jaunes. Pas vraiment étonnant car cette orientation suscite pour le moins des interrogations. Elle révèle d’abord l’ampleur de la crise : une double crise, celle des gilets jaunes et plus largement du mécontentement social mais aussi une crise de gouvernance. La plupart des experts en sécurité considèrent en effet que ce gouvernement  fait preuve d’un grand amateurisme pour s’opposer aux violences et arrêter les responsables. Si l’on en croit le ministère de l’intérieur les casseurs en cause ne représentent pas plus de 2000 personnes au maximum, ils sont même identifiés avant même les manifestations en tout cas quantitativement. Comment comprendre que l’ensemble des forces de police et de gendarmerie ne parvienne pas à réduire à néant les velléités destructrices de ces individus. De quoi s’inquiéter pour la sécurité du pays voire pour la sûreté. Le problème central c’est que ce pouvoir ne s’est pas entouré des compétences nécessaires car le maintien de l’ordre est une affaire de spécialistes et non d’amateurs comme ceux qui entourent aussi bien Macron que Castaner. Pour preuve cette conception très évolutive de la politique du maintien de l’ordre selon les semaines avec parfois une recherche dangereuse du contact systématique avec les manifestants et de l’autre un laxisme qui laisse les plus radicaux détruire biens publics et commerces. Comment un pays comme la France peut-il se montrer incapable de stopper 1500 à 2000 extrémistes ? Le recours à l’armée pose donc interrogations. D’abord quant au symbole qu’il représente car cela caractérise un niveau de gravité sociale et politique. Ensuite quant à l’efficacité. En effet d’après tous les spécialistes, le maintien de l’ordre est un métier pour lequel la gendarmerie et la police sont formés. Ce n’est pas le cas de l’armée qui elle est formée pour se défendre et tuer l’ennemi s’il le faut. Cet appel à l’armée  revêt sans doute aussi un caractère politique pour mordre sur la forte demande d’ordre qui se réfugie dans les partis politiques radicaux.

 

«Gilets jaunes»: Bayrou pour un «changement de gouvernance»… et de gouvernement

«Gilets jaunes»: Bayrou pour un  «changement de gouvernance»… et de gouvernement

 

D’une certaine manière, c’est une double critique qu’adresse François Bayrou à Emmanuel Macron en mettant en cause la nature de la gouvernance mais aussi sans doute certaines personnalités du gouvernement. La critique est très sévère puisque François Bayrou considère en effet qu’Emmanuel macro qui avait suscité beaucoup d’espoir n’a provoqué en fait aucun changement dans la culture du pouvoir. Certes il dédouane Emmanuel Macron en considérant que cette crise couvait depuis des décennies et qu’on ne saurait en imputer la responsabilité au président de la république. Cependant en même temps, il constate que cette culture centralisée, technicienne et gestionnaire est responsable de la crise. Autant dire qu’il s’adresse là aussi directement à Macron autant qu’au Premier ministre ou à son ministre des finances. Bayrou pointe le manque de vision et souhaite la «redéfinition du projet national de la France et des Français».

. François Bayrou vise particulièrement Édouard Philippe même s’il n’est pas explicitement cité, indirectement il s’adresse aussi à Macron et à son entourage. Pour atténuer ces critiques, François Bayrou donne acte du virage social de Macron en décembre mais met en demeure le gouvernement de donner des suites concrètes au grand débat dont il approuve particulièrement le principe mais dont il doit craindre l’effet boomerang faute de décision à la hauteur des enjeux.

 

Violences « Gilets jaunes »: une réponse ambigüe

Violences « Gilets jaunes »: une réponse ambigüe

La réponse du gouvernement après les violences qui se sont produites notamment Champs-Élysées apparaît à la fois molle et ambiguë. Ambiguë d’abord, parce qu’elle désigne Le préfet de Paris Michel Delpuech comme principal responsable des dysfonctionnements. Cela pour le remplacer par le préfet d’Aquitaine qui il faut bien le constater n’a pas mieux réussi à endiguer les débordements à Bordeaux. La seconde ambiguïté tient à l’interdiction des manifestations sur certaines artères en cas de présence de casseurs. Le risque est de déplacer géographiquement les violences sans pour autant pouvoir les empêcher. Enfin on va augmenter l’amende pour participation à des manifestations interdites Dès samedi prochain, les manifestations dans les quartiers les plus touchés par les violences, comme les Champs-Elysées à Paris, la place Pey-Berland à Bordeaux et la place du Capitole à Toulouse, seront donc interdites si des éléments radicaux sont présents. Les forces de l’ordre “procéderont à la dispersion immédiate de tous les attroupements”, a dit Edouard Philippe. Le montant de la contravention encourue pour participation à une manifestation interdite, 38 euros actuellement, sera quant à lui “nettement augmenté”. Concernant la doctrine de maintien de l’ordre, qui avait déjà été modifiée après les violences du 1er décembre sur les Champs-Elysées, elle n’a “pas été correctement exécutée”, a reconnu Edouard Philippe, et sera donc renforcée. “Pour obtenir l’efficacité sur le terrain que nous n’avons pas obtenue samedi”, le maintien de l’ordre va être “réorganisé en accordant une plus grande autonomie aux forces sur le terrain qui seront à Paris “placées sous un commandement unifié et dotées d’une large capacité d’initiative”, a-t-il précisé.

Les détachements d’action rapide vont être transformés en unités anticasseurs “dotées d’une capacité de dispersion et d’interpellation” susceptible d’intervenir rapidement. Les annonces du Premier ministre, notamment le limogeage du préfet de Paris, ont été accueillies avec scepticisme par l’opposition de droite. Pour Damien Abad, vice-président des Républicains, “celui dont la responsabilité doit être engagée, c’est le ministre de l’Intérieur, ce n’est pas le préfet de police de Paris, qui est fusible idéal, un lampiste”.

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