Archive pour le Tag 'Passage'

Réforme des retraites : Berger (CFDT), Mobilisé contre le passage en force

Réforme des retraites : Berger (CFDT),  mobilisé contre le passage en force

 

Le secrétaire de la CFDT a averti le gouvernement, il n’acceptera pas le passage en force d’une réforme des retraites. Rarement on a trouvé la CFDT aussi décidée face aux intentions du gouvernement. Sur France Inter, Laurent Berger a clairement dit qu’il était prêt à l’affrontement et à la mobilisation. Un langage assez surprenant a priori pour une organisation qui fait toujours valoir le dialogue et le compromis sur la rupture et l’agitation politico- syndicale.

L’affrontement est nourri par aussi la question de la réforme nouvelle de l’assurance chômage mais peut-être encore davantage par le peu de considération de Macron vis-à-vis des partenaires sociaux. En effet Macron a beaucoup promis en matière de méthode participative mais en réalité il a souvent décidé seul et sans tenir compte des vis-à-vis des corps intermédiaires voire des institutions.Exemple, la multiplication des conventions dites citoyennes,  sortes  de manipulations pour contourner les institutions.

La CFDT a depuis 2017 multiplié  les appels à la concertation dans le cadre des institutions démocratiques. Elle n’a guère été récompensée par Macron qui une fois élue a « marché  sur le ventre des partenaires sociaux »estime Laurent Berger. Il est vrai que Macron emploie la même méthode de mépris des corps intermédiaires qu’il s’agisse des partenaires sociaux, des institutions de participation ou même du Parlement. Une vision et une pratique plus monarchiques que républicaines

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a demandé « de la loyauté à tous les étages ». « S’il y a déloyauté en passant par le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), la CFDT arrêtera les discussions dans le cadre du Conseil national de la refondation (CNR) », a averti le syndicaliste.

« Le président a été élu par les citoyens qui ont voté contre la candidate d’extrême droite. Et il leur marcherait sur la gueule ? », s’est indigné Laurent Berger.

En cas de passage en force ou « quelle que soit la décision du couple de l’exécutif (…) d’intégrer une réforme des retraites dans le PLFSS avec un report de l’âge légal de la retraite, nous serons en opposition frontale », a martelé le syndicaliste.

De son côté François Bayrou qui préside le conseil national de rénovation appelle l’exécutif à prendre « le temps de la pédagogie »« La question des retraites, ce n’est pas seulement une question pour le gouvernement, mais pour toute la société française. Ce n’est pas une question pour l’immédiat, mais pour les décennies qui viennent. C’est donc le moment de rassembler plutôt que d’opposer », poursuit-il comme un avertissement.

Et François Bayrou de renvoyer aux engagements du président-candidat Emmanuel Macron:  « [Il] a proposé dès sa campagne présidentielle une nouvelle méthode, celle de la concertation, de la construction de solutions en commun. C’est d’ailleurs pour cela qu’il a voulu et créé le Conseil national de la refondation. Or le passage en force, c’est le contraire de l’esprit du CNR qui réclame d’examiner les problèmes ensemble ».

« Avec cette méthode, avec un travail préalable en commun, j’ai la conviction qu’elle peut être adoptée dès l’été 2023 », estime-t-il.

Avant d’asséner: « Le président a dit dans sa campagne que les Français n’en pouvaient plus des réformes qui tombaient toutes faites du sommet. Je défends ce message. Et quel effet cela aurait-il dans une Assemblée sans majorité ? »

En cas de 49-3 sur une loi aussi cruciale, certains alertent en effet sur un possible retour des « Gilets jaunes » ou, du moins, d’une poussée de colère populaire. « Le choix d’imposer des décisions sans prendre le temps de convaincre, de rechercher ensemble des voies de sortie renforcerait ce risque. C’est une réforme qui ne peut pas se faire au détour d’un amendement », affirme le centriste.

Ce dernier défend en même temps une réforme « nécessaire et vitale ».

« Il serait irresponsable de ne pas la réaliser. Une partie importante des grandes sensibilités du pays en est persuadée », enchaîne-t-il.

Sur le fond du texte, François Bayrou considère que l’objectif vise à  « l’équilibre du système des retraites pour qu’il ne pèse pas sur le budget de la nation ». « Ce n’est pas une réforme budgétaire. C’est une réforme de société », dit-il encore. Et de conclure: « La condition du succès, c’est que les Français trouvent la réforme juste ». 

Assurance-chômage et retraite : passage en force ?

Assurance-chômage et retraite : passage en force ?

 

Le gouvernement s’apprêterait à passer en force à la fois sur la réforme de l’assurance chômage mais aussi sur les retraites considérant que la situation économique est encore favorable. L’objectif est de faire travailler plus les Français.

Le seul problème c’est que les partenaires sociaux syndicats de salariés mais aussi syndicats patronaux ne sont pas très chauds et même pour  certains opposés engagés des discussions sur des sujets qui risquent de mettre le feu aux poudres un moment justement où la croissance, elle, sera alors proche de zéro mais l’inflation au zénith

En matière d’assurance-chômage, il s’agit de moduler la durée des indemnités – pas forcément le montant – en fonction de la conjoncture économique. Plus la situation économique est mauvaise, et moins le régime d’indemnisation sera généreux. Et inversement. L’objectif étant d’inciter les demandeurs d’emploi à reprendre un travail au plus vite. Surtout quand il y a des pénuries de main-d’œuvre.

Concernant la retraite, il s’agit là aussi de pousser les actifs à rester plus longtemps en poste. Emmanuel Macron, pendant la campagne, avait évoqué un report de l’âge légal de départ de 62 à 64 ans voire 65. Si depuis, il a assuré que « l’âge n’était pas un totem », il souhaite au moins accélérer le calendrier de la réforme Touraine de 2014, pour allonger la durée de cotisations et maintenir dans le marché du travail plus longtemps les Français.

Sur l’assurance chômage, Olivier Dussopt le ministre du Travail a déjà prévenu : il s’en tiendra à une concertation avec les partenaires sociaux. Exit la négociation.

Quant au calendrier, il n’est pas défini, mais dans les grandes lignes, les discussions devraient débuter très rapidement pour se tenir jusqu’à la fin de l’année. Le gouvernement prendrait en compte la période des élections professionnelles – chère aux syndicats – entre novembre et décembre 2022, pour ne rien présenter.

Mais selon nos informations, dès le début de l’année, un projet de loi pourrait être soumis au Parlement. Sans majorité absolue, l’exécutif espère obtenir les voix des Républicains pour faire voter un texte qui fera de la « valeur travail » sa priorité.

Pour la réforme des retraites, le gouvernement a l’été prochain en ligne de mire. Le ministre de l’Economie Bruno Le Maire le répète : « La réforme des retraites doit entrer en vigueur - de façon progressive – dès l’été 2023 ». L’idée est de concerter avec les parties prenantes en début d’année, jusqu’au printemps pour vote d’un texte avant l’été.

 

Italie : passage de l’extrême droite à la gauche en douceur !

Italie : passage de l’extrême droite à la gauche en douceur ! 

 

S’il existe une grande flexibilité politique c’est bien en Italie le jeu des alliances est souvent multiple, fréquent et tout aussi aléatoire. En général l’Italie cependant ne s’en tire pas trop mal au plan du dynamisme économique. Toutefois dans la période, les dangers se multiplient aussi bien sur la croissance aujourd’hui dans le rouge que sur l’endettement. Il faut dire que le récent gouvernement d’ultra droite a multiplié les gestes incohérents et les dépenses. Salvini, le représentant de la ligue, mouvement d’ultra droite, s’est pris pour le chef du gouvernement en multipliant les coups spectaculaires. Cela  lui aura été fatal quand il s’est retiré du gouvernement. Son objectif était de profiter de sa fragile popularité afin de provoquer des élections, d’obtenir une majorité pour gouverner  seul sans le mouvement cinq étoiles son ancien allié. Du coup, le mouvement cinq étoiles a réagi rapidement en trouvant une alliance avec des forces plutôt à gauche. Et l’Italie on passe en douceur sans élection de l’ultra droite à la gauche.

Ennemis jurés d’hier, le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocrate ont annoncé, mercredi, un accord de gouvernement. Giuseppe Conte, qui a dirigé la coalition entre la Ligue et le M5S, reste président du Conseil.

C’est dans la douleur, à l’issue de tractations ultratendues jusqu’au bout sur l’équilibre du pouvoir, que l’Italie s’apprête à changer de gouvernement par la formation d’une nouvelle alliance entre le Parti démocrate (PD) et le Mouvement 5 étoiles (M5S). Après avoir reçu tous les partis politiques, le président de la République, Sergio Mattarella, intronisera jeudi matin le premier ministre sortant, Giuseppe Conte, nouveau premier ministre. Et l’a chargé, comme le veut la Constitution, de former son équipe d’ici à la semaine prochaine et de définir la politique générale du gouvernement: une «garantie» pour le M5S, a précisé Luigi Di Maio, en critiquant son ex-allié Matteo Salvini pour avoir début août «coupé le courant» de la coalition qu’ils formaient depuis 14 mois et laissé «60 millions d’Italiens sans gouvernement».

Le secrétaire du parti démocrate, Nicola Zingaretti, a annoncé un changement total de politique et a promis «le début d’une nouvelle saison sociale et civique grâce à une politique économique redistributive et verte». Puis, se plaçant sur le thème des valeurs, il a ajouté: «Cela vaut la peine de tenter l’expérience… Nous avons l’intention de mettre fin au temps de la haine, de la rancœur et de la peur.» Voilà «une coalition qui converge sur les idées les plus vieilles de la gauche qui a échoué, une gauche paupériste, étatiste et assistancielle», a tout de suite dénoncé Silvio Berlusconi.

1er mai, passage de témoin: des gilets jaunes…… aux gilets rouges

 

Pendant longtemps les gilets jaunes se sont beaucoup méfiés des organisations classiques notamment des syndicats. Il faut dire qu’au départ à peu près tous les syndicats ont regardé avec beaucoup de circonspection  l’émergence de ce mouvement. Force est de constater que la participation aux manifs des gilets jaunes ne cesse de se rétrécir comme peau de chagrin et que les gilets jaunes sont désormais satisfaits de voir venir des troupes syndicales. Ainsi lors de la 24e manif de samedi dernier, la participation des syndicats radicaux a permis de masquer un peu la désertion des troupes. Des gilets jaunes qui chaque semaine ne mobilisent  plus en France que 20 à 40 000 personnes, peut-être 50 000 soient très nettement en dessous des chiffres de participation à une manifestation syndicale nationale. L’essoufflement du mouvement s’explique pour plusieurs raisons ; la plus importante sans doute ; cest l’incapacité des leaders à structurer le mouvement et à le gérer de manière responsable. Les leaders autoproclamés aujourd’hui se conduisent comme les militants gauchistes classiques :: en radicalisant d’autant plus le mouvement que la participation diminue ; ce qui conduit inévitablement à l’épuisement total des troupes. Il faut ajouter aussi que les leaders sont porteurs d’idéologies très différentes et parfois très sulfureuses. Du coup, il n’est pas impossible que progressivement les gilets rouges des syndicats radicaux prennent le relais des gilets jaunes. Il y a des raisons à cela. Les syndicats radicaux n’ont pas apprécié que depuis des mois la rue soit occupée par un mouvement spontané qui d’une certaine manière à marginalisé l’action syndicale. Ces syndicats ont des motifs pour se remobiliser. En effet les réponses sociales de Macron lors de sa conférence de presse ne sont pas à la hauteur de leurs attentes qu’il s’agisse du pouvoir d’achat, du chômage, des retraites ou de la justice fiscale. On peut penser que sous la houlette de la CGT, les gilets rouges pratiqueront un peu moins la fuite en avant qui consiste à épuiser les troupes ;  qui d’une certaine manière contribue à rejoindre l’objectif du gouvernement qui joue la montre pour obtenir à la fois le discrédit des gilets jaunes et leur disparition. Reste que les syndicats radicaux comme la CGT, Force ouvrière, FSU ou encore Solidaire n’ont plus la capacité de mobilisation d’antan, ne serait-ce qu’en raison du fait que les syndicats réformistes sont maintenant majoritaires en France. Ces syndicats radicaux pourraient cependant prendre le relais des gilets jaunes même si eux aussi sont bien incapables de bloquer le pays. Mais ils sont suffisamment nombreux pour régulièrement pourrir le climat social et entretenir la crise politique dans laquelle Macron est englué.

Institutions : passage en force

Institutions : passage en force  

 

 

En dépit des divergences entre les opposants à la reforme des institutions, le gouvernemenet choisit de passer en force. Le projet viendra aujourd’hui au conseil des ministres. On sait que parmi les opposants figure le sénat qui refuse nombre de dispositions nouvelles. Pourtant,  il faudra l’accord du congrès, (les 3/5 èmes, assemblée et sénat réuni) pour adopter ce texte. L’hypothèse du referendum semble en effet écartée en raison notamment de ses risques politiques. Il est clair que si les Français approuvent en majorité les nouvelles dispositions pour autant ils pourraient profiter du référendum pour exprimer certains mécontentements.  Fort d’un avis favorable du Conseil d’Etat, aux dires d’une source proche de l’exécutif, le texte mis sur la table ce mercredi rassemble les points nécessitant une modification de la Constitution de la Ve République. Sont concernées la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature, la disparition du statut de membre de droit du Conseil constitutionnel pour les anciens chefs de l’Etat, une réforme du Conseil économique, social et environnemental (CESE), la mention de la spécificité de la Corse et celle de l’impératif de la lutte contre le changement climatique à l’article 34. Des modifications relatives au fonctionnement de l’Assemblée sont incluses dans ce texte : limitation du droit d’amendement des parlementaires, raccourcissement des navettes au profit de l’Assemblée et maîtrise accrue de l’ordre du jour par l’exécutif. Des dispositions vivement critiquées par le président du Sénat, Gérard Larcher, qui craint un affaiblissement des prérogatives du Parlement. L’idée est de ne pas gaspiller le temps parlementaire, souligne une source proche de l’exécutif, qui rappelle qu’entre 2012 et 2017, seuls 15% des 115.000 amendements examinés ont été adoptés au final. “Il ne s’agit pas forcément de passer moins de temps sur chacun des textes mais de consacrer davantage de temps à des amendements recevables, pour une meilleure qualité d’examen de chacun des textes”, ajoute-t-elle. L’avis de la chambre haute, dominée par la droite, est essentiel sur ces sujets, toute réforme constitutionnelle devant être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées, puis obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Parlement réuni en Congrès à Versailles – ou validé par référendum.

Les textes ordinaire et organique sont quant à eux adoptés par la voie parlementaire classique. Comme prévu par l’exécutif, le projet de loi organique validera une baisse de 30% du nombre de parlementaires. Soit, selon un dernier décompte, un nouvel effectif de 404 députés, contre 577 aujourd’hui, et de 244 sénateurs au lieu de 348. Ce sont ainsi 277 sièges sur 925 qui seront supprimés. Cette refonte entraînera un redécoupage des circonscriptions sur des bases essentiellement démographiques, avec la garantie de conserver au moins un député et un sénateur par département, comme le réclamait la chambre haute, assemblée des territoires. Pour cette nouvelle architecture, le gouvernement devrait procéder par ordonnance. Conformément à l’annonce du Premier ministre Edouard Philippe le 4 avril dernier, le premier article de la loi ordinaire prévoit l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives à partir de 2022. L’élection des députés des Français de l’étranger (dont le nombre passera de onze à huit) se fera à la proportionnelle intégrale, ce qui porte au final la dose à 17%, contre 15% annoncés – loin des 25% souhaités par le président du MoDem, François Bayrou, alors que la droite républicaine réclamait pour sa part “zéro pour cent” de proportionnelle. Malgré l’opposition d’une partie de la droite, le projet de loi organique devrait acter la fin du cumul des mandats dans le temps – pas plus de trois mandats identiques pour les élus, sauf pour les maires des communes de moins de 9.000 habitants. L’interdiction ne concerne que les mandats identiques, permettant à des élus de briguer, par exemple, un siège de sénateur après avoir été député.

Passage à niveau : pour le stop obligatoire

Passage à niveau : pour le stop obligatoire

Après le nouveau drame terrible résultant de l’accident au franchissement d’un passage à niveau, la question se pose à nouveau des conditions de sécurité. Comme l’a indiqué l’ancien ministre Dominique Bussereau,  différents plans se sont succédé pour supprimer ces passages à niveau et leur substituaient soit des ponts soit des passages souterrains. Nombre de passages niveau sont aussi purement et simplement supprimés. Reste que le coût d’amélioration de la sécurité dans ce domaine est particulièrement important et que la suppression totale des passages à niveau ne pourra pas être réalisée avant des dizaines d’années. En attendant, on pourrait peut-être réfléchir à un moyen très simple de diminuer les facteurs d’insécurité à savoir l’apposition d’un panneau stop à proximité des rails. Les véhicules seraient contraints de s’arrêter pour vérifier l’état de la signalisation, il conviendrait aussi de renforcer la signalisation routière en amont. Il faut espérer que les enquêtes en cours permettront de mettre en œuvre rapidement les recommandations visant à renforcer la sécurité. Trois enquêtes ont été diligentées : l‘une dirigée par les services de la police judiciaire confiée au procureur de Marseille, une deuxième, administrative, du Bureau d‘enquête sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) et enfin une enquête interne déclenchée par la SNCF. Selon des chiffres officiels, la France compte environ 15.000 passages à niveau. Les accidents survenus à des passages à niveau ont fait 31 morts en 2016 et 33 cette année, avant le drame de Millas.




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