Archive pour le Tag 'folie'

Société-Aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

Société-Aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie.

 

Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre.

 

Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin.

Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois.

 

Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient.

 

Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

Etats-Unis: La folie des armes

 Etats-Unis: La folie des armes 

Après un long silence, une loi fédérale et une décision de la Cour suprême reviennent, aux Etats-Unis, sur le sujet du port d’armes à feu. Elles constituent un double test pour le système étatsunien, estime la juriste Anne Deysine, dans une tribune au « Monde ».

 

Avec 4 % de la population mondiale, les Américains possèdent 50 % des armes à feu en circulation dans le monde et l’on compte 50 fois plus d’accidents causés par les armes à feu aux Etats-Unis qu’en Allemagne et 250 fois plus qu’au Japon. 45 222 personnes ont trouvé la mort par arme à feu en 2020, soit 123 chaque jour et, parmi elles, 54 % se sont suicidées. Il y a eu, en 2022, plus de 200 fusillades de masse (impliquant quatre personnes ou plus, selon la définition du groupe Gun Violence Archive) qui ne représentent pourtant que moins des 5 % des morts violentes.

En conséquence, même si ce sont ces attaques qui choquent, surtout lorsque de jeunes enfants trouvent la mort, ou lorsqu’elles sont perpétrées par des suprémacistes blancs, interdire les armes d’assaut avant 21 ans ou en totalité ne saurait être la seule solution. Pourtant, quand la majorité des dernières tueries ont été perpétrées par des jeunes âgés de 18 à 22 ans (qui ont acheté ces armes de guerre du type AR-15 ou AK-47 parfois le jour même du massacre), le bon sens pèse pour un âge minimal de 21 ans, comme pour acheter de l’alcool ou un revolver.

 

Alors que la cause principale de ces nombreux décès est l’accès généralisé et facilité aux divers types d’armes à feu, aucune loi n’a pu être adoptée depuis la loi Brady en 1994, et la moindre réforme de bon sens est bloquée au Congrès. Pourtant, les raisons ont évolué : ce fut longtemps la pression multifacette (notation des élus, publicités négatives, lobbying) de la National Rifle Association (NRA). Aujourd’hui, le port d’armes est au centre d’une guerre culturelle sans merci entre républicains et démocrates, les premiers accusant les seconds de vouloir la mort du deuxième amendement et instrumentalisant la peur de leurs électeurs en martelant que les démocrates veulent leur confisquer leurs armes.

Généralement, après une tuerie, les élus partisans du port d’armes se contentent d’attendre que le choc et la colère s’atténuent et quand, par hasard, ils proposent des mesures, il n’est pas question d’interdire les armes de guerre, même pas pour les jeunes de moins de 21 ans. Même améliorer le système de contrôle des antécédents pose problème et les mesures acceptables sont toujours à la marge : bunkériser les écoles (quid des supermarchés et des hôpitaux, qui sont aussi visés ?), armer les enseignants (ce que beaucoup refusent) et cibler la santé mentale, qui est l’un des éléments à prendre en compte. Mais ces mêmes élus républicains votent systématiquement contre les budgets alloués à la santé ; et les Etats où la violence par armes à feu est la plus élevée, comme le Texas, refusent d’adhérer à la disposition de la loi santé d’Obama, l’Affordable Care Act, qui permettrait à leurs électeurs de bénéficier du Medicaid et de la prise en charge de soins psychiatriques.

Gratuité des transports : Utopie ou folie ?

Gratuité des transports : Utopie ou folie ?

OPINION. La gratuité est devenue l’un des sujets majeurs des débats portant sur les politiques publiques de mobilité à l’échelle locale. Elle se trouve aujourd’hui au cœur de controverses très vives. Par Arnaud Passalacqua, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC).

 

Un papier intéressant mais un peu limité dans la problématique présentée. D’abord, il convient de préciser le champ géographique visé à moins de convenir que le transport peut être gratuit dans l’espace mondial. Seconde observation, la mobilité ne saurait prendre en compte uniquement la question du transport de personnes ; elle doit concerner aussi le transport de fret, également  important pour la société. Dernière question et non des moindres. Jamais le transport ne sera gratuit. Le transport aura toujours un cout,  un cout il faudra faire supporter à des agents économiques (contribuables, usagers, entreprises etc.). 

 

La gratuité des transports fait beaucoup parler d’elle. Récemment, elle est apparue à plusieurs reprises dans les débats de la campagne présidentielle : par exemple appliquée aux transports urbains comme une réponse à la tension sur les carburants provoquée par la guerre en Ukraine, pour Yannick Jadot, ou appliquée au TGV comme une mesure de pouvoir d’achat pour les jeunes, pour Marine Le Pen. Quand bien même la tarification des transports urbains ne relève pas de l’échelle gouvernementale tandis que celle du TGV n’en relève que de façon indirecte par l’intermédiaire de la SNCF.

La présence médiatique de la gratuité des transports est toutefois demeurée plus faible que lors des dernières élections municipales, qui ont vu de très nombreuses listes proposer une telle mesure, comme l’a analysé l’ingénieure du Cerema Sophie Hasiak.

Depuis le milieu des années 2010, la gratuité est devenue l’un des thèmes majeurs des débats portant sur les politiques publiques de mobilité à l’échelle locale, c’est-à-dire celle assurées par des autorités organisatrices. Toutefois, comme pour le tramway au cours des années 1990, la gratuité se trouve aujourd’hui au cœur de controverses très vives.

Une mesure polarisante

On peut s’interroger sur les ressorts du caractère clivant d’une mesure qui pourtant ne paraît pas être en elle-même susceptible de changer la vie urbaine du tout au tout. Le caractère radical de l’opposition paraît lié au fait que les transports publics sont un secteur où les investissements sont massifs, qu’ils soient symboliques, supposés porter l’image de la ville ou l’urbanité des lieux, comme dans le cas du tramway ou du Grand Paris Express, ou financiers, comme à Lyon, où 492 millions d’euros doivent être investis en 2022, ce que la gratuité viendrait dégrader.

L’opposition peut aussi se fonder sur l’idée que cette mesure, qui a nécessairement un coût, ne serait pas la plus appropriée pour décarboner les mobilités, ce qui est affiché comme l’objectif central des politiques publiques. Du côté des pro-gratuité, ce sont souvent les revendications venues des groupes les plus radicaux de la gauche qui sont les plus visibles du fait que la gratuité renvoie à un droit à la mobilité, voire un droit à la ville, quand bien même cette mesure est instaurée par des majorités de gauche comme de droite.

Cette polarisation nuit à une compréhension satisfaisante de ce qu’est la gratuité des transports, en particulier du fait qu’elle conduit à poser la question en des termes généraux, souvent abstraits des éléments de contexte qui peuvent donner à cette mesure des sens bien différents, en fonction de la fréquentation du réseau, de son taux de couverture des dépenses de fonctionnement, de la conception de l’offre de transport…

Pour discuter d’un phénomène, il convient d’abord de le documenter. C’est l’objectif que s’est fixé l’Observatoire des villes du transport gratuit, né en 2019 avec l’appui de la Communauté urbaine de Dunkerque et de l’Agence d’urbanisme et de développement de la région Flandre-Dunkerque (Agur), puisque cette ville est l’une des principales agglomérations françaises à avoir décrété la gratuité sur son réseau. Il s’agit ainsi d’ouvrir le regard sur la gratuité, au-delà de ce qui est souvent l’entrée principale des débats : le report modal.

Le report modal comme seule clé de lecture ?

Alors que le champ médiatique présente généralement le sujet sous l’angle de la question financière, le report modal est le thème principal des débats dans les publics experts, pour qui la question du financement relève plus de choix politiques que d’une véritable difficulté.

Le report modal, qui pourrait désigner tout changement d’un mode de transport pour un autre, est ici compris comme celui devant voir les personnes se reporter depuis l’automobile vers les transports collectifs.

La question est de savoir qui sont celles et ceux qui constituent la hausse de fréquentation généralement constatée après une mesure de gratuité. S’agit-il d’automobilistes ? De cyclistes ? De piétons ? Ou de nouveaux déplacements qui n’étaient jusque-là pas réalisés ? Par exemple, le report modal est l’entrée principale des articles publiés par The Conversation, signés des économistes Frédéric Héran et Quentin David.

Cette question n’est évidemment pas illégitime. Mais elle pose bien des difficultés. D’une part, elle est difficile à objectiver, puisque la gratuité n’arrive jamais seule dans un contexte urbain qui serait immuable, du fait d’effets démographiques, d’ouvertures de zones commerciales ou de nouvelles aires d’urbanisation.

Les enquêtes ne sont d’ailleurs pas toujours disponibles pour mener des comparaisons. D’autre part, l’objectif du report modal, pour intéressant est rarement atteint par les politiques publiques de transport, y compris les plus coûteuses, comme celles qui ont porté l’essor du tramway. La vision qu’il suppose est assez réductrice, dans la mesure où il reste cantonné à l’offre de mobilité, alors que l’on sait que les leviers sont aussi du côté de la demande, alimentée par la forme urbaine dépendante d’une automobile encore assez peu contrainte.

L’enjeu du report modal croise aussi l’enjeu financier. Si les transports publics sont une activité qui n’est jamais rémunératrice, les rendre gratuits correspond-il à un usage pertinent des deniers publics ? Ces crédits devraient-ils être utilisés autrement ? C’est justement ce dont une évaluation élargie doit permettre de juger en complétant l’entrée par le seul report modal.

Une nécessaire pluralité des questionnements

Premièrement, au vu de l’hétérogénéité des situations, il est primordial d’évaluer les résultats attendus en fonction des objectifs fixés en amont. Or, différents buts peuvent être poursuivis par la mise en place de la gratuité : intégration sociale, report modal, décongestion du centre-ville, attractivité pour certains publics, distinction du territoire métropolitain vis-à-vis de ses périphéries, amélioration du taux de remplissage de son réseau, attractivité vis-à-vis des entreprises…

La gratuité étant un choix politique, c’est ainsi qu’il faut la comprendre, peut-être y compris dans ce qu’elle peut porter de stratégie personnelle des élues et élus, comme dans le cas de Patrice Vergriete à Dunkerque, qui a construit son premier mandat sur cet enjeu, ou, historiquement, de Michel Crépeau à La Rochelle, à l’heure des premiers vélos en libre-service en 1976, dont le succès lui a permis de s’afficher comme figure de l’écologie politique émergente.

Deuxièmement, il convient d’observer l’ensemble des effets de la gratuité : temps court et temps long, effets financiers et effets sociaux, effets sur les pratiques comme sur les images sociales, effets sur le réseau comme sur l’urbanisme et l’équilibre territorial en général… Ce que l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a entrepris, en finançant des études s’intéressant au groupe social des jeunes ou aux effets de la gratuité sur les pratiques professionnelles au sein de l’exploitant d’un réseau.

Dans une approche économique, il est possible de porter un regard différent, comme celui des économistes Sonia Guelton et Philippe Poinsot, qui se penchent par exemple sur les finances locales des villes à gratuité, finalement peu mises à l’épreuve par une telle mesure. Dans un contexte où les recettes ne couvrent bien souvent que de 10 à 15 % des coûts d’exploitation, les situations financières des villes à gratuité et des villes à réseau payant peuvent d’ailleurs être assez similaires. Il en va différemment pour les villes bien plus performantes sur ce critère, comme les agglomérations parisienne et lyonnaise, qui font toutefois plus figure d’exceptions que de normes en la matière.

Troisièmement, il faut aussi accepter que la gratuité, comme beaucoup d’autres mesures, ne puisse s’évaluer de façon complètement isolée et indépendamment d’autres éléments de contexte. En d’autres termes, une forme de modestie s’impose, du fait que la gratuité n’arrive pas seule dans un contexte qui resterait figé avant et après sa mise en œuvre et où les données collectées en amont existeraient et permettraient de mener des comparaisons simples avec celles collectées en aval. Une telle situation ne peut exister car la gratuité ne prend son sens que parmi d’autres mesures touchant aux mobilités. Ce qui ne signifie pas que rien ne peut en être dit mais que la première entrée doit être celle du contexte local, loin des jugements généraux portant sur la pertinence a priori ou non de la mesure.

Refonder le débat

Ce constat invite donc à construire collectivement un cadre de débat où la gratuité des transports puisse être discutée sereinement, en se départant des réactions épidermiques ou des spontanéités militantes qu’elle suscite habituellement. Une approche laïque de la gratuité, pour reprendre Jean-Pierre Orfeuil.

Certains supports ont d’ores et déjà engagé un tel mouvement, comme la revue Transports urbains ou le Forum Vies Mobiles. Tout récemment, une nouvelle marche a été franchie par la première publication de l’Observatoire des villes du transport gratuit, qui aborde les grandes idées reçues touchant à la gratuité pour les déconstruire à partir des éléments scientifiques disponibles. Qu’elles plaident en faveur de la gratuité ou contre elle, ces idées reçues sont essentielles à éclairer, tant elles perturbent un débat qui a tant de difficultés à se poser.

Une autre façon de le faire est aussi d’élargir le regard à l’international, comme le propose le projet LiFT. Si des conditions nationales peuvent expliquer des situations de gratuité, comme l’existence particulière du versement mobilité en France, regarder ailleurs permet de se défaire de nombre de préjugés sur la gratuité.

Le sens qu’elle prend au Luxembourg, à Tallinn ou à Kansas City n’est pas identique, du fait des objectifs, des contextes sociaux et urbains ou du statut de ce que sont les transports publics, pensés comme solutions écologiques visant le report modal ou comme solution sociale pour les plus pauvres. Plus généralement, le sens de la gratuité des transports n’est peut-être pas le même que celle d’autres services urbains ou services publics locaux, souvent gratuits mais rarement qualifiés comme tels.

C’est donc aussi aux mots qu’il convient de réfléchir. Gratuité agit comme une catégorisation qui masque bien des différences entre les villes ayant aboli tout ou partie de la tarification de leur réseau, de même qu’elle masque des continuités avec les villes où la tarification existe, en particulier sur le plan financier. Plus globalement, ce débat invite à revoir le sens d’expressions centrales dans les études de transport, comme l’idée de report modal ou les catégorisations habituelles entre automobilistes, piétons ou cyclistes, ce que nous sommes bien souvent toutes et tous au fil de nos activités.

Finalement, c’est même peut-être la notion de transport qui mérite d’être revisitée. Ce débat sur la gratuité ne nous invite-t-il pas à penser que le transport n’est pas juste là pour nous transporter mais se trouve être un vecteur portant bien d’autres choses : nos idéaux, nos envies, notre désir de vitesse ? La base étroite sur laquelle la gratuité se trouve souvent jugée n’est-elle pas celle qui vit dans l’illusion que le transport sert à transporter, alors qu’il porte une forte diversité de charges, du désenclavement territorial à l’idée d’innovation technologique en passant par les ambitions politiques, qu’on le veuille ou non ? Dès lors, si le transport porte autre chose, la gratuité ne peut-elle pas apporter autre chose ?

_______

Par Arnaud Passalacqua, Professeur en aménagement de l’espace et urbanisme, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC).

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Twitter: Stopper la folie antidémocratique de Musk

Twitter: Stopper la folie antidémocratique de Musk

 

Un collectif emmené par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, où l’on trouve Mario Stasi, Gérald Bronner, Patrick Pelloux, Anne Sinclair, Serge Tisseron, ou Lucile Jomat, met en garde le milliardaire Elon Musk, dans une tribune au « Monde », contre toute tentative d’imposer sur Twitter une liberté d’expression absolue, contraire au droit français qui considère la haine comme un délit.

 

 

Le lundi 25 avril, nous avons appris que le conseil d’administration du réseau social Twitter avait donné son accord de principe au rachat de la plate-forme par Elon Musk pour la somme de 44 milliards de dollars (environ 41,9 milliards d’euros). Depuis plusieurs jours, nous lisons dans la presse et sur le profil Twitter de l’entrepreneur, que sa volonté serait de réformer le réseau social, tout en y promouvant une conception « absolutiste » de la liberté d’expression, sans entrave aucune.

Bien que l’homme d’affaires ait précisé dans un tweet du 27 avril 2022 que « par liberté d’expression, j’entends simplement ce qui est conforme à la loi », il ne précise pas pour autant s’il désigne spécifiquement la Constitution américaine ou les lois de chacun des Etats dans lesquels Twitter opère.

Nous sommes fondamentalement attachés au respect de la liberté d’expression, socle de la démocratie. Si cette liberté, telle qu’elle est établie dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, insérée dans la Constitution française et issue de l’esprit des Lumières, permet aux citoyens d’exprimer librement leurs opinions, c’est à la seule condition qu’elle puisse s’exercer dans le respect des droits et de la dignité d’autrui. A ce titre, dans le droit français, le racisme, l’antisémitisme, mais aussi la haine anti-LGBT et le sexisme ainsi que tout ce qui est attentatoire à la dignité humaine ne relèvent pas de l’opinion, du débat, mais du délit.

Aspirants terroristes et conspirationnistes

Or nous constatons depuis plusieurs années la recrudescence et l’exacerbation de ce type de discours, ainsi que la multiplication des raids numériques visant à harceler des personnes en raison de leur couleur de peau, de leur religion, de leur genre ou de leur orientation sexuelle. Aspirants terroristes, conspirationnistes, trolls et désinformateurs prolifèrent sur des espaces qui sont devenus de véritables armes de guerre aux mains de ceux qui, aujourd’hui, par des opérations d’influence ou des offensives militaires, s’attaquent à nos démocraties.

Le socle législatif français, et spécifiquement nos lois contre le racisme du 1er juillet 1972 et du 13 juillet 1990, s’appliquent à toutes personnes sur le territoire français, y compris aux usagers de Twitter. De même, les Etats membres de l’Union européenne, tout autant attachés à la liberté d’expression et au respect des individus, se sont unis pour disposer d’un arsenal législatif plus global.

A cet égard, le règlement sur les services numériques, le règlement sur les services numériques (Digital Services Act ou DSA), présenté par la Commission européenne le 15 décembre 2020, adopté récemment au sein des institutions européennes, a pour but de responsabiliser les réseaux sociaux sur le marché unique. Il aura vocation à s’appliquer à tous les réseaux sociaux, y compris Twitter, indépendamment de la volonté affichée d’Elon Musk de supprimer toute modération des propos tenus sur cette plateforme.

La folie de la thésaurisation de l’huile

 

Comme beaucoup de produits alimentaires ou industriels, l’huile subit une inflation certaine. Mais le problème majeur est devenu la folie de la thésaurisation qui encourage certains à emmagasiner de l’huile notamment de colza,  ce qui désorganise complètement l’offre et  la demande et fait s’envoler  les prix.

 

 

Depuis le milieu de l’hiver, le prix de l’huile de tournesol a progressé de 25 à 30%, selon le journaliste Olivier Dauvers, spécialiste de la grande distribution.  »On commence à voir beaucoup de rayons vides ou peu remplis, livre-t-il à franceinfo. Dans un cas sur deux, il y a soit un problème de rupture, soit un rationnement qui a été mis en œuvre. » 

Les restaurateurs et les industriels de l’agroalimentaire sont particulièrement touchés. Une friterie des Ardennes a fait les comptes : « Le bidon de 25 litres de 33 euros est passé à 110 euros… » Un fabricant de chips de l’Oise dit aussi avoir vu le prix de la cuve de 1 000 litres bondir.  »Début 2021, elle était à 1 100 euros, nous sommes aujourd’hui à 3 600 euros », selon So Chips. Par effet de report, l’huile de colza est de plus en plus prisée, au point de commencer à manquer à son tour. Des restaurateurs ont aussi choisi de se tourner vers la graisse de bœuf, bien moins onéreuse. D’autres ont déjà augmenté les prix à la carte.

Le vrai problème est cependant moins celui la production globale que celui du comportement irrationnel de consommateurs affolés qui perturbent le marché par des achats irresponsables

 

Russie : la société divisée par la folie de Poutine

Russie : la société divisée par la folie de Poutine

 

La politiste Marie Mendras, spécialiste de la Russie contemporaine, décrit, dans une tribune au « Monde », un pouvoir politique russe à la dérive, avec la montée d’importantes dissensions au sommet du pouvoir, un numéro un isolé, un clan divisé et une classe moyenne en état de sidération.

 

Tribune.

 

Six semaines de guerre, de terreur. Les bombardements, la destruction et le meurtre de civils continuent. Les Ukrainiens résistent et mènent des contre-offensives contre l’agresseur russe, qui renonce à conquérir Kiev mais redouble de férocité au sud et à l’est. Les pays occidentaux imposent des sanctions drastiques à la Russie, fournissent armes et aide à l’Ukraine et accueillent les réfugiés par millions. Encore trop peu, très tard.

La position des autorités ukrainiennes, de l’armée et de la population est une et inébranlable : repousser l’armée russe, porter secours aux assiégés et aux personnes déplacées, tenter une négociation pour obtenir un cessez-le-feu, rassembler les preuves des crimes de guerre. Aucune dissension, aucune rumeur défaitiste, tous sont soudés derrière le président Zelensky et la défense nationale.

Le contraste avec la position russe est renversant. C’est une cacophonie de menaces, mensonges, ordres et contre-ordres, et lourds silences. Les Russes vivent dans ces cris et stupeurs, pétrifiés par la violence de la propagande. Les élites politiques et économiques sont atterrées. Les commandants militaires sont dépassés par les pertes considérables dans leurs rangs, y compris des généraux et officiers. Les différents corps de combattants, mal coordonnés entre eux, ne savent pas quelle est leur mission, manquent de ravitaillement et de munitions. Se joignent à eux des troupes spéciales biélorusses, des mercenaires Wagner, des hommes de main du tyran tchétchène. Les exactions se multiplient.

Comment expliquer que Vladimir Poutine, avec ses services de renseignement, ses militaires, ses infiltrés en Ukraine, ait commis une telle erreur stratégique ? Cette guerre d’invasion était inconcevable parce qu’elle n’avait pas de but défini et s’avérait très risquée pour l’armée russe. Et pourtant elle a été lancée, prouvant ainsi que les aléas et les risques n’ont pas été pris en compte dans les calculs. Peut-être même n’y avait-il ni calcul ni plan précis. Peut-être les chefs de l’armée et du renseignement n’ont-ils pu faire entendre leurs réserves. Ont-ils même été tenus au courant du projet délirant d’anéantissement de l’Ukraine que Poutine avait mûri ? N’ont-ils pas averti le chef de l’Etat de la riposte certaine des Occidentaux, avec de nouvelles sanctions contre Moscou et un soutien militaire et financier à Kiev ?

Le témoignage livré par les rares personnalités qui ont pu parler au président russe, comme Alexeï Koudrine, ancien ministre des finances, est simple et terrifiant : Vladimir Poutine n’écoutait pas, refusait d’entendre et répondait invariablement : « La Russie n’a pas d’autre choix. » Jusqu’au bout, Poutine n’admettra pas qu’il a eu tort, quitte à tout perdre.

Poutine : une folie évidente

Poutine : une folie évidente

 

 

 

Peut-être pour ne pas offusquer inutilement le chef du Kremlin, nombre d’experts se refusent  à considérer Poutine comme dément. Pourtant tout dans son attitude démontre la folie du dictateur ; d’abord évidemment dans sa conception de la démocratie qui interdit toute liberté et condamne soit à la prison soit au cimetière. La seconde raison tout aussi fondamentale est l’échec de sa stratégie de reconquérir les territoires perdus de l’union soviétique. Si Poutine avait voulu se faire davantage d’ennemis dans les anciennes républiques socialistes, il ne s’y aurait pas pris différemment.

Poutine vient de démontrer son vrai visage et l’horreur de la terreur qu’il impose à l’Ukraine. Les anciens pays de l’Est qui se sont libérés de l’Union soviétique ne lui pardonneront jamais et inévitablement se rapprocheront de l’occident. Autre preuve de la folie de l’intéressé, son appropriation évidemment excessive des richesses du pays partagées  avec les oligarques. Une fortune qu’on évolue autour d’une vingtaine de milliards. Pourquoi autant,  certes nombre de dictateurs sont partis avec une jolie fortune avant d’être poussé dehors  mais pourquoi une telle somme qui n’a aucun sens sinon qu’à renforcer le constat du dérèglement mental de l’intéressé.

Enfin il y a cette peur bleue de la situation sanitaire de la Covid  qu’on peut constater lorsqu’il éloigne ses interlocuteurs d’une quinzaine de mètres de lui. Une mise en scène ridicule peut-être pour affirmer sa posture distancielle mais tout autant sa grande trouille d’être contaminé. On ne peut pas écarter l’hypothèse que Poutine déjà malade tire ses dernières cartouches pour tenter de laisser un nom dans l’histoire. Le problème c’est qu’en même temps non seulement il aura détruit ses voisins mais aussi son propre pays qui mettra des années avant de s’en remettre. À moins évidemment d’accepter de devenir rapidement une sous province de la Chine.

La folie de Poutine : reconstituer la Russie impériale

La folie de Poutine : reconstituer la Russie impériale

L’invasion de l’Ukraine lancée par Vladimir Poutine s’inscrit dans la longue histoire d’un empire qui s’est effondré et reconstitué deux fois en un siècle, détaille l’historienne Sabine Dullin dans un entretien au « Monde ».

 

Entretien. Pour Vladimir Poutine, comme auparavant pour les dirigeants soviétiques et les tsars, le principal danger vient de l’Ouest et de son influence. Professeure des universités et chercheuse au Centre d’histoire de Sciences Po, l’historienne Sabine Dullin, autrice notamment de La Frontière épaisse. Aux origines des politiques soviétiques (EHESS, 2014) et de L’Ironie du destinUne histoire des Russes et de leur empire (Payot, 2021), décrypte la stratégie du président russe.

Aux yeux de Vladimir Poutine, jusqu’où les frontières de la Russie s’étendent-elles ?

La vision des frontières de la Russie a sans doute évolué chez M. Poutine. Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est l’impératif d’une frontière « épaisse », c’est-à-dire avec une zone tampon la plus large possible pour se préserver des influences occidentales.

Officier de rang intermédiaire du KGB, en poste à Dresde, en ex-Allemagne de l’Est, Vladimir Poutine a été formé pour aimer et servir le grand pays soviétique, un Etat-continent qui s’impose avant 1989 comme une sorte d’évidence sur les cartes, de Minsk à Vladivostok, de l’Arctique à la mer Noire, et qui possède un immense glacis de satellites.

 

M. Poutine s’identifie à ce destin de grande puissance, et le délabrement territorial de l’URSS lui fait honte. Depuis qu’il est président, il a endossé la stature d’un rassembleur des terres russes, russophones et orthodoxes. Le 12 juillet 2021, il a développé, dans un article, sa conception de l’histoire, où le rôle moteur est celui de la nation « grand-russe », autour de laquelle gravitent presque naturellement les Biélorusses et les Ukrainiens, qu’il préfère souvent appeler « Petits-Russes ».

L’homme fort du Kremlin porte-t-il un projet « grand-russe », à la manière de celui d’une « grande Serbie » par Slobodan Milosevic ?

L’esprit de reconquête et l’argumentaire historique sur le berceau de la nation rapprochent en effet les deux dictateurs. M. Poutine annexe rétroactivement la Rous de Kiev (IXe-XIIIe siècles) à l’Etat russe. De même, M. Milosevic voulait le Kosovo, rappelant la bataille sacrée dite « du champ des Merles », en 1389. Ces opérations permettent de nier la souveraineté contemporaine des nations voisines.

Mais, à la différence du nationalisme serbe, le nationalisme russe n’est pas ethnique, et il ne s’est jamais vraiment départi de son enveloppe impériale. C’est ce qui rend d’ailleurs les limites de la nation russe si difficiles à cartographier. L’Empire russe a englobé de multiples nationalités et religions. Les musulmans étaient, au début du XXe siècle, plus nombreux dans l’Empire russe que dans l’Empire ottoman. L’acculturation a augmenté le nombre de russophones parmi les populations non russes, mais sans créer d’ethnicité russe. M. Poutine se fait ainsi le porte-voix, à l’échelle de l’Eurasie, des communautés russophones. C’est un nationalisme de grande puissance, qui méprise le « nationalisme de caverne » des Ukrainiens.

La folie de Poutine : reconstituer la Russie impériale

La folie de Poutine : reconstituer la Russie impériale

L’invasion de l’Ukraine lancée par Vladimir Poutine s’inscrit dans la longue histoire d’un empire qui s’est effondré et reconstitué deux fois en un siècle, détaille l’historienne Sabine Dullin dans un entretien au « Monde ».

 

Entretien. Pour Vladimir Poutine, comme auparavant pour les dirigeants soviétiques et les tsars, le principal danger vient de l’Ouest et de son influence. Professeure des universités et chercheuse au Centre d’histoire de Sciences Po, l’historienne Sabine Dullin, autrice notamment de La Frontière épaisse. Aux origines des politiques soviétiques (EHESS, 2014) et de L’Ironie du destinUne histoire des Russes et de leur empire (Payot, 2021), décrypte la stratégie du président russe.

Aux yeux de Vladimir Poutine, jusqu’où les frontières de la Russie s’étendent-elles ?

La vision des frontières de la Russie a sans doute évolué chez M. Poutine. Ce qui n’a pas changé, en revanche, c’est l’impératif d’une frontière « épaisse », c’est-à-dire avec une zone tampon la plus large possible pour se préserver des influences occidentales.

Officier de rang intermédiaire du KGB, en poste à Dresde, en ex-Allemagne de l’Est, Vladimir Poutine a été formé pour aimer et servir le grand pays soviétique, un Etat-continent qui s’impose avant 1989 comme une sorte d’évidence sur les cartes, de Minsk à Vladivostok, de l’Arctique à la mer Noire, et qui possède un immense glacis de satellites.

 

M. Poutine s’identifie à ce destin de grande puissance, et le délabrement territorial de l’URSS lui fait honte. Depuis qu’il est président, il a endossé la stature d’un rassembleur des terres russes, russophones et orthodoxes. Le 12 juillet 2021, il a développé, dans un article, sa conception de l’histoire, où le rôle moteur est celui de la nation « grand-russe », autour de laquelle gravitent presque naturellement les Biélorusses et les Ukrainiens, qu’il préfère souvent appeler « Petits-Russes ».

L’homme fort du Kremlin porte-t-il un projet « grand-russe », à la manière de celui d’une « grande Serbie » par Slobodan Milosevic ?

L’esprit de reconquête et l’argumentaire historique sur le berceau de la nation rapprochent en effet les deux dictateurs. M. Poutine annexe rétroactivement la Rous de Kiev (IXe-XIIIe siècles) à l’Etat russe. De même, M. Milosevic voulait le Kosovo, rappelant la bataille sacrée dite « du champ des Merles », en 1389. Ces opérations permettent de nier la souveraineté contemporaine des nations voisines.

Mais, à la différence du nationalisme serbe, le nationalisme russe n’est pas ethnique, et il ne s’est jamais vraiment départi de son enveloppe impériale. C’est ce qui rend d’ailleurs les limites de la nation russe si difficiles à cartographier. L’Empire russe a englobé de multiples nationalités et religions. Les musulmans étaient, au début du XXe siècle, plus nombreux dans l’Empire russe que dans l’Empire ottoman. L’acculturation a augmenté le nombre de russophones parmi les populations non russes, mais sans créer d’ethnicité russe. M. Poutine se fait ainsi le porte-voix, à l’échelle de l’Eurasie, des communautés russophones. C’est un nationalisme de grande puissance, qui méprise le « nationalisme de caverne » des Ukrainiens.

Guerre en Ukraine : Jusqu’où ira la folie de Poutine ?

Guerre en Ukraine :  Jusqu’où ira la folie de  Poutine ? 

Un papier de la « Tribune » s’interroge sur les folies de Poutine prêt à tout pour maintenir son pouvoir et qui pourrait y compris étendre le champ de la guerre dans d’autres pays d’Europe.Sans parler de sa dernière menace relative à l’utilisation de l’arme nucléaire.

« A ce stade, nul ne sait où s’arrêtera Vladimir Poutine. Après l’Ukraine, voudra-t-il étendre l’influence russe dans d’autres territoires de l’ancienne URSS comme la Roumanie ou les Etats baltes ? Alors que l’autocrate russe n’hésite pas à brandir l’arme nucléaire pour montrer ses muscles face à l’Occident, l’OTAN prend ce risque suffisamment au sérieux en prévoyant d’y envoyer des troupes. «

 L’opération de Poutine est préparée de longue date si l’on se réfère notamment aux attaques précédentes notamment contre la Géorgie et en Crimée.

« . Tout laisse entendre que l’ « opération spéciale » déclenchée par Vladimir Poutine était prévue de longue date. Pas seulement par la mobilisation massive de 180 divisions aux frontières de l’Ukraine. Mais aussi par son calendrier. Poutine, qui a pris soin de s’assurer de la neutralité de Xi JinPing, le président chinois, en se rendant à l’ouverture des JO d’hiver à Pékin, a su attendre la fin de ceux-ci pour déclencher son offensive. Il a aussi habilement assoiffé l’Europe, en particulier l’Allemagne, en rationnant ses livraisons de gaz, ce qui a accéléré la flambée des prix de l’énergie et accentué le rapport de forces en sa faveur. »

Le papier de la Tribune explique que les sanctions prises contre la Russie sont un peu à double tranchant  et Poutine compte sur cette contradiction :

 « Certes, les sanctions contre Poutine feront mal au pouvoir d’achat des Russes via l’impact sur l’inflation et la désorganisation du commerce, mais ceux-ci en ont pris l’habitude depuis 2014 et se sont largement autonomisés. En outre, Poutine a sans doute préparé l’adaptation de la Russie aux sanctions, en négociant une possible alliance commerciale avec la Chine, la moins vocale pour dénoncer son attaque. Pour l’heure, quoi qu’il en soit, les livraisons de gaz de la Russie ne sont pas concernées par les sanctions. »

Les occidentaux s’accommoderaient bien d’une situation qui neutraliserait  l’Ukraine et mettrait fin au conflit, reste que Poutine risque de ne pas s’en tenir à son intervention en Ukraine

« Poutine, s’il parvient à ses fins sans provoquer un bain de sang dans les populations civiles, ce qui n’est pas encore certain vu la forte résistance héroïque de l’Ukraine, ne s’arrêtera pas là. Son objectif affiché désormais clairement est bien plus vaste : revenir à la situation qui prévalait avant 1997. Le monde est donc entré dans une déstabilisation durable avec une Europe »

Des conséquences économique partout

L’économie n’en sortira pas indemne. Les  marchés financiers en donnent  la mesure, même s’il est pour l’heure impossible de chiffrer cet impact. Pour les entreprises comme pour les consommateurs, une période durable de trouble s’annonce. Emmanuel Macron ne l’a pas caché : cette crise aura des conséquences, directes et indirectes, « sur nos vies, nos économies et notre sécurité ». Vendredi soir, l’OTAN a indiqué qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre tous les membres de l’alliance

Poutine : la folie meurtrière d’un dictateur condamné

Poutine : la folie  meurtrière  d’un dictateur condamné

 

Il n’est nul besoin d’être un grand psychologue pour vérifier la folie de Poutine. Ce pur produit KGB ne connaît que la violence et le meurtre et son visage reflète les maladies mentales de l’intéressé. En même temps, il fait la preuve d’une intelligence limitée car cette guerre en Ukraine sonnera un jour ou l’autre la fin d’un régime totalitaire au seul service de Poutine. La puissance de Poutine en Russie est aujourd’hui incontestable. Il règne en maître et même en Tsar car aucune contestation n’est tolérée, la démocratie est complètement étouffée, les opposant neutralisés, mis en prison voire empoisonnés. Le problème du dictateur, c’est qu’il est de plus en plus enfermé dans sa paranoïa sachant pertinemment que sa légitimité est de plus en plus contestée. En matière de politique intérieure , Poutine n’est plus soutenu en effet que par environ 25 % de l’opinion publique.

Il faut dire que le contexte économique et social s’est fortement dégradé sous la direction de son gouvernement. Régulièrement, la Russie a reculé dans les classements économiques ne figurant plus qu’au 50e rang en matière de richesse par habitant. Bref presque un pays sous-développé. Poutine ne peut s’appuyer sur aucune philosophie idéologique un peu consistante. Il n’a pas l’appui de l’équivalent de l’ancien parti communiste.

Bref ,il est seul d’autant plus qu’il s’est régné la terreur parmi son entourage. Ce régime de dictateur est appelé à disparaître un jour ou l’autre, dans un an, dans 10 ans, plus tard ? Mais il finira avec Poutine peut-être même dans la violence quand les Russes auront compris que le pire  obstacle au développement et à la paix est Poutine lui-même. Un scénario possible car évidemment la Russie est un grand pays ,  produit d’une grande histoire et d’une grande culture. Certes il n’a  n’a jamais vraiment connu la démocratie mais notamment grâce à Internet, il  peut mesurer le décalage énorme entre son niveau de développement et celui de pays voisins qui ont bien davantage réussi.Le problème, c’est que le dictateur , conscient de ses échecs autant que du mépris qu’il suscite et qu’il pourrait réagir comme une bête blessée par des actes inconsidérés qui précipiteraient même le suicide de son pays.

 

Guerre: Jusqu’où ira la folie de Poutine ?

Guerre:  Jusqu’où ira la folie de  Poutine ?

Un papier de la « Tribune » s’interroge sur les folies de Poutine prêt à tout pour maintenir son pouvoir et qui pourrait y compris étendre le champ de la guerre dans d’autres pays d’Europe.Sans parler de sa dernière menace relative à l’utilisation de l’arme nucléaire.

« A ce stade, nul ne sait où s’arrêtera Vladimir Poutine. Après l’Ukraine, voudra-t-il étendre l’influence russe dans d’autres territoires de l’ancienne URSS comme la Roumanie ou les Etats baltes ? Alors que l’autocrate russe n’hésite pas à brandir l’arme nucléaire pour montrer ses muscles face à l’Occident, l’OTAN prend ce risque suffisamment au sérieux en prévoyant d’y envoyer des troupes. «

 L’opération de Poutine est préparée de longue date si l’on se réfère notamment aux attaques précédentes notamment contre la Géorgie et en Crimée.

« . Tout laisse entendre que l’ « opération spéciale » déclenchée par Vladimir Poutine était prévue de longue date. Pas seulement par la mobilisation massive de 180 divisions aux frontières de l’Ukraine. Mais aussi par son calendrier. Poutine, qui a pris soin de s’assurer de la neutralité de Xi JinPing, le président chinois, en se rendant à l’ouverture des JO d’hiver à Pékin, a su attendre la fin de ceux-ci pour déclencher son offensive. Il a aussi habilement assoiffé l’Europe, en particulier l’Allemagne, en rationnant ses livraisons de gaz, ce qui a accéléré la flambée des prix de l’énergie et accentué le rapport de forces en sa faveur. »

Le papier de la tribune explique que les sanctions prises contre la Russie sont un peu à double tranchant compte sur cette contradiction :

 « Certes, les sanctions contre Poutine feront mal au pouvoir d’achat des Russes via l’impact sur l’inflation et la désorganisation du commerce, mais ceux-ci en ont pris l’habitude depuis 2014 et se sont largement autonomisés. En outre, Poutine a sans doute préparé l’adaptation de la Russie aux sanctions, en négociant une possible alliance commerciale avec la Chine, la moins vocale pour dénoncer son attaque. Pour l’heure, quoi qu’il en soit, les livraisons de gaz de la Russie ne sont pas concernées par les sanctions. »

Les occidentaux s’accommoderaient bien d’une situation qui neutraliserait  l’Ukraine et mettrait fin au conflit, reste que Poutine risque de ne pas s’en tenir à son intervention en Ukraine

« Poutine, s’il parvient à ses fins sans provoquer un bain de sang dans les populations civiles, ce qui n’est pas encore certain vu la forte résistance héroïque de l’Ukraine, ne s’arrêtera pas là. Son objectif affiché désormais clairement est bien plus vaste : revenir à la situation qui prévalait avant 1997. Le monde est donc entré dans une déstabilisation durable avec une Europe »

Des conséquences économique partout

L’économie n’en sortira pas indemne. Le jeudi noir sur les marchés financiers, certes plus calmes vendredi, en donne la mesure, même s’il est pour l’heure impossible de chiffrer cet impact. Pour les entreprises comme pour les consommateurs, une période durable de trouble s’annonce. Emmanuel Macron ne l’a pas caché : cette crise aura des conséquences, directes et indirectes, « sur nos vies, nos économies et notre sécurité ». Vendredi soir, l’OTAN a indiqué qu’elle prendra toutes les mesures nécessaires pour défendre tous les membres de l’alliance.

Wokisme: la folie du déboulonnage d’une statue à Rouen

Wokisme: la folie du déboulonnage d’une statue à Rouen

Le  maire gauchiste  PS Nicolas Mayer-Rossignol, propose de ne pas remettre en place la statue de Napoléon à Rouen. Sans doute une priorité ! Surtout quand on connaît les vraies préoccupations relatives au développement économique et l’insécurité dans cette ville.

Sans doute les derniers soubresauts des soldats perdus du parti socialiste qui se sont coupés des couches populaires et se laissent  gagner désormais par les théories fumeuses du wokisme. Avoir «Aujourd’hui, 5% seulement des noms de rues sont féminins, et quasiment aucune rue emblématique, place, lieu très visible ne porte de nom féminin à Rouen (à part la rue Jeanne d’Arc), déplore la mairie. Cette « invisibilisation’ de la moitié de l’humanité n’est pas anodine et fait écho aux inégalités qui demeurent entre les femmes et les hommes».

La Ville a donc lancé une «consultation citoyenne». Au cours des dernières semaines, les Rouennais ont pu participer à quatre conférences ainsi qu’à deux visites culturelles sur l’histoire statuaire rouennaise. «Un micro-trottoir a été réalisé sur la place et en centre-ville auprès des passants», précise la mairie. Alors que nombre d’historiens ont fustigé une «idée désastreuse»une pétition en ligne a réuni plus de 21.000 signatures contre le remplacement de la statue. «Qu’ils ne nous fassent pas la blague de dire qu’il ne s’agit pas de déboulonner Napoléon!, s’exclame Jonas Haddad, président des Républicains de Seine-Maritime. Déplacer sa statue dans une île - c’est l’une des propositions, NDLR - ça signifie invisibiliser l’un des plus grands personnages de l’Histoire de France. C’est aussi faire le jeu des extrêmes, en validant les thèses de ceux qui disent que notre pays est en train de se saborder, qu’il est dans une culture de la repentance».

 

Climat et environnement : Stop à la folie de la Métropolisation !

Climat et environnement : Stop à la folie de la  Métropolisation !

 

 

Drogués à la vitesse de l’avion, du TGV et surtout de la voiture, nos modes de vies émettent toujours trop de CO2. Croyant avoir trouvé la parade et s’inspirant des conclusions de la Convention citoyenne pour le Climat, plusieurs candidats à la présidentielle proposent simplement de réduire les vitesses de circulation, au risque de rejouer la crise des Gilets Jaunes. Par Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann, Sylvie Landriève, membres du Forum Vies Mobiles et auteurs de « Pour en finir avec la vitesse » paru aux éditions de l’Aube.

Contrairement à ce que prétendre les idéologues » anti-artificialisation des sols », la concentration urbaine nourrit des flux de mobilité de plus en plus importants et finalement nuit  à l’environnement notamment climat . Le recentrage urbain constitue une escroquerie environnementale et intellectuelle NDLR

 

Tribune

 

La journée n’étant pas extensible, si on va moins vite, il faut pouvoir pratiquer ses activités quotidiennes en plus grande proximité. Autrement dit, il faut que l’État stoppe sa politique de métropolisation et repense l’aménagement du territoire en tenant compte des aspirations des citoyens et de la nécessaire transition écologique.

Aller toujours plus vite pour aller toujours plus loin

Avec le train, puis la voiture et enfin l’avion, nous avons connu au cours du XXe siècle une augmentation sans précédent de la vitesse de nos déplacements. Et pourtant, le temps que nous consacrons chaque jour en moyenne à nos déplacements est globalement resté stable : environ une heure et demie. Au lieu de nous faire gagner du temps, la vitesse nous amène à aller toujours plus loin. Résultat, nous avons dispersé nos activités, même les plus quotidiennes, sur des territoires de plus en plus vastes : on habite quelque part, on fait ses courses ailleurs et on travaille encore à un autre endroit. Alors qu’on parcourait quatre kilomètres par jour en France il y a deux siècles, on en parcourt soixante aujourd’hui. Quinze fois plus.

De l’ivresse à l’addiction

Contraints de sillonner quotidiennement des espaces toujours plus vastes, nous souffrons des inévitables frictions engendrées par la vitesse (retards, stress, pollution, congestion, accidents).

Cette dépendance à la vitesse est telle qu’il nous semble impossible de nous en passer malgré l’ampleur et la gravité des problèmes environnementaux qu’elle soulève. Le secteur des transports représente effectivement près de 30% des émissions nationales de CO2. À elle seule, la voiture en est responsable de près de la moitié. Et il n’est pas simple de s’en passer, en particulier pour les habitants des territoires peu denses, qui n’ont pas ou peu d’alternatives. Et si l’avion n’est responsable que de 5% des émissions nationales, malgré une certaine banalisation, son utilisation reste fortement polarisée et beaucoup plus fréquente chez les plus aisés soulignant, si besoin en était, la forte stratification sociale de la vitesse des déplacements.

Pourtant, huit Français sur dix aspirent à ralentir leur rythme de vie et tous, à vivre davantage en proximité. Les aspirations des citoyens, la crise climatique – et l’augmentation du coût des carburants que nous connaissons actuellement – nous invitent donc de concert à en finir avec la vitesse.

Pas de ralentissement sans proximité

Si les candidats à la présidentielle veulent réellement relever le défi posé par la crise climatique et la nécessaire réduction des émissions de CO2, sans pour autant venir exacerber les très fortes inégalités des Français face à la mobilité – autrement dit s’ils ne veulent pas rejouer la crise des Gilets jaunes – ils doivent s’emparer de cette question. Mais il ne s’agit pas seulement d’appeler au ralentissement du rythme de vie, de la vitesse sur les routes secondaires et de la fréquence des déplacements motorisés, mais aussi de s’atteler au réaménagement du territoire national. Il faut ainsi stopper la concentration des services dans les centres des métropoles et concevoir de nouveaux territoires de vie, plus décentralisés, répondant aux aspirations des citoyens. Non pas pour gagner du temps, comme pourrait le laisser croire une lecture trop rapide du slogan « la ville du quart d’heure », mais bien pour que tous les Français puissent vivre au quotidien en plus grande proximité, c’est-à-dire sur des territoires plus restreints, et ainsi limiter leurs déplacements motorisés. Et ce, grâce au redéploiement local de l’activité, des services et des équipements du quotidien autour du domicile : emplois, avec entre autres le télétravail et l’économie résidentielle qui lui est associée, alimentation, restauration, sports et loisirs, etc.

Face à la diversité de nos territoires et de nos modes de vie, nul besoin de fixer des normes trop strictes qui seraient rapidement démenties. Si l’on considère qu’une heure de déplacement par jour reste une moyenne à ne pas dépasser, selon que l’on marche, que l’on utilise un vélo, un véhicule électrique ou les transports collectifs, on doit pouvoir accéder à l’essentiel des activités quotidiennes dans un rayon de deux à quinze kilomètres autour de son domicile, mais pas beaucoup plus et cela quel que soit le type de cadre de vie dans lequel on habite : campagne, petite ville, ville moyenne, métropole régionale. Cela passe aussi par la fin de la course à la taille que se livrent les métropoles, Paris en tête (territoire où l’on passe le plus de temps à se déplacer).

Dans ce nouveau système territorial, qu’on se déplace à pied ou en transports collectifs, certaines personnes déploieront effectivement leurs activités dans un rayon de deux kilomètres autour de chez eux quand d’autres continueront à parcourir jusqu’à trente kilomètres par jour. Ces situations pourront d’ailleurs varier au cours de la vie. Mais, les disparités entre ceux qui se déplacent le plus et ceux qui se déplacent le moins seront beaucoup moins importantes qu’aujourd’hui. Pour tout le monde, les déplacements quotidiens seront moins rapides, les distances plus courtes et la dépendance aux modes carbonés, diminuée.

Tom Dubois, Christophe Gay, Vincent Kaufmann et Sylvie Landriève

Retour des œuvres d’art : une folie contre l’universalisme

 

Retour des œuvres d’art : une folie contre l’universalisme 

 

La culture woke, les décoloniaux et autres gauchistes rejoignant les nationalistes, les populistes et les démagogues militent en faveur du retour au pays de création des œuvres d’art.  »Si tout le monde récupère l’art qu’il a créé il n’y aura plus de musées qui auront des œuvres étrangères », explique samedi 27 novembre sur franceinfo Didier Rykner, journaliste, historien de l’art et fondateur de magazine de presse en ligne latribunedelart.com, qui a pour objet l’actualité de l’histoire de l’art et du patrimoine occidental, alors que la Grèce relance sa campagne pour une restitution des frises du Parthénon. C’est « une folie de vouloir que toutes les œuvres reviennent là où elles ont été faites » affirme-t-il.

Pourquoi est-ce qu’il y a une telle pression sur le British Museum où sont ces frises et pas sur d’autres musées ?

Didier Rykner : Je suppose que c’est parce qu’une grande partie des sculptures venant du Parthénon sont conservées au British Museum. Le Louvre en a très peu. Il faut rappeler aussi que près d’un tiers est conservé en Grèce. Cette demande est quelque chose qui revient régulièrement depuis très longtemps et qui pour le moment n’a pas abouti. Ces œuvres ont été emportées légalement à l’époque, donc il n’y a pas d’obligation légale. Si elles reviennent, elles reviendront dans un musée en Grèce, il n’est pas question de les remettre sur le Parthénon.

Comment expliquez ces nouveaux débats autour des œuvres d’art ?

On peut se demander ce que veulent toutes ces personnes qui souhaitent le retour des œuvres. Est-ce qu’on veut que toutes les œuvres françaises reviennent en France ? À ce moment- là on pourrait demander le cloître de Saint-Guilhem-le-Désert qui se trouve à New York. Est-ce qu’on veut que tout revienne en Grèce, en Afrique, etc ? En Afrique on dit que 90% des œuvres africaines sont en dehors du pays ce qui est faux. La Chine réclame beaucoup d’œuvres qui ont été pillées pendant le siège du Palais d’Eté et qui se retrouvent en France.  »Qu’est-ce que c’est que cette folie de vouloir que toutes les œuvres reviennent là où elles ont été faites ? Cela veut dire que finalement l’art n’est pas universel et qu’il doit forcément être dans le pays où il a été créé. C’est absurde. »

« On est rentré dans une spirale totalement folle. Si tout le monde récupère l’art qu’il a créé, il n’y aura plus de musées qui auront des œuvres étrangères. »

 

Certains pays n’ont pas les moyens d’avoir des œuvres comme en ont Le Louvre ou le British Museum. Est-ce que cela peut expliquer ces rappels ?

On parle de frises du Parthénon qui sont en dehors du marché puisqu’elles sont dans un musée. En Afrique, il y a des personnes très riches qui peuvent collectionner. Ce qu’on apprend au fur et à mesure c’est qu’il y a plus d’art africain qu’on ne le pense mais que certains ne veulent pas les mettre dans les musées parce qu’ils pensent que les musées ne sauront pas les conserver. Il y a un côté très nationaliste et cela me fait un peu peur. Ce sont des problématiques qui sont un peu partout et de plus en plus prégnantes depuis qu’Emmanuel Macron a voulu restituer des œuvres au Bénin. Il a ouvert la boîte de Pandore.

« Grande Sécu » la grande folie de Macron ?

« Grande Sécu » la grande folie de Macron ?

Xavier Bertrand, président de la Région Hauts-de-France, candidat à l’investiture LR pour la présidentielle, dénonce dans une tribune du JDD le projet de « Grande Sécu » défendu par le gouvernement.

 

Tribune

 

Nous sommes tous attachés au modèle social français. Ministre de la Santé et du Travail, j’ai toujours voulu préserver et moderniser notre système de protection sociale en conduisant à chaque fois que c’était nécessaire des réformes difficiles : la réforme des retraites ou le service minimum dans les transports sous les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy. Tel est le prix de la préservation de notre modèle pour les générations futures.

Or, aujourd’hui, notre système d’assurance maladie est en danger. Emmanuel Macron et son ministre de la Santé, Olivier Véran, travaillent en sous-main sur un projet qu’ils appellent « Grande Sécu », mais qui n’a de grand que le nom, ou les volumes de dette publique qu’il va laisser derrière lui. Il s’agirait de déplacer le rôle aujourd’hui tenu par les mutuelles et assurances complémentaires santé vers la Sécurité sociale, autrement dit transférer la prise en charge de 30 milliards de dépenses de soins des complémentaires santé à l’Assurance maladie.

 

Ce serait une folie financière, à l’heure où la France est déjà le pays de l’OCDE qui taxe le plus. Le choc sur les finances publiques résultant de cette mesure serait inédit à l’échelle de la Ve République. Au motif de faire des économies sur les frais de gestion des mutuelles, qui sont au même niveau que ceux de la Sécurité sociale, le gouvernement actuel endetterait nos enfants sur plusieurs générations. Décidément, la campagne électorale que mène M. Macron en se servant du chéquier de la France continue…

Ce serait la fin de la médecine libérale. Aujourd’hui les professionnels de santé libéraux ont plusieurs interlocuteurs et financeurs : Sécurité sociale, assureurs santé, patients. Si la Sécurité sociale devait tout payer, les médecins, par exemple, n’auraient face à eux qu’un seul interlocuteur qui pourrait imposer de nouvelles règles de prise en charge ; donc ils deviendraient, in fine, salariés. Rendre fonctionnaires les médecins et tous les professionnels de santé libéraux, ce n’est pas mon projet !

La « Grande Sécu » créerait une médecine à deux vitesses. Avec à la clef, des déremboursements en rafale qui toucheraient comme d’habitude et en priorité les classes moyennes et les catégories populaires de notre pays. Une partie de la population n’acceptant pas ce nouveau système se tournerait, soit en complément soit en substitution, vers un autre système en dehors de la Sécurité sociale. On recréerait alors ce que les pères fondateurs de la Sécurité sociale en 1945 ont combattu : un modèle à l’anglaise ou à l’américaine, dans lequel les plus riches et les plus démunis ont chacun leur système de santé. Pour moi, c’est inacceptable.

Ce serait enfin l’appauvrissement du dialogue social dans les entreprises. Syndicats et patronat savent que la santé est un thème fort de la négociation collective sur les remboursements des soins des salariés et de leurs familles, sur les services mis à leur disposition, sur les actions de prévention. Avec un remboursement unique par un système étatisé, comment s’adapter à la réalité de chaque entreprise ?

Les Français ne veulent pas d’un projet centralisateur à l’excès qui les priverait de leur liberté de choix. Ils sont profondément attachés à leur mutuelle qu’ils ont choisie eux-mêmes. Et quel serait l’avenir de tout le secteur des complémentaires santé, avec ses 100 000 emplois à la clef ?

Cela signifie-t-il qu’il ne faut rien changer ? Bien sûr que non ! Aux efforts financiers de nos concitoyens doivent répondre des efforts de clarté et surtout de modération des prix des mutuelles. Et plutôt que de nationaliser, il faut améliorer concrètement un système qui n’est pas assez centré sur la prévention, lutter contre les déserts médicaux, promouvoir les nouvelles technologies comme la télémédecine, donner aux soignants les moyens dont ils ont besoin, garantir l’accès aux complémentaires pour les plus jeunes et aider les retraités face aux coûts de leur complémentaire santé.

Pour ma part, je fais confiance aux acteurs de la santé. Je ne reprendrai jamais ce projet fou qui avait été porté par Jean-Luc Mélenchon en 2017. Je combattrai avec force un tel projet et, si les Français me font confiance, il ne verra jamais le jour. »

Aménagement des territoires : la folie de la métropolisation

 Aménagement des  territoires : la folie de la métropolisation

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

 

Société-Maison individuelle et aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

Maison individuelle et aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. En outre des les habitants concentrés dans des buildings de plus en plus nombreux, de plus en plus hauts , de plus en plus serrés puisque la ministre du logement vient de condamner le concept de maison individuelle. Ou la résurgence d’un modèle d’urbanisme totalitaire à la mode chinoise.

 

Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

La maison individuelle condamnée par la folie technocratique du gouvernement

La maison individuelle condamnée par  la folie technocratique du gouvernement

La ministre du logement condamne sans appel le concept de maison individuelle considéré comme un non-sens écologique et social. Notons cependant que l’intéressée d’aprèsG régory Monod, président du Pôle Habitat-FFB possède une maison de 150 m² à Saint-Mandé dans le Val-de-Marne !

À n’en pas douter les bobos urbains sont vraiment tombés sur la tête en condamnant maintenant le concept de maisons individuelles qui serait aux yeux des technocrates un non-sens écologique, économique et sociale. Il est clair que la vie super-concentrée dans quelques métropoles offrirait un cadre de vie autrement plus  environnemental !

Cette doctrine de concentration dans une dizaine de métropoles transpire tous les documents de planification. La justification consiste à lutter contre ce qui serait l’artificialisation des sols. Le remède étant  évidemment des buildings toujours plus hauts, toujours plus nombreux, toujours plus serrés dans des agglomérations de plus d’un million d’habitants.

Il est vrai qu’avec cette concentration urbaine, on privilégie ce qu’on appelle la croissance endogène c’est-à-dire la marchandisation de la totalité des activités humaines et leur contrôle en même temps. Bref une société à la mode chinoise servie en plus par des technologies qui surveillent, analysent et orientent tous les comportements.

Et c’est la ministre de couleur socialiste Emmanuel Wargon qui défend ce projet suicidaire pour la civilisation.

En on sait pourtant que 75 % des Français revendiquent ce modèle d’habitation individuelle avec jardin.

Mais ce modèle du pavillon avec jardin n’est « plus soutenable » et mène à « une impasse », estime la ministre du Logement. Il s’agit d’ « un fonctionnement urbain dépendant de plus en plus de la voiture individuelle », d’« un modèle derrière nous » et même d’« un non-sens écologique, économique et social », poursuit-elle.

Ce qui est en cause c’est évidemment un modèle de société est un cet certain art  de vivre y compris en harmonie avec l’environnement. L’autre modèle par l’ancienne socialiste Wargon  rallié à Macron est un modèle totalitaire. Certes tous les Français ne peuvent sans doute pas disposerde ce modèle de maison avec jardin mais c’est une aspiration profonde pour 75% compte tenu notamment de la promiscuité urbaine polluante, bruyante et insécuritaire.

Notons que l’ancienne socialiste Wargon, haute fonctionnaire a surtout eu aussi pour profession de représenter les professionnels de lobbies.

De nombreux journaux soulignent sa condition d’« ex-lobbyiste en chef » en matière environnementale du groupe Danone, qui l’a amenée à défendre l’huile de palme ou les OGM, ce qui interroge sur le pouvoir des lobbies dénoncé par Nicolas Hulot lors de sa démission d’août 20186,10,18. De plus, cette succession de hautes fonctions public-privé-public est à nouveau critiquée comme étant un cas de « rétro-pantouflage », comme celui de sa consœur au ministère de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson auparavant employée chez Veolia ( Wikipédia)

Maison individuelle et aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

Maison individuelle et aménagement du territoire : la folie de la métropolisation

La mode de la métropolisation risque d’aboutir à un aménagement du territoire composé d’un côté d’une dizaine de villes de plus d’un million d’habitants concentrant une majorité d’emplois et de l’autre des zones en voie de régression voire  de désertification. En outre des les habitants concentrés dans des buildings de plus en plus nombreux, de plus en plus hauts , de plus en plus serrés puisque la ministre du logement vient de condamner le concept de maison individuelle. Ou la résurgence d’un modèle d’urbanisme totalitaire à la mode chinoise.

 

Un non-sens non seulement économique et social mais aussi environnementale et sociétal. En effet l’hyper concentration qui génère effectivement une croissance endogène provoque aussi des dégâts humains et environnementaux catastrophiques. Les créations d’emplois se en effet concentrent depuis une dizaine d’années sur les aires urbaines de plus de 500.000 habitants, zones où l’on trouve les métiers les plus dynamiques – notamment les postes de cadres - au détriment des villes petites et moyennes, constate une étude de France Stratégie. Au total, c’est une douzaine de métropoles régionales qui se partagent quasiment la moitié (46%) des emplois, dont 22% pour Paris et 24% en province. Et ce marché de l’emploi à deux vitesses se creuse. La situation est inédite: entre en 1968 et 1999, la croissance de l’emploi profitait à l’ensemble du pays… avant que les territoires ne se différencient de plus en plus, et que la fracture ne se transforme en fossé entre 2006 et 2013. C’est durant cette période que les aires urbaines de plus de 500.000 habitants ont massivement créé des emplois alors que les villes moyennes, les petites villes et les communes isolées ont subi des pertes, observe l’organisme placé auprès du Premier ministre. Ce phénomène a un nom: la «métropolisation». Or cet aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres conduits le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040 certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être.

12345



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol