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E-commerce : non sens écologique (Jean-Michel Arnaud)

E-commerce : non sens écologique (Jean-Michel Arnaud)

 

Dans un point de vue des Echos Jean-Michel Arnaud est président du groupe Domaines Publics (cabinet de conseil) dénonce l’impact négatif du e-commerce sur l’écologie, aussi les effets économiques, fiscaux et oligopolistiques.

 

 

«  À l’origine de changements profonds et durables dans nos modes de vie, le commerce en ligne a donné naissance à de nouveaux géants, Amazon en tête. Mais malgré les nouvelles opportunités économiques offertes, l’e-commerce se révèle malheureusement être aujourd’hui une activité aux externalités négatives nombreuses. Ce n’est en aucun cas une fatalité, mais ce constat provient plutôt du comportement attentiste que les pouvoirs publics ont adopté jusqu’à maintenant à son égard. Ils disposent pourtant d’un puissant levier : la prérogative régalienne de décider de la réglementation et de la fiscalité. Si l’e-commerce est une activité florissante, ses effets sur la société sont pour le moins contrastés. Sur le volet de l’emploi, il mène à des destructions particulièrement visibles dans le domaine du commerce physique traditionnel. Bien sûr, l’innovation est synonyme de destruction créatrice, mais le commerce en ligne est loin de remplacer la totalité des emplois qu’il supprime. On estime qu’un vendeur en ligne mobilise environ quatre fois moins de personnel qu’un vendeur physique. Les emplois créés sont souvent qualifiés, notamment du fait de la robotisation qui s’accroît dans les entrepôts. Les personnes les moins qualifiées se retrouvent donc exclues de ces nouvelles opportunités. Une exclusion qui touche aussi les centres-villes, où le petit commerce disparaît progressivement. On peut également critiquer le consumérisme à outrance exacerbé par certaines plates-formes, qui n’hésitent pas à exploiter la pulsion d’achat de consommateurs passant toujours plus de temps sur leurs écrans. Les performances du secteur de la vente en ligne sont bien évidemment liées aux services rendus au consommateur, inutile de le nier. Mais ce n’est pas tout. La fiscalité pesant sur ces derniers est lourde et foisonnante, principalement basée sur le foncier, une charge à laquelle échappe l’e-commerce, qui opère depuis un nombre limité d’entrepôts. Certains acteurs profitent de l’absence d’harmonisation fiscale au niveau européen pour localiser leurs profits dans des pays à l’imposition très avantageuse – comme Amazon au Luxembourg – et ne paient donc quasiment pas d’impôts dans les autres pays où ils opèrent. Dans une telle situation, on imagine bien les difficultés auxquelles fait face le commerce traditionnel pour tenter de rivaliser. Contrairement, peut-être, à une idée reçue, l’impact environnemental de l’e-commerce est également problématique. Son développement a conduit à la multiplication des trajets – parfois depuis l’autre bout du monde – et des emballages, du fait du caractère plus fragmenté de l’achat en ligne, du besoin accru de protection des marchandises, et d’une incitation plus forte au retour. Lorsque l’on se déplace soi-même, au contraire, on a tendance à regrouper ses achats et l’on est moins enclin à retourner le produit. Si l’on ajoute à cela la consommation d’énergie de l’utilisation d’Internet, souvent sous-estimée, il n’est pas étonnant qu’une récente étude ait conclu que l’impact écologique d’un produit acheté en ligne est équivalent à celui de vingt-cinq produits achetés en magasin. La valeur économique créée par l’e-commerce se concentre entre quelques mains. Certes, le secteur est en pleine croissance, certains spécialistes envisagent, par exemple, son maintien à un rythme de croissance de 10 % par an en France pour les années à venir, mais la concentration à l’œuvre laisse les investisseurs dubitatifs. Ce sont 5 % des acteurs de l’e-commerce qui captent 85 % du chiffre d’affaires dans le pays. La concurrence est féroce et le risque d’éclatement d’une nouvelle bulle financière bien réel, comme le montrent les difficultés rencontrées récemment par le site de vente Sarenza. Il y a fort à craindre que l’e-commerce devienne un marché oligopolistique, du fait des hautes barrières présentes à l’entrée. Pour éviter de faire du commerce en ligne un secteur au service des profits de quelques-uns, il est nécessaire que le régulateur entre en scène. Pas pour remettre en cause son existence et les formidables innovations qu’il véhicule, mais pour assurer une concurrence saine entre acteurs, favoriser la reconversion professionnelle et protéger certains intérêts sociaux et environnementaux légitimes. Il serait, par exemple, bienvenu de supprimer la fiscalité foncière pour les entreprises et de taxer plutôt la valeur ajoutée, applicable à toute vente réalisée auprès d’un résident. L’État pourrait aussi par diverses mesures, incitations fiscales, investissements ou formations, aider les commerçants traditionnels à s’adapter à l’offre en ligne et contribuer ainsi à maintenir le tissu économique local. Sur le volet environnemental, des solutions existent aussi, comme une taxation carbone sur les livraisons gratuites illimitées ou l’incitation à utiliser des matériaux biosourcés pour les emballages. Il reviendra au législateur de placer subtilement le curseur de la réglementation et de la fiscalité afin de trouver une balance entre réglementation nécessaire et marges de manoeuvre suffisantes pour les entreprises, dans un secteur où, comme dans tant d’autres, la France et l’Europe voient leur retard se creuser. »

Une taxe sur les entrepôts de e-commerce ?

Une taxe sur les entrepôts de e-commerce ?

36,9 millions de consommateurs ont fait des emplettes on line, selon la nouvelle édition de l’Observatoire des usages internet de Médiamétrie, focalisée sur le troisième trimestre 2017, soit 82,8%des internautes. Cela représente 1874000 de cyberacheteurs de plus que l’année dernière. Jamila Yahia-Messaoud, directrice du département consumer insights de Médiamétrie, explique: « Les achats en ligne continuent leur croissance, notamment grâce au développement très fort du mobile comme moyen privilégié de connexion à Internet et de support d’achat en déplacement. » De même, Marc Lolivier, délégué général de la Fevad, ajoute: « Les marques s’adaptent de mieux en mieux aux nouveaux modes de consommation, les plateformes se simplifient, les commerces installent des tablettes interactives dans leurs points de ventes et le wifi gratuit est présent dans de plus en plus de villes. Toutes ces évolutions renforcent, bien entendu, la tendance à la consommation en ligne. » Les achats portent principalement sur l’habillement (48% des achats), le tourisme et les voyages (42%), les produits culturels (38%), le secteur de la beauté et de la santé (31%) ainsi que les produits techniques (31%). L’une des répercussions de cette tendance lourde : le franchissement, lors du troisième trimestre, des 200.000 sites marchands créés multipliant ainsi leur nombre « par dix en dix ans », a précisé la Fevad.  Dans le classement des sites marchands les plus fréquentés, Amazon fait la course en tête avec 15 millions de visiteurs unique par mois, rapporte Médiamétrie. Cdiscount arrive en seconde position (10,8 million) et la Fnac (8 millions) prend la troisième place du podium. eBay, Leroy Merlin complètent le classement. Les entrepôts de ces sociétés vont  bientôt être taxés sur leurs entrepôts ? C’est l’objet d’un amendement au projet de loi de finances 2018, adopté mardi par le Sénat en première lecture (181 voix pour, 122 voix contre). La mesure vise à la fois les locaux de stockages des entreprises de e-commerce, comme Amazon, mais aussi les « drives » des enseignes de la grande distribution, comme E. Leclerc et Carrefour. En effet, ces derniers échappent à la TASCOM – taxe sur les surfaces commerciales. Il s’agirait de « remédier à une distorsion fiscale injustifiée », selon le dépositaire de l’amendement, Albéric de Montgolfier (LR, Eure-et-Loir). L’objectif serait « d’aider à la revitalisation des centres-villes les plus en difficulté ». En effet, le produit de la taxe serait redistribué d’une part, entre les communes d’une part, « les établissements publics de coopération intercommunale ayant bénéficié, au cours des trois années précédentes, d’une aide au titre du fonds d’intervention pour les services, l’artisanat et le commerce. » La taxe s’appliquerait pour les surfaces supérieures à 400 mètres carré. Une fourchette pourrait être appliquée en fonction du chiffre d’affaires annuel : Le commerce en ligne continue de convaincre de plus en plus de Français, porté par l’essor des transactions opérées sur les smartphones et le développement de nouveaux sites marchands. Au cours des six premiers mois de l’année, le chiffre d’affaires du commerce en ligne a totalisé 39,5 milliards d’euros en France - enregistrant une progression de 13%, après une hausse identique au cours de la même période de 2016.

 

Taxer le e-Commerce (Sénat)

Taxer le  e-Commerce (Sénat)

Le Sénat part d’un constat simple le .  e.Commerce représente 57 milliards de Sud affaire hors les rentrées de TVA n’ont pas dépassé 8 milliards. Du coup le Sénat propose une sorte de prélèvement à la source auprès des plates-formes Internet dont le chiffre d’affaires serait déclaré de manière automatique avec toutefois un plancher à 5000 € par an qui ne serait pas taxé. « Puisqu’on parle de révolution numérique, il faut aussi oser la révolution fiscale ! »  La commission des Finances du Sénat ont présenté ce jeudi une série de propositions sur la fiscalité de l’économie numérique dont rend compte le journal la Tribune, fruit d’une année de travail. Leur constat est simple: depuis quelques années, l’économie collaborative et le e-commerce explosent. Mais les acteurs de cette nouvelle économie s’acquittent bien peu de leurs devoirs fiscaux. Avec, à la clé, un manque à gagner très gênant pour l’Etat en ces temps de disette. Et des inégalités de traitement entre les acteurs traditionnels qui paient leurs taxes, et les trublions de l’économie numérique qui n’en font qu’à leur tête. Jamais à court de solutions, la commission des Finances du Sénat a donc accouché de deux grandes solutions. La première vise à taxer les revenus issus de l’économie collaborative, la seconde de mettre fin, ni plus ni moins, à la fraude à la TVA et aux douanes pratiquée par les e-commerçants. Les sénateurs déposeront des amendements en ce sens au moment de l’examen du budget 2016. Alors que 31 millions de personnes ont déjà acheté ou vendu sur une plateforme collaborative en France, le temps est venu de repenser la fiscalité de l’économie collaborative, estime la commission des Finances. En théorie, les revenus réalisés par des particuliers sur Internet sont imposables dans les conditions de droit commun, à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux. Mais, en pratique, ces revenus sont souvent non déclarés et non imposés, car les règles sont floues et les contrôles presque impossibles. Au final, les particuliers, souvent de bonne foi, sont dans l’insécurité juridique, tandis que l’État perd des recettes fiscales et que les entreprises sont victimes d’une concurrence perçue comme déloyale dans certains secteurs. Le dispositif pourrait prendre la forme d’une déclaration automatique des revenus. Les plateformes devraient transmettre, de manière automatique, le montant de chaque transaction réalisée de particulier à particulier au « Central », une plateforme tierce indépendante, reliée au ministère des Finances. Ce « central » calculerait ensuite le revenu agrégé de chaque particulier et le transmettrait une fois par an à l’administration fiscale, en vue d’établir une déclaration pré-remplie envoyée au particulier. Afin de distinguer le « vrai particulier » du professionnel déguisé, c’est-à-dire celui qui tire l’essentiel de ses revenus des plateformes collaboratives, les sénateurs proposent d’établir un seuil unique de revenus, fixé à 5.000 euros par an. En-dessous de ce plancher, le revenu serait non-imposable. Au-dessus, le particulier serait imposé sur le revenu et soumis aux prélèvements sociaux dans les conditions du droit commun.

E-commerce : les trois quarts des internautes achètent en ligne

E-commerce : les trois quarts des internautes achètent en ligne

Internet est de plus en plus utilisé pour acheter mais surtout comme comparateur de prix. D’après  la Fédération du commerce en ligne les ventes sur internet ont généré dans notre pays 57 milliards d’euros l’année passée. Le chiffre d’affaires du e-commerce a bondi de 11% sur cette période. Selon une enquête Médiamétrie, 34 millions de Français ont acheté en ligne en 2014. Cela signifie que nous achetons toujours plus sur le web. Notre panier moyen diminue : il est descendu à 80 euros par achat en moyenne (c’est 4% de moins sur un an). Mais au global, c’est compensé par le fait que les Français achètent plus souvent sur internet (un peu plus de deux fois par mois). La France compte de nouveaux cyberacheteurs (430.000 de plus en un an). Proportionnellement, les hommes sont un peu plus nombreux que les femmes à acheter en ligne. Les messieurs se tournent surtout vers les produits techniques, les voyages, les livres, les films, mais aussi les pièces détachées automobiles. La nouveauté, c’est que les Français achètent globalement plus d’alimentation en ligne depuis l’arrivée du drive. Ils font aussi de plus en plus appel aux sites de co-voiturage ou de location d’appartement entre particuliers. C’est, là encore, une nouvelle façon de consommer.  Surtout, les Français utilisent beaucoup les sites internet pour comparer les prix et les produits, avant d’aller acheter dans les magasins. Les grandes enseignes françaises ont toutes, maintenant, leur site internet.

E-commerce : danger pour les données personnelles

E-commerce : danger pour les données personnelles

Dashlane, une société spécialisée dans la protection des données personnelles en ligne a réalisé une étude sur la façon dont les 100 premiers sites de e-commerce français protègent les comptes de leurs clients. Les résultats sont surprenants : 70% de ces sites le font mal !  Dashlane a défini un certains nombres de critères qu’elle estime être indispensables pour bien protéger les comptes utilisateurs des clients et a regardé si ces sites respectés ces critères. En fonction des résultats, elle a appliqué une note qui pouvait aller potentiellement de 100 à – 100, 100 si c’est parfait, – 100 si ça ne l’est pas. Aucun site n’a 100 mais ça ne veut pas dire qu’aucun site ne fait d’effort. Dans l’étude les sites qui ont entre 0 et 100 sont qualifiés de sérieux même s’ils peuvent bien sûr faire mieux. La meilleure note attribuée est 50/100. En tête du palmarès, on trouve ebay, le bon coin et vente-privée.  En queue de peloton, on trouve entre autres les sites de MacDonalds, Décathlon, Joueclub. Seuls 14% des sites de e-commerce testés exigent de leurs clients un mot de passe fort, c’est à dire difficile à craquer pour une personne mal intentionnée. Ce mot de passe assez long, au moins 8 caractères qui va mélanger des majuscules, des minuscules et des chiffres.  De nombreux sites acceptent comme mot de passe, 123456, AZERTY (les premières lettres du clavier) voire même le chiffre « 1″ ! Autant ne pas mettre de mot de passe.  Sur presque la moitié des sites, lors de la création d’un compte ou quand l’utilisateur qui a perdu son mot de passe en redemande un, ce dernier est expédié au client par mail et en clair. Ce qui peut poser problème si une personne mal intentionnée tombe sur ce mail ou si la boîte mail est piratée.  Quand vous créez un compte utilisateur même si le site ne l’exige pas, créez vous toujours un mot de passe fort (majuscules, minuscules et chiffres) et si le site vous envoie votre mot de passe par mail, une fois que vous l’avez lu, détruisez le mail. Curieux aussi qu’après avoir faiat un achat par mél ou donné son Mel à une société, on soit inondé de Mels commerciaux, si l’e-Commerce se développe, le trafic de fichier tout autant.

 

e-commerce : tassement en France

e-commerce : tassement en France

Le recrutement de nouveaux adeptes des achats en ligne est en berne en France, où la fréquence d’achat ne progresse plus, selon une étude PwC publiée mardi 12 novembre portant sur 15.000 web-acheteurs de 15 pays. L’étude montre que les Français sont désormais des clients internet aguerrismais que leur fréquence d’achat reste limitée par rapport aux autres pays, selon l’étude du cabinet-conseil PwC. En France, seuls 5% des web-acheteurs ont réalisé leur premier achat il y a moins d’un an contre 21% en 2012, souligne l’étude, montrant que le pays « atteint un palier » en termes de croissance du e-commerce. En termes de fréquence d’achat, la France se situe en queue de classement avec 17% des web-acheteurs qui pratiquent au moins une fois par semaine, contre 76% des Chinois, 40% des Britanniques et 36% des Allemands. Et si en 2013, 36% des consommateurs sur internet français achètent en ligne au moins une fois par mois, ils étaient 44% en 2012. Ces web-acheteurs sont intéressés par la livraison gratuite (80%), le retour gratuit (53%) et réclament même (49%) étonnamment de pouvoir… rapporter l’objet en magasin. En France, comme en Europe, les achats en ligne concernent avant tout les livres, la musique, l’électronique et le prêt-à-porter. L’étude met également en évidence la percée des smartphones et tablettes partout dans le monde, même si elle est moins notable en France. 26% des web-acheteurs français passent par une tablette (41% dans le monde) et 25% par un smartphone (43%). En 2012, ils étaient 15% à utiliser une tablette (28% dans le monde) et 17% un smartphone (30%).

 




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