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Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Comme de nombreux instituts Bercy à son tour utilise la méthode Coué pour rassurer sur l’ampleur de la crise économique. On a vu récemment que nombre d’institutions comme l’INSEE ou la Banque de France afficher les gros titres de nouvelles prévisions qui en réalité n’évoluent que dans l’épaisseur du trait. Ce que vient de faire encore Bercy qui révise la chute du PIB  à 10 % au lieu de 11 %. Un écart de 1 % complètement imprévisible et qui ne repose sur aucun élément pertinent si l’on se fie notamment au carnet de commandes de l’industrie manufacturière et au grand attentisme de la consommation des ménages.

 

Le gouvernement, affiche un optimisme de façade sur l’ampleur de la crise, s’attend à une chute de 10% du PIB cette année, contre 11% auparavant, avant un rebond de 8% en 2021, tiré notamment par le plan de relance, a indiqué aujourd’hui le ministère de l’Economie.

Le déficit public devrait, lui, se creuser un peu moins que prévu à 10,2% du PIB cette année (contre 11,4% anticipé jusqu’ici), avant de se réduire à 6,7% l’an prochain sous l’effet du retour de la croissance, a précisé Bercy en amont de la présentation du projet de budget pour 2021.

 

 

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB (Deutsche Bank)

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB   (Deutsche Bank)

 

Deustche Bank anticipe désormais une contraction de l’économie de 8,6% cette année alors qu’elle l’estimait précédemment à 12%.

“Dans la zone euro, les résultats du deuxième trimestre nous indiquent que l’activité pendant le confinement n’a pas plongé aussi sévèrement qu’on le craignait. Ils nous montrent également que le rebond post-confinement a été plus fort que prévu”, a déclaré la banque allemande.

Au niveau mondial, le PIB 2020 devrait avoir chuté de 4,5%, soit 1,5 point de pourcentage de moins par rapport à la précédente estimation.

Deutsche Bank s’attend à une contraction de 5,2% de l’économie américaine sur l’ensemble de l’année, contre -7,1% pour les prévisions précédentes. Elle anticipe un rebond de la première économie mondiale de 3,1% en 2021 et non plus de 2,6%.

Les perspectives de la banque allemande concernant l’inflation sont en revanche moins encourageantes, l’augmentation des prix en zone euro étant contenue par l’appréciation récente de l’euro par rapport au dollar.

Pour Deutsche Bank, l’inflation dans le bloc ne devrait pas revenir à son niveau antérieur à la crise sanitaire avant 2025.

Croissance France : -13,8 %

Croissance France : -13,8 %

Investissement, consommation et exportation plombent  complètement la croissance française au deuxième trimestre. Du coup,  pour l’ensemble de l’année 2020, on aura du mal à faire mieux que -10 % pour le PIB . Au deuxième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) a fortement chuté (-13,8%), après -5,9% au premier trimestre 2020, selon l’Insee. Il est ainsi 19% plus bas qu’au deuxième trimestre 2019. La raison de cette dégringolade ? L’arrêt des activités « non essentielles » pendant le confinement mis en place entre mi-mars et début mai. La levée progressive des restrictions conduit à une reprise graduelle de l’activité économique aux mois de mai puis de juin, après le point bas atteint en avril.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages chutent (-11% après -5,8%) ainsi que la formation brute de capital fixe (FBCF), de manière encore plus prononcée (-17,8% après -10,3%). Les dépenses de consommation des administrations publiques sont également en baisse. Les exportations baissent plus fortement ce trimestre (-25,5% après -6,1%) que les importations (-17,3% après -5,5%). Au total, le commerce extérieur contribue donc négativement à la croissance du PIB.

Coronavirus: Total enregistre 8,1 milliards de dollars de dépréciations

Coronavirus:  Total enregistre 8,1 milliards de dollars de dépréciations

 

8 milliards de pertes  (dépréciations d’actifs) au deuxième trimestre pour Total victime évidemment de la baisse de la demande et de l’écroulement des prix. Une conséquence de la crise sanitaire mais aussi d’évolutions structurelles. Pour l’avenir, la demande de pétrole ne devrait guère augmenter sur le long terme et les prix pourraient se stabiliser autour de 50 $ le baril

Le groupe a précisé dans un communiqué qu’il tablait désormais sur un prix du Brent de 35 dollars par baril en 2020 – contre 60 dollars à l’origine dans ses perspectives 2020 -, puis de 40 dollars en 2021, 50 dollars en 2022 et 60 dollars en 2023, avec des prix du gaz “ajustés en conséquence”.

“A plus long terme, Total maintient son analyse selon laquelle la faiblesse des investissements dans le secteur des hydrocarbures depuis 2015 accentuée par la crise sanitaire et économique de 2020 va se traduire à horizon 2025 par une insuffisance de capacités de production au niveau mondial et un rebond des prix”, a-t-il cependant ajouté.

“Au-delà de 2030, compte tenu des évolutions technologiques notamment dans le domaine des transports, la demande de pétrole ne devrait plus connaître de croissance et les prix du Brent tendraient vers le prix long terme de 50 dollars par baril (…).”

Total tablait précédemment sur un prix du pétrole de 70 dollars par baril de Brent en 2025 et sur un niveau stable au cours des cinq années suivantes, avant une baisse autour de 50 dollars à horizon 2050.

La révision à la baisse de ses attentes conduit le groupe à constater au deuxième trimestre une charge exceptionnelle de dépréciation d’actifs de 2,6 milliards de dollars, principalement dans les sables bitumineux du Canada pour 1,5 milliard et les actifs de gaz naturel liquéfié (GNL) en Australie pour 0,8 milliard, soit des projets géants aux coûts de construction élevés.

Total a en outre passé en revue ses actifs pétroliers présentant des réserves de plus de 20 ans et des coûts de production élevés, dont la totalité des réserves pourraient donc ne pas être produites avant 2050, ce qui concerne les seuls projets de sables bitumineux canadiens de Fort Hills et Surmont et conduit le groupe à une dépréciation exceptionnelle complémentaire de 5,5 milliards de dollars.

En conséquence, les réserves prouvées et probables du groupe sont réduites de 19,0 à 18,5 années et Total indique qu’il n’approuvera “aucun nouveau projet d’augmentation de capacités” sur ces actifs de sables bitumineux canadiens.

Les dépréciations de 8,1 milliards de dollars enregistrées par Total ont un impact de 1,3% sur son taux d’endettement.

BP a de son côté fait savoir qu’il enregistrerait dans ses résultats du deuxième trimestre – programmés le 4 août – des dépréciations pouvant atteindre 17,5 milliards de dollars, tandis que celles de Royal Dutch Shell – qui publiera ses résultats jeudi comme Total – sont annoncées à 22 milliards.

Croissance Canada :Chute du PIB de 8,2%

Croissance Canada :Chute du PIB de 8,2%

 

Baisse  de 11% en avril par rapport à mars, une chute sans précédent due à l’arrêt complet décidé dans de nombreux secteurs pour endiguer l’épidémie de coronavirus, montre la première estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée vendredi.

Le PIB a reculé de 7,2% en mars par rapport à février, un chiffre qui constituait déjà un record.

“Les diminutions enregistrées pour les mois de mars et d’avril seront probablement les plus importantes baisses mensuelles consécutives jamais enregistrées”, estime Statistique Canada, l’institut national de la statistique, dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier trimestre, le PIB affiche une baisse de 8,2% en rythme annualisé, la plus importante depuis le premier trimestre 2009 (-8,7%). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une chute de 10%.

“Que l’économie recule de 5%, 6%, 7% ou 8% cette année, cela constituera un recul extrêmement difficile, qui va nécessiter un important soutien à la fois monétaire et budgétaire”, a commenté Doug Porter, économiste en chef de BMO-Banque de Montréal.

La consommation des ménages a diminué de 2,3% sur les trois premiers mois de l’année, sa plus forte baisse jamais enregistrée.

 

Coronavirus Chine : 8 , 80 ou 800 cas nouveaux ?

Coronavirus Chine : 8 , 80 ou 800 cas nouveaux en Chine ?

 

Il faut évidemment prendre avec des pincettes les chiffres  la Chine. Rappelons que le bilan total et de l’ordre  de 5000 morts depuis le début de l’épidémie pour une population d’un milliard, 500 millions d’habitants tandis qu’on compte plus de 100 000 décès en Europe pour moins de 500 millions d’habitants. Il y aurait une certaine reprise de la pandémie en Chine. La question est de savoir dans quelle proportion. Officiellement huit nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été confirmés le 15 mai en Chine continentale, ont déclaré les autorités sanitaires chinoises dans un communiqué publié samedi. Six des huit cas confirmés sont des infections «importées», les deux dernières contaminations sont des transmissions locales dans la province du Jilin, dans le nord-est du pays. Le fait qu’on impute les nouveaux cas à des personnes venues de l’étranger pose déjà de sérieuses interrogations sur la pertinence des chiffres. La Chine reconnaît huit cas nouveaux. Mais s’agit-il réellement de 8 cas, de 80 ou de 800 ?

Croissance Italie : une baisse de 8% du PIB en 2020

Croissance Italie : une baisse de 8% du PIB en 2020

 

Comme en France, officiellement on s’attend à une baisse de croissance de 8 % en 2020. Un scénario d’ailleurs sans doute encore sous-estimé ne serait-ce que pour ne pas trop déséquilibrer le budget et ne pas trop déplaire à la commission européenne.  . À noter que l’économie italienne était déjà en piteux état avant l’apparition du Coronavirus avec une quasi récession est une très grave crise financière. On espère évidemment une reprise en 2021

On table sur un rebond l’année prochaine avec une croissance de 4% à 4,5%, ont dit ces sources qui s’exprimaient sous le sceau de l’anonymat.

Ces estimations sont fondées sur un scénario qui prévoit que les politiques publiques actuelles soient maintenues et ne prennent pas en compte les effets du plan de soutien qui doit être approuvé d’ici la fin du mois, dont le montant a été estimé à plus de 70 milliards d’euros par l’une des sources.

Le gouvernement de Giusseppe Conte doit présenter ce mercredi ses nouvelles prévisions pour la croissance et pour les comptes publics.

Il prédisait en septembre une croissance de 0,60% en 2020 suivie d’une hausse de 1% du PIB en 2021, mais l’apparition de l’épidémie a entraîné la péninsule vers la récession la plus brutale qu’elle ait subie depuis la Seconde Guerre mondiale.

Inflation Royaume-Uni: hausse à 1,8%

Inflation Royaume-Uni: hausse à  1,8%

 

Dans le contexte actuel une hausse de l’inflation constitue plutôt une bonne nouvelle. C’est en général le signe d’une reprise de l’économie. Le problème c’est que la hausse assez forte de la consommation constatée au Royaume-Uni se conjugue avec un tassement de la croissance .

Sixième économie mondiale, l’économie britannique a ralenti depuis le référendum de 2016 sur la sortie de l’Union européenne (Brexit), et s’est même contractée au cours du second trimestre de 2019. Le PIB du Royaume-Uni n’a augmenté que de 1,2% en 2019, contre 1,4% en 2018 (FMI). Selon les prévisions du FMI, la croissance devrait se stabiliser à 1,4% en 2020 et 1,5% en 2021, sous réserve de la conclusion d’un vaste accord de libre-échange (ALE) avec l’UE et d’un bon déroulement de la période de transition post-Brexit. L’OCDE table sur une croissance moindre de 1% en 2020 et 1,2% en 2021 L’inflation au Royaume-Uni a dépassé les attentes en janvier pour atteindre son plus haut niveau depuis six mois, tirée par l’augmentation des prix des carburants et une baisse moins marquée qu’attendu de ceux du transport aérien, montrent les statistiques publiées mercredi.

Les prix à la consommation ont progressé de 1,8% en rythme annuel après +1,3% en décembre, se rapprochant de l’objectif de 2% que s’est fixé la Banque d’Angleterre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 1,6% sur un an.

“L’augmentation de l’inflation résulte en grande partie de la hausse des prix à la pompe et d’une baisse moins importante que l’an dernier de ceux des transports aériens”, a déclaré Mike Hardie, statisticien à l’ONS, l’institut national de la statistique. Les prix des carburants ont parallèlement augmenté de 4,7% par rapport à janvier 2019, leur plus forte hausse sur un an depuis novembre 2018.L’inflation hors énergie, carburants, alcool et tabac est elle aussi en hausse à 1,6% en janvier après 1,4% en décembre.

TER : un coût de 8,5 milliards ( Cour des comptes)

TER : un  coût de 8,5 milliards ( Cour des comptes)

 

Le problème du droit de retrait des cheminots concernant les  trains régionaux équipés d’un seul agent  ne peut être étudié sans sa dimension économique. Or dans les conditions précédentes d’exploitation ( trains régionaux notamment équipés de deux agents)  la facture est montée à 8,5 milliards d’euros en 2017, cela représente un coût moyen par voyageur au kilomètre de 61 centimes d’euros. Seuls les taxis sont plus chers, note la Cour des comptes. Ce coût n’est pas compatible avec les moyens fiers financiers des régions qui portent à bout de bras ses dessertes. Des desserts pourraient être menacés par le recours à des opérateurs privés nettement moins chers et dans les trains ne comporterait évidemment qu’un conducteur ou alors route voir purement et simplement supprimés.  Les TER transportent chaque jour environ 900 000 voyageurs dans 7 000 trains et 1 300 cars. Le problème, selon la Cour des comptes, c’est que ces coûts sont couverts à 88% par des subventions publiques que règlent les régions. Or, dans le même temps, la fréquentation est en baisse, les infrastructures sont en mauvais état, ce qui provoque des retards et suppressions de trains. Concernant les petites lignes, la Cour a dénombré 285 gares qui accueillent moins de 3 voyageurs par jour.

Le rapport préconise alors de faire des économies, par exemple, de « limiter les coûts d’exploitation, notamment en ajustant le niveau de présence d’agents en gare et à bord des trains au strict nécessaire ». La Cour demande que les régions aient les coudées franches, pour décider de maintenir ou non les lignes les moins fréquentées. Elle réclame également que les clients paient en fonction des coûts du TER et de la qualité du service rendu.

Le rapport de la Cour des comptes dénonce aussi « des relations entre les régions et la SNCF qui sont par nature déséquilibrées du fait de la situation de monopole de la SNCF ». L’activité TER (transport express régional), est un service fourni « à un coût très élevé, notamment à cause d’une organisation de travail peu efficace, d’une trop faible polyvalence des agents et d’une augmentation trop automatique des salaires ». Et pourtant, semble s’étonner la Cour des comptes, la SNCF dégage « une marge opérationnelle élevée, en 2017 à 231 millions d’euros, soit 5,6% de son chiffre d’affaires et génère une trésorerie en forte croissance, 808 millions d’euros au 31 décembre 2017″. Mais faut-il le préciser le fer est globalement financé à hauteur de 50 %  ( chiffre d’affaires global de plus de 30 milliards) et ce résultat financier est très relatif.

 

513,8 milliards de dollars de dividendes : le scandale

 513,8 milliards de dollars de dividendes : le scandale

En dépit de la crise et des risques de récession, le porte-monnaie des actionnaires se porte bien puisque les dividendes versés ont encore augmenté au second trimestre à l’échelle mondiale d’un peu plus de 1 %, soit un peu plus de 500 milliards de dollars. La France est toujours au hit-parade des meilleurs rémunérateurs d’actionnaires puisque la progression atteint un peu plus de 3 % et environ 50 milliards au second trimestre. On objectera que nombre de ces actionnaires sont des fonds de pension (souvent américains), des sociétés d’assurances etc. Mais il y a  aussi de grandes fortunes particulières qui ont gagné quelques milliards de plus sans trop de fatiguer.

 

Cette  rémunération des actionnaires, surtout des gros qui font la cote, se fait  sur le dos des petits et pose   aussi  un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

En dépit de la crise, le portefeuille des actionnaires se porte donc bien L’Europe «est particulièrement touchée» par le ralentissement de l’augmentation des dividendes, souligne le rapport du fond d’investissement Janus Henderson Investors . Ils y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro.

Dans ce marasme, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu. En effet les entreprises tricolores se sont montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est «de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe», ils sont même en hausse de 3,1% à 51 milliards de dollars. Dans le m^me temps les petits épargnants du livret à perde de l’argent avec la petite rémunération à hauteur de 0,75 % (sous l’inflation). Une petite rémunération que pourtant les autorités envisagent encore d’abaisser Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître. Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

 

Montant des dividendes : ça baigne avec un nouveau à 513,8 milliards de dollars !

Montant des dividendes : ça baigne avec un nouveau à  513,8 milliards de dollars !

En dépit de la crise et des risques de récession, le porte-monnaie des actionnaires se porte bien puisque les dividendes versés ont encore augmenté au second trimestre à l’échelle mondiale d’un peu plus de 1 %, soit un peu plus de 500 milliards de dollars. La France est toujours au hit-parade des meilleurs rémunérateurs d’actionnaires puisque la progression atteint un peu plus de 3 % et environ 50 milliards seconds trimestre.

 

Une rémunération des actionnaires surtout des gros qui font la cote sur le dos des petits,  qui  pose un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

En dépit de la crise, le portefeuille des actionnaires se porte bien L’Europe «est particulièrement touchée» par le ralentissement de l’augmentation des dividendes, souligne le rapport du fond d’investissement Janus Henderson Investors . Ils y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro.

Dans ce marasme, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu. En effet les entreprises tricolores se sont montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est «de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe», ils sont même en hausse de 3,1% à 51 milliards de dollars.

Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître. Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

 

L’Oréal: ça baigne, bénéfice net de +8,8%)

 

L’Oréal: ça baigne, bénéfice net de +8,8%)

 

 

Évidemment on ne peut que se réjouir qu’une grande multi nationale localisée en France se porte bien. Cela contribue au dynamisme de la croissance même si pour l’essentiel le chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger. Pour autant, on peut s’interroger sur l’ampleur du bénéfice net en 2018 qui a atteint, 8 % soient près de 4 milliards. D’un point de vue éthique, on peut légitimement se demander si ces profits sont acceptables. Une autre question sera celle de leur distribution ! Un dynamisme qui est sans doute imputable au management qui sait  valoriser ses produits et surtout le rêve qui y est associé (exemple le fantasme des crèmes qui effacent les rides !). L’Oréal a en effet annoncé aujourd’hui un bénéfice net de 3,89 milliards d’euros en 2018, une hausse de 8,8% sur un an, ainsi qu’un nouveau record de rentabilité, grâce au dynamisme de ses divisions haut de gamme L’Oréal Luxe et Cosmétique Active. La marge d’exploitation du géant mondial des cosmétiques a atteint 18,3% l’an dernier, dépassant son précédent record de 18% en 2017. Ses ventes annuelles ont totalisé 26,9 milliards d’euros, légèrement meilleures que prévu et représentant une croissance de 7,1% à taux de change et périmètre constants, soit leur plus forte progression annuelle depuis 2007.

 

CAC 40 : dividendes en hausse de 12,8 % en 2018

CAC 40 : dividendes en hausse de 12,8 % en 2018

Avec une soixantaine de milliards de dividendes distribués, chiffre record, la situation des actionnaires se porte bien. Il faut cependant relativiser ; la capitalisation boursière totale est de leurs 1500 milliards et que le rendement est donc de 4 %. (Il faut aussi intégrer les opportunités et les risques liés à l’évolution des cours). C’est en tout cas mieux que l’inflation entre parenthèses près de 2 % est mieux que l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages (théoriquement autour de 1 %). Quarante plus grands groupes français ont versé 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires, dont 10,9 milliards sous forme de rachats d’actions. L’année 2018 aura été faste pour les actionnaires des entreprises du CAC 40. Du côté des dividendes, du moins, puisque l’indice phare de la Bourse de Paris a, lui, chuté de 10,95 % (contre + 9 % en 2017). Les quarante plus grands groupes français leur ont versé 57,4 milliards d’euros, dont 10,9 milliards sous forme de rachats d’actions (0,8 % de leur capitalisation moyenne), au titre de l’exercice 2017, annonce La Lettre Vernimmen.net, sur la base d’une compilation des informations publiées par les sociétés.  La distribution de dividendes record pour les groupes du CAC 40. En 2018, 42,7 milliards d’euros ont été distribués en numéraire, 3,8 milliards en actions nouvelles ; enfin, les entreprises ont resserré leur dilution capitalistique en rachetant pour près de 11 milliards d’euros d’actions à leurs actionnaires. L’étude souligne que la progression moyenne du dividende (4,7 %) est très sensiblement inférieure à la hausse des résultats nets courants part du groupe (+ 18 %). Le taux de distribution recule encore par rapport aux années précédentes (46 %), mais il atteint 59 %, si l’on y inclut les dividendes extraordinaires et les rachats d’actions. Fait nouveau, toutes les entreprises ont versé un dividende en 2018, même si celui d’ArcelorMittal reste modeste et si trois d’entre elles (Engie, TechnipFMC et Carrefour) ont dû le réduire. A elles seules, Total (10,1 milliards), Sanofi (4,8 milliards) et BNP Paribas (3,8 milliards) pèsent 33 % des capitaux redistribués. En y ajoutant Axa, LVMH, L’Oréal et Schneider, on atteint 51 %.

Les auteurs répondent aux critiques de ceux qui estiment que ces entreprises feraient mieux de les réinvestir (ou d’augmenter les salaires). Ils jugent « plus sain de les reverser à leurs actionnaires, plutôt que de les gaspiller en surinvestissements ou en placements oisifs de trésorerie, et de priver ainsi de capitaux propres d’autres groupes qui en auraient besoin pour se développer », supposant que les actionnaires les réinvestiront ailleurs. Le problème c’est que ce ne sera peut-être pas en actions compte tenu du ralentissement économique mais en obligations, ce qui n’entretient pas le même lien avec l’économie !

 

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ? .

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourraiat de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons. D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en n’organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites.Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être le dernier forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

 

8% des chômeurs indemnisés ne recherchent pas activement un emploi

8% des chômeurs indemnisés ne recherchent pas activement un emploi

Contrairement à l’idée que certains voudraient répandre la majorité des chômeurs ne s’installent pas dans cette posture   de chômeur peu  confortable financièrement et psychologiquement. Selon une étude mise en ligne lundi par Pôle emploi, 12% des demandeurs d’emploi ne cherchent pas activement un emploi. Ce taux chute même à 8 % chez les bénéficiaires de l’assurance chômage. L’opérateur, qui a généralisé ses équipes de contrôle de la recherche d’emploi en 2015, avait publié fin 2017 de premiers résultats selon lesquels 14% des personnes contrôlées avaient été radiées pour insuffisance de recherche d’emploi. Mais ces chiffres n’étaient pas représentatifs de l’ensemble des demandeurs d’emploi, car plus de la moitié des personnes contrôlées l’avaient été sur signalement ou parce qu’ils faisaient partie d’une population ciblée. Pôle emploi s’est, cette fois, concentré sur les demandeurs d’emplois contrôlés de manière aléatoire, un échantillon jugé plus représentatif. Résultat : le taux de radiation descend à 12% et cache de fortes disparités selon les profils. Les demandeurs d’emploi les moins diplômés ou qualifiés sont les plus sanctionnés : 17% des chômeurs d’un niveau inférieur au CAP et des ouvriers non qualifiés, 15% des employés non qualifiés. A l’inverse, les seniors (9%), cadres (4%) et agents de maîtrise (7%), diplômés de niveau bac+2 (6%) et supérieur (5%) sont les moins sanctionnés.

« Marche pour le climat » samedi 8 septembre

« Marche pour le climat »  samedi 8 septembre

Un  anonyme a lancé sur Facebook un appel à « marcher pour le climat », samedi 8 septembre. Des dizaines de milliers de personnes sont inscrites à l’événement.  Cette manifestation se déroulera finalement samedi 8 septembre, journée d’action mondiale pour le climat, mobilisant plus de quatre-vingts pays. Une dizaine d’associations et d’organisations non gouvernementales (ONG) soutiennent désormais cet appel, Coutumière des actions militantes, l’association altermondialiste Attac évoque« un rare engouement » – du moins pour l’instant en ligne –, alors que des rassemblements similaires s’annoncent dans plusieurs dizaines de villes, comme Lille, Strasbourg, Bordeaux, Marseille ou Nantes. Les organisateurs voient surtout dans ce succès viral « un effet Hulot ». Pour Clémence Dubois, responsable des campagnes de l’organisation non gouvernementale 350.org, le discours du ministre démissionnaire a donné « un coup d’accélérateur à cette envie d’action citoyenne ». Une cinquantaine de mouvements consacrés à l’environnement étaient dans les tiroirs depuis plusieurs mois, notamment à l’occasion du sommet mondial sur l’action pour le climat, qui aura lieu en Californie, du 12 au 14 septembre 2018. Mais ils n’avaient pas été médiatisés. « La démission de Nicolas Hulot est venue clarifier le fait que les politiques libérales, comme celle menée par Emmanuel Macron, sont incompatibles avec l’urgence climatique », abonde Maxime Combes, économiste chargé du dossier climat au sein d’Attac, qui dénonce un « dessaisissement du politique » sur les questions environnementales. « Cette annonce clôt aussi le débat sur l’homme providentiel qui viendrait sauver la planète », poursuit le militant, en évoquant « la nécessité d’instaurer un rapport de force issu de la population civile ».

Créations d’entreprises : +0.1% en avril au plus haut depuis 8 ans

Créations d’entreprises : +0.1% en avril au plus haut depuis 8 ans

 

.Au mois d’avril dernier, le nombre total de créations d’entreprises, tous types confondus, a légèrement augmenté (+0,1% après 0,4% en mars, en données corrigées des variations saisonnières et des jours ouvrés, CVS-CJO). Si la hausse n’est pas spectaculaire, le nombre de créations n’a jamais été aussi élevé depuis 2010.Au total, 55.577 entreprises ont été créées en avril contre 55.522 en mars et 55.302 en février, selon le communiqué de l’institut de statistiques. Sur cet ensemble, 31.268 sont des entreprises classiques (56%) et 24.310 sont des microentreprises (44%). Par ailleurs, le nombre cumulé de créations d’entreprises au cours des quatre premiers mois de l’année s’élève à 240.211 contre 202.921 un an auparavant. En glissement annuel, les créations cumulées ont augmenté de 12%. Cette dynamique est particulièrement visible pour les microentreprises (+19,4%) et moindre pour les entreprises individuelles classiques (14,3%). En parallèle, la sinistralité des entreprises a clairement diminué sur les trois premiers mois de l’année. Selon une étude du cabinet Altares publiée à la fin du mois d’avril dernier, le nombre de défaillances a reculé de 8,7% à 14.300. La grande majorité des procédures (94%) concerne les Très petites entreprises (TPE de moins de dix salariés) qui restent très vulnérables. « Il y a dix ans, la sinistralité augmentait de 5%, désormais elle recule de près de 9% », souligne le directeur des études chez Altares Thierry Millon

Air France: nouvelles grève les 3, 4, 7 et 8 mai

Air France: nouvelles  grève les 3, 4, 7 et 8 mai

 

 

En réplique à la décision de la direction qui veut organiser elle-même uen consultation du personnel sur son projet d’augmentation des salaires (2% en 2018 et 5% pour l’ensemble des 3 ans à venir), trois syndicats de pilotes d’Air France ont annoncé mercredi avoir déposé un préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai afin de peser dans les négociations pour les salaires. Une forme de durcissement en écho a celui de la direction dont le patron met son poste dans la balance. Du chantage inadmissible pour certains syndicats. Lesquels réclament uen augmentation de 5% dès cette année.

« Il faut donc continuer à mettre du poids sur nos revendications salariales », ont affirmé le SNPL (premier), le Spaf et Alter (non représentatif) dans un communiqué, assurant que l’objectif est « de signer un accord raisonnable pour tout le monde ». L’annonce de ces nouvelles journées de mobilisation, après déjà 11 jours de grève, à l’appel de syndicats de tous métiers, pilotes, stewards et hôtesses de l’air, personnels au sol, intervient à la veille du lancement d’une consultation des salariés de la compagnie aérienne sur les propositions salariales de la direction.. Estimant que la consultation menée par la direction jusqu’au 4 mai est une « manoeuvre » qui « se substitue à de vraies discussions », les trois syndicats de pilotes préviennent qu’ils « iron(t) chercher ce rattrapage » pour « annuler le blocage de nos grilles de salaires depuis 2012″. A l’issue de plusieurs jours de négociations, l’intersyndicale tous métiers d’Air France avait d’une seule voix refusé la proposition de la direction le 19 avril et prévenu de nouvelles journées de grève en mai. Elle devait se réunir jeudi matin pour discuter de la suite à donner au mouvement entamé il y a deux mois.

 

 

Salaire minimum en Europe : écart de 1 à 8 !

Salaire minimum en Europe : écart de  1  à 8 ! 

Une de raisons (avec aussi la fiscalité) qui explique les différences des conditions de concurrence. Un écart de salaire de 1 à 8 et qui passe de 1 à 3  après prise en compte des différences de prix locaux. de quoi expliquer uen grande partie des délocalisations à intérieur de l’Europe. Bref le dumping social comme le dumping fiscal demeurent l’atout d’attractivité de nombre de pays. D’après Eurostat  Eurostat, l’office de statistique de l’Union européenne. C’est entre le Luxembourg et la Bulgarie que la différence est la plus grande: dans le Grand-duché, le salaire minimum s’élève à 1.999€ tandis que dans le pays des Balkans, il est huit fois inférieur, avec un montant de 261€. Même une fois les différences de prix prises en compte, l’écart reste considérable avec 546 € en Bulgarie contre 1597 € au Luxembourg, en parité du pouvoir d’achat (PPA).

Entre les deux, le reste des États membres de l’Union européenne peuvent être répartis en trois groupes, d’après Eurostat. En plus de la Bulgarie, huit autres pays ont un salaire minimal mensuel inférieur à 500€: la Lituanie (400€), la Roumanie (408€), la Lettonie (430€), la Hongrie (445€), la Croatie (462€), la République tchèque (478€), la Slovaquie (480€) et l’Estonie (500€). Deux autres pays, non-membres de l’UE, viennent compléter ce tableau: la Serbie (285€) et l’Albanie (181€). Cinq pays versent un salaire minimal compris entre 500€ et 1000€: 677€ pour le Portugal, 684€ pour la Grèce, 748€ pour Malte, 843€ pour la Slovénie et 859€ pour l’Espagne. Si la Pologne se situe dans cette fourchette intermédiaire, son salaire minimum moyen (503€) la rapproche néanmoins plus de l’Estonie et des pays versant de petits salaires. Parmi les pays dont le salaire minium est supérieur à 1000€, on trouve le Royaume-Uni (1401€), l’Allemagne (1498€), la France (1498€), la Belgique (1563€), les Pays-Bas (1578€) et l’Irlande (1614€), loin derrière le Luxembourg. Pour rappel, six des vingt-huit pays de l’UE n’ont pas instauré de salaire minimum national: le Danemark, l’Italie, Chypre, l’Autriche, la Finlande et la Suède. L’Allemagne, de son côté, ne l’a mis en place que très récemment, au 1er janvier 2015.

Ces chiffres font apparaître des disparités importantes entre les différents pays de l’Union européenne, en particulier entre l’Europe de l’Est et l’Europe de l’Ouest et du Nord. Une situation qui persiste depuis plusieurs années. Si l’ensemble des États membres, à l’exception de la Grèce, ont vu leur salaire minimal augmenter en dix ans, la position de chacun n’a que très faiblement évolué dans le classement des salaires minimums et au sein des trois groupes identifiés. D’après Eurostat, depuis 2008, la Roumanie, la Bulgarie et la Slovaquie sont les trois pays où le taux moyen annuel d’augmentation des salaires a été le plus élevé. À l’inverse, l’Irlande, le Royaume-Uni et la France sont ceux qui ont connu les plus faibles taux d’augmentation.

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