Archive pour le Tag '8%'

France : seulement 8 millions de personnes vaccinées, beaucoup trop peu

France : seulement  8 millions de personnes vaccinées, beaucoup trop peu

8 millions de vaccinés pour un objectif de 12 millions selon les propres objectifs du gouvernement.  Il faudrait vacciner 400 000 personnes par jour, on en est loin du fait des retards d’AstraZeneca, des dysfonctionnements logistiques et surtout des erreurs de commandes de L’UE. Dans un communiqué, la DGS a indiqué que 7,98 millions de personnes ont reçu une première injection du vaccin, tandis que 2,72 millions de personnes ont reçu les deux doses.

La France compte 4.974 patients en réanimation à cause du COVID-19, montrent les données publiées sur le site Géodes du ministère de la Santé, soit une hausse de 102 patients sur une journée et un pic depuis le 23 avril 2020, au moment de la première vague de l’épidémie de coronavirus dans le pays.

Le pays a enregistré en 24 heures 360 décès supplémentaires imputés au COVID-19 en milieu hospitalier, selon les données officielles, qui font état d’un bilan de 94.956 morts depuis le début de la crise sanitaire.

Par ailleurs, 9.094 nouveaux cas de contamination ont été annoncés, les chiffres du lundi étant traditionnellement plus bas que le reste de la semaine en raison de la lenteur des remontées des données enregistrées le week-end.

Le nombre de personnes hospitalisées a progressé de 610 unités en 24 heures, dépassant le seuil des 600 pour la première fois depuis le 2 décembre, et le total de patients hospitalisés atteint 28.322, franchissant le cap des 28.000 pour la première fois depuis le 2 février dernier pour atteindre un pic sans précédent depuis le 27 novembre.

  

8 millions de vaccinés pour un objectif de 12 millions selon les propres objectifs du gouvernement.  Il faudrait vacciner 400 000 personnes par jour, on en est loin du fait des retards d’AstraZeneca, des dysfonctionnements logistiques et surtout des erreurs de commandes de L’UE. Dans un communiqué, la DGS a indiqué que 7,98 millions de personnes ont reçu une première injection du vaccin, tandis que 2,72 millions de personnes ont reçu les deux doses.

La France compte 4.974 patients en réanimation à cause du COVID-19, montrent les données publiées sur le site Géodes du ministère de la Santé, soit une hausse de 102 patients sur une journée et un pic depuis le 23 avril 2020, au moment de la première vague de l’épidémie de coronavirus dans le pays.

Le pays a enregistré en 24 heures 360 décès supplémentaires imputés au COVID-19 en milieu hospitalier, selon les données officielles, qui font état d’un bilan de 94.956 morts depuis le début de la crise sanitaire.

Par ailleurs, 9.094 nouveaux cas de contamination ont été annoncés, les chiffres du lundi étant traditionnellement plus bas que le reste de la semaine en raison de la lenteur des remontées des données enregistrées le week-end.

Le nombre de personnes hospitalisées a progressé de 610 unités en 24 heures, dépassant le seuil des 600 pour la première fois depuis le 2 décembre, et le total de patients hospitalisés atteint 28.322, franchissant le cap des 28.000 pour la première fois depuis le 2 février dernier pour atteindre un pic sans précédent depuis le 27 novembre.

Plan Vaccination : réduction à 8 millions de Français fin mars

Plan Vaccination : réduction à 8 millions de Français fin mars

 

C’est sans doute la plus grande contradiction du discours sur TF1 du président de la république , à savoir la réduction des objectifs du plan de vaccination ramenée à 8 millions d’ici fin mars. Alors qu’on prévoyait 10 millions ce qui de toute façon était très insuffisant pour envisager une vaccination générale possible de tous les Français d’ici l’été comme promis au départ et même d’ici l’automne.

 

Ou alors il faudrait passer à un rythme supérieur. Actuellement la France a enregistré seulement environ 1,5 millions de vaccinées pour un mois. Il faudrait passer la  surmultipliée et envisager 5à 6 millions par mois pour respecter les nouvelles promesses.

 

Fin mars, le gouvernement table sur un potentiel de 8 millions de personnes vaccinées contre le Covid-19, au vu des doses espérées. C’est 2 millions de moins que ce qu’il prévoyait le 20 janvier, après l’annonce d’une baisse passagère des livraisons de Pfizer, mais avant que Moderna et surtout AstraZeneca ne déclarent à leur tour des volumes en baisse . En ce début de campagne vaccinale, les promesses d’approvisionnement font le yo-yo, dans un contexte où la pénurie de vaccins est une menace permanente sur le bon déroulement des opérations.

A la fin du semestre, le potentiel vaccinal serait de 41 millions de personnes, au lieu de 45 millions. Il y aurait alors 5 vaccins distribués en France, sous réserve d’approbation par l’Agence européenne du médicament et, bien sûr, de capacités industrielles à la hauteur des promesses.

Mais depuis le début de la campagne vaccinale on a annoncé les chiffres les plus contradictoires et visiblement les autorités sont un peu fâché avec les règles de calcul de base autant qu’avec la réalité. Ainsi nombre de centres de vaccination ont tout simplement été fermés faute de vaccins et cela sur l’ensemble du pays.

 

Croissance France : un recul de 8,3 % en 2020

Croissance France : un recul de 8,3 % en 2020

 

L’ INSEE vient d’indiquer que la croissance avait accusé un recul de 8,3 % en 2020  » sous l’effet de la pandémie ».Un habillage un peu rapide du faitsu du virus qui permet d’amalgamer les éléments conjoncturels effectivement liés à la maladie mais aussi des aspects plus structurels. En effet dès la fin 2019 la tendance de la croissance s’inscrivait dans une évolution baissière alors que le virus n’était pas encore apparu en France.

Le PIB a en effet reculé de 0,1 % au quatrième trimestre 2019, après avoir enregistré une hausse de 0,3 % au cours des premier et troisième trimestres et de 0,4 % au printemps. C’est le premier recul trimestriel du PIB depuis le printemps 2016.Conséquence directe de cette contre-performance : en moyenne sur l’année, la croissance française atteint 1,2 %, après +1,7 % en 2018.

De fait, si effectivement consommation et investissement ne plongent pas, les données publiées montrent que toutes les composantes de l’économie décélèrent sur le dernier trimestre mais progressent sur l’ensemble de l’année. Les dépenses de consommation des ménages progressent de 0,2 %, soit un rythme moindre que le +0,4 % du trimestre précédent.

Un ralentissement qui touche aussi bien les achats de biens, particulièrement touchés en décembre selon les professionnels que ceux de services. « La consommation de services de transport recule nettement (-2,0 %) en lien avec les mouvements sociaux d’octobre et décembre 2019 », souligne l’Insee dans la seule allusion à la contestation contre la réforme des retraites.

Pour autant, en « moyenne sur l’année, la consommation des ménages accélère légèrement en 2019 », souligne l’Insee. Elle augmente en effet de 1,2 %, après +0,9 % en 2018.

Dans le même temps, la décélération de l’investissement total au quatrième trimestre est plus marquée, avec une hausse limitée de 0,3 %, après +1,3 % à l’automne. La déprime de l’investissement est particulièrement forte pour les entreprises privées (+0,3 %, après 1,6 %). « Au total, la demande intérieure finale hors stocks ralentit par rapport au trimestre précédent », souligne l’Insee.

Et sur l’ensemble de 2019, l’investissement total « accélère vivement », selon l’Insee : +3,6 % après +2,8 %.

Du coup quand on examine résultats du quatrième trimestre 2020 à la lumière de résultats déjà peu flamboyants du quatrième trimestre 2019, on mesure bien l’ampleur de la décélération non seulement de son caractère conjoncturel mais aussi structurel.

 

Sur le seul quatrième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) s’est replié de 1,3% alors que la période a été marquée par le deuxième confinement instauré de fin octobre à mi-décembre. Ce confinement, moins strict que celui mis en œuvre au printemps, a eu un impact moindre sur l’activité économique.

Sur le quatrième trimestre, le PIB est inférieur de 5% à son niveau un an auparavant (glissement annuel) alors que le recul sur un an s’élevait à 18,8% au deuxième trimestre, explique l’Insee. L’institut national de la statistique avait dit tabler début décembre sur un recul de 4,5% du PIB au quatrième trimestre. La Banque de France a pour sa part estimé le recul du PIB sur le dernier trimestre 2020 à 4%.

Sciences-Un plan quantique de 1,8 milliard

Sciences-Un plan quantique de 1,8 milliard

La France fixe un objectif très ambitieux de mettre au point le premier ordinateur quantique. Doté de 1,8 milliard d’euros sur cinq ans dont 1 milliard directement financé par l’Etat,. Des chiffres qui dépassent les attentes

. « J’ai rarement vu une stratégie d’Etat sur une technologie aussi précise, complète, bien ficelée et bien financée. Honnêtement, je suis aux anges« , confie à La Tribune Elie Girard, le directeur général du groupe d’informatique Atos, l’un des pionniers mondiaux du quantique.

En exploitant les propriétés de la matière à l’échelle de l’infiniment petit (atome, ion, photon, électron…), les technologies quantiques portent la promesse d’ordinateurs qui ridiculiseront les plus puissants des supercalculateurs actuels. Cela signifie que le quantique est promis à briser de nombreux verrous et devrait permettre de s’attaquer enfin à des défis aujourd’hui insolubles.

Croissance Allemagne: record relatif de 8,2%

Croissance Allemagne: record relatif de 8,2%

Un record très important de 8,2 % au troisième trimestre mais qui est à relativiser car l’Allemagne avait enregistré une contraction de son économie de près de 10 % au second trimestre (9,8 % exactement); en fait, on est encore loin du niveau de fin 2019.

Le rebond au troisième trimestre a été porté par la hausse de la consommation des ménages, un rebond des investissements en équipements et des exportations vigoureuses, montrent les données publiées par Destatis.

Le gouvernement allemand a parallèlement révisé à la hausse vendredi sa prévision de PIB pour l’ensemble de l’année, malgré les mesures de confinement qui viennent d’être prises pour contrer la deuxième vague de COVID-19 qui déferle sur l’Europe.

Il prévoit désormais une contraction de 5,5% en 2020, contre 5,8% précédemment, et maintient sa prévision d’une croissance de 4,1% en 2021. Donc une croissance encore inférieure au niveau de fin 2019

Sur le troisième trimestre, le PIB français a connu un rebond de 18,2% alors que les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur une croissance de 15,4%.

Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Croissance : une chute 10% en 2020, puis un rebond de 8% en 2021

Comme de nombreux instituts Bercy à son tour utilise la méthode Coué pour rassurer sur l’ampleur de la crise économique. On a vu récemment que nombre d’institutions comme l’INSEE ou la Banque de France afficher les gros titres de nouvelles prévisions qui en réalité n’évoluent que dans l’épaisseur du trait. Ce que vient de faire encore Bercy qui révise la chute du PIB  à 10 % au lieu de 11 %. Un écart de 1 % complètement imprévisible et qui ne repose sur aucun élément pertinent si l’on se fie notamment au carnet de commandes de l’industrie manufacturière et au grand attentisme de la consommation des ménages.

 

Le gouvernement, affiche un optimisme de façade sur l’ampleur de la crise, s’attend à une chute de 10% du PIB cette année, contre 11% auparavant, avant un rebond de 8% en 2021, tiré notamment par le plan de relance, a indiqué aujourd’hui le ministère de l’Economie.

Le déficit public devrait, lui, se creuser un peu moins que prévu à 10,2% du PIB cette année (contre 11,4% anticipé jusqu’ici), avant de se réduire à 6,7% l’an prochain sous l’effet du retour de la croissance, a précisé Bercy en amont de la présentation du projet de budget pour 2021.

 

 

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB (Deutsche Bank)

Croissance zone euro : -8,6 % au lieu de -12 % du PIB   (Deutsche Bank)

 

Deustche Bank anticipe désormais une contraction de l’économie de 8,6% cette année alors qu’elle l’estimait précédemment à 12%.

“Dans la zone euro, les résultats du deuxième trimestre nous indiquent que l’activité pendant le confinement n’a pas plongé aussi sévèrement qu’on le craignait. Ils nous montrent également que le rebond post-confinement a été plus fort que prévu”, a déclaré la banque allemande.

Au niveau mondial, le PIB 2020 devrait avoir chuté de 4,5%, soit 1,5 point de pourcentage de moins par rapport à la précédente estimation.

Deutsche Bank s’attend à une contraction de 5,2% de l’économie américaine sur l’ensemble de l’année, contre -7,1% pour les prévisions précédentes. Elle anticipe un rebond de la première économie mondiale de 3,1% en 2021 et non plus de 2,6%.

Les perspectives de la banque allemande concernant l’inflation sont en revanche moins encourageantes, l’augmentation des prix en zone euro étant contenue par l’appréciation récente de l’euro par rapport au dollar.

Pour Deutsche Bank, l’inflation dans le bloc ne devrait pas revenir à son niveau antérieur à la crise sanitaire avant 2025.

Croissance France : -13,8 %

Croissance France : -13,8 %

Investissement, consommation et exportation plombent  complètement la croissance française au deuxième trimestre. Du coup,  pour l’ensemble de l’année 2020, on aura du mal à faire mieux que -10 % pour le PIB . Au deuxième trimestre 2020, le produit intérieur brut (PIB) a fortement chuté (-13,8%), après -5,9% au premier trimestre 2020, selon l’Insee. Il est ainsi 19% plus bas qu’au deuxième trimestre 2019. La raison de cette dégringolade ? L’arrêt des activités « non essentielles » pendant le confinement mis en place entre mi-mars et début mai. La levée progressive des restrictions conduit à une reprise graduelle de l’activité économique aux mois de mai puis de juin, après le point bas atteint en avril.

Dans le détail, les dépenses de consommation des ménages chutent (-11% après -5,8%) ainsi que la formation brute de capital fixe (FBCF), de manière encore plus prononcée (-17,8% après -10,3%). Les dépenses de consommation des administrations publiques sont également en baisse. Les exportations baissent plus fortement ce trimestre (-25,5% après -6,1%) que les importations (-17,3% après -5,5%). Au total, le commerce extérieur contribue donc négativement à la croissance du PIB.

Coronavirus: Total enregistre 8,1 milliards de dollars de dépréciations

Coronavirus:  Total enregistre 8,1 milliards de dollars de dépréciations

 

8 milliards de pertes  (dépréciations d’actifs) au deuxième trimestre pour Total victime évidemment de la baisse de la demande et de l’écroulement des prix. Une conséquence de la crise sanitaire mais aussi d’évolutions structurelles. Pour l’avenir, la demande de pétrole ne devrait guère augmenter sur le long terme et les prix pourraient se stabiliser autour de 50 $ le baril

Le groupe a précisé dans un communiqué qu’il tablait désormais sur un prix du Brent de 35 dollars par baril en 2020 – contre 60 dollars à l’origine dans ses perspectives 2020 -, puis de 40 dollars en 2021, 50 dollars en 2022 et 60 dollars en 2023, avec des prix du gaz “ajustés en conséquence”.

“A plus long terme, Total maintient son analyse selon laquelle la faiblesse des investissements dans le secteur des hydrocarbures depuis 2015 accentuée par la crise sanitaire et économique de 2020 va se traduire à horizon 2025 par une insuffisance de capacités de production au niveau mondial et un rebond des prix”, a-t-il cependant ajouté.

“Au-delà de 2030, compte tenu des évolutions technologiques notamment dans le domaine des transports, la demande de pétrole ne devrait plus connaître de croissance et les prix du Brent tendraient vers le prix long terme de 50 dollars par baril (…).”

Total tablait précédemment sur un prix du pétrole de 70 dollars par baril de Brent en 2025 et sur un niveau stable au cours des cinq années suivantes, avant une baisse autour de 50 dollars à horizon 2050.

La révision à la baisse de ses attentes conduit le groupe à constater au deuxième trimestre une charge exceptionnelle de dépréciation d’actifs de 2,6 milliards de dollars, principalement dans les sables bitumineux du Canada pour 1,5 milliard et les actifs de gaz naturel liquéfié (GNL) en Australie pour 0,8 milliard, soit des projets géants aux coûts de construction élevés.

Total a en outre passé en revue ses actifs pétroliers présentant des réserves de plus de 20 ans et des coûts de production élevés, dont la totalité des réserves pourraient donc ne pas être produites avant 2050, ce qui concerne les seuls projets de sables bitumineux canadiens de Fort Hills et Surmont et conduit le groupe à une dépréciation exceptionnelle complémentaire de 5,5 milliards de dollars.

En conséquence, les réserves prouvées et probables du groupe sont réduites de 19,0 à 18,5 années et Total indique qu’il n’approuvera “aucun nouveau projet d’augmentation de capacités” sur ces actifs de sables bitumineux canadiens.

Les dépréciations de 8,1 milliards de dollars enregistrées par Total ont un impact de 1,3% sur son taux d’endettement.

BP a de son côté fait savoir qu’il enregistrerait dans ses résultats du deuxième trimestre – programmés le 4 août – des dépréciations pouvant atteindre 17,5 milliards de dollars, tandis que celles de Royal Dutch Shell – qui publiera ses résultats jeudi comme Total – sont annoncées à 22 milliards.

Croissance Canada :Chute du PIB de 8,2%

Croissance Canada :Chute du PIB de 8,2%

 

Baisse  de 11% en avril par rapport à mars, une chute sans précédent due à l’arrêt complet décidé dans de nombreux secteurs pour endiguer l’épidémie de coronavirus, montre la première estimation du produit intérieur brut (PIB) publiée vendredi.

Le PIB a reculé de 7,2% en mars par rapport à février, un chiffre qui constituait déjà un record.

“Les diminutions enregistrées pour les mois de mars et d’avril seront probablement les plus importantes baisses mensuelles consécutives jamais enregistrées”, estime Statistique Canada, l’institut national de la statistique, dans un communiqué.

Sur l’ensemble du premier trimestre, le PIB affiche une baisse de 8,2% en rythme annualisé, la plus importante depuis le premier trimestre 2009 (-8,7%). Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une chute de 10%.

“Que l’économie recule de 5%, 6%, 7% ou 8% cette année, cela constituera un recul extrêmement difficile, qui va nécessiter un important soutien à la fois monétaire et budgétaire”, a commenté Doug Porter, économiste en chef de BMO-Banque de Montréal.

La consommation des ménages a diminué de 2,3% sur les trois premiers mois de l’année, sa plus forte baisse jamais enregistrée.

 

Coronavirus Chine : 8 , 80 ou 800 cas nouveaux ?

Coronavirus Chine : 8 , 80 ou 800 cas nouveaux en Chine ?

 

Il faut évidemment prendre avec des pincettes les chiffres  la Chine. Rappelons que le bilan total et de l’ordre  de 5000 morts depuis le début de l’épidémie pour une population d’un milliard, 500 millions d’habitants tandis qu’on compte plus de 100 000 décès en Europe pour moins de 500 millions d’habitants. Il y aurait une certaine reprise de la pandémie en Chine. La question est de savoir dans quelle proportion. Officiellement huit nouveaux cas de contamination au coronavirus ont été confirmés le 15 mai en Chine continentale, ont déclaré les autorités sanitaires chinoises dans un communiqué publié samedi. Six des huit cas confirmés sont des infections «importées», les deux dernières contaminations sont des transmissions locales dans la province du Jilin, dans le nord-est du pays. Le fait qu’on impute les nouveaux cas à des personnes venues de l’étranger pose déjà de sérieuses interrogations sur la pertinence des chiffres. La Chine reconnaît huit cas nouveaux. Mais s’agit-il réellement de 8 cas, de 80 ou de 800 ?

Croissance Italie : une baisse de 8% du PIB en 2020

Croissance Italie : une baisse de 8% du PIB en 2020

 

Comme en France, officiellement on s’attend à une baisse de croissance de 8 % en 2020. Un scénario d’ailleurs sans doute encore sous-estimé ne serait-ce que pour ne pas trop déséquilibrer le budget et ne pas trop déplaire à la commission européenne.  . À noter que l’économie italienne était déjà en piteux état avant l’apparition du Coronavirus avec une quasi récession est une très grave crise financière. On espère évidemment une reprise en 2021

On table sur un rebond l’année prochaine avec une croissance de 4% à 4,5%, ont dit ces sources qui s’exprimaient sous le sceau de l’anonymat.

Ces estimations sont fondées sur un scénario qui prévoit que les politiques publiques actuelles soient maintenues et ne prennent pas en compte les effets du plan de soutien qui doit être approuvé d’ici la fin du mois, dont le montant a été estimé à plus de 70 milliards d’euros par l’une des sources.

Le gouvernement de Giusseppe Conte doit présenter ce mercredi ses nouvelles prévisions pour la croissance et pour les comptes publics.

Il prédisait en septembre une croissance de 0,60% en 2020 suivie d’une hausse de 1% du PIB en 2021, mais l’apparition de l’épidémie a entraîné la péninsule vers la récession la plus brutale qu’elle ait subie depuis la Seconde Guerre mondiale.

Inflation Royaume-Uni: hausse à 1,8%

Inflation Royaume-Uni: hausse à  1,8%

 

Dans le contexte actuel une hausse de l’inflation constitue plutôt une bonne nouvelle. C’est en général le signe d’une reprise de l’économie. Le problème c’est que la hausse assez forte de la consommation constatée au Royaume-Uni se conjugue avec un tassement de la croissance .

Sixième économie mondiale, l’économie britannique a ralenti depuis le référendum de 2016 sur la sortie de l’Union européenne (Brexit), et s’est même contractée au cours du second trimestre de 2019. Le PIB du Royaume-Uni n’a augmenté que de 1,2% en 2019, contre 1,4% en 2018 (FMI). Selon les prévisions du FMI, la croissance devrait se stabiliser à 1,4% en 2020 et 1,5% en 2021, sous réserve de la conclusion d’un vaste accord de libre-échange (ALE) avec l’UE et d’un bon déroulement de la période de transition post-Brexit. L’OCDE table sur une croissance moindre de 1% en 2020 et 1,2% en 2021 L’inflation au Royaume-Uni a dépassé les attentes en janvier pour atteindre son plus haut niveau depuis six mois, tirée par l’augmentation des prix des carburants et une baisse moins marquée qu’attendu de ceux du transport aérien, montrent les statistiques publiées mercredi.

Les prix à la consommation ont progressé de 1,8% en rythme annuel après +1,3% en décembre, se rapprochant de l’objectif de 2% que s’est fixé la Banque d’Angleterre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une hausse de 1,6% sur un an.

“L’augmentation de l’inflation résulte en grande partie de la hausse des prix à la pompe et d’une baisse moins importante que l’an dernier de ceux des transports aériens”, a déclaré Mike Hardie, statisticien à l’ONS, l’institut national de la statistique. Les prix des carburants ont parallèlement augmenté de 4,7% par rapport à janvier 2019, leur plus forte hausse sur un an depuis novembre 2018.L’inflation hors énergie, carburants, alcool et tabac est elle aussi en hausse à 1,6% en janvier après 1,4% en décembre.

TER : un coût de 8,5 milliards ( Cour des comptes)

TER : un  coût de 8,5 milliards ( Cour des comptes)

 

Le problème du droit de retrait des cheminots concernant les  trains régionaux équipés d’un seul agent  ne peut être étudié sans sa dimension économique. Or dans les conditions précédentes d’exploitation ( trains régionaux notamment équipés de deux agents)  la facture est montée à 8,5 milliards d’euros en 2017, cela représente un coût moyen par voyageur au kilomètre de 61 centimes d’euros. Seuls les taxis sont plus chers, note la Cour des comptes. Ce coût n’est pas compatible avec les moyens fiers financiers des régions qui portent à bout de bras ses dessertes. Des desserts pourraient être menacés par le recours à des opérateurs privés nettement moins chers et dans les trains ne comporterait évidemment qu’un conducteur ou alors route voir purement et simplement supprimés.  Les TER transportent chaque jour environ 900 000 voyageurs dans 7 000 trains et 1 300 cars. Le problème, selon la Cour des comptes, c’est que ces coûts sont couverts à 88% par des subventions publiques que règlent les régions. Or, dans le même temps, la fréquentation est en baisse, les infrastructures sont en mauvais état, ce qui provoque des retards et suppressions de trains. Concernant les petites lignes, la Cour a dénombré 285 gares qui accueillent moins de 3 voyageurs par jour.

Le rapport préconise alors de faire des économies, par exemple, de « limiter les coûts d’exploitation, notamment en ajustant le niveau de présence d’agents en gare et à bord des trains au strict nécessaire ». La Cour demande que les régions aient les coudées franches, pour décider de maintenir ou non les lignes les moins fréquentées. Elle réclame également que les clients paient en fonction des coûts du TER et de la qualité du service rendu.

Le rapport de la Cour des comptes dénonce aussi « des relations entre les régions et la SNCF qui sont par nature déséquilibrées du fait de la situation de monopole de la SNCF ». L’activité TER (transport express régional), est un service fourni « à un coût très élevé, notamment à cause d’une organisation de travail peu efficace, d’une trop faible polyvalence des agents et d’une augmentation trop automatique des salaires ». Et pourtant, semble s’étonner la Cour des comptes, la SNCF dégage « une marge opérationnelle élevée, en 2017 à 231 millions d’euros, soit 5,6% de son chiffre d’affaires et génère une trésorerie en forte croissance, 808 millions d’euros au 31 décembre 2017″. Mais faut-il le préciser le fer est globalement financé à hauteur de 50 %  ( chiffre d’affaires global de plus de 30 milliards) et ce résultat financier est très relatif.

 

513,8 milliards de dollars de dividendes : le scandale

 513,8 milliards de dollars de dividendes : le scandale

En dépit de la crise et des risques de récession, le porte-monnaie des actionnaires se porte bien puisque les dividendes versés ont encore augmenté au second trimestre à l’échelle mondiale d’un peu plus de 1 %, soit un peu plus de 500 milliards de dollars. La France est toujours au hit-parade des meilleurs rémunérateurs d’actionnaires puisque la progression atteint un peu plus de 3 % et environ 50 milliards au second trimestre. On objectera que nombre de ces actionnaires sont des fonds de pension (souvent américains), des sociétés d’assurances etc. Mais il y a  aussi de grandes fortunes particulières qui ont gagné quelques milliards de plus sans trop de fatiguer.

 

Cette  rémunération des actionnaires, surtout des gros qui font la cote, se fait  sur le dos des petits et pose   aussi  un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

En dépit de la crise, le portefeuille des actionnaires se porte donc bien L’Europe «est particulièrement touchée» par le ralentissement de l’augmentation des dividendes, souligne le rapport du fond d’investissement Janus Henderson Investors . Ils y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro.

Dans ce marasme, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu. En effet les entreprises tricolores se sont montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est «de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe», ils sont même en hausse de 3,1% à 51 milliards de dollars. Dans le m^me temps les petits épargnants du livret à perde de l’argent avec la petite rémunération à hauteur de 0,75 % (sous l’inflation). Une petite rémunération que pourtant les autorités envisagent encore d’abaisser Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître. Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

 

Montant des dividendes : ça baigne avec un nouveau à 513,8 milliards de dollars !

Montant des dividendes : ça baigne avec un nouveau à  513,8 milliards de dollars !

En dépit de la crise et des risques de récession, le porte-monnaie des actionnaires se porte bien puisque les dividendes versés ont encore augmenté au second trimestre à l’échelle mondiale d’un peu plus de 1 %, soit un peu plus de 500 milliards de dollars. La France est toujours au hit-parade des meilleurs rémunérateurs d’actionnaires puisque la progression atteint un peu plus de 3 % et environ 50 milliards seconds trimestre.

 

Une rémunération des actionnaires surtout des gros qui font la cote sur le dos des petits,  qui  pose un problème fondamental à savoir les conditions de répartition de la richesse dans le monde. Aujourd’hui on arrive aux limites raisonnables de la concentration des richesses alors qu’inversement se développe souvent dans les mêmes pays une misère sociale. Mais cette accumulation de richesse est stérile pour la croissance. Les 1 % les plus riches possèdent désormais un peu plus de la moitié (50,1 %) de la fortune mondiale des ménages. 6,4 % La richesse mondiale totale s’est accrue de 6,4 % pour atteindre 28 000 milliards de dollars américains au cours des douze derniers mois.

En dépit de la crise, le portefeuille des actionnaires se porte bien L’Europe «est particulièrement touchée» par le ralentissement de l’augmentation des dividendes, souligne le rapport du fond d’investissement Janus Henderson Investors . Ils y ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, en raison notamment de la faiblesse de l’euro.

Dans ce marasme, les actionnaires français tirent leur épingle du jeu. En effet les entreprises tricolores se sont montrées à nouveau très généreuses avec eux. La France est «de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe», ils sont même en hausse de 3,1% à 51 milliards de dollars.

Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître. Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

 

L’Oréal: ça baigne, bénéfice net de +8,8%)

 

L’Oréal: ça baigne, bénéfice net de +8,8%)

 

 

Évidemment on ne peut que se réjouir qu’une grande multi nationale localisée en France se porte bien. Cela contribue au dynamisme de la croissance même si pour l’essentiel le chiffre d’affaires est réalisé à l’étranger. Pour autant, on peut s’interroger sur l’ampleur du bénéfice net en 2018 qui a atteint, 8 % soient près de 4 milliards. D’un point de vue éthique, on peut légitimement se demander si ces profits sont acceptables. Une autre question sera celle de leur distribution ! Un dynamisme qui est sans doute imputable au management qui sait  valoriser ses produits et surtout le rêve qui y est associé (exemple le fantasme des crèmes qui effacent les rides !). L’Oréal a en effet annoncé aujourd’hui un bénéfice net de 3,89 milliards d’euros en 2018, une hausse de 8,8% sur un an, ainsi qu’un nouveau record de rentabilité, grâce au dynamisme de ses divisions haut de gamme L’Oréal Luxe et Cosmétique Active. La marge d’exploitation du géant mondial des cosmétiques a atteint 18,3% l’an dernier, dépassant son précédent record de 18% en 2017. Ses ventes annuelles ont totalisé 26,9 milliards d’euros, légèrement meilleures que prévu et représentant une croissance de 7,1% à taux de change et périmètre constants, soit leur plus forte progression annuelle depuis 2007.

 

CAC 40 : dividendes en hausse de 12,8 % en 2018

CAC 40 : dividendes en hausse de 12,8 % en 2018

Avec une soixantaine de milliards de dividendes distribués, chiffre record, la situation des actionnaires se porte bien. Il faut cependant relativiser ; la capitalisation boursière totale est de leurs 1500 milliards et que le rendement est donc de 4 %. (Il faut aussi intégrer les opportunités et les risques liés à l’évolution des cours). C’est en tout cas mieux que l’inflation entre parenthèses près de 2 % est mieux que l’augmentation du pouvoir d’achat des ménages (théoriquement autour de 1 %). Quarante plus grands groupes français ont versé 57,4 milliards d’euros à leurs actionnaires, dont 10,9 milliards sous forme de rachats d’actions. L’année 2018 aura été faste pour les actionnaires des entreprises du CAC 40. Du côté des dividendes, du moins, puisque l’indice phare de la Bourse de Paris a, lui, chuté de 10,95 % (contre + 9 % en 2017). Les quarante plus grands groupes français leur ont versé 57,4 milliards d’euros, dont 10,9 milliards sous forme de rachats d’actions (0,8 % de leur capitalisation moyenne), au titre de l’exercice 2017, annonce La Lettre Vernimmen.net, sur la base d’une compilation des informations publiées par les sociétés.  La distribution de dividendes record pour les groupes du CAC 40. En 2018, 42,7 milliards d’euros ont été distribués en numéraire, 3,8 milliards en actions nouvelles ; enfin, les entreprises ont resserré leur dilution capitalistique en rachetant pour près de 11 milliards d’euros d’actions à leurs actionnaires. L’étude souligne que la progression moyenne du dividende (4,7 %) est très sensiblement inférieure à la hausse des résultats nets courants part du groupe (+ 18 %). Le taux de distribution recule encore par rapport aux années précédentes (46 %), mais il atteint 59 %, si l’on y inclut les dividendes extraordinaires et les rachats d’actions. Fait nouveau, toutes les entreprises ont versé un dividende en 2018, même si celui d’ArcelorMittal reste modeste et si trois d’entre elles (Engie, TechnipFMC et Carrefour) ont dû le réduire. A elles seules, Total (10,1 milliards), Sanofi (4,8 milliards) et BNP Paribas (3,8 milliards) pèsent 33 % des capitaux redistribués. En y ajoutant Axa, LVMH, L’Oréal et Schneider, on atteint 51 %.

Les auteurs répondent aux critiques de ceux qui estiment que ces entreprises feraient mieux de les réinvestir (ou d’augmenter les salaires). Ils jugent « plus sain de les reverser à leurs actionnaires, plutôt que de les gaspiller en surinvestissements ou en placements oisifs de trésorerie, et de priver ainsi de capitaux propres d’autres groupes qui en auraient besoin pour se développer », supposant que les actionnaires les réinvestiront ailleurs. Le problème c’est que ce ne sera peut-être pas en actions compte tenu du ralentissement économique mais en obligations, ce qui n’entretient pas le même lien avec l’économie !

 

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ? .

Gilets jaunes acte 8 samedi : stop ou encore ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons même si la participation de ce samedi est assez nettement en hausse. : 50 000 participants eu lieu de 30 000 les samedis précédents d’après le ministère de l’intérieur. (Des chiffres qu’on peut contester mais qui actent quand même un rebond). D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites. Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Cela d’autant plus que les violences certes très minoritaires portent un discrédit sur les gilets jaunes. L’opinion publique pourraiat de ce fait progressivement se retourner de ces formes de protestation.  Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être l’un des  derniers sous forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

Gilets jaunes acte 8 samedi : dernière manif ?

 

Indéniablement la participation des gilets jaunes tend à se  rétrécir pour plusieurs raisons. D’abord peut-être du fait de l’absence de structuration d’un mouvement qui affiche de nombreuses contradictions mais qui ne parvient pas à les surmonter. Deuxièmement parce que tout mouvement social connaît assez souvent lorsqu’il s’éternise un certain essoufflement. Ne reste alors que les plus radicaux qui durcissent d’autant plus l’action que la participation est plus faible. Mais mécaniquement la mobilisation s’affaiblit encore davantage. Un phénomène qu’on connaît bien dans les organisations syndicales. Il y a aussi un manque de perspective pour l’avenir des gilets jaunes. Pour l’instant, il semble se dégager deux  tendances. Une tendance visant à construire une sorte de mouvement des citoyens, une forme de syndicat destiné à faire émerger les revendications et à faire des propositions. Une autre tendance vise à transformer les gilets jaunes en organisation politique. Deux démarches finalement très opposées. La transformation des gilets jaunes en n’organisation politique n’est pas sans danger dans la mesure où nécessairement les gilets jaunes pour influencer la politique seront contraints de passer des alliances, des compromis voir des compromissions avec d’autres forces. Bref passer du statut de contestation à celui de gestion. Reste aussi à savoir si le mouvement est en capacité de dégager des responsables à la hauteur de cette ambition politique. Pour l’instant ce n’est pas le cas car tous ceux qui se sont exprimés ont montré leurs limites.Il y a évidemment l’attitude du gouvernement qui n’est pas favorable à la poursuite du mouvement avec notamment des mesures judiciaires qui risquent d’en décourager plusieurs. Bref cet acte 8 de la mobilisation pourrait bien être le dernier forme de manifestation même si fondamentalement le mécontentement, la colère vont demeurer et sans doute resurgir sous une forme ou sous une autre à l’occasion de certaines réformes voulues par le gouvernement.

 

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol